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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
L. Arts et spectacles: expresso - Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2009-05-03, Collections de BAnQ.

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[" LECTURES EXPRESSO ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts ENTREVUE LE DEUXIÈME ALBUM DE PAT GROULX PAGE 5 sur cyberpresse.ca ENTREVUES Retrouvez nos entrevues avec les grands auteurs sur cyberpresse.ca/auteurs Blogue Discutez de littérature avec Chantal Guy sur cyberpresse.ca/guy LE CENTENAIRE DE SIMONE WEIL PAGE 3 DANIEL LEMAY Au restaurant Mont-Royal Hot-dog, où nous avons rendez-vous, un homme s\u2019approche et lui tend la main.«M.Falardeau, vous avez changé mes plans pour l\u2019été.Je voulais aller à Québec lancer des tomates aux Anglais, mais là, je vais faire d\u2019autre chose.J\u2019ai bien aimé votre position sur ce sujet.Excusez-moi de vous avoir dérangé\u2026» Pierre Falardeau sourit: «Tum\u2019as pas dérangé pantoute.Salut!» Sur la question de la reconstitution de la bataille des plaines d\u2019Abraham (1759), le polémiste avait exprimé sa «position» dans sa chronique hebdomadaire publiée dans ICI (le dernier numéro papier de l\u2019hebdo de Quebecor a paru cette semaine mais on ignore si P.F.collaborera à l\u2019édition web).En janvier, dans le style emporté dont il a fait sa marque, Falardeau se demandait, entre autres questions, si une reconstitution historique allait réunir Juifs et Allemands à Auschwitz\u2026 Ce texte n\u2019apparaît pas dans Rien n\u2019est plus précieux que la liberté et l\u2019indépendance \u2013 une citation de Ho Chi Minh \u2013 qui rassemble surtout les écrits de Pierre Falardeau publiés entre 1999 et 2006 dans le mensuel satirique Le Couac et dans Le Québécois, un bimestriel voué à «l\u2019avènement du pays du Québec».Pierre Falardeau en est à son troisième «assemblage» de textes; en 1995, à l\u2019invitation d\u2019Alain Stanké, il avait publié La liberté n\u2019est pas une marque de yogourt puis en 1999, chez VLB Éditeur où on aime aussi les titres longs, Les boeufs sont lents mais la terre est patiente.«C\u2019est ce qui me sort du cerveau depuis 40 ans», nous dira ce baby-boomer intégral (il est né en 1946) et diplômé en anthropologie de l\u2019UdeM.Citant Indépendance (s) de Pierre Vadeboncoeur (1972), Falardeau s\u2019explique sur son thème récurrent, unique : «Ce qui me fascine, c\u2019est la liberté, la liberté de création, la liberté de parole, la liberté politique, celle des peuples, de mon peuple et des autres peuples qui se font fourrer, comme les Noirs américains, les Palestiniens et les Basques\u2026» Tirer sur tout ce qui bouge Dans ses écrits, systématiquement outrés et hargneux mais parfois drôles dans leur démesure, Falardeau répète son credo: «Les peuples qui vont survivre sont les peuples qui se donnent un État.» Ce faisant, le pamphlétaire et émule d\u2019Olivar Asselin apporte des dimensions nouvelles à l\u2019expression «traiter de tous les noms», tire sur tout ce qui bouge.Et même sur ce qui ne bouge plus: en 2002, dans Le Québécois, deux jours après la mort de Claude Ryan, il termine son texte sur l\u2019exleader du clan du NON avec ces mots: «Salut, pourriture!» «Je cours après, c\u2019est sûr.Mais là, tout le monde m\u2019a planté ; j\u2019étais tout seul en esti!» No shit, Sherlock! Mais n\u2019avait-il pas, encore, «dépassé les bornes» ?«Je me fais souvent accuser de dépasser les bornes mais, quand je regarde ça, je me dis : pourquoi ils ont mis une borne là, esti ?L\u2019autre bord, ça continue\u2026» Et Pierre Falardeau, le Lone Ranger à pied, continue de fesser sur ses têtes de Turc favorites: les journalistes de «Radio-Cadenas» et, surtout, ceux de La Presse \u2013 qui apparaît dans les trois quarts des textes du présent ouvrage: début de fixation?La liste ne s\u2019arrête pas aux «journaleux» et aux politiciens: il faut ajouter les collègues cinéastes et la plupart des artistes: «Je les haïs parce qu\u2019ils sont lâches\u2026» Et n\u2019allez surtout pas lui parler de «conditions favorables» et de «nous inclusif»\u2026 Là, Pierre Falardeau se lève: «Nous qui ?Nous quoi?Nous, tabarnak! Ceux qui veulent! » Et les autres?«Les autres, c\u2019est des esti d\u2019sales et j\u2019vas leur casser la gueule!» La question, évidente, est alors posée sur la démocratie\u2026 Après avoir évoqué «les grandes vertus de démocrassie» des commandites et du «Clarity Act», le réalisateur d\u2019Octobre finit ça clair: «Il faut faire l\u2019indépendance de façon démocratique parce que, pour l\u2019instant, y\u2019a pas d\u2019autres moyens.» «Ne plus perdre une journée» Entre-temps Pierre Falardeau continue de varger, malgré «la situationbloquée», malgré le cancer qui le pousse à «ne plus perdre une journée».«J\u2019ai toujours su que j\u2019allais mourir; là, je suis sûr\u2026» Il n\u2019a pas vraiment peur, sauf peut-être de la souffrance\u2026Ce qui le tue, par contre, c\u2019est de ne plus pouvoir faire de film: «Pourquoi ils veulent pas que je travaille?J\u2019ai quand même pas fait trop de marde\u2026» Le scénario sur lequel il travaille mettrait à l\u2019écran des soldats québécois qui, pendant la Première Guerre mondiale, montent en première ligne relever une unité française composée de tirailleurs sénégalais\u2026 «Tous des gars qui se faisaient fourrer des deux bords.Mais ma productrice trouve ça trop politique\u2026» Pierre Falardeau entend donc s\u2019attaquer à l\u2019écriture d\u2019un «vrai livre»: une adaptation québécoise de Les veines ouvertes de l\u2019Amérique latine du journaliste uruguayen Eduardo Galeano; «Cinq siècles du pillage d\u2019un continent», dit le sous-titre.«Les Québécois refusent de regarder la réalité de leur histoire.C\u2019est la faute de nos propres élites ; on a stické sur Marguerite Bourgeoys et Maurice Richard\u2026» Pierre Falardeau, en historien, va aller «trop loin» encore, c\u2019est écrit.Dépasser les bornes de l\u2019Histoire nous fait-il entrer dans l\u2019Éternité?Rien n\u2019est plus précieux que la liberté et l\u2019indépendance Pierre Falardeau VLB Éditeur, 264 pages, 24,95$ ENTREVUE / Pierre Falardeau UN HOMME ET SON CREDO PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Dans ses écrits, systématiquement outrés et hargneux mais parfois drôles dans leur démesure, Pierre Falardeau répète son credo: «Les peuples qui vont survivre sont les peuples qui se donnent un État.» Devant les portes fermées de Téléfilm Canada, Pierre Falardeau le polémiste se fera peut-être historien, dans «un vrai livre» sur le pillage du Québec\u2026 Attachez vos ceintures fléchées ! «Nous qui?Nous quoi ?Nous, tabarnak ! Ceux qui veulent ! » Patrick Groulx MON T R É A L D I M A N C H E 3 MA I 2 0 0 9 Photo: Christine Bourgier Une captivante saga urbaine Tome 4 en librairie le 28 mai Michel David 1731623A LECTURES BIBLIO LE MARAIS RICHARD DALLAIRE SÉMAPHORE 152 PAGES, 17,95$ HHHH Un matin, Paul se réveille ankylosé.Ce n\u2019est rien, lui apprend son médecin traitant.Des signes de rigidité cadavérique, sans plus.«Rien de majeur, un peu de repos et une infusion de racines de pissenlit.» Voilà l\u2019ouverture de ce premier roman de Richard Dallaire, qui n\u2019en finit pas de nous étonner par son acuité et sa maîtrise.Décrivant le train-train d\u2019un homme qui traverse indifféremment les phases de sa propre décomposition, l\u2019auteur livre ici une formidable allégorie de notre atavisme collectif.Rappelant joyeusement le ton cinglant du Chant des mouches de Sébastien Chabot ou encore celui d\u2019Olivier Choinière dans Venise-en-Québec, Dallaire situe lui aussi son action hors de l\u2019urbanisme des villes, en deçà de l\u2019autoroute, dans un marais boueux avalant goulûment le territoire un peu plus chaque jour.Outre Paul qui y tient maison tant bien que mal, on y trouve une saule pleureuse plongeant racines dans ses propres larmes et un gamin acceptant de vivre emprisonné dans ses tristes branches.L\u2019univers décalé sert admirablement cette critique acerbe, la transposition offrant à la fois un point de vue intéressant et un monde fictif foisonnant où l\u2019on doit frapper les livres au marteau pour qu\u2019ils se tiennent tranquilles, où les enfants naissent sous les décombres et où «mourir est une question de survie ».Écorchant à la fois la complaisance, la manipulation, la possessivité et la passivité d\u2019une civilisation témoin de son propre déclin, Dallaire offre ici une première oeuvre au champ lexical riche, qui pèche peutêtre par un désir de clore sur un revirement de situation mais qui indique néanmoins qu\u2019un nouvel auteur à suivre voit le jour\u2026 \u2014 Jade Bérubé, collaboration spéciale JE NE SUIS PLUS UNE OIE BLANCHE.JOSÉE BLANCHETTE FLAMMARION QUÉBEC 222 PAGES, 28,95$ HHH 1/2 Ces «pages de blogue» (www.chatelaine.com/joblo) publiées sur le site du magazine Châtelaine ne sont en rien moins intéressantes que la chronique de Josée Blanchette qu\u2019on aime lire le vendredi dans Le Devoir.Elles sont peut-être même plus personnelles que sa chronique hebdomadaire, à laquelle on est accro depuis longtemps.Loin de l\u2019angle imposé par son sujet, Josée Blanchette se « lâche lousse » sur son blogue \u2013 si tant est qu\u2019elle puisse le faire encore plus hors de sa chronique \u2013 et s\u2019aventure dans une intimité extrêmement sensible, touchante, amusante.On a beaucoup parlé de cette couverture où on la voit en petite tenue \u2013 ses lecteurs de longue date, nullement étonnés, n\u2019en attendaient pas moins.L\u2019image est à la hauteur de l\u2019érotisme « littéraire» du personnage qui sait aller assez loin dans le dévoilement sans jamais verser dans la vulgarité ni le pathos.Elle parle de sexe, certes, mais aussi de couches, de la bouffe et de la mort \u2013 à ce sujet, on ne peut qu\u2019admirer sa dignité et son courage au récit du suicide de son père, et de la disparition de son grand-père adoré.Est-ce ce qui explique son attachement sincère aux vieux monsieurs et aux curés, qui comptent parmi ses meilleurs amis?Bref, on la retrouve telle qu\u2019on la connaît, célibataire en série, épicurienne, maman last call plutôt comblée, confidente qu\u2019on voudrait toutes avoir, avec ce brin de folie qui fait toute la différence.C\u2019est bien tant mieux qu\u2019elle ne soit plus une oie blanche.\u2014 Chantal Guy LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Après avoir signé un premier recueil de nouvelles fort bien accueilli en 2006 (Tomber du ciel, Boréal), la journaliste au Devoir Caroline Montpetit poursuit dans la même veine en offrant aux lecteurs six nouvelles qui ont cette fois pour thème l\u2019enfant en lui-même, ce qu\u2019il évoque chez les uns, ce qu\u2019il provoque chez les autres de tendresse, d\u2019amour, de haine et d\u2019indifférence.Avec le soin qu\u2019on lui connaît aujourd\u2019hui pour le détail, Montpetit brise l\u2019idylle convenue, préconise de nouveau la plongée dans l\u2019univers intime de gens ordinaires pour y relever la puissante charge émotive.Elle nous la livre à petites doses, parenthèses ouvertes sur le drame quotidien des autres et refermées par la suite, brusquement et sans préavis.L\u2019incursion est brève, dense et suspendue.L\u2019auteure semble avoir choisi ses angles avec minutie, proposant de nombreux et divers points de fuite.Déjà, on joue avec le temps, «l\u2019enfant» de l\u2019histoire n\u2019étant pas toujours un enfant au moment des faits mais un père absent dont il ne reste qu\u2019une photo, une adolescente dont la mue naturelle a tout bouleversé.Le recueil s\u2019ouvre d\u2019ailleurs sur l\u2019expérience à la fois douloureuse et salvatrice de l\u2019enfantement, pour ensuite démontrer crûment la gifle de la perte avec le récit d\u2019une noyade.L\u2019auteure s\u2019attarde sur les cicatrices de la procréation assistée tout comme celles des gestes amoureux qui éloignent les bras rassurants d\u2019une gardienne de passage.Montpetit aborde également la filiation par le regard d\u2019une femme sans enfant et celui, redoutable, de la communauté autochtone qui a vu ses propres traditions pillées par sa progéniture, de retour des pensionnats.Descendance âprement volée.L\u2019enfance est souvent ici refuge bienheureux ou alors monde inaccessible, cadenassé derrière les années, interdit, sous peine de trahison.Certes, comme dans nombre de recueils de nouvelles, certains fragments de récits demeurent plus riches que d\u2019autres, donnant au tout un aspect plutôt inégal.Or, les protagonistes de Montpetit n\u2019ont de cesse de s\u2019interroger, d\u2019hésiter, l\u2019auteure puisant à la fois dans les pensées de ses personnages secondaires et celles de ses personnages principaux, délaissant l\u2019un pour aller vers l\u2019autre.La grande justesse de certains de ces extraits ravit, comme cette aïeule qui perçoit dans le bruissement des feuilles le reproche d\u2019avoir oublié les hivers d\u2019avant, cette jeune fille qui sent éclater derrière elle une enfance qu\u2019elle croyait inaltérable ou encore cette femme qui entend dans le bruit de ses pas traversant une rue du bout de monde son obstination de la solitude et de l\u2019éloignement\u2026 Parcelles éparses et furtives de la vie et des enfants des autres.\u2014 Jade Bérubé, collaboration spéciale L\u2019Enfant Caroline Montpetit Boréal, 136 pages, 17,95$ HHH1/2 La vie des autres MATISSE LE MAÎTRE TOME 2 (1909-1954) HILARY SPURLING SEUIL, 576 PAGES, 69,95$ HHHH Le deuxième volume de la biographie qu\u2019a consacrée l\u2019auteure britannique Hilary Spurling à Henri Matisse s\u2019avère un incontournable du genre.Il suit le parcours du grand maître moderne après ses années «fauves », donc à partir du moment où Matisse se retrouve de plus en plus seul, souvent incompris, parfois méprisé.L\u2019auteure fait fi, heureusement, des préjugés colportés par nombre d\u2019historiens jusqu\u2019ici qui dessinaient le peintre tel un vieux satyre passant le plus clair de son temps dans les bras de ses modèles.Telle une véritable journaliste d\u2019enquête, Mme Spurling a fouillé une imposante correspondance intime pour accoucher d\u2019un portrait vivant et précis du peintre.Elle démontre patiemment, et sans condescendance, que l\u2019artiste aura plutôt été, pendant toute sa vie, un modèle de rigueur dans le travail qui frôlait, malheureusement pour ses proches, l\u2019obsession.Cette biographie se lit comme une fiction.L\u2019auteur campe bien chacun des «personnages » qui entourent le peintre pendant 45 ans.L\u2019aventure matissienne devient une suite parfois rocambolesque de voyages, de travail assidu, de doutes, de persévérance et de renoncement.Celui de l\u2019artiste, d\u2019abord, qui n\u2019arrivera jamais à équilibrer travail et vie familiale, et sa famille, justement, premiers témoins du génie avant-gardiste du peintre, mais premières victimes, aussi, de sa passion exigeante et sans partage pour son art.Hilary Spurling mêle adroitement à ce récit une analyse de l\u2019oeuvre et une mise en contexte historique face aux événements mondiaux et, surtout, eu égard aux contemporains de l\u2019artiste.Picasso, Derain, Bonnard.Captivant ! \u2014 Mario Cloutier CHANTAL GUY D\u2019une révélation, voire d\u2019une épiphanie \u2013 le «I» en anglais (« je» en français) s\u2019écrivant toujours en majuscule \u2013 Michel Brûlé élabore une théorie selon laquelle ce «I» hypertrophié vouerait « irrémédiablement » la langue anglaise à l\u2019impérialisme et à l\u2019ethnocentrisme.Et pourtant, dans ce livre de Michel Brûlé, aux Éditions Michel Brûlé, qui s\u2019est payé une immense pub à l\u2019entrée du pont Jacques-Cartier, son «je» à lui pullule partout comme référence et argument.Exemple: «À la lumière de ce que je connais de l\u2019histoire de l\u2019humanité, je suis en mesure de dire que les Anglais et les États-Unis sont les peuples les plus bornés et les plus ethnocentriques qui furent! Rien de moins!» Rien de moins, en effet.Il nous enlève les mots de la bouche.Michel Brûlé confond sûrement l\u2019individualisme occidental, peut-être particulièrement exacerbé aux États-Unis, avec ce «I» dont il use pourtant à outrance en français, même si le «je» s\u2019écrit en minuscules, sans jamais prendre conscience de l\u2019énorme place qu\u2019il prend dans son discours dénonçant l\u2019Anglais, cet être inconscient de son arrogance parce que malade dans sa langue.Ce qui est fascinant dans ce genre d\u2019essai échevelé, qui part dans tous les sens, outre son enthousiasme \u2013 ça, on ne peut le lui reprocher \u2013 c\u2019est la méthode.Nous sont balancés des statistiques, des résumés historiques, pigés ici et là dans d\u2019autres essais ou des articles qu\u2019on n\u2019a pas lus, selon des études dont on ne peut mesurer l\u2019importance; il est facile de se perdre pour le néophyte, et de se confirmer pour le converti.Il faut lire entre les lignes qu\u2019il n\u2019a pas écrites pour comprendre le message.Car Michel Brûlé va chercher à la rescousse une objectivité qu\u2019il n\u2019a manifestement pas.Laideur Rappelons qu\u2019Anglaid, dans le jeu de mots du titre, veut prouver la laideur de la langue anglaise et, par ce fait même, la laideur de ceux qui la parlent.C\u2019est écrit en toutes lettres : «L\u2019anglais n\u2019est pas une belle langue.Les États- Uniens et les Canadiens anglais le parlent comme un chien qui jappe, et les Britanniques, comme un serpent qui siffle.» Dans ce type de propagande haineuse par le passé, on a tenté de nous faire passer la laideur du Noir à sa couleur, la laideur du Juif à son nez et maintenant, ce serait la laideur de l\u2019Anglo à sa langue?Mais existe-t-il vraiment une langue laide dans le monde?Sur quelles bases esthétiques est-ce prouvé?Intrinsèquement mauvaise Ce qu\u2019il y a de fou dans la théorie de Michel Brûlé, c\u2019est qu\u2019il tente de démontrer que la langue anglaise serait intrinsèquement mauvaise \u2013 qu\u2019elle contiendrait, dans ce «I», le germe du mal absolu, l\u2019explication de sa domination actuelle et les abominations historiques qui ont été commises par ceux qui la parlent.Et on vous épargne les théories du complot disséminées ici et là (outre le 11 septembre, les États- Uniens auraient aussi mis la mélamine dans le lait des Chinois, tué Joplin et Hendrix.).On atteint un sommet quand il parle de tabou chez les Anglos : «Ces tenants de la morale \u2013 ils le sont presque tous \u2013 ont toujours critiqué la liberté que je prenais de parler de sexe.» Puis il passe rapidement à ces viols collectifs qui semblent conclure les fêtes à l\u2019Université McGill (?), où il a étudié.«Les femmes anglophones participent à cette morale hypocrite, et aucune d\u2019elles n\u2019osera dénoncer l\u2019existence de viols collectifs sur les campus parce que ces actes barbares font partie de leur identité puritaine.» On se demande ce que les étudiantes en Herstory penseraient d\u2019une ligne pareille.Et il en rajoute: «Lors d\u2019une fête à McGill, la copine de mon amie m\u2019a touché le pénis en plein centre de la piste de danse alors que son Jules était à deux mètres de nous.C\u2019est alors que j\u2019ai compris \u2013 je le savais déjà depuis mes premiers voyages \u2013 que ces gens-là étaient bizarres.» Qui est le puritain dans cette scène?Ces élucubrations sont d\u2019autant plus ahurissantes venant d\u2019un homme qui se vante d\u2019être polyglotte.Si Michel Brûlé tentait simplement de nous faire comprendre que la langue anglaise n\u2019a pas le monopole de la signifiance du monde, que rien ne nous oblige à en faire l\u2019espéranto moderne, on serait d\u2019emblée d\u2019accord, mais il rejoint trop rapidement le délire haineux et raciste pour avoir la moindre crédibilité.Les raccourcis idéologiques d\u2019Anglaid n\u2019ont rien à envier à la dérive d\u2019une Jan Wong qui voyait en la tuerie de Dawson une conséquence de la loi 101.Il y a là une même jouissance à vouloir trouver rapidement le coupable de nos complexes, de nos souffrances, de notre mal-être.Anglaid Michel Brûlé Michel Brûlé, 167 pages, 17,95$ ESSAIS Du coq à l\u2019âne Michel Brûlé rejoint trop rapidement le délire haineux et raciste pour avoir la moindre crédibilité.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 L E C T U R E S L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 MA I 2 0 0 9 LECTURES ALEKSI K.LEPAGE COLLABORATION SPECIALE áLa purete est le pouvoir de contempler la souillureâ, áDieu nfexiste que sous la forme de lfabsence.â Seul un esprit detache des platitudes de la vie ordinaire, un esprit libere et courageux, peut produire des formules aussi profondes qui donnent tant a penser.Ces aphorismes, qufil convient de mediter longuement, sont de Simone Weil, álfautre Simoneâ (en reference a Beauvoir), comme dit lfecrivaine et biographe Laure Adler, laquelle consacre a cette etrange mystique socialement engagee un ouvrage edifiant et emouvant.Ce livre, Simone Weil lfinsoumise (chez Actes Sud) porte bien son titre.Les inities qui ont eu lfhonneur et la chance de decouvrir, par le conseil dfun ami ou par le detour dfune lecture, La pesanteur et la grace, recueil de pensees eparpillees sur la foi authentique, sur le doute legitime, seront ravis dfen apprendre a propos de cette personne dfexception, malheureusement meconnue.áIl sfagit dfune contagion amoureuse, explique Adler.Cfest un club dfamour.Quand on a lu Simone Weil on a envie que ceux qufon aime, nos proches, connaissent ses textes.Mais on ne lit pas Weil impunement.On ne peut la lire que dangereusement.Weil nfest pas un ecrivain a consommer et a ranger dans une bibliotheque.Elle mfa vraiment aide a vivre.Je traversais une periode un peu compliquee dans ma jeunesse.Une amie mfa donne un exemplaire de La pesanteur et la grace me disant \"tu vas voir, tu vas comprendre \".On a le droit dfexister justement parce qufil nfy a pas que le Moi au monde.On peut exister en faisant quelque chose pour les autres.Weil ouvre des portes.Elle a eu le meme effet pour moi qufAndre Gide, avec sa justification de son existence, de son Etre au monde.â Laure Adler, journaliste et ecrivaine qui a decortique les existences et les travaux, entre autres figures, de Marguerite Duras et Hannah Arendt, et qui sfest beaucoup interessee aux differents mouvements du feminisme, a aussi redecouvert Simone Weil au hasard de ses relectures: áJe lfavais un peu oubliee, jfavais fait des etudes de philo, je mfinteressais a lfhistoire de lfextreme gauche et de lfengagement politique, jfavais un peu mis Weil de cote.Ce sont les textes de Hannah Arendt qui mfont ramenee a Simone Weil.Ces femmes ont des similitudes.Elles etaient juives mais ne voulaient pas lfetre.Elles etaient toutes deux soucieuses des autres, de lfAutre, de la relation avec lfAutre, constitutive avec la relation avec Soi.â Simone la rebelle Simone Weil, dont on celebre le 100e anniversaire de naissance cette annee, est morte prematurement, anorexique, dans des circonstances obscures a lfage presque christique de 34 ans, en 1943.Simone, dforigine juive, mais issue dfune famille agnostique, a enseigne la philosophie et, prise dfune sorte dfacces a la fois mystique et empathique, a voulu se rapprocher de ce qufon appelle chez nous le vrai monde, a savoir les prolos, les ouvriers.Il y aurait deux Simone chez Weil: la mystique, curieuse des mysteres de la foi, et la militante plus ou moins assumee, desireuse de comprendre et de partager les miseres des classes moins nanties, moins lettrees: áJfai redecouvert des textes comme La condition ouvriere et surtout Lfenracinement, qui ne devraient pas etre consideres comme des livres obscurs et qui sont a lire aujourdfhui.Lfenracinement est presque un programme politique, applicable demain a la France, au Quebec.Elle y dit des choses fondamentales sur lfegalite, la fraternite, les rapports sociaux, lfemancipation de la classe ouvriere, la liberte de la presse.â A fouiller les textes de Weil, ses ácarnetsâ bien remplis, encore inedits, 12 000 pages en tout, Adler considere evidemment son idole comme une ecrivaine veritable et non pas comme lfauteur dfun seul livre de chevet.áElle a passe sa vie, entre 18 ans jusqufa sa mort a 34 ans, ses journees et ses nuits a ecrire.Cfetait une independante, une sauvage, voire a moitie folle.áElle a refuse tous les ordres sociaux, toutes les identites, elle etait hors norme, hors categorie.Certains integristes catholiques bigots aimeraient bien la recuperer, mais elle nfetait pas bigote.En somme, elle a cree sa propre religion.Elle nfaimait pas lfEglise comme puissance, puissance sociale, puissance dfargent, puissance dominatrice et exterminatrice de toutes les dissidences.Elle a developpe sa propre vision du catholicisme.Ce qufelle aimait cfest la personne du Christ.Un Christ fait homme.Un Christ sensuelcâ ENTREVUE / Laure Adler Lfautre Simone LITTERATURE ETRANGERE Au tout debut de ce roman noir, mais tres noir, et tres mexicain, on lit cet avertissement: áPas vrai que dans la vie de chaque homme il y a cinq minutes noires?â Dans le polar de Martin Solares, jeune auteur ne a Tampico, dans la region ou se passe cette sombre histoire, il y a beaucoup plus que cinq minutes noires.Tous y passent, des truands comme des policiers honnetes.Ce roman traite de la corruption legendaire de ce pays et nfepargne personne.Cette annee, le Mexique etait le pays invite au Salon du livre de Paris, et les editeurs ont saute sur lfoccasion pour sortir un maximum dfauteurs mexicains.Solares fait partie de cette fournee, mais il faut dire qufil aurait ete publie en francais de toute maniere, avec ou sans le Salon.Car lfhistoire du Grizzli (Ramon Cabrera, de son vrai nom) qui enquete sur une serie de meurtres crapuleux .les victimes sont de jeunes ecolieres .a Paracuan, une ville imaginaire sur le golfe du Mexique, pas loin du Texas, est aussi actuelle que les grand titres des journaux.On pense aux femmes disparues de Ciudad Juarez, on pense aux guerres entre les cartels de la drogue .et on est toute de suite dans lfatmosphere des Minutes noires.Comme tout bon polar, ce roman commence par un meurtre.La victime sfappelle Bernardo Blanco, un journaliste qui suivait les multiples pistes de la corruption policiere a Paracuan.On lui fait ála cravate colombienneâ .la gorge tranchee, et la langue sortie par lforifice.Bon, le ton est donne.Mais Solares ne fait pas que dans le sang et lfhorreur.La violence est plutot dans lfatmosphere et la tension sans pitie; tous luttent pour survivre et pour garder un peu de dignite humaine.Voila que le Grizzli entre en scene.Fataliste, il sait qufil devrait ne pas toucher a la sale affaire des ecolieres tuees, car il soupconne que quelque homme politique puissant se cache derriere les traits du meurtrier.Mais le desir dfaller jusqufau fond de ce dont sa societe est capable le pousse a enqueter la ou il ne le devrait pas.Et il payera le prixc Martin Solares a decroche un doctorat en litterature a la Sorbonne, ai-je lu dans les journaux, et ca ne mfa pas surpris.Il se plait a jouer avec le roman policier, ses conventions et ses heros typiques, mais heureusement pour nous, il respecte assez le genre pour en avoir fait un bon.Car au-dela de ses capacites dfecrivain et de son amour pour le polar, sa vraie cible, cfest la corruption qui saigne a blanc son pays.Cfest chaque citoyen qui passe des minutes noires, dans ce cas-la.David Homel, collaboration speciale Lesminutes noires Martin Solares, traduit par Christilla Vasserot Christian Bourgois, 468 pages,$39.95.HHHH Un mauvais quart dfheure PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Lfecrivaine et biographe francaise Laure Adler, auteure de Simone Weil, lfinsoumise, publie chez Actes Sud.CHANTAL GUY SimoneWeil, le ravissement de la raison Textes choisis et presentes par Stephane Barsacq Point, 88 pages, 10,95$ HHH Un petit livre de poche qui propose des extraits de lfoeuvre de Simone Weil, piges dans Attente de dieu, La pesanteur et la grace, Lfenracinement et Lettre a Joe Bousquet.Une introduction pratique pour qui veut decouvrir Weil et denicher le titre qufil voudra lire en entier.áLe mal est lfillimite, mais il nfest pas lfinfini.Seul lfinfini limite lfillimite.â Si ca vous plait, eh bien, cfest dans La pesanteur et la grace.SimoneWeil, le courage de lfimpossible Christiane Rance Seuil, 248 pages, 35,95$ HHHH Christiane Rance est lfune des plus recentes exegetes de Simone Weil.Elle propose ici une biographie tres dense, qui ausculte toutes les influences intellectuelles de sa pensee.Ses lectures, ses mentors, et ces terribles annees 30 sur lesquelles Weil posait un regard dfune lucidite etonnante, malgre son áerreurâ .qufelle regrettera amerement, comme dfautres .dfavoir milite avec acharnement pour la paix pendant la montee du nazisme.Ce que sfapplique a demontrer Rance est lfabsolue authenticite de cette femme qui ne sfest jamais menti a elle-meme, et qui nfa jamais menti aux autres, parce que ádesirer la verite, cfest desirer un contact avec la realiteâ, ecrit-elle alors qufelle etait lfeleve dfAlain.Elle ne fuira jamais la realite, et la plus dure: Weil nfa pas hesite a sortir de la sphere des idees pour aller se rompre au travail dans les usines pour comprendre, dans sa chair, lfhorreur de la machine industrielle broyant les etres.Son intensite etait telle qufon semoquait souvent dfelle .le directeur de lfEcole normale qui la surnommait ála Vierge rougeâ fera tout pour lfenvoyer enseigner tres loin, en vain.Rance nfhesite pas a ecrire que Simone, en avance sur son temps, parlait la álangue des prophetesâ: celle des naufrages, dont elle a ete le solide temoin qui nfa jamais detourne les yeux.SimoneWeil, lfinsoumise Laure Adler Actes Sud, 269 pages, 34,95$ HHH 1/2 Sous-titre á recit â, le livre de Laure Adler ressemble plus a une reflexion qufa une biographie du personnage insaisissable qufest Simone Weil.On approche Simone par cercles concentriques, sans linearite temporelle.Cfest en redecouvrant cette lecture de jeunesse dont elle sfetait eloignee que lfauteure se demande pourquoi Weil est si peu lue, alors qufelle lui apparait si essentielle, encore aujourdfhui.áNous avons besoin de la pensee de Simone Weil, de sa clairvoyance, de son courage, de ses propositions pour reformer la societe, de ses fulgurances, de ses questionnements, de son desir de reenchanter le monde.â Weil ne pouvait qufinteresser Adler, dont le parcours litteraire est resolument feministe .elle a signe recemment les beaux livres Les femmes qui lisent sont dangereuses et Les femmes qui ecrivent vivent dangereusement .titres qui vont bien a Weil dfailleurs.Cet angle explique surement pourquoi elle ne cede pas seulement a lfadmiration et se permet dfaborder la femme Weil dans son intimite, dans ce corps qufelle a terriblement malmene par compassion envers les plus demunis, bien qufAdler y voie de lfanorexie deguisee.La dimension litteraire de Weil prend dans ce recit autant de place que sa pensee, pour cette áAntigoneâ áqui, rappelle lfauteure en la citant, nfa ájamais pratique aucune religion â, nfa ácertainement rien herite de la religion juiveâ et ádont la seule patrie sont les livres â.áElle dit appartenir au pays de Pascal et de Racine.â Pour Adler, Simone Weil est álfessence meme de lfinterrogationâ.Trois fois Weil lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E AL DI M A N C HE 3 MA I 2 0 0 9 L E C T U R E S 3 â Pour voir toutes les positions et les autres palmares, visitez renaud-bray.com PALMARES Du 20 au 26 avril 2009 24 librairies au Quebec et une boutique virtuelle 1 FAsCINAtIoN, t.1 ., 2., 3., 4.s.Meyer 2 PAuL A QuEBeC .M.Rabagliati Q 3 LfENIGMAtIQue CELINe DIoN D.Bombardier Q 4 tARMAC .N.Dickner 5 Le VoYAGeuR QuI NfARRIVe JAMAIs G.Proulx Q 6 Les CHRoNIQues DfuNe MERe INDIGNe, t.1, 2 C.Allard Q 7 BRIsINGR, t.3 .C.Paolini 8 teRRe De Nos AIeuX M.Ignatieff 9 eNseMBLe MAIs seuLs C.Faure 10 MILLENIuM, t.1 ., 2., 3.s.Larsson 11 MEMoIRes DfuN QuARtIeR, t.3 .Evangeline L.tremblay-Dfessiambre Q 12 KILo CARDIo I.Huot, J.Lavigueur Q 13 CoMPtes et LEGeNDes .La dette et la face cachee.M.Atwood 14 LA BIBLe Des ANGes J.Flansberry 15 MAuDIte FoLLe! V.Etienne Q 16 LA FoRMuLe Du DEsIR L.Vincent 17 LfANGLAIs Nfest PAs uNe LANGue .J.Poulin Q 18 Le suMo QuI Ne PouVAIt PAs GRossIR e.-e.schmitt 19 A.N.G.e., t.5 A.Robillard Q 20 A Nous DeuX, PARKINsoN! D.Patenaude Q 1677378 Pour TouT SaVoIr SUR LE SPECTACLE LE PLuS EPouSTouFLanT EN VILLE ! dVd dISPonIbLe en PrImeur cHeZ renaud-bray! 3599$ 1813227 EXPRESSO TOP 10 RÉTRO DISQUES STÉRÉO llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll FRANCO 1 GINETTE RENO FAIS-MOI LA TENDRESSE 2 ARTISTES VARIÉS STAR ACADÉMIE 2009 3 PIERRE LAPOINTE SENTIMENTS HUMAINS 4 IMA A LA VIDA! 5 GEORGES HAMEL AU BOUT DE TES RÊVES 6 WILFRED LE BOUTHILLIER DROIT DEVANT 7 FRANCIS CABREL DES ROSES ETDES ORTIES 8 COEUR DE PIRATE COEUR DE PIRATE 9 BEAU DOMMAGE L\u2019ALBUM DE FAMILLE 10 MARIO PELCHAT | MICHEL LEGRAND MARIO PELCHAT | MICHEL LEGRAND ANGLO 1 DEPECHE MODE SOUNDSOFTHEUNIVERSE 2 LHASA LHASA 3 DIANA KRALL QUIET NIGHTS 4 JASON MRAZ WE SINGWE DANCE WE STEAL THINGS 5 MC MARIO MIXDOWN 2009 6 LADY GAGA THE FAME 7 ZACHARY RICHARD LAST KISS 8 FLO RIDA R.O.O.T.S 9 TWILIGHT SOUNDTRACK 10 HANNAH MONTANA MOVIE SOUNDTRACK THEMOVIE SOUNDTRACK CLAUDE GINGRAS DISQUES CLASSIQUE La liste des chanteurs que la Société musicale André-Turp présentera la saison prochaine comprend un nom inconnu : Florian Boesch.Le jeune baryton autrichien, qu\u2019on entendra le 10 février à Redpath Hall, vient de signer un disque Schumann chez Onyx: 25 lieder, une heure de musique entièrement sur des poèmes de Heinrich Heine.Le poète mourut la même année que Schumann, 1856, mais les deux ont davantage en commun: un mélange de mélancolie et d\u2019ironie, bien illustré par ces pages et par leur interprète.Le nouveau venu a inscrit du Schumann à son programme de Redpath; on n\u2019en connaît pas encore le détail mais on suppose \u2013 on espère surtout \u2013 qu\u2019il puisera au contenu de ce disque tout à fait exceptionnel.Florian Boesch, élève de Robert Holl, propose ce qui est peut-être la plus frappante et la plus personnelle de toutes les nouvelles voix d\u2019homme spécialisées dans le lied que le disque nous a révélées ces récentes années: un baryton au timbre proche de la voix de basse (comme Holl d\u2019ailleurs), sombre, viril et sonore, capable aussi des plus douces subtilités.Bien sûr, il n\u2019y a pas que la voix.L\u2019impression très forte que laisse le disque vient de la façon miraculeuse avec laquelle le chanteur utilise cette voix, la réduisant parfois jusqu\u2019au murmure.À chaque instant, il semble raconter une histoire.Sa pénétration du texte et de chaque mot est à ce point totale.Florian Boesch chante ici un seul cycle : le Liederkreis op.24, qui groupe neuf lieder ayant comme sujet une peine d\u2019amour dont la nature est le témoin muet.À l\u2019exception de la longue ballade dramatique Belsazar, op.57, les autres lieder sont tous tirés de divers recueils.Ainsi, des 26 pièces du cycle Myrten op.25, Boesch n\u2019a retenu que les trois dont les textes sont de Heine, ce qui nous vaut donc le sublime Du bist wie eine Blume («Tu es comme une fleur»).De même, on retrouve ici la «chanson militaire» Die beiden Grenadiere et le pathétique lied à trois volets Der arme Peter, entre autres titres familiers.Le pianiste Malcolm Martineau est un accompagnateur aussi présent et expressif que le chanteur et la prise de son est parfaitement naturelle.Bref, un disque à placer déjà parmi les grandes réalisations de l\u2019année.FLORIANBOESCH BARYTON: SCHUMANN ONYX, 4041 HHHHH Florian Boesch : une voix frappante FOLK-ROCK BOB DYLAN TOGETHER THROUGH LIFE SONY/COLUMBIA HHHH 33e vision de Dylan «Well I love you pretty baby/You\u2019re the only love I\u2019ve ever known», chante Dylan en ouverture du disque, la gorge pleine de sable, de couteaux et d\u2019amertume.Le contraste est magnifié par l\u2019accordéon de David Hildago (Los Lobos), présent sur presque chaque pièce.Une certaine gaieté nonchalante parcoure son 33e album studio.Elle rappelle un peu Nashville Skyline.Sauf que la musique se rapproche plus de Chicago, avec quelques détours par la frontière mexicaine.Dylan voulait s\u2019inspirer du son Chess Records.Il réussit.My Wife\u2019s Home Town ressemble tellement à I Love The Life I Live\u2026 qu\u2019il crédite Willie Dixon comme co-auteur.Le poète a du mojo et aussi de l\u2019humour noir.Dès la première écoute, on goûte la richesse sonore et la qualité des arrangements (réalisation de Dylan, avec direction musicale du bassiste Tony Garnier).On digère ensuite lentement les textes, coécrits avec Robert Hunter (Grateful Dead).L\u2019oeuvre prend alors toute sa force.Un bien bon disque, mais pas un grand disque comme Love and Theft ou Time Out Mind.Il manque une Tweedle Dee\u2026, une Love Sick ou même une Blind Willie McTell qui hante dès la première écoute.Paul Journet ÀÉCOUTER: Beyond here Lies Nothin\u2019 \u2014 POP ARTISTES VARIÉS ALLÔ NINO SPECTRA MUSIQUE/SÉLECT HHH Ferrer bien habillé Nino Ferrer demeure dans la tête de bien des gens l\u2019auteur rigolo de Mirza, des Cornichons et Le Téléfon.Ces chansons fantasques ont toutefois fait de l\u2019ombre à l\u2019âme sensible cachée derrière le masque de clown.À son grand désespoir, rapporte-t-on d\u2019ailleurs.Allô Nino s\u2019est sûrement fixé comme objectif de montrer l\u2019envers de la médaille, car on y découvre une majorité de chansons tendres, très habillées et bien enrobées par le réalisateur Alexandre Cattaneo.Ici et là, le caractère chargé de l\u2019emballage sonore (L\u2019arbre noir, par Alexandre Désilets) ou une interprétation trop doucereuse (Les hommes à tout faire, par Baptiste, par exemple) agacent.La forme nuit à l\u2019appréciation du fond, en somme.Fort heureusement, il y a beaucoup de moments où un équilibre est atteint.Mara Tremblay fait briller Le sud.Monsieur Mono porte magnifiquement C\u2019est irréparable.On savoure alors la plume délicate de Nino Ferrer, sa justesse à transposer les tourments de l\u2019âme.Du côté des chansons humoristiques, la palme de la plus grande réussite va à Damien Robitaille, qui livre une version fort sympathique de Oh! Hé! Hein! Bon! une chansonmettant en scène un gars distrait.Oui, on dirait qu\u2019elle a été écrite pour lui! Alexandre Vigneault À ÉCOUTER: C\u2019est irréparable (un an d\u2019amour) \u2014 ROCK SUPER FURRY ANIMALS DARK DAYS/LIGHT YEARS ROUGH TRADE HHHH Le pari de la cohérence Si les Américains peuvent se tourner vers TV on the Radio et les Flaming Lips pour demander un rock d\u2019avant-garde, la Grande-Bretagne, elle, peut compter sur l\u2019indéfectible et psychédélique soutient de Super Furry Animals, qui accuse 16 passionnantes années d\u2019activités, mais aucun signe d\u2019essoufflement.Dark Days/Light Years paraît deux ans après le non moins nourrissant Hey Venus! et ramène la bande dans un répertoire résolument plus léger, sur le plan des thèmes et des mélodies, en tous cas.Du rock mécanique et entraînant d\u2019Inaugural Trams, au stoner-funk pesant de Crazy Naked Girls en ouverture, à la longue et planante Cardiff in the Sun, fantastique mélodie accrocheuse qui surfe sur des cordes de guitares effilochées, Super Furry Animals nous amène encore dans ce genre de voyage halluciné au cours duquel on visite Prince, Kraftwerk les Pink Floyd ou Buffalo Springfield, et pourtant, à la fin du brûlot rock stéroïdé Pric qui clôt l\u2019album, on se dit que tout ça se tient grâce à ces chansons bien construites.Il n\u2019y a que Super Furry Animals pour réussir à faire quelque chose de cohérent, même s\u2019il semble toujours en faire un peu trop.Philippe Renaud, collaboration spéciale À ÉCOUTER: The Very Best of Neil Diamond \u2014 POP BAT FOR LASHES TWO SUNS PARLOPHONE/EMI HHH Pas mal, mais.L\u2019auteure-compositrice et interprète britannique Natasha Khan, alias Bat For Lashes, fait à nouveau la paire avec le réalisateur David Kosten pour présenter Two Suns, le successeur de l\u2019estimé Fur and Gold, lancé en 2006.Excentrique dans le propos plus que dans le ton, Khan chante de nouveau le monde du rêve et des légendes, cette fois en prenant le «concept» de dualité pour thème.Dualité, donc, jusque dans le résultat, mi-figue, mi-raisin.Quelque part entre Kate Bush et Björk \u2013 mais pour aboutir dans les «talles» pop-new age de Sarah McLaughlin, sans la voix forte.Entre le souci du détail et la finesse des arrangements, et la pop blafarde qui ne remue pas grand-chose.On rencontre quelques fort jolies mélodies sur ce Two Suns précieux et délicat, de bonnes idées sur le plan de la réalisation, mais Natasha Khan peine à nous convaincre de la nécessité de retourner à cette collection de chansons après quelques écoutes.Un bon disque, difficilement engageant, sans plus.Philippe Renaud, collaboration spéciale À ÉCOUTER: Daniel \u2014 Ginette ou la naissance d\u2019une vedette JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE La vie est pleine de surprises.Alors qu\u2019on n\u2019y croyait plus, voilà qu\u2019on ressort les sept premiers albums de Ginette Reno, sortis sur étiquette Apex entre 1962 et 1968.C\u2019est une grande nouvelle.Pour des raisons d\u2019ordre juridique, ces vieux disques n\u2019avaient jamais été réédités sur CD.On vous épargne les détails.Mais pour résumer, voici : jusqu\u2019à tout récemment, tout le monde pensait que les droits du catalogue Apex appartenaient au producteur Denis Pantis.Or il semble que la compagnie Universal en soit toujours le propriétaire officiel.Quand Martin Duschesne, responsable du répertoire francophone à Universal, s\u2019en est aperçu, il s\u2019est empressé de mettre la machine réédition en marche.Il a commencé l\u2019an dernier avec un somptueux coffret de Michel Louvain.Et voilà qu\u2019il lance ces sept microsillons essentiels pour qui veut connaître les débuts de notre Ginette nationale : Ginette Reno (1962) ; Formidable ! (1964) ; Ginette en amour (1965) ; Le monde de Ginette Reno (1966) ; Quelqu\u2019un à aimer (1967); En spectacle au Casa Loma (1967); Les grands succès d\u2019une grande vedette (1968).«Ce n\u2019était pas normal qu\u2019il y ait un aussi grand vide dans son catalogue, souligne Martin Duchesne.C\u2019était important de ressortir tout ça.Parce que les gens qui aiment Ginette veulent posséder tout ce qu\u2019elle a enregistré.» Le résultat?Plutôt satisfaisant.D\u2019abord parce que le son est excellent (on est parti directement des bandes).Ensuite parce qu\u2019on s\u2019est fait un devoir de ressortir tous les albums avec pochettes originales, y compris les jaquettes arrière.Certes, on aurait pu souhaiter des livrets plus étoffés.De ce côté, il n\u2019y a pas grandchose à se mettre sous la dent.Mais compte tenu de l\u2019état actuel du marché, on comprend que la série a été faite dans un souci d\u2019économie.D\u2019ailleurs, les CD ne seront pas chers en magasin (12,99$).Un puzzle de hits Pour ce qui est des chansons, soyons honnêtes.Malgré les nombreux succès (J\u2019aime Guy, Non papa, Roger, Tu vivras toujours dans mon coeur, etc.), la période Apex n\u2019a jamais été la meilleure de Ginette Reno.Mais comme le dit si bien Martin Duchesne: «C\u2019est la période où le public l\u2019a adoptée.» La chanteuse avait entre 18 et 24 ans.Elle commençait dans le métier.Et son producteur Yvan Dufresne, grand découvreur de talents par ailleurs (Louvain, Lautrec), lui faisait vraiment chanter n\u2019importe quoi ! Du yéyé aux grosses balades larmoyantes, du rhythm\u2019n\u2019blues au rock psychédélique (Quelqu\u2019un à aimer: improbable version de Somebody to Love de Jefferson Airplane!), en passant par toute la flopée des succès américains traduits, Ginette Reno a découvert très vite que sa voix supersonique lui donnait le droit de tout chanter.«Il y avait une direction artistique, mais aucune vision éditoriale.C\u2019était un puzzle de hits », résume Martin Duchesne Et la suite Et maintenant, la question à 100 piastres.Maintenant que le cas Apex est réglé, quand passera-t-on vraiment aux choses sérieuses?Car il reste encore à rééditer tous les disques parus entre 1969 et 1976 sous étiquettes Grand Prix et Transworld, considérés par plusieurs comme le sommet artistique de Ginette Reno.La dernière valse, Des croissants de soleil, Un peu plus haut un peu plus loin.Tant que ces chansons ne seront pas remises sur le marché, il restera un immense trou à combler.Cette fois, c\u2019est bien vrai : les droits de ces albums appartiennent à Denis Pantis.Mais ce dernier attend de rétablir les ponts avec la chanteuse avant de les remettre sur le marché.Aux dernières nouvelles, les deux camps ont recommencé à se parler l\u2019été dernier, après un froid de plus de 300 ans.Selon Pantis, il y a de l\u2019espoir.«Ça fait partie de mes priorités.On a 14 albums à elle, alors ça va arriver.Mais on va être prêts quand on va être prêts.» Histoire à suivre.LES SEPT PREMIERS ALBUMS DE LA CHANTEUSE ENFIN RÉÉDITÉS SUR CD lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 L E C T U R E S L A P R E S S E M O N T R É A L D I M A N C H E 3 MA I 2 0 0 9 EXPRESSO ENTREVUE STÉRÉO ALEKSI K.LEPAGE COLLABORATION SPÉCIALE Détestant les étiquettes, Pat Groulx n\u2019aime évidemment pas être catalogué.Country, folk, rock, quelle importance?Il dit: «Dans la vie, je n\u2019ai pas de préférés.Musique préférée, repas préféré.Il y a plein d\u2019affaires que j\u2019aime beaucoup.On vit dans une société où il faut toujours dire exactement ce qu\u2019on fait, ce qu\u2019on aime, il faut mettre des tags.Je fais la musique que j\u2019aime et que j\u2019ai envie de faire.J\u2019ai grandi avec le country.J\u2019essaie de faire un country qui a des couilles.» Avec des couilles et du coeur.Il est évident, à l\u2019écoute de La suite que ce Groulx est une sorte de clown tendre et triste, désireux de se détacher de l\u2019image de l\u2019éternel niaiseux qui rit de tout et de rien: «Je suis plus assumé, concède-t-il.Pour le premier disque j\u2019avais une certaine crainte, même si je savais exactement ce que je faisais.J\u2019ai appris beaucoup, j\u2019ai perdu beaucoup de ma gêne, pas que j\u2019étais complètement timide, mais j\u2019ai appris à bouger sur scène, à bien tenir une guitare, des choses un peu niaiseuses, mais qui donnent un meilleur show.» Fier de ce nouvel objet, Pat s\u2019affiche sur la pochette (le premier CD était illustré par la photographie de son viril et vieillissant ingénieur du son).Pat Groulx serait-il enfin un chanteur véritablement ravitaillé ?«Je me répète, mais je fais de la musique pour faire le party.Avant, dans les premiers shows, j\u2019étais nerveux et stressé pour rien, je ne m\u2019amusais pas avant de monter sur scène.Le passage de l\u2019humour à la chanson «sérieuse» s\u2019est fait assez naturellement.» Le «naturel» et cette modestie honnête sont un peu la marque de commerce de Pat Groulx, vrai chanteur, lequel retire momentanément son costume de saltimbanque et d\u2019idole des ados pour parler de choses vraies, simples et profondes, comme si l\u2019auteur voulait s\u2019éloigner du kid insolent en lui : «C\u2019est un album que j\u2019ai fait de soir et de nuit.J\u2019ai deux enfants.Si je l\u2019avais écrit de jour, ça n\u2019aurait pas été pareil.J\u2019ai fait de la musique et des chansons pendant qu\u2019ils dormaient.Le soir, j\u2019étais dans un mood confortable, j\u2019aimais descendre au sous-sol dans mon petit bureau.» Alors que sont étalés sur les tablettes des disquaires les nouveaux albums de Jean Leloup et Patrick Watson, déjà vénérés par la critique, Groulx présente avec humilité cette éclectique compilation où se mêlent le country, le folk, le gros rock, le reggae et (Groulx n\u2019y peut rien) la farce.Il y a une chanson «cachée» en toute fin, passée la douzième.Pat et ses Bas blancs offriront un spectacle bénéfice au nom de l\u2019organisme Entraide Grands Brûlés, le 4 mai à 20h au théâtre Saint-Denis, en compagnie de Jean-Michel Anctil, Éric Lapointe, Boom Desjardins et autres vedettes.Pourquoi les grands brûlés, spécifiquement?«Parce que ça fait mal», dit l\u2019artiste, à la blague et admettant avec humour et tendresse que Pat Groulx et les Grands brûlés ferait un très beau nom de groupe.Ensuite, Pat ira un peu partout dans la province pour offrir aux fans et aux autres son spectacle.Pour plus d\u2019infos visitez le www.patrickgroulx.com/ FOLK-ROCK PATRICKGROULX ETLESBAS BLANCS La suite Non, le comique Patrick Groulx, alias Pat, n\u2019a pas laissé tombé ses Bas blancs, groupe de musiciens très doués avec qui il tourne depuis quelques années.Mais Pat a changé un peu, s\u2019abandonnant plus librement à ses velléités artistiques, à la poésie et à la musique.Son nouvel album, intitulé La suite, témoigne d\u2019une sensibilité authentique et d\u2019un véritable amour du country\u2026 PATGROULXET SESNOUVELLES CHAUSSETTES PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE TIGA CIAO! TURBO RECORDS HHH Meilleur en dansant Il y a quelques semaines, une nouvelle chanson du Montréalais Tiga, Mind Dimension, a été diffusée sur la toile.Comme avant-goût de l\u2019album Ciao! à venir, c\u2019était réussi: un Tiga en grande forme qui invoque l\u2019âme acid-house de Hardfloor pour offrir une tonitruante et déstabilisante bombe de dancefloor.Malheureusement, et en dépit des collaborations prestigieuses de Gonzales, James Murphy (patron du label DFA), des Belges de Soulwax, Jesper Dahlbäck et Jori Hulkkonen, Ciao! n\u2019est pas tout taillé du même bois.Délaissant l\u2019esthétique electro-clash qui l\u2019avait propulsé lors de la sortie de son premier album Sexor, Tiga se risque à diversifier les influences technoïdes déployées sur cet album.On salue le risque, même si l\u2019album, très contrasté, contient des parts égales de hits \u2013 Shoes, Beep Beep Beep, Speak, Memory \u2013 et de chansons carrément ennuyeuses.À ce chapitre, Luxury (avec Gonzales) est d\u2019une navrante banalité, dans les arrangements comme dans le texte, alors que Gentle Giant (avec James Murphy) et Love Don\u2019t Dance Here Anymore, qui passent pour des ballades électro-pop (ça lève cependant à la fin de cette dernière), sont soporifiques.Tiga est assurément à son meilleur lorsqu\u2019il nous invite à danser.Philippe Renaud, collaboration À ÉCOUTER: Mind Dimension \u2014 ÉLECTRO VITAMINSFORYOU HE CLOSED HIS EYES SO HE COULD DANCE WITH YOU RAW YOUTH RECORDS HHH Brut et mélodique Quelques semaines seulement après la sortie du nouvel album de Junior Boys arrive He Closed His Eyes So He Could Dance With You, troisième album du Torontois (lui aussi) d\u2019adoption Bryce Kushnier (Vitaminsforyou).Mauvais timing, principalement dû à l\u2019évolution musicale du bonhomme.Pour ceux qui connaissent son travail (il a notamment enregistré pour le label montréalais Intr_version), Kushnier proposait une pop électronique sensible et bric-àbrac dans laquelle se mêlaient électro minimaliste, folk, pop, soul et musique ambiante.Sur ce troisième disque, il prend la direction des planchers de danse avec une collection de neuf titres rigidement techno/ house.Plus musclé, mais tellement moins subtil, que ce qu\u2019offre Junior Boys, l\u2019album chanteur-producteur- musicien se démarque par sa palette sonore souvent rugueuse: des lignes de basses râpeuses, des sons de batterie qui résonnent dans le mix, un synthé narquois.Heureusement que son côté mélodique est demeuré intact, comme en témoigne d\u2019accrocheurs titres comme B4U.Ça semble être la mode par les temps qui courent, or les fans de Depeche Mode sauraient y trouver leur compte.Philippe Renaud, collaboration spéciale À ÉCOUTER: Me and My Mirror \u2014 CHANSON 3 GARS SU\u2019L SOFA CERF-VOLANT PIXELIA/TRIBAL/ SÉLECT HHH Drôle d\u2019humanité Obnubilé par la drôlerie de À la plage et le ton trop-tendre-pour-être vrai des voix des 3 gars su\u2019l sofa, on a vite classé le trio dans le rayon des groupes absurdes auprès des Trois Accords et André.Cerf-volant force à réviser cette position.Drôle n\u2019est pas un qualificatif qu\u2019on oserait employer pour décrire ce disque où l\u2019on croise quelques chansons tristes.Ça ne paraît pas trop, car les mélodies et les airs souriants demeurent et peuvent, à la limite, détourner l\u2019attention du propos.Pas trop grave dans les cas de Nos amis et Auto noire.Il serait toutefois dommage de passer à côté de Du stationnement et Ourse et ciel qui, sous leurs dehors inusités, sont empreintes d\u2019une touchante humanité.Malgré l\u2019approche poétique assez unique (un mélange habile de fausse naïveté, d\u2019accumulation d\u2019objets et une touche d\u2019hyperréalisme), certaines chansons n\u2019arrivent pas encore à transcender leur côté anecdotique (Jour/Soir).Ce Cerf-volant plus étoffé musicalement (on y entend notamment des cuivres) montre toutefois que ces trois têtes-là ont une manière bien à elles de voir le monde.Et de le chanter.Alexandre Vigneault À ÉCOUTER: Du stationnement \u2014 CHANSON TONYAMBULANCE BAND TONY AMBULANCE BAND DEP HHH 1/2 Méchant virage\u2026 ambulatoire De toute évidence, Anthony Rozankovic est un homme de coeur.Arrangeur de talent, pianiste de bon niveau, directeur musical chevronné, sergent recruteur d\u2019une relève allumée qui vogue régulièrement à ses côtés, il vit sa vie d\u2019artiste avec le courage et la persévérance des vrais.Compositeur inspiré, il ne sait peutêtre pas vraiment chanter, force est de constater dans ce virage ambulatoire\u2026 qui ne manque pas d\u2019urgence! Et où l\u2019attente est longue pour quelque guérison, quelque rédemption.Pas moins de 17 chansons et pièces instrumentales nous mènent au coeur de sa destinée, de ses interrogations, de sa tendresse débordante, ses déversements amoureux, son désir ardent, ses plaies ouvertes, sa fleur de peau, mais aussi des cases horaires plus guillerettes de son quotidien.Triés sur le volet, les mots sont de lui-même, de son ami Stanley Péan, de Carl Leblanc, Valérie Lagrange ou Lorenzo DaPonte.Bien fagotées de façon générale, ces rimes sont accueillies par une variété de genres musicaux qui honorent sa vaste culture: reggae, gospel, jazz, manouche, rock, soul, funk, samba, pop, etc.Il s\u2019en passe des choses à bord de ceTonyAmbulance Band! Alain Brunet À ÉCOUTER: La complainte de l\u2019homme poisson \u2014 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 MA I 2 0 0 9 L E C T U R E S 5 EXPRESSO Qu\u2019on ne s\u2019y trompe pas.Malgré le titre qui coiffe ce film, cette «affaire de famille» n\u2019a strictement rien du drame psychologique familial traditionnel.Il s\u2019agit plutôt d\u2019une comédie policière qui flirte parfois avec l\u2019exercice de style.Claus Drexel, qui signe ici son premier long métrage, s\u2019est inspiré du célèbre Rashomon de Kurosawa pour raconter une même histoire selon plusieurs points de vue différents.La vie des Guignebont, apparemment sans histoires, se retrouve ainsi chamboulée à la sortie d\u2019un match de football, la maison familiale étant située tout juste à côté du stade de Grenoble.Une remise incendiée, un important magot caché dans un sac (résultat d\u2019un braquage ayant eu lieu pendant le match), et des protagonistes qui, peut-être, n\u2019affichent pas exactement ce qu\u2019ils sont, tels sont les ingrédients avec lesquels les artisans composent leur menu.Le récit demeure pour le moins anecdotique, mais la présence d\u2019André Dussollier et de Miou-Miou, tous deux excellents, entraîne le film en des zones plus originales.Éric Caravaca (Son frère) offre par ailleurs une composition étonnante dans le rôle d\u2019un policier prévenant.Drexel aurait certainement pu explorer d\u2019autres pistes et donner au récit une dimension plus grave.Il se contente ici de concocter un divertissement somme toute inoffensif, qui ne laissera pas de souvenir impérissable.\u2014 MARC-ANDRÉ LUSSIER Affaire de famille SONIA SARFATI TOUS LES FILMS CRITIQUÉS PAR SONIA SARFATI SORTENT EN FORMAT DVD MARDI PROCHAIN DANS LES CLUBS DE LOCATION ET LES MAGASINS.CINÉMA MAISON AUTRES SORTIES TORONTO STORIES Film à sketches de Aaron Wooley, Sook-Yin Lee, Sudz Sutherland et David Weaver qui, chacun à leur manière, racontent « leur » Toronto vu par un jeune garçon qui, au cours d\u2019une même journée, est témoin des quatre «histoires » ici offertes.WHILE SHE WAS OUT Suspense de Susan Montford, avec Kim Basinger dans la peau d\u2019une mère de famille qui vit en banlieue et, petit train-train quotidien oblige, se rend au centre commercial voisin\u2026 avant de se retrouver en forêt en compagnie de voyous.Un autre genre de «beauté désespérée».LEGALLY BLONDES Comédie de Savage Steve Holland, avec les jumelles Becky et Milly Rosso, qui se glissent dans la peau des cousines de Elle Woods, la «vraie » blonde et légale qu\u2019incarnait Reese Witherspoon.L\u2019INÉDIT DE LA SEMAINE AFFAIRE DE FAMILLE DE CLAUS DREXEL AVEC ANDRÉ DUSSOLLIER, MIOU-MIOU, ÉRIC CARAVACA.AXIA FILMS (ALLIANCE VIVAFILM) HHH DRAME FANTASTIQUE THECURIOUS CASEOFBENJAMIN BUTTON (V.F.: L\u2019ÉTRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON) HHHH De David Fincher.Avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Julia Ormond, Taraji P.Hanson.(Général) The Curious Case of Benjamin Button, la nouvelle de F.Scott Fitzgerald, est une oeuvre mineure.Scénarisée par Eric Roth (dans un mode un peu trop Forrest Gump), son adaptation cinématographique réalisée par Dav id Fincher et mettant en vedette Brad Pitt et Cate Blanchett, est un grand film.À plus d\u2019un titre.Un grand film sur le plan du fond: c\u2019est quand même à quelque 80 ans d\u2019Histoire et d\u2019histoire vus par un homme né dans le corps d\u2019un vieillard et qui mourra dans celui d\u2019un nouveau-né, que l\u2019on est convié.Un grand film sur le plan de la forme: la technologie utilisée pour faire rajeunir Brad Pitt est révolutionnaire\u2026 et plus qu\u2019efficace car elle s\u2019efface pour se mettre pleinement au service du récit \u2013 à un point tel qu\u2019on l\u2019oublie pour mieux se concentrer sur un homme qui, si sa vie ne coulait pas ainsi à contresens, serait tout à fait banal.COMÉDIE DRAMATIQUE LAST CHANCE HARVEY (V.F.: LA DERNIÈRE CHANCE D\u2019HARVEY) HHH De Joel Hopkins.Avec Dustin Hoffman, Emma Thompson, Eileen Hopkins.(Général) Last Chance Harvey, c\u2019est Nick and Norah\u2019s Infinite Playlist décliné sur le temps de l\u2019âge mûr.L\u2019histoire d\u2019une rencontre qui prend les protagonistes par surprise, à un moment où ils n\u2019ont pas la tête à l\u2019amour, et qui fait mouche grâce à la chimie du couple en présence: Nick et Norah étaient Michael Cera et Kat Dennings, Harvey et Kate sont Dustin Hoffman et Emma Thompson.Deux grands comédiens qui ont éprouvé un plaisir immense à se donner la réplique: Dustin Hoffman, que La Presse a rencontré en promotion pour un autre film, était intarissable au sujet de celui-là.Avec raison.Il est très touchant dans la peau de ce compositeur de musiques publicitaires qui passe à Londres pour le mariage de sa fille.C\u2019est là qu\u2019il rencontre Kate qui, elle, s\u2019occupe de sa mère (c\u2019est le volet le moins intéressant du film).Ces deux solitudes vont s\u2019unir pour un temps et peut-être plus\u2026 DRAME WENDY AND LUCY (V.F.: WENDY ET LUCY) HHH1/2 De Kelly Reichardt.Avec Michelle Williams, John Robinson, Will Patton, Walter Dalton.Wendy, c\u2019est une fille qui a perdu beaucoup et n\u2019a plus que bien peu.On le sent dans chacun des regards et dans l\u2019attitude de Michelle Williams, qui l\u2019incarne avec autant de fragilité que de dignité, une combinaison qui empêche le personnage de trébucher dans le pathos.Lucy, c\u2019est le «peu» qui reste à Wendy.Son labrador blond.Ensemble, elles roulent vers l\u2019Alaska.La jeune fille devrait y trouver du travail.C\u2019est le plan.Qui tombe à l\u2019eau lorsque la voiture, elle, tombe en panne dans un bled de l\u2019Oregon.La route de Wendy croise ainsi celle de «porte-étendard» du rêve américain qui déchante: un jeune homme en mode conservateur, un mécanicien roi du je-m\u2019en-foutisme mais, aussi (et heureusement), un agent de sécurité bourru et humain qui symbolise l\u2019espoir.Film à petit budget, Wendy and Lucy prouve qu\u2019il est possible de dire beaucoup et de le dire merveilleusement bien avec peu.DRAME DERRIÈRE MOI HHH De Rafaël Ouellet.Avec Carina Caputo, Charlotte Legault, Patrice Dubois, Éliane Gagnon.(13 ans +) Un autre film au budget très modeste (500 000$, ce qui est déjà plus que celui du Cèdre penché, du même réalisateur) que Derrière moi de Rafaël Ouellet.Un film qui se démarque par sa qualité de jeu et une réalisation forte.Lesquelles ne parviennent toutefois pas à combler les lacunes d\u2019un scénario qui aurait gagné à être « tendu» ici et là, et qui flirte parfois avec la complaisance dans sa vision d\u2019une certaine misère.Heureusement, le piège de la leçon de morale, lui, est évité.On suit ici une escorte d\u2019une vingtaine d\u2019années qui arrive dans un village où elle rencontre une ado pour qui elle bâtit de «grands» projets.On assiste alors à la perte de l\u2019innocence d\u2019une toute jeune fille \u2013 ce qu\u2019est vraiment Charlotte Legault.Une jeunesse sert le propos, d\u2019autant que les échanges entre les deux comédiennes sont d\u2019une justesse troublante.CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Jacques Drouin, le pianiste attitré du Nouvel Ensemble Moderne, avait eu deux idées intéressantes: il décidait de se produire seul, pour une fois, et axait son programme sur l\u2019étude, genre musical centré sur un aspect particulier d\u2019exécution et que nombre de compositeurs ont traité à travers les âges.En première moitié de récital , Drouin enfilait, et de mémoire, 12 études d\u2019autant de compositeurs.L\u2019ordre chronologique eût été plus instructif que le pêle-mêle adopté, mais le pianiste avait sans doute ses raisons de choisir cette succession.Le cher Czerny qui fait peiner tous les étudiants en piano ouvre la rétrospective avec ce que le programme donne comme la première pièce du cahier op.740.Drouin traverse avec une mécanique presque parfaite ce pur exercice digital en mouvement perpétuel.L\u2019élève Liszt suit immédiatement avec Feux follets, cinquième des 12 Études d\u2019exécution transcendante.Ici, on se contentera de remarquer que Drouin a, comme on dit familièrement, « un peu de misère ».Il a plus de chance dans les doubles notes de l\u2019Étude op.10 no 7 de Chopin.Du même répertoire romantique et familier, il a choisi l\u2019Étude op.8 no 9 de Scriabine et l\u2019Étude-Tableau op.39 no 5 de Rachmaninov.Il possède la puissance d\u2019octaves requise dans le premier cas et le résultat s\u2019annonce aussi bon dans le second, sauf que le pianiste saute au moins deux pages dans le Rachmaninov.Il s\u2019était également passé quelque chose d\u2019étrange juste avant, dans la troisième Étude de Pascal Dusapin.On a entendu le pianiste marmonner, on l\u2019a vu sortir de scène, puis revenir et recommencer l\u2019interminable morceau à la note répétée je ne sais plus combien de fois.L\u2019après-entracte était monopolisé par la deuxième Sonate de Boulez, oeuvre en quatre mouvements, de 1948 et donc d\u2019un compositeur de 23 ans, mais d\u2019une complexité et d\u2019une difficulté déjà absolument déconcertantes.Drouin traverse ces 32 minutes de mémoire encore et, de toute évidence, sans le moindre problème.Voilà le répertoire où il excelle.Dans l\u2019Étude en style toccata, dite « pour les mains alternées », de Bruno Mantovani, c \u2019est un prestigitateur qui jonglait sur le Fazioli du Bon-Pasteur.Bonne idée aussi d\u2019inclure Debussy, Messiaen, Ligeti et Stravinsky.Cur ieusement, aucun compositeur d\u2019ici ne figurait au programme.François Morel a pourtant écrit deux Études de sonorité qui reviennent souvent dans les concours.Drouin n\u2019y a sans doute pas pensé.La Chapelle était presque comble et plusieurs de nos compositeurs étaient présents.JACQUES DROUIN, pianiste.Hier après-midi, Chapelle historique du Bon-Pasteur.Jacques Drouin : pour le «moderne » PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Le groupe indie-rock montréalais The Dears a eu une désagréable surprise jeudi matin lorsque, au moment d\u2019embarquer à Montréal pour une tournée d\u2019une trentaine de concerts au États-Unis et au Canada, il a constaté que son moyen de transport s\u2019était volatilisé.Son autocar de location, un modèle Prévost, Series 60, adapté par la compagnie HalJoe pour accommoder des artistes en tournée, n\u2019a toujours pas été retrouvé.Le numéro d\u2019immatriculation du véhicule (dont une des fenêtres serait brisée) est V957YW.«Nous sommes plutôt étonnés de voir qu\u2019un autocar peut ainsi se faire voler \u2013 c\u2019est tellement (comme dans le jeu vidéo) Grand Theft Auto, c\u2019en est presque surréel», a réagi le chanteur Murray Lightburn, en entrevue avec le National Post.Selon les premières indications, l\u2019autocar d\u2019environ 45 pieds de long a été dérobé près de l\u2019hôtel Comfort Inn de Pointe-Claire, où logeait son chauffeur.Chanceux dans leur malchance, les musiciens de The Dears n\u2019avaient alors pas encore transporté leurs effets personnels ni leurs instruments dans l\u2019autocar, qui devait les mener le soir même à Toronto pour un concert.L\u2019incident n\u2019est pas sans rappeler le spectaculaire vol des instruments du groupe The Stooges l\u2019été dernier, au lendemain du concert qu\u2019ils avaient donné au festival Osheaga.Quelques dizaines de milliers de dollars d\u2019instruments de musique avaient alors disparu.TheDearsamalgré tout amorcé sa tournée \u2013 il jouera demain soir au Bowery Ballroom de New York.Le car de tournée de The Dears volé lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll En première moitié de récital, Drouin enfilait, et de mémoire, 12 études d\u2019autant de compositeurs.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 L E C T U R E S L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 MA I 2 0 0 9 LETHRILLER LE PLUS SEXY DE L'ANNÉE GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants Consultez les Guides-Horaires des Cinémas ou Visitez SonyPicturesReleasing.ca À L\u2019AFFICHE 1811578A » CRÉATION DESCOSTUMES EFFETS SPÉCIAUX DE MAQUILLAGE DESSINÉS ET CRÉÉS PAR MUSIQUE DE MONTAGE CONCEPTION VISUELLE DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE COPRODUCTEUR PRODUCTEURS EXÉCUTIFS PRODUIT PAR SCÉNARIO DE RÉALISÉ PAR TRAMESONOREDISPONIBLESUR « Personnages liés à X-Men MC & ©2009 Personnages de Marvel, Inc.Tous droits réservés.PRÈSENTE EN ASSOCIATION AVEC ET ET ET UNE PRODUCTION UNE PRODUCTION MAINTENANT À L\u2019AFFICHE! Consultez les guide-horaires ou visitez les sites web suivants: cineplex.com, cinemasguzzo.com, cinemasfortune.ca, cinentreprise.com, enprimeur.ca (version française) VIOLENCE « REMPLI D'ACTION, une décharge d'adrénaline ! » -Paul Fischer, Dark Horizons 1812937A EXPRESSO LUDO CETTE SEMAINE SUR LES TABLETTES Karen Young et Éric Auclair Électro-beatniks Sophie Milman Take Love Easy Juliette Gréco Je me souviens de tout Ranee Lee Live Upstairs Yusuf Roadsinger Pawa Up First The Outcome Yves Duteil (fr)agiles Peaches I Feel Cream Ciara Fantasy Ride Chinatown Cité d\u2019or Arctic Monkeys Live At the Apollo Guillaume Arsenault Géophonik Joey Cape Bridge Ben Harper & The Relentless 7 White Lies For Dark Times Omara Portunondo Gracias St.Vincent Actor Fischerspooner Entertainment Annie Dufresne Mélodie pour coeur brisé Friedmann Friese nous a offert beaucoup d\u2019excellent jeux, malheureusement trop peu souvent traduits dans la langue de Molière.Rivière d\u2019enfer est une exception.Heureusement, car ce jeu a une thématique qui fait partie de notre imaginaire; les joueurs incarnent des bûcherons qui tentent de gagner une course sur une rivière tumultueuse.Il faut éviter les rochers où les bûcherons seront pris au piège et tirer profit des rapides qui peuvent donner une confortable avance.ou même coincer un adversaire derrière un rocher! Lorsqu\u2019un bûcheron en rencontre un autre, il le pousse vers la case suivante, ce qui peut créer des déplacements en cascades impressionnants.Et bien sûr, c\u2019est sans compter sur les billes qui flottent sur la rivière et qui sont, elles aussi, influencées par le mouvement des joueurs et des rapides.Les parties sont pleines de rebondissements et ce jeu offre un excellent potentiel de «rejouabilité» grâce aux six plateaux réversibles qui servent à créer la rivière.Le vainqueur sera sans aucun doute celui qui se sera le moins mouillé! Rivière d\u2019enfer, un jeu pour 2 à 5 maîtres-draveurs de Friedmann Friese.HHHH \u2014 Chantal Ide, collaboration spéciale RIVIÈRE D\u2019ENFER: JE DRAVE, TU DRAVES.0503 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO SRC La petite séduction - Claude Dubois visite Price, en Gaspésie.Le Téléjournal Découverte - La vie pourrait exister sur deux exoplanètes qui ont été découvertes dernièrement.Et Dieu créa.Laflaque Tout le monde en parle - On reçoit le gagnant de Britain's Got Talent 2007./ Guy Carbonneau , Paolo Noël , Paul Potts.22h20 Le Téléjournal FrancoFolies de Montréal: 20 ans.Dans les dents! \" 112 4 4 TVA 16h00 ! CASPER (1995) avec Bill Pullman, Cathy Moriarty, Christina Ricci.Le TVA 18 heures Les Gags Juste pour rire / Bien cuit à dodo Parlementeries - Yvon Deschamps est le chef de l'opposition de ce parlement comique.Dieu Merci! - Lise Dion s'éclate lors d'une audition pour devenir une cheerleader.René Angélil - Une entrevue exclusive à l'occasion de la sortie de la biographie de René Angélil.Le TVA réseau À LA DÉRIVE (2004) 2h00 \" 115 7 7 TQS Rire et délire Le 17h30 Loft Story: Le Talk Show TEMPS LIMITE (2003) avec Eva Mendes, Sanaa Lathan, Denzel Washington.- Un policier, ayant volé une forte somme d'argent, découvre qu'il a été manipulé.Sexy Money - Une partie de poker à bord d'un yacht oppose Simon Elder et Tripp; les mises sont grandes.Loft Story: Le Talk Show 114 5 5 TQc Curieux Bégin - Aumenu: pain perdu et poulet en crapaudine, avec haricots verts et sauce yogourt.Soyons bêtes! Bluff - Alain Gravel, Céline Bélanger, François-Yves et Maxime Turcotte-Noiseux s'affrontent.Pour l'Histoire - Un portrait des 16 derniers jours de l'Occupation allemande de la capitale française.MONSIEUR HIRE (1989) Michel Blanc.- Un homme, soupçonné de meurtre, épie secrètement sa voisine dont il est amoureux.22h25 DocsPlus / Chers électeurs - Documente le quotidien harassant de deux députés que tout oppose.138 8 8 CBC AN AMERICAN TAIL (1986) Dom DeLuise.Geologic Journey QUALITY OF LIFE: A DOMINIC DA VINCI MOV.CBC News: Sunday Night the fifth estate 206 13 13 CTV-M In Fashion Fashion TV CTV News Star Wars: Clone Degrassi: TNG The Amazing Race Desperate Housewives / Bargaining TheMentalist / Miss Red CTVNationalNews CTV News \" 205 11 11 GBL-Q 15h00 ! PGA Golf (D) Evening News 16:9 Bigger Pic.Sit Down Bob & Doug The Simpsons King of the Hill Family Guy American Dad Brothers & Sisters News Final 16:9 Bigger Pic.55 3 3 ABC 15h30 ! NBA Basketball (D) ABCWorld News Fox 44 News America's Funniest Home Videos ExtremeMakeover: Home Edition Desperate Housewives / Bargaining Brothers & Sisters Desperate Housewives 281 22 22 CBS 15h00 ! PGA Golf (D) Channel 3 News CBS Even.News 60 Minutes The Amazing Race Cold Case Partie 1 de 2 The Unit / Endgame Channel 3 News King of Queens 282 21 21 NBC Equestrian Newschannel 5 NBC News Dateline NBC The Celebrity Apprentice / Piers Morgan Newschannel 5 Reel Talk 280 18 23 PBS-P Pioneers of Television / Primetime Spain.On the Road Again All Creatures Great / Faint Hearts Nature / Eagles of Mull Masterpiece Classic / The Old Curiosity Shop Masterpiece Classic / The Old Curiosity Shop \u2014 43 24 PBS-B Appalachia: History Summer Wine Waiting for God Globe Trekker / Planet of the Apes Nature / Eagles of Mull Masterpiece Classic / The Old Curiosity Shop Legacy of War In the Life \u2014 6 59 A&E TRUE LIES (1994) avec Arnold Schwarzenegger, Tom Arnold, Jamie Lee Curtis.INDEPENDENCE DAY (1996) avec Bill Pullman, Jeff Goldblum, Will Smith.Paranormal State 615 73 39 ARTV Vente de garage / L'encan Temps-Paix Temps-Paix Grandes entrevues / Jean-Guy Moreau Comme magie Grands spectacles / Amélia 22h15 THE COMPANY (2003) / Neve Campbell 0h10 \" 143 31 31 BRAV Inside the Actors Studio Spectacle: Elvis Costello With.Arts&Minds Fact Presents TheWorld's a Stage LITTLE CHILDREN (2006) avec Patrick Wilson, Jennifer Connelly, KateWinslet.23h45 HOL.2h15 \" 620 72 34 CD Intelligence Animale Le Grand Rire de Québec 2006 Surhumains / Force herculéenne Surhumains / Stéroïdes Jetman: L'homme oiseau Hantise / Le soldat fantôme La vie après lamort 129 20 20 Cinépop 15h55 ! MAIN BASSE S.LE RETOUR (1948) avec Lana Turner, Anne Baxter, Clark Gable.YANKS (1979) avec Vanessa Redgrave, Lisa Eichhorn, Richard Gere.22h25 LES ORDRES (1974) 0h15 \" 185 205 205 DISC MythBusters / Steam Cannon Cash Cab How It's Made MythBusters / Steam Cannon HowWilliam Shatner Changed the World MythBusters / Alcohol Myths Anthony Bourdain / Colombia 520 37 37 EV Les nouveaux explorateurs Mordu de la pêche / Bélize Le maître du grill Enfants à bord Le Top 10 À faire dans une vie / États-Unis Embarquement immédiat Survivor: Aventures en Australie 134 23 51 FC 17h10 K.Possible 17h40 H.Montana 18h05 Sadie Flight 29 Down 18h55 SoRaven 19h50 Life Derek 20h10 Suite Life 20h35 H.Montana VEGAS VACATION (1997) Chevy Chase.22h35 SHORT CIRCUIT (1986) 0h15 \" 556 \u2014 67 FOX 2 1/2 Men 2 1/2 Men Seinfeld Seinfeld Sit Down American Dad The Simpsons King of the Hill Family Guy American Dad Fox 44 News Family Guy TMZ 283 36 46 HI Dr Quinn, femme médecin Champions Nos familles / Chine et Mexique À vos marteaux / Banc de quêteux Passionmaisons / St-Armand Compte à rebours Ténacité, devoir, vérité 133 25 53 HIST Dogfights The Last Dawn NCIS / Skeletons Dogfights / First Dogfighters FLYBOYS (2006) avec Scott Hazell, Jean Reno, James Franco.522 49 47 MMAX Le grand décompte MusiMax Cocktail pop en clips Musicographie / Weird Al Yankovic Musicographie québécoise Génération 2000 / 2000 Jack Johnson \" 142 32 48 MP État critique Infoplus M.Net M+ reçoit Décompte MusiquePlus 1-2-3 Punk! L'heure HipHop Pimp mon char Pimp mon char 141 30 30 E! MTL Nadege Le pont Noir de monde E! Special Extreme Makeover: Home Edition The Celebrity Apprentice / Piers Morgan Teleritmo 207 14 14 RDI Le Téléjournal La Facture Vu du large Le journal RDI Rendez-vous Grands Reportages Le Téléjournal Les coulisses du pouvoir Second Regard Le Téléjournal L'Épicerie 126 19 19 S+ Affaires de femmes Veronica Mars Pauvres millionnaires / L'exil Porté disparu / Fausse piste C.S.I: Miami / Clap de fin Les experts / Enquête en direct Division criminelle 132 24 52 SE 16h55HARCÈLEMENT D'OUTRE-T.18h25KUNG FU PANDA (V.F) (2008) PERSPECTIVE (2008) Emmanuelle Vaugier.Selon Tim Britain USA LE PORTE-BONHEUR.0h45 \" 180 \u2014 201 SHOW 16h00 ! JOHN TUCKER .Wife Swap The Guard / Waheguru LIES AND CRIMES (2007) avec Tamara Hope, Estella Warren.Rescue Me / Wine The Guard / Waheguru 616 40 40 TFO Active-toi Mon premier em.Cornemuse Pinky Dinky Doo Panorama Expéd.Yangtsé Turandot Jazz Cabaret / Denzal Sinclaire Volt Destination N.\" 137 \u2014 \u2014 TLC Untold Stories / Baby Blues Untold Stories / Hidden Dangers World's Smallest People Joined for Life World's Oldest Conjoined Twins Guess Who's ./ David & Chuck Joined for Life 521 39 27 TTF TOM & JERRY: LA COURSE DE L'ANNÉE (2006) Bugs Bunny et Tweety Défis extrêmes Île des défis extr.Les Simpson Punch Rick & Steve South Park Les Simpson Décalés cosmos 139 34 45 TV5 16h00 ! Vivement dimanche! Mixeur Journal France 2 Questions pour un super champion Renard des champs On n'est pas couché TV5 le journal Mixeur 145 15 15 VIE S.O.S Santé C'est la fête! Mariages de rêve Ma maison Billets Verts Délivrez-moi de mes kilos Debbie rénove / Le voeu de Trevor Idées-grandeur Airoldi-sortie 8 à lamaison Dre Nadia 135 35 44 VOX Ici et là Bonheur total Voir GRAND.tv Juste pour rire Gala Juste pour rire Le Confident Parole et vie BoxeRock \u2014 9 9 VRAK Derek Grenade avec ça?Endurance Fan Club Amitiés d'une saison Wildfire / En danger 70 70 Samantha Frank vs Girard Mauvais 1/4 d'heure 140 16 16 Z Comment.fait Ça s'branche où?Jobs de bras Le cobaye Chasseurs de fantômes Les stupéfiants Monstres Mécaniques PAINKILLER JANE (2005) Emmanuelle Vaugier.131 26 54 RDS 16h30 ! PGA Golf (D) Golf Mag Info Sports (D) Images/secondes LNH Hockey / Hurricanes de la Caroline c.Bruins de Boston - Séries éliminatoires (D) Info Sports (D) IIHF Hockey Bel./Cze.\" 123 33 33 SPN Poker Hockeycentral SN Connected World Sport Week in Baseball LMB Baseball / White Sox de Chicago c.Rangers du Texas (D) Sportsnet Connected 406 38 38 TSN UEFA Champions League Highlights SportsCentre That's Hockey LNH Hockey / Hurricanes de la Caroline c.Bruins de Boston - Séries éliminatoires (D) SportsCentre ATP Tennis \" 400 28 28 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 MA I 2 0 0 9 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L E C T U R E S 7 Praeludium et Allegro Fritz Kreisler orch.J.Cousineau Quatuor op.41 no 1 en la mineur Robert Schumann Petite suite Claude Debussy orch.J.Cousineau Suite queue leu leu Jean Cousineau De la France au Québec Jean Cousineau Excursions Jean Cousineau La Follia Arcangelo Corelli rév.et orch.J.Cousineau Les Petits Violons vous invitent ! ENTRÉE LIBRE: sièges assignés avec laissez-passer disponibles à la billetterie 514-987-6919 Samedi9 mai 2009 19h00 Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau 300, boul.de Maisonneuve Est Direction Jean Cousineau et Marie-Claire Cousineau Concert 44 e anniversaire En collaboration avec 1814642A PA RT I C I P EZ AU CONCOURS Passez une journée inoubliable en famille grâce au Centre des sciences de Montréal.Découvrez l\u2019expérience multisensorielle AQUA et faites un voyage au coeur de l\u2019eau.Poursuivez votre aventure au fond des mers en visionnant le film Merveilles des mers 3D et plongez dans le vif du sujet en explorant les rapides de Lachine à bord d\u2019une embarcation de Saute-Moutons.Vagues d\u2019émotions fortes garanties ! INSCRIVEZ-VOUS: cyberpresse.ca/aqua 10 FORFAITSFAMILIAUX COMPRENANT : ÀGAGNER LE FILM MERVEILLESDES MERS EN IMAX 3D L\u2019EXPÉRIENCE MULTISENSORIELLE AQUA * Chaque forfait familial comprend : 4 billets pour le Centre des sciences de Montréal incluant l\u2019expérience AQUA pour 2 adultes et 2 enfants, 4 billets pour le film Merveilles des mers 3D pour 2 adultes et 2 enfants et 4 billets pour l\u2019excursion Saute-Moutons pour 2 adultes et 2 enfants.Valeur totale des prix : 2630 $.Règlement disponible sur cyberpresse.ca.* L\u2019 EXCURSION SAUTE-MOUTONS 1751284A 1816554 LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE SUR LES ONDES DE RADIO-CANADA ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L\u2019INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L\u2019EXCELLENCE NAÎT DE L\u2019EFFORT llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Si vous tapez «Patrick Pichette » dans Google, vous apprendrez que cet ancien patron de Bell Canada est un des grands argentiers de Silicon Valley, l\u2019eldorado technologique californien où est né le XXIe siècle.Sa calculette jongle avec des liquidités de 18 milliards de dollars américains.Oui, oui, 18 000 millions ! À 46 ans, M.Pichette est le nouveau chef de la direction financière du plus important moteur de recherche sur internet : Google.Rien de moins.Patrick Pichette RÉJEAN BOURDEAU I l y a deux semaines, quand il a prononcé un discours devant la chambre de commerce du Montréal métropolitain, Patrick Pichette a fait salle comble.Du coup, celui qui détonnait avec sa chemise jaune, ses souliers de course blancs et son sac à dos orange dans une mer de costumes bleus et gris a été sacré «nouvelle web star de Québec inc.» par les médias financiers.Malgré l\u2019intérêt qu\u2019a suscité sa première sortie officielle à Montréal, ce financier hors du commun a pourtant pris la chose avec détachement.«J\u2019avais dit à mes parents: Ne venez pas, ça va être ennuyant à mort! Ce sera tellement plus le fun d\u2019aller manger ensemble au restaurant.On va pouvoir rigoler.» Cette anecdote révèle un peu l\u2019homme.Du moins sa façon d\u2019aborder la vie.«On est des gens simples, dit Patrick Pichette.Mes parents nous ont légué, à ma soeur, à mon frère et à moi, des valeurs profondes.Il y avait beaucoup d\u2019amour et de soutien, chez nous.» Son père, directeur technique à Radio-Canada, et sa mère ont investi dans l\u2019éducation et les loisirs de leurs enfants.«Mes parents ne savent pas nager ni skier, mais nous, on le sait, dit-il.Et on allait dans des camps de vacances l\u2019été.» Aller au bout de soi «Mes parents sont surpris de toute la chance que j\u2019ai eue, dit-il.Si, en plus, on ajoute de bonnes valeurs et beaucoup de travail, ça peut mener loin si on n\u2019arrête pas.» Cette route l\u2019a conduit jusqu\u2019au poste de numéro 4, après les fondateurs et le président, de l\u2019une des compagnies les plus puissantes et les plus en vue de la planète.À titre de chef de la direction financière de Google, il gère les budgets d\u2019une société qui affiche des revenus de 20 milliards et qui emploie plus de 20 000 personnes.Pour cet accompl issement extraordinaire, La Presse et Radio- Canada nomment Patrick Pichette Personnalité de la semaine.«Si j\u2019avais à résumer mes aspirations, je dirais que j\u2019ai deux objectifs: avoir beaucoup d\u2019impact dans mon milieu et prendre le temps de contempler la beauté de la vie.» Le parcours qui l\u2019a mené à Mountain View, en Californie, est atypique.Une sorte de jeux d\u2019essais, d\u2019erreurs et de coups de génie ont conduit cet hommeparticulièrement brillant aux plus hauts sommets.Né et élevé à Montréal-Nord, M.Pichette a étudié en sciences à la polyvalente Henri-Bourassa ; en arts et communications au collège Jean-de-Brébeuf.«C\u2019est moche, l\u2019école, dit-il en riant.Être assis à écouter des gens parler pendant des heures, ce n\u2019était pas pour moi.Je suis un gars éclectique, super curieux et hyperactif sur les bords.Je suis un junkie de l\u2019apprentissage, mais après avoir fait le cube Rubik trois fois, je m\u2019ennuie très vite.» À 19 ans, il décide donc d\u2019abandonner ses études pour se lancer à l\u2019aventure.Enrôlé dans Katimavik, il part faire du travail communautaire en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec.Il restaure des sites historiques, travaille avec des handicapés et se lie d\u2019amitié avec des bûcherons, chez qui il habite.Le programme terminé, il décide de rester en Colombie-Britannique comme opérateur de débusqueuse.Retour aux études Après deux ans, il revient à Montréal et s\u2019inscrit à l\u2019UQAM.«Quand je suis retourné aux études, j\u2019avais un focus très différent, dit-il.J\u2019ai eu une leçon de vie quand j\u2019étais dans le bois.J\u2019ai vite fait le tour de ce travail et jeme suis rendu compte que j\u2019aimais surtout apprendre et faire de grandes choses.» Comme il est «super fort» en maths, il cherche un compromis entre ce qui est scientifique et très humain.Il opte pour l\u2019administration des affaires.«C\u2019était une grave erreur, ditil.Je n\u2019aurais jamais dû faire ça ! Un bac devrait nous apprendre à penser et à mettre en valeur notre cadre créatif et intellectuel.Pas à faire des techniques.» Il termine quand même son bac en deux ans et demi avec un dossier exceptionnel.Un professeur lui suggère alors de s\u2019inscrire à la bourse Rhodes, qui permet d\u2019étudier à l\u2019Université Oxford, en Angleterre.« J\u2019étais sans le sou, mais je me suis acheté un complet pour passer l\u2019entrevue, se souvient- il.J\u2019avais l\u2019air d\u2019un vrai pingouin\u2026 Je leur ai expliqué que j\u2019avais tout fait à l\u2019envers.Que c\u2019était tout croche, mon affaire.» Il remporte la bourse et il part faire une maîtrise en philosophie politique et économique.Sur le campus, il rencontre sa femme.«Je n\u2019ai vraiment pas étudié tant que je n\u2019ai pas été à Oxford, dit-il.J\u2019ai travaillé vraiment fort, mais j\u2019ai beaucoup appris.» Parcours professionnel Quand il sort de l\u2019université, il ne veut pas d\u2019une carrière tracée à l\u2019avance.Il cherche un travail qui lui permet de se dépasser.Il travaille à la firme conseil McKinsey & Company, à Toronto, Tokyo et Montréal.Il devient VP finance de Sprint Canada, puis il entre au siège social de Bell Canada.Il y reste sept ans et devient président de l\u2019exploitation, responsable de 16 000 employés.Puis, l\u2019an dernier, il reçoit l\u2019appel d\u2019une amie.Google cherche un responsable des finances.Elle lui propose de rencontrer les fondateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page.«Je me suis tout de suite rendu compte que je cadrais avec les valeurs de cette entreprise, dit-il.Sa mission est d\u2019organiser et de rendre disponible à tous toute l\u2019information et de la rendre utile aux gens.Google veut trouver les réponses pour que le monde soit meilleur.» Depuis son arrivée, on lui a reproché d\u2019avoir été le premier à faire des licenciements dans cette entreprise.Le magazine Fortune l\u2019a surnommé The Axman (l\u2019homme au couperet).«Je ne suis pas d\u2019accord avec ça, mais c\u2019est du bon marketing pour Fortune», ditil en riant.À Google, il remarque qu\u2019il y a un équilibre entre le travail professionnel, le travail communautaire et les défis complexes.«Ici, on ne veut pas tes opinions, dit-il.C\u2019est très analytique.Tu dois amener l\u2019évidence qui supporte tes hypothèses.Et il faut arriver attaché serré parce que les gens sont super brillants.» Pour relaxer, il ne fait pas que se rendre au travail à vélo.Père de deux filles de 17 et 14 ans et d\u2019un garçon de 15 ans, il fait beaucoup d\u2019activité de plein air: randonnée, chasse et pêche jusqu\u2019en Russie.Et il lit beaucoup, à peu près de tout \u2013 présentement, TheHistory of the Decline and Fall of the Roman Empire.«On n\u2019arrête jamais d\u2019apprendre! » lance-t-il.Un professeur lui suggère de s\u2019inscrire à la bourse Rhodes, qui permet d\u2019étudier à l\u2019Université Oxford.« J\u2019étais sans le sou, mais je me suis acheté un complet pour passer l\u2019entrevue.J\u2019avais l\u2019air d\u2019un vrai pingouin\u2026 Je leur ai expliqué que j\u2019avais tout fait à l\u2019envers.Que c\u2019était tout croche, mon affaire.» PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Si j\u2019avais à résumer mes aspirations, je dirais que j\u2019ai deux objectifs : avoir beaucoup d\u2019impact dans mon milieu et prendre le temps de contempler la beauté de la vie.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 L E C T U R E S L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 MA I 2 0 0 9 AUJOURD´HUI ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 9h45 R D I EN D I R E C T Avec Louis Lemieux VENDREDI DÈS 5h SAMEDI ET DIMANCHE DÈS 5h30 DEMAIN MATIN ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 6h40 C \u2019 E S T B I E N MEILLEUR L E MAT I N Avec René Homier-Roy DU LUNDI AU VENDREDI 5h30 À 9h À RADIO-CANADA RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESSE/RADIO-CANADA Radio-Canada.ca 3575898A 1711607 "]
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