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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Plus - Forum
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2009-12-19, Collections de BAnQ.

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[" PLUS FORUM GRANDS REPORTAGES, ANALYSES DOSSIER Tout sur la conférence de Copenhague sur cyberpresse.ca/copenhague BLOGUE Cancer du sein : des milliers de patientes ont été inquiétées pour rien.Qui ce sera, la prochaine fois?demande Ariane Krol sur cyberpresse.ca/edito VIDÉO Un Bouchervillois possède 20 000 objets à l\u2019effigie du père Noël.Découvrez sa collection sur cyberpresse.ca/perenoel .et apaiser les tensions: pour vaincre les préjugés, la «Caravane de la tolérance» visite les écoles du Québec depuis 15 ans.AGNÈS GRUDA PAGES 2 ET 3 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll CARICATURES SERGE CHAPLEAU, LA PRESSE PRÉJUGÉS OUVRIR LESYEUX 2009 VU PAR CHAPLEAU PAGE 6 LES OREILLES BOUCHÉES L\u2019ÉDITORIAL D\u2019ANDRÉ PRATTE PAGE 4 UN QUÉBÉCOIS AU PARADIS LA CHRONIQUE DE LYSIANE GAGNON PAGE 5 CARICATURE LE PÈRE NOËL VU PAR CHAPLEAU PAGE 4 MONTRÉAL SAMEDI 19 DÉCEMBRE 2009 / SEULEMENT MOIS 2$ POUR LES ABONNÉS VERSION PAPIER 2SEMAINES D\u2019ESSAI GRATUIT LAPRESSESURMONORDI.ca OÙ QUE VOUS SOYEZ, LA PRESSE SUR VOTRE ORDINATEUR EN VERSION INTÉGRALE.87 DISCRIMINATIONCHEZ LES JEUNES AGNÈS GRUDA Demandez à des élèves de la fin du secondaire d\u2019illustrer ce qu\u2019est un préjugé, et il y a de bonnes chances pour que le premier exemple qui leur vienne à l\u2019esprit soit : «Les blondes sont niaiseuses.» C\u2019est ce qui s\u2019est produit à la fin du mois de novembre dans une école secondaire de Sainte- Adèle.Et aussi, une semaine plus tôt, dans un collège privé de Sai nt -Hyac i nt he .L\u2019âge des jeunes : 15 ou 16 ans.Le contexte: une présentation de la «Caravane de la tolérance », qui sillonne la province dans l\u2019espoir d\u2019abattre les murs des stéréotypes et des idées préconçues, générateurs d\u2019exclusion et de discrimination.Les animateurs de la Caravane commencent par mettre leur public à l\u2019aise.«Savez-vous ce qu\u2019est qu\u2019un préjugé?» demandent- ils d\u2019entrée de jeu.Des exemples, il y en a à profusion en ce vendredi après-mid i , dans la bibliothèque de l\u2019école August in-Norber t-Mor in , à Sainte-Adèle.Après l\u2019image de sottise rattachée aux cheveux clairs, il y a celle des «Noirs-qui-se-tiennent- tous-en-gang », puis celle des «dépanneurs-chinois-quivendent- des- ciga ret tes-auxmineurs ».«Moi, quand je veux traiter quelqu\u2019un de con, je le traite de juif », confie un élève.«Si je dis que les Noirs ont un gros pénis, est-ce un préjugé ?» se risque un petit rigolo.L es de ux an i mat e u r s , Nathanaëlle Vincent et Karl Savoie, rament fort pour garder le cap.Leur présentation suit la l igne di rectrice suivante : d\u2019abord, faire prendre conscience aux jeunes qu\u2019ils ne sont pas les seuls à nourrir des préjugés; puis tracer le lien de causalité entre ces préjugés et la discrimination \u2013 laquelle, dans ses formes les plus extrêmes, peut aboutir à des massacres.Les animateurs ne savent jamais à quoi s\u2019attendre.Parfois, ils font face à des adolescents ultra-préparés et politiquement corrects.C\u2019était le cas à l\u2019école seconda i re Saint-Joseph, à Saint-Hyacinthe, à la mi-novembre.Une seule élève a alors exprimé sa crainte au sujet du hijab, qui risque selon elle «de nous faire perdre nos coutumes québécoises ».Son intervention est tombée complètement à plat.La religion des camisoles C\u2019était tout le contraire une semaine plus tard à l\u2019école secondaire A.N.Morin, à Sainte-Adèle, où le même sujet a suscité un débat animé.Point de départ de la discussion: l\u2019animateur demande aux élèves ce qu\u2019ils pensent du propriétaire d\u2019un salon de coiffure qui refuserait d\u2019embaucher une coloriste sous prétexte qu\u2019elle porte le foulard et n\u2019exhibe donc pas ses cheveux.Questions et commentaires fusent de partout.«Elle est arabe, avec une affaire, là?» demande une élève.«C\u2019est son mari qui l\u2019oblige à porter le voile?» questionne une autre.Tout ce qu\u2019on sait, c\u2019est qu\u2019elle est musulmane, précise Karl Savoie, qui en profite pour expliquer que les origines arabes et l\u2019islam ne vont pas toujours de pair.«C\u2019est rendu qu\u2019ils mettent le voile partout, elles vont se baigner tout habillées, puis nous, on n\u2019a pas le droit », avance une élève, ouvrant la porte à une cascade d\u2019interventions du même genre.Vérification faite, aucun des élèves n\u2019était en mesure de dire quelle piscine ou centre aquatique autorise les femmes à barboter avec tous leurs vêtements pour des raisons religieuses.Mais, fondé ou non, leur sentiment d\u2019injustice est réel.Deux adolescentes de 16 ans nous l\u2019expliquent : «Moi, je suis complexée, je préfère porter une camisole à la piscine.Pourquoi ELLES ont le droit d\u2019être tout habillées, et moi, je ne peux pas me baigner en t-shirt?Si c\u2019est comme ça, je vais fonder la religion des camisoles ! » lance-telle avec défi.Le fil conducteur Les animateurs marchent sur un fil.D\u2019une part, ils invitent les jeunes à ne pas se censurer.Mais, d\u2019autre part, il ne faut pas qu\u2019ils perdent de vue leur message: les préjugés conduisent à la discrimination, potentiellement porteuse des pires exactions.Comment la démonstration est-elle reçue ?Au secondaire, ça ne prend pas grand-chose pour exclure, dit Michèle Boudrias, animatrice de vie spirituelle à l\u2019école de Sainte-Adèle.« Pour les jeunes, les trois élèves habillés comme eux sont corrects, et aucun des autres ne l\u2019est », ajoute-t-elle.Dans cette école, les minorités ethniques brillent par leur absence.Les préjugés à leur égard se nourrissent de ce que l\u2019on entend à la maison ou dans les médias.Mais les sujets de friction ne manquent pas pour autant.Et le grand mérite de ces rencontres, selon Mme Boudrias, c\u2019est de «défaire des noeuds ».«La différence, au secondaire, est très difficile à vivre.Les séances de la Caravane de la tolérance font sortir beaucoup de choses.Parfois, des jeunes disent: moi, je suis gros, j \u2019ai toujours été stigmatisé.» L\u2019ÉCOLE DE LA Depuis une quinzaine d\u2019années, la «Caravane de la tolérance» sillonne le Québec pour aller à la rencontre d\u2019élèves du secondaire et leur parler de préjugés, de discrimination et de génocides.Question d\u2019apaiser les tensions, de combattre le harcèlement\u2026 et de saisir l\u2019air du temps.«La différence, au secondaire, est très difficile à vivre.Les séances de la Caravane de la tolérance font sortir beaucoup de choses.Parfois, des jeunes disent : moi, je suis gros, j\u2019ai toujours été stigmatisé.» \u2013 Michèle Boudrias, animatrice de vie spirituelle à l\u2019école de Sainte-Adèle Pour une mise en situation devant les jeunes, Rivka Demory mime une coloriste qui veut porter le foulard dans un salon de coiffure, devant l\u2019animatrice Nathanaëlle Vincent (de dos).C\u2019est il y a llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 P L U S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 19 DÉ C E M B RE 20 0 9 DISCRIMINATIONCHEZ LES JEUNES TOLÉRANCE PHOTOS IVANOH DEMERS, LA PRESSE Les Noirs sont moins intelligents que les Blancs : Vérité : 2,4% Préjugé: 92% Ne sait pas : 5,4% Les Arabes sont des fanatiques religieux: Vérité : 23,9% Préjugé: 54,3% Ne sait pas : 21,7% Les homosexuels représentent un danger pour les enfants et ne devraient pas travailler dans une garderie : Vérité : 12,4% Préjugé: 79,6% Ne sait pas :8% La grande majorité des politiciens sont des personnes malhonnêtes : Vérité : 50,1% Préjugé: 31% Ne sait pas : 18,3% Les couples de même sexe ne sont pas enmesure de subvenir aux besoins affectifs d\u2019un enfant et ne devraient donc pas être autorisés à en adopter: Vérité : 20,6% Préjugé: 65,8% Ne sait pas : 13,7% Les assistés sociaux sont des paresseux qui abusent du système: Vérité : 25,4% Préjugé: 53,6% Ne sait pas : 20% Ces données proviennent d\u2019un sondage réalisé l\u2019an dernier par la Coopérative de travail Interface auprès de 900 élèves de troisième, quatrième et cinquième secondaire.Les répondants devaient décider si les affirmations qu\u2019on leur présentait étaient vraies ou devaient être rangées dans la catégorie des préjugés.La marge d\u2019erreur est de 3,27 points de pourcentage.TOLÉRANTS, LES JEUNES?AGNÈS GRUDA L\u2019idée a émergé à une époque de tension entre la major ité québécoise francophone et la communauté juive.Et si on faisait la tournée des écoles pour expliquer aux élèves la réalité des Québécois d\u2019origine juive, les préjugés qui existent à leur égard et l\u2019histoire de l\u2019Holocauste?avait imaginé le Comité Rapprochement Québec, mis sur pied pour bâtir des ponts entre les deux groupes.Mais rapidement, l\u2019initiative s\u2019est étendue à d\u2019autres minorités, victimes d\u2019autres préjugés, dit Assia Kada, directrice de la Fondation de la tolérance.C\u2019est cette fondation qui organise, depuis 13 ans, les tournées de la Caravane de la tolérance au Québec.Les «caravaniers» vont partout : écoles francophones de communautés monolithiques où les immigrés sont rarissimes, polyvalentes multiethniques de Montréal, écoles anglophones ou juives.D\u2019un endroit à l\u2019autre, les sensibilités sont différentes.Mais des préjugés, il y en a partout.Les «caravaniers de la tolérance » s\u2019inspirent de l\u2019expérience de l\u2019Holocauste pour inciter les jeunes à devenir des «justes » : ceux qui refusent de tyranniser le petit gros, le «fif» ou le Latino.Ils ne font pas de miracles.Mais au moins, ils ouvrent des portes.Les séances de la Caravane constituent aussi une sorte de baromètre qui permet de saisir l\u2019air du temps, ajoute Assia Kada.Car les préjugés fluctuent au fil des controverses publiques.«Avant 2001, on parlait surtout d\u2019homophobie, de conditions sociales et d\u2019apparence physique» se souvient-elle.Puis, il y a eu le 11 septembre et l\u2019explosion du discours antimusulman.«Nous avons dû démystifier les préjugés sur les Arabes et sur les Juifs, expliquer que les Arabes ne sont pas tous des terroristes et que les Juifs ne dominent pas le monde», dit Assia Kada.Puis il y a eu une brève période d\u2019apaisement, suivie de la tempête des accommodements raisonnables.«Là, on en a entendu des vertes et des pas mûres.Les élèves disaient que les immigrés n\u2019ont qu\u2019à rentrer chez eux.Le discours était très agressif.C\u2019était inquiétant.» Mme Kada était d\u2019autant plus inquiète que les jeunes, autrefois ouverts aux explications des caravaniers, s\u2019accrochaient alors à leurs préjugés «avec agressivité et colère.» Depuis, cette colère s\u2019est apaisée.Mais elle n\u2019a pas disparu pour autant\u2026 Devenir des « justes » Ils s\u2019inspirent de l\u2019expérience de l\u2019Holocauste pour inciter les jeunes à devenir des « justes » : ceux qui refusent de tyranniser le petit gros, le «fif » ou le latino.À la fin de l\u2019une des séances auxquelles nous avons assisté, une élève s\u2019est levée, l\u2019air bouleversé, après la projection d\u2019un court documentaire sur les six génocides du XXe siècle, que les élèves de l\u2019école de Sainte-Adèle ont regardés dans un silence religieux.«Moi, j\u2019ai de la famille dans les réserves.Ici, on parle des juifs et des musulmans, mais les Amérindiens, eux, passent sous la table », a-t-elle lancé, les larmes aux yeux.Un autre noeud à défaire pour l\u2019école\u2026 Parfois, l\u2019impact est encore plus fort.Quelques jours après le passage de la Caravane à Saint-Hyacinthe, une élève a eu le courage de briser le mur du silence pour dénoncer une situation d\u2019intimidation.Après avoir vu la Caravane de la tolérance, l\u2019adolescente a eu le sentiment qu\u2019elle devait agir, confie l\u2019animatrice de pastorale Chantal Richer.«Parfois, en voyant le documentaire sur les génocides, les jeunes se demandent comment de tels événements ont pu se produire, pourquoi personne n\u2019a rien fait pour les empêcher », dit Mme Richer.Et après, ils se disent qu\u2019ils peuvent agir à leur petite échelle, à eux.Pour Chantal Richer, « la Caravane donne des yeux aux élèves.» 13 ans, à une époque de tension entre la majorité québécoise francophone et la communauté juive, qu\u2019est née l\u2019idée de la «caravane de la tolérance».llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 9 D É C E M B R E 2 0 0 9 P L U S 3 André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAUX DROITS RÉSERVÉS / serge.chapleau@lapresse.ca OPINION CYBERPRESSE.CA LE BLOGUE DE L\u2019ÉDITO www.cyberpresse.ca/edito Les personnalités de l\u2019année du monde municipal par Nathalie Collard EXCLUSIFÀCYBERPRESSE Tiger et le jury médiatique des Blancs sur cyberpresse.ca/tiger Solidarité contagieuse L\u2019éditorial de Jean-Pascal Beaupré à lire demain sur Cyberpresse ANDRÉPRATTE apratte@lapresse.ca Le gouvernement Charest vient de publier la première étude préparée par quatre économistes réputés sur l\u2019état des finances publiques.* La conclusion de cette étude n\u2019est pas nouvelle: le Québec vit au-dessus de ses moyens.La démonstration est solidement étayée, mais plusieurs l\u2019ont déjà balayée du revers de la main.Le jourmêmede la publication du document, Camil Bouchard, en annonçant sa démission comme député, émettait le voeu que le gouvernement québécois augmente substantiellement ses dépenses, notamment dans les domaines de la santé et de l\u2019éducation.Quelques jours plus tôt, la CSN préconisait une hausse des impôts afin de financer «un niveau plus élevé de services publics et de programmes sociaux accessibles et de qualité».Chaque fois que retentit un signal d\u2019alarme au sujet des finances publiques, les Québécois font la sourde oreille.Les leaders sociaux-démocrates, eux, y voient une tentative de saper le rôle de l\u2019État.Ce n\u2019est pas du tout de cela qu\u2019il s\u2019agit.Au contraire, il s\u2019agit de s\u2019assurer que le gouvernement du Québec continuera d\u2019avoir les moyens d\u2019assurer les services publics souhaités par les Québécois.Or, l\u2019étude des économistes Fortin, Gagné, Godbout et Montmarquette montre bien qu\u2019«on arrive à la limite des choix effectués pour satisfaire la population».Selon eux, si le gouvernement du Québec offrait les mêmes services publics que celui de l\u2019Ontario (qui n\u2019est tout de même pas le Texas.), il économiserait 17,5 milliards par année.Le Québec dépense donc beaucoup plus que les autres provinces.C\u2019est un choix de société qui se défendrait si nous étions plus riches que nos voisins.Toutefois, ce n\u2019est pas le cas.Les Québécois doivent donc financer ces imposantes dépenses publiques par des impôts plus élevés; c\u2019est pourquoi le fardeau fiscal est plus lourd ici qu\u2019ailleurs au pays et aux États-Unis.Quoi qu\u2019en pense la CSN, il serait difficile d\u2019augmenter sensiblement les impôts sans que cela ait un effet néfaste sur la compétitivité de la province.Comme la fiscalité ne suffit pas àpayer tous les services dont nous jouissons, le gouvernement doit s\u2019endetter.Or, l\u2019État québécois est déjà beaucoup plus endetté que les gouvernements des autres provinces: 50% du PIB contre 24% du PIB dans le reste du pays.Même si les taux d\u2019intérêt sont actuellement très bas, financer cette dette coûte cette année 6,1 milliards, autant d\u2019argent qui n\u2019est pas disponible pour payer les services publics.Et cette somme déjà colossale passera à 9,8milliards d\u2019ici quatre ans.Les Québécois et leurs leaders politiques semblent ne rien avoir appris de la crise des finances publiques du milieu des années 1990.C\u2019est malheureux.Car la crise qui nous attend fera encore plus mal.* Deux d\u2019entre eux étaient signataires, avec l\u2019auteur de ces lignes, du manifeste Pour un Québec lucide, publié en 2005.Les oreilles bouchées Chaque fois que retentit un signal d\u2019alarme au sujet des finances publiques, les Québécois font la sourde oreille.MARIOROY mroy@lapresse.ca Il reste six jours avant Noël.Jadis religieuse, aujourd\u2019hui familiale ou même strictement consumériste, cette fête n\u2019agit plus comme un ciment social à prise rapide.Ce serait plutôt le contraire.Selon ce que chacun est et croit (ou ne croit pas), Noël peut avoir mille significations, ou même n\u2019en avoir aucune.Néanmoins, peu de gens sont insensibles à l\u2019atmosphère de cette période, qui suggère à la fois la réflexion et la sérénité, la tolérance et la générosité.Pour ces six jours, donc, voici six projets inspirés par l\u2019air du temps.Un: sauver la planète.Pas besoin de composter votre CO2, il suffit de réfléchir un peu avant d\u2019acheter.Par exemple, acquérir un lecteur électronique à la place d\u2019une grosse pile de livres épargnera du papier et du camionnage.Idem pour mille autres choses: beaucoup de ce qui possède une existence matérielle a désormais aussi une version immatérielle, non polluante et tout aussi pratique.Deux: sauver les êtres humains.Envoyez un courriel au gouverneur du Texas et priez-le de repenser à la peine de mort.Le Texas a exécuté 24 condamnés cette année, alors que cette barbarie disparaît rapidement dans l\u2019ensemble des États-Unis (une baisse de 63% depuis 2000).Plaidez aussi auprès des gouvernements chinois et iranien qui, eux, continuent à exécuter à tour de bras.Trois : aimer les êtres humains.Quelques billets de 5$ et quelques minutes de son temps pour arpenter le centre-ville.On donnera chaque coupure à un sans-abri choisi parmi les plus mal pris des mal pris : ces hommes qui, visiblement, n\u2019ont plus la jeunesse, ni la santé, ni l\u2019énergie, ni le moindre espoir.Un sourire et un mot chaleureux comptent tout autant que le beau billet du Dominion.Quatre: aimer les êtres humains (bis).Il est presque toujours gratifiant, pour soi et pour l\u2019autre, de reprendre contact avec des gens que l\u2019on n\u2019a pas vus depuis mille ans.Un courriel, un coup de téléphone: un peu de chaleur se crée ainsi, qui aide à supporter le vent parfois glacial soufflant, au quotidien, sur les rapports humains.Cinq: aimer les bêtes.En 2008, plus de 4800 chiens et 20 000 chats ont été euthanasiés dans les diverses sociétés protectrices des animaux du Québec.Est-ce.humain?À la condition d\u2019être certaine de lui demeurer fidèle, toute personne gagnera à vivre avec une petite bête aimante et aimée, qui ramène un peu à la substantifique moelle de la vie.Six: rire un peu.À l\u2019échelle de l\u2019univers et de l\u2019éternité, rien n\u2019est au fond très sérieux.Bien sûr, il ne s\u2019agit pas d\u2019une vérité à partir de laquelle on peut ordonner toute une existence.Mais, pendant un jour ou deux, entre la dinde et le pâté, elle peut remettre les choses en perspectives.Six jours D\u2019ici à Noël, six projets inspirés par l\u2019air du temps.SYLVAIN CHARLEBOIS L\u2019auteur est vice-doyen à l\u2019École d\u2019études supérieures de politiques publiques Johnson- Shoyama, à l\u2019Université de la Saskatchewan.Depuis quelques jours, les antagonistes de Monsanto, une multinationale en génie génétique, s\u2019en donnent à coeur joie.Une étude menée au compte du Comité de recherche et d\u2019information indépendant sur le génie génétique (CRIIGEN), basé en France, suggère que trois types de maïs génétiquement modifiés, distribués par Monsanto, comportent des risques de toxicité considérables.Ces conclusions sont publiées ce mois-ci dans la dernière parution de l\u2019International Journal of Biological Sciences.Dans l\u2019article, on indique que le CRIIGEN a mené des contre-expertises aux études de Monsanto sur son maïs génétiquement modifié.Depuis la sortie de l\u2019étude, plusieurs groupes d\u2019intérêt condamnent les vertus des semences transgéniques.Avant de tirer des conclusions dangereuses et malignes, il faut bien interpréter la portée scientifique d\u2019une telle étude et d\u2019en saisir sa valeur empirique pour l\u2019avenir de la transgenèse.D\u2019abord, sans dénigrer la qualité des chercheurs impliqués dans l\u2019étude, le CRIIGEN est reconnu comme un groupe qui s\u2019oppose outrageusement à la transgenèse, point à la ligne.Ce n\u2019est pas la première fois que ce groupe fait une sortiepercutante et cene sera certespasladernière.Deplus,une partie des données a été fournie par nul autre que le groupe de pression Greenpeace, un regroupement reconnu pour ses spectacles de contestation aux grands éclats, notamment sur sa position contre la transgenèse.Cettedémarche trèsdiscutable, biaisée et non scientifique a pour le moins surpris certains lecteurs de sciences qui se sont penchés sur la méthodologie utilisée.Dans un deuxième temps, l\u2019étude a été publiée dans une revue très jeune puisqu\u2019elle complète son cinquième volume.En biologie, la communauté scientifique qui gravite autour de l\u2019International Journal of Biological Sciences est novice et scientifiquement immature.De plus, l\u2019âge des données présentées sautent aux yeux du lecteur comme étant insuffisantes et la littérature est carrément obsolète.Les essais en laboratoire ont été effectué en 2001, sur des rats, il faut bien le dire, et la plupart des références sont antérieures à 2005.Tout porte à croire que l\u2019article eut été refusé par d\u2019autres revues scientifiques plus réputées avant d\u2019être accepté par l\u2019International Journal of Biological Sciences.C\u2019est une hypothèse vraisemblable.Alors d\u2019extrapoler que les consommateurs s\u2019exposent à des risques de toxicité inadmissibles en se fiant sur les résultats de cette étude tient de la pure fantaisie.Un tel constat est inapproprié et intellectuellement injuste.Celà étant dit, nous devons tout de même considérer cette étude comme étant valide et ses valeurs empiriques contribueront, bien sûr, au débat qui entoure le transgène.Se fier uniquement aux études qui émanent deMonsanto et d\u2019autres sociétés majeures serait irresponsable.Les auteurs de l\u2019étude conseillent qu\u2019il faut continuer la recherche dans le domaine afin de mieux comprendre les risques et les enjeux systémiques, et ils ont raisons de le faire.De considérer les valeurs empiriques d\u2019une seule étude à la fois est une erreur.Le monde scientifique s\u2019est habitué à alerter la société lorsqu\u2019un danger potentiel est mis en lumière par un cumul d\u2019études arrivant aux mêmes conclusions, comme ce fut le cas avec le débat sur les changementsclimatiques.Pour le semences génétiquement modifiées, ce sera la même chose.Il faut en savoir plus, les chercheurs scientifiques doivent s\u2019activer.Une démarche scientifique doit suivre son cours normal.Bref, de façon inhérente, chaque étude scientifique présente un biais quelconque et celle-ci ne fait pas exception.C\u2019est tout à fait normal, puisque chaque étude est produite par un humain (ou plusieurs).Dans le domaine agroalimentaire, puisque certains débats sont devenus tellement «idéologisés », le biais est parfois plus perceptible.Espérons que cette susceptibilité qui prévaut dans le domaine agroalimentaire s\u2019atténuera avec le temps et par l\u2019accumulation d\u2019études probantes, fiables et crédibles Pure fantaisie Extrapoler que les consommateurs d\u2019OGM s\u2019exposent à des risques de toxicité inadmissibles est intellectuellement injuste Se fier uniquement aux études qui émanent de Monsanto et d\u2019autres sociétés majeures serait irresponsable.PHOTO ARCHIVES REUTERS De jeunes pousses de maïs génétiquement modifiées du centre de recherche Monsanto, au Missouri.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 P L U S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 19 DÉ C E M B RE 20 0 9 LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca VOUS AVEZ UNE NOUVELLE A NOUS TRANSMETTRE?Ecrivez-nous a nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisee a diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associee et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulieres a La Presse sont egalement reserves.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publie et edite par La Presse, ltee dont le siege social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montreal (Quebec) H2Y 1K9 et il est imprime a Transcontinental Metropolitain, situe au 12 300, boulevard Metropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.President et editeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DECES (514) 285-6816 deces@lapresse.ca REDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIERES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITE (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montreal (Quebec) H2Y 1K9 Dans quelques dizaines dfannees, si les pires scenarios se realisent, alors que les ecosystemes seront bouleverses et que des millions de personnes ne pourront plus se nourrir ou meme avoir acces a de lfeau potable, nous nous rappellerons avec depit et cynisme cette epoque ou nous pouvions encore agir et nfavons rien fait.Lfurgence fera alors sans doute consensus, mais il sera trop tard.Martin-Pierre Boulianne, Montreal A BIEN Y PENSER Cfest lfhistoire dfunQuebecois qui arrive au paradis.Saint Pierre, son grand trousseau de cles a la ceinture, le recoit avec tous les egards: áBienvenue au paradis, M.Tremblay.Vous avez mene une bonne vie, votre place vous attendcâ Mais M.Tremblay ne lfentend pas de cette oreille.áEcoutez, saint Pierre, moi, jfai eu froid toute ma vie.Je ne veux pas aller au ciel, dans les nuages.Envoyezmoi en enfer, la ou il fait chaud!â Un peu a reculons, saint Pierre se rend a la demande de M.Tremblay: áMais quand vous en aurez marre de lfenfer, lui dit-il, remontez ici, je vous garde votre place.â Quelques jours passent, et le Quebecois nfest toujours pas reapparu.Saint Pierre, un peu inquiet, descend vers la grande porte rougeoyante de lfenfer.Il entrouvre la porte, essayant de distinguer son M.Tremblay a travers les flammes et la noirceurc Quand tout a coup sfeleve du fondde lfenfer une grosse voix de Quebecois: áLA PORTE!â Je crois vous avoir deja raconte cette blague, ami lecteur, mais je nfai pu resister au plaisir de la reprendre.Elle est de saison, et elle mfest revenue a lfesprit alors que je marchais vers La Presse, frigorifiee de la tete aux pieds, les muscles contractes et la peau meurtrie, en pestant contre la vague de froid inhumain qui sfest abattue sur le Quebec comme un vilain pied de nez au discours sur le rechauffement climatiquec ¡¡¡ NOEL BIENTOTc Pour bien des gens, ce week-end-ci marque le debut de la frenesie des Fetes: course aux cadeaux, boustifaille et autres festivitesc Pour nos gouvernements toutefois, cfest lfheure de la liberation.Les parlements ferment, la ferocite partisane se dissipe, lfopposition part en vacances et les locataires du pouvoir ne sont plus obliges de rendre des comptes.Cfest ce moment qufattendaient les Harper et Charest, qui sont tous deux aux prises avec des demandes dfenquetes publiques, la premiere sur les allegations de torture dont auraient ete victimes certains detenus afghans, la seconde sur lfindustrie de la construction.Il y a des differences dans le volume des clameurs.Au federal, le scandale autour des detenus afghans se limite plutot a lfenceinte parlementaire, tandis qufau Quebec, les demandes dfenquete sur lfindustrie de la construction proviennent de toutes parts .autant de M.Tout-le-Monde que des commentateurs ou des partis de lfopposition.Et pour cause! On nfa pas toutes les preuves mais on sfen doute: si les travaux publics, au Quebec, coutent 40% de plus qufen Ontario, cfest qufil y a de la corruption quelque part! Et beaucoup! De meme, inevitablement, que des complicites parmi les politiciens et les fonctionnaires.Le gouvernement Harper va se tirer de cette mauvaise passe parce qufun scandale impliquant des talibans nfaura pas de grosses retombees politiques.Quand meme, il poussera un soupir de soulagement quand les mots átortureâ et ácover-upâ cesseront de resonner tous les jours au Parlement.Le gouvernement Charest, quant a lui, sort de la derniere session beaucoup plus mal en point, et il nfest pas sur que lorsque lfAssemblee nationale reprendra ses travaux, en fevrier, la question des liens entre les liberaux et les entrepreneurs ne reviendra pas sur le tapisc M.Charest ne peut que souhaiter que, a ce moment-la, dfautres evenements et dfautres polemiques auront fait passer au second plan les presumes scandales dans la construction.Gagner du temps, miser sur le fait que la memoire de lfelecteur est une faculte qui oubliec tel est lfespoir de tout gouvernement empetre dans une controverse.Un Quebecois au paradis Gagner du temps, miser sur le fait que la memoire de lfelecteur est une faculte qui oubliec tel est lfespoir de tout gouvernement empetre dans une controverse.Les auteurs sont 15 medecins specialistes qui ont ete associes a la reevaluation des tests de pathologie lies au cancer du sein.* Nous tenons a reagir a certaines impressions ou perceptions qui se sont manifestees a la suite de la publication, par le ministere de la Sante et des Services sociaux, des resultats de la reevaluation des tests de pathologie lies au cancer du sein.Nous le faisons comme medecins et comme membres des deux comites qui ont ete etroitement associes a cette demarche: le Comite dfexperts constitue par le ministre en juin dernier sur cette question, preside par le Dr Andre Robidoux, et le Comite consultatif en anatomopathologie, preside par le Dr Bernard Tetu.Nous insistons sur le fait que toutes les decisions cliniques et methodologiques dans ce dossier sont conformes a nos recommandations.Par ailleurs, nous sommes tres satisfaits des excellents resultats obtenus, bien superieurs a ceux qui ont ete observes dans des contextes semblables, ailleurs dans le monde.Il faut rappeler que les diagnostics nfetaient aucunement en cause dans cette demarche, 100% des diagnostics etant justes.Toutes les femmes atteintes dfun cancer du sein durant la periode visee ont profite dfun plan de traitement adapte a leur condition, compte tenu de lfevolution de leur maladie.Plus precisement, ces femmes peuvent beneficier, si leur condition le permet, de plusieurs types de traitements: chirurgie, chimiotherapie, radiotherapie, hormonotherapie, therapie ciblee.La demarche qui a ete menee au cours des derniers mois visait essentiellement a verifier si certaines dfentre elles auraient pu beneficier de lfajout dfune hormonotherapie ou dfune therapie ciblee.Il est donc faux de pretendre que les patientes nfetaient pas traitees pour leur cancer.Lfetude a grande echelle qui se termine a concerne 7233 personnes qui avaient recu un diagnostic de cancer du sein durant la periode concernee.Dans le contexte de cette demarche, nous avons la certitude qufaucune femme nfa ete oubliee, ni pour la reevaluation de ses tests, ni pour lfajustement de son traitement.Les criteres choisis pour transmettre les tests a reevaluer ont permis dfenglober toutes les femmes pouvant beneficier dfun ajustement de traitement.Ces criteres ont ete definis par des experts duQuebec en cancer du sein ou en pathologie.Les seuils de cellules positives auxquels ont fait reference les medias ont trait a deux choses bien distinctes.Dans le contexte de la demarche de reevaluation, le seuil de 10% utilise par le Ministere refere strictement a un critere de selection permettant dfenglober le plus large eventail de tests a reprendre, independamment du fait que la personne etait traitee ou non.En dfautres mots, tous les echantillons comprenant moins de 10% de cellules cancereuses positives ont ete reanalyses.Dans le contexte bien different du traitement, les medecins considerent aussi le pourcentage de cellules cancereuses positives.Si le taux se situe a 10% et plus, la plupart des medecins prendront la decision dfadministrer un traitement antihormonal.Si le nombre de cellules positives se situe entre 1% et 10%, la decision des medecins peut varier.Certains vont toujours traiter a la moindre positivite; dfautres traiteront seulement si la positivite est superieure a 10%.Il nfy a pas ce consensus international a cet egard.Ce qufil faut retenir en somme, cfest qufaucune femme nfa ete oubliee dans cette demarche.Toutes celles qui pouvaient beneficier dfun ajustement de traitement ont bel et bien ete rejointes, puis prises en charge par leur equipe medicale, qui leur a fourni tous les soins necessaires, et ce, avec toute la transparence qui sfimpose entre le medecin et sa patiente.Pour notre part, nous maintenons notre association a une demarche qui nfest pas terminee, et nous soutenons les efforts de tous les partenaires en cause en vue dfoptimiser la pratique de la pathologie au Quebec.Nous sommes convaincus que le Ministere donnera suite a la mise en place dfun plan global dfassurance qualite en pathologie, auquel nous collaborerons sans reserve.*Gerald Batist (oncologue medical, Hopital general juif), Louis R.Begin (pathologiste, Hopital du Sacre-Coeur de Montreal), Chantal Bernard (pathologiste, Centre universitaire de sante McGill), Chantal Caron (pathologiste, Centre hospitalier affilie universitaire de Quebec), Isabelle Germain (radio-oncologue, Centre hospitalier universitaire de Quebec), Normand Gervais (chirurgien, CSSS de Riviere-du-Loup), Jean Latreille (hematologue et oncologue medical, Hopital Charles-Lemoyne), Sylvain Mailhot (pathologiste, CSSS de Rimouski-Neigette) Sarkis Meterissian (chirurgien, Centre universitaire de sante McGill), Louise Provencher (chirurgienne, Centre hospitalier affilie universitaire de Quebec), Edmond Rizcallah (pathologiste, Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke), Andre Robidoux (chirurgien, Centre hospitalier universitaire de Montreal), Alan Spatz (pathologiste, Hopital general juif) Bernard Tetu (pathologiste, Centre hospitalier universitaire de Quebec) et Pierre-Paul Turgeon (pathologiste, Aucune femme oubliee Les resultats des tests lies au cancer du sein ont ete bien superieurs a ceux obtenus ailleurs dans le monde Toutes les femmes atteintes dfun cancer du sein durant la periode visee ont profite dfun plan de traitement adapte a leur condition.Au fil des ans, Noel revet de moins en moins un caractere religieux.Une fete trop axee sur la consommation, deplore-t-on souventc alors que nous consommons deja passablement le reste de lfannee! Noel a-t-il encore un avenir?Nfaura-t-il bientot plus de signification veritable que pour les tout-petits?Ou restera-t-il toujours une incontournable et essentielle occasion de retrouvailles familiales?Qufen pensez-vous?Faites-nous parvenir votre opinion (maximum de 200mots) a: forum@lapresse.ca Noel, fete en voie de disparition?PHOTO ANDRE TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE Toutes les decisions cliniques et methodologiques sont conformes a nos recommandations, insistent les medecins specialistes associes a la reevaluation des tests de pathologie lies au cancer du sein.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L S A M E D I 1 9 D E C E M B R E 2 0 0 9 P L U S 5 BILAN 2009 CARICATURES ¡¤ ¡¤¢ª¡¤.¢ª ¡¤¢ª¡¤ L¡¯ANNEEVUE PARCHAPLEAU llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 P L U S L A P R E S S E M O N T R E A L SA M E D I 19 DE C E M B RE 20 0 9 "]
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