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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2009-01-18, Collections de BAnQ.

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[" 125e année No 87 48 pages, 4 cahiers 89¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 97¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Mon clin d\u2019oeil STÉPHANE LAPORTE Obama est arrivé à Washington en train.Les passagers de US Airways le comprennent.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte DIM 6 21924 12352 3 L\u2019ÉQUIPEOBAMA SURLES RAILS L\u2019AMÉRIQUE QU\u2019ON AIME Une littérature sans frontière 12 séries télé qui racontent le pays LECTURE/EXPRESSO PAGES 1 À 7 BÉBÉMORT-NÉ TROUVÉ DANS UNEBUANDERIE L\u2019HÔPITAL FAIT SONMEA-CULPA VIOLAINE BALLIVY PAGE A6 Que faire à la fin d\u2019un contrat de location d\u2019automobile ?À VOS AFFAIRES PAGES A17 À A19 Barack Obama et Joe Biden ont effectué hier en train un périple hautement symbolique entre Philadelphie et Washington, un voyage inspiré par le héros politique de M.Obama, Abraham Lincoln.Il sera président dans deux jours.Le monde entier l\u2019attend.Les reportages de notre équipe à Chicago, Washington, Los Angeles et Port-au-Prince.PAGES A2 À A5 RADARS MILITAIRES VÉTUSTES Des vestiges de la Guerre froide hantent le Grand Nord Le Canada s\u2019est engagé à décontaminer les vieux radars de la ligne DEW installés en Arctique au milieu des années 50.Un rapport de vérification révèle toutefois que ce travail se fait dans la plus totale improvisation, malgré les risques environnementaux que cela entraîne.Et la facture dépasse le demi-milliard.UN DOSSIER EXCLUSIF DE FRANÇOIS CARDINAL PAGES A8 ET A9 Le conte de fées STÉPHANE LAPORTE PAGE A5 Edgar Allan Poe The Sopranos BRUNO BLANCHET AU KENYA PAGE A4 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Canadien 5 Sénateurs 4 Ouf !.PHOTO REUTERS Le Canadien a échappé deux avances de deux buts en troisième période, hier soir à Ottawa.Le Tricolore a réglé ça en tirs de barrage, non sans s\u2019être donné une petite frousse.Nos informations en pages 1 et 2 du cahier Sports.PHOTO REUTERS GAZA > ISRAËL DÉCRÈTE UN CESSEZ-LE-FEU ET MAINTENANT, QUOI?ANALYSEDE LASITUATIONEN SEPTQUESTIONS PAGE A16 PRÊTEURS SURGAGES LA POLICE SERRE LA VIS SARA CHAMPAGNE PAGE A6 EN FORME (OU PRESQUE) EN 14 JOURS VIVREENSANTÉ PAGES 1 ET 2 Montréal dimanche 18 janvier 2009 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique Métropolis 59, rue sainte-Catherine Est 514 908-9090 ticketpro.ca BillEttEriE CEntralE: 2 Juillet \u2022 20 h 30 Métropolis Rythmes Bell BUDDY GUY ET SUSAN TEDESCHI Du blues et encore du blues !! 25 ÉTATS-UNIS CHIGAGO WASHINGTON D.C.PHILADELPHIE Sur les pas d\u2019Abraham Lincoln PHILADELPHIE (PENNSYLVANIE) 11h39 Le train quitte la 30th Street Station peu après un discours du président désigné.L\u2019Amérique a besoin d\u2019une «nouvelle Déclaration d\u2019indépendance», affirme Barack Obama, qui exhorte les Américains à mettre de côté l\u2019esprit partisan.CLAYMONT (DELAWARE) 12h10 La locomotive ralentit et Barack Obama sort à l\u2019arrière du train pour saluer la foule.C\u2019est ici que la famille du sénateur Joseph Biden, le vice-président désigné, a emménagé lorsqu\u2019il était âgé de 10 ans.WILMINGTON (DELAWARE) 12h51 Barack Obama louange Joseph Biden, sénateur du Delaware, devant des milliers de partisans.Le vice-président désigné et sa famille montent à bord de l\u2019Obama Express et le train poursuit son chemin.DÉPART OBAMA VERS LA MAISON-BLANCHE MARTIN CROTEAU À trois jours de sa prestation de serment, Barack Obama est arrivé à Washington hier soir, après un périple symbolique entamé en matinée à Philadelphie.Comme il l\u2019a fait à maintes reprises pendant la campagne électorale, le président désigné s\u2019est inspiré d\u2019Abraham Lincoln, qui a libéré les Noirs de l\u2019esclavage en 1863.À l\u2019instar du « grand émancipateur », il a franchi en train les 225 km qui séparent le berceau de l\u2019indépendance américaine de la capitale.En a rr iva nt à la ga re de Washington, peu avant 19 h, Barack Obama a terminé un périple de deux ans vers la Maison- Blanche.Il a aussi marqué le coup d\u2019envoi des festivités entourant sa prise du pouvoir.Des dizaines de milliers de personnes ont bravé un mercure qui avoisinait les -15oC pour acclamer celui qui deviendra, mardi, le 44e président des États-Unis.Cet accueil triomphal contrastait avec les sévères mises en garde du futur président, qui a appelé les Américains à se retrousser les manches face à des défis colossaux.Le pays, at- il souligné, est dépendant du pétrole, il est aux prises avec une récession, deux guerres, et les changements climatiques.Obama s\u2019attend à des «jours difficiles».«Rarement dans notre histoire une génération a fait face à d\u2019aussi importants défis», a-t-il déclaré devant des centaines de partisans réunis à la 30th Street Station, à Philadelphie.Barack Obama a appelé les Américains à surmonter leurs préjugés, l\u2019idéologie et l\u2019étroitesse d\u2019esprit.Autre clin d\u2019oeil aux pères fondateurs, il les a carrément invités à adopter une «nouvelle Déclaration d\u2019indépendance».«Nos problèmes sont peut-être nouveaux, mais ce qu\u2019il faut pour les surmonter ne l\u2019est pas, a-t-il affirmé.Nous avons besoin de la même persévérance, du même idéalisme qui ont inspiré nos fondateurs.» Accompagné de sa femme, Michelle, dont c\u2019était le 45e anniversaire, et de ses filles, Malia et Sasha, le futur président a salué la foule avant de monter à bord du train.Il a voyagé dans un wagon privé construit en 1939 qui a déjà transporté les présidents George Bush père et Bill Clinton.Le cortège a mis sept heures pour parcourir un trajet qui n\u2019en prend d\u2019ordinaire que deux.L\u2019«Obama Express» s\u2019est ébranlé peu après 11h30.Malgré le froid mordant, des centaines de personnes s\u2019étaient massées le long de la voie ferrée pour saluer le passage du nouveau président, agitant des bannières étoilées tandis que le train prenait de la vitesse.Vers midi, le convoi d\u2019une dizaine de wagons, remplis de journalistes et de gardes du corps, a ralenti à Claymont, au Delaware, où a grandi le viceprésident désigné, Joseph Biden.Obama est sorti à l\u2019arrière du train pour saluer le millier de personnes qui l\u2019attendaient.Au c ou rs d\u2019 un ar r ê t à Wilmington, où il a été accueilli par son vice-président, Obama a une fois de plus averti les électeurs que le pays est en crise et que le gouvernement devra trimer dur pour faire renaître un rêve américain «qui semble s\u2019évaporer».«Le temps est venu de nous relever une fois encore », a-t-il déclaré.À Baltimore, plus de 26 000 personnes ont fait fi de la température pour entendre le président désigné dans un parc près de l\u2019hôtel de ville.Le passage d\u2019Obama dans la capitale du Maryland contrastait avec celui de son illustre prédécesseur dans les mêmes circonstances, 148 ans plus tôt : Abraham Lincoln était passé en secret, car on craignait qu\u2019il soit assassiné.Sécurité imposante Le président désigné a été escorté par un imposant cortège de sécurité.Des corps policiers de 40 villes et États ont été mobilisés pour protéger Obama au sol.La garde côtière a patrouillé les cours d\u2019eau et les autorités de l\u2019aviation civile ont imposé de sévères restrictions au-dessus du tracé qu\u2019a emprunté le futur président.Près de deux millions de personnes sont attendues dans les rues de Washington, mardi, pour la cérémonie d\u2019assermentation.Les autorités fermeront les ponts ainsi que des dizaines de rues du centre-ville.Une kyrielle de célébrités prendront part aux célébrations.Même si les organisateurs ont récolté des millions en vendant les droits de télédiffusion, la fête pourrait coûter jusqu\u2019à 150 millions, selon certaines estimations.Ce sera l\u2019intronisation la plus coûteuse de l\u2019histoire des États-Unis.«LE TEMPS EST VENU QUEL CHANGEMENT?AGNÈS GRUDA WASHINGTON «Il y a 15 ans, le bout de rue que vous voyez par la fenêtre était le buffet de tous les vices.» Nous nous trouvons dans un minuscule musée qui commémore la participation de soldats noirs dans l\u2019armée de l\u2019Union, lors de la guerre de Sécession.Le conservateur du musée, Hari Jones, montre du doigt une fenêtre donnant sur la 12e Rue, près de la rue U.Jusqu\u2019au début des années 90, ce coin de la ville était le rendez-vous de tous les éclopés : crack, vol, prostitution.«À l\u2019époque, je n\u2019osais pas m\u2019aventurer ici », dit cet homme qui, avec ses épaules larges et ses tresses rasta, n\u2019a pourtant rien d\u2019un gringalet.Aujourd\u2019hui, plus personne ne craint de déambuler dans ce quartier, devenu en une décennie le coin le plus branché de Washington.Une sorte de Plateau sur la Potomac.Les immeubles placardés ont cédé la place à des condos luxueux et à des restaurants chic où l\u2019on croise artistes, fonctionnaires et jeunes loups de la politique.Des gens de toutes origines et de toutes les couleurs.La «U Street» n\u2019a pas toujours été une zone sinistrée.Au début du XXe siècle, elle accueillait les plus grands noms du jazz américain.C\u2019était le «Broadway noir » de Washington.Mais les émeutes qui y ont éclaté après l\u2019assassinat de Martin Luther King, en 1968, ont laissé le quartier en ruine, abandonné aux gangs et au crime.«C\u2019était un quartier mort », résume Kathleen Wilson, serveuse au Creme Cafe&Lounge, un des restaurants chic qui ont ouvert dans la rue U au cours des dernières années.Tout a commencé à changer au début des années 90.Pour ressusciter le quartier, la Ville a installé des bureaux municipaux en plein coeur de la zone dévastée.Une station de métro a suivi.Peu à peu, les investisseurs ont apparu.«Depuis cinq ans, le boom a été incroyable», dit le journaliste local Ben Shlesinger.Copropriétaire du Creme Cafe, Tegas Ayalew, d\u2019origine éthiopienne, a ouvert il y a 10 ans son premier restaurant dans U Street.«En face, il y avait un parking délabré.Aujourd\u2019hui, c\u2019est un immeuble dont les appartements valent un demi-million», dit-elle.La rumeur veut que des proches de Barack Obama, dont le rédacteur de ses discours, Jon Favreau, aient emménagé dans le quartier.«L\u2019autre jour, une dame qui a étudié avec Michelle Obama est venue manger chez nous», dit fièrement Tegas Ayalew.À l\u2019image de l\u2019héritage mixte du président, la rue U s\u2019est diversifiée au fil des ans.Mais est-ce vraiment un signe de tolérance?Le ghetto noir ne s\u2019est-il pas simplement déplacé, chassé par les nouveaux arrivants?«C\u2019est vrai que certains des plus pauvres quittent le quartier, reconnaît la restauratrice.Mais les logements sociaux restent.Et puis, les valeurs changent.Pour mes enfants, tous dans la vingtaine, il est beaucoup plus facile de vivre avec les Blancs que ça l\u2019était pour moi.» Et l\u2019élection de Barack Obama est un signe de ce changement.Plateau sur Potomac DANS UN VOYAGE EN TRAIN HAUTEMENT SYMBOLIQUE, LE FUTUR OCCUPANT DE LA MAISON-BLANCHE, BARACK OBAMA, S\u2019EST RENDU HIER DE PHILADELPHIE À WASHINGTON, OÙ IL DOIT PRÊTER SERMENT DANS DEUX JOURS.UN PÉRIPLE PARSEMÉ DE DISCOURS OÙ IL A ÉVOQUÉ L\u2019AMPLEUR DES DÉFIS QUI ATTENDENT LE PEUPLE AMÉRICAIN.WASHINGTON \u2014 Six ados de 15 ou 16 ans forment un cercle dans une salle de classe de l\u2019école Cardozo, à une quinzaine de minutes de marche de la rue U.Il y a Christopher, Tayvon, Brandon, Jerry et deux Anthony.Tous noirs, sauf Jerry qui est latino.Familles monoparentales, logements sociaux, pauvreté : les restos branchés de la rue U ne sont pas pour eux.Pour entrer dans leur école, ils doivent passer sous un détecteur de métal.Les bureaux de la direction se trouvent derrière une porte grillagée aux allures de bunker.Engoncés dans leurs capuchons, les garçons essaient d\u2019expliquer ce que Barack Obama représente pour eux.«Ma grand-mère me dit d\u2019être heureux; elle a connu Martin Luther King, Malcolm X.Pour elle, pour mon père, c\u2019est comme si un rêve venait de se réaliser», dit Tayvon.C\u2019est donc une victoire des générations passées, pas la leur ?« Il y a quatre ans, l\u2019élection d\u2019un président noir paraissait impossible.Maintenant, on voit qu\u2019on peut tout faire», corrige Brandon.Mais pour ces écoliers, cela ne signifie pas la fin du racisme, loin de là.Ils le voient dans la manière dont les traitent les policiers qui les arrêtent pour un rien.Dans le regard des gens qu\u2019ils croisent au centre-ville.«L\u2019autre jour, j\u2019étais avec ma mère au centre-ville et pas un seul taxi ne voulait s\u2019arrêter pour nous prendre», râle un des Anthony.Ce regard va-t-il changer maintenant qu\u2019un couple noir emménage à la Maison-Blanche ?Oui, ça donne de l\u2019espoir, reconnaissent-ils.Mais ça va prendre du temps\u2026 \u2014 Agnès Gruda CYBERPRESSE.CA OBAMA Consultez notre dossier sur le 44e président des États-Unis sur cyberpresse.ca/obama Jadis malfamée, la rue U accueille maintenant condos et restos chic.PHOTO AFP L\u2019accueil triomphal fait à Barack Obama contrastait avec les mises en garde sévères du futur président.PHOTO JIM YOUNG, REUTERS PHOTO CHARLES DHARAPAK, AP lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C H E 18 JA N V I ER 20 0 9 EDGEWOOD (MARYLAND) 14h30 Le train ralentit pour la deuxième fois; près de 1500 partisans se sont rassemblés pour apercevoir le futur président.WASHINGTON, DC 18h42 Barack Obama quitte le wagon bleu dans lequel il a passé plus de sept heures.Après avoir posé en compagnie des préposés du train, il monte dans la limousine présidentielle.Même s\u2019il n\u2019a prononcé aucun discours, des centaines de personnes sont venues de partout en Amérique pour l\u2019accueillir.BALTIMORE (MARYLAND) 15h45 Plus de 26 000 personnes bravent un froid mordant pour entendre un discours du président désigné et de son colistier.Abraham Lincoln, dont Obama s\u2019est inspiré pour ce voyage, avait traversé Baltimore en secret, il y a 148 ans, parce que son entourage craignait un complot pour l\u2019assassiner.ARRIVÉE OBAMA VERS LA MAISON-BLANCHE PHOTO BRIAN SNYDER, REUTERS Le président désigné des États-Unis, Barack Obama, a profité de son escale à Baltimore, capitale du Maryland, pour s\u2019adresser aux quelque 26 000 personnes venues l\u2019entendre.MARIE-CLAUDE LORTIE CHICAGO Ron Carter, éditeur du journal communautaire South Street Journal, a quelque chose de l\u2019acteur Morgan Freeman, 20 années en moins.Il est du South Side de Chicago et connaît personnellement Barack Obama, qu\u2019il a croisé pour la première fois dans le studio d\u2019une station de radio.«C\u2019est vraiment un chic type», dit-il, en hochant la tête, comme s\u2019il voulait se convaincre luimême.«J\u2019ai même essayé deux fois de le pousser à se présenter à la mairie.Mais il m\u2019avait répondu qu\u2019il avait d\u2019autres plans.» «Mais président, c\u2019est mieux que maire, non?\u2013 Pour Bronzevi l le ?Pas nécessairement.» Son manteau sur le dos parce qu\u2019on gèle dans son bureau \u2013 qui est au coeur de Bronzeville, le «Harlem de l\u2019 I llinois» \u2013, Ron Carter veut bien me parler d\u2019Obama, mais il commence par réchauffer du poulet frit à la sauce piquante.«Vous aimez le soul food ?\u2013 Oui, j\u2019aime bien.On n\u2019en trouve pas vraiment chez nous.\u2013 Quoi, il n\u2019y a pas de soul food à Montréal?Qu\u2019est-ce que c\u2019est que cette histoire ?D\u2019abord, vous me dites que votre journal est écrit en français, et maintenant vous me dites que vous n\u2019avez pas de soul food?» M.Carter continue de rire de moi tout en détaillant ses doléances au sujet de la transformation de Bronzeville.Quand j\u2019ignore qui est tel conseiller ou tel obscur politicien, il s\u2019esclaffe.Un peu plus et il me demande si je suis au courant pour Barabbas dans la Passion.En gros, finis-je par comprendre, ce «South Sider » craint l\u2019embourgeoisement blanc de son quartier, de son univers, un processus déjà entamé mais auquel il associe maintenant les Obama, qui habitent Kenwood-Hyde Park, juste à côté.«Pour le pays, cette élection est un excellent symbole», dit-il.Mais au plan local, il estime que Barack, Michelle et leur petite famille parfaite sont l\u2019incarnation de l\u2019embourgeoisement de sa communauté et, partant, de la transformation de son identité.Et ça, ça l\u2019agace.M.Carter n\u2019est pas contre le développement économique de Bronzeville, d\u2019Englewood (un autre ghetto) et de tous ces autres quartiers noirs qui forment le South Side.En fait, il a même présidé le dernier sommet «Black Wall Street» de Chicago et il veut encourager les entrepreneurs et commerçants noirs à s\u2019installer ici.Mais la démolition des anciens HLM en décrépitude et même des immeubles habités par des Noirs de la classe moyenne, qui sont remplacés par des condominiums, l\u2019inquiète, car il ne croit pas que ce sont des Noirs qui s\u2019installeront dans les nouveaux logis.Et même si tout cela est d\u2019abord piloté par les villes et par les promoteurs, les Obama participent à cette transformation, parce qu\u2019ils montrent de cette partie du South Side \u2013 la plus proche du centre-ville, dont fait aussi partie leur quartier \u2013 une image au pire banalement accessible, au mieux carrément cool.Une des grandes réussites de la campagne de Barack Obama a été sa capacité de convaincre les Noirs américains d\u2019aller voter, ce qu\u2019ils font peu d\u2019habitude, tout en éveillant l\u2019enthousiasme d\u2019électeurs blancs qui se sont identifiés notamment à son style de vie de classe moyenne, à la fois attirant et réaliste.Son mariage est solide, sa maison très confortable.Sa femme est avocate, diplômée des grandes universités, et veille sur les enfants du couple tout en menant une vie aisée.Hier, chez la designer Maria Pinto, on pouvait encore trouver la robe turquoise à 795$ qu\u2019elle a portée à la convention démocrate.Lui va au gym, conduit un VUS hybride et s\u2019étonne du prix de la roquette (2,95$ pour un petit paquet) chez Whole Foods, chaîne de supermarchés spécialisés en produits bio et naturels.En outre, même si Barack aime bien le soul food de MacArthur\u2019s, le couple fréquente aussi des restaurants plutôt chic, que ce soit le mexicain haut de gamme Topolobampo, où j\u2019ai lunché jeudi pour 40$, ou l\u2019italien Spiaggia, où j\u2019ai soupé hier de lapin à la pancetta et de pâtes aux sardines pour 80$, en sautant un service, après avoir croisé plusieurs dames en manteaux de fourrure.Bref, on est loin de la vie dans les projects.On est dans une vie aisée, américaine, sans identité culturelle plus noire qu\u2019une autre.Et c\u2019est cela qui n\u2019a pas l\u2019air d\u2019enthousiasmer M.Carter.En me parlant, il me montre une photo parue à la une de son journal.On y voit les panneaux publicitaires annonçant la reconstruction de Lake Meadows, un grand complexe immobilier de Bronzeville.Sur l\u2019image, un jeune couple blanc sourit, à pleines dents, comme s\u2019ils étaient dans une annonce d\u2019eau de Javel.Balade à Bronzeville DE NOUS RELEVER» VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! ACTUEL 9 Astrologie du jour ACTUEL 7 Forum A14 et 15 Horaire télévision ARTS 10 Loteries A6 Monde A13 et 16 Personnalité ACTUEL 10 Petites annonces ACTUEL 6 Sudoku A18 Météo Neige en après-midi, maximum -9, minimum -12.ACTUEL 8 PHOTO BLOOMBERG lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C H E 18 JA N V I ER 20 0 9 A 3 BRUNO BLANCHET COLLABORATION SPÉCIALE NAIROBI \u2014 À la veille du sacre du premier président afro-américain, la capitale kényane est sous haute tension.Des militaires armés patrouillent dans les rues, mitraillette à la main, le doigt sur la détente.À leur approche, il ne faut surtout pas faire de geste brusque ni de drôles de face, car ils sont très nerveux.Et ils ont plus d\u2019une raison de l\u2019être.Cette semaine, à Nairobi, un homme est entré dans un autobus, a volé le fusil d\u2019un gardien de sécurité qui rentrait sagement à la maison et l\u2019a abattu à bout portant, avant de dépouiller la vingtaine de passagers de tous leurs biens, à la pointe du revolver.À 16h.Puis, le lendemain, des bandits déguisés en travailleurs de la construction ont réussi un coup fumant: ils ont pénétré dans le siège social de la Standard Chartered Bank et ont dérobé 1,26 million de shillings (20 000$ CAD) au nez et à la barbe des autorités, en plein jour, devant le bureau des archives nationales du Kenya! Et c\u2019est sans compter le nombre de meurtres, de viols et d\u2019agressions signalés dans le journal chaquematin, en page 6 ou 12, comme des faits divers sans importance.Alors, comment l\u2019élection d\u2019un fils du Kenya pourra-t-elle changer le quotidien trouble du pays de son papa?« Barack Obama n\u2019est pas kényan! Il est luo!» Dennis travaille à la gare de Nairobi.Il vient de Kisumu, ville située dans la même région que le village natal du père du futur président des États-Unis.Et il tient absolument à la précision, car il est lui aussi du groupe ethnique luo, vous l\u2019aurez deviné! Détail?Le Kenya est déchiré depuis toujours par une guerre de clans.Pendant la convention démocrate, il y avait même ici des gens qui prenaient parti pour Hillary Clinton parce qu\u2019ils appartenaient à des groupes ennemis des Luo.Y en aura pas de facile.«Go, Obama, go ! » Au Coin des amis, le Friends Corner, Steve Fita finit son deuxième 10 onces de brandy.Il est 20h.Il a commencé à boire à 17h.Son truc?Il mélange le brandy avec du lait.«Ça passe mieux.J\u2019ai même pas l\u2019impression de boire! Hi hi!» En disant cela, il s\u2019endort, le menton sur la poitrine.Au-dessus de sa tête, au mur, est accroché un calendrier avec le visage de Barack Obama et la mention «Yes we can!».Un message qui figure sur de nombreuses affiches de la cité.O.K.Et «nous pouvons» quoi, au juste ?Outre les problèmes de violence liés aux conditions économiques, le pays vit une crise politique très grave.Comme beaucoup d\u2019autres, Eunice, employée de l\u2019hôtel Greton, ne fonde pas grand espoir sur l\u2019élection d\u2019Obama.Surtout en ce qui concerne le Kenya.«Il ne pourra rien faire pour nous parce que ça aurait l\u2019air d\u2019être du favoritisme.Et puis il a déjà assez de boulot chez lui!» Voilà.Ici, on fêtera assurément, le 20 au soir.Par fierté.Mais aussi pour oublier, le temps d\u2019un party, que le lendemain les militaires patrouilleront encore dans les rues, le doigt sur la détente.KENYA Le doigt sur la détente Bruno Blanchet voyage dans le monde entier depuis quatre ans et demi, et il partage régulièrement ses impressions avec les lecteurs de La Presse.Présentement à Nairobi, il constate que la violence, la misère et les rivalités ethniques tempèrent l\u2019enthousiasme suscité par l\u2019investiture du premier président afro-américain.LA FIERTÉ DE LA FAMILLE NAIROBI \u2014 «C\u2019était une surprise pour nous de le voir devenir président, mais on savait qu\u2019il était capable de grandes choses.» Au moment où il s\u2019apprêtait à s\u2019envoler pour Washington, où il assistera à la prestation de serment de son neveu, l\u2019oncle de Barack Obama, Saïd, a accordé une entrevue téléphonique à La Presse.Saïd Obama ne cache pas sa fébrilité à l\u2019idée d\u2019aller féliciter son neveu en personne.Il accompagnera la délégation dont fait partie Mama Sara, grand-mère paternelle du président, et quelques autres membres de la famille kényane d\u2019Obama.Le mystère entoure plusieurs détails de ce périple, qui a été orchestré par les services secrets américains.Le frère cadet du père de Barack Obama est très fier de voir un des siens devenir l\u2019un des hommes les plus puissants de la planète.«Ça signifie beaucoup pour la famille, c\u2019est un grand honneur.Son père serait très fier de lui », confie Saïd Obama, qui a rencontré son neveu à quelques reprises au Kenya.Barack Obama parle d\u2019ailleurs de quelques-unes de ces rencontres dans son autobiographie, Les rêves de mon père.L\u2019oncle Saïd avait notamment guidé le politicien dans les rues de Kogelo, le village ancestral du clan Obama, dans l\u2019ouest du pays.La nomination de son neveu a attiré beaucoup de mouvement dans cette bourgade de 4000 âmes, constate Saïd Obama.«Beaucoup de gens viennent aussi à la maison.Ils croient qu\u2019on a de l\u2019argent, qu\u2019on peut les aider.Ils oublient que je suis toujours mécanicien, raconte l\u2019oncle du président.L\u2019attention médiatique sur la famille est parfois agaçante.J\u2019ai dû mal à bouger tellement mon téléphone sonne sans arrêt.» \u2013 Hugo Meunier OBAMA VERS LA MAISON-BLANCHE KENYA NAIROBI KENYA AFRIQUE PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Un Kényan arbore un macaron à l\u2019effigie de Barack Obama.L\u2019arrivée au pouvoir de M.Obama pourra-t-elle changer le quotidien trouble du pays de son papa?IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII CAROLINE TOUZIN PORT-AU-PRINCE\u2014 À deux jours de la prestation de serment du premier président noir des États- Unis, la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, y voit «un pas majeur non seulement pour les États-Unis et pour les Noirs de ce monde, mais aussi pour l\u2019humanité ».De passage dans la première république noire du monde, Mme Jean a rappelé que le pays qui a élu Barack Obama est celui-là même qui a fondé sa prospérité sur la ségrégation raciale.Mme Jean anticipe une «affinité » entre Barack Obama et Haïti, son propre pays d\u2019origine.À un moment de leur histoire, les États-Unis et Haïti ont tous deux senti la nécessité de s\u2019affranchir «au nom de la liberté, de l\u2019égalité et de la fraternité », a expliqué la première gouverneure générale noire du Canada.Tout en précisant ne pas avoir parlé au politicien ni l\u2019avoir rencontré, Mme Jean croit que «M.Obama sait très bien aussi que cette histoire vécue en Haïti est aussi un peu la sienne».«On peut espérer que ce sera un renfort de plus, peut-être, dans l\u2019esprit de solidarité et d\u2019accompagnement avec Haïti», a indiqué Mme Jean, «l\u2019enfant du pays », comme on la surnomme ici.La première ministre d\u2019Haïti, Michèle Pierre-Louis, partage l\u2019enthousiasme de Mme Jean.Le 4 novembre dernier, jour de l\u2019élection présidentielle américaine, elle se trouvait aux États-Unis.Elle s\u2019est empressée d\u2019envoyer un mot à Barack Obama, adressant les félicitations de «la première république noire au premier président américain noir», raconte Mme Pierre-Louis, qui a étudié aux États-Unis.La dirigeante âgée de 60 ans compare l\u2019élection de Barack Obama à la révolution haïtienne de 1804, «unique et transcendante ».«C\u2019est un symbole de combat.Le parcours d\u2019Obama nous porte à réfléchir.Il nous montre qu\u2019on ne peut pas attendre les bras croisés qu\u2019il se passe quelque chose », explique cette nouvelle venue en politique.Elle ne se fait toutefois pas d\u2019illusion sur l\u2019intérêt que la Maison- Blanche portera à Haïti.«Il y a 10 000 autres choses qui préoccupent les Américains: la crise financière, l\u2019Afghanistan, l\u2019Irak, l\u2019Iran, la Chine, etc.Nous devrons leur montrer qu\u2019on sort de nos luttes intestines, des coups d\u2019État, de l\u2019instabilité politique, bref que nous devenons des adultes compétents préoccupés par l\u2019avenir du peuple haïtien», conclut-elle.Club Barack Obama d\u2019Haïti À Port-au-Prince, des admirateurs du futur président des États-Unis ont fondé le club Barack Obama d\u2019Haïti l\u2019été dernier.À l\u2019occasion de l\u2019assermentation, mardi, le club fera dire une messe dans une église évangélique baptiste de Pétionville, le quartier riche de la capitale.« No us pr i e r o n s p o u r qu\u2019Obama suscite un mouvement de réveil spirituel, social et collectif.Et nous prierons aussi pour qu\u2019un homme de son envergure dirige un jour Haïti », explique le président-fondateur du club, Me Osner Févry, avocat qui a fait des études au Canada et aux États-Unis.Le club installera des téléviseurs dans l\u2019église pour pouvoir suivre en direct la cérémonie de prestation de serment.Chaque week-end, ce club formé d\u2019une centaine de professionnels, d\u2019intellectuels et d\u2019étudiants haïtiens se réunit pour débattre de la vision qu\u2019a Barack Obama de l\u2019Amérique.«En Haïti, les dirigeants et les gens d\u2019affaires ont tendance à être très conservateurs.Nous voulons diffuser les idées sociales d\u2019Obama et les mettre en contraste avec les idées néolibérales de nos décideurs », ajoute Me Févry.Haïti est le pays le plus pauvre d\u2019Amérique.Pendant près de 30 ans, la famille Duvalier y a imposé un régime dictatorial, qui a été suivi d\u2019une période d\u2019instabilité politique.En avril dernier, les émeutes de la faim ont causé le départ du premier ministre du pays, Jacques-Édouard Alexis, qui a été remplacé en août par Michèle Pierre-Louis.> UNE ZONE DE GUERRE PACIFIÉE, À LIRE EN PAGE A13.«Un pas majeur pour l\u2019humanité » De passage en Haïti, Michaëlle Jean salue l\u2019arrivée du premier président noir des États-Unis HAÏTI PORT-AU-PRINCE États-Unis lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C H E 18 JA N V I ER 20 0 9 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll STÉPHANE LAPORTE COLLABORATION SPÉCIALE CHRONIQUE Il pleut au lac des Français.Mon cousin Martin et moi, on est assis par terre, dans un coi n du c ha le t.On regarde un livre.C\u2019est la vie du président Kennedy illustrée pour les enfants.Les grands sont trop occupés pour nous le lire, alors je fais la lecture à mon cousin.Je viens de terminer ma première année.On en a pour la journée ! À la première page, il y a un dessin d\u2019un gamin en train de jouer au football.Je balbutie le texte en dessous : «Le petit John, que tous ses amis appellent Jack, aime beaucoup le sport même s\u2019il a une grave maladie au dos.» On tourne la page.On voit John, un peu plus vieux, un chapeau carré à pompon sur la tête : « John est très bon à l\u2019école et il obtient son diplôme de la fameuse université Harvard.» À droite, il y a un dessin d\u2019un homme qui nage en traînant quelqu\u2019un sur son dos.Au loin, il y a un bateau qui coule: «Durant la guerre, John est lieutenant dans la marine.Son patrouilleur, le PT109 est coulé par un destroyer japonais.John sauve la vie d\u2019un membre de l\u2019équipage en le traînant sur son dos jusqu\u2019à la rive.» Wow! Martin et moi, on se regarde.John est notre héros.Quel courage! En plus, il avait mal au dos! On tourne la page.On le voit recevoir une médaille.Puis faire un discours devant plein de gens qui crient «Jack! Jack! Jack!» «John entreprend une carrière politique en se faisant élire à la Chambre des représentants.» Tourne la page.Il y a une grande église avec une belle mariée devant qui tient le bras de John: «John épouse la belle Jacqueline Bouvier.» C\u2019est vrai qu\u2019elle est belle.«Ensemble, ils ont quatre enfants.» On voit John jouer au ballon avec eux.Puis il y a un dessin d\u2019un gros macaron sur lequel il est écrit «Vote for JFK»: «John devient le candidat démocrate aux élections américaines.» Et là, il y a une grande illustration sur deux pages avec plein de ballons qui tombent, plein de gens contents et John, les bras dans les airs, avec sa femme à côté de lui.«Le 8 novembre 1960, John est élu président des États-Unis.» Re-wow! Président des États- Unis! On a beau être petits, on sait que c\u2019est big.Tourne la page.On voit un Blanc donner la main à un Noir sous l\u2019oeil amical du président : « John voit à ce que tous les Américains soient traités également.» Puis il y a un dessin de Kennedy qui montre la Lune.«John promet qu\u2019un homme marchera sur la Lune avant la fin de la décennie.» Marcher sur la Lune comme Tintin, mais pour vrai ! Nous sommes subjugués.Je dis à mon cousin: «John, il est encore plus fort que Batman ! » C\u2019est l\u2019ultime compliment.Puis il y a un dessin de John assis dans une chaise berçante, la tête penchée: «Son dos le fait souffrir de plus en plus, mais il n\u2019en parle jamais.» C\u2019est décidé, jamais plus je me plaindrai, moi non plus.Page suivante, on voit le président parler à des milliers de gens devant un gros monument: «John va partout dans le monde transmettre son message de paix.» C\u2019est le plus beau livre qu\u2019on ait jamais lu.Avec le plus beau des héros.On tourne la page.On n\u2019aurait pas dû.Il y a un dessin de John grimaçant dans une voiture: «Le 22 novembre 1963, John est assassiné à Dallas.» Martin et moi, on se met à pleurer fort.Très fort.On est sous le choc.Dernière page : un cercueil sur lequel est posé le drapeau américain.« Toute l \u2019Amérique est en deui l de son plus grand président.» Ça finit comme ça.Triste comme ça.Ça ne se peut pas! John ne ressuscite pas comme Jésus.Ou comme Superman.Le Petit Chaperon rouge ne sort pas du ventre du loup après avoir été mangé.Jackie et John ne vivront pas heureux jusqu\u2019à la fin des temps.Martin et moi sommes inconsolables.C\u2019est le premier conte de fées qu\u2019on lit qui finit mal.On n\u2019était pas prêts à ça.Nos mères viennent à notre rescousse: «Pourquoi pleurez-vous, les gars?Qui a fait mal à qui?\u2013 Personne ! John est mort ! John est mort !» John est mort ?! Ça va faire quatre ans, mais pour nous, c \u2019est comme si ça venait de se produire.Ma mère essaie tout pour que j\u2019arrête de pleurer.Me donner du dessert avant le dîner.Me proposer d\u2019aller au cinéma.Me donner la permission de me coucher plus tard.Rien n\u2019y fait.Je reste en sanglots.Elle réussit finalement à calmer ma peine en disant : «Dans les vraies histoires, tout le monde meurt, même le héros.Mais un jour, un autre héros arrive pour continuer ce qu\u2019il a fait.C\u2019est pour ça qu\u2019il y a des enfants, pour remplacer les héros disparus.\u2013 Ça veut dire que l\u2019histoire de John n\u2019est pas vraiment finie?\u2013 C\u2019est ça.L\u2019histoire de John va inspirer l\u2019histoire de quelqu\u2019un d\u2019autre.\u2013 Martin! Martin! Arrête de pleurer ! L\u2019histoire est pas encore finie!» Ça fait plus de 40 ans.Plus de 40 ans qu\u2019on attend la suite de notre histoire.Martin au ciel et moi en bas.Il aura fallu un enfant qui avait le même âge que nous.Un enfant différent.Tellement différent que jamais on n\u2019aurait cru qu\u2019il pouvait devenir président.Mais il a réussi parce qu\u2019il avait l\u2019étoffe d\u2019un héros.On est au milieu de son conte de fées à lui.On a vu le dessin de son père au Kenya, on a vu le petit Barack naître à Hawaii, on l\u2019a vu jouer au basket, on l\u2019a vu étudier à Harvard, aider les gens à Chicago, épouser sa belle Michelle et devenir président des États-Unis, un soir, dans un grand parc.Les prochaines pages serontelles aussi belles?Aussi magiques?On ne peut que l\u2019espérer.Et souhaiter qu\u2019elles ne seront jamais aussi tragiques que celles du héros avant lui.Ou devraisje dire des héros avant lui ?Abraham Lincoln, John Kennedy, Martin Luther King.Une chose est sûre, son conte de fées ne finira pas, car il a déjà inspiré plein d\u2019enfants.Et l\u2019un d\u2019eux, dans 30 ans ou dans 50 ans, sera le prochain héros ou la prochaine héroïne de tous les enfants en manque d\u2019idéal.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : stephane@stephanelaporte.com Le conte de fées ne finira pas «Dans les vraies histoires, tout le monde meurt, même le héros.Mais un jour, un autre héros arrive pour continuer ce qu\u2019il a fait.C\u2019est pour ça qu\u2019il y a des enfants, pour remplacer les héros disparus.» NICOLAS BÉRUBÉ LOS ANGELES \u2014 Les Américains viennent-ils de réussir le plus grand coup de marketing de l\u2019histoire ?En passant d\u2019un président universellement mal-aimé à un président désigné le plus populaire depuis des décennies, les États- Unis viennent de changer leur image de façon radicale.Presque du jour au lendemain, la superpuissance belliqueuse et isolationniste est redevenue un phare de la démocratie, un exemple de la suprématie des idéaux sur le cynisme et les vieux démons du racisme.Et personne n\u2019e st mieux placé pour le constater que les immigrés.Originaires duCanada, d\u2019Europe et d\u2019ailleurs, ils ont choisi d\u2019habiter aux États-Unis.Sous Bush, leur situation inquiétait leurs compatriotes et suscitait les railleries.Depuis l\u2019arrivée d\u2019Obama, par contre, le téléphone s\u2019est remis à sonner.Les amis sont euphoriques.C\u2019est le retour du balancier: les États-Unis sont à nouveau cool.«Il y a plusieurs années, quand j\u2019ai annoncé à mes voisins que je déménageais aux États-Unis, ils m\u2019ont dit : Oh, tu passes en territoire ennemi», explique Randolf Hillebrand, un Allemand de 36 ans qui habite à Santa Monica, en Californie.«C\u2019était au début de la guerre en Irak.Les gens en avaient ras le bol de l\u2019attitude des États-Unis.» Aujourd\u2019hui, M.Hillebrand, qui dirige une agence de marketing en ligne, sent que le vent a tourné à 180°.«Maintenant , les gens me demandent de leur rapporter des affiches d\u2019Obama quand je rentre en Allemagne, dit-il.J\u2019ai aussi des amis qui planifient un voyage aux États-Unis, ce qu\u2019ils n\u2019auraient pas fait sous Bush.La victoire d\u2019Obama a amené beaucoup de bons sentiments.Les gens voient désormais le pays sous un jour favorable.» Pour Nicolas Bertrand, un Québécois qui habite et travaille aux États-Unis depuis bientôt cinq ans, le changement de mentalité a été très rapide: «Avant, je devais toujours argumenter avec mes amis au Québec.Je leur disais que les Américains ne sont pas tous comme Bush, qu\u2019il y a beaucoup de gens progressistes, ici.Depuis la victoire d\u2019Obama, tout le monde le sait.Je n\u2019ai plus besoin de toujours m\u2019expliquer.» L\u2019un des résultats de la victoire d\u2019Obama, dit-il, auraété dechanger la perception que les Américains ont d\u2019eux-mêmes.«Il y a quelques années, plusieurs Américains me disaient qu\u2019ils songeaient à immigrer au Canada ou en Europe.Ça revenait souvent dans les conversations.Aujourd\u2019hui, les gens sont soulagés et optimistes.Ils trouvent que leur pays est à nouveau intéressant.» La crise économique calme le jeu Baptiste Andrieux, un Français propriétaire d\u2019une firme d\u2019effets spéciaux à Los Angeles, a émigré aux États-Unis en 2001.Il dit avoir vu ses compatriotes changer d\u2019opinion face aux États-Unis depuis quelques mois.«Avec Obama, on retrouve l\u2019Amérique de la démocratie, l\u2019Amérique pionnière, l\u2019Amérique qui fait rêver.Il y a un enthousiasme fou autour de lui.Tout le monde l\u2019aime.» Or, la déroute de Wall Street et la récession qui s\u2019installe ont, une fois de plus, montré à la face du monde que l\u2019Amérique n\u2019est pas nécessairement un exemple pour le reste du monde.«La planète entière souffre parce que les Américains ont voulu s\u2019en mettre plein les poches, dit M.Andrieux.Il y a une soif du profit qui est incroyable, un capitalisme complètement débridé.C\u2019est difficile de ne pas montrer les Américains du doigt pour ces excès.» Nicolas Bertrand partage cette critique.«La récession est directement liée à une certaine irresponsabilité des États-Unis.Je crois que tout le monde en est conscient.En ce sens, l\u2019élection d\u2019Obama ne change pas toute la donne.Mais disons qu\u2019avec lui le capital de sympathie des Américains est revenu en territoire positif.C\u2019est déjà tout un changement.» De zéro à héros L\u2019élection d\u2019Obama a changé l\u2019image des États-Unis aux yeux du monde «Avec Obama, on retrouve l\u2019Amérique de la démocratie, l\u2019Amérique pionnière, l\u2019Amérique qui fait rêver.Il y a un enthousiasme fou autour de lui.» OBAMA VERS LA MAISON-BLANCHE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C H E 18 JA N V I ER 20 0 9 A 5 Admission générale 15 $ Admission générale avec carte «Accès Montréal» ou sur présentation d\u2019un transfert d\u2019autobus ou de métro de la STM ou avec carte CAA-Québec.*13 $ Étudiants et 65 ans et plus (avec carte) 12 $ Étudiants et 65 ans et plus, détenteurs de la carte «Accès Montréal» ou sur présentation d\u2019un transfert d\u2019autobus ou de métro de la STM ou avec carte CAA-Québec.*10 $ Enfants (6 à 12 ans accompagnés d\u2019un adulte) 5 $ Enfants de moins de 6 ans Gratuit Forfait famille (2 admissions générales et 2 enfants) 34 $ Taxes incluses *Rabais applicable à la billetterie du Palais des congrès Heures d\u2019ouverture Tous les jours, la billetterie fermera 2 heures avant la clôture du Salon.Du vendredi 16 janvier au samedi 24 janvier 10 h à 22 h Dimanche 25 janvier 10 h à 20 h Service offert gratuitement aux enfants de 2 à 10 ans Achat en ligne : www.salonautomontreal.com Place-d\u2019Armes Une réalisation de la Corporation des Concessionnaires d\u2019Automobiles de Montréal Inc.PRÉSENTÉ PAR 16 AU 25 JANVIER 2009 PALAIS DES CONGRÈS DE MONTRÉAL En collaboration avec Tous les manufacTuriers seronT présenTs.venez comparer, magasiner eT vous amuser.faiTes la renconTre du véhicule de vos rêves au salon de l\u2019auTo 2009 ouverT JusQu\u2019À 22h vous invite à faire un essai routier de l\u2019un des modèles de nouvelles technologies.en rouTe VERT l\u2019avenir Prenez le virage vert avec En route vert l\u2019avenir présenté en collaboration avec Ressources Naturelles Canada et apprenez tout sur les véhicules écoénergétiques.ford escape hybride Certaines conditions s\u2019appliquent.En collaboration avec 100% élecTriQue 1665665A ACTUALITÉS VIOLAINE BALLIVY L\u2019Hôpital général du Lakeshore est dans l\u2019embarras après que le corps d\u2019un nourrisson mort-né eut été trouvé dans la machine à laver d\u2019une blanchisserie de Montréal, vendredi.L\u2019Hôpital a fait son meaculpa, hier, et reconnu d\u2019emblée qu\u2019une «erreur » était à l\u2019origine de l\u2019incident.En fin de journée, vendredi, les restes du nouveau-né ont été découverts par les employés de la Buanderie Qualité, à laquelle l\u2019hôpital de Pointe-Claire confie son linge.En état de choc, ils ont immédiatement appelé la direction de l\u2019hôpital, qui a bien été forcée de reconnaître que la dépouille d\u2019un bébé mort-né avait disparu.«On a fait des vérifications et on a conclu rapidement qu\u2019un corps manquait et que c\u2019était celui-là », a expliqué Louis- Pascal Cyr, porte-parole de l\u2019établissement.Visiblement secouée, la direction de l\u2019hôpital du Lakeshore a immédiatement ouvert une enquête interne et promis de faire toute la lumière sur les circonstances qui ont fait en sorte que la dépouille se retrouve dans cette machine à laver alors qu\u2019elle aurait dû se trouver à la morgue.M.Cyr n\u2019a pas été en mesure de fournir le protocole interne de l\u2019hôpital en cas de décès, «mais il n\u2019a pas été respecté», a-t-il reconnu en entrevue à La Presse.«Sans présumer des conclusions de l\u2019enquête, il s\u2019agirait d\u2019une erreur humaine.» Des employés de la maternité ont déjà été interrogés vendredi et hier.«On ne veut pas jeter de blâme, mais comprendre ce qui s\u2019est passé pour s\u2019assurer qu\u2019une telle situation ne puisse jamais, jamais se reproduire », a dit M.Cyr.Tout porte à croire qu\u2019un coroner pourrait aussi être chargé du dossier puisque l\u2019un d\u2019eux a pris contact dès vendredi avec l\u2019Hôpital général du Lakeshore, a précisé M.Cyr.La porteparole officielle du Bureau du coroner n\u2019a toutefois pas été en mesure, hier, de confirmer qu\u2019il y aura bien enquête.Des poursuites possibles Mais cette histoire pourrait aussi se transporter devant les tribunaux, estime l\u2019avocat Jean- Pierre Ménard, spécialisé en droit de la santé.Les parents pourraient exiger une compensation pour les dommages moraux qu\u2019ils ont subis.«Les hôpitaux ont des règles strictes à suivre pour offrir à la famille la possibilité de faire des funérailles.La perte d\u2019un enfant est déjà traumatisante, et ce choc supplémentaire pourrait nuire à leur deuil », a-t-il relevé.L\u2019Hôpital a d\u2019ailleurs dépêché une équipe de psychologues auprès des parents et des travailleurs de la Buanderie Qualité, dont plusieurs ont subi un violent choc nerveux vendredi.«Le tiers de mes employés sont des femmes, des mères, elles sont nerveuses, elles pleurent, c\u2019est très difficile.Personne n\u2019a la tête à travailler », a souligné hier Daniel Hébert, propriétaire de l\u2019entreprise de la rue Fullum.C\u2019est sa femme, Annie, qui a trouvé les restes du bébé.«Elle les a tenus dans ses mains.C\u2019était la panique, tout le monde pleurait, c\u2019était épouvantable, a-t-il raconté.On trouve parfois des dentiers, des lunettes ou des appareils orthophoniques, mais ce qui s\u2019est passé vendredi ne s\u2019explique pas.Il y a un manque grave à l\u2019hôpital.» Bébé mort-né découvert dans une buanderie L\u2019hôpital du Lakeshore fait son mea-culpa SARA CHAMPAGNE Le ménage qu\u2019a fait la police il y a quelques années n\u2019était pas suffisant.Le nombre de commerces de prêt sur gages, communément appelés pawn shops, a triplé depuis 15 ans à Montréal.Et la vente de biens volés demeure omniprésente.Avec des centaines d\u2019accusations portées chaque année pour recel, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a décidé de serrer la vis aux prêteurs sur gages.Dorénavant, les propriétaires de ce type de commerce devront s\u2019a fficher clairement et rendre des comptes quotidiennement.Rue Ontario, plus on va vers l\u2019est, plus ces commerces sont nombreux.Le quartier est défavorisé.Les devantures des prêteurs sur gages sont rutilantes, colorées.«Achatrachat », annonceComptantOntario, à deux pas du boulevard Pie-IX.Le propriétaire, Yves, explique qu\u2019il est en affaires depuis 16 ans.Il n\u2019est pas inquiet de la nouvelle loi.«Acheter du stock volé, ça ne m\u2019intéresse pas, assure-t-il.Moi, j\u2019enregistre tous les jours mes données dans le système informatique de la police, avec les numéros de série, la description, etc.Je pense que, depuis que le SPVM a sévi dans les cavernes d\u2019Ali Baba, la situation s\u2019est améliorée à Montréal.Le recel se fait surtout dans la rue et sur l\u2019internet.» N\u2019empêche.L\u2019an dernier, en une centaine de visites, une unité d\u2019enquête a retrouvé 156 objets volés dans le nord de Montréal.Le nombre d\u2019objets volés était sensiblement le même en 2007.Bon an mal an, on porte plus de 150 accusations sous différents chefs liés au vol.Avec la nouvelle loi, approuvée cette semaine par le comité exécutif de la Ville de Montréal, les prêteurs sur gages devront obligatoirement tenir un registre informatique à jour.Les articles qui n\u2019ont pas de numéro de série, comme les bijoux, devront être photographiés.Et les brocanteurs ne pourront plus refuser une visite «surprise» des 500 enquêteurs qui ont accès au registre sur le territoire de Montréal.«On avait auparavant huit règlements différents dans la région», explique le commandant Guy Ouellet, de la division Nord, un quartier particulièrement riche en commerces de prêt sur gages.«Avec la nouvelle loi, les règles sont plus précises.Et les amendes passent du simple au double», ajoute le commandant.L\u2019analyste du SPVM pour la région Nord, Pierre Urbain, a colligé des données pour mesurer l\u2019ampleur du problème.Selon lui, les voleurs ne s\u2019intéressent plus aux mêmes objets.On parle maintenant de vols de iPod, de iPhone et de GPS, des appareils qui ont souvent la même allure mais qui ont un numéro de série.L\u2019homme précise qu\u2019au moins 30% des biens ne sont pas inscrits dans le registre informatique de la police de Montréal.La nouvelle réglementation qui sera soumise au prochain conseil municipal, le 26 janvier, viendra donc donner du mordant aux enquêtes sur le terrain.La police serre la vis aux prêteurs sur gages llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE La direction de l\u2019hôpital du Lakeshore a admis qu\u2019une erreur \u2013 probablement humaine \u2013 est à l\u2019origine du fâcheux incident survenu vendredi.« Les hôpitaux ont des règles strictes à suivre pour offrir à la famille la possibilité de faire des funérailles.La perte d\u2019un enfant est déjà traumatisante, et ce choc supplémentaire pourrait nuire à leur deuil.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 6 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C H E 18 JA N V I ER 20 0 9 L\u2019ostéoporose peut progresser de façon insidieuse et sans douleur jusqu\u2019à ce que vous subissiez une fracture.Une fracture de la hanche ou de la colonne pourraient avoir des conséquences désastreuses.Si vous êtes retenu, vous profiterez d\u2019une analyse approfondie pour évaluer votre état de santé et tout le traitement est gratuit.Votre implication est essentielle.Le nombre de place est limité.Investigateur: Dr.Richard Kremer Profil des sujets HOMMES AGÉS DE 65 ANS ET PLUS Durée de l\u2019étude: 24 mois Pour obtenir plus de renseignements Prière de contacter la coordonnatrice Nancy Renouf au (514) 934-1934, poste 35718 COMBATTONS L\u2019OSTÉOPOROSE 1686007 Résultats des tirages du : Jour - Mois - Année - Signe En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.Ventes totales : gAgnAntS LotS Participation gratuite 7/7 6/7+C 6/7 5/7 4/7 3/7+C 3/7 compl.Résultats des tirages du : 1150776 09 21 390 044 $ 1 11 15 16 31 39 47 12 6 133 8 072 178 148 164 208 1 479 217 17 000 000,00 $ 40 588,80 $ 1 831,00 $ 102,50 $ 10,00 $ 10,00 $ 2 500 000 $ 2009-01-17 08 12 20 28 39 47 10 01 23 29 40 41 43 25 30 JAnVIER 70 VERSEAU 2009-01-16 04 09 10 12 13 17 23 25 29 31 33 36 40 41 46 51 59 62 63 66 676 4327 6134436 04 16 17 20 23 Prochain gros lot (approx.) : Service d'abonnement aux loteries sur terminal : les gagnants reçoivent leur chèque par la poste ! 1 866 628-4783 MC GaGnez plus avec le numéro tanGo ! Salon deS métierS d\u2019art ,75+& 10/5!&/'$(&.&/'(;& 7\"1(& dU 5 aU 21 déCemBre 2008 999 Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAL OPINION apcote@lesoleil.com DROITS RÉSERVÉS LIONEL MENEY M.Meney est linguiste et lexicographe.Il est l\u2019auteur du «Dictionnaire québécoisfrançais » (Guérin, Montréal) et de «Main basse sur la langue.Idéologie et Interventionnisme linguistique au Québec» (à paraître).Le Conseil supérieur de la languefrançaise (CSLF)doit bientôt présenter à laministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, un avis sur la norme linguistique, c\u2019est-à-dire sur la variété de français que l\u2019État québécois devrait choisir comme modèle pour la langue de l\u2019administration et de l\u2019enseignement.Depuis des décennies, deux positions s\u2019affrontent.Selon les uns, les Québécois doivent s\u2019approprier la norme commune à tous les francophones, indépendamment de leurs appartenances nationales, le «français standard international».Selon les autres, ils doivent opter pour une norme propre, nationale, «endogène » (créée sur le territoire québécois), le «français québécois standard».Lors de la création de l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF), c\u2019est la norme internationale qui avait été choisie comme modèle: «La norme, affirmait-on alors, qui, au Québec, doit régir le français dans l\u2019administration, l\u2019enseignement, les tribunaux, le culte et la presse, doit, pour l\u2019essentiel, coïncider à peu près entièrement avec celle qui prévaut à Paris, Genève, Bruxelles, Dakar et dans toutes les grandes villes d\u2019expression française.» Il s\u2019agissait de la norme des élites francophones, urbaines et internationales.Cette norme laissait la place à une certaine variation en fonction des besoins d\u2019expression de chaque nation.Mais depuis une trentaine d\u2019années, ce sont les «endogénistes» qui tiennent le haut du pavé, imposant leurs vues dans les organismes chargés des politiques linguistiques.La voix des partisans du français standard international a été étouffée et leurs propositions ne sont plus prises en compte depuis longtemps.Dans ce contexte, le discours prononcé par le président du CSLF, Conrad Ouellon, devant le congrès de la Fédération internationale des professeurs de français en juillet dernier présente un intérêt particulier, car on peut présumer, sans faire injure aux autres membres de l\u2019organisme, que s\u2019y trouvent déjà probablement la plupart des thèmes, sinon des positions que l\u2019avis présentera à la ministre.(\u2026) Déficit important Répondant à la questionde savoir quelle langue on doit enseigner dans les écoles, non seulement M.Ouellon reconnaît l\u2019existence du «français standard international », mais il affirme que c\u2019est cette variété de français qui doit être enseignée: «Laquestion, dit-il, n\u2019est pas nouvelle et la réponse demeure la même: c\u2019est le français standard, avec sa norme internationale commune.» Quand il assigne comme objectif pour tout francophone «la pleine maîtrise du français et de ses divers niveaux de langue», on ne peut que l\u2019approuver.On sait que les jeunes Québécois présentent un déficit important en vocabulaire et utilisent involontairement de nombreux anglicismes.Pourra-t-on dire de nos élèves qu\u2019ils maîtrisent le français tant qu\u2019ils emploieront des centaines de formes inconnues et incomprises de leurs camarades des autres pays francophones, tant qu\u2019ils ignoreront autant de termes couramment utilisés par ces derniers?Comment pourrait-on atteindre cet objectif de pleinemaîtrise de la langue sans enseigner le français standard international?Justement, les résultats d\u2019un sondage effectué par l\u2019OQLF nous apprennent que, pour 77% des Québécois, le français enseigné dans les écoles du Québec doit être le français international.Dans la même ligne, pour 88% des sondés, on devrait utiliser les mêmes grammaires et les mêmes dictionnaires partout dans la francophonie.Le président du CSLF n\u2019a pas pu ne pas tenir compte de ces éléments d\u2019information.On le voit: la société est prête.Le choix du français standard international comme norme linguistique ne présente que des avantages.Il fournirait immédiatement aux enseignants et aux élèves un modèle linguistique et des ouvrages de référence, sans attendre une hypothétique description d\u2019un «standard québécois» qui fasse consensus.Il nous intégrerait encore plus à notre communauté linguistique naturelle, la communauté francophone internationale.Il élargirait notre marché linguistique et culturel; améliorerait nos communications avec les autres francophones; favoriserait l\u2019intégration des immigrants francophones; motiverait les anglophones à apprendre le français.Espérons que les membres du CSLF tiendront compte de ces éléments avant d\u2019arrêter leur décision et que la ministre saura répondre aux voeux majoritaires des Québécois et défendre les intérêts supérieurs d\u2019un Québec qui a un impérieux besoin de prolongement international pour survivre en tant que nation francophone.Il n\u2019y a que des avantages Tout porte à croire que le Québec va trancher en faveur du français standard international PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE L\u2019adoption du français standard international comme norme linguistique fournirait aux élèves un modèle linguistique et des ouvrages de référence, sans attendre une hypothétique description d\u2019un «standard québécois» qui fasse consensus.Depuis une trentaine d\u2019années, ce sont les « endogénistes » qui tiennent le haut du pavé, imposant leurs vues dans les organismes chargés des politiques linguistiques.Dénonçons les fautifs ! Dès le début de la période glaciale que nous vivons depuis trois jours, je me suis empressée de diminuer le degré de chaleur de ma maison à 18-19 degrés durant le jour, et à 15 degrés la nuit.Je précise que nous ne souffrons nullement de cette situation puisque nous ajoutons un gilet de laine et une paire de chaussettes à nos vêtements habituels.En même temps, nous évitons d\u2019utiliser la laveuse à linge et la sécheuse, de même que le fourneau.Aucune lumière ne demeure allumée à l\u2019extérieur.Voilà, je fais ma part ! Mais les autres ?Je suggère que des amendes soient émises aux propriétaires de ces demeures qui laissent allumées leurs stupides décorations des Fêtes toute la soirée et la nuit.Je propose aussi que chaque citoyen collabore au programme d\u2019économie d\u2019énergie en signalant aux policiers le numéro civique des demeures fautives.Personnellement, je suis prête à collaborer à ce projet.J\u2019ajoute qu\u2019il faudrait inclure à la liste de délinquants nos dirigeants d\u2019entreprises publiques dont les lampadaires et lumières intérieures et extérieures demeurent allumées tous les soirs et les nuits, incluant certains édifices d\u2019Hydro-Québec.Viviane Poulin, Saint-Hyacinthe CELI pour qui ?Le ministre fédéral des Finances nous a fait cadeau d\u2019un nouveau compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt.Si je dépose 5000$ par année, je ne paierai pas d\u2019impôt sur les intérêts engendrés et je pourrai retirer mon argent comme bon me semblera.Ça, c\u2019est la théorie.Mais à la pratique, est-ce une si bonne affaire?Calculons : je dépose 5000$ à intérêt élevé, soit au maximum à 3%.Les intérêts me donneront 150$ pour un an.Les banques se sont lancées à fond de train dans les CELI.Pourquoi donc?Les frais bancaires.En effet, gare aux frais bancaires.Vous pourriez payer des frais annuels de 50$ à 80$, des frais de retrait de 15$ à 25$, ainsi que des frais de transfert de 50$ à 135$.Ainsi, il se peut bien qu\u2019en fin d\u2019année, vous subissiez une perte de capital.Roland Bazerghi FORUM@LAPRESSE.CA PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Montréal est en déni.Plutôt que d\u2019embrasser son climat nordique, la ville et ses habitants accueillent l\u2019hiver comme une catastrophe chaque année.Or le froid sibérien des derniers jours demeure une exception.L\u2019hiver montréalais n\u2019est pas si désagréable, au contraire.Pourquoi ne pas l\u2019exploiter davantage plutôt que de le combattre comme nous le faisons?Il suffit d\u2019aller visiter le site de Tourisme Montréal pour constater à quel point nous nous racontons des blagues: la superbe vidéo promotionnelle qui accueille le visiteur lui présente un Montréal 100% estival.Pas un seul flocon, que des images de festivals en plein air, de terrasses et de marchés publics.Un peu plus et on se croirait à Barcelone\u2026 Ce refus d\u2019accepter la réalité d\u2019une moitié de l\u2019année nous nuit énormément.If you can\u2019t beat them, join them, disent les Anglais.C\u2019est l\u2019attitude que nous devrions adopter pour traverser les mois de novembre à mars sans devenir fous.Pourquoi ne pas faire de Montréal LA ville d\u2019hiver en Amérique du Nord?Bien sûr, on compte déjà quelques événements hivernaux: Igloofest qui débutait ce week-end, La fête des Neiges, qui commence samedi prochain, et le Festival Montréal en lumières, à la fin février.Le problème c\u2019est que ces deux événements ne durent pas assez longtemps.La fête des Neiges, par exemple, devrait offrir des activités tous les week-ends, de décembre à la fin mars (en autant qu\u2019il y ait de la neige).Montréal a l\u2019immense chance d\u2019avoir deux îles à proximité du centre-ville, accessibles par métro.Pourquoi ne pas y développer des activités hivernales comme on l\u2019a fait au mont Royal : pistes de ski de fond, raquette, promenade en traîneau à chien et patinoire.Ce ne sont pas tous les Montréalais qui ont accès à un chalet pour pratiquer des sports d\u2019hiver.Bien sûr, hiver ne rime pas avec plein-air pour tout le monde (et Montréal ne recevra pas toujours de si importantes quantités de neige).L\u2019urbain pur et dur devrait lui aussi pouvoir trouver quelques agréments à vivre dans une ville au climat nordique.Pour rendre les débuts d\u2019hiver plus conviviaux, Montréal devrait importer le concept de marché de Noël, ces charmantes échoppes qu\u2019on retrouve dans certaines villes scandinaves et européennes (la ville de Longueuil en compte un) où on peut s\u2019arrêter pour boire un verre de vin chaud, manger une bouchée et acheter un objet artisanal.Dans le même ordre d\u2019idée, on devrait transformer la rue Prince-Arthur en immense terrasse hivernale.Il suffit de chauffer les terrasses avec des braseros et d\u2019offrir des couvertures chaudes aux clients pour que cette rue abandonnée durant la saison froide devienne un incontournable de l\u2019hiver montréalais.Montréal n\u2019exploite pas suffisamment son potentiel hivernal.Comment se fait-il qu\u2019on ne patine toujours pas sur le canal Lachine ?Pourquoi ne transforme- t-on pas certaines pistes cyclables en piste de ski de fond lorsqu\u2019il y a suffisamment de neige?Comment se fait-il que notre centre-ville s\u2019endort dès le premier flocon de neige?Faudrat- il que Montréal se dote d\u2019un conseiller à l\u2019hiver?Vivre l\u2019hiver Faudra-t-il que Montréal se dote d\u2019un conseiller à l\u2019hiver?lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 14 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C H E 18 JA N V I ER 20 0 9 FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ALAIN DUBUC adubuc@lapresse.ca COLLABORATION SPÉCIALE GAÉTAN FRIGON Après avoir occupé différents postes de direction dans le commerce de détail pendant près de 40 ans, notamment à la SAQ, l\u2019auteur est aujourd\u2019hui copropriétaire de plusieurs entreprises, dont Publipage Inc.Quand j\u2019étais tout jeune, les appareils téléphoniques dans les villages étaient aussi gros que les ordinateursdetabled\u2019aujourd\u2019hui.Sur le devant de ces appareils était inscrit en grosses lettres: «The Northern Electric and Manufacturing Company Limited.» C\u2019était l\u2019ancêtre duNortel d\u2019aujourd\u2019hui.Cette entreprise, après avoir été partiellement la propriété de Bell Canada en 1949, en étaitdevenueunefilialeàpartentièreen1964.Elle était reconnue pour son avant-gardisme et, en 1976, changea son nompour Northern Telecom, vu son implication dans les télécommunications en général.S\u2019en suivirent de belles années de croissance, notamment dans le numérique où l\u2019entreprise fit preuve d\u2019une créativité peu commune allant même jusqu\u2019à vendre des composantes numériques à des entreprises téléphoniques du Japon alors que l\u2019inverse était la norme.L\u2019implication de Northern Telecom dans l\u2019internet en fit rapidement un leader mondial et sa réputation était sans tache.Après avoir à nouveau changé son nom pour celui plus simple de Nortel, l\u2019entreprise se lança tête baissée dans le développement de la fibre optique.Presque seule dans ce domaine au début, l\u2019avenir semblait s\u2019annoncer sans nuages.Mais dans undomaine en croissance comme la fibre optique, on ne demeure pas longtemps seul dans la course.Arriva alors ce qui devait arriver: la compétition devint féroce en même temps que la bulle technologique commençait à prendre l\u2019eau.Que du feu\u2026 Mais les investisseurs n\u2019y voyaient que du feu et achetaient du Nortel à la pelle.Bientôt, les actions de Nortel se transigèrent à plus de 100$ chacune, donnant à l\u2019entreprise une valeur boursière totale de près de 400 milliards de dollars, ce qui était de la pure spéculation étant donné que l\u2019entreprise ne faisait pas ou faisait peu de profit.Presque tous les investisseurs, petits comme gros, se devaient d\u2019avoir du Nortel dans leur portefeuille pour ne pas passer pour des ignorants ou pour des gens qui ne savent pas reconnaître une opportunité quand elle passe.Mais quand les actions de Nortel dégringolèrent à moins de 2$, ce sont surtout les petits investisseurs qui y laissèrent leur peau.C\u2019était la première fois au Canada qu\u2019on était témoin d\u2019une telle débâcle.On ne peut certes pas blâmer Nortel pour l\u2019éclatement de la bulle technologique puisque ce sont les investisseurs qui sont responsables de la montée fulgurante des actions.C\u2019est l\u2019espoir d\u2019un gain rapide qui a causé cette folie.Les gestionnaires de Nortel sont responsables de la suite.Ils se sont mis à trafiquer les chiffres pour démontrer que l\u2019entreprise demeurait en bonne posture pour rebondir, que ce n\u2019était qu\u2019une mauvaise passe.Pourtant, ces gestionnaires ne pouvaient faire autrement que de connaître la situation réelle de Nortel puisqu\u2019ils avaient le nez dans les chiffres.Les faux résultats se succédèrent pendant plusieurs années faisant de Nortel un géant aux pieds d\u2019argile et, du même coup, brisant la réputation de l\u2019entreprise.Or, dans un monde axé sur les communications, le plus important pour une entreprise demeure sa réputation.Et une fois la réputation de Nortel entachée par de fausses prévisions et de faux résultats, il était évident que l\u2019inévitable se produirait un jour, à savoir la faillite ou la protection contre les créanciers, car les clients avaient perdu confiance.Aujourd\u2019hui, dans le monde entier, Nortel fait partie des crapules de la trempe des Enron et des autres faussaires financiers qui, par leur appétit du gain facile, ont fini par faire tomber ces géants autrefois légendaires.Nortel aura réussi à faire perdre de l\u2019argent deux fois aux investisseurs, une première en créant de faux espoirs et une seconde par la fraude.De la gloire à la déchéance Aujourd\u2019hui, dans le monde entier, Nortel fait partie des crapules de la trempe des Enron et des autres faussaires financiers La mesure la plus visible du plan de relance du gouvernement Charest, un crédit d\u2019impôt à la rénovation immobilière, qui pourrait retourner 250 millions dans les poches des contribuables, a été accueillie avec un certain scepticisme.Le gouvernement libéral prévoit que 170 000 ménages pourraient profiter de la mesure.Les chefs péquiste, Pauline Marois, et adéquiste, Mario Dumont, qualifient d\u2019irréaliste la cible du gouvernement libéral et doutent qu\u2019autant de gens aient les moyens de faire une telle dépense cette année.Le programme subventionne les travaux de rénovation qui dépassent 7500$.Au-delà de cette somme, les ménages auront droit à un crédit d\u2019impôt de 20%.Par exemple, pour des travaux de 17 500$, ils recevraient 2000$ en crédits remboursables.Avec des travaux de 20 000$, ils toucheraient le maximum, 2500$.Derrière cette incrédulité se profileune conception tout à fait fausse de la nature des difficultés économiques que nous vivons.Comme si nous étions dans les années 30, quand le chômage atteignait 25% et que la production avait été réduite du tiers.Il est vrai que le Québec, même s\u2019il résiste mieux à la tourmente que ses voisins, est néanmoins entré en récession, qui sera en principe suivie, plus tard cette année, d\u2019une reprise timide.Une récession, c\u2019est un recul de l\u2019activité économique.En 2009, selon les prévisions, la production globale sera inférieure d\u2019un demi d\u2019un pour cent à celle de 2008.C\u2019est un choc considérable pour une économie dont la logique repose sur la croissance.Mais l\u2019activité économique ne disparaît pas pour autant, elle reste presque au même niveau qu\u2019avant.Les gens continuent de manger, de se divertir, de consommer.Par exemple, les mises en chantier baisseront au Québec de 50 000 à 40 000; il y aura quand même 40 000 nouvelles maisons.Les ventes d\u2019auto ont chuté de 7% en novembre; il s\u2019est néanmoins vendu 129 000 véhicules.Les gens continuent aussi de travailler et de faire de l\u2019argent.On prévoit par exemple une augmentation du chômage de 7,3% à 8,5% au Québec.Cela représente 50 000 chômeurs de plus, 50 000 drames.Mais 91,5% des travailleurs auront toujours un emploi, le plus souvent sans détérioration des conditions de travail.Les Québécois des classes moyennes ont vu leurs épargnes fondre avec l\u2019effondrement des cours boursiers.Les revenus de la plupart des Québécois n\u2019ont pas baissé et ils ont autant les moyens de rénover que l\u2019an dernier.Les gens ne sont pas pris à la gorge.C\u2019est d\u2019ailleurs pourquoi l\u2019engagement électoral du PQ, un crédit d\u2019impôt pour aider les propriétaires à payer leur hypothèque, était à côté de la plaque.Ce qui a changé, pour la plupart, c\u2019est l\u2019incertitude, le fait qu\u2019on ne sait pas ce qui va se produire, combiende temps le marasme économique va durer, si on risque de perdre son emploi.C\u2019est ce que mesurent les indices de confiance des consommateurs qui sont fortement en baisse.Et c\u2019est ce qui incite les gens à la prudence, les amène à épargner, à remettre leurs gros projets à plus tard.Ils ne sont pas ruinés, ils ont peur.Dans ce contexte, un crédit d\u2019impôt qui va peut-être les convaincre de rénover cette année, plutôt que l\u2019an prochain, est justement le genre de mesures qui peut aider à réactiver l\u2019économie.C\u2019est réaliste, parce que bien des gens ont les moyens de rénover.C\u2019estmoral, parce que la rénovation permet d\u2019augmenter la valeur d\u2019un actif.C\u2019est efficace, parce que l\u2019impact peut être rapide, qu\u2019il est réparti dans les régions, et qu\u2019il favorise bien plus les industries locales qu\u2019une baisse d\u2019impôt qui donnerait peut-être le goût d\u2019acheter une télé à écran plat fabriquée en Corée.Rénovation domiciliaire Les Québécois ont-ils les moyens?Un crédit d\u2019impôt à la rénovation immobilière est justement le genre de mesures qui peut aider à réactiver l\u2019économie.PHOTO ARMAND TROTTIER, ARCHIVES LA PRESSE Le gouvernement libéral prévoit que 170 000 ménages pourraient profiter du crédit d\u2019impôt à la rénovation immobilière.LISEZ LE BLOGUE DE L\u2019ÉDITO www.cyberpresse.ca/edito DANIEL LAPOINTE L\u2019auteur est directeur général de l\u2019Institut canadien des actuaires.Le ministre de l\u2019Emploi et de l a Sol ida r i t é sociale, SamHamad, vient d\u2019élever au rang de priorité la mise en oeuvre de mesures législatives pour protéger les régimes de retraite.Avec sa loi qui vise à atténuer les effets de la crise financière à l\u2019égard des régimes de retraite, le ministre Hamad donne le ton et lance un signal qui, souhaitonsle, saura inspirer le gouvernement fédéral et les autres gouvernements provinciaux.Il faut toutefois garder à l\u2019esprit que les mesures annoncées ne font que répondre à ce qui est le plus urgent et ne viennent pas régler les problèmes fondamentaux avec lesquels doivent composer depuis trop longtemps les régimes de retraite à prestations déterminées (RRPD).Les RRPD sont en déclin et évoluent dans un contexte devenu de plus en plus difficile en ra ison notamment d\u2019une réglementation lourde, de modifications aux normes comptables et de l\u2019incertitude quant à l\u2019a ffectation des excédents.Les RRPD jouent pourtant un rôle important pour la sécurité financière des retraités et pour la santé économique de l\u2019ensemble de la société.Le gouvernement a intérêt à les soutenir et à créer un environnement favorable à leur prospérité.L\u2019initiative du ministre Hamad jouit de l\u2019appui de représentants des milieux syndical et patronal.Il est rassurant de constater que ces acteurs importants du milieu de travail s\u2019accordent pour hisser au rang de priorité les enjeux liés aux régimes de retraite.L\u2019Institut canadien des actuaires réclame depuis longtemps la tenue d\u2019un sommet national sur les régimes de retraite.Le premier ministre du Québec, Jean Charest, agit également à titre de président du Conseil de la fédération et se trouve dans une position privilégiée pour rallier ses homologues des autres provinces à l\u2019importance d\u2019organiser de toute urgence un sommet semblable.Il faut un sommet national Le ministre Hamad élève les régimes de retraite au rang de priorité Les régimes de retraite à prestations déterminées jouent un rôle important pour la sécurité financière des retraités et pour la santé économique de l\u2019ensemble de la société.Quand les actions de Nortel dégringolèrent à moins de 2$, ce sont surtout les petits investisseurs qui y laissèrent leur peau.PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES PC On ne peut blâmer Nortel pour l\u2019éclatement de la bulle technologique d\u2019il y a quelques années, mais les gestionnaires sont responsables de la suite alors qu\u2019ils se sont mis à trafiquer les chiffres pour démontrer que l\u2019entreprise demeurait en bonne posture pour rebondir.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C H E 18 JA N V I ER 20 0 9 A 15 D\u2019APRÈS AFP ET AP JÉRUSALEM \u2014 Après 22 jours d\u2019une offensive sans précédent dans la bande deGaza, Israël a proclamé la nuit dernière à 2h (heure locale) un cessez-le-feu unilatéral après avoir reçu de Washington l\u2019assuranceque cesserait la contrebande d\u2019armes vers le territoire palestinien, selon un responsable gouvernemental.Des pourparlers avec l\u2019Égypte se poursuivent sur cette épineuse question.L\u2019État hébreu soutient qu\u2019il a « atteint ses objectifs et même au-delà », assené un coup «très sévère» au Hamas et rétabli sa « capacité de dissuasion ».Mais de l\u2019avis même du premier ministre sortant, Ehoud Olmert, Tsahal maintiendra ses troupes dans le territoire.Un retrait des forces sera envisagé lorsque les tirs de roquettes palestiniennes cesseront.«Si l\u2019ennemi décide de nous attaquer, l\u2019armée israélienne aura les coudées franches pour riposter », a déclaré M.Olmert dans une adresse à la nation à Tel-Aviv.Israël reprendra l\u2019offensive et même l\u2019intensifiera «si nécessaire», a renchéri le ministre de la Défense, Ehoud Barak.Le Hamas a quant à lui promis de poursuivre le combat et affirmé qu\u2019il ne tolérerait pas la présence «d\u2019un seul soldat » israélien sur le sol de Gaza.Hier, le mouvement islamiste a continué de tirer des roquettes contre le territoire israélien, dont deux se sont abattues à Ashdod et Ashkelon, sans faire de blessé.Derrière cette déclaration se profilent toutefois des divergences : si la direction en exil du Mouvement de la résistance islamique a choisi la ligne dure, les responsables à Gaza, après trois semaines de lourdes pertes, semblaient prêts à négocier, et une délégation continuait de discuter hier au Caire.Charm el-Cheikh sera l\u2019hôte aujourd\u2019hui d\u2019un sommet international destiné à appeler à une trêve durable.L\u2019annonce du cessez-le-feu survient le jour même où Israël s\u2019est encore attiré les foudres des Nations unies à la suite d\u2019une nouvelle bavure.À Beit Lahya (Nord), le bombardement d\u2019une école de l\u2019ONU a tué deux frères de 5 et 7 ans qui y avaient trouvé refuge, selon des sources médicales et des témoins.Hier, les attaques israéliennes se sont poursuivies de manière sporadique, faisant au total une dizaine de morts.Crimes de guerre ?John Ging, directeur des opérations à Gaza de l\u2019Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).a sévèrement condamné cet assaut.Au nom des enfants et des autres innocentes victimes du conflit, M.Ging se demande si des crimes de guerre ont été commis.«Il faudra répondre à cette question », soutient-il.En trois semaines de combats, au moins 1200 Palestiniens ont été tués, dont 410 enfants et 108 femmes, et plus de 5300 ont été blessés, selon les services d\u2019urgence de Gaza.D\u2019après le Centre palestinien des droits de l\u2019homme à Gaza, 65% des morts sont des civils.Côté israélien, 10 militaires et trois civils ont péri durant la même période.L\u2019armée israélienne a évalué à plus de 500 le nombre de combattants du Hamas tués au cours de la guerre.M.Olmert a présenté ses «regrets» pour le nombre élevé de victimes civiles chez les Palestiniens tout en rejetant la responsabilité sur le Hamas, accusé d\u2019avoir «pris en otage la population».Peu avant cette annonce, le cabinet de sécurité israélien avait voté à une forte majorité pour le cessez-le-feu unilatéral.«Premier pas» L\u2019Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a qualifié cette décision de «premier pas» qui «devrait être suivi par un accord de trêve durable, la fin du bouclage de Gaza et le retrait des troupes» de ce territoire, selon Nabil Abou Roudeina, joint par téléphone.Les États-Unis ont pour leur part salué le cessez-le-feu unilatéral dans un communiqué signé par la secrétaire d\u2019État américaine, Condoleezza Rice, La veille, Mme Rice avait paraphé avec la ministre des Affaires étrangères israélienne, Tzipi Livni, un accord bilatéral à cette fin, mais leur homologue égyptien, Ahmed Aboul Gheit, a affirmé que Le Caire n\u2019était pas «lié» par cet accord.Mme Rice a en outre félicité l\u2019Égypte pour « ses efforts » visant à obtenir un règlement du conflit .Depuis le début du conflit, le 27 décembre, Le Caire a mené une médiation pour tenter d\u2019obtenir un cessez-le-feu négocié entre Israël et le Hamas , qui contrôle la bande de Gaza depuis son coup de force de juin 2007 contre l\u2019Autorité de M.Abbas.Dans une lettre commune envoyée aux dirigeants israélien et égyptien, l\u2019Allemagne, la France et le Royaume-Uni se sont dits pour leur part prêts à contribuer à la lutte contre la contrebande d\u2019armes.L\u2019un des principaux objectifs d\u2019Israël pendant ses opérations a été de bombarder les tunnels par lesquels le Hamas fait entrer des armes et des roquettes en territoire palestinien.Selon un porteparole militaire, l\u2019armée de l\u2019air a bombardé hier une centaine de tunnels de contrebande entre l\u2019Égypte et Gaza.Avec le New York Times Un cessez-le-feu, mais.GAZA LUEUR D\u2019ESPOIR PHOTO MOHAMMED SALEM, REUTERS Nouvelle bavure israélienne hier à Gaza.Tsahal a bombardé une école onusienne à Beit Lahya (nord), faisant deux jeunes victimes qui y avaient pourtant trouvé refuge.Cette fillette, qui a fui sa maison avec les membres de sa famille durant l\u2019offensive israélienne, n\u2019a pu que constater les dégâts.MEHDI FEDOUACH ET ADEL ZAANOUN AGENCE FRANCE-PRESSE GAZA \u2014 Il est minuit à Gaza.La rue Omar al-Mokhtar est déserte.Quelques lumières, alimentées par des générateurs, scintillent dans des maisons.Croyant repérer un client, un des rares chauffeurs de taxi s\u2019arrête.Questionné par l\u2019AFP, il répond: «Le cessezle- feu ?Je n\u2019ai pas confiance» avant de redémarrer.Peu auparavant, des bombardements ont eu lieu à Rafah, dans le Sud.Une silhouette s\u2019approche d\u2019un pas pressé.Un jeune homme, Abed Abou Raouf, 16 ans, une casquette sur la tête, rentre chez lui.«Je n\u2019ai pas peur d\u2019eux, lancet- il avec un sourire aux lèvres.Je n\u2019ai peur que de Dieu.» Quelques jeunes se rassemblent.«Ne restez pas immobiles et aussi nombreux au milieu de la route.Ils voient et risquent de vous tirer dessus», leur crie un homme tout en continuant à raser les murs.Dans le ciel, on entend des drones, des hélicoptères, des avions de chasse, sans pouvoir les distinguer en raison de l\u2019obscurité.L\u2019un des jeunes hommes pointe son doigt vers le ciel.«Écoutez ! Comment voulez-vous qu\u2019on leur fasse confiance?» À l\u2019hôpital Chiffa de Gaza, les générateurs ronronnent.Les médecins poursuivent sans relâche les opérations chirurgicales, dans le va-et-vient des ambulances qui continuent de déverser leur lot de blessés.«Je ne leur fais pas confiance.Je ne crois pas à ce cessez-le-feu, lance Kharaf Saadou, un dentiste en blouse verte.De toute façon, les chars israéliens vont continuer à occuper Gaza, et les Palestiniens vont continuer à combattre.Je me vois mal ce soir aller me promener avec mes deux enfants dans les rues.» Ailleurs dans la bande de Gaza, l\u2019ambiance est la même.Ceux qui sont réfugiés dans les écoles de l\u2019ONU craignent de rentrer chez eux, surtout les habitants du nord de la bande de Gaza, qui a connu les combats les plus acharnés.«Je ne peux pas retourner chez moi.Ma maison a été bombardée.Mon fils a été tué, mon mari blessé.J\u2019ai peur pour mes autres enfants», raconte par téléphone Latifa Ghaban, 56 ans, qui a trouvé refuge dans un de ces établissements.Plus tôt, l\u2019endroit a été visé par des tirs israéliens.Deux garçons de 5 et 7 ans ont été tués.Leur mère a eu les jambes sectionnées par l\u2019obus.«Les juifs sont des menteurs.Ils annoncent un cessez-le-feu, mais ils vont continuer à nous bombarder », ajoute la femme.À Tal Hawa, un quartier ravagé du sud de Gaza, on reste terré chez soi.À seulement quelques kilomètres, les chars sont toujours là.«On va voir comment est la situation d\u2019ici à demain matin.Peut-être que j\u2019irai à mon magasin.Si Israël continue ses frappes, je resterai chez moi», lâche stoïquement Achraf Achour, 22 ans, habitant du quartier, lui aussi joint par téléphone.«J\u2019habitais dans les immeubles de Tal Hawa.Mais nous avons dû partir à cause des tirs d\u2019avions et de chars.Je ne pense pas retourner chez moi tant qu\u2019un accord ne sera pas signé entre le Hamas et Israël », ajoute Ihlem Al-Oustaz, une fonctionnaire de 31 ans.Les Gazaouis incrédules Le directeur des opérations à Gaza de l\u2019Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens se demande si des crimes de guerre ont été commis.« Il faudra répondre à cette question.» Pour mieux saisir la portée du cessez- le-feu «unilatéral » décrété par Israël à Gaza, La Presse a interrogé SamiAoun,professeur spécialiséen questions liées auMoyen-Orient de l\u2019Université de Sherbrooke.QQuelles sont les chances de réussite du cessez-le-feu?R Elles sont minimes pour l\u2019instant parce que toute décision unilatérale comporte le risque de déclencher une guerre d\u2019usure, une guérilla de la part du Hamas.C\u2019est de plus un cessez-le-feu de principe qui ne serait pas nécessairement appliqué parce qu\u2019il ne prévoit pas une surveillance neutre ni de mécanisme pour l\u2019appliquer.Une action unilatérale ne peut pas résoudre le problème en profondeur.QQuelle est la prochaine étape?R Le sommet de Charm el Cheikh, qui a lieu aujourd\u2019hui.Si l\u2019Égypte est capable d\u2019y faire adopter une solution négociée avec le Hamas et Israël qui prévoit une longue trêve, alors elle aura réussi son initiative et permis de trouver un arrangement politique acceptable.Un retrait avec échéancier de l\u2019armée israélienne est le critère majeur pour évaluer ce qui se passe à Gaza.QQuelles seraient les conséquences d\u2019un échec ?R Il pourrait plonger la région en entier dans des turbulences très fortes parce que cela enverrait le signal que ceux qui détiennent les clés de la guerre et de la paix ne sont pas les Arabes modérés : l\u2019Égypte, la Jordanie et l\u2019Arabie Saoudite, les trois pays qui croient à une solution négociée avec Israël.Cet affaissement du pouvoir arabe modéré permettrait au conflit de dépasser les limites de la région, et l\u2019ordre politique arabe atteindrait un niveau de crise sans précédent.QPourquoi a Israël a-t-il décidé de décréter ce cessez-le-feu?RLes Israéliens ne veulent pas négocier directement avec le Hamas parce que cela lui donnerait un statut d\u2019interlocuteur officiel.Ils préfèrent imposer un nouvel ordre de sécurité sans faire de concessions politiques.Demain, en Égypte, on saura si la «victoire » de l\u2019armée israélienne s\u2019est traduite en «victoire politique» ou si le Hamas, malgré ses déboires militaires, a pu les traduire par un arrangement en sa faveur.QLe Hamas est-il si affaibli aux plans militaire et politique?R Vu les divisions arabes et dans le monde musulman, on ne peut faire de bilan-éclair.Le Hamas a gagné la guerre de l\u2019image, le soutien de la rue.Mais il faudra voir ensuite si les critiques adressées au Hamas par quelques décideurs et leaders palestiniens, arabes et musulmans auront un impact sur les choix du peuple palestinien au moment des élections.QQuel sera le rôle du Fatah ?Peut-on envisager un rapprochement avec le Hamas ou, à l\u2019inverse, une polarisation?R Pour l\u2019instant, le Fatah est malheureusement très affaibli et la tendance est encore à la montée du Hamas.Au moment où les esprits sont chauffés à blanc, les voies de la modération ou de la diplomatie ne sont pas bien entendues, mais cela pourrait changer.S\u2019il y a un accord régional et international, les Palestiniens vont constater que, même s\u2019il y a eu un blocage diplomatique, il est moins pire que la guerre.QQuels seront les répercussions de l\u2019arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche pour la région?R Onespèrefortementqu\u2019Obama pourra avancer et soumettre une initiative, mais les attentes devraient être plus modérées.Bien que l\u2019équipe deM.Obama soit une équipe clintonienne et que Bill Clinton se soit approché de très près d\u2019une solution possible, il y a eu des changements sur le terrain depuis Camp David.Yasser Arafat, ce chef charismatique et historique, n\u2019est plus là, il y a un risque que la droite israélienne revienne au pouvoir avec Benjamin Nétanyahou.Propos recueillis par Violaine Ballivy D\u2019infimes chances de succès IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 16 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C H E 18 JA N V I ER 20 0 9 1969-2009 ans déjà ! Non compris: Frais de contribution au Fonds d\u2019indemnisation des clients des agents de voyages 3,50 $/1 000$.Compris: Séjour: vol, hébergement, prix par pers.occ.double.Réservations jusqu\u2019au 19 janvier 2009.Titulaire d\u2019un permis du Québec.Cuba en février 1 semaine - tout compris 958$ Départ de Montréal le 3 février.Arenas Blancas 4H Villa Cuba 4H Hôtel Internacional 3.5H Club Gran Caribe Cayo Largo 2.5H 1 semaine - tout compris 1048$ Départ de Montréal le 12 février.1 semaine - tout compris 1068$ Départ de Montréal le 3 février.1 semaine - tout compris 998$ Départ de Montréal le 3 février.1681498A ÀVOS AFFAIRES CONSO UN POURBOIRE DIFFICILE À DIGÉRER PAGE A20 MARC TISON Doit-elle claquer la portière et couper les ponts avec son concessionnaire?Elle craint que le tapis protège- pantalon ne lui glisse de sous les pieds\u2026 « J\u2019ai une Honda 2005 avec 69 000 km, relate Jacqueline.En août 2009, ma location se termine et je peux l\u2019acheter 9000$.» Notre correspondante se demande si elle devrait exercer l\u2019option d\u2019achat.«Comment procéder si je veux vendre la voiture 10 000$ à un particulier?Sinon, quel prix me suggérez-vous?» Questions aussi concrètes que pertinentes\u2026 Les réponses dépendent en partie des intentions du locataire après la fin du bail : louera-t-il une autre voiture?Achètera-t-il une voiture neuve?Une voiture d\u2019occasion?Parce qu\u2019elle prend sa retraite en juin, Jacqueline ne prévoit pas se procurer un autre véhicule.La voiture de son conjoint suffira alors aux besoins du couple.Son dilemme se résume donc à laisser la voiture au concessionnaire ou à la racheter pour la vendre elle-même.Pour exercer l\u2019option d\u2019achat, elle devra acquitter la TPS et la TVQ sur la valeur résiduelle de 9000$, pour un total de 10 158$.Il lui faudra ensuite trouver un acheteur prêt à payer un prix supérieur à cette somme.Dans la plupart des cas, l\u2019opération n\u2019est pas rentable.Mais Jacqueline est chanceuse: «La Honda Civic, et les Honda et Toyota en général, sont parmi les seuls véhicules dont la valeur à la fin du contrat de location pourrait être équivalente ou même inférieure à la valeur marchande, soutient George Iny, président de l\u2019Association pour la protection des automobilistes (APA).Les acheteurs de Honda ou de Toyota arrivent à faire de 1000$ à 1500$ à la fin d\u2019un contrat de location.» Pour justifier le temps et les efforts investis, le bénéfice doit être appréciable.En supposant une dizaine d\u2019heures de labeur, un profit net de 1000$ se traduira par un salaire de 100$ l\u2019heure.Jacqueline se demande comment fixer le prix de vente de sa voiture.La façon traditionnelle consistait à consulter un de ces mystérieux livres noirs ou rouges, qui donnaient la valeur d\u2019un véhicule en fonction de son âge, de ses caractéristiques, du kilométrage parcouru, etc.De nos jours, avec l\u2019internet, il est plus simple de parcourir les sites de petites annonces et de voir combien on demande pour un véhicule équivalent.«Ce sont des prix demandés, ce ne sont pas des prix après négociations », prévient toutefois George Iny, dont l\u2019organisme offre un service d\u2019évaluation à ses abonnés.De nombreuses annonces sont inscrites par des commerçants.Ils doivent fournir une garantie légale pour les voitures lancées sur le marché depuis cinq ans ou moins, ce qui leur accorde une valeur supplémentaire pour l\u2019acheteur.«Vous n\u2019êtes pas commerçant, alors mettez de l\u2019eau dans votre vin », conseille George Iny.Notons au passage que la garantie légale de bon fonctionnement est transférable lors d\u2019un changement de propriétaire.Combien peut valoir la Honda Civic de Jacqueline?«Cette valeur est actuellement à 11 500$, si on regarde sur les différents sites de vente et selon l\u2019expertise de nos services- conseils automobiles», indique Philippe St-Pierre, porte-parole de CAA-Québec.Un joli bénéfice facile à empocher?Ce n\u2019est pas si simple\u2026 LA SUITE EN PAGES A18 ET A19 ILLUSTRATION PHILIPPE TARDIF, LA PRESSE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C H E 18 JA N V I ER 20 0 9 A 17 MARC TISON En août prochain, le bail de la Honda Civic 2005 de Jacqueline arrivera à son terme.La voiture aura une valeur résiduelle de 9000$.Jacqueline songe à exercer l\u2019option d\u2019achat pour revendre la voiture à un particulier avec profit.«Comment procède-t-on?s\u2019enquiert- elle.L\u2019acheteur me donne un chèque certifié et je paie le concessionnaire?» Eh non ! Jacqueline ne peut vendre une voiture dont elle n\u2019est pas déjà propriétaire.Elle aura donc préalablement exercé l\u2019option d\u2019achat chez son concessionnaire.Elle doit verser la valeur résiduelle plus les taxes, soit 10 158$, en attendant qu\u2019un particulier lui rachète la voiture.L\u2019utilisation de cet argent a un coût : perte des intérêts si elle le retire de ses épargnes, ou paiement d\u2019intérêts si elle l\u2019emprunte, par exemple sur sa marge de crédit.En supposant une va leur marchande de 11 500$, selon l\u2019estimation de CAA-Québec, Jacqueline réaliserait un profit de 1342$.La transaction finale sera conclue entre les deux particuliers, qui devront passer le plus tôt possible à une succursale de la SAAQ pour procéder au transfert de propriété.L\u2019acheteur devra alors acquitter la TVQ de 7,5% sur le prix convenu de la voiture, dans notre cas un total de 12 362$.L\u2019acheteur a-t-il des recours?«L\u2019acheteur peut-il revenir contre moi s\u2019il doit débourser des réparations?Je ne pense pas que l\u2019auto ait des vices cachés.J\u2019ai toujours fait faire l\u2019entretien chez le concessionnaire », s\u2019inquiète Jacqueline.Contrairement à un commerçant, Jacqueline n\u2019est tenue de donner aucune garantie de bon fonctionnement en vertu de la Loi de la protection du consommateur.«Si le véhicule est toujours assujetti à la garantie du constructeur, c\u2019est la seule garantie que vous ayez à offrir», explique George Iny, président de l\u2019APA.Cependant, selon le Code civil du Québec, Jacqueline est responsable des vices cachés que pourrait avoir le véhicule.Elle doit être de bonne foi et ne pas taire un problème dont elle aurait connaissance.Sinon, l\u2019acheteur de son véhicule pourrait appliquer les freins et revenir lui poser des questions \u2013 une éventualité qui n\u2019empêche pas des centaines de transactions de se conclure sans problème.Néanmoins, il est plus sûr de remplir un contrat de vente entre particuliers.CAA-Québec et l\u2019APA en proposent à leurs membres.Jacqueline peut se dégager de toute responsabilité en y ajoutant que «la vente est faite sans aucune garantie et aux risques et périls de l\u2019acheteur».Une telle mention risque toutefois d\u2019inquiéter les acheteurs.QUOI FAIRE AVEC SA VOITURE EN FIN DE BAIL UN PEU DE MÉCANIQUE FINANCIÈRE\u2026 À VOS AFFAIRES GARANTIE DES AUTOS D\u2019OCCASION VENDUES PAR UN COMMERÇANT Catégorie Lancement sur le marché* et kilométrage Durée de la garantie de bon fonctionnement A Depuis 2 ans ou moins, si l\u2019auto n\u2019a pas parcouru plus de 40 000 km 6 mois ou 10 000 km B Depuis 3 ans ou moins, si l\u2019auto n\u2019a pas parcouru plus de 60 000 km 3 mois ou 5 000 km C Depuis 5 ans ou moins, si l\u2019auto n\u2019a pas parcouru plus de 80 000 km 1 mois ou 1 700 km D Plus de 5 ans ou si l\u2019auto a parcouru plus de 80 000 km Aucune *Correspond à la date de lancement sur le marché, par le constructeur, des automobiles du même modèle et de la même année de fabrication.SOURCE: OFFICE DE LA PROTECTION DU CONSOMMATEUR Pour éviter de débourser elle-même 9000$ plus TVQ (10 158$), Jacqueline peut emprunter une autre avenue, dans la mesure où son concessionnaire y consent.C\u2019est la stratégie de l\u2019acheteur désigné, suggérée par le président de l\u2019APA, George Iny, et le planificateur financier Éric Brassard.Si le contrat de location prévoit la possibilité d\u2019une substitution, Jacqueline pourrait demander à son concessionnaire de faire la transaction avec son acheteur au prix préalablement convenu avec lui.L\u2019acheteur devra cependant payer la TPS et la TVQ, alors qu\u2019il n\u2019aurait payé que la TVQ s\u2019il avait fait affaire directement avec Jacqueline.Pour faire avaler cette amère pilule à son acheteur, Jacqueline peut lui expliquer qu\u2019il aura droit à la garantie légale d\u2019un véhicule d\u2019occasion, variable selon l\u2019âge et le kilométrage du véhicule.Mais pour un véhicule de quatre ans comme le sien, l\u2019argument d\u2019une garantie d\u2019un mois pèse peu en regard du poids de la TPS.Il est probable que Jacqueline doive plutôt ajuster son prix de vente pour que l\u2019acheteur ne paie pas davantage que si la vente était conclue entre particuliers.Divisé par 1,05 (soit la TPS de 5%), le prix de vente de 11 500$ serait ainsi ramené à 10 952$.Le bénéfice s\u2019établirait donc à 1952$.Toutefois, le concessionnaire n\u2019accordera pas cette garantie ni ne prendra la peine de cette transaction sans un dédommagement conséquent.Si on suppose que Jacqueline lui laisse 750$ pour sa peine, elle empochera encore 1202$.C\u2019est 140$ de moins que si elle avait directement vendu sa voiture à son acheteur, mais elle n\u2019a pas à assumer elle-même la valeur de rachat.Tout est question de négociation.Préalable.STRATÉGIE PEU CONNUE: L\u2019ACHETEUR DÉSIGNÉ LENDEMAIN DE LOCATION 1.Exercer l\u2019option d\u2019achat et faire une vente d\u2019accommodement Lorsqu\u2019on exerce l\u2019option d\u2019achat, on doit acquitter la TPS et la TVQ.Pour une valeur résiduelle de 9000$, comme dans le cas de Jacqueline, il s\u2019agit d\u2019une dépense de 10 158$.On l\u2019a vu, en la vendant à un particulier 11 500$, elle ferait un bénéfice de 1342$.Mais elle pourrait en récupérer davantage avec une vente d\u2019accommodement conclue chez le concessionnaire où elle se procurera sa prochaine voiture.Son acheteur paierait le prix d\u2019achat directement au concessionnaire.Jacqueline bénéficierait alors d\u2019un crédit de taxe sur la valeur de sa voiture de location, comme si elle l\u2019avait elle-même laissée en échange.Son acheteur est prêt à payer une va leur ma rcha nde de 11 500$, soit 12 362$ si on y ajoute la TVQ exigible dans les transactions entre particuliers.Dans le cas d\u2019une vente d\u2019accommodement , pui sque la transaction fait appel à un commerçant, son acheteur devra acquitter la TPS et la TVQ.Pour lui éviter de payer plus que les 12 362$ qu\u2019il aurait versés à l\u2019occasion d\u2019une transaction directe avec elle, Jacqueline ajustera son prix initial de 11 500$ en le divisant par 1,05 (correspondant à la TPS de 5%), soit 10 952$.Ces 10 952$, encaissés par le concessionnaire, seront soustraits du prix d\u2019achat du nouveau véhicule de Jacqueline avant le calcul des taxes.Jacqueline épargne ainsi la TPS et la TVQ qui auraient été appliquées sur cette somme, soit 1410$.En tenant compte du fait qu\u2019elle a réduit son prix de vente de 548$, cette vente d\u2019accommodement lui permet de réaliser un profit de 2204$.C\u2019est 862$ de plus que si elle avait vendu sa voiture directement au particulier.> LA SUITE EN PAGE A19 MARC TISON Règlegénérale, à lafindesonbail, le locataireabesoind\u2019unnouveau véhicule.Outre rendre la voiture au concessionnaire, deux avenues se présentent alors.Faut-il payer de l\u2019impôt ?Il n\u2019y a aucun impôt à payer sur l\u2019argent encaissé lors de la revente de votre voiture.Ce n\u2019est pas un profit, c\u2019est la valeur résiduelle d\u2019un bien que vous avez acheté et qui s\u2019est depuis déprécié.«Vous réduisez vos pertes », exprime le planificateur financier Éric Brassard.PHOTO LA PRESSE Éric Brassard, Planificateur financier ÉCRIVEZ-NOUS! Le cahier À vos affaires du dimanche traite de vos préoccupations en matière de consommation, de finances personnelles et de formation.N\u2019hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et commentaires.DILBERT POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com SUDOKU «OUI, FAIS-LE IMMÉDIATEMENT.» FAIRE QUOI?PUIS-JE IGNORER LES COURRIELS DES GENS QUI N\u2019INCLUENT PAS MONMESSAGE D\u2019ORIGINE DANS LEUR RÉPONSE?OUI, ET TU PEUX LES DÉTESTER AUSSI.LE BONHEUR C\u2019EST DE CHOISIR LE BON CONSEILLER EN ÉTHIQUE.1 9 4 2 5 9 4 3 8 9 3 1 2 6 5 9 8 1 6 3 9 7 5 3 6 2 5 1 8 3 9 7 4 6 7 4 9 6 1 2 5 8 3 3 8 6 4 7 5 2 9 1 6 7 4 9 2 3 1 5 8 9 1 2 5 8 4 6 3 7 8 3 5 7 6 1 4 2 9 5 6 7 3 4 8 9 1 2 4 2 8 1 9 6 3 7 5 1 9 3 2 5 7 8 6 4 1251 1250 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : TRÈS DIFFICILE Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com Par Fabien Savary lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 18 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C H E 18 JA N V I ER 20 0 9 1686066 VOTRE PORTEFEUILLE À LA RETRAITE Présentation : Préserver votre capital à la retraite et retirer des prestations élevées?Communiquer avec moi pour une rencontre personnalisée DANIEL DESAUTELS Conseiller en placement 1-877-657-2920 IAVM est membre du Fonds canadien de protection des épargnants À VOS AFFAIRES 2.Exercer l\u2019option d\u2019achat et conserver le véhicule «Louer pour racheter est en général une mauvaise formule, estime George Iny.Pour quelqu\u2019un qui songe à conserver longtemps son véhicule, on recommande l\u2019achat ab initio, financé pour un maximum de cinq ans.» C\u2019est vrai si on considère la question au début du cycle.Mais qu\u2019en est-il si le problème se pose à la fin du bail, comme dans le cas de Jacqueline?«La garder est l\u2019option la moins chère, par rapport à se procurer une autre voiture neuve», indique le comptable agréé et planificateur financier Éric Brassard, auteur de l\u2019ouvrage Finance au volant.L\u2019écart entre la valeur résiduelle et la valeur sur le marché joue un rôle, mais ce n\u2019est pas l\u2019unique critère de décision.Même si la valeur résiduelle est quelque peu supérieure à sa valeur marchande, cette voiture peut offrir à vos yeux une occasion intéressante.Après tout, vous la connaissez bien: vous en avez été l\u2019unique possesseur.Il faudra sans doute contracter un emprunt dont le taux d\u2019intérêt sera vraisemblablement plus élevé que pour celui d\u2019une voiture neuve.Mais cet intérêt sera calculé sur une somme beaucoup moindre, de telle sorte que les frais d\u2019intérêt pourraient être inférieurs pour la voiture d\u2019occasion.Et comme Éric Brassard le fait pertinemment observer, le coût principal demeure la dépréciation du véhicule, beaucoup plus importante dans le cas d\u2019un véhicule neuf que dans celui d\u2019une voiture d\u2019occasion.Peut-être même vous sera-t-il possible de vous entendre avec le concessionnaire.«Certains constructeurs, principalement du côté des véhicules de luxe, perdent tellement d\u2019argent sur les reprises à la fin des locations que si vous tenez à garder le véhicule, ils seront peut-être prêts à négocier avec vous une valeur inférieure à la valeur au contrat », souligne George Iny.Sinon, rien ne vous empêche d\u2019acheter un véhicule d\u2019occasion similaire, lui aussi de retour de location.Vous pourriez même racheter à l\u2019encan votre propre véhicule! «Demandez à votre concessionnaire de surveiller la vente et de faire une offre pour vous, explique George Iny.Il va peut-être vous demander 500 $ ou 1000$ pour son travail, mais il est fort probable que le prix sera très inférieur à celui inscrit à votre bail.» SOUS LA LOUPE GAÉTAN VEILLETTE PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE Marc Tison Louis aimerait bien être obligé de choisir entre contribuer à son REER ou rembourser l\u2019hypothèque de sa maison.Le problème, c\u2019est que, à 60 ans, il n\u2019a ni l\u2019un ni l\u2019autre.« À la suite de quelques revers financiers, mon mari n\u2019a pu cotiser au REER et nous n\u2019avons pas de maison non plus, expl ique sa conjointe, Francine.Notre situation financière n\u2019est pas reluisante et je m\u2019inquiète pour la retraite, qui est très proche.En fait, je suis presque au bord de la panique à cause de la descente aux enfers des marchés.» Âgée de 54 ans, Francine touche un revenu de 46 000 $, auquel s \u2019ajoute une prime annuelle d\u2019environ3000 $.Elle ne contribue à aucun régime de retraite d\u2019employeur.Après avoir cessé d\u2019exploiter son entreprise, Louis est devenu travailleur autonome.À ce titre, il a gagné un revenu net de 12 000$ en 2008, mais prévoit être engagé par son principal client, à un salaire de 20 800 $ par année.« J\u2019aimerais avoir une idée de notre portrait financier à la retraite, demande Francine.Combien nous faudra-t-i l mettre dans un REER pour atteindre une somme sécuritaire pour l\u2019avenir ?Combien nous faudra-t-il par année pour vivre décemment ?» Le couple, qui vit en appartement, s\u2019of f re un voyage d\u2019environ 6000$ aux deux ans.«En aurons-nous encore les moyens ?» s \u2019i nquiè t e Francine.Un voyage dans le futur Le planificateur financier Gaétan Veillette, du Groupe Investors, a pu établir avec précision la liste des actifs du couple et l\u2019importance des pertes : l\u2019ensemble du portefeuille de Francine a perdu 16% de sa valeur entre mars et décembre 2008.Pas si mal, mais ce taux traduit la prudence de ses investissements.Elle détient 45 000$ en fonds communs et 25 500$ dans des fonds de t ravail leurs, tous en REER.Hors REER, elle possède 24 000$ en certificats de placements garantis (CPG).Enfin, un compte de retraite immobilisé (CRI) contient 4500$ investis en fonds communs.Louis détient 21 000$ en fonds communs et fonds de travailleurs enregistrés, plus un CPG de 6000 $.C\u2019est bien peu, en effet, à cinq ans de la retraite et avec une rente de la RRQ qu\u2019il ne pourra toucher qu\u2019à 80 %.« Le rendement des CPG couvre à peine l\u2019inf lation, souligne Gaétan Veillette.En y ajoutant l\u2019impôt sur le rendement, ce patrimoine évolue de façon négative d\u2019une année à l\u2019autre.» Les dettes de Louis viennent encore plomber un bilan déjà sombre.Il doit régler un arriéré de 4500 $ pour les taxes de vente de sa défunte entreprise.Ses cartes de crédit sont débitées de 5300 $, et sa marge de crédit montre un solde de 1000 $.Il devra enfin verser quelque 920 $ en impôts pour 2008.Gaétan Vei l lette recommande de rembourser ces det tes avec l \u2019épa rgne non enregist rée , à l\u2019except ion des dettes d\u2019a f faires, dont les intérêts sont déductibles fiscalement.Comment se présente la retraite?Pour tâter le terrain, notre planificateur a supposé une inflation de 3%.I l fixe le coût de vie du couple ret ra ité à 90 % de celui de la vie active.«Le coût de vie estimé du couple est de 45 000$ par an, indique- t-il.Le couple a adopté récemment un budget au prorata des revenus, en s\u2019inspirant d\u2019un article qu\u2019il avait lu dans La Presse.» Selon ce budget, il a établi pour Francine un programme de contributions au REER de son conjoint , qui croissent de 2345$ en 2011 jusqu\u2019à 10 000$ en 2017.Dans ces condit ions , le patrimoine du couple aura atteint 212 000$ au moment où Louis abordera la retraite, à 65 ans.Onze ans plus tard, quand Francine aura à son tour atteint cet âge, le pécule se sera gonflé à 364 000 $.En supposant une espérance de vie de 90 ans, le patrimoine résiduel est estimé à 43 000 $ au décès de Francine, en 2044.La marge de manoeuvre est très mince.« Si Francine prenait plutôt sa retraite à 60 ans, le patrimoine de la famille serait entièrement épuisé en 2027, observe notre planificateur.Il est donc primordial de rester au travail jusqu\u2019à 65 ans.» Ces pr év i s ions suppo - sent un budget rigoureux.Si le couple conservait son train de vie actuel durant la retraite plutôt que le réduire à 90%, son patrimoine serait entièrement épuisé en 2034.« Si le coût des voyages futurs s\u2019ajoute au coût de vie actuel jusqu\u2019à la hauteur de 6000 $ aux deux ans, le patrimoine de retraite en sera compromis d\u2019autant , prévient M.Veillette.Certes, les voyages sont bien agréables , mais il y a d\u2019autres destinations ou modes de vacances qui constitueraient un ressourcement plus économique.» Gaétan Veillette leur suggère de réviser leur stratégie de placement pour en amél iorer le rendement, sans trahir pour autant leur profil d\u2019investisseurs.Louis devrait oublier l\u2019idée de commencer à retirer la rente de la RRQ à 60 ans.Outre qu\u2019elle s\u2019ajouterait à son revenu imposable, elle se trouverait réduite de 30% jusqu\u2019à la fin de ses jours, soit 0,5% pour chaque mois en deçà du barème de 65 ans.UNE RETRAITE APRÈS UN REVERS EN AFFAIRES LA SITUATION Après des déboires en affaires, Louis voit venir la retraite à grand pas alors qu\u2019il n\u2019a pas de régime de retraite, qu\u2019il a peu de REER et des revenus bien minces.Sa conjointe, Francine, n\u2019a pas non plus de régime complémentaire.Inquiétudes\u2026 «Nous avons vraiment besoin de l\u2019aide d\u2019un conseiller pour établir une stratégie d\u2019urgence.» \u2014 Francine et Louis LEs DonnÉEs Louis, 60 ans Revenus espérés en 2009: 20 800$ Aucun régime complémentaire de retraite REER: 21 000$ Épargnes non enregistrées : 6000$ Dettes et obligations : 11 700$ Francine, 51 ans Revenus : 49 000$ Aucun régime complémentaire de retraite Compte de retraite immobilisé : 4500$ REER: 70 500$ Épargnes non enregistrées : 24 000$ actifs Encaisse : 16 000$ Aucune propriété LE DiaGnosTic Pas de retraite avant 65 ans, ni pour Louis, ni pour Francine.Avec une contribution optimale aux REER et une réduction du train de vie de retraite à 90% de celui de leur vie active, leur capital suffira tout juste à les amener à l\u2019âge de 90 ans.Écrivez-nous ! Vous aimeriez qu\u2019un planificateur financier examine votre situation ?investissement, immobilier, retraite, héritage, impôt, crédit, budget\u2026 Quelle que soit la nature de vos questions, écrivez-nous ! Les dossiers retenus seront analysés par un spécialiste, dans le cadre de la chronique «sous la loupe ».Voici notre adresse : À vos affaires, 7, rue Saint- Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ou notre courriel : avosaffaires@lapresseaffaires.com planificateur financier, Groupe Investors «Louis devrait évaluer la possibilité de prolonger sa carrière audelà de 65 ans, si la santé le lui permet, afin de laisser son patrimoine de retraite fructifier un peu plus.» \u2014 Gaétan Veillette «si Francine prenait plutôt sa retraite à 60 ans, le patrimoine de la famille serait entièrement épuisé en 2027.il est donc primordial de rester au travail jusqu\u2019à 65 ans.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L a P r E s s E M O N T R É AL DI M A N C H E 18 JA N V I ER 20 0 9 A 19 À VOS AFFAIRES PRODUIT EN QUESTION EN VRAC FRANÇOIS PERREAULT, COLLABORATION SPÉCIALE LES BONS COMPTES FONT LES BONS AMIS STÉPHANIE GRAMMOND Dans les restaurants, les machines de paiement sans fil que les serveurs apportent à la table vont devenir monnaie courante.«Ça se multiplie.En Europe, c\u2019est presque tout ce qu\u2019il y a», souligne François Meunier, vice-président de l\u2019Association des restaurateurs du Québec.«Ici, çavaprendre de l\u2019ampleur avec la transition vers la carte à puce, qui a débuté l\u2019automne dernier, enchaîne-t-il.Comme le client doit entrer son NIP, de plus en plus de restaurants vont migrer vers un mode de paiement sans fil pour éviter que les clients aient à se lever.» Ces machines de paiement ont bien des avantages.Elles sont sûres, car le client garde toujours sa carte en main.Et elles sont pratiques, car elles calculent le pourboire, ce qui évite à certains clients un calcul mental pénible\u2026 surtout après un repas bien arrosé.Auparavant, les clients se fiaient à la somme des taxes.Mais depuis la réduction de la TPS, les taxes représentent seulement 13% de l\u2019addition.Il faut laisser plus, sinon le serveur est lésé.Toutefois, les machines de paiement sans fil ont aussi leurs petits travers, comme l\u2019a constaté M.Millette.15% de quoi ?À la mi-décembre, il est allé manger dans un restaurant de la rue Laurier, à Montréal.À la fin du repas, il a décidé de payer avec sa carte de crédit Visa.Le serveur a apporté à sa table une machine de paiement.Avec les taxes, l\u2019addition s\u2019élevait à 138,11$.M.Millette a validé le total.Puis, la machine a demandé au client s\u2019il souhaitait ajouter 15% de pourboire.Satisfait du service, M.Millette a accepté.Une fois la transact ion conclue, M.Millette s\u2019est étonné que la machine ait calculé un pourboire de 20,72$, soit 15% du total avec taxes.«Ce n\u2019est pas la norme», assure M.Meunier.L\u2019étiquette veut que les clients laissent un pourboire de 15% de l\u2019addition AVANT les taxes.Selon cette règle, M.Millette aurait dû payer 18,33$ de pourboire.Une différence d\u2019environ 2,40$.«Ce n\u2019est pas pour l\u2019argent, mais pour le principe», souligne M.Millette.Il a raison de tiquer, selon l\u2019ARQ.Le restaurant devrait programmer sa machine «de façon plus respectueuse de sa clientèle », considère M.Meunier.18% aux États-Unis Aux États-Unis, certaines machines de paiement à la table sont encore plus ratoureuses.Après avoir validé son addition, le client doit répondre à un petit sondage.La machine lui demande s\u2019il a été très satisfait, moyennement satisfait ou peu satisfait du service.Quand le serveur est à deux pouces de la table, la pression est forte pour que le client réponde «très satisfait».Mais il ne se doute pas que la machine fixe automatiquement le pourboire à 18% pour les clients très satisfaits, à 15% pour ceux qui sont moyennement satisfaits et à 12% pour les insatisfaits.Le client peut toujours décider de ne pas donner le pourcentage prédéterminé, mais c\u2019est un peu plus compliqué et surtout plus gênant\u2026 surtout s\u2019il est obligé de demander au serveur comment faire.Remarquez que, aux États- Unis, le pourboire de 18% est beaucoup plus fréquent qu\u2019au Canada.Certains restaurants l\u2019imposent dès que les clients sont en groupe de six.Quo ique plus ra re au Québec, le pourboire obligatoire existe aussi.Il devient alors taxable.Les restaurateurs calculent 15% du total avant taxes, ils ajoutent le pourboire à l\u2019addition, puis ils calculent les taxes.Au bout du compte, le pourboire s\u2019élève à près de 17%.Vous êtes tombé dans un piège?Vous souhaitez dénoncer des pratiques commerciales douteuses?Faites-nous part de vos problèmes de consommation.Écrivez-nous en fournissant vos coordonnées.Notre adresse : ÀVOS AFFAIRES La Presse / Rédaction, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, Québec, H2Y 1K9 Notre courriel : avosaffaires@lapresseaffaires.com a/s Stéphanie Grammond, Journaliste, La Presse Affaires, 514-285-7070 ÉCHANGES LUCRATIFS Un sondage réalisé auprès des 100 plus importants détaillants internationaux en ligne démontre que moins du tiers permettent aux internautes d\u2019échanger virtuellement en direct avec un représentant.Pourtant, selon Internet Retailer, de 15% à 20% des dialogues virtuels se traduisent par des achats, trois fois plus que les échanges par courriel.CHASSE À L\u2019HOMME La chaîne danoise d\u2019épiceries Fleggaard désirait accroître sa clientèle masculine.Elle a donc mis en ligne une pub de presque trois minutes, où des dizaines de mannequins aux seins nus sautent d\u2019un avion.Résultat: les visites quotidiennes de son site (Fleggaard.dk) ont grimpé de 2000 à presque 40 000.CONSO LE SERVICE L\u2019AFFAIRE EST DANS LE SAC Un souper au resto de 138,11 $ LE HIC La machine de paiement à la table calcule 15% de pourboire sur le total plutôt que sur la somme avant taxes.Une différence d\u2019environ 2,40$.«Ce n\u2019est pas pour l\u2019argent mais pour le principe.»\u2013 M.Millette AU BOUT DU COMPTE L\u2019étiquette veut que les clients laissent un pourboire de 15% sur le total avant taxes.Le restaurant devrait programmer sa machine «de façon plus respectueuse pour sa clientèle», estime l\u2019Association des restaurateurs du Québec.Un pourboire difficile à digérer MARC TISON Rien sur l\u2019étiquette n\u2019indique que c\u2019est pour homme.Mais tout le contenant hurle que c\u2019est un produit «masculin».Les savons en gel pour la douche à usage général \u2013 entendons pour femmes \u2013 sont couramment présentés dans des bouteilles de plastique fuselées, lisses et organiques, dans des tons pastel affadis.Les hommes \u2013 ces maladroits \u2013 ont pour leur part besoin de contenants au relief agressif, striés de cannelures et creusés de prises digitales, pour que leurs grosses mains malhabiles puissent les saisir virilement et extraire la moitié de leur contenu d\u2019une unique et vigoureuse giclée.C\u2019est du moins ce que laisse croire la présentation de certains contenants.«L\u2019image de marque dépend de celui qui parle », observe Luc Goodhue, président et directeur de la création de G branding&design.Or, les bouteilles que nous avons choisies dans un supermarché sont celles de «marques populaires et identifiées aux hommes », selon son expression.D\u2019autres marques plus exclusives adoptent une autre approche, «plus subtile au plan du décodage », indique-t-il.«Chacun a un créneau.» Pour (vrais) hommes FRANÇOIS PERREAULT COLLABORATION SPÉCIALE Ce n\u2019est ni un vélo, ni une trottinette, ni une planche à roulettes, mais un peu tout ça.Magic Wheel, créé en Grande-Bretagne en 2007, se définit comme «un nouveau scooter pédestre ».Il s\u2019agit d\u2019une roue de vélo qu\u2019on chevauche debout, les pieds sur une plateforme installée de chaque côté de sa base.À l\u2019arrière, une roulette de chariot d\u2019épicerie, fixée sur un cadre de plastique, permet de rester en équilibre.L\u2019utilisateur doit se propulser avec des mouvements de jambe, comme sur une trottinette.Une fois en mouvement, il peut placer ses deux pieds sur la plateforme.Le tout pèse environ 6kg, mesure environ 75cm de hauteur et peut transporter une personne pesant jusqu\u2019à 120kg, selon le fabricant.Petit hic, il n\u2019y a pas de guidon (sauf une poignée pour transporter l\u2019objet) ni de frein (on s\u2019arrête en posant les pieds au sol).«On a vu naître des dizaines d\u2019appareils du genre censés renouveler le transport urbain, rappelle, sceptique, Patrick Howe, directeur des relations publiques de Vélo Québec.Habituellement, on ne veut pas les voir sur les pistes ou dans les rues, car ils n\u2019y sont pas adaptés.» Par exemple, l\u2019équilibre précaire pose problème ici.«Un utilisateur risque de devoir se déplacer brusquement de manière latérale, ce qui pourrait causer des accidents, surtout sur les étroites pistes cyclables.» Le fabricant vend l\u2019article 119\u20ac (192$).Le distributeur canadien, Durofitness, de Saint-Léonard, n\u2019a pas répondu à nos messages concernant le prix exigé.magicwheel.durofitness.com MICROSOFT DANS LAMODE Microsoft vient de lancer une gamme de huit\u2026 t-shirts.Les pièces de la collection Softwear évoquent le passé de l\u2019entreprise.Ainsi, l\u2019un des vêtements montre une série de 0 et de 1 qui rappelle les codes binaires informatiques.Un autre arbore d\u2019immenses lunettes, clin d\u2019oeil à celles de Bill Gates, mais aussi à sa vision entrepreneuriale.Magic Wheel : révolution urbaine ou pétard mouillé?UNE BOUTEILLE-CRAVATE La couleur est essentielle pour marquer le territoire masculin.Le shampoing-gel Gillette G est offert dans un contenant gris, marine et bordeaux \u2013 en bref, les couleurs de la cravate à rayures d\u2019un membre du Royal Yacht Club.Utile, le gris, selon Luc Goodhue : «Le gris sera toujours neutre, et on l\u2019associe au chrome.» Et qui dit chrome dit voiture.Les parois latérales du contenant sont marquées d\u2019une série de protubérances en demi-lune qui lui donnent un petit air industriel.La bouteille est néanmoins bien conçue.Elle se dépose du côté du bouchon, pour que le contenu s\u2019accumule contre l\u2019orifice de sortie.Le bouchon, qui se tire pour dégager le canal d\u2019éjection, est large et conique, pour une prise facile.POUR VISER JUSTE La gamme Axe s\u2019adresse sans complexe aux (très) jeunes hommes et joue la carte de la séduction avec la subtilité d\u2019un semiremorque.Il y a quelque chose du pneu de tout-terrain dans les indentations périphériques de la bouteille Axe Vice.Autre hypothèse pour l\u2019inspiration de la silhouette et des textures du contenant : voici une crosse de pistolet Glock.SEX-APPEAL EN FLACON Le dos de la bouteille Axe Vice porte une mise en garde: «L\u2019effet Axe peut, sans s\u2019y limiter, éveiller une attention féminine inlassable et/ou prolonger les soirées.» Deux illustrations résument l\u2019essentiel du mode d\u2019emploi.Première étape: douche.Deuxième étape: deux jolies femmes se pendent à vos bras.Sur la bouteille Axe Shock, au contenu bleu acier constellé de machins brillants, l\u2019inscription est l\u2019oeuvre d\u2019un poète : «Préparez-vous pour la soirée en vue en vous imprégnant de l\u2019effet rafraîchissant de gel douche Axe Shock à l\u2019eau de glacier et à la menthe de grands fonds.Et que la fête continue.» Deux questions.Quelle est la proportion d\u2019eau de glacier ?Et où cueille-t-on la menthe de grands fonds?«J\u2019espère que ces gens ne se prennent pas au sérieux, commente Luc Goodhue, parce qu\u2019ils en mettent trop.» C\u2019est de l\u2019humour pour homme.Poignée Cadre Roue avant Rayon Plateforme Roue arrière Pneu Roue lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 20 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C H E 18 JA N V I ER 20 0 9 "]
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