La presse, 5 avril 2010, C. Arts et spectacles
[" www.cyberpresse.ca/arts CINÉMA Consultez notre horaire cinéma sur cyberpresse.ca/horaire FONDS DES MÉDIAS FEU VERT À LA JEUNESSE PAGE 3 ARTS ET SPECTACLES MARIE-CLAUDE GIRARD Dans ce nouveau roman, sur lequel il travaillait depuis 2002, avant même qu\u2019Histoire de Pi ne connaisse un immense succès, Yann Martel souhaite témoigner de l\u2019extermination des Juifs par les nazis en allant au-delà de la simple évocation des faits.De crainte que le sujet, aussi horrible soit-il, finisse par créer une certaine lassitude, il lui fallait «trouver d\u2019autres façons de représenter l\u2019Holocauste, en laissant le champ à l\u2019imagination, en se servant des outils de la fiction».YannMartel nous a accordé une entrevue téléphonique depuis l\u2019Angleterre, où il prenait des vacances avant d\u2019entreprendre une tournée de promotion de plusieurs semaines.Le livre paraît demain au Canada (Knopf Canada), puis aux États-Unis, le 13 avril.Les attentes sont énormes.Plusieurs journaux canadiens, mais aussi américains et britanniques, ont inscrit le livre à la liste des événements littéraires du printemps.On sait déjà que c\u2019est un roman sur l\u2019Holocauste où l\u2019Holocauste est à peine nommé.On n\u2019y trouve ni camps de concentration, ni Juifs, ni Allemands.C\u2019est une espèce de fable, la rencontre entre un écrivain et un taxidermiste dans une ville non identifiée qui pourrait être New York, Paris ou Berlin.Personnage antipathique, le taxidermiste fait appel à l\u2019écrivain \u2013 qui vient d\u2019abandonner l\u2019écriture et un projet de livre sur l\u2019Holocauste \u2013 pour l\u2019aider à terminer une pièce mettant en scène un singe et un âne empaillés.Au coeur de Beatrice&Virgil, on trouve des fragments de cette pièce, des dialogues entre les animaux, qui permettent de reconstruire leur parcours, comme on a reconstruit à rebours la vie des Juifs disparus.À mesure que leur collaboration s\u2019intensifie, la relation entre l\u2019écrivain et le taxidermiste se complexifie.Elle finira par éclater.«Cela a été un roman difficile à écrire à cause du défi artistique.Parce que les grands drames, comme le génocide, tendent à réduire le personnage qui regarde en témoin littéral et tout à fait factuel.Il y a ce manque de distance.Et il faut cette distance pour créer de l\u2019art», dit-il.Cer ta ins auteurs , comme les Américains Jonathan Safran Foer (Tout est illuminé) ou Art Spiegelman (Maus) commencent à aborder l\u2019Holocauste différemment, souligne Yann Martel.Mais à ses yeux, il y a encore très peu de «vrais romans» sur le sujet.«La plupart des livres sur l\u2019Holocauste sont soit des témoignages, soit des livres d\u2019histoire.Ceux qui sont des romans sont à peine romanesques, des autobiographies déguisées», dit-il, en mentionnant Eli Wiesel et Primo Levi.Des personnages animaliers Après les aventures de Piscine Molitor Patel et du tigre Richard Parker, à la dérive sur l\u2019océan dans leur canot de sauvetage, l\u2019auteur a choisi de nouveau des personnages animaliers, un procédé peu fréquent mais qu\u2019il juge utile d\u2019un point de vue littéraire.«L\u2019espèce humaine est très cynique envers les membres de son espèce.Elle a tendance à l\u2019être moins envers les autres animaux, surtout les animaux sauvages, explique-t-il.Et c\u2019est un plaisir de travailler dans un champ où l\u2019on se sent seul.» YANN MARTEL Une fable sur l\u2019Holocauste PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Avant même qu\u2019Histoire de Pi connaisse un immense succès, Yann Martel travaillait sur son nouveau livre, Beatrice&Virgil.Un roman sur l\u2019Holocauste, où l\u2019Holocauste est à peine nommé.«La plupart des livres sur l\u2019Holocauste sont soit des témoignages, soit des livres d\u2019histoire.Ceux qui sont des romans sont à peine romanesques, des autobiographies déguisées.» Yann Martel lance demain Beatrice&Virgil, son premier roman depuis l\u2019Histoire de Pi, vendu à plus de 7 millions d\u2019exemplaires et récipiendaire du Man Booker Prize.Ce roman ambitieux et très attendu aborde la question de l\u2019Holocauste de manière allégorique en mettant en scène deux animaux, l\u2019âne Beatrice et le singe Virgil, symbolisant tous deux le peuple juif.>VoirMARTEL en page 2 NATHALIE COLLARD Quelques heures après le séisme qui a détruit une partie de Port-au- Prince, le 12 janvier dernier, l\u2019animateur de radio Carel Pedre était derrière son micro, sur les ondes de Radio One.Animateur de l\u2019émission du matin et directeur de la station, Pedre est une vedette locale qui a acquis une notoriété internationale lorsque CNN a diffusé les photos qu\u2019il avait prises et publiées sur Twitter quelques moments seulement après la secousse.Quelques jours seulement après le séisme, d\u2019autres radios comme Tropic FM et Radio Ginen (il y en a au total une dizaine établies à Port-au-Prince) avaient repris leur diffusion.«Des radios ont opéré pendant des semaines grâce à du matériel récupéré dans les décombres, à partir d\u2019une tente aménagée, dans le voisinage ou sur la Cour de Saint- Louis, l\u2019un des plus grands camps de réfugiés de la capitale », raconte Claude Gilles, directeur du Centre opérationnel des médias mis sur pied par Reporters sans frontières au lendemain du séisme.Radio-Caraïbes, une des stations de radio les plus populaires au pays, diffusait quant à elle sous une tente, en face de ses anciens studios, comme l\u2019a déjà raconté notre collègue Agnès Gruda, fin janvier.Deux mois plus tard, c\u2019est toujours le cas.«Radio-Caraïbes diffuse toujours dehors, dans la rue, et ses émissions en direct sont devenues de véritables happening le soir, à Portau- Prince», confirme Jean-Hugues Roy, envoyé spécial en Haïti pour Radio-Canada.Télé et journaux Du côté de la télévision, pour des raisons techniques évidentes, le retour à la normale est plus long.«La plupart des postes de télé diffusent des vidéoclips et des films, explique Carel Pedre, joint par téléphone.Mais la Télévision nationale d\u2019Haïti, installée dans la cour extérieure de son ancien édifice, a repris sa programmation régulière.» Quant aux deux quotidiens haïtiens, Le Matin et Le Nouvelliste, leurs presses ont été lourdement endommagées dans le séisme.La version papier du Matin, publiée une fois par semaine pour l\u2019instant, est imprimée en République dominicaine.Quant au Nouvelliste, le plus vieux quotidien au pays, il publie deux numéros par semaine mais doit reprendre son rythme quotidien aujourd\u2019hui.MÉDIAS Ici Radio Débrouillardise Haïti «Radio-Caraïbes diffuse toujours dehors, dans la rue, et ses émissions en direct sont devenues de véritables happening le soir, à Port-au- Prince.» \u2014 Jean-Hugues Roy, envoyé spécial en Haïti pour Radio-Canada >Voir HAÏTI en page 2 GORDON LIGHTFOOT TOUJOURS VIVANT PAGE 3 BLOGUE Lisez et commentez le nouveau blogue de Nathalie Collard sur les médias à cyberpresse.ca/collard SÉPARÉS À LANAISSANCE Voyez des photos d\u2019artistes qui se ressemblent comme deux gouttes d\u2019eau.De vrais sosies.À voir sur cyberpresse.ca/separes MONTRÉAL LUNDI 5 AVRIL 2010 Place à CHOPIN / SCHUMANN ! Pour souligner les bicentenaires de ces deux géants du romantisme, découvrez une nouvelle ambiance sur Espace classique, la webradio classique d\u2019Espace musique.Radio-Canada.ca/musique ARTS ET SPECTACLES D\u2019ailleurs, pourquoi confiner les animaux aux livres pour enfants?«Je ne vois vraiment pas ce qu\u2019il y a d\u2019enfantin dans un tigre sauvage ou, comme dans Beatrice&Virgil, dans un singe et un âne.» Comme il le souligne luimême, l\u2019Holocauste est un sujet si douloureux qu\u2019on l\u2019aborde souvent avec une grande déférence.I l peut sembler audacieux de choisir des animaux pour personnifier les Juifs.«C\u2019est un choix un peu arbitraire.Historiquement, ils se sont montrés très flexibles.Ils se sont adaptés à des environnements différents.Ils sont très intelligents, comme les singes.Aussi, on pourrait dire que les Juifs se sont entêtés à garder leur culture malgré des siècles (d\u2019errance) », explique l\u2019écrivain.A-t-il l\u2019impression de s\u2019attaquer à un sujet qui ne lui appartient pas, qui appartient à ceux qui ont souffert?Quand on es t v ic time d\u2019un drame, on n\u2019a pas envie de le voi r t ransformé en métaphore, reconnaît Yann Martel.Une femme violée n\u2019aura pas envie de lire un roman qui se sert du viol pour illustrer la destruction de l\u2019environnement.Mais il n\u2019en croit pas moins que ceux qui devraient en savoir le plus sur l\u2019Holocauste ne sont pas les Juifs mais les autres, les goys.«Parce que ce sont eux, après tout, qui ont commis l\u2019acte.Ce sont les Allemands, les Polonais, les Hongrois.Ce sont eux qu\u2019il faut vacciner contre ça.» Historiquement, ce ne sont jamais les Juifs qui ont commis des génocides, avancet- il.«Et même aujourd\u2019hui, les excès des Israéliens ne se comparent pas avec la volonté génocidaire des nazis.» Mais on aurait tort de chercher dans le roman une critique du conflit israélo-palestinien: «Je n\u2019ai aucun commentaire à faire en tant que romancier sur cette question qui est d\u2019une complexité énorme», précise Yann Martel.« Pour moi, l\u2019Holocauste reste un drame contemporain.Si c\u2019est arrivé hier, cela pourrait arriver aujourd\u2019hui.Comme c\u2019e s t a r r ivé au Rwanda.Et surtout, il y a des leçons morales à apprendre autres que cette évidence : on ne peut pas massacrer des millions de gens innocents.» Des leçons plus subtiles sur notre compréhension de l\u2019histoire, le sens de la souffrance et la valeur de l\u2019art, par exemple.Une fable sur l\u2019Holocauste MARTEL suite de la page 1 Les lecteurs francophones devront attendre à l\u2019automne pour lire l\u2019édition française de Beatrice&Virgil, qui doit être lancée simultanément en France et au Québec.Comme les précédents ouvrages de Yann Martel, le roman sera traduit par ses parents, Émile et Nicole Martel.Il cesse donc temporairement ses suggestions de lectures au premier ministre Harper, qu\u2019il a rassemblées l\u2019automne dernier dans Mais que lit Stephen Harper ?(XYZ).Mais pas de répit pour le PM: d\u2019autres auteurs ont pris la relève en son absence.EN FRANÇAIS «La rédaction du journal demeure toujours dans son siège provisoire, à Pétionville, et le journal sera imprimé dans son local situé au centre- ville en ruine», explique Claude Gilles par courriel.«Le journal est en outre à rebâtir sa liste d\u2019abonnés dont un grand nombre a déménagé ou a quitté le pays.» Deux jours après le séisme, des représentants de l\u2019organisme Reporters sans frontières, avec l\u2019aide financière de Quebecor,mettaient sur piedun centre opérationnel des médias.Situé lui aussi à Pétionville, il offre dumatériel, des ressources professionnelles et psychologiques ainsi que des espaces de travail aux journalistes haïtiens ainsi qu\u2019aux médias étrangers en reportage en Haïti.François Bugingo, porteparole de RSF Canada , a participé à sa création.«Le centre est coordonné en collaboration avec le ministère des Communications haïtien et éventuellement, nous allons céder notre place à des associations locales afin qu\u2019elles assument sa coordination.» Reporters sans frontières estime qu\u2019une trentaine de travailleurs du monde des médias sont morts dans le séisme.S Pour joindre notre journaliste : ncollard@lapresse.ca Ici Radio Débrouillardise Haïti HAÏTI suite de la page 1 «Pour moi, l\u2019Holocauste reste un drame contemporain.Si c\u2019est arrivé hier, cela pourrait arriver aujourd\u2019hui.» Beatrice&Virgil Yann Martel Knopf Canada, 224 pages, 29,95$ ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE On s\u2019est beaucoup amusé de «l\u2019affaire Clotaire Rapaille» en regardant les bulletins d\u2019information au début de la semaine dernière.Par une drôle de coïncidence, on en a aussi ri au théâtre.Il était impossible de ne pas penser au grand (dé)mystificateur embauché puis viré par la Ville de Québec en entendant le comédien Michel Charette, dans la peau d\u2019un patron de station de radio obsédé par les cotes d\u2019écoute, annoncer que la direction avait embauché un expert en marketing peu conventionnel qui avait beaucoup travaillé en Europe.Alexis Martin pensait peutêtre à Rapaille en écrivant ces quelques lignes, mais il ne pouvait évidemment pas prévoir que la première de sa pièce La fin tomberait au moment même où le fantasque psychanalyste des marques faisait les manchettes.Mettons ce hasard sur le dos de la clairvoyance de l\u2019auteur, qui propose ici une lecture féroce mais amusée de notre société, qu\u2019il tente d\u2019embrasser dans toute sa complexité.La fin des certitudes L\u2019univers de La fin évoque d\u2019abord la perte de repères.Les certitudes d\u2019hier sont aujourd\u2019hui des points d\u2019interrogation ou des reliquats du passé.L\u2019industrie du divertissement ne carbure plus qu\u2019à la démagogie la plus lucrative, les médias se vautrent dans le sensationnalisme, les langues et les cultures se désagrègent, la nature est malmenée par l\u2019activité de l\u2019homme et même les identités sexuelles semblent devenir mouvantes.Bref, tout fout le camp.Ce très peu réjouissant état du monde est toutefois exposé de manière parfaitement ludique à travers des personnages plus loufoques les uns que les autres.Il y a Viviane (Sharon Ibgui) dont la confusion sexuelle se traduit par un besoin irrépressible de sculpter des pénis en pâte à modeler, puis un représentant de la tribu Ayrenha (déformation de «y\u2019a rien là »), invité à un conférence internationale des peuplades en voie de disparition.Surtout, il y a Alain (Alexis Martin), hilarant philosophe ascendant prophète pour qui tout ce qui est vaseux et approximatif semble faire partie d\u2019un tout cohérent.La volonté de dire, de critiquer et de dénoncer est manifeste dans La fin.Elle est toutefois constamment rééquilibrée par un heureux sens de la dérision, qui évite à ses artisans (auxquels il faut ajouter Marie Brassard et Daniel Brière) de passer pour des donneurs de leçons.Alexis Martin signe un texte qui jongle avec des considérations complexes, mais à la manière d\u2019un bouffon doté d\u2019un esprit fin et capable de faire émerger de la poésie du sujet le plus inattendu.La fin, jusqu\u2019au 24 avril à Espace libre.THÉÂTRE / La fin Drôle d\u2019état du monde PHOTO MICHEL OSTASZEWSKI, FOURNIE PAR ESPACE LIBRE La volonté de dire, de critiquer et de dénoncer est manifeste dans La fin du Nouveau Théâtre expérimental.NELSON WYATT LA PRESSE CANADIENNE La photojournaliste Zahra Kazemi, dont la mort dans une prison en Iran il y a sept ans suscite encore aujourd\u2019hui la controverse, est au coeur de Beneath the Veil de l\u2019actrice et dramaturge Mary Apick.La pièce, qui sera à l\u2019affiche du MacMillan Theatre de Toronto pour un soir le 10 avril, s\u2019inspire de l\u2019histoire de Mme Kazemi, Canadienne d\u2019origine iranienne qui, selon un témoin, aurait été torturée à mort en 2003 alors qu\u2019elle était emprisonnée pour avoir photographié une manifestation.«Zahra a été ma principale motivation pour faire cette pièce», déclare Mme Apick, artiste iranienne qui vit maintenant aux États-Unis et qui a été profondément touchée par la mort de sa compatriote.Beneath the Veil a déjà été montée au Kennedy Center de Washington avec l\u2019ancienne première dame Laura Bush comme présidente d\u2019honneur.Mary Apick, qui milite pour les droits des femmes, a fui l\u2019Iran en 1978, juste avant la révolution iranienne.Elle n\u2019y a jamais remis les pieds.Sa pièce est racontée du point de vue d\u2019une journaliste américaine qui s\u2019endort dans sa chambre d\u2019hôtel où des femmes viennent la visiter.«Chacune a une histoire à raconter, précise Mme Apick en entrevue.Toutes ces histoires deviennent la sienne et celle de toutes les femmes du monde.» Mary Apick joue le rôle de Zahra Kazemi et son histoire est racontée par l\u2019entremise d\u2019une lettre fictive écrite à son fils peu avant sa mort.La femme avoue être obsédée parMme Kazemi et par son destin tragique.«Elle était forte, elle n\u2019acceptait pas qu\u2019on lui dise non, elle était curieuse», affirme Mme Apick en décrivant la photojournaliste.Même si certains critiques ont soutenu que Beneath the Veil n\u2019était pas politique, Mary Apick insiste sur le fait que sa pièce est traversée par son message sur les droits de la personne, certains personnages féminins expliquant pourquoi ils ont décidé de cacher leur visage sous un voile.Sonprincipalobjectifdemeure d\u2019éduquer le public à propos de la vie au Moyen-Orient ainsi que des défis et sévices auxquels sont confrontées les femmes.«Malheureusement, en2010, dans certains pays du globe, nous y faisons toujours face et ça devrait arrêter, souligne Mme Apick.Je veux seulement sensibiliser les gens en racontant différentes histoires.» Zahra Kazemi sujet d\u2019une pièce à Toronto Le destin de la photojournaliste montréalaise d\u2019origine iranienne a été la principale motivation de la dramaturge Mary Apick pour faire sa pièce.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L LU N D I 5 AV R I L 2 0 1 0 ARTS ET SPECTACLES PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE L\u2019icône folk canadienne Gordon Lightfoot a été victime d\u2019une mauvaise blague, il y a un mois : l\u2019annonce de son décès, répandue sur Twitter, reprise par la chaîne Sun Media pendant quelques heures jusqu\u2019à ce que l\u2019information soit démentie.From coast to coast, on a entendu un gros «ouf!» collectif.Toujours vif, sur scène et en entrevue, Lightfoot nous offre un peu de sa sagesse durement acquise avant son concert de jeudi, à la Place des Arts.« J\u2019étais dans ma voiture lorsque j\u2019ai appris la nouvelle de ma mort, à la radio, raconte l\u2019auteur-compositeur.J\u2019ai appuyé sur la pédale de gaz \u2013 la première chose que je me suis dite, c\u2019est: \"Il faut que je trouve un téléphone !\" » Gordon Lightfoot a alors pris contact avec une radio de Toronto pour rassurer ses fans qu\u2019il était toujours de ce monde.«Depuis, j\u2019emprunte cette phrase à Mark Twain : The report of my death was an exaggeration.» Les nombreux fans du vétéran auteur, compositeur et interprète avaient raison de s\u2019inquiéter.À cause de son âge respectable \u2013 Gordon Lightfoot aura 73 ans cet automne \u2013, mais surtout de sa santé fragile, le musicien a souvent suscité l\u2019inquiétude.Il y a un peu plus de trois ans, l\u2019ex-alcoolique a subi une crise cardiaque (mineure, heureusement) sur scène.Une dizaine de jours plus tard, il poursuivait tout de même sa tournée.70 concerts par année Lightfoot, c\u2019est un répertoire de classiques de la pop folk des années 60 et 70 \u2013 qu\u2019on pense aux Sundown, If You Could Read My Mind ou The Wreck of the Edmund Fitzgerald, pour ne nommer que les plus célèbres.Mais c\u2019est surtout une véritable histoire d\u2019amour avec son public.Qu\u2019importe les soucis, le musicien n\u2019a jamais voulu s\u2019éloigner de la scène : « Je donne 70 concerts par année ! » dit-il.«Malgré tout, je suis toujours nerveux lorsque vient le temps de remonter sur scène.Mais je suis bien préparé : avant chaque tournée, je répète avec mes musiciens », dit-il de cette voix grave et posée aussi caractéristique du personnage que sa célèbre moustache.Chose troublante que d\u2019entendre la voix de Lightfoot à travers sa discographie.Le trémolo assuré et naturel, le timbre cuivré et vigoureux de ses débuts, durant les années 60, lorsque nul autre qu\u2019Albert Grossman, célèbre imprésario de Bob Dylan, l\u2019a mis sous contrat.Quelques années plus tard, durant sa « deuxième carrière » sous l\u2019étiquette Reprise (Warner), la voix est déjà considérablement transformée, plus grave, plus rocailleuse.La plume, elle, n\u2019a jamais changé.L\u2019a rt de raconter simplement des histoi res souvent complexes.Une poésie du quotidien qui touche immanquablement.Un sens de la mélodie affirmé.Des chansons, ce type-là en a pondu de sacrées belles, qu\u2019ont chantées Elvis, Dylan, Barbra Streisand, Johnny Cash, on en oublie.«On ne sait jamais quelle chanson sera la bonne, dit Lightfoot.Il faut en écrire tout un tas avant d\u2019en faire une que les gens aimeront.Parfois, on le sait tout de suite : Sundown, j\u2019étais certain que c\u2019en était une bonne.If You Could Read My Mind, je n\u2019en étais pas du tout sûr.D\u2019ailleurs, elle a marché seulement huit mois après la sortie du disque (Sit Down Young Stranger, paru en 1970 et sur lequel joue Ry Cooder).» Un échec à sa sortie, le disque a même été rebaptisé du nom du succès (tardif) pour que les ventes puissent décoller.Pari gagné.Copiste de partitions au début des années 60 à Toronto, Lightfoot a enregistré ses premiers titres en 1962.Le musicien fait partie de ces pionniers du renouveau folk populaire.En plus d\u2019être l\u2019une des premières stars anglocanadiennes à avoir obtenu la reconnaissance internationale, il a constamment représenté la culture anglophone de son pays.Ce pays, d\u2019ailleurs, il ne l\u2019a jamais quitté «parce que mes amis et ma famille étaient tous à Toronto.J\u2019aurais pu m\u2019installer longtemps en Europe (où il a été animateur d\u2019une émission de countryfolk à la BBC) ou aux États- Unis, mais je suis bien chez moi.» «J\u2019ai toujours été fier d\u2019être un ambassadeur de la culture de mon pays.J\u2019ai toujours pris ce rôle avec beaucoup de conviction et d\u2019enthousiasme.Oh yeah, no problem there.» MUSIQUE / Gordon Lightfoot Toujours vivant PHOTO AARON HARRIS, LA PRESSE CANADIENNE Gordon Lightfoot, star anglo-canadienne du folk, a eu la mauvaise surprise d\u2019apprendre la «nouvelle » de sa mort à la radio.Pourtant, à 73 ans, l\u2019auteur-compositeur-interprète est toujours vivant.Et il donne plus de 70 concerts par année.L\u2019auteur du succès If You Could Read My Mind est l\u2019une des premières stars anglo-canadiennes à avoir obtenu la reconnaissance internationale.NATHAËLLE MORISSETTE Les tout-petits ont été épargnés.L\u2019entrée en vigueur du nouveau Fonds des médias du Canada, qui financera désormais les productions télévisuelles, ne touchera pas le nombre et la qualité des émissions jeunesse qui seront diffusées l\u2019automne prochain.Alors que certains producteurs de séries de fiction ou de documentaires craignent que les émissions originales soient moins nombreuses au petit écran en septembre en raison des nouvelles règles de fonctionnement du Fonds, les artisans de l\u2019univers télévisuel des enfants sont plutôt confiants.« Cette année, les émissions jeunesse s\u2019en sortent correctement, estime la présidente- directrice générale de Télé-Québec, Michèle Fortin.En septembre, il y aura autant d\u2019émissions jeunesse (à notre antenne) que d\u2019habitude.» Les petits pourront donc continuer à suivre les aventures des héros de Toc toc toc ou de Cornemuse.Ce qui réjouit Mme Fortin : en vertu des nouvelles règles qui régissent le Fonds des médias du Canada, 17% de l\u2019enveloppe francophone \u2013 un total d\u2019environ 116,6 millions de dollars pour les productions en français de tous les genres \u2013 seront dorénavant consacrés aux émissions pour enfants.Cette proportion était auparavant de 14,9%.«Ça protège les productions pour enfants à un niveau plus important», estime la grande patronne de Télé-Québec.«Avec le 17%, on va en brasser, des affaires», ajoute Carmen Bourassa, conceptrice et productrice de nombreuses émissions destinées aux toutpetits comme Cornemuse, Toc toc toc et Passe-Partout.Autre v ic toi re: le fa it qu\u2019une mère de famille qui regarde Le club des doigts croisés avec ses enfants compte pour une personne à part entière dans le calcul des auditoires.Auparavant, un adulte qui regardait une émission pour enfants comptait pour.un demi-téléspectateur.Cette méthode était problématique pour les producteurs de télé jeunesse puisque, avec l\u2019entrée en vigueur du nouveau fonds, les cotes d\u2019écoute font partie des critères pour obtenir du financement.«Plus le succès de l\u2019auditoire va prendre de l\u2019importance, plus cette modification va être bénéfique», souligne Caroline Fortier, directrice exécutive de l\u2019Alliance pour l\u2019enfant et la télévision.Des craintes Par ailleurs, malgré ces bonnes nouvelles, certaines c ra intes persistent .« On ne sait pas vraiment quelles seront les conséquences (de la mise en place de ce nouveau programme) , rappel le Michèle For tin.C\u2019est vraiment une année de transition.» Pou r sa pa r t , Carmen Bourassa s\u2019inquiète de la nouvelle règle qui oblige les diffuseurs à utiliser 50% de leur enveloppe pour financer des projets télévisuels qui comportent des composantes web ou mobiles.Ces sommes consacrées à l\u2019internet feront en sorte que moins d\u2019argent sera consacré au petit écran.«J\u2019espère que ça ne viendra pas affaiblir la télévision », mentionne Mme Bourassa.FONDS DES MÉDIAS Feu vert à la jeunesse PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE Les petits pourront continuer à suivre les aventures des héros de Toc toc toc et d\u2019autres émissions jeunesse.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 5 A V R I L 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 ARTS ET SPECTACLES 0405 17h00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC Pyramide Union fait la force Le Téléjournal Mère indigne Virginie Belle-Baie Le verdict / Guy A.Lepage Suivre la parade Partie 1 de 4 Le Téléjournal La zone Six dans la cité \" TVA Drôles de vidéos TVA Nouvelles TVA Nouvelles Le cercle Contenir Rachid Bloopers TVA Jean-Marc: Urgence Partie 2 de 2 Toute la vérité / Sacrifice TVA Nouvelles Juste pour rire GOMEZETTAV.1h30\" V Smile TV Chemin du golf La guerre des clans Atomes Crochus Big Brother Rire et délire CSI: NY / Leçons de crime Le mentaliste / Vague sanglante La magie de Criss Angel Big Brother À couper le souffle TQc Cornemuse Toc toc toc Kaboum! Ramdam Ramdam Coureurs des bois Planète science LE CIEL PEUT ATTENDRE (1943) avec Don Ameche, Gene Tierney.22h55 DocsPlus 23h50 Stasio \" CBC CBC News Coronation Street Wheel of Fortune Jeopardy 18 to Life Little Mosque CBC Winnipeg Comedy Festival CBC News: The National 22h55 CBC News /23h05 The Hour CTV-M Dr.Phil / Dr.James Sears CTV News eTalk Access Hollywood Big Bang Theory 2 1/2 Men Hiccups Dan for Mayor Law&Order CTV National News CTV News \" GBL-Q 16h30 ! Young & R.Global National Evening News House & Home E.T.Canada Ent.Tonight 24 / Day 8: 6:00 AM - 8:00 AM Cold Blood / Dirty Deeds News Final Designer Guys ABC The Dr.Oz Show .Be a Millionaire?ABCWorld News Fox 44 News Smarter-5th Grad Dancing With the Stars Castle/Wrapped Up in Death The Office 23h35 Nightline \" CBS Dr.Phil / Dr.James Sears Channel 3 News at 6 CBS Evening News Ent.Tonight Big Bang Theory Rules of Engage.NCAA Basketball / Équipes à communiquer - Division I Tournament (D) 23h353 News \" FOX That '70s Show King of the Hill Family Guy The Simpsons 2 1/2 Men 2 1/2 Men 24 / Day 8: 6:00 AM - 8:00 AM FOX 44 News at 10 TMZ Scrubs NBC First at Five 5:30 Now News 5 at 6PM NBC Nightly News Jeopardy Wheel of Fortune Chuck / Chuck Versus the Other Guy Trauma / Scope of Practice Law&Order News 5 at 11PM 23h35 Jay Leno \" PBS-P Curious George Homework Hotline BBCWorld News Nightly Business PBS NewsHour Antiques Roadshow Partie 2 de 3 The Mormons Partie 1 de 2 BBC World News Charlie Rose \" SHOW Wife Swap Trailer Park Boys Trailer Park Boys Relic Hunter / So Shall It Be Tornado Terror / New York City Misfits Survivors TLC Little People Little People Little People Little People Little People Little People Little People Little People Ultimate Cake Off / Roller Derby Cake Boss Cake Boss Little People Little People ARTV Les Contes d'Avonlea Cormoran C'est juste de la TV Comme par magie 21h05 Comme par magie 22h05 Comme par magie Rendez-vous ARTV La liste CD Images-chocs / Ivrognes et drogués Le Grand Rire de Qc Partie 2 de 2 Biographies / Patrick Dempsey Les grands travaux / Le Hard Rock Park J'ai frôlé lamort! / Perdu en forêt NCIS enquêtes spéciales Ondes de choc Cinépop 15h05 ! JÉSUS DE NAZARETH 18h15 LES DIX COMMANDEMENTS (1956) avec Anne Baxter, Charlton Heston.- Moïse, révolté par la condition de ses frères, entreprend de les faire sortir d'Égypte.22h05 RAISON ET SENTIMENTS (1995) Emma Thompson.0h25 \" EV Les nouveaux explorateurs Fourchette et sac à dos / Vietnam Bouffe en cavale / Oeufs L'Amérique à vélo / Boston Rallye autour du monde Transsibérien, mon amour Les nouveaux explorateurs HI Petite maison / L'étranger Si j'avais un char Dans le secret des villes Tragédies / La crise d'Oka NCIS enquêtes spéciales Les guerriers casqués Chantiers MMAX Génération 80 / 1983 Hollywood Inc.Top5 Anglo Top5 Franco La danse des étoiles Génération 60 / 1963 Affaires de stars Star-O-Mètre L'index québécois MP Colocs.TV Palmarès L'univers M+ M.Net La prochaine Top Modèle Américaine Rock N' Road Masozen Coup de rock Tila: Célib et Bi RDI Le Téléjournal RDI santé RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Grands Reportages Le Téléjournal La Facture RDI économie Le journal RDI Le Téléjournal La Facture S+ Mes plus belles années Les experts / Une affaire de haut vol Bones / Art en scène La limite Porté disparu / En proie de doute C.S.I: Miami / Les dessous de Miami L'heure de vérité / Encore une glace SE 16h00 ! COMBAT.17h50 L'AGENT PROVOCATEUR (2009) Seth Rogen.19h20 POUR ELLE (2008) avec Lancelot Roch, Lancelot Roch, Vincent Lindon.Le Pacifique Bored (v.f) Cache ta joie 23h05 L'ENLÈVEMENT (2008) 0h40 \" TFO Moitié, Moitié Rivaux Sid le scientifique Caillou Panorama documentaire / Architecture Espèces d'espèces PARIS NOUS APPARTIENT (1961) avec Giani Esposito, Betty Schneider.23h15 Bibliotheca 23h45 P.Country \" TV5 Prendre sa place 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Un village français / Le débarquement 1919-1939: La drôle de paix Trésors civilisation Survivre / Éléphant TV5 le journal 23h35 Coup pouce \" VIE LisaWilliams: Dialogue avec les morts Bye-Bye Maison Décore ta vie Bye-Bye Maison Recettes vedette Maison en otage / Déco sexiste Ma maison Idées de grandeur Décore ta vie Airoldi pour sortie Propriétaire Passe la cigogne Z Painkiller Jane / La bête de Bolnar La porte des étoiles Revanche nerdz Comment c'est fait L'entrepôt 13 / Claudia Painkiller Jane / La bête de Bolnar La porte des étoiles / Chassé-croisé Monstres Mécaniques RDS 15h50 ! F1 Course automobile Sports 30 LNH Hockey / Bruins de Boston c.Capitals de Washington (D) L'antichambre (D) Sports 30 LNHPQ Homme plus fort SPN Sportsnet Connected Connected With Prime Time Sports FIS Skiing MLB Season Preview Billiards Sportsnet Connected Prime Time Sports TSN 16h30 ! 30 for 30 Off the Record SportsCentre LNH Hockey / Bruins de Boston c.Capitals de Washington (D) LNH Hockey/ Wild du Minnesota c.Oilers d'Edmonton (D) TTF Star Wars: Clone Johnny Test Les Simpson Jimmy L'intrépide Johnny Test Île des défis extr.Défis extrêmes 6teen Les Simpson American Dad Henri pis sa gang South Park Les Simpson American Dad VRAK Dans le trouble Hannah Montana Smallville / Requiem Ça plane pour moi! Grenade avec ça?Dans le trouble Famille parfaite 90210 Beverly Hills 70 M.changement Le Loup-garou Degrassi, nouvelle VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Miklós Takács partageait entre trois oeuvres le programme de la Société Philharmonique qu\u2019il présente chaque Vendredi saint à l\u2019église Saint-Jean- Baptiste : le tendre Requiem de Fauré, le tonitruant Budavari Te Deum de son compatriote Kodaly (qu\u2019il donna plus d\u2019une fois dans le passé) et la populaire Ode à la joie qui couronne la neuvième Symphonie de Beethoven.Parmi plusieurs concerts annoncés vendredi soir, celui de SJB avait attiré une foule record : 2500 personnes remplissaient l\u2019église; une demi-heure après le début, les retardataires cherchaient encore une place.En a c c or d ave c c e t t e assistance, 400 choristes remplissaient entièrement le sanctuaire jusque sur les côtés, engloutissant presque l\u2019orchestre de 50 musiciens recrutés chez nos formations locales.Impressionnant comme spectacle, l\u2019événement de deux heures le fut un peu moi ns au plan music a l .M.Takács traduisit le Fauré avec l\u2019intériorité requise et amena ses choristes à chanter à pleines voix dans le Kodaly et le Beethoven.Mais le chef de 77 ans n\u2019arriva pas toujours à maîtriser et coordonner ses troupes et les trois oeuvres furent marquées de sérieux décalages entre les sections chorales et entre le choeur et l\u2019orchestre.Marc Boucher et Johanne Patry furent les plus précis des quatre solistes.Franco Tenelli cherchait à chanter plus fort que les autres et tirait à l\u2019aigu.Michèle Bolduc faussa comme il n\u2019est pas permis dans le Fauré mais se ressaisit par la suite.La veille, Jeudi saint, au Bon-Pasteur, le Quatuor Arthur-LeBlanc proposait un programme Schumann de bicentenaire ayant comme attrait principal les deux oeuv res avec piano, soi t le Quatuor op.47 et le Quintette op.44.Le groupe d\u2019origine acadienne a connu des changements d\u2019effectifs et des problèmes depuis sa formation, en 1988.Aujourd\u2019hui, il joue juste et sa coordination est bonne.Mais ce n\u2019est pas encore un grand quatuor.En fait, ce qu\u2019on a entendu de plus intéressant jeudi soir venait du piano, tenu par Marc-Pierre Toth, un jeune inconnu de London, Ont.SOCIÉTÉ PHILHARMONIQUE DE MONTRÉAL.Choeur de l\u2019UQAM, Choeur de l\u2019École Joseph-François-Perreault et Manécanterie Harmonia Mundi.Solistes : Michèle Bolduc, soprano, Johanne Patry, mezzosoprano, Franco Tenelli, ténor, et Marc Boucher, baryton.Dir.Miklós Takács.Vendredi soir, Église Saint-Jean-Baptiste.QUATUOR À CORDES ARTHUR-LeBLANC et MARC-PIERRE TOTH, pianiste.Jeudi soir, Chapelle historique du Bon-Pasteur.Le spectacle du Vendredi saint CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE L\u2019Orchestre symphonique de Longueuil aura 25 ans l\u2019an prochain.Pour célébrer en grand cet anniversaire, il présente une programmation ambitieuse pour sa saison 2010-2011, dévoilée par le chef qui dirige sa destinée depuis 1994, Marc David.La formation musicale, qui portait le nom d\u2019Orchestre symphonique de la Montérégie lors de sa fondation en 1986, a fait bien du chemin.D\u2019un public annuel de 2000 spectateurs à ses débuts, il a été entendu par plus de 50 000 personnes durant la dernière saison.Le maestro David, qui en sera à sa 17e saison au pupitre, a-t-il l\u2019impression de travailler dans l\u2019ombre de Montréal et de l\u2019OSM?Pas du tout ! «On ne peut pas se comparer, car notre mission est vraiment différente, dit-il.C\u2019est de diffuser la musique partout en Montérégie.Une bonne partie de nos activités se fait en périphérie, et aussi avec les jeunes grâce à notre important volet pédagogique.On engage également beaucoup d\u2019organismes locaux, comme des choeurs.Bref, notre mandat est d\u2019être la locomotive du milieu musical de la région.» En plus des six concerts de sa saison régulière, qui attirent 700 abonnés, l\u2019orchestre prend chaque année son bâton de pèlerin pour faire découvrir la musique au public montérégien en se produisant dans les municipalités environnantes.Depuis 10 ans, il a aussi initié plus de 70 000 élèves à l\u2019univers symphonique.Au total, cela représente une trentaine de concerts par an.«Ce qui est particulier de nos concerts pour jeunes, c\u2019est qu\u2019ils viennent nous écouter mais qu\u2019ils sont aussi régulièrement sur la scène avec nous, dans des chorales ou pour la danse, des animations théâtrales ou la confection de décors, explique Marc David.C\u2019est important de leur permettre d\u2019avoir une expérience de scène professionnelle.Certains d\u2019entre eux deviendront peut-être des artistes, et les autres comprendront au moins ce qui se passe.» Saison anniversaire La 25e saison de l\u2019OSDL vise haut, notamment avec la Symphonie No1 de Mahler, présentée le 21 avril 2011, une première pour l\u2019orchest re.Pour l \u2019occasion, des surnuméraires se joindront aux 52 musiciens réguliers, question de rendre justice à cette oeuvre monumentale.«On s\u2019oriente vers 80 musiciens, car pour assurer un équilibre entre les vents et les cordes, il faut pratiquement doubler la section des cordes », dit le chef.D\u2019autres grands moments sont à prévoir, dont la visite du pianiste André Laplante en janvier 2011, pour le deuxième concerto de Liszt.« Ce sera mon t roisième concert à Longueuil, mais j \u2019ai joué avec Marc David très souvent, souligne André Laplante.Nous avons joué, entre autres, à Terre-Neuve, dont il dirige aussi l\u2019Orchestre symphonique.Depuis qu\u2019on se connaît, on a joué ensemble au moins sept concertos di f férents.Une complicité s\u2019est établie entre nous.» Parmi les concerts à souligner, mentionnons également un concert de Noël avec le ténor Marc Hervieux, le Concerto pour violon de Beethoven avec Jonathan Crow, en octobre, et un grand concert en plein air le 5 août prochain, au parc de la Cité de Saint-Hubert, sur le thème de la francophonie.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LONGUEUIL Vingt-cinq ans de mission musicale PHOTO DENIS GERMAIN, FOURNIE PAR L\u2019ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LONGUEUIL Marc David dirige la destinée de l\u2019Orchestre symphonique de Longueuil depuis 1994.PHOTO JOHN KUNICEK JR., FOURNIE PAR LA SOCIÉTÉ PHILHARMONIQUE DE MONTRÉAL Donné avec 400 choristes, le concert du Vendredi saint de la Société Philharmonique de Montréal a attiré 2500 personnes à Saint-Jean-Baptiste.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L LU N D I 5 AV R I L 2 0 1 0 ARTS ET SPECTACLES PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE The xx.Quel excellent album! Quel concert ennuyeux! Quel dommage.Ça s\u2019annonçait pourtant comme une soirée fantastique, prolongement d\u2019une journée, alors là, pas besoin d\u2019en rajouter.Dans un Métropolis affichant complet, les amateurs de bonne pop indé avaient la mine réjouie, les joues rosées par le soleil.L\u2019affiche de la soirée était la «cerise sur le sundae» que plusieurs ont dû s\u2019offrir en cet après-midi estival : le producteur électro californien (et remixeur de The xx) Nosaj Thing, le duo suédois jj et, enfin, la révélation pop britannique de 2009.Nous avions pris une belle claque en découvrant The xx, premier album de ce groupe de jeunes dans la vingtaine sortis de nulle part \u2013 façon de parler, puisque le groupe originaire du sud de Londres est né à la réputée Elliott School, où ont aussi étudié d\u2019autres brillantes têtes musicales anglaises telles que les gars de Hot Chip et de Burial.Bref, aussi bon que puisse être cet album de pop aux accents eighties qui ne verse jamais dans le cliché ou le romantisme d\u2019une époque que ses membres n\u2019ont pas connue, la performance live était en deçà des attentes.Précocement lumineux en studio, les jeunes de The xx ont encore du galon à prendre avant de pouvoir prétendre nous charmer autant avec leurs spectacles.Comme au premier concert Ça aussi, on le savait.The xx distille une pop cool, aérée et insomniaque, le genre de truc qui s\u2019écoute les lumières tamisées.Dans le salon, c\u2019est du bonbon.Sur scène, ça passe moins bien, comme le groupe l\u2019avait démontré à son premier concert en sol montréalais en décembre dernier, en première partie de Friendly Fires.De toute évidence, ça n\u2019a pas démonté les fans, dont le nombre a forcé le déménagement de ce spectacle du National au spacieux Métropolis.«C\u2019est la première fois qu\u2019on joue en tête d\u2019affiche au Canada», a souligné, ravi, le bassiste et chanteur Oliver Sim.Derrière un grand rideau, les trois musiciens ont fait des ombres chinoises avec leurs instruments alors que les premières notes de l\u2019instrumentale Intro ont signalé le début du concert.La foule a ensuite bruyamment accueilli le premier succès du groupe, Crystallised; la chanteuse et guitariste Romy Madley Croft égrainait les notes de cette belle chanson qui évoque un The Cure paisible, et partageait les tâches vocales avec son collègue Oliver Sim, à la basse électrique.Derrière eux, le batteur/percussionniste (et réalisateur de l\u2019album) Jamie Smith tapotait sur ses machines.Occasionnellement, il se déplaçait à la droite de Madley Croft pour jouer de vrais tambours.Ce qu\u2019on entendait là était joli, finalement assez fidèle aux versions de l\u2019album.Sans surprise se sont succédé Islands, Heart Skipped a Beat, les impeccables Fantasy, Shelter, VCR (chaudement applaudie par les fans) et, vers la fin, avec une rythmique à peine plus robuste, Basic Space et Night Time.Or, tout ça était bien mince: une sono sans profondeur, une présence scénique quasi anonyme.On aurait pu écouter ça les lumières fermées dans notre salon, ç\u2019aurait été du pareil au même.Un spectacle bien peu spectaculaire, en somme.MUSIQUE / The xx au Métropolis Il faisait si beau dehors.SYLVIE ST-JACQUES « Parabelo, pièce que nous avons créée en 1997, est pleine d\u2019une énergie du nord-est du Brésil, qui est vraiment sec, pauvre et où la vie est très dure.Et pourtant, les gens là-bas font un type d\u2019art absolument joyeux et coloré », constate Rodrigo Pederneiras en entrevue téléphonique.Pour Parabelo, Rodr igo Pederneiras a travaillé avec les figures de proue de la musique brésilienne Tom Zé et José Miguel Wisnik.Rythmes et musiques de l\u2019arrière-pays, chants de dévots et éléments folkloriques composent une esthétique traduisant l\u2019énergie indestructible d\u2019un peuple qui résiste aux souffrances et aux difficultés.Depuis sa création en 1997, cette pièce a beaucoup tourné en Amérique du Nord et en Europe.«C\u2019est une pièce très forte de notre répertoire.» Danser les ténèbres Breu, chorégraphie créée en 2007, prendra la scène en seconde partie de cette performance montréalaise de Grupo Corpo.«Le mot \"breu\" veut dire absence de lumière.En anglais, on dirait darkness.La pièce parle de la violence quotidienne, la violence urbaine.La musique, qui a été spécialement composée par Lenine, est très forte, très violente, avec des rythmes électroniques et beaucoup de percussions.» À la tête de Grupo Corpo depui s 35 ans , Rod rigo Pederneiras puise son inspiration dans la danse classique, la danse moderne, le xaxado, la capoeira, la danse africaine.Les sources qui l\u2019inspirent sont variables, dit-il, et la création diffère d\u2019une pièce à l\u2019autre.«Pour moi, c\u2019est important de travailler avec la musique.Si j\u2019invite une personne pour faire la musique, on commence à travailler ensemble deux ans à l\u2019avance et le musicien vient me voir en répétition.On travaille ensemble.» Pou r Grupo Cor po , i l s\u2019agit d\u2019une troisième visite à Montréal.Mais son fondateur et chorégraphe a ses aises dans la métropole.«J\u2019ai des amis là-bas, comme Louis Robitaille.C\u2019est pour moi une ville très importante, très spéciale.» Parabelo et Breu, programme double présenté dans le cadre de Danse Danse, du 7 au 11 avril à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.DANSE / Grupo Corpo Esprit de corps Chaudement accueillie par le public montréalais lors de ses passages ici en 2002 et en 2006, la compagnie Grupo Corpo est de retour.Du 7 au 11 avril, la compagnie brésilienne fondée en 1975 par Paul et Rodrigo Pederneiras offre sur la scène du Théâtre Maisonneuve un programme double composé de ses pièces Parabelo et Breu.PHOTO JOSÉ LUIZ PEDERNEIRAS, FOURNIE PAR DANSE DANSE La compagnie brésilienne Grupo Corpo est de passage à Montréal pour la troisième fois.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE The xx a donné un spectacle en deçà des attentes samedi soir au Métropolis.AGENCE FRANCE-PRESSE HONG KONG \u2014 Le chanteur américain Bob Dylan a annulé plusieurs étapes d\u2019une tournée en Asie après que Pékin eut refusé qu\u2019il donne des concerts en Chine, a rapporté hier la presse de Hong-Kong.Au départ, des concerts avaient été prévus en Chine, à Hong-Kong et à Taiwan après une tournée dans plusieurs villes japonaises en mars, a précisé le Sunday Morning Post.Les organisateurs de la tournée, la firme taiwanaise Brokers Brothers Herald, avaient annoncé en janvier que Dylan se produirait le 8 avril à Hong-Kong, mais ce concert avait été peu publicisé.Les autorités chinoises n\u2019ayant pas autor isé les concerts prévus à Shanghai et à Pékin, la firme taiwanaise a supprimé les autres étapes asiatiques.«Le ministère chinois de la Culture ne nous a pas donné la permission d\u2019organiser les concerts à Pékin et à Shanghai, et nous avons donc été forcés d\u2019annuler la tournée», a déclaré au journal Jeffrey Wu, de Brokers Brothers Herald.«La chance de jouer enChine constituait pour lui le principal attrait de la tournée.Quand c\u2019est tombé à l\u2019eau, tout le reste a été annulé», a-t-il dit.Il n\u2019a pas été possible d\u2019obtenir confirmation auprès des autorités chinoises.Bob Dylan annule plusieurs concerts en Asie FLASHES Le «Blake » de Dynastie n\u2019est plus L\u2019acteur américain John Forsythe, connu principalement pour son rôle de Blake Carrington dans la série télévisée des années 80 Dynastie, est mort à Santa Ynez, en Californie.Il avait 92 ans.John Forsythe, qui combattait un cancer depuis un an, a succombé jeudi soir à des complications liées à une pneumonie.Même s\u2019il s\u2019est aussi signalé au théâtre et au cinéma, son rôle d\u2019un magnat du pétrole dans Dynastie a défini sa carrière.Toujours à la télé, John Forsythe a été la voix hors champ de Charlie dans la série Charlie\u2019s Angels.Au cinéma, il a joué notamment dans Topaz et dans The Trouble With Harry, deux films du légendaire réalisateur Alfred Hitchcock, et dans In Cold Blood, célèbre adaptation du roman de Truman Capote.\u2014 AP Mort du critique et tromboniste Mike Zwerin Le critique de jazz et tromboniste américain Mike Zwerin est mort vendredi dernier à 79 ans à l\u2019hôpital Saint-Antoine de Paris, des suites d\u2019une longue maladie, a annoncé hier sa femme, Martine Zwerin, à l\u2019AFP.Après une vingtaine d\u2019années de carrière comme musicien, y compris au sein du groupe de Miles Davis, ce New-Yorkais est devenu critique de jazz à la fin des années 60, comme correspondant à Londres pour l\u2019hebdomadaire The Village Voice et pigiste pour les revues Actuel et Rolling Stone.Celui qui a ensuite travaillé pour l\u2019International Herald Tribune puis pour Bloomberg News est également l\u2019auteur de plusieurs ouvrages.Mike Zwerin avait cessé toute activité depuis deux ans.\u2014 AFP PHOTO AP John Forsythe llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 5 A V R I L 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 ANABELLE NICOUD Il s\u2019agit d\u2019une première pour Anne Dorval et Sébastien Ricard: les deux comédiens ont décroché dimanche dernier le premier Jutra de leur carrière.Parce qu\u2019elle a été la mère la plus aimée et détestée de l\u2019année dans le cinéma québécois et parce qu\u2019il a incarné à l\u2019écran l\u2019un des musiciens québécois les plus regrettés, La Presse et Radio-Canada décernent le titre de Personnalité de la semaine à Anne Dorval et à Sébastien Ricard.Reconnaissance et prestige «C\u2019est flatteur», dit Anne Dorval, charmée, de cette nomination.La comédienne a souvent donné vie à des personnages populaires du petit écran, notamment dans Grande Ourse, Le coeur a ses raisons et Les Parent.Grâce à son rôle de mère à fleur de peau dans J\u2019ai tué ma mère de Xavier Dolan, Anne Dorval a décroché son premier Jutra.«C\u2019est une belle récompense de recevoir des prix ici, dit-elle.J\u2019ai beaucoup de témoignages de gens du métier, comme par exemple Jean-Marc Vallée, qui est venu me parler dimanche soir.Cela m\u2019a fait tellement plaisir.Être reconnue ici, c\u2019est particulier.» Sébastien Ricard, lui, est surtout connu pour son travail sur les planches ou avec Loco Locass.Dans la peau d\u2019André Fortin pour Dédé à travers les brumes de Jean- Philippe Duval, Sébastien Ricard a lui aussi remporté son premier Jutra.«C\u2019est un prix prestigieux, qui clôture tout le cycle de travail démarré il y a trois ans.Pour moi, l\u2019histoire se termine vraiment bien et ça clôt un cycle de ma vie », estime-t-il.Dans des registres très différents, ils ont tous deux incarné des personnages forts, éclipsant, dans les pronostics des Jutra, les performances des autres nommés.Ce n\u2019est donc pas un hasard si Anne Dorval a vivement remercié Xavier Dolan de l\u2019avoir choisie comme partenaire à l\u2019écran dans ce premier film si personnel.«C\u2019est rare, dans notre métier, que le réalisateur vienne chercher un acteur parce qu\u2019il l\u2019aime.Xavier est un acteur lui-même: ce qui me touche, c\u2019est le regard qu\u2019il pose lui-même sur les acteurs, sa confiance en eux, sa façon de les voir comme des créateurs.Je voulais le remercier de nous voir comme autre chose que de simples exécutants », dit-elle.Fidèle à l\u2019engagement politique d\u2019André Fortin, Sébastien Ricard a, quant à lui, donné une couleur politique à ses remerciements, plaidant pour un Québec souverain, et incluant dans le «nous» les nations autochtones trop souvent oubliées.«Ce sont eux, les grands oubliés de cette longue pérégrination (sur les accommodements raisonnables, NDLR)», a-t-il dit.Quelques jours après son intervention aux Jutra, il dit avoir reçu «moins de pots que de fleurs ».Du regretté leader des Colocs, Sébastien Ricard dit avoir gardé beaucoup de choses.«Cela a été un gain formidable pour moi de découvrir le regard d\u2019André Fortin sur la culture de son pays.Je crois qu\u2019inconsciemment, beaucoup de groupes sont les descendants des Colocs, qui étaient sensibles aux mêmes choses que nous.Assumer toute la culture québécoise en chanson, c\u2019était audacieux et risqué», estime-t-il.Prochains projets Sébastien Ricard comme Anne Dorval sont associés à de futurs projets en cinéma.Anne Dorval n\u2019exclut pas de tourner de nouveau avec Xavier Dolan: «Xavier a toujours plein de projets, mais plus que tout, j\u2019espère que nous allons poursuivre notre amitié, dit-elle.J\u2019ai la chance de pouvoir choisir mes rôles, surtout à l\u2019âge que j\u2019ai, il y en a peu pour les femmes de mon âge, je me sens choyée.» Après avoir trouvé un rôle si complet au cinéma, Sébastien Ricard ne sait pas si sa route le ramènera vers ce genre de personnage.«Dans l\u2019histoire du cinéma québécois, c\u2019est l\u2019un des rôles les plus importants dans un film.Après ça, je n\u2019aurai sans doute jamais autant de matériel que pour 43 jours de tournage», concède-t-il.En plus de futurs projets au cinéma, Sébastien Ricard travaille à un nouvel album de Loco Locass et à un projet de théâtre avec Brigitte Haentjens.C\u2019est une belle récompense de recevoir des prix ici.Être reconnue ici, c\u2019est particulier.\u2014Anne Dorval LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L\u2019INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L\u2019EXCELLENCE NAÎT DE L\u2019EFFORT RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE SUR LES ONDES DE RADIO-CANADA Dimanche dernier, lors de la soirée des Jutra qui récompense les artisans du cinéma québécois, deux grandes performances ont été primées : celle d\u2019une actrice très aimée du public, Anne Dorval, et celle d\u2019un comédien et chanteur indéniablement engagé, Sébastien Ricard.Anne Dorval et Sébastien Ricard PHOTO FOURNIE PAR TVA FILMS Sébastien Ricard dans Dédé à travers les brumes.PHOTO GRAHAM HUGHES, PC Anne Dorval aux Jutra.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L LU N D I 5 AV R I L 2 0 1 0 CE MATIN ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 6h40 C \u2019 E ST BI E N MEILLEUR L E MAT I N Avec René Homier-Roy DU LUNDI AU VENDREDI 5h30 À 9h LES DIMANCHES ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ : 10h15 R D I MAT IN Avec Louis Lemieux VENDREDI, SAMEDI ET DIMANCHE DÈS 5h30 À RADIO-CANADA LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESSE/RADIO-CANADA Radio-Canada.ca "]
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