La presse, 24 octobre 2009, C. Arts et spectacles
[" BÏA ENTRE MUSIQUE ET PROSE PAGE 20 LES PARLEMENTERIES LE COMIQUE ET SON DOUBLE PAGES 10 ET 11 www.cyberpresse.ca/arts VIDÉO Voyez le reportage sur Alexandre da Costa dans le métro sur cyberpresse.ca/dacosta AUDIO Écoutez des extraits de nos critiques de CD sur cyberpresse.ca/disques DOSSIER Lisez nos nouvelles inspirées de l\u2019actualité sur cyberpresse.ca/nouvelle PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE LE VIRTUOSE DUMÉTRO Inspirée par le Washington Post qui a envoyé le violoniste virtuose Joshua Bell jouer dans le métro de Washington, La Presse a voulu tenter l\u2019aventure dans le métro de Montréal.Alexandre da Costa, jeune virtuose montréalais d\u2019origine portugaise qui sera en concert avec l\u2019OSMles 10 et 11 novembre, s\u2019est prêté au jeu à la station Berri-UQAMavec son unique jeans, ses vieilles chaussures de sport et sonStradivarius.Le but de l\u2019exercice?Sonder la sensibilité musicale des Montréalais.Qui n\u2019ont pas réagi tout à fait comme les Américains.>Un reportage à lire en pages 2, 3 et 4.MONTRÉAL SAMEDI 24 OCTOBRE 2009 museumsnature.ca La Magie des lanternes 11 septembre au 1er novembre \u2022 9 h à 21 h Le Grand Bal des citrouilles 2 octobre au 1er novembre \u2022 9 h à 21 h 1822300A 1822319 ARTS ET SPECTACLES UN VIRTUOSE DANS LE MÉTRO PHOTOS ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE VIOLONISTE ET PASSAGERS ÀL\u2019HEURE DE POINTE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 4 O C T O B RE 20 0 9 ARTS ET SPECTACLES UN VIRTUOSE DANS LE MÉTRO NATHALIE PETROWSKI Àexactement 15h20, le mardi 20 octobre 2009, Alexandre da Costa a déposé son blouson de cuir par terre et a ouvert son étui sur le carrelage de la station Berri-UQAM.Il en a aussitôt extrait un authentique Stradivarius datant de 1727 (l\u2019âge d\u2019or du mythique luthier), évalué à plusieurs millions de dollars et prêté par M et Mme Dubois, des collectionneurs et mécènes de Drummondville.Prenant position directement en face des tourniquets de la sortie sud, le jeune virtuose a accordé brièvement son instrument avant d\u2019entreprendre une courte pièce du violoniste et compositeur Fritz Kreisler.En principe, il était seul au monde.En réalité, trois journalistes, un photographe, un vidéaste et son reporter ainsi que du personnel de la STM le surveillaient du coin de l\u2019oeil.La vie est drôlement faite.Deux jours plus tôt, Alexandre jouait devant environ 1700 personnes au théâtre de la Maestranza de Séville, en Espagne, pays où il a vécu et où il a une carrière florissante.Deux jours plus tard, le voilà qui se glisse dans la peau d\u2019un musicien de métro, au sein de la ville où il est né il y a 30 ans, où il a été élevé par sa mère Véronique da Costa, où il a peu connu son père, Michel Graveline, et où il a été propulsé comme soliste dès l\u2019enfance avec les Petits Violons de Jean Cousineau.Après une maîtrise en violon au Conservatoire de musique du Québec et un bac en piano, Alexandre est parti étudieràMadrid avec lemaître Zakhar Bron sans savoir que sa carrière allait prendre un virage résolument européen et le tiendrait éloigné du Québec pendant 10 ans.En 2007, après avoir vécu à Malaga et à Vienne, Alexandre est revenu vivre à Montréal pour être près de sa famille mais aussi de sa blonde, Martine Cardinal, une violoniste et directrice du Jardin des violons pour les tout-petits.Tapie dans un coin de la station et connaissant par coeur tous les morceaux que son amoureux va jouer, Martine se demande comment les Montréalais vont réagir.Leur oreille distraite par la cacophonie et parasitée par leurs préoccupations va-t-elle capter la virtuosité du violoniste et la sonorité exceptionnelle de son instrument?Combien de temps avant que quelqu\u2019un ne s\u2019arrête?Avant que quelqu\u2019un le reconnaisse?Dans le métro de Washington, une seule personne, sur plus d\u2019un millier a reconnu Joshua Bell, qui est pourtant une mégastar du monde de la musique classique.Montréal saura-elle faire mieux et démontrer que ses habitants ont une oreille plus fine et une sensibilité plus développée?À peine cinq minutes viennent de s\u2019écouler et personne ne s\u2019est encore arrêté.Alexandre poursuit avec une nouvelle pièce de Kreisler, pas tout à fait à l\u2019aise dans son jeans et ses chaussures de sport, lui qui porte des boutons de manchettes et des chemises blanches avec ses initiales brodées en monogramme même pour tondre le gazon.Des grappes d\u2019étudiants du cégep du Vieux-Montréal le dépassent sans le remarquer.Des gens pressés lui lancent un regard furtif et poursuivent leur course.Et puis subitement, un grand monsieur à l\u2019abondante tignasse grise s\u2019arrête et se précipite vers lui.«Dis donc Alex, les affaires vont si mal que cela?» lui lance-t-il mi-blagueur misérieux, pendant que le violoniste, pris au dépourvu, continue de jouer tout en lui répondant: «Non, non, on tente une expérience.» J\u2019accroche le monsieur au passage et je lui demande son nom.Georges Nicholson, me répond-il alors que je veux disparaître six pieds sous terre, mortifiée de ne pas avoir reconnu l\u2019animateur qui a longtemps été la voix de la musique classique à la radio de Radio-Canada.N\u2019empêche, ce premier incident, quelques minutes seulement après le début de l\u2019expérience, nous dit une chose: Montréal est un village où tout le monde finit un jour par se croiser.«Du calibre de la Place des Arts» Alexandre termine le Kreisler.Une vieille dame voûtée, hirsute, dépeignée, qui semble pauvre comme Job, fait un détour sur ses jambes arthritiques et cagneuses pour déposer une pièce dans l\u2019étui du violoniste.Pourquoi?«Pour la mouzik», me répond-elle avec un gros accent des pays de l\u2019Est.Au même moment, ma collègue Daphné Cameron intercepte Marie, 40 ans, prof de piano, déconcertante de candeur: «Honnêtement, je n\u2019ai pas entendu la différence avec les autres musiciens du métro et je n\u2019aurais jamais pu vous dire qu\u2019il jouait sur un Stradivarius.Je lui ai donné de l\u2019argent parce que j\u2019aime encourager les jeunes.» Carole Pelletier, guide au Château Ramezay, n\u2019a pas tout de suite reconnu Alexandre.«Mais maintenant que vous me le dites, il y a une différence dans la qualité de son jeu, c\u2019est clair», lance-t-elle.Même son de cloche chez Guy Lavoie, un préretraité de la Ville qui s\u2019est arrêté pour écouter pendant presque 20 minutes sans savoir qui jouait et qui a confié à ma collègue Sophie Ouimet : «C\u2019est magique.C\u2019est un grand musicien.Il est du calibre de la Place des Arts.On va certainement le voir comme soliste un jour dans un grand orchestre.Si j\u2019étais un producteur, je lui offrirais d\u2019endisquer.» Et pendant que notre préretraité s\u2019émerveille, Léa Bernard-Desrosiers, une jolie blonde de 21 ans, étudiante en pol itique et communication, «texte» frénétiquement, invitant ses copains à se ramener en quatrième vitesse à Berri-UQAM pour entendre le virtuose du métro.«Je ne l\u2019ai pas reconnu tout de suite, mais j\u2019ai immédiatement su que c\u2019était quelqu\u2019un de haut niveau», dit-elle.Des jeunes attentifs Un peu désorienté par une expérience qui s\u2019avère plus difficile que prévu, Alexandre entame le morceau le plus costaud de son programme: le concerto pour violon de Tchaïkovski, une pièce vertigineuse de 35 minutes dont il joue des extraits.Plus tard, il racontera qu\u2019avec le Tchaïkovski, il a eu le sentiment de perdre son public et de jouer trop vite comme s\u2019il se noyait.L\u2019impression est purement subjective car autour du périmètre imaginaire du violoniste, il me semble au contraire qu\u2019il y a de plus en plus de gens qui s\u2019arrêtent, écoutent et reconnaissent la qualité supérieure de son interprétation.C\u2019est le cas d\u2019un groupe d\u2019agents de sécurité de la STM, habitués aux musiciens de métro et qui ont tout de suite convenu entre eux que celuilà n\u2019était absolument pas comme les autres.À 500 mètres d\u2019eux, Vanessa Liboiron, 21 ans, s\u2019écrie sans le reconnaître : «Il est vraiment écoeurant.Son niveau est trop haut pour le métro!» Quant à Élise Fortier, 29 ans, elle a commencé par s\u2019arrêter, puis par s\u2019appuyer contre une colonne, puis par s\u2019asseoir sur le plancher.Elle est restée jusqu\u2019à la fin du numéro, confiant à ma collègue qu\u2019elle trouvait l\u2019inconnu particulièrement doué.Quand elle a su de qui il s\u2019agissait, elle est restée bouche bée.La réaction des jeunes est la grande surprise de cette expérience.Ces jeunes que l\u2019ont dit allergiques à la musique classique ont semblé les plus attentifs et les plus réceptifs au violon de da Costa, y compris ce Yo, amateur de rap et de hip-hop qui a enlevé ses écouteurs, a écouté un instant avant d\u2019aller déposer quelques pièces au pied du violoniste.L\u2019expérience tire à sa fin.Da Costa a enchaîné avec un adagio de Bach et termine avec une pièce de La liste de Schindler.Il joue sans arrêt depuis 55 minutes et avec une telle intensité que son instrument a laissé l\u2019empreinte d\u2019une balafre rouge et douloureuse sur son cou.Quand il dépose violon et archet, une demi-douzaine de personnes applaudissent, un traitement royal auquel n\u2019a pas eu droit Joshua Bell à Washington.Un point pour Montréal, une ville de toute évidence dotée d\u2019une belle sensibilité musicale et capable d\u2019apprécier la beauté même au coeur de la grisaille quotidienne.Alexandre semble ébranlé.Plus tard devant une bière, il dira que l\u2019expérience lui a fait l\u2019effet d\u2019une douche froide.«D\u2019abord, ça a réveillé de drôles de souvenirs.Quand j\u2019étais enfant et que ma mère n\u2019avait pas beaucoup d\u2019argent, j\u2019ai dû jouer dans la rue et passer le chapeau pour pouvoir payer mes cours de violon.Je l\u2019ai fait aussi dans le métro de Paris pour me payer un billet d\u2019avion.J\u2019ai ressenti le même genre d\u2019humiliation.Et puis jouer comme ça avec tout ce bruit sans la protection de la scène, sans le respect qu\u2019elle inspire, habillé tout croche, je me suis senti nu et vulnérable.Disons que c\u2019est une belle leçon de modestie», dit-il en me tendant ses maigres recettes de la journée: un gros total de 8 dollars et 68 sous.Nous remontons le long couloir vers la sortie.À mi-chemin sous l\u2019icône d\u2019une lyre, Aidar Bagantdinov, un vrai musicien de métro, arrivé de Russie en 2008, joue du Astor Piazzola sur son violon alto électrique pour gagner sa vie.Alexandre s\u2019approche, le salue et lui donne la modeste poignée de pièces qu\u2019il vient de gagner.Puis rapidement, conscient de sa chance et de sa bonne fortune, Alexandre Da Costa s\u2019éloigne du musicien du métro, ne voulant pour rien au monde échanger sa place avec lui.Alexandre Da Costa se joint au chef espagnol Pedro Halffter pour présenter le concert America Forever, le mardi le 10 novembre à 20h et mercredi le 11 novembre à 10h30, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.NE MANQUEZ PAS LE TEXTE DE PAUL JOURNET EN PAGE 4.ALEXANDRE DA COSTA NE SAVAIT PAS À QUOI S\u2019ATTENDRE.LES MONTRÉALAIS ALLAIENT-ILS LE PRENDRE POUR UN AUTHENTIQUE MUSICIEN QUI JOUE DANS LE MÉTRO POUR GAGNER SA VIE?ALLAIENT-ILS LE RECONNAÎTRE?ALLAIENT-ILS MÊME PRENDRE LE TEMPS DE L\u2019ÉCOUTER?PENDANT 55 MINUTES, LE JEUNE VIRTUOSE, QUI AURA 30 ANS LA SEMAINE PROCHAINE, A JOUÉ À EN PERDRE LE SOUFFLE DANS LE BROUHAHA DES FOULES ET LE FRACASDES RAMESDEMÉTRO.UNE EXPÉRIENCE ÉPROUVANTE.PHOTOS ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE CYBERPRESSE.CA VIDÉO Tous les passagers ne se sont pas laissé arrêter par la musique, loin de là.Voyez aussi leurs réactions à cyberpresse.ca/dacosta «Ça a réveillé de drôles de souvenirs.Quand j\u2019étais enfant et que ma mère n\u2019avait pas beaucoup d\u2019argent, j\u2019ai dû jouer dans la rue et passer le chapeau pour pouvoir payer mes cours de violon.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 O C T O B R E 2 0 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 ARTS ET SPECTACLES UN VIRTUOSE DANS LE MÉTRO PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE PAUL JOURNET «Poetry can communicate before it is understood», écrivait T.S.Eliot.C\u2019est encore plus vrai pour la musique, à en croire la philosophe Mélissa Thériault.La cha rgée de cours à l\u2019UQAM et prof au cégep de Rimouski avait un peu prédit les résultats de notre expérience non scientifique.Elle croyait que les passants seraient pour la plupart touchés par le violon d\u2019Alexandre da Costa et ce, peu importe leurs connaissances musicales.«Les connaissances aident à apprécier une oeuvre musicale, mais beaucoup moins que pour d\u2019autres formes d\u2019art, avance-t-elle.Par exemple, la peinture et la littérature nécessitent un certain bagage pour être comprises et appréciées.La musique est plus sensorielle et intime.Elle pénètre directement dans notre intériorité.Ça explique pourquoi elle nous émeut souvent sans qu\u2019on réussisse à expliquer pourquoi.» L\u2019idée n\u2019a pas toujours fait consensus.Dans Humain, trop humain, Nietzsche écrivait: «Il faut en effet être préparé et exercé pour recevoir même les plus minimes révélations de l\u2019art : il n\u2019y a absolument pas d\u2019effet immédiat de l\u2019art, malgré les contes bleus des philosophes à ce sujet.» Mais la science semble le contredire.Neuroscientifique de réputation mondiale et Montréalais d\u2019adoption, Daniel Levitinsoutientdans ses recherches que la musique a précédé le langage dans notre évolution.Selon cette thèse qui ne fait pas consensus, l\u2019homme serait donc programmé pour comprendre et apprécier la musique.Dans son best-seller This Is Your Brain On Music, le prof de McGill indique aussi que certaines réactions émotives à la musique seraient innées.Par exemple, tous percevraient la tristesse d\u2019une pièce lente.Et les attentes dans tout cela?C\u2019est au métro Berri- UQAM qu\u2019un Alexandre da Costa jouait incognito du Bach, du Tchaïkovski et du Kreisler.Est-ce plus facile de charmer quand les attentes des passants sont presque nulles?Ou au contraire, quand les attentes sont élevées, comme si da Costa était endimanché à la salle Wilfrid-Pelletier?«C\u2019est la question à 500 piastres, ou plutôt, la question à 500 pages ! lance Mélissa Thériault.Difficile de répondre simplement comme cela.» Automate, huître et myopie Nos passants étaient donc tous outillés, à différents degrés, pour apprécier la musique.Mais étaient-ils assez réceptifs pour en profiter?Ou souffrent-ils de myopie esthétique?Selon une idée courante, les urbains seraient désensibilisés par la surabondance de stimuli.Et ils seraient aussi tout simplement désintéressés.Appelons cela la valse du quotidien qui nous transforme en huître ou, pire, en automate.L\u2019artiste John Lane le déplore dans Timeless Beauty \u2013 In the Arts and Everyday Life.Dans cet essai plutôt romantique, il juge qu\u2019on perd contact aujourd\u2019hui avec le beau, au risque de ne même plus pouvoir le reconnaître.«La beauté est essentielle à notre bien-être et une composante fondamentale à toute vie civilisée.On la néglige à notre propre péril», écrit-il.Certains veulent ouvrir les yeux des Montréalais.En avril dernier, la Commission sur le développement culturel et la qualité du milieu de vie proposait que pour tout projet résidentiel, commercial ou institutionnel, le promoteur doive consacrer 1% à l\u2019art public.Mais d\u2019autres serviteurs du public ont déjà fait de l\u2019art une punition.Plus précisément, de la musique classique dans le métro.En 1998, Toronto faisait cracher de l\u2019opéra dans son métro pour en chasser les squeegees.Bonne idée, a pensé la STCUM, qui a repris l\u2019initiative dans la station Berri-UQAM.L\u2019opération n\u2019a visiblement pas fonctionné.La musique dans le métro n\u2019agressait pas, et à en juger par notre petite expérience, elle séduit.Ce qui est une bonne chose, pense Mélissa Thériault.«Comme disait Platon, le beau nous tire vers le haut.Il procure un sentiment d\u2019élévation.Dans nos moments difficiles, on regarde le fleuve ou on écoute une chanson et on se sent mieux.C\u2019est cucul à dire, mais c\u2019est vrai.» COMMENTÉMOUVOIR DESAUTOMATES LES MONTRÉALAISONT ÉTÉ UN PEU PLUS SENSIBLES QUE LES GENS DE WASHINGTON À LA PRÉSENCE D\u2019UN VIRTUOSE DANS LEUR MÉTRO.UNE VINGTAINED\u2019ENTRE EUX ONT SU S\u2019ARRÊTER POUR SAVOURER SA MUSIQUE.CERTAINS PENSEURS AURAIENT ÉTÉ SURPRIS DE L\u2019APPRENDRE.D\u2019AUTRES, PAS DUTOUT.Alexandre da Costa.En 1998, Toronto faisait cracher de l\u2019opéra dans son métro pour en chasser les squeegees.Bonne idée, a pensé la STCUM, qui a repris l\u2019initiative dans la station qui se nommait alors Berri-de Montigny.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 24 OC T O B R E 2 0 0 9 1984011A 1984016 5NOMINATIONSÀL\u2019ADISQ Auteur ou compositeur Chanson populaire Interprète masculin Réalisateur de disque Album pop-rock de l\u2019année ENCONCERT SUPPLÉMENTAIRE 20 FÉVRIER MÉTROPOLIS BILLETS ticketpro.ca 514 790-1111 1866 908-9090 montrealenlumiere.com 2008282A ARTS ET SPECTACLES Sujet délicat aujourd\u2019hui, soit les talents d\u2019acteurs des humoristes québécois dans des séries de fiction à la télévision.Hé, ho, on se calme.Aucune ligne n\u2019a encore été pondue que déjà cris, hurlements et protestations fusent de partout.Moment zen, s\u2019il vous plaît.Merci.Je dis sujet délicat, j\u2019aurais pu écrire explosif, car je connais la réaction épidermique de quelques-uns de nos comiques d\u2019ici pour avoir écrit sur eux, de façon plutôt polie d\u2019ailleurs, et avoir reçu par la suite une volée d\u2019insultes de toute leur confrérie.Mais, bon.C\u2019est la vie, chanterait Mario Pelchat.En bon soldat de l\u2019information, j\u2019enfile mon casque (bleu), mes gants (blancs) et monte au front.Vous l\u2019avez sûrement remarqué, mais la saison de télé automnale a ramené plusieurs têtes d\u2019affiche de l\u2019humour dans des rôles dits de composition: il y a notamment Peter MacLeod dans Bienvenue aux dames à V, Lise Dion dans Le gentleman de TVA et Jean-Michel Anctil dans Lance et compte: Le grand duel, une autre propriété du «vrai» réseau.Commençons avec Bienvenue aux dames, nouvelle comédie de V où un riche publicitaire de 40 ans (Peter MacLeod), en grand questionnement existentiel, part retaper la taverne de son oncle Roger dans le bled perdu de Lac-Touchet, où il a grandi.Au petit écran, cette série brille avec ses nombreuses scènes extérieures, ses décors lumineux et une réalisation allumée signée Frédérik D\u2019Amours.Bref, ça ne fait pas pic-pic comme certains autres produits de feu TQS.Pas étonnant qu\u2019une deuxième demi-saison de Bienvenue aux dames ait déjà été commandée.Autre truc intéressant: les acteurs entourant MacLeod, comme Marie Turgeon (dont on s\u2019ennuie beaucoup), Brigitte Lafleur, Anick Lemay et Rémi- Pierre Paquin, ajoutent beaucoup de couleur à l\u2019émission et donnent de la texture aux intrigues, un brin pévisibles, soyons honnête.Le problème dans Bienvenue auxdames, c\u2019estunpeuMacLeod, à qui les producteurs de chez Vendôme ont confié une mission suicide pour un débutant: porter une série sur ses épaules.Trop souvent, on sent le texte \u2013 difficilement mis en bouche \u2013 dans ses répliques.Et le décalage entre le niveau de jeu de l\u2019humoriste et celui de ses collègues crée de gros malaises dans nos salons.C\u2019est très agaçant.Et déconcentrant aussi.C\u2019est sensiblement le même problème qui affecte Lise Dion dans Le gentleman, où elle incarne Maryse, la meilleure amie délurée de Marie-Chantal Perron.Quand Lise Dion apparaît dans l\u2019univers comique du Petit monde de Laura Cadieux, pas de problème, tout baigne.Mais quand elle débarque dans un univers dramatique et glauque comme celui du Gentleman, ça ne fonctionne pas, ça jure, ça grince.Bien sûr, son personnage a spécialement été créé pour alléger la tension qui enveloppe le thriller de TVA.Sauf que la complicité censée exister entre elle et Marie-Chantal Perron, on n\u2019y croit pas.Toutes les fois où Lise Dion balance \u2013 maladroitement \u2013 une réplique un peu salée à sa supposée meilleure copine, je me crispe et me raidis.Ben voyons donc: c\u2019est impossible que ces deux femmes-là puissent être amies.Sérieusement.Qui se laisserait traiter de la sorte?Dans Lance et compte: Le grand duel, Jean-Michel Anctil en beurre une couche de trop dans la peau d\u2019un fan fini du Canadien de Montréal et détesteur compulsif de tout ce qui entoure le National de Québec.Trop caricatural comme jeu.Trop appuyé.Parfois, la folie, c\u2019est justement d\u2019en faire moins, mais avec une intensité inquiétante dans le regard.Bon, j \u2019entends déjà des lamentations: peut-on blâmer les humoristes de tenter leur chance à la télé?Non, évidemment.Mais un constat s\u2019impose: n\u2019est pas Patrick Huard qui veut (10-4 mon Rogatien).Je lévite Avec la chanson Abbi de Flamboyant Bella.Une ritournelle joyeuse, très brit-pop, parfaite pour réchauffer pour les journées grises et pluvieuses qui nous narguent.On aime.Je l\u2019évite Les pubs de TD Canada Trust.Non, pas besoin de prendre rendez-vous ici, monsieur.Ah non?Pourtant, je tenais a-bso-lu-ment à prendre un rendez-vous, moi.Bye.s Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Humoristes + fiction = bienvenue au drame HUGO DUMAS CHRONIQUE SILVIA GALIPEAU Trouvez l\u2019erreur: la plupart des jeunes ont une télé, mais très peu la regardent.Ils trippent musique, mais n\u2019en achètent pas.Ils ne consomment plus ni journaux ni magazines, à une exception près: les magazines de mode continuent de traîner fièrement sur leurs tables de chevet.À rien n\u2019y comprendre?Jean- SébastienMarcoux, ethnographe et professeur de marketing à HEC Montréal, a suivi cet été un groupe de 11 jeunes dits «influents» de 18 à 24 ans, pour le compte de l\u2019agence Newad et du magazine Nightlife, histoire de saisir, entre autres, ces paradoxes.Il a rendu cette semaine les résultats de son enquête.Par «influents», on parle ici de jeunes urbains, qui sortent beaucoup, très actifs dans la vie nocturne, des grands consommateurs, recrutés ici par l\u2019entremise de Craigslist, Facebook, ou encore d\u2019autres réseaux de la sous-culture jeune.La démarche incarne une nouvelle tendance en matière de recherche marketing, qui consiste non pas à sonder un grand nombre de personnes, mais à cibler et suivre dans leur quotidien une poignée d\u2019individus-clés, afin de saisir l\u2019essence de leurs habitudes de consommation.À l\u2019instar du publicitaire Don Draper, qui affirme, dans la série Mad Men: «When one is in Indian country, one needs a man who knows Indians», Jean-Sébastien Marcoux paraphrase: «On ne peut pas comprendre le phénomène de la culture jeune sans être dedans.» La télé, un support Conclusion?Vrai, la télé continue de faire partie du décor, mais est tantôt dans un placard, ou trône dans un coin, à titre de meuble vintage.Essentiellement, elle semble réduite à sa fonction d\u2019écran, permettant tantôt de jouer à la console, ou encore de diffuser des DVD.Leurs émissions et autres séries cultes, c\u2019est sur l\u2019internet que ces jeunes les trouvent désormais.Gratuitement, souvent illégalement, il va sans dire.Idempour lamusique: elle tient une très grande place dans leur vie, mais très peu achètent encore des disques.De nouveau, c\u2019est sur l\u2019internet qu\u2019ils vont chercher leur contenu.Leur rapport au piratage est d\u2019ailleurs intéressant, note le chercheur.«Ils se sentent en droit de le faire.Le piratage, pour eux, est extrêmement banal.» Du côté des médias traditionnels, si les journaux ont été délaissés, les jeunes s\u2019informent désormais sur le web, par l\u2019entremise de sites institutionnels (Cyberpresse, CNN) ou non (les blogues).Et les magazines?Out.À une exception près: les magazines de mode, toujours très populaires, notamment à cause de leur contenu publicitaire.La génération des 18-24 ans est très soucieuse de son apparence et de son image, rappelle Jean-François Marcoux.«C\u2019est une génération de consommateurs en puissance.» LA TÉLÉ, UNMEUBLE VINTAGE?Un ethnographe se penche sur la consommation média des jeunes Quand Lise Dion débarque dans un univers dramatique et glauque comme celui du «Gentleman», ça ne fonctionne pas, ça jure, ça grince.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 O C T O B R E 2 0 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 Une maison face au nord création montréalaise de Jean-Rock Gaudreault mise en scène de Monique Duceppe 5 CRÉATIONS 2009 - 2010 5 AUTEURS QUÉBÉCOIS Du 28 OCTOBRE au 5 DÉCEMBRE Théâtre Jean-Duceppe duceppe.com Pauline Martin Michel Dumont Marcelo Arroyo Geneviève Bilodeau Jean-Sébastien Lavoie Harry Standjofski décor Marcel Dauphinais costumes Daniel Fortin éclairages Luc Prairie conception vidéo Yves Labelle musique Christian Thomas accessoires Normand Blais 1988367A 1990588 Molière/ Adaptation et mise en scène Benoît Brière Dès le 17 novembre L\u2019IMPOSTURE création EVELYNE DE LA CHENELIÈRE m.e.s.ALICE RONFARD / Dès le 9 mars HUIS CLOS de JEAN-PAUL SARTRE m.e.s.LORRAINE PINTAL / Dès le 27 avril ET VIAN! DANS LA GUEULE de BORIS VIAN m.e.s.CARL BÉCHARD / Du 9 au 12 juin LE DRAGON BLEU de ROBERT LEPAGE et MARIE MICHAUD m.e.s.ROBERT LEPAGE DÈS LE 12 JANVIER TNM.QC.CA / 514.866.8668 OUVERTURE DE LA BILLETTERIE POUR TOUS LES SPECTACLES DE LA SAISON DÈS LE 27 OCTOBRE! DERNIÈRE CHANCE 28 oct BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN de SHAKESPEARE m.e.s.RENÉ RICHARD CYR UNE PRÉSENTATION 1997716A ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE ALAIN DE REPENTIGNY L\u2019été dernier, Thomas Lauderdale parlait avec enthousiasme du quatrième album de Pink Martini auquel il apportait la touche finale.«C\u2019est comme un premier album tellement il est plein de vitalité, d\u2019énergie et d\u2019une espèce d\u2019innocence tout à fait charmante », disait le pianiste, compositeur et chef d\u2019orchestre qui a réalisé Splendor in the Grass avec un ami de longue date, Alex Morashian.La chanteuse China Forbes, que j\u2019ai jointe au téléphone la semaine dernière, trace aussi un parallèle avec le premier album de Pink Martini, mais pour une tout autre raison: «Comme j\u2019étais en congé de maternité, je me suis moins impliquée et ce disque est très différent pour moi.Un peu comme l\u2019était notre premier album que Thomas a fait quand nous vivions tous dans des villes différentes, et qui était vraiment son projet à lui.» Pink Martini nous a joué deux chansons du nouvel album à la salle Wilfrid- Pelletier au dernier Festival de jazz, dont Splendor in the Grass qui, sur le coup, m\u2019est apparue comme un condensé de la vraie nature du collectif de Portland, Oregon : une chanson qui pourrait être des Carpenters, avec un emprunt à Tchaïkovski, et qu\u2019ils ont coiffée du titre d\u2019un film américain de 1961.En fait, Splendor in the Grass leur a été inspirée par une composition de Lalo Schifrin pour un film de 1970 mettant en vedette Clint Eastwood, et il y a ailleurs sur cet album un clin d\u2019oeil évident aux Carpenters: la chanson Sing, que Karen et Richard Carpenter ont empruntée à Sesame Street, et que China chante en duo avec Emilio Delgado, le Luis de la célèbre émission pour enfants.Ce quatrième album de Pink Martini est donc celui de l \u2019exubé ra nt Thomas Lauderdale.C\u2019est évidemment lui qui a eu l\u2019 idée de citer le célèbre Premier Concer to pour piano de Tchaïkovski dans la chanson Splendor in the Grass.Et ça marche.«Tant mieux, je n\u2019étais pas certaine que ça se tenait », dit en riant China Forbes, consciente du danger d\u2019en faire un peu trop.Elle ajoute : «Thomas veut toujours plus de cordes et de harpe et les autres musiciens essaient parfois de réfréner un peu son enthousiasme.Depuis le tout début, il faut se rappeler de croire en la vision de Thomas même quand elle nous apparaît trop débridée.Ça rapporte parce qu\u2019il a un style unique et beaucoup de goût.» Les idoles de Thomas Ce n \u2019e st pa s, su r c e t album, la seule excentricité de Lauderdale.Dans deux chansons qui se répondent \u2013 And Then You\u2019re Gone, chantée par Forbes, et But Now I\u2019m Back, interprétée par un ami journaliste \u2013 il s\u2019inspire de Schubert ; dans Ninna Nanna, il emprunte à une symphonie du compositeur suédois Hugo Alfvén.Le sitar du film culte La Party, mettant en vedette Peter Sellers, apparaît sans avertissement dans la chanson Tuca tuca.Lauderdale reprend aussi la superbe New Amsterdam de Moondog, un personnage plus grand que nature de la scène musicale new-yorkaise, et il va même jusqu\u2019à faire chanter à la non moins colorée chanteuse ranchera mexicaine Chavela Vargas, 90 ans bien sonnés, Piensa en mi qu\u2019on associe au film Talons aiguilles d\u2019Almodovar.«La première fois que j\u2019ai entendu le sitar, je n\u2019ai pas pigé, mais tout le monde avait l\u2019air d\u2019aimer ça, concède China Forbes.Quant à Chavela Vargas, c\u2019est un choix de Thomas Lauderdale.Il adore se servir du groupe pour tisser des liens avec ses idoles, de Jimmy Scott à Chavela Vargas.C\u2019est du Pink Martini, toujours plus loin dans l\u2019inattendu, que ça ait un sens ou pas! (rires) » Il y a encore dans Splendor in the Grass un petit côté rétro ; par moments, on jurerait reconnaître la signature d\u2019un Bur t Bacha rach ou d\u2019un Ramsey Lewis.«Notre premier disque avait une ambiance des années 40 et nous sommes maintenant rendus aux années 60 et 70, dit la chanteuse.Thomas et moi sommes des enfants des années 70, qui ont quelque chose d\u2019irrésistible.Il y a aussi beaucoup d\u2019humour dans cet album \u2013 notamment dans la chanson folichonne Où est ma tête ?\u2013 ce qui est étonnant parce qu\u2019au départ, nous av ions l\u2019 i ntent ion de faire quelque chose de moins humoristique et de plus sexy.» China Forbes le reconnaît, elle est encore en train d\u2019apprivoiser Splendor in the Grass.«C\u2019est comme si je revenais à la maison et que quelqu\u2019un ava it changé le mobi l ier de place, dit-elle en riant.Faut s\u2019habituer.Il se passe beaucoup de choses dans cet album, mais je ne suis pas encore certaine que ça fasse un tout.Quoique je l\u2019ai écouté récemment dans un dîner où ça jouait en arrièreplan et ça semblait fonctionner.C\u2019est souvent comme ça que la musique de Pink Martini est écoutée.» EN UNMOT Le quatrième album de ce collectif de Portland qui a le coeur à gauche et dont la musique élégante et sans frontières est chantée dans plusieurs langues.PINK MARTINI Quand China n\u2019est pas là, Thomas s\u2019éclate CLAUDE GINGRAS Vincent d\u2019Indy \u2013 dont le nom a été donné à l\u2019une de nos institutions d\u2019enseignement musical \u2013 fut l\u2019un des compositeurs importants de son époque.Né en 1851, mort en 1931, il étudia avec Franck puis enseigna à Roussel et à Honegger.Ses biographes le décrivent comme un homme d\u2019extrême droite : très catholique, très discipl iné, voi re mil itariste.Autant de traits qui ont inévitablement marqué sa musique.D\u2019Indy est peu joué de nos jours, alors que les trois autres, Franck surtout, font partie du répertoire.Le disque, encore une fois, vient réparer ce que bien des commentateurs appellent, non sans raison, une injustice.La seule oeuvre de d\u2019Indy à être jouée et enregistrée avec une certaine fréquence est la Symphonie sur un chant montagnard f rançais, pour piano et orchestre (également appelée Symphonie cévenole ).Quelques autres titres ont figuré aux catalogues, dirigés par Monteux, Dervaux, Pla sson et Prêt r e , mai s aucune intégrale orchestrale d\u2019Indy n\u2019existait.Cette intégrale vient d\u2019être entreprise et, chose étonnante, non pas par un orchestre et une marque de France mais par l \u2019Orchest re symphonique d\u2019Islande et la maison britannique Chandos.Les deux premiers disques viennent de paraître, groupant, à raison de trois par disque, six oeuvres écrites sur une période de 30 ans, de 1878 à 1907, et toutes dirigées par Rumon Gamba, titulai re de cet orchestre depuis 2002.Stylistiquement bien françaises mais marquées d\u2019une forte influence allemande, wagnérienne surtout, les oeuvres ne sont pas jouées ici par ordre chronologique.Le premier disque contient Jour d\u2019é té à la mont agne , op.61, délicieux triptyque de 30 minutes où les changements de couleur et de tempo décrivent trois «moments» d\u2019une journée de plein air; La Forêt enchantée, op.8, sauvage chevauchée inspirée d\u2019une vieille légende germanique, avec 12 changements de tempo en 13 minutes; et Souvenirs, op.62, oeuvre plus personnelle mais moins intéressante et trop longue, inspirée au compositeur par la mort de sa femme.L e d eu x i ème d i s q u e s \u2019ouvre sur la deuxième Symphonie, en si bémol majeur, op.57, immense et originale construction cyclique en quatre mouvements, avec son impressionnant déploiement orchestral et ses échos de Franck, et totalisant 44 minutes.On entend ensuite Tableaux de voyage, op.36, orchestration aux couleurs wagnériennes que le compositeur réalisa de six pièces d\u2019abord écrites pour piano, et Karadec, op.34, modeste musique de scène à caractère folklorique.Des six oeuvres, quatre au moins sont dignes d\u2019intérêt .Toutes cependa nt bénéficient des mêmes qualités d\u2019exécution et d\u2019enregistrement.Précédemment entre les mains de Vladimir Ashkenazy, l\u2019orchestre islandais est une formation de toute première grandeur, son chef actuel est un interprète pleinement engagé et la prise de son est très vivante.DISQUES CLASSIQUES Vincent d\u2019Indy en Islande «Depuis le tout début, il faut se rappeler de croire en la vision de Thomas même quand elle nous apparaît trop débridée.» \u2014 China Forbes Pink Martini SPLENDOR IN THE GRASS HEINZ RECORDS/ AUDIOGRAM/ SÉLECT En magasin mardi HHH1/2 CLASSIQUE VINCENT D\u2019INDY ORCHESTRE SYMPHONIQUE D\u2019ISLANDE.DIR.RUMON GAMBA.CHANDOS CHAN 10464 CHANDOS CHAN 10514 D\u2019Indy est peu joué de nos jours, alors que les trois autres, Franck surtout, font partie du répertoire.Le disque, encore une fois, vient réparer ce que bien des commentateurs appellent, non sans raison, une injustice.PHOTO FOURNIE PAR PINK MARTINI Les membres de Pink Martini, dont, en avant au centre, China Forbes et Thomas Lauderdale.China Forbes s\u2019est moins investie dans le quatrième album de Pink Martini, Splendor in the Grass, pour cause de congé de maternité.La chanteuse se retrouve donc dans une position inhabituelle : devoir apprivoiser un album du groupe dont elle est la cofondatrice.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 4 O C T O B RE 20 0 9 Une maison face au nord création montréalaise de Jean-Rock Gaudreault mise en scène de Monique Duceppe COUPON DE PARTICIPATION Nommez un(e) comédien(e) de la pièce .Nom .Prénom .Âge.Adresse .app.Ville.C.P.Tél.rés.Tél.trav.Courriel .Oui, j\u2019accepte de recevoir de la documentation de Duceppe et La presse.Pour être valide, le coupon doit être dûment rempli et reçu avant le 2 novembre 2009 (date du tirage) à 9 h 30 à : Concours « Une maison face au nord » DucePPe, c.P.1029, succ.Desjardins, Montréal (Québec) H5B 1c2.un coupon par enveloppe.Les fac-similés ne sont pas acceptés à l\u2019exception d\u2019un coupon imprimé à partir de la version électronique de La Presse sur lapressesurmonordi.ca.ce concours s\u2019adresse aux résidants du Québec âgés de 18 ans et plus.Aucun achat requis.Règlements disponibles chez DucePPe.Valeur totale : 1 956 $.duceppe.com CONCOURS À l\u2019affiche JUSQU\u2019aU 5 DÉceMBRe aU ThÉâTRe Jean-DUceppe ACHAT DE BILLETS : 514 842-2112 1 866 842-2112 La Presse vous offre la chance d\u2019être parmi les 20 personnes qui obtiendront une paire de billets pour assister à la pièce Unemaison face au nord de Jean-Rock Gaudreault, le mardi 10 novembre.De plus, les gagnants et leurs invités seront conviés à un cocktail en coulisses avec les comédiens! 1939939A ARTS ET SPECTACLES THIEVERY CORPORATION, ce soir au Métropolis.KARIM SAADA, ce soir à l\u2019Espace Dell\u2019Arte.SALVATORE ADAMO, ce soir à l\u2019Étoile.AMANDA MARTINEZ, ce soir à l\u2019Astral.ERNO KALLA, demain à l\u2019eXcentris.MUM, lundi au National.ORANGE ORANGE, mardi à l\u2019Astral.KEZIAH JONES, mardi au Savoy du Métropolis.CHARLEBOIS EN CONCERT, mardi au vendredi à La Tulipe.ANGEL FORREST, mercredi à l\u2019Astral.THE AUSTRALIAN PINK FLOYD SHOW, jeudi au Théâtre du Centre Bell.ARLO GUTHRIE, jeudi au Théâtre Outremont.JASON LANG, jeudi à l\u2019Astral.DIOUF, jeudi à l\u2019eXcentris.FEDERICO AUBELE, jeudi à La Sala Rossa.JAY-Z, vendredi au Centre Bell.AFRO CUBAN ALL STARS, vendredi à l\u2019Astral.SUR LES PLANCHES PHOTO FRANCOIS ROY, LA PRESSE Robert Charlebois HOMMES-ORCHESTRES ET FEMMES-YODLE Prenez le répertoire de Tom Waits, ajoutez-y une centaine d\u2019instruments inventés au fil de cinq ans de bidouillage et laissez quatre musiciens doués de Québec faire une étrange tambouille musicale avec ça : voici l\u2019Orchestre d\u2019Hommes-orchestres, que certains ont découvert cet été dans la rue, à Juste pour rire, mais qui se produit cette fois à l\u2019Usine C, du 28 au 30 octobre et du 3 au 5 novembre.Déjà méchamment flyé, le quatuor sera en outre accompagné du duo New Cackle Sisters, qui fait dans le country yodle des années 40! On ne sait pas ce qui coule dans le fleuve à Québec, mais ç\u2019a l\u2019air d\u2019être du bon stock.Infos : www.admission.com TRIO MUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS DIAM\u2019S VOILÉE La controverse ne faiblit pas en France, où la rappeuse Diam\u2019s a été photographiée portant le voile, à la sortie de la mosquée de Gennevilliers, en compagnie de l\u2019homme qu\u2019elle vient d\u2019épouser.Les photos publiées dans Paris Match sont évidemment commentées tant et plus, à trois semaines du lancement du quatrième album de Diam\u2019s, baptisé S.O.S.: cela va du «c\u2019est un coup de pub» avancé par plusieurs, à «c\u2019est une femme en souffrance » lancé par la secrétaire d\u2019État française Fadela Amara, en passant par «c\u2019est ses affaires, lâchez-là ».Jusqu\u2019ici, Diam\u2019s n\u2019a émis aucun commentaire.Rappelons que la jeune chanteuse s\u2019est produite deux fois à Montréal, en 2004 et en 2007.QUATRE FOIS ÉMILIE Les derniers dimanches d\u2019octobre, novembre, janvier et février, l\u2019étonnante Émilie Proulx sera «en résidence » au Verre-bouteille (2112, avenue du Mont-Royal Est) afin d\u2019explorer la rencontre entre sa musique et celle d\u2019invités : Salomé Leclerc et sa belle voix demain, à 20h ; le très atmosphérique groupe Esker Mica le 29 novembre ; l\u2019iconoclaste Navet confit, un quatuor grunge et Frank Fuller le 31 janvier ; enfin la musique folk de Geneviève Toupin, le 28 février.Et le dernier dimanche de décembre, alors ?Eh bien, Émilie Proulx sera en spectacle à Paris, il faudra donc s\u2019en passer\u2026 PHOTO BENOIT LEVAC PHOTO FOURNIE PAR EMIMUSIC PHOTO FOURNIE PAR L\u2019 ORCHESTRE D\u2019HOMMES-ORCHESTRES PHOTO PARIS MATCH llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 O C T O B R E 2 0 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 25 FÉVRIER En supplémentaire 26 FÉVRIER EN VENTE AUJOURD\u2019HUI DÈS 10h 514 790.2525 / 1 877 668.8269 GEG.CA MARTINMATTE.COM RIEZENCORE.COM 2006789A . ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Homme d\u2019a ffaires dont la valeur est évaluée à près de 150 millions de dollars américains, producteur de disques, designer (la collection de vêtements Rocawear), copropriétaire d\u2019une équipe de basketball (les Nets du New Jersey) et, surtout , fameux MC, Shawn Carter, dit Jay-Z, avait pourtant annoncé sa retraite et accroché son micro en 2004 .seulement pour fa ire un retour, ultra-médiatisé, deux ans plus tard avec l\u2019album Kingdom Come.C\u2019est que la scène hip-hop américaine ne saurait se passer de l\u2019influent rappeur à la prosodie appuyée, au timbre de voix ambré qui sait être doux et autoritaire, qui a lancé il y a un mois son onzième disque en carrière, The Blueprint 3, l\u2019un des albums les plus attendus de la saison.En cinq semaines, le disque s\u2019est écoulé à près de 1,2 million d\u2019exemplaires aux États-Unis \u2013 au Canada, The Blueprint 3 s\u2019accroche à la septième position des meilleurs ventes.Selon MTV, Jay-Z serait le plus grand MC de l\u2019histoire du hip-hop.Quoi qu\u2019on en pense, difficile de contester le fait que Carter est sûrement le plus important rappeur américain de sa génération.De ses débuts au milieu des années 90, alors qu\u2019il fonde sa propre maison de disques indépendante (Roc-A-Fella), jusqu\u2019à ce premier single du nouvel a lbum D.O.A.(Death of Autotune, un réquisitoi re pro-authentic ité), l\u2019homme a réussi à apposer son empreinte au genre.À preuve: trois grandes stars de la pop, Kanye West, The Neptunes et Rihanna, lui doivent leurs carrières.De Dead Presidents à Empire State of Mind L\u2019histoire du jeune Carter est classique.Originaire d\u2019un quartier modeste de Brooklyn, il grandit sans présence paternelle.Fait ses crocs sur les mixtapes, dans les soirées, puis fonde, à 26 ans, Roc-AFella, pour lancer son premier disque, Reasonable Doubt, dont est tiré l\u2019un de ses premiers succès, Dead Presidents.Les 13 années suivantes seront celles d\u2019une fulgurante ascension, d\u2019abord dans la chaîne alimentaire du milieu hip-hop, ensuite dans le starsystème américain.Flairant le talent, Def Jam signe un contrat avec le jeune loup et lance In My Lifetime, vol.1, album négligeable si on le compare à son successeur, Vol.2 .Hard Knock Life (1998), l\u2019album qui l\u2019a rendu riche et puissant.Échantillonnant le thème de la comédie musicale Annie, Jay-Z compose Hard Knock Life (Ghetto Anthem) et obtient un succès commercial et international fracassant.Sa notoriété atteint un sommet avec la sortie de l\u2019album The Blueprint original en 2001, sans doute l\u2019un des meilleurs albums rap de la décennie.Ses ennemis commencent à se faire entendre, à commencer par un autre illustre new-yorkais, Nas, avec qui il échange des insultes par chansons interposées.Leur rivalité marquera la scène au courant des années 90 (sur le disque The Black Album, notamment, un autre de ses classiques).Or, Jay-Z a accompli un sacré coup de pub en mettant un terme à ces bisbilles en 2005, lorsqu\u2019il invite Nas sur scène, lors d\u2019un concert spécial pour enterrer la hache de guerre.À pr e s q u e 4 0 a n s aujourd\u2019hui, Jay-Z est considéré comme un parrain du rap américain.Une pop star intouchable, qui s\u2019illustre par ses oeuvres humanitaires (il s\u2019est impliqué lors de la catastrophe de l\u2019ouragan Katrina, dénonçant l\u2019administration Bush), que le président Obama aurait même cité, gestuellement, en faisant le geste d\u2019enlever de la poussière de son épaule (comme dans la chanson Dirt off Your Shoulder, du Black Album) lors d\u2019un discours prononcé durant sa course à l\u2019investiture démocrate.Son répertoi re s\u2019écoute comme une succession de succès ayant marqué le rap des années 90 et 2000 \u2013 le plus récent étant Empire State of Mind, un duo avec Alicia Keys \u2013, lesquels seront pour la plupart au menu du concert au Centre Bell.Jay-Z, au Centre Bell, le 30 octobre, 20h.Avec N.E.R.D., Wale et JCole en première partie.Le retour du «parrain » du rap PORTRAIT JAY-Z Le rappeur américain Jay-Z, le plus important acteur de la scène hip-hop américaine des 15 dernières années \u2013 n\u2019en déplaise à son ami Kanye West \u2013, donnera un concert assurément couru au Centre Bell, vendredi prochain, avec N.E.R.D., Wale et JCole en première partie.Rappel du parcours de ce poids lourd de la pop américaine.EN UNMOT Jay-Z, un rappeur new-yorkais qui a écrit l\u2019histoire récente du hip-hop.PHOTO GARY HERSHORN, ARCHIVES REUTERS Selon MTV, Jay-Z serait le plus grand MC de l\u2019histoire du hip-hop.Quoi qu\u2019on en pense, difficile de contester le fait que Shawn Carter est sûrement le plus important rappeur américain de sa génération.Sa notoriété atteint un sommet avec la sortie de l\u2019album The Blueprint en 2001, sans doute l\u2019un des meilleurs albums rap de la décennie.Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 4 O C T O B RE 20 0 9 FESTIVAL SÉFARAD DE MONTRÉAL 2009 GAD ELMALEH 3 novembre 2009 - 20h00 Théâtre St-Denis - 1594 rue St-Denis - Billetterie 514-790-1111 / 514-733-4998 www.sefarad.ca 1995361A 2002322 1986697A Billets en vente maintenant ! à la nouvelle salle du Quartier des spectacles À l\u2019affiche Cette semaine Billetterie L\u2019astraL (Maison du festivaL rio tinto aLcan) 305, rue Sainte-Catherine Ouest 514 908-9090 \u2013 ticketpro.ca hôtel officiel All stArs afro-CuBan Vendredi 30 octobre \u2022 20h lang JAson Jeudi 29 octobre \u2022 20h Mercredi 28 octobre \u2022 20h Les merCredis BLues Angel forrest Le BLues de L\u2019ange 3félix et 1nomination aux Juno du jazz latin afro-cubain àson meilleur 2008261A ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS En spectacle à l\u2019Astral, jeudi prochain, Jason Lang sera entouré d\u2019amis musiciens particulièrement solides: c\u2019est en effet le dernier spectacle de sa tournée et il est ravi que l\u2019excellente Julie Lamontagne (claviers), Philippe Godin (basse) et Mathieu Bergeron (batterie) se joignent à lui \u2013 ainsi que Manu Lang, 11 ans, 5\u20194\u2019\u2019, 130 livres, amateur de football et fils du chanteur: «En fait, l\u2019instrument que préfère Manu, c\u2019est la guitare, explique Jason Lang avec un grand sourire.Mais il a accepté exceptionnellement de jouer du glockenspiel pour nous!» Ce qui frappe chaque fois que je croise Jason Lang \u2013 et ça fait longtemps que je le croise, depuis l\u2019époque où il était guitariste pour le groupe montréalais Monkey Walk et la formation Rockabayou, dans les années 90 \u2013 c\u2019est l\u2019étonnante lumière qui se dégage de ce géant blond de 6\u20192\u2019\u2019, qui parle français avec le plus joli accent anglophone qui soit.Disons que Jason ne l\u2019a pas toujours eu facile, entre deux parents artistes qui avaient des problèmes d\u2019alcoolisme et de dépression.Virage À 18 ans, le jeune très bon guitariste est retenu par les soeurs McGarrigle pour leur tournée, et sa vie va prendre un virage.Il devient un musicien accompagnateur très prisé, et multiplie les spectacles, les enregistrements, capable de jouer d\u2019une foule d\u2019instruments et de faire des choeurs, de réaliser des albums, etc.Et puis, il devient à son tour père, d\u2019abord de Manu, puis de Meaghan, 9 ans, qui est trisomique.Un 31 décembre 1999, Jason et sa femme ont appris avant même sa naissance que Meaghan souffrait de ce syndrome.Ils avaient le choix.Ils ont décidé de la mettre au monde: «Et je ne peux pas tout simplement pas imaginer ce que serait ma vie sansMeaghan», dit sereinement Jason, qui, en plus du spectacle de jeudiàMontréal, sera du spectacle-bénéfice pour l\u2019Association de parents d\u2019enfant trisomique de Lanaudière, lundi , au théâtre Hector- Charland, à L\u2019Assomption, avec Martin Deschamps, Richard Séguin, Sens et Luce Dufault, entre autres.Mettons au point une chose: en entrevue, Jason Lang ne s\u2019étend pas sur le sujet et ne cherche pas à attendrir qui que ce soit.C\u2019est la journaliste ici qui insiste sur la chose.Parce que tout cela explique notamment la qualité d\u2019écriture et la façon particulière d\u2019enregistrer de Jason Lang, sa manière de ne pas tourner le dos à la douleur ou à la difficulté pour en faire plutôt quelque chose de beau et d\u2019utile.Comme des chansons, par exemple, Ding Dang Dong, un des plus beaux textes sur notre connexion à l\u2019univers, ou That\u2019s Not Where I Come From, sans doute la chanson la plus magnifiquement terrible sur l\u2019inceste qu\u2019il m\u2019ait été donné d\u2019entendre.Son premier album, Beautiful Disguise, Jason Lang l\u2019a enregistré tout seul, dans son sous-sol ou avec son portable, au cours de la tournée européenne avec Roch Voisine en 2007-2008! Il a presque tout fait: les instruments, la réalisation, les photos de la pochette, le clip, la musique, les textes (sauf trois chouettes reprises: Roxanne de The Police, With A Little Help From My Friends des Beatles etIWant You Back des Jackson Five, toutes les trois\u2026 au ukulélé!).Pensez John Hiatt, pensez Kelly Joe Phelps, pensez folk et blues et rock acoustique, et vous avez l\u2019album de Lang.«J\u2019avais 37 ans et je me suis dit que si je ne faisais pas ce disque solo là, maintenant, je ne le ferais jamais, conclutil.Je suis devenu musicien accompagnateur par accident, mais j\u2019ai toujours voulu être «front».Alors, j\u2019ai décidé de cesser d\u2019être un musicien pour les autres, et je le suis devenu pour moi.» À une exception près: «Quand ma mère me le demande, je vais jouer avec elle.» Et Penny Lang demande toujours à son beau Jason de l\u2019accompagner, comme il l\u2019a fait, toute sa vie, avec amour, contre vents et marées.JasonLang, en spectacle à l\u2019Astral, le 29 octobre, 20h.EN UNMOT Jason Lang est le fils de la grande chanteuse folk québécoise Penny Lang et du guitariste culte qu\u2019était Dave Van Ronk (qui a enseigné la guitare à Bob Dylan).JASON LANG Jason et la chanson d\u2019or PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE En plus du spectacle de jeudi à l\u2019Astral, Jason Lang sera du spectacle-bénéfice pour l\u2019Association de parents d\u2019enfant trisomique de Lanaudière, lundi, au théâtre Hector-Charland, à L\u2019Assomption.C\u2019est le musicien qu\u2019Isabelle Boulay, les soeurs McGarrigle, Richard Séguin, France D\u2019Amour, Roch Voisine.se sont arraché pour leurs spectacles.C\u2019est le père d\u2019un garçon qui rêve de football et d\u2019une fille trisomique pour qui il monte des spectaclesbénéfices.Mais Jason Lang, c\u2019est aussi un des auteurscompositeurs- interprètes les plus doués \u2013 et des plus méconnus \u2013 de l\u2019heure au Québec.CYBERPRESSE.CA CRITIQUE Lisez la critique, signée Philippe Renaud, de Drôle d\u2019animal, le nouveau spectacle donné par le groupe Caïman Fu, jeudi soir, à l\u2019Espace Dell\u2019arte sur cyberpresse.ca/arts llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 O C T O B R E 2 0 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 9 2005531A ARTS ET SPECTACLES HUMOUR MARIE-CLAUDE GIRARD Quand le président de la Chambre des communes, Stéphane Rousseau, ouvrira les débats des 5es Parlementeries, le 10 novembre au Théâtre Saint- Denis, et que la dizaine de drôles de politiciens s\u2019échangeront des propos vifs ou acrimonieux, il y a une chose que le public risque de ne pas soupçonner: l\u2019immense travail d\u2019écriture qu\u2019une tel le aventure nécessite.Aujourd\u2019hui, derrière chaque grand comique se cache a) un autre comique b) un scribe, c) un complice, d) un thérapeute ou e) toutes ces réponses.Qui est le plus comique ?L\u2019humoriste ou celui qui l\u2019aide à mettre des mots dans sa bouche?Nous avons rencontré trois drôles et leurs doubles, à quelques semaines des premières répétitions.LES PARLEMENTERIES LE COMIQUE ET SONDOUBLE PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Nourrir la bête de scène COMME LES VÉRITABLES MINISTRES DISPOSENT DE RÉDACTEURS DE DISCOURS, LES HUMORISTES QUI S\u2019AFFRONTERONT À L\u2019OCCASIONDES 5ES PARLEMENTERIES S\u2019APPUIENT SUR UNE PETIT BATAILLON D\u2019AUTEURS.LEUR RÔLE?AIDER LESCOMIQUES À ÊTRE PLUS DRÔLES ENCORE.COUPD\u2019OEIL SUR LARELATION INTIME ENTRE UN HUMORISTE ET SON AUTEUR.Pierre Brassard et son auteur René Brisebois.PIERRE BRASSARD ET RENÉ BRISEBOIS «On est là pour nourrir la bête de cirque, explique l\u2019auteur René Brisebois.On est dans l\u2019arène et on lui lance du manger.Et la bête recrache ça sur scène!» Dans le duo, la bête de scène, c\u2019est bien Pierre Brassard.«Le rêve, c\u2019est de trouver quelqu\u2019un qui peut rentrer dans ma tête », explique-t-il.Quelqu\u2019un qui saura écrire pour lui expressément, en fonction de ce qu\u2019il a d\u2019unique.L\u2019ex-Bleu poudre a toujours eu recours à des scripteurs pour l\u2019alimenter.Certains l\u2019ont même fait paraître plus intelligent, dit-il, comme un auteur très cultivé qui travaillait sur Sans limite.Pierre Brassard et René Brisebois se sont connus au cégep, alors qu\u2019ils étudia ient en communication à Jonquière.Ils se sont retrouvés il y a quelques années dans En attendant Ben Laden.Depuis, ils travaillent régulièrement ensemble pour Caméra Café mais aussi sur 3600 secondes d\u2019extase.René Brisebois, de son côté, travaille sur d\u2019autres projets (Alex Perron, Les Boys).«Il me fait beaucoup rire.Il a un imaginaire unique, il ne ressemble à rien d\u2019autre», dit René Brisebois.«C\u2019est parce que tu es bon public, rétorque Pierre Brassard.J\u2019ai l\u2019impression d\u2019abuser de toi!» La victime est manifestement consentante, mais se défend d\u2019être bon public: «Ce n\u2019est pas tout le monde qui deale avec notre humour.On fait du \" jazz\" d\u2019humoristes.» Pour sa part, il ne rêve pas de monter sur scène dire ses propres gags.«Jamais je ne ferais ça, ça ne m\u2019intéresse pas.C\u2019est un autre métier.» Au début de leur collaboration, René Brisebois reconnaît qu\u2019il n\u2019a pas «tout de suite décodé» le personnage, l\u2019autodérision, le cynisme «faussement intellectuel» de Pierre Brassard.«Au point où on est rendu, on se connaît assez qu\u2019on n\u2019a plus autant besoin de se voir.On se devine un peu plus», note René Brisebois.Ils travaillent surtout à distance, à l\u2019aide du logiciel vidéo Skype.Lorsqu\u2019ils sont allés voir Fabrice Luchini, ils n\u2019ont pas eu à s\u2019expliquer pourquoi ils ont adoré.«C\u2019est comme voir notre père.» Le jour de la conférence de presse annonçant sa pa rt icipat ion aux Parlementeries comme chef du parti Orange, Pierre Brassard a reçu une invitation officielle de Jack Layton, chef du NPD, dans laquelle il lui proposait de venir passer une journée avec lui au Parlement pour «bien se préparer ».Il ne sait pas encore s\u2019il pourra donner suite à l\u2019invitation.Les Parlementeries, c\u2019est une sorte de jeu, 10 petites pièces de théâtre avec un cadre et des règles.Chaque humoriste ne pourra y faire que son personnage.Mais il y aura un peu de la folie de Pierre Brassard dans le chef des députés orange, assure René Brisebois.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 4 O C T O B RE 20 0 9 ARTS ET SPECTACLES HUMOUR PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE PHOTO ROBERT MAILLOUX,LA PRESSE Gros ego et alter ego Beau boulot pour comique cassé Martin Matte et son auteur François Avard.L\u2019 auteur Simon Cohen et Laurent Paquin.LES PARLEMENTERIES EN BREF L\u2019équipe de rédacteurs des Parlementeries: Paco Lebel, Simon Cohen, René Brisebois, François Avard, Jean-Pierre Plante et Jean-ChristianThibodeau.Ils assistent Patrick Huard (chef du parti Bleu, au pouvoir), Martin Matte, chef du parti Rouge, opposition officielle, Laurent Paquin, chef du parti Blanc (indépendantiste), Pierre Brassard, chef du parti Orange, Lise Dion, ministre du Patrimoine et de la Culture, Serge Grenier, ministre des Affaires étrangères et Rémy Girard, ministre de l\u2019Environnement.Stéphane Rousseau (président de la Chambre des communes), Yves P.Pelletier (député blanc) et Mike Ward (député rouge) écrivent seuls leurs textes.Pour alimenter le travail des petites équipes d\u2019écriture, une recherchiste a amassé de l\u2019information sur l\u2019actualité politique fédérale des dernières années.Et pour coordonner le tout, on compte sur le metteur en scène Guy Lévesque et le chef scénariste Jean-Pierre Plante, qui a participé à toutes les Parlementeries.Celui-ci compte porter une attention particulière à l\u2019interactivité entre les personnages, histoire d\u2019éviter la succession de monologues qui caractérise souvent les travaux parlementaires.Les Parlementeries, au 10au 15novembre au Théâtre Saint-Denis SIMON COHEN ET LAURENT PAQUIN Un auteur, c\u2019est un type qui te dit ; «Ça, c\u2019est drôle, c\u2019est très, très drôle» d\u2019un ton très sérieux, explique Laurent Paquin.On voudrait lui dire de rire un peu, aussi ! Celui qui incarnera le chef du parti Blanc (indépendantiste) dans Les Parlementeries sait de quoi il parle.Il a lui-même travaillé aux spectacles d\u2019autres humoristes, notamment à ceux de Maxim Martin et d\u2019Anthony Kavanagh.Maintenant, c\u2019est au tour du morning man de CKOI de faire appel à un auteur.Pour Les Parlementeries, il a demandé l\u2019aide de Simon Cohen, un jeune diplômé de l\u2019École nationale de l\u2019humour qui y donne déjà un cours de chef scénariste.Laurent et Simon travaillent ensemble depuis deux ans sur des galas.Et l\u2019expérience est concluante.«Je ne vois pas de raison de me priver de l\u2019intelligence de quelqu\u2019un d\u2019autre.J\u2019aime aussi travailler avec des auteurs qui ne voient pas les choses de la même façon que moi», note Laurent Paquin.«Et il m\u2019a engagé parce que je le détestais.Il a entendu dire que je parlais dans son dos ! » enchaîne aussitôt Simon Cohen.Écrire pour d\u2019autres permet parfois d\u2019aborder des sujets qu\u2019on ne pourrait traiter soi-même.C\u2019est aussi une façon de garder la créativité en éveil.«Plus tu écris, plus tu trouves de bons gags », souligne Simon Cohen, qui a été chef scénariste pour le nouveau spectacle de Jean-Michel Anctil et La minute blonde, tout en donnant luimême des spectacles de comique dans les bars.Mais surtout, le métier d\u2019auteur permet à des humoristes de joindre les deux bouts, surtout en début de carrière.«J\u2019ai commencé comme humoriste, mais j\u2019étais pauvre comme la gale », admet Laurent Paquin.Et Simon précise «qu\u2019il était déjà cassé avant d\u2019entrer à l\u2019école» de l\u2019humour.«J\u2019aimais mieux être pauvre en faisant ce que j\u2019aime!» Les humoristes-auteurs n\u2019ont-ils pas tendance à garder les meilleurs gags pour eux?«On est très compétitifs et quand on écrit un gag pour un autre, on veut qu\u2019il marche», croit Laurent Paquin.D\u2019ailleurs, il lui est déjà arrivé de reprendre pour son propre spectacle des blagues rejetées par d\u2019autres.Un terreau fertile, la politique fédérale?«On a un super gouvernement fédéral qui donne un bon potentiel de gags.Déjà, on a un ministre des Sciences qui ne croit pas à la théorie de l\u2019évolution ! » résume Laurent Paquin.Mais il ne faut pas s\u2019attendre à voir des parodies de véritables politiciens dans Les Parlementeries.On risque de s\u2019en prendre beaucoup plus à leurs idées.MARTIN MATTE ET FRANÇOIS AVARD L\u2019humoriste et l\u2019auteur forment un vieux couple.Ils partagent une même idéologie, se scandalisent des mêmes choses et travaillent ensemble depuis 15 ans, depuis que François Avard a enseigné à Martin Matte à l\u2019École nationale de l\u2019humour.Un vieux couple qui s\u2019aime d\u2019amour?«J\u2019aime sa manière de faire de l\u2019humour.Quand je le vois en spectacle, il me fait encore rire», explique François Avard.«Par contre, la première fois qu\u2019on a pris notre bain ensemble, c\u2019est sûr qu\u2019on a été gênés.», blague Martin Matte, qui incarnera le chef de l\u2019opposition et du parti Rouge aux Parlementeries.«Lorsqu\u2019il m\u2019envoie ses textes, je connais tellement sa manière de faire, de penser, cela devient naturel de continuer d\u2019écrire dans cet élan-là», souligne François Avard.L\u2019écriture s\u2019adapte au ton, à sa manière physique de raconter une histoire.Le même texte dit par un autre n\u2019aurait pas le même impact.Le rôle du collaborateur et complice, c\u2019est aussi de continuer à pousser l\u2019humoriste vers l\u2019audace, croit François Avard.«Moi, je suis dans l\u2019ombre, alors je m\u2019en fous.Ce n\u2019est pas à moi qu\u2019on crie des noms!» Pour y arriver, faut-t-il laisser son ego de côté?«Oui, mais c\u2019est correct.Les humoristes sont excellents parce qu\u2019ils ont un énorme ego», avance l\u2019auteur des Bougon.«Les gens avec qui je travaille sont des naturels.Ce sont tous des auteurs à la base.Ils ont un style à eux.Mon rôle, c\u2019est de jouer le caméléon et leur proposer du matériel qui va dans le sens de ce qu\u2019ils font.Ce ne sont pas des interprètes.» Monter sur scène?Il ne croit pas avoir le talent de le faire ni la patience de refaire le même spectacle 200 ou 300 fois, comme Martin Matte.«Ce n\u2019est pas gênant aujourd\u2019hui pour un humoriste professionnel d\u2019avoir un collaborateur avec qui partager ses angoisses, ses questionnements et même les choix qu\u2019il fait, ajoute François Avard.Dans le temps d\u2019Yvon (Deschamps), la compétition n\u2019était pas la même.Martin serait très bon tout seul.Je bouche les trous qui restent.» Aujourd\u2019hui, les humoristes sont extrêmement sollicités pour faire des chroniques, animer des émissions, présenter des galas.Cela fait beaucoup de matériel à écrire.De plus, le public est beaucoup plus exigeant.«Les gens qui viennent s\u2019asseoir pour un spectacle d\u2019humour de deux heures s\u2019attendent à beaucoup.Ils ont déjà écouté beaucoup de spectacles et d\u2019émissions d\u2019humour», constate Martin Matte.Quand il travaille sur un spectacle solo, l\u2019humoriste s\u2019isole et écrit seul.Mais François Avard est pratiquement le seul à qui il montre ses textes.Celui-ci lui propose des idées en retour.Pour les galas, ils écrivent chacun de leur côté et mettent le tout en commun.Pour Les Parlementeries, ils font un peu la même chose, à la différence que Martin Matte a pu tester quelques blagues lors de ses spectacles.Martin Matte se dit en désaccord «avec à peu près tous les projets de loi» du gouvernement Harper.Et François Avard a scénarisé le clip Culture en péril, en opposition aux coupes en culture.Leurs opinions politiques transparaîtront-elles dans le spectacle?Là-dessus, leurs avis divergent.Chose certaine, tous les partis y goûteront.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 O C T O B R E 2 0 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 11 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE JEAN-CHISTOPHE LAURENCE LÉZARDS ET SPECTACLES Ils croient en Dieu, au mariage et aux miracles.Leurs paroles d\u2019Évangile n\u2019ont d\u2019égales que leur sens du rythme.Et ils mènent une croisade sans merci contre le vaudou.Véritables Backstreet Boys du «konpa évangélique», les membres du groupe haïtien Révélation Mizik sont de passage à Montréal pour vous montrer la voie.Suivrez-vous ?ROSSINI BRÉNÉLUS, DE RÉVÉLATION MIZIK FOUS DU SEIGNEUR LA PRESSE _ Vous faites ce qu\u2019on appelle du «konpa de Dieu».C\u2019est quoi exactement?ROSSINI BRÉNÉLUS _ C\u2019est du gospel à la sauce haïtienne.Notre message s\u2019adresse aux jeunes.Nous voulons leur apprendre l\u2019existence de Dieu sur des rythmes qu\u2019ils aiment et qu\u2019ils connaissent.Vous savez, nous avons longtemps prié Dieu de façon très statique.C\u2019était l\u2019ennui total et les jeunes n\u2019écoutaient pas.J\u2019ai formé RévélationMizik pour transformer tout cela en divertissement.Quand on joue, on met le feu.On chante, on bouge, on saute partout.On devient fous pour Dieu.C\u2019est moins ennuyant.LP _ Et vos chansons parlent de quoi ?RB _ Du péché.Du jugement.Du pardon.De l\u2019amour de Dieu.LP_ Aucune chanson sur les femmes?Dur à croire pour des jeunes hommes dans la vingtaine! RB _ Quand ça nous arrive, c\u2019est qu\u2019on parle de mariage\u2026 C\u2019est un choix que nous avons fait.On le fait pour Dieu.Parce qu\u2019il n\u2019y a rien de mieux que Dieu.Il y a longtemps, je voulais chanter pour les femmes.Mais il est arrivé quelque chose dans ma vie qui a changé ma vocation.LP _ C\u2019est-à-dire ?RB - Un gros accident de voiture.En 2002, j\u2019ai passé deux jours dans le coma.Je ne reconnaissais plus personne.J\u2019allais mourir.Tout le monde pensait que j\u2019allais mourir.Puis cet homme est entré dans ma chambre.Il s\u2019est assis à côté de mon lit et il m\u2019a dit : «Ton heure n\u2019est pas encore venue.» J\u2019ai guéri subitement.Je ne sais toujours pas si c\u2019était un rêve.Mais ce fut ma révélation.LP _ Comment pouvez-vous chanter Dieu sur une musique aussi physique que le konpa?Est-ce compatible ?RB _ Le konpa est une musique joyeuse.Et c\u2019est justement pour ça que nous avons choisi cette musique.C\u2019est une façon de rejoindre plus d\u2019Haïtiens.Parce qu\u2019ils aiment et s\u2019identifient à cette musique.LP _ Pourtant, l\u2019Église évangélique a longtemps critiqué le konpa.Qu\u2019est-ce qui a changé?RB _ Le message.Avant, le konpa était utilisé pour dire de mauvaises choses.On parlait de femmes, d\u2019hommes, de politique.Nous avons amené un autre discours.On ne nous a pas acceptés dès le début.On nous trouvait trop bruyants.Mais maintenant, les gens en redemandent.LP _ Pour finir, que pensez-vous du vaudou?C\u2019est une autre expression de la spiritualité haïtienne\u2026 RB _ Nous le combattons.Le vaudou appartient au Diable.À Satan.Il tue des gens.Mais nous faisons de notre mieux et nous prions beaucoup pour ramener les adeptes du vaudou vers le christianisme.Chaque année, nous en récupérons une vingtaine.Chaque fois que cela arrive, je me dis que nous sommes bénis\u2026 RÉVÉLATION MIZIK se produit aujourd\u2019hui et demain auGrand Festival évangélique de Montréal.Complexe Cristina (6566, rue Jarry Est).Billets: 25$ à la porte.Informations: www.polytonic.ca PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE «Pour l\u2019instant, je fonctionne à six presses, cinq jours sur sept .Je fabrique jusqu\u2019à 5000 disques par semaine, mais je pourrais facilement monter à 20 000» si ses sept presses additionnelles étaient mises en fonction, raconte Dubuc, jeune quarantaine, qui reprend aujourd\u2019hui un art qu\u2019on disait perdu: la fabrication d\u2019un support musical qui n\u2019aurait jamais dû survivre à la révolution numérique.Ironiquement, le bon vieux vinyle semble aujourd\u2019huimieux outillé que le CD pour passer à travers de la crise du disque.«Ce qui est paradoxal dans le retour du vinyle, c\u2019est qu\u2019il ait été poussé par la musique numérique, dit l\u2019entrepreneur.C\u2019est sûr qu\u2019une table tournante ne remplacera jamais un iPod, mais je crois que les deux sont compatibles.Le vinyle offre une belle pochette \u2013 les artistes ne pensent pas à une pochette pour qu\u2019elle soit affichée, un pouce sur un pouce, sur l\u2019écran de ton iPod.Le retour du vinyle, à mon avis, est désiré autant par les artistes que par les mélomanes.» D\u2019autant plus, ajoute Philippe Dubuc, que la norme aujourd\u2019hui est de vendre un disque vinyle avec un code pour télécharger légalement l\u2019album, comme le fait For Those About to Love.Si on en croit les médias qui, l\u2019année dernière, ont vite tiré des conclusions de statistiques de ventes d\u2019albums fournies par la RIAA, le vinyle serait en train d\u2019effectuer un fulgurant retour.La réalité est un peu plus modeste: malgré tous les efforts investis par les majors en Amérique du Nord, le vinyle n\u2019est tout simplement jamais disparu, recherché par un type, fervent mais minoritaire, de mélomanes.«Mais c\u2019est quand même vrai qu\u2019il y a aujourd\u2019hui davantage de vinyles sur le marché », assure Dubuc.La croissance de son entreprise en témoigne: «La semaine dernière, j\u2019ai fabriqué 3000 exemplaires d\u2019un coffret collector du groupe Rancid, pour le label Epitaph, en plus de quelques autres petites commandes».Au cours des derniers mois, même les artistes d\u2019ici ont redécouvert les vertus du 12 pouces: Plaza Musique a lancé un EP en laque noire, Orange Orange a sorti son premier album sur un élégant vinyle coloré (accompagné du CD), au lancement de We Are Wolves, les fans pouvaient acheter un exemplaire vinyle d\u2019Invisible Violence mettant en valeur sa superbe pochette, pour ne nommer qu\u2019eux.Contrairement à ceux-ci, For Those About to Love.est le seul à avoir fait presser ses albums chez RIP-V.«Ma croissance se fait par bouche- à-oreille», dit Dubuc, dont l\u2019entreprise est la copropriété du distributeur indépendant FAB, lequel a investi pour le rachat de 14 vieilles presses à vinyles, dénichées au New Jersey.Son entreprise coordonne toutes les étapes de production d\u2019un disque vinyle.La laque, le disque qui servira à confectionner le moule, est découpée chez Chicago Mastering, qui l\u2019achemine ensuite à Mastercraft Metal Finishing, qui fabrique le moule du disque permettant à RIP-V de presser les albums.La matière plastique est achetée des États- Unis, après avoir été importée de Thaïlande auprès de la plus importante fabrique de vinyle à disques.Les pochettes, elles, sont fabriquées à Montréal \u2013 la plus importante entreprise d\u2019impression de pochettes de vinyles en Amérique du Nord.Puisqu\u2019on y est, tranchons donc la question: vos vinyles ont-ils un meilleur son que les CD, monsieur Dubuc ?«Évidemment, ça dépend du système de son dont on dispose, répond-il.Mais il y a certainement une différence entre le CD et le vinyle, surtout si le disque est pressé en 180 grammes, comme il m\u2019arrive d\u2019en faire.Sur vinyle, t\u2019entends des fréquences qui n\u2019existent pas en CD.» DISQUES VINYLES / RIP-V à Saint-Lambert Jusqu\u2019à 5000 disques par semaine RIP-V, jeune entreprise de Saint-Lambert, est devenue depuis le printemps dernier l\u2019unique fabricante de disques vinyles au pays.Anachronisme?Le carnet de commandes de Philippe Dubuc, copropriétaire, président et unique ouvrier (pour l\u2019instant!) de l\u2019entreprise ne cesse de croître.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Philippe Dubuc dans l\u2019atelier de RIP-V, à Saint-Lambert.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 4 O C T O B RE 20 0 9 2003175 Courez la chance de vivre des moments inoubliables, plongés dans l\u2019univers fantastique de l\u2019Orient, à la 10e édition du Festival du monde arabe de Montréal.Plusieurs prix offertsdont H Un week-end FMA comprenant un hébergement de 2 nuits pour 2 personnes dans un hôtel 4 étoiles, 2 paires de billets VIP pour 2 spectacles majeurs de la 10e édition (du 12 au 15 novembre) et 2 coffrets FMA (10 albums de musique, créations et meilleurs moments) H 2 paires de billets VIP pour 2 spectacles majeurs et 2 coffrets FMA Pour participer et pour tous les détails, rendez-vous sur www.cyberpresse.ca/festivalmondearabe cyberpresse.ca/reseauscenes Réseau Scènes 18 salles de spectacle 1992651 En spEctaclE cEttE sEmainE sur scènE près dE chEz vous Jusqu\u2019au 7 février 2010 entrée gratuite Maison du Festival Rio Tinto Alcan 305 Sainte-Catherine Ouest, 2e étage, Montréal Pour l\u2019ouverture de la Galerie LoungeTD de la Maison du Festival Rio Tinto Alcan Herman Leonard Le grand photographe de l\u2019histoire du jazz L\u2019exposition Frank Sinatra © Herman Leonard Photography, LLC Billie Holiday © Herman Leonard Photography, LLC © Herman Leonard Photography, LLC Du mardi au dimanche à compter de 11h30 Voyez également la collection permanente du Festival galerieloungetd.montrealjazzfest.com 2008273A ARTS ET SPECTACLES MARIE-CHRISTINE BLAIS Vous saviez, vous, que Gilles Latulippe a failli être le premier interprète de la belle chanson Montréal de Beau Dommage?Que le groupe a fait une méga-tournée avec Julien Clerc en France?Que le tout premier disque de la célèbre formation \u2013 avant qu\u2019elle ne porte son tout aussi célèbre nom \u2013 était un album de la musique de l\u2019émission pour enfants Les Chiboukis ?Tout cela et bien, bien d\u2019autres choses, on les apprend dans Beau Dommage \u2014 Tellement on s\u2019aimait, biographie du groupe rédigée par l\u2019historien enmusique Robert Thérien, en magasin mardi.Pour vous situer, Robert Thérien, c\u2019est celui que tous les journalistes interviewent quand ils ont à faire un reportage sur un phénomène ou une tendance de la musique québécoise, que toutes les compagnies de disques engagent pour rédiger leurs livrets aumoment de la sortie de compilations, et c\u2019est l\u2019auteur d\u2019un Dictionnaire de la musique populaire au Québec qui fait encore autorité, 17 ans après sa publication! Bref, pour ce qui est de la rigueur, on n\u2019a pas de crainte: que ce soit la date de tel spectacle ou le nombre d\u2019exemplaires vendus, tout a été vérifié autant que faire se peut.Et pour ce qui est de la plume de Thérien, pas de problème non plus: il profite de cette intéressante biographie pour nous inviter à écouter tel disque, s\u2019indigner quand un vinyle digne d\u2019être numérisé ne l\u2019a pas encore été, expliquer l\u2019importance de tel ou tel fait dans l\u2019évolution du groupe et de la musique québécoise.«J\u2019ai rédigé le texte comme s\u2019il s\u2019agissait de celui d\u2019une conférence que j\u2019allais donner, et comme je suis le genre de gars à parler avec ses mains\u2026» explique- t-il à propos de son style «parlé», appliqué à l\u2019histoire du fameux groupe.Car quel groupe! Unique en son genre au Québec, et pas seulement en raison de son influence sur la musique d\u2019ici.Beau Dommage, dès ses débuts et encore jusqu\u2019à ce jour, fonctionne comme une coopérative: les chansons doivent être écrites expressément pour la formation et être acceptées à l\u2019unanimité (après force remaniements et argumentations), les arrangements sont décidés par le groupe, et les profits sont partagés à parts égales entre les membres: «Ils ont décidé dès le départ de ne pas traiter Beau Dommage en \"business\", fait remarquer le biographe.C\u2019est en s\u2019astreignant à respecter des règles quasi monastiques qu\u2019ils ont créé une véritable signature.«J\u2019ai dressé une chronologie des événements avant de rencontrer qui que ce soit, explique-t-il, et ensuite seulement, j\u2019ai parlé avec les membres de Beau Dommage et leurs proches, mais toujours individuellement: je me méfie de la dynamique de groupe! Ça m\u2019a permis de confirmer des dates, des événements, des lieux, en recoupant les souvenirs des uns et des autres.» «Je n\u2019ai pas vraiment de lecteur imaginaire quand j\u2019écris, sauf moi-même, reprend-il.Je suis un chercheur et je cherche donc des réponses à mes questions.Comme tout le monde, je connaissais les grandes lignes de l\u2019histoire de Beau Dommage, mais j\u2019ai découvert également pleinde choses que je n\u2019imaginais même pas!» Thérien explique par exemple à quel point le contexte social et politique de l\u2019époque allait jouer en faveur de l\u2019émergence d\u2019un tel groupe: à l\u2019époque où l\u2019embryon de Beau Dommage se forme, le CRTC impose des quotas de musique canadienne aux radios et les programmes d\u2019emploi gouvernementaux permettent aux jeunes d\u2019expérimenter toutes sortes de choses (en étant payés!).Le talent et la conjecture conjugués ont donné Beau Dommage.La preuve en est donnée par le tout premier chapitre de la biographie, littéralement inventé par Robert Thérien: que serait-il arrivé si Rivard, Léger, Bertrand et les deux Desrosiers s\u2019étaient découragés et n\u2019avaient pas reçu, in extremis, un appel de la compagnie de disques Capitol, intéressée par une chanson\u2026 qui n\u2019allait pourtant pas figurer sur le premier album de Beau Dommage?Eh bien, vous et moi n\u2019aurions alors jamais fredonné «Tous les palmiers, tous les bananiers\u2026» Biographie de Beau Dommage Tellement on les aimait.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE L\u2019historien Robert Thérien, auteur de la biographie de Beau Dommage.PHOTO FOURNIE PAR CAPITOL Beau Dommage en 1975.Groupe mythique dont on fredonne toujours les chansons \u2013 La complainte du phoque en Alaska, ça vous dit quelque chose?\u2013 la formation québécoise Beau Dommage fête ses 35 ans d\u2019existence cette année.Après l\u2019intégrale en 5 CD et 2 DVD (L\u2019album de famille, lancé en mars dernier), voici la biographie : Tellement on s\u2019aimait, rédigée par l\u2019historien Robert Thérien, avec rigueur et vivacité.Cré-moé, cré-moé pas, on s\u2019ennuie pas pantoute en la lisant\u2026 ROBERT THÉRIEN BEAU DOMMAGE \u2014 TELLEMENT ON S\u2019AIMAIT VLB ÉDITEUR «Comme tout le monde, je connaissais les grandes lignes de l\u2019histoire de Beau Dommage, mais j\u2019ai découvert également plein de choses que je n\u2019imaginais même pas ! » \u2014 L\u2019historien Robert Thérien A R T S E T S P E C T A C L E S 13 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E 2 4 O C T O B RE 20 0 9 une présentation de serge grimaux 514 316-8316 877 668-8599 expobodies.ca Maintenant ouvert ! Voyage au coeur du corps huMain 2008025A ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE STEREO CYBERPRESSE.CA Ecoutez des extraits des CD de la semaine sur cyberpresse.ca/disques ROCK THE FLAMING LIPS EMBRYONIC šššš REPRISE / WEA Du rose au gris On peut tout de suite rayer de lfequation les costumes de mascottes, ainsi que les epiques et joyeuses envolees rock-pop-electro a propos de robots geants.Embryonic, 12e album studio des veterans du rock underground americain The Flaming Lips, sert a la fois de retour aux sources avant-gardistes et de cesure avec lfunivers pop-psychedelique arc-en-ciel des deux precedents albums.Cette fois, les Lips acidulent leur son en revendiquant lfepoque fusion de Miles Davis (les sombres textures, la forte presence de piano electrique), celle aussi des premiers albums de Can, voire de ces vieux freaks de The Doors ou Pink Floyd, epoque Syd Barrett (ajoutons au bal des comparaisons lfoeuvre du Japonais Cornelius, un autre architecte du son hyper-referenciel).Deconcertant a la premiere ecoute, Embryonic cree de lumineux passages par la friction entre les titres aux guitares corrosives et a la batterie tribale (Convinced of the Hex, See the Leaves) et ceux, aux antipodes, minimalistes chansons fragiles et atmospheriques (touchante Evil).Entre bruitisme exacerbe et melodies poignantes, The Flaming Lips livre un Embryonic exigeant, mais fascinant et sensible, auquel collaborent, assez discretement tout de meme, Karen O et MGMT.Cree une dependance.Philippe Renaud, collaboration speciale LA CHANSON A ECOUTER Convinced of the Hex .ROCK WE AREWOLVES INVISIBLE VIOLENCE ššš 1/2 DARE TO CARE Troisieme opus de notre trio de loups Total Magique, le deuxieme album du trio We Are Wolves, en avait surpris plus dfun en 2007.Ce techno-rock pour loups, guitares, percussions et machines, avait fait boum sur la scene indie.Pas a peu pres.Et voici le troisieme, un des albums les plus attendus de la scene inde de Montreal cet automne.Les chansons dfInvisible Violence y sont pour la plupart accrocheuses, tres bien construites.Les tripes sont sur la table, on insiste meme plus sur le cote punky de la facture que sur les references technoides des decennies precedentes.Alex Ortiz fait etat de ses racines hispaniques dans Paloma, les origines francophones du trio sont evoquees dans La rue oblique, et le reste du repertoire est anglais comme prevu.Ce rock technoide, somme toute, me semble tout aussi efficace qufil lfetait, mais je nfy sens peut-etre pas autant lfurgence deflagrante et dfhuile de coude que sur Total Magique.Et cfest peut-etre pour cette raison que je mfattarde trop a en identifier les references musicales puisees dans les decennies precedentes.Je peux neanmoins comprendre que ces loups ne soient pas toujours prets a devorerc Et qufils mettent un peu plus de temps a cerner leur proie.Alain Brunet LA CHANSON A ECOUTER Paloma .MUSIQUE DU MONDE CATHERINE LAMBERT NORD šššš AUDIENCE La voix de Galadriel Catherine Lambert est une chanteuse infiniment timide qui sfinteresse a des repertoires venus de la nuit des temps, qufelle interprete dfune voix pure et limpide.Bref, ne le dites a personne, mais je suis presque convaincue que cfest une elfe! Cfest Dame Galadriel chantant dfetranges textes sur des musiques nees aux confins du monde ou du temps.Non, je ne fais pas de farce, il y a vraiment une qualite particuliere a la demarche de cette chanteuse qui deteste la scene, mais qui aime tant les airs dfautrefois .de la France du Moyen Age, des Balkans dfil y a longtemps, de lfAndalousie du XIe siecle, berceuses de partout .qufelle demande a ses amis musiciens de leur concocter des orchestrations contemporaines pour mieux nous les faire connaitre et aimer.Comme ca tombe bien : ses amis musiciens sont particulierement doues, que ce soit Dominique Lanoie a toutes les cordes, Justin Allard a la batterie, Eric Senecal et Vincent Rehek au piano, Maxime St-Pierre, tout simplement divin a la trompettec Sur son sixieme album, Nord (en magasin lundi), Dame Catherine sfattarde cette fois sur les chants anciens de Norvege, dfEstonie, de Suede et de Finlande (avec traduction et explications dans le livret), revetus dfarrangements inventifs, fouilles, et je le repete, contemporains.Cfestcmagique.Marie-Christine Blais LA CHANSON A ECOUTER Nuta Inimene .SOUL MICHAEL DOZIER HERE I AM ššš ISBA/DEP La tentation du trop Michael Dozier, cfest le concepteur de cette superbe revue musicale qufest Esquire Show Bar presentee en 2008 et 2009 au Corona, mais aussi un vrai bon chanteur de soul et de rhythmfnfblues, un auteur-compositeur en bonne et due forme, un comedienc Son premier disque solo, il le sort enfin, a pres de 40 ans.Et cfest a la fois la force et la faiblesse de cet album.Car Michael Dozier a voulu y mettre tout, donc remplir a ras bord son CD avec 15 chansons qui ne sont pas toutes du meme calibre et qui auraient exige de plus gros moyens de production pour vraiment sfenvoler.Ca donne un album ou il y a de bonnes chansons soul ecrites par Dozier lui-meme (If I Ainft Got You, Donft Tell Me, la chansontitre, I Wanna Sing), presque toutes au debut du disque, appuyees souvent par les copains de la revue Esquirec Mais ensuite, lfensemble sfessouffle, les arrangements sfaffaissent, et les quelques reprises (Sittinf On The Dock of The Bay, Alone Againc) ne sont franchement pas indispensables, disons.On comprend que Dozier nfait pu resister a la tentation dfen faire le plus possible.Mais cfest dommage.Marie-Christine Blais LA CHANSON A ECOUTER If I Ainft Got You .MUSIQUES DUMONDE KINOBE EPONYME ššš1/2 MULTICULTURAL MEDIA MUSIQUES DUMONDE ROBERTOLOPEZ PROJECT SOY PANAMERICANO ššš1/2 CURURA MUSIQUE / SELECT POP AIR LOVE 2 ššš VIRGIN / EMI COUNTRY ROSANNE CASH THE LIST ššš1/2 MANHATTAN RECORDS / EMI Folk-pop panafricainec dfOuganda On connait peu la musique de lfOuganda, sauf evidemment lfafro-folk de Geoffrey Oryemac qui vit en Europe depuis si longtemps.Demain au Balattou, un certain Kinobe vient y faire une premiere prise de contact avec les amateurs de musiques du monde.Kinobe se veut non seulement un folkloriste, voire un archiviste, fervent de cette contree des grands lacs africains, mais aussi un panafricaniste convaincu si lfon sfen tient a ses influences evidentes dfAfrique australe et dfAfrique de lfOuest.Voila donc un folklore authentique, chaine de melodies delicieuses et de grooves bien sentis, emanant dfinstruments traditionnels .endingidi, flute traditionnelle, adungu, harpe ougandaise, kora, kalimba, tama, etc.A cette lutherie patrimoniale, Kinobe administre une legere actualisation pop-folk avec lfusage de la guitare acoustique ou de la basse electrique.Le resultat globale est tres agreable, sans pour autant susciter un gros wow! au terme de quelques ecoutes.On oscille entre la fraicheur dfune expression et lfimpression de deja entendu.A decouvrir sur scene, de toute facon.Alain Brunet LA CHANSON A ECOUTER Abataka Jambalaya musicale Le chef dforchestre, compositeur, arrangeur et guitariste jazz dforigine colombienne Roberto Lopez signe un deuxieme album avec le gouteux Project, un ensemble qufil a forme a Montreal et auquel participent pres dfune dizaine de fort bons musiciens.Soy Panamericano est un titre qui va comme un gant a cette tournee des musiques traditionnelles et modernes dfAmerique centrale, du Sud et des Antilles, a travers la cumbia et le reggae .deux genres habilement mis en parallele sur la chanson titre ., le mambo, la salsa dura, et dfautres styles moins connus, la guajira (chanson cubaine traditionnelle) ou la porro urbano, derive de la cumbia.Or, les inflexions jazzees, le souffle de modernite qui sfexprime dans lfexecution de ces compositions originales dynamisent lfexercice qui depasse la lecon sur les musiques du Sud.Le mariage entre les genres ne parait jamais force, et malgre la disparite des rythmes, lfalbum forme un tout coherent, signe que la direction artistique y est precise.Bien que certains artifices de percussions incitent a la critique, dfautres bons flashs .a commencer par les collaborations avec Boogat, fameux MC qui semble a son meilleur lorsqufil rappe en espagnol.Ca chasse la grisaille dfoctobre, ce disque! Philippe Renaud, collaboration speciale LA CHANSON A ECOUTER Te Llevo .Pour ne pas changer dfAir Love 2, que ca sfappelle.Une suite de quoi, deja?Pas de Love 1 (qui nfexiste pas).Plutot de lfensemble de lfoeuvre du duo francais, expert es ambiances retro et sexy.Apres etre sorti de sa zone de confort sur les derniers Pocket Symphony (plus acoustique, avec moult influences asiatiques) et Talkie Walkie (aux saveurs prog-seventies), Air renoue non pas avec les atmospheres feutrees et violonneuses de Premiers symptomes (1997) ou Moon Safari, mais avec une version delicatement minimaliste de 20 000 Hz Legend (2001) en distillant des ambiances que les fans reconnaitront des les premieres mesures du single Do the Joy, qui ouvre cet album finalement agreable.Pas de surprises, cfest du Air comme on lfa toujours apprecie: arrangements diaphanes, melodies qui chatouillent, mais qui nous paraissent aujourdfhui moins inspirees (parce que deja entendues).Production meticuleuse, arrangements sobres et justes, oripeaux sonores scintillants, Air offre sa propre vision du lounge avec toujours autant de devotion pour ce genre (sfil en est un) aux references variees.De la bonne musique dfambiance, a ecouter distraitement.Philippe Renaud, collaboration speciale LA CHANSON A ECOUTER Do the Joy .Merci, papa! En 1973, la culture musicale de Rosanne Cash se limitait a peu pres a la musique pop et rock a la mode du jour.Un beau jour, papa Johnny Cash, un peu desespere, lui remit une liste des 100 chansons country essentielles qufelle devait ecouter.Des decennies plus tard, Rosanne a ressorti cette liste et en a tire, avec son mari multi-instrumentiste John Leventhal, lfun des plus beaux albums de lfautomne, toutes categories confondues.Elle a recrute Bruce Springsteen, Elvis Costello, Jeff Tweedy (de Wilco) et meme Rufus Wainwright, des invites de marque mais qui se mettent discretement au service de ces chansons reprises avec une certaine forme de respect qui nfexclut surtout pas lfemotion.Il y a la des choses qufon associe au paternel (Long Black Veil, dont Harry Manx vient de faire une version tres differente, et Girl From the North Country, que Dylan a chantee jadis avec Johnny Cash) et des classiques de Hank Snow et Merle Haggard.Dfautres chansons, moins archiconnues, voisinent des versions superbes dfimmortelles comme 500 Miles et la traditionnelle Motherless Children.Curieusement, cfest peut-etre en se rapprochant de son pere disparu que Rosanne Cash aura trouve sa veritable identite et donne un nouveau souffle a sa carriere.Alain de Repentigny LA CHANSON A ECOUTER Motherless Children .Retrouvez les grilles tele dfaujourdfhui et de demain dans le Voila! insere dans La Presse dfaujourdfhui.VOILA! VOTRE SOIREE DE TELEVISION Votre guide tele complet sur CYBERPRESSE.CA/TELE sur cyberpresse.ca HORAIRES Consultez tous les jours tous vos horaires cinema et critiques de teleromans sur www.cyberpresse.ca/tele Votre guide tele PHOTO FOURNIE PAR SUPER ECRAN CINEMA Babine, conte de Luc Picard avec Vincent-Guillaume Otis et Luc Picard, dimanche 18h05, Super Ecran PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA TELEROMAN Les hauts et les bas de Sophie Paquin, mercredi 21 h, Radio-Canada PHOTO DOUG PENSINGER, GETTY IMAGES SPORTS Debut de la Serie mondiale de baseball, presentation du match en cours apres le hockey, mercredi vers 22h, RDS PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA ARTS Six dans la cite, emission animee par Catherine Perrin, dimanche 15 h, Radio-Canada SEMAINE DU 24 OCTOBRE 2009 .et profitez aussi dfune SUPER BONNE OFFRE des restaurants MIKESR a la livraison.Details au superecran.com Cet automne, voyez de SUPER BONS FILMS A SUPER ECRAN.p RUne marque de commerce enregistree de PDM Royalties Limited Partnership utilisee sous licence.007 Quantum avec Daniel Craig Samedi 24 octobre 21h 1898868A llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R E A L SA M E D I 2 4 O C T O B RE 20 0 9 AIM IS IMPORTANT, Huile sur toile, 48h x 52h IMAGINEZ.REALISEZ.Felicitations a Brenda Draney, gagnante de lfedition 2009 du Concours de peintures canadiennes de RBC.Pour de plus amples renseignements sur le Concours de peintures canadiennes de RBC, visitez rbc.com/concoursdepeintures RMarque deposee de la Banque Royale du Canada.Maitre dfoeuvre du concours 2005397A ARTS ET SPECTACLES HUMOUR MARIE-CLAUDE GIRARD Pour son nouveau spectacle solo après une pause de quatre ans, l\u2019humoriste François Léveillée s\u2019est fait plaisir en concoctant un spectacle à caractère social qui fait une large place à la musique.À ses habituelles chansons humoristiques, sketches, personnages et monologues, il a ajouté des intermèdes musicaux aux accents jazz manouche, inspirés de Félix Leclerc ou de standards du jazz.Au programme, une contrebasse (Jean-François Valade) et deux guitares (lui-même et Nicolas Guimont).L\u2019homme-orchestre, qui est à la fois humoriste, scriptéditeur, auteur et metteur en scène, a démarré sa carrière comme auteur-compositeurinterprète dans les années 70.Quelques années plus tard, l\u2019humour avait pris plus de place.En faisant le chemin inverse, aujourd\u2019hui, il «réalise un rêve », dit-il.Mais c\u2019est avant tout un spectacle d\u2019humour qu\u2019il présentera au Gesù la semaine prochaine.« J\u2019ai toujours été un humoriste à caractère social, souligne-t-il.J\u2019ai besoin de raconter une histoire, mais je fais aussi du stand-up comique pur.J\u2019ai à la fois une influence européenne et américaine.» «Les accommodements raisonnables, on en a beaucoup parlé, mais je trouve qu\u2019on a à peine effleuré le sujet.Si on ne fait pas de gros efforts dans les prochaines années, on va avoir de gros problèmes de ce côté-là », dit-il, en citant les problèmes d\u2019intégration vécus en France.François Léveillée s\u2019est mis dans la peau d\u2019un nouvel arrivant.«Comment peut-il s\u2019intégrer quand on a nousmêmes du mal à s\u2019expliquer notre propre culture?» Aimé D\u2019amour, son personnage d\u2019animateur de pastorale, tente ainsi «d\u2019accommoder» ses ouailles en leur proposant de pécher, pour ensuite se sentir coupable et gagner des dividendes spirituelles.Son directeur d\u2019école internationale essaie de composer un menu de cafétéria ou un code vestimentaire.Quant au célèbre homme d\u2019affaires Bob Cashflow, il se frotte au système de santé.Autres thèmes chers à l\u2019humoriste, le phénomène des Tanguy, ces jeunes adultes qui collent au foyer paternel et, à l\u2019inverse, le «syndrome du nid vide» qui surprend les parents.François Léveillée s\u2019inter roge sur une certaine uniformisation du Québec et s\u2019étonne qu\u2019on découvre maintenant ses différentes régions par les produits du terroir plutôt que par les artistes.«Il y a 30 ans, il était possible de faire jouer son disque à la radio en Gaspésie quand on éta it en tou rnée là-bas .Plus maintenant.» Après avoir rodé sonspectacle d\u2019humour musical une soixantaine de fois dans de petites salles, il se dit maintenant prêt pour la rentrée montréalaise.Cette-fois, d\u2019ailleurs, il a choisi de se produire lui-même.«J\u2019ai la liberté de faire ce que je veux, à mon rythme.» L\u2019aventure est en train de devenir aussi une affaire de famille puisque sa fille cadette, Sarah Toussaint-Léveillée, interprète quelques chansons en première partie du spectacle.Elle a remporté le premier prix de Cégeps en spectacle en 2008.Et son aînée, Emma, agit à titre d\u2019assistante metteur en scène.Depuis sa dernière tournée, où il s\u2019attardait sur les babyboomers devenus quinquagénaires, François Léveillée a travaillé comme script-éditeur pour le spectacle de Sylvain Larocque, fait plusieurs mises en scène (JiCi Lauzon, Mike Ward) et animé des galas.Avec ce nouveau spectacle, «on est reparti pour trois ou quatre ans!» dit-il.François Léveillée, en spectacle au Gesù du 28 au 31 octobre.Il sera en tournée jusqu\u2019en décembre un peu partout au Québec.FRANÇOIS LÉVEILLÉE Un humoriste accommodant Accommodements raisonnables, clivage entre Montréal et les régions, syndrome du nid vide.Le quatrième spectacle solo de François Léveillée scrute le Québec contemporain.PHOTO JOCELYN BERNIER, LE SOLEIL Après avoir rodé son spectacle d\u2019humour musical une soixantaine de fois dans de petites salles, François Léveillée se dit maintenant prêt pour la rentrée montréalaise.Cette fois, d\u2019ailleurs, il a choisi de se produire luimême.«J\u2019ai la liberté de faire ce que je veux, à mon rythme.» «Les accommodements raisonnables, on en a beaucoup parlé, mais je trouve qu\u2019on a à peine effleuré le sujet.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 O C T O B R E 2 0 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 15 DISPONIBLE POUR LA PREMIÈRE FOIS Le DVD du concert et du documentaire de 1970 plus la performance complète des 14 chansons sur CD www.leonard-cohen.com 1977398A 1977400 PHOTO : JOHN HALL DANSEURS : JOELLE HENRY ET HERVÉ COURTAIN COMMANDITAIRE DE SAISON EN COLLABORATION AVEC DE JEAN-CHRISTOPHE MAILLOT 15, 16, 17, 22, 24, 29, 30 OCTOBRE 2009 20 H THÉÂTRE MAISONNEUVE CAUSERIES 19 H À 19 H 30 GROUPES 514.849.0269 | NOUVEAU | Les samedis avec Gradimir Pankov Le 17 octobrede12h30 à 15h Pour plus de détails, consulter www.grandsballets.com [ ] 1912070A 1912076 ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE 1 2 3 TRIO ALEXANDRE VIGNEAULT DU THÉÂTRE FRANCOPHONE EN AMÉRIQUE En lever de rideau du colloque L\u2019Amérique francophone pièce sur pièce, le Centre des auteurs dramatiques (CEAD) propose une lecture publique inusitée: un collage de textes dramatiques concocté par le journaliste et critique Alexandre Cadieux, collaborateur du journal Le Devoir.Markita Boies, Jean-Marc Dalpé, Maxime Denommée, Noémie Godin-Vigneau, Stéphane Jacques, Didier Lucien, José Pliya et Dominique Quesnel participeront à donner vie à cette mosaïque du théâtre qui se fait en français dans les Amériques.Maryse Condé, Olivier Choinière, Michel Marc Bouchard, Emma Haché et Daniel Danis figurent parmi les dramaturges sélectionnés par l\u2019auteur du collage.À l\u2019Auditorium de la Grande Bibliothèque, le 28 octobre à 19h.Entrée libre.LES OBJETS SE RIENT DE NOUS Drôle de monde, qui explore le comique à l\u2019aide du jeu masqué et dumouvement, a crééun spectacle où les objets se rient des humains.Dans Variations futiles, présenté du 27 octobre au 7 novembre à La Risée, rue Bélanger, le mobilier du salon fait un procès à ses propriétaires, un chapeau prend le contrôle de la tête qu\u2019il couvre et des marionnettes réclament le droit à la vie.Drôle de proposition, qui émane d\u2019un projet de création collectif et qui met en scène cinq comédiens, dirigés par Maya Gobeil.Info: 514 931-6630.PORTRAITS D\u2019UNE GÉNÉRATION La revue Jeu s\u2019est penchée sur le cortège d\u2019artisans du théâtre à l\u2019oeuvre depuis moins de 15 ans et a identifié 20 auteurs, comédiens et metteurs en scène dans le but de faire le portrait d\u2019une génération montante.Dirigé par Christian Saint-Pierre, critique de théâtre à l\u2019hebdomadaire Voir, le dossier s\u2019intéresse notamment à Maxime Denommée, Émilie Bibeau, Sophie Cadieux, Christian Lapointe, Hughes Frenet te, Évelyne Rompré, Frédéric Dubois et Marilyn Perreault.Le magazine, qui propose en outre des rencontres croisées avec André Brassard et Serge Mandeville, autour de Beckett, est en kiosque depuis hier.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Sophie Cadieux Quatre ans après un passage remarqué aux soirées de Contes urbains, Fabien Cloutier retourne à La Licorne avec Scotstown.Un monologue à la fois cru et comique qui confirme qu\u2019il est un conteur naturel.FABIEN CLOUTIER / Scotstown Raconter au naturel ALEXANDRE VIGNEAULT Rieur, facile d\u2019approche, mais aussi franc et direct, Fabien Cloutier est «un bon Jack».Comme le narrateur de Scotstown qu\u2019il décrit lui-même comme «un bon Jack tout croche qui ne s\u2019exprime pas de la bonne façon».Ce n\u2019est pas un détail.La manière de dire les choses, voilà le coeur de sa pièce, présentée à compter de mardi à La Licorne.Dans Scotstown, le dramaturge et comédien campe un jeune homme qui n\u2019a pas de nom et pas d\u2019autre emploi du temps que de faire pousser du pot, en vendre et en fumer.Un gars apparemment sans histoire, mais qui en a plein à raconter.Comme ça lui vient et «dans ses mots ».«Il a une espèce d\u2019honnêteté.C\u2019est quelqu\u2019un qui ne met pas de vernis sur ses propos.Il ne pense pas qu\u2019il peut choquer », souligne Fabien Cloutier.Pourtant, il en dit des énormités! Des drôles, des moins drôles, tout en usant d\u2019un vocabulaire qui peut effectivement heurter certaines sensibilités.L\u2019auteur, qui a été formé au Conservatoire d\u2019art dramatique de Québec, n\u2019ose pas dire que la langue est un personnage à part entière de sa pièce, mais il n\u2019aurait pas tort.Ce ne sont pas les faits et les gestes qui choquent ou font rire, mais comment ils sont racontés et les préjugés que ce discours sous-tend.«C\u2019est une espèce d\u2019ignorance qui, pour moi, n\u2019est pas coupable, parce que sa perception des choses va changer au cours de la pièce, explique l\u2019auteur.Le spectacle dans son entièreté, j\u2019en suis sûr, montre l\u2019humain qu\u2019il y a derrière ces phrases choquantes-là.» Scotstown suscite à la fois rire et inconfort, selon son auteur, qui l\u2019a déjà présenté une vingtaine de fois, dont quelques représentations à La Petite Licorne l\u2019an dernier.«Je sens autant les rires que, je ne dirais pas le malaise mais la respiration du public, dit-il.Je les entends respirer pour avaler certaines répliques, en particulier dans le premier conte.» Dans ce segment, intitulé Oùsqu\u2019y é Chabot ?, le narrateur relate une virée à Montréal où il parle des «gros fefis habillés en cuir» et des «grosses » que son chum drague quand il se fait tard.Une saisissante entrée en matière, qui a déjà poussé des spectateurs à quitter la salle au bout de dix minutes.Fabien Cloutier estime que ceux-ci tombent dans le même piège que son personnage et ne voient que la surface des choses.Sa langue, il l\u2019assume et affirme qu\u2019il ne changera pas une ligne pour plaire à qui que ce soit.«Je tiens plus à mon idée qu\u2019à l\u2019approbation de tous», dit-il.Tête de cochon?Sans doute.Chose certaine, ce jeune auteur a une bonne tête.Scotstown, de Fabien Cloutier, du 27 octobre au 7 novembre à La Licorne.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Le comédien et auteur Fabien Cloutier a été formé au Conservatoire d\u2019art dramatique de Québec.Son monologue Scotstown suscite à la fois rire et inconfort.«Je sens autant les rires que, je ne dirais pas le malaise, mais la respiration du public, dit-il.Je les entends respirer pour avaler certaines répliques, en particulier dans le premier conte.» «Les artistes qui m\u2019interpellent, ce sont ceux qui ont quelque chose à dire», affirme Fabien Cloutier.Son théâtre, il le veut bien sûr divertissant \u2013 lui-même adore se faire raconter des histoires \u2013, mais aussi utile.«J\u2019ai l\u2019impression que le nouveau public, jeune ou vieux, on va l\u2019attirer et le garder en rendant le théâtre utile et concret.Ça ne veut pas dire faire un théâtre d\u2019intervention», précise-t-il toutefois.Le dramaturge et comédien n\u2019a rien contre les classiques qu\u2019on monte et remonte, mais plaide surtout pour un théâtre qui questionne le monde dans lequel on vit.Quitte à bousculer le spectateur, comme il le fait dans sa pièce Scotstown.«Je crois au théâtre impliqué dans sa société.C\u2019est comme ça qu\u2019il va rester en vie, croit-il.C\u2019est comme ça qu\u2019il va être important pour la population.» - Alexandre Vigneault POURUNTHÉÂTRE «UTILE» ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Le jeune dramaturge Étienne Lepage a admis que Rouge gueule est un acte de provocation.Il a d\u2019ailleurs tout fait pour arriver à ses fins.Sa pièce transgresse tous les tabous, regorge de gros mots et laisse parfois sans voix tant ses personnages disent des choses qui ne se disent pas.Ou, pire, les font.Sa force ne tient toutefois pas tant au caractère cru du texte, mais à tout ce qu\u2019il laisse en suspens.Rouge gueule est composé de 17 tableaux.Souvent, ce sont des monologues.L\u2019une menace de castrer son chum.L\u2019autre «philosophe» sur le malheur des gens laids.Chacun donne l\u2019impression de livrer le fond de sa pensée, de cracher une rage authentique, de révéler ses blessures ou ses fantasmes les plus intimes.Or, ce n\u2019est pas parce que ces personnages disent quelque chose qu\u2019ils le pensent vraiment.Ou peut-être seulement pendant un instant.Mais cet instant est-il si révélateur?Contribue-t-il à définir qui ils sont vraiment?Met-il au jour un désir ou une vilenie que leur éducation (ce ne sont pas des paumés, leur costume les place tous dans la classe moyenne) et la société dans laquelle ils vivent leur a appris à cacher?Derrière ces répliques directes comme des coups de poing, il y a surtout de l\u2019ambiguïté.Un flou que la mise en scène extrêmement habile de Claude Poissant contribue à épaissir ou à disperser, selon les scènes.Il a orchestré les voix de ses 10 acteurs, trouvant un ton pour chaque monologue.Des propos insensés sur le viol deviennent une fanfaronnade d\u2019adolescente.Le désir d\u2019une mère pour un copain de son fils révèle à la fois sa soif d\u2019amour et son esprit calculateur.Il n\u2019y a aucune scène, ou presque, où l\u2019assistance n\u2019est pas traversée par un frisson de malaise.Ou par un rire, franc ou carrément nerveux.Nos attentes sont presque toujours adroitement déjouées, parfois par des scènes qui désarçonnent complètement.Rouge gueule compte bien sûr un petit nombre d\u2019imperfections.Des enchaînements aux engrenages grinçants, des choix discutables quant au jeu (la première scène n\u2019est pas convaincante) ou au contexte dans lequel certains monologues sont placés.Des détails qui ne pèsent pas bien lourd devant la force de l\u2019ensemble.Jacques Girard livre une performance mémorable dans l\u2019une des scènes les plus dérangeantes du spectacle.Hubert Lemire se révèle charismatique, alors que Jonathan Morier est d\u2019une justesse extraordinaire dans son rôle de grand timide à l\u2019esprit plus retors qu\u2019il n\u2019y paraît.Annette Garant est parfaite dans le rôle de la femme élégante et accomplie mais peutêtre encore à la recherche de son prince charmant.Alexandrine Agostini fait, quant à elle, deux apparitions marquantes et clôt le spectacle de manière époustouflante.De cette suite de tableaux, de ces intenses bribes de vie, se dégagent des esquisses de personnage et non pas une trame narrative, mais une cohérence.Rouge gueule renvoie l\u2019image d\u2019un monde peut-être secrètement peuplé d\u2019hystériques potentiellement psychopathes et de manipulateurs dénués de compassion.Ou d\u2019une société confrontée à l\u2019effritement de ses valeurs, pénétrée par le langage de la porno et de la violence.La balle est dans notre camp.Rouge gueule à Espace Go jusqu\u2019au 14 novembre.ROUGE GUEULE À ESPACE GO Texte, mensonge et porno llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 4 O C T O B RE 20 0 9 ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Longtemps cantonnée dans des rôles comiques, Pauline Martin campera une femme qu\u2019elle qualifie de « très dure » chez Duceppe.Une plongée dans le drame qui lui donne l\u2019immense bonheur de renouer avec l\u2019humour, la langue et le francparler de sa région, le Saguenay.ALEXANDRE VIGNEAULT Pauline Martin a quitté Chicoutimi depuis des années.Sa carrière s\u2019est déroulée à Montréal et elle a élevé ses enfants dans le quartier Notre- Dame-de-Grâce.Elle n\u2019a toutefois jamais coupé les ponts avec le Saguenay, région dont elle a déjà fait la promotion au plan touristique.Ce lien intime avec le territoire, elle le partage avec l\u2019auteur d\u2019Une maison face au nord, Jean-Rock Gaudreault.« Je me suis toujours sentie comme une exilée.Lui aussi.On s\u2019est beaucoup compris là-dessus.C\u2019est drôle à dire, mais je ne me suis jamais vraiment remise d\u2019avoir quitté le Saguenay, renchérit la comédienne.De jouer dans cette pièce avec Michel Dumont (originaire de cette région, lui aussi) apaise mon sentiment d\u2019exil.J\u2019ai l\u2019impression d\u2019être vraiment chez moi.» Un drame familial Dans Une maison fac e au nord, Pauline Martin incarne Anne-Marie Belley, une mère de famille de 63 ans inspirée par celle de l\u2019auteur et que celui-ci classe parmi «cette race de femmes qui font les pays ».Anne-Marie, tout comme son mari Henri (Michel Dumont), verra toutefois sa force tranquille mise à rude épreuve par l\u2019arrestation de son fils, Stéphane, qui, lui, est de la race des Vincent Lacroix : un finaud de la finance accusé d\u2019avoir floué des investisseurs.Ce qui est au coeur de ce drame familial planté sur les falaises du fjord du Saguenay, c\u2019est l\u2019abîme qui sépare des parents de l\u2019âge des babyboomers et la génération de leurs enfants.C\u2019est le regard que posent ceux qui sont restés dans la région sur la jeunesse qui l\u2019a désertée.Ce couple a-t-il réussi ou échoué à transmettre ses valeurs et sa vision du monde ?Où se trouve la relève pour l\u2019entreprise d\u2019Henri ?«Elle est très dure, cette pièce.Le constat est très dur, mais il n\u2019est pas sans espoir, parce que, eux, ils se responsabilisent, ils ne sont pas des victimes », insiste Pauline Martin.En filigrane, Jean-Rock Gaudreault s\u2019intéresse aussi au plus grand projet collectif de la génération des babyboomers : l\u2019indépendance du Québec.Couleurs locales Profondément ébranlés par le bilan qu\u2019ils dressent de leur vie, blessés dans leur fierté par le crime de leur fils, Henri et Anne-Marie sentent que le monde s\u2019écroule sous leurs pieds.Deux personnages vont faire la différence dans la vie du couple: un Polonais venu du Canada anglais et une immigrée guatémaltèque.Deux exilés.«La pièce porte beaucoup là-dessus : l\u2019identité, le territoire, le pays », indique Pauline Martin.Jean-Rock Gaudreault, plus de 70 ans après Menaud, maître-draveur, fait résonner à sa façon et d\u2019une manière moderne « l\u2019appel de la race» et « l\u2019appel du pays» qui rythmaient le poétique roman de Félix-Antoine Savard, à qui est d\u2019ailleurs dédiée Une maison face au nord.«Le fait qu\u2019on vienne du Saguenay, Michel et moi , nous aide beaucoup, ce sont des personnages qui coula ient quasiment déjà dans nos veines », affirme l\u2019interprète d\u2019Anne-Marie.La comédienne dit y reconnaître l\u2019humour de sa région natale et une façon d\u2019exprimer les choses de manière directe, presque bête.«On n\u2019est pas plus diplomates qu\u2019il faut », dit Pauline Martin, parlant des gens du Saguenay.Jean-Rock Gaudreault, même s\u2019il vit sur la Rive-Sud de Montréal, n\u2019a pas non plus oublié la musique de la langue de son coin de pays.Larry, « l\u2019Anglais », a adopté des traits linguistiques de la région, dont le fameux « à cause ».Pauline Martin, elle-même, n\u2019a pu s\u2019empêcher de colorer une réplique ou deux d\u2019une expression locale qui s\u2019imposait chaque fois qu\u2019elle répétait.Et l\u2019accent?Il est revenu.Chez Michel Dumont comme chez elle.Il n\u2019est toutefois pas question de le souligner à grands traits, assure la comédienne.«On ne veut pas faire de la caricature.» Une maison face au nord, de Jean-Rock Gaudreault, du 28 octobre au 5 décembre chez Duceppe.PAULINE MARTIN / Une maison face au nord L\u2019heure des comptes PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE En endossant le rôle d\u2019une mère de famille du Saguenay, Pauline Martin a vite retrouvé l\u2019accent de sa région d\u2019origine, comme Michel Dumont d\u2019ailleurs.«Le fait qu\u2019on vienne du Saguenay, Michel (Dumont) et moi, nous aide beaucoup, ce sont des personnages qui coulaient quasiment déjà dans nos veines.» ALEXANDRE VIGNEAULT Jean-Rock Gaudreault a surtout fait sa marque dans le théâtre jeunesse jusqu\u2019ici.Il a commencé à accumuler les prix dès sa première pièce, Mathieu trop court, François trop long.Deux pas vers les étoiles lui a valu le prix du Gouverneur général en 2003 et, deux ans plus tard, il s\u2019est hissé parmi les finalistes pour le même prix avec Pour ceux qui croient que la Terre est ronde, qui s\u2019intéresse à la relation houleuse entre Christophe Colomb et son fils Hernando.Une maison face au nord, qui s\u2019est d\u2019abord intitulée Une maison face au fjord, est toutefois une oeuvre qui lui tient particulièrement à coeur.Il en a écrit la première version à l\u2019École nationale de théâtre il y a plus de 15 ans et affirmait en janvier dernier qu\u2019il se verrait la réécrire lorsqu\u2019il aura lui-même l\u2019âge de ses personnages.C\u2019est la pièce de sa vie, résumaitil, à une collègue de Chicoutimi.La pièce d\u2019une vie pour Jean- Rock Gaudreault llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 O C T O B R E 2 0 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 17 1987103A 1987104 ARTS ET SPECTACLES L\u2019exposition Survivre au temps à la galerie DHC/ART montre que l\u2019art peut devenir un sport extrême quand il se confronte à la solitude et au temps qui passe.MARIO CLOUTIER Avertissement: l\u2019exposition Survivre au temps, présentant les travaux de Tehching Hsieh et Guido van der Werve, pourrait en rebuter plus d\u2019un.Heureusement, DHC/ART fait tout ce qui est possible pour rendre l\u2019expérience accessible et enrichissante.«L\u2019idée de Session DHC est d\u2019offrir aux visiteurs la possibilité d\u2019explorer l\u2019art contemporain dans un contexte pédagogique où l\u2019on retrouve les expositions, mais aussi des événements le soir, des activités éducatives et un salon de lecture», explique la commissaire de Survivre au temps, SarahWatson.Microcosme muséal s\u2019il en est, ce contexte permet d\u2019apprivoiser deux artistes extrêmes qui «vivent leur concept plutôt qu\u2019être dans l\u2019art de la représentation.Ils sont corps et biens voués à l\u2019oeuvre», poursuit Mme Watson.Originaire des Pays-Bas, Guido van der Werve se met en scène dans deux «performances » filmées, l\u2019une en 16 mm, l\u2019autre en vidéo HD, en plein hiver.Dans l\u2019une, Nummer Acht, il marche vers la caméra, devançant de quelques mètres seulement un brise-glace, menaçante figure du temps qui coule.Dans l\u2019autre, Nummer Negen, l\u2019artiste est planté en plein pôle Nord et tourne sur lui-même pendant une période de 24 heures, les images le montrant en accéléré.Les films de van der Werve s\u2019avèrent captivants pour les spectateurs nordiques que nous sommes.Happés par la vastitude et la figure centrale et solitaire à l\u2019écran, notre réflexion vogue allégrement vers la condition humaine confrontée à l\u2019éternité.La démarche de Tehching Hsieh, quoique fort différente, nous montre également la solitude parfois «extrême» de l\u2019artiste.Avant de disparaître du milieu de l\u2019art, l\u2019artiste d\u2019origine taïwanaise a réalisé dans les années 70 et 80 cinq performances d\u2019une durée d\u2019un an.La première exposée chez DHC, Time Clock Piece, montre l\u2019artiste photographié à chaque heure d\u2019une année complète aux côtés d\u2019un horodateur à pointage, ou machine à puncher comme on dit chez nous.La régularité obsessive de la démarche est troublante, les images nous laissant voir un homme fatigué, transformé par l\u2019inéluctabilité du temps.Quelques mois plus tard, la performance de 1981- 1982, quant à elle, se déroule entièrement en extérieur à Manhattan.L\u2019artiste a passé une année complète à manger, marcher et dormir dans la rue, mis à part unbref séjour enprison.Toutes les performances sont méticuleusement documentées.Quoiqu\u2019empreinte d\u2019un sentiment de mal solitaire, la démarche de Hsieh est également une percutante affirmation de soi au sein d\u2019une société où il venait tout juste d\u2019arriver.Chez Pierre-François Le radeau de la Méduse (100 Mile House) qu\u2019Adad Hannah expose chez Pierre-François Ouellette poursuit la démarche de l\u2019artiste dans la réalisation de tableaux vivants, utilisant vidéos et photographies, questionnant aussi notre perception du temps, des images fixes et en mouvement.Dans sa « re- c réat ion » d\u2019oeuvres comme Las Meninas de Velasquez, et cette fois, le célèbre tableau de Géricault montrant des naufragés en mer \u2013 qui auraient, dit-on, sombré dans le cannibalisme et la folie \u2013, Hannah touche aussi aux thématiques du réel et de la fiction, de la représentation et de la vraisemblance, du regard et du voyeurisme.Comme quoi, la démarche de l\u2019artiste, de prime abord ludique, sait creuser les sillons derrière l\u2019image, leurs ramifications esthétiques et leur portée philosophique.La galerie présente également quelques photographies de Marc Audette, lauréat du prix Chalmers de créativité et d\u2019excellence dans le domaine des arts.Ce travail est le résultat d\u2019une résidence enArgentine qui vient tout juste de se terminer.Artiste de la lumière et de la mise en scène, Audette crée pourtant des images poétiques évocatrices.L\u2019espace restreint disponible nous laisse cependant sur notre faim.L\u2019idéal serait de voir un jour l\u2019ensemble de la production argentine du photographe dans une grande surface.L\u2019exposition Survivre au temps est présentée à DHC/ART jusqu\u2019au 22 novembre.Les oeuvres d\u2019Adad Hannah et de Marc Audette sont exposées chez Pierre-François Ouellette art contemporain jusqu\u2019au 28 novembre 2009.ARTS VISUELS / Survivre au temps Seuls au monde SÉPARÉS À LA NAISSANCE Bon d\u2019accord, elle était un peu facile.Mais franchement, pourquoi se priver ?Les Têtes à claques sont peut-être moins riches et mondialement célèbres que Guy Laliberté, mais ça ne les empêche pas de lui ressembler un ti-peu.Merci à Daniel Ducharme, de Laval, pour son hilarante suggestion.EN HAUSSE.EN BAISSE JACQUES LACOMBE Plus modestement que d\u2019autres, Jacques Lacombe n\u2019en mène pas moins une importante carrière internationale.L\u2019ancien assistant de Charles Dutoit à l\u2019OSM a dirigé notamment au Metropolitan de New York, au Covent Garden de Londres, ainsi qu\u2019à l\u2019Opéra de Berlin, où il retournera quatre fois l\u2019an prochain.Cette semaine, le New Jersey Symphony Orchestra l\u2019a choisi comme directeur musical pour quatre saisons.Le chef de 46 ans entre en poste immédiatement, tout en demeurant chef de l\u2019Orchestre symphonique de Trois-Rivières, son lieu d\u2019origine puisqu\u2019il est né à Cap-de-la-Madeleine.Fondé en 1922, le New Jersey Symphony a eu quelques titulaires prestigieux, dont Zdenek Macal et plus récemment Neeme Järvi, à qui Lacombe succède.PÉLOQUIN-CHARLEBOIS Ils ont écrit ensemble quelques fabuleuses chansons, dont l\u2019immortelle Lindberg.Mais c\u2019était il y a longtemps.Aujourd\u2019hui, les deux s\u2019insultent par médias interposés, dans une guéguerre de mots proprement inutile.Charlebois : «Péloquin est parano su\u2019l\u2019argent, pas gérable quand il a pris un coup.» Péloquin : «Vous êtes très salissant pour quelqu\u2019un que j\u2019ai mis sur la mappe et sorti de l\u2019oubli.Où seriezvous aujourd\u2019hui sans Lindberg?» Oui, franchement, il y a des règlements de comptes dont on pourrait se passer.ENTRACTE entracte@lapresse.ca JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE ET CLAUDE GINGRAS Guy Laliberté Le petit voisin fatigant des Têtes à claques.Robert Charlebois Claude Péloquin ILS, ELLESONT DIT «Je vais exploser d\u2019émotion, de pleurage, de j\u2019sais pas trop quoi.» Réflexion 100% pudique de Marie-Ève à Occupation double.«C\u2019est comme des entrevues faites en dessins égyptiens.» L\u2019émission Le confident, qu\u2019anime Louise Deschâtelets au canal Vox, vue par Marc Labrèche (3600 secondes d\u2019extase).\u2014 \u2014 «Ma blonde est médecin.C\u2019est ma façon de donner mon corps à la science.» L\u2019humoriste Sylvain Larocque à Tout le monde en parle.«On reçoit le groupe Les Trois Désaccords.» Dany Turcotte, inspiré par les propos des candidats à la mairie de Montréal Richard Bergeron, Louise Harel et Gérald Tremblay à TLMP.\u2014 \u2014 «J\u2019ai été 30 ans au Chaînon, à peu près 28 ans ici, 15 ans au Défi sportif, 12 ans à Oxfam.ça fait 102 ans que je fais du bénévolat!» Yvon Deschamps, qui a été honoré cette semaine, pour son bénévolat, par l\u2018Association sportive et communautaire du Centre-Sud.\u2014 Yvon Deschamps PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE PHOTO BEN GERAERTS, FOURNIE PAR LA GALERIE DHC/ART Dans une performance filmée, l\u2019artiste Guido van derWerve, originaire des Pays-Bas, marche vers la caméra, devançant de quelques mètres seulement un brise-glace, menaçante figure du temps qui coule.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 24 OC T O B R E 2 0 0 9 L\u2019OSM VOUS OFFRE LA CHANCE DE GAGNER L\u2019UNE DES DIX PAIRESDEBILLETS pour le concert America Forever, donné dans la série Les Évasions Classiques Air Canada.Une expérience complétée par une visite à l\u2019arrière scène après le concert.PROLONGEZ L\u2019EXPÉRIENCE DU CONCERT AMERICA FOREVER! COMMANDITAIRE EN TITRE COLLABORATEUR AMERICAFOREVER AVEC ALEXANDRE DA COSTA 10 NOVEMBRE / 20H DE PLUS COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UNE PAIRE DE BILLETSD\u2019AVION pour deux personnes pour une destination de votre choix* aux États-Unis, à bord d\u2019Air Canada.* Excluant Hawaï.Le concours est réservé aux 18 ans et plus.Fac-similés non acceptés, à l\u2019exception d\u2019un coupon imprimé à partir de la version électronique de La Presse sur lapressesurmonordi.ca.Valeur totale du grand prix : 5 241,60 $.Certaines conditions s\u2019appliquent.Règlements complets à l\u2019OSM et sur osm.ca/america Postez ce coupon de participation avant le 25 octobre (cachet de la poste faisant foi):Concours «Prolongez l\u2019expérience du concertAmerica Forever! » à l\u2019Orchestre symphonique de Montréal, 260 de Maisonneuve Ouest, 2ème étage, Montréal, Qc, H2X 1Y9 PRÉNOM: NOM: TÉL.(JOUR): TÉL.(SOIR): ADRESSE: VILLE: CODE POSTAL: COURRIEL: QUESTION MATHÉMATIQUE: 13 + 5 X (6 + 2) = Oui, j\u2019accepte de recevoir l\u2019infolettre de l\u2019OSM Oui, j\u2019accepte de recevoir des offres promotionnelles de La Presse 2004626A Mémoires doutre-tombe Quelles sont ces silhouettes qui se profilent autour de la Maison Saint-Gabriel?Des fantômes ou des conteurs?Leurs récits vous surprendront! Réservations : 514 935-8136 Le samedi 31 octobre dès 19 h 30 2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charles Renseignements : 514 9 3 5 - 8 1 3 6 www.maisonsaint-gabriel.qc.ca \u2019 1953098A ARTS ET SPECTACLES MOTS CROISES DES ARTS SOLUTION de la semaine derniere 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 NH 1658 HORIZONTALEMENT 1 Il anime Infoman ¡V Prenom de l¡¦animateur de L¡¦epicerie.2 Par anticipation ¡V Attendri.3 Deplacent en entrainant derriere eux ¡V Prenom du concepteur de Et Dieu crea.Laflaque.4 Armee, a l¡¦epoque feodale ¡V Irritant au gout.5 Vetustes ¡V Plante a petites fleurs blanches en ombelles¡VMarque le mepris.6 Role de Nicole Leblanc dans Le temps d¡¦une paix ¡V On en fait avec le regros.7 Dans le titre d¡¦un film d¡¦Eisenstein.8 Statue typique de l¡¦art grec archaique ¡V Nom de la famille de La petite vie.9 Fais ca .! ¡V Etat du Proche-Orient.10 Prises pour modele ¡V Prenom de l¡¦acteur Harris.11 On y parle anglais ¡V Partie plane d¡¦un ouvrage de menuiserie.12 Initiales de l¡¦auteur de l¡¦opera Le chevalier a la rose ¡V Bramer ¡V Fidele.VERTICALEMENT 1 Film de Sylvain Guy mettant en vedette Luc Picard et Guillaume Lemay-Thivierge ¡V Il est parfois trempe.2 Ensemble de voix chantant des sons de meme hauteur ¡V Saute.3 Enduis les semelles des skis d¡¦un produit pour les rendre plus glissantes ¡V On en fait des vetements.4 Ornement en relief ¡V Se diriger vers.5 Place dans un ensemble ordonne ¡V Elle nait a la base du ventricule gauche du coeur.6 Explosif ¡V Pilier cornier ¡VMeche de poils.7 Dermatose ¡V Affluent du Danube.8 Humoriste prenomme Yvon ¡V Qui a vu le jour.9 Periode historique ¡V Prenom de la chanteuse de jazz Young.10 On utilise ses graines en medecine traditionnelle ¡V Repliques assez longues, au theatre.11 Elle est pratiquee quand la vie de la mere est en danger ¡V Fletrie ¡V Article contracte.12 Tissu ¡V Celui qui est a eux (le .).1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 R O C H E T T E A E G 2 I L L E G A U X M M E 3 C I A E C R I V A I N 4 A V I S E B L O U S E 5 R I R E C O E U R R 6 D E E S S E E T O L E 7 O R A I L E E S A U 8 T E M P I R E E U S 9 R N E O N M T R E 10 O S T S E M B E N E 11 G I R L E U O N T 12 I C E B E R G T E T U NH 1657 SPECTACLES C L A S S IQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BONƪPASTEUR Soheil Nasseri, pianiste.Variations Eroica (Beethoven), Preludes op.32 (Rachmaninov), trois Moments musicaux (Schubert): ce soir a 20h.- Trio Frontenac.Beethoven, Chostakovitch, Dvorak: demain a 15h30.CONSERVATOIRE Elizabeth Dolin, violoncelliste, Bernadine Blaha, pianiste, Debussy, Widor, Franck: ce soir a 20h.- Charles Prevost, baryton.Au piano: Francis Perron.Winterreise (Schubert): demain a 15h30.EGLISE DES SAINTSƪANGES üLachine) Frederic Champion, organiste.Widor, Saint-Saens, Robin, Moussorgsky, Vierne: 15h.EGLISE GOOD SHEPHERD (Glen Sutton) Ensemble Vocal-Concertisten (Berlin).Bach, Brahms, Grainger: demain a 15h.EGLISE SAINTƪCHARLES ü2111, Centre) Grand Choeur de Montreal.Dir.Martin Dagenais.Liebeslieder Walzer (Brahms), Carmina Burana (Orff): ce soir a 20h.GRAND SEMINAIRE Yves-G.Prefontaine, organiste.Grigny: demain a 15h.POLLACK HALL üUniversite McGill) American String Quartet, Richard Stoltzman, clarinettiste.Quatuor no 2 (Prokofiev), Quintette K.581 (Mozart), Quintette op.115 (Brahms): demain a 15h30.LMMC.DA N S E CENTRE CALIxAƪLAVALLEE Danse Quebesia: ce soir a 20h.CINQUIeME SALLE üPlace des Arts) The Age I¡¦mIn: ce soir a 20h, demain a 16h.SALLE wILfRIDƪPELLETIER üPlace des Arts) Lado: demain a 19h30.TANGENTE Celui qui aime est a Dachau: ce soir a 16h et 19h30.THEaTRE MAISONNEUVE üPlace des Arts) Romeo et Juliette: ce soir a 20h.VA R I E T E S CABARET DU CASINO DE MONTREAL Claude Dubois: ce soir a 20h30.CABARET jUSTE POUR RIRE Sylvain Larocque: ce soir a 20h.CLUB BALATTOU Kinobe & Soul Beat Africa: demain a 21h.KOSA CENTRE DES ARTS Alannah Myles: ce soir a 20h.L¡¦ASTRAL Amanda Martinez: ce soir a 20h.LE NATIONAL Marie Misamu: demain a 21h.L¡¦ETOILE Salvatore Adamo: ce soir a 20h.METROPOLIS Thievery Corporation: demain a 20h.SALLE wILfRIDƪPELLETIER üPlace des Arts) Martin Matte: ce soir a 20h.THEaTRE CORONA Simply Streisand: ce soir a 20h30.THEaTRE SAINTƪDENIS Sherazade: salle 1: ce soir a 14h et 20h.PHOTO JIANCHUN ZHANG, COLL.SPEC.Romeo et Juliette > llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L S A M E D I 2 4 O C T O B R E 2 0 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 19 Commanditaire en titre Collaborateur Billets a partir de 25$* * Taxes et frais de service en sus Osez l¡¦OSM15-30 ans Billets pour seulement 15 $ 514 842-9951 osm.ca Soiree du 10 novembre dans le cadre de la serie Les Evasions Classiques Air Canada presentee par : Mardi 10 novembre/20h Mercredi 11 novembre/10h30 Mardi etmercredi, 27 et 28 octobre/20 h LES TABLEAUX D¡¦UNE EXPOSITION DE MOUSSORGSKI Soliste : Mari Kodama AMERICA FOREVER Soliste : Alexandre Da Costa AlexAndre dA CoSTA .Il est deja plus celebre que les Beatles dans plusieurs parties du monde [.].NORMAN LEBRECHT, Evening Standard .The hottest artist on the classical music planet.The New York Times LANG LANG JOUE PROKOFIEV Le prodigieux pianiste chinois remarque a la Ceremonie d¡¦ouverture des Jeux olympiques de Pekin (2008) se joint a l¡¦OSM pour ce programme electrisant ! Mardi etmercredi, 17 et 18 novembre/20h LONGTIN : Et j¡¦ai repris la route.PROKOFIEV : Concerto pour piano no 3 PROKOFIEV : Romeo et Juliette, suite du ballet ReCItAL Dimanche 22 novembre/14h30 au TheatreMaisonneuve OEuvres de Beethoven, Prokofiev et Albeniz.Soiree du 17 novembre presentee par : FONDATION SYLVAINGOULET Soiree du 18 novembre presentee par : Prochainemental¡¦oSm: UNE SAISON DANS LA tetE DE KENt NAGANO 2005853A 2005853 BACH CONCERTO BRANDEBOURGEOIS NO 2 HAYDN SYMPHONIE NO 103 .ROULEMENT DE TIMBALES.SCHUMANN SYMPHONIE NO 2 CHEF ET CONTINUO (CLAVECIN) YANNICK NEZET-SEGUIN SOLISTES DU METROPOLITAIN MARCELLE MALLETTE, VIOLON MARIE-ANDREE BENNY, FLUTE LISE BEAUCHAMP, HAUTBOIS STEPHANE BEAULAC, TROMPETTE 1990697A 2009/2010 30e saison John Tessier .Karina Gauvin .aaron sT.Clair niCholson .aline KuTan .reinhard haGen MeTTeur en sCene : Kelly robinson .Chef : alain Trudel un oPEra Pour TouTe la faMille vu Par le PeinTre david hoCKney la flute enchantee MozarT 7.11.14.16.19 noveMbre 2009 a 20 h ¡X 21 noveMbre 2009 a 14 h b salle Wilfrid-PelleTier b oPeradeMonTreal.CoM b 1986484A ARTS ET SPECTACLES VALÉRIE LESSARD LE DROIT Qu ic onque c onna î t l\u2019auteure-compositriceinterprète reconnaîtra son parcours à travers celui de son héroïne, Marina.«Mais ce n\u2019est pas Bïa qui parle! Il ne s\u2019agit pas d\u2019un récit entièrement autobiographique, tient à préciser la principale intéressée.Ce livre, c\u2019est le témoignage d\u2019une enfant d\u2019exilés qui rend compte non seulement de son histoire, mais aussi de celle de toute sa famille et de son pays natal, le Brésil.Je me suis rendu compte que peu de gens de ma génération se sont exprimés sur ce qu\u2019ils ont vécu à cause des positions politiques de leurs parents en transformant en art leur expérience.Tant mieux si, par la bande, je réussis à réveiller la curiosité des gens sur l\u2019histoire de l\u2019Amérique du Sud dont on connaît surtout les clichés, ici.Du Brésil, on connaît par exemple le carnaval de Rio et la violence policière.Mais que sait-on du régime militaire qui y a sévi jusqu\u2019à l\u2019amnistie générale promulguée en 1980?C\u2019est cette époque que j\u2019ai voulu rendre, avec la perspective que Marina a des événements qui secouent son petit monde, et le reste du monde aussi.» À 12 ans, Marina apprend donc de la bouche de son père que ses parents se séparent.Une séparation qui survient après des années de lutte commune contre la dictature militaire brésilienne.Après la prison, la clandestinité, l\u2019exil, les nombreux déménagements et éternels recommencements.Lui, Marçal, avocat de formation, fils de la dévote et matriarcale Tônia et du descendant d\u2019immigrés allemands Augusto aux convictions tranchées, refera rapidement sa vie auprès de Patty (une belle-mère non pas marâtre, mais à l\u2019influence très positive sur Marina).Elle, Leonora, architecte issue de l\u2019union quasi improbable entre la féministe avant l\u2019heure Nina et le vaillant et protecteur Basil, apprivoisera sa nouvelle liberté dans la foule anonyme de São Paulo.Entre les deux, à l\u2019aube d\u2019une révolution toute personnelle et intime \u2013 l\u2019adolescence \u2013, Marina tente de trouver sa place.Trimballée dans la tourmente politique de tout un continent et dans celle du couple que forment Marçal et Leonora, la jeune fille se fait caméléon.Elle apprend à survivre tantôt au Chili, tantôt au Pérou, tantôt au Portugal, habitant parfois chez Nina et Basil ou passant quelque temps chez Tônia et Augusto, bien qu\u2019elle aspire à son propre «Graal trop longtemps inaccessible: routine et monotonie».«J\u2019ai puisé au fond de ma mémoi re, revécu un f lux d\u2019émotions pour faire ressortir des moments précis comme autant de morceaux d\u2019un puzzle.Ce qui m\u2019intéressait, c\u2019était d\u2019interpréter comment ces moments façonnent celle que Marina est en train de devenir.Son histoire en ferat- elle quelqu\u2019un de plus résilient, de plus résistant à la douleur ou, au contraire, quelqu\u2019un de plus insécure, de plus fragile?Comment ces révolutions affecteront-elles ses capacités à entrer en relation avec les autres ?Voilà les interrogations du livre, auxquelles je n\u2019ai pas essayé de trouver toutes les réponses.» Renouer avec son enfance À l\u2019instar de Simone de Beauvoir, son écrivaine fétiche, Bïa Krieger a voulu renouer avec l\u2019enfant et l\u2019adolescente qu\u2019elle avait en partie été, consciente qu\u2019« il faut avoir soimême vécu un peu pour pouvoir avoir le recul nécessaire pour comprendre notre parcours et celui de ceux qui nous entourent».Ceux-là prennent chair et vie, par petites touches pas toujours flatteuses.«Je me suis permis, aux fins de mon récit, de concentrer certaines caractéristiques, de grossir des traits de personnalité, et même d\u2019en inventer, pour donner de la consistance romanesque à mes personnages.Je me suis d\u2019ailleurs excusée d\u2019avance auprès de ma famille, dont certains membres auront peut-être de la difficulté à se reconnaître! C\u2019est pour ça que tous mes personnages portent des noms fictifs!» lance Bïa en riant.Dans le processus de création, on sent que la musicienne n\u2019était jamais bien loin derrière l\u2019auteure.Ses chapitres sont courts, marquant le rythme, donnant du souffle à sa plume.«C\u2019est drôle que vous disiez cela, parce que dans le premier jet du livre, chaque chapitre s\u2019ouvrait sur une chanson qui traduisait, à mes yeux, l\u2019émotion propre à ce que j\u2019y racontais, confie Bïa.J\u2019ai gardé des extraits de certaines dans la version finale.Elles ne sont pas de moi, mais plutôt signées par des artistes à qui je voue un très grand respect, de Chico Buarque à Richard Desjardins, et donnent une couleur à certains des moments forts du récit.» Bïa Krieger se permet aussi des allers et retours dans le temps et l\u2019espace pour raconter ses personnages.Comme autant de couplets entre chaque refrain mettant en vedette Marina.«Quand j\u2019ai compris que ma narratrice allait présenter des moments de son propre passé, mais aussi du passé de sa famille et de l\u2019histoire de son pays natal, entre autres, j\u2019ai dû assumer un récit déconstruit.J\u2019ai fait le choix de ne rien remettre en ordre chronologique afin de garder ce rythme, justement, qui seyait bien à Marina et aux siens.» Habituée de chanter autant en por tuga is , sa langue maternelle, qu\u2019en français, en espagnol et en anglais, Bïa Krieger a opté pour la langue de Molière pour plonger dans cette aventure littéraire.«En fait, c\u2019est le français qui m\u2019a choisie, déclare-t-elle.J\u2019ai une plus grande facilité, volupté, sensualité à écrire en français.C\u2019est la langue dont je maîtrise le plus le vocabulaire, qui me permet le plus de subtilités.C\u2019est aussi celle dans laquelle on peut écrire au passé simple sans que ça sonne pédant!» Elle ajoute que son choix de conjuguer les verbes de son récit au passé simple relève de la «puissante empathie» ressentie envers Simone de Beauvoir, dont elle venait tout juste de lire Le deuxième sexe, au moment d\u2019écrire Les révolutions de Marina.Elle cite d\u2019ailleurs de Beauvoir quand elle parle de «ses » grands-parents maternels, dans son récit.«Ma grand-mère aurait été insultée d\u2019être qualifiée de féministe et pourtant, au quotidien, elle en était une.Même chose pour mon grandpère qui, dans une société machiste, a su être avant-gardiste en aidant sa femme aux tâches ménagères, par exemple », souligne Bïa Krieger.Cette dernière a par ailleurs pris goût à la prose.«C\u2019est le début d\u2019une nouvelle constante pour moi», confirme-t-elle.Au point où elle n\u2019hésitera pas à mettre sa carrière d\u2019auteurecompositrice en veilleuse.Elle prêtera sa voix aux textes des autres et misera sur l\u2019interprète quand viendra le temps de monter sur la scène «pour encore quelques mois au moins».Car, sous sa plume, les mots coulent toujours, en français, pour raconter autre chose que des histoires courtes, condensées.«Ce dont j\u2019ai envie de parler, la façon dont j\u2019ai envie de jouer avec les mots, toutes les idées qui me viennent réclament d\u2019être explorées plus longuement! clame-t-elle.Et puis, la prose semble avoir drainé toute mon énergie créatrice: je n\u2019ai pas écrit une seule chanson depuis mai 2008!» En fait, elle est déjà plongée dans l\u2019écriture d\u2019un deuxième titre.«Je savais que Les révolutions de Marina se terminerait à l\u2019adolescence, alors que l\u2019avenir de mon personnage demeure très ouvert, voire flou.Du coup, j\u2019ai commencé un autre livre, qui sera un peu la suite de celui-ci », révèle-t-elle.Entre musique et prose Bïa Krieger est connue du public amateur de musique du monde sous son seul prénom: Bïa.Pour sa première incursion dans l\u2019univers de la prose, la Brésilienne d\u2019origine et Québécoise d\u2019adoption a fouillé dans ses souvenirs, dans les archives familiales et dans l\u2019histoire des pays latins où elle a vécu pour dévoiler une nouvelle facette de son talent.Son récit, Les révolutions de Marina, est porté par un souffle épique : celui d\u2019une femme en devenir, encore tout empreinte des couleurs de l\u2019enfance, tiraillée entre ses parents, leurs idéaux socio-politiques et leur amour qui s\u2019étiole, et confrontée à une Amérique du Sud en pleine crise identitaire, dans les années 70 et 80.PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE À l\u2019instar de Simone de Beauvoir, son écrivaine fétiche, Bïa Krieger a voulu renouer avec l\u2019enfant et l\u2019adolescente qu\u2019elle avait en partie été, consciente qu\u2019« il faut avoir soi-même vécu un peu pour pouvoir avoir le recul nécessaire pour comprendre notre parcours et celui de ceux qui nous entourent».PHOTO MARTINE DOYON, FOURNIE PAR DIFFUSION DIMEDIA Habituée de chanter autant en portugais, sa langue maternelle, qu\u2019en français, en espagnol et en anglais, Bïa Krieger a opté pour la langue de Molière pour plonger dans cette aventure littéraire.Dans le processus de création, on sent que la musicienne n\u2019était jamais bien loin derrière l\u2019auteure.Ses chapitres sont courts, marquant le rythme, donnant du souffle à sa plume.BÏA KRIEGER LES RÉVOLUTIONS DE MARINA BORÉAL 280 PAGES ENTREVUE BÏA KRIEGER llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 20 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 4 O C T O B RE 20 0 9 ARTS ET SPECTACLES ART CULINAIRE SILVIA GALIPEAU Non, le Jello n\u2019est pas que cette substance chimique gélatineuse.Il peut aussi se métamorphoser en toutes sortes de constructions, en pyramides, en cathédrales et en gâteaux de mariage.Il peut être tantôt santé, tantôt alcoolisé, voire.phosphorescent ! C\u2019est du moins la démonstration que s\u2019efforcent de faire deux jeunes créateurs anglais, SamBompas et Harry Parr, qui font fureur ces jours-ci à Londres.Au départ, rien ne prédestinait les deux hommes à jouer ainsi dans la gélatine.Le premier, diplômé en géographie, a d\u2019abord tenté de se lancer en affaires en ouvrant une agence d\u2019escortes.Fiasco.Le second, diplômé en architecture, aurait sans doute fait fortune avec ses croquis.Seulement, voilà, les deux copains d\u2019enfance ont voulu autre chose: «Nous voulions faire quelque chose autour du Borough Market de Londres, l\u2019incontournable destination bouffe ici, explique Sam Bompas, qui mange du Jello même au petitdéjeuner.On s\u2019est dit qu\u2019il serait charmant d\u2019offrir des desserts légers, et le Jello, ça nous a semblé d\u2019une évidence! C\u2019est l\u2019une des seules choses dans l\u2019histoire culinaire du pays qu\u2019on a réussi à mieux faire que les Français!» Le marché en question n\u2019a rien voulu savoir de leur projet.Qu\u2019à cela ne tienne, les deux amis ont plongé dans l\u2019aventure à leur compte, et ne cessent depuis de multiplier les créations et les expériences culinaires, repoussant sans cesse les frontières entre science, cuisine et oeuvres d\u2019art.Et ce, en toute humilité.«Non, je ne me considère pas du tout commeunartiste, rétorqueSam Bompas.Je suis un marchand de Jello.» Un marchand de Jello, certes, mais aussi un créateur «de manifestations culinaires spectaculaires », précise-t-il sur son site web.«Tout ce qu\u2019on veut, c\u2019est que les gens s\u2019amusent.» Car créer une reproduction de la cathédrale Saint-Paul de Londres, du pont du Millenium, ou encore de l\u2019aéroport de Madrid, cela fait du bruit.Encore plus de bruit quand on est invité par les plus grands chefs en ville \u2013 notamment Heston Blumenthal, l\u2019un des meilleurs chefs du Royaume-Uni \u2013 à concocter un dessert, ou encore quand on incite les plus grands noms de l\u2019architecture du pays à soumettre des projets de moules à Jello, pour réaliser des pièces toutes plus folles les unes que les autres.Oui, cela fait du bruit, et aussi des dégâts.Car apparemment, comme le veut la tradition, à chaque manifestation, à 23h, quand les amateurs ont fini d\u2019admirer et de déguster, le Jello devient tout à coup l\u2019objet de gargantuesques food fights \u2013 guerres de bouffe en bon français \u2013 mémorables, dit-on.Bref, toujours est-il que nos deux fous de Jello, conjuguant leurs talents \u2013 l\u2019architecture et les relations publiques \u2013, ont aussi fait appel à un chimiste pour réaliser un Jello fluorescent, ou encore un cocktail volatil (au sens propre).Mais on s\u2019éloigne ici du Jello.Il faut dire que les deux comparses aiment visiblement faire des expériences autour de la nourriture, comme en témoigne leur dernier banquet noir (littéralement : black banquet), ou encore leur concours de construction architecturale du plus grand bol à punch au monde.À quand une petite visite à Montréal?L\u2019art du Jello L\u2019art du Jello ?Si si : de l\u2019art.Vous avez bien lu.Avouez que l\u2019association est saugrenue.Mais après tout, pourquoi pas?PHOTO MARK DYE, COLLABORATION SPÉCIALE Les deux jeunes Londoniens Sam Bompas et Harry Parr sont desmarchands de Jello bien spéciaux.CYBERPRESSE.CA PHOTOS Voyez notre galerie de photos des oeuvres folles des deux artistes ès Jello à cyberpresse.ca/jello «Le Jello, c\u2019est l\u2019une des seules choses dans l\u2019histoire culinaire du pays qu\u2019on a réussi à mieux faire que les Français ! » llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 O C T O B R E 2 0 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 21 1953019A 1992130 500, rue Sherbrooke Ouest Métro McGill / 514.499.5087 lotoquebec.com/espacecreation En collaboration avec exposition 30 septembre au 6 décembre 2009 robert charlebois, marie chouinard, alain cousineau, rené richardcyr, claude dubois, marcHervieux, marie Laberge, Jean Lapierre, Kent nagano, marina orsini, Jean-claude poitras, stéphane Quintal, marie saint pierre, michel tremblay, sophie Faucher et Françoise Faucher, andrée Lachapelle et andrémelançon, Fabienne Larouche et michel trudeau, Ginettenoiseux et Jean-marc eustache, Jean-pierre charbonneau, Liza Frulla et marie Grégoire Crédits photo : 1 \u2013 Tony Hauser, 2 \u2013 Carl Lessard, 3 \u2013 Nicolas Ruel 1 2 3 1719711A 1920 dans l\u2019art moderne canadien 1950 Bertram Brooker, torse (détail), 1937.Huile sur toile, 61,6 x 45,7 cm.musée des Beaux-arts du canada Du 8 octobre 2009 au 3 janvier 2010 Parc des Champs-de-Bataille, Québec 418 643-2150/1 866 220-2150/www.mnba.qc.ca 1912012A 1912013 AMUSEZ-VOUS! mots croisés JUNIOR 1 2 3 4 5 6 7 8 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.hannequart.com Du lundi au samedi solution du dernier numéro 1 2 3 4 5 6 7 8 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1 Petites élévations de terrain de forme arrondie \u2013 Réunion où l\u2019on danse.2 Rameau employé pour la confection de paniers \u2013 Qui mène un genre de vie non sédentaire.3 Déterminant démonstratif \u2013 Pièce de viande cuite à la broche ou au four \u2013 Intensité sonore d\u2019un appareil.4 Fait en sorte de ne pas rencontrer quelqu\u2019un \u2013 Le nombre des nains de Blanche-Neige.5 Il est bon conducteur de la chaleur \u2013 Allongé.6 Personne de petite taille \u2013 Rendre rigide.7 Carte plus forte que la dame, mais moins forte que l\u2019as \u2013 Qui est sans mélange \u2013 Elle définit les droits et devoirs de chacun.8 Cri du cheval.Verticalement 1 Mammifère domestique élevé pour sa chair.2 A le courage de faire quelque chose \u2013 Vraiment pas courant.3 C\u2019est le prénom de l\u2019humoriste Dion \u2013 Atome ou groupe d\u2019atomes.4 Déterminant défini \u2013 Liquide toxique sécrété par certains animaux, qu\u2019ils injectent par piqûre ou morsure.5 Provoque inflammation ou douleur légère.6 Enlevé \u2013 Ajout fait à une lettre après la signature \u2013 Ajout fait à une lettre après la signature.7 Perçus par l\u2019ouïe.8 Pronom personnel qui désigne la troisième personne du singulier \u2013 Qui n\u2019est pas tendre.9 D\u2019un goût acide et aigre.10 Partie du triangle opposé au sommet \u2013 On s\u2019en sert pour déverrouiller un porte.11 C\u2019est une façon d\u2019avoir des enfants sans accoucher.12 Facile à suivre \u2013 Réagit à quelque chose de drôle.P e l l e r i n o a i r o t e e o o r e i l l e t a G o s u i e o t o P e t a l e e s o G i t e n o l a m e o B a t o t c u i t e o F i G u r e e n t i e r e s o D u r o s e n s o r e V e e o mots fléchés mIs HoRs D'HALEINE C'Est UN mÉDECIN EN AUtomNE UNItÉ moNÉtAIRE REPAs CommE LE REstE PoRtIoN D'EsPACE PoILU ARRoGANt EXACtItUDE tRÈs LÉGÈRE PARtIE DE PARtIE CÉLÉBRER EmPEREUR DE RUssIE PEtItE VoIE sURVEILLANCE PEUt ÊtRE D'oR PRoPosItIoNs LIEU DE tRAVAIL PRotÉGÉ AVANt LE mI BIENtÔt mAJEUR oIsEAUX BLEUs DÉFIGURÉE BILE DEs ANImAUX RIVIÈRE D'ALsACE AVANt tE PEtIts CUBEs tIENt sECREt moNNAIE moLDAVE ÉVÉNEmENt CULtUREL FRUIt DU PIN ÉtUI À REVoLVER GÉNIE DE L'AIR RoI D'IsRAËL INFUsIoN PARAsItE ALCALoÏDE VÉGÉtAL VEILLÉEs tRANs- GREssÉEs CoULE AU CoNGo INstRUmENts D'HommEs FoRts CoURANtEs ENsUItE DommAGE FINANCIER CHEVEUX REBELLEs HAmEAU ANtILLAIs CoURtEs tRoIsIÈmE PERsoNNE sAIsoN CHAUDE DIstENDRE sAINtE DÉsIGNER FoRtE CARtE GRoUPE BAsQUE PEtIts CRUstACÉs LÉZARD BAsEs DE DÉPARts No 1110 mots fléchés Solution du dernier numéro WWW.HANNEQUART.COM C A m U A C C R A s s E U s E s H o N t U N A N I m E C U E I L L I J E A N s C I E R G E L I E t I o L E R U R A L A N t I t E A I L o D E A I R P I s E E X I L I C I I t s A R A C H E V E R C R A m o I s I E E N t E R I t E o L P U s E E N F L E R B A R o U F N A E V I G E L A V E R t I s B E G U I N s E s s E CRoÛtEs FEUILLEtÉEs sALEs PEtIt VER BLANC BÊtE DE tRAIt UsINÉE À LA mEULE 50 ÉtAts Et PLUs soUDER CoNtINENt sommE ENGAGÉE LARVEDE PAPILLoN ÉtAt FÉDÉRAL D'AsIE D'AVoIR RÉCoLtÉ GÉNÉRAL DE LA PUREtÉ DU LIs UN DEs APÔtREs CAPRICE DEVIENt CHÉtIF (V.PR.) BRÛLE À L'ÉGLIsE ERRoNÉ mEsURE CHINoIsE GENRE mUsICAL DE LA CAmPAGNE sE sERt D'AIGUILLEs QUI s'oPPosE À PoÊmE FERRURE AFFECtE L'HALEINE PERsoNNEs BAVARDEs mÉLoDIE INDÉCIs sA toUR Est CÉLÈBRE ELLEADEs CRoCs DÉPARt AU LoIN IVAN LE tERRIBLE CHEZ NoUs CoPAIN FIGUEs DE mER NoUVEL EssoR FINIR BRUIt DE BÉBÉ INFLAmmAtIoN tRÈs RoUGE CUmULUs EN FACE DE QUÉBEC ENNEmI D'IsRAEL mAIsoN DE PoLYNÉsIE VACARmE sÉLÉNIUm RÉGIoN sÈCHE PRENDRE DU VoLUmE ILAUNE IDoLE tACHEs sUR LA PEAU VERsUs FAIt D'HIVER PAssADEs INFoRmÉs oUÏE mots croisés www.hannequart.com Du lundi au dimanche solution du dernier numéro 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 P o s s i B l e m e n t l i e u e o a t o n i e a s c e n s i o n n e l i e o D a o o l o u r l s u r e o c r e P i o e a X e o K s i o V e r s n o G o i o e t c o a o t r a c t e u r o t i n e o l e o B r i G a D e r u e l l e o P r i e r i n o o e n o l o G u e e D i t e e o e G a r e Horizontalement 1 Machine-outil de forge.2 Ruminant \u2013 Tue.3 Pas apparente \u2013 Tenter.4 Titane \u2013 Chevelures abondantes.5 Nacrer \u2013 Contente et paisible.6 Dépourvu de végétation \u2013 Compagne d\u2019Adam \u2013 Gallium.7 Répètent sans cesse.8 Crétin \u2013 A cours à Oslo.9 Conforme à une convention \u2013 Parle fort.10Aussi \u2013 Copiant.11 Écorce de la tige du chanvre \u2013 Blanchir.12 De Haute-Écosse \u2013 Chevronné.Verticalement 1 Nombre considérable.2 Instrument de labour \u2013 Équiper.3 Temps des amours \u2013 Chicago s\u2019y trouve.4 Elle fait dormir \u2013 Cellule femelle.5 Patriarche biblique \u2013 Abréviation chrétienne.6 Appâtée \u2013 Réfutée.7 Aurochs \u2013 Exprime l\u2019accélération.8 Plutonium \u2013 Obtempérer \u2013 Au milieu des eaux.9 Image du Christ \u2013 Liquide sucré.10Action de polir \u2013 Emballé.11 Ouvrage de poésie en vers \u2013 (Un) peu.12 Dieu qui eut cinquante filles \u2013 Exister.Êtes-vous OBSERVATEUR Ces deux dessins sont en apparence identiques.En réalité, il y a entre eux HUIT petites différences.solution 1 Garde-boue arrière de la petite voiture.2 L\u2019aile, sous le phare gauche de la petite voiture.3 Le dossier arrière de la petite voiture est incomplet.4 Le carré noir du milieu est plus large.5 Nez du capot de la première voiture de droite.6 Le volant de la voiture du milieu.7 Bas du radiateur de la voiture du milieu.8 Poignée de la voiture du haut.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Solution du dernier numéro 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1011 1213 14 15 par Michel hannequart 12 34 56789 10 11 12 13 14 15 lA GRillE dESMORDUS HoRizontAlEmEnt 1 Son nom.2 Peut faire tomber \u2013 Se sert d\u2019un fusil.3 Une fois ne suffit pas ! \u2013 Célèbre \u2013 Met.4 Pour \u2013 Mis en accord \u2013 Préfixe.5 Dire moins pour dire plus \u2013 Pour aller au cirque.6 Fond de sauternes \u2013 Surpris \u2013 Appuyé sur un fondement.7 Balancer \u2013 Espiègle.8 État d\u2019Asie \u2013 Géant \u2013 Personnel.9 Les ados en sont \u2013 En l\u2019air et dans l\u2019eau.10Fond de l\u2019être \u2013 Va en diminuant \u2013 Interjection.11 Bien poli \u2013 Rognonne.12 Longue manifestation \u2013 Nous mènera-t-il à bon port ?13 Association \u2013 Héroïne.14 Peuvent servir à faire des bottes \u2013 Fini.15 Inséparables.VERticAlEmEnt 1 Fait ouvrir la bouche.2 Plante \u2013 Tout va bien.3 Partie de terre-neuve \u2013 Naissent de certaines frictions.4 Souffle dans le mauvais sens \u2013 Pas clair.5 Partiel \u2013 Symbole.6 Conjonction \u2013 Autour du palais \u2013 Ridicule.7 Monnaies \u2013 Pronom \u2013 Pour se serrer la ceinture.8 Ratite \u2013 Guéri.9 Comme les boxeurs \u2013 Mollusques \u2013 Charpente.10Habitudes \u2013 Aller ailleurs \u2013 Division.11 Moins alerte \u2013 Fumer \u2013 Joie.12 Lettre \u2013 Protection \u2013 Au centre de l\u2019équilibre.13 Offre du choix \u2013 N\u2019a qu\u2019une consonne.14 Claire \u2013 Pognon.15 Niaise \u2013 C\u2019est peu.P E t R A R Q u E o i V o i R E o o t l n A i F o V A c H E o n o l i E V R E S c o u E n n E o R E c u l o d u l i E o P E A G E H i V E R o i c E B E R G o S i o E P i E n t o i n G R E S o S o o S S E u S E S o E c o o t S u o t o S E n A t E u R J o u X t E R o A o B R E m E A R A o E R i S t A l E o o u B E n i R o E n t R E P R i S o o t o R G n o l E o A i R E t H E S E E o B E c A S S E S Citation SECRÈTE Placez les lettres de chaque colonne dans la case appropriée de manière à former une phrase complète.Les mots sont séparés par une case noire.Solution du dernier numéro Qui baigne ses mains dans le sang les lavera dans les larmes.thème : Citation de Denis Diderot lPD alu Sna F BYa na Raa tB iaQ RuS iM EuE n ai mot MYSTÈRE Solution du dernier numéro | CotERiE MATHEMATIQUES | Un mot de 8 lettres AIRE ARC ARTIN CARRE CENT CORDE CYLINDRE DEUX DIX DONNEES DUAL ELIMINER ENTIER ESPACE EULER FERMAT FOYER FRONTIERE GRADE IMAGE INDEXER JEANS JORDAN LEGENDRE MATRICE MOINS MONGE NAPIER NEWTON NONIUS OBTUS OCTOGONE ORDONNEE OVALE POLE RACINE RAYON RESOUDRE RESTE RETRANCHER RHOMBE SERIE SIX SOMME TABLE TAYLOR TETRAEDE TOTAL UNITE VINGT VOLTERRA ZERO ZONE i S n E W t o n A P i E R i A m o i n S n o R D o n n E E S t m t o l Y E i R E S P A C E n m R Z A A E R E i t n o R F E E A R R E t l o V C S A l C C o X u E D R o C A R R E E E i R E i t n E Y t A Y l o R J R A B G R n l l o B t u S o t t C m R A i i E G n o m R G E A i o A n m m G o n n D n E t m n H D C u i E n o A i t R R R E R E H Z n n E n V i A E A E E E R E X E D n i n A B l E F o Y E R i R R D u A l l u D R E S o u D R E o S i X E E E llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 22 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 24 OC T O B R E 2 0 0 9 "]
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