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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Plus - Forum
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2009-03-14, Collections de BAnQ.

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[" NON AU VOILE! EXTRAIT D\u2019UN LIVRE-CHOC SUR LES INTÉGRISTES PAGE 5 SIMULER L\u2019ÉCONOMIE L\u2019ÉDITORIAL D\u2019ARIANE KROL PAGE 4 PLUS FORUM GRANDS REPORTAGES, ANALYSES sur cyberpresse.ca VIDÉOS Visionnez toutes nos vidéos sur cyberpresse.ca/videos BLOGUE Venez discuter avec nos éditorialistes sur cyberpresse.ca/edito Ils sont âgés de 12 à 17 ans.Et avant même d\u2019avoir atteint l\u2019âge adulte, ils traînent un lourd passé de toxicomanie.Ils ont tout consommé: alcool, cannabis, LSD, speed, ecstasy, cocaïne.Quand ils frappent à la porte du centre Le Grand chemin, à Montréal, ils sont poqués, détruits, au bout du rouleau.Notre journaliste a partagé leur quotidien, en cure de désintoxication fermée, pendant trois jours et deux nuits.UN REPORTAGE DE SOPHIE ALLARD À LIRE EN PAGES 2 ET 3 ADOS EN DÉSINTOX PHOTOS ALAIN ROBERGE, LA PRESSE MON T R É AL SA M E D I 1 4 M A R S 2 0 0 9 CARICATURE L\u2019ACTUALITÉ VUE PAR CHAPLEAU PAGE 4 vos MEILLEURS COUPS sont dans nos allées » Essai de bâtons » Centre de performance » Cliniques des pros » Allée de la mode » Méga boutique » Concours PALAIS DES CONGRÈS HEURES D\u2019OUVERTURE Vendredi 13 mars de 12h à 20h Samedi 14 mars de 10h à 18h Dimanche 15 mars de 10h à 17h ADMISSION adultes 12$ aînés et étudiants 10$ enfants (6 à 12 ans inclus) 8$ moins de 5 ans gratuit 71 PLUS ADOS EN DÉSINTOX Thomas, 17 ans, n\u2019est pas d\u2019humeur à rire ce matin.Quand le litre de lait s\u2019est renversé sur son jeans au petit-déjeuner, il a fermé les yeux.Il a pris une grande respiration.Puis, il a bondi de sa chaise et lancé le pot de margarine sur le mur.«J\u2019ai vraiment envie de partir, j\u2019en ai assez de toutes vos règles.» Sept jours après son arrivée, la thérapie de groupe commence à lui peser.Pour un incident aussi bête, cet ancien premier de classe, devenu alcoolique et cocaïnomane, aurait tout aussi bien pu renverser les tables ou lancer des chaises.«Je mesuis contrôlé.» Ilaévité l\u2019expulsion de justesse.Ici, c\u2019est tolérance zéro pour la violence.L\u2019admission se fait sur une base volontaire.Les adolescents, une douzaine au total, consentent à passer de 8 à 10 semaines enfermés dans une aile complètement rénovée de l\u2019hôpital Rivière-des-Prairies.«Ce n\u2019est pas une prison.Les portes ne sont jamais verrouillées », affirme le coordonnateur Gaëtan Brière.En réalité, la moitié des jounes sont ici par ordre de la cour, à la demande des parents ou ils sont référés par le centre jeunesse.Un passage obligé avant un retour à la maison.L\u2019arrivée est à tout coup pénible.«On est avertis deux jours avant d\u2019entrer.Alors, on se pète la face d\u2019aplomb, ça passe mieux», indique Thomas.Certains prévoient le coup, racontent les intervenants, et cachent une «dose de secours» dans leurs effets personnels, dissimulée à l\u2019intérieur d\u2019un savon ou dans un applicateur de tampon hygiénique, l\u2019emballage papier soigneusement recollé.Le retour de Timothé Timothé, 17 ans, s\u2019agite sur sa chaise.Assis dans une petite pièce, il tapote le bureau devant lui.«Je suis stressé.J\u2019ai tellement chaud.Est-ce qu\u2019il fait chaud?» Arrivé il y a quelques minutes, en début d\u2019après-midi, il sait parfaitement à quoi s\u2019attendre; il en est à sa troisième thérapie.«Cette fois, je suis décidé à aller jusqu\u2019au bout.» C\u2019est un grand consommateur de cocaïne et de freebase.Chaque jour, il prend aussi en moyenne cinq bières, du pot et deux pilules de speed.Il fume parfois du crack.Pour payer sa consommation, il a commis des vols par effraction dans les voitures et vendu de la drogue.«Qu\u2019est-ce qui te ramène ici?» demande d\u2019une voixdouce Mélanie VERS UN NOUVEAU DÉPART Qu\u2019est-ce qui pousse un jeune de 12 ans à consommer de la drogue ou de l\u2019alcool ?À quoi ressemble le mal qu\u2019il veut anesthésier ?Quels sont les mots qu\u2019il trouvera pour nommer cette douleur dont il veut se délivrer ?Au Grand chemin, on trouve ces réponses.TEXTES: SOPHIE ALLARD PHOTOS: ALAIN ROBERGE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 P L U S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 M A R S 2 0 0 9 Robichaud, responsable des admissions.Ses intoxications ont peu à peu mené à des psychoses, raconte-t-il.«Il faut que ça arrête, je n\u2019ai plus aucun break dans ma tête.J\u2019ai de la misère à me regarder dans le miroir, je capote.Je fais de la paranoïa.Je suis allé à l\u2019urgence l\u2019autre soir, j\u2019étais sûr d\u2019être fou.J\u2019ai atteint le bas-fond.» Hier soir, Timothé a consommé 3,5 grammes de pot.«Pas de cocaïne depuis une semaine», dit-il fièrement.«Tu vas surtout sentir le manque dans quelques jours.Ça ne sera pas facile », lui rappelle Mélanie.Le blondinet baisse la tête.«J\u2019ai peur.S\u2019il vous plaît, il ne faut pas me laisser partir avant la fin.» Il frotte le pendentif en or à son cou.La prière de la sérénité des Alcooliques anonymes y est gravée.«Un cadeau de ma soeur.» Son père entre dans la salle et lui fait une rapide accolade.«On a eu le temps de se dire au revoir avant», souligne l\u2019homme.Ils pourront se parler dans deux jours, au cours de l\u2019appel de bienvenue.Les pensionnaires ont droit à un coup de téléphone familial par semaine.Dix minutes bien comptées.Timothé partagera sa chambre avec Thomas.«On fouille d\u2019abord les effets personnels», indique Mélanie, en plongeant sa main dans les poches d\u2019un manteau de cuir.Elle trouve deux petits sachets de plastique vides.«Merde! J\u2019aurais dû faire le ménage avant », lance l\u2019adolescent, visiblement gêné.Dans sa valise, seul un t-shirt du groupe Nirvana lui est confisqué.«On ne veut rien qui rappelle la consommation», précise l\u2019intervenante.Ses somnifères seront placés dans une armoire sous clé, dans le couloir.Même chose pour ses rasoirs et son coupe-ongles.Pour éviter l\u2019automutilation.Sans accolades, ni poignées de main Le groupe, qui a passé la matinée en classe, accueille Timothé chaleureusement.Sans accolades, ni poignées de main.Tout contact est interdit.«C\u2019est ce que je trouve le plus difficile ici», confie Joey, une grande sportive de 17 ans.Elle est au centre depuis trois semaines.«J\u2019aurais tellement besoin de me faire frotter le dos quand ça ne va pas.» Timothé aussi, semble-t-il.Au souper, il touche à peine à son assiette.Au menu: brochettes de porc, pommes de terre bouillies et purée de carottes.De la bouffe d\u2019hôpital, ni bonne ni mauvaise.Pour certains, c\u2019est un festin.«Ça ne bat pas les côtelettes de porc et les croquettes de poulet hier.On a tout dévoré, c\u2019était tellement bon», raconte Dannick, en se tapant l\u2019estomac.«Ça rentre pas», répond Timothé, sans lever les yeux de son assiette.Mathieu, 16 ans, le rassure: «On est tous passés par là.Tu vas voir, ça va aller mieux demain.» Timide et fragile, Benjamin, 15 ans, acquiesce discrètement.Il est arrivé il y a 24 heures, complètement démoli.«J\u2019ai la tête toute mélangée, j\u2019ai consommé avant d\u2019entrer, confiait-il hier à Jennifer, son intervenante.Je n\u2019ai plus aucun intérêt.J\u2019aimerais ça qu\u2019on me dise que je suis bon dans quelque chose, que j\u2019ai des qualités.» Aujourd\u2019hui, ça va bien, assure-til.Mais jusqu\u2019à quand?La sensation de manque survient à tout moment.Surtout la nuit.«Quand ils sont en sevrage, les jeunes ont parfois des crampes musculaires, des sueurs, des nausées ou des maux de tête.Ils souffrent d\u2019insomnie», indique François Boisvert, surveillant de nuit.La plupart de temps, ils ont besoin d\u2019une oreille attentive.«Je leur fais une tisane et je les écoute.» Les incidents sont rares, mais spectaculaires.«Un gars a déjà démoli sa chambre au complet, un autre a essayé de fuguer sans le sou.Une fille s\u2019est ouvert le poignet dans les toilettes», racontet- il, une fois les jeunes couchés.Il vient de faire sa tournée des six chambres, lampe de poche à la main.Installé dans le couloir, derrière un petit bureau, il sera à l\u2019affût du moindre bruit jusqu\u2019au lever des troupes à 6h25.Pour Timothé, la tête remplie de pensées et le ventre vide, la nuit est longue.«Je n\u2019ai pas dormi.J\u2019ai tourné d\u2019un bord, pis de l\u2019autre», confie-t-il au petit-déjeuner, en se préparant des toasts au beurre d\u2019arachide.«Y\u2019a pas de margarine?» Note: certains prénoms ont été modifiés pour préserver l\u2019anonymat.PLUS ADOS EN DÉSINTOX 110 jeunes sont accueillis chaque année 1/3 ont des problèmes de santé mentale concomitants 48% des filles et 12% des garçons ont déjà tenté de se suicider 44% des filles ont été agressées sexuellement 34% des garçons ont été agressés physiquement 81% des garçons et 77% des filles admis sont hostiles, agressifs, impulsifs 8% ont aussi un problème de jeu pathologique > La gravité des problèmes de dépendance a diminué de façon marquée trois mois et six mois après le début de leur démarche.> Chez les cas lourds (toxicomanie et maladie mentale), la diminution du problème de drogue est plus marquée en résidence qu\u2019en centre externe.> Les jeunes présentant des problèmes de santé mentale et de dépendance continuent d\u2019éprouver des problèmes psychologiques, familiaux et interpersonnels plus graves que les autres jeunes pendant le suivi de six mois, et ce, même si leur état s\u2019est amélioré.Source : résultats préliminaires de l\u2019étude Toxicomanie et problèmes de santé mentale chez les jeunes : enjeux cliniques, Karine Bertrand, professeur adjoint, service de toxicomanie, faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke LES RÉSULTATS LE GRAND CHEMIN MONTRÉAL EN BREF CYBERPRESSE.CA Voyez notre document multimédia sur cyberpresse.ca/ados DEMAIN Lisez la suite de ce reportage demain dans La Presse : Mathieu, 16 ans, un «miraculé», Sarah, 17 ans, qui a commencé à boire à l\u2019âge de 8 ans et Dannick, 15 ans, qui se prépare à une nouvelle vie.Je n\u2019ai plus aucun intérêt.J\u2019aimerais ça qu\u2019on me dise que je suis bon dans quelque chose, que j\u2019ai des qualités.Le Grand chemin accueille en moyenne 110 jeunes de 12 à 17 ans par année à son centre montréalais.Plus d\u2019une vingtaine d\u2019adolescents sont actuellement sur une liste d\u2019attente.Ces jeunes, comme Joey, Dannik et Mathieu, viennent remédier à leur problème de dépendance à l\u2019alcool, aux drogues et au jeu pathologique.La cure fermée dure de huit à dix semaines et le suivi quatre mois.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 M A R S 2 0 0 9 P L U S 3 André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX OPINION serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS PHILIPPE GERVAIS L\u2019auteur est conseiller principal au groupe Capital Hill.Après avoir ent endu lesexplications de l\u2019ancienpdgde la Caisse de dépôt et de la ministre des Finances, il est temps de mettre fin à la chasse aux sorcières.Contrairement à la série télévisée CSI, on ne pourra, à force de déduction et d\u2019équipement sophistiqué, trouver celui qui a commis le crime.personne à laCaisse ou au gouvernement du Québec n\u2019avait comme objectif un rendement négatif et encore moins de cette ampleur.Il n\u2019y aura pas d\u2019empreintes digitales sur l\u2019arme du crime, car il n\u2019y a pas de crime.La situation à la Caisse me rappelle une conversation que j\u2019ai eue avec l\u2019astronaute canadien Steve McLean lors du lancement de la navette spatiale l\u2019année dernière.M.McLean avait expliqué à notre petit groupe que, lors des deux accidents impliquant des navettes, la cause n\u2019était pas due à une seule grande erreur, mais à une série de petites erreurs qui, s\u2019ajoutant une à l\u2019autre, ont donné les résultats tragiques que l\u2019on connaît.Les solutions que la NASA a mises en place étaient au niveau de la gouvernance, du processus décisionnel.C\u2019est ce que devrait faire la Caisse.Excluant le papier commercial, la Caisse a réalisé une bonne performance malgré les rendements négatifs.L\u2019étalonnage (benchmarking) des résultats avec des institutions semblables nous indique que la Caisse s\u2019en est bien tirée malgré cette tempête.Bien que plusieurs gérants d\u2019estrade prétendent aujourd\u2019hui avoir prédit le choc financier, dans les faits, ce serait difficile de trouver une littérature sérieuse et constante qui prouve ce fait.Quant à la question du papier commercial, plusieurs s\u2019interrogent, avec raison, sur le niveau d\u2019investissement par la Caisse dans ces instruments, et même sur le bien-fondé d\u2019y avoir investi.Comprenait-on vraiment ce qu\u2019était ce papier commercial?Ces investissements étaient côtés AAA, mais qui, à la Caisse ou sur son conseil d\u2019administration, pouvait nous dire quels actifs les supportaient?Les experts en ont perdu leur latin pendant plus de 18 mois! La Caisse, par au moins une de ses filiales, était un des architectes du papier commercial.On aurait dû en savoir bien plus, non?Mal g r é l e mea- c u lpa de M.Rousseau, on doit se poser ces questions et plusieurs autres.pas dans le but de trouver des coupables, mais dans le but de déterminer comment on peut éviter de telles situations à l\u2019avenir.La composition du conseil d\u2019administration devrait être revue.Un conseil devrait être bien équilibré.On doit y retrouver certaines compétences et expertises, légales et comptables.Mais surtout, le conseil doit être composé de gens qui comprennent et connaissent l\u2019industrie financière.Le gouvernement devrait mettre fin aux positions «automatiques».diriger une centrale syndicale ou un organisme gouvernemental requiert certaines compétences certes, et ces dirigeants sont sans aucun doute compétents dans leur champ d\u2019expertise.Mais sont-ils des experts en finances?Ont-ils une connaissance des produits dérivés?des Bourses?du risque?Comme Québécois, on se vante, avec raison, du fait que laCaisse est un des plus grands fonds du genre au monde.Le conseil d\u2019administration devrait refléter cette réalité en comptant parmi ses membres un nombre restreint d\u2019experts jouissant d\u2019une réputation internationale.On multiplierait l\u2019expérience et les réseaux d\u2019informations autour de la table du conseil.On entend souvent que l\u2019équipe du Canadien de Montréal devrait avoir plus deQuébécois dans l\u2019organisation.Mais qui se plaint quand on a des performances de niveau mondial desdryden, Bowman, Kovalev ou Koivu?pourquoi pas un Bowman à la Caisse?Enfin, il devrait y avoir plus de transparence à la Caisse.En tant qu\u2019actionnaires, les Québécois devraient avoir accès à des résultats trimestriels.C\u2019est ce que les gouvernements exigent des entreprises.Les Québécois ne sont pas des enfants à qui il faut cacher la vérité.Ils peuvent comprendre qu\u2019il y aura des hauts et des bas, des fluctuations de marché.Ils comprendront surtout que si la Caisse a un rendement parmi les meilleurs, ils n\u2019auront pas à s\u2019inquiéter d\u2019une institution dont nous avons toutes les raisons, encore aujourd\u2019hui, d\u2019être fiers.La Caisse, comme la navette Les mauvais rendements ne sont pas dus à une seule erreur, mais à une série de petites erreurs s\u2019ajoutant les unes aux autres PARTICIPEZ AU BLOGUE DE L\u2019ÉDITO www.cyberpresse.ca/edito ANDRÉ PRATTE Un nouveau patron pour la Caisse de dépôt >>> PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE La Caisse est un des plus grands fonds du genre au monde.Le conseil d\u2019administration devrait refléter cette réalité et compter parmi ses membres un nombre restreint d\u2019experts mroy@lapresse.ca jouissant d\u2019une réputation internationale.MARIO ROY Algérienne d\u2019origine (bien que née en Ukraine) et Canadienne d\u2019adoption après avoir vécu aussi en France, djemila Benhabib a personnellement connu trois modes de fonctionnement du militantisme islamiste.La méthode forte en Algérie: surtoutpendant la décennie 90, une poignée de groupes armés y firent régner la terreur, massacrant parfois des villages entiers, laissant derrière eux 100 000 cadavres.Un mode hybride en France: prosélytisme et intimidation dans les banlieues en même temps que patient lobbyisme politique au centre.Et la méthode discrète au Canada: petits pas et luttes ciblées.C\u2019est le portrait d\u2019ensemble se dégageant de Ma vie à contre-Coran, ouvrage tenant à la fois de l\u2019essai et de l\u2019autobiographie, qui débarquera en librairie cet te semaine et dont on trouvera des extraits ci-contre.La critique de l\u2019islam radical est un genre littéraire qui n\u2019est pas sans péril et auquel les femmes semblent s\u2019adonner avec une détermination particulière: pensons aux Taslima Nasleen, Irshad Manji et autres Ayaan Hirsi Ali.Il est vrai que les femmes sont toujours et partout les premières victimes de ce que Benhabib appelle le «fascisme vert».Or, selon elle, le voile islamique est le premier symbole de soumission à l\u2019islam politique, peu importe la taille du tissu et le nom qu\u2019on lui donne.Cela, la commission Bouchard-Taylor ne l\u2019a pas compris.pas plus, fort étonnamment, que de grandes voix féministes telles Françoise david (Québec solidaire) et Michèle Asselin (Fédération des femmes du Québec).En somme, plaide djemila Benhabib sur 270 pages, il est impossible d\u2019«accommoder raisonnablement » l\u2019intégrisme.Et le voile islamique est le canal à travers lequel coulent les premières compromissions, inévitablement suivies d\u2019autres, toujours plus dangereuses.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Le fait est que, là où le débat sur le voile a sévi avec le plus d\u2019acuité (Turquie, France, pays- Bas, Royaume-Uni), sa signification politique n\u2019a jamais échappé à personne.Et ce, même dans les pays où on s\u2019est interdit de l\u2019interdire.Seulement au Québec et plus largement au Canada, dirait-on, le message porté par le voile est cet «éléphant dans la pièce» que chacun feint de ne pas voir.C\u2019est-à-dire: de ne pas voir.officiellement.Car, au quotidien et en silence, chacun décode bel et bien le langage du vêtement d\u2019essence religieuse, comme nous l\u2019avons jadis noté dans cette colonne.Cela explique la terrible charge émotive qui explose lorsque l\u2019actualité ramène l\u2019affaire sur le tapis \u2013 voile à l\u2019école, aux urnes, au tribunal et même à la maison, quand une adolescente est tuée pour avoir refusé de le porter.Certes, on peut estimer que, aiguillée par un douloureux passé, en particulier dans sa séquence algérienne,djemila Benhabib entretient une vue alarmiste des objectifs et desmoyens de l\u2019islam radical.On peut aussi se féliciter de notre tolérance et de notre inextinguible soif de paix sociale, précisément véhiculées par Bouchard-Taylor.Néanmoins, il serait sage de retenir de cette vie à contre-Coran que rien de cela n\u2019est totalement anodin.Qu\u2019il y a bel et bien un «éléphant dans la pièce», qu\u2019on le regarde ou pas.L\u2019éléphant dans la pièce Personne n\u2019avait comme objectif un rendement négatif.akrol@lapresse.ca ARIANE KROL Plus de 80 000 Canadiens ont perdu leur emploi le mois dernier, a confirmé Statistique Canada hier matin.En seulement 28 jours, le taux de chômage a grimpé d\u2019un demi-point et atteint maintenant 7,7%.Le Québec est la province qui a perdu le plus d\u2019emplois après l\u2019Alberta et l\u2019Ontario.Notre taux de chômage frise désormais les 8%.Vous pouvez être certains que les partis de l\u2019opposition, les lobbies et la population en général vont accentuer la pression sur les gouvernements pour qu\u2019ils «interviennent» et «stimulent l\u2019économie».C\u2019est un discours inconséquent, qui s\u2019illusionne sur l\u2019influence de l\u2019État.Non seulement Ottawa et Québec n\u2019ont pas le pouvoir de stopper la crise, mais ils gaspilleraient beaucoup d\u2019argent à essayer de le faire.On n\u2019a qu\u2019à penser aux mesures d\u2019incitation financière que les constructeursautomobiles réclament du fédéral pour les acheteurs de nouvelles voitures.Ford Canada a même suggéré un prix: 3500$ pour tous ceux qui remplacent un véhicule de 11 ans ouplus.L\u2019Allemagne, qui a instauré un programme semblable, a vu ses ventes d\u2019autos augmenter de 22% le mois dernier, pendant qu\u2019elles s\u2019affaissaient de 18% dans le reste de l\u2019Europe.On n\u2019en doute pas.Sauf qu\u2019avant de se précipiter sur le photocopieur pour dupliquer le programme, il faut y regarder de plus près.Le problème dont le Canada doit s\u2019occuper, ce n\u2019est pas le recul général des ventes d\u2019autos, mais le risque que Chrysler et gM ferment leurs usines.Un incitatif à l\u2019achat n\u2019aurait qu\u2019un effet limité sur ces constructeurs, puisqu\u2019une partie des clients seulement iraient chez eux.Les autres préféreraient les concurrents \u2013 dont Ford, Honda et Toyota, ceux-là mêmes qui ont suggéré de créer un tel programme.Même en considérant l\u2019ensemble du secteur, l\u2019effet «stimulant» serait marginal.Car l\u2019impact réel de ce genre de programme ne se mesure pas au nombre de clients qui ont bénéficié du crédit.L\u2019augmentation des ventes vient seulement de ceux qui, sans cet incitatif, n\u2019auraient pas acheté de véhicule.Autrement dit, l\u2019État doit brûler beaucoup de munitions (l\u2019argent de vos impôts!) pour toucher la cible de temps à autre.Et l\u2019effet ne dure jamais.Qu\u2019on se rappelle le coûteux programme de remises en argent du gouvernement Bush l\u2019an dernier.Lorsque les derniers chèques ont atterri dans les boîtes à lettres, la consommation a recommencé à glisser.Le recul des exportations et des prix des matières premières vont continuer à peser sur notre taux de chômage, a prévenu le FMI cette semaine.Et comme l\u2019a rappelé le groupe financier Td, aucune reprise n\u2019est envisageable tant que l\u2019économie américaine et les conditions financières mondiales ne seront pas stabilisées.Québec et Ottawa peuvent compenser la baisse d\u2019activité dans la construction en accélérant la mise en chantier d\u2019infrastructures publiques jugées nécessaires, mais pour le reste, ils ne peuvent pas grandchose.Évidemment, si vous arrosez un secteur de fonds publics, vous arriverez peut-être à y simuler une embellie, mais l\u2019effet sera de courte durée.Au final, les retombées seront toujours décevantes, surtout quand on considère les sommes investies.Cette réalité est désagréable à entendre, mais ce n\u2019est rien en comparaison de la somme que nous aurons à payer si nous disons oui à toutes ces pseudo-mesures de stimulation.Simuler l\u2019économie Ottawa et Québec gaspilleraient beaucoup d\u2019argent à essayer de stopper la crise.\u2022 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 P L U S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 M A R S 2 0 0 9 FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca DJEMILA BENHABIB Ce texte est extrait du livre «Ma vie à contre-Coran», publié par VLB éditeur.L\u2019ouvrage sera en librairie la semaine prochaine.La bataille contre le voile islamique n\u2019est que le début d\u2019une guerre ouverte contre les intégristes, dont l\u2019issue dépendra de notre capacité à le disqualifier des institutions publiques, y compris de l\u2019école.Si l\u2019on perd cette manche, l\u2019islamisme en sortira plus fort et plus revendicateur.Cependant, ne nous faisons pas d\u2019illusions, la bataille ne sera pas facile.Comme le soutient Tarik Ramadan: «Plus on sera présent, plus des femmes avec leur hidjab seront présentes, sur le plan social, présentes dans la discussion, expliquant leur démarche, expliquant qui elles sont (\u2026), plus on habituera les mentalités et plus les choses changeront.» Ce dernier, «fondamentaliste charmeur, spécialiste du double langage», comme le qualifie Antoine Sfeir, directeur des Cahiers de l\u2019Orient, encourage d\u2019ailleurs les femmes musulmanes à revendiquer le port du voile comme une exigence de leur foi et un acte du coeur.Ce discours est largement repris au Québec où Tarik Ramadan bénéficie d\u2019un large réseau de soutien.Remarquons-lebien, ce sont toujours de jeunes femmes éduquées, ayant fréquenté l\u2019université, qu\u2019on met en avant pour donner une belle image des islamistes.Les hommes ont pratiquement disparu des caméras et des micros.On assiste à un renouvellement de la stratégie islamiste et à une redistribution du travail.Pour marquer des points, il faut savoir adapter le discours à l\u2019auditoire.Rendre plus aimable l\u2019apparence du discours ne veut cependant pas dire transiger sur les principes.Sur ce terrain, on ne cède pas d\u2019un iota: la confrérie des Frères musulmans en a tracé les grandes lignes, voilà 80 ans.Ce qui se joue actuellement, c\u2019est une bataille de relations publiques en direction des mass media.On ressasse toujours le même discours victimaire, on accuse de raciste et d\u2019islamophobe toute personne qui ose critiquer l\u2019islam ou les musulmans.Les porteuses de ce message sont des femmes qui s\u2019affichent comme des modèles d\u2019intégration et présentent le voile comme un «choix», répétant qu\u2019une bonne musulmane est une femme «pudique» et que le voile est le summum de la pudeur.Quel sens donner à un tel «choix» lorsqu\u2019il se fait dans un contexte entaché par le sang de celles qui refusent de porter ce stigmate?Cette stratégie de communication a porté ses fruits puisque le hidjab suscite une certaine «sympathie» et même une «tendresse» dans certains milieux intellectuels.On en arrive même à entretenir l\u2019illusion que le voile pourrait être une alternative à l\u2019hypersexualisation des filles, quand en fait le voile est l\u2019une des pires formes de sexualisation des femmes.Le voile, c\u2019est un rapport obsessionnel au corps, à la chair, au sexe.Le voile, c\u2019est le contrôle de la sexualité des femmes.Ne soyons pas assez naïfs pour croire que le hidjab serait acceptable, voire progressiste alors que la burka serait rétrograde et inacceptable.La différence entre les deux ne tient qu\u2019à la taille du tissu.La signification reste la même: la manifestation archaïque de l\u2019oppression et de la soumission des femmes.Ces femmes prétendent qu\u2019elles se voilent pour ne pas attirer le regard des hommes et réveiller leurs pulsions.Cette conception qui considère la femme comme une «tentatrice inassouvie» et l\u2019homme comme un «perpétuel prédateur» est totalement infantile et primaire.Réjouissons-nous que les critères de séduction soient un peu plus complexes et subtils! On a la preuve tous les jours que les hommes et les femmes sont capables de se mouvoir librement les uns avec les autres, de travailler ensemble, et de partager bien des choses sans pour autant se désirer sexuellement.Et lorsqu\u2019ils se désirent, ce qui n\u2019est pas une monstruosité en soi, ils ne deviennent pas des dangers publics pour autant.Il n\u2019y a que dans les pays qui chosifient les femmes que la chair devient l\u2019objet de fantasmes permanents, que la misère sexuelle s\u2019installe et que des névroses et démences collectives se développent, allant même jusqu\u2019à autoriser le «mariage provisoire» ou «mariage de plaisir», véritable couverture religieuse à la prostitution.C\u2019est ce qu\u2019a fait le FIS, en 1991, lorsqu\u2019il a installé des tentes en plein centreville d\u2019Alger pour encourager cette pratique, fort populaire parmi ses militants et totalement étrangère jusque-là à l\u2019Algérie.Et ce paradis qu\u2019on promet à ces fous d\u2019Allah ne déborde-t-il pas d\u2019orgasmes sexuels?Orgasmes d\u2019hommes naturellement, avec ces 70 houris (vierges) aux grands yeux qui attendent patiemment «les nouveaux arrivants » de cet Eden sexuel ?Pour le mériter, il suffit de mourir en martyr du jihad.(.) NON AU VOILE! La seule différence entre le hidjab et la burka, c\u2019est la taille du tissu PHOTO FOURNIE PAR L\u2019ÉDITEUR Djemila Benhabib, auteure de Ma vie à contre-Coran, expose et dénonce les islamistes et leur stratégie de communication.(.) Je n\u2019ai pas honte d\u2019être née femme.Je n\u2019ai pas à m\u2019en excuser.Je n\u2019ai pas à m\u2019en cacher.Les islamistes rendent les femmes coupables de leurs désirs, de leurs misères et de leurs frustrations sexuelles.Ce sont des malades du sexe.La haine et la soumission des femmes cristallisent leur idéologie.Il ne peut y avoir de femmes libres et émancipées dans un État islamiste, ni d\u2019hommes d\u2019ailleurs.Engels avait raison de dire que «le degré d\u2019émancipation de la femme est la mesure du degré d\u2019émancipation générale ».Face à la barbarie toujours prête à reprendre ses droits, nous avons la responsabilité, sinon le devoir, de la combattre.Il y va de notre avenir et de celui de nos enfants.C\u2019est un pari difficile mais ô combien salvateur pour l\u2019humanité! Tout au long de ce livre, j\u2019ai montré quel est le prix à payer pour la liberté.Avec l\u2019affaire des caricatures, nous avons constaté comment les islamistes, relayés par des États puissants tels que l\u2019Arabie Saoudite, l\u2019Iran, l\u2019Égypte, mais aussi la Turquie, ont fait pression sur l\u2019Union européenne et l\u2019ONU pour limiter la liberté d\u2019expression par l\u2019introduction d\u2019une «conception islamique » du blasphème.Sachez qu\u2019en démocratie, le droit de critiquer toutes les religions, y compris l\u2019islam, est un principe inaliénable.Demême que le droit au blasphème.De plus, l\u2019égalité des sexes, la liberté de conscience et la liberté d\u2019expression sont intouchables.Les dérogations pour motifs religieux nuisent aux valeurs fondamentales de notre société.Elles fissurent nos valeurs et accentuent l\u2019emprise des religieux sur la vie publique.Je sais le prix de la compromission et des tergiversations avec les islamistes.J\u2019ai fini, à force d\u2019y être confrontée, par repérer sans la moindre ambiguïté toutes leurs manifestations et leurs implications mortifères.Il ne faut surtout pas que l\u2019islamisme politique serve de cheval de Troiepour ramener progressivement l\u2019Église à reprendre du service au coeur de notre société.Nous avons vu, au Québec, comment Mgr Ouellet a utilisé le débat sur les accommodements raisonnables pour enfoncer le clou et tenter de faire reculer la laïcité.(\u2026) D\u2019autres groupes, tel que le B\u2019Nai Brith, ont plaidé en faveur d\u2019un élargissement des accommodements raisonnables.(\u2026) Si le Québec s\u2019est libéré de l\u2019emprise de l\u2019Église, ce n\u2019est certainement pas pour laisser la place à d\u2019autres religions.Le cheval de Troie Le voile, c\u2019est un rapport obsessionnel au corps, à la chair, au sexe.Le voile, c\u2019est le contrôle de la sexualité des femmes.Deux sondages aboutissaient, cette semaine, à la même conclusion : les conservateurs de Stephen Harper sont en chute libre au Québec, tandis que les libéraux, sous le leadership de Michael Ignatieff, sont en train d\u2019effectuer une remontée qui pourrait leur redonner le statut de premier parti fédéraliste, étant bien entendu que le Bloc garde son emprise sur la province.Dans l\u2019ensemble du Canada, les conservateurs restent en tête, mais l\u2019écart se rétrécit.Selon le sondage du Strategic Counsel commandité par le Globe and Mail, le PC a perdu 12 points au Québec depuis les dernières élections \u2013 une dégringolade dont profite le PLC, qui, avec 30% d\u2019appuis, devance les conservateurs par 20 points.Ces chiffres ne sont pas à prendre au pied de la lettre, car l\u2019échantillon retenu pour la province n\u2019est que de 244 (sur les 1000 citoyens interrogés dans le pays).Mais un autre sondage, réalisé par Ipsos Reid pour le National Post, montre les mêmes tendances : une remontée libérale et une nette baisse des conservateurs au Québec, et, au niveau national, la réduction de l\u2019écart entre les deux grands partis.Ailleurs au Canada, Stephen Harper avait bénéficié l\u2019automne dernier de la frayeur provoquée par la perspective d\u2019une coalition soutenue par le Bloc, mais cet effet s\u2019est dissipé.Si l\u2019Ouest, selon le Strategic Counsel, reste acquis aux conservateurs (45% d\u2019appuis contre 23% au PLC), la province- clé de l\u2019Ontario reste partagée (41% pour le PC contre 37% pour un PLC en légère remontée).C\u2019est une mauvaise nouvelle pour les conservateurs, qui devraient y faire d\u2019énormes gains pour être reportés au pouvoir si leur cote continue de baisser au Québec.Il va de soi que lorsqu\u2019un parti fédéral, comme ce fut le cas du PC ces derniers mois, se trouve attaqué à la fois par la puissante rhétorique du Bloc et par le gouvernement (théoriquement fédéraliste) du Québec, il n\u2019a plus aucune chance de survie.M.Charest et ses ministres n\u2019ayant ce s s é de j ouer la ca r te na t io - na l i s te co n t r e M.Harper (qui ava it pou r ta nt cédé au Québec autant qu\u2019il pouvait sans s\u2019aliéner mortellement le reste du pays), le Québec doit probablement di re adieu à tout traitement préférentiel de la part du gouve r n emen t Harper.Ce dernier sera inévitablement obligé de consacrer plus d\u2019efforts à améliorer sa position en Ontario et à consolider ses acquis dans l\u2019Ouest.Curieuse, cette rumeur qui court et selon laquelle Jean Charest, une fois achevé son troisième mandat, pourrait éventuellement remplacer M.Harper à la tête de son ancien parti.À supposer que M.Charest nourrisse encore, en son for intérieur, le rêve de devenir premier ministre du Canada (ce qui est loin d\u2019être évident), bien des obstacles se dresseraient sur sa route.En premier lieu, le PC n\u2019est plus le même parti que celui auquel il a appartenu sous Brian Mulroney et qu\u2019il a ensuite brièvement dirigé: le PC est maintenant la chose des héritiers de l\u2019ancien Reform, dont la majorité n\u2019a aucun atome crochu avec le Québec.Au surplus, Jean Charest déteste cette aile réformiste depuis le jour (durant la campagne électorale de 1997) où le Reform l\u2019a violemment attaqué par une publicité dirigée contre les chefs d\u2019origine québécoise.Enfin, il serait surprenant que les conservateurs canadiens choisissent comme chef un homme dont les dernières années au pouvoir auront été marquées par une alliance implicite avec les « séparatistes » du Bloc, et qui aura été le principal responsable du déclin des conservateurs au Québec.Mon intuition, c\u2019est que Jean Charest, ayant fait son lit, préférera un poste intéressant dans le secteur privé.«Iggy» monte, Harper descend Lorsqu\u2019un parti fédéral est attaqué à la fois par le Bloc et par le gouvernement du Québec, il n\u2019a plus aucune chance de survie.PHOTO ARCHIVES PC Michael Ignatieff lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 4 M A R S 2 0 0 9 P L U S 5 6 P L U S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 14 MA R S 20 0 9 TERMINUS REGARD DIFFÉRENT SUR L\u2019ACTUALITÉ Mountazer al-Zaïdi a été condamné cette semaine à Bagdad à trois ans de prison.Son crime : avoir lancé ses deux souliers à la tête de George W.Bush en décembre dernier.Force est de constater, trois mois après son geste spectaculaire, que ce jeune journaliste a carrément lancé une nouvelle tendance.L\u2019ancien président américain n\u2019est pas le seul à avoir fait les frais de ce type d\u2019«agression».Aux quatre coins du monde, le lancer du soulier est la nouvelle façon à la mode de faire un pied de nez bien senti aux autorités.Toutes les raisons semblent bonnes, depuis quelques mois.Que ce soit pour protester contre le premier ministre chinois Wen Jiabao (il a été ciblé par un étudiant lors de son passage à Londres ), contre la visite de la secrétaire d\u2019État Hillary Clinton en Indonésie, contre l\u2019offensive d\u2019Israël à Gaza ou même encore contre la crise économique en Bosnie.Il n\u2019y a pas à dire : les manifestants qui, las des tartes à la crème, cherchaient un nouveau moyen original de manifester leur grogne ont trouvé chaussure à leur pied! \u2013 ALEXANDRE SIROIS \u2022LELANCER DU SOULIER\u2022 C\u2019EST LE PIED ! MOUNTA ZER AL-Z AÏDI LANCE UNE NOUVELLE TENDANCE 1.Le député de Mercier Amir Khadir lance un soulier contre une effigie de George W.Bush devant le consulat américain à Montréal en décembre dernier.PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE 2.Un manifestant iranien lance une chaussure contre un homme déguisé en George W.Bush à Téhéran en décembre dernier.PHOTO AP 3.Des Bosniaques protestent, début janvier, contre la crise économique en lançant leurs souliers sur des photos qui représentent trois de leurs leaders, incluant le premier ministre Nikola Spiric, au centre.PHOTO AP 4.Des centaines de chaussures ont été lancées à Londres à proximité du parlement, début janvier, en guise de protestation contre l\u2019offensive israélienne à Gaza.PHOTO PC 5.Des étudiants lancent des souliers contre une effigie de la secrétaire d\u2019État américaine Hillary Clinton lors de sa visite en Indonésie le mois dernier.PHOTO REUTERS ! @ # $ % GRAPHISME DAVID LAMBERT / ILLUSTRATION DU LANCEUR DE SOULIER : BANKSY + BENHEINE "]
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