Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Vivre
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2010-02-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" VIVRE SOCIÉTÉ I l faut le dédramatiser, changer la sauce.Après tout, le carême est en quelque sorte lié à la saison sur le plan énergétique.Le printemps s\u2019en vient.C\u2019est un temps d\u2019arrêt, de réflexion.On peut rendre ça agréable, en faire un moment collectivement conscient.» Sylvie Tremblay, fondatrice de Yoga Sangha, évite pour sa part le mot carême lorsqu\u2019elle s\u2019adresse à ses élèves.«C\u2019est un mot qui a des connotations très péjoratives au Québec.Il évoque la privation, l\u2019oppression, l\u2019ascétisme, l\u2019abnégation.On n\u2019a plus du tout envie de ça.On a envie d\u2019être positif.Je préfère parler de rituels qui sont liés, par exemple, aux cycles de la nature.Tout individu a des moments charnières dans sa vie où il doit se retirer pour remettre les choses en perspective, prendre une distance.Ça n\u2019a pas besoin de coïncider avec le carême.» Même le mot «frugalité» ne serait pas sans faire sourciller certains Occidentaux, croit l\u2019auteure Dominique Loreau, jointe par téléphone alors qu\u2019elle séjournait en France.«C\u2019est très mal accepté, alors qu\u2019on peut parler de régime sans que personne ne bronche.Je trouve qu\u2019il y a de plus en plus d\u2019autocomplaisance dans le monde.Les gens ne sont plus habitués à faire des efforts sur eux-mêmes.» Gilles Routhier, professeur à la faculté de théologie et de sciences religieuses de l\u2019Université Laval, n\u2019est pas surpris d\u2019apprendre qu\u2019une forme de carême, qui par ailleurs existe dans à peu près toutes les religions, s\u2019exerce dans certains centres de yoga.«Nos contemporains ne sont pas sans quête spirituelle.Cette quête ne trouve pas toujours son véhicule dans le christianisme.Mais si on dit qu\u2019on jeûne pour ressentir que la consommation de biens ne nous satisfera jamais et pour nous ouvrir aux autres, c\u2019est déjà quelque chose de religieux», croit le professeur.Carêmes nouveaux ou simplicité volontaire?Bien que le Réseau québécois pour la simplicité volontaire soit un groupe séculier, il reconnaît la parenté de la simplicité volontaire avec certaines traditions spirituelles, dont le carême.Cela dit, l\u2019expression a été créée en Inde, en 1936, par Richard Gregg, un Américain disciple de Gandhi.«L\u2019idée est de remettre nos priorités devant nos yeux, explique Dominique Boisvert, membre fondateur du Réseau et auteur du livre L\u2019ABC de la simplicité volontaire.Notre société fait tout pour nous éparpiller.Prenons des moyens concrets pour rester au volant de nos vies et rester le plus centrés possible.» Au cours des dernières années, on a vu apparaître, entre autres, des initiatives comme la «Détox 30 jours» de l\u2019entreprise Froots \u2018n Veggiz et les «30 jours sans sucre».D\u2019autres choisissent de réfléchir à leur surconsommation de vêtements ou de biens neufs en général, comme les femmes (et quelques hommes) qui participent à la Great American Apparel Diet (un an sans acheter de fringues neuves) ou les membres du groupe The Compact, né à San Francisco.Bien qu\u2019elle affirme que son programme n\u2019a aucun lien avec le carême, l\u2019animatrice des 30 jours sans sucre, Julie Audette, aimerait bien mettre sur pied les 40 jours sans sucre avant la fête de Pâques.«Je l\u2019axerais sur la reconnaissance, l\u2019expression d\u2019une certaine gratitude devant tout ce que la vie nous donne.J\u2019aime bien l\u2019idée de donner un sens plus spirituel à la démarche.» Le«simplicitaire»Dominique Boisvert n\u2019a qu\u2019un seul avertissement à faire à ceux et celles qui auraient envie de réduire leur consommation, que ce soit pour des raisons physiologiques, économiques ou spirituelles.«Il ne faut pas que ça devienne un nouvel esclavage.Si vous êtes en train de devenir fou parce que vous avez envie de vous acheter un vêtement ou de manger un dessert, alors faites-le!» La simplicité temporaire SIMPLICITÉ suite de la page 1 ÈVE DUMAS Le journaliste Patrice Bergeron a vécu son dernier carême en Afghanistan, où il était en reportage.C\u2019était un carême allégé, tout de même.Alors qu\u2019il se prive normalement de café, d\u2019alcool et de dessert pendant le carême, il s\u2019est exceptionnellement permis sa dose de caféine quotidienne.Lorsqu\u2019il a quitté Kandahar, le carême était terminé.La première chose qu\u2019il a faite en atterrissant à Dubaï a été de s\u2019acheter une bouteille de vin.«C\u2019était un bourgogne aligoté.Je l\u2019ai bu seul, dans ma chambre d\u2019hôtel, et c\u2019est sans doute la meilleure bouteille de vin que j\u2019ai bue de ma vie!» Celui qui, normalement, apprécie les bonnes choses de la vie accompagne ces restrictions d\u2019une démarche spirituelle.«Pendant le carême, je me penche sur le sens des valeurs qu\u2019on se donne dans la vie.À la fin du carême, ce que j\u2019ai économisé en m\u2019abstenant d\u2019aller au café et d\u2019acheter du vin, je le donne à un organisme de charité.» Bien qu\u2019il s\u2019assume tout à fait, Patrice ne fait pas de prosélytisme.«Lorsque tu dis que tu fais carême, tu t\u2019associes à une forme de religiosité qui a bien sûr des aspects négatifs.» Mais au-delà de la religion, le carême est un moment où on teste sa discipline et sa maîtrise de soi, croitil.«Aujourd\u2019hui, les gens pensent que c\u2019est impossible de s\u2019imposer des restrictions.À mon avis, la restriction est aussi une forme de liberté.Il ne faut pas voir cela comme un moment de repli sur soi, de contrariété et de frustration.Qu\u2019une fois par année je limite mes excès, ce n\u2019est pas la fin du monde.Ça me permet demieux apprécier tout ce que la vie me donne.» Frugalité volontaire «Si on dit qu\u2019on jeûne pour ressentir que la consommation de biens ne nous satisfera jamais et pour nous ouvrir aux autres, c\u2019est déjà quelque chose de religieux» \u2014Gilles Routhier ÈVE DUMAS Gilles Routhier, professeur à la faculté de théologie et de sciences religieuses de l\u2019Université Laval, nous fait une petite histoire du carême.«Le carême remonte au début du IVe siècle.Dès le départ, tout s\u2019est organisé autour de Pâques.Le mot carême vient du chiffre 40, en référence aux 40 jours que Jésus a passé dans le désert avant son ministère.À l\u2019origine, c\u2019était une période de préparation pour ceux qui se faisaient baptiser à Pâques et pour les pénitents publics.On se préparait de plusieurs manières.D\u2019abord, par les instructions, qui étaient des temps d\u2019écoute de l\u2019annonce de l\u2019Évangile.Puis il y avait le jeûne, la prière et l\u2019aumône.Pendant longtemps, le carême a fait suite au carnaval, qui se terminait avec le mardi gras.C\u2019était un temps particulier où on voyait une différence marquée dans les habitudes de vie.Le jeûne, qui consistait à ne prendre qu\u2019un seul bon repas par jour, n\u2019était pas prescrit tous les jours, ni même à tout le monde \u2013 ceux qui étaient âgés de moins de 21 ans et de plus de 60 ans en étaient exemptés.La pratique était de faire maigre et abstinence le mercredi et le vendredi.Dans les années 60, le concile Vatican II a apporté aux lois du jeûne des modifications qui visaient à retrouver la signification du carême.On a laissé davantage de liberté aux pratiquants.On leur a dit : voici le sens du carême.À vous, maintenant, de voir comment vous pouvez l\u2019appliquer dans vos vies.Cela permettait aux gens de prendre encore le carême au sérieux, mais de l\u2019adapter à leur mode de vie.On ne jeûnait pas le dimanche et, souvent, ce jour-là, on sortait même le chocolat et le vin.Le sens du jeûne s\u2019est peu à peu perdu.On a fini par faire trop de place à la performance de l\u2019individu alors que, au départ, le jeûne doit être une période de réflexion et d\u2019ouverture à l\u2019autre.» Le mot carême vient du chiffre quarante, en référence aux 40 jours que Jésus a passé dans le désert avant son ministère.Origine du carême \u2014 Patrice Bergeron Çame «À mon avis, la restriction est aussi une forme de liberté.» ILLUSTRATIONS DAVID LAMBERT, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 V I V R E L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 9 F É V R I ER 20 1 0 VIVRE MODE DEFILES AUTOMNE-HIVER 2010-2011 A NEW YORK Classique, romantique, gothique Meme sfil ne dedaigne pas le rouge, le bleu nuit, le blanc ou le gris, Rad Hourani ne jure que par le noir, riche et profond.Qualifie de ágoth moderne â par le site internet du Vogue, le createur a devoile une collection toute noire comportant, surprise, un manteau capable de se transformer en.15 vetements differents ! á Il peut devenir une cape, une robe, une veste, une jupe, une ceinture.et meme un sac â, explique-t-il au telephone, en direct de New York.Ce manteau de ácollectionâ (entre 2000$ et 2500$) est taille dans differentes matieres, comme le cuir, la laine bouillie ou le neoprene.Rad Hourani en est a son cinquieme defile a New York et il avoue que les retombees depassent ses esperances.áEn deux jours, une quinzaine dfacheteurs de magasins haut de gamme ont manifeste leur interet pour ma collectionâ, revele-t-il.Des createurs montrealais ont presente leurs nouveautes pendant la Semaine de la mode, a New York : Mackage, marque recherchee pour ses manteaux architecturaux aux fermetures eclair asymetriques, et Rad Hourani, designer reconnu pour ses vetements magnifiquement noirs et parfaitement unisexes.DesQuebecoisaNew York Le manteau version robe de Rad Hourani.Pour une troisieme fois, Mackage a presente son defile a New York et le tandem de createurs (Eran Elfassy et Elisa Dahan) derriere la marque de manteaux en a profite pour devoiler sa premiere collection de preta- porter pour femmes.On voit ici un manteau aux allures de trenchcoat a doublure zebree, porte sur une tunique en chiffon ornee de paillettes de cuir.Style BCBG Max Azria et sa femme Lubov ont concu une serie de robes, jupes et hauts aux dessins geometriques et aux coupes asymetriques, pour leur collection BCBG Max Azria, de lfautomne prochain.Caracteristique?Tous les vetements ont ete enfiles sur un t-shirt fin a manches tres longues.Mais surtout, on jurerait qufils ont ete tailles dans des carres de soie.áCfest cool et relax tout en etant tres raffine, explique Max Azria.Si, par exemple, vous mettez une robe sans le t-shirt, vous serez sexy et tres a la mode, alors qufavec, votre look sera plus avant-gardisteâ, note le fondateur de BCBG, griffe prisee au Quebec.A preuve, une nouvelle boutique ouvrira bientot ses portes a la Place Rosemere.Lucie Lavigne LUCIE LAVIGNE Lfautomne prochain sera serein, entrecoupe de passages noirs gothico-romantiques, de classiques americains plus raffines que jamais et de tons delicats, grege, pastel ou gris clair.Voila en resume lfesprit des defiles qui se sont termines hier soir, a New York.Coupes sagement feminines et magnifiques tissus aux tons neutres chez Marc Jacobs, noir dramatique chez Donna Karan, drapes et mousseline fleurie chez Rodarte, asymetrie et effets graphiques chez Narciso Rodriguez et BCBG Max Azria.Sans oublier les classiques du style americain somptueusement revisites par Michael Kors.Enfin, deux marques fondees par des Montrealais etaient a lfhoraire de la semaine de lamode newyorkaise: Mackage et RadHourani, designer avantgardiste a lfavenir prometteur qui, selon le site internet du Vogue (style.com), a capte lfattention des puissants redacteurs en chef et decideurs dumilieu.MARC JACOBS + Coupes impeccables et tons neutres exquis (gris flanelle, grege, camel et delicats pastel).Style tres feminin et vaguement retro, annees 70.+ Esprit Magicien dfOz.Detail : la trame sonore du defile etait un remix de la piece Over the Rainbow.+ Matieres lainees, maille et chiffons translucides.Aussi: des touches dfagneau de Mongolie.PHOTOS RAYMOND YH CHAN, JJR PRODUCTIONS PHOTO REUTERS RODARTE + Lfutilisation de tissus drapes et tordus est lfune des caracteristiques de la mode des soeurs Kate et LauraMulleavy, derriere la griffe .tres branchee.Rodarte.Pour la prochaine saison, elles ont su se reinventer avec des mousselines fleuries.+ Autre piece de resistance : leurs tricots epais .presque des tapis .et patchworks savamment drapes.DONNA KARAN +Du noir sublime a ete decline sur des matieres luxueuses.+Des silhouettes rigoureuses, des formes sculpturales et surtout une multitude de cols ont ete crees: petale, collerette et decollete plongeant ! PHOTO REUTERS PHOTO AFP PHOTO AFP PHOTO AFP © © © llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L V E N D R E D I 1 9 F E V R I E R 2 0 1 0 V I V R E 3 VIVRE MODE TENDANCES ÈVE DUMAS LA MODE EN AOÛT Le Festival mode et design de Montréal (FMDM) change de dates.Plutôt que de se tenir au mois de juin, le FMDM aura lieu en août, du 4 au 7, période que les organisateurs du festival considèrent comme plus stratégique pour toutes sortes de raisons.Elle correspond à l\u2019arrivée en magasin des nouvelles collections, ce qui mettra davantage en relief le caractère magasinage lié au festival.On fait remarquer que les touristes sont davantage présents à Montréal au mois d\u2019août.Le festival qui présente les dernières tendances dans les domaines de la mode, du design et de la musique en sera à sa 10e présentation.L\u2019année 2010 marque également le 10e anniversaire de Sensation mode, l\u2019entreprise qui produit le FMDM, ainsi que la Semaine de la mode de Montréal.CÂLINS ET POPOTIN Les deux jeunes propriétaires de Câlins et popotin, boutique d\u2019articles pour bébés et mamans « réelle » (au 2160A, rue Beaubien E.) et virtuelle (www.calinsetpopotin.com) viennent d\u2019ouvrir une deuxième adresse à Laval.En plus des très jolies couches lavables «mode» des sociétés québécoises Omaïki et Bubbles Couture, la boutique distribue plusieurs marques de chez nous, comme Chimparoo (vêtements d\u2019allaitement), Bébé Burrito (accessoires), OÖM (vêtements éthiques pour bébé), ainsi que les produits de soins Bébé zen, Souris verte et La Coursière bio.Le local de plus de 3000 pieds carrés offre une aire de repos pour les parents et un coin télé pour les enfants.550, boul.Curé-Labelle, bureau 9, Sainte-Rose (Laval) PRÉCISION Dans un article paru la semaine dernière intitulé «Où vont les vêtements invendus?», nous avons publié le commentaire d\u2019une employée de H&M qui affirmait que les invendus des collections de designers étaient détruits.H&M a tenu à préciser que ces vêtements ne sont pas détruits, mais plutôt retournés au centre de distribution, en Ontario, puis vendus aux employés.«Il ne reste jamais rien de ces collections.Tout est vendu», a déclaré Emily Scarlett, responsable des relations publiques pour H&M Canada.Quant aux surplus réguliers, ils sont offert àWindfall Clothing Services, qui les redistribue dans des organismes de charité du Canada.< Festival mode et design de Montréal, 2008 PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE ADRESSE DE LA SEMAINE ÈVE DUMAS PORTRAIT GRANO Un des acteurs importants de la mode éthique au Québec, la griffe OÖM Ethikwear, célèbre son cinquième anniversaire.Cinq ans à militer pour une mode plus responsable, tant d\u2019un point de vue environnemental que social.Cinq ans à se battre pour avoir accès aux matières les plus écologiques et équitables sur le marché.Cinq ans à tenter de convaincre sa clientèle d\u2019oser davantage côté qualité et côté design.Bref, cinq ans de défis constants.Malgré quelques désillusions, la petite équipe continue sur son erre d\u2019aller.OÖM Ethikwear naît de la rencontre entre Pascale Clauzier et Pascal Benaksas-Couture.Insatisfaits de leur vie professionnelle, elle dans le milieu de la mode, lui dans le domaine de la finance et des marchés boursiers, ils décident de changer de cap afin de faire converger travail et valeurs personnelles.Ces valeurs, ils les inscrivent sous forme de messages positifs sur les premiers tshirts OÖM.Dès le départ, la société s\u2019engage à redistribuer 2% de ses ventes à des causes sociales.Puis les entrepreneurs s\u2019associent à des organismes à vocation sociale pour assurer une production locale.«Nous faisons par exemple affaire avec des personnes handicapées à La Malbaie.Dès qu\u2019il y a une tempête de neige, l\u2019atelier ferme.Comme ils se déplacent en fauteuil roulant, les travailleurs ne peuvent pas se rendre au boulot ! Cela occasionne parfois des retards de production, mais nous avons fait le choix de ne pas travailler de manière conventionnelle », explique Pascal, rencontré mardi dans les nouveaux locaux de l\u2019entreprise, rue Parthenais.Entre 2006 et 2008, OÖM intègre le coton biologique, puis le coton biologique ET équitable dans sa production.Les propriétaires font même la promesse de n\u2019offrir que du coton biologique et équitable à compter de 2010, mais doivent revenir sur leur parole.L\u2019importation du fil de coton bio et équitable, qui se fait en collaboration avec la coopérative FibrÉthik, est compliquée et coûteuse, étant donnée la faible demande.De plus, la qualité de la matière peut varier d\u2019une livraison à l\u2019autre.C\u2019est en 2009 qu\u2019est lancée Bébé OÖM, gamme de vêtements pour les petits choux de 0 à 24 mois faite à partir des retailles de coton des collections précédentes.On y trouve des cache-couches, des t-shirts petit format, des pyjamas, des leggings et même des petites robes très «fillettes».Tout le monde participe à la création, mais c\u2019est Ariane Michaud qui chapeaute le tout.Arrivée en 2007, la jeune diplômée du collège Marie- Victorin offre ses services gratuitement à titre de stagiaire.Trois ans plus tard, elle y est toujours.Comme en témoigne la collection automne-hiver 2010-2011 dont nous avons eu un avant-goût mardi matin, OÖM ose de plus en plus côté design.«Nous avons envie que le design avance, mais sans que ça nuise à ceux qui veulent du OÖM de base ou plus sport », explique la designer.En effet, depuis cet hiver, la griffe se trouve autant dans les boutiques plus mode, comme La gaillarde, Rien à cacher et Belle et rebelle, que dans les boutiques de plein air comme La Cordée ou Le Yéti.La collection d\u2019automne a aussi été l\u2019occasion de tester de nouvelles matières écologiques, comme le coton recyclé et le polar fait à partir de bouteilles recyclées.Suivant le pr incipe de responsabilité élargie des entreprises (et des consommateurs !) , OÖM a lancé cette semaine un programme de recyclage de vêtements.Les consommateurs pourront retourner leurs vêtements OÖM à l\u2019entreprise en échange d\u2019un bon d\u2019achat de 5$ par morceau.Les articles en bon état seront offerts à des organismes de charité, tandis que les morceaux plus usés seront recyclés en chiffons industriels par le centre de réinsertion sociale C.R.R.R.L.Pascale envisage l\u2019avenir d\u2019OÖM et de la mode éthique en général de manière positive.«Ce qui est intéressant, chez les écodesigners, c\u2019est qu\u2019il y a beaucoupmoins de concurrence que dans le milieu de la mode traditionnelle.Il y a de l\u2019entraide, du partage de contacts.C\u2019est plutôt convivial.» Cinq ans plus tard, Pascal et Pascale se sentent bien loin de leur ancienne vie.Infos : www.oom.ca OÖM ETHIKWEAR Cinq ans et toutes ses dents ANABELLE NICOUD QCela fait longtemps que vous pensiez à créer vos propres collections,Winter Kate et House of Harlow.R En effet.C\u2019est quelque chose que je veux faire depuis toujours, et c\u2019est une grande promesse que je m\u2019étais faite.QQuel a été pour vous le plus grand défi à relever pour passer d\u2019une collection d\u2019accessoires à une collection de vêtements ?R Ce sont deux choses complètement différentes, donc oui, cela a été un grand défi.Mais j\u2019aime ça.C\u2019était drôle.QCommen t c r é ez -vo u s vos collections?R Pour cette collection, Rick et Brian (Cytrynbaum, avec qui Nicole Richie a signé une entente de license) étaient à Los Angeles et je me suis dit que ce serait bien de les inviter chez moi pour travailler.On a écouté de la musique, j\u2019ai sorti mes vêtements vintage préférés, on s\u2019est assis pendant plusieurs heures pour discuter.Je leur ai montré des choses que j\u2019aime, c\u2019était vraiment le début du processus.Ensuite, on s\u2019est vus à Los Angeles ou à Montréal, et voilà! QComment s\u2019est construit votre style?Comment vous êtes-vous affranchie des autres?R C\u2019est dur à dire.Mais disons que je suis toujours dans la vingtaine, et aujourd\u2019hui, je m\u2019habille différemment de la façon dont je m\u2019habillais à 20 ans.Et dans cinq ans, je m\u2019habillerai sans doute de façon différente.Mais je crois que la mode se doit avant tout d\u2019être drôle.QComment voyez-vous l\u2019évolution de votre marque si vous envisagez de changer de style?R J\u2019essaie de ne pas trop prévoir les choses.Pour l\u2019hiver prochain, par exemple, la collection que l\u2019on vient de terminer est beaucoup plus épurée sur le plan des coupes, beaucoup plus Jack l\u2019Éventreur dans son inspiration.Il y aura beaucoup de blanc, de gris et de noir.QQuels sont les designers que vous aimez?R Eh bien, j\u2019adore Karl Lagerfeld, Isabel Marrant, Alexander Wang et Chloe.QQuelles tendances voyezvous émerger dans l\u2019avenir ?R J\u2019essaie de ne pas trop me fier aux tendances.Ce qui est important, je crois, c\u2019est de trouver son propre style et ce qui marche bien pour nous.Les collections House of Harlow et Winter Kate sont en vente chez Holt Renfrew.La mode et Nicole Richie La fille de Lionel Richie a présenté hier à Montréal sa collection de vêtements, Winter Kate, et d\u2019accessoires, House of Harlow.Entrevue avec Nicole Richie, l\u2019une des socialites les plus connues de la planète.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Stéphane Sampio, Tanya Chavelas, Ariane Michaud et Pascale Clauzier (en avant-plan) forment la petite bande d\u2019OÖM Ethikwear.«Nous avons envie que le design avance, mais sans que ça nuise à ceux qui veulent du OÖM de base ou plus sport.» \u2014 Ariane Michaud, designer PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 V I V R E L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 19 FÉ V R I E R 2 0 1 0 VIVRE BULLETIN MATHIEU PERREAULT NUTRITION LE CHIFFRE DE LA SEMAINE 2,3 FOIS C\u2019est le risque de mort prématurée pour les enfants obèses, selon des épidémiologistes américains et suédois.Les chercheurs ont suivi 4900 enfants amérindiens pendant 24 ans, jusqu\u2019à une moyenne de 45 ans.Ils ont divisé le groupe en quatre, selon l\u2019indice de masse corporelle (IMC) à l\u2019âge de départ.L\u2019obésité au primaire est celle qui a eu le plus d\u2019incidence sur la mort prématurée : à la fin du suivi, parmi ceux qui avaient entre 5 et 10 ans au départ, 13% des enfants ayant le plus grand poids étaient morts, contre seulement 3% des enfants ayant le plus faible poids.Les morts accidentelles ont été exclues du calcul.Remplacement de la cheville Après le remplacement de la hanche et du genou, voici celui de la cheville.Selon des données recueillies par le New York Times, 4400 remplacements de la cheville seront réalisés dans les hôpitaux américains cette année.C\u2019est une goutte d\u2019eau en comparaison des 770 000 remplacements de hanches et de genoux, mais les techniques progressent à pas de géant.La tendance n\u2019est pas encore manifeste au Québec, selon l\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont et le Centre universitaire de santé McGill.PHOTOMONTAGE LA PRESSE Le retour de la psychanalyse La psychanalyse a un effet aussi bénéfique que les autres psychothérapies.Et contrairement à celles-ci, les effets de la psychanalyse gagnent en puissance après la fin des rencontres.Ces résultats proviennent d\u2019une méta-analyse de plusieurs centaines d\u2019études par un psychologue qui enseigne au département de psychiatrie de l\u2019Université du Colorado.Les psychanalyses, qu\u2019il appelle aussi psychothérapies psychodynamiques, étaient relativement brèves et peu intensives: entre six mois et un an, à raison d\u2019une rencontre par semaine.Les études montraient que les effets à long terme (en moyenne six mois après la fin de la psychanalyse) doublaient, signe que le travail fait avec le psychanalyste continuait même sans ce dernier.Le café contre l\u2019asthme Le café diminue légèrement les symptômes de l\u2019asthme, selon des allergologues britanniques.Une méta-analyse regroupant 6 études et 55 personnes ayant un asthme léger à modéré a montré que la capacité pulmonaire augmentait de 5% pendant les deux heures suivant la consommation de café.Les chercheurs de l\u2019Université de Londres avancent que ces effets, qui durent jusqu\u2019à quatre heures, sont dus à la similarité de la caféine avec la théophylline, médicament utilisé contre l\u2019asthme.SOURCES : Medline, APA, American Psychologist, Université du Colorado, Cochrane, Université de Londres, New England Journal of Medicine, Université d\u2019Umea, The New York Times Sigmund Freud PHOTO AP Dans un entretien accordé au journal français Libération pour le lancement de son essai Le conflit, la femme et lamère, publié chez Flammarion (en vente ici le3mars), Élisabeth Badinter dénonce le nouveau modèle de la «bonne mère» aujourd\u2019hui, une femme qui allaite à la demande («comme si nous étions toutes des femelles chimpanzés»), fait ses purées bios, ne confie pas son enfant trop tôt à la garderie et n\u2019utilise que des couches lavables (bref, un emploi à temps plein).Cemodèle incarne, toujours selon l\u2019auteure, «une représentation à rebours du modèle qu\u2019on a poursuivi jusqu\u2019à présent, qui rend impossible l\u2019égalité des sexes et malvenue la liberté des femmes».En un mot, dit-elle: «C\u2019est un retour en arrière.» \u2013Silvia Galipeau LE RETOUR DE LA «FEMELLE CHIMPANZÉ» SILVIA GALIPEAU En France, toutes les télés se l\u2019arrachent.Élisabeth Badinter a aussi fait la tournée de toutes les radios, de tous les journaux.Comme si on redécouvrait le féminisme, a commenté un animateur de Canal+.Et sans surprise, la polémiste, habituée aux formules-chocs, ne fait pas l\u2019unanimité.C\u2019est que son essai, qui ne sera en vente au Québec que le 3 mars, ne fait pas dans la dentelle.«La femme réduite au chimpanzé», a titré Libération, rapportant ses propos au sujet d\u2019une «guerre idéologique souterraine », un «retour en force du naturalisme», une «bataille du lait », et une «culpabilisation des mères».Qu\u2019enpense-t-on, de ce côté-ci de l\u2019Atlantique?Même sans avoir lu le livre, les femmes interrogées ne se sont pas fait prier pour réagir.Les commentaires, ici aussi, vont dans toutes les directions.La sociologue féministe Francine Descarries avoue d\u2019emblée partager plusieurs des craintes que formule l\u2019auteure.«Une réflexion sociologique s\u2019impose», dit-elle.Selon elle, le «discours écologiste», en prônant toute sortes de «diktats », «ne tient pas compte des contraintes qu\u2019il ramène sur la femme en tant que femme».Car qui lave les petits pots à recycler, où sont les hommes quand vient le temps de laver les couches?se demande-t-elle.Si toutes les personnes interrogées reconnaissent qu\u2019au Québec, les pères sont nettement plus présents qu\u2019en France, «ces contraintes reposent sur le dos des femmes qui sont encore responsables de 80%des tâches domestiques », rappelle la sociologue.Selon Pascale Navarro, journaliste et auteure féministe (La modestie féminine), Élisabeth Badinter fait au contraire un «amalgame un peu précipité» entre différentes tendances.«Il y a des tonnes de femmes qui allaitent et qui ne recyclent pas! fait-elle valoir.Il ne faut pas tout mêler.» Il reste que sur plusieurs points, les vertus des purées maison et les couches lavables, entre autres, «on peut avoir certaines craintes.Mais comme toute bonne débatteuse, elle (Badinter) exagère un peu.» «Je ne pense pas qu\u2019on puisse associer mouvement écologiste et retour à la maison des mères, rétorque à son tour Caroline Voyer, directrice générale du Réseau des femmes en environnement.Je suis entourée de femmes qui travaillent en environnement, et elles n\u2019ont pas du tout envie de retourner à la maison.» D\u2019abord, parce qu\u2019il n\u2019existe pas un, mais des discours environnementaux, dit-elle, et ensuite parce que les choix écolos («et personne n\u2019impose de choix ! ») sont multiples.Outre les couches lavables et les purées maison, il existe une foule d\u2019autres options qui ne nécessitent pas d\u2019investissement en temps: le biberon en vitre plutôt qu\u2019en plastique, les petits pots bios ou sans pesticide.«Ça, ça ne donne pas plus de travail à la famille.» Pour Fabienne Camilleri- Deghetto,propriétaire deMaman Autrement, une boutique d\u2019accessoires de maternité écolos, il est carrément «choquant» que l\u2019on montre ainsi du doigt les couches lavables.«C\u2019est deux fois 10 minutes par semaine!» Loin d\u2019être «rétrograde», ditelle, c\u2019est un «choix conscient pour l\u2019environnement».Françoise David, dont le parti, Québec solidaire, est ouvertement féministe et écologiste, ne croit pas non plus que le mouvement vert mérite d\u2019être dénoncé.N\u2019empêche, ajoutet- elle, si cela ne vient pas des écologistes, «un certain courant de pensée qui s\u2019exprime sur la maternité, de manière insidieuse, fait peser sur les nouvelles mères des contraintes que je ne connaissais pas, moi, comme mère.Les mères se sentent coupables si elles ne donnent pas tout le temps le meilleur.Mon Dieu que je trouve ça compliqué d\u2019élever un bébé de nos jours!» Le problème, croit pour sa part Annie Roy, cofondatrice de l\u2019Action terroriste socialement acceptable (ATSA), bien LIVRE / Le conflit, la femme et la mère Les écolos, nouveaux machos ?La polémique fait rage de l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique, depuis la publication, la semaine dernière, du plus récent essai d\u2019Élisabeth Badinter : Le conflit, la femme et la mère.Allaitement prolongé, couches lavables et autres purées maison s\u2019inscriraient, selon l\u2019auteure, dans une mouvance bien-pensante risquant de ramener les «bonnes mères» au foyer.Attention, danger?Des Québécoises, féministes, écologistes, ou les deux, réagissent.PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE Des écologistes trouvent carrément «choquant» que l\u2019on montre du doigt les couches lavables.connue pour ses prises de position écologistes médiatiques, c\u2019est quand les féministes ou les écologistes versent dans le «dogme».«Et là où je n\u2019aime ni l\u2019un ni l\u2019autre, c\u2019est quand on tombe dans la prédication.» Car il existe toutes sortes de femmes, dit-elle.Certaines allaitent longtemps, d\u2019autres non, utilisent des couches de coton ou non.Et le devoir du féminisme, selon elle, c\u2019est non pas de montrer du doigt celles qui font le choix de s\u2019occuper de leurs enfants (après tout, avoir des enfants, c\u2019est «un temps et une énergie à donner», faut-il le rappeler), mais au contraire de «prôner le choix».«Parce que la liberté de chacune, c\u2019est aussi d\u2019avoir ce choix.» Que celui-ci plaiseàÉlisabeth Badinter ou pas.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 9 F É V R I E R 2 0 1 0 V I V R E 5 Votre cadeau cette saison! À l\u2019achat de 2 produits Clarins, recevez ce superbe sac matelassé, 3 produits format voyage ainsi que votre choix de crème de jour.Offre en vigueur jusqu\u2019au 28 février 2010.Une prime par personne.Jusqu\u2019à épuisement des stocks.Notre produit vedette Supra.SérumHaute exigeNCe multi.iNteNSif C\u2019est le soin incontournable des peaux particulièrement fragilisées.La peau est plus lisse, les traits plus nets, le teint plus lumineux.Le booster de votre beauté à 50 ans.30 ml 132 $ 1307, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal (Québec) (514) 842-7711, poste 264 www.ogilvycanada.com PHOTOMONTAGE LA PRESSE VIVRE TECHNO SURTECHNAUTE.CA KEVIN MASSÉ JEUXVIDÉO LE SCÉNARIO Plusieurs doutaient de MAG lors de l\u2019annonce de sa conception.Permettre à 256 joueurs de participer en ligne à un jeu de tir à la première personne avec des graphiques aussi évolués semblait irréaliste.On redoutait des temps d\u2019attente interminables ou encore de nombreux ralentissements d\u2019image.L\u2019équipe de Zipper Interactive et Sony ont pourtant réussi le pari avec brio.Oui, MAG permet aux détenteurs de PS3 de se livrer bataille à 64, 128 ou 256 joueurs.Tout cela exclusivement en ligne.Ainsi, MAG immerge la peuplade de soldats dans une guerre moderne.Dans des affrontements sans merci afin de gagner de petites guerres qui finissent toujours par être grandes.L\u2019EXPÉRIENCE DU JEU Au départ, le joueur doit choisir son clan \u2013 les S.V.E.R., les RAVEN ou encore les VALOR \u2013 et se créer un avatar.Suit un entraînement qui permettra d\u2019apprivoiser les commandes et les principes du jeu respectant une courbe d\u2019apprentissage modéré.On commence tranquillement sur une carte à 64 joueurs, question de se faire la main.On s\u2019améliore et on gagne des points d\u2019expérience.On accède à des niveaux supérieurs.En tout, il y en a 60.Et à mesure que l\u2019on progresse, des points d\u2019aptitude nous permettent d\u2019améliorer notre avatar.Sera-t-il médecin, telle arme tirera-t-elle ou se rechargera-t-elle plus vite ?À nous de décider.Mais disons que les possibilités sont assez grandes pour que cette course à l\u2019expérience soit prenante.Un bon choix de scénarios est proposé.Chacun avec un différent nombre de missions, qui seront dictées par un chef d\u2019escouade à la tête de huit joueurs.Ce qui permet au jeu de ne pas verser dans la cacophonie.Défendre des objectifs, capturer des véhicules, réparer des barrages, tout se déroule assez bien.Tant que l\u2019on agit en équipe.Il faut comprendre que, dans MAG, on ne se lance pas au combat comme une poule sans tête.Il y a des règles, des principes de commandement et, surtout, des joueurs qui suivent ces principes et qui ne feraient qu\u2019une bouchée d\u2019un soldat égaré dans le jeu.SON ET IMAGES Il est certain que les concepteurs ont fait des choix techniques pour que les graphiques et la fluidité des combats en ligne soient d\u2019un bel équilibre.Ce qui a été fait de main de maître.Sans nous épater, les graphiques sont plus qu\u2019acceptables tandis que l\u2019ambiance sonore THX fait un travail remarquable.LE VERDICT MAG est un incontournable si l\u2019on est un fervent amateur de jeux de tir en ligne.Les néophytes auront peut-être de la difficulté à s\u2019y retrouver, mais les habitués en auront pour leur argent.Tout ce qu\u2019il faut savoir, c\u2019est que plus on passe de temps avec MAG, meilleur le jeu devient.HHH1/2 Concepteur : Zipper Interactive Éditeur: Sony Console: PS3 Cote: T (13 ans et +) MAG IL N\u2019YAPAS DE PETITESGUERRES MARIE-ÈVE MORASSE Le site ne paie pas de mine et semble avoir été conçu il y a 10 ans.Il est tout blanc, avec une grande fenêtre au centre pour clavarder et deux plus petites qui s\u2019alignent à gauche, prêtes à diffuser de la vidéo.Et pourtant, c\u2019est le site qui fait parler tout l\u2019internet ces jours-ci.Une icône «Play» toise le visiteur.Il ne se passe rien si on n\u2019y touche pas.La première expérience sur Chatroulette.com est presque stressante.Car une fois qu\u2019on clique, c\u2019est tout un monde qui s\u2019ouvre.Avec tout ce qu\u2019il contient de fascinant et de répugnant.«Play».Une jeune femme couchée sur un lit apparaît.Presque instantanément, elle s\u2019évapore.Chatroulette n\u2019est pas une expérience facile pour l\u2019ego : en cliquant sur l\u2019icône «Next », elle est passée à la personne suivante.On a à peine le temps de réaliser qu\u2019on vient de se faire rejeter qu\u2019un groupe de jeunes hommes s\u2019agglutinent devant nous.Ils regardent la caméra en rigolant, mais on ne les entend pas.Derrière eux, une affiche laisse croire qu\u2019ils sont en Turquie.Deux choix s\u2019offrent alors : leur parler ou cliquer à notre tour sur «Next ».« Turke y ?» demande- ton.«How do you know ?» s\u2019étonnent-ils.Une brève conversation s\u2019engage jusqu\u2019à ce que l\u2019un des jeunes se mette à tenir des propos à connotation sexuelle.Les garçons s\u2019échangent des coups de coude complices.Cette fois, c\u2019est nous qui cliquons sur «Next ».Il faut beaucoup de clics sur Chatroulette avant de trouver des gens véritablement intéressants et intéressés.Les gros plans de parties intimes succèdent aux personnages masqués et aux jeunes hommes qui, couteau en main, menacent de se suicider s\u2019ils ne voient pas de seins dans les secondes qui suivent.Mieux vaut coucher les enfants avant de cliquer sur «Play ».Il en va de Chatroulette comme il en va de l\u2019internet : c \u2019est souvent n\u2019 importe quoi, mais au hasard des clics, des rencontres agréables surviennent.Un jeune Chinois de la province du Hunan raconte qu\u2019il étudie en architecture, mais qu\u2019il est actuellement en vacances en raison des fêtes du Nouvel An.Une voix d\u2019enfant se fait entendre pardessus la sienne.Le jeune homme se penche et soulève devant la caméra sa nièce, une fillette avec des cheveux de jais coupés au carré, qui sourit à pleines dents.Dans cet univers constitué principalement de jeunes hommes qui s\u2019exhibent ou qui sont à la recherche de nudité, cette dose de mignon en concentré fait du bien.Connections sans filtre Professeur d\u2019informatique à la TELUQ-UQAM, Sébastien Paquet a testé le site, qu\u2019il qualifie de «connectivité pure».«C\u2019est l\u2019expérience ultime de ne pas avoir d\u2019intermédiaire et de se connecter à un parfait étranger.Les deux parties sont consentantes.C\u2019est intime et distant en même temps», dit-il.Sébastien Paquet admet toutefois avoir ressenti un malaise face à cette intimité avec un étranger qui s\u2019affiche à l\u2019écran.«C\u2019est un peu le même genre de malaise que celui qu\u2019on ressent quand on est seulement deux dans un autobus, ou par exemple quand on fait de Chatroulette: clavardage à la russe Chatroulette fait jaser depuis quelque temps sur les réseaux sociaux, mais pendant plusieurs semaines, le mystère est demeuré total quant aux origines du site.Seule une adresse courriel permettait de joindre la personne derrière ce concept.La Presse n\u2019a jamais obtenu de réponse à ses questions et c\u2019est finalement au New York Times que le prétendu inventeur de Chatroulette.com s\u2019est confié.La roulette russe du clavardage serait\u2026 russe! Andrey Ternovskiy a déclaré au quotidien être âgé de 17 ans et vivre à Moscou.Il aurait créé le site dans le seul but de s\u2019amuser et l\u2019aurait conçu lui-même.C\u2019est le bouche à oreille qui a contribué à la popularité du site, auquel sont connectés environ 25 000 internautes en tout temps.Il a par ailleurs indiqué au New York Times qu\u2019il n\u2019approuvait pas l\u2019utilisation que plusieurs font de son site.Le jeune homme affirme qu\u2019il aimerait faire de Chatroulette une entreprise américaine et que des « offres intéressantes» lui sont déjà parvenues.LES ORIGINES RUSSES DE CHATROULETTE DUMAIS Le DOS n\u2019est pas mort, nous rappelle Nelson Dumais cette semaine sur son blogue.Certaines commandes ont survécu, raconte-til à l\u2019adresse blogues.cyberpresse.ca/dumais + LU «La clé USB n\u2019a pas fini d\u2019étonner» est la nouvelle de la semaine la plus lue sur Technaute.Pour en savoir plus, allez à technaute.cyberpresse.ca/usb l\u2019autostop et qu\u2019on rencontre quelqu\u2019un», dit-il.Le professeur n\u2019est pas surpris du succès viral du site.«Ce qui est intéressant, c\u2019est que l\u2019image est immédiate, dit-il.Ce n\u2019est pas YouTube : la personne est comme elle est et ne peut pas mettre au point son image.» Pour le meilleur et pour le pire.Barbie devient ingénieure Un ordinateur portable rose entre les mains, un chandail orné de codes binaires, des lunettes carrées à la mode et une oreillette Bluetooth accrochée à l\u2019oreille : Barbie s\u2019est transformée en ingénieure informatique.Mattel a sondé les internautes pour savoir quel métier devrait exercer la Barbie de 2010.Ceux-ci ont voté et c\u2019est le métier d\u2019ingénieure en informatique qui l\u2019a emporté.Il s\u2019agit du 126e métier exercé par la poupée, qui a déjà été dentiste, agente de la GRC, astronaute, chanteuse et caissière chez McDonald\u2019s.Les designers de Barbie ont notamment travaillé avec la Society of Women Engineers pour s\u2019assurer «que la poupée reflète correctement ce métier ».« Elle est prête à accomplir les tâches de la journée sur la route ou à son bureau », écrit Mattel.La Barbie ingénieure sera mise en vente à l\u2019automne 2010, juste à temps pour la lucrative période des Fêtes.«Pour que les filles puissent expérimenter encore davantage la réalité d\u2019ingénieure en informatique, la poupée inclut également un code spécial pour accéder à des jeux en ligne sur Barbie.com.» -Technaute.ca Mauvaise semaine pour Buzz Le nouveau réseau social de Google lancé le 9 février a connu des moments difficiles cette semaine.Le géant du web a été la cible de nombreuses critiques depuis qu\u2019il a présenté Buzz.On reprochait notamment à Google de connecter automatiquement les gens entre eux en fonction des personnes avec qui ils sont le plus souvent en contact par messagerie instantanée ou par courriel, ce qui était considéré comme une entrave à la vie privée.Devant les protestations, Google a apporté certains changements à son réseau social cette semaine.La commissaire à la vie privée du Canada a tout de même demandé à Google d\u2019expliquer comment Buzz « fait face aux enjeux de protection de la vie privée depuis son lancement récent ».Le bureau de Jennifer Stoddart aurait reçu de nombreuses questions sur le sujet et la commissaire se dit déçue de ne pas avoir été consultée au préalable par Google.Aux États-Unis, le Centre d\u2019information sur la vie privée électronique a déposé une plainte auprès de la FTC, agence fédérale qui supervise l\u2019application du droit de la consommation, considérant que le service enfreint toujours les règles relatives au respect de la vie privée.PHOTO BARBIEMEDIA.COM llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 V I V R E L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 19 FÉ V R I E R 2 0 1 0 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.