La presse, 3 février 2009, Cahier A
[" NOUVEL ARSENAL DANS LA GUERRE AUX POUX Ordonnances collectives et peignes électriques MARIE ALLARD PAGE A4 La crise de l\u2019industrie automobile cogne fort.Mais auQuébec, il n\u2019y a plus de raison de s\u2019ennuyer de GM.En fait, les constructeurs québécois de véhicules routiers spécialisés se tirent bien d\u2019affaire.MARTIN VALLIÈRES LA PRESSE AFFAIRES PAGES 2 ET 3 LES IMPÔTS VERSÉS PAR LES ENTREPRISES EN CHUTE LIBRE C\u2019est pire que pendant les récessions des années 80 et 90.Québec est en voie de connaître la plus importante chute de revenus tirés de l\u2019impôt des entreprises depuis au moins 1976.PHILIPPE MERCURE LA PRESSE AFFAIRES PAGE 1 Mon clin d\u2019oeil STÉPHANE LAPORTE La marmotte Ignatieff a vu son ombre, le gouvernement Harper durera au moins six semaines de plus.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 ÀMIRABEL ET SAINT-JÉRÔME Bell Helicopter met à pied 500 travailleurs CATHERINEHANDFIELD PAGE A11 ÇA ROULE! ÀGUICHETS FERMÉS Les Cowboys s\u2019offrent l\u2019Olympia de Paris LOUIS-BERNARD ROBITAILLE ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 L\u2019ÉNIGME KOVALEV Le défi de Carbo LA CHRONIQUE DE JEAN-FRANÇOIS BÉGIN SPORTS PAGE 1 Lang ratera le reste de la saison FRANÇOIS GAGNON SPORTS PAGE 1 NFL Un grand Super Bowl RICHARD LABBÉ À TAMPA SPORTS PAGE 4 125e année No 103 44 pages, 4 cahiers 75¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 89¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Les familles désertentMontréal «Au début, on voulait acheter une maison à Montréal, mais c\u2019était hors de prix » CATHERINE HANDFIELD PAGE A6 EXCLUSIF PHOTO JEAN-FRANÇOIS DUGAS, COLLABORATION SPÉCIALE PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE PHOTO GRAHAM HUGHES, PC -19% EXCLUSIF Un idéal, des idéaux LA CHRONIQUE DE PIERRE FOGLIA PAGE A5 Michael Phelps est humain ! LA CHRONIQUE DE PATRICK LAGACÉ PAGE A7 Robert Lang (20) PONT JACQUES-CARTIER Une barrière qui sauve des vies KARIM BENESSAIEH PAGES A2 ET A3 Au cours d\u2019une cérémonie où il a remis l\u2019insigne de commandeur de la Légion d\u2019honneur au premier ministre Jean Charest, Nicolas Sarkozy est revenu sur la controverse qu\u2019il a soulevée l\u2019automne dernier à Québec en plaidant en faveur de l\u2019unité canadienne.Le chef d\u2019État français a dit rejeter la «division » et « l\u2019enfermement sur soi ».TOMMY CHOUINARDÀPARIS PAGE A8 Légion d\u2019honneur et unité canadienne PHOTO PHILIPPE WOJAZER, AP Montréal mardi 3 février 2009 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique www.boisfranc.com Henri-Bourassa Thimens Côte-Vertu Cavendish Marcel-Laurin Transcanadienne 13 15 40 POIRIER ALEXIS-NIHON milieudevie \u2022photos modèles d\u2019habitations maisonstémoins à partir de 227 900$ taxes incluses maisons en rangée maisons jumelées condominiums ServiceS immobilierS 514.333.3066 Promoteur du plan directeur Centre info Bois-franC 2505, rue des nations # 100 J\u2019ai trouvé! Arrondissement de Saint-Laurent 1689726A SEMAINE DE PRÉVENTION DU SUICIDE 1091 Personnes qui se sont enlevé la vie en 2007 au Québec.Huit fois sur dix, il s\u2019agissait d\u2019un homme.Dans plus de la moitié des cas, la méthode utilisée est la pendaison, la strangulation ou l\u2019asphyxie.14 Suicides par 100000 habitants, toujours en 2007 au Québec.C\u2019est le taux le plus bas depuis que l\u2019Institut de la statistique du Québec compile cette statistique, soit 1976.La pire année est 1999, avec un taux de 22,2 décès pour 1620 suicides au total.La différence entre le taux des hommes (22,3 décès par 100000 personnes) et celui des femmes (5,8 décès par 100000 personnes) demeure cependant énorme en 2007.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! AFFAIRES 12 Astrologie du jour AFFAIRES11 Bourses AFFAIRES 8 et 9 Décès AFFAIRES 10 et 11 Forum A 18 et 19 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 9 ET SPORTS4 Monde A 16 et 17 Petites annonces AFFAIRES 4 et 10 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Ensoleillé avec passage nuageux, maximum -10, minimum -15.AFFAIRES 11 UN DRAME HUMAIN EN CHIFFRES PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Depuis l\u2019installation de la barrière anti-suicide, en 2004, on déplore trois fois moins de suicides par année.Le Québec peut se consoler un peu.En 2007, on a déploré 1091 décès par suicide, 1091 morts de trop, mais il s\u2019agit du meilleur bilan à ce chapitre de mémoire de statisticien.Tranquillement, depuis le sommet de 1999, le suicide recule dans tous les groupes d\u2019âge, hommes comme femmes, chez les ruraux comme chez les urbains.Mais le Québec demeure malgré tout le champion canadien du suicide, signe que la bataille est loin d\u2019être gagnée.Portrait d\u2019un fléau encore tabou.KARIM BENESSAIEH Quatre ans après son installation, la barrière anti-suicide installée sur le pont Jacques- Cartier a démontré son efficacité.Cette structure métallique installée au coût de 1,3 million a réussi à empêcher une trentaine de suicides depuis 2004, selon une compilation obtenue par La Presse.Et rien n\u2019indique, contrairement à ce que certains craignaient, qu\u2019on ait tout simplement déplacé le problème vers d\u2019autres lieux.Selon le Bureau du coroner, le pont Jacques-Cartier était le théâtre de 10 ou 11 suicides par années entre 1995 et 2003.Depuis l\u2019installation de la barrière, on en déplore trois fois moins, soit trois en moyenne chaque année.Les tentatives de suicide ont suivi la même courbe: d\u2019une cinquantaine par année, on est passé à 12 en moyenne depuis 2004.«Voilà une mesure bien concrète, un bel exemple de réussite où un ensemble de partenaires se sont mobilisés, dit André Landry, directeur général de Suicide Action Montréal.C\u2019est heureux qu\u2019on ait pu constater cette baisse aussi rapidement.» Selon les statistiques les plus récentes dévoilées par la Société des ponts fédéraux, quatre personnes se sont suicidées en sautant du pont en 2008.On a également noté 11 tentatives infructueuses.Le porte-parole de l\u2019agence fédérale, André Girard, se montre discret sur la méthode utilisée par ces quatre personnes, préférant préciser que «des correctifs ont été apportés depuis ».Ces quatre suicides en 2008 s\u2019ajoutent aux douze enregistrés depuis qu\u2019on a érigé une clôture de métal haute de 1,10 m au-dessus du parapet de 1,4 m.Ces 16 suicides sont autant de drames, mais on en aurait déploré plus d\u2019une cinquantaine si la barrière n\u2019avait pas été installée, note M.Girard.«On l\u2019a patiemment testée avant de l\u2019installer, avec des hommesaraignées, avec des policiers en super forme.Nous avons abouti à cette structure de laquelle il est pratiquement impossible de sauter.» La barrière est jugée tellement efficace qu\u2019on reprendra intégralement le même concept sur le pont Mercier, dont la réfection devrait être achevée en 2011.Suicides en baisse à Montréal Historiquement, le pont Jacques- Cartier a toujours été le plus meurtrier des ponts montréalais, en raison de la facilité de son accès et de sa proximité avec des quartiers défavorisés.Entre 1986 et 2001, 80% des 179 personnes qui ont choisi de se suicider en se jetant d\u2019un pont l\u2019ont fait à partir du pont Jacques-Cartier.Pourquoi ce pont en particulier ?La question a alimenté des dizaines de recherches en psychologie.Le pont Jacques-Cartier, avec ses lignes épurées montant vers le ciel, serait particulièrement attirant pour les personnes vulnérables.«Pour certainsQuébécois suicidaires, une composante symbolique est donc possiblement plus ou moins associée au pont Jacques-Cartier de Montréal», souligne Marc Daigle, psychologue, dans un rapport d\u2019expertise remis à la Société des ponts fédéraux en 2003.En 1975, note M.Daigle, un chercheur a interviewé sept survivants de tentatives de suicide faites à partir de ponts californiens.La grande majorité avait choisi un pont en particulier.C\u2019est sur cette base que la plupart des experts estiment improbable qu\u2019on assiste à un déplacement des suicides quand on empêche l\u2019accès à un pont.En 2002, le coroner Paul Dionne avait conclu que les risques étaient pratiquement inexistants.«C\u2019est une question qui revient sans cesse, note André Landry.Est-ce qu\u2019un autre «point chaud» peut apparaître \u2013 pour le nommer comme ça?La réponse pour le moment est non.Dans les métros, il y a eu une diminution aussi.Il y a davantage de mécanismes en amont pour intervenir.» Les plus récentes statistiques sur le suicide à Montréal semblent confirmer cette conclusion, bien qu\u2019il soit impossible d\u2019associer la baisse à cette mesure en particulier.Entre 2004 et 2007, le nombre de suicides dans le secteur dit «Montréal-Centre », essentiellement l\u2019ancienne ville de Montréal, est passé de 226 à 193.Le taux quant à lui est passé de 11,9 décès par 100 000 personnes à 10 décès, une baisse de 16% légèrement plus marquée qu\u2019au Québec.En effet, pendant ce temps, le taux dans la province est passé de 15,6 à 14 décès, soit une baisse de 10%.BARRIÈRE ANTI-SUICIDEDU PONT JACQUES-CARTIER UNE TRENTAINE DE VIES SAUVÉES DEPUIS 2004 Historiquement, le pont Jacques-Cartier a toujours été le plus meurtrier des ponts montréalais, en raison de la facilité de son accès et de sa proximité avec des quartiers défavorisés.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 3 FÉ V R I E R 2 0 0 9 KARIM BENESSAIEH On en ignore les raisons, mais la nouvelle est à marquer sobrement d\u2019une pierre blanche.L\u2019année 2007 est celle où on a déploré le moins de morts par suicide au Québec de mémoire de statisticien, selon le dernier rapport de l\u2019Institut national de santé publique.Selon les données provisoires, 1091 personnes se sont enlevé la vie cette année-là, dont 858 hommes et 232 femmes.On est loin du sommet de 1620 décès atteint en 1999, dans la foulée du suicide très médiatisé de Gaétan Girouard.Ce bilan, ainsi que le taux de 14 décès par 100 000 personnes atteint en 2007, est le meilleur depuis que l\u2019INSPQ compile ces statistiques, soit 1976.«On est très contents de ce résultat, mais la guerre n\u2019est pas gagnée, dit Julie Campbell, présidente de l\u2019Association québécoise de prévention du suicide.C\u2019est important de rester vigilant.C\u2019est probablement cette vigilance et l\u2019énergie qu\u2019on y met qui font qu\u2019on arrive à avoir un impact.» Révélée à l\u2019occasion de la semaine de la prévention du suicide, qui a commencé hier, la baisse est marquée dans tous les groupes d\u2019âge et est valable tant pour les hommes que pour les femmes.Comment l\u2019expliquer?S\u2019il y a souvent plusieurs causes menant au suicide, il semble qu\u2019il y en ait autant pour expliquer son recul, répond Mme Campbell.Première piste : le suicide du journaliste Gaétan Girouard il y a 10 ans a, dans un premier temps, entraîné une hausse vertigineuse du nombre de suicides.Selon une recherche publiée en 2005 par l\u2019UQAM, cet événement et sa large couverture médiatique auraient à eux seuls causé directement une dizaine de suicides.Mais le drame a aussi eu des effets positifs, estime Mme Campbell.«On sait par le terrain que le suicide de Gaétan Girouard a quand même amené beaucoup de changements dans l\u2019approche, au niveau du tabou.On en a beaucoup parlé à la suite de son suicide.Depuis le nouveau plan de santé mentale, on a eu beaucoup plus de services offerts qui font que ces gens-là sont rejoints beaucoup plus facilement.» Cette bonne nouvelle relative cache cependant de profondes disparités entre les âges, les sexes et les régions.Le taux de suicide chez les hommes demeure près de quatre fois plus élevé que chez les femmes, de 22,3 décès par 100 000 personnes contre 5,8 décès.«Quatre fois sur cinq, c\u2019est un homme qui met fin à sa vie, c\u2019est énorme, dit le comédien Nicolas Canuel, porte-parole.Pour moi, c\u2019est l\u2019expression du mal de vivre au masculin.Est-ce que c\u2019est un problème d\u2019identité masculine ?Est-ce que les grands changements sociaux provoqués au Québec par la Révolution tranquille auraient oublié l\u2019homme?Est-ce que toutes ces raisons auraient une résonance sur le taux de suicide?» Chose certaine, estime le comédien, «l\u2019image de l\u2019homme fort perdure.L\u2019homme qui garde encore tout pour lui à l\u2019intérieur, mais qui est néanmoins rongé par ses émotions, ses craintes, et la peur d\u2019avoir l\u2019air faible s\u2019il en parle».D\u2019une région à l\u2019autre, le portrait est également très varié.Le Québec des régions est nettement plus frappé par le suicide, avec des taux au-dessus de 20 décès par 100 000 personnes en Gaspésie\u2013Îles-de-la-Madeleine, en Abi t ibi -Témis cami ngue , dans le Bas-Saint-Laurent et en Mauricie\u2013Centre-du-Québec.C\u2019est dans les régions urbaines, dans la grande région de Montréal, qu\u2019on trouve les taux les plus bas, notamment à Laval où on affiche un taux de 10,7 décès par 100 000 personnes.Enfin, de tous les groupes d\u2019âge, ce sont les 35-49 ans qui sont les plus touchés par le suicide, hommes comme femmes.Les premiers ont un taux de 21,9 décès par 100 000 personnes, les secondes de 9,7 décès.SEMAINE DE PRÉVENTION DU SUICIDE 35-49ans Groupe d\u2019âge le plus touché par le suicide, tant chez les hommes que chez les femmes, avec un taux de 21,9 décès par 100 000 personnes en 2007 pour les deux sexes combinés.La bonne nouvelle, c\u2019est que ce taux a constamment diminué depuis 1999, alors qu\u2019il atteignait 34,8 décès par 100 000 personnes.Gaspésie C\u2019est la région au Québec où le suicide frappe le plus souvent.Avec un taux de 24,7 décès pour la période 2005-2007, elle dépasse le Bas-Saint-Laurent (23,6), l\u2019Abitibi-Témiscamingue (22) et la Mauricie- Centre-du-Québec (20,6).À l\u2019autre bout du spectre, les centres urbains sont nettement moins touchés.À Laval, on compte 10,7 décès par 100 000 personnes, 11,3 à Montréal-Centre et 13,5 en Montérégie.15-19ans Ces adolescents, garçons et filles, forment le groupe d\u2019âge où le suicide a décliné de façon spectaculaire depuis 1999, de 10,6% en moyenne par année.En 1999, 104 garçons et filles de cet âge se sont suicidés.En 2007, on en compte 43.TAUX DE TAUX DE TAUX DE SUICIDE CHÔMAGE CROISSANCE DU PIB RÉEL 1982 17 13,8 -3,6 1983 18,2 13,9 1,9 1984 18,4 12,8 4,3 1985 16,9 11,8 3,2 1986 17,2 11 2,0 1987 17,4 10,3 4,3 1988 17,5 9,4 4,6 1989 16,1 9,3 0,6 1990 15,2 10,4 0,4 1991 15,8 12,1 -2,7 1992 15,7 12,7 0,4 1993 17,9 13,2 2,0 1994 18,7 12,3 4,4 1995 18,3 11,5 1,7 1996 20,2 11,9 1,0 1997 20,4 11,4 3,2 1998 19,2 10,3 3,2 1999 22,2 9,3 6,2 2000 18,1 8,5 4,3 2001 18 8,8 1,5 2002 18 8,6 2,4 2003 16,8 9,1 1,2 2004 15,6 8,5 2,7 2005 16,7 8,3 1,5 2006 15,4 8 1,7 2007 14 7,2 2,6 Sources: INSPQ, Université de Sherbrooke, ISQ, Desjardins Études économiques LE SUICIDE AU QUÉBEC PHOTO Source : INSPQ PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE Le suicide du journaliste Gaétan Girouard, il y a 10 ans, a amené des changements dans l\u2019approche par rapport au suicide.Plus de services sont désormais offerts aux personnes en détresse.MATHIEU PERREAULT Le soir du Nouvel An, un suicide familial a ébranlé Saguenay.Des difficultés financières avaient poussé les parents au désespoir.Cette tragédie se reproduit un peu partout dans le monde.Des banquiers mettent fin à leurs jours après avoir perdu des centaines de millions de dollars, des familles de la classe moyenne sont frappées par le suicide parce que la banque est sur le point de saisir leur maison.Et pourtant, le lien entre le suicide et les récessions fait toujours couler beaucoup d\u2019encre dans les milieux spécialisés.La majorité des études indiquent que les crises économiques font bondir le nombre de suicides, mais certains chercheurs ont des chiffres montrant le contraire.«Quand on est en mode survie, on ne pense pas nécessairement à mourir», estime André Landry, directeur général de Suicide Action Montréal, qui note qu\u2019en 1929, le début de la Grande Dépression, le taux de suicide n\u2019a pas augmenté.Néanmoins, l\u2019Organisation mondiale de la santé a sonné l\u2019alarme en octobre, avertissant que les problèmes de santé mentale sont exacerbés par les crises financières, alors même que les gouvernements, occupés à sauver les meubles, ont moins de ressources à consacrer aux soins psychiatriques.L\u2019OMS a affirmé que les récessions augmentent le taux de suicide, tant chez les pauvres que chez les riches banquiers.Les premières études sur le sujet sont apparues à la fin des années 70 aux États- Unis.Un rapport gouvernemental néozélandais notait en 2005 que ces études ont été confirmées à la fin des années 90 par un économiste américain, Christopher Ruhm, qui a calculé que les récessions augmentaient le nombre de suicides, mais diminuaient le taux de mortalité en général parce que les chômeurs ont davantage le temps de faire de l\u2019exercice et font moins d\u2019excès de table.Depuis, d\u2019autres études ont montré que c\u2019est surtout les jeunes hommes, et en particulier les jeunes hommes incapables d\u2019entrer sur un marché du travail bloqué, qui voient leurs risques de suicide augmenter.Une rapide analyse des données québécoises montre qu\u2019il y a un décalage entre les récessions et l\u2019augmentation du nombre de suicides.Lors de la récession et de l\u2019augmentation du chômage du début des années 90, il a fallu attendre 1993 pour que le taux de suicide commence à augmenter.La reprise économique, à partir de 1993, n\u2019a été suivie par une baisse du taux de suicide qu\u2019à partir de 1999, notamment à cause de la déprime économique qui a suivi le référendum de 1995.Suicide et récession Des chiffres encourageants OÙ TROUVER DE L\u2019AIDE?«Y avez-vous déjà pensé?» C\u2019est cette question qu\u2019on a choisie cette année pour illustrer la campagne de prévention du suicide.L\u2019outil que l\u2019on souhaite faire connaître, c\u2019est d\u2019abord la ligne d\u2019aide 1-866-appelle (1-866-277-3553), «disponible en tout temps, où il y a toujours quelqu\u2019un pour répondre, une vraie personne », explique Julie Campbell, présidente de l\u2019Association québécoise de prévention du suicide.Le site internet www.aqps.info propose également une panoplie de ressources pour venir en aide à des proches, intervenir après un suicide, comprendre ce phénomène encore tabou.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 3 FÉ V R I E R 2 0 0 9 A 3 ACTUALITÉS MARIE ALLARD La lutte contre les poux dans les écoles sera bientôt plus efficace.Les infirmières scolaires pourront remettre des ordonnances de traitement antipoux aux familles touchées,qui n\u2019auront plusàconsulter un médecin pour se les faire rembourser.Les centres de santé et de services sociaux et la direction de la santé publique (DSP), qui conçoivent ce «système d\u2019ordonnances collectives», s\u2019attendent «à ce que cela accélère l\u2019application d\u2019un traitement efficace ».Le coût des pédiculicides \u2013 plus de 18$ pour traiter un seul enfant à raison de deux shampooings \u2013 oblige des parents à attendre de voir un médecin avant de se les procurer.Pas fous, les poux profitent de ce sursis pour sauter d\u2019une tête à l\u2019autre.Dorénavant, la «diminution des délais favorisera un meilleur contrôle de la pédiculose en milieu scolaire », écrit François Lamy de la DSP dans une lettre dont La Presse a obtenu copie.L\u2019apparition de peignes électriques antipoux suscite aussi l\u2019intérêt des familles.Un parent de l\u2019école Élan, à Montréal, a récemment suggéré l\u2019utilisation de ces peignes.«Pour aller au fond des choses, on a demandé un avis concernant l\u2019utilisation du peigne électrique à la DSP, en se disant qu\u2019on détenait peut-être la recette gagnante », a indiqué Alain Perron, porte-parole de la Commission scolaire de Montréal.Le verdict vient de tomber : «La littérature scientifique actuelle ne démontre pas l\u2019efficacité d\u2019un tel traitement.Par conséquent, la DSP ne le recommande pas.» Un «Taser à poux » Deux types de peignes électriques contre les poux sont actuellement offerts.Le premier détecte les poux dans la chevelure et les élimine grâce à une décharge électrique, que ses fabricants disent inoffensive pour l\u2019humain (à condition que les cheveux soient secs !).Il ne doit pas être utilisé chez les enfants de moins de 3 ans, les épileptiques et les porteurs de stimulateur cardiaque.Vendu sous plusieurs ma rques en Europe, on peut le commander ici sur l\u2019internet pour environ 80 $.Le second ressemble au peigne classique (il n\u2019émet pas de décharge électrique), à la différence que ses deux séries de dents vibrent et sont si rapprochées qu\u2019elles éliminent même les plus petits poux, selon ses fabricants.Une entreprise donne des peignes électriques aux écoles La compagnie Quantum, de l\u2019Oregon, offre gratuitement son MagiComb (sans décharge électrique) aux écoles qui veulent traiter les enfants sur place.«Cela permet aux professionnels de la santé de faire respecter une politique antipoux sans renvoyer les étudiants chez eux», fait valoir l\u2019entreprise sur son site internet.À la CSDM, «il n\u2019y a pas eu d\u2019approche de faite par cette compagnie ou une autre, a assuré Alain Perron.Nous avons peut-être reçu de la publicité.» Un peigne antipoux à piles de marque Conair (sans décharge électrique) est disponible pour 16 $ dans les pharmacies québécoises.«On en vend t rès peu, a di t Hélène Bisson, porte-parole du Groupe Jean Coutu.À raison d\u2019un par semaine dans tout le réseau.» Selon le ministère de la Santé, 5,7% des enfants d\u2019âge préscolaire et scolaire attrapent des poux chaque année.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : marie.allard@lapresse.ca Pas de sursis pour les poux Les infirmières scolaires pourront donner des ordonnances de traitement, mais la CSDM n\u2019entend pas recommander le peigne électrique MARIE ALLARD Le taux de chômage des nouveaux diplômés du secondaire professionnel \u2013 à peine neuf mois après avoir eu leur diplôme \u2013 était à un creux de 9,6% en 2008.«Il s\u2019agit du taux le plus bas des 10 dernières années », souligne le ministère de l\u2019Éducation dans sa nouvelle étude La relance au secondaire en formation professionnelle \u2013 2008.En mars dernier, les 31 500 nouveaux diplômés (de 2006- 2007) du secteur professionnel ont été sondés pour connaître leur situation d\u2019emploi.Le portrait est réjouissant: le salaire brut moyen des détenteurs de diplôme d\u2019études professionnelles (DEP) travaillant à temps plein était de 611$ par semaine, en hausse de 4,1% en un an.Au total, le taux d\u2019emploi des nouveaux détenteurs de DEP était de 77, 8 %, en légère baisse par rapport à l\u2019année précédente (de 0,5%).Les nouvel les sont aussi bonnes au collégial technique (16 500 diplômés en 2006- 2007).Le taux de chômage des nouveaux titulaires de DEC technique est passé de 6% en 2004 à 3,6% en 2008, « soit une baisse de 2,4%», note une seconde enquête, La relance au collégial en formation technique \u2013 2008.Quant au salaire brut moyen des détenteurs de DEC ayant un emploi salarié à temps plein, i l était de 636$ par semaine, une augmentation de 4,1% en un an.Ironiquement, leur taux d\u2019emploi (68,2%) é t a it toute foi s i n fé r ieur à celui des détenteurs de diplômes d\u2019ét udes se conda i re s professionnelles.C\u2019était avant la récession\u2026 Cela ne durera malheureusement pas, selon Pierre Fortin, économiste à l\u2019UQAM.«C\u2019est sûr que les diplômés du secteur professionnel et technique vont être frappés, comme les autres, par le ralentissement économique et éventuellement la récession», a-t-il indiqué.Il reste que ça vaut la peine de faire des études professionnelles ou techniques, puisqu\u2019en temps de crise, « les plus frappés sont les sans-diplômes, puis ceux qui ont un secondaire général et seulement après, les détenteurs de DEP et de DEC», a-t-il fait valoir.Con t r a i rement à la croyance populaire, les filières professionnelles et techniques sont plus courues au Québec qu\u2019ailleurs au Canada, a souligné M.Fortin.Au Québec, 35% des 17-25 ans les fréquentent, contre 28% en Ontario et 16% dans les provinces de l\u2019Ouest et de l\u2019Atlantique, selon Statistique Canada.Des secteurs payants Au secondaire professionnel, le secteur le plus payant en 2008 était celui des mines et travaux de chantier, avec un salaire brut moyen de 882$ par semaine, mais un taux de chômage élevé (22,2% des nouveaux diplômés).Le moins payant était l\u2019esthétique, avec un salaire de 359$ par semaine.Au collégial technique, lamétallurgie était la plus payante (salaire brut moyen de 973$ par semaine), mais le taux de chômage y était de 25%.D\u2019autres secteurs, comme le transport (salaire de 766$ par semaine) et la santé (720$ par semaine) affichaient des taux de chômage respectivement de 0% et 1,1% en 2008.Diplômés du secondaire professionnel et du collégial technique Plus facile que jamais de trouver du boulot LES CHIFFRES À RETENIR NOUVEAUX DIPLÔMÉS DU SECONDAIRE PROFESSIONNEL (9 MOIS APRÈS AVOIR EU LEUR DIPLÔME) Taux d\u2019emploi : 77,8% Taux de chômage : 9,6% (le plus bas des 10 dernières années) Salaire brut moyen par semaine pour les employés à temps plein : 611$ (hausse de 4,1% en un an) >> > NOUVEAUX DIPLÔMÉS DU COLLÉGIAL TECHNIQUE (10 MOIS APRÈS AVOIR EU LEUR DIPLÔME) Taux d\u2019emploi : 68,2% Taux de chômage : 3,6% (baisse de 2,4% en quatre ans) Salaire brut moyen par semaine pour les employés à temps plein : 636$ (hausse de 4,1% en un an) >> > Sources : La relance au secondaire en formation professionnelle \u2013 2008 et La relance au collégial en formation technique \u2013 2008, ministère de l\u2019Éducation.Contrairement à la croyance populaire, les filières professionnelles et techniques sont plus courues au Québec qu\u2019ailleurs au Canada.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Un parent a suggéré à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) d\u2019utiliser les nouveaux peignes électriques contre les poux pour régler les infestations dans les écoles.Comme leur efficacité n\u2019est pas prouvée, la CSDM ne le fera pas.Selon le ministère de la Santé, 5,7% des enfants d\u2019âge préscolaire et scolaire attrapent des poux chaque année.Les centres de santé et de services sociaux et la direction de la santé publique (DSP), qui conçoivent ce «système d\u2019ordonnances collectives », s\u2019attendent « à ce que cela accélère l\u2019application d\u2019un traitement efficace ».EXCLUSIF lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 3 FÉ V R I E R 2 0 0 9 ACTUALITES PRECISIONS Portrait de MathieuDaCosta Nous avons omis de mentionner le nom de lfauteur du portrait de Mathieu Da Costa, publie samedi en page A24 (áMysterieux Mathieu Da Costa â).Il sfagit de Leonel Jules.Nos excuses.Acieries Un article sur les consequences du plan de relance Obama publie dans nos pages hier contenait une information erronee.Contrairement a ce que nous a indique la directrice de lfInstitut canadien de la construction en acier, on retrouve plusieurs acieries au Quebec, notamment a Contrecoeur et a Tracy.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Samedi apres-midi , a la radio, Gerald Larose chicanait gentiment Bernard Landry dfavoir continue sa collaboration au Journal de Montreal apres le lock-out.Je ne sais pas si M.Landry avait deja annonce a ce moment-la sa volteface, mais les deux peroraient en sfenvoyant des finesses, je trouvais Larose insupportablement indulgent, et Landry mielleux et meme un peu gluant, tortillant du cul pour chier droit comme souvent les gens qui ne sont pas bien dans leur baskets.Je mfetais promis de ne pas ecrire la-dessus, mais la cfest trop.Il fut un temps ou ne pas traverser un piquet de greve ne disait pas si vous etiez de droite ou de gauche.Cela relevait de lfetiquette sociale, du savoirvivre.On ne traversait pas un piquet de greve, point.Sans doute etaient encore presentes dans lfair de ce temps-la les tres dures luttes ouvrieres qui avaient permis dfedifier une societe plus humaine .la reglementation sur le travail des enfants, les vacances payees, la semaine de 40 heures, la securite au travail, un minimum dfassurances sociales.On ne traversait pas un piquet de greve, cfetait culturel, une culture qui impliquait du respect a ceux qui sfetaient battus, et comme un remerciement pour leurs acquis.J fentends aujourdfhui des gens jouer sur les mots.En ce temps-la, la ligne etait claire : on ne traversait pas un piquet de greve, meme le facteur ne le traversait pas, meme le livreur de pizza.Il y avait bien sur des briseurs de greve, des scabs qui formaient avec les delateurs et les shylocks comme une sous-classe dfhumains.Je parle dfune autre epoque.Au temps dfaujourdfhui, la question du droit prime la morale sociale ou ce qufil en reste.On sfen desolera une autre fois.Prenons acte.Cfest comme ca.La question nfest plus est-ce bien ou mal, mais : est-ce que jfai le droit?Ben oui, Chose, ben oui tfas le droit.Tout le monde a le droit de traverser un piquet de greve, sauf M.Landry.Comme premier ministre, M.Landry sfest mille fois vante de defendre les valeurs de la socialdemocratie.Sfil y avait un collaborateur du Journal, un seul qui nfavait pas le choix, cfetait bien lui.Question de coherence, de fidelite a lui-meme.Je nfenonce ici rien de tres nouveau.Mes collegues Marc Cassivi et Yves Boisvert lfont deja dit et a peu pres dans les memes mots.Si j fen rajoute une couche aujourdfhui, cfest juste pour dire que les raisons que M.Landry donne de sa volte-face le mettent plus minable encore que les raisons qufil donnait de collaborer.Quand M.Landry a realise qufil sfetait trompe de cote .notez que je ne dis pas qufil sfetait trompe de camp .quand il a realise que oups, il nfetait pas au bon endroit au bon moment pour garder lfestime de ses amis de gauche comme M.Larose, il a pris la premiere sortie qui sfoffrait.Sfavisant soudain que la mise en pages du journal etait faite a Toronto, enlevant ainsi du travail aux gens dfici dans un secteur sensible, il a mis fin a sa collaboration parce que, je le cite : áMoi qui ai passe lfessentiel de ma vie a contribuer a la creation dfemplois, cela va a lfencontre de mes ideaux.â Ce sont justement ces ideaux qui me gratouillent.M.Landry est de ces vieux lettres de province dont la culture se paie surtout de mots.Ici par exemple au lieu de áa lfencontre de mes ideauxâ, il aurait du avoir la sobriete de dire : a lfencontre de mes interets.ENCORE LES NEGRES .Lfecole Royal-George etait (il y a de cela quelques annees) la seule ecole francophone de la commission scolaire anglophone du South Shore.Cette annee-la, les cinquiemes secondaires ont decide de monter Dix petits negres, dfAgatha Christie, comme spectacle de fin dfannee, ce que refusa aussitot le South Shore School Board.Pas question dfannoncer un spectacle ayant pour titre Dix petits negres.Les professeurs et les parents eurent beau en appeler, comme je le faisais dans une recente chronique, a Senghor, a Cesaire et a mille textes sur la negritude, niet.Finalement, la piece fut jouee en francais, mais sous son titre original anglais, je vous le donne en mille : Ten Little Indians.(Merci a Philippe Said) ENCORE LA MORT .Dans une recente chronique, je vous rapportais avoir relu avec un plaisir fou, pendant les Fetes, la trilogie des Rabbit de John Updike.Ramassant un des tomes qui trainaient sur le piano, un ami en visite : ah tiens Updike! Coutfdonc yfes-tu mort?Ca fait un boutte, avais-je decrete.(Or il etait encore vivant puisqufil est mort la semaine derniere seulement.) Samedi, dans le New York Times, un poeme de Updike, cet extrait : Quand je vais mourir, personne ne va dire: quel malheur, si jeune, si plein de promesses.Je le sais vous allez tous dire : I thought he died a while ago! (Merci a Nicolas Berube).ENCORE LES VIEUX .Je lisais votre chronique celle ou vous dites que vous nfetes pas le vieux qufon voudrait que vous soyez, je vis la meme situation sauf que jfai 16 ans, je nfarrive pas a etre lfadolescente qui parle de mode, de musique populaire, de chaussures, de garcons.Jfecoute du jazz et je fais du crochet.Je vous remercie de casser les moules.(Katherine Laprade) Du crochet, mademoiselle ?Quand jfetais petit, il y avait dans ma rue une dentelliere qui travaillait au crochet, elle sfappelait madame Romanance, elle avait un amant, M.Pucheux, cfest le docteur qui mfa opere des amygdales.Le mari de la dentelliere travaillait avec mon papa dans la construction.Il etait toujours soul, ca lui apprendra.ENCORE UN MIRACLE .Dimanche dernier, en lfeglise de Saint-Blaise (pas loin de Saint-Jean), une messe speciale a ete celebree en lfhonneur de saint Blaise, patron des gorges (oui, oui, patron des cous et des amygdales).Cfest comme ca tous les ans, le premier dimanche de fevrier, le cure prononce la formule magique: Par lfintercession de saint Blaise, eveque et martyr, puisse Dieu vous delivrer de vos maux de gorge, au nom du Pere et du Fils et du Saint-Esprit.Pis tfembrasse la relique, un os de saint Blaise incruste dans une pierre ronde et tfas pas mal a la gorge de tout lfhiver.Pour les genoux, cfest a saint Calixe le deuxieme dimanche dfoctobre.Pour le cul, je sais pas.(Merci a Denise Vallee).COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : pfoglia@lapresse.ca Un ideal, des ideaux PIERRE FOGLIA CHRONIQUE La Mission Old Brewery rouvre ses portes Les sans-abri qui frequentent le pavillon Webster de la Mission Old Brewery ont retrouve leur couette et leur oreiller.Le refuge pour hommes a rouvert ses portes hier apres que la Ville eut termine de colmater la conduite dfeau qui avait cede sous le froid deux jours plus tot.Lforganisme a ainsi retrouve son acces a lfeau courante.Samedi et dimanche, la Mission Old Brewery avait du reloger les 280 usagers des lits de refuge ou du programme de transition dans quatre autres refuges montrealais.- Catherine Handfield EN BREF lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Un prisonnier meurt dans des circonstances nebuleuses Le ministere de la Securite publique a confie la tenue dfune enquete a la police de Montreal, hier soir, relativement a la mort dfun homme a la prison de Saint-Jerome.Le Service de police de la Ville de Montreal (SPVM) avait peu de details a fournir sur lfaffaire, hier soir.On sait que lfhomme a ete arrete jeudi a Rawdon pour une affaire de violence conjugale.Le soir meme, lfhomme de 39 ans a ete conduit a lfhopital pour une raison qui nfa pas ete devoilee.Il a comparu de son lit dfhopital.Apres avoir recu son conge, lfhomme a ete conduit a la prison de Saint-Jerome, ou il est mort dfun arret cardio-respiratoire dans la nuit de vendredi a samedi.á Etait-il blesse ?Agite ?Suicidaire?Cfest ce que les enqueteurs auront a determiner â, a dit Olivier Lapointe, porte-parole du SPVM.Catherine Handfield lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E AL MA R D I 3 FE V R I E R 2 0 0 9 A 5 õLes taux de financement sont offerts par Services financiers BMW, une division de BMW Canada inc., sous reserve de lfapprobation du credit, avec un terme maximal de 60 mois.Les concessionnaires peuvent etablir leurs propres prix et facturer des frais administratifs, ce qui peut modifier le taux de pourcentage annuel ou le prix du vehicule.\u2021 Cette offre sfapplique a tous les modeles Berline et Touring de Serie 3 2009, excluant les modeles M3 et 335d.Lfoffre est non monnayable.*Les taux de location sont ceux offerts par Services financiers BMW sur approbation du credit uniquement quant au modele ci-apres cite en stock.BMW 328i xDrive 2009: le PDSF pour le modele de base est de 42 500$.Pour une location de 39 mois avec un taux dfinteret annuel de 3,9%comportant une mensualite 549$, un montant de 5 890$ est exige a la signature du contrat de location**.La valeur residuelle du vehicule a lfecheance du terme est 22 525$.La mensualite varie selon le montant de lfacompte verse et de la valeur residuelle.Le kilometrage annuel alloue est de 20 000 km; 0,15$dukilometre excedentaire.**Le montant exige a lasignature du contrat de location inclut le comptant initial, un depot de securite, la premiere mensualite, les frais de transport et de preparation, les frais dfadministration du concessionnaire ainsi que lfenregistrement dfune hypotheque mobiliere.Le concessionnaire peut louer (ou vendre) a prix moindre.Le cout de lfenregistrement du vehicule, les frais dfimmatriculation, les options, lfassurance et les taxes applicables sur le depot et sur les mensualites sont en sus.Des frais peuvent etre exiges pour usure excessive.Ces offres sont dfune duree limitee, mutuellement exclusives, sujettes a la disponibilite et peuvent etre modifiees ou annulees sans preavis.Le vehicule doit etre livre au plus tard le 28 fevrier 2009.Certaines conditions sfappliquent.Consultez un concessionnaire BMW pour obtenir tous les details.Photo Serie 3 a titre indicatif seulement.Les modeles BMW 2009 achetes au Canada dfun concessionnaire autorise sont couverts par un programme dfentretien sans frais de 4 ans ou 80 000 km, selon la premiere eventualite.c2009 BMW Canada inc.áBMWâ le logo BMW, tous les noms de modeles BMW et toute autre famille de marques, dfimages et de symboles relatifs a BMWsont la propriete exclusive et/ou des marques deposees de BMW AG utilisees sous licence.bmwmontreal.ca Le plaisir de conduire.MD BMW 328i xDrive Ne soyez pas prisoNNier de lfhiver MontrealBMWCanbec 4090, rue Jean-Talon Ouest, 514.731.7871 bmwcanbec.com Rive-Sud Park AvenueBMW8400, boul.Taschereau Ouest, 450.445.4555 514.875.4415 parkavenuebmw.com Laval BMW Laval 2450, boul.Chomedey, 450.682.1212 514.990.2269 bmwlaval.com Rive-Sud BMW Sainte-Julie 1633, boul.Armand-Frappier, 450.922.1633 514.875.4400 bmwsaintejulie.com Blainville Hamel BMW 620, boul.de la Seigneurie Ouest, 450.437.5050 hamelbmw.com OFFRE A LfACHAT 328i xDrive 2009 549$ OFFRE A LA LOCATION * / mois pendant 39 mois õ 3,9% Taux de location 3,9% Taux de financement /mois pendant 60 mois TRANSMISSION AUTOMATIQUE GRATUITE VALEUR DE 1 600$\u2021 1696029A ACTUALITÉS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARIANE LACOURSIÈRE Les préposés aux bénéficiaires qui travaillent dans des résidences pour personnes âgées pourront sous peu s\u2019acquitter de tâches qui leur étaient jusqu\u2019à maintenant interdites.Ils pourront insérer des suppositoires, procéder à des touchers rectaux et administrer desmédicaments.Cette situation inquiète les préposés, qui estiment ne pas être suffisamment formés pour assumer de telles responsabilités.Le 14 janvier dernier, un projet de règlement qui modifiait les gestes pouvant être faits par les «non-professionnels» dans les résidences privées pour aînés a été publié dans la Gazette officielle du Québec.Si le projet de règlement va de l\u2019avant, les préposés aux bénéficiaires pourront prodiguer des « soins invasifs d\u2019assistance aux activités de la vie quotidienne» et administrer des médicaments aux aînés.Avant de réaliser ces tâches, les préposés devront avoir reçu des formations spéciales, offertes par les centres de santé et de services sociaux (CSSS) du Québec.Depuis 2002, les intervenants qui ne font pas partie d\u2019un ordre professionnel peuvent prodiguer des soins invasifs dans les établissements de ressources familiales et de ressources intermédiaires.Mais on élargit maintenant cette possibilité aux résidences privées pour aînés.Au cabinet du ministre de la Santé, on explique qu\u2019il s\u2019agit simplement d\u2019un « ajustement législatif ».Mais pour le président de la Fédérat ion des préposés aux bénéficiaires du Québec (FPBQ), Michel Lemelin, cette déc ision dev ra êt re mieux encadrée.M.Lemelin estime qu\u2019actuellement la formation offerte aux non-professionnels n\u2019est pas suffisante.«On demande aux préposés de réaliser des actes complexes, comme injecter de l\u2019insuline, en leur donnant des formations de 15 minutes ! Ce n\u2019est pas correct !» dit-il.Des aberrations Preuve que les formations sont insuffisantes, un préposé aux bénéficiaires qui avait reçu une formation sur les suppositoires a commis une erreur insensée dernièrement.«Après avoir donné deux suppositoires à un patient, il ne voyait pas d\u2019effet.Il a envoyé son patient à l\u2019hôpital.Là-bas, on a trouvé les deux suppositoires intacts dans le corps du patient.Le préposé ne savait pas qu\u2019il fallait retirer l\u2019emballage ! » raconte M.Lemelin.Pour éviter de telles aberrations, M.Lemelin croit que la formation devrait être uniformisée.«Les CSSS sont incapables de nous offrir des formations complètes, dit-il.Ils n\u2019ont pas le personnel suffisant pour prendre le temps de nous former.» M.Lemelin ajoute que les préposés aux bénéf ic ia i res devraient être mieux protégés.«On nous demande de prendre plus de risques, sans nous donner la formation et la protection qui vont avec », ajoute M.Lemelin.Un ordre professionnel Pour la FPBQ, la meilleure solution pour encadrer correctement le travail des préposés aux bénéficiaires serait de créer un ordre professionnel.«Ça fait trois ans qu\u2019on le demande, indique M.Lemelin.Il nous faut un encadrement et un ordre permettrait d\u2019en avoir un.» La FPBQ n\u2019est pas contre l \u2019idée de con fier plu s de tâches aux préposés.«Surtout que ce sont des gestes qui sont déjà faits, mais sans encadrement », précise M.Lemelin.Dans une enquête menée l\u2019an dernier, la FPBQ révélait que des préposés aux bénéficiaires prodiguaient déjà des soins invasifs dans certaines résidences pour aînés.«On avait été surpris de voir que quelques-uns de nosmembres administraient de la morphine ! On n\u2019a pas le droit de faire ça.Mais dans les résidences, il manque tellement de personnel qu\u2019on demande déjà aux préposés de faire des tâches complexes», dit-il.Pour M.Lemelin, vouloir confier plus de responsabilités aux préposés en contexte de pénurie est compréhensible.«Mais il faut créer un ordre professionnel qui surveillera la profession», dit-il.L\u2019Office des professions du Québec, l\u2019organisme qui chapeaute la création d\u2019ordres professionnels, n\u2019a pas répondu aux questions de La Presse, hier.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : ariane.lacoursiere@lapresse.ca Responsabilités élargies dans les résidences pour personnes âgées Les préposés exigent une formation PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE Selon le projet de règlement, les préposés aux bénéficiaires qui travaillent dans les résidences pour personnes âgées pourront bientôt prodiguer des «soins invasifs d\u2019assistance aux activités de la vie quotidienne» et administrer des médicaments aux aînés.«On demande aux préposés de réaliser des actes complexes, comme injecter de l\u2019insuline, en leur donnant des formations de 15 minutes ! Ce n\u2019est pas correct ! » CATHERINE HANDFIELD L\u2019été dernier, Mai Thi et son conjoint ont vendu leur appartement du centre-ville de Montréal pour s\u2019installer à Vaudreuil.Mai Thi avait accouché de son deuxième garçon trois semaines plus tôt.Mais qu\u2019importent les tracas du déménagement, c\u2019est en banlieue que la jeune maman avait choisi d\u2019élever sa famille.«Au début, on voulait acheter une maison à Montréal, mais c\u2019était hors de prix », confie la femme de 33 ans.Le couple a opté pour la MRC de Vaudreuil-Soulanges pour l\u2019accès à la propriété, mais aussi pour ses espaces verts et les nombreuses familles qui y vivent.Tout comme Mai Thi et son conjoint, les Montréalais ont été encore une fois nombreux à quitter la métropole l\u2019an dernier pour s\u2019installer en banlieue, révèle une étude de l\u2019Institut de la statistique du Québec publiée hier.Entre juillet 2007 et juin 2008, Montréal a perdu 21 465 habitants au profit d\u2019autres régions québécoises.La population de la métropole continue toutefois de croître en raison de l\u2019immigration et des naissances.«À Montréal, le nombre de sorties dépasse le nombre d\u2019entrées (entre régions) par plus de 20 000 pour une sixième année consécutive» (voir le tableau ci-après), a constaté Jean-François Lachance, démographe à l\u2019Institut de la statistique du Québec et auteur de l\u2019étude.Les groupes d\u2019âge associés aux familles (0-14 ans et 25-44 ans) sont les plus touchés, note M.Lachance.Étalement urbain «Ces plus récentes données démontrent que l\u2019étalement urbain se poursuit dans la région de Montréal, observe Jean-François Lachance.La population continue de se redistribuer sur une plus grande surface.» Les régions adjacentes, plus particulièrement les deuxièmes couronnes, sont les grandes gagnantes du flux migratoire entre les régions, avec des gains nets de 18 400 résidants.En tête de peloton figurent les MRC de Vaudreuil-Soulanges (+2,19 %), Mirabel (+2,11 %) et des Moulins (+1,90%).Les banlieues immédiates souffrent aussi de l\u2019étalement urbain.Longueuil a perdu près de 500 résidants au profit d\u2019autres régions l\u2019an dernier.À Laval, les jeunes adultes (20-29 ans) ont été plus nombreux à quitter la ville qu\u2019à s\u2019y installer en 2007-2008.La responsable de la famille au comité exécutif de la Ville de Montréal, Mary Deros, ne s\u2019inquiète pas outre mesure de l\u2019exode des familles montréalaises.«Il y a une certaine préoccupation, mais la croissance de la métropole est assurée par les naissances et l\u2019immigration», dit-elle.La population de la métropole a crû de 2,3% entre 2001 et 2006, selon les recensements de Statistique Canada.La métropole compte aujourd\u2019hui 1,9 million d\u2019habitants.Mary Devos a également rappelé que la Ville a adopté en 2007 un plan d\u2019action pour les familles.En novembre dernier, Montréal a augmenté de 2500$ la subvention pour l\u2019accès à la propriété des ménages avec enfant, ajoute-t-elle.Celleci atteint aujourd\u2019hui 10 000 $.L\u2019exode des régions diminue Par ailleurs, l\u2019étude de l\u2019Institut de la statistique du Québec révèle que les régions éloignées continuent de perdre des résidants au profit des grandes villes.Les pertes sont toutefois moins importantes que les années antérieures, note M.Lachance.Le Saguenay-Lac-Saint-Jean a perdu 400 résidants, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, 300, le Nord-du-Québec, 300, la Côte-Nord, 900, et l\u2019Abitibi-Témiscamingue, 400.Selon l\u2019Institut de la statistique du Québec Montréal grossit, mais perd encore des familles SOLDE MIGRATOIRE INTERRÉGIONAL À MONTRÉAL 2007-2008: -21 465 2006-2007 : -23 827 2005-2006: -22 730 2004-2005: -22 800 2003-2004: -24 100 2002-2003 : -20 406 2001-2002: -14 830 2000-2001: -5200 1999-2000: -2500 1998-1999: -1200 Source : Institut de la statistique du Québec >>>>>>>>>> «La population continue de se redistribuer sur une plus grande surface.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 6 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 3 FÉ V R I E R 2 0 0 9 MINI.CA MINI Brossard 8500, boul.Taschereau Ouest Brossard (Québec) 450 445-MINI (6464) WWW.MINIBROSSARD.COM MINI Laval 2450, boul.Chomedey Laval (Québec) 514 773-MINI (6464) WWW.MINILAVAL.CA MINI Mont Royal 4070, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) 514 289-MINI (6464) WWW.MINIMONTROYAL.CA PASSEZ DÈS MAINTENANT CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE MINI POUR UN ESSAI ROUTIER.Taux de financement à l\u2019achat à partir de 2,9% Taux de location offert par les Services financiers MINI sur approbation de crédit seulement.Par exemple : le prix de détail suggéré d\u2019une MINI Cooper Classique avec boîte manuelle à 6 vitesses est de 22800$ (Cooper avec ensemble confort (aec): 26300 $; Cooper Clubman avec ensemble confort (aec): 27900 $); la location de ce véhicule à un taux de location annuel de 5,9 % pour un terme de 48 mois, sans versement initial (sur approbation de crédit seulement), requiert des mensualités de 296,46$ (Cooper (aec) : 349,98 $; Cooper Clubman (aec): 369,92$).L\u2019offre requiert la participation du concessionnaire.L\u2019enregistrement d\u2019une hypothèque mobilière (jusqu\u2019à 90$), le dépôt de sécurité, le premier paiement et les taxes sont en sus et requis à la signature du contrat de location.Les frais de transport et de préparation de 1695 $ et les frais d\u2019administration du concessionnaire (s\u2019il y a lieu) sont en sus.Le montant total déboursé à la fin du terme se chiffrera à 14881$ plus taxes, frais du concessionnaire et frais de transport et de préparation (Cooper: 19 252 $; Cooper Clubman : 20 249 $).Les options, les taxes et les assurances additionnelles sont en sus.Valeur résiduelle du véhicule à l\u2019échéance du terme : 12 768 $ (Cooper : 13 939 $; Cooper Clubman: 14 787 $).Le kilométrage annuel alloué pour la durée du contrat est de 20 000 km; des frais de 0,15$ par kilomètre excédentaire seront exigés.Des frais peuvent être exigés pour usure excessive.Le véhicule doit être livré au plus tard le 2 mars 2009.Offre suivant disponibilité et sous réserve de modifications.Certaines conditions s\u2019appliquent.Le véhicule sur la photo est utilisé à titre indicatif seulement et peut inclure certaines options pouvant différer de celles du modèle offert.Taux de financement à l\u2019achat de 2,9 % offert sur une période de 36 mois.Consultez votre concessionnaire MINI ou visitez MINI.CA pour plus de renseignements.Contrôle dynamique de la stabilité \u2022 Contrôle de freinage AU virage \u2022 Répartiteur de freinage électronique \u2022 Assistance en pente \u2022 Gicleurs de lave-glace chauffants \u2022 Rétroviseurs extérieurs chauffants \u2022 Volant multifonction avec régulateur de vitesse AU DIABLE LA CRISE, VIVE LA TEMPÊTE.299$ COOPER CLASSIQUE 2009 /MOIS 349$ COOPER 2009 Ensemble confort inclus /MOIS Versement initial Location de 48 mois 369$ COOPER CLUBMAN 2009 Ensemble confort inclus /MOIS 0$ L\u2019ensemble confort inclut un toit ouvrant panoramique et des sièges avant chauffants 1705309A ACTUALITÉS Ainsi donc, le nageur Michael Phelps, multiple champion olympique, homme-requin, fume du pot.C\u2019est le tabloïd britannique News of the World qui a révélé cette dangereuse déviance à l\u2019humanité.À la une du journal, dimanche: photo du roi de Pékin de côté, tétant un «bong», une pipe à eau géante.Dans le bong, de la mari.Le titre: PHELPS GOES BONG.Phelps, 23 ans, s\u2019est excusé comme il se doit : en payant une armée de relationnistes hautement entraînés dans la gestion des crises médiatiques pour trouver les mots de contrition de circonstance.Car, comme chacun le sait, la crise médiatique est la pire ennemie du hérosmoderne: ellemenace ses contrats publicitaires.Les excuses, donc, rapportées dans la dépêche d\u2019AFP: «J\u2019ai eu une conduite regrettable et j\u2019ai fait une erreur de jugement.J\u2019ai 23 ans, et en dépit de ma réussite dans les bassins, j\u2019ai agi comme un jeune, d\u2019une manière incorrecte.Ma conduite n\u2019est pas celle que le public attend de moi.De cela, je suis désolé.Je le promets à mes fans et au public: cela n\u2019arrivera plus.» Speedo, qui commandite l\u2019octuple médaillé d\u2019or des JO de 2008, a rapidement affiché son appui «à Michael et à sa famille».Même chose pour Omega, le fabricant de montres, qui a rappelé à tout le monde qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un «nonévénement », puisque le nageur a consommé du pot en privé.Le scandale, ce n\u2019est pas que Phelps ait fumé du pot.C\u2019est que ce soit encore un scandale de se faire «prendre» à fumer du pot.Que le pot soit encore l\u2019objet d\u2019une prohibition débile, risible, débranchée des moeurs de l\u2019Occidental moyen.J\u2019ai un scoop pour le News of the World, que je lui soumets, comme ça, gratuitement.Tiens, je lui soumets même le titre: TOUT LE MONDE FUME DU POT.Méchant scoop, je sais, vous tombez en bas de votre chaise.Mais c\u2019est vrai.Tout le monde fume du pot.Michael Phelps, 23 ans, fume du pot.Big deal! Qui n\u2019en fume pas?À part moi, je veux dire (pas de farces)?Tout le monde fume du pot.Je ne dis pas que c\u2019est une bonne chose, je dis que c\u2019est répandu, c\u2019est quasiment la normalité, c\u2019en est banal.Probablement que le gars qui a pris la photo de Phelps fume du pot.Et la fille qui a pondu l\u2019article.Son boss, aussi.Le gars qui a écrit le titre?Ah, lui, c\u2019est sûr qu\u2019il en fume, et du bon, je gagerais que c\u2019est le pusher du journal.Et n\u2019oublions pas le lecteur qui va acheter son News of the World\u2026 Pourtant, partout en Occident, le pot est à peu près interdit.Amendes , prison, embarras public : la police veille au grain, les lois ont des dents, la Guerre à la drogue ne fait pas de quartiers.Et ces tabloïds qui guettent les stars qui se gèlent doucement\u2026 Combien d\u2019Américains arrêtés pour des infractions touchant le pot, en 2007?Plus de 800 000.La majorité, pour possession simple.Une folie.«C\u2019est cocasse que le plus grand médaillé olympique de l\u2019histoire fume du pot.Ça détruit la thèse selon laquelle le pot mène à la déchéance ! » rigole Jean- Sébastien Fallu, prof à l\u2019École de psycho-éducation de l\u2019Université de Montréal, qui milite pour une approche moins répressive et plus éducative face à la drogue.Fallu, qui me sort cette statistique: 70% des jeunes Québécois dans la vingtaine fument du pot.Nous ne sommes plus dans la déviance.Nous sommes dans un mode de vie\u2026 En 2005, Jeffrey A.Miron, prof à Harvard, a calculé que si l\u2019État américain légalisait le pot, il économiserait sept milliards de dollars par année en frais de toutes sortes (flics, avocats, prisons).En le taxant comme l\u2019alcool et la cigarette, il engrangerait (au bas mot) plus de six milliards de dollars annuellement (1).De quoi financer 10 jours de guerre en Irak\u2026 Parmi les 500 économistes qui ont appuyé le débat lancé par Miron : Milton Friedman, Prix Nobel d\u2019économie (1976), leader de l\u2019École de Chicago, pape des néolibéraux modernes.On est loin des clowns du Bloc pot.Mais savez-vous où est le signe le plus patent de la tolérance, non, pardon, de l\u2019acceptation du pot chez les masses stressées?On le trouve dans la réponse «positive» des commanditaires de Phelps.Ils savent que les acheteurs de costumes de bain fluo et de montres de luxe fument du pot, eux aussi.Ils savent que ces acheteurs voient ce « scandale» pour ce qu\u2019il est : une autre singerie obligée de la War on Drugs.(1) www.prohibitioncosts.org Scandale: Michael Phelps est humain! PATRICK LAGACÉ CHRONIQUE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 3 FÉ V R I E R 2 0 0 9 A 7 ET ACTION ! 1 888 TELNAT-1 (1 888 835-6281) \u2022 bnc.ca/retraite CELI : Réservé aux résidents canadiens âgés de 18 ans et plus et détenant un NAS valide (particulier autre qu\u2019une fiducie).Placement maximum de5000$pour l\u2019année 2009.Détails au bnc.ca/celi PLANIFIEZ VOTRE RETRAITE ET RÉALISEZ VOS RÊVES CELI \u2022 REER \u2022 FERR Nos conseillers ont les outils et les solutions qui vous aideront à mieux comprendre, planifier et agir.Passez à l\u2019action dès aujourd\u2019hui, en succursale ou au bnc.ca/retraite 1688788A 1691351 POLITIQUE TOMMY CHOUINARD PARIS\u2014 Québec augmente de 2,15 millions de dollars son soutien financier à TV5, une hausse de 43 %, afin de se donner une plus grande visibilité sur ce réseau international de langue française.La ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, en a fait l\u2019annonce hier, à Paris, en marge de la mission de Jean Charest.La contribution totale de Québec à TV5 s\u2019élève maintenant à 7,1 millions par année.«La France disait : on investit beaucoup d\u2019argent, on augmente toujours le financement, et vous, vous faites peu d\u2019efforts sur ce plan.On a donc décidé, pour avoir une place plus importante au sein de TV5 Monde, de débourser plus d\u2019argent.Et c\u2019est important pour nous d\u2019être présents sur cette chaîne généraliste et multilatérale », a expliqué Mme St-Pierre.La ministre a soul igné que TV5 Monde est diffusée dans 200 pays, rejoint 120 millions de foyers, et a une cote d\u2019écoute hebdomadaire de 54 millions de téléspectateurs.« Il va y avoir plus de films, plus de documentaires et de fictions provenant du Québec », a indiqué la directrice générale de TV5 Monde, Marie-Chistine Saragosse.La diminution du contenu québécois préoccupait la ministre St-Pierre.Au cours de la campagne électorale fédérale, le premier ministre Stephen Harper a promis d\u2019augmenter de 25 millions en cinq ans la contribution canadienne à TV5.Mais aucune annonce n\u2019a encore été faite.«On doit avoir une confirmation officielle qui devrait aller dans le même sens que le Québec et les autres partenaires.Même les pays africains, qui ne sont pas les plus riches de la planète et qui s\u2019étaient retirés du financement de TV5, reviennent dans la mesure de leurs moyens », a affirmé Marie-Christine Saragosse.Québec verse 2 millions de plus à TV5 Monde TOMMY CHOUINARD ENVOYÉ SPÉCIAL PARIS Nicolas Sarkozy en remet.Le président français a réservé hier un enterrementdepremièreclasse à la politique de «non-ingérence, nonindifférence »qui définitdepuisdes décennies la position diplomatique de la France vis-à-vis du Québec.Au cours d\u2019une cérémonie où il a remis l\u2019insigne de commandeur de la Légion d\u2019honneur au premier ministre Jean Charest, Nicolas Sarkozy est revenu sur la controverse qu\u2019il a soulevée l\u2019automne dernier à Québec en plaidant en faveur de l\u2019unité canadienne.«Le Québec, c\u2019est ma famille, et le Canada, ce sont mes amis », a-t-il réitéré hier, au palais de l\u2019Élysée.Le chef d\u2019État français a dit rejeter la «division», le «sectarisme », «l\u2019enfermement sur soi» et la «détestation».«C\u2019est vrai que la ni ingérence ni indifférence, qui a été la règle pendant des années, honnêtement, ce n\u2019est pas trop mon truc», a-til lancé, balayant d\u2019un revers de main la position traditionnelle de la France, la formule du «ni-ni».«Non pas qu\u2019il faut faire de l\u2019ingérence.Mais je préfère dire aux Québécois : \"Vous êtes de ma famille\" ou \"Je suis de la vôtre\", plutôt que de leur dire : \"Il n\u2019y a pas d\u2019indifférence\".Dites donc, quel amour ! » a-t-il ironisé, sous les applaudissements nourris des invités réunis pour la cérémonie.«J\u2019ai voulu refonder ça.Ç\u2019a créé beaucoup d\u2019inquiétude ici.On m\u2019a dit : \"Tu vas donc toucher un tabou, encore un.\" Eh oui.Et quand on est sincère, pourquoi avoir peur de toucher un tabou?» s\u2019est-il demandé.«Croyez-vous, mes chers amis, que le monde, dans la crise sans précédent qu\u2019il traverse, a besoin de division?A besoin de détestation?Est-ce que pour prouver qu\u2019on aime les autres on a besoin de détester leurs voisins?Quelle étrange idée!» Selon lui, le «message de la f rancophonie» en est un «d\u2019union», «d\u2019ouverture» et «de tolérance».Sans interpeller directement les souverainistes, Nicolas Sarkozy a souligné que «ceux qui ne comprennent pas ça (.) n\u2019ont pas compris les valeurs universelles que nous portons au Québec comme en France, le refus du sectarisme, le refus de la division, le refus de l\u2019enfermement sur soi-même, le refus de définir son identité par opposition féroce à l\u2019autre».Le chef d\u2019État français dit vouloir faire «plus de choses» avec le Québec.L\u2019entente sur la mobilité de la main-d\u2019oeuvre, signée l\u2019automne dernier, incarne cette volonté selon lui.«Il faut que notre amitié, notre appartenance familiale, ne soit pas une nostalgie, mais soit un avenir.Et que ce ne soit pas seulement des discours, mais des réalités.Pour que les jeunes étudiants puissent voir reconnaître leurs diplômes des deux côtés, dans nos deux pays.C\u2019est ça l\u2019amitié, c\u2019est ça la fraternité, c\u2019est ça l\u2019amitié.Pour vous aimer, je n\u2019ai pas besoin de détester les autres.» Nicolas Sarkozy a provoqué des éclats de rire en notant que ces longues remarques ne faisaient pas partie de son discours écrit.«J\u2019avais vraiment envie de vous le dire », a-t-il lancé.Réaction prudente À la sortie du palais de l\u2019Élysée, Jean Charest a eu une réaction prudente.«Je n\u2019ai pas à faire l\u2019évaluation des discours du président de la République française.Il exprime les sentiments du peuple français.Il exprime aussi des sentiments qui sont les siens.(.) C\u2019est à vous d\u2019interpréter ses paroles», a-t-il répondu aux journalistes.Selon lui, ce n\u2019est pas la fin définitive de la formule du «nini ».«Si jamais il devait y avoir un nouveau référendum, je ne vois pas d\u2019autre politique possible pour la France que la non-ingérence, nonindifférence, mais dans un cadre référendaire.Maintenant, ce que le président Sarkozy exprime, c\u2019est un sentiment qui déborde les circonstances d\u2019un référendum sur l\u2019avenir du Québec.» Avant de remettre l\u2019insigne de commandeur de la Légion d\u2019honneur à Jean Charest, le président français lui a rendu hommage.«Plus que quiconque, tu incarnes dans ton humanité, dans ton énergie, dans ta simplicité, dans ton humour, dans ton sens de la famille, ce qui séduit tant les Français chez les Québécois», a-t-il affirmé, rappelant ensuite le parcours politique du premier ministre du Québec.«Je reçois cet honneur comme un témoignage de l\u2019amitié éternelle qui unit la France et le Québec, a répondu Jean Charest quelques minutes plus tard.Je le reçois comme la reconnaissance de la contribution de mon gouvernement à cette relation séculaire qui unit nos peuples.» À la sortie de l\u2019Élysée, le premier ministre s\u2019est dit «profondément touché ».En plus des membres de la famille de M.Charest \u2013son père était absent en raison de son état de santé\u2013, plusieurs invités étaient présents à la cérémonie: le premier ministre français François Fillon, son prédécesseur Jean-Pierre Raffarin, le secrétaire général de la francophonie Abdou Diouf, le maire de Québec Régis Labeaume, Paul Desmarais de Power Corporation, Jacques Ménard de BMO Groupe financier, Luc Plamondon, Garou et Carole Laure.Plus tôt dans la journée, Jean Charest s\u2019est entretenu avec le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui a réitéré son appui au projet de partenariat économique entre le Canada et l\u2019Union européenne.JEAN CHAREST REÇOIT LA LÉGION D\u2019HONNEUR Fini le «ni-ni », dit Sarkozy Le chef d\u2019État français dit vouloir faire «plus de choses » avec le Québec PHOTO PHILIPPE WOJAZER, AGENCE FRANCE-PRESSE Avant de remettre l\u2019insigne de commandeur de la Légion d\u2019honneur à Jean Charest (à gauche), le président français Nicolas Sarkozy (à droite) lui a rendu hommage.«Plus que quiconque, tu incarnes dans ton humanité, dans ton énergie, dans ta simplicité, dans ton humour, dans ton sens de la famille, ce qui séduit tant les Français chez les Québécois.» «C\u2019est vrai que la ni ingérence ni indifférence, qui a été la règle pendant des années, honnêtement, ce n\u2019est pas trop mon truc », a lancé Nicolas Sarkozy.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 8 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 3 FÉ V R I E R 2 0 0 9 MONTRÉAL La référence aUDI à montréaL Vorsprung durch Technik www.popularaudi.com www.audi.ca 1702065 Laurier 5442, St-Hubert, Montréal 514-270-3566 Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 21 h 539$*/MOIS Quattro, automatique, cuir, toit ouvrant, Bluetooth, et plus.*Location de 48 mois, 16 000 km par année, 2 000 $ comptant.taxes, transport, préparation en sus.**Voir détails en magasin.Offre valIde juSqu'au 28 févrIer 2009 taUx De LocatIon Taux de lOcaTIOn 5,9% taUx à L'achat Taux à l'achaT 3,4% Pour 48 mois *!&$#,#$++$%*(\".$(-/(#**0(,') #IA( D-(\"!K!D&( H ;@'2&3&L\"H K6C&(D(&%%&JK-E>&-L3-(KK$-DA\" *-2&A( -DD(I9J G&% D(!9H / BB, ?J 7AKAL -K$-\" (&)A!% J \"( ,)!)&+$ #)&%*'%)%* ($#*+'# &%+\"!'\")+ !\" 2- #2-K& G&% 7(\"% 5$+.\"(& -A G& 4-!%ILL&A8& :& /= 3-(% FBB, G& DIA( 2& /B C!22&\"% 2 Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAL serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS FORUM@LAPRESSE.CA apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Le projet de commémoration de la bataille des plaines d\u2019Abraham continue de susciter la controverse.L\u2019opposition à l\u2019initiative de la Commission des champs de bataille nationaux est vive et répandue.Cela ne la rend pas plus justifiée.En effet, cette opposition repose sur des mythes et sur des informations incomplètes.On ne fête pas une défaite, at- on beaucoup dit.Ce n\u2019est pas la Commission qui a décidé de « fêter» la victoire du général Wolfe; ce sont ses critiques qui lui ont prêté cette intention.Sur son site web, l\u2019organisme fédéral ne parle nulle part de fête.Il y est plutôt question de «ne pas oublier ces événements historiques marquants ».La commémoration ne porte d\u2019ailleurs pas seulement sur la bataille des plaines mais aussi sur celle qui a eu lieu à Sainte-Foy quelques mois plus tard, gagnée celle-là par les Français.Une défaite?Une résolution adoptée par les militants du Bloc québécois samedi affirme que la batail le des plaines d\u2019Abraham «explique encore aujourd\u2019hui notre cheminement vers la souveraineté ».Dans l\u2019esprit de beaucoup de Québécois, la Nouvelle-France était destinée à devenir un état francophone indépendant en Amérique; la victoire de Wolfe serait venue saper ce rêve.Cette vision fait abstraction de ce qu\u2019était vraiment le Canada de l\u2019époque: une colonie pauvre, spoliée par ses gouvernants français.Une colonie marginale dont le retard démographique, économique et politique par rapport à l\u2019Amérique anglaise s\u2019accroissait d\u2019année en année.«L\u2019agriculture languit, la population diminue», déplorait le marquis de Montcalm.Ce Montcalm qui méprisait ouvertement les miliciens canadiens à son service.Si le bon marquis avait gagné, l\u2019avenir du Canada français, son éventuelle indépendance n\u2019auraitelle pas été assurée?Rien n\u2019est moins certain.Qu\u2019a fait Napoléon de la Louisiane?La Guadeloupe et la Martinique, que le traité de 1763 redonnait à la France, ne sont-elles pas encore aujourd\u2019hui, 246 ans plus tard, sous la tutelle de Paris?IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Certains s\u2019élèvent contre la reconstitution d\u2019un événement aussi tragique qu\u2019une guerre.On peut trouver la chose de bon ou de mauvais goût mais il n\u2019y a pas là matière à indignation.Les reconstitutions de grandes batailles sont choses communes.La bataille de Gettysburg (1861, 50 000 morts) est recréée chaque année, tout comme celle de Waterloo (1815, 63 000 morts).Il y a 10 ans, quelques centaines de résidants de Québec ont participé à une reconstitution de la bataille des plaines d\u2019Abraham, à l\u2019occasion du 240e anniversaire de l\u2019affrontement.Le Parti québécois était alors au pouvoir mais les archives ne gardent aucune t race d\u2019une quelconque controverse.En 2001, le premier ministre, Bernard Landry, a participé à une cérémonie à l\u2019occasion du déménagement des restes de Montcalm dans un nouveau mausolée.À l\u2019issue de cet événement haut en couleur, M.Landry déclarait : «Nous commémorons une guerre qui a brutalement changé le cours de notre destin collectif et celui de tout le continent américain.» Pierre Falardeau ne s\u2019est pourtant pas emporté contre cette commémoration de «l\u2019acte de fondation de notre malheur».Ce rappel des faits montre bien que la présente controverse n\u2019a pas lieu d\u2019être.Il n\u2019y a pas de raison de s\u2019élever contre la commémoration des batailles des plaines d\u2019Abraham et de Saint-Foy, sinon à des fins politiques contemporaines.Il faut plutôt souhaiter qu\u2019à la faveur des fouilles archéologiques, expositions, reconstitutions et colloques prévus, les Québécois auront l\u2019occasion d\u2019enrichir leur connaissance de l\u2019histoire.Une histoire qu\u2019inévitablement, chacun continuera à voir à travers son prisme politique.Retour sur les Plaines L\u2019opposition à la commémoration de la bataille de 1759 repose sur des mythes et sur des informations incomplètes.La privatisation d\u2019Hydro ne réglerait rien Dans son étude rendue publique par Claude Garcia, l\u2019Institut économique de Montréal remet de l\u2019avant sa lubie qu\u2019Hydro- Québec serait plus rentable si elle était privatisée.Plus rentable pour qui?Les quelques actionnaires assoiffés de profits?Au détriment de qui?Les clients captifs (appelés historiquement les «abonnés»)?L\u2019étude mentionne que le dérapage des coûts associés à lamodernisation de son système informatique ne serait pas survenu si la société était privée et avait dû répondre à des actionnaires.Rien n\u2019est moins sûr! Est-ce à dire que les dérapages financiers de cette envergure ne se produisent pas au privé?Le contexte économique mondial actuel nous démontre pourtant le contraire.Les principes de gouvernance et de rigueur (supposément en vigueur dans le privé) s\u2019appliquent également à Hydro-Québec.Mais comme Hydro-Québec est un géant dans unemaison de verre, dès qu\u2019elle fait un pas, tous la regardent.Et comme il y a des sommes imposantes en jeu, certains salivent à l\u2019idée d\u2019en devenir actionnaire et de s\u2019emplir les poches.La privatisation ne réglerait rien face à cette situation.L\u2019actionnaire (le gouvernement du Québec) n\u2019a qu\u2019à jouer, s\u2019il ne le fait pas déjà, un rôle accru de surveillance et rejoindre ainsi le rêve de Claude Garcia.R.Genest, Laval La naïveté de Claude Garcia L\u2019étude de Claude Garcia au sujet des débordements de coûts d\u2019un nouveau système informatique est certes utile pour comprendre comment agit Hydro-Québec.Toutefois, les conclusions font preuve d\u2019une naïveté surprenante quant à la proposition voulant que la société d\u2019État privatisée n\u2019éprouverait pas ces problèmes.Pour ce qui est du fiasco informatique, il faudrait peut-être regarder combien d\u2019entreprises privées se sont cassé les dents dans l\u2019implantation de solutions informatiques pour leur processus d\u2019affaires.Le privé n\u2019est pas la solution à tous les maux.Au niveau de la privatisation de sociétés d\u2019État, il faudrait se souvenir des pénibles lendemains de ces opérations sous Margaret Thatcher en Grande-Bretagne.Ce pays regrette amèrement ce changement.Sébastien Blais, Boisbriand Voici un extrait des propos tenus hier par le président français, Nicolas Sarkozy, alors qu\u2019il décernait le grade de commandeur de la Légion d\u2019honneur au premier ministre du Québec, Jean Charest.Pour ma part, je vous le dis, je l\u2019ai dit, moi, le Québec, c \u2019est ma fami l le , et le Canada, ce sont mes amis.Et franchement, j\u2019ai adoré parler devant l\u2019Assemblée nationale ! J\u2019ai vu des sourires, il y avait des sourires spontanés, il y avait des sourires un peu moins sourires\u2026 Mais qu\u2019est-ce que vous voulez ! On ne se refait pas.Moi, je crois qu\u2019il faut qu\u2019on aime plus le Québec encore.Il faut qu\u2019on fasse encore plus de choses et que ce qu\u2019on fait ensemble sur les diplômes, c\u2019est quelque chose de considérable ! Il faut que ça franchisse les discours pour aller dans la réalité ; il faut que notre amitié, notre appartenance familiale ne soit pas une nostalgie, soit un avenir.Mais ça ne sera pas simplement des discours, mais des réalités que des jeunes étudiants puissent voir reconnaître leurs diplômes des deux côtés, dans nos deux pays.C\u2019est ça, l\u2019amitié, c\u2019est ça, la fraternité, c\u2019est ça, la famille.Mais pour vous aimer, je n\u2019ai pas besoin de détester les autres.C\u2019est quand même une idée étrange.Je ne vois pas, moi\u2026 je me suis toujours vu membre de la grande famille francophone.Mais cet attachement à notre culture, cet attachement à notre langue, cet attachement à nos liens, pourquoi devraient-ils se définir comme une opposition à qui que ce soit d\u2019autre ?Et c\u2019est vrai que «ni indifférence ni ingérence », qui a été la règle pendant des années, honnêtement ce n\u2019est pas trop mon truc.Non pas qu\u2019il faut faire de l\u2019ingérence, bien sûr ! Mais enfin ! Je préfère dire aux Québécois vous êtes de ma famille ou je suis de la vôtre plutôt, que de leur dire il n\u2019y a pas d\u2019indifférence.Dites donc, quel amour ! Alors moi, j\u2019ai voulu refonder ça.Ça a créé beaucoup d\u2019inquiétude ici.On m\u2019a dit: Tu vas donc toucher à un tabou, encore un! Eh oui.Mais quand on est sincère, pourquoi avoir peur de toucher un tabou ?Et croyez-vous, mes chers amis, que le monde, dans la crise sans précédent qu\u2019il traverse, a besoin de division ?A besoin de détestation?Et est-ce que pour prouver qu\u2019on aime les autres, on a besoin de détester leurs voisins?Quelle étrange idée.Et est-ce que le message de la francophonie ne devrait pas être un message de rassemblement?Un message d\u2019union ?Un message d\u2019entente ?D\u2019ouverture?De tolérance ?Et ne pas aller dire à ceux qu\u2019on aime : on vous aime d\u2019autant plus qu\u2019on déteste les voisins.Ah! Quelle étrange chose ! Et franchement, ça m\u2019a fait un plaisir fou de pouvoir aller chez vous le dire, et quand même être compris du plus grand nombre.Mais je le dis très simplement, ceux qui ne comprennent pas cela, je ne crois pas qu\u2019ils nous aiment plus encore.Je crois qu\u2019ils n\u2019ont pas compris, dans le message de la francophonie et dans les valeurs universelles que nous portons au Québec comme en France le refus du sectarisme.Le refus de la division.Le refus de l\u2019enfermement sur soimême.Le refus de cette obligation de définir son identité par opposition féroce à l\u2019autre.Alors que si notre identité est forte, on n\u2019a pas besoin d\u2019être imbécile.On n\u2019a pas besoin d\u2019être agressif.Voilà.Et J\u2019espère que vous avez compris que ce n\u2019était pas dans le discours\u2026 mais que j\u2019avais vraiment envie de vous le dire.«Le refus de la division » PHOTO RÉMY DE LA MAUVINIÈRE, AP Le président français Nicolas Sarkozy a plaidé en faveur de l\u2019unité canadienne lors de la remise de la Légion d\u2019honneur au premier ministre Jean Charest.« Je l\u2019ai dit, moi, le Québec, c\u2019est ma famille, et le Canada, ce sont mes amis.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 18 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 3 FÉ V R I E R 2 0 0 9 FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca La vieillesse cool, voilà bien un concept que seuls les baby-boomers pouvaient inventer, eux qui n\u2019ont jamais accepté de vieillir et se croient toujours au centre du monde (ils y sont d\u2019ailleurs, essentiellement à cause de leur nombre.) La première fournée des baby-boomers vient d\u2019avoir 60 ans.On n\u2019a pas fini d\u2019en entendre parler ! La Presse a ouvert le bal avec son dossier du week-end sur les vieux cool.Certes, les apparences ont changé.J\u2019ai une photo de ma grand-mère: silhouette de matrone, chignon sévère, robe noire à col montant\u2026 D\u2019après mes calculs, elle devait alors avoir 60 ans.De nos jours, il faudrait aller en Sicile, en Syrie ou au Kazakhstan pour trouver des sexagénaires sur ce modèlelà.Mais ce ne sont pas les baby-boomers qui ont transformé le monde.Cela s\u2019est fait graduellement, au rythme des avancées de la médecine et des changements sociaux.Pendant des siècles, on avait défini la femme en fonction de la maternité.Une fois ménopausée, donc infertile, elle disparaissait du décor, ne servant plus guère qu\u2019à s\u2019occuper de ses petits-enfants.Dans la génération de ma mère, la généralisation de la contraception avait tout changé.Passé les années de fertilité, la femme gardait sa valeur et son attrait.Ma mère, mes tantes, leurs amies, refusaient obstinément d\u2019entrer dans la case «grand-mère».Elles voyageaient, sortaient, faisaient du sport, j\u2019en ai même connu plus d\u2019une qui s\u2019est fait, comme on disait alors, «remonter le visage»\u2026 histoire de vieillir un peu plus joliment, sans trop afficher les stigmates de l\u2019âge.La seule différence c\u2019est qu\u2019aujourd\u2019hui, les femmes ont à leur disposition un plus large éventail de techniques pour lutter contre le vieillissement, et que le culte de la beauté, allié à celui de la santé, a atteint des sommets.Si révolution il y a eu, ce n\u2019est pas du côté des femmes.C\u2019est chez les hommes.Naguère, ils pouvaient se laisser aller.Tant qu\u2019ils avaient du pouvoir et de l\u2019argent, ils pouvaient se permettre d\u2019arriver à la soixantaine bedonnants, avec des bajoues et des poils dans les oreilles.Plus aujourd\u2019hui.Ces messieurs se soucient de leur ligne, on en voit même s\u2019aventurer dans les salons des esthéticiennes ! Tout cela est très bien.Tant qu\u2019à vieillir, pourquoi ne pas le faire avec grâce?Mais il y a des limites.Qu\u2019y a-t-il de plus pathétique que ces femmes qui, après leur «nième» lifting, ont deux fentes obliques à la place des yeux?Qu\u2019y a-t-il de plus agaçant que ces vieux qui se croient obligés de « faire jeune» à tout prix?Ces couples mariés depuis 40 ans qui appellent leurs époux «mon chum» et «ma blonde» et qui veulent que tout le monde les tutoie comme s\u2019ils étaient les meilleurs copains de leurs enfants?Phénomène désolant en effet que ces vieux qui s\u2019obstinent à se croire branchés sur les dernières nouveautés (en fait, ils s\u2019illusionnent, ils ne le sont plus), alors qu\u2019ils devraient au contraire faire valoir les qualités qui les distinguent des jeunes: la maturité, l\u2019expérience, les petits bouts de sagesse qui viennent avec le temps\u2026 Le grand danger qui menace les sexagénaires, c\u2019est la maladie débilitante du «jeunisme».Sur cette erre d\u2019aller, les babyboomers proclameront dans 20 ans que la vieillesse n\u2019existe plus.Ils iront directement de la discothèque au tombeau\u2026 après avoir exigé que les discothèques leur installent des rampes d\u2019accès.J\u2019ai tout de même de bonnes nouvelles pour vous, amis sexagénaires.Je vous en parle jeudi.Être vieux et «cool»?Sur cette erre d\u2019aller, les baby-boomers iront directement de la discothèque au tombeau.PARTICIPEZ AU BLOGUE DE L\u2019ÉDITO www.cyberpresse.ca/edito Une succession de jeunesses EDNA ARSENAULT L\u2019auteure habite à Laval.J\u2019aurai 72 ans dans quelques jours.Je suis passionnément amoureuse de la vie et une inconditionnelle de l\u2019humour.Et quand on est en amour, les possibilités sont illimitées, tout est plus beau, on a envie de chanter, de danser, on cherche un moyen pour exprimer cet amour, ce bonheur, le coeur déborde, l\u2019imagination nous transporte à un niveau de création, on marche d\u2019un pas plus léger.J\u2019ai envie de chanter: «I\u2019m walking on sunshine!» Un projet n\u2019attend pas l\u2019autre, mon cerveau est en vitesse de croisière, je ne sais pas pourquoi ni comment, mais la vie n\u2019a jamais été aussi belle.Chaque matin, je me lève reconnaissante d\u2019avoir une autre journée à ma disposition.Imaginez 86 400 secondes chaque jour pour profiter de la beauté qui m\u2019entoure, ouvrir mon ordinateur, écrire, donner des conférences, visiter mes trois enfants et quatre petits-enfants que j\u2019adore.Le dernier, Guillaume, 10 ans, me dit: «Grandmaman, je t\u2019aime tellement et même quand tu seras morte, j\u2019irai te visiter et t\u2019apporter de fleurs.» N\u2019est-ce pas merveilleux?Son frère, Alexandre, 14 ans, me dit : «Grand-maman, tu es full cool!» Une aussi belle déclaration d\u2019amour ! Et que dire de mon conjoint, Eddie McGrath?Il pense que le soleil se lève et se couche avec moi.Il me trouve belle, fine, intelligente, toutes les qualités.Je sais bien qu\u2019il ment comme certains politiciens, mais j\u2019adore.Lui et moi, nous continuons à voyager, quand nous le pouvons.Je dois avoir eu la vie facile.Oh, que non! D\u2019abord, je suis la 9e d\u2019une famille de 12 enfants.La première à fréquenter l\u2019université malgré la désapprobation de mon père.J\u2019ai sué sang et eau.Mais quand nos rêves sont assez grands, aucun obstacle ne peut nous arrêter.J\u2019ai eu plus que ma part de maladie.En plus, nous avons perdu toutes nos économies, gracieuseté de bandits en chemise blanche.Au lieu de mon condo de 1500 pieds carrés, je suis maintenant dans un loyer dans un 750 pieds carrés! Est-ce qu\u2019on oublie ?Pas nécessairement, mais on continue parce que c\u2019est ça la vie.Oui, je la trouve belle.Et j\u2019avance ! Cette année, mon cinquième livre paraîtra chez Fides, un roman, plutôt une saga, Du trèfle au lys, une histoire qui débute en Irlande et se termine au Québec.Mon conjoint Eddie, qui aura 72 ans en mars, est aussi full cool.En août dernier, il a amorcé un pèlerinage à Compostelle.Pendant 69 jours, il a marché plus de 1500 kilomètres et est revenu\u2026 sans même une ampoule au pied.Ni lui ni moi ne connaissons la signification du mot retraite.Il me faudrait 10 vies pour faire tout ce que j\u2019aimerais faire.Entreprendre des projets à tout âge?Oui ! Il ne faut pas voir peur de rêver, de se taquiner, de faire des folies, de tomber en amour à tout âge.Vieillir cool?Bien vieillir ?Je le pense! Je dois certainement vieillir comme tout le monde, mais j\u2019adore cette citation de Lacordaire : «Au lieu de vieillir, je n\u2019ai qu\u2019une succession de jeunesses.» VIEILLIR COOL À la suite de la publication de notre série «Vieillir cool », le week-end dernier, voici quelques-unes des nombreuses réactions que nos lecteurs nous ont transmises.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Chaque matin, Eddie McGrath et Edna Arsenault se lèvent, reconnaissants d\u2019avoir une autre journée à leur disposition.FORUM@LAPRESSE.CA PHOTO JUNJI KUROKAWA, AP La santé d\u2019abord À mon avis, c\u2019est possible de vieillir cool dans la mesure où nous avons la chance d\u2019avoir la santé.Aussi, fautil avoir une mentalité qui permette de rester jeune.Je me lève vers 6h tous les matins, pour ensuite aller faire un boulot intéressant où je suis entouré de jeunes de moins de 50 ans.Je fais aussi mon jogging (sur tapis roulant) au minimum tous les deux jours.Au quotidien, il faut avoir de l\u2019ambition, avoir des rêves.Il ne faut surtout pas oublier un bon vin au repas du soir.J\u2019ai 63 ans et j\u2019ai hâte d\u2019en avoir 70.Un petit détail : il y a longtemps, j\u2019ai identifié mon pire ennemi et je l\u2019ai toujours ignoré et repoussé.Il s\u2019appelle.LA RETRAITE.Marc Gaudreau Rester positif Oui, il est possible de vieillir cool.Il faut écouter son corps et en prendre soin.Il faut rester positif, entreprendre des projets en travaillant moins vite.Savoir s\u2019arrêter pour apprécier tout ce qu\u2019il y a de beau dans la vie.Apprécier chaque saison, elle ne reviendra pas.Regarder, écouter et savourer tout ce qu\u2019il y a autour de nous.Avoir de bons amis et partager avec eux un bon repas, une sortie, un voyage.et même nos peines et nos joies.Ne pas oublier la famille, les enfants et les petits-enfants, notre port d\u2019attache.Ne pas se plaindre, garder le sourire et, pourquoi pas, lâcher son fou comme à 20 ans.Voilà, oublier que nous avons l\u2019âge d\u2019or.Dyna Harvey Il faut des sous Vieillir cool, c\u2019est possible si le revenu est suffisant.Pas celui des gens à petites retraites, de l\u2019ordre de 25 000$ et moins par année.Avezvous essayé de trouver un logement soi-disant à prix modique à Montréal?On vous oblige à prendre des repas! Tout ce que je peux me permettre, c\u2019est une longue marche si le temps le permet.Et avoir une petite bête de compagnie, ce qui est de la zoothérapie.Même les billets pour le cinéma sont une dépense que je ne peux me permettre souvent.Gisèle Guimont Le monde ne s\u2019amuse plus J\u2019ai 57 ans.Je sais que je vieillis car, comme le dit Serge Bouchard, je ne peux plus sauter de nuit ! Mais au fond de moi, je ne vieillis pas.Oui, je retomberais amoureuse si ça se présentait.Oui, j\u2019irais à un nouveau Woodstock si la musique redevenait aussi cool qu\u2019elle l\u2019était alors.Oui, je passerais encore des soirées à régler le sort du monde dans des cafés.Malheureusement, alors que j\u2019ai à nouveau le temps pour toutes ces choses, je constate que le monde actuel ne s\u2019amuse plus du tout.On n\u2019a plus le droit de fumer ou de boire (sauf le vin rouge médicinal).Si on est malade, c\u2019est de notre faute ; si on meurt, c\u2019est de notre faute, et si on s\u2019exprime, vaut mieux faire très attention au «politically correct».Vieillir, c\u2019est peut-être ça : constater que ce qui a fabriqué nos beaux souvenirs est disparu ou, à tout le moins, n\u2019a pas été renouvelé.Louise Roy Hypocondriaque Si nous demeurions en parfaite santé jusqu\u2019à la mort, ce serait beaucoup plus agréable de vieillir, de pouvoir profiter de notre retraite sans devoir aller voir, tour à tour, un de nos nombreux spécialistes : ophtalmologiste, cardiologue, urologue, neurologue, dentiste, audioprotésiste, etc.En vieillissant, on devient tous un peu hypocondriaque : au moindre malaise, on s\u2019imagine le pire.Surtout, on appréhende les démarches pénibles qui représentent des heures d\u2019attente, des tests rarement agréables à subir, des diagnostics souvent vagues mais rarement rassurants.Pour le reste, l\u2019ennui, les problèmes financiers, le temps qu\u2019il fait, la perte graduelle de nos amis et parents, ça s\u2019endure assez bien ! Bertrand Léger, Saint-Gabriel Des vendeurs de rêve Que plus personne ne vienne me parler de l\u2019âge d\u2019or, plus personne.Comment peut-on penser vivre cette période en restant cool?C\u2019est de l\u2019inconscience, ma foi ! C\u2019est la période la plus tragique de la vie, à moins de posséder une santé de fer.Et même à cela, se voir diminuer dans son corps et son esprit est presque insoutenable.Perte de cheveux, de mémoire, dentiers, alouette ! Vieillir, c\u2019est mourir un peu.et ceux et celles qui soutiennent le contraire sont des vendeurs de rêve.Il n\u2019y a pas de fortune assez grosse pour nous ramener à nos 20 ans.Il y a un temps pour tout.même pour moi, et je le dis d\u2019une façon tout à fait cool.Aline Gagné lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 3 FÉ V R I E R 2 0 0 9 A 19 ACTUALITÉS JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Mies van der Rohe peut reposer en paix: tout indique que l\u2019ancienne station-service Esso de L\u2019Île-des- Soeurs va rester debout.Le conseil d\u2019arrondissement de Verdun a dévoilé récemment un projet de «Maison des générations », qui donnera une nouvelle vocation à ce fleuron de l\u2019architecture moderne à Montréal, fermé et placardé depuis le mois de décembre.«Selon un sondage réalisé l\u2019an dernier, 73% des habitants de L\u2019Île-des-Soeurs étaient d\u2019accord avec cette idée» a déclaré le maire de l\u2019arrondissement, Claude Trudel.L\u2019idée en question consiste à intégrer à la fois une maison de jeunes et un centre d\u2019activités pour les aînés dans le décor unique de l\u2019ancienne station-service.Le directeur du service d\u2019aménagement, Dany Tremblay, a assuré que le projet se réaliserait dans le respect du caractère patrimonial du bâtiment, qui récupérera notamment ses murs vitrés tels que les avait imaginés Mies van der Rohe dans les plans originaux.À l\u2019heure actuelle, le règlement de zonage ne permet que les activités liées à l\u2019automobile.Ce nouveau projet exigera un changement de zonage, qui sera soumis à la population de L\u2019Île-des-Soeurs par référendum.La Ville de Montréal étudie, par ailleurs, la possibilité de citer l\u2019ancienne station-service comme monument historique.Le Conseil du pat r imoine de Montréal (CPM) aurait émis un avis en ce sens la semaine dernière.«C\u2019est sûr que ce n\u2019est pas négatif », résume Marie Lessard, présidente du CPM.Une citation non seulement facilite la protection d\u2019un bâtiment, mais garantit aussi des subventions pour d\u2019éventuels projets de mise en valeur.À noter que la pétrolière Imperial Oil, qui exploitait le terrain depuis 40 ans, devra décontaminer les lieux avant de céder son bail.Avec la Maison des générations, l\u2019arrondissement deviendrait le nouveau locataire des installations, dont le propriétaire est la société Investissement Île-des-Soeurs.Un classique La réputation de l\u2019ancien garage Esso n\u2019est plus à faire.Il a été conçu en 1968 par Ludwig Mies van der Rohe, considéré comme un des plus grands architectes de son temps.Bien qu\u2019on ne sache pas exactement si «Mies» a personnellement mis la main au projet (il est mort l\u2019année suivante), sa «griffe» moderniste et minimaliste reste tout à fait reconnaissable.«Si ce n\u2019est pas lui, c\u2019est son équipe, souligne l\u2019architecte Howard Davies, professeur à l\u2019Université McGill.Il est clair que cette réalisation est dans le même esprit que tout ce qu\u2019il a fait à la même époque.» Fait à noter: la station-service est le seul bâtiment utilitaire jamais conçu par le célèbre architecte.«Il a fait des résidences, des tours de bureaux.Mais des trucs fonctionnels comme celui-là, à ma connaissance, il n\u2019y en a pas d\u2019autres», précise Joseph Hillel, réalisateur d\u2019Ordinaire ou Super, un documentaire sur la station- service réalisé en 2003.Deux autres bâtiments montréalais ont été supervisés ou construits par Mies van der Rohe dans les années 60.Il s\u2019agit d\u2019un immeuble à logements, aussi à L\u2019 Île-des-Soeurs (1968), et du fameux Westmount Square (1964).Ni l\u2019un ni l\u2019autre ne sont officiellement cités.Sauvegarde du patrimoine architectural à L\u2019Île-des-Soeurs De l\u2019espoir pour l\u2019ancienne station Esso PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Tout laisse croire que l\u2019édifice construit par l\u2019équipe de l\u2019architecte Ludwig Mies van der Rohe à L\u2019Île-des-Soeurs sera transformé en maison de jeunes et en centre communautaire pour personnes âgées.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 20 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 3 FÉ V R I E R 2 0 0 9 C\u2019est ce qu\u2019on appelle l\u2019embarras du choix.Vorsprung durch Technik www.audi.ca *Taux de location fermé offert aux clients admissibles par Audi Finance chez les concessionnaires Audi participants.Sujet à l\u2019approbation du crédit (S.A.C.).Location de 36 mois au taux annuel de 2,5 %.Dépôt de garantie remboursable de 750 $, première mensualité de 699 $, avec acompte de 5 085 $.Montant dû au début du bail : 8 529 $.Obligation totale découlant du bail : 32 249 $.Montant calculé en fonction du PDSF de l\u2019Audi Q7 3.6 Premium 2009 de 59 300 $, taxes, prélivraison et transport de 1 995 $ en sus.Frais de 0,35 $/km pour le kilométrage supérieur à 16 000 km par an assumés par le locataire.**Taux de location fermé offert aux clients admissibles par Audi Finance chez les concessionnaires Audi participants.Sujet à l\u2019approbation du crédit (S.A.C.).Location de 48 mois au taux annuel de 5,9 %.Dépôt de garantie remboursable de 590 $, première mensualité de 539 $, avec acompte de 2 000 $.Montant dû au début du bail : 4 824 $.Obligation totale découlant du bail : 29 567 $.Montant calculé en fonction du PDSF de l\u2019Audi A4 2.0T quattro 2009 de 41 200 $, taxes, prélivraison et transport de 1 595 $ en sus.Frais de 0,25 $/km pour le kilométrage supérieur à 16 000 km par an assumés par le locataire.***Taux de location fermé offert aux clients admissibles par Audi Finance chez les concessionnaires Audi participants.Sujet à l\u2019approbation du crédit (S.A.C.).Location de 48mois au taux annuel de 4,7 %.Dépôt de garantie remboursable de 450 $, première mensualité de 399 $, avec acompte de 2 000 $.Montant dû au début du bail : 4 444 $.Obligation totale découlant du bail : 22 747 $.Montant calculé en fonction du PDSF de l\u2019Audi A3 2.0T manuelle à traction avant 2009 de 31 800 $, taxes, prélivraison et transport de 1 595 $ en sus.Frais de 0,25 $/km pour le kilométrage supérieur à 16 000 km par an assumés par le locataire.Photos à titre indicatif seulement.Modèles européens montrés.Taxes, immatriculation, droits, frais administratifs (incluant les frais d\u2019inscription jusqu\u2019à 46 $ au Registre des droits personnels et réels mobiliers), assurances et autres options en sus.Livraison avant le 28 février 2009.Contribution requise pouvant modifier la transaction finale négociée.Offre d\u2019une durée limitée pouvant changer sans préavis.Détails chez les concessionnaires Audi participants.« Audi », « A3 », « A4 », « Audi Q7 », « Vorsprung durch Technik » et l\u2019emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.©Audi Canada 2009.Pour en savoir plus sur Audi, voyez votre concessionnaire, composez le 1 800 367 AUDI ou visitez-nous à www.audi.ca.Cette offre est disponible seulement sur les véhicules en inventaire des concessionnaires Audi participants.699$ Audi Q7 3.6 Premium 2009 par mois* Location de 36 mois Taux de location de 2,5 % Plan d\u2019entretien Audi Care inclus 539$ Audi A4 2.0T quattro 2009 par mois** Location de 48 mois Taux de location de 5,9 % 2 000 $ comptant 399$ Audi A3 2.0T traction avant 2009 par mois*** Location de 48 mois Taux de location de 4,7 % 2 000 $ comptant Meilleure voiture de luxe Park Avenue Audi 8755, boulevard Taschereau Brossard QC 450 445-4811 www.parkavenueaudi.com Automobiles Lauzon 2435, boulevard Chomedey Laval QC 450 688-1120 www.lauzon.qc.ca Prestige Audi 5905, autoroute Transcanadienne St-Laurent QC 514 364-7777 www.audiprestige.com Les Automobiles Niquet 1917, boul.Wilfrid-Laurier Route 116 St-Bruno QC 450 653-7553 www.niquet.com Les Automobiles Popular 5442, rue Saint-Hubert Montréal QC 514 270-3566 www.popularaudi.com Audi Prestige DDO 4600A, boulevard St-Jean Dollard-des-Ormeaux QC 514 426-7777 www.audiprestige.com 1702782A "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.