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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles: Jazz
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2009-07-02, Collections de BAnQ.

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[" www.cyberpresse.ca/arts STEVIE WONDER RETOUR SUR LE SPECTACLE D\u2019OUVERTURE PAGE 4 MELODY GARDOT LA MUSIQUE DANS LA PEAU PAGE 2 sur cyberpresse.ca DOSSIER Ne manquez rien du Festival international de jazz de Montréal sur cyberpresse.ca/jazz CALENDRIER Musique, danse, théâtre, expos\u2026 Ne manquez rien des événements de la semaine sur cyberpresse.ca/calendrier MARC CASSIVI CHRONIQUE ALAIN BRUNET Àl\u2019instar de sa consoeur australienne Tal Wilkenfeld, la bassiste, compositrice, improvisatrice et chanteuse américaine Esperanza Spalding est bénie des dieux.Talent naturel, facilité déconcertante à atteindre les grandes ligues, indépendance d\u2019esprit, leadership, opiniâtreté, beauté\u2026 Ce qui ne nuit certes pas au rayonnement audiovisuel.À leur rencontre, on comprendra rapidement que l\u2019ambition de ces jeunes femmes n\u2019est ni militante ni idéologique.«Je n\u2019ai pas l\u2019intention de me confiner à quelque catégorie, quelque marche à suivre.Je fais ce que je fais », pense pour sa part la bassiste australienne et New-Yorkaise d\u2019adoption.Pour Tal Wilkenfeld, 23 ans, ce côté «en tant que femme» de la basse n\u2019a rien de déterminant dans sa réussite.Voyez son explication : « J\u2019étais à l\u2019école secondaire, j\u2019en avais marre de ne pas jouer assez de musique, je me suis inscrite dans une école aux États-Unis.Il me fallait assouvir ma passion.» Elle était douée, sûre de ses moyens, déterminée.Moins d\u2019une décennie plus tard, Tal Wilkenfeld s\u2019impose parmi les nouvelles musiciennes les plus en vue de la planète jazz.Spalding et Wilkenfeld, en fait, estiment toutes deux avoir fait les choses naturellement, sans forcer la note, sans vouloir modifier le cours de l\u2019histoire, sans se pencher sur le contexte socio-historique de la progression des femmes dans le monde du jazz et autres musiques de pointe.Encore moins sur les angles soi-disant féminins de la musique.«Ces considérations peuvent devenir limitatives, estime Esperanza Spalding.En fait, je ne sais pas exactement ce qu\u2019il y a de féminin dans la musique.D\u2019une personne à l\u2019autre, les qualités féminines changent; on trouve aussi des éléments dits féminins dans le jeu des hommes, même ceux qui croient très fort à leur masculinité.Je crois en fait que les meilleurs artistes développent à la fois leur sensibilité masculine et féminine.«Il n\u2019y a pas de différence fondamentale dans le jeu, tranche la musicienne.Il faut prendre garde de ne pas confondre les qualités propres à une très bonnemusicienne et sa féminité.Tout ce que je peux dire, c\u2019est que les musiciennes de haut niveau dans le jazz sont de plus en plus nombreuses.Mais je reste prudente pour ce qui est d\u2019en identifier les caractéristiques propres.» Adolescente, Esperanza Spalding s\u2019est inscrite à un programme d\u2019enseignement de type conservatoire.Son ascension, croit-elle, s\u2019est faite naturellement: «Nous étions cinq jeunes femmes qui jouaient de la basse/contrebasse.J\u2019ai donc été entourée de bassistes femmes depuis mes débuts; je n\u2019y ai jamais rien trouvé de marginal.Plus tard, j\u2019ai enseigné à des jeunes femmes bassistes qui prennent aussi leur instrument très au sérieux.Vous entendrez parler d\u2019elles!» ENTREVUE / Tal Wilkenfeld et Esperanza Spalding BÉNIES DES DIEUX «Au début du siècle précédent, on embauchait les premières femmes dans un orchestre symphonique.Cinquante ans plus tard, la présence des femmes dans les orchestres n\u2019a cessé de croître ; plusieurs grandes solistes ont émergé au fil du temps, sans compter les chefs d\u2019orchestre de sexe féminin.Dans le jazz, les choses progressent lentement mais sûrement.Son élite sera de plus plus infiltrée par les femmes », pense Esperanza Spalding, 24 ans.PHOTOS FOURNIES PAR LE FIJM Tal Wilkenfeld, 23 ans, et Esperanza Spalding, 24 ans, s\u2019imposent toutes deux parmi les nouvelles musiciennes le plus en vue de la planète jazz.>Voir ESPERANZA en page 6 Àl\u2019angle de Saint-Urbain et de Président-Kennedy, le marteau- piqueur tenait le rythme, précis comme un métronome.Un beat lourd, plus techno que bebop.En début d\u2019après-midi hier, on avait l\u2019impression d\u2019être accueilli sur un chantier de construction plutôt qu\u2019au Festival de jazz.À un jet de pierre, à l\u2019entrée de l\u2019Esplanade de la Place des Arts (côté de Maisonneuve), le rythme elliptique d\u2019un orchestre de samba rassurait enfin sur la destination.D\u2019un côté du mur de la PdA, le trou béant de l\u2019ancienne scène blues; de l\u2019autre, «l\u2019espace famille» du Festival, plus ambitieux que jamais: un carré de sable, des grands jeux modulaires, un atelier d\u2019éveil musical, une tente à langer, alouette.Et du monde.Autant de «petits amis» au pouce carré que de grands amis littéralement «mis en boîte » la veille au spectacle d\u2019ouverture de Stevie Wonder.La nouvelle Place des festivals, accueillante et pleine de potentiel, mais rectangulaire et relativement exiguë, a toujours des airs de chantier elle aussi.Disons que le ménage n\u2019a pas été tout à fait terminé avant que la visite arrive.À l\u2019Esplanade «des petits», en revanche, tout est en ordre et plus grand que nature.Un sympathique Disneyworld du festivalier en herbe.Sauf qu\u2019à 28 degrés (température ressentie: 72°C), faire la file entouré de marmots surexcités, très peu pour moi merci.Essayez d\u2019expliquer ça à un garçon de 3 ans aux yeux exorbités et à son frère de 5 ans dans le même état.Une demi-heure de négociation serrée.Heureusement, j\u2019avais un argument de taille.Ils avaient déjà eu leur «surprise ».On arrivait du spectacle de La Petite École du jazz, à la Grande-Place du Complexe Desjardins.Le Festival a 30 ans, La Petite École en a 20.Un bel anniversaire tout rond, comme le dos d\u2019un chat.Mon plus vieux était heureux de renouer avec St-Cat, format plus grand que nature.«C\u2019est le gros chat!» a-t-il crié, en approchant de la mezzanine.Où ça Galarraga?ai-je pensé.S\u2019approchant un peu plus: «Il n\u2019est pas si grand que ça pour une mascotte.» C\u2019est pas Youppi, mais 6 pieds 3 pour 235 livres, c\u2019est pas ce qu\u2019on appelle un «frame» de chat.J\u2019ai laissé s\u2019évanouir mes vieux souvenirs des Expos.Le «gros chat », le bleu, s\u2019est rapidement fait voler la vedette.Depuis 20 ans, l\u2019animateur enjoué de La Petite École du jazz n\u2019est nul autre que Jacques L\u2019Heureux, alias Rémi, qui était aussi, dans une autre vie, Passe-Montagne.Le choc.«Où sont ses cheveux?m\u2019a demandé mon petit chaton.Il a les cheveux blancs ! Est-ce que ce sont ses vrais cheveux?À la télé, ils ne sont pas pareils!» V\u2019là le gros chat >Voir CASSIVI en page 3 MON T R É A L J EU DI 2 JU I L L ET 20 0 9 Lémurs cattas et autres animaux de Madagascar, présentation multimédia, exposition de photos et d\u2019objets 1747116A 1747247 ARTS ET SPECTACLES JAZZ COMPIL DU JOUR ÉVÉNEMENT NOTRE COMPILATION À ÉCOUTER SURCYBERPRESSE Découvrez les artistes qui jouent ce soir au Festival de jazz, sur cyberpresse.ca/compil NOS CHOIX JAZZ > 2 JUILLET SUR LEWEB À DÉCOUVRIR TOUS LES JOURS SUR CYBERPRESSE NOTRE BLOGUE DES FESTIVALS Pour suivre pas à pas nos quatre reporters, qui vous feront partager leurs observations : cyberpresse.ca/festival NOTRE DOSSIER FESTIVAL DE JAZZ Consultez notre dossier Festival de jazz à cyberpresse.ca/jazz et nos textes sur Stevie Wonder à cyberpresse.ca/wonder CONSULTEZ L\u2019HORAIRE DES SPECTACLES DU FESTIVAL SUR CYBERPRESSE.CA/HORAIRE NOTRE BLOGUE BUDDY GUY SKIN DEEP SONY EVERYTIME I SING THE BLUES \u2013 Quand Buddy Guy chante le blues, sa guitare est en extase.> Métropolis, 20h30 LESCHOIX D\u2019ALAIN DE REPENTIGNY COUP DECOEUR: BuddyGuy, Métropolis, 20h30 Eric Clapton et Jeff Beck sont depuis toujours des fans finis de Buddy Guy, qui leur rend bien leur admiration et leur amitié.On les comprend.Quand Buddy Guy monte sur scène, on n\u2019a pas affaire à un monument de 73 ans, mais à l\u2019un des guitaristes les plus spectaculaires de la planète.En lever de rideau, Susan Tedeschi, guitariste et chanteuse de blues de talent, mariée au fabuleux guitariste Derek Trucks.COUP DE DÉ: Gypsophilia, Scène General Motors, 18h Partant de son inclination pour le jazz manouche à la Django, Gypsophilia s\u2019est développé un son étoffé où se mêlent des traits de toutes sortes de musiques, du classique au funk, en passant par le indie folk.Curieusement, sur disque, l\u2019ensemble de Halifax fait preuve d\u2019une retenue qui le rend un peu banal.Qui sait ce qu\u2019il adviendra si Gypsophilia lâche son fou sur scène\u2026 LESCHOIX DE PHILIPPE RENAUD COUP DECOEUR: The Jensen Five, Upstairs, 20h30 A-t-on encore besoin de les présenter?Les soeurs Jensen comptent parmi les étoiles de la scène jazz canadienne.Accompagnées de trois de leurs confrères (dont le saxophoniste Joel Miller), elles investissent à nouveau le temple du jazz montréalais, le club Upstairs, pour ravir les jazzophiles les plus exigeants.COUP DE DÉ: Federico Aubelé, Scène du Festival, 21h et 23h Ne manquez surtout pas le concert \u2013 gratuit! \u2013 du jeune musicien argentin Federico Aubelé.Quelle aubaine! Bidouilleur aguerri, le type malaxe les styles musicaux, tango, bossa, pop, reggae, en les assortissant de savants arrangements électroniques.Son plus récent album, Amatoria, le voit toutefois emprunter des chemins plus pop et moins aventureux.LESCHOIX D\u2019ALAIN BRUNET COUP DECOEUR: Chucho Valdés quintet, Théâtre Maisonneuve, 21h30 Un incontournable du jazz cubain.Chacune des escales montréalaises de ce pianiste transcende l\u2019idée qu\u2019on se fait d\u2019une performance flamboyante.Qui plus est, chacune de ses présentations nous offre la fine moelle du jazz latin.D\u2019autant plus qu\u2019il s\u2019amène toujours avec de jeunes virtuoses formés dans les meilleures facultés de musique de La Havane.COUP DE DÉ: Gypsophilia, Scène General Motors, 18h Originaire d\u2019Halifax, cette formation réunit sept musiciens qui kiffent le swing manouche, le swing tout court ou le be-bop.À cet engouement commun, Gypsophilia s\u2019applique à intégrer les intérêts musicaux de ses membres : klezmer, funk, musique classique, stride, boogie, rock indé.Reste à savoir si, sur scène, le groupe peut se démarquer clairement de tous ces descendants de Django.LESCHOIX DE DANIEL LEMAY Il y a l\u2019art du trio mais aussi l\u2019art de la pochette que cultive Blue Note depuis longtemps, comme on le voit à l\u2019expo 70 ans de pochettes Blue Note, qui s\u2019est ouverte hier au nouveau Village de la musique (de Maisonneuve/de Bleury).Début de soirée: choisir entre Melody Gardot à Maisonneuve et Émilie-Claire Barlow au Soda, quel fardeau, Ma\u2019amMarleau! À 21h, Place des festivals pour juger sur pièce la performance d\u2019Eli «Paperboy» Reed, que le programme donne comme une «sacrée découverte ».J\u2019ai écouté son CDRoll With You et, effectivement, le jeune homme chante le soul comme dans les années zzzzoixante\u2026 Zzzzz.Gypsophilia PHOTO FOURNIE PAR\u2019ÉQUIPE SPECTRA GYPSOPHILIA SA-BA-DA-OW! GMP SA-BA-DA-OW! \u2013 Féru de jazz manouche, de musiques gitanes ou tziganes, klezmer, funk, bebop, pop ou rock indies, cet ensemble de Halifax suggère un amalgame qui vaut le détour.> Scène General Motors, 18h ALICE RUSSELL AVEC TM JUKE POTOF GOLD SIXDEGREES MYWORLD IS EMPTY WITHOUTYOU\u2013 La chanteuse soul d\u2019origine britannique Alice Russell offre ici un extrait, beau, ample, coloré, de son plus récent album, une collaboration avec son complice TM Juke.> Scène Bell, 22h THE BUG LONDON ZOO NINJATUNE ANGRY \u2013 Kevin Martin promet de nous servir une quantité monstrueuse de basses fréquences.L\u2019artiste poursuit sa lancée dub électronique/dubstep.On va se coucher tard avec de l\u2019acouphène.> Club Soda, minuit ANGÈLE DUBEAU&LA PIETÀ PHILIP GLASS, PORTRAIT ANALEKTA COMPANY MOVEMENT II \u2013 L\u2019une des plus belles réussites de la violoniste montréalaise, dont l\u2019ensemble La Pietà résume bellement et fidèlement l\u2019oeuvre de Philip Glass.> Cinquième salle de la Place des Arts, 19h30 ESPERANZA SPALDING ESPERANZA HEADSUP PONTADE AREIA \u2013 À 24 ans, cette jeune Américaine est bénie des dieux : excellente bassiste de jazz, excellente chanteuse, férue de musique brésilienne, spectaculaire.> Gesù, 22h30 JOLIEMAIS INAPPROPRIÉE Ce que j\u2019en pense?Elle est jolie, la place, mais inappropriée pour un événement de l\u2019envergure d\u2019un concert gratuit d\u2019une légende de la pop comme Stevie Wonder.À pleine capacité comme ce fut le cas mardi dernier, on s\u2019y sent à l\u2019étroit, coincés.(.) Je suis d\u2019avis que «l\u2019ancienne grande scène», coin Sainte-Catherine et Jeanne-Mance, permettait à un plus grand nombre de festivaliers d\u2019avoir vue sur la scène.\u2013 Philippe Renaud (1er juillet) > Sur cyberpresse.ca/festivals TAPE DES MAINS On a eu droit aux ballades que l\u2019on connaît par coeur (.) et même à une chanson inédite.Ainsi qu\u2019à une vingtaine de minutes d\u2019enregistrements (!) de Michael Jackson pendant lesquelles Wonder et sa bande se sont contentés de taper des mains.Qui d\u2019autre que StevieWonder a suffisamment de culot \u2013 ou d\u2019inconscience?\u2013 pour risquer de briser ainsi le rythme d\u2019un spectacle devant une mer de monde?\u2013 Alain de Repentigny (1er juillet) > Sur cyberpresse.ca/festivals BESOIN D\u2019AIDE, LA FAMILLE JACKSON?Le lendemain du concert de Stevie Wonder, une question me hante encore.Pourquoi Wonder nous at- il suggéré, comme le ferait Bruce Springsteen pour un groupe communautaire qui aide les démunis, d\u2019acheter la musique de Michael Jackson pour aider sa famille, ses enfants?Les Jackson sont-ils si mal pris que ça?Stevie Wonder sait-il des choses que tout le monde ignore?Énigme.\u2013Alain de Repentigny (1er juillet) > Sur cyberpresse.ca/festivals Stevie Wonder PHOTO PAUL CHIASSON, PC PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE ALAIN DE REPENTIGNY CRITIQUE Melody Gardot chante dans la pénombre, mais sa personnalité artistique et son ascendant sur le public évoluent à la vitesse de la lumière.L\u2019an dernier, au Théâtre du Nouveau Monde, nous avions découvert une jeune femme aux talents multiples, dont le premier album ne donnait qu\u2019un petit aperçu.Hier, au Théâtre Maisonneuve, elle était déjà ailleurs, imposant à ce public encore vierge un univers tout en nuances par un simple claquement de doigts.Son nouvel album aux orchestrations sophistiquées, My One and Only Thrill, est un pas de géant.Hier, il n\u2019y avait ni orchestre, ni même section de cordes ; pourtant, toutes les chansons, des plus vieilles aux toutes récentes en passant par Ain\u2019t No Sunshine de Bill Withers, s\u2019imbriquaient l\u2019une dans l\u2019autre, participant de la même ambiance pour laquelle même le mot «feutrée» est un peu trop fort.L\u2019artiste américaine nous a dit son bonheur d\u2019êtreàMontréal, qui l\u2019a fait découvrir au reste du monde, puis nous a remerciés en replongeant avec ses cinq complices dans cette musique où s\u2019entremêlent jazz, blues, chanson et poésie, et qui lui sort par les pores de la peau.Tout discrètement.Melody Gardot, Théâtre Maisonneuve, ce soir, 18h.MELODY GARDOT La musique dans la peau lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 J U I L L ET 20 0 9 ARTS ET SPECTACLES JAZZ La foule était compacte ici aussi.Des centaines d\u2019enfants, concentrés à la tâche, accompagnés de leurs parents.Rémi leur a demandé de lui suggérer une chanson pour l\u2019orchestre.Une petite a levé la main.Elle ne voulait pas chanter.«C\u2019est la faute à maman!» Alors maman a dû chanter.«Passe- Montagne aime les papillons.» «Maman est une poussinette», a remarqué l\u2019animateur, avant que le thème de Passe-Partout ne soit repris en version jazz.Les yeux de mes garçons se sont éclairés d\u2019une nouvelle lumière.Puis « à cause de la réforme et des nouvelles exigences du Ministère », dixit Rémi, il a été demandé aux excellents musiciens de l\u2019École de jouer, qui la contrebasse les yeux bandés, qui la batterie avec des raquettes de badminton.«Regarde, il joue du piano à l\u2019envers », ai-je remarqué.«Non papa, c\u2019est lui qui est à l\u2019envers, pas le piano ! » James Gel fand j ouai t, à l \u2019envers, «un grand succès de Michael Jackson : Frè re Jacques» (Frère Jacko ?), toujours selon Rémi.J\u2019ai pensé que la veille, mon plus vieux m\u2019avait demandé, après avoir vu en boucle des images du « roi de la pop» à la télé, lequel était le «vrai visage de Michael Jackson : des fois il est blanc, et des fois il est noir ».Il y a des questions auxquelles il n\u2019y a malheureusement pas de réponse.Nous sommes sortis en chantant.«À La Petite École du jazz, qu\u2019est-ce qu\u2019on fait ?Du jazz ! » COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : marc.cassivi@lapresse.ca V\u2019là le gros chat CASSIVI suite de la page 1 Kevin Martin récolte aujourd\u2019hui les fruits de presque 20 ans de labeur dans l\u2019underground musical.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE The Bug est sans contredit le plus populaire et rassembleur de ses nombreux projets depuis l\u2019influent Techno Animal du milieu des années 90.Ce créateur d\u2019une mixture de musique électronique et de culture jamaïcaine à valeur ajoutée de basses fréquences fera trembler les fondations du Club Soda ce soir, dès minuit.«Tu me prends en studio, lance KevinMartinaubout du fil transatlantique.J\u2019étais en train d\u2019enregistrer une pièce avec une chanteuse d\u2019origine japonaise, Kiki Hitomi.La chanson se nomme Purple Smoke, c\u2019est pour un tout nouveau projet; cette chanson est destinée à la prochaine compilation du label Hyperdub, mais nous n\u2019avons pas encore décidé du nom du projet.Tu veux écouter ce que ça donne?En plus, j\u2019ai Kiki devant moi, je sens que ça va la gêner.» Chouette alors, une exclusivité! Hitomi chante en japonais une mélodie de comptine d\u2019enfants ; sous sa voix flûtée, une vague de basses fréquences, beaucoup de sons atmosphériques, presque bruitistes, quelques timides coups de batterie.L\u2019atmosphère générale est résolument moins colérique que ces rigides compositions qu\u2019on retrouve sur London Zoo, le plus récent album de Martin sous le pseudonyme The Bug.King Midas Sound Que Martin n\u2019ait pas encore trouvé le nom de ce projet fait sourire.«Je dois avoir un problème de schizophrénie », dit-il en rigolant.C\u2019est que le type collectionne les pseudonymes depuis la fin des années 80 \u2013 ses plus connus étant God, Techno Animal, Pressure (dans une veine dub électronique) et, plus récemment King Midas Sound, un nom qu\u2019il utilise lorsqu\u2019il travaille avec l\u2019influent label Hyperdub de Kode 9, associé de près au courant dubstep.«J\u2019ai presque terminé l\u2019album de King Midas Sound, après trois ans de travail!» confirme Martin.Si c\u2019est aussi bon que les contemplatives et exploratoires One Ting et Lost, deux chansons déjà parues, ça promet.«Une des raisons pour lesquelles j\u2019ai démarré KingMidas Sound, c\u2019est parce que j\u2019en avais marre d\u2019être étiqueté techno-ragga abrasif, à cause de mes disques sous le nom de The Bug.Et puis, j\u2019avais envie de faire un disque qu\u2019on pourrait écouter tranquillement chez soi, en revenant d\u2019une soirée en boîte, par exemple.» « J\u2019aime les pseudonymes.J\u2019aime passer incognito auprès des mélomanes.J\u2019aime que chacun de ces noms me force à aborder différemment les projets auxquels je me consacre.Je préfère évoluer, me transformer, à travers chacun de ces noms, plutôt que de faire évoluer une seule entité.» Kevin Martin a une feuille de route plutôt riche; journaliste et critique de musique dans son ancienne vie, il a d\u2019abord exploré le jazz et le noise avant d\u2019embrasser le techno (Techno Animal).Ses goûts l\u2019ont depuis longtemps attiré vers l\u2019héritage jamaïcain dans la pop: au milieu des années 90, il a assuré la direction artistique de la compilation Macro Dub Infection, un album de référence pour l\u2019époque.Son premier album sous le nom The Bug, qui s\u2019approprie le dub et le ragga/dancehall dans un contexte de musique électronique contemporaine, remonte à 1997.Fier héritier des Mad Professor et Adrian Sherwood, qui ont défini dans les années 80 le nouveau dub britannique (Sherwood s\u2019attaque d\u2019ailleurs à une version dub de London Zoo, son récent album pour Ninja Tune), Martin a fini par être associé au dubstep, presque par inadvertance.« C\u2019est Kode9 qui m\u2019a fait découvrir cette scène après m\u2019avoir interviewé en 2003, lors de la sortie du disque Pressure.Il m\u2019a présenté les Digital Mystiks, Skream, Benga; j\u2019ai vu naître la scène lors des soirées FWD.C\u2019était très inspirant de rencontrer des gens issus de scènes différentes, mais avec qui je partageais des liens musicaux.C\u2019est dans cet état d\u2019esprit que j\u2019ai composé l\u2019album London Zoo.Qu\u2019il viendra présenter à nouveau au Club Soda ce soir au Festival de jazz.The Bug sera accompagné ce soir des MC Flowdan et Daddy Freddy.ENTREVUE / The Bug Passer incognito PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Kevin Martin aime les pseudonymes.The Bug est aussi connu sous les noms de God, Techno Animal, Pressure et King Midas Sound.EN UNMOT Le meilleur de l\u2019avant-garde électro britannique.Extra dub et reggae.DERNIER DISQUE London Zoo, Ninja Tune (2008).ÀÉCOUTER Poison Dart lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE À l\u2019Esplanade «des petits », aux alentours de la Place des Arts, tout est en ordre et plus grand que nature.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 J U I L L ET 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 montrealjazzfest.com Métropolis 59, Sainte-Catherine Est 514 908-9090 / ticketpro.ca Théâtre du Nouveau Monde 84, Sainte-Catherine Est 514 866-8668 514 908-9090 / ticketpro.ca BilleTTerie ceNTrale du fesTival: La magie du FLamenco et L\u2019éLégance du jazz, dans un nouveau spectacLe extraordinaire! pour toute La durée du FestivaL ! du 2 au 11 juiLLet à 20h théâtre du nouveau monde (relâche le 7 juillet) 1890113A ARTS ET SPECTACLES JAZZ ALAIN DE REPENTIGNY C\u2019est fait, la Place des festivals a été inaugurée par Stevie Wonder mardi soir.L\u2019appréciation du spectacle \u2013 et du nouveau site \u2013 varie selon l\u2019endroit d\u2019où on l\u2019a vu, comme en témoignent les commentaires recueillis sur notre blogue des festivals sur cyberpresse.ca, ou de vive voix auprès d\u2019autres spectateurs.Mais dans les estrades près de la scène, où les journalistes côtoyaient les V.I.P., les conditions étaient idéales: bon son, vue non obstruée sur les 15 musiciens \u2013 sauf quand les parapluies s\u2019ouvraient le temps de quelques gouttelettes \u2013 avec en prime des projections d\u2019images de Stevie Wonder sur le mur duMusée d\u2019art contemporain.Quant au spectacle lui-même, les organisateurs ne se sont pas trompés en le confiant aux bons soins de Stevie Wonder.Ce fut une grande fête musicale.L\u2019artiste a été égal à lui-même, souvent inspiré, parfois un peu brouillon, mais toujours enthousiaste.J\u2019ai adoré son trio de chansons des années 60 qui, avec son incursion dans le jazz de Miles Davis et Chick Corea, a été pour moi le clou de la soirée.Par contre, j\u2019ai trouvé longues et mal avisées les trop nombreuses séances d\u2019écoute d\u2019enregistrements de Michael Jackson dont celle, interminable, sur laquelle la soirée a pris fin.QueWonder chante du Michael Jackson pour lancer le spectacle, mieux encore une chanson qu\u2019il a écrite pour lui (I Can\u2019t Help It), je dis bravo.Mais qu\u2019il tue dans l\u2019oeuf le superbe crescendo qu\u2019il avait bâti à coups de chansons irrésistibles en nous faisant entendre à la toute fin un montage laborieux de succès de l\u2019ami disparu, ce n\u2019était pas fort, fort.Il était passé minuit, la pluie tombait de plus belle et ils étaient 15 musiciens et chanteurs alignés sur la scène à se dandiner en tapant desmains comme dans unmauvais karaoké.En 10 minutes, le carrosse était redevenu citrouille.Stevie Wonder, égal à lui-même DANIEL LEMAY Premier constat : la Place des festivals ajoute de la beauté à une section de la rue Jeanne-Mance, et de Montréal, qui en avait grand besoin.Le long mur à l\u2019ouest du Musée d\u2019art contemporain nous apparaît moins nu dans cet espace «agrandi par en dedans», comme on dirait d\u2019une maison, par le réaménagement de la dénivellation du côté ouest de la rue et la suppression des affreux stationnements qui la surplombaient.On a 12 jours encore pour parfaire le schéma des corridors de circulation et, le cas échéant, d\u2019évacuation d\u2019urgence, pour s\u2019imaginer si la scène GM \u2013la dernière du nom: GM se retire du Festival \u2013 ne serait pas mieux si elle était montée sur Président-Kennedy, face au sud.Pour voir si.Pour l\u2019heure, la grande scène du Festival fait face au nord et mardi, Jeanne-Mance était paquetée raide jusqu\u2019à la rue Sherbrooke, fermée à la circulation automobile quand j\u2019y suis monté vers 22h30, alors que la grosse machine de Stevie Wonder commençait à prendre son erre d\u2019aller.Pas d\u2019écran géant sur le «bateau» de l\u2019UQAM, mais assez de son pour y danser.Les policiers, eux, étaient sur un autre Higher Ground, tentant d\u2019établir un corridor de sortie dans la côte Jeanne-Mance.Combien de monde?200 000?300 000?Beaucoup, beaucoup, «officiellement» plus qu\u2019on n\u2019avait jamais vu.L\u2019important c\u2019est que la majorité des spectateurs, à l\u2019instar de la ministre de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, que nous avons rencontrée, avait vu le show de leur vie.Stevie Wonder gratuit mais présenté avec l\u2019argent de nos impôts.Et c\u2019est parfait, des impôts qui font danser le monde.Alors que la fête s\u2019emballait, le maire Tremblay, maître d\u2019oeuvre politique de cette belle Place des festivals, m\u2019a parlé de joie de vivre.Belle synthèse d\u2019un grand soir.Montréal des grands soirs ILS ÉTAIENT DES DIZAINES DE MILLIERS DE GENS D\u2019UN PEU PARTOUT RÉUNIS PLACE DES FESTIVALS, MARDI SOIR, POUR VOIR ET ENTENDRE STEVIE WONDER AU JOUR 1 DU FESTIVAL DE JAZZ.VOICI L\u2019APPRÉCIATION DE TROIS DE NOS JOURNALISTES: ALAIN DE REPENTIGNY, DANIEL LEMAY ET PHILIPPE RENAUD, QUI ÉTAIENT PRÉSENTS.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Stevie Wondera dédié son spectacle de mardi à la mémoire de Michael Jackson.Un hommage partiellement réussi, selon nos journalistes.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Celui qu\u2019on appelait Little Stevie à ses débuts a montré son grand coeur hier.Qui trop embrasse mal étreint, dit l\u2019adage: en donnant presque plus d\u2019importance à l\u2019oeuvre de Michael Jackson (un hommage touchant et senti) qu\u2019à ses propres compositions, en poussant la note bleue aumilieu de sa performance qui avait tout de même un peu de mal à trouver sa vitesse de croisière, Wonder et son formidable orchestre ont fait un bien étrange cadeau au festival jubilaire et à ses spectateurs.Ne nous y trompons pas: Wonder a créé l\u2019événement en donnant un spectacle dont on se souviendra et qui, au final, nous a fourni plusieurs moments emballants.Un spectacle généreux: presque deux heures et demie, chansons de Jackson comprises (dont I Can\u2019t Help It qu\u2019il a interprétée), mais si différent de celui qu\u2019il nous avait offert au Centre Bell en 2007 que nous en venons à préférer l\u2019avalanche de succès de la précédente visite aux escapades jazzées chez Miles Davis et Chick Corea.Après une première moitié essentiellement constituée de chansons moins connues (Higher Ground, Knocks Me Off My Feet et Master Blaster s\u2019y sont quand même glissées), puis le détour jazz, Wonder et son irréprochable orchestre ont enfin touché la manne de ce répertoire doré.Ça se voyait dans la foule, qui a reçu les Signed, Sealed, Delivered I\u2019m Yours, Uptight (Everything\u2019s Allright) et Once in My Life comme des électrochocs.Ainsi, nous aurions volontiers échangé le discomix de Jackson, à la fin du spectacle, contre les versions complètes de Sir Duke, I Wish et Isn\u2019t She Lovely.Il faut souligner que la Place des festivals n\u2019est pas le meilleur endroit pour des manifestations de cette envergure.Reste à voir si l\u2019organisation reverra ses plans pour les spectacles de Patrick Watson et le Grand Événement en hommage aux pionniers du rocksteady.Qui trop embrasse.Ce fut une grande fête musicale.La majorité des spectateurs ont vu le show de leur vie.L\u2019hommage à Jackson : un étrange cadeau.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 J U I L L ET 20 0 9 PARTICIPEZ ET VOUS POURRIEZ GAGNER! Les règlements sont disponibles dans tous les points de vente de la Carte des amis situés sur le site du Festival, sur le site web www.montrealjazzfest.com ou à l\u2019adresse suivante : 400, boul.De Maisonneuve Ouest, 9e étage, Montréal, H3A 1L4.LES PROFITS DE LA VENTE DE LA CARTE DES AMIS ET DE SON CD VONT EXCLUSIVEMENT AU FINANCEMENT DES ACTIVITÉS GRATUITES SUR LE SITE DU FESTIVAL.PRIVILÈGES EXCLUSIFS GRATUITS SUR LE SITE DU FESTIVAL ! Offerts par APPUYEZ VOTRE FESTIVAL AVEC LA CARTE DES AMIS ET SON CD La compilation jazz édition spéciale du Festival est offerte par 12$ (taxes en sus) 30 000$ applicables à l\u2019achat de l\u2019un des modèles suivants: A- Chevrolet Equinox 2010 B- Buick Allure 2010 C- Chevrolet Camaro D- Cadillac SRX 2010 UN COMPTE D\u2019ÉPARGNE de 5000$ UN CELLIER contenant une sélection de vin, d\u2019une valeur de 4500$ ESCAPADE DE 4 NUITS pour deux personnes dans un hôtel Fairmont du Québec, d\u2019une valeur de 3000$ ENSEMBLE HAUTE TECHNOLOGIE d\u2019une valeur de 2500$ UNE COLLECTION DE 50 CD DE BLUES d\u2019une valeur de 1000$ UNE RADIO SATELLITE XM Avec accès à 130 chaînes XM, d\u2019une valeur de 300$ GRAND PRIX : A B C D Le tirage aura lieu le 14 juillet 2009 à midi.Disponible aux succursales participantes de la SAQ, d\u2019Archambault et de Renaud-Bray, auprès des détaillants du complexe Desjardins et sur le site du Festival du 30 juin au 12 juillet.1883313A ARTS ET SPECTACLES JAZZ Il faut bien le dire, les festivaliers sont de nature magnanime.Non seulement la météo a décidé de faire des caprices, forçant les gens à brandir leur parapluie, mais la majorité des dizaines demilliers de spectateurs réunis mardi au centre-ville n\u2019ont pas eu la chance de voir directement Stevie Wonder; ils ont dû se résoudre à assister au concert diffusé sur un des écrans géants installés sur le site.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Malgré tout, la proverbiale bonne humeur festivalière était de mise.Ces rassemblements de foules forment un mélange spontané de folie et de frustration passagères, surtout à l\u2019endroit des mesures pas toujours claires de circulation piétonne qui étaient appliquées, tant bien que mal, par les cadets du SPVM et les employés du FIJM qui, eux aussi, devaient apprivoiser ces nouveaux lieux.On est venu de partout pour assister à cet événement d\u2019envergure.Au cours de la soirée, nous avons notamment croisé deux jeunes «backpackers» de Barcelone, qui visitent Montréal pour la première fois : «Nous ne savions même pas que Stevie Wonder donnait un concert gratuit avant d\u2019arriver à Montréal!» a dit Claudia, accompagnée de son copain, qui retrouvait un peu de l\u2019atmosphère de sa ville d\u2019origine dans la bonne humeur ambiante.Rencontrés au coin de l\u2019avenue Président-Kennedy et de la rue Jeanne-Mance, deux frères dans la vingtaine venus du Liban semblaient à la fois amusés et stupéfaits de l\u2019ampleur de l\u2019événement.«C\u2019est notre première visite au Canada ! » a dit l\u2019un, pendant que son grand frère filmait tout ce qu\u2019il pouvait avec sa caméra numérique.La crise économique a peutêtre refroidi quelques vacanciers américains, mais nous n\u2019avons pas eu de mal à en trouver qui ont traversé la frontière mardi soir dernier.On venait de Washington, de Chicago, de New York (un couple dans la cinquantaine qui a pris l\u2019habitude de réserver ses vacances pour assister au Festival de jazz) et des États limitrophes du Vermont et du Maine, avec l\u2019espoir de profiter d\u2019une belle soirée en compagnie de la légende afro-américaine.Bouchons de circulation La patience de certains festivaliers a aussi été mise à l\u2019épreuve durant cette soirée de «baptême» de la nouvelle Place des festivals, laquelle était déjà presque bondée vers 18h, quatre heures avant l\u2019arrivée de Stevie Wonder (lequel a commencé son spectacle avec une trentaine de minutes de retard).Arrivés vers 19h, deux couples de Montréal dans la quarantaine ont tenté de se trouver un endroit confortable sur la Place des festivals.«Nous étions trop tassés, a souligné madame, alors que la pluie venait de commencer.Nous avons donc opté pour l\u2019Esplanade de la Place des Arts, où la foule était un peu moins compacte.Si seulement les gens rangeaient leurs parapluies, on pourrait au moins voir l\u2019écran.» De tous les Montréalais sondés, personne n\u2019était encore en mesure de donner un avis éclairé à propos de cette Place des festivals fraîchement inaugurée.«On sait qu\u2019on y est, mais on ne la voit pas.Il faudra revenir lorsqu\u2019il y aura moins de monde», a dit un homme dans la soixantaine, que sa femme tirait par la manche en direction de la scène.«Vite, on va essayer de se faufiler ! » lui a-t-elle lancé avec une pointe d\u2019anxiété.Vers 19h30, les accès à la Place des festivals et la rue Jeanne-Mance étaient déjà fermés au coin des rues Maisonneuve et Président-Kennedy, provoquant quelques volatiles échanges entre préposés à la circulation humaine et festivaliers.«Pour entrer sur le site, il faut arriver par le nord!» par la rue Sherbrooke, criaient les employés du Festival.De fait, la mer de festivaliers partait du pied de la scène de la Place des festivals jusqu\u2019en haut de la butte de la rue Jeanne-Mance, à l\u2019intersection de Sherbrooke.On n\u2019y voyait que dalle, mais le son était bon! Place des festivals : la patience est de mise PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE La patience des festivaliers a été mise à l\u2019épreuve durant le spectacle de Stevie Wonder, qui a inauguré la nouvelle Place des festivals mardi.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 J U I L L ET 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 Voici Votre chance de tester Vos connaissances sur le blues\u2026 encerclez la bonne réponse.allez, ce n\u2019est pas sorcier! le blues, c\u2019est\u2026 A ) Un style de musique apparu aux États-Unis vers la fin du 19e siècle B ) L\u2019oeuvre demusiciens qui jouent avec leurs tripes C ) Bon sans bon sens D ) Ce qui donne 33 spectacles sur la scène Loto-Québec, dont 21 spectacles différents à ne manquer sous aucun prétexte durant le Festival International de Jazz de Montréal E ) Toutes ces réponses la scène loto -Québec et le blues un duoQui déménage ! lotoquebec.com/rendez-vous Réponse : E ) Bravo, quel connaisseur vous faites! On voit bien que vous savez profiter des bonnes choses de la vie, commeles spectacles de blues présentés sur la scène Loto-Québec du 1er au 12 juillet.Vous êtes un modèle pour tous.Astuce de pro La scène Loto-Québec a été déplacée à l\u2019angle de l\u2019avenue du Président-Kennedy et du boulevard De Maisonneuve Ouest.1887329A ARTS ET SPECTACLES JAZZ Élevée dans une famille monoparentale de Portland, en Oregon, Esperanza Spalding a étudié (entre autres) à la prestigieuse Berklee School of Music, dont elle fut ensuite l\u2019une des plus jeunes enseignantes.Sa participation au quintette US5 du saxophoniste Joe Lovano a certes fait grandir sa réputation sur la planète jazz.Son propre quartette se compose actuellement d\u2019Otis Brown, à la batterie, Leonardo Genevese, au piano, Ricardo Vogt, à la guitare.«J\u2019adore ce format.Pour l\u2019avenir, cependant, je compte enregistrer des pièces avec une instrumentation différente.J\u2019ai beaucoup de nouveaux sons en chantier.» À l\u2019 â ge de 16 a ns , Ta l Wilkenfeld a débarqué aux États-Unis pour y étudier la musique.À 17 ans, elle a troqué la guitare électrique contre la basse, commanditée par la marque Sadowski.«Encore étudiante, raconte-t-elle, je me suis taillé une réputation, ce qui m\u2019a permis de joindre rapidement les rangs professionnels\u2026 et d\u2019obtenir un visa de travail.Lorsque je me suis installée à New York, ma carrière a vraiment démarré.» À l\u2019âge de 20 ans, elle a créé la musique de son premier album, Transformation, une carte de visite qui a fait son chemin.À 21 ans, elle a tourné avec Chick Corea dans le cadre d\u2019une tournée australienne.En 2007, elle a été embauchée par le guitariste anglais Jeff Beck, avec qui elle tourne régulièrement depuis.Elle a aussi travaillé avec Herbie Hancock et Wayne Shorter\u2026 En 2008, les lecteurs du magazine Bass Player l\u2019ont consacrée «la plus excitante des nouvelles musiciennes de l\u2019année».Tal Wilkenfeld kiffe le jazzrock, le rock, blues, le funk\u2026 bref, les musiques des années 60, 70 et 80\u2026 Jeune vieille?«Oui, je sais, je joue avec des musiciens pour la plupart plus âgés que moi.Ça changera un jour sûrement, il m\u2019arrivera à mon tour de jouer avec des plus jeunes.Pour le moment, jouer avec mes aînés m\u2019inspire, enrichit mon expérience et ma polyvalence.«Oui, je tends à me passionner pour la musique du passé\u2026 Bien sûr, il se fait de la bonne musique aujourd\u2019hui, mais la scène musicale a changé; les jeunes, je crois, s\u2019intéressent peut-être moins aux musiques plus complexes.Chose certaine, mes héros sont majoritairement issus de générations ayant précédé la mienne.«Mes modèles de bassistes ?J\u2019en ai plusieurs, à commencer par Jaco (Pastorius).Anthony Jackson et Marcus Miller ont été pour moi des mentors.Ils m\u2019ont beaucoup encouragée, conseillée, soutenue.Ils ont joué un rôle important dans ma vie parce que j\u2019ai passé du temps en leur compagnie ; j\u2019ai connu Marcus alors que j\u2019étais encore en Californie, puis j\u2019ai fait la rencontre d\u2019Anthony lorsque je me suis installée à New York.Un modèle féminin ?MeShell Ndegeocello.J\u2019aime son jeu de basse, sa voix, ses compositions, elle est taillée d\u2019un seul bloc.» On comprendra que Tal Wilkenfed, à l\u2019instar d\u2019Esperanza Spalding, cherche tout simplement à faire de l\u2019excellente musique.«J\u2019ai du plaisir à fusionner tous styles de musique confondus.Ce pourrait certes être plus neuf, tout dépend de ce qu\u2019on entend par neuf.Chose certaine, il m\u2019importe de combiner les meilleurs ingrédients de la meil leure manière.J\u2019aime certaines formes de hip-hop, par exemple, mais je reste très sélective.«Quoi qu\u2019il en soit, conclut la jeune virtuose, je n\u2019aime pas m\u2019enfermer dans quelque case que ce soit.» Le quartette d\u2019Esperanza Spalding se produit ce soir, 22h30, au Gesù.Tal Wilkenfeld accompagne Jeff Beck lundi, 18h et 21h30, à la salle Wilfrid-Pelletier.Bénies des dieux ESPERANZA suite de la page 1 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll EN UNMOT Deux jeunes virtuoses qui ont en commun la basse et la réputation internationale.ALBUMS ESSENTIELS Transformation, 2006, un album jazz-rock de Tal Wilkenfeld.Esperanza, 2008, un album mâtiné de jazz moderne et de musique brésilienne, d\u2019Esperanza Spalding.«Mes héros sont issus de générations ayant précédé la mienne.» \u2014 Tal Wilkenfeld DANIEL LEMAY JAZZERIES Après les inaugurations et les discours, les avantpremières et les préouvertures, voici enfin venu le moment de la musique, où chacun, selon ses intérêts et ses goûts, choisit, explore, essaye, découvre.Ainsi, hier matin, dans le pavillon du Salon international de la musique de Montréal-GM, trois jeunes gars suivaient le premier cours de René Gilbert et, après une heure, l\u2019index ici et le majeur là, ils savaient jouer de la guitare.Enfin, ils savaient trois accords sur lesquels, on l\u2019a vu, se sont construites de nombreuses carrières.Le pavillon SIMM-GM fait partie du nouveau Village de la musique, construit à l\u2019extrémité nord-ouest du site, la nouvelle entrée in du Festival (de Maisonneuve/de Bleury), car elle mène directement à la Place des festivals.Remarquable entrée aussi dans l\u2019histoire d\u2019une étiquette et de musiciens légendaires \u2013 aucune musique ne compte plus de «légendes» que le jazz, c\u2019est connu \u2013 pour ceux et celles qui prendront le temps de visiter, adjacente au pavillion SIMM GM, l\u2019exposition 70 ans de pochettes Blue Note, présentée jusqu\u2019au 8 juillet par Blue Note, le FIJM et Archambault.Blue Note \u2013 du nom de la «note bleue» ou «note triste» caractéristique du blues et du jazz \u2013 a été fondée en 1939 par deux Allemands immigrés aux États-Unis.D\u2019abord label de jazz hot et de boogie woogie, Blue Note a ensuite étendu son champ au be-bop puis au «hard bop», qui mariait le be-bop aux musiques cousines tels le blues et le gospel.Summertime, interprété par le clarinettiste et saxophoniste Sydney Bechet, a été le premier hit de Blue Note, qui a ensuite fait découvrir des noms comme Thelonious Monk, Art Blakey, Milt Jackson.En 1956, Blue Note a débauché Reid Miles, du magazine Esquire, et le nouvel «Art Director» s\u2019est mis d\u2019entrée de jeu à concevoir des pochettes dont la qualité égalait celle de lamusique du label, le seul qui rémunérait les musiciens pour répéter avant les enregistrements.C\u2019est le travail de Miles \u2013 découpage de photos serré, mariage du noir et blanc et de la couleur, lettrage moderne \u2013 que l\u2019on peut admirer dans cette expo, heureuse initiative menée à bien par Éric Martineau et Nathalie Gay.Archambault y a installé des postes d\u2019écoute et y vend quelques dizaines de titres de l\u2019imposant catalogue de Blue Note.De ceux du virtuose de l\u2019orgue Hammond B 3 Jimmy Smith à ceux du saxo Hank Mobley (25 titres chez Blue Note) en passant par le must des must : Blue Train de John Coltrane.André Ménard, le directeur artistique du FIJM, a choisi 30 des pochettes les plus représentatives de la période «vintage» de Blue Note, de la période pop des Lee Morgan à «l\u2019éloquente simplicité» de Horace Silver, cofondateur des Jazz Messengers avec Art Blakey.Hier matin, Ménard a fait visiter l\u2019exposition au président de Blue Note, Bruce Lundvall, qui avait mardi le nouveau prix du FIJM, qui porte son nom et qui sera remis annuellement à une personnalité de l\u2019industrie du spectacle, du disque ou des médias.M.Lundvall s\u2019est dit impressionné par cette exposition qui lui rappelle «la grande époque du 12x12», soit la dimension (12 pouces carrés) des anciennes pochettes de 33 tours.La plus petite dimension des CD (environ 5x5 pouces) influence-t-elle la conception des pochettes?«Plusieurs concepteurs travaillent encore en 12x12 et réduisent ensuite en format CD.» Texte inclus, ce qui explique les bouts illisibles.Ce qui n\u2019a pas empêché Norah Jones, figure de proue de Blue Note version moderne, de vendre 23 millions de CD.Et le vétéran du bizness de raconter comment ses collaborateurs étaient venus le voir, quand le CD se pointait au début des années 80, pour en stopper l\u2019arrivée, pour des raisons graphiques justement: «Je leur avais dit que nous allions devoir nous ajuster.» Sage approche, mais M.Lundvall le rappelle, «le 12x12 fait un retour».Du jazz plein la vue à l\u2019expo Blue Note lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 J U I L L ET 20 0 9 ALAIN LEFÈVRE PRÉSENTE SAMEDI 4 JUILLET / 15 H Amphithéâtre de Joliette LES PETITS CHANTEURS DE LAVAL ET LES VOIX BORÉALES DIMANCHE 5 JUILLET / 14 H Amphithéâtre de Joliette DES ARTISTES AU SOMMET DE LEUR ART SAMEDI 4 JUILLET / 20 H Amphithéâtre de Joliette ALISAWEILERSTEIN, PUR BONHEUR LUNDI 6 JUILLET / 20 H / Église de Saint-Paul-de-Joliette 8, rue Brassard, Saint-Paul-de-Joliette, J0K 3E0 SINFONIA DE LANAUDIÈRE Stéphane LAFOREST, direction Wonny SONG, piano Caroline CHÉHADÉ, Ewald CHEUNG, Jean-Sébastien ROY, Aaron SCHWEBEL, violons Alain Lefèvre, présente quatre violonistes exceptionnels de la nouvelle génération.Chacun offrira un des concertos des Quatre saisons de Vivaldi.VIVALDI : Les quatre saisons Concerto pour 4 violons en si mineur, op.3 no 10 MOZART : Symphonie no 35 en ré majeur, K.385 « Haffner » MATHIEU : Concertino no 2 pour piano et orchestre BILLETS : 36 $, 32 $, 25 $, 21 $, PELOUSE 15 $ LES PETITS CHANTEURS DE LAVAL et LES VOIX BORÉALES Philippe OSTIGUY, direction Une centaine de voix réunies pour un programme éclectique incluant des oeuvres de la Renaissance (Janequin), du XIXe siècle (Rossini et Fauré), du XXe (Gershwin) et des chants populaires de Jacques Brel, Jean-Pierre Ferland et des Beatles.BILLETS : 30 $, 26 $, 21 $, 18 $, PELOUSE 12 $ ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN Yannick NÉZET-SÉGUIN, direction Alain LEFÈVRE, piano Marianne FISET, soprano Antoine BÉLANGER, ténor Alexandre SYLVESTRE, basse Yannick Nézet-Séguin dirige pour la première fois le Sacre du printemps et Alain Lefèvre démontre son incroyable virtuosité dans le Concerto en fa de Gershwin.STRAVINSKY : Pulcinella, ballet complet GERSHWIN : Concerto en fa STRAVINSKY : Le sacre du printemps BILLETS : 55 $, 48 $, 38 $, 29 $, PELOUSE 15 $ Alisa WEILERSTEIN, violoncelle Inon BARNATAN, piano « Une extase et une générosité qui transportent la performance dans le domaine du pur bonheur ».Cette critique du New York Times nous convie à la découverte d\u2019une grande violoncelliste, accompagnée du tout aussi prodigieux pianiste Inon Barnatan.BRAHMS : Sonate no 1 en mi mineur, op.38 BRITTEN : Sonate pour violoncelle et piano en do majeur, op.65 DE FALLA : Suite populaire espagnole CHOPIN : Sonate en sol mineur, op.65 BILLETS : 30 $ CONCERT CONCERT PROGRAMME DE SAISON Site Internet :WWW.LANAUDIERE.ORG Courriel : festival@lanaudiere.org Téléphone : 1 800 561-4343 ou 450 759-7636 BILLETTERIE 1 800 561-4343 (jour) 1 866 842-2112 (soir) 1809600A 1er JUILLET 2 JUILLET 3JUILLET 4JUILLET 5JUILLET 6JUILLET 7JUILLET 8JUILLET 9JUILLET 10 JUILLET 11 JUILLET 12 JUILLET Mike Goudreau david rotundo Band&enrico crivellaro JP SoarS & the red hotS chocolate thunder Steve StronGMan rick l.BlueS tY curtiS Band JiMMY JaMeS carloS del Junco &theBlueS MonGrelS Matt anderSen MonkeYJunk diunna Greenleaf JiMZeller PhiliP SaYce JonaS BoB WalSh Steve hill and the MaJeStikS BrYan lee eden Brent traMPled under foot JJ GreY & Mofro 21 h 19 h 23 h BoB MarGolin carl treMBlaY et JoeJaMMer Découpez le long du pointillé.La Scène Loto-Québec et Le bLueS un duo Qui déménage! loto-quéBeceSt fier coMManditaireofficiel du feStival de JaZZ.lotoqueBec.coM/rendeZ-vouS 25e anniverSaire InvItésspécIaux invité SPécial cochez vos coups de coeur pour bâtir votre horaire personnalisé.1879990A ARTS ET SPECTACLES JAZZ PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE « Tu sais quoi ?demande le globetrotteur argentin Federico Aubele.Avant de m\u2019installer à New York il y a quelques mois, j\u2019ai songé à déménager à Montréal.Le fait que les gens y parlent français, le côté à la fois européen et américain, qui n\u2019est pas sans rappeler Buenos Aires \u2013 mais en moins chaotique ! \u2013, tout ça me fait vraiment apprécier votre ville.» Sentiment réciproque, selon toute vraisemblance, puisque le chanteur et producteur pop électro-latino ne manque jamais de trouver son public à chacune de ses visites.La dernière fois, il s\u2019est produit à la Sala Rossa; le Festival de jazz l\u2019avait invité en salle à deux reprises auparavant, en 2005 et 2007.Cette fois, ce sera l\u2019opération grande séduction: deux concerts extérieurs ce soir (à 21h et 23h, sur la scène du Festival) pour lui assurer une plus grande exposition aux festivaliers montréalais.Séduction, il n\u2019y a pas meilleur mot.Son dernier album, Amatoria, lancé fin mai, a été annoncé comme le plus personnel de sa courte discographie.«Parce que d\u2019abord, pour la première fois, j\u2019y chante», explique celui qui avait l\u2019habitude d\u2019inviter des chanteurs.«J\u2019y joue aussi de tous les instruments, mais s\u2019il est si personnel, c\u2019est parce que j\u2019y parle de mes relations amoureuses comme je ne l\u2019avais jamais fait auparavant.» Plus doux, langoureux et pop que les Gran Hotel Buenos Aires (2003) et Panamericana (2007), qui nous avaient permis de nous familiariser avec l\u2019univers électro-pop d\u2019Aubele, Amatoria ramène quand même au premier plan l\u2019identité argentine de son auteur.«C\u2019est curieux parce que les réactions sont plutôt positives à propos de ce disque, mais en même temps, j\u2019ai surtout l\u2019impression de gagner de nouveaux fans, estime-t-il.Je sens que plusieurs de mes anciens fans, qui appréciaient le côté rythmé et groovy de mes précédents disques, ont moins accroché sur la musique d\u2019Amatoria.» «D\u2019un autre côté, poursuit-il, on ne vient pas à mes spectacles en espérant danser du début à la fin.À Montréal, ce sera très doux.Cinq musiciens \u2013 Aubele inclus \u2013 monteront sur scène pour reproduire les ambiances délicates et finement accrocheuses du compositeur, qui incorpore à sa pop autant d\u2019éléments électroniques que de références au tango argentin, à la bossa brésilienne ou au bolero mexicain.«Pourtant, je ne peux pas dire que je suis un grand connaisseur de tango ; j\u2019y ai été exposé, un peu comme tous les Argentins, et j \u2019apprécie la musique du Piazzola, mais ma culture tango s\u2019arrête pas mal à ces grands de la scène.Ces racines musicales sont cependant très importantes pour moi, comme si, étant éloigné de l\u2019Argentine, elles ressortaient tout naturellement dans ma musique.» Expatrié en 2001, «aumoment de la crise économique qui sévissait, c\u2019était pour moi le signal qu\u2019il falla it par ti r », Aubele a tour à tour habité Berlin, Barcelone, Washington (où se trouvent les bureaux de son label, Eighteenth Street Lounge, propr ié té du duo Thievery Corporation) et, plus récemment, New York, «où je commence seulement à me sentir à l\u2019aise.C\u2019est une belle ville, et c\u2019est facile d\u2019y travailler ».Vous n\u2019avez pas un peu le mal du pays, Federico?«Je suis toujours content lorsque j\u2019y retourne pour retrouver la famille et les amis proches, dit-il.Mais je semble incapable de rester en place, il faut toujours que j\u2019aille voir ailleurs.Étrangement, je sens que les acteurs de la scène musicale en Argentine me considèrent comme une sorte d\u2019étranger.» Comme on dit, nul n\u2019est prophète.ENTREVUE / Federico Aubele Un Argentin errant PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Doux, langoureux et pop, le disque Amatoria ramène au premier plan l\u2019identité argentine de son auteur, Federico Aubele.EN UNMOT Nouveau chouchou des Montréalais, il fait du lounge pop aux accents de tango.DERNIER DISQUE Amatoria, Eighteenth Street Lounge (2009).ÀÉCOUTER Luna y sol «Si mon dernier album est si personnel, c\u2019est parce que j\u2019y parle de mes relations amoureuses comme je ne l\u2019avais jamais fait auparavant.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 J U I L L ET 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 Nous produisons bien plus que de l\u2019aluminium Nous contribuons aussi à produire un festival qui respecte l\u2019environnement Le leader mondial de l\u2019industrie de l\u2019aluminium, Rio Tinto Alcan, est fier de coprésenter le Festival International de Jazz de Montréal.Nous contribuons à faire de ce festival un exemple en matière d\u2019environnement en achetant des crédits de compensation afin de produire un festival carboneutre, ainsi qu\u2019en encourageant le recyclage avec près de 30 tonnes de matières recyclables récupérées lors du Festival 2008.Oui, nous produisons bien plus que de l\u2019aluminium.1883656A ARTS ET SPECTACLES PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Jamie Cullum, qui aura 30 ans en août,adonné un spectacle flamboyant hier soir à la salle Wilfrid-Pelletier.ALAIN DE REPENTIGNY CRITIQUE Jamie Cullum a quelque chose du petit gars dissipé que le prof avait à l\u2019oeil, mais qui avait toujours le meilleur bulletin de la classe.Le spectacle flamboyant qu\u2019il a donné hier soir à la salle Wilfrid- Pelletier était l\u2019oeuvre d\u2019un jeune homme extrêmement doué qui est allé à la bonne école du show-business.Q u a n d , p e n d a n t Twentysomething, il a dit au public qui lui mangeait dans la main que c\u2019était sa dernière chance de la chanter avec lui parce qu\u2019il aurait 30 ans en août prochain, j\u2019ai revu le jeune Bruce Springsteen qui, faisant mine d\u2019être à bout de force, lançait au public new-yorkais : «Je suis vieux, j\u2019ai 30 ans!» Et comment ne pas penser au jeune Springsteen quand Cullum prend un bain de foule en se pointant parmi les spectateurs au beau milieu du parterre pour chanter a cappella Caravan de Duke Ellington?L\u2019instant d\u2019après, il était assis sur le rebord de la scène, entouré de spectateurs, pendant que ses quatre musiciens, qui l\u2019avaient suivi dans la salle, prenaient chacun un solo bien senti.On a vu le Jamie Cullum qui monte sur son piano et saute sur la scène, celui qui fabrique un rythme intéressant en tapochant sur son piano, tout autour et même en dessous, tout en chantant un air de blues sansmicro.Pourtant, si on s\u2019est tous amusés comme des petits fous, jamais on n\u2019a eu l\u2019impression que le surdoué britannique nous traînait de force au cirque.Au contraire.Quand il nous a joué au piano électrique le standard What a Difference a Day Made comme une ballade bluesée, sans autre accompagnement que sa section rythmique, les spectateurs ont goûté pleinement son solo.Comme ils ont applaudi chaudement sa fort belle composition London Skies qu\u2019il a chantée tout seul en jouant de la guitare acoustique, sans esbroufe ni clin d\u2019oeil.Son interprétation, seul au grand piano, de la chanson-thème du film Gran Torino, qu\u2019il a écrite sur un thème de Clint Eastwood, était aussi sobre qu\u2019intense.Et même quand il a lancé le spectacle en reprenant Don\u2019t Stop the Music de Rihanna \u2013 chanson qui sera sur son prochain album prévu pour octobre \u2013 et qu\u2019il a enchaîné avec une version en forme de coup de chapeau de Thriller de Michael Jackson, il s\u2019est donné entièrement, et sérieusement, à sa musique.De son prochain album, il nous a aussi proposé deux chansons pop au succès assuré : Love Ain\u2019t Gonna Let You Down, qu\u2019il a présentée comme «une chanson d\u2019amour aux accents (légèrement) country» et I\u2019m All Over It Now, sorte de croisement entre «la power pop du Elton John des années 70 et Ray Charles» pour laquelle il a rappelé Hilary Kole, qui faisait sa première partie.Parce que Jamie Cullum a aussi ce talent-là, pas si courant, d\u2019écrire des chansons qui séduisent dès la première écoute.Je suis parti juste avant le rappel, Cullum et sa bande venaient d\u2019enflammer la salle avec The Wind Cries Mary d\u2019Hendrix.Et je me suis dit que la prochaine fois, qui ne saurait tarder puisque le nouvel album s\u2019en vient, je resterais jusqu\u2019à la toute dernière minute.Je vous souhaite d\u2019y être, vous aussi.JAMIE CULLUM À WILFRID-PELLETIER Le petit tannant qui était premier de classe Jamais on n\u2019a eu l\u2019impression que le surdoué britannique nous traînait de force au cirque.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S \u2022 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 J U I L L E T 2 0 0 9 1831211A *Prix àpartir de.Taxes et frais de services inclus.Certaines conditions et restrictions s\u2019appliquent.Prix sujet àchangements sans préavis.Dès le 7 juillet maison théâtre pour toute la famille une à la Billetterie Juste pour rire présente évasion musicale Dans la série PRESTIGE présentée par une comédie de marccamoletti adaptée et mise en scène par serGe PostiGo 25$* ÀPaRTIR DE SEULEMENT ! 1890011A LA COMÉDIE LA PLUS RAFRAÎCHISSANTE DE L\u2019ÉTÉ À 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Consultez les guide-horaires ou visitez les sites web suivants: cineplex.com, cinemasguzzo.com, cinemasfortune.ca, cinentreprise.com, enprimeur.ca (version française de Ice Age: Dawn of the Dinosaurs) 1889048A BILLETTERIE CENTRALE DU FESTIVAL: MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est 514 908-9090 / ticketpro.ca PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 / laplacedesarts.com BILLETTERIE (sauf pour les événements présentés à la Place des Arts) MONTREALJAZZFEST.COM FESTIVALINTERNATIONALDEJAZZDEMONTREAL.COM POUR EN SAVOIR PLUS: Le Festival se poursuit POUR 11 JOURS DE FÊTE AU DU CENTRE-VILLE ! GESÙ - CENTRE DE CRÉATIVITÉ 514 861-4036 514 790-1245 / admission.com NOS STARS CHANTENT LE JAZZ CD en magasin maintenant ! Isabelle Boulay Garou Marie-Élaine Thibert Ginette Reno Céline Dion Stéphanie Lapointe Daniel Lavoie Coeur de pirate Éric Lapointe Marie-Mai Jean Leloup Michel Rivard Florence K L\u2019ARTDUJAZZ: 70 ANSDEPOCHE TTES BLUE NOTE présentépar angle De Bleury et De Maisonneuve Ouest JUSQU\u2019AU 8JUILLET SCÈNE GENERAL MOTORS \u202221H ET 23 H VENDREDI 3JUILLET FLORENCE K La Noche de Lola salondeguitaredemontreal.com Vi sitez notre site web pour la liste complète des exposants et des activités ! Du 3au5juillet 2009 au Palais des congrès de Montréal DE GUITARES ACOUSTIQUES ET ÉLECTRIQUES LUTHIERS PLUSIEURS DES MEILLEURS AU MONDE MINICONCERTS ET AT ELIERS 100 ET PLUS DE DE LA GUITARE HAUT DE GAMME ! LA DESTINATION gratuit gratuit DEMAIN SOIR ! 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SETZER BRIAN ORCHESTRA PREMIÈRE PARTIE : DIVINE BROWN INTERPRÊTE DU SUCCÈS : AMÉRICAN BOY LA SOIRÉE DANSANTE ! MERCREDI 8 JUILLET - 20H30 DIMANCHE 5 JUILLET - 22H STANLEY JORDAN VENDREDI 3 JUILLET - 22H RUSSELL MALONE DIMANCHE 5 JUILLET - 20H MURIEL ANDERSON/ VALÉRIE DUCHÂTEAU SAMEDI 4 JUILLET - 20H FRANK VIGNOLA VENDREDI 3 JUILLET - 20H PEPPINO D\u2019AGOSTINO DIMANCHE 5 JUILLET - 18H DON ALDER SAMEDI 4 JUILLET - 18H MONTE MONTGOMERY SYLVAIN PROVOST VENDREDI 3 JUILLET - 18H SAMEDI 4 JUILLET - 22H OLIVIER LANGEVIN GUITARISSIMO 9 concerts de guitaristes d\u2019exception ! CINQUIÈMESALLE-PDA LUNDI 6 JUILLET - 18H MERCREDI 8 JUILLET - 18H JEUDI 9 JUILLET - 18H HOMMAGE À MILES DAVIS NICHOLAS PAYTON \u2022 Trompette BILL EVANS \u2022 Saxophone Tenor R.MAHANTHAPPA \u2022 Saxophone U.SHRINIVAS \u2022 Mandoline LENNY WHITE \u2022 Batterie DARRYL JONES \u2022 Basse V.SELVAGANESH \u2022 Khanjira THÉÂTREMAISONNEUVE-PdA EN VOIX SPECTACLE DE CLÔTURE DIMANCHE 12 JUILLET - 15H30 ET 19H30 oumou sangare AVEC SABRINA ROMERO JEUDI 9 JUILLET BAJO ANDALUZ - DOUBLE BASS MEETS FLAMENCO DANCER AVEC JEAN-LOUIS MATINIER À L\u2019ACCORDÉON VENDREDI 10 JUILLET DUO AVEC DAVID VENITUCCI KIKO RUIZ PASCAL ROLANDO SAMEDI 11 JUILLET LA LINEA DEL SUR JEUDI 9, VENDREDI 10 ET SAMEDI 11 JUILLET - 18H Événement spécial pour le30e anniversaire SALLE WILFRID-PELLETIER,PdA PLEINS FEUX MÉTROPOLIS RYTHMES CINQUIÈME SALLE-PDA PRIMEUR THÉÂTREMAISONNEUVE-PdA LES GRANDS CONCERTS INVITATION HYATT REGENCY MONTRÉAL GESÙ-CENTREDECRÉATIVITÉ CE SOIR ! DÈS DEMAIN ! Avec ses succès: \u2022 Running On Time \u2022The Pretender \u2022 Somebody\u2019s Baby et plusieurs autres 1890196A ARTS ET SPECTACLES Les ciné-spectacles de Vues d\u2019Afrique sont de retour Chaud, chaud le Théâtre de verdure du parc La Fontaine.Les 18e ciné-spectacles de Vues d\u2019Afrique y sont à l\u2019affiche du 2 au 5 juillet.L\u2019amphithéâtre en plein air peut accueillir 2500 personnes selon la formule premier arrivé, premier assis.Cette année, les musiciens en vedette seront Empress Deeqa, originaire de Somalie, Toto Laraque, d\u2019Haïti, le groupe Labess, d\u2019Algérie, et Kabakuwo, du Mali et du Sénégal.Chaque concert est suivi de la présentation de films en provenance d\u2019Afrique et de pays créoles.La programmation comprend deux gagnants de prix internationaux: Paris à tout prix, Cameroun, et Il va pleuvoir sur Conakry, Guinée- France.L\u2019entrée est gratuite.EN BREF LA PRESSE CANADIENNE L\u2019ancien animateur Jacques Fauteux est décédé d\u2019un cancer, mardi, à l\u2019âge de 76 ans.Selon Radio-Canada, celui qui fut également journaliste et animateur du Téléjournal est mort à l\u2019Hôpital général de Montréal.Né en 1933, M.Fauteux s\u2019est surtout fait connaître comme coanimateur de l\u2019émission d\u2019affaires publiques Appelez-moi Lise, aux côtés de Lise Payette à Radio-Canada entre 1972 et 1975.Il a également animé le jeu-questionnaire Tous pour un, entre 1964 et 1968, ainsi que l\u2019émission Point de mire.M.Fauteux était un grand défenseur de la langue française et sa voix se faisait toujours entendre, à la fin de sa carrière, dans des vidéos d\u2019entreprises.Il faisait également du doublage.Son ancienne collègue, Lise Payette, s\u2019est souvenue de lui comme d\u2019un homme exceptionnel, un homme qui avait toujours le mot juste, selon Radio-Canada.Son ex-collègue et ancien animateur du réseau TVA dans les années 60 et 70, Roger Gosselin, a pour sa part déclaré à la société d\u2019État qu\u2019il avait été «un des grands de Radio-Canada, de la radio et de la télévision dans son ensemble ».M.Gosselin a ajouté qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un «gars d\u2019une affabilité extraordinaire, qui avait un langage comme on en entend peu maintenant ».Mort de l\u2019animateur Jacques Fauteux MARIO CLOUTIER La jeune chef d\u2019orchestre montréalaise Mélanie Léonard sera chef en résidence auprès de Roberto Minczuk au Calgary Philharmonic, à compter de septembre prochain.Elle assure présentement la direction artistique du Choeur classique Vaudreuil-Soulanges, avec lequel elle a mis en valeur un répertoire axé sur les grands maîtres du XXe siècle.Mélanie Léonard détient un doctorat en direction d\u2019orchestre de l\u2019Université de Montréal, où elle a étudié avec Paolo Bellomia et Jean-François Rivest, l\u2019ancien chef en résidence de l\u2019OSM sous Kent Nagano.Elle avait complété sa maîtrise avec Christopher Zimmerman à la Hartt School of Music de Hartford, aux États-Unis.Mélanie Léonard au Calgary Philharmonic ALAIN CRÊTE Dans la rubrique Entracte de samedi dernier, une citation sur la qualité du français était erronément attribuée à Alain Crête du 98,5FM.Nos excuses.PRÉCISION PHOTO FOURNIE PAR LA PRESSE Jacques Fauteux en 1967.Il s\u2019est surtout fait connaître comme coanimateur de l\u2019émission Appelez-moi Lise, aux côtés de Lise Payette, à Radio-Canada, entre 1972 et 1975.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 J U I L L ET 20 0 9 CANTONS DE L'EST Eastman.Marie-Michèle Desrosiers au Piano Rouge du Théâtre La Marjolaine, les 19-20, 26-27 juin, 20h.1 888 526-2756 www.lamarjolaine.info La comédie \"Premières de classe\" sera présentée du 2 juil.au 29 août, 20h LA MARJOLAINE: CENTRE DU QUÉBEC (175, rue Ringuet) Peinturés dans l\u2019Coin, comédie et M.E.S.de Gilles Latulippe, avec Gilles Latulippe, Roger Giguère, Jacques Salvail, Louise Matteau, Patricia Tulasne, Diane St-Jacques et Véronique Pinette.12 juin au 29 août, mer.au sam.à 20 h.Forfaits souper-théâtre.Prix de groupe.1 800 265-5412, 819 477-5412.Aut.20 # 177 CENTRECULTURELDEDRUMMONDVILLE: LANAUDIÈRE C'est notre chanson, pièce musicale de Neil Simon, traduction et adaptation Yves Morin, mise en scène Frédéric Blanchette.Avec Luc Guérin, Catherine Sénart et trois musiciens sur scène.Du 18 juin au 22 août.Forfaits disponibles.1 877 589-9198 / www.hector-charland.com THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND: LAURENTIDES \u201cLA CHANCE AU COUREUR\u201d Comédie de Derek Benfield, m.e.s.Michel Forget avec Stéphane Jacques, Annette Garant, Michel Forget, France Parent, Gilbert Turp.À partir du 5 juin.Forfait souperthéâtre sur place.450-227-1389, 514-990-7272.www.theatresteadele.ca THÉÂTRE SAINTE-ADÈLE: \u201cÀ QUELLE HEURE LE PUNCH?\u201d Comédie de Ken Ludwig, m.e.s.Vincent Bilodeau avec Chantal Fontaine, Vincent Bilodeau, Janine Sutto, Robert Brouillette, Joël Marin, Marilyn Perreault, Yves Corbeil, Annie Larochelle.À partir du 5 juin.Forfait souper-théâtre sur place.450-227-8466, 514-990-4343.www.theatrestsauveur.com THÉÂTRE SAINT-SAUVEUR: à la Billetterie Juste pour rire au coeur de Montréal brésiliennebrésiliennebrésilienne Une fiesta Dès le 14 juillet ThéâTre Maisonneuve *Certaines restrictions et conditions s\u2019appliquent.Quantités limitées.Disponible pour certaines catégories de billets, dates et pour de nouvelles réservations seulement.offre valide exclusivement àlabilletterie de Juste pour rire.25$ àparTir De * en vente maintenant ! présente Dans la série presTiGe présentée par 1876939A 1890008 ROLLING STONE MARQUANT! UNE SAGA CRIMINELLE EXPLOSIVE.Peter Travers (Version française de Public Enemies) AMICHAELMANNFILM Consultez le Répertoire des Cinémas ou À L\u2019AFFICHE!www.universalpictures.ca pour l\u2019horaire des films VIOLENCE 1889036A ARTS ET SPECTACLES 0702 17h00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC 16h30! Bons baisers Pyramide Le Téléjournal Des squelettes Un gars, une fille Perdus Bons baisers de France Le Téléjournal Des kiwis et des hommes / Partir \" TVA Le TVA 17 heures Le TVA 18 heures Sucré salé Dépenses Xtrêmes P.-dessus marché Dr House / House à terre Mollie Le TVA 22 heures 22h35 Pour rire 23h05 Sucré salé 23h35 DÉRA.1h20 \" TQS Mon oncle Charlie À couper le souffle Méchants farceurs Chemin du golf Grande fille Vert avec Albert LE REGARD D'UNE MÈRE (2007) Kelly Rutherford.Monsieur Showbiz Call TV \" TQc Cornemuse Toc toc toc Kaboum! Ramdam Ramdam Pure laine Une pilule, une p'tite granule CROSSROADS (1986) Ralph Macchio.22h50 Docs Monde 23h45Sommes-nous\" CBC The Simpsons Wheel of Fortune CBC News at Six Coronation Street Jeopardy Doc Zone / Wild Horse Redemption CBC News: The National The Hour / The Smashing Pumpkins CTV-M Dr.Phil / Silent Darkness CTV News Access Hollywood Corner Gas CSI: Miami Think You Can Dance / 2 of 14 Voted Off The Listener / Lisa Says CTV National News CTV News \" GBL-Q 16h30 ! Young & R.Global National Evening News House & Home E.T.Canada Ent.Tonight Bones / Fire in the Ice / Luc Robitaille The Office The Office Harper's Island/ Whap News Final ABC Family Feud .BeaMillionaire?Access Hollywood ABCWorld News Fox 44 News Deal or No Deal Samantha Who?In the Motherhood Grey's Anatomy / Stairway to Heaven Private Practice / Second Chances Sex and the City 23h35 Nightline \" CBS Dr.Phil / Silent Darkness Channel 3 News at 6 CBS Evening News Ent.Tonight CSI: Miami CSI: Crime Scene / Art Imitates Life The Mentalist / Ladies in Red Channel 3 News 23h35 Letterman \" FOX Raymond Raymond King of the Hill The Simpsons 2 1/2 Men 2 1/2 Men Bones / Fire in the Ice / Luc Robitaille Think You Can Dance / 2 of 14 Voted Off FOX 44 News at 10 TMZ Family Guy Seinfeld NBC First at Five 5:30 Now Newschannel 5 NBC Nightly News Jeopardy Wheel of Fortune 30 Rock The Office The Office 30 Rock The Listener / Lisa Says Newschannel 5 23h35 Wimbledon PBS-P Curious George Fetch! BBCWorld News Nightly Business The NewsHour With Jim Lehrer M.Lake Journal Scully World Show To Be Announced Soundstage / Sugarland BBCWorld News Charlie Rose \" SHOW Love You to Death Love You to Death Trailer Park Boys Trailer Park Boys The Outer Limits / Final Exam Love You to Death Love You to Death STORM CELL (2008) avec Elyse Levesque, Ryan Kennedy, Mimi Rogers.House / Whac-A-Mole / Patrick Fugit TLC Jon & Kate Plus Eight / Kate's Labor Day What Not toWear / Dara Paralyzed and Pregnant I Didn't KnowIWas Pregnant I Didn't KnowIWas Pregnant I Didn't KnowIWas Pregnant I Didn't KnowIWas Pregnant ARTV Tout sur moi Artistes Le temps d'une paix Les Contes d'Avonlea Voir les comédiens / Huguette Oligny Tout sur moi Grandes entrevues / Dominique Lévesque , Dany Turcotte.Comme par magie Mange ta ville CD Le dernier combattant Humour PQ / Les personnages Alerte animale Superscience / Les secrets de Saturne Docu-D Un tueur si proche / Le couple maudit Le dernier combattant \" Cinépop 16h30 ! L'AMOUR EN CAGE 18h05 ADIEU JE RESTE (1977) avec Marsha Mason, Richard Dreyfuss.WALK THE PROUD LAND V.F.(1956) 21h35 NORMA RAE (1979) avec Ron Leibman, Beau Bridges, Sally Field.23h35 LES .1h25 \" EV Le maître du grill Au bout du monde Coups coeur Québec / LaMauricie Gilles Proulx Le Voyageur futé Virée en VR / Floride: Miami et les Keys Enfants à bord Suivez le guide Soleil tout inclus / Varadero Hakuna Matata / Kilimanjaro HI Petite maison Part 2 of 2 À vos marteaux Passion maisons / Montréal Aventures / À la conquête du pôle sud NCIS enquêtes / Randonnée mortelle DRESDE 1945, CHRONIQUE D'UN AMOUR Part 2 of 2 MMAX L'index québécois Star-O-Mètre Top5 Anglo Top5 Franco Cocktail pop En chute libre! Liaison Dang Musicographie québécoise Célébrités et paparazzis / Tom Cruise Star-O-Mètre L'index québécois MP Danse ou crève! Top5.MusiquePlus.com Radar M.Net Ram Pimpmon char Pimpmon char Paris un jour, Paris toujours! Ram RDI Le Téléjournal 17h45 RDI santé RDI en direct RDI en direct 24 heures en 60 minutes Grands Reportages Le Téléjournal RDI en direct Le National Le Téléjournal S+ Sans laisser trace / Un dernier combat Sydney Fox / Civilisation perdue Victimes du passé / Le dernier des cinq Veronica Mars / Harcèlement Loi & ordre: sexuels / Enfants de la rue Agent libre / Tout ce qui brille.Sydney Fox / Civilisation perdue SE 17h20 DEMI-FRÈRES (2009) avec Adam Scott, Will Ferrell.L'AMOUR À JAMAIS (2007) Shirley MacLaine.VERSAILLES (2008) avec Judith Chemla, Guillaume Depardieu.22h55 HIGH SCHOOL MUSI.0h45 \" TFO Mégallô Contre-attaque Cornemuse Pinky Dinky Doo Panorama Tshinanu Le sel de la terre L'OEIL DU MALIN (1961) Jacques Charrier.Douce folie Volt Insectia TV5 Tout le monde veut prendre sa place 17h55 QuestChamp Journal France 2 Destinations goûts Comme chez moi Club social Envoyé spécial Cité guide TV5 le journal Secrets d'histoire \" VIE Des maisons d'occasion$ / Rénos 101 La bosse des noces C'est la fête! César parle chiens Maître chez soi On a échangé nos mères S.O.S Santé Décore ta vie Ma maison Idées de grandeur Déco sur mesure Z Surnaturel / Le sang de l'homme mort La porte d'Atlantis Ça s'branche où?Comment c'est fait Torchwood / Reset Liens de sang / Surdoués Moonlight / Rapports à risque Péril en haute mer RDS 14h30 ! Football Le monde du sport Info Sports (L) Sports 30 (L) Tennis-Wimbledon Demi-finales féminines Sports 30 (L) Info Sports (L) Jeter l'ancre Action sport SPN Prime Time Sports Sportsnet Connected MLB Baseball / Seattle Mariners vs.New York Yankees (L) Sportsnet Connected SN Connected MMA Connected TSN Around the Horn Interruption Off the Record SportsCentre Interruption Martial Arts CFL Pregame (L) CFL Football/Winnipeg Blue Bombers vs.Edmonton Eskimos (L) TTF Le Monde de Quest Johnny Test Les Simpson Naruto Bakugan Chaotic DG, les défenseurs Classe des Titans Les Simpson American Dad Naruto Punch Les Simpson American Dad VRAK Zoé Zoé Cory- dans la place Ça plane pour moi! Famille parfaite Touche pas! Les frères Scott / La place est prise Wildfire / Les démons du passé Degrassi, nouvelle Edgemont Stan et ses stars Degrassi Jr.High VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE C\u2019est très dommage.Une de nos grandes dames de la télé , Claire Lamarche, n\u2019a pas réussi à boucler une entente avec TVA pour ramener ses célèbres Retrouvailles en ondes cet automne.L\u2019émission de l\u2019animatrice- vedette disparaît donc de la grille du «vrai» réseau après 12 ans d\u2019existence.Pour de bon.«S\u2019il n\u2019y a plus de place pour Les retrouvailles à TVA, j\u2019imagine qu\u2019il n\u2019y a plus de place pour le genre de télévision que je fais », constate Claire Lamarche, jointe plus tôt cette semaine.C\u2019est très dommage, car, au petit écran, Claire Lamarche véhicule parfaitement les valeurs prônées par TVA: proximité, chaleur et convivialité.Alors, pourquoi laisser filer cette reine de l\u2019émotion à la télévision, qui oeuvre à TVA depuis septembre 1990?Essentiellement d\u2019ordre budgétaire, les discussions ont été longues et ardues.TVA jette la pierre au contexte actuel «plus fragile économiquement ».De son côté, Claire Lamarche estime avoir dépouillé ses Retrouvailles jusqu\u2019à la moelle, notamment en comprimant son budget de production et en abandonnant les deux émissions spéciales Sur la route des retrouvailles.Selon Claire Lamarche, notre Oprah québécoise, la dernière demande de TVA a cependant été de trop: le réseau ne souhaitait diffuser que deux émissions spéciales des Retrouvailles en 2009-2010 au lieu des quatre rendez-vous habituels.Voilà le détail qui a torpillé la relation entre l\u2019animatrice de 64 ans et la station appartenant à Quebecor.«Je n\u2019étais pas capable d\u2019accepter cette proposition de TVA.Notre effort de réduction était fait et je ne vois pas comment j\u2019aurais pu garder mon enthousiasme des 12 dernières années.Il y a plein d\u2019émissions qui coûtent beaucoup plus cher que la nôtre et qui gardent l\u2019antenne.Et avec nos quatre émissions par année, on ne peut pas dire que l\u2019on exagérait », souligne Claire Lamarche, déçue et estomaquée de ne plus travailler à TVA.Elle enchaîne : «Nous avons toujours été très modestes dans nos demandes.Je ne me serais jamais attendue à ça.Les retrouvailles, c\u2019était quasiment devenu un service public, c\u2019était une institution.» Même choc pour Stéphanie Cou il la rd , f i l le de Cl a i r e Lamarche et productrice au contenu des Retrouvailles.«Nous ne sommes pas très gourmands.Notre décor n\u2019a à peu près pas changé et nous avons conservé la même ouverture pendant sept ans», glisse-t-elle.Avec tout le fric qui a été pompé dans Star Académie cet hiver, la question se pose : pourquoi TVA n\u2019a-t-il pas été capable d\u2019économiser quelques milliers dollars pour payer la mini-équipe de six personnes des Retrouvailles ?Étrange.Car Claire Lamarche ne réclamait pas un hélicoptère privé ou une coûteuse performance de Lady Gaga pour doper ses cotes d\u2019écoute (souvent millionnaires).Seulement du temps pour réunir des téléspectateurs que le destin a séparés.«Les retrouvailles, c\u2019est un processus qui est très long.On fait beaucoup de vérifications.On ne peut pas se tromper.Et nous faisons des suivis après toutes les émissions », explique Claire Lamarche.À l\u2019automne 2006, la populaire animatrice a goûté une première fois à la médecine de TVA, qui a débranché son émission hebdomadaire Faut voir clair.L\u2019émission ne tirait qu\u2019à 450 000 téléspectateurs dans les sondages BBM.Sa quotidienne éponyme, qui a pris fin au printemps 2002, a roulé pendant 12 ans à TVA, faisant pleuvoir une série de trophées MetroStar sur l\u2019intervieweuse.Avant de faire le saut à TVA, elle a piloté Droit de parole à Télé- Québec pendant sept ans.Avis aux intéressés : Claire Lamarche, en pleine forme, souhaite reprendre l\u2019antenne rapidement.Est-ce que cette rubrique servira à réunir l\u2019animatrice avec un futur employeur, comme dans un épisode des Retrouvailles ?Vite, appelez notre grosse équipe de Columbo.Non, attendez, on reprend.Vite, appelez notre grosse équipe composée d\u2019une personne, c\u2019est-à-dire moi-même (c\u2019est ça le journalisme multitâches 2.0).«Moi, je veux continuer à faire de la télévision utile, qui a du sens», précise Claire Lamarche.Le message est lancé.Des preneurs?CLAIRE LAMARCHE Après les retrouvailles, la séparation HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Claire Lamarche, en compagnie de Pierre Bruneau, au lancement de la programmation de TVA, en août 2006.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 J U I L L ET 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 11 le gala Vidéotron Juste pour rire DU RIRe INSTaNTaNÉ ! Profitez de notre NoUVelle offRe pour fêter le début du Festival ! BRATHWAITE NORMAND 3et4juillet BÉLAND RÉAL BADOURI RACHID DROLETLES DENIS * Taxes incluses.Frais de service en sus.Certaines conditions et restrictions s\u2019appliquent.Quantités limitées.Disponibles pour certains spectacles, catégories de billets, dates et heures de représentation et pour de nouvelles réservations seulement.Offre d\u2019une durée limitée.La liste des artistes invités est donnée à titre indicatif et est sujet à changement sans préavis.à la Billetterie Juste pour rire présente POP CHARLY leS INVITÉS De NoRMaND : VÉRONICDICAIRE eT plUSIeURS aUTReS.BoNS BIlleTS DISpoNIBleS 29$* 2929$ àpartir de seulement faITeS VITe ! 1890001A LECTURES BIBLIO VOYAGEURS EN SOUFFRANCE MAVIS GALLANT TRADUCTION DE SUZANNE V.MAYOUX LES ALLUSIFS 110 PAGES, 18,95$ HHH 1/2 Un monde en suspens À 87 ans, Mavis Gallant est avec l\u2019Ontarienne Alice Munro (78 ans), dans la lignée des regrettées Manitobaines Margaret Laurence et Gabrielle Roy et de la Québécoise Anne Hébert, l\u2019une des cinq grandes dames de la littérature canadienne, anglophone ou francophone.Quintette de choc de la littérature féminine au pays du castor.Autrefois séparées par « les deux solitudes », aujourd\u2019hui, le projet de René Lévesque en voie d\u2019étiolement et le dégel des solitudes amorcé, elles se retrouvent, font corps, un lectorat sans oeillères les rassemble.Gallant fut la première anglophone à recevoir en 2006 le prix David \u2013 jusque-là réservé aux écrivains francophones.Juste évolution, car ces plumes sont de la plus haute qualité d\u2019expression et prouvent que la littérature traverse les soubresauts politiques, les dépassent.Comme Anne Hébert, Mavis Gallant, née à Montréal, a choisi de vivre à Paris.Elle écrit en anglais des nouvelles dont elle est, avec Munro, un maître.Voici qu\u2019elle entre dans une maison d\u2019édition québécoise francophone pour accroître (espérons-le) son lectorat dans la langue d\u2019Anne Hébert.Premier titre, une longue nouvelle parue en 1973 sous le titre The Pegnitz Junction, traduite par Suzanne V.Magnoux sous le titre Voyageurs en souffrance.Un trajet en train de Paris vers l\u2019Allemagne dans les années d\u2019après-Shoah.Délicat et brillant au possible.Ces voyageurs (monologues intérieurs, dialogues inquiets, narration omnisciente entrant dans les destins) vivent en souffrance, en suspens, marchandises que les trains de la mort ont oubliées\u2026 \u2013 Robert Lévesque, collaboration spéciale MUM CÉLINE GUICHARD MARCHAND DE FEUILLES 113 PAGES, 19,95$ HHH 1/2 La mère de tous les vices Cet ouvrage magnifiquement illustré et mis en pages, ce « roman graphique» est un produit bizarre et déroutant.Dérangeant, voire obscène.Il y est question de la mère, celle de l\u2019auteure peut-être, mais surtout de cette Mère, avec le grand M, devenue personnage ; cette pondeuse mythique ici réduite à l\u2019état de vache à lait devenue austère, grotesque et violente.Mum est une caricature tragique de l\u2019ignoble Maman, grosse et moche, qui réduit tous les rêves de ses enfants à néant par sa seule présence et ses tendances osmotiques.Les dessins de cette artiste, Céline Guichard, peu connue du grand lectorat, sont déchirants et tirent à la fois des petites larmes amères et des sourires gênés.Guichard n\u2019oublie aucun détail : le pot de roses est accompagné de miettes de terre, les poils et les ridules des corps vieillissants de papa et maman sont mis en évidence, les objets insignifiants du quotidien y sont scrutés.Et, dans ses plus beaux et morbides moments, Guichard transforme mère, père et fille en monstres que Lovecraft n\u2019aurait pas désavoués.Ce n\u2019est pas jojo mais c\u2019est vraiment très beau.Seul hic : Le texte (signé Guichard) est plus ou moins accessoire.\u2013 Aleksi K.Lepage, collaboration spéciale LES VIERGES&AUTRES NOUVELLES IRÈNE NÉMIROVSKY DENOËL 227 PAGES, 34,95$ HHH 1/2 Désirs et réalités On ne se lasse pas de découvrir tous ces inédits d\u2019Irène Némirovsky, un autre de ces talents fauchés par les camps de la mort, et littéralement ressuscité (c\u2019est le cas de le dire) par Suite française, couronné, à titre posthume, du Renaudot en 2004.Après Chaleur du sang, court roman au style réaliste paru en 2007, Denoël publie ces jours-ci le recueil de nouvelles Les vierges.Némirovsky excellait dans l\u2019art de la nouvelle, qu\u2019elle pratiquait, malgré les lois de Vichy, sous pseudonyme.Toujours les mêmes thèmes traversent l\u2019oeuvre, notamment la filiation, les relations mères-filles, et la fatalité à l\u2019oeuvre, implacable, qui se joue des rêves et des espoirs des êtres qui font souvent leur propre malheur.Les vierges, qui donne son titre au recueil, raconte l\u2019histoire de Camille, de retour au bercail avec sa fille Nicole, après avoir été délaissée par son mari, qu\u2019elle a follement aimé.Ses soeurs, vieilles filles, finissent par envier sa douleur, puisqu\u2019elles découvrent alors n\u2019avoir, au fond, rien vécu.Tous des récits où la passion des personnages à vouloir se forger un destin, ou à vouloir le conjurer, se heurte douloureusement à la réalité.Comme ce jeune homme, ayant survécu à un crash d\u2019avion avec un collègue amoureux de sa femme, qui découvre avec horreur que la veuve a refait joyeusement sa vie.Bref, tous ces manuscrits qui nous parviennent d\u2019outre-tombe ne font que confirmer le talent indéniable de Némirovsky, un écrivain authentique, et qui ne vole certes pas sa place dans l\u2019histoire de la littérature française.\u2013 Chantal Guy CHANTAL GUY SIGNET Il faut toujours faire confiance aux gens qui lisent Sade.À tous ceux qui se réclament du rugissement sadien, du fin fond de son cachot, pour la jouissance de vivre.Ultime combat de l\u2019existence, que de lutter contre tout ce qui concourt à écraser cet élan vital.C\u2019était notamment le combat de Nietzsche.Ainsi ai-je découvert Chantal Thomas \u2013 spécialiste de Sade, de Casanova et du XVIIIe siècle en général.De même pour cette nouvelle venue, Cécile Guilbert, toute de noir vêtue.«Cela fait 30 ans que je me vêts comme j\u2019écris », précise-t-elle dans son recueil d\u2019essais, Sans entraves et sans temps morts (Gallimard).Le livre s\u2019ouvre et se termine sur cette citation de Histoire de Juliette: «Le passé m\u2019encourage, le présent m\u2019électrise, je crains peu l\u2019avenir.» En connaissez-vous beaucoup des gens qui pensent comme ça, surtout ces jours-ci ?Guilbert est plus du côté du soleil (et de Sollers) que de l\u2019ombre, bien qu\u2019aimant le noir \u2013 luxe suprême de l\u2019indémodable, auquel elle consacre tout un chapitre.Cette réflexion sur la mode, ce cancer voué perpétuellement à faire périr, est en quelque sorte l\u2019introduction à sa pensée, qui donne en même temps des pistes pour s\u2019affranchir de cette maladie du siècle.Prix Médicis Essais en 2008 pour Warhol Spirit, spécialiste de Guy Debord (La société du spectacle), Cécile Guilbert, 36 ans, toutes ses dents et tout en style, est parfaitement de son temps; elle s\u2019offre aussi le recul de ceux qui ne font pas du temps leur ennemi, mais leur allié.Ces essais (une cinquantaine, publiés dans divers journaux et magazines) se lisent comme un manuel de survie pour faire duprésent une fête et non une cérémonie mortuaire.Curieuse de tout, elle plonge dans notre époque armée d\u2019une foule de classiques de la littérature, puisqu\u2019on «ne lit les classiques qu\u2019au présent ».Elle s\u2019intéresse autant à Chamfort qu\u2019au rock\u2019n\u2019roll, au Grand Siècle qu\u2019aux grands romans américains contemporains, reprend intégralement les mots d\u2019Artaud pour décrire Loft Story, assume un point de vue parfaitement élitiste sur la littérature tout en s\u2019émerveillant du glamour disco.Bref, on est ici en face d\u2019un esprit riche et foisonnant, capable d\u2019affronter une multitude de sujets qu\u2019on a l\u2019habitude de ne voir abordés qu\u2019en surface et sans imagination.Surtout, Guilbert prouve par l\u2019exemple, et avec grande intelligence, que ce que l\u2019on nomme la «culture»est peut-être laseule arme efficace permettant de ne pas subir l\u2019air du temps, mais de le respirer, aussi nauséabond soit-il.Comme une épée tranchante et pointue qui frappe directement au coeur de ces ennemis que sont la morosité, la platitude ou l\u2019imbécillité.Traînez Cécile Guilbert à la plage cet été, c\u2019est un conseil d\u2019amie.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : guy @lapresse.ca Le blogue littéraire : www.cyberpresse.ca/guy Le XVIIIe siècle à la rescousse LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS \u2014 Patrice Leconte est un homme compliqué.En tout cas contradictoire.Suite à des articles assassins sur certains de ses films «grand public », il s\u2019est fait une réputation d\u2019ennemi juré des critiques de cinéma.Mais, dans son bureau installé à Montparnasse au dernier étage avec vue imprenable, il vous reçoit de manière adorable, peut-être parce que vous n\u2019êtes ni critique de cinéma, ni français.Le sujet du jour : le cinéaste des Bronzés, de Ridicule et de Monsieur Hire a soudain eu la fantaisie, à 61 ans, de publier un premier roman.Cela s\u2019appelle Les femmes aux cheveux courts, un petit récit alerte, acidulé et au dénouement inattendu à propos d\u2019un jeune homme de 27 ans, Thomas, un «chic type» comme il se décrit luimême, employé dans une papeterie et qui a cette particularité de n\u2019être attiré que par les filles aux cheveux courts.Comme l\u2019auteur, bien sûr.«Précisons tout de suite qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une perversion, mais d\u2019une addiction, plaisante Patrice Leconte.Cela dit, il se pourrait que demain je tombe raide dingue d\u2019une blonde aux cheveux longs.Mais mon attirance naturelle va vers les femmes qui portent les cheveux très court.Pourquoi?Bien sûr, parce que cela les dénude un peu plus.Mais aussi parce que j\u2019y trouve une forme d\u2019audace, d\u2019affirmation personnelle.Le côté androgyne?Est-ce que Jean Seberg dans À bout de souffle n\u2019est pas l\u2019incarnation parfaite de la féminité ?«Mais attention! Je ne veux pas qu\u2019une femme se coupe les cheveux pour me faire plaisir.Je veux que ça vienne d\u2019ellemême.Ma femme?Oui, elle a toujours eu les cheveux courts, évidemment! Au cinéma, c\u2019est autre chose.J\u2019ai souvent cherché à convaincre les comédiennes de se couper les cheveux : je l\u2019ai obtenu de Vanessa Paradis dans La fille sur le pont\u2026 Et bien sûr mon rêve serait de tourner avec Cécile de France!» Le roman qu\u2019il a écrit est donc le récit de cette quête fantaisiste et romantique de Thomas, qui s\u2019est donné trois ans et pas un jour de plus pour trouver la femme de sa vie.Entre-temps il est vendeur au Stylo de Vénus, tenu par une séduisante patronne dans la quarantaine, assistée de trois ravissantes vendeuses.«Oui, vendeur dans une papeterie, ce n\u2019est pas un métier très glamour, admet Patrice Leconte.Mais j\u2019aime bien les gens ordinaires.Peut-être parce que ce sont ceux que je connais le mieux.Je n\u2019ai jamais mis en scène un général ou un grand patron.» Un coup de pouce du destin Né en 1947, Patrice Leconte a une production phénoménale derrière lui : dans la vingtaine, il faisait des bandes dessinées à Pilote.Il a donné abondamment dans le film publicitaire.Il a plus de 40 longs métrages à son actif.Quelle mouche l\u2019a piqué de se lancer à 61 ans dans l\u2019écriture ?«Comme toujours, il m\u2019a fallu un petit coup de pouce du hasard, explique nonchalamment Leconte.Il y a cinq ans, j\u2019ai croisé le patron d\u2019AlbinMichel, qui est un ami, et qui m\u2019a dit : tu devrais vraiment écrire un roman.J\u2019ai laissé l\u2019idée germer.Et puis je m\u2019y suis mis au travers de mes activités cinématographiques.Je n\u2019en ai parlé à personne, même pas à ma femme, jusqu\u2019au jour où il a été donné et accepté chez Albin Michel.Et maintenant je suis super content.Le livre marche bien, on en est à la troisième réédition.La critique est bonne, alors que je craignais par-dessus tout qu\u2019on me reproche, moi un saltimbanque, d\u2019oser toucher au domaine sacré de la littérature.Au contraire.J\u2019ai même eu le bonheur suprême de me voir traiter dans L\u2019Express de «petit frère de Raymond Queneau», mon écrivain préféré avec Simenon et Échenoz.Alors j\u2019écrirai un autre roman, dans une dizaine de mois ; j\u2019ai déjà une idée en tête.» Ceci ne doit pas être sans rapport avec cela: à 61 ans, Leconte a décidé de quitter le cinéma: «Je fais encore deux films, dont j\u2019ai à peu près le sujet, et puis je m\u2019arrête.Non, non, je vous jure, ce ne sont pas des faux adieux à la Charles Aznavour.» De quoi peut donc se plaindre un cinéaste aussi couronné de succès que lui ?N\u2019a-t-il pas carte blanche pour tourner ce qui lui plaît ?«Ne croyez pas ça, dit-il avec détachement.Depuis un an, j\u2019étais sur un projet assez mirobolant.Un scénario du romancier américain Douglas Kennedy.Deux acteurs plutôt présentables : Daniel Auteuil et Helena Bonham Carter.Luc Besson comme producteur.Un budget normal.Eh bien! le projet a été perpétuellement décalé et est finalement tombé à l\u2019eau\u2026 Le cinéma est devenu une machine de plus en plus lourde.Les chaînes de télé, dont le financement est devenu vital, veulent des oeuvres pour les débuts de soirée, c\u2019est-à-dire du connu.Alors que les bons films sont des prototypes.«Je sais que quand j\u2019aurai tourné le dernier plan de ce dernier film, je serai un peu triste mais également soulagé.Il faut savoir s\u2019arrêter à temps, le monde du cinéma change.Je préfère me retirer avant d\u2019être amer et de sombrer dans la tristesse.» Tout cela dit sur un ton léger, presque joyeux.Et si c\u2019était un vrai départ ?On vous l\u2019a dit: un gars compliqué, ce Patrice Leconte.Les femmes aux cheveux courts Patrice Leconte Albin Michel, 200 pages, 24,95$ ENTREVUE / Patrice Leconte Un premier roman à 61 ans lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO FOURNIE PAR ALBIN MICHEL Le cinéaste des Bronzés, de Ridicule et de Monsieur Hire a soudain eu la fantaisie, à 61 ans, de publier un premier roman.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 J U I L L ET 20 0 9 "]
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