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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2009-01-17, Collections de BAnQ.

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[" ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts DAVE ST-PIERRE TOUT SUR LUI PAGE 16 MARTIN LÉON LE CHAUD FACTEUR ÉOLIEN.PAGE 5 LOUISE FORESTIER LA CHANTEUSE NUE PAGE 4 sur cyberpresse.ca BLOGUE Discutez de musique avec Alain Brunet sur cyberpresse.ca/brunet CHRONIQUES Relisez les chroniques de Nathalie Petrowski sur cyberpresse.ca/petrowski L\u2019Amérique qu\u2019on aime, c\u2019est aussi l\u2019Amérique qui nous a donné le gospel et le blues, celle qui a inventé le rocket legrunge, qui a constamment nourri le jazzet le soul, qui fait toujours chanter et danser leQuébec depuis plus de trois siècles, celle qui inspiremêmedes carrières de ce côtéci de la frontière.Marie-Christine Blais etAlexandre Vigneault vousproposent donc un dossier sur 50 chanteurs et musiciens américains aimés du Québec \u2013 50 États, 50 artistes! \u2013, Paul Journet a concocté une liste de 50 chansons bien connues mettant en vedette ces 50 États et Alain de Repentigny témoigne de son amour profond pour la musique américaine.Car la «miouzik des États », ça fait longtemps qu\u2019on l\u2019aime, jamais on ne l\u2019oubliera\u2026 >Nos textes en pages 2, 3, 8, 9, 10 et 11.MON T R É A L S A M E D I 1 7 J A N V I E R 2 0 0 9 35 L\u2019AMÉRIQUE QU\u2019ON AIME Débouchez le chianti .Appelez deux ou trois filles du Bada Bing.Et sortez les cannoli du four.C\u2019est jour de fête.Tony Soprano célèbre ses 10 ans d\u2019existence télévisuelle.Le 10 janvier 1999, la chaîne américaine HBO a introduit dans la culture populaire une famille américaine atypique à la fois fascinante, attachante et révoltante : les Soprano.Peuplée de personnages multifacettes magnifiquement ciselés par David Chase, cette saga sur la mafia du New Jersey a marqué le début d\u2019un nouvel âge d\u2019or de la télévision américaine, ouvrant la voie à des séries plus ambitieuses, plus audacieuses, plus complexes et, surtout, furieusement plus intelligentes.Il existe un avant et un après Soprano, la plus grande oeuvre du petit écran américain, à mon avis.La télé pré-Soprano s\u2019écarte peu des sentiers battus et se cantonne dans la sitcom.La télé post-Soprano muscle le cerveau et stimule les neurones.Elle se colle au cinéma et présente des personnages tordus, qui s\u2019enlisent dans des intrigues denses et touffues.La télé post-Soprano, loin d\u2019abrutir, au contraire, c\u2019est The Wire, une formidable incursion dans les milieux criminels de Baltimore.Une série minutieuse, d\u2019une précision chirurgicale, qui nous catapulte directement dans des HLM crasseux ou dans les locaux enfumés d\u2019un syndicat de débardeurs bourrus.La télé post-Soprano regorge de personnages plutôt antipathiques (bonjour Meredith Grey), qui finissent par attraper notre coeur (re-bonjour Meredith Grey).Elle ose montrer des gens détestables ou ambigus, bourrés de défauts, mais dont l\u2019humanité transcende les pires vices.Comme Dr House (Hugh Laurie) ou la féroce Patty Hewes (superbe Glenn Close) dans l\u2019excellente série Dommages et intérêts.La télé post-Soprano démêle des histoires imbriquées les unes dans les autres sur plusieurs saisons.Elle commande un engagement du téléspectateur comme jamais auparavant.Prenez Perdus, par exemple, ou flottent les Autres, le bateau de Whitmore, l\u2019expérience Dharma et les monstres grouillant aux quatre coins de l\u2019île.En quatre saisons, Perdus a égrené les indices, multiplié les revirements et quasiment triplé sa distribution.Toutes les réponses ne débouleront probablement pas avant 2010, quand l\u2019émission quittera l\u2019antenne pour toujours.Ces complications rebutentelles les mordus?Que non.Lost compte ses fans par millions.La télé post-Soprano explore des univers étranges sans sombrer dans la bête caricature.Qui aurait pu prédire qu\u2019une série centrée sur un salon funéraire comme Six pieds sous terre (allô l\u2019ambiance déprimante) allait autant nous émouvoir et nous faire pleurer?Qui aurait cru que le deuil de Nate, Brenda, Claire, David et Ruth allait être si difficile à faire?La télé post-Soprano démolit les tabous.Prenons Weeds, où une jolie mère de famille (Mary- Louise Parker) de banlieue aisée vend du pot pour arrondir ses fins de mois.Mettons qu\u2019une maman qui expose volontairement sa progéniture au crime organisé, ça ne rafle pas le prix du parent de l\u2019année.Pourtant, Weeds nous renvoie l\u2019image d\u2019un clan uni, aimant et quasi normal.Et cette comédie hilarante incarne parfaitement la télé américaine innovatrice, décapante et pas politically correct pour deux sous.La télé post-Soprano force les chaînes conventionnelles à accoucher de séries moins pépères.Suffit de suivre Beautés désespérées et Chère Betty pour le constater.Suffit aussi de se brancher sur 24 heures chrono pour peaufiner ses connaissances de l\u2019appareil gouvernemental américain.La télé post-Soprano, c\u2019est aussi des comédies décalées comme Arrested Development ou des productions très crues comme Nip/ Tuck ou Dexter.Et malheureusement, la télé post-Soprano se passe sans Tony Soprano, sa charmante épouse Carmela, le tordant Paulie et le colérique Christopher.Dieu que je m\u2019ennuie d\u2019eux.Je lévite Avec The Little Ones.Amateurs de The Shins, vous adorerez ce band californien qui bricole de la pop indie très hop la vie.À télécharger : Morning Tide.Je l\u2019évite Les pubs à LCN.Après le bain doté d\u2019une porte et l\u2019épilateur à moustache féminine, la chaîne d\u2019info continue de TVA diffuse ces jours-ci la réclame d\u2019un bidule servant à polir des griffes de chien.(W) ouf ! Sérieusement, qui achète ces gogosses?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Dieu, merci, il y a eu Tony HUGO DUMAS CHRONIQUE La télé post-Soprano force les chaînes conventionnelles à accoucher de séries moins pépères.ALAIN DE REPENTIGNY ans la chanson Democracy, L e o n a rd Co h e n , Montréalais de naissance, dit de l\u2019Amérique qu\u2019elle est le berceau du meilleur et du pire.Que ce pays possède aussi bien les outils du changement que la soif de spiritualité.Cohen, l\u2019homme et le poète, a une connaissance intime des États-Unis et j \u2019entends dans cette chanson de 1993 la voix d\u2019un artiste fasciné comme tant d\u2019autres par la richesse inépuisable de la musique créée par nos voisins du Sud.On a peine à imaginer ce que serait la musique au XXIe siècle sans l\u2019apport des artistes américains.Je pense à Elvis, bien sûr, le petit Blanc du Tennessee qui chantait comme un Noir, mais aussi à Sinatra, le chanteur qui a fait école.À Dylan, évidemment, toujours bien vivant celui-là, qui mieux que quiconque a donné à la musique populaire une pertinence, un sérieux, une profondeur que plus personne n\u2019oserait lui contester aujourd\u2019hui.À Miles Davis, le visionnaire, l\u2019explorateur, le rassembleur.À Hank Williams et Woody Guthrie, sans qui les Dylan et Springsteen de ce monde n\u2019existeraient pas.À James Brown, dont l\u2019influence est peut-être la plus perceptible dans le groove des 40 dernières années.Et à Jimi Hendrix, un musicien révolutionnaire, dont la si courte production tient encore la route depuis toutes ces années.La liste pourrait être longue: le Velvet Underground, Public Enemy, Kurt Cobain\u2026 L\u2019Amérique, passage obligé Je suis de ceux dont l\u2019adolescence a été marquée par les Beatles, les Stones, les Yardbirds et la cohorte de groupes britanniques qui ont suivi leurs traces.Mais ces créateurs de génie ont connu un passage obligé par l\u2019Amérique pour véritablement conquérir la planète.Ce n\u2019était pas qu\u2019une question de marché.Ces musiciens allumés venaient aussi chercher une forme de bénédiction au pays dont la musique les avait nourris en premier lieu.Eric Clapton, Peter Green et Keith Richards ont vécu une expérience quasi religieuse en visitant pour la première fois les studios d\u2019enregistrement mythiques où les musiciens noirs qu\u2019ils vénéraient donnaient un coup de pinceau pour arrondir leurs fins de mois.Led Zeppelin a fait fortune en pillant, avec un certain génie il faut le dire, le répertoire de ces pionniers.Lors des retrouvailles de Led Zep à Londres en décembre 2007, Robert Plant a d\u2019ailleurs reconnu l\u2019immense dette qu\u2019ils ont toujours envers les Robert Johnson de ce monde.En traversant l\u2019Atlantique, ces jeunes prolétaires qui font aujourd\u2019hui partie de l\u2019aristocratie britannique échappaient au rigide système de classes de leur pays et découvraient une terre promise où la musique montrait la voie.Pendant que dans le sud des États-Unis, les Noirs luttaient encore et toujours pour leurs droits fondamentaux, que des émeutes raciales embrasaient Detroit et Los Angeles, que le révérend Martin Luther King était assassiné à Memphis et que les coureurs John Carlos et Tommie Smith levaient un poing ganté de noir sur le podium des Jeux olympiques de Mexico, les vedettes noires de Motown, Atlantic et Stax prenaient leur place dans l\u2019univers musical américain.Les Stevie Wonder, Wilson Pickett, Aretha Franklin, Otis Redding, Supremes et autres Marvin Gaye occupaient les sommets des palmarès.Et Sly Stone prenait d\u2019assaut la radio et la scène avec un groupe électrisant composé de Noirs, de Blancs, d\u2019hommes et de femmes.Plus que jamais, la musique américaine serait un formidable incubateur social où des artistes feraient équipe en dépit de leurs différences, de Run-DMC avec Aerosmith à Willie Nelson avec Wynton Marsalis.Pendant ce temps en Angleterre, pas plus tard que l\u2019été dernier, Noel Gallagher s\u2019offusquait du fait que Jay- Z soit invité au festival de Glastonbury.Pas de hip-hop dans mon festival de guitare, disait en substance le guitariste du groupe britannique Oasis.Quarante et un ans auparavant, Otis Redding et Ravi Shankar comptaient pourtant parmi les vedettes du premier grand festival rock de l\u2019histoire, Monterey Pop.Aux États-Unis, bien sùr.Le rêve américain Il m\u2019est arrivé de trouver certains artistes des États-Unis gnan-gnan quand ils parlent du rêve américain.Suis-je trop cyni- LE RÊVE AMÉRICAIN Mon Amérique à moi, celle que j\u2019aime profondément, elle est dans sa musique qui me fait vibrer depuis l\u2019enfance.Une musique populaire, éclectique et rassembleuse qui fait du bien à l\u2019âme et au corps.Et qui, j\u2019en suis plus que jamais convaincu, est un puissant moteur de changement.PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE D PHOTO ASSOCIATED PRESS Kurt Cobain Ce rêve qu\u2019évoquent souvent Springsteen et combien d\u2019autres musiciens américains nourrit l\u2019action, appelle le changement.C\u2019est cette soif d\u2019idéal qui leur a fait se serrer les coudes pour former la coalition qui a contribué à porter Barack Obama au pouvoir.Bruce Springsteen lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 7 J A N V I ER 20 0 9 L\u2019AMÉRIQUE QU\u2019ON AIME Àtrois jours de la prestation de serment historique du premier Noir à la présidence américaine, l\u2019heure est à l\u2019émotion, à l\u2019euphorie, à l\u2019espoir \u2013 à tout sauf à l\u2019humour et à l\u2019ironie.Qui a envie de rire à un moment aussi chargé symbol iquement ?Qui veut se moquer de ce héros magnifique qu\u2019est Barack Obama ?Certainement pas moi.Mais je ne suis pas humoriste et je ne gagne pas ma vie en écrivant des blagues comme le Montréalais Barry Julien, scripteur pour l\u2019hilarante émission de satire et de parodie politique The Colbert Report.Chez nous, cette émission diffusée à CTV et animée par Steven Colbert, qui campe un commentateur réactionnaire, n\u2019est pas très connue.Aux États- Unis pourtant, dès sa première semaine en ondes à l\u2019automne 2005, The Colbert Report obtenait des cotes d\u2019écoute de 1,2 million par soir.Depuis, sa popularité n\u2019a cessé de croître, poussant certains à la préférer au Daily Show de Jon Stewart, où le personnage de Colbert est né.Mais que cette émission soit meilleure ou non, Barry Julien \u2013 que j\u2019ai spontanément rebaptisé Barack \u2013 est non seulement ravi d\u2019y travailler en compagnie de 13 autres scripteurs, dont Colbert, mais il m\u2019a assuré de son bureau à New York qu\u2019il n\u2019hésitera pas à se moquer du nouveau président dès que possible.«Pour l\u2019instant, nous ne l\u2019avons pas encore complètement saisi et comme Obama n\u2019est pas encore à la Maison- Blanche, qu\u2019il n\u2019a pas passé de loi ni fait de gaffe majeure, on n\u2019a pas grand-chose sur lui.Mais comptez sur nous pour en trouver!» Pendant la course à l\u2019investiture démocrate, Obama est apparu au Colbert Report via satellite pour dénoncer «les maudites distractions médiatiques.» Sa femme Michelle s\u2019est pour sa part risquée dans le studio de Colbert où elle a fait preuve d\u2019un redoutable sens de l\u2019humour.«Nous savons tous que vous êtes une élitiste, née avec une cuillère d\u2019argent dans la bouche, mais au fait, combien de cuillères, vous et votre famille, aviez à la maison?» a demandé Colbert.«Quatre cuillères, a répondu du tac au tac Michelle Obama.Et cinq quand mon père a eu une promotion.» Barry Julien ne se souvient pas qui a écrit cette réplique pour Michelle Obama, mais chose certaine, elle a été écrite par un scripteur de l\u2019émission.Idem pour la blague reprise par Jon Edwards le jour où il a endossé publiquement Obama.«Je lui ai demandé un jet-ski, mais je l\u2019attends toujours !» a lancé Edwards à la foule.Barry Julien avait écrit cette blague un mois plus tôt lors du passage d\u2019Edwards au Colbert Report.En l\u2019entendant la récupérer dans un rassemblement politique, Barry Julien s\u2019est senti gonflé d\u2019importance et récompensé pour les milliers d\u2019heures où il reste enfermé dans son bureau à chercher le jeu de mots, l\u2019idée ou l\u2019image qui fera rire le public.Fils de Claude Julien, un Québécois né à Verdun, Barry Julien a grandi à Dollard-des- Ormeaux et à Pierrefonds avant d\u2019étudier en communications à Concordia.Il a fait du stand up comic à Juste pour rire, a écrit pour l\u2019émission satirique canadienne This Hour Has 22 minutes », qu\u2019il a quittée pour le Comedy Network aux États-Unis.Le lendemain de notre entretien, son patron Steven Colbert ouvrait son émission en déclarant qu\u2019il avait toujours eu des doutes au sujet d\u2019Obama.Est-il qualifié?Est-il vraiment Américain et, surtout, où étaitil le soir où Vince Foster (un conseiller de Clinton) est mort ?Autant de questions troublantes qui ont fait crouler de rire le public en studio.Puis, Colbert s\u2019est lancé avec son complice P.K.Winsome, un faux entrepreneur républicain noir, dans un numéro tordant mettant en scène une boîte de boisson énergisante Yes we can, un pot de margarine commémorative Obamamargarine, un minuteur à oeuf Obama et une assiette commémorative montrant Colbert regardant Obama sur sa télé Zenith, le soir de sa victoire électorale, preuves irréfutables que même Barack Obama peut faire vendre des cochonneries aux Américains.Ça, c\u2019était six jours avant la prestation de serment d\u2019Obama.Imaginez le 20 au soir ou le 21 au matin.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Rire d\u2019Obama NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Le Montréalais Barry Julien, scripteur pour l\u2019hilarante émission «The Colbert Report », m\u2019a assuré de son bureau à New York qu\u2019il n\u2019hésitera pas à se moquer du nouveau président dès que possible.que?Mettons ça sur le compte de nos différences culturelles et de l\u2019aversion que j\u2019ai envers l\u2019autre rêve américain, cet énorme cliché de la réussite matérielle accessible à tous et qui guérira de tous les maux.Pourtant, il m\u2019est arrivé tout aussi souvent d\u2019envier aux artistes américains leur idéalisme qui n\u2019est pas toujours fleur bleue.C\u2019est sans doute cette foi inébranlable dans les valeurs d\u2019origine de son pays et de son peuple qui est le moteur de l\u2019oeuvre de mon idole Bruce Springsteen.Quand le Boss parle de rêve, et Dieu sait qu\u2019il le fait souvent \u2013 son prochain album s\u2019intitule Working on a Dream \u2013, il veut dire par là les grands principes auxquels il croit: la liberté, l\u2019égalité, la fraternité, résumeraient les Français.Ça n\u2019empêche pas Springsteen d\u2019avoir les yeux ouverts, au contraire.Je me souviendrai toujours du chanteur qui, manifestement secoué par sa première visite en Afrique lors de la tournée d\u2019Amnistie internationale en 1988, avait parlé de l\u2019apartheid économique qui rongeait son propre pays.De la même façon, pendant le long règne de George W.Bush, Springsteen a souvent condamné les dérives de son administration, autant de trahisons de l\u2019idéal américain auquel il adhère.Ce rêve qu\u2019évoquent souvent Springsteen et combien d\u2019autres musiciens américains nourrit l\u2019action, appelle le changement.C\u2019est cette soif d\u2019idéal qui leur a fait se serrer les coudes pour former la coalition qui a contribué à porter Barack Obama au pouvoir.Un regroupement de personnalités fortes transcendant les barrières de sexe, de couleur, de culture et de chapelles musicales où se sont retrouvés Springsteen et Jay-Z mais aussi Stevie Wonder, Will.i.am, Pearl Jam, My Morning Jacket, Common, Herbie Hancock et les Beastie Boys.Billy Joel, qui disait pourtant à La Presse en mars dernier qu\u2019il refusait d\u2019afficher ses couleurs politiques, a été emporté par la vague.Bob Dylan lui-même, qui n\u2019avait jamais donné publiquement son appui à un candidat, a soutenu Obama.Le soir même de l\u2019élection présidentielle, le très peu volubile monsieur Dylan a dit à son public de Bloomington, Minnesota: «Je suis né l\u2019année de l\u2019attaque sur Pearl Harbor et j\u2019ai surtout vécu dans la grisaille depuis.On dirait que ça va changer.» Deux jours avant l\u2019élection, Bruce Springsteen a participé à un rassemblement pro-Obama à Columbus, Ohio.J\u2019ai passé 35 ans à écrire sur l\u2019Amérique et son peuple, a dit le Boss à la foule avant d\u2019ajouter : «J\u2019ai passé la majeure partie de ma vie de musicien à mesurer l\u2019écart entre le rêve américain et la réalité américaine.» Le Boss parle en connaissance de cause : s\u2019il est un lieu aux États-Unis où le rêve américain se construit, c\u2019est bien la musique.PHOTO AP, RIC FRANCIS Stevie Wonder PHOTO ASSOCIATED PRESS Bob Dylan PHOTO ASSOCIATED PRESS Jimi Hendrix PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Willie Nelson PHOTO AP, THE COMMERCIAL APPEAL,JIM WEBER Aretha Franklin EXISTE, JE L\u2019AI ENTENDU! lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 7 J A N V I ER 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 ENTREVUE LOUISE FORESTIER NATHALIE PETROWSKI D\u2019O u t r e m o nt à H o c h e l a g a - Maisonneuve, en passant par Westmount, Louise Forestier a vécu aux quatre coins de la ville dans toutes sortes de lieux, de dispositions et de décors.Mais rarement a-telle été aussi heureuse et sereine que dans son petit paradis ensoleillé au rez-de-chaussée d\u2019une ancienne école du Plateau convertie en édifice à condos, avenue Laurier.Elle y est arrivée, il y a huit mois, après un séjour de cinq ans dans un loft d\u2019HoMa (Hochelaga-Maisonneuve), où elle croyait pourtant s\u2019être s\u2019installée pour de bon.Mais Louise Forestier n\u2019est pas femme à s\u2019installer quelque part très longtemps.Comme elle le chante si bien dans la première pièce d\u2019Éphémère : «En amour comme en amitié, en public comme en privé.Pas de choker, pas de collier.» La voilà donc revenue en ville, comme elle se plaît à le dire avec humour, sans auto mais avec son piano, un magnifique piano droit Yamaha fait au Japon qui a remplacé le Baby Grand, pièce maîtresse d\u2019une de ses plus poignantes chansons, La saisie, écrite au début d\u2019une cinquantaine des plus houleuses.«C\u2019est ben simple, à 53 ans, je me suis retrouvée dans la rue, sans argent, sans maison, sans chum et en pleine ménopause», lance-t-elle avec la proverbiale bonne humeur qu\u2019elle tire sans doute de son vrai nom, Louise Belhumeur.Si la cinquantaine fut pénible pour une chanteuse qui roulait sa bosse sur deux continents et trois décennies, sa souffrance ne fut pas vaine puisqu\u2019elle a donné naissance à une chanson immortelle où, d\u2019une voix chargée d\u2019émotion, l\u2019interprète lance un cri du coeur: «Ne touchez pas à mon piano, c\u2019est tout ce que j\u2019ai à me mettre sur le dos.Ne touchez pas à mon piano, car c\u2019est ma voix, car c\u2019est ma peau.» La saisie sera la première chanson de son spectacle au National à la fin janvier.Pour l\u2019occasion, elle sera accompagnée par les musiciens d\u2019El Motor sous la direction de son Alexis chéri, le fils qu\u2019elle a eu avec le journaliste Jean V.Dufresne il y a 37 ans.«Je commence avec La saisie, parce que c\u2019est une chanson qui raconte ma vie.C\u2019est comme si je voulais régler ça tout de suite avant de passer à autre chose.» Relation mère-fils L\u2019autre chose, c\u2019est cette relation spéciale et pas très conventionnelle avec un fils qu\u2019elle a élevé à moitié non sans une pointe de culpabilité et qu\u2019elle retrouve aujourd\u2019hui grâce à la musique.Compositeur, arrangeur et réalisateur de disques depuis l\u2019âge de 17 ans, Alexis Dufresne a fait partie du groupe Sky avec Antoine Sicotte (le fils du comédien Gilbert Sicotte) avant d\u2019abandonner la lumière des réflecteurs pour l\u2019ombre des studios et des consoles de son.Après un séjour de cinq ans dans les studios d\u2019enregistrement de Los Angeles, Alexis est revenu à Montréal.Il a réalisé les CD de Daniel Lavoie, de Steve Hill puis d\u2019El Motor.«L\u2019année dernière, l\u2019idée de fermer la shop et de tirer un trait sur ma carrière de chanteuse me trottait dans la tête, raconte Louise, enveloppée dans un châle rouge assorti à une paire de boucles d\u2019oreilles en forme de téléphone, rouge aussi.Mais avant de prendre une décision, poursuit-elle, j\u2019ai fait l\u2019exercice de me demander s\u2019il y avait un projet qui me tentait et qui m\u2019excitait.Il n\u2019y en avait qu\u2019un: faire un disque avec Alexis.Il se sentait prêt à le faire et il a dit oui.Ce qui est curieux, c\u2019est que moi, je n\u2019aurais jamais travaillé avec mon père qui chantait et jouait du violon.J\u2019aurais trouvé ça trop dur, mais j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019Alexis et moi, le travail, c\u2019est notre façon de communiquer.Faire de la musique avec son fils, quand ça marche, c\u2019est hallucinant comme c\u2019est plaisant.Cela dit, je ne partirais pas en voyage avec lui.Mon fils, c\u2019est mon fils.Je l\u2019aime, mais il m\u2019énerve autant que je m\u2019énerve moimême.Mais dès qu\u2019il s\u2019agit de musique, il a une oreille supersonique.En studio, c\u2019est un vrai directeur, critique, mais toujours très constructif.» Même si c\u2019est la fierté maternelle qui l\u2019anime lorsqu\u2019elle pa r le de son f i l s , Lou is e Forestier n\u2019exagère pas son ta lent de réa lisateur.Pour Éphémère, le réalisateur est allé chercher l\u2019essence même de la chanteuse, la libérant de ses tics et de ses scories, pour ne garder que le meilleur de sa voix pure et cristalline.Ce travail d\u2019épuration, Forestier affirme qu\u2019elle aura été incapable de le faire elle-même.Elle raconte à cet effet qu\u2019en préparant le spectacle du National, Alexis lui a demandé une fois de plus de couper.Mais cette fois, il s\u2019agissait d\u2019un couplet de La saisie.Sur le coup, la chanteuse a mal réagi, reprochant à son fils de ne penser qu\u2019à sa musique.«Puis j\u2019ai raccroché le téléphone, j\u2019ai regardé le couplet en question et j\u2019ai rappelé Alexis pour lui dire qu\u2019il avait raison.La chanson avait encore plus de force de frappe sans ce couplet.On a l\u2019air de s\u2019engueuler comme ça, mais en réalité, on discute avec passion.» Pas de regrets, pas de mémoire Au moment de faire le disque qu\u2019elle a financé en partie avec les profits de la vente de son loft d\u2019HoMa, Forestier dit que, pour la première fois de sa vie, elle avait zéro attente.Elle a suivi son instinct sans rien planifier ni prévoir, et sans même penser que cela pourrait mener à un spectacle ni à un prix de l\u2019Académie Charles-Cros.«J\u2019ai tiré la charrue pendant trop longtemps sans que cela donne de grands résultats.Cette fois, j\u2019avais juste envie de laisser les choses aller et de voir où elles me mèneraient sans nourrir aucun espoir.Il n\u2019y a pas beaucoup d\u2019avantages à vieillir, sauf pour la maturité et la sérénité qui s\u2019installent et nous aident à relativiser les choses et à moins souffrir.» La chanteuse concède qu\u2019elle a connu sa part de souffrances, de fragilités et de frustrations tout au long de sa vie.Mais contrairement à ce qu\u2019on pourrait penser, cela n\u2019avait pas tellement à voir avec son métier ni avec une carrière qui, selon certains, n\u2019est pas celle que Louise Forestier méritait.«Je ne vois pas ce que le mérite vient faire là-dedans.J\u2019ai eu la carrière que je voulais avoir.Je n\u2019ai peut-être pas vendu des millions de disques, mais j\u2019ai eu du temps.Cela m\u2019a permis de vivre des trips, de me payer une analyse qui a duré neuf ans et de me rénover en quelque sorte.Disons que je suis née de seconde main avec des défauts de fabrication dont j \u2019ai dû m\u2019occuper.C\u2019est correct comme ça.Je n\u2019ai pas de regrets» Pas de regrets, pas de mémoire, rien que de l\u2019imaginaire.C\u2019est ainsi que Forestier se définit dans la chanson-titre Éphémère, qu\u2019elle qualifie d\u2019autoportrait.« J\u2019ai tellement vécu dans l\u2019émotion du moment, qu\u2019il ne me reste plus de mémoire.Les noms, les dates, les décors, tout cela a disparu au profit de l\u2019émotion.Aujourd\u2019hui, j \u2019apprends à vivre autrement et à modérer mes transports.Les tripes sur la table tout le temps, ça va faire.» Née un an avant Diane Dufresne, Forestier a néanmoins commencé dans le métier en 1965, la même année que la diva.Pourtant, leurs carrières sont à des années-lumière l\u2019une de l \u2019autre.Pourquoi, selon elle ?« Parce que Diane est une star et moi, une artiste.Quand elle peint, Diane exprime son côté artistique, mais autrement, c\u2019est une star.Elle s\u2019est créé, avec ses plumes, ses armures, ses flèches, un double de toutes pièces.Moi, quand je chante, je suis toute nue.Il n\u2019y a pas de distance ni de différence entre moi et la chanteuse.Diane est multiple alors que moi j\u2019ai toujours voulu n\u2019être qu\u2019une.» Une comme dans unique, entière, seule de sa gang.À 65 ans, à l\u2019âge officiel de la retraite, Louise Forestier rue une fois de plus dans les brancards et « secoue la poussière de tous les règlements » pour monter sur scène avec une gang de jeunes rockers alternatifs et casser la baraque.Louise Forestier n\u2019a peut-être pas eu la carrière qu\u2019elle méritait selon certains, mais elle a eu du fun.Et elle en a encore.Elle ne demande rien de plus.LA CHANTEUSE NUE PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE «Faire de la musique avec son fils, quand ça marche, c\u2019est hallucinant comme c\u2019est plaisant», dit la chanteuse Louise Forestier, qui montera bientôt sur scène avec son fils Alexis, qui a réalisé son dernier album, Éphémère, paru l\u2019été dernier.Tous deux seront accompagnés du groupe El Motor.ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Louise Forestier était sur le point de fermer boutique quand elle a eu l\u2019idée un peu folle de faire un disque avec son fils, Alexis Dufresne, 37 ans, compositeur, arrangeur et rat de studio.Contre toute attente, le fils s\u2019est prêté au jeu, produisant avec sa mère Éphémère, un disque étonnant, paru à la fin de l\u2019été et qui lui a valu un prix de l\u2019Académie Charles-Cros pour la francophonie.Après le studio, la mère et le fils montent sur scène avec le groupe alternatif El Motor au National les 30 et 31 janvier.Portrait d\u2019une mère pas comme les autres.« J\u2019ai eu la carrière que je voulais avoir.Je n\u2019ai peut-être pas vendu des millions de disques, mais j\u2019ai eu du temps.Cela m\u2019a permis de vivre des trips, de me payer une analyse qui a duré neuf ans et de me rénover en quelque sorte.Disons que je suis née de seconde main avec des défauts de fabrication dont j\u2019ai dû m\u2019occuper.C\u2019est correct comme ça.Je n\u2019ai pas de regrets.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 7 J A N V I ER 20 0 9 ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS Il faisait froid en titi, le jour de l\u2019entrevue, mais Martin Léon avait un céleri à la bouche et des lunettes de soleil sur le front.Il est toujours comme ça, Martin Léon, un peu à contre-courant, un peu hors norme, plus curieux qu\u2019ambitieux.Du moins de nos jours.À ses débuts avec le groupe Ann Victor dans les années 90, le jeune auteur-compositeur-interprète se voyait plutôt big.Et puis, le temps a passé, les illusions aussi, l\u2019ambition idem.Après la sortie en 2002 de son étonnant premier album solo Kiki BBQ, dont la chanson C\u2019est ça qui est ça a bien marché, il a pris pas moins de cinq ans avant de lancer un autre album (Le facteur vent), préférant plutôt composer des musiques de films (il a notamment été formé par Ennio Morricone luimême, à Sienne!) et collaborer aux très chouettes albums pour enfants de l\u2019étiquette La Montagne secrète.Et si on ne s\u2019abuse pas, ça fait trois ans qu\u2019il n\u2019est pas monté sur scène \u2013 en fait, sa dernière apparition «publique», c\u2019est sur l\u2019album hommage à Gaston Miron, Douze hommes rapaillés.«C\u2019est parce que je ne voulais vraiment pas faire de show après la sortie du Facteur vent, expliquet- il.C\u2019est un album dur à écouter, je le sais, il va chercher creux.En tout cas, moi, il me fait cet effetlà.Et puis, je l\u2019ai réécouté il y a peu de temps pour la première fois et j\u2019étais content.J\u2019ai réécouté Kiki BBQ et je l\u2019étais aussi.Sur chacun, il y avait deux, trois tounes qui me donnaient envie de faire un show\u2026 Alors, je me suis décidé.» Le goût de donner Décision difficile, c\u2019est clair, car Martin Léon a choisi, il y a cinq ans, de changer de vie, tout simplement: «Je suis profondément convaincu que la recherche du pouvoir et de la reconnaissance s\u2019oppose à la recherche de l\u2019amour, celui de la vie, de la famille, des amis, de son amoureuse.Or, les moments où j\u2019ai cherché la reconnaissance ont été les moments les plus tourmentés de ma vie.J\u2019ai donc décidé de changer\u2026 Je crois fermement qu\u2019on a le pouvoir de se transformer ET d\u2019aider son voisin.» L\u2019automne dernier, en se disant que ça pourrait peut-être «aider son voisin» \u2013 ou du monde, en tout cas \u2013, il a finalement décidé de présenter quelques spectacles.Et a offert des prestations dont les critiques \u2013 et le monde \u2013 ont souligné la chaleur, la simplicité, le dialogue entre l\u2019artiste et le public: «J\u2019ai la chance d\u2019avoir rencontré des publics qui avaient soit envie d\u2019écouter, soit envie de partager », explique-t-il.À ses quatre musiciens (qui seront avec lui au cours de la tournée à compter de février), se joindra Rick Haworth, «le cowboy de la pedal steel», pour les représentations à Montréal.Mais bien sincèrement, ce n\u2019est ni du spectacle ni de la tournée dont Martin Léon a envie de parler.Il préfère discuter de voyages ou de son inquiétude pour les jeunes : «Je trouve qu\u2019on ne leur dit jamais que, entre être un winner et être un loser, il y a 350 autres possibilités, 350 autres possibilités d\u2019être heureux.On n\u2019est pas obligé d\u2019être un héros, et on n\u2019est pas un zéro parce qu\u2019on n\u2019est pas un héros.» «J\u2019aipasunevoixcommeGarou, conclut-il.Moi, ce que j\u2019ai le goût de faire, c\u2019est de donner.Donner du temps, donner des chansons.Je sais que ça fait tata, dit comme ça, mais c\u2019est ça pareil.Je m\u2019entoure de monde que je trouve bon et fin \u2013 c\u2019est important pour moi, les gens qui sont fins \u2013, et je pense que c\u2019est à mon avantage que mon voisin soit heureux.Toi, qu\u2019est-ce que t\u2019en penses?» J\u2019en pense que le facteur vent, finalement, ça peut aussi réchauffer\u2026 Martin Léon en spectacle les 23 et 24 janvier au National, puis en tournée au Québec.MARTIN LéoN Le chaud facteur éolien\u2026 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE «J\u2019ai pas une voix comme Garou, dit Martin Léon.Moi, ce que j\u2019ai le goût de faire, c\u2019est de donner.Donner du temps, donner des chansons.» Martin Léon lançait, en novembre 2007, l\u2019excellent \u2013 et très personnel \u2013 album Le facteur vent.Alors que le facteur éolien lui-même défraie la chronique en ces jours de froid record, l\u2019auteur-compositeur-interprète remonte sur scène, les 23 et 24 janvier au National, avec le goût de réchauffer l\u2019atmosphère\u2026 « J\u2019ai la chance d\u2019avoir rencontré des publics qui avaient soit envie d\u2019écouter, soit envie de partager.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 7 J A N V I ER 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 SUPPLÉMENTAIRES LES 11 ET 12 FÉVRIER! [À L\u2019AFFICHE !] TNM.QC.CA //514.866.8668 DE BEAUMARCHAIS MISE EN SCÈNE NORMAND CHOUINARD xxxxxxx AVEC EMMANUEL BILODEAU + BÉNÉDICTE DÉCARY // VIOLETTE CHAUVEAU + NORMAND D\u2019AMOUR // GILLES RENAUD + LOUISE TURCOT ET CATHERINE B.LAVOIE / NORMAND CARRIÈRE / ALEXANDRE DANEAU / EVE GADOUAS / ANTOINE GERVAIS / ROGER LA RUE / CATHERINE LE GRESLEY / YVES MORIN / ÉRIC PAULHUS ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE GENEVIÈVE LAGACÉ / LES CONCEPTEURS JEAN BARD / SUZANNE HAREL / CLAUDE ACCOLAS / YVES MORIN / NORMAND BLAIS / JACQUES-LEE PELLETIER / RACHEL TREMBLAY UNE PRÉSENTATION 1678570A « Une comédie brillante, très bien ficelée \u2026 C\u2019est tellement bien joué, bien écrit, bien mené\u2026 Deux heures de grand bonheur! On sort de là complètement réjoui avec un grand sourire au visage\u2026 Les personnages sont bien campés, les comédiens sont bons et la mise en scène de Michel Poirier, très précise\u2026 On sort de là et on se dit que peut-être on a envie de croire à l\u2019amour.» Samedi et rien d\u2019autre, Première Chaîne « On voulait quelque chose de festif qui rend les coeurs légers, heureux : mission accomplie\u2026On rit et en même temps on est touché, il y a quelque chose de très attachant dans ces personnages et vraiment vous passez un très très bon moment\u2026 performance de Danielle Proulx qui est éclatante\u2026 » Désautels, Première Chaîne « Une très belle comédie romantique\u2026 Ça amène un vent de fraîcheur\u2026 Un beau moment au théâtre\u2026 » RDI en direct «Un véhicule enor pour sa vedette féminine\u2026 Avec sonpartenaire naturel et solide (\u2026) elle partage une aisance et une complicité manifeste.Bref, un divertissement bien de saison\u2026 » Le Devoir « Un beau spectacle.Je me suis vraiment bien amusé.J\u2019ai vraiment aimé ce spectacle\u2026 Un beau travail de mise en scène.» Puisqu\u2019il faut se lever, 98,5 fm Théâtre Jean-Duceppe duceppe.com Du 17 Décembre au 7 février Danielle Proulx Henri Chassé Faits pour s\u2019aimer de Joseph Bologna et Renée Taylor mise en scène de Michel Poirier traduction et adaptation de Danielle Proulx 1671732A 1671733 ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE SUR LES PLANCHES CRADLE OF FILTH, ce soir au Métropolis.FUCKED UP/AIDSWOLF/RED MASS, ce soir à la Sala Rossa.MAPLE FALLS, jeudi à la Casa del Popolo.LOCOMOTIV, vendredi à la Casa del Popolo.LÉTICIA RUBI, jeudi au Balattou.PASSION PIT, jeudi au Divan Orange.ANNIE BLANCHARD, vendredi à l\u2019Étoile.MOTHER/FATHER, vendredi l\u2019Hémisphère Gauche.ISABELLE BOULAY, vendredi à la salle André-Mathieu.Annie Blanchard PHOTO PC ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS Douze homme s rapai ll é s peut être «une porte d\u2019entrée» vers l\u2019oeuvre de Gaston Miron, disait Vincent Vallières, peu avant la sortie du disque.Sa sincérité ne faisait aucun doute.Son raisonnement tenait la route.Mais il y a deux mois et demi, ça n\u2019avait rien d\u2019une certitude.C\u2019était le voeu d\u2019un chansonnier qui traîne L\u2019homme rapaillé dans son étui de guitare.Sauf que Vincent Vallières avait probablement raison.Douze hommes rapaillés est l\u2019album francophone le plus vendu au Québec ces jours-ci.Devant La ligne orange de Mes aïeux, Joli chaos de Daniel Bélanger et loin devant le dernier Souchon.Il trônera en première position du palmarès qui sera publié demain dans notre cahier Expresso.Un peu moins de 16 000 exemplaires avaient été vendus en date du 11 janvier.À titre de comparaison, Félix Leclerc, album hommage publié à la fin du mois d\u2019août, s\u2019est écoulé à un peu plus de 19 000 exemplaires à ce jour.Félix est un monument de la chanson, ses airs sont connus.Miron est aussi un monument, mais du petit milieu de la poésie.L\u2019exploit qu\u2019est en train d\u2019accomplir le projet du compositeur Gilles Bélanger n\u2019est pas banal.C\u2019est «exceptionnel », confirme Sonia Cesaratto, chez Spectra Musique.Le mot lui revient constamment en bouche, qu\u2019elle parle des grandes qualités artistiques de l\u2019album (compositions, réalisation) ou de sa vie commerciale.L\u2019accueil critique, unanimement dithyrambique («une chose rare»), y est pour quelque chose, croit-elle.Mais ce n\u2019est pas la seule raison.La critique vante souvent des disques qui, au bout du compte, se vendent fort peu.Dans ces cas-ci, elle croit que l\u2019unanimité a «piqué la curiosité» de gens qui ne se seraient pas intéressés au projet.Le bouche à oreille et la radio de Radio-Canada auront fait le reste.Guillaume Lombart, l\u2019éditeur musical associé au projet, ne tombe pas des nues, lui.«Quand un disque compte de bonnes chansons, c\u2019est bizarre, ça marche, ironise-t-il.Les bonnes chansons, c\u2019est ce qui fait le succès d\u2019un disque.Le problème de notre milieu en est un de qualité avant d\u2019en être un de quantité.» Il estime qu\u2019à l\u2019heure actuelle, l\u2019accent est souvent mis davantage sur «l\u2019image et le marketing » que sur «le son, la créativité ».Et que les textes sont généralement pauvres.Il a raison.Ce n\u2019est pas parce que les chroniqueurs musicaux sont illettrés qu\u2019ils évoquent si peu les paroles des chansons, c\u2019est parce qu\u2019il n\u2019y a souvent pas grand-chose à en tirer.Or, c\u2019est capital.«Ce qui fait qu\u2019une chanson marche, c\u2019est la musique, mais ce qui fait qu\u2019elle dure, c\u2019est le texte », estime l\u2019éditeur.Guillaume Lombart doit savoir de quoi il parle, son catalogue compte des chansons âgées de plusieurs décennies (dont des titres de Gainsbourg) qu\u2019on apprécie encore aujourd\u2019hui.L\u2019épatant succès de Douze hommes rapaillés constitue un glorieux pied de nez à tous ceux qui disent des âneries comme «le public n\u2019est pas prêt» à ceci ou cela.Il y a suffisamment de gens lettrés au Québec pour apprécier la poésie de Miron.Encore plus pour capter la poignante beauté des musiques composées par Gilles Bélanger et réalisées par Louis-Jean Cormier.Rapaillé sur scène ?On n\u2019a pas fini d\u2019entendre parler de ce beau projet, c\u2019est certain.Il donnera sans doute naissance à un spectacle, d\u2019ailleurs.Personne n\u2019ose le confirmer, mais c\u2019est du sur mesure pour les FrancoFolies.C\u2019est d\u2019ailleurs la seule organisation, avec le Festival international d\u2019été de Québec, qui a les moyens de lui donner vie scénique.En passant, Spectra Musique partage sa ligne téléphonique et ses locaux avec\u2026 les Francos.Impossible de croire qu\u2019ils n\u2019ont jamais évoqué cette possibilité.Ne serait-ce que devant la machine à café.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca Miron, champion du palmarès L\u2019exploit qu\u2019est en train d\u2019accomplir le projet du compositeur Gilles Bélanger n\u2019est pas banal.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 7 J A N V I ER 20 0 9 UNE COPRODUCTION OPERA AUSTRALIA /// 514.842.2112 /// OPERADEMONTREAL.COM 31 JANVIER /// 4.7.9.12 FÉVRIER 2009 À 20 H /// SALLE WILFRID-PELLETIER MACBETH VERDI PRÉSENTE MISE EN SCÈNE DE RENÉ RICHARD CYR 1678155A 1685621A présenté par Une prodUction de didier MorissonneaU Mise en lectUre de lUc Morissette les arts montrealenlumiere.com 19 février au 1er mars 2009 info-lumière 514 288-9955 \u2022 1 888 477-9955 26 et 27 FÉVRIeR \u2022 20H tHÉÂtre MaisonneUVe, pda Mozart Ma vie avec Mettant en vedette ÉRIc-emmanuel ScHmItt et Benoit McGinnis ÉRIc-emmanuel ScHmItt sur scène dans accoMpaGnés par l\u2019oRcHeStRe i Musici ainsi que soprano: pascale racine Basse-BarYton: olivier laquerre clarinette: Mark siMons PIano: cHen ZHengyu sous la direction de Yuli turovskY 1685491A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT On ne peut pas dire que Sky soit passé inaperçu au tournant des années 2000.Sa chanson You, coécrite par Anastasia Friedman, a cartonné sur les ondes radio à cette époque.On ne songerait toutefois pas à faire le lien entre ce tube funky pop et les chansons doucement grattées à la guitare qu\u2019on entend sur Full Circle si personne n\u2019avait pris la peine de préciser qu\u2019il s\u2019agit bel et bien de la même chanteuse.Anastasia, née à Montréal d\u2019un père américain et d\u2019une mère chilienne, a connu Antoine Sicotte, l\u2019autre moitié de Sky, à l\u2019adolescence.Elle a fait un peu de musique avec lui à l\u2019époque, mais ne l\u2019a retrouvé qu\u2019au moment de remplacer James Renald au sein du tandem.«Sky, c\u2019était une occasion d\u2019ouvrir des portes, d\u2019avoir accès à l\u2019industrie», dit-elle aujourd\u2019hui, sans pour autant renier les deux disques qu\u2019elle a faits avec le groupe.Quand on a décidé de ne plus continuer, c\u2019est parce qu\u2019on avait tous les deux envie d\u2019explorer autre chose.» Antoine Sicotte a frappé le jackpot en réalisant des compilations de Star Académie.Anastasia, elle, a voyagé et cherché sa voie.«J\u2019avais une bonne idée de la musique que je voulais faire, assure-t-elle, mais je n\u2019avais pas encore rencontré les bonnes personnes.» Elle a mis deux ans à trouver son chemin jusqu\u2019au patron d\u2019Audiogram, Michel Bélanger, ce qui lui a permis d\u2019agir à titre de choriste pour Jean Leloup et Daniel Bélanger.Surtout, cela lui a permis de croiser le réalisateur Carl Bastien, un maître dans l\u2019art de créer des atmosphères.C\u2019est lui qui est aux commandes de Full Circle.«Il était clair que je voulais faire un disque qui n\u2019allait pas mal s\u2019écouter dans 10 ans, expose la chanteuse.On voulait retourner à nos racines, à ce qu\u2019on écoutait à l\u2019adolescence: Neil Young, Jeff Buckley.Des choses qui vieillissent bien.» De l\u2019instinct pour les ambiances On pourrait résumer en disant que Full Circle est un disque folk.Un folk actuel, où la guitare acoustique a le beau rôle, mais toujours soucieux de créer des ambiances à l\u2019aide de toute la lutherie disponible, qu\u2019elle soit organique ou numérique.«On a beaucoup discuté du mood qu\u2019on voulait installer, dit Anastasia.J\u2019ai suivi l\u2019instinct musical de Carl et l\u2019ai rarement questionné.Je me suis laissé guider.» Son réalisateur l\u2019a notamment incitée à faire preuve de retenue dans ses interprétations, alors qu\u2019elle avait tendance à vouloir tout donner du premier coup.Réflexe sans doute normal d\u2019une fille qui a fait de la danse et aussi chanté dans les bars.Dépouillée de l\u2019épais maquillage qu\u2019elle portait sur les disques de Sky, sa voix se révèle maintenant plus voilée, un brin rauque et, au bout du compte, plus sensible, plus sensuelle.Hope Street, l\u2019un des morceaux qui ressortent du lot \u2013 avec sa reprise de Why, d\u2019Annie Lennox \u2013 constitue un bon exemple de la manière d\u2019Anastasia qui, curieusement, exclut toute référence à la culture musicale de sa mère.«Elle était fan de Tina Turner et des Beatles.Elle est partie du Chili à 20 ans pour aller aux États- Unis ; elle a fait Woodstock.Elle cherchait à se déraciner pour trouver une meilleure vie», justifie la chanteuse.Si elle écrivait en espagnol, elle dit qu\u2019elle s\u2019arrangerait de toute façon pour que ce soit «anti-traditionnel », pour «briser les clichés».«Un jour, ça va venir», annonce-t-elle.ANASTASIA FRIEDMAN De Sky au folk aérien Croisée au sein du duo Sky au début de la décennie, la chanteuse Anastasia Friedman refait surface avec un album publié chez Audiogram.Délaissant la pop jetable, elle propose un folk ambiant inspiré par ces disques «qui vieillissent bien».PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Avec Full Circle, Anastasia Friedman propose un folk actuel, où la guitare acoustique a le beau rôle, mais toujours soucieux de créer des ambiances à l\u2019aide de toute la lutherie disponible, qu\u2019elle soit organique ou numérique.«J\u2019ai suivi l\u2019instinct musical de Carl Bastien et l\u2019ai rarement questionné.Je me suis laissé guider », dit la chanteuse.FOLK ANASTASIA FRIEDMAN FULL CIRCLE AUDIOGRAM/SÉLECT En magasin mardi « Il était clair que je voulais faire un disque qui n\u2019allait pas mal s\u2019écouter dans 10 ans.» L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 7 J A N V I ER 20 0 9 A R T S 7 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll BILLETS LES ARTS 19 FÉVRIER AU 1er MARS 2009 Une programmation éclatée pour un 10e ANNIVERSAIRE éclatant ! MONTREALENLUMIERE.COM Info-lumière 514 288-9955 \u2022 1 888 477-9955 ACHATS EN PERSONNE À LA BILLETTERIE CENTRALE DU FESTIVAL: Métropolis 59, rue Sainte-Catherine Est 514 908-9090 / ticketpro.ca (sauf pour les événements présentés à la Place des Arts) DE MEILLEURS SIÈGES RÉSERVÉS EN EXCLUSIVITÉ AUX TITULAIRES DE LA CARTE AMERICAN EXPRESSMD! MONTREALENLUMIERE.COM/AMERICANEXPRESS Place des Arts : Théâtre Maisonneuve, Salle Wilfrid-Pelletier 514 842-2112 1 866 842-2112 \u2022 laplacedesarts.com ACHATS DANS LES SALLES OÙ LES SPECTACLES ONT LIEU : Gesù \u2013 Centre de créativité 514 861-4036 514 790-1245 \u2022 admission.com Théâtre Outremont 514 908-9090 / ticketpro.ca Club Soda 514 908-9090 \u2022 ticketpro.ca présenté par COMPAGNIE MARIE CHOUINARD ORPHÉE ET EURYDICE en collaboration avec 18 février 20h \u2022 THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA GUY BEDOS Hier, aujourd\u2019hui, demain 19-20 février 20h \u2022 THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA LE MONUMENT FRANÇAIS DE L\u2019HUMOUR ENFIN SUR SCÈNE ÀMONTRÉAL PIERRE LAPOINTE MUTANTÈS 27-28 février Vendredi 20h et Samedi 21h30 (spécial Nuit blanche) SALLE WILFRID-PELLETIER, PDA présenté par SUPPLÉMENTAIRE LE 28 FÉVRIER 26-27 février 20h \u2022 GESÙ\u2014CENTRE DE CRÉATIVITÉ En collaboration avec Didier Morissonneau avec NATHALIE LHERMITTE ACCORDÉONISTE: AURÉLIEN NOËL NARRATEUR-COMÉDIEN: JACQUES PESSIS 25 février 20h \u2022 THÉÂTRE OUTREMONT 26 février 20h \u2022 CLUB SODA CATHERINE MAJOR ALEXANDRE DÉSILETS Escalader l\u2019ivresse présenté par RENTRÉE MONTRÉALAISE «Catherine Major .peut prétendre jouer dans la cour des grands» ALAIN BRUNET, LA PRESSE OSM, Menu à la française 20h \u2022 SALLE WILFRID-PELLETIER, PDA 24 février 28 février 20h \u2022 THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA PARIS POUR MOI.en collaboration avec présenté par MISE EN SCÈNE MONIQUE GIROUX AGNÈS BIHL MICHEL FUGAIN THOMAS HELLMAN BETTY BONIFASSI NATHALIE LHERMITTE CATHERINE MAJOR ET AUTRES ARTISTES AVEC DES PROJECTIONS DE VJ PILLOW ET VJ MADEMOISELLE PARIS CHANTÉ PAR: SPECTACLE D\u2019OUVERTURE SPECTACLE DE CLÔTURE 1685490A ThéâtreCorona billeterie@theatrecorona.com lundi au samedi 12h à18h 514 931-2088 réseau Admission www.admission.com 514 790-1245 Revivez l\u2019époque glorieuse montréalaise du Rhythm &Blues des années 50, 60 et 70 Plus de 50 succès incontournables 17 artistes sur scène «Tous ceux qui aiment la musique devraient aller voir ce spectacle »Marie-Christine Blais, La Presse «Onnerecréait pas l\u2019Esquire, on yétait » Philippe Rezzonico, Le Journal de Montréal «Unspectacle incontournable! »Alexandra Diaz, Le TVA17h, TVA «Unpur délice! »Rebecca McKonnen, Le Téléjournal de 18h, Radio-Canada «Infiniment jouissif! «Hélène Denis, 98,5 FM «The show is astunner.»BernardPerusse, The Gazette «Chaque numéroest un grand bonheur! »Catherine Perrin, C\u2019est bien meilleur le matin, Radio-Canada «Vraiment une réussite! »Lise Villeneuve, Désautels, Radio-Canada Le SuCCèS de L\u2019 éTé 2008 eST de reTour ! les 30 \u202231janvier eT 6\u20227février 2009 Les critiques sont unanimes Écoutez des extraits exclusifs du spectacle au: www.theatrecorona.com La revue musicale de l\u2019été 2008 au Théâtre Corona 1687447 L\u2019AMÉRIQUE QU\u2019ON AIME La musique américaine, c\u2019est des centaines, des milliers, des millions de chanteurs et de chansons.Mais nous nous sommes bornés à en évoquer 50, soit un par État, 50 qui comptent particulièrement pour le Québec.Les choix ont parfois été déchirants (Nina Simone ou ToriAmos ?Bruce Springsteen ou Bon Jovi ?).Aussi nous sommes-nous permis de prendre le concept des «swing states » (les huit États dont le vote fait basculer le pouvoir du côté républicain ou démocrate) et de l\u2019interpréter littéralement en choisissant huit États «qui swinguent»: pour chacun de ceux-là, nous avons choisi quelques artistes.Vos choix auraient-ils été les mêmes?On attend vos commentaires à arts@lapresse.ca.> UN dOSSier de MArie-ChriSTiNe BLAiS eT ALexANdre VigNeAULT H ALABAMA Hank Williams Sr.Né à Mount Olive (1923).Considéré comme le père du country américain, hank Williams a composé des classiques du genre comme Hey Good Lookin\u2019, Jambalaya (on the Bayou), I Saw the Light, Your Cheatin\u2019 Heart\u2026 Alcoolique, toxicomane, il mourut à 30 ans.Au Québec, les chansons de Williams figurent au répertoire de tous les chanteurs western et country \u2013 Albert Babin, Bobby hachey, etc.\u2013, de même que renée Martel et Patrick Norman.H ALASKA Jewel Née à Payson, Utah, en 1974; élevéeàHomer.La maison où Jewel Kilcher a grandi n\u2019avait ni chauffage ni eau courante, mais était située dans un décor à couper le souffle, jure-t-elle.Jewel a commencé à chanter en duo avec son père dès l\u2019âge de 8 ans.«il m\u2019a appris à ne pas utiliser de set list, mais plutôt à prendre le pouls de la foule.» H ARIZONA Linda Rondstat Née à Tucson (1946).Auteure-compositrice-interprète country, folk, pop, chanteuseàBroadway, plus de60millions d\u2019albums.Un de ses grands succès, Heartbeat Accelerating, (1994) est d\u2019Anna Mcgarrigle.Amie de la famille, elle chante sur l\u2019album The McGarrigle Hour.Après avoir vécu en Californie, elle revient enArizona avec ses enfants: «J\u2019ai décidé de les élever (à Tucson) parce qu\u2019ils y trouvent plus de poussière que de béton!» (Architectural Digest, octobre 2004) H ARKANSAS Johnny Cash Né à Kingsland (1932).Le plus important auteur-compositeur-interprète country, surnommé «The Man in Black», 90 millions d\u2019albums vendus, seul artiste nommé à la fois aux rock\u2019n\u2019 roll hall of Fame, Country hall of Fame et Songwriters hall of Fame.ici, georges hamel, Johnny Farago et plusieurs artistes country, ainsi que daniel Lavoie, ont repris ses chansons.Le groupe Kaïn a composé une chanson-hommage, (Johnny Cash).H CALIFORNIE / «SWINGSTATE» The Beach Boys Formé à Hawthorne (1961).réduire la foisonnante Californie à un artiste, c\u2019est cruel, mais l\u2019évidence s\u2019impose d\u2019ellemême: Brian Wilson et les Beach Boys.inutile de répéter que Pet Sounds est leur chefd\u2019oeuvre, tout le monde le sait.Wild Honey, Sunflower et surtout SMiLe valent le détour.Aussi: The Doors, Santana, Green Day, Metallica et Dr.Dre.H CAROLINE-DU-NORD Tori Amos NéeàNewton (1963).Auteure-compositrice-interprète et pianiste.Le premier de ses neuf albums solo, Little Earthquakes (1992), a été marquant.Objet de culte et de très nombreux forums, blogues, sites non officiels, etc., elle s\u2019est produite en spectacle dans toutes les salles montréalaises, depuis l\u2019ancien Café Campus, chemin deQueen-Mary, jusqu\u2019à la Place des Arts.H CAROLINE-DU-SUD James Brown Né à Barnwell (1933).Après des années de succès, d\u2019excès, et de frasques, le «godfather of Soul », célèbre pour sa flamboyance sur scène, devait se produire au Québec en janvier 2007, mais lamort est venue chercher ce maître r\u2019n\u2019B, gospel et soul le 25 décembre 2006.Brown a donné des spectacles ici dès les années 60, notamment au fameux esquire Show Bar, rue Stanley.H COLORADO Jello Biafra/Dead Kennedys Né à Boulder (1958).L\u2019artiste et militant phare de la scène punk californienne des années 80, Jello Biafra est né eric Boucher au Colorado.Meneur des dead Kennedys, il savait provoquer les scandales.il s\u2019est présenté à la mairie de San Francisco et son tract électoral, la chanson California Über Alles, visait directement le gouverneur local de l\u2019époque.H CONNECTICUT The Carpenters Formé à New Haven (1969).Frère et soeur, richard (compositeur) et Karen Carpenter (chanteuse) ont bercé les années 70 avec leur son soft-rock très easy listening, qui mettait particulièrement en valeur la très belle voix de Karen.Cettedernière a également marqué les mémoires en mourant d\u2019anorexie, à 32 ans, en 1983.H DAKOTA-DU-SUD Myron Floren Né à Roslyn (1919).Un des meilleurs accordéonistes de polka du monde, il est réputé pour avoir joué pendant les 27 ans de diffusion de l\u2019émission télé The Lawrence Welk Show.Pour des raisons mystérieuses, cette émission anglophone a été diffusée pendant des années au Saguenay, sur le poste affilié à radio-Canada! grand fan de l\u2019émission, André «dédé» Fortin des Colocs lui devait sa passion de la danse à claquettes ! H DELAWARE George Thorogood&The Destroyers Né à Wilmington (1950) «Je ne sais pas vraiment chanter.Je grogne.Ce que j\u2019écris n\u2019est pas génial, mais au moins c\u2019est drôle, a déjà dit george Thorogood à Nathalie Petrowski.il incarne jusqu\u2019au cliché le blues rock simple qui s\u2019écoute avec une grosse bière dans la main, c\u2019est vrai.Mais bon dieu qu\u2019il est efficace! H FLORIDE Gloria Estefan Née à LaHavane, Cuba, en 1957; élevéeàMiami.Conga a été un tube incontournable au milieu des années 80, longtemps avant la mode de la pop latine.Miami Sound Machine n\u2019existe plus que dans l\u2019ombre de gloria estefan.La star d\u2019origine cubaine est à son sommet sur Mi Tierra, paru en 1993.H GÉORGIE / «SWINGSTATE» Ray Charles Né à Albany (1930).Georgia On My Mind, écrite par hoagy Carmichael et Stuart gorell, s\u2019est classée au 44e rang des meilleures chansons de tous les temps par le magazine Rolling Stone.il paraît que c\u2019est à la suggestion de son chauffeur que ray Charles a enregistré cet air qu\u2019il fredonnait déjà en voiture.«The rest is history», comme on dit aux États-Unis.Aussi : R.E.M., OutKast, Otis Redding, B-52\u2019s, Little Richard.H HAWAII Jack Johnson NéàHonolulu (1975).Barack Obama vient d\u2019hawaii.Jack Johnson, le chansonnier américain le plus populaire de notre époque, est né là, lui aussi.In Between Dreams (2005), est l\u2019album qui incarne le mieux le style de ce grand champion international du folk relax.H INDIANA Michael Jackson Né à Gary (1958).d\u2019abord au sein des Jackson 5 formés avec quatre de ses frères, Michael Jackson entreprend une carrière solo en 1971 et deviendra objet de culte avec l\u2019album Thriller, en 1982, particulièrement pour les vidéos des chansons Beat It, Billie Jean et Thriller, aux chorégraphies et images fortes.des accusations d\u2019agressions sexuelles et des comportements excentriques freinent néanmoins sa carrière.H IOWA Slipknot Formé à Des Moines (1995).du maïs, des élevages de porcs, des citoyens blancs, l\u2019iowa est un État typique du Midwest.L\u2019extravagant groupe métal Slipknot, connu pour son humeur sombre et ses masques horrifiants, vient pourtant de là.«On a grandi dans un environnement où il fallait développer son individualité, dit le batteur Joey Jordison.J\u2019avais 16 000 amis imaginaires, j\u2019avais ma propre armée!» H KANSAS Melissa Etheridge Née à Leavenworth (1961).Peu d\u2019artistes possèdent l\u2019extraordinaire charisme de Melissa etheridge.Moins nombreux encore sont ceux qui ont son courage.elle a affiché son homosexualité alors qu\u2019elle était au sommet de sa popularité et est apparue à la remise des grammys le crâne dégarni après avoir combattu un cancer du sein.Ça force le respect.H KENTUCKY Loretta Lynn NéeàButcher Holler (1935).Auteure-compositrice-interprète de country très cotée ; sa vie difficile a inspiré le film Coal Miner\u2019s Daughter (en 1980), qui permit à Sissy Spacek de gagner un Oscar.À propos de sa ville natale: «Je présente toujours Butcher holler comme l\u2019endroit le plus creux des États-Unis \u2013 et je pense que ça pourrait bien l\u2019être.» H LOUISIANE / «SWINGSTATE» Louis Armstrong Né en Nouvelle-Orléans (1901).il y a tout un monde de musique derrière What A Wonderful World.«On ne peut rien jouer que Louis n\u2019a pas déjà joué sur un cuivre.rien de moderne, même», disait Miles davis.Voilà qui résume l\u2019envergure de ce personnage trop souvent réduit à une chanson.Aussi : The Residents, Sydney Bechet, Mahalia Jackson, Jerry Lee Lewis et Zachary Richard.H IDAHO Paul Revere&The Raiders Né à Harvard, Nebraska en 1938; élevé à Boise.On n\u2019écoute plus guère Paul revere& The raiders.Son rock carré fut pourtant immensément populaire aux États-Unis pendant les années 60.Même après l\u2019arrivée des Beatles.Éternel deuxième \u2013 son Louie Louie a été doublé par celui des Kingsmen \u2013 le groupe demeure une figure importante du rock garage.H ILLINOIS Miles Davis Né à Alton (1926).Figure emblématique du jazz américain et trompettiste hors pair, le surdoué Miles davis a profondément marqué la musique.invité dès la troisième présentation du Festival international de jazz de Montréal en 1982, il s\u2019y est produit régulièrement.Un de ses dessins a d\u2019ailleurs servi d\u2019affiche au FiJM et, en 1994, le Festival a créé le prix Miles-davis remis chaque année à un musicien de calibre international ayant marqué l\u2019évolution du jazz.H MASSACHUSETTS Pixies Formé à Boston (1986).des guitares abrasives, parfois presque bruitistes, couplées à des mélodies pop.des textes alambiqués et des clips audacieux.Pixies est l\u2019antithèse du plus célèbre groupe de Boston, Aerosmith, et a préparé le terrain pourNirvana.H MICHIGAN / «SWINGSTATE» Stevie Wonder Né à Saginaw (1950).enfant prodige, Stevie Wonder est depuis près de cinq décennies une icône de la musique noire et du rock, tant Motown que progressif ou groove: «J\u2019ai eu deux grands avantages à ma naissance: être né intelligent et être né pauvre.» Son spectacle à Montréal en 2007 a reçu une critique dithyrambique.Aussi : Madonna, The Stooges, Eminem, The White Stripes et Alice Cooper.H MINNESOTA Bob Dylan NéàDuluth (1941).Avant Bob dylan, il y a eu robert Zimmerman, ou plutôt Bobby Zimmerman, comme on l\u2019appelait à hibbing, Minnesota.Sa vie là-bas, vue par les gens qui ont connu le jeune homme qu\u2019il était avant de devenir une légende, a fait l\u2019objet d\u2019un bouquin: Positively Main Street de Toby Thompson.H MISSISSIPPI / «SWINGSTATE» Elvis Presley Né à Tupelo (1935).L\u2019incarnation du rock made in USA, elvis Presley fait toujours l\u2019objet d\u2019un culte depuis sa mort en 1977.ici, diane dufresne a enregistré Chanson pour Elvis en 1975 et repris Love Me Tender en 1978, alors que robert Charlebois fait référence à Presley dans sa chanson Dolorès.d\u2019abord imitateur d\u2019elvis, le chanteur québécois Johnny Farago lui a rendu hommage sur hommage.et que dire d\u2019elvis gratton\u2026 Aussi : Robert Johnson, Muddy Waters, SamCooke, Jeff Buckley et Bo Diddley.H MISSOURI Chuck Berry Né à St.Louis (1926).il faut que les encyclopédies du rock précisent que Chuck Berry n\u2019a pas inventé le rock, tant il a contribué à le façonner.Tout le monde lui a emprunté une idée, une chanson, ou a imité son jeu de guitare.il vit toujours au Missouri et se produisait encore cette semaine au Blueberry hill de St.Louis.H MAINE Noel Paul Stookey de Peter, Paul&Mary Née au Maryland, installéàBlueHill depuis 1973.C\u2019est le Paul du très populaire trio folk Peter, Paul&Mary, qui fit connaître les chansons de Bob dylan, John denver et du Canadien gordon Lightfoot dans les années 60.L\u2019auteur-compositeur et militant, toujours très actif, s\u2019est installé à Blue hill après être devenu born again Christian et y vit toujours.H MARYLAND Frank Zappa NéàBaltimore (1940).Compositeur iconoclaste, guitariste doué, rockeur politisé, héros de l\u2019underground, Frank Zappa a touché à tous les genres musicaux, du doo-wop à la musique classique d\u2019avant-garde, du rock au jazz.Ami de robert Charlebois, il a même enregistré avec lui la chanson Petroleum, sur l\u2019album Swing Charlebois Swing (1977).À la demande de Zappa, Édouard Lock a chorégraphié sur deux de ses musiques, un an avant lamort du compositeur en 1993.H NEVADA The Killers Formé à Las Vegas (2002).Las Vegas évoque inévitablement Sinatra, le rat Pack, elvis sur son déclin et Céline.Or, le produit local le plus consommé à l\u2019heure actuelle est The Killers qui, après s\u2019être fait remarquer avec un tube aux accent néo new wave, Somebody Told Me, a retrouvé ses racines américaines.H NEWHAMPSHIRE Mandy Moore NéeàNashua (1984).Née à Nashua, mais élevée à Orlando (Floride), la jeune chanteuse et actrice est l\u2019une des nombreuses artistes adolescentes américaines du début du xxie siècle: ses trois premiers albums \u2013 So Real (1999 \u2013 elle avait 15 ans), I Wanna Be With You (2000), and Mandy Moore (2001) ont connu un certain succès \u2013, les deux derniers, beaucoup moins.C\u2019est surtout sa vie sentimentale qui défraie la chronique dans les magazines à potins.H NEWJERSEY Bon Jovi Formé à Sayreville (1983).Bruce Springsteen est l\u2019emblème musical du New Jersey.Sa cote d\u2019amour au Québec n\u2019égale toutefois pas celle de Bon Jovi, dont l\u2019un des disques à succès s\u2019intitule New Jersey.Sur le strict plan de la popularité, l\u2019élève a dépassé le maître, grâce à des refrains diablement accrocheurs, répétés encore et encore.Sur le fond, ça ne fait pas de doute, le Boss a encore l\u2019avantage.H NEWYORK / «SWINGSTATE»: The Ramones Formé à New York (1974).Un coin de rue porte le nom de Joey ramone à New York.Ça donne une idée de l\u2019importance symbolique des ramones pour cette mégapole qui a pourtant été marquée par le jazz et a vu naître le rap.Joey ramone Place est située dans le Lower east Side, tout près du défunt CBgB, club légendaire qui a contribué mettre le punk sur la carte.et les non moins légendaires ramones.Aussi : Public Enemy, BeastieBoys, Velvet Underground, Barbra Streisand et The Strokes.H NOUVEAU-MEXIQUE John Denver Né à Roswell (1943).La quintessence de l\u2019auteur-compositeur-interprète «adulte contemporain» avant que cette catégorie existe: Johndenver a composé (Leaving on A Jet Plane, Annie\u2019s Song) ou popularisé (Take Me Home, Country Roads) des chansons qui sont encore aujourd\u2019hui fredonnées dans toute l\u2019Amérique, 11 ans après sa mort alors que l\u2019avion qu\u2019il conduisait s\u2019est écrasé.H MONTANA Red Feather Woman Née à la réserve de Fort Peck, Poplar (1954).Auteure-compositrice-interprète et conteuse de la tribu des Sioux/Assiniboine, l\u2019Amérindienne rose red elk, alias red Feather Woman, fait carrière depuis 20 ans et a remporté en 2006 un trophée Nammy (Native American Music Award) pour son disque Distant Drums, dans la catégorie «spoken word ».H NEBRASKA Bright Eyes ForméàOmaha (1998).groupe indie-rock à géométrie variable créé en 1998 et mené par l\u2019auteur-compositeur Conor Oberst, seul membre permanent aux côtés du réalisateur Mike Mogis.Leader de plusieurs autres groupes, le jeune artiste aux propos sombres, tourmentés, compte 10 albums sous le nom de Bright eyes: «J\u2019ai toujours de la difficulté à expliquer pourquoi toutes mes chansons sont soit effrayantes, soit tristes, mais c\u2019est parce que c\u2019est comme ça.» H OREGON Pink Martini Formé à Portland (1994).improbable, l\u2019orchestre Pink Martini l\u2019est à plus d\u2019un titre.il rassemble des musiciens d\u2019origines diverses, enregistre des chansons dans plusieurs langues et son leader, Thomas Lauderdale, a grandi au milieu de frères et soeurs adoptifs africains ou iraniens.Tout ça en Oregon, l\u2019un des États les moins cosmopolites des États-Unis ! H PENNSYLVANIE The Roots Formé à Philadelphie (1987).L\u2019emblème du hip-hop de Philadelphie doit sa renommée à ses spectacles autant qu\u2019à ses disques.Ses têtes dirigeantes,?uestlove et Black Thought, ont toujours été soucieux de faire du rap taillé pour le live.Phrenology (2002) demeure son oeuvre maîtresse.H RHODE ISLAND Belly Formé à Newport (1991).Fondé par Tanya donnely (également membre des groupes Throwing Muses et The Breeders), ce groupe rock alternatif féminin est typique des années 90, où plusieurs formations composées de femmes ou des artistes féminines ont fait leurs marques, notamment au sein du mouvement féministe riot grrrl.Le premier album de Belly, Star (1993), est considéré comme l\u2019un des premiers disques de rock alternatif «commercial ».H TENNESSEE / «SWINGSTATE» Justin Timberlake Né à Memphis (1981).d\u2019abord membre du boys band *NSYNC (1996- 2001), Timberlake a réussi à se forger une excellente réputation de réalisateur, compositeur, interprète et danseur en amorçant une carrière solo en 2002.Collaborations avec Black eyed Peas, Timbaland, Madonna ou duran duran, incident très médiatisé au Super Bowl en 2004 (le fameux wardrobe malfunction avec Janet Jackson).Aussi: Carl PerkinsChet Atkins, Tina Turner et KingsOf Leon.H TEXAS / «SWINGSTATE» Roy Orbison Né à Vernon (1936).«Je suis un chanteur de ballades », disait roy Orbison.Un fabuleux chanteur de ballades, peut-être le plus grand, grâce cette voix céleste reconnaissable entre toutes.Orbison a pratiquement inventé l\u2019archétype romantique du perdant magnifique.Aussi : Stevie RayVaughn, Pantera, Beyoncé, Willie Nelson et Janis Joplin.H OHIO Nine Inch Nails ForméàCleveland (1989).Trent reznor n\u2019est pas qu\u2019un demi-dieu du métal industriel, c\u2019est aussi un artiste avant-gardiste, curieux d\u2019établir un dialogue créatif avec ses fans.il multiplie d\u2019ailleurs les expériences interactives sur l\u2019internet.Connu pour son improbable tube Closer, ilamarqué dès son premier albumavec Head LikeA Hole, morceau choc de dance-métal enragé.H OKLAHOMA Chet Baker NéàYale (1938).La compilation Career : 1952-1988 commence et s\u2019achève sur des interprétations de My Funny Valentine, chanson signature de Chet Baker.des versions datant du début de sa carrière et de la fin de sa vie.L\u2019idée n\u2019est pas que bonne, elle est révélatrice.La dernière version est d\u2019un lyrisme et d\u2019une fragilité qui renvoient au destin tragique de ce trompettiste suave et poignant.H VIRGINIE Ella Fitzgerald Née à Newport News (1918).Considérée comme la chanteuse jazz la plus accomplie, aux côtés de Billie holiday et Sarah Vaughan, ella Fitzgerald donne le spectacle d\u2019ouverture du quatrième Festival international de jazz de Montréal en 1983 et participera au FiJM jusqu\u2019à sa mort en 1996.Michel Berger et France gall lui consacrent la chanson-hommage Ella, elle l\u2019a, reprise actuellement par Kate ryan.H VIRGINIE-OCCIDENTALE Michael W.Smith NéàKenova (1957).On n\u2019écoute pas vraiment de rock chrétien au Québec, mais c\u2019est en soi un scène intriguante où commerce, prosélytisme et musique vont main dans la main.Michael W.Smith est l\u2019une des plus grandes stars américaine du genre.H WASHINGTON Nirvana Formé à Aberdeen (1987).Trois gars en jeans déchirés, un chanteur aussi enragé que désespéré, un succès phénoménal et inattendu, l\u2019histoire de Nirvana ne pouvait que mal finir.Son rock authentique et bruyant vieillit bien, toutefois.Nervermind a cloué le cercueil des «hair Bands».Juste pour ça, Nirvana mérite sa place au panthéon du rock.H WISCONSIN Violent Femmes Formé à Milwaukee (1980).Le trio Violent Femmes incarne parfaitement la vague post-punk des années 80, à mi-chemin entre le folk et le new wave, nettement plus rock que leurs pendants britanniques (echo and The Bunnymen, Flock of Seagulls, The The, etc.) H WYOMING Chris LeDoux Né à Biloxi en 1948, élevéàCheyenne.Champion international de rodéos, Chris Ledoux commence à enregistrer des chansons country (axées sur la vie dans l\u2019univers des rodéos) en 1972, il lancera 36 albums (la plupart sur sa propre étiquette de disques).Le grand public l\u2019a connu grâce à son ami, le chanteur country garth Brooks, qui lui a notamment consacré la chanson hommage Good Ride Cowboy.Également sculpteur et dessinateur, Chris Ledoux est mort en 2005.H UTAH The Osmonds Formé à Ogden (1971).Quintette de frères ados, de religion mormone, qui connut le succès avec leur «teen bubblegum pop» dans les années 70, en même temps que les Jackson Five.Seul donny (né en 1957), le plus jeune des cinq frères, a poursuivi une carrière solo digne de mention, aux côtés de sa soeur Mary: spectacles, disques, télévision, comédies musicales\u2026 H VERMONT Phish Formé à Burlington (1983).Sorte de grateful dead moderne, Phish a toujours misé davantage sur ses concerts marathonsmarqués par de longues improvisations rock que sur ses disques studio.issu du circuit des collèges américains, le groupe a fait l\u2019objet d\u2019un véritable culte dans les années 90.Séparé depuis 2004, il se reforme cette année pour une dizaine de spectacles.H DAKOTA-DU-NORD Peggy Lee Née à Jamestown (1920).interprète, mais aussi compositrice et parolière (elle signe les chansons du film d\u2019animation The Lady and The Tramp, devenue La belle et le clochard en français) , Peggy Lee a marqué à jamais le répertoire en reprenant en 1958 la chanson Fever (d\u2019eddie Cooley et John davenport), à laquelle elle a ajouté des paroles \u2013 et une grande sensualité! Fever est depuis reprise partout et l\u2019a été ici par Bet.&Stef, Sylviedesgroseillers, Célinedion (dans son spectacle à Las Vegas), etc.Jewel James Brown Miles davis Michael Jackson ella Fitzgerald Bob dylan lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P r e S S e M O N T R É A L SA M E D I 1 7 J A N V I ER 20 0 9 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P r e S S e M O N T R É A L SA M E D I 1 7 J A N V I ER 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 9 L\u2019AMÉRIQUE QU\u2019ON AIME PAUL JOURNET H ALABAMA Sweet Home Alabama, Lynyrd Skynyrd.H ALASKA Alaska andMe, JohnDenver.H ARIZONA By TheTimeIGet To Arizona, Public Enemy.Enregistrée en 1991, cette chanson dénonce les États américains comme l\u2019Arizona qui refusaient encore de faire de l\u2019anniversaire de Martin Luther King un jour férié.Le vidéoclip montre de réelles scènes de l\u2019émancipation des Noirs et des fictions dépeignant des politiciens véreux.Un autre épisode du projet de «CNN pour les Noirs» que constituent les textes de Chuck D.H ARKANSAS Arkansas Traveler, Hank Williams Jr.H CALIFORNIE California Dreamin\u2019, TheMamas&the Papas.H CAROLINE-DU-NORD Carolina inMyMind, James Taylor.H CAROLINE-DU-SUD CarolinaDrama, TheRaconteurs.H COLORADO Colorado, Merle Haggard.H CONNECTICUT Connecticut, JudyGarland et Bing Crosby.H DAKOTA-DU-NORD RockyRacoon, TheBeatles.H DAKOTA-DU-SUD Ballad of Hollis Brown, BobDylan.Dans l\u2019imaginaire américain, le Dakota est souvent associé à des histoires de violence et de dépravation.Peut-être à cause du souvenir de la disparition violente des Sioux, ou de la désolation des lieux.Cette chanson du jeune Dylan parle de la chute d\u2019un fermier, accablé par le poids des six bouches qu\u2019il ne réussit plus à nourrir et par la tentation des balles de fusil dans sa main\u2026 H DELAWARE Delaware Slide, George Thorogood.H FLORIDE Miami, Will Smith.HGÉORGIE GeorgiaOnMyMind, RayCharles.En 1961, Ray Charles refuse de jouer un concert à l\u2019Auditorium Bell d\u2019Augusta, où Blancs et Noirs ne pouvaient s\u2019asseoir ensemble.Le concert est annulé.Poursuivi pour bris de contrat, Charles perdra environ 2000$.Il faudra attendre plus de 12 ans avant qu\u2019il ne rejoue dans son État natal.En 1979, la chanson (écrite en 1930 par Carmichael et Gorrell) devenait l\u2019hymne officiel de l\u2019État.Avec l\u2019histoire, les mots prennent aujourd\u2019hui un nouveau sens.H HAWAII Hawaii, The Beach Boys.H IDAHO Addicted to Spuds, Weird Al Yankovic.H ILLINOIS Come on! Feel the Illinoise! , Sufjan Stevens.H INDIANA Going Back to Indiana, The Jackson 5.H IOWA Iowa, Slipknot.H KANSAS Wichita Fall Blues, T-Bone Walker.HKENTUCKY Blue Moon of Kentucky, Bill Monroe.H LOUISIANE Louisiana 1927, AaronNeville.En 1927, environ 700 000 habitants de la Louisiane et du Mississippi perdaient leur maison après un terrible déluge.Écrite en 1974, cette chanson de Randy Newman raconte le désastre.Trente et un ans plus tard, l\u2019histoire se répétait encore plus violemment avec l\u2019ouragan Katrina.Aaron Neville, natif de La Nouvelle-Orléans, l\u2019a chantée dans différentes concerts-bénéfice pour les réfugiés.On peut voir ses versions poignantes sur YouTube.H MAINE Ogunquit, Mononc\u2019 Serge.H MARYLAND Baltimore, Nina Simone.H MASSACHUSETTS Shipping Up to Boston, DropkickMurphys.H MICHIGAN Detroit Rock City, Kiss.H MINNESOTA Christmas Card from a Hooker in Minneapolis, TomWaits.H MISSISSIPPI Travelling Riverside Blues, Robert Johnson.H MISSOURI Kansas City, Fats Domino.H MONTANA Montana, Frank Zappa.H NEBRASKA Nebraska, Bruce Springsteen.H NEVADA Viva Las Vegas, Elvis Presley.H NEWHAMPSHIRE NewHampshire, Sonic Youth.H NEWJERSEY NeverGoing Back To NewJersey, Less Than Jake.H NEWYORK NewYork, New York, FrankSinatra.H NOUVEAU-MEXIQUE NewMexico, JohnnyCash.H OHIO Ohio, Crosby, Stills,Nash&Young.Le4mai 1970, des étudiants de l\u2019UniversitéKent, en Ohio, manifestent contre les derniers bombardements américains au Cambodge.La garde nationale intervient.La manifestation dégénère, et 29 gardes chargent la foule.Ils tirent.Quatre jeunes meurent.En voyant les photos du drame, Neil Young s\u2019est défoulé avec son stylo.De là vient ce texte, simple et cinglant.H OKLAHOMA If You\u2019re Ever In Oklahoma, J.J.Cale.H OREGON Portland,Oregon, Loretta Lynn.H PENNSYLVANIE Game Theory, The Roots.H RHODE ISLAND Sweet Rhode Island Red, Ike and Tina Turner.H TENNESSEE Memphis, Tennessee, Jerry Lee Lewis.TEXAS Texas Flood, Stevie Ray Vaughn.UTAH Utah Tribute, Chris LeDoux.VERMONT Moonlight in Vermont, Willie Nelson.VIRGINIE Virginia, Tori Amos.VIRGINIE-OCCIDENTALE West Virginia Gals, Al Hopkins.WASHINGTON Frances FarmerWill Have Her Revenge on Seattle, Nirvana.WISCONSIN Wisconsin, Bon Iver.WYOMING Why, Oh Why Did I Ever Leave Wyoming, Roy Rodgers.SOURCES \u2013 Lyrics.com, Metrolyrics.com, 300 lyrics.com, Ohio History Central, Augusta Chronicle et Shakey de Jimmy McDonough.Voici 50 chansons qui parlent chacune d\u2019un État américain, avec leur auteur ou un de leurs interprètes.Certaines mentionnent tout simplement l\u2019État.D\u2019autres le symbolisent et parfois même le transcendent.Voici nos choix subjectifs, avec des notes sur cinq pièces \u2013 des incontournables comme Ohio, ou d\u2019autres qui méritent explication comme Ballad of Hollis Brown.Tom Waits PHOTO DANNY CLINCH lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 7 J A N V I ER 20 0 9 1667482A L\u2019AMÉRIQUE QU\u2019ON AIME PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Ainsi va la légende: le 12 janvier 1959, Berry Gordy, employé de Chrysler à Detroit et compositeur de chansons dans ses temps libres (pour Jackie Wilson, notamment), a emprunté 800$ à ses soeurs Anna et Gwen pour fonder une maison de disques.«The rest is history», comme disent nos voisins du Sud: la maison blanche du 2648, West Grand Boulevard, à Detroit, aujourd\u2019hui le musée Motown, a été l\u2019épicentre d\u2019une révolution musicale et raciale.Même s\u2019il a dû céder les droits de son premier succès \u2013 Money (That\u2019s All I Want) de Barrett Strong \u2013 à Anna pour rembourser sa dette, l\u2019entreprise a fructifié pour devenir le plus important label indépendant des années 60.« Nous étions les meilleurs, c\u2019est tout», expliquait Jack «Black Jack» Ashford, percussionniste de l\u2019orchestre de la maison Motown Funk Brothers, à La Presse lors de sa visite au Festival de jazz, en 2004.«Nos chansons étaient beaucoup plus mélodiques (que celles de la concurrence), je crois que ça a rendu notre son universel.Encore aujourd\u2019hui, notre oeuvre demeure universelle.» En 50 ans, mais surtout durant l\u2019âge d\u2019or des années 60, Motown a érigé une oeuvre immortelle qui a contribué à rétrécir l\u2019écart entre les classes raciales du pays, un détail qui s\u2019accorde harmonieusement avec l\u2019intronisation du premier président noir de l\u2019histoire des États-Unis.Un grand pas pour les Noirs Avant Tamla-Motown , le rhythm&blues était synonyme de «musique raciale », et catégorisé comme tel, autant par l\u2019industrie du disque \u2013 le Billboard avait un palmarès r&b assez étanche \u2013 que par le grand public.Arrivé à la fin des années 40 dans l\u2019enthousiasme de l\u2019après-guerre, né de la popularisation du blues et du jazz swing, le r&b avait déjà quelques rares vedettes afro-américaines, dont Ray Charles.Le rock\u2019n\u2019roll des années 50 n\u2019était en réalité que l\u2019appropriation des rythmes afro-américains du r&b par des musiciens blancs.Motown a aboli ce «régime» de l\u2019industrie de la musique \u2013 ou, plutôt, il a rendu le r&b acceptable aux goûts du public blanc.L\u2019étiquette de Detroit, la première maison de disque dirigée par un Noir, qui n\u2019employait que des artisans de couleur, a misé sur les refrains taillés sur mesure pour les radios pour s\u2019imposer dans les palmarès dès 1961, à la faveur d\u2019un premier no.1 au Billboard, Please Mr.Postman des Marvelettes.Plus forts qu\u2019Elvis! Sans Motown, pas de Beatles?La question mérite d\u2019être posée, d\u2019abord parce que l\u2019Europe ne faisait pas la sourde oreille aux rythmes et refrains qui émanaient de Detroit.Ainsi, les vedettes britanniques de l\u2019époque n\u2019hésitaient pas à puiser dans le répertoire populaire afro-américain pour façonner leur image, ces emprunts ayant le mérite de se distancer du rock n\u2019roll «à l\u2019américaine», le son d\u2019Elvis et consorts.Les Beatles, les Rolling Stones et plusieurs autres orchestres émergents ont revisité les succès de Motown (et des studios Stax et Muscle Shoals, à cet égard): le premier succès des Marvelettes, par exemple, apparaît sur le deuxième album des Liverpudlians, With The Beatles (1963).L\u2019usine à tubes L\u2019étiquette Motown était une usine à succès.On y faisait du 9 à 5.Les compositeurs-maison (Stevie Wonder, le trio Holland-Dozier- Holland, Norman Whitfield plus tard) accouchaient de refrains; les Funk Brothers s\u2019enfermaient dans le «Snake Pit» \u2013 le studio, ainsi baptisé en raison des nombreux fils électriques qui recouvraient le plancher \u2013 pour bricoler des arrangements, puis la vedette venait chanter le texte.À ce régime, on pouvait enregistrer quatre ou cinq nouvelles chansons par jour.En 1971, Marvin Gaye lançait What\u2019s Going On, l\u2019un des plus importants albums de l\u2019histoire de la pop.Ce fut le dernier à naître dans le Snake Pit; Berry Gordy Jr.a déménagé en Californie, et le studio Motown a perdu sa superbe, même si Stevie Wonder n\u2019avait pas encore révélé toute l\u2019étendue de son génie.Aujourd\u2019hui réduit à une marque de commerce \u2013 le dernier album de Lil Wayne a été édité sur Universal Motown \u2013, lamaison deMotor City demeure néanmoins l\u2019emblème d\u2019un rêve américain qui s\u2019est, heureusement, réalisé.MOTOWN Les 50 ans de Hitsville, U.S.A.PHOTO REUTERS En 1960, Berry Gordon Jr., fondateur de l\u2019étiquette Motown, pose devant Hitsville, U.S.A, les premiers locaux de son entreprise.En 50 ans, mais surtout durant l\u2019âge d\u2019or des années 60, Motown a érigé une oeuvre immortelle qui a contribué à rétrécir l\u2019écart entre les classes raciales aux États-Unis.C\u2019était, dès le début des années 60, « le son des jeunes Américains » : Motown, label des Marvin Gaye, Four Tops, Diana Ross&The Supremes, Stevie Wonder, The Temptations, Smokey Robinson, les Jackson 5, autant d\u2019artistes qui ont grandi sous la houlette du patron Berry Gordon Jr.et de son entourage de compétents musiciens, compositeurs et techniciens.Les mélomanes soulignent cette année 50 ans de services musicaux fièrement rendus.LES ESSENTIELS Cinq albums essentiels du catalogue Motown: MARVIN GAYE What\u2019s Going On STEVIE WONDER Songs in the Key of Life SMOKEY ROBINSON &THE MIRACLES Going To a Go-Go THE TEMPTATIONS Sky\u2019s the Limit THE FOUR TOPS Reach Out lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 7 J A N V I ER 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 11 JQFDOB4S@:@4+DB )4\"4+/-0#5! '& \"- $%& 2-#25! '& \".52( &0 ', )&!0&!-#/& '&2 )-!-'#&!2 ?8 !#)(')7!# )5!)&/0 ,!#1,& &0 23&)0-),\"-#/& -*&) -#)7 )8;8)' &! (!*#)) +',$% %''\" \" *!&(# $* !5%&,1 8
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