La presse, 22 mars 2009, Cahier A
[" Mon clin d\u2019oeil STÉPHANE LAPORTE «Vous pouvez enlever vos souliers à crampons et mettre vos jupes courtes.» \u2013 Marcel Tremblay Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte DIM 6 21924 12352 3 125e année No 150 46 pages, 4 cahiers 89¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 97¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées GABRIELLE ROY CENTENAIRE ET BIEN VIVANTE LECTURES PAGE 1 FUGUES ENTRE LA FUITE ET LA DOULEUR Chaque année, environ 5000 jeunes Québécois s\u2019enfuient de chez eux.KATIA GAGNON PAGES A2 ET A 3 BEAUDOMMAGE 35ANS DE SOUVENIRS EXPRESSO PAGES 6 ET 7 POPEYE A-T-IL RAISON ?Mythes et réalités sur l\u2019alimentation EXPRESSO PAGES 6 ET 7 JOURNÉEMONDIALE DE L\u2019EAU LE FLEUVE, PLUSQU\u2019UN OBSTACLE ÀLACIRCULATION FRANÇOIS CARDINAL PAGE A14 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll NE MANQUEZ PAS NOTRE GRILLE BLANCHELECTURES PAGE 5 EXCLUSIF /// REFUGES POUR LES DÉMUNIS UN CADEAU DE NOËLQUI TARDE Les organismes d\u2019aide aux démunis attendent depuis les Fêtes que Québec et Montréal leur versent 24 millions.MARTIN CROTEAU PAGE A6 MORT DE NATASHA RICHARDSONÀ TREMBLANT UN DRAME QUI LAISSE DES TRACES MARTIN CROTEAU PAGE A7 «JE ME SOUVIENS» .DE QUOI?Les Québécois sont peu friands d\u2019histoire, révèle un sondage VIOLAINE BALLIVY PAGE A8 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE PARTI LIBÉRAL DU CANADA L\u2019OMBRE DES COMMANDITES SE DISSIPE JOËL-DENIS BELLAVANCE PAGE A4 «LASITUATION ESTCRITIQUE» Même si il refuse de baisser les bras, Alex Kovalev craint de voir le Canadien rater les séries.SPORTS PAGES 1 À 3 MAPLE LEAFS 5 CANADIEN 2 PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Montréal dimanche 22 mars 2009 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique Le nouveau livre de Louise Portal Photo: Marie-Reine Mattera Souvenirs d\u2019amour 1752654A La paix, La sainte paix, la tranquillité loin de la violence et du harcèlement, quel soulagement.Moment de réflexion: qu\u2019est-ce que tu deviendras?\u2014 LM, mère.Image de mots.Image de toi, cher fils, que je n\u2019ai su saisir.Montre-moi le chemin, car je sais t\u2019aimer au-delà de ces paysages.\u2014 LL, mère.Sous la froidure apparente, nos racines s\u2019emmêlent.Que tu le veuilles ou non, on n\u2019aura pas le choix de grandir ensemble.Pourquoi ne pas le faire en harmonie ?Tu sais, ça veut aussi dire qu\u2019on ne sera jamais toute seule.J\u2019veux pas te faire de l\u2019ombre.J\u2019veux juste t\u2019aider à grandir.\u2014 DJL, mère.C\u2019est juste une paire de souliers, maman.Y\u2019a pas de quoi en faire un cas.\u2014 DJL, mère.La jungle urbaine, sa faune souvent douteuse.T\u2019imaginer dans cet univers, surtout quand tombe la nuit, me serre le coeur, comme s\u2019il était dans un étau trop petit pour lui.Je ne trouve le sommeil qu\u2019au lever du jour, épuisée d\u2019inquiétude.\u2014 LL, mère.La disparition non résolue du jeune David Fortin a braqué les projecteurs sur les fugues d\u2019adolescents.Bon an, mal an, on recense autour de 5000 fugues au Québec.La majorité sont très courtes : après 24 heures de révolte, le jeune rentre chez lui.Cependant, d\u2019autres s\u2019évanouissent carrément dans la nature : la répression policière et l\u2019émergence des gangs de rue ont fait en sorte que les fugueurs disparaissent de plus en plus de l\u2019espace public.KATIA GAGNON Il y a un an et demi, Jean Larivée a reçu un appel de son ex-femme.Leur fils de 15 ans avait quitté le domicile de sa mère.Il avait laissé une note.«Je pars.N\u2019appelle pas la police.» Les parents, paniqués, ont immédiatement composé le 911.La police a retrouvé Mathieu quelques jours plus tard dans une autre ville.«J\u2019aurais voulu le kidnapper, le garder dans un sous-sol et défaire le lavage de cerveau qu\u2019il avait reçu de ses amis dans la rue», raconte le père, qui a encore les larmes aux yeux en évoquant cet épisode.Jean Larivée avait pourtant tout fait pour protéger son fils à l\u2019adolescence.Il a payé des tuteurs privés pour l\u2019aider à l\u2019école.Il a déménagé dans une banlieue cossue.«Je voulais m\u2019assurer d\u2019être le plus loin possible des éléments du centre-ville de Montréal.» Mais la révolte de l\u2019adolescence a précisément poussé Mathieu chez les jeunes de la rue, pour qui son père manifestait le plus grand mépris.Après sa fugue initiale, Mathieu est reparti.Il a vécu dehors tout un été.Il a été squeegee, il a mendié pour manger, il a pris de la drogue.Des jeunes comme Mathieu, qui fuient une famille sans histoire, représentent la majorité des 5163 cas de fugue recensés au Québec en 2007.Ces fugues sont généralement très courtes : les deux tiers se règlent en moins de 24 heures.Rapidement, les jeunes se heurtent à la dure réalité de la rue et retournent chez eux.L\u2019organisme En marge 12-17, qui offre un service d\u2019hébergement d\u2019urgence aux mineurs, reçoit plusieurs de ces fugueurs chaque semaine.Dans le vieil immeuble de la rue Sa int- Christophe, en plein coeur du centre-ville, la peinture s\u2019écaille et les planchers craquent.À l\u2019étage, où les murs sont couverts de graffitis complexes, on a aménagé une chambre où trois lits attendent les jeunes en quête d\u2019un toit.«Plusieurs de ces jeunes sont en fugue, ils ne font pas partie de la rue.Souvent, quand on leur explique exactement ce que c\u2019est, être dans la rue, ils se réveillent.Ils se disent: ouais, ça va mal chez nous, mais c\u2019est 100 fois mieux qu\u2019être ici », explique Eduardo Alvarenga, intervenant de nuit à En marge.Généralement, ces jeunes retournent à la maison d\u2019eux-mêmes, assez rapidement.Non sans avoir vécu, au passage, des expériences difficiles.Des enfants de bonne famille Durant ses semaines d\u2019errance, le fils de Jean Larivée a été témoin de scènes de violence.Il a fait des badtrips avec de la drogue de mauvaise qualité.Mais il a fini par rentrer au bercail.Il a repris l\u2019école.«J\u2019envisage l\u2019avenir de mon fils avec optimisme.Alors qu\u2019avant, c\u2019était no future.» Mathieu a accumulé du vécu et son père a lui aussi beaucoup appris.Il a fréquenté les groupes mis sur pied par l\u2019organisme En margepour les parents de fugueurs afin qu\u2019ils partagent leurs expériences et leurs difficultés.«On a le réflexe de penser que les jeunes en fugue sont toujours issus de milieux défavorisés.Or, ce n\u2019est pas du tout le cas», souligne Anne Charpentier, qui anime ces rencontres.Les parents participants sont souvent issus de la classe moyenne supérieure.Anne Charpentier se souvient encore de l\u2019appel de cette fille de 13 ans, tombée sous la coupe d\u2019un gang de rue, dont les parents professionnels étaient riches et vivaient dans une villa de rêve.Dans les locaux d\u2019En marge 12- 17, ces jeunes fugueurs de bonne famille côtoient cependant une autre clientèle, qui, elle, expérimente la rue depuis belle lurette.Comme Isabelle, 17 ans, assise en ce dimanche soir dans la cuisine aux murs verts de l\u2019immeuble de la rue Saint-Christophe.Lorsqu\u2019elle a débarqué dans la chambre de dépannage de l\u2019organisme, elle avait des maux de ventre.On l\u2019a emmenée voir un médecin.Diagnostic: enceinte de deux mois.Elle souffrait aussi de deux infections transmises sexuellement.Isabelle a quitté la maison de sa mère il y a bientôt deux ans, après avoir été placée dans des ressources de la Direction de la protection de la jeunesse pendant plusieurs années.«Je voulais vivre ma vie», dit-elle.Son sourire coquin est encore celui d\u2019une enfant.Mais quand elle raconte son histoire, on voit à quel point Isabelle est loin de l\u2019enfance.Elle a vécu un peu partout, chez des amis, dans des squats.Elle a travaillé comme escorte pendant quelques mois.Maintenant, elle a trouvé un havre à En marge pour le prochain mois.L\u2019organisme offre cinq lits d\u2019hébergement à plus long terme afin de sortir des jeunes comme Isabelle de leur vie d\u2019errance.Isabelle veut trouver un appartement supervisé, poursuivre sa grossesse et, éventuellement, trouver un emploi.Les Centres jeunesse touchés Dans le salon qui jouxte la cuisine, où trônent des canapés au cuir défraîchi, Pat joue à l\u2019ordinateur.Il trouve le site de son groupe préféré et sa chanson phare, qui ne contient que deux mots: fuck et shit, répétés sur tous les tons.Pat est lui aussi un enfant de la DPJ: il est placé depuis qu\u2019il est tout petit.Il a fait le tour des ressources, jusqu\u2019au centre sécuritaire, d\u2019où il ne cessait de fuguer.Toujours, il se retrouvait au centre-ville.«J\u2019étais écoeuré des règles.Je prenais du bon temps.» «Les jeunes pris en charge à long terme par la DPJ sont une clientèle vraiment problématique.Ils finissent par haïr les cadres, les centres et, en même temps, ils sont incapables de fonctionner sans ça», observe Sylvain Flamand, de l\u2019organisme Dans la rue, qui a aussi ouvert une ressource d\u2019accueil pour les fugueurs de 12 à 21 ans.Le refuge a été baptisé «le bunker» par les jeunes.M.Flamand estime que la DPJ doit entreprendre une réflexion sur ces jeunes hébergés à long terme, à qui, selon lui, on nie des expériences essentielles aux adolescents, par exemple la sexualité.«En niant le développement du jeune à ce chapitre, on précipite la fuite », dit-il.Les chiffres du Centre jeunesse de Montréal sont en effet impressionnants: 567 fugues en 2008 seulement.Et il est d\u2019autant plus facile de s\u2019enfuir que la loi bannit désormais les portes verrouillées de la plupart des centres.Pourtant, depuis 10 ans, les fugues des centres d\u2019hébergement ont diminué.Les intervenants ont opéré un virage majeur dans leur attitude face aux jeunes fugueurs.«On a beaucoup travaillé sur le sens de la fugue.Avant, on était plus en réaction.On a complètement changé notre façon d\u2019accueillir les jeunes après un épisode», souligne Anne Lauzon, de la Direction des services à l\u2019enfance et à l\u2019adolescence.«Il faut évoluer un peu sur la définition de la fugue», renchérit Claude Villeneuve, du centre jeunesse Bas-Saint-Laurent.«Un adolescent qui finit de travailler à 21h30 et qui n\u2019est pas revenu à minuit un 23 juin, s\u2019il n\u2019est pas suicidaire, je ne le déclare pas en fugue.Il est probablement en train de faire la fête avec ses amis », dit-elle.Au cours de sa longue carrière, qui s\u2019est déroulée en région mais aussi à Montréal, Claude Villeneuve a géré des dizaines de cas de fugue.Vingt ans plus tard, elle se souvient encore comme si c\u2019était hier de l\u2019histoire de cette jeune dont les parents habitaient l\u2019Abitibi.Dominée par un problème de drogue, la jeune a fuiàMontréal après avoir dévalisé la maison parentale.Bijoux, fourrures: elle a tout pris.Les parents ont dû porter plainte à la police contre leur fille.«Le père est parti de l\u2019Abitibi.Il est descendu à Montréal avec des amis.C\u2019étaient des chasseurs : ils étaient tous armés.Ils ont trouvé la jeune.Très amochée.Tête rasée.Tatouée de partout », raconte Mme Villeneuve.Un an et demi plus tard, elle était transformée.En visite au centre d\u2019hébergement le jour de l\u2019anniversaire de sa fille, son père a mis un billet de 100$ sur la table.Un cadeau qu\u2019il a immédiatement repris, avec le commentaire suivant: «Je pense qu\u2019on va commencer à rembourser ta mère.» NDLR: Hormis ceux des intervenants, tous les noms ont été changés.LES VISAGES DE LA FUGUE DES PHOTOS SAISISSANTES Le groupe En Marge 12-17 a demandé à des parents de jeunes fugueurs d\u2019illustrer, en une photo et une phrase, les sentiments qu\u2019ils ont vécu lors de la fugue de leur enfant.Le résultat, en noir et blanc, est bouleversant.Les jeunes qui fuient une famille sans histoire représentent la majorité des 5163 cas de fugue recensés au Québec en 2007.CEUX QUI S\u2019ENFUIENT ET CEUX QUI RESTENT lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 Chaque difficulté contient les graines de l\u2019opportunité.Je saisis le moment afin que fleurisse une réalité nouvelle.\u2014 ML, mère.Les conflits : je me frappe à toi.Je t\u2019en prie, ouvre-moi.\u2014 NDO, mère.Je suis là, blessée, seule dans l\u2019immensité de la vie.Moi qui croyais avoir tout réussi.Bourrée de préjugés, j\u2019avais imaginé que l\u2019amour d\u2019une mère pour son enfant était gage de succès.Je suis tombée de haut, ma fierté en a pris un coup.Le silence est tellement lourd.Pourquoi fugues-tu ?Aide-moi à répondre à mes questions.\u2014 MSL, mère.Je veux t\u2019aider dans ta souffrance si tu me laisses la chance.Les erreurs du passé éclairent le chemin de la vérité.Les souvenirs demeurent mais nous guident vers de nouveaux horizons.\u2014 ML, mère.J\u2019ai confiance que tu trouveras ton chemin, car un parent ne perd jamais espoir dans son enfant.\u2014 FD, père.Dans la fugue, tu ne seras pas seule, non.Mais moi, je serai l\u2019exclu qui t\u2019observera de loin en espérant que tout va bien.KATIA GAGNON Sylvain Flamand est inquiet.L\u2019intervenant , qui travaille à l\u2019organisme Dans la rue, observe, comme plusieurs autres spécialistes, que les jeunes fugueurs disparaissent de plus en plus de l\u2019espace public.Ils sont donc d\u2019autant plus difficiles à retrouver.Il y a 10 ans, les travailleurs de rue qui aident les jeunes sans-abri savaient très bien où se rendre pour rejoindre leur clientèle.«Le travailleur de rue qui se présentait à tel coin de rue à telle heure était certain de voir arriver sa clientèle, dont les nouveaux, qui s\u2019agglutinaient autour des anciens.Les jeunes qui fuguaient avaient des lieux de rencontre, des codes vestimentaires.» Or, ce n\u2019est plus le cas aujourd\u2019hui.«Les enfants disparaissent complètement de la carte», dit-il.Les jeunes se retrouvent dans des lieux qui échappent aux travailleurs de rue.Des appartements privés, des bars de danseuses, des peepshows.Les intervenants peinent donc à les rejoindre pour leur donner de l\u2019aide.«Et ces jeunes ne s\u2019identifient plus du tout à l\u2019image de jeunes marginaux.Ils sont dans des bars chic, ils sont dans des univers de rave, de culture yo, de gangsters.Ils sont propres, bien habillés, très branchés.Et ils sortent avec des messieurs qui leur paient tout ça.» La répression policière contre les jeunes de la rue et l\u2019émergence des gangs de rue montréalais, toujours à la recherche de recrues pour la prostitution, ont donc totalement changé l\u2019univers des jeunes en fugue.Plusieurs intervenants témoignent d\u2019a illeurs de la facil ité avec laquelle les recruteurs des gangs de rue repèrent les jeunes fugueurs à la Station centrale, rue Berri.«Ils voient les fugueurs débarquer de l\u2019autocar et ça leur prend 10 secondes à les repérer.Alors ils leur offrent le gîte, des vêtements », raconte Claude Villeneuve, du centre jeunesse du Bas- Saint-Laurent, qui a travaillé de longues années à Montréal.À l\u2019époque, de jeunes contrevenants repentis lui avaient montré, sur place, leur façon de procéder pour recruter.D\u2019une déconcertante facilité.« Les services de la rue sont plus performants que les nôtres », acquiesce ironiquement Sylvain Flamand.Pour réagir à ce phénomène «dramatique », M.Flamand a mis sur pied, depuis un an, une rechercheaction avec tous les partenaires concernés.Les résultats seront connus dans quelques mois.LES FUGUEURS DE MOINS EN MOINS REPÉRABLES VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! SANTÉ 10 Astrologie du jour SANTÉ 7 Décès SANTÉ 9 Forum A16 et 17 Grille blanche LECTURES 5 Horaire télévision LECTURES 8 Loteries A10 Monde A20 Personnalité LECTURES 10 Petites annonces SANTÉ 5 Sudoku A18 Météo Passages nuageux en après-midi, maximum 1, minimum -12.SANTÉ 8 La répression policière et l\u2019émergence des gangs de rue ont changé l\u2019univers des jeunes en fugue.VOUS CRAIGNEZ QUE VOTRE ENFANT NE FUGUE ?VOICIQUELQUES RESSOURCES: CEUX QUI S\u2019ENFUIENT ET CEUX QUI RESTENT Le Service de police de la ville de Montréal offre un guide de conseils aux parents : www.spvm.qc.ca/fr/service/1_4_2_2_Fugue-conseils.asp Le site de l\u2019organisme En marge 12-17 : www.enmarge1217.ca Le site de l\u2019organisme Dans la rue : www.danslarue.org Le site du Refuge des jeunes : www.refugedesjeunes.org lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 A 3 POLITIQUE JOËL-DENIS BELLAVANCE LAVAL \u2014 Depuis que Michael Ignatieff a pris les commandes du Parti libéral, les militants estiment s\u2019être débarrassés pour de bon du boulet que représentait le scandale des commandites.Ce scandale, qui a éclaté au grand jour en février 2004 après la publication d\u2019un rapport accablant de la vérificatrice générale Sheila Fraser sur la gestion du programme des commandites, a fait perdre des plumes aux libéraux aux trois derniers scrutins.Aux élections de 2004, les libéraux de Paul Martin n\u2019ont pu faire mieux que former un gouvernement minoritaire.Aux élections de janvier 2006, tenues après la publication du rapport du juge John Gomery sur le scandale des commandites, les libéraux ont perdu le pouvoir au profit des conservateurs de Stephen Harper.Dans son rappor t , le juge Gomery avait conclu que l\u2019aile québécoise du PLC avait profité d\u2019un système de pots-de-vin bien huilé financé à même le programme de commandites, qui devait permettre de rehausser la présence du gouvernement canadien au Québec après le référendum de 1995.Sur la défensive après la publication de ce rapport dévastateur en novembre 2005, le Parti libéral avait été contraint de rembourser plus d\u2019un million de dollars aux contribuables.Mais trois ans après avoir été relégués sur les banquettes de l\u2019opposition, les libéraux ne semblent plus hantés par ce scandale.Les militants québécois, réunis ce week-end en conseil général à Laval, entrevoient maintenant l\u2019avenir avec optimisme, d\u2019autant plus que le Parti libéral a vu ses appuis augmenter dans les sondages au cours des dernières semaines, en particulier au Québec.«On ne me parle plus des commandites », a confirmé hier le député libéral d\u2019Honoré-Mercier, Pablo Rodriguez, élu pour la première fois à la Chambre des communes en 2004, en pleine tourmente des commandites.«Les gens ont tourné la page sur cet épisode », a-t-il ajouté du même souffle.Ministre du Patrimoine dans le gouvernement de Paul Martin avant de mordre la poussière aux élections de juin 2004, Hélène Scherrer a affirmé que l\u2019arrivée de Michael Ignatieff a permis de refaire rapidement l\u2019unité des troupes.Aupa rava nt déchi rés entre les camps de John Turner et de Jean Chrétien dans les années 80 et de Jean Chrétien et de Paul Martin dans les années 90 et 2000, les libéraux ont rarement montré une telle unité autour de leur chef, selon Mme Scherrer, qui était députée de la région de Québec.Retour au bercail Cet te un it é r e t rouvée a convaincu plusieurs militants libéraux qui étaient demeurés discrets ou qui avaient voté pour le Parti conservateur en 2006 ou en 2008 de rentrer au bercail, a-telle affirmé.Mme Scherrer, qui avait tenté de se faire réélire sans succès en 2006 et qui avait décidé de passer son tour en 2008, compte porter de nouveau les couleurs du Parti libéral aux prochaines élections, qui pourraient avoir lieu l\u2019automne prochain ou au printemps 2010.«Je reviens.C\u2019est confirmé.Et je ne suis pas la seule qui revient au Parti libéral dans la région de Québec », a-t-elle révélé à La Presse hier.Les quelque 400 militants libéraux sont réunis en fin de semaine afin de faire le point sur les préparatifs électoraux.Le lieutenant politique de Michael Ignatieff au Québec, le député Denis Coderre, a soutenu que les troupes libérales au Québec seront fin prêtes pour partir en campagne électorale dès que leur chef leur donnera le signal de départ et prendra les moyens pour renverser le gouvernement minoritaire de Stephen Harper.Les commandites semblent oubliées Pendant le congrès du PLC-Québec, les militants ont savouré leur unité retrouvée JOËL-DENIS BELLAVANCE LAVAL \u2014 Les 14 députés libéraux fédéraux du Québec n\u2019auront droit à aucun traitement de faveur aux prochaines élections.Rompant avec la pratique du passé, le Parti libéral du Canada entend organiser des assemblées d\u2019investiture dans chacune des 75 circonscriptions que compte le Québec à la Chambre des communes.Résultat: les députés libéraux comme Marcel Proulx, Bernard Patry, Raymonde Folco, Justin Trudeau et autres élus pourraient devoir affronter des adversaires dans leur circonscription respective pour porter à nouveau les couleurs du PLC aux prochaines élections.Même le lieutenant politique de Michael Ignatieff, le député de Bourassa, Denis Coderre, n\u2019est pas à l\u2019abri d\u2019une éventuelle contestation.C\u2019est M.Coderre lui-même qui a confirmé cette décision des hautes instances du parti à l\u2019occasion du conseil général de l\u2019aile québécoise du PLC, qui doit permettre de faire le point sur les préparatifs électoraux.Quelque 400 militants participent à ce conseil général, qui prend fin aujourd\u2019hui avec un discours attendu de Michael Ignatieff.Selon M.Coderre, plusieurs candidats se sont déjà manifestés.M.Coderre veut d\u2019ailleurs tenir des assemblées d\u2019investiture dans au moins 10 circonscriptions d\u2019ici juin.Ces candidatures multiples démontrent qu\u2019il existe un intérêt nouveau pour le Parti libéral au Québec, selon M.Coderre.«Il y a un engouement pour le Parti libéral et on ne peut pas restreindre l\u2019enthousiasme.Il y a quatre candidats intéressés dans la Beauce.Ça fait six mois qu\u2019on n\u2019y a pas vu Maxime Bernier! Cela veut dire qu\u2019il se passe quelque chose.Mais cela dit, le chef conserve sa prérogative de nommer un candidat dans telle ou telle circonscription», a expliqué M.Coderre en conférence de presse.Hier, les libéraux étaient gonflés à bloc à la suite de la parution dans La Presse des résultats d\u2019un sondage selon lequel le Parti libéral mène pour la première fois dans les intentions de vote depuis les élections du 14 octobre.Réalisé par la firme Nanos entre le 13 et le 18 mars, le sondage accorde 36% des intentions de vote aux troupes de Michael Ignatieff contre 33% au Parti conservateur et 13% au NPD.Au Québec, le Bloc québécois se maintient en tête avec 36% des appuis, contre 32% au Parti libéral et 19% au Parti conservateur.«Ce conseil général marque le retour en force du Parti libéral au Québec», a d\u2019ailleurs lancé Denis Coderre aux militants.«Il ne faut rien tenir pour acquis, mais on sent qu\u2019il y a une tendance.Il faut travailler encore plus fort pour démontrer aux gens qu\u2019on mérite leur confiance», a-t-il toutefois nuancé.M.Coderre a par ailleurs annoncé les noms des présidents de la prochaine campagne électorale au Québec.Il s\u2019agit de l\u2019avocat Marc-André Blanchard et de la femme d\u2019affaires Denise Verreault.L\u2019organisateur en chef est Pierre Lajeunesse.M.Coderre a aussi expliqué que le PLC aura trois plateformes distinctes pour le Québec: une pour la région de Montréal, une deuxième pour la région de Québec et une troisième pour les régions du Québec.ASSEMBLÉES D\u2019INVESTITURE Fini les passe-droits PHOTO DAN RIEDLHUBER, ARCHIVES REUTERS L\u2019arrivée de Michael Ignatieff à la tête du Parti libéral a permis de refaire rapidement l\u2019unité des troupes et de tourner la page sur la tourmente des commandites, selon les militants libéraux québécois réunis hier à Laval.« Je reviens.C\u2019est confirmé.Et je ne suis pas la seule qui revient au Parti libéral dans la région de Québec.» \u2014 Hélène Scherrer, ancienne ministre du Patrimoine du gouvernement Paul Martin llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll EN BREF Un député britannique conteste son interdiction de séjour au Canada Le député britannique controversé George Galloway a indiqué vouloir contester son interdiction de séjour sur le territoire canadien, qu\u2019il a qualifiée d\u2019«absurde, hypocrite et vaine», dans une lettre ouverte publiée dans le Guardian hier.Le ministère canadien de l\u2019Immigration a déclaré vendredi George Galloway persona non grata au Canada, notamment en raison de son «soutien financier» au Hamas.Le député, expulsé du parti travailliste en 2003, devait prononcer deux allocutions au Canada, les 30 et 31 mars.Dans sa lettre intitulée «Le Canada ne peut pas me museler», le député du parti Respect estime qu\u2019«interdire à un député britannique de s\u2019exprimer dans des activités publiques et de tenir ses engagements envers des émissions de radio et de télévision est une affaire grave».Le député pacifiste a jugé que l\u2019engagement militaire du Canada et des autres pays de l\u2019OTAN en Afghanistan représentait une «erreur profonde», en faisant allusion aux frappes aériennes qui ont provoqué des victimes civiles collatérales.Ottawa n\u2019a pas l\u2019intention de «dérouler le tapis rouge» pour un «Cromwell de bazar qui se vante d\u2019apporter un soutien financier au Hamas, une organisation terroriste interdite au Canada», a déclaré Alykhan Velshi, porte-parole du ministre de l\u2019Immigration Jason Kenney dans un courriel adressé vendredi à l\u2019AFP.LaGrande-Bretagnearécemment refoulédes personnalités jugées extrémistes, comme le député néerlandais d\u2019extrême droite Geert Wilders, des membres d\u2019une Église baptiste américaine incitant à la haine des homosexuels et le prêcheur musulman islamiste du Qatar, Youssef al-Qardaoui.\u2014 Agence France-Presse IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 Samedi et dimanche prochains SEULEMENT Grande fête de la forme et du bien-être au féminin.Rendez-vous au magasin de Montréal, à la succursale de l\u2019Ouest de l\u2019île pour une gamme d\u2019activités aussi amusantes qu\u2019intéressantes: SéMiNairES de conditionnement 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Sur le Prix Rég.Laval 3216 AutoRoute 440 450-688-1440 Longueuil 612 Place Trans Canada 450-677-9999 St-Leonard 6131 boul.Métropolitain est 514-321-7000 West Island - Montreal 61A boul.Brunswick 514-421-2302 Decarie 5317 rue Sherbrooke ouest 514-908-0888 ÉQUIPEMENTS D\u2019OCCASION + SOLDE Mont-Royal, 7900 ch.Devonshire 514-905-0508 1715453A ACTUALITÉS Vendredi matin, c\u2019est le pr i nt emps .C \u2019e st aussi mon anniversaire.Qua rante-huit pr intemps, justement.C\u2019est jeune.L\u2019âge d\u2019un joueur de hockey dans la ligue nationale.(Un seul, pour être franc : Chris Chelios.Oui, je sais, il a 47 ans, mais avec tous les partys qu\u2019il a derrière la coquille, ça lui fait au moins 48.) Ma blonde a des plans.Elle veut me donner ce dont j\u2019ai le plus besoin: du repos.Elle nous a réservé une journée au spa.Une journée à se faire dorloter.En même temps.Les deux, un à côté de l\u2019autre.Quelle tendre idée ! Les portes de l\u2019ascenseur s \u2019ouv r e n t.Nous vo i l à au 12e étage d\u2019un grand hôtel du centre-ville, au spa Izba.Une dame nous accueille.Autour d\u2019elle, il y a des tablettes remplies de crèmes.Toutes sortes de crèmes.Des crèmes pour le visage, le corps, les pieds, les fesses, des crèmes pour toutes les parties.La dame parle doucement .Ma blonde lui répond en chuchotant.On se croirait dans une église.L\u2019église de la relaxation.Je me sens bizarre.Pas dans mon élément.L\u2019ambiance est trop crémeuse.Un homme qui débarque dans un spa, c \u2019est comme un homme qui débarque dans un shower.Je ne suis pas censé être là.J\u2019ai l\u2019air de Rémi dans Les Invincibles.Vous savez, la fois où il a accompagné sa blonde au yoga.Elle voulait qu\u2019il relaxe lui aussi.Il faut enlever ses souliers pour mettre des gougounes.J\u2019ai jamais mis de gougounes.Y a un début à tout.On s\u2019en va se changer.La loge des femmes est grande et spacieuse, celle des hommes est petite et exiguë.La preuve que, ici, nous sommes des touristes.La clientèle est avant tout féminine.Il y a quelques exceptions.Quelques hommes qui ont reçu un chèque-cadeau de leur femme.L\u2019homme est un ours.Il n\u2019est pas fait pour se faire bichonner.L\u2019homme aime les activités viriles.Escalader l\u2019Everest.Chasser le lion.Crier contre l\u2019arbitre au hockey.Marie-Pier note mon malaise : «Qu\u2019est-ce que t\u2019as ?\u2013 Je sais pas.J\u2019ai l\u2019impression d\u2019être malade.Tu sais, moi, j\u2019aime l\u2019action.\u2013 Ça va te faire du bien.» Je suis en peignoir noir, je suis prêt.Dernière formalité avant la grande détente : il faut remplir un questionnaire sur notre état de santé.Avez-vous des problèmes ca rdiaques ?P rene z -vou s des méd i c a - ments ?Signez ici pour dégager l\u2019établissement de toute responsabilité.Je ne m\u2019en vais pas sauter en parachute, je m\u2019en viens me faire masser! Je ne savais pas que le massage était un sport extrême.Ah! les femmes, comme elles sont douillettes.Pourquoi autant de précautions ?Il me semble que plus on est mal en point, plus on a besoin de se faire tripoter.Une gentille massothérapeute vient prendre le formulaire : «Savez-vous en quoi consiste le massage Izba ?\u2013 Non.\u2013 Je vais vous l\u2019expliquer.Le massage se donne dans le sauna, car le but est de provoquer un choc thermique qui permet de libérer les toxines contenues dans le gras corporel.\u2013 Cool.\u2013 Quand votre corps va transpirer, nous al lons avec des feuilles de chêne chauffées vous fouetter légèrement, puis vous frictionner avec du miel avant de vous lancer un seau d\u2019eau froide pour provoquer le choc thermique.\u2013 Ah ben.» Ma blonde semble ravie.Je suis dubitatif.Pour moi, le concept de repos, c\u2019est s\u2019allonger devant RDS.D\u2019ailleurs, ça ne s\u2019appelle pas RDS pour rien: Relaxation Détente Spa.Avoir trop chaud, puis trop frette et se faire fouetter entre les deux, ça ne me tente pas.Mais c\u2019est le cadeau de ma blonde, et elle est si heureuse de me l\u2019offrir.Surtout qu\u2019elle a choisi tout ça avec la belle-mère.De quoi vais-je avoir l\u2019air?J\u2019ose quand même poser une question: «Vous allez.euh.nous fouetter ?\u2013 Pas for t.On va balayer les feuilles de chêne sur votre corps.\u2013 Et l\u2019eau froide va être vraiment froide ?\u2013 Glacée.\u2013 Ah ben.» L\u2019homme a beau êt re un ours, il n\u2019en est pas moins moumoune.Heureusement, sa compagne le sait mieux que quiconque.Marie-Pier me sourit : «Y me semblait que tu voulais de l\u2019action ?\u2013 Pas tant que ça, finalement.Elle se retou rne ver s la massothérapeute : \u2013 Est-ce possible de changer le forfait et de prendre un massage normal, sans aucun choc ?\u2013 Bien sûr.Je me sens poche : \u2013 Marie-Pier, si tu veux aller dans le sauna, c\u2019est correct, ça avait l\u2019air de tenter.\u2013 Ce que je veux, c\u2019est être avec toi.» Ma blonde et moi avons donc eu un massage ordinaire.Qui m\u2019a fait énormément de bien.Ça m\u2019a enlevé tous les noeuds dans le cou, sur les épaules, dans le dos, sur les mollets.Tout le long du massage, j\u2019avais un grand sourire dans le visage.Le sourire du gars qui sait que sa blonde veut être avec lui.Il n\u2019y a pas plus grand bonheur ! Joyeux printemps, tout le monde ! Prenez soin de vos amours ! COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : stephane@stephanelaporte.com L\u2019homme et le spa STÉPHANE LAPORTE COLLABORATION SPÉCIALE CHRONIQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L\u2019homme est un ours.Il n\u2019est pas fait pour se faire bichonner.L\u2019homme aime les activités viriles.Escalader l\u2019Everest.Chasser le lion.Crier contre l\u2019arbitre au hockey.LA PRESSE CANADIENNE L\u2019infirmière montréalaise Laura Archer, prise en otage puis libérée dans la région du Darfour, au Soudan, s\u2019est dite très heureuse d\u2019être de retour à Montréal.«Je veux dire merci beaucoup à tout le monde pour toute l\u2019inquiétude et l\u2019appui qui ont été exprimés au Canada, dès le moment où l\u2019enlèvement s\u2019est produit», a-t-elle déclaré en anglais, hier, lors d\u2019une conférence de presse tenue à l\u2019aéroport de Montréal.Mme Archer n\u2019a toutefois pas voulu revenir sur les circonstances de son enlèvement et a préféré exprimer son inquiétude vis-à-vis des gens laissés au Darfour», a dit l\u2019infirmière.Mme Archer a expliqué qu\u2019elle faisait partie de la seule organisation établie à Saraf Umra, et que plus de 5000 consultations y étaient données chaque mois.«Cette population ne reçoit plus de soins de santé», a-t-elle résumé.Laura Archer et trois autres travailleurs humanitaires liés à Médecins sans frontières (MSF) avaient été kidnappés le 11 mars, en représailles à un mandat d\u2019arrêt international lancé par la Cour pénale internationale contre le président du Soudan, Omar El-Béchir, pour crimes de guerre au Darfour.Ils avaient été libérés trois jours plus tard.À l\u2019annonce de l\u2019enlèvement, MSF avait évacué une grande partie de son personnel international de ses projets du Darfour.Selon l\u2019ONU, 300 000 personnes sont mortes depuis le début du conflit, un chiffre contesté par Khartoum qui évalue à 10 000 les décès liés aux combats.L\u2019infirmière Laura Archer est de retour à Montréal PHOTO PETER MCCABE, LA PRESSE CANADIENNE La Montréalaise Laura Archer a quitté hier l\u2019aéroport de Montréal aux côtés de son ami, Carlos Bernaquez.PRÉCISION Une imprécision s\u2019est glissée dans notre texte sur les pompiers de Montréal publié hier en page 14.Un pompier doit avoir accompli quatre années de service pour gagner un salaire de 61 000$, et non «plus de deux ans », comme nous l\u2019avons écrit.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll EN BREF Une femme agressée en pleine rue Une femme de 54 ans a été agressée en pleine rue à Montréal, hier après-midi.Elle a été retrouvée dans sa voiture, inconsciente et le corps couvert de sang.«Elle avait le visage tuméfié, comme si elle avait été battue», a raconté Bhavesh Kumar Patel, qui a vu les ambulanciers venir la chercher.La femme y a été traitée pour de multiples lacérations au cou, mais sa vie n\u2019était pas en danger hier soir.Aucun témoin de l\u2019agression n\u2019a pour le moment pu être retracé, mais l\u2019incident est loin d\u2019être passé inaperçu dans l\u2019arrondissement de LaSalle.Plusieurs résidants du secteur sont venus jeter un oeil au travail des enquêteurs affairés à relever des indices dans la voiture de la victime.Les enfants paraissaient particulièrement intrigués par la présence d\u2019un tel déploiement de policiers.«Onn\u2019a jamais vu ça dans le secteur, c\u2019est tellement tranquille d\u2019habitude», a relevé Loredana Di Cesare, qui habite le coin depuis 25 ans.Les policiers comptent interroger la victime aujourd\u2019hui, si son état de santé le permet.\u2014 Violaine Ballivy lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 A 5 1759991A ACTUALITÉS MARTIN CROTEAU Deux jours avant Noël, Québec et Montréal avaient annoncé une manne de 24 millions pour lesorganismesd\u2019aideaux démunis.Trois mois plus tard, les refuges de la métropole n\u2019ont toujours pas reçu un sou, a appris La Presse.Et certains se disent pris à la gorge en raison de ce délai inattendu.«On court vers un déficit, dénonce Lyne Richer, responsable de la fondation de l\u2019organisme La Rue des femmes, qui vient en aide aux femmes sans-abri.Le prix des denrées a tellement augmenté que notre budget a éclaté.» Le 23 décembre dernier, le gouvernement provincial avait exaucé une demande de longue date de la Ville et bonifié de neuf millions en trois ans les sommes versées aux organismes d\u2019aide aux personnes défavorisées.Quelque 220 groupes doivent ainsi se partager une somme moyenne de 8 millions par année d\u2019ici à 2011.Cette enveloppe, annoncée par le ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, est administrée par la Ville de Montréal.Celle-ci a formé un comité avec l\u2019Agence de santé et des services sociaux, la Direction de la santé publique et Centraide afin de déterminer quels organismes recevront les fonds.Le délai de trois mois n\u2019a rien d\u2019anormal, assure-t-on à la Ville.Après l\u2019annonce, l\u2019administration municipale a dû s\u2019entendre avec le gouvernement provincial pour établir les modalités du transfert de fonds.Cette entente devait par la suite être approuvée par le comité exécutif, puis par le conseil d\u2019agglomération.Ce n\u2019est que par la suite que les organismes ont pu soumettre leurs demandes.Ils ont jusqu\u2019à la fin du mois pour s\u2019exécuter.Le comité décidera alors qui obtiendra des fonds.«Si on accordait de l\u2019argent sans le faire approuver par le conseil d\u2019agglomération, ce serait de la folie, pour nous, explique le porte-parole de la Ville, Martin Tremblay.On ne peut pas faire ça.Et à l\u2019autre bout, jamais Québec ne donnerait de l\u2019argent à Montréal ou à toute autre municipalité sans avoir signé une entente.Le vérificateur général s\u2019en mêlerait et Québec serait blâmé.» N\u2019empêche, le délai administrati f s\u2019ajoute à une attente que Lyne Richer juge beaucoup trop longue.L\u2019année financière de La Rue des femmes se termine le 31 mars, explique-t-elle.Comme elle n\u2019aura pas reçu d\u2019aide gouvernementale avant cette date, son bilan sera écrit à l\u2019encre rouge.«Quand on présentera des demandes et que les gens verront qu\u2019on a 100 000$ de déficit cette année, ils ne voudront pas nous aider, déplore-t-elle.Ils vont dire qu\u2019on est de mauvais gestionnaires.» D\u2019autres mécontents La Rue des femmes n\u2019est pas le seul organisme à grogner.Les trois grands refuges montréalais \u2013 la Mission Old Brewery, la Maison du père et la Mission Bon Accueil \u2013 réclamaient une aide supplémentaire de 3,3 millions, l\u2019an dernier.L\u2019enveloppe de 24 millions annoncée le 23 décembre ne leur était pas destinée.«On appuie fortement le geste du gouvernement, explique le directeur général de la Mission Old Brewery, Matthew Pearce.Ce sera très important pour ces organismes.Mais pendant que nous, on demandait trois millions par année, ils ont pu trouver 24 millions pour eux.» Le refuge, qui compte 450 lits dans cinq pavillons, propose des programmes d\u2019accompagnement et de logement social pour aider les sans-abri à quitter la rue.Mais si l\u2019aide gouvernementale n\u2019est pas bonifiée, dit M.Pearce, ces programmes seront supprimés.«Maintenant, les ressources qu\u2019on veut allouer aux efforts pour réduire l\u2019itinérance à Montréal, ces programmes sont sous-financés parce qu\u2019il faut qu\u2019on alloue des ressources aux urgences », affirme-t-il.«Qu\u2019ils ne fassent pas de promesses s\u2019ils ne veulent pas les tenir », dit pour sa part le père Sylvio Michaud, directeur associé de la Maison du père.À la Ville de Montréal, on indique que les organismes pourront présenter des demandes pour obtenir une part de ces 24 millions.Au bureau de la ministre responsable du dossier, Lise Thériault, on fait valoir que le financement gouvernemental des trois refuges a été multiplié par quatre depuis 2003.Il atteint 2,5 millions cette année.L\u2019attaché de presse de la ministre, Harold Fortin, estime qu\u2019un plan d\u2019action sur l\u2019itinérance devrait voir le jour d\u2019ici à la fin de l\u2019année.La commission parlementaire sur l\u2019itinérance doit d\u2019abord produire un rapport sur la question.Ses travaux avaient été interrompus par les élections, l\u2019automne dernier.Les refuges s\u2019impatientent Trois mois après une annonce gouvernementale, l\u2019aide se fait toujours attendre EXCLUSIF «Qu\u2019ils ne fassent pas de promesses s\u2019ils ne veulent pas les tenir.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Alcoolisation foetale : Ottawa réduit son aide Les sommes consacrées par le gouvernement fédéral à la lutte contre les problèmes causés par l\u2019alcoolisation foetale ont été comprimées, année après année, selon un nouveau rapport.L\u2019Agence de la santé publique du Canada consacre annuellement 3,3 millions de dollars aux troubles causés par l\u2019alcoolisation foetale (ETCAF).Mais, selon un rapport, l\u2019organisme fédéral ne dépense qu\u2019environ les deux tiers de tout cet argent.«Chaque année, les programmes n\u2019ont reçu qu\u2019une part des sommes consacrées», peut-on lire dans une évaluation interne que La Presse Canadienne a obtenue en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information.«Il n\u2019est pas clair pourquoi ces compressions sont devenues habituelles.» Les troubles en question, qui résultent de la consommation d\u2019alcool durant la grossesse, causent plusieurs handicaps physiques, mentaux et comportementaux.PC EN BREF A 6 L A P R E S S E M O N T R É A L D I M A N C H E 2 2 M A R S 2 0 0 9 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 1755478A Dre Nadia, psychologue, vous livre ses conseils et ses trucs pour passer cette importante étape dans l\u2019harmonie! La propreté de votre enfant vous préoccupe?Offert en librairie et sur librairie.cyberpresse.ca MAMAN, J\u2019AI FINI! Ne manquez pas Dre Nadia, psychologue à domicile, les mercredis 19 h 30 à Canal Vie 1731953A ACTUALITÉS MARTIN CROTEAU Le mercure flottait allègrement audessus de zéro.Les skis dérapaient mollement sur une neige lourde et mouillée.Bref, c\u2019était une journée de ski de printemps normale au mont Tremblant, hier, cinq jours après la tragédie qui a eu des échos aux quatre coins du monde.La mort de Natasha Richardson a pourtant laissé des traces sur les pentes de la célèbre station de ski.Chaque personne rencontrée par La Presse, hier \u2013 touristes, skieurs, moniteurs, employés \u2013 avait eu vent du drame.Et chacune s\u2019est dite troublée par les circonstances de cettemort survenue après une chute d\u2019apparence banale.Les patrouilleurs rencontrés hier ne chômaient pas.En trois heures, ils ont ramené au moins quatre personnes au pied des pentes dans leurs traîneaux-civières.«Ça nous fait une grosse semaine», a lancé avec ironie l\u2019un d\u2019entre eux tout en réconfortant une jeune femme qui portait un masque à oxygène.«Ça, par contre, c\u2019est un cas de routine», a-t-il précisé au sujet de sa patiente.Lundi, les patrouilleurs avaient insistépourqueNatashaRichardson voie un médecin.Ils avaient appelé une ambulance, laquelle est repartie bredouille parce que l\u2019actrice disait se sentir bien.Des employés de la station l\u2019ont raccompagnée à sa chambre d\u2019hôtel et lui ont de nouveau recommandé de se faire examiner par un médecin.Ce n\u2019est qu\u2019une heure plus tard que Mme Richardson a éprouvé un malaise.Voilà pourquoi un patrouilleur s\u2019est dit frustré par la mort de l\u2019actrice, après des traitements à Sainte-Agathe,àMontréal et à New York.Il souligne que ceux qui ont tenté de lui venir en aide ont suivi le protocole à la lettre en insistant pour qu\u2019elle voie un médecin.Si elle avait écouté leurs conseils, a-til indiqué, Mme Richardson serait peut-être vivante aujourd\u2019hui.«Des cas de personnes qu\u2019on veut soigner et qui ne veulent pas de nos soins, on en a 20 par jour», a dénoncé un patrouilleur qui ne s\u2019est pas nommé puisque la station a ordonné à tous ses employés de ne pas parler aux médias dans la foulée de l\u2019affaire.La monit r ice de Natasha Richardson a raccompagné l\u2019actrice jusqu\u2019à sa chambre d\u2019hôtel, lundi dernier, alors qu\u2019elle semblait toujours en pleine forme.Ses collègues de l\u2019école de ski se sont pour leur part dits troublés par ce qui s\u2019est passé lundi dernier.«C\u2019est sûr que ce n\u2019est agréable pour personne», a confié une professeure.Casques : le message retentit Le mois dernier, l\u2019Association des médecins d\u2019urgence du Québec avait lancé un appel au gouvernement pour qu\u2019il impose le casque à tous les skieurs l\u2019an prochain.Cinq jours après la mort de Mme Richardson, le message semble retentir bien davantage sur les pentes.Sous une tente érigée au pied de la montagne, Gérald Faubert présentait les nouveaux modèles de casques Carrera.Aucun n\u2019était à vendre, mais des dizaines de personnes se pressaient autour de son stand pour les essayer.«Ça a été ainsi toute la journée, a-t-il confié.Si j\u2019avais eu des casques à vendre avec moi, j\u2019en aurais facilement vendu 100.C\u2019est sûr que l\u2019impact va être très grand.» Vanessa Lafontaine faisait partie des curieux qui s\u2019agglutinaient autour du stand.Sa belle-mère, Céline Turpin, tente depuis un an de la convaincre de porter un casque.«J\u2019ai trois enfants, ils ont commencé à faire du ski à l\u2019âge de 3 ans et le casque faisait partie de l\u2019uniforme, a indiqué l\u2019infirmière, qui a travaillé pendant 20 ans aux urgences d\u2019un hôpital.Mais la copine de mon fils n\u2019a pas de casque.» La jeune femme de 18 ans considère que Natasha Richardson, une skieuse débutante, aurait dû porter un casque.Mais elle avoue avoir du mal à s\u2019y résigner, elle qui pratique le sport coiffée d\u2019une simple tuque depuis plus de 10 ans.«Je ne suis pas habituée», a-t-elle résumé.Nicholas Heckford et sa femme, Julia, connaissaient bien l\u2019actrice.Ils viennent de Bristol, en Angleterre.En voyage de ski au Québec, ils ont été frappés de voir à quel point le casque est répandu sur nos pentes, bien plus qu\u2019en Europe.«Nous avons pensé à acheter des casques, a indiqué M.Heckford.Le problème, selon moi, c\u2019est que ça rend l\u2019expérience beaucoup moins agréable.» Mort tragique de Natasha Richardson à Tremblant Un drame qui laisse des traces PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Les patrouilleurs rencontrés hier ne chômaient pas.En trois heures, ils ont ramené au moins quatre personnes au pied des pentes dans leurs traîneaux-civières.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 A 7 ENTRETIEN INCLUS ANS ANS ANS LA MEILLEURE PROTECTION AU PAYS , !#& &%' +\" -'*%(\" )*$*('*(%+&\"%' 5 6 7 ROUTE: 8,5L/100KM (33 mi/gal) VILLE: 13,1L/100KM (22 mi/gal)4 ROULEZ 8 9 5 k m AVEC UN SEUL PLEIN (route) L\u2019Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d\u2019une durée limitée, réservées aux particuliers et s\u2019appliquant au modèle Uplander 2009 (CU11416/1SM) neufs.Le modèle illustré comprend certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.1.Prix de détail suggéré par le fabricant.2.Transport (1350$), frais d\u2019immatriculation, assurance et taxes en sus.Aucun dépôt de sécurité requis.Inclut le crédit comptant alternatif disponible chez le concessionnaire dans le cadre du programme «On met le paquet» de Chevrolet.Les frais liés à l\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, si applicable, et les droits sur les pneus sont en sus et payables à la livraison.Paiements basés sur un taux bancaire moyen de 8,0% pour des termes de 72 mois selon l\u2019information disponible chez les institutions financières autres que GMAC au moment de la publication.Les clients qui bénéficient des prix indiqués ne peuvent se prévaloir des taux de financement réduits de GMAC, donc les clients qui optent pour un financement à un taux réduit avec GMAC verront leur taux effectif de financement différer.Le taux de financement peut varier selon l\u2019historique de crédit du consommateur ou l\u2019institution financière choisie.Communiquez avec votre concessionnaire pour en savoir davantage.3.Offre disponible jusqu\u2019au 31mars 2009.4.Selon les essais effectués par GM conformément aux méthodes approuvées par Transports Canada pour une réserve de carburant de 10% et une capacité de réservoir de 76L pour l\u2019Uplander LS avec moteur 3,9L et boîte automatique 4 vitesses.Les économies de carburant réelles peuvent varier selon les conditions routières, la météo et les habitudes de conduite.5.Offre en vigueur chez les concessionnaires Chevrolet du Canada participants à l\u2019achat d\u2019un véhicule GM admissible neuf 2008 ou 2009, entre le 13 février 2009 et le 1er juin 2009.Ce programme sans frais exclut l\u2019Express de Chevrolet et les camions poids moyen.La durée du programme d\u2019entretien expire après 36 mois/60 000km, selon la première éventualité, à partir de la date de mise en service du véhicule.Ce programme d\u2019entretien sans frais est un programme de marketing de GM Canada et n\u2019est pas monnayable.L\u2019entretien doit être fait chez un concessionnaire General Motors du Canada.Ce programme inclut l\u2019inspection, la vidange d\u2019huile à moteur, le changement de filtre et la permutation des pneus, conformément à l\u2019indicateur de vidange d\u2019huile du véhicule, le cas échéant, ou au guide du propriétaire.Ce programme n\u2019inclut pas le remplacement d\u2019autres pièces ou liquides ni les autres services requis, indiqués au guide du propriétaire, qui pourraient être relevés lors de l\u2019inspection du véhicule.Rendez-vous chez votre concessionnaire pour en apprendre davantage.6.Les clients optant pour l\u2019un des véhicules admissibles munis du système OnStar recevront gratuitement un abonnement de deux ans au plan Orientation et dépannage.Pour que les services du système OnStar fonctionnent efficacement, le circuit électrique de votre véhicule (y compris la batterie), le service de téléphonie sans fil et le récepteur de signaux satellites GPS doivent être en bon état de marche.Contrat d\u2019abonnement au service obligatoire.Rendez-vous au onstar.ca pour consulter les modalités liées au service OnStar et l\u2019énoncé de confidentialité, et pour obtenir les détails et les restrictions du service.7.Les clients optant pour l\u2019un des véhicules admissibles munis de la radio satellite XM installée en usine recevront un abonnement de deux ans à la radio satellite XM.L\u2019abonnement mensuel est vendu séparément à la fin de la promotion de deux ans.Pour en savoir plus, visitez gm.xmradio.ca.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d\u2019achat, à l\u2019exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants (visitez primegmpouretudiants.ca) et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut vendre à un prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire, composez le 1 800 463-7483 ou visitez gm.ca.LA MINI-FOURGONNETTE UPLANDER LS 2009 \u2022 Configuration 7 places \u2022 Boîte automatique \u2022 Freins ABS aux 4 roues \u2022 Climatisation \u2022 Sacs gonflables frontaux \u2022 Lecteur CD et MP3 avec prise d\u2019entrée audio auxiliaire offreschevrolet.ca 14 903$ LIMITE DE UNE PAR CLIENT LIQUIDATION ÉCLAIR P.D.S.F.1 PRIX D\u2019ACHAT incluant le crédit comptant alternatif au programme On met le Paquet de Chevrolet2.Vous ou un membre de votre famille avez un contrat de location avec GM ?Vous pourriez recevoir 1 000$ de rabais supplémentaire3.1743932A 1752747 ACTUALITÉS lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll VIOLAINE BALLIVY La devise « Je me souviens » conviendraitmieuxauCanadaqu\u2019au Québec.Une enquête pancanadienne bouscule les idées reçues sur les Québécois et révèle qu\u2019ils sont sensiblement moins friands d\u2019histoire que les Canadiens des autres provinces en général.Ce constat étonnant ressort d\u2019un vaste sondage mené entre mars 2007 et avril 2008 auprès de 3119 personnes à l\u2019initiative des historiens Jocelyn Létourneau, de l\u2019Université Laval, et David Northrup, de l\u2019Université York.Ces chercheurs ont mesuré l\u2019intérêt des Canadiens pour une série d\u2019activités liées à l\u2019histoire, comme le fait de regarder des photographies anciennes, de visiter un musée, d\u2019établir son arbre généalogique ou de faire une recherche à caractère historique sur l\u2019internet.Une forte majorité des personnes qui ont participé à ces entrevues téléphoniques d\u2019une vingtaine de minutes ont démontré un intérêt important pour le passé, peu importe leur lieude résidence.Mais dans tous les cas, les Québécois se sont retrouvés en queue de peloton par rapport aux autres Canadiens.Ils sont moins intéressés non seulement par l\u2019histoire en général, mais aussi par celle de leur famille, par l\u2019histoire du Canada et celle de leurs traditions religieuses et spirituelles.Ces résultats surprennent Jocelyn Létourneau.«A priori, si on m\u2019avait demandé avant le début de la recherche qui ferait preuve du plus grand intérêt à l\u2019égard du passé, j\u2019aurais répondu les Amérindiens, les Acadiens et les Québécois.» Pourquoi?Parce qu\u2019on affirme communément que la référence au passé est centrale dans l\u2019identité collective des Québécois et que c\u2019est justement leur rapport privilégié à l\u2019histoire qui contribue à les différencier des autres Canadiens, explique-t-il.Des hypothèses Le décalage entre les Québécois et les autres Canadiens repose presque entièrement sur les épaules des francophones, dont l\u2019indifférence à l\u2019égard du passé n\u2019a pas d\u2019égal au pays par sa constance.Elle est particulièrement prononcée pour le passé de la famille et celui de la religion.Jocelyn Létourneau croit que la situation économique des répondants \u2013 scolarité et revenu moyen plus faibles \u2013 explique une partie des différences relevées.Mais ceci n\u2019explique pas complètement cela, et cette enquête pourrait lever le voile sur une dimension méconnue de l\u2019identité québécoise, juge le chercheur.«Les données laissent penser les Québécois seraient en réalité détachés du passé, voire indépendants sinon infidèles par rapport à l\u2019histoire dont ils se réclameraient à cor et à cri mais qu\u2019ils négligeraient de pratiquer dans le concret.» Ce constat revêt un caractère particulier au lendemain de la polémique qu\u2019a soulevé la reconstitution de la bataille des plaines d\u2019Abraham.«Les critiques étaientelles représentatives de la majorité?demande M.Létourneau.Si l\u2019événement avait eu lieu, les Plaines auraient été inondées de personnes qui auraient décodé le spectacle de manière différente, et cela aurait sûrement heurté les penseurs de l\u2019histoire québécoise.» «Les Québécois ne pensent pas à tout moment qu\u2019ils sont victimes de la conquête des Anglais.Ils se projettent dans l\u2019avenir et non pas dans le passé», ajoute M.Létourneau.Un Canada fragmenté Cette enquête souligne aussi l\u2019hétérogénéité du Canada.Si les Québécois se distinguent à bien des égards par rapport aux autres Canadiens, la donne change souvent lorsque des parallèles sont tracés avec les résidants d\u2019autres provinces.À certains égards, le Québec n\u2019a pas de caractère plus particulier, par rapport au reste du Canada, que d\u2019autres provinces.Par exemple, si 47% des Québécois considèrent comme très important le passé de leur province, la proportion grimpe à 75% chez les Terre-Neuviens, alors que la moyenne canadienne (sans le Québec) est de 32%.Les Québécois moins friands d\u2019histoire que les autres Canadiens Une enquête pancanadienne bouleverse des idées reçues PHOTO MATHIEU BELANGER, ARCHIVES REUTERS Jocelyn Létourneau, coauteur de l\u2019étude: «Si (la reconstitution) avait eu lieu, les plaines (d\u2019Abraham) auraient été inondées de personnes qui auraient décodé le spectacle de manière différente, et cela aurait sûrement heurté les penseurs de l\u2019histoire québécoise.» ASSOCIATED PRESS WASHINGTON \u2014 Alors que les banques américaines ont perdu plus de 32 milliards de dollars au dernier trimestre de 2008, le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, pourrait présenter dès demain son plan très attendu visant à isoler les actifs toxiques qui plombent leurs comptes, selon des sources de l\u2019administration Obama et du secteur financier.Le plan utilisera les ressources de la Réserve fédérale et du Fonds fédéral de garantie des dépôts banca ires (Federal Deposit Insurance Corp, FDIC) pour conclure le plan de sauvetage du secteur financier de 700 milliards de dollars mis en place par le précédent gouvernement américain à l\u2019automne.Cet appui de la Fed et du FDIC semble indispensable, car il apparaît peu probable que Timothy Geithner obtienne du Congrès le vote de nouveaux fonds à la suite du scandale provoqué par le versement de primes aux dirigeants d\u2019AIG, alors même que le groupe d\u2019assurances avait été renfloué par l\u2019État il y a quelques mois pour éviter sa faillite.D\u2019après les nouveaux chiffres communiqués hier par le procureur général du Connecticut Richard Blumenthal, les primes s\u2019élèveraient à 218 millions de dollars.Selon des sources gouvernementales et financières ayant exigé l\u2019anonymat vendredi, le plan de Geithner s\u2019articulera en trois points.D\u2019abord la création, grâce aux fonds du plan de sauvetage, d\u2019un partenariat publicprivé pour garantir le rachat par des investisseurs privés d\u2019actifs toxiques.La deuxième partie élargira les compétences du Term Asset- Backed Securities Loan Facility, programme récemment lancé par la Fed qui consiste à accorder des prêts aux investisseurs et à simplifier la contraction de prêts par les particuliers pour l\u2019achat de voitures, le paiement des études ou l\u2019obtention de crédit.Son extension visera à aider les investisseurs à racheter les actifs toxiques détenus par les banques.Enfin, la troisième étape du plan Geithner prévoit l\u2019utilisation des ressources du FDIC pour racheter les actifs toxiques.Le recours à la Fed et au FDIC permettra de combler la principale lacune des efforts de sauvetage des banques menés jusqu\u2019ici.ACTIFS TOXIQUES DES BANQUES Washington présenterait son plan demain lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 8 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 SÉCURITÉ 5 ÉTOILES5 \u2022GARANTIE LIMITÉE SUR LES COMPOSANTS DU GROUPE MOTOPROPULSEUR \u2022ASSISTANCE ROUTIÈRE \u2022TRANSPORT DE COURTOISIE MEILLEURE PROTECTION AU PAYS 5 ans/160000km2 INCLUANT L\u2019Association des concessionnaires Pontiac\u2022Buick\u2022GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d\u2019une durée limitée, réservées aux particuliers et s\u2019appliquant aux modèles neufs 2009 suivants:G3Wave 5 portes (2TV48/1SM), coupé G5 (2AJ37/1SM) et berline G5 (2AJ69/1SM).Les modèles illustrés comprennent certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.1.Offre en vigueur chez les concessionnaires GM du Canada participants à l\u2019achat de l\u2019un des véhicules admissibles neufs 2008 ou 2009 suivants, entre le 13 février 2009 et le 1er juin 2009: G3Wave ou G5 de Pontiac.Le programme d\u2019entretien expire après 60 mois/100 000km, selon la première éventualité, à partir de la date de mise en service du véhicule.Ce programme d\u2019entretien est un programme de marketing de GM Canada et n\u2019est pas monnayable.L\u2019entretien doit être fait chez un concessionnaire General Motors du Canada.Ce programme inclut l\u2019inspection, la vidange d\u2019huile à moteur, le changement de filtre et la permutation des pneus, conformément à l\u2019indicateur de vidange d\u2019huile du véhicule, le cas échéant, ou au guide du propriétaire.Ce programme n\u2019inclut pas le remplacement d\u2019autres pièces ou liquides ni les autres services requis, indiqués au guide du propriétaire, qui pourraient être relevés lors de l\u2019inspection du véhicule.Rendez-vous chez votre concessionnaire pour en apprendre davantage.2.Selon la première éventualité.Camions poids moyen exclus.Détails sur la garantie limitée chez votre concessionnaire.3.Transport (1325$), frais d\u2019immatriculation, assurance et toutes taxes en sus.Les frais liés à l\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, si applicables, et les droits sur les pneus sont en sus et payables à la livraison.4.Selon les tests de consommation de GM conformément aux méthodes approuvés par Transports Canada pour une réserve de carburant de 10% et une capacité de réservoir de 45L pour la G3 Wave avec moteur de 1,6L et boîte manuelle 5 vitesses et de 49,2L pour la G5 XFE avec moteur de 2,2L et boîte manuelle 5 vitesses.5.Cote de sécurité cinq étoiles pour conducteur et passager avant lors d\u2019essais de collision frontale.Les cotes de classification du gouvernement des États-Unis font partie du programme d\u2019évaluation des nouveaux véhicules de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA\u2014www.safercar.gov).6.Taux de financement à l\u2019achat de 0% pour un terme de 72 mois sur approbation de crédit de GMAC seulement.7.S\u2019applique à la G5 XFE (2AJ37/69).Selon les données publiées dans ÉnerGuide 2009 par Ressources naturelles Canada et la segmentation des véhicule GM pour les petites voitures \u2014 segment standard.Cette offre est exclusive et ne peut être combinée avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d\u2019achat, à l\u2019exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants (visitez primegmpouretudiants.ca) et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut vendre à un prix moindre.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire, composez le 1800 463-7483 ou visitez gm.ca.5 portes Modèle coupé GT illustré AUX 5,7L 100 KM ROUTE: 5,7 L/100KM (50 mi/gal) VILLE: 7,9 L/100KM (36 mi/gal)4 9994$3 À L\u2019ACHAT FINANCEMENT À L\u2019ACHAT 0% pour 72mois6 ROUTE: 5,4 L/100KM (52 mi/gal) VILLE: 8,0 L/100KM (35 mi/gal)4 MEILLEURE ÉCONOMIE DE CARBURANT SUR ROUTE7 de sa catégorie (à l\u2019exclusion des hybrides) OFFRESPONTIAC.CA 5 ANS ENTRETIEN1 ROULEZ PETIT.VIVEZ EN GRAND.1743991A 1752894 Offre en vigueur du lundi 16 mars au dimanche 22 mars 2009.Quantités limitées sur certains articles.Ces offres ne peuvent être jumelées à aucune autre promotion.Valable pour les produits en inventaire seulement.Non valable aux Centres de liquidation.Détails en magasin.\u2020Marques et modèles sélectionnés.Détails en magasin.\u2020\u2020Détails en magasin.*Termes et conditions de la vente pour le programme de financement «Paiements mensuels égaux, sans intérêt » : achat minimum requis de 799$ avant taxes pour les meubles, matelas, accessoires de décoration et électroménagers sauf items sélectionnés.Sur approbation du service de crédit Accord D Desjardins, ne payez que les taxes au moment de l\u2019achat.Le premier versement mensuel du montant financé est facturé sur le relevé de compte suivant votre achat.Les versements mensuels égaux (inclus dans le paiement minimum dû de la carte de crédit) sont déterminés en divisant le montant financé par le nombre de mois indiqués dans la promotion retenue.L\u2019intérêt n\u2019est pas appliqué sur le versement mensuel si le paiement minimum dû est effectué avant la date d\u2019échéance apparaissant sur l\u2019état de compte mensuel.Dans le cas où les conditions précitées ne sont pas respectées, l\u2019intérêt annuel applicable sur la carte de crédit du détenteur est alors calculé au taux de 19,5% annuellement sur les sommes en souffrance.Il n\u2019y a aucuns frais de renouvellement ou d\u2019adhésion.Détails en magasin.Exemple de frais : Si votre solde quotidien moyen en souffrance est de : 250$ 500$ 1000 $ Les frais d\u2019intérêts pour une période de 30 jours seront de : 4,01$ 8,01$16,03 $ GRANBY Tél.: 450 372-5656 \u2022 50, rue Simonds Nord MASCOUCHE Tél.: 450 474-8531 \u2022 210, Montée Masson ST-HYACINTHE Tél.: 450 774-6116 \u2022 3300, avenue Cusson ST-JEAN-SUR-RICHELIEU Tél.: 450 349-1609 \u2022 575, rue Pierre-Caisse ST-JÉRÔME Tél.: 450 431-9338 \u2022 21, rue Gauthier VAUDREUIL-DORION Tél.: 450 424-2651 \u2022 585, avenue St-Charles Desjardins partenaire officiel de Brault & Martineau HEURES D\u2019OUVERTURE : Lundi au vendredi 9h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche 10h à 17h BROSSARD Tél.: 450 619-6777 \u2022 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) GATINEAU Tél.: 819 561-5007 \u2022 1 877 755-2555 \u2022 500, boul.de la Gappe (face aux Prom.de l\u2019Outaouais) KIRKLAND Tél.: 514 697-9228 \u2022 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: 514 364-6110 \u2022 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) LAVAL Tél.: 450 682-2516 \u2022 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) REPENTIGNY Tél.: 450 470-0815 \u2022 145, rue de Lafayette (près du boul.Brien) SHERBROOKE Tél.: 819 562-4242 \u2022 1 800 267-4240 \u2022 3950, boul.Josaphat-Rancourt (Plateau St-Joseph) SAINT-HUBERT Tél.: 450 676-1911 \u2022 1351, boul.des Promenades (près des Prom.St-Bruno) SAINT-LÉONARD Tél.: 514 254-9455 \u2022 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d\u2019Anjou) SAINTE-THÉRÈSE Tél.: 450 430-0555 \u2022 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) HEURES D\u2019OUVERTURE: Lundi au mercredi 9h à 18h \u2022 Jeudi et vendredi 9h à 21h \u2022 Samedi 9h à 17h \u2022 Dimanche 10h à 17h Livraison gratuite** 7 jours sur 7 **Dans un rayon de 200 km.Détails en magasin.jusqu\u2019en mai 2013 sur les matelas\u2020 à l\u2019achat d\u2019un matelas\u2020 de la \u2020\u2020 Bellegarde Balmoral II 1798$* /mois ou 899$ 2 places/ 600 ressorts ensachés valeur de 299$ 2 places/ 675 ressorts ensachés \u2022 Matelas semi-ferme \u2022 Sans rotation \u2022 Contour renforcé Garantie ferme de 15 ans.Livraison et ramassage gratuits \u2022 1 place/400 ressorts ensachés .13,98 $*/mois ou 699 $ \u2022 Grand lit/702 ressorts ensachés .19,98 $*/mois ou 999 $ \u2022 Très grand lit/972 ressorts ensachés 27,98 $*/mois ou 1399 $ \u2022 Matelas avec surface en viscoélastique \u2022 Sans rotation \u2022 Contour renforcé Garantie ferme de 15 ans.Livraison et ramassage gratuits \u2022 1 place/450 ressorts ensachés .25,98 $*/mois ou 1299 $ \u2022 Grand lit/810 ressorts ensachés .37,98 $*/mois ou 1899 $ \u2022 Très grand lit/1053 ressorts ensachés.51,98 $*/mois 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qu\u2019un seul endroit pour reconstituer cette bataille, c\u2019était sur les plaines d\u2019Abraham, a-t-il expliqué lorsque La Presse l\u2019a joint à son commerce de Woodstock, au Vermont.Nous n\u2019aurions pas fait honneur à l\u2019événement si nous l\u2019avions reconstitué ailleurs.» Il y a un mois, la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) a dû annuler la reconstitution de la bataille historique qui avait opposé les troupes françaises et britanniques le 13 septembre 1759.Elle a également annulé une série d\u2019activités pour commémorer la Conquête, notamment un bal masqué.Le président de la CCBN, André Juneau, avait alors indiqué qu\u2019il craignait pour la sécurité des participants, car des groupes souverainistes avaient promis de la casse.Il a aussi reconnu avoir sous-estimé la «sensibilité» des Québécois face à la Conquête.Près de 2100 bénévoles venus du Canada et des États-Unis devaient participer à la reconstitution sur les Plaines, cet été.Et 200 000 touristes comptaient y assister.Après avoir travaillé pendant plusieurs années à cette activité, qui aurait été sa troisième bataille reconstituée à Québec, Horst Dresler s\u2019est rabattu sur un plan B.Ses «reconstituteurs» prendront le chemin d\u2019Ogdensburg, dans l\u2019État de New York, afin de commémorer le 250e anniversaire de la guerre de Sept Ans.«Nous allons faire une démonstration de la stratégie militaire de l\u2019époque, mais ce n\u2019est pas une reconstitution de la bataille des Plaines», a-t-il précisé.Les organisateurs de l\u2019activité ont d\u2019ailleurs accueilli le Corps historique du Québec à la condition qu\u2019il ne recrée pas l\u2019affrontement.La controverse au Québec est-elle à l\u2019origine de cette condition?L\u2019organisatrice des festivités d\u2019Ogdensburg, Barbara O\u2019Keefe, a longuement hésité avant de répondre: «Nous ne sommes pas les Plaines et nous n\u2019avons pas l\u2019intention de l\u2019être.Ce sera une commémoration, pas une célébration.» La guerre de Sept Ans, dont le point culminant en Amérique a été la bataille des Plaines, s\u2019est soldée par la défaite des Français et par la cession de presque toute la Nouvelle-France aux Anglais.À Montréal l\u2019an prochain ?Même s\u2019il se dit profondément déçu de ne pas pouvoir reconstituer la bataille à Québec, Horst Dresler, Québécois d\u2019origine, n\u2019exclut pas de recréer d\u2019autres événements historiques dans la province.Il souhaite que ses troupes costumées prennent part à une cérémonie qui marquera le 250e anniversaire de la capitulation des Français à Montréal, qui a eu lieu le 8 septembre 1760.«Ce ne serait pas une bataille simulée puisqu\u2019il n\u2019y a pas eu de bataille comme telle à Montréal, explique M.Dresler.Ce serait simplement une cérémonie.» La trêve est définitive La bataille des plaines d\u2019Abraham ne sera reconstituée ni en Ontario ni aux É.-U.«Nous sentions qu\u2019il n\u2019y avait qu\u2019un seul endroit pour reconstituer cette bataille, c\u2019était sur les plaines d\u2019Abraham.» PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS Le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, n\u2019aurait pas l\u2019appui des États-Unis pour devenir secrétaire général de l\u2019OTAN.VIOLAINE BALLIVY Les chances du ministre canadien Peter MacKay d\u2019être élu secrétaire général de l\u2019OTAN semblent sérieusement compromises.Les États-Unis auraient décidé de ne pas appuyer sa candidature ; ils lui préfèrent désormais le premier ministre du Danemark, Anders Fogh Rasmussen.L\u2019agence Reuters a indiqué hier que, selon une source proche du gouvernement américain, ce dernier avait donné son appui à M.Rasmussen lors d\u2019une visite du conseiller à la sécurité nationale américaine, le général James Jones.Deux autres diplomates auraient également confirmé la nouvelle.Le mandat de cinq ans de l\u2019actuel secrétaire général, Jaap de Hoop Scheffer, se termine à la fin du mois.La nomination de M.Rasmussen pourrait être confirmée avant même le sommet de l\u2019OTAN, les 3 et 4 avril prochains.Joint par La Presse, le porteparole de Peter MacKay, Dan Dugas, n\u2019a pas voulu commenter ce qu\u2019il a qualifié de «spéculations ».Il a indiqué que M.MacKay n\u2019avait fait aucune démarche pour promouvoir sa candidature et n\u2019avait pas eu d\u2019échange avec les représentants d\u2019autres pays à l\u2019OTAN.Au début du mois, le quotidien Washington Post rapportait pourtant que le vice-président américain, Joe Biden, avait fait des démarches auprès de l\u2019OTAN pour l\u2019inciter à choisir M.MacKay en échange de l\u2019attribution à la France de deux postes de commandement actuellement détenus par des Américains.L\u2019appui de l\u2019administration Obama était perçu comme un gage de reconnaissance «pour l\u2019effort vaillant» des troupes canadiennes en Afghanistan.En janvier, le prestigieux hebdomadaire anglais The Economist avait aussi nommé Peter MacKay parmi les successeurs potentiels de Jaap de Hoop Scheffer.Peter MacKay avait alors démontré un certain intérêt pour le poste et s\u2019était déclaré «très flatté» que son nom ait été évoqué.Plusieurs experts avaient toutefois émis des doutes sérieux sur cette éventualité, car le poste de secrétaire général de l\u2019OTAN est traditionnellement réservé à un Européen.Le Danois favori Fort de l\u2019appui des États-Unis, de la France, de l\u2019Allemagne et de la Grande-Bretagne, le Danois Anders Fogh Rasmussen serait presque assuré d\u2019être élu.À 56 ans, cet homme à la stature de marathonien est présenté par la presse danoise comme un fidèle allié des États-Unis, notamment parce qu\u2019il a permis l\u2019envoi de troupes danoises en Irak et en Afghanistan.«Rasmussen était en tête de liste pour l\u2019administration Bush comme il l\u2019est pour l \u2019administration Obama », a expliqué à l\u2019AFP l\u2019analyste politique danois Daniel Korski.L\u2019une des inconnues à son égard réside du côté de la Turquie.En 2005,M.Rasmussen avait défendu la publication de caricatures de Mahomet dans un journal danois, malgré la vague d\u2019indignation qu\u2019elles avaient suscitée dans le monde musulman.\u2014 Avec l\u2019AFP, PC et Reuters Direction de l\u2019OTAN MacKay abandonné lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 10 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 dans notre salon, Faire la cour n\u2019est pas un jeu de séduction Besoin de conseils en aménagement extérieur?500 experts sur place pour vous parler d\u2019haBitation trouveZ idées, nouveautés et économies sous un mÊme toit! 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de la compagnie», dit-il.Mais 15 minutes après le départ, l\u2019expédition tourne au drame.L\u2019explosion fait trois morts et autant de blessés.Simon Mailloux conserve le souvenir d\u2019un «gros flash blanc».Ensuite, c\u2019est l\u2019évacuation, le transfert en Allemagne et à l\u2019hôpital de L\u2019Enfant-Jésus, les opérations, le congé de l\u2019hôpital à Noël pour être avec les siens.Le deuil des camarades tués.Amputé de la jambe gauche, le lieutenant Mailloux n\u2019a pas perdu un gramme de sa détermination.En février 2008, moins de trois mois après l\u2019attentat, il a recommencé à travailler, à raison d\u2019une journée par semaine, dans les bureaux de la garnison de Valcartier, à la quelle il est rattaché.Au printemps 2008, à la suite d\u2019un reportage dans le magazine L\u2019actualité, il a multiplié les entrevues, dans lesquelles il affirmait haut et fort qu\u2019il voulait retourner en Afghanistan.Mais, en août dernier, il a décroché un job qu\u2019il avait déjà souhait faire avant même d\u2019être déployé au pays des talibans: devenir aide de camp de la gouverneure générale.Depuis, il s\u2019y consacre corps et âme tout en poursuivant sa réadaptation.Il rêve toujours de retourner en Afghanistan, de préférence dans une «position d\u2019opération», un terme de jargon militaire qui désigne une zone de combat.Doit-on, dans ce cas, parler de détermination ou de folie?Sa famille, sa conjointe, ses plus proches amis, comme n\u2019importe quel quidam rencontré dans la rue, ne lui disent-ils pas, au contraire, que c\u2019est carrément de la folie?Soyons brutal.Que cherche-t-il dans la poursuite de ce projet?À y laisser sa peau?Une autre jambe?Simon Mailloux écoute sans broncher.Le très léger sourire qui se dessine sur son visage signale que cette question-là, il l\u2019a déjà entendue.Souvent.Calme, posé, serein, sûr de lui, le jeune homme de 25 ans vous regarde droit dans les yeux.«Pout!» fait-il avec ses lèvres.Vous savez, ce son qu\u2019on émet lorsqu\u2019on veut dire: «Y a rien là.C\u2019est quoi, le gros problème?» «Ce n\u2019est pas parce que je veux retourner là-bas que je suis fou, commence-t-il.Pour moi, le but principal est de prouver la valeur de notre mission.Je me suis rendu en Afghanistan, j\u2019ai accompli plein de choses.Je sens que j\u2019ai un engagement envers la mission.Et je suis capable, selon moi, d\u2019y retourner.Si je n\u2019y vais pas, je manque à mon engagement.Pour moi, c\u2019est quelque chose de primordial.Si je suis dans les Forces canadiennes et que je suis incapable de me déployer, il y a quelque chose qui ne marche pas.\u2013 Vous parlez d\u2019engagement.Envers qui?\u2013 Envers la population afghane.On a travaillé pour essayer d\u2019accomplir des choses.Le travail est commencé.Il est avancé.Mais il n\u2019est pas terminé.Il y a beaucoup de choses à accomplir encore.Je ne dis pas que le Canada doit rester là-bas jusqu\u2019à ce que ce pays devienne totalement développé.Mais il y a des choses dont les gens ont besoin et que nous pouvons leur apporter : la sécurité, le développement, de l\u2019eau propre.» Une entrevue debout Après plusieurs interventions chirurgicales et un bon moment passé sous sédat i fs, Simon Mailloux a amorcé sa réadaptation au début de janvier 2008.Le mois suivant, il est retourné à temps partiel dans son unité faire des tâches administratives.C\u2019est à ce moment que l\u2019idée de devenir aide de camp lui a retraversé l\u2019esprit.Il n\u2019avait pas le grade voulu (capitaine), mais il a tout de même entrepris des démarches pour tenter sa chance.Pour un jeune officier, le job compte plusieurs défis.En plus, Mailloux avoue son admiration pour l\u2019actuelle gouverneure générale.Au même moment, à Rideau Hall, on avait été fortement impressionné par son passage à l\u2019émission Tout le monde en parle.«Ayant vu de quelle façon il avait pu argumenter, comment il avait été en mesure de bien expliquer pourquoi il était en LIEUTENANT SIMON MAILLOUX \u2013 3e Bataillon du Royal 22e Régiment Hier, nous avons raconté l\u2019histoire du caporalchef Ismaël Fournier, gravement blessé le 16 novembre 2007 en Afghanistan dans l\u2019explosion d\u2019une bombe artisanale au passage de son véhicule blindé.Le lieutenant Simon Mailloux se trouvait à bord du même engin.Amputé d\u2019une jambe, ce jeune homme de 25 ans est aujourd\u2019hui aide de camp de la gouverneure générale du Canada, mais il souhaite toujours retourner à Kandahar.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 12 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 ANDRÉ DUCHESNE OTTAWA\u2014 Qu\u2019est-ce qu\u2019un aide de camp?Dans le jargon militaire, c\u2019est un officier qui assiste un supérieur en voyant à faire exécuter ses ordres et en répondant à diverses demandes.Mais dans le cas de la gouverneure générale, qui est aussi commandante en chef des Forces canadiennes?En posant cette question au lieutenant Simon Mailloux, nous ajoutons, non sans une pointe de provocation, que dans la tête de certains, aide de camp de la GG se résume à tenir son manteau et son sac pendant qu\u2019elle serre des mains en suivant le protocole\u2026 «Le job, c\u2019est tout et c\u2019est rien, explique Simon Mailloux.Nous sommes responsables de A à Z de tous les déplacements et du soutien logistique de madame.Dans les soirées, on fait le lien avec les médias, les services (comme la GRC ou le chauffeur), les invités.On s\u2019assure que la machine roule pour leurs Excellences.Et on représente les Forces canadiennes en leur présence.» Et\u2026 oui, l\u2019aide de camp va tenir le sac à main, le manteau, les gants, le chapeau de la GG si elle arrive à un endroit où il n\u2019y a pas de place pour les laisser.«Mais on peut aussi demander à des gens dont le rang est pas mal plus élevé que le nôtre de se tasser parce que madame doit faire quelque chose, dit Simon Mailloux.J\u2019ai déjà demandé au premier ministre de se tasser», ajoute-t-il, espiègle.Règle générale, on compte quatre aides de camp à Rideau Hall.Lorsqu\u2019un de ces aides n\u2019accompagne pas la GG, il travaille à d\u2019autres projets.Il peut par exemple préparer un prochain voyage ou occuper des tâches administratives.Dans toutes ses apparitions officielles, la gouverneure générale est accompagnée d\u2019un aide de camp.Ainsi, lorsque le président Obama est venu à Ottawa le 19 février dernier, c\u2019est le lieutenant Mailloux qui était en fonction.Deux fois sur le terrain\u2026 En janvier dernier, lorsque Michaëlle Jean a visité Haïti, c\u2019est aussi Simon Mailloux qui l\u2019accompagnait.D\u2019aucuns parmi les membres de la délégation ont été impressionnés de voir cet homme amputé de la jambe gauche se déplacer dans des endroits ravagés par les ouragans de l\u2019automne 2008, où le sol est raboteux, crevassé.Ce qu\u2019on sait moins, c\u2019est que, deux jours avant la visite officielle, il a parcouru tous les lieux et les terrains où devait se déplacer la délégation afin d\u2019évaluer, entre autres choses, si la gouverneure générale serait en mesure d\u2019y\u2026 marcher.«C\u2019est mon travail, dit-il.Je dois être capable de faire tout ce que madame fait et un petit peu plus.» Afghanistan, j\u2019ai trouvé qu\u2019il s\u2019exprimait bien, ce qui est nettement un atout pour le poste», raconte Bernard St-Laurent, sous-secrétaire, politique, programme et protocole, responsable de 86 personnes à Rideau Hall.Il en a discuté avec sa patronne, Michaëlle Jean.Quelques jours plus tard, à l\u2019occasion d\u2019une cérémonie à l\u2019aérodrome de Trenton, où était rapatrié le corps d\u2019un soldat, St-Laurent a parlé de Mailloux au major-général Walter Semianiw, chef du personnel militaire des Forces canadiennes.Or, lui aussi voulait discuter d\u2019un poste à Rideau Hall pour le jeune homme.Le lien s\u2019est établi.Mais le job n\u2019était pas acquis.«Je devais voir si Simon pouvait passer beaucoup de temps debout à côté de la gouverneure générale, à se déplacer, etc., dit Bernard St-Laurent.Donc, nous avons fait une entrevue en marchant, à la Citadelle de Québec (la seconde résidence officielle de la gouverneure générale), raconte-t-il.J\u2019ai dit à Simon: «Je vais te montrer comment les lieux sont disposés et t\u2019expliquer quel genre de travail on demande à un aide camp.Et je te poserai des questions.» De retour au bureau, St-Laurent explique à Mailloux qu\u2019il venait de faire, à son insu, une évaluation de sa condition physique.«C\u2019était une façon un peu sournoise de voir quelle était sa capacité, convient sans gêne le supérieur.C\u2019était important pourmoi de voir s\u2019il était en mesure d\u2019accomplir le travail.Il a très bien répondu.» Retour au combat Étonnante, la réadaptation du soldat Mailloux?«Être amputé, ce n\u2019est pas être handicapé à vie, fait-il.C\u2019est une condition qui impose certaines restrictions.Pour certaines activités, on peut avoir besoin d\u2019une certaine adaptation.Je suis allé en vacances avec ma conjointe auNicaragua.J\u2019ai fait de l\u2019équitation, j\u2019ai nagé dans l\u2019océan.J\u2019ai fait une randonnée en bordure d\u2019un volcan.Chaque fois, je me plantais, je me ramassais un peu partout.Mais ce n\u2019est pas grave, ce sont des choses qui arrivent.» Et ce parachutiste de formation compte bien sauter à nouveau sous peu.Déjà, l\u2019été dernier, il a bien failli.Seul le mauvais temps a annulé son projet à la dernière minute.Dans les semaines qui viennent, quelque 1600 camarades de Simon Mailloux rattachés à la base de Valcartier seront déployés à Kandahar.Quand il en aura l\u2019occasion, il ira les saluer.Non sans un pincement au coeur.Le déploiement de 2009 ne sera pas le sien.Mais comme la mission canadienne doit prendre fin en 2011, les militaires de Québec devront y faire une autre rotation.À ce moment-là, Mailloux aura terminé son affectation de deux ans comme aide de camp.Son objectif de retourner en Afghanistan sera intact, croit-il.Pourra-t-il, comme il le souhaite, retourner dans une position de combat?«Je dois me demander si je vais mettre en danger les gars en raison de ma condition.Lorsque j\u2019aurai atteint la capacité maximale de ma réadaptation, je devrai répondre à cette question.» Il devra aussi attendre le feu vert de l\u2019état-major, qui n\u2019a jamais envoyé un amputé sur le terrain.En cas de refus, le lieutenant Simon Mailloux dit avoir d\u2019autres options.Il y a de «bons postes» au quartier général, à l\u2019aérodrome de Kandahar ou encore à des postes de non-combattant sur le terrain.Comme quoi, par exemple ?Comme faire partie d\u2019une équipe dont le travail est de\u2026 désamorcer des bombes, répond-il le plus sérieusement du monde.Au cours de leur dernière rotation en Afghanistan, de l\u2019été 2007 au début de l\u2019année 2008, 68 militaires rattachés à la base de Valcartier ont dû être rapatriés en raison de blessures graves.C\u2019est ce que rapportait le quotidien Le Soleil de Québec dans un article publié le 11 février 2008.La source du journal était la major Chantal Descôteaux, alors médecin-chef de la base militaire.Selon ce qu\u2019elle avait précisé, les blessures se détaillaient ainsi : DES DIZAINES DE BLESSÉS EN 2007 ANDRÉ DUCHESNE 8 cas de fractures multiples dont 4 nécessitant une amputation 5 traumatismes crâniens cervicaux 5 cas imputables à des éclats de bombes 1 cas de blessure par balle 1 problème d\u2019oreille grave 17 entorses et problèmes locomoteurs 14 cas de médecine interne 3 hernies inguinales (à l\u2019aine) 7 cas de stress opérationnel 7 cas de dépression Sont exclues de cette liste les blessures mineures n\u2019ayant pas nécessité une évacuation.Selon Le Soleil, huit autres militaires, blessés mais non rapatriés sur-le-champ, ont été soignés pour blessure psychologique à leur retour.En 2004, lors de leur rotation précédente à Kaboul, les soldats de Valcartier n\u2019avaient enregistré aucune perte de vie dans leurs rangs.Les cas de blessures étaient rares.Il faut reconnaître que le danger était beaucoup moindre qu\u2019à Kandahar.PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Le grand public a découvert le courage et la détermination du lieutenant Simon Mailloux lors de son passage à l\u2019émission Tout le monde en parle l\u2019an dernier.CYBERPRESSE.CA Lisez notre dossier complet sur cyberpresse.ca/blessures lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 A 13 ENVIRONNEMENT BRANLE-BAS DE COMBAT ! Tous les jours dans FRANÇOIS CARDINAL QPourquoi les citoyens devraientils se sentir interpellés par la Journée mondiale de l\u2019eau?R Marc Hudon: En raison de leur insouciance et de la précarité de la ressource.Cette journée est un moment d\u2019arrêt qui permet de prendre conscience de l\u2019importance de l\u2019eau, du fleuve, des Grands Lacs.Le Saint-Laurent n\u2019est pas qu\u2019un obstacle au retour à la maison, vous savez\u2026 R Chr i s t i an Sima rd : Les Québécois gèrent ce qui est, selon plusieurs, le plus grand bassin d\u2019eau douce au monde.Ils ont donc la responsabilité de s\u2019intéresser à l\u2019eau en tant que gestionnaires de ce patrimoine mondial.QQuel est le principal obstacle à une gestion responsable de l\u2019eau?R MH: Le mythe de l\u2019abondance.Chaque fois qu\u2019on ouvre le robinet, l\u2019eau coule.On a l\u2019impression qu\u2019il n\u2019en manquera jamais.Or, il faut s\u2019attendre à ce que la répartition de l\u2019eau devienne de plus en plus problématique dans le secteur du fleuve et des Grands Lacs.QQue voulez-vous dire ?R MH: Les instances politiques auront un jour des choix à faire concernant la répartition de l\u2019eau.Entre le Québec et l\u2019Ontario.Entre le Québec et les États-Unis.Il importe donc de faire nos devoirs tout de suite, de conserver la ressource le plus possible pour ne pas avoir une image de gaspilleurs.Et cela, afin de pouvoir justifier nos besoins en période de crise.R CS: Il est clair, dans l\u2019entente sur le f leuve et les Grands Lacs intervenue entre le Québec, l\u2019Ontario et les huit États américains, que chacun devra respecter des objectifs précis de conservation de l\u2019eau.Si on ne les atteint pas, on risque de ne pas avoir voix au chapitre dans l\u2019ensemble de la gestion du bassin.QTout cela ressemble à un mauvais film hollywoodien\u2026 Sommes- nous vraiment rendus là ?R CS: Il faut se rappeler que Montréal a passé à un cheveu de manquer d\u2019eau lors de certaines périodes de canicule, en 1999 et en 2003 si je ne m\u2019abuse.La prise d\u2019eau n\u2019étant pas assez inondée, il y a eu des vibrations extrêmes, et le tout a presque flanché.On a frôlé la catastrophe.R MH: Avec le réchauffement du climat, plusieurs villes commencent déjà à manquer d\u2019eau.On le voit en Ontario, où des villes comme London et Windsor ont eu des pénuries d\u2019eau lors de périodes de canicule.QQue penser de l\u2019implication du fédéral dans le dossier de l\u2019eau?R CS: Rappelons-nous que le 22 mars 2007, Journée de l\u2019eau, le gouvernement conservateur a annoncé en grande pompe une stratégie nationale de l\u2019eau\u2026 qui n\u2019a jamais vu le jour.Pire encore, depuis l\u2019annonce, le gouvernement a abandonné ses compétences sur les eaux navigables.Il a affaibli le processus d\u2019évaluation environnementale.Il a éliminé le financement de la recherche sur les changements climatiques, ce qui touche directement la gestion de l\u2019eau.Il y a donc contradiction flagrante entre la volonté exprimée et la pratique.QQue devrait faire Ottawa pour renverser la tendance?R MH: On a besoin de décisions basées sur la science plutôt que sur l\u2019idéologie.On a besoin d\u2019un plus grand financement, d\u2019un engagement officiel à ne pas exporter d\u2019eau, bref d\u2019une politique nationale de l\u2019eau.Cela aiderait les communautés autochtones, permettrait de moderniser les infrastructures et de réduire les avis d\u2019ébullition de l\u2019eau, qui se comptent par centaines chaque année.R CS: Il y a encore 100 communautés autochtones qui n\u2019ont pas accès à de l\u2019eau potable au Canada.C\u2019est le tiers-monde! QLe Québec fait-il preuve de plus d\u2019initiative?R MH: Sur le plan des enjeux transfrontaliers de l\u2019eau, le Québec est extrêmement présent et efficace.La population ne s\u2019en rend pas compte, mais moi, je le vois dans les différents comités de travail.Cela dit, il y a des lacunes du côté du soutien aux communautés.Le gouvernement a récemment accordé 15 millions aux organismes de bassin versant, ce qui est un signal absolument positif.Mais il y a encore beaucoup de travail à faire.R CS: Il n\u2019y a qu\u2019à considérer la question des redevances, qui traîne depuis 2003, pour s\u2019en convaincre.Nous sommes en 2009 et il n\u2019y a toujours pas l\u2019ombre du bout du nez d\u2019une redevance sur l\u2019eau.C\u2019est majeur.Regardons seulement les embouteilleurs, qui font affaire dans une industrie extrêmement lucrative mais qui ne payent toujours pas l\u2019eau qu\u2019ils pompent.QL\u2019ONU a félicité le Québec pour son approche par bassin versant.C\u2019était mérité?R CS: Oui, tout le monde est content de l\u2019approche par bassin versant.Mais il faut passer à une autre étape.Il faut des orientations précises, des objectifs mesurables : dans 10 ans, par exemple, dans tel bassin versant, il devra y avoir moins de phosphore, moins de nitrate; les bandes riveraines devront être mieux protégées, etc.Il ne faut pas qu\u2019on se limite à jaser pour jaser.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : francois.cardinal@lapresse.ca Journée mondiale de l\u2019eau Réflexion sur les enjeux transfrontaliers L\u2019abondance de l\u2019eau est un mythe La Journée mondiale de l\u2019eau se déroule, aujourd\u2019hui, sur le thème des eaux transfrontalières, un enjeu qui interpelle les Québécois au moment où se dessine un nouveau plan de régulation des eaux du fleuve et des Grands Lacs.La Presse s\u2019est entretenu avec deux experts de la question, Christian Simard et Marc Hudon, tous deux de Nature Québec.CHRISTIAN SIMARD Directeur général de Nature Québec.Figure bien connue de la scène environnementale, ancien député bloquiste de Beauport-Limoilou, il a aussi été directeur général de l\u2019Union québécoise pour la conservation de la nature.MARC HUDON Directeur du programme Saint-Laurent/ Grands Lacs à Nature Québec.Il est aussi président du Comité Zone d\u2019intervention prioritaire Saguenay et du Conseil consultatif régional sur les déversements d\u2019hydrocarbures en milieu marin de la région du Québec.PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE «Le Saint-Laurent est, selon plusieurs, le plus grand bassin d\u2019eau douce au monde.Les Québécois ont donc la responsabilité de s\u2019intéresser à l\u2019eau en tant que gestionnaires de ce patrimoine mondial », affirme Christian Simard de Nature Québec.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll VIOLAINE BALLIVY C\u2019est à Montréal que sera lancée la première activité d\u2019envergure organisée par la Fondation One Drop du fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté.Le Centre des sciences accueillera dès le mois prochain, et pendant tout l\u2019été, une exposition multimédia destinée à sensibiliser la population aux problèmes d\u2019accessibilité et de préservation de l\u2019eau dans le monde.Intitulée Aqua, l\u2019exposition est présentée comme un «voyage au coeur de l\u2019eau» en huit chapitres d\u2019une durée totale de 30 minutes.Les visiteurs pénétreront en groupes d\u2019au plus 60 personnes dans une salle tapissée d\u2019écrans géants sur lesquels seront projetées des images sur 360 degrés, avec musique et effets spéciaux d\u2019éclairage.Le spectateur aura parfois l\u2019impression d\u2019être littéralement plongé dans l\u2019eau, avant d\u2019être transporté dans ces contrées désertiques où elle se fait soit trop rare, soit immanquablement impropre à la consommation.Les conséquences sociales de la pénurie d\u2019eau seront particulièrement mises de l\u2019avant.Aucun acrobate, musicien ou autre artiste ne se produira pendant les présentations, mais la signature du Cirque du Soleil devrait bien se faire sentir.«Ce ne sera pas une exposition classique et didactique comme on a l\u2019habitude d\u2019en voir dans les musées», prévient d\u2019emblée la directrice des programmes de sensibilisation de One Drop, Nicole Ollivier.«Notre approche est d\u2019abord émotive et poétique.On veut que les gens tombent en amour avec l\u2019eau», dit-elle.Car au-delà du spectacle, les organisateurs espèrent que les visiteurs partiront avec le désir de faire des gestes concrets soit pour mieux préserver l\u2019eau, mieux la protéger ou faire en sorte qu\u2019elle soit mieux distribuée.«Cela peut être aussi simple que d\u2019économiser l\u2019eau à la maison, faire un don à un organisme voué à la préservation de la ressource ou faire des recherches pour comprendre comment fonctionne le cycle de l\u2019eau», dit Mme Ollivier.Tous les profits réalisés seront consacrés à des projets destinés à favoriser l\u2019accès à l\u2019eau potable dans les pays où elle se fait rare, et à sensibiliser la population là où elle est heureusement plus abondante.L\u2019exposition, destinée aux 7 à 77 ans, accueillera les visiteurs du 15 avril au 7 septembre, avant de partir en tournée nord-américaine.Exposition organisée par la fondation de Guy Laliberté Voyage au coeur de l\u2019eau lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 14 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 CÉLÉBRITÉS.AURÉLIE LEBLANC-DERASPE Félicitations pour tes 90 ans que tu portes à merveille! On est tous très fiers de toi! Longue vie encore et surtout, Santé et Bonheur!!! On t\u2019aime tous très fort! Tes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants.ROMUALD PÉPIN 90e anniversaire d\u2019un héros En ajout à vos médailles honorifiques, nous vous remettons la décoration du Grand-père d\u2019honneur.Votre immense sens de la famille et toutes vos attentions ont fait de nous une famille unie et fière de ses origines.De vos petits-enfants qui vous aiment.Vous aVez un éVénement à célébrer ?tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 celebrites@lapresse.ca CELEB_22-03-09 1749485 ON NE VIT PAS DE CE QUE L\u2019ON MANGE, MAIS DE CE QUE L\u2019ON DIGÈRE promotion ous pouvez tirer un immense profit de mieux-être avec l\u2019emploi régulier de la formule Phytobec à multiéléments moléculaires végétaux et minéraux chelatés.Nous ne pouvons analyser, ici, en détail tous ses éléments, les minéraux par exemple sont chelatés, que l\u2019on nomme protéinates, cette chélation ayant pour but d\u2019augmenter l\u2019assimilation.mais il fallait y penser.il fallait le faire.Des minéraux c\u2019est bien.encore faut-il qu\u2019ils soient digérés voir assimilés par votre organisme.ça c\u2019est une autre histoire.C\u2019est ça Phytobec des minéraux chelatés pour une meilleure absorption.*Phytobec contient des antioxidants pour le maintien d\u2019une bonne santé.Phytobec : titulaire d\u2019une nouvelle licence et reconnu par les autorités gouvernementales comme produit de santé naturel : NPN 02229746.* Ces allégations font partie intégrante de la licence.En vente partout, mais pas n\u2019importe où! V (Alexandre Dumas) ACTUALITÉS JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Vous êtes Québécois «de souche»?Il ne serait pas étonnant que vous ayez un peu de «sang vert».Lors du dernier recensement \u2013 celui de 20 06 \u2013 , 400 000 Québécois ont dit avoir des origines irlandaises.C\u2019est énorme.Mai s à en croi re Lor ra ine O\u2019Donnell , commissai re de l\u2019exposition Irlandais O\u2019Québec (commencée vendredi au musée McCord), la contribution irlandaise à la société québécoise ne s\u2019arrête pas là.«Ce fut un apport énorme, tant sur le plan du patrimoine tangible que du patrimoine intangible », résume l\u2019historienne.Lancée par la Société St.Patrick, qui fête cette année son 175e anniversaire, Irlandais O\u2019Québec raconte trois siècles et demi de présence irlandaise au Québec.Photos, objets religieux et documents divers à l\u2019appui, l\u2019exposition permet de comprendre comment le shamrock (trèfle irlandais) a pu prendre racine aussi profondément.On y apprend, entre autres choses, que la présence irlandaise remonte à bien plus loin que l\u2019explosion migratoire des années 1840.Et à plus loin encore que la conquête britannique.«La première trace d\u2019un Irlandais en Nouvelle-France remonte à 1650, souligne Mme O\u2019Donnell.C\u2019était un O\u2019Brennan.Il a épousé une fille du Roy et est devenu un Aubry.Il a eu une vie très québécoise.» Avec les années et le flux grandissant de l\u2019immigration irlandaise, les rapports n\u2019ont cessé de se resserrer entre les deux communautés, notamment grâce aux mariages interculturels.Entre 1845 et 1850, des centaines d\u2019orphelins irlandais, victimes collatérales de l\u2019hécatombe de la Grosse-Île (10 000 réfugiés morts en quarantaine), ont par ailleurs été adoptés par des familles québécoises qui leur ont permis de conserver leurs noms.Catholicisme et pauvreté Pour Mme O\u2019Donnell, il ne fait aucun doute que les affinités religieuses ont facilité cette intégration puisque les Irlandais étaient en grande partie catholiques.Idem pour les affinités de classe sociale.Généralement pauvres, les Irlandais et les Canadiens français ont, pour beaucoup, appris à se connaître dans les quartiers ouvriers de Québec et de Montréal.Ce sont là de grands clichés, reconna ît Mme O\u2019Donnel l , en ajoutant que des nuances s\u2019imposent.De fait, il y avait aussi beaucoup d\u2019 I rlandais protestants.Et beaucoup d\u2019Irlandais qui réussissaient en affaires.Sans parler des tensions \u2013 notamment linguistiques \u2013 qui ont parfois freiné la rencontre entre les deux communautés.«Quand on veut résumer 350 ans d\u2019histoire, il faut faire attention aux raccourcis », observe l\u2019historienne.Il n\u2019en demeure pas moins que l\u2019influence irlandaise, «diffusée à la base », a véritablement teinté l\u2019identité québécoise, que ce soit dans la musique traditionnelle (Mary Travers alias La Bolduc), dans les manières de vivre ou dans les habitudes alimentaires.«La culture de la bière, l\u2019amour de la pomme de terre, du ragoût : tout cela est très irlandais, conclut Mme O\u2019Donnell.Un des défis de cette exposition était de communiquer cette réalité-là.» Irlandais O\u2019Québec, au musée McCord (690, rue Sherbrooke Ouest), jusqu\u2019au 4 avril 2010.Exposition au Musée McCord Les Québécois, ces Irlandais MONTRÉAL IRLANDAIS PHOTOS FOURNIES PAR LE MUSÉE MCCORD L\u2019exposition présentée au musée McCord raconte trois siècles et demi de présence irlandaise au Québec au moyen de photos, de documents et d\u2019objets divers.Vivre à l\u2019irlandaise à Montréal ?C\u2019est possible.Que ce soit pour apprendre le gaélique, jouer du bodhrán ou tout simplement prendre une bonne «pinte », la ville ne manque pas de bons plans.Nos suggestions.Boire une bière HURLEY\u2019S IRISH PUB Ce sont les Irlandais eux-mêmes qui le disent : Hurley\u2019s est le pub irlandais le plus authentique à Montréal, et non pas un de ces pubs in a box qui n\u2019ont d\u2019irlandais que le nom.Bon choix de bières, de whisky irlandais, musique live tous les soirs.Le propriétaire du pub, Bill Hurley, est réputé pour ses dons fréquents à différents organismes irlandais.1225, rue Crescent, 514-861-4111 www.hurleysirishpub.com McKIBBIN\u2019S IRISH PUB Les étudiants de McGill et de Concordia adorent McKibbin\u2019s pour ses 28 marques de bières importées et ses repas servis jusqu\u2019à tard dans la nuit.Mention spéciale pour la succursale de Pointe-Claire, avec ses salles thématiques inspirées de la culture irlandaise (cottage, théâtre Abbey de Dublin, Titanic).Musique live tous les soirs.1426, rue Bishop, 514-288-1580 6363, route Transcanadienne, Complexe Pointe-Claire, 514-693-1580 www.mckibbinsirishpub.com Manger SALON DE THÉ CELTIQUE GRYPHON D\u2019OR TEA ROOM Gryphon d\u2019or compte à peine 28 places, mais son menu pourrait nourrir une armée.Spécialisé en comfort food, ce petit resto propose des plats typiques des îles britanniques, dont le fameux dingle fish chowder irlandais.5968, avenue Monkland 514-485-7377 Magasiner MAISON BRAMBLE HOUSE Située dans le village Valois, à Pointe- Claire, Bramble se spécialise dans les produits britanniques de toutes sortes, des bijoux aux accessoires pour le thé.On y trouve un certain nombre de produits irlandais, comme les porcelaines Belleek, marque vieille de 150 ans.57, avenue Donegani, Pointe-Claire, 514-630-6363, www.bramblehouse.net Jaser COHMRÁ IRISH LANGUAGE SCHOOL Dérivée du gaélique, la langue irlandaise est encore en usage.Elle est parlée sur une base quotidienne par 3% des habitants de la république d\u2019Irlande, et plus de 40% affirment la comprendre.On l\u2019enseigne à Montréal à l\u2019école Cohmrá (prononcez cora), le mot irlandais pour «conversation».www.comhra.org Danser BERNADETTE SHORT SCHOOL OF IRISH DANCING Si vous voulez giguer comme dans Riverdance, voici le bon endroit.Fondée en 1977, cette école dispense ses cours à Châteauguay, à NDG et à Beaconsfield et organise le Ville Marie Feis, concours pancanadien de danse traditionnelle irlandaise.514-697-4343 www.montrealirishdance.com Jouer l\u2019air de Titanic SIAMSA SCHOOL OF IRISH MUSIC Les amateurs de musique celtique trouveront leur bonheur dans cette école « trad» où l\u2019on enseigne toutes sortes d\u2019instruments irlandais, dont la flûte, l\u2019accordéon à boutons et le bodhrán.Siamsa signifie «agréable diversion musicale » en irlandais ! www.siamsa.org OÙ FÊTER?Le défilé de la Saint-Patrick a lieu aujourd\u2019hui.Voilà une belle occasion, pour bon nombre de Québécois, de célébrer leur «sang vert ».Heureuse coïncidence : le musée McCord consacre actuellement une exposition à l\u2019apport des Irlandais à la société québécoise.Aujourd\u2019hui, Montréal vire au vert.Le 185e défilé de la Saint- Patrick démarre à midi tapant, à l\u2019angle des rues du Fort et Sainte-Catherine (métro Peel ou Atwater) et devrait se terminer quelques heures plus tard au coin de la rue Saint- Urbain (métro Place-des-Arts).Entre les deux points, ce sera l\u2019habituel cortège de drapeaux, de chars tonitruants et de chapeaux verts en plastique.Si vous voulez poursuivre la fête, on vous suggère les pubs irlandais Hurley\u2019s (1225, rue Crescent), McKibbin\u2019s (1426, rue Bishop), O\u2019Reagan\u2019s (1224, rue Bishop), The Irish Embassy (1234, rue Bishop) ou le Old Dublin (636, rue Cathcart), qui offrent tous un menu spécial bien consistant (ragoût, sandwichs, saucisses, cafés irlandais, déjeuners irlandais) en plus de présenter de la musique live du matin jusqu\u2019au soir.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 A 15 Martin Provencher, investisseur à succès, vous livre ses secrets et le fruit de son expérience pour faire fructifier votre argent grâce à l\u2019immobilier.Édition revue et augMentÉe les rendements de la bourse vous dépriment ?en vente en librairie ou sur www.librairie.cyberpresse.ca 1731944A André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX OPINION apcote@lesoleil.com DROITS RÉSERVÉS apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Comme chaque année ou presque, le budget déposé jeudi dernier par la ministre des Finances du Québec comprend un chapitre dénonçant l\u2019insuffisance des transferts fédéraux.Les changements apportés par Ottawa au cours des derniers mois «ont des conséquences importantes sur les finances publiques du Québec», affirment les documents du budget.Le gouvernement provincial serait privé de 695 millions en 2010-2011 et de 1milliard par an par la suite.Le gouvernement Charest a raison de déplorer que, fidèle à ses vieilles habitudes, le fédéral ait modifié les modalités de ses programmes de transfert sans en discuter au préalable avec les provinces.Ottawa se réfugie toujours derrière des arguments techniques d\u2019une grande complexité pour expliquer de tels changements.La réalité, c\u2019est que ces arguments techniques sont élaborés a posteriori pour justifier des décisions politiques visant soit à limiter la croissance des dépenses \u2013 un objectif évidemment légitime \u2013 ou à venir en aide à l\u2019une ou l\u2019autre province.Malheureusement, depuis quelques années, l\u2019argumentaire du gouvernement du Québec est très affaibli par sa propre gestion des finances publiques.Le budget de jeudi fournit au fédéral tous les arguments dont il a besoin pour rejeter les plaintes de Québec d\u2019un revers de main.SelonlesprojectionsdesFinances, les dépenses du gouvernement (sans compter le service de la dette) auront crû de 10,9 milliards de 2006-2007 à 2010-2011.Pendant la même période, ses revenus autonomes auront augmenté de seulement 807 millions.Où Québec trouverat- il les 10milliards qui lui manquent?Dans l\u2019augmentation des transferts fédéraux: + 4,1 milliards.Le reste sera emprunté.Autrement dit, le gouvernement du Québec réclame qu\u2019Ottawa augmente davantage ses transferts alors que lui-même ne prend pas ses responsabilités, c\u2019est-à-dire qu\u2019il ne prend les moyens ni pour augmenter ses revenus ni pour contraindre la croissance de ses dépenses.Les politiciens québécois répondront qu\u2019il est impossible d\u2019augmenter les impôts des Québécois et que les dépenses du gouvernement du Québec sont concentrées dans des domaines essentiels.La Constitution ne garantit-elle pas un niveau de péréquation permettant aux provinces «d\u2019assurer les services publics à un niveau de qualité et de fiscalité sensiblement comparables»?En effet.Et c\u2019est justement là que le bât blesse l\u2019argumentaire du Québec.Malgré une capacité fiscale plus faible que des provinces comme l\u2019Ontario et l\u2019Alberta, le Québec offre à ses citoyens des services publics qui ne sont pas «sensiblement comparables» à ceux offerts par les autres provinces, mais beaucoup plus étendus.Ainsi, lorsque le gouvernement du Québec demande au fédéral d\u2019augmenter ses transferts, il demande aux autres Canadiens de subventionner les généreux programmes qu\u2019il offre à ses citoyens et dont eux-mêmes ne bénéficient pas! Mme Jérôme-Forget parlait jeudi d\u2019un «budget responsable».Si les Québécois et leurs élus provinciaux étaient vraiment responsables, ils commenceraient par convenir de la nécessité d\u2019ajuster l\u2019envergure des programmes sociaux à leur capacité fiscale.Ils admettraient aussi que blâmer Ottawa pour l\u2019écart qui existe actuellement entre les deux, c\u2019est le comble de l\u2019irresponsabilité.Le comble de l\u2019irresponsabilité Les Québécois doivent ajuster la générosité des programmes sociaux à leur capacité fiscale.nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Le projetde l\u2019échangeurTurcot peut-il évoluer?Est-il permis de croire que Transports Québec sera sensible aux propositions qui pourraient faire de cette gigantesque infrastructure une construction du XXIe siècle?De nombreuses critiques ont été exprimées depuis l\u2019annonce de la réfection de l\u2019échangeur Turcot.La plus virulente a été émise la semaine dernière lorsqu\u2019un groupe d\u2019experts, regroupés sous la bannière Table de travail Turcot (TTT), a dénoncé plusieurs aspects du futur échangeur.Les membres de la TTT (dont l\u2019urbaniste Jean Décarie et le directeur de l\u2019Institut d\u2019urbanisme de l\u2019Université de Montréal, Gérard Beaudet) appuient la Ville deMontréal lorsqu\u2019elle dit que le projet initial ne tient pas compte des principes contenus dans son plan de transport.Les membres de la TTT vont plus loin encore et souhaitent qu\u2019on recommence le processus de consultation.Ils aimeraient que Montréal adopte un mégaplan particulier d\u2019urbanisme lui permettant d\u2019assumer le leadership du projet.Leurs propositions risquent de tomber à plat.En effet, depuis le début, on insiste sur l\u2019urgence de commencer les travaux au nom de la sécurité des automobilistes.L\u2019échangeur actuel tombe en ruine et, il y a quelques mois à peine, certaines voies étaient fermées pour éviter des accidents.La question est la suivante: entre le désir de bâtir un échangeur d\u2019envergure et l\u2019urgenced\u2019agir, est-il possible d\u2019espérer voir le projet s\u2019améliorer?À moins que tout soit joué?Prenons l\u2019idée d\u2019abaisser l\u2019échangeur surdes talus, par exemple.D\u2019un côté, les ingénieurs privilégient cette option pour son aspect sécuritaire (on évite l\u2019effondrement potentiel).On dit aussi que les talus verdiront le secteur.Les opposants au concept soutiennent pour leur part que l\u2019emprise au sol, très large, forcera la démolition et l\u2019expropriation en plus de créer des enclaves dans le quartier.Les deux positionsméritent d\u2019être expliquées et débattues.Il y a aussi la question du design.Pour plusieurs, parler de design lorsqu\u2019il est question d\u2019un échangeur relève pratiquement de la frivolité.Mais un échangeur doit-il obligatoirement être laid?Pourquoi ne pas se soucier de l\u2019esthétisme d\u2019uneméga-structure qui fera partie du paysage montréalais pour des décennies à venir?En fait, la réfection de l\u2019échangeur Turcot est l\u2019occasion de mettre en pratique tous les beaux discours des dernières années sur le design, l\u2019aménagement urbain et le développement durable.Nos élus vont souvent en tournée à l\u2019étranger et reviennent emballés, citant en exemple le tramway de Lyon, le plan d\u2019urbanisme de Strasbourg, l\u2019approche écologiquede la Suède.Pourquoi n\u2019aurions-nous pas droit, nous aussi, à des projets novateurs et exemplaires qui feraient l\u2019envie des autres villes?Pourquoi se contenter d\u2019un projet ordinaire?Nous voici face à une occasion en or de faire quelque chose de bien et il semble qu\u2019on veuille passer à côté de cette formidable occasion.À compter de mardi débute la période d\u2019information et de consultation publiques du BAPE.Le public pourra consulter le projet et les études d\u2019impact du projet de réfection.S\u2019il y a une demande en ce sens, le BAPE tiendra ensuite des audiences publiques au cours desquelles les citoyens pourront s\u2019exprimer.Ce sera l\u2019occasion d\u2019exiger un échangeur à la hauteur de nos attentes.Un échangeur à la hauteur PIERRE RAYMOND L\u2019auteur est président du conseil du cabinet d\u2019avocats Stikeman Elliott.La récente nomination de Michael Sabia au poste de président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec a engendré un flot de réactions qui nous rappellent à quel point cette institution est au centre des préoccupations des Québécois.Certes, la crise financière et économique actuelle et les pertes déclarées par la Caisse pour son dernier exercice élèvent notre sensibilité vis-à-vis de toute nouvelle d\u2019importance touchant le bas de laine des Québécois, et c\u2019est bien ainsi.On ne peut se cacher que la nomination d\u2019un Ontarien à la tête d\u2019un symbole de notre nationalisme économique risquait de susciter des commentaires tendancieux.Bien sûr, certains n\u2019ont pu résister à cette tentation facile, même si, somme toute, ils ont affiché une certaine retenue.Cela dit, ce genre de commentaires a été rare et a surtout nui à celui ou celle qui l\u2019exprimait plutôt qu\u2019à la personne visée.Rapidement, on a senti que ceux qui voulaient jouer sur ce tableau ne réussissaient pas à obtenir le soutien des commentateurs ou, de façon plus importante, celui du public en général.Le débat s\u2019e s t beaucoup déplacé vers le processus suivi pour la nomination du nouveau président de la Caisse.Cette question est pertinente, mais n\u2019est pas l\u2019objet de mon propos.On reconnaîtra toutefois qu\u2019on ne peut évidemment reprocher quoi que ce soit à M.Sabia à l\u2019égard du processus suivi pour sa nomination.Cela dit, les politiciens (en particulier ceux de l\u2019opposition) savent flairer la bonne affaire.M.Sabia ne peut éviter d\u2019être aspiré par la tourmente des derniers jours qui vise maintenant le premier ministre.Not re cabinet représente BCE depuis plusieurs années.L\u2019entreprise était notre cliente avant et pendant le passage de M.Sabia chez BCE et l\u2019est demeurée par la suite.Notre cabinet représente également le Canadien National depuis plusieurs années, et le représentait au moment où le CN a fait son premier appel public à l\u2019épargne.Par souci d\u2019exactitude eu égard à certaines affirmations faites dans les derniers jours, je me permets quelques remarques.Même si les chefs d\u2019entreprises nationales ne sont pas toujours à l\u2019abri de certaines critiques, il est trop facile de leur reprocher de favoriser Toronto par rapportàMontréal lorsque leur entreprise doit prendre une décision qui met en conflit l\u2019intérêt des deux villes.Comme nous le savons, le dirigeant doit privilégier l\u2019intérêt de son entreprise même si celui-ci n\u2019est pas compatible avec l\u2019intérêt de Montréal.Sans vouloir décortiquer toute décision de cet ordre que M.Sabia aurait pu prendre au moment où il oeuvrait chez BCE ou au CN, ce dont nous avons été témoins démontrait beaucoup plus de souci et d\u2019attachement pour Montréal ou le Québec que ce que certains commentaires lui reconnaissent.Quant à son prétendu manque d\u2019engagement envers la communauté montréalaise, il est nécessaire de rappeler que M.Sabia a été coprésident de la campagne de financement de Centraide du Grand Montréal avec Rémi Marcoux en 2006 et que c\u2019est sous sa gouverne en 2005 que Bell Canada a été la première société québécoise à verser une contribution au soutien d\u2019un projet conjoint du Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal et du Centre universitaire de santé McGill.Rappelons que le don de Bell Canada s\u2019élevait à 10 millions de dollars.On constate que la plupart des commentateurs dans les médias se sont prononcés en défaveur de la nomination d\u2019une personne qui a tout de même occupé pendant plusieurs années des postes stratégiques et de haute direction dans deux très importantes entreprises montréalaises.Les vents soufflent fort dans une même direction dans cette affaire.En observateur de cette tempête médiatique, je ne peux m\u2019empêcher de penser que l\u2019objectivité ne peut qu\u2019en souffrir.Attaché à Montréal et au Québec Le patron de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, fait preuve d\u2019engagement envers la communauté PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Un dirigeant doit privilégier l\u2019intérêt de son entreprise même si celui-ci n\u2019est pas compatible avec l\u2019intérêt de Montréal.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 16 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ALAIN DUBUC adubuc@lapresse.ca COLLABORATION SPÉCIALE NATHALIE D.L\u2019auteure est enseignante dans une école primaire de la commission scolaire Marie-Victorin, à Longueuil.Exceptionnellement, «La Presse» a accepté d\u2019omettre son nom de famille.On parle beaucoup ces temps-ci de décrochage scolaire.Eh oui, c\u2019est inquiétant.On parle d\u2019enfants, bien sûr.Mais est-ce qu\u2019on parle de leurs parents?Est-ce qu\u2019on parle de ces parents qui, eux, décrochent?Que le problème du décrochage, ça commence à la maison, et non à l\u2019école ?Étant enseignante au primaire depuis 16 ans, je constate (et certains de mes collègues aussi) que le milieu scolaire a certes une part de responsabilité, mais la plus grosse revient aux parents.Des parents qui ne savent plus quoi faire avec leur progéniture, qui font fi de leurs responsabilités.Quelques exemples éloquents \u2022 On appelle les parents à la maison ou au travail pour dire que leur enfant a manqué son autobus.On se fait répondre par le parent que ce n\u2019est pas sa semaine, «envoyez-le au service de garde», ou qu\u2019il n\u2019a pas le temps, «qu\u2019il marche».\u2022 On contacte un parent pour un problème de comportement.Il nous répond de nous arranger avec le titulaire et la direction, car il en a assez d\u2019essayer de lui parler, à son enfant.\u2022 On informe un parent que son enfant dérange (il parle, donne son opinion dans la classe sans lever la main) et répond à l\u2019adulte sans cesse.On se fait répondre qu\u2019il a le droit, son enfant, de s\u2019exprimer ainsi.\u2022 Un enfant se plaint à la maison d\u2019être retiré de la classe continuellement, mais il omet de dire qu\u2019il dérange sans cesse.Ensuite, l\u2019enseignant se fait fustiger par le parent, car pendant ce retrait, son enfant n\u2019apprend pas.Un parent qui a été avisé maintes fois.Où est le parent dans tout ça?Le guide, celui qui pourvoit aux besoins affectifs, moraux et physiques de son enfant?Celui qui met des balises, des repères, qui ÉDUQUE, qui responsabilise, qui donne l\u2019exemple.Où est-il?Oui, la réforme est un échec.C\u2019était à prévoir.Mais le décrochage, ça concerne, de prime abord, les parents.Le milieu scolaire ne peut tout régler par lui-même.C\u2019est vraiment désolant et inquiétant de constater le nombre de parents absents, dont les enfants sont laissés à eux-mêmes, qui sont peu motivés parce que les parents ont abdiqué.Combien d\u2019enfants ai-je dans ma classe dans cette situation?Il y a des journées où nous avons le goût de pleurer.Comment, en tant qu\u2019enseignante, puis-je donner le goût de la réussite à un enfant qui a de tels parents?Un enfant qui n\u2019a plus de guide (lire: parents) à la maison a le droit de faire ce qu\u2019il veut.Il n\u2019en a rien à cirer de ses résultats scolaires.Car ce qu\u2019il veut faire, c\u2019est ce qu\u2019il veut, n\u2019importe où, n\u2019importe quand.Au diable l\u2019effort ! «Mes parents, eux, s\u2019en foutent, de toute façon.Ils me laissent faire ce que je veux.À quoi bon?» Bel exemple.I l serait grand temps de passer du temps EGO.COM au temps RESPONSABILITE.COM.Ces parents qui décrochent Le problème du décrochage scolaire commence d\u2019abord à la maison, et non à l\u2019école CATHERINE FOL L\u2019auteure est enseignante en sciences au Collège Sainte- Marcelline, à Montréal.On s\u2019est alarmé à grands cris cette semaine du taux effarant de décrochage scolaire à Montréal.Je m\u2019étonne d\u2019entendre le même discours décennie après décennie.Il y a 30 ans déjà, moi-même élève dans une mauvaise école publique (car bien sûr, il y en a toujours eu des bonnes et des mauvaises), je suppliais mes parents de m\u2019envoyer dans une école privée.Mon argument ?«Je veux apprendre, je veux apprendre, je veux apprendre!» J\u2019ai toujours pensé que si j\u2019étais restée à l\u2019école du quartier, j\u2019aurais décroché.C\u2019est un signe de bonne santé mentale pour certains élèves.Si les cours sont ennuyants, si on n\u2019est pas stimulé, si on a l\u2019impression de «faire du temps», ne vaut-il pas mieux réagir et sortir du système?Je suis surprise d\u2019entendre surtout ces messieurs et dames, dirigeants de syndicats de professeurs, réclamer la fermeture des écoles privées.Que font-ils pour améliorer la qualité de l\u2019enseignement ?Les conventions collectives sont si rigides qu\u2019elles empêchent des professeurs qualifiés et passionnés d\u2019enseigner leur matière.Ancienneté oblige.Dans ces circonstances, même Albert Einstein, s\u2019il avait été qualifié en pédagogie, aurait dû commencer au bas de l\u2019échelle.Je l\u2019imagine enseignant la gymnastique ou peut-être le cours d\u2019éthique et culture religieuse.Dans un monde où de plus en plus de travailleurs mènent deux ou trois carrières, on ne reconnaît aucune expérience professionnelle à celui qui entre dans la profession pour un salaire de débutant.Parce qu\u2019il était intelligent, il aurait, comme plusieurs enseignants aujourd\u2019hui, choisi une école privée où il aurait pu négocier ses conditions de travail plus librement et sans se taper la bureaucratie des commissions scolaires.Nos amis syndicalistes, toujours aussi corporatistes, auraient crié au scandale: «Pourquoi ce bon enseignant s\u2019en va-t-il travailler au privé?Traître perfide!» Et si on cherchait des solutions simplement en utilisant le bon sens?Si on permettait à ceux qui aiment les jeunes et l\u2019enseignement de faire leur travail?Si on arrêtait de leur mettre dans les pattes des réformes inachevées, des documents ministériels si lourds et au vocabulaire inénarrable?Si collectivement, on respectait un peu plus le travail de ceux qui élèvent nos enfants, souvent à notre place?Alors peut-être l\u2019école irait mieux.Peut-être deviendraitelle le stimulant de culture que tous voudraient fréquenter.Le gros bon sens Et si on permettait simplement aux professeurs qui aiment les jeunes et l\u2019enseignement de faire leur travail ?Où est le parent qui met des balises, des repères, qui ÉDUQUE, qui responsabilise, qui donne l\u2019exemple ?Où est-il ?PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Trop souvent, les enfants sont laissés à eux-mêmes, les parents ayant abdiqué leurs responsabilités.Le gouvernement libéral n\u2019avait pas le choix de créer un déficit en cette période de récession mondiale.Ces déficits, de 3,9 milliards pour cette année, et de 3,8 milliards pour l\u2019an prochain, étaient inévitables.Mais la difficulté de les ramener à zéro par la suite, et surtout, l\u2019augmentation de la dette que cela provoquera, sont de puissants révélateurs de l\u2019extrême précarité des finances publiques québécoises.Le Québec fonce dans un mur.Après la crise économique, le Québec se dirigera vers une autre crise, dont il ne se sortira que par des remises en causes profondes des missions de l\u2019État, des façons de dispenser les services publics, ou encore en acceptant une augmentation du fardeau fiscal.En regardant plus attentivement le budget, j\u2019ai découvert qu\u2019il manquait un chiffre, pourtant pas mal important: le gouvernement devra, dans les quatre prochaines années, trouver 8,768 milliards pour réussir à réduire le déficit à zéro.C\u2019est colossal.Le budget propose une stratégie en trois volets pour revenir à l\u2019équilibre en 2013-1014.Le premier volet est défini et chiffré, ce sont les hausses de revenus.Le deuxième volet est défini, mais pas chiffré, et c\u2019est un ralentissement de la croissance des dépenses.Le troisième volet est chiffré, mais pas défini, décrit comme les «autres mesures à définir».Sur le plan des revenus, la ministre prévoit trois choses: une lutte à l\u2019évasion fiscale qui rapporterait, en quatrième année, 900 millions, une indexation des tarifs qui donnera 195 millions, et une hausse d\u2019un point de pourcentage de la taxe de vente, 1,265milliard, pour un total de 2,36 milliards en 2013-2014.Le deuxième volet, c\u2019est de ralentir à 3,2% la croissance des dépenses de programmes.C\u2019est considérable, parce que la croissance normale est plutôt, depuis des années, de 5%.Le budget ne chiffre pas cependant cet effort.Avec ce contrôle, les dépenses atteindraient 67,915 milliards dans quatre ans.À leur rythme habituel, ce serait plutôt 72,913 milliards.Une différence de 4,998 milliards, sans aucune précision sur la façon dont elles pourraient être comblée.Le troisième volet, les «autres mesures à identifier», exigeront que l\u2019on trouve un autre 3,770 milliards d\u2019ici 2013.Si le gouvernement regarde du côté des dépenses, il faut additionner ces deux volets, ce qui nous donne un total de 8,7 milliards en quatre ans.Les dépenses de programme qui, normalement, auraient atteint 72,9 milliards, devraient être ramenées à 64,1 milliards, une réduction de 12%.Gros programme pour Mme Jérôme-Forget, son éventuel successeur, et ses collègues.Le gouvernement devra trouver ou couper 869 millions l\u2019an prochain, 2,78 milliards dans deux ans, 2,76 dans trois ans, et 2,369 milliards dans quatre ans.Où?Comment?Surtout quand on veut épargner la santé et l\u2019éducation.À moins d\u2019augmenter les impôts.Et ces efforts, surhumains, ne nous sortent pas du bois.On a pu voir que le Québec, tous gouvernements confondus, a tout juste réussi, au prix d\u2019entourloupettes, à respecter l\u2019objectif du déficit zéro.Mais le véritable assainissement des finances publiques passe par la réduction de sa dette.Celle-ci, malgré l\u2019effort louable mais symbolique du fonds des générations, n\u2019a jamais cessé d\u2019augmenter.La dette nette, à 129 milliards l\u2019an dernier, atteindra 145,6 milliards en 2011.Seize milliards de plus, ce qui la portera à 46% du PIB, en raison des soldes budgétaires négatifs et des emprunts, notamment pour les infrastructures.Comment s\u2019en sort-on?Par la création de richesse, j\u2019en suis convaincu.Mais aussi par une réflexion que, finalement, nous n\u2019avons toujours pas poussée jusqu\u2019au bout.Ce qu\u2019on pourrait appeler l\u2019ouverture de la saison de la chasse aux vaches sacrées.Après la crise, la crise\u2026 Dans les quatre prochaines années, Québec devra trouver 8,77 milliards pour réussir à réduire le déficit à zéro.C\u2019est colossal.PHOTO MATHIEU BÉLANGER, REUTERS Les choix seront difficiles pour le gouvernement au lendemain de la crise financière.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 A 17 À VOS AFFAIRES Sophie Laubie AGENCE FRANCE-PRESSE bRuXeLLeS\u2014 Le Luxembourg, la Belgique, l\u2019Autriche et la Suisse ont obtenu l\u2019assurance des dirigeants de l\u2019UE qu\u2019ils ne figureront pas sur une liste noire des paradis fiscaux au sommet du G20, après leurs récentes concessions sur le secret bancaire.«Le Luxembourg, l\u2019Autriche, la Suisse» ont «pleinement accepté les standards de l\u2019OCDE», l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques, en matière de coopération fiscale et par conséquent, ils ne seront «plus sur la liste», a assuré le premier ministre tchèqueMirek Topolanek, dont le pays préside l\u2019UE, lors d\u2019un sommet européen à Bruxelles.« Il y a une unanimité des 27 pour dire que les pays qui ont fa it des concessions, le Luxembourg, l\u2019Autriche et la Suisse, ne doivent pas être sur la liste des paradis non coopératifs », a renchéri le président français Nicolas Sarkozy.Ces pays étaient depuis plusieurs mois dans le collimateur de la communauté internationale, pour qui la crise financière s\u2019explique aussi par le manque de transparence du système, ce qui autorise tous les abus.Ils risquaient d\u2019être montrés du doigt au prochain sommet du G20 de Londres.L\u2019annonce européenne a été accueillie comme un « signal positif» par la Suisse.Le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a indiqué de son côté avoir reçu une garantie de la France et de l\u2019Allemagne lors de la réunion.«L\u2019Autriche, la Belgique et le Luxembourg ne figureront pas sur la liste», a-t-il dit.Le président français, qui est coprince d\u2019Andorre, a estimé que la principauté n\u2019avait «pas vocation à être sur la liste», elle non plus, car elle «a annoncé (qu\u2019elle allait) respecter la convention» de l\u2019OCDE.En revanche, il a adressé une mise en garde au Royaume-Uni, soulignant que ses territoires qui ne respectent pas les règles internationales, comme les îles Caïmans, devaient aussi rentrer dans le rang.«La crédibilité de ce qu\u2019on fera dépend de notre capacité à refuser toute exception», a-t-il dit.Et dans le cas contraire, «nos banques ne devront pas travailler avec des endroits qui seront sur la liste des paradis fiscaux», a-til averti.Paris et Berlin ont mené ces derniers mois la fronde contre les pays qui pratiquent le secret bancaire en Europe, brandissant la menace de mesures de rétorsion à leur encontre.Face à la pression, la Belgique, l \u2019Aut r iche , le Luxembourg et la Suisse, tout comme le Liechtenstein ou Andorre, ont annoncé coup sur coup un assouplissement de leurs législations nationales sur le secret bancaire.La Belgique a annoncé sa suppression pure et simple dès 2010, au lieu de 2011 comme envisagé dans un premier temps.Le Luxembourg et l\u2019Autriche ont de leur côté accepté de coopérer avec les autres pays en échangeant des informations bancaires en cas de soupçons de fraude fiscale.Quant à la Suisse, elle a annoncé qu\u2019elle allait se conformer aux standards de l\u2019OCDE.Si ces pays échappent bien aux foudres du G20, la température devrait un peu retomber en Europe sur le sujet, après la vive polémique qui a opposé Berne à Berlin depuis plusieurs jours.Le ministre des Finances allemand, Peer Steinbrück, a provoqué un incident en comparant la Suisse aux «Indiens qui fuient devant la cavalerie» face aux menaces de liste noire.Il s\u2019est attiré une pluie de critiques, certains en Suisse le comparant à un nazi.Secret bancaire : la Suisse et le Luxembourg rassurés avant le G20 Écrivez-nous ! Vous aimeriez qu\u2019un planificateur financier examine votre situation?investissement, immobilier, retraite, héritage, impôt, crédit, budget\u2026 Quelle que soit la nature de vos questions, écrivez-nous ! Les dossiers retenus seront analysés par un spécialiste, dans le cadre de la chronique «Sous la loupe».Voici notre adresse : À vos affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ou notre courriel : avosaffaires@lapresseaffaires.com lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll SOUS LA LOUPE LES CHIFFRES MaRc TiSon Lau r e f a i t f a c e à un dilemme qu\u2019elle doit résoudre très rapidement.La femme de 64 ans travaille pour une grande entreprise de la région métropolitaine.«Un problème surgit juste avant ma retraite, explique- t-elle.Ma compagnie ayant fait de nombreuses mises à pied après une quasi-faillite, les employés épargnés ont dû mettre les bouchées triples afin de maintenir la tête hors de l\u2019eau.» Ce surcroît de travail a fait des dégâts.«C\u2019est dur, vous ne pouvez pas savoir.Ils ont éliminé tellement de postes!» Elle en a payé le prix.Elle est en arrêt de travail depuis quatre mois pour épuisement professionnel.«Quand ça survient, poursuit-elle, on est regardé de travers.C\u2019est mon premier congé de maladie.» L\u2019entreprise lui a récemment proposé un départ volontaire assorti du paiement for faitai re d\u2019une année de salaire, soit 65 000$.Mais la somme sera soumise à une importante ponction fiscale.Et Laure ne commencera à toucher la rente de retraite de son employeur qu\u2019à 65 ans, au milieu de l\u2019été.«Jusquelà, qu\u2019est-ce que je fais ?» demande-t-elle.Devrait-elle accepter l\u2019offre?«Tous mes calculs étaient basés sur le fait que j\u2019allais travailler jusqu\u2019à 67 ans», dit-elle.Elle ne voulait prendre sa retraite qu\u2019après avoir entièrement payé son appartement.«Est-ce qu\u2019il vaudrait mieux que je rembourse mon hypothèque tout de suite?» Les constats Mathieu Gallant, planificateur financier pour BMO Groupe financier, résume le dilemme : Laure peut accepter les 65 000$ et cesser de travailler, ou les refuser et retourner au travail.Le choix paraît simple et la réponse, évidente, mais Laure désirait continuer à travailler.Pour appuyer sa réflexion, le planificateur constate d\u2019abord que l\u2019appartement de Laure, d\u2019une valeur de 162 000$, est presque entièrement payé.Le solde hypothécaire de 9000$ sera acquitté en mai 2010.En congé de maladie, elle touche presque son plein salaire.Mais tout peut basculer rapidement.«Son emploi est très incertain», relève M.Gallant.Le régime de retraite de son employeur lui assure une rente non indexée de 1399$ par mois, soit 16 800$ par année.Cette rente n\u2019est pas coordonnée à la RRQ.Il n\u2019y aura donc aucune réduction quand la rente de la RRQ s\u2019y ajoutera.Laure veut ma i nteni r à la retraite un revenu net de 30 000$, ce qui correspond à environ 60% de son revenu actuel.«La norme en planification financière en matière de couverture des besoins à la retraite est de 70%», rappelle notre planificateur.Le portefeuille enregistré de Laura, principalement constitué de titres à rendement garanti, vaut 30 000 $, souligne-t-il encore.Ses droits de cotisation au REER non utilisés atteignent 48 000$.La recommandation «Je recommande à Laure de prendre la somme forfaitaire et de la verser dans son REER», tranche Mathieu Gallant.En raison des risques que son poste soit aboli sous peu, mieux vaut profiter immédiatement de l\u2019offre qui lui est faite.Cette recommandation est en large partie motivée par des raisons fiscales.Avec ses droits de cotisation REER inutilisés, Laure soustrairait déjà 48 000$ à l\u2019impôt.Parce qu\u2019elle a été engagée avant 1996, une autre portion de 14 000$ pourrait être versée directement au REER à titre d\u2019allocation de retraite.De son indemnité de 65 000$, 3000$ demeureraient donc à portée du fisc.Si Laure accepte l\u2019indemnité, 2009 devient une année charnière.Elle commencera à toucher la rente de retraite du régime de son employeur, mais elle ne recevra sa pension de la Sécurité de la vieillesse que dans le mois suivant son 65e anniversaire, au milieu de l\u2019été.Pour faire le pont, peutêtre devra-t-elle puiser dans les sommes qu\u2019elle espérait soustraire à l\u2019impôt.Si Laure souhaitait néanmoins trouver un autre emploi \u2013 et dans la mesure où son salaire et ses rentes de retraite lui permettraient d\u2019atteindre son objectif d\u2019un revenu net de 30 000$ \u2013, le planificateur lui conseille de reporter le versement de la rente de la RRQ à l\u2019année de sa cessation définitive d\u2019emploi.«En plus de limiter l\u2019imposition du revenu pour les années où la rente ne sera pas déclarée, elle sera majorée à concurrence de 6% par année», explique-t-il.Autre dilemme, le remboursement immédiat de son hypothèque permettrait à Laure de dégager des liquidités supplémentaires de 611$ par mois.Mais les 9000$ nécessaires, puisés dans son indemnité de départ, réduiraient d\u2019autant les sommes disponibles pour pallier un éventuel manque à gagner en 2009.Sans doute vaut-il mieux attendre l\u2019échéance de ses 65 ans pour bien jauger le budget disponible.Néanmoins, rappelle le planificateur, « l\u2019appartement est un actif tangible dans le patrimoine de Laure».Sa valeur va progresser au rythme du marché immobilier, et il pourrait servir «d\u2019outil de financement et aussi de bas de laine ».Ah non, pas la retraite ! Un bas de laine qui arrivera à point nommé.En supposant un taux d\u2019inflation de 3% et un rendement de 4% sur ses investissements, Laure ne pourra maintenir son train de vie de 30 000$ par année que jusqu\u2019à 77 ans.Ses épargnes REER seraient alors épuisées, à court de 13 ans sur le barème d\u2019une espérance de vie de 90 ans.Son revenu s\u2019en trouverait réduit chaque année de 11 000$ en dollars courants, déficit qui s\u2019accroîtrait avec l\u2019inflation.«La vente de l\u2019appartement serait alors une solution pour atteindre son objectif de retraite », dit M.Gallant.Ce capital lui donnera un dernier élan jusqu\u2019à 90 ans.Laure, 64 ans Revenus : 65 000$ REER: 30 000$ Droits de cotisation inutilisés : 48 000$ Rente de retraite de l\u2019employeur : 1400$ par mois à 65 ans Appartement en copropriété : valeur de 162 000$ Solde hypothécaire de 9000$ «Si la cliente a la possibilité d\u2019épargner durant sa retraite, le compte CELI sera une stratégie d\u2019épargne à envisager.» PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE MATHIEU GALLANT, planificateur financier, BMO Groupe financier lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ÉCRIVEZ-NOUS! Le cahier À vos affaires du dimanche traite de vos préoccupations en matière de consommation, de finances personnelles et de formation.N\u2019hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et commentaires.DILBERT POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com SUDOKU MONMÉDECIN ME CONSEILLE DE TROUVER UN PARTENAIRE QUI VOUDRAIT SUIVRE UN RÉGIME AVEC MOI.ÇA TE TENTE?JE CROIS QUE JE VIENS D\u2019ATTRAPER UN TROUBLE DE L\u2019ALIMENTATION.ON DIT QUE LES 10 PREMIERS KILOS SONT LES PLUS FACILES.ÇA NE M\u2019AIDE PAS ! 8 4 9 2 5 3 8 5 9 6 5 9 2 7 4 1 8 6 3 5 6 9 8 7 9 8 2 5 6 3 4 1 6 2 3 4 1 8 5 7 9 1 4 5 3 9 7 8 6 2 5 6 9 7 2 4 1 3 8 3 8 7 1 6 9 4 2 5 2 1 4 8 3 5 7 9 6 4 5 6 9 8 3 2 1 7 9 3 1 5 7 2 6 8 4 8 7 2 6 4 1 9 5 3 1314 1313 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : TRÈS DIFFICILE Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com Par Fabien Savary lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 18 L a p R e S S e M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 À VOS AFFAIRES PRODUIT EN QUESTION EN VRAC FRANÇOIS PERREAULT, COLLABORATION SPÉCIALE LES BONS COMPTES FONT LES BONS AMIS Les transporteurs aériens ont habitué leurs passagers à payer un léger supplément pour des services, comme une collation durant le vol, des écouteurs pour le film ou encore un siège près du hublot.Mais le carburant?Comment justifier que les transporteurs exigent encore des suppléments aussi lourds, alors que le prix du pétrole vient de subir la chute la plus marquée de son histoire?Même si certaines compagnies ont réduit ou aboli les suppléments pour le carburant, la pratique reste généralisée dans l\u2019industrie aérienne.Par exemple, Air Canada exige un supplément de 225$ pour un vol aller-retour Montréal\u2013Paris de 652$.Cela gonfle le prix d\u2019un tiers.Il est vrai qu\u2019Air Canada a retiré les suppléments qu\u2019il avait instaurés sur les vols nord-américains lorsque le pétrole voguait à un sommet de plus de 145$US le baril (la semaine dernière, il valait trois fois moins).Mais dans le cas des vols outre-mer, le transporteur n\u2019a apporté aucune modification récente à ses suppléments, a précisé la porte-parole Isabelle Arthur.De son côté, Air Transat a réduit de 150$ à 90$ le supplément pour les forfaits soleil, cet hiver.«Le supplément, c\u2019est une chose.Mais le coût final, c\u2019en est une autre», nuance le porte-parole Jean-Michel Laberge.Le coût des forfaits tout inclus dans le Sud n\u2019a jamais été si bas, assure-t-il.Dans l\u2019industrie, les prix ont baissé d\u2019environ 35% par rapport à 2001.«Au final, le prix demeure extrêmement bas», dit M.Laberge.De plus, Air Transat a diminué les suppléments pour le carburant pour la saison estivale.Pour un vol aller-retour, le supplément a baissé de 250$ à 224$ vers Londres, de 220$ à 154$ vers l\u2019Irlande, et de 290$ à 230$ vers la Belgique et toutes les villes françaises, sauf Paris, qui reste à 230$.Malgré ces réductions, les suppléments pour le carburant forment encore une portion importante du prix du billet.Pourquoi ?«Nous achetons une partie du carburant à l\u2019avance.C\u2019est le coût que l\u2019entreprise doit payer, même si le prix fluctue », explique M.Laberge.Beaucoup de transporteurs utilisent de telles stratégies de couverture.Des compagnies comme Southwest Airlines ont été très habiles à se prémunir contre la hausse du prix du pétrole, en fixant leur prix d\u2019achat à l\u2019avance.Mais elles se sont fait attraper quand le prix est retombé, indique Jacques Roy, professeur à HEC Montréal, spécialiste du transport.«Mais ce n\u2019est pas juste d\u2019imposer des suppléments pour cela», considère-t-il.Les suppléments pour le carburant devraient découler d\u2019une augmentation imprévisible des prix.Mais présentement, c\u2019est l\u2019inverse: les prix sont en chute libre.On devrait donc plutôt parler de «supplément pour la mauvaise gestion du risque», ironise-t-il.Peu importe le nom qu\u2019on leur donne, les suppléments font tiquer.«Ça ouvre la porte sur un autre débat: Quand est-ce qu\u2019on aura un prix total qui est affiché dès le départ?» demande Claude Péloquin, analyste au Réseau de veille en tourisme de l\u2019UQAM.Présentement, les publicités de billets d\u2019avions envoient un message confondant pour les consommateurs, estime-t-il.La confusion est encore plus grande du fait que les voyagistes et les transporteurs aériens sont soumis à des lois différentes.Au Québec, les agents de voyages et les grossistes doivent afficher des prix «tout inclus», comme l\u2019exigent les règlements afférents à la Loi sur les agents de voyages.De leur côté, les transporteurs aériens n\u2019ont pas cette contrainte.Comme ils relèvent du fédéral, ils peuvent annoncer les prix qu\u2019ils veulent pour attirer des clients, quitte à ajouter une série de frais et de suppléments juste avant de boucler la transaction.Vous êtes tombé dans un piège?Vous souhaitez dénoncer des pratiques commerciales douteuses?Faites-nous part de vos problèmes de consommation.Écrivez-nous en fournissant vos coordonnées.Notre adresse : ÀVOS AFFAIRES La Presse / Rédaction, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, Québec, H2Y 1K9 Notre courriel : avosaffaires@lapresseaffaires.com a/s Stéphanie Grammond, Journaliste, La Presse Affaires, 514 285-7070 PAS DE PLACEMENT CHEZ LES ANGLAIS Après un récent test de trois mois, le gouvernement britannique vient d\u2019interdire le placement de produits à la télé au moins jusqu\u2019en 2011.«Les essais ont seulement démontré que l\u2019intégration de produits brouillerait la frontière qui sépare la publicité du contenu», a expliqué le secrétaire à la Culture, Andy Burnham.BURGER KING DANS LAMODE Burger King vient de lancer à Chicago et à Orlando un comptoir à Whopper jumelé à une boutique-studio.Les visiteurs peuvent notamment y créer à l\u2019aide d\u2019écrans tactiles des t-shirts et d\u2019autres vêtements inspirés de l\u2019identité de la chaîne de restauration rapide.Des t-shirts préconçus y sont aussi offerts pour 21,95$.CONSO L\u2019AFFAIRE EST DANS LE SAC LE PRODUIT Des billets d\u2019autocar et d\u2019avion.LE HIC Plusieurs transporteurs imposent encore des suppléments pour le carburant, même si le pétrole vaut trois fois moins cher que l\u2019été dernier.AU BOUT DU COMPTE Les transporteurs aériens, qui relèvent du gouvernement fédéral, peuvent ajouter autant de frais qu\u2019ils veulent aux prix qu\u2019ils affichent, même si cette pratique est décriée par les consommateurs.STÉPHANIE GRAMMOND Montréal-Paris, le carburant en sus MARC TISON Quel est le rapport entre le design d\u2019un kayak et les caisses de sacs de lait ?Vous allez comprendre.Le fabricant lavallois d\u2019embarcations légères Pelican a longtemps confié en sous-traitance le design de ses pédalos, kayaks et autres traîneaux.L\u2019entreprise emploie maintenant deux designers industriels et un technicien en design.En équipe avec deux ingénieurs chargés de projets, ils conçoivent des «plateformes» d\u2019embarcations qui se déclineront en différents modèles plus ou moins équipés, de même façon qu\u2019en construction automobile.Prenez par exemple le plus récent kayak de pêche à coque fermée de la gamme Elite (de type sit-on-top, dit-on dans le milieu).Le Strike est offert en version courte sans gouvernail, et avec gouvernail en modèles de 13 et 15 pi.La coque est constituée de deux feuilles de polyéthylène, chauffées et formées contre des moules, puis assemblées et soudées sur leur pourtour.Il y a le dessus, et il y a le dessous.Le dessus, on s\u2019y assoit.C\u2019est l\u2019endroit où le designer \u2013 dans le cas du Strike, il s\u2019agit de Réjean Boyer \u2013 peut déployer son ingéniosité, sa créativité, ses connaissances en ergonomie.Conçu pour les pêcheurs, le Strike est muni de chaque côté d\u2019une cavité pour le manche des cannes à ligne dormante.Un autre porte-canne est installé entre les jambes du pêcheur, inclinable et pivotant celui-là.Le directeur recherche et développement Philippe Leblanc, qui était l\u2019ingénieur chargé de projet pour le Strike, souligne particulièrement la plaque de montage fixée aux pieds du pagayeur \u2013 une caractéristique unique sur le marché, assure-t-il.Le pêcheur passionné peut personnaliser son embarca- Kayak et caisse de lait tion et y installer son GPS, son sonar ou tout autre gadget portebonheur.Ils seront vissés sur cette plaque amovible plutôt que directement sur la coque.L\u2019ergonomie du siège est étudiée pour accueillir les postérieurs de tous gabarits, américain surdimensionné notamment , car 70% de la production prend le chemin des États-Unis.Non seulement faut-il que ce siège soit confortable dans le sens longitudinal du kayak, mais il doit en plus permettre au pêcheur de s\u2019asseoir en travers de l\u2019embarcation, jambes pendantes dans l\u2019eau, question de taquiner le poisson en toute quiétude.Pour le dessous, c\u2019est autre chose.On plonge dans un autre univers, où la forme est strictement et uniquement dictée par la fonction.Or, il n\u2019y a pas de cours d\u2019architecture navale pour le dessin de kayak.La coque est dessinée selon la méthode immémoriale: à l\u2019oeil, à l\u2019intuition, à l\u2019expérience, à l\u2019essai.Le concept sera souvent concrétisé en une maquette grandeur nature, usinée dans un bloc de mousse de polystyrène et recouverte de fibre de verre.«Nous l\u2019essayons en eau pour valider le profil de la coque et vérifier si le comportement est bon», indique Philippe Leblanc.Avec des spécialistes du kayak, ils testent en piscine les diverses propositions, les comparent à d\u2019autres kayaks, en raffinent les lignes.L\u2019arrière du Strike rappelle celui d\u2019une camionnette, avec son espace de chargement creusé, parcouru de nervures, et recouvert d\u2019un treillis élastique.Il a été dessiné exprès pour recevoir et retenir une de ces caisses de plastique servant à la manutention des sacs de lait.«On a remarqué que les pêcheurs les utilisent souvent pour transporter leur équipement, explique Philippe Leblanc.Ça faisait partie des critères de design.» Modélisation 3D de la coque.Version pour la pêche, avec son accastillage.Vues en élévation et en plan du kayak de pêche Strike 150.LE RETOUR DU TROC?Peter Dohanich, un directeur de funérailles, a diffusé une annonce sur Craiglist.com afin de dénicher un ouvrier pour reconstruire sa terrasse en échange de\u2026 funérailles gratuites.Il estime que les travaux valent de 6000$ à 10 000$.Le coût moyen d\u2019un service funéraire aux États-Unis est de 7300$, selon l\u2019Association nationale des directeurs de funérailles.FRANÇOIS PERREAULT COLLABORATION SPÉCIALE Lancée aux Pays-Bas en 1999, la plateforme d\u2019entraînement Power Plate demeure peu connue ici.Cet appareil utilise un principe de vibrations afin d\u2019aider les utilisateurs à tonifier et à renforcer leurs muscles.Cette technique était employée dans les années 60 par des cosmonautes pour lutter contre les effets de l\u2019apesanteur.Le Power Plate consiste en une plateforme sur laquelle on réalise des exercices parfois aussi simples que des push-up et des flexions de jambes.Toutefois, comme la plateforme vibre, elle provoque un déséquilibre constant qui doit être neutralisé par la réaction de réflexe des muscles, de 25 à 50 fois par seconde selon le degré de vibration programmé.«Avec ces vibrations, les fibres musculaires sont sollicitées différemment que lorsque les mêmes exercices sont exécutés sur un plancher stable, expliqueCaroline Pitre, kinésiologue et viceprésidente d\u2019Énergie Cardio.Puisque la surface d\u2019entraînement est «inconfortable », le corps est forcé de réagir en mettant toujours les muscles en état de contraction.«Par conséquent, on note plus rapidement une amélioration.» Le site du fabricant propose une trentaine d\u2019exercices, un nombre qui pourrait être augmenté en agrandissant la surface de l\u2019appareil, estime Caroline Pitre.En raison de son prix et de l\u2019espace qu\u2019il nécessite, elle croit par ailleurs que Power Plate se fera découvrir ici d\u2019abord dans les centres de conditionnement physique plutôt que dans les résidences.«Il ne remplacera pas les instruments de musculation existants, mais il a un potentiel intéressant pour les gens qui désirent apporter de la variété à leur routine d\u2019entraînement.» PRÉCISION Une phrase dans la rubrique «Acheter mieux » du 15 mars pouvait laisser penser que les médicaments Orsilat, Xénical et Alli étaient en vente libre ici, ce qui n\u2019est pas encore le cas.Ils sont bien offerts, mais toujours sur ordonnance.S\u2019entraîner\u2026 comme un cosmonaute ?lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 A 19 MONDE ASSOCIATED PRESS TÉHÉRAN\u2014Malgré la main tendue de Barack Obama, l\u2019ayatollah Ali Khamenei ne voit «aucun changement » dans la politique américaine vis-à-vis de Téhéran.Au lendemain de la diffusiondumessage vidéodu président des États-Unis, le guide spirituel de l\u2019Iran a assuré hier que lesAméricains «scandent le slogan du changement, mais aucun changement n\u2019est visible en pratique».Dans un message vidéo diffusé vendredi à l\u2019occasion du Nowrouz (Nouvel An perse), le président américain assure que son «administration s\u2019en tient aujourd\u2019hui à la diplomatie pour appréhender toutes les questions qui se posent».Il ajoute que l\u2019Iran doit reprendre sa «place légitime dans la communauté des nations», mais pas «par la terreur ou les armes».Dans un discours prononcé devant des dizaines de milliers de personnes dans la ville sainte de Mashhad, hier, l\u2019ayatollah Khamenei a reproché aux dirigeants américains de continuer à accuser son pays de soutenir le terrorisme.«Ils scandent le slogan du changement, mais aucun changement n\u2019est visible en pratique.Nous n\u2019avons vu aucun changement», a lancé le guide suprême dans son discours, diffusé en direct sur la télévision d\u2019État.Ali Khamenei estime que la rhétorique de Barack Obama ne varie en rien de celle de son prédécesseur George W.Bush.«Il a insulté la République islamique d\u2019Iran dès le premier jour», a-t-il reproché au président démocrate.«Si le changement est effectivement arrivé, où est-il ?Quel est le signe de ce changement ?Montrez-nous clairement que ça a changé.» Le guide suprême iranien a toutefois laissé la porte entrouverte à une éventuelle amélioration des liens avec les États-Unis.«Changez, et notre attitude changera, a-t-il dit.Si vous ne changez pas d\u2019attitude, sachez que notre peuple s\u2019est renforcé, est devenu plus fort au cours des 30 dernières années.» L\u2019ayatollah Khamenei a égrené la longue liste des doléances iraniennes, notamment les sanctions économiques américaines imposées après la Révolution de 1979 et le soutien de Washington à Saddam Hussein durant la guerre Iran-Irak (1980-1988).Il a également accusé Washington d\u2019attiser les tensions ethniques en Iran.«Est-ce que vous avez dégelé les avoirs iraniens?a demandé Ali Khamenei.Est-ce que vous avez levé les sanctions oppressives?Estce que vous avez cessé de couvrir de boue la grande nation iranienne et ses responsables?Est-ce que vous avez mis fin à votre soutien inconditionnel au régime sioniste?Même le langage reste inchangé.» «Style iranien classique» La réponse de l\u2019ayatol lah Khamenei est plus qu\u2019un camouflet.Elle éclaire la façon de fonctionner de la théocratie iranienne et comment elle va dicter le ton et le rythme de tout nouveau pas franchi par Obama.«C\u2019est la première étape des négociations dans le style iranien classique: être dur et exagérer cette intransigeance », souligne Abdulkhaleq Abdulla, professeur de sciences politiques à l\u2019Université des Émirats arabes unis.Les dirigeants iraniens n\u2019en sont pas encore aux concessions.Il s\u2019agit toujours d\u2019idéologie, du point de vue iranien.» Pour Ali Khamenei et son cercle rapproché, cela revient à rester fidèle à la révolution islamique de 1979 et à la rhétorique politique de rejet des États-Unis.Un geste trop rapide d\u2019assouplissement des relations avec Washington pourrait apparaître aux yeux des radicaux comme une trahison.Les dirigeants iraniens mesurent aussi avec précaution comment tout ouverture, même infime, pourrait peser sur l\u2019élection présidentielle du 12 juin qui oppose le président Mahmoud Ahmadinejad, qu\u2019ils soutiennent, aux réformistes menés par l\u2019ancien premier ministre Mir Hossein Mousavi.«C\u2019est pour cela que ce sera un processus très lent, très compliqué entre l\u2019Iran et les États- Unis, explique Abdulkhaleq Abdulla.Même la théocratie peut être pragmatique.Quand ils sentiront qu\u2019il est de l\u2019intérêt national de tendre la main à l\u2019Amérique, ils trouveront un moyen de le faire.» «Changez, et notre attitude changera » Le guide suprême de l\u2019Iran réplique à Obama MATHIEU PERREAULT Une religieuse qui se rend au repaire de l\u2019Armée de résistance du Seigneur pour négocier la libération de ses pupilles, enlevées par une bande de fanatiques nihilistes de l\u2019Ouganda.Un bébé perdu au beau milieu de l\u2019exode des réfugiés hutus retournant au Rwanda.Le fils d\u2019un célèbre footballeur guinéen qui parle avec l\u2019accent acadien de Moncton, où il a étudié.L\u2019Afrique de Michel Arsenault est faite de «héros de la vie de tous les jours ».Le journaliste québécois, qui a visité la moitié de 54 pays du continent depuis 25 ans, raconte ses rencontres dans le livre Perdu en Afrique, qui vient de paraître.M.Arsenault s\u2019était auparavant illustré avec une biographie de Lucille Teasdale, chirurgienne québécoise qui a longtemps oeuvré en Ouganda.«C\u2019est quand je l\u2019ai rencontrée en 1992 que j\u2019ai vraiment eu la piqûre de l\u2019Afrique», dit le journaliste en entrevue dans un café du Quartier latin.«J\u2019étais allé quelques fois en Afrique auparavant, mais j\u2019étais dépassé par les événements.C\u2019est là que j\u2019ai commencé à mieux comprendre le continent.J\u2019ai dû faire ce que j\u2019appelle mon mémoire de maîtrise pour la biographie de Lucille Teasdale.» Jusqu\u2019alors, il avait vaguement gardé la conviction, issue de ses études de sciences politiques, que la pauvreté de l\u2019Afrique était due à l\u2019exploitation au rabais de ses matières premières par les pays occidentaux qui lui vendaient à prix d\u2019or des produits manufacturés.Au fil des années, la complexité de la société africaine et de ses maux lui est apparue plus clairement.Au moment de l\u2019entrevue, la déclaration papale sur les préservatifs qui «aggraveraient» le problème du sida en Afrique faisait les manchettes.C\u2019est un sujet qui fait sortir M.Arsenault de ses gonds.«On commence à dire que l\u2019inaction face au sida en Afrique est un crime contre l\u2019humanité, soulève-t-il.Je sais bien qu\u2019il n\u2019y a pas pour le moment de fondement juridique pour cela, mais on pourrait penser que le pape pourrait en être accusé.» Y a-t-il des études qui montrent que le pape a une influence réelle pour convaincre les Africains de délaisser le préservatif même s\u2019ils ont une vie sexuelle à risque?Non, répond M.Arsenault, reprenant le ton posé qui caractérise son livre, une trentaine de vignettes qui incarnent les divers problèmes de l\u2019Afrique.Crédit, Chine, corruption.Malgré sa réticence à verser dans l\u2019«opinion», il accepte de parler du problème de la propriété collective de la terre, qui empêche les paysans d\u2019avoir accès au crédit, et du rôle grandissant de la Chine en Afrique, qui selon lui va accroître la corruption et l\u2019opacité des gouvernements en place.«Les lois occidentales ne sont pas parfaites, mais elles essaient de viser la corruption.Halliburton, l\u2019ancienne compagnie de Dick Cheney, est poursuivie, par exemple.» Il estime que les sociétés minières canadiennes dont il connaît les projets en Afrique font des efforts pour respecter l\u2019environnement et la population locale, même si elles font des erreurs.Par contre, il déplore que l\u2019ACDI se détourne du continent pour se concentrer sur l\u2019Amérique latine.Né à la fin des années 50, le journaliste a grandi dans une famille «où on lisait La Presse, mais pas vraiment les pages internationales ».Son père était perchiste à Radio-Canada.Michel Arsenault a grandi dans un quartier marqué par l\u2019immigration italienne et est allé à l\u2019école anglaise.Il dédie son livre à un professeur d\u2019anglais du secondaire qui lui a enseigné qu\u2019on peut avoir des réactions émotionnelles et intellectuelles vives face à ce qui se passe à l\u2019étranger, notamment lorsqu\u2019il est arrivé en classe hors de lui le 12 septembre 1973, au lendemain du renversement d\u2019Allende au Chili.Michel Arsenault habite à Paris depuis une dizaine d\u2019années et travaille pour Radio-France Internationale en plus d\u2019écrire pour la plupart des magazines québécois prestigieux, pour Le Devoir, le Globe and Mail, Le Monde et l\u2019International Herald Tribune.Entrevue avec Michel Arsenault, auteur de Perdu en Afrique NUCLÉAIRE IRANIEN: «AUCUNE PREUVE», SELON MOSCOU Le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergueï Lavrov, a affirmé hier qu\u2019il n\u2019y avait «aucune preuve que l\u2019Iran avait décidé de fabriquer l\u2019arme nucléaire» et a appelé du même souffle la communauté internationale à «négocier » avec « respect » avec Téhéran.«Les manipulations nécessaires dans les centrifugeuses iraniennes » afin de passer de la production d\u2019uranium légèrement enrichi pour le nucléaire civil à de l\u2019uranium suffisamment enrichi pour une utilisation militaire «seraient immédiatement détectées par les caméras (de l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie atomique)», a souligné le chef de la diplomatie russe lors d\u2019un débat à Bruxelles.Ce qu\u2019il faut utiliser avec l\u2019Iran «ce sont des négociations, du respect, du dialogue », notamment «sur tous les problèmes du Proche-Orient », a ajouté M.Larvrov, citant l\u2019Irak et le Liban, mais aussi le Pakistan et l\u2019Afghanistan.AFP PHOTO REUTERS/FARS NEWS Le guide suprême iranien, l\u2019ayatollah Ali Khamenei, s\u2019est exprimé devant plusieurs milliers de personnes rassemblées dans la ville sainte de Machhad (Nord-Est), à l\u2019occasion de Nowrouz (Nouvel An perse).PHOTO FOURNIE PAR MICHEL ARSENAULT «C\u2019est quand je l\u2019ai rencontrée en 1992 que j\u2019ai vraiment eu la piqûre de l\u2019Afrique», affirme Michel Arsenault à propos de Lucille Teasdale, chirurgienne québécoise qui a longtemps oeuvré en Ouganda.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L\u2019Afrique sans fard TOURDUGLOBE VATICAN Mise au point Le Vatican a fait une mise au point hier sur les propos controversés du pape Benoît XVI au sujet de l\u2019avortement, précisant qu\u2019il «ne parlait pas d\u2019avortement thérapeutique» mais déplorait «une large utilisation de l\u2019avortement comme moyen de contrôle des naissances ».Arrivé vendredi en Angola, le pape a par ailleurs exhorté hier les fidèles de ce pays très majoritairement catholique à travailler à la conversion de ceux qui croient aux «esprits» et aux «pouvoirs maléfiques» de la sorcellerie.AFP et AP AFGHANISTAN Attentats pour le Nouvel An Onze personnes ont été tuées hier dans deux attentats perpétrés dans l\u2019est de l\u2019Afghanistan, endeuillant les festivités de Nowrouz, le Nouvel An perse.Dans le même temps, à Bruxelles, l\u2019émissaire américain pour l\u2019Afghanistan, Richard Holbrooke, a plaidé pour un net renforcement des effectifs et de la qualité de la police afghane pour les mois et les années à venir.«La police a vu ses effectifs passer récemment de 78 000 à 82 000.En d\u2019autres termes, ils n\u2019ont pas réellement augmenté », a-t-il fait valoir.AP et AFP OTAN Obama ravi du retour de la France Le président américain Barack Obama «accueille avec enthousiasme » la décision de la France de rejoindre le commandement militaire intégré de l\u2019OTAN, que Paris avait quitté il y a 43 ans.«L\u2019action de Nicolas Sarkozy a été essentielle et très appréciée, a-t-il déclaré hier dans un communiqué.«La participation de la France à la structure de commandement militaire de l\u2019OTAN contribuera à une alliance plus forte et à une Europe plus forte.» AFP HONGRIE Démission Le premier ministre de la Hongrie, le socialiste Ferenc Gyurcsany, a offert sa démission au congrès de son parti, hier à Budapest, pour aider son pays, l\u2019un des plus durement frappés en Europe de l\u2019Est, à sortir de la crise économique et financière.«Je comprends que je suis un obstacle à la majorité parlementaire nécessaire pour la mise en oeuvre des réformes.J\u2019espère être le seul obstacle, car je vais l\u2019éliminer», a-t-il déclaré.À la tête d\u2019un gouvernement minoritaire depuis près d\u2019un an, M.Gyurcsany n\u2019a cependant pas évoqué de successeur potentiel, ajoutant que le Parlement serait informé de sa décision demain.AFP lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 20 L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 22 MA R S 20 0 9 "]
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