La presse, 17 avril 2010, G. Gourmand
[" GOURMAND CUISINE DES RECETTES QUI DÉMÉNAGENT PAGE 5 VINS DEUX MILLÉSIMES DE BOURGOGNE PAGE 4 www.cyberpresse.ca/vivre TECHNO Quatre nouvelles applications pour iPhone permettent aux consommateurs allergiques d\u2019identifier plus facilement les plats qu\u2019ils ont le droit de manger.À lire sur cyberpresse.ca/allergie REPAS Un chef cuisinier d\u2019Irlande a décidé de moderniser le «dernier repas » du Titanic (13 plats), servi le 14 avril 1912.Voyez le résultat sur cyberpresse.ca/titanic WASHINGTON, VINS ET METS ÀLADÉCOUVERTE DUNORD-OUEST Après laCalifornie et l\u2019Oregon, voilà queWashington se découvre de réels talentsdevigneron.Àla gastronomie traditionnelle côtière aux riches parfums de mer et de bon café s\u2019ajoute donc maintenant une nouvelle locomotive gourmande : une palette de vins multiples venus des plaines arides de l\u2019est de l\u2019État.Car s\u2019il pleut à Seattle, le soleil plombe sur ces terres autrefois réservées aux cowboys et aux vergers.La chroniqueuse Marie-Claude Lortie est partie à la découverte de cette nouvelle frontière gastronomique en plein essor.Reportage en pages 2 et 3.PHOTOS MARIE-CLAUDE LORTIE, LA PRESSE ! Les moutons des vignes en biodynamie de Pacific Rim.@ Huîtres kumamoto.# Fromage de chèvre Larzac de la maison Monteillet à Walla Walla.$ Pains dans une boulangerie de Walla Walla.% Vignes de la vallée de Walla Walla.?Poule urbaine à Seattle.! @ # % ?$ MONTRÉAL SAMEDI 17 AVRIL 2010 prolongez le plaisir de la série télévisuelle avec notre collection dvd, en primeur chez renaud-Bray.3 nouveaux portraits : stéphan Bureau rencontre eric-emmanuel schmitt stéphan Bureau rencontre Jacques attali stéphan Bureau rencontre alain ducasse 1699 $ ch.JACQUES ATTALI Le temps Le pouvoir L\u2019avenir Stéphan Bureau rencontre Dans ce DVD : Un portrait exceptionnel tiré de la série CONTACT PLUS une heure d\u2019interview inédite Stéphan Bureau ALAIN DUCASSE rencontre Dans les coulisses d\u2019un géant mondial de la gastronomie Dans ce DVD : Un portrait exceptionnel tiré de la série CONTACT PLUS La cave à vin d\u2019un grand palace.Sur la ligne de feu, avec la brigade d\u2019un trois étoiles.ERIC-EMMANUEL SCHMITT La foi, souffle du créateur Stéphan Bureau rencontre Dans ce DVD : Un portrait exceptionnel tiré de la série CONTACT PLUS une heure d\u2019interview inédite GOURMAND Lorsqu\u2019on pense à l\u2019État de Washington, on pense d\u2019abord à Seattle, avec son climat pluvieux, ses fruits de mer, son saumon et son excellent café.Mais en termes de gastronomie, Washington, c\u2019est beaucoup plus, car toute une partie de l\u2019État, traversée par la vallée du fleuve Columbia, est au sec, sous le soleil.Fruits, légumes, et maintenant vignes y poussent dans la chaleur.Reportage sur un Nord-Ouest qui se découvre gourmand.WASHINGTON TERREETMER dont le délicieux Anchovies & Olives.HuîtresKumamoto, Olympias rustiques ou Totten Virginica, panopes, coques, pétoncles\u2026 La liste des fruits de mer sur la carte de Stowell est remplie de vagues et d\u2019embruns.Sa cuisine : droit au but.Les produits sont mis en l\u2019avant.On ne veut pas perdre de vue les saveurs de l\u2019océan.Ail leu r s, comme chez Monsoon, restaurant vietnamien réputé pour son choix de produits haut de gamme \u2013 on utilise notamment du boeuf Wagyu \u2013, pétoncles et poissons se retrouvent dans une cuisine légère, relevée.ÀSeattle, on est sur la côte pacifique, le regard rivé sur l\u2019Asie et ses gastronomies remplies de coriandre, de gingembre, de piments parfumés.Mais Seattle, c\u2019est aussi Crush, le restaurant de Jason Wilson, réponse du Nord-Ouest à la French Laundry de Napa Valley.Plats tout en douceur, sous-utilisation volontaire de l\u2019acidité, jeux de textures moelleuses, crémeuses, onctueuses\u2026 Décor tout en blanc rempli d\u2019objets signés Panton ou puisés chez Artemide.Et puis Seattle, c\u2019est aussi mille et un cafés et torréfacteurs, comme Caffe Vita ou Ladro ou Vivace, où la réputation caféinophile de la cité du grunge et de l\u2019informatique se maintient.« La gastronomie à Seattle ?Je vous la résume, lance le chef Ethan Stowell.C\u2019est une ville très jeune, avec des produits fantastiques.» Les frais de ce reportage ont été payés par laWashington Wine Commission.MARIE-CLAUDE LORTIE WALLA WALLA, Washington \u2013 Il est 19 h, un mercredi soir et dans la rue principale vide de Waitsburg, juste à l\u2019extérieur de Walla Walla, dans l\u2019est de l\u2019État de Washington, on se croirait dans un décor de cinéma.Les affiches des commerces sont rétros, les façades aussi.Sur un des bâtiments, un artiste a peint un drapeau américain en noir et blanc.On est au coeur d\u2019une Amérique stéréotypée, façon cowboy.Pourtant, on est là pour boire du vin.Au Jimgermanbar, une galerie-barresto minimaliste qui serait à sa place dans un quartier branché new-yorkais ou berlinois, nous attend un vigneron appelé Charles Smith.Il a des airs de rocker.Pas étonnant.Avant de se lancer dans le vin, c\u2019était son univers.Aujourd\u2019hui, il produit syrahs et grenaches aux étiquettes en noir et blanc.Au pays du grunge, de l\u2019espresso corsé et des romans de vampires, les vins de Smith, comme le Old Bones ou le Château Smith, ne détonnent pas.Ici, on explore la création vinicole en puisant dans les traditions françaises pour mieux réinventer.Pas surprenant qu\u2019au-delà des géants établis comme la maison Château Ste.Michelle, on découvre que l\u2019excentrique californien Randall Grahm, de la maison Bonnie Doon, a installé ses moutons biodynamiques sur les rives du fleuve Columbia, pour y produire ses vins Pacific Rim.Ou que le Français Christophe Baron élabore dans les galets de Walla Walla des vins appelés Cayuse recherchés et vendus à gros prix.La pluie et les cowboys Lorsqu\u2019on pense à l\u2019État de Washington, la première image qui nous vient à l\u2019esprit est souvent pluvieuse, car la côte pacifique, en commençant par Seattle, est effectivement très humide.Sauf que les vignobles ont pris d\u2019assaut une tout autre zone de l\u2019État : des terres jadis consacrées aux cultures maraîchères qui sont au sud-est, en allant vers l\u2019Idaho et l\u2019Oregon, au-delà d\u2019une chaîne de montagnes appelées les Cascades.Lorsqu\u2019on part de Seattle pour rouler vers le sud-est, on a l\u2019impression de changer de pays.On quitte la pluie pour tomber dans la neige des montagnes, puis l\u2019aride soleil des plaines.On quitte les fruits de mer, le café et le saumon pour arriver dans le monde des fruits et légumes, du blé, et du vin.Un univers en transformation qui s\u2019est découvert oenophile et maintenant explore son âme foodie.« Traditionnellement, cette région est connue pour ses oignons, lance Pierre-Louis Monteillet, un Français originaire du Sud-Ouest devenu fromager américain, non loin de Walla Walla.Mais depuis une dizaine d\u2019années, l\u2019univers du vin a explosé.Maintenant, il faut développer la gastronomie pour accompagner les bonnes bouteilles.» Avec sa femme Joan, Monteillet élève des chèvres et des brebis.Il en fait une dizaine de fromages, donc un chèvre appelé Larzac et un Causse Noir, mélange brebis-chèvre, qui ressemble à une tomme.Ils élèvent aussi des porcs, dont ils font leurs propres charcuteries, revendues ensuite dans des marchés locaux.Dans les petites villes de vin, les restaurants apparaissent, peu nombreux mais solides.Le Jimgermanbar de Waitsburg, par exemple, propose une paëlla bien relevée et des amuse-bouche aux saveurs profondes, remplis de soleil.À Walla Walla, la Brasserie Four se risque à offrir de l\u2019os à moelle et de la pizza au canard.La région a même ses propres brûleries de café, et, évidemment, une multitude de vignobles où l\u2019on peut faire des dégustations sur place.Seattle, encore et toujours Toutefois, pour les parfaits accords mets et vins, c\u2019est de retour à Seattle, sur la côte, qu\u2019on trouve les meilleurs restaurants.Pour le moment, c\u2019est vraiment là qu\u2019au-delà du verre à vin, l\u2019assiette du Nord-Ouest prend son essor.C\u2019est dans cette zone, par exemple, que l\u2019on retrouve les produits uniques de cette région: les fruits de mer.«Moi je crois que c\u2019est ce qu\u2019on a de mieux.Comme, dans : les meilleurs au monde ! » lance Ethan Stowell, un des chefs les plus réputés de la ville, propriétaire de quatre restaurants CRUSH 2319, East Madison Street Seattle 206-302-7874 www.chefjasonwilson.com VIVACE Plusieurs adresses à Seattle www.espressovivace.com ANCHOVIES&OLIVES 1550, 15th Avenue Seattle 206-838-8080 www.ethanstowellrestaurants.com MONSOON 615, 19th Avenue East Seattle 206-325-2111 www.monsoonrestaurants.com JIMGERMANBAR 119, Main Street, Waitsburg 509-307-6001 www.jimgermanbar.com PHOTOS MARIE-CLAUDE LORTIE, LA PRESSE Les chevaux de trait du vignoble de Cayuse à Walla Walla CYBERPRESSE.CA RECETTE Marie-Claude Lortie raconte son voyage gourmand dans l\u2019État de Washington et vous présente une recette de salade de panope à cyberpresse.ca/washington QUELQUES ADRESSES La culture en bandes près de Waitsburg.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 G O U R M A N D L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 7 A V R IL 20 1 0 GOURMAND Invitée par la WashingtonWineCommission, je suis partie en reportage en compagnie d\u2019experts en vins qui ont accepté de me faire part de leurs coups de coeur.Les voici.VINS DE WASHINGTON Les coups de coeur de quelques experts SAMUEL CHEVALIER-SAVARIA Sommelier au restaurant Toqué! à Montréal «Les trois maisons qui m\u2019ont le plus charmé sont Boudreaux, Hedges et Cayuse pour des raisons très différentes.Boudreaux (pas encore d\u2019agent au Québec), surtout avec les cabernet sauvignon ronds, souples, élégants mais hyper-persistants.Ce qui est surprenant, c\u2019est cette texture qui rappelle les vins de la rive droite de Bordeaux et son merlot.Washington est un des seuls endroits où j\u2019ai goûté des effets boisés au service du raisin.Hedges (certains produits disponibles à laSAQ) c\u2019est la syrah, mais c\u2019est surtout un secteur: Red Mountain, la AVA (American Vitucultal Area), la plus solaire de Washington.Donc les vins sont sudistes, généreux, mais pas opulents.Vignes en biodynamie, petits rendements et absence de bois neuf font que les vins sont digestes et frais mais remplis de soleil.Cayuse (agence La Céleste levure), c\u2019est «l\u2019American Dream» version West Coast: Christophe Baron, français, débarque pour vendre du bio plus que bio au pays du hamburger et ça marche! Les vins goûtent.Il est un des seuls à exploiter ce secteur de la région de Walla Walla où il y a de la roche (basalte), ce qui apporte une bonne minéralité.» NADIA FOURNIER Co-auteure du Guide du vin avec Michel Phaneuf «D\u2019abord Cayuse pour ses méthodes peu interventionnistes dans le chai et pour la qualité impeccable de ses vins.Trois idées: Syrah 2007, En Chamberlin, Walla Walla (importation privée - 129$) Syrah 2006, Armada, Walla Walla (importation privée - 129$) Syrah 2006, Cailloux Vineyard, Walla Walla (SAQ Signature, 11120198, 95$).www.lacelestelevure.ca \u2022 \u2022 \u2022 Ensuite, je choisis Hedges, pour son sérieux et son désir de produire des vins authentiques.Suggestion: Chardonnay/sauvignon/marsanne2007, C.M.S., Columbia Valley (SAQ Spécialité, 11035655, 18,90$) pour sa fraîcheur, ses saveurs franches d\u2019agrumes et la rondeur des cépages chardonnay et marsanne.Aussi la syrah Red Mountain.Des bouteilles pourraient nous arriver en cours d\u2019année.(infos: www.divinparadis.com Troisièmement, Efesté, pour la qualité d\u2019ensemble des vins, surtout ces deux produits qui sont disponibles en importation privée: Syrah 2007, Jolie Bouche, Columbia Valley (44,50$) Sauvignon blanc 2009, Columbia Valley (26,85$).Leur agence: Balthazard.www.vinsbalthazard.com OLIVIERDEMAISONNEUVE Sommelier-conseil, chroniqueur et animateur de soirées vins et tapas.«Deux coups de coeur, faciles à trouver à la SAQ: Cougar Crest, cabernet franc, 2006 (SAQ Spécialité, 11036498, 46,50$).Nez charmant, sur la cerise et le poivre, belle ampleur et persistant.Pacific Rim, riesling, 2007 (SAQ, 10354419, 17,90$).Nez super sur le fruit.En bouche: bien sec et frais.Bon rapport qualité/prix.» JACQUESORHON Sommelier, auteur de nombreux livres sur le vin «J\u2019ai privilégié des vins disponibles et à prix raisonnables.Voici trois idées: Riesling Poet\u2019s Leap, Columbia Valley 2008, Long Shadows Vintners (SAQ, 11157038, 29,75$) Cab.-Sauv./Merlot/Syrah, Columbia Valley 2007, Hedges Familiy Estate (SAQ, 10354478, 20,90$) Syrah, Columbia Valley 2006, L\u2019Ecole No.41 (SAQ, 10709030, 33,50$)» \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Des chèvres à la fromagerie Monteillet près de Waitsburg.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 A V R I L 2 0 1 0 G O U R M A N D 3 des fromages d\u2019ici L \u2019histoire d\u2019une balade .com Des vaches qui broutaient paisiblement dans des pâturages sans pesticides ni engrais chimiques, qui produisaient le lait qui servait à créer les fameux fromages biologiques d\u2019ici dont j\u2019avais tant entendu parler.La journée était belle.Les vaches dans les champs me regardaient passer en vélo, sans réaction, comme toutes les vaches du monde.Sauf que ces vaches-là, je l\u2019appris par la bouche même de leur propriétaire, étaient loin d\u2019être des vaches comme les autres: elles produisaient du lait biologique.Donc, des vaches nourries d\u2019aliments biologiques n\u2019utilisant pas de produits chimiques de synthèse.C\u2019est en pensant à elles et à leur doux pâturage qu\u2019aussitôt arrivé à lamaison, je me préparais un plateau de fromages biologiques d\u2019ici.Oui, avant les fromages d\u2019ici, il y a souvent une belle histoire.Cheddar Bio d\u2019Antan VINCENT MARISSAL L\u2019ARGENT DUVIN Une bonne et une mauvaise nouvelle pour commencer cette chronique «restants de carnet ».La mauvaise, d\u2019abord, question de liquider les affaires plates rapidement : la succursale Jean-Talon, installée dans l\u2019ancienne gare du même nom, ferme ses portes ces jours-ci.Le supermarché Loblaws, voisin, reprendra le local.Les clients de la SAQ perdent ainsi l\u2019une des plus belles succursales.Les vestiges de la gare donnaient un caractère unique à cet endroit, par ailleurs toujours bien approvisionné, doté d\u2019un stationnement souterrain et de conseillers en vin dévoués et compétents.(Voilà l\u2019une des rares succursales où le caissier, me voyant accompagné d\u2019un bébé, m\u2019a offert volontairement d\u2019amener ma caisse à l\u2019auto.) L\u2019endroit n\u2019est, apparemment, pas rentable.Il faut dire que la SAQ n\u2019a jamais su le mettre en valeur, malgré les qualités architecturales évidentes des lieux.Bien des gens ne savaient même pas qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une succursale ouverte à tous.Un employé de la succursale a même écrit une lettre ouverte dans l\u2019hebdomadaire Progrès Villeray le mois dernier pour dénoncer la discrimination de la SAQ envers ses clients de Parc-Extension.La bonne nouvelle, maintenant: la seule succursale Signature à Montréal (ancienne Maison des vins) déménagera sous peu dans un autre local (dont j\u2019ignore l\u2019adresse pour le moment).Si vous êtes déjà allé dans le sous-sol de l\u2019immeuble des Ailes de la mode, rue Sainte- Catherine, que vous en êtes déjà ressorti les bras chargés à la recherche de votre auto garée trois rues plus loin, vous serez, comme bien des clients de l\u2019endroit, heureux de savoir que la SAQ cherche un nouvel emplacement, toujours au centre- ville, plus spacieux avec stationnement.Je seconde! Vente aux enchères Nous parlions la semaine dernière de la vente aux enchères du restaurant montréalais Les Chenêts.Voici un autre encan, à Paris, cette fois.Le célèbre restaurant La Tour d\u2019Argent a mis en vente, en décembre dernier, 18 000 bouteilles, question de faire un peu de place parmi ses 450 000 bouteilles.La vente aux enchères devait aussi permettre, selon la direction de l\u2019établissement, d\u2019évaluer la valeur des trésors détenus en cave.Au département des folies, une bouteille de cognac, Le Clos du Griffier datant de 1788, a été adjugée à 25 000\u20ac, soit environ 35 000$CAN (prix de départ : 2500\u20ac).On estime que la vente aux enchères rapporterait environ un million d\u2019euros à cette tour qui porte décidément bien son nom.Hong Kong, Klondike du vin Ext ra it d\u2019une dépêche récente de l\u2019AFP: Hong-Kong, qui a supprimé les taxes sur le vin en 2008, constitue le marché le plus dynamique d\u2019Asie, avec une consommation par habitant en hausse et des importations en forte croissance, selon une étude réalisée pour le salon Vinexpo.Entre 2004 et 2008, la consommation annuelle de vin à Hong Kong a augmenté de 75,9% pour atteindre 3,6 litres par personne, contre 2,5 litres au Japon et 2,1 à Singapour.À titre de comparaison, la consommation moyenne par habitant est de 50 litres par an en France et de 25 litres au Royaume-Uni.«La stratégie du gouvernement visant à faire de Hong- Kong un \"hub\" régional du vin, grâce à la suppression des taxes, explique ce dynamisme », explique-t-on chez Vinexpo.Globalement, la consommation de vin en Asie a progressé de 51,9% entre 2004 et 2008 et devrait continuer de croître de 25% d\u2019ici à 2013.L\u2019Asie ne représente que 6,6% du vin consommé dans le monde, soit 7 milliards de dollars pour un marché mondial de 153 milliards de dollars en 2009.S Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca GOURMAND JACQUES BENOIT DUVIN L\u2019un des plus grands millésimes qu\u2019ait connus la Bourgogne au cours des dernières décennies est sans conteste 2005, auquel le magazine Bourgogne Aujourd\u2019hui accordait la Médaille d\u2019or dans son numéro de décembre 2009-janvier 2010.«L\u2019un des plus grands millésimes des 100 dernières années», écrivait son rédacteur en chef Christophe Tupinier dans un dossier sur les millésimes 1994 à 2008.Toutefois, les 2005, autant les rouges que les blancs, sont à peu près tous épuisés, hélas! Mais il y a de l\u2019espoir car, dit-on, les 2009, rouges et blancs (je cite de nouveau Bourgogne Aujourd\u2019hui), ont ce qu\u2019il faut pour occuper «la seconde marche» du podium.«Les 2009 se goûtent mieux en ce moment que les 2008», disait un soir à table Patrick Essa, qui est l\u2019un des responsables des vinifications au Domaine Buisson-Charles (Meursault), à l\u2019occasion de cet événement bisannuel incomparable que sont les Grands Jours de Bourgogne.Cependant, sauf sans doute dans le cas des vins les plus modestes, la plupart des 2009 sont encore en fûts, et ce sont principalement leurs 2007 et 2008 qu\u2019ont fait goûter les Bourguignons cette année, du 22 au 26 mars.J\u2019y étais et j\u2019ai pu déguster ainsi un peu plus de 300 vins, surtout des rouges, sauf à Chablis le lundi 22.Verdict, du moins verdict provisoire?En bref: sans être un grand millésime, 2008 a donné des vins nettement plus denses et plus homogènes que 2007, alors que ceux de ce dernier millésime, souvent fluets, sont de qualité très variable.Autrement dit, en dents de scie.«2007, 14 en rouge (NDLR: sur 20), 13,5 en blanc.2008, 14,5 en rouge, 15,5 en blanc », note le magazine bourguignon.Mais, comme le montre le vin qui suit, il y a toujours des exceptions! Bourgogne Hautes-Côtes-de-Beaune 2007 La Cave des Hautes-Côtes, 18,25$ (578161), HH, $$, 2010.Goûté côte à côte avec le précédent, il souffrait de la comparaison, quoique ce ne soit pas un mauvais vin.D\u2019un rouge clair-orangé, son bouquet, d\u2019ampleur tout au plus moyenne, associe fruits rouges et fruits cuits, alors qu\u2019il s\u2019agit, en bouche, d\u2019un vin plutôt léger, souple, très peu tannique, et à boire sans délai.12,5% (524 caisses).Moulin-à-Vent 2008 Baronne du Chatelard, 21,60$ (10367471), HHH, $$1/2, 2010-2013 ?Même si le Beaujolais fait partie de la Bourgogne, les autres vignobles bourguignons sont réticents à l\u2019accueillir dans leurs rangs.Celui-ci, d\u2019une couleur bleutée assez soutenue, au bouquet qui n\u2019est pas sans rappeler l\u2019odeur des fraises, charnu et au bon goût de fruit, n\u2019a pourtant rien à envier à beaucoup de bourgognes.13% (61 caisses).Chablis 2008 La Vigne de la Reine Château de Maligny, 22,95$ (560763), HHH1/2, $$1/2, 2010-2013.Millésime qui succède au 2007 (on le trouve encore), et un peu plus dense, on a là un chablis non boisé au très beau bouquet, mûr, fin, pourvu d\u2019une note minérale caractéristique, tout au plus moyennement corsé, et déployant en bouche la même distinction qu\u2019au nez.Impeccable.12,5% (263 caisses).Pommard 2007 Catherine et Claude Maréchal, 49,25$ (10865382), HHH1/2, $$$$, 2010-2014.Autre vin des Maréchal, ce Pommard compte de toute évidence parmi les très bons 2007.Bien coloré, son bouquet est séduisant et relevé par une note fumée discrète (le bois).La bouche suit, de corps moyen, distinguée, avec des tannins aimables.Un peu moins concentré, le 2006, d\u2019une grâce 2007 et 2008 en Bourgogne Plus d\u2019étoiles que de symboles du dollar: le vin vaut largement son prix Autant d\u2019étoiles que de symboles du dollar: le vin vaut son prix Moins d\u2019étoiles que de symboles du dollar: le vin est cher, même très cher H HH HHH HHHH HHHHH CORRECT BON TRÈS BON EXCELLENT EXCEPTIONNEL SUR CYBERPRESSE.CA Voir aussi cyberpresse.ca/benoit pour d\u2019autres commentaires de dégustation.LA RECOMMANDATION DE LA SEMAINE Toscana2006 IGTVillaAntinori Vin rouge de Toscane, d\u2019une couleur soutenue et déjà un peu évoluée, fait surtout de Sangiovese (60%) que complètent Cabernet Sauvignon (20%), Merlot (15%) et Syrah (5%), et élevé en fûts, son beau bouquet, marqué par des nuances empyreumatiques (tabac, chocolat, etc.), non sans complexité, est déroutant (tant mieux!), en ce sens qu\u2019aucun de ces cépages ne prend le pas sur les autres.De corps moyen, équilibré, on retrouve en bouche les mêmes arômes empyreumatiques, sur des tannins de qualité et bien enveloppés.Très réussi.13,5% (1569 caisses).23,70$ (10251348), HHH, $$1/2, 2010-2011.L\u2019une déménage, l\u2019autre ferme MOINSDE20$ Sherwood Estate, Pinot noir, Marlborough 2008 (Code SAQ: 10384061) 19,15 $ Je dis souvent à la blague : les pinots noirs de Nouvelle-Zélande, c\u2019est la Bourgogne sur l\u2019acide! Un bel exemple, pas trop cher, qui vous en mettra plein la tronche, sans être pour autant sur-travaillé à grands coups de chalumeau dans le fond des barriques.Avec une salade de gésiers de poulet, l\u2019autre soir, même le vinaigre balsamique était d\u2019accord.ROBERT BEAUCHEMIN COLLABORATION SPÉCIALE Tous ceux qui ont connuGilbert Marciano en gardent un souvenir impérissable.L\u2019homme était une véritable comète, mais surtout un visionnaire qui a conçu quelques-uns des restaurantsphares de Montréal.À la tête de L\u2019Odéon, installé sur l\u2019avenue du Parc au début des années 80, Marciano a été l\u2019un des premiers rénovateurs du style bistro en Amérique du Nord.Sans être trop informel, le restaurant proposait une cuisine plus libre et décomplexée, qui annonçait sans le savoir toute une génération de néo-bistros chics: nappes blanches, certes, mais pas de cravates et des heures d\u2019ouverture flexibles.Il installe Le Witloof, un deuxième resto, rue Saint- Denis, quelques années plus tard, et lui donne un air et surtout un menu d\u2019inspiration franco-belge: grillades, frites, moules, le tout servi dans une atmosphère chic où les serveurs portaient les habits élégants des brasseries parisiennes.La mode était lancée.Le resto est devenu la cantine préférée d\u2019une génération d\u2019artistes et de vedettes.Le même esprit s\u2019est retrouvé au Bouchon, boulevard Saint- Laurent, au coin de Mont- Royal, 10 ans plus tard.En 2004, avec son fi ls Harry, Gilbert Marciano a ouvert le Taza Florès, un bar à tapas, sur l\u2019avenue du Parc, encore une fois l\u2019un des premiers en ville, proposant des plats en miniatures, méditerranéens d\u2019inspiration, faisant jouxter les notes marocaines, les produits espagnols ou provençaux.M.Marciano est mort le 1er avril à l\u2019âge de 67 ans.En mémoire de Gilbert Marciano indéniable, est du même niveau.13% (145 caisses).Chorey-lès-Beaune 2007 Catherine et Claude Maréchal, 34,75$ (917617), HHH, $$$$, 2010-2013.Bourgogne rouge de charme, biencoloré, au séduisant bouquet, net et même pur, il se présente en bouche avec le même pouvoir de séduction.De corps moyen, d\u2019une bonne concentration sans que ce soit un vin très dense, ses tannins sont ronds, aimables, et il a des allures.de 2008.Goûtés en Bourgogne, certains 2007 d\u2019appellations beaucoup plus prestigieuses (notamment un Bonnes Mares et un Clos de la Roche) étaient inférieurs à ce vin.Seul bémol: il est cher, et sa distribution ne fait que commencer.13% (254 caisses).Grands Echezeaux 1990 Joseph Drouhin, HHHH.Ce vin n\u2019est pas vendu au Québec.D\u2019un grand millésime, et servi à un dîner au Château du Clos de Vougeot (et commenté pour faire rêver !), ce grand bourgogne, au fruité de jeunesse toujours intact, au bouquet complexe et on ne peut plus attachant, soyeux en bouche, était une parfaite illustration, ce soir-là, du pouvoir incomparable de séduction de ces vins.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 G O U R M A N D L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 7 A V R IL 20 1 0 gourmand ISaBELLE audET Que doit-on cuisiner au lendemain d\u2019une soirée trop arrosée?Pour rompre avec notre amoureux?Et en temps de récession?Oubliez les émissions de cuisine traditionnelles: la Montréalaise Nadia Giosia fait un pied de nez à la rectitude politique en animant Bitchin\u2019 Kitchen depuis le 1er avril à FoodNetwork Canada.Elle répond à ce genre de questions dans un humour mordant qui n\u2019est pas sans rappeler le groupe Rock et Belles oreilles (sans le chef Groleau!).Disons Guy A.Lepage au féminin, avec des talons de trois pouces et des armoires dont la couleur change selon la teinte de son vernis à ongles.«Avec le temps, l\u2019amour grandit dans un couple, il prend de l\u2019expansion.Et les fesses de votre amoureux aussi!» a lancé l\u2019animatrice dès les premières secondes du premier épisode.Et la voilà qui suggère un délicieux steak de thon pour le «dégonfler ».Nadia Giosia anime l\u2019émission et en écrit aussi les textes (les siens et ceux des personnages qui interviennent en ondes), elle mène une boutique web d\u2019accessoires en lien avec l\u2019émission et elle tourne les épisodes au rez-dechaussée d\u2019une maison qu\u2019elle vient d\u2019acheter sur le Plateau Mont-Royal.Elle s\u2019amuse, mais elle tient à ce que les recettes qu\u2019elle suggère soient de qualité.Et c\u2019est encore elle qui consacre plusieurs heures à leur préparation.«C\u2019est de la haute cuisine accessible.C\u2019est bon, les ingrédients sont de qualité, et les recettes sont faciles à exécuter », soutient-elle.Bitchin\u2019 Kitchen fait réagir le public de FoodNetwork.Dans les commentaires publiés dans le forum de discussion consacré à l\u2019émission, des centaines d\u2019internautes saluent l\u2019audace de l\u2019animatrice.D\u2019autres aiment un peu moins l\u2019idée qu\u2019une femme parle aussi librement des hommes, notamment.«Une chose est sûre, on ne vous laissera pas vous endormir », déclare l\u2019animatrice à La Presse.Nadia Giosia, née à Saint-Léonard, est à la barre de Bitchin\u2019 Kitchen depuis déjà trois ans.L\u2019émission s\u2019est d\u2019abord forgé une solide réputation sur YouTube, grâce à laquelle elle est maintenant au petit écran.FoodNetwork Canada a acheté 13 épisodes de Bit chin\u2019 Kitchen.L\u2019émission est diffusée le jeudi à 23h, et le vendredi à 19h30.tout de suite après Ricardo and Friends.BITCHIN\u2019 KITCHEN La cuisine très, très pimentée PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE La montréalaise nadia giosia anime à Foodnetwork une émission de cuisine décalée.roBErT BEauchEmIn COLLABORATION SPÉCIALE RESTAURANTS La formule est originale, le concept \u2013 car c\u2019en est un \u2013, à la fois un peu affolant mais qui s\u2019éloigne malgré tout des lieux communs.Le Steak Frites St-Paul dans sa énième incarnation à Montréal, dans le Village, ne déçoit pas.Malgré ses airs branchés, cette annexe sait rester simple et bien française et offrir la même carte qu\u2019ailleurs en ville (des prix en bas de la moyenne), un label Apportez votre vin et quelques petites galanteries comme des frites à volonté! Attention! Il ne s\u2019agit pas simplement d\u2019un bistro ou d\u2019une brasserie classique.Ici le menu est réduit à sa plus simple expression, moins d\u2019une dizaine de plats proposés uniquement au tableau noir.Tout est grillé et, de l\u2019entrée au dessert, on reste dans les zones de confort, bien loin des tendances «défractionnées » et du sencha en seringue.En revanche, dites-vous bien qu\u2019un steak simplement grillé, tout nu, reste l\u2019un des derniers bastions de la cuisine élémentaire pour laquelle tout le monde peut distinguer le bon du médiocre.Or ici, les viandes sont de bonne qualité, les cuissons impeccables et les frites sont croustillantes.En un mot, l\u2019endroit ne désemplit pas.Avec raison.Si la viande est l\u2019apanage du chasseur \u2013 et par extension de l\u2019homme \u2013 la femme s\u2019étant concentrée largement sur les végétaux et la cueillette, il n\u2019est pas surprenant que cette succursale ait décidé de s\u2019installer au coeur du Village.Des hommes, il y en a des masses par ici.Mais comme nous l\u2019avons constaté après quelques visites, les différences entre les succursales se situent dans le décor et la clientèle locale: certaines sont installées sur deux étages, d\u2019autres ont misé sur des configurations un peu bourgeoises et masculines.Dans le Village, on est resté brut et on a choisi de coller les tables les unes aux autres.Ce qui signifie que les conversations privées ne le sont plus vraiment.En tout cas, le lieu est à l\u2019image d\u2019une génération totalement décomplexée, le restaurant n\u2019a rien à cacher, sa cuisine est ouverte sur la salle et la salle, ouverte sur la rue.La carte propose des biftecks classiques, filet mignon, steak, (en 5,7,9 ou 10 onces, soit pour ceux qui calculent en métrique de 150 à 300g), considérant qu\u2019une portion «normale» de chair animale de 125 g.suffirait pour un repas, c\u2019est généreux.La maison offre aussi des Surf&Turf (rebaptisés «terre et mer ») des côtelettes d\u2019agneau, du saumon, du confit de canard et un steak frites, proposé à la criée, qu\u2019on nous dit tiré de la macreuse (la partie arrière de l\u2019épaule du boeuf).Habituellement, ce morceau ser t aux pot-au-feu mais comme me le faisait remarquer un ami boucher, les animaux travaillent moins de l\u2019avant et par conséquent les fractions frontales des bêtes sont toujours plus tendres.La cuisson de la viande est parfaitement maîtrisée, et on la présente avec trois sauces un peu riches et communes mais qui doivent servir de contrepoint à ceux qui ne sont pas complètement à l\u2019aise à l\u2019idée de manger de la viande brute, saignante et juteuse! À cela, on ajoute des haricots verts, et on nous facture séparément un plat de brocoli (trop cuit et pâteux).On s\u2019y attendait, les frites sont généreusement servies.Lors d\u2019une autre visite, nous avons choisi le confit de canard, très salé mais bien fondant et parfaitement adapté à une petite salade mignonnette (la laitue Boston) insuffisamment essorée et mollassonne.Sans intérêt.En entrée, on trouvera aussi des choses sans surprise et sans grande originalité, soupe à l\u2019oignon, saumon fumé, des rillettes de canard (bof !) et des calmars frits (mous).Desserts: là on s\u2019est un peu forcé, une petite chose au fromage et une autre au chocolat, signe que le pâtissier a envie qu\u2019on se souvienne de lui.En un mot, ce Steak Frites version Village, c\u2019est bon, c\u2019est sympa, mais ne vous attendez pas au grand tremblement.STEAK FRITES ST-PAUL Formule magique (et carnivore) PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Les tables sont collées au Steak Frites St-Paul du Village, le dernier né de cette chaîne dédiée aux carnivores.STEAK FRITES SAINT-PAUL 1302, rue Sainte Catherine Est Montréal, 514-439-1376.> on y retourne?oui, mais pas les vendredis ou les samedis soirs.on n\u2019accepte pas les réservations et à moins que vous n\u2019aimiez attendre sur le trottoir, la file d\u2019attente peut être longue\u2026 > Prix : entrées un peu plus de 10$, plats à partir de 16$ et jusqu\u2019à 30$.Très raisonnable.> Faune: Elle est composée à 90% d\u2019hommes, seuls ou en couples.Et on ne vous a pas dit que c\u2019est parce que les carnivores sont surtout mâles, bien sûr ! Si cela ne vous gêne pas, sachez que la faune est bien fringuée, coiffée, pomponnée, avec ce style particulier des gens qui fréquentent les quartiers gais : jeans et t-shirt.Mais griffés ! > décor : Net, tout de bois et d\u2019éclairage pétant et bien étudié pour mettre en valeur les regards gracieux.Nappes blanches partout.Un peu conventionnel, c\u2019est vrai, mais le cadre sert tout à fait la cuisine.> Service : Impeccable, policé, jamais impérieux.En revanche, l\u2019accueil est un peu frais ; quand on est stressé, on ne badine pas ! > Vin: On apporte le sien.Beau, bon, pas trop cher et surtout, atmosphère, atmosphère ! hyper bruyant ! Pas fait pour les délicats de l\u2019ouïe ! llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L a P r E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 7 A V R I L 2 0 1 0 G O U R M A N D 5 SPÉCIAL de LA SemAIne Crevettes du Québec Frais, entières et cuites.3,99$ /lb Poissonnerie www.lamer.ca Papineau, coin René-Lévesque Est 514.522.3003 Stationnement gratuit MIEUX CHOISIR Pour annoncer, veuillez composer le 514 987-VENDU (8363) ou par courriel à : petitesannonces@lapresse.ca V\"U3+/; IH - *\"9U< B 80W+U;< %H K.*9/$ H; %H '
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