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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2010-05-01, Collections de BAnQ.

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[" ARTS ET SPECTACLES HUGO DUMAS L\u2019APPEL DU SCALPEL PAGE 5 MARGIE GILLIS LIBRE COMME L\u2019AIR PAGE 21 www.cyberpresse.ca/arts AUDIO Découvrez des extraits de nos critiques de CD sur cyberpresse.ca/disques BLOGUE Mordu des médias ?Discutez du sujet avec Nathalie Collard sur cyberpresse.ca/collard EN SOURDINES Miles Davis a révolutionné le jazz quatre ou cinq fois.Vingt ans après sa mort, par la grande porte des légendes, le « Prince des ténèbres » entre au Musée des beaux-arts pour y exposer sa musique.En parallèle avec cette manifestation audacieuse venue de Paris, Daniel Lemay retrace le parcours montréalais de ce novateur déroutant.À LIRE EN PAGES 2 ET 3.AUSSI, EN PAGE 4, LA CHRONIQUE DE NATHALIE PETROWSKI SUR MILES DAVIS.WE WANT MILES AU MBAM MONTRÉAL SAMEDI 1e r MAI 2010 GRAPHISME CATHERINE BERNARD, LA PRESSE / PHOTO ARCHIVES LA PRESSE TWITTER Suivez les nouvelles Twitter de nos journalistes sur cyberpresse.ca/arts Meg Ryan expobodies.ca 514 316-8316 877 668-8599 Voyage au coeur du corps humain une présentation de serge grimaux «C\u2019est vraiment très bien fait, ça vaut la peine d\u2019être vu.»\u2014C\u2019est bien meilleur le matin ARTS ET SPECTACLES Pourquoi jouer tant de notes alors qu\u2019il suffit de jouer les plus belles ?Ne jouez pas ce qui est là.Jouez ce qui n\u2019y est pas.ON VEUT Miles Davis, festival Newport à Paris, Palais des Sports, Paris, 15 novembre 1973.PHOTOS CHRISTIAN ROSE En haut à droite, Mati Klarwein, Live, tableau ayant servi d\u2019illustration (recto) à l\u2019album Live / Evil, 1971, 70 X 70cm.Courtesy of Galerie Albert Benamou, Paris.© Klarwein family À droite, Jean-Michel Basquiat, Horn Players, 1983, 243 X 190 cm, The Broad Art Fondation, Santa Monica.© Succession Jean-Michel Basquiat/ SODRAC (2010) Ci haut, Jean-Michel Basquiat, Sans titre (Bird of Paradise), 1984, 142,5 X 106,5 cm.Collection Stéphane Samuel et Robert M.Rubin.© Succession Jean-Michel Basquiat/ SODRAC (2010) Pour moi, une légende est un vieil homme qui marche avec une canne et qui est reconnu pour ce qu\u2019il faisait dans le passé.Moi, je joue encore.DANIEL LEMAY iles a été le plus grand musicien des 200 dernières années.» Miles Davis \u2013 il disait que son ego avait juste besoin d\u2019une bonne section rythmique \u2013 n\u2019aurait peut-être pas cautionné l\u2019affirmation de Wallace Roney, le seul trompettiste qu\u2019il ait jamais pris sous son aile.M.Roney a joué avec, ou derrière, Miles Davis entre 1985 et 1991 et on voyait bien que l\u2019émotion soufflait fort, jeudi au Musée des beauxarts de Montréal, quand il a évoqué les dernières années de son maître, au cours du vernissage de l\u2019exposition qui lui est consacrée.Loin des débats musicologiques, admettons d\u2019emblée que We Want Miles ! Miles Davis: le jazz face à sa légende a pour objet la figure dominante du jazz du XXe siècle.«Miles Davis était la diva absoluta ! », lance Nathalie Bondil, la directrice générale du MBAM où la musique a déjà fait partie des expositions consacrées à Andy Warhol et à John Lennon.Ici, toutefois, la musique est « exposée» comme jamais auparavant.«Nous ne sommes pas une salle de concert ; nous avons dû dompter le son», a admis Mme Bondil en faisant référence aux îlots sonores \u2013 appelées «sourdines», pour évoquer la sourdine Harmon qui a «fait» le son Miles Davis (1926-1991) \u2013, des enceintes, donc, où le visiteur peut écouter les oeuvres marquantes des huit grandes étapes de la carrière de celui que Duke Ellington appelait le «Picasso de l\u2019art invisible ».«Notre objectif était d\u2019exposer la musique au même titre que des oeuvres d\u2019autres champs artistiques.» Vincent Bessières, l\u2019ancien rédacteur en chef du magazine Jazzman, agit comme commissaire de l\u2019exposition We Want Miles ! (du titre d\u2019un disque de 1981) qu\u2019il a conçue à la demande de la Cité de la musique de Paris où elle a attiré plus de 75 000 personnes, l\u2019automne dernier.Pas tous des jazzophiles, bien sûr.«En tant qu\u2019ancien professeur (de français), j\u2019ai toujours le souci de transmettre», dira Vincent Bessières, expliquant que l\u2019exposition s\u2019adresse autant aux profanes qu\u2019aux spécialistes qui , s\u2019ils n\u2019y entendent rien de nouveau, y verront plein de documents inédits.Comme le manuscrit des notes de présentation du pianiste Bill Evans pour Kind of Blue (1959), le magnus opus de Miles Davis, le disque le plus vendu de l\u2019histoire du jazz (quatre millions d\u2019exemplaires).Films, instruments, pochettes, oeuvres picturales: l\u2019exposition compte plus de 300 documents de diverses natures que la scénographie met toujours en relation avec l\u2019élément central : cette musique que MilesDavis a transformée quatre ou cinq fois durant sa vie.Ici les couvertures de magazines \u2013 magistrale recherche! \u2013 montrant le Kid Kodak génial qu\u2019il était.Là, un des premiers pianos électriques Fender Rhodes.Sur ce mur, la photo de Miles ensanglanté: le black cat qui voulait être blanc vient de se faire matraquer par un policier new-yorkais.Dans une autre salle sombre \u2013 on se croirait dans un club \u2013, les plus extravagants costumes de scène du temps où Miles Davis jouait les rock stars, lui, le seul jazzman jamais Au MBAM, We Want Miles ! expose la musique au même titre que les oeuvres visibles ; tant le profane que le jazzophile y (re)découvriront un des grands artistes du XXe siècle.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 arts et spectacles en août, Miles Davis se produitàlacomédie- canadienne (aujourd\u2019hui le tNM) dans le cadre de la deuxième semaine du jazz du Festival de Montréal.après un premier concert le vendredi (24 août), il remplace au pied levé le saxophoniste sonny rollins, le samedi après-midi.«Quel étonnant chercheur de sonorités », écrira claude Gingras du «petit trompettiste noir ».le critique de La Presse a apprécié «les contrepoints vertigineux » du sextuor, mais trouve que « le saxophoniste (Hank) Mobley manque sérieusement d\u2019imagination».cette semaine, M.Gingras nous racontait comment, quelques années auparavant au rockhead\u2019s paradise, il avait tenté d\u2019 interviewer Miles Davis entre deux sets.« Il m\u2019a regardé, furieux, et m\u2019a dit: \u2018ah! come on, man! leave me alone! \u2018» Miles Davis est revenu à Montréal en octobre 1963 pour donner avec son quintette» - Herbie Hancock au piano, ron carter à la contrebasse, tony Williams à la batterie et George coleman au sax \u2013 le premier concert de jazz de la place des arts, inaugurée un mois plus tôt.Mon ego a juste besoin d\u2019une bonne section rythmique.en janvier, Miles Davis «en personne» joue à l\u2019étage du cabaret casa loma (rue sainte-catherine) dans une toute nouvelle boîte appelée le Jazz Hot.le quintette invité jouait en alternance avec le trio maison du pianiste pierre leduc.«Nous avions à notre répertoire une pièce de Miles Davis qui s\u2019appelait Nardis , se rappelle pierre leduc.Un soir, pendant qu\u2019on jouait Nardis, Miles est arrivé derrière moi et il a dit: \u2018 c\u2019est une de mes pièces, ça! laisse-moi te montrer un accord \u2018 ».et Miles Davis a joué l\u2019accord avec sa main droite tandis que leduc tenait le rythme de la gauche.Jazz hot\u2026 Michel Donato était le contrebassiste du house trio et «cisco» Normand, le batteur.«Miles était toujours au bar pendant nos sets, raconte Donato.le dernier soir, pendant qu\u2019on rembalait, Miles est monté sur la scène, il m\u2019a serré la main et il est parti sans dire un mot.«le lendemain, je recevais un appel pour m\u2019offrir d\u2019aller en tournée avec lui au Japon.Finalement, ça n\u2019a pas marché, mais j\u2019étais content d\u2019avoir été considéré pour accompagner Miles Davis.» Janvier à la pda.les fans du Miles Davis d\u2019Ascenseur pour l\u2019échafaud sont tombés de leurs sièges, écrit rené Homier-roy dans La Presse en évoquant ces «duels terribles» auxquels le trompettiste se livre avec le saxo Wayne shorter.par contre, si «la confusion régnait trop souvent» sur la scène électrifiée de Wilfrid-pelletier, la grâce, les folies, les acrobaties et les tendresses de Miles finissent par l\u2019emporter sur le reste.les quatre visites (en sept ans) de Miles Davis au Festival de jazz comptent pour autant de soirs de légende.Grand retour du trompettiste en clôture du festival de 1982 au saint-Denis, «après une mystérieuse absence de sept ans»; en 1983, même place, il enregistre deux pièces (What it is, That\u2019s What Happened) qui apparaîtront sur l\u2019album Decoy; en 1985, toujours au saint-Denis (à minuit !), il enregistre un cD/vidéo.le dernier passage de Miles Davis au FIJM s\u2019est inscrit dans l\u2019histoire à plus d\u2019un titre.D\u2019abord l\u2019affiche est de lui \u2013 un autoportrait au pastel qui sera sérigraphié à 150 exemplaires signés par «le picasso du jazz».Quant à la foule de la pda, elle a vu du grand Miles.entouré de «jeunes sorciers du funk jazz», «le cat de cats» vire la salle Wilfrid-pelletier à l\u2019envers.Notre collègue alain Brunet parle d\u2019un Miles «généreux et déconcertant» presque chaleureux avec la foule.pour ce qui sera sa dernière visite à Montréal, Miles Davis joue à guichet fermé au spectrum les vendredi 16, samedi 17 et dimanche 19 février.Dos à la foule, minimal au max.Mais «tout le monde» est là pour ces performances «magnétiques», de pierre elliott trudeau à pauline Julien et Gérald Godin (à des tables séparées.) Davis s\u2019envole ensuite pour los angeles où, le mercredi 22, il recevra un lifetime award et deux Grammies: meilleure performance d\u2019un soliste sur un disque de jazz et meilleure performance instrumentale dans un grand ensemble, les deux pour le cD Aura.le FIJM lui rend un hommage posthume en 1994 en donnant son nom à un trophée remis à un musicien de renommée internationale pour la qualité de son oeuvre et son impact sur l\u2019évolution de la musique appelée jazz.\u2014 Daniel Lemay affiche du Festival de Jazz Montréal, 1988 Je vais jouer et, après, je vais vous dire ce que c\u2019est.À gauche, Mati Klarwein, Live, tableau ayant servi d\u2019illustration (verso) à l\u2019album Live / Evil, 1971, 70 X 70cm.Courtesy of Galerie Albert Benamou, Paris.© Klarwein family Miles Davis en couverture du magazine Rolling Stone, décembre 1969.intronisé au Rock&Roll Hall of Fame.À côté, la « sourdine » de Bitches Brew (1970) manquait déjà de sièges avant l\u2019ouverture\u2026 À chacun des postes défilent sur un écran le lieu et la date de l\u2019enregistrement et, bien sûr, le nom des musiciens : ici, Chick Corea et Joe Zawinul au piano, John McLaughlin à la guitare, Wayne Shorter au saxophone.Des noms\u2026 Que voyons-nous, dans We Want Miles !, de cette France prompte à cons ac re r un mythe\u2026 surtout s\u2019il est américain?La question fait sourire Vincent Bessières : «La France n\u2019est présente qu\u2019à deux moments.D\u2019abord quand Miles Davis vient à Paris en 1949.Les journalistes le connaissent et l\u2019attendent avec impatience: c\u2019est pour lui un moment de reconnaissance tel qu\u2019il n\u2019en a pas encore connu aux États- Unis.Moment de liberté aussi, comme l\u2019illustre son histoire d\u2019amour avec Juliette Gréco.» L\u2019autre moment «français », magique celui-là parce que l\u2019image et la musique s\u2019y fondent, est mis en valeur dans la chambre d\u2019écoute consacrée au film Ascenseur pour l\u2019échafaud (de Louis Malle, 1958).On y voit Miles, super élégant, improviser la trame sonore en regardant défiler les images de Jeanne Moreau marchant sous la pluie.Tout Miles est là; tout Paris aussi, peut-être.Et Montréal, là-dedans ?André Ménard, cofondateur du Festival de jazz, a signé la préface de la version «montréalisée » du catalogue de l\u2019exposition, magnifique par ailleurs.Par contre, le petit espace ajouté en fin de parcours pour évoquer Miles au Festival fait un peu chenu, une situation qui pourrait être corrigée.Entre -temps, André Ménard confesse son grand péché: «Je suis jaloux des gens qui vont découvrir Miles Davis grâce à cette audacieuse exposition.» WE WANT MILES! exposition multimédia, au MBaM jusqu\u2019au 29 août ; pour info : www.mbam.qc.ca CYBERPRESSE.CA À lire aussi sur cyberpresse.ca/miles : les cinq meilleurs albums de Miles.avec Benny rietveld.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE en 1985, au saint-Denis.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE GRAPHISME CATHERINE BERNARD, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll l a p r e s s e M O N T R É A L S A M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 arts et spectacles musique SUR LES PLANCHES JOVaNOtti, ce soir à L\u2019Astral.HONOrsOcietY, ce soir au National.clauDeDuBOis, ce soir à L\u2019Étoile.auDreY GaGNON, ce soir au Studio-théâtre de la Place des Arts.triGGereD respONse, ce soir au Café Campus.JONsi, demain auMétropolis.YeasaYer + sleiGHBells, demain au National.tYr, demain aux Foufounes électriques.marie-mai, demain à L\u2019Étoile.JOHaNNJOHaNNssON, lundi à L\u2019Astral.Walser, mardi au ThéâtreOutremont.aNDreWJrBOY JONes, mercredi à L\u2019Astral.cariBOu +tOrOYmOi, mercredi à La Tulipe.Dumas, jeudi, vendredi, samedi au National.YVes Duteil, jeudi au Théâtre de la ville.FraNcisD\u2019OctOBre, jeudi au Cabaret Juste pour rire.pOrcupiNetree, vendredi à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.marie-mai PHOTO FOCUS1 J\u2019avais gardé de Miles Davis, l\u2019image d\u2019une sorte demonstre vieillissant, capricieux et cynique qui, à la fin de sa vie, avait sombré dans le «glam» toc à la sauce Vegas et qui, par souci d\u2019avoir l\u2019air dans le coup, ne produisait plus qu\u2019un jazz hystérique, cacophonique et inécoutable.L\u2019impression que Miles n\u2019était plus que la caricature de lui-même m\u2019était en bonne partie venue de ses derniers concerts à Montréal, dont les échos avaient été mitigés.Pas les échos des fans finis qui, trois soirs de suite en février 1990 au Spectrum, ont pu une dernière fois vénérer le dieu de la trompette.Les échos de ceux qui, par curiosité, par nostalgie ou par amour du jazz, étaient venus voir la bête et l\u2019avaient trouvée arrogante et musicalement redondante.Reste que le Miles de février 1990 à Montréal n\u2019est qu\u2019une infime partie du visionnaire, du musicien de génie et de l \u2019artiste incomparable du XXe siècle que fut ce diable d\u2019homme.C\u2019est du moins la leçon que j\u2019ai retirée de la spectaculaire exposition We want Miles, que nous présente depuis hier et pour tout l\u2019été le Musée des beaux-arts de Montréal.À travers le dédale des salles séparées, pour l\u2019acoustique, par d\u2019épais rideaux de velours noir qu\u2019il ne faut pas avoir peur de franchir (ce fut mon cas), on découvre un artiste immense, avec toute la richesse, la modernité, l\u2019inspiration, la veulerie, la douleur, les contradictions et la complexité que cela suppose.Chose étonnante que j\u2019ignorais, Miles Davis n\u2019est pas né pauvre dans les bas-fonds de Harlem.Il est issu de la bourgeoisie afro-américaine de St.Louis.Son père était dentiste et sa mère rêvait que son fils devienne violoniste et s\u2019intègre dans la bonne société blanche.Depuis l \u2019origina l d\u2019un diplôme du St.Louis High School accordé à Miles Davis junior jusqu\u2019à cette monumentale sculpture de mosaïques colorées signée Niki de Saint Phalle en passant par cinq trompettes qui lui ont appartenu, ses costumes de scène qui semblent empruntés à Michael Jackson, ses télégrammes en colère, ses tableaux bigarrés, les lettres où il réclame à sa compagnie de disques de l\u2019argent, encore plus d\u2019argent, et ses photos parisiennes avec Louis Malle, Boris Vian et Juliette Gréco, sa maîtresse du moment, c\u2019est un parcours de vie extraordinaire auquel le public est convié.Conçue et montée par la Cité de la Musique à Paris avec le soutien de 68 donateurs, l\u2019expo regorge de mille trésors et s\u2019avère être tout sauf un ramassis d\u2019affiches et de pochettes de disques.Parmi les 350 pièces, une m\u2019a particulièrement marquée.Il s\u2019agit d\u2019un livre de Nica de Koenigswarter, fantasque baronne née Rothschild, et grande amie des musiciens de jazz.Entre 1961 et 1966, la baronne a demandé à une multitude de ses amis jazzmen de poser pour la postérité devant son appareil polaroid et de faire trois voeux qu\u2019elle a scrupuleusement consignés.La réponse la plus cinglante est venue de Miles Davis.Il n\u2019a fait qu\u2019un voeu qui tient en trois mots : to be white.Être blanc.Boutade, provocation ou voeu sincère?J \u2019ai posé la question à Vincent Bessières, le commissaire de l\u2019expo qui m\u2019a répondu que cette réponse, cynique à l\u2019extrême, n\u2019était pas le fruit d\u2019un désaveu de sa race de la part de Miles, mais la conscience aiguë que s\u2019il avait été blanc, sa vie aurait été plus facile.En même temps, comme me le rappelait André Ménard, Miles n\u2019a jamais pratiqué la ségrégation à l\u2019intérieur de ses formations musicales.Au contraire.Il veillait toujours à jouer avec un nombre égal de musiciens noirs et de musiciens blancs, quitte à tricher parfois en décrétant qu\u2019un musicien mulâtre comme le pianiste Keith Jarrett comptait pour un Noir.À la Cité de la Musique, l\u2019espace occupé par l\u2019expo était plus exigu et parfois même étouffant.À Montréal, selon André Ménard qui a vu les deux versions, Miles Davis, sa vie, son oeuvre, sa musique, respirent.On peut y passer des heures de bonheur avec Miles sans jamais manquer d\u2019air.Qu\u2019on l\u2019aime ou non.s Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse Air Miles NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Conçue et montée par la Cité de la Musique à Paris avec le soutien de 68 donateurs, l\u2019expo regorge de mille trésors et s\u2019avère être tout sauf un ramassis d\u2019affiches et de pochettes de disques.marie-cHristiNe Blais «Born to be wiiiild»: c\u2019est avec ce clin d\u2019oeil à la chanson de Steppenwolf que Samian ouvre sa chanson Warrior.Le jeune rappeur né en 1983 ne peut s\u2019empêcher de rire en y pensant.«C\u2019est une phrase qui m\u2019a toujours allumé et j\u2019ai demandé à mon DJ de la scratcher pour cette chanson parce que j\u2019assume le mot de \"warrior\" : on peut se battre pacifiquement, j \u2019en suis la preuve!» On peut se battre avec des mots, mais aussi des rythmes: ce deuxième opus de Samian est musicalement plus varié, plus mélodique, avec notamment quelques morceaux en mode reggae \u2013 ce sont ceux que préfère son fils Malik, 3 ans! «J\u2019adore le reggae, explique Samian, j\u2019en écoute beaucoup, mais je n\u2019ai pas la voix pour en chanter! Alors, avec mes copains Shauit et Soke, j\u2019ai ai écrit.«Je pense que ce disque est plus poétique, plus musical aussi \u2013 peut-être parce qu\u2019on l\u2019a enregistré dans un chalet, près d\u2019une rivière! Les arrangements sont moins native, on s\u2019est tournés vers le rock, le reggae, le rap.Et je voulais mélanger encore plus de langues.Cette fois, on y trouve des chansons en français, en algonquin (anishnabe), en anglais, mais aussi en innu, en wolof, en espagnol\u2026» Ces deux dernières langues sont une gracieuseté de deux chanteuses amies : Marième, d\u2019origine sénégalaise, mais qui chante habituellement en français («Elle a demandé de l\u2019aide à son père pour le texte, l\u2019accent, la prononciation\u2026»), et Sola, d\u2019origine péruvienne.D\u2019autres références de toutes sortes traversent aussi ce disque de «rap de réserve», où sont évoqués aussi bien Muzion, Richard Desjardins, Tupac, Oxmo Puccimo\u2026 et Kashtin, dont Samian reprend Tshinanu (succès en en version actualisée: «Il y a trois ou quatre ans, avec Chafik (de Loco Locass), on est sur une terrasse, on prend une bière, il est 2h du matin et on parle de musique, et Chafik me dit : si jamais tu décides de reprendre une toune de Kashtin, appellemoi.» Samian l\u2019a appelé et Chafik a travaillé la rythmique de Tshinanu, qui a été réenregistrée à Malioténam en compagnie de Florent Vollant et de Claude McKenzie («On était dans le studio de Malioténam et Claude passait sur la rue!»).toujours du rap Que les fans de hip hop se rassurent : Samian fait encore du rap, notamment dans sa chanson Mes idéaux: «C\u2019est une espèce de délire qui m\u2019a pris pendant une nuit blanche, seul dans une chambre à SeptÎles : c\u2019est un exercice de style, très old school, avec juste des rimes en \"o\", ça m\u2019a fait du bien, l\u2019écrire.» Comme cela lui a fait énormément de bien de tourner en dehors du pays.En compagnie de son ami DJ Horg (Félix- Antoine Leroux), il est d\u2019abord allé en Finlande, où il a réalisé que le peuple des Saami (qu\u2019on appelle à tort les Lapons) avait subi exactement le même sort que les Premières Nations au Canada.Oppressions, mais aussi résistance et survie.Mais ce qui l\u2019a encore plus frappé, c\u2019est son voyage en Chine, à l\u2019invitation du consulat canadien \u2013 l\u2019Indonésie l\u2019a ensuite invité à faire un petit crochet par chez eux \u2013 en tout, des tas d\u2019ateliers d\u2019écriture dans des universités francophones et 18 concerts: «Ça m\u2019a ouvert, je reviens avec une autre vision.C\u2019est assez épeurant, l\u2019absence de liberté d\u2019expression.Je revendique, et avec raison, que mon peuple soit reconnu et respecté et qu\u2019on répare ce qu\u2019on lui a fait, mais j\u2019ai réalisé qu\u2019ailleurs, ça pouvait être au moins aussi dur.Ça me fait apprécier ce que j\u2019ai ici.« C\u2019est drôle parce que depuis la sortie de mon premier album, les journalistes m\u2019ont surtout parlé de la cause des Amérindiens, plus que de ma musique.Et étrangement, c\u2019est ce qui m\u2019a nourri, c\u2019est ce qui m\u2019a appris que j\u2019étais un rappeur engagé.Et qu\u2019il fallait que je continue à dénoncer le silence, l\u2019assimilation.Richard Desjardins nous appelle le «peuple invisible».Moi, je dis qu\u2019on est le «peuple invincible ».» SAMIAN les forces de paix Sur le bras gauche du rappeur Samian, un tatouage de tête d\u2019Indien, fait à son arrivée à Montréal il y a quelques années.Sur son bras droit, un tatouage plus abstrait, réalisé au cours de sa toute récente tournée en\u2026 Asie.Et dans son cou, côté coeur, le mot «warrior » tatoué il y a longtemps, quand il vivait à Pikogan, réserve algonquine en Abitibi.Guerrier qui choisit les mots pour arme, Samian l\u2019est de nouveau sur son deuxième album, Face à la musique.HIP HOP samiaN FACE À LA MUSIQUE AUDIOGRAM EN MAGASINMERCREDI PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE samian aime mélanger les langues.sur ce disque, il y a des chansons en français, en algonquin (anishnabe), en anglais, en innu, en wolof, en espagnol\u2026 «Je pense que ce disque est plus poétique, plus musical aussi \u2013 peut-être parce qu\u2019on l\u2019a enregistré dans un chalet, près d\u2019une rivière !» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S l a p r e s s e M O N T R É A L S A M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 ARTS ET SPECTACLES Hollywood en a soupé de tout ce carnaval d\u2019actrices remontées, injectées et remodelées par des plasticiens de Rodeo Drive euxmêmes botoxés au trognon.« Toutes les comédiennes ressemblent à des danseuses nues ou à des drag queens», a déploré la directrice de casting des séries de fiction du réseau Fox dans les pages du New York Times la semaine dernière.Chers amis, c\u2019est la crise du plastique dans l\u2019industrie du cinéma et de la télévision aux États-Unis.Découragées par l\u2019abus de ch iru rgie esthétique qui charcute les stars et sta rlettes et qui les transforment en Barbie Frankenstein, les agences de casting américaines se tournent désormais vers l\u2019Australie ou la Grande-Bretagne pour dénicher des comédiennes au look plus naturel et à la peau moins tendue.Oui, il y a pénurie de talent brut à Los Angeles.D\u2019un point de vue strictement physique, évidemment.Avec la popularité fulgurante du HD, les vedettes passent encore plus souvent au bistouri ou à la seringue afin de corriger des imperfections que magnifient 50 fois ces nouvelles caméras impitoyables.Nos personnalités québécoises n\u2019y échappent pas.Même si à peu près personne du showbiz n\u2019en discute ouvertement, les résultats \u2013 plus ou moins réussis \u2013 de ces opérations clignotent quotidiennement dans nos petits et grands écrans.La question qui tue, ici : la vague chirurgicale californienne frappe-t-elle avec auta nt de puissance nos acteurs et actrices, qui se servent de leurs corps comme outil de travail?Excluons de notre enquête les animateurs et animatrices de télévision.Leur cas nécessitera une autre chronique.Alors, la réponse?«Je n\u2019ai pas encore rencontré de tels cas ici.Je pense que les gens qui ont recours à la chirurgie y vont avec parcimonie.Ce n\u2019est pas la panique encore », remarque la directrice de casting Lucie Robitaille, qui dir ige l \u2019agence du même nom.C\u2019est un constat quasi unanime dans l\u2019univers québécois du casting.«On sait qu\u2019il se fait des retouches esthétiques et des trucs qui ne paraissent pas trop.Mais pas de grosses lèvres ou de lifting apparent », explique Rachel Fontaine, qui a distribué les rôles pour des séries comme Les Lavigueur, Le négociateur, Belle-Baie et François en série.En 30 ans de carrière en casting, Murielle LaFerrière (Les boys, 3 x rien, Urgence et Scoop) n\u2019a vu que deux ou trois cas où des chirurgies esthétiques ont complètement transformé des comédiennes.«Ces actrices ont ensuite été confinées à des rôles qui nécessitaient un physique comme ça», se souvient-elle.Si la discrétion prévaut chez les stars plus âgées, le phénomène inverse s\u2019infiltre chez les jeunes actrices québécoises qui subissent, comme leurs consoeurs hollywoodiennes, d\u2019importantes augmentations mammaires.Du genre ballon soufflé à l\u2019hélium.« Il n\u2019y a en pas des tonnes.Par exemple, je ne pourrais pas vous en nommer trois, mais on les remarque.La chiru rgie leur donne une image de filles refaites à grosses boules.Ces comédiennes- là vont être difficilement choisies pour des rôles de jeune première ou d\u2019ingénue.Ça leur nuit, je crois », explique la directrice de casting Nathalie Boutrie, qui a donné les rôles dans une kyrielle de productions dont C.A., Minuit le soir, Trauma, Polytechnique, Tout est parfait et Les Parent.Évidemment, ces professionnelles de l\u2019image perçoivent la moindre retouche aux paupières ou le Botox qui efface les crevasses faciales.«Ça reste quand même au niveau du potin.Ce n\u2019est pas le genre de trucs dont les actrices parlent dans les magazines québécois», soulève Nathalie Boutrie.«C\u2019est tenu assez secret, enchaîneMurielle LaFerrière.C\u2019est certain qu\u2019une femme qui n\u2019a aucune ride et aucun pli après 45 ans, c\u2019est pratiquement impossible.Parfois, on se rend compte que la morphologie du corps a changé.Mais cela n\u2019a rien à voir avec les implants volumineux que l\u2019on voit aux États-Unis.Et on reste quand même très loin du masque qui ne bouge plus.» À Hollywood, pour une Meryl Streep ou une Helen Mirren qui dégotent des rôles sans subir de transformation extrême, combien de Meg Ryan ou de Melanie Griffith sacrifient leurs corps, leurs lèvres ou leurs yeux sur l\u2019autel chirurgical?«Nicole Kidman, ça commence à devenir une blague.Son visage change dans chacun de ses films.Chez nous, les Nathalie Coupal et les Nathalie Gascon restent magnifiques naturellement », note Nathalie Boutrie.De son côté, la directrice de casting Rachel Fontaine a f f irme ne jama is avoi r «entendu un réalisateur ou un producteur québécois se plaindre que les femmes n\u2019étaient pas assez belles.Le naturel nous satisfait», glisse-t-elle.Ces actrices vivent une situation extrêmement cruelle.Jamais on ne leur reprochera directement leurs rides.On engagera plutôt une fille plus jeune pour le rôle convoité.D\u2019où cette pression sournoise de subir un lissage ici ou un remplissage là.Les comédiens ressentent beaucoup moins ce besoin de perfection esthétique.«Ils ne se préoccupent pas de leurs rides Leur bête noire à eux, c\u2019est le poids.Quand on cherche un homme de 45 ou 50 ans, en forme physiquement, on entend souvent la remarque qu\u2019un tel a pris de la bedaine» détaille Rachel Fontaine.«Il y a aussi la calvitie.Ça peut les rendre un peu malheureux », conclut Murielle LaFerrière.Je lévite Vous adorez Estelle?Vous f lancherez pou r Ja nel le Monae, une auteure-compositrice- interprète de 24 ans, véritable carte de mode, qui fabrique de la soul-funk et du r\u2019n\u2019b toniques.Téléchargez Tightrope pour une forte dose de groove estival.Son nouvel album sort le 18 mai.Je l\u2019évite L\u2019abus de faux fini à Canal Vie.Message à Saskia Thuot et Manon Leblanc : non, du mauvais craquelé ou de la tapisserie en fausses briques, ça ne ressemble jamais à l\u2019original.On la voit, la différence.Et ça paraît trop, bon.s Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca L\u2019appel du scalpel HUGO DUMAS CHRONIQUE Avec la popularité fulgurante du HD, les vedettes passent encore plus souvent au bistouri ou à la seringue afin de corriger des imperfections que magnifient 50 fois ces nouvelles caméras impitoyables.Nicole Kidman, version 2010 et version 1996.PHOTOS ARCHIVES REUTERS ET ASSOCIATED PRESS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 À présent de Catherine-Anne Toupin La Cerisaie d\u2019Anton Tchekhov Minuit chrétien de Tilly Elling d\u2019Axel Hellstenius et Petter Næss ShirleyValentine de Willy Russell duceppe.com 2010 - 2011 Abonnez-vous! 514 288-5034 mise en scène de Frédéric Blanchette mise en scène d\u2019Yves Desgagnés mise en scène de René Richard Cyr mise en scène de Monique Duceppe mise en scène de Jacques Girard ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE MARIE-CLAUDE GIRARD Coupable ou non coupable?Le sort de Prométhée sera tranché le 11 mai par les mélomanes qui assisteront au concert Kent Nagano, Yann Martel\u2026 Beethoven! donné par l\u2019OSM.Voi là des années que Prométhée est puni par les dieux parce qu\u2019il a volé le feu pour le donner aux hommes.Chaque jour, un aigle lui ronge le foie, qui repousse sans cesse.Assez de torture.Il demande une «libération conditionnelle ».Le procès prend la forme d\u2019un dialogue entre les mots et la musique.Le texte de Martel, lu par le comédien Michel Dumont, jouera le rôle de l\u2019avocat de la Couronne.La musique de Beethoven, des extraits du ballet Les Créatures de Prométhée et de la Symphonie héroïque, assurera la défense.Le public prononcera son verdict par ses applaudissements.«J\u2019ai demandé à M.Martel d\u2019écrire un texte qui place le mythe dans le contexte de 2010, pour comprendre en quoi il est toujours très actuel, comme la musique de Beethoven, explique le chef Kent Nagano.Lorsqu\u2019une société est en profonde transformation, la culture joue un rôle très important en apportant des explications.C\u2019est pour cela que nous faisons Prométhée aujourd\u2019hui!» Lorsqu\u2019il a reçu le texte, cet hiver, il ne cachait pas son enthousiasme: «C\u2019est formidable.Très provocant!» «Avec subtilité », dit-il, l\u2019auteur de Histoire de Pi explore les notions de bien et de mal, de culpabilité, de victime des circonstances.« Be e thoven ét a i t t rès influencé par la Révolution française.Il se servait de Prométhée comme d\u2019une espèce de figure héroïque révolut ionnai re qui s \u2019est rebellé contre les dieux, a volé le feu pour l\u2019amener au peuple.Il y a un aspect napoléonien à Prométhée qui avait attiré Beethoven», souligne pour sa part Yann Martel.Pour actualiser le sujet, l\u2019écrivain est passé de la Révolution française à celle des changements climatiques.«Chaque révolution a ses excès.On gelait parce qu\u2019on n\u2019avait pas le feu.Mais qu\u2019estce qu\u2019on a fait avec le feu?On a surchauffé la planète.» Le mythe de Prométhée, qui a façonné les hommes avec de la glaise, a séduit plusieurs artistes du début du XIXe siècle, aux prises eux aussi avec une société en mutation.«Les idées de démocratie, d\u2019égalité, la valeur de l\u2019individu, tout cela c\u2019était nouveau, rappelle Kent Nagano.La musique de Beethoven était particulièrement importante parce qu\u2019elle est devenue celle du peuple.Par ses symphonies, sa musique de chambre, il a cassé l\u2019idée d\u2019une musique appartenant à une élite.» C\u2019est en songeantàNapoléon que Beethoven a écrit la 3e symphonie, la Symphonie héroïque.Après le sacre de l\u2019empereur, le musicien, profondément déçu, aurait rayé le nom du titre.Ici encore, le héros a abusé de son pouvoir.«Le thème du dernier mouvement des Créatures de Prométhée est le même que celui du dernier mouvement de la symphonie héroïque.Et ce n\u2019est pas par accident», précise Kent Nagano.La commande de Kent Nagano à Yann Martel avait ceci de particulier que les mots ne devaient pas se mélanger à la musique.La difficulté a été de trouver une trame narrative qui ne mettait pas l\u2019orchestre ou le texte en arrière-plan.Après plusieurs essais, l\u2019écrivain a trouvé un filon.\u2013 C\u2019est un peu audacieux, non?«Je ne sais pas.L\u2019idée me semblait bonne.On va voir si elle marche.Après tout, c\u2019est un seul personnage contre tout un orchestre ! » avance Yann Martel, dont le nouveau roman, Beatrice&Virgil, figure en tête des palmarès au Canada, malgré des critiques très partagées (on l\u2019encense dans le USA Today, on le démolit dans le New York Times).Après un poème sur l\u2019eau pour le projet spatial de Guy Laliberté, le texte pour l\u2019OSM est la deuxième commande en peu de temps pour l\u2019auteur.«C\u2019est très rare que j \u2019accepte des commandes comme ça.Parce que je n\u2019ai pas une plume facile.J\u2019écris très lentement.Ce sont deux projets qui m\u2019ont plu.» Non, Yann Martel n\u2019a pas du tout envie de devenir « l\u2019écrivain officiel» canadien, pas même celui du premier ministre Harper, à qui il envoie des suggestions de livres deux fois par mois ! Kent Nagano, Yann Martel\u2026 Beethoven!, salle Wilfrid- Pelletier, le 11 mai, 20h.Le concert sera enregistré pour faire l\u2019objet d\u2019un album.OSM/ Kent Nagano, Yann Martel.Beethoven ! Le procès du voleur de feu Nézet-Séguin et Brahms Yannick Nézet-Séguin ajoute une autre marque de disques à son répertoire: LPO.Après ATMA, EMI et Virgin.LPO est la marque maison du London Philharmonic Orchestra, dont Nézet-Séguin est le « principal guest conductor» depuis deux ans.Sous cette étiquette vient de paraître un enregistrement du Requiem allemand de Brahms qu\u2019il dirigeait au Royal Festival Hall de Londres le 4 avril 2009, avec comme solistes la soprano britannique Elizabeth Watts et le baryton français Stéphane Degout.Bruckner en Suisse Marek Janowski poursuit, avec la cinquième Symphonie enregistrée en juillet dernier, l\u2019intégrale Bruckner qu\u2019il a entreprise chez PentaTone avec l\u2019Orchestre de la Suisse romande dont il est le titulaire depuis cinq ans.Domingo en Hoffmann Orfeo sort un live des Contes d\u2019Hoffmann d\u2019Offenbach, avec Placido Domingo en Hoffmann, Catherine Malfitano et José van Dam, enregistré en 1981 au Festival de Salzbourg sous la direction de James Levine.On possède déjà au moins deux enregistrements de l\u2019oeuvre avec Domingo : chez Decca/London et chez Deutsche Grammophon.Oeuvres de Wachner Dans sa série American Classics, Naxos entreprend une intégrale des oeuvres chorales de JulianWachner, compositeur natif des États-Unis et professeur à McGill.Le premier disque, réalisé avec les Elora Festival Singers, de l\u2019Ontario, comprend neuf pièces dont une Missa brevis.Thomas Adès EMI consacre au compositeur britannique Thomas Adès un disque qui comprend notamment une pièce d\u2019orchestre de 22 minutes intitulée Tevot, le Concerto pour violon en trois mouvements et Three Studies from Couperin.Ce programme datant de 2005-2007 est partagé entre l\u2019Orchestre Philharmonique de Berlin, dir.Sir Simon Rattle, le Chamber Orchestra of Europe et le violoniste Anthony Marwood.NOUVELLES DU DISQUE À la demande du chef Kent Nagano, l\u2019écrivain Yann Martel réinvente le mythe de Prométhée.Doit-il être puni parce que le feu, volé aux dieux pour réchauffer les hommes, surchauffe maintenant la planète ?PHOTO DARREN CALABRESE, LA PRESSE CANADIENNE Yann Martel écrit peu sur commande.Mais le projet de l\u2019OSM, tout comme l\u2019aventure spatiale de Guy Laliberté il y a quelques mois, lui ont assez plu pour qu\u2019il accepte de le faire.Tous les mercredis et samedis dans PARTONS ! «Chaque révolution a ses excès.On gelait parce qu\u2019on n\u2019avait pas le feu.Mais qu\u2019est-ce qu\u2019on a fait avec le feu?On a surchauffé la planète.» \u2013 Yann Martel llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 À L\u2019AFFICHE! / TNM.QC.CA / 514.866.8668 Avec MARC BÉLAND/ MARIE-ÈVE BEAULIEU / EMMANUEL BILODEAU/ PIERRE CHAGNON/ BÉNÉDICTE DÉCARY / SYLVIE DRAPEAU/ PASCALE MONTPETIT/ ALAIN ZOUVI/ CAROL BERGERON/ ALLAN LAFOREST/ CORINNE RENÉ Textes deBoris Vian / Collage et mise en scène Carl Béchard UNE PRÉSENTATION Ven.8 octobre \u2013 Salle Wilfrid-Pellieter PREMIER SPECTACLE MONTRÉALAIS EN CINQ ANS EN VENTE AUJOURD\u2019HUI ÀMIDI ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS Au moment de notre entrevue, Ariel Coulombe était un peu triste: on peut vivre du rock, écrire des textes étranges, inventer des mélodies, lancer un premier disque attendu, il reste qu\u2019il lui fallait aller faire euthanasier son chat, diabétique.Disons que, pour un gars qui raffole des paradoxes, il venait d\u2019être servi.«C\u2019est vrai que les paradoxes, les extrêmes sont très présents dans le groupe, explique Ariel.Nous sommes violents et agressifs en même temps que naïfs et enfantins : c\u2019est justement ce dont parle Chargez !, puisque c \u2019est une chanson sur les blessures d\u2019enfance, les souvenirs qui nous reviennent en plein coeur comme une balle perdue, tirée il y a longtemps, mais qui nous frappe finalement\u2026» Ariel Coulombe est manifestement amoureux des mots et des métaphores, comme en témoignent ses textes (il est le principal auteur-compositeur du groupe, de même que le chanteur).«Je suis pas mal control freak, reconnaît-il en riant, je compose toutes les bases de nos chansons.Mais les quatre autres membres du groupe sont tous de meilleurs musiciens que moi, ils me laissent donc écrire et ensuite, ils rentrent d\u2019aplomb dans la musique.Le rock est une énergie de groupe, il faut que tout le monde se mette en danger et sorte en sueur.C\u2019est en passant par les mêmes moments difficiles qu\u2019on apprécie les mêmes moments de grâce.» Après sa victoire au concours des Francouvertes l\u2019an dernier, le groupe a reçu de nombreuses propositions de maisons de disques.S\u2019il a choisi Tacca, c\u2019est que celle-ci lui laissait quasi carte blanche \u2013 le control freak avait besoin de cette latitude\u2026 ne serait-ce que pour engager les réalisateurs Gus Van Go (ex-Me, Mom et Morgentaler) et son partenaire Werner F.: tous deux ont réalisé les derniers albums des Vulgaires Machins, des Trois Accords, The Stills, Chinatown, Priestess\u2026 «Tous les cinq, on avait des expériences de studio chacun de notre bord, reprend Ariel Coulombe.Mais c\u2019était notre première expérience en tant que groupe et avec un réalisateur.» Expériences qui se sont bien déroulées : «Gus n\u2019a pas joué beaucoup dans les arrangements: il nous a fait raccourcir certains passages, enlever des trucs plutôt qu\u2019en ajouter, explorer avec beaucoup d\u2019instruments\u2026» Et fait un brin de ménage dans les influences du groupe: «On a des influences encore plus variées que les comparaisons qu\u2019on nous accole, dit en rigolant Ariel.Mais on vit bien avec ça : on aime mieux être comparés à une multitude d\u2019artistes qu\u2019à un seul.Ça nous aurait fait chier si on avait dit qu\u2019on était Caféine numéro deux, mettons.» Au nombre de ces comparaisons, notons David Bowie, Mick Jagger, T-Rex, les Breasfeeders, The Hives, Alice Cooper jeune, B-52s\u2026 Mais tout ça en français! Histoire de zombies, de sorcières, de règlements de compte, de crime mystérieux : tout un univers sombre, à haute teneur en testostérone, défile sur des musiques très up tempo, aux arrangements 70 et 80 assumés, avec la voix de la claviériste Sélène Bérubé qui répond à celle d\u2019Ariel \u2013 quasi tous les membres de la formation font des harmonies vocales sur l\u2019album, ce qui ajoute une couche de plaisir sonore.Et en spectacle, ceux qui ont vu Ariel peuvent en témoigner : le groupe déménage très sérieusement, avec son chanteur beau et charismatique et une facture visuelle étudiée.«Moi, aller voir un groupe qui joue ses tounes comme sur le disque, habillé comme s\u2019il revenait de faire l\u2019épicerie, j\u2019aime pas ça, explique Ariel Coulombe.J\u2019aime faire différent, faire autrement, me mettre en danger.Si t\u2019évites les surprises, t\u2019évites aussi les bonnes surprises : alors, on essaie toujours de se surprendre nous-mêmes et de surprendre les spectateurs.On va faire beaucoup de shows en 2010.Et on va faire quelque chose qu\u2019on a un peu négligé jusqu\u2019ici : on va aller jouer en région.C\u2019est important pour nous.» Mais auparavant, tous les membres d\u2019Ariel vont assister au spectacle \u2013 certainement surprenant! \u2013 de Them Crooked Vultures, le 12 mai au Métropolis: «On s\u2019est tous acheté des billets et on est excités comme des jeunes filles», conclut Ariel Coulombe en se résignant à cesser de parler pour aller chez le vétérinaire avec son chat\u2026 ARIEL Surprise, surprise Pas un hasard si Chargez !, premier vidéoclip du quintette glam-rock québécois Ariel, a été déclaré Buzzclip à MusiquePlus récemment: on y trouve un incroyable amalgame de riffs de guitare et d\u2019animation raffinée, de musiciens intenses et d\u2019humour noir.C\u2019est de bon augure pour Ariel, gagnant des Francouvertes 2009 qui a lancé son album Après le crime cette semaine.ROCK ARIEL APRÈS LE CRIME TACCA/SELECT PHOTO FOURNIE PAR TACCA En spectacle, Ariel déménage très sérieusement, avec son chanteur charismatique et une facture visuelle étudiée.«Le rock est une énergie de groupe, il faut que tout le monde se mette en danger et sorte en sueur.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 Bertolt Brecht / Kurt Weill / Robert Bellefeuille texte français René-Daniel Dubois arrangements et direction musicale Pierre Benoît Michel Tremblay / Gill Champagne Yasmina Reza / Lorraine Pintal Michel Lemieux et Victor Pilon / Sébastien Harrisson GRAND PARTENAIRE A B O N N E Z- VOU S ! T N M .QC.CA 5 14 .8 6 6 .8 6 6 8 Shakespeare / Marc Béland traduction Jean Marc Dalpé Goldoni / Toni Servillo Piccolo Teatro / Teatri Uniti / Invitation internationale .JUSQU\u2019aU 22 maI Théâtre Jean-Duceppe duceppe.com « Benoît Brière se révèle aussi convaincant dans la brutalité que dans la bouffonnerie.» Le Devoir « Benoît Brière est excellent\u2026 Une mise en scène très réussie\u2026 Sobriété, originalité et beaucoup d\u2019efficacité.» Désautels, Première Chaîne «\u2026pièce parfois tragique, parfois comique et toujours étonnante\u2026 Gabriel Sabourin, excellent\u2026 La pièce est bien écrite, bien montée, bien jouée\u2026» Le Journal de Montréal Une partie avec l\u2019Empereur de Stéphane Brulotte mise en scène de Stéphane Brulotte avec la complicité de Dominic Champagne présentée en collaboration avec le Théâtre il va sans dire Benoît Brière Gabriel Sabourin Stéphane Breton Lynda Johnson Normand Lévesque Pierre Limoges Denis Roy décor Jean Bard costumes François St-Aubin éclairages Éric Champoux conception vidéo Yves Labelle musique Michel Smith accessoires Normand Blais «\u2026solide distribution\u2026 Gabriel Sabourin brillant\u2026 mise en scène rondement menée.» La Presse « Avec ses dialogues souvent savoureux et un Benoît Brière en pleine possession de ses moyens, le texte de Brulotte nous amène véritablement hors des sentiers battus.» 7jours.canoe.ca ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS S\u2019il y a une chose évidente, c\u2019est que Rémi-Pierre Paquin mange de la musique, qu\u2019il en raffole, qu\u2019il s\u2019en repaît.Avant même de devenir le «Rémi» des Invincibles, d\u2019animer la téléréalité musicale Rock\u2019n\u2019Road (dont la deuxième saison vient de débuter à MusiquePlus) ou d\u2019animer L\u2019autre gala de l\u2019ADISQ (ce qu\u2019il refera cette année), Paquin avait monté, il y a sept ans, un groupe.Groupe qui comp t a i t alors Jean-François Rivard (coauteur et réalisateur des Invincibles), Stéphane Lapointe (réalisateur de Tout sur moi) et Geneviève Néron (comédienne qui fait désormais partie de la formation Madame Moustache).Les années ont passé, les projets de toutes sortes ont pris beaucoup de place, le groupe s\u2019est dispersé\u2026 jusqu\u2019à ce que François Lachance, agent du groupe Duke Squad et batteur, convainque Rémi- Pierre Paquin et Jean-François Rivard de reprendre leurs instruments, d\u2019écrire, de composer, d\u2019enregistrer.D\u2019où l\u2019album Buffet lancé mardi passé par le trio, baptisé Balboa: «Il y a quelques années, explique Paquin en riant, le frère de Jean-François avait créé un groupe qu\u2019il avait appelé Mogilny, en l\u2019honneur du joueur de hockey.Nous, on a choisi un nom plus \"cinématographique\"!» Non, Paquin n\u2019envisage pas pour autant d\u2019arriver sur scène vêtu d\u2019un peignoir et de gants de boxe lorsque viendra le temps de faire des spectacles pour Balboa.Car spectacles il devrait y avoir, malgré un agenda hypra-rempli jusqu\u2019à la miaoût (tournage des téléséries Mauvais karma et Bienvenue aux dames, notamment).«Mais ça comptait énormément pour nous de sortir l\u2019album maintenant, parce qu\u2019il était prêt, tout simplement, reprend Paquin.Juste de sortir l\u2019album, ça nous fait du bien.» «Ça fait longtemps que je joue de la guitare, reprendil, mais j\u2019ai jamais trippé à faire des covers, moi \u2013 autour d\u2019un feu de camp, je ne suis vraiment pas bon! J\u2019ai toujours préféré \"gosser\" des beats, essayé de trouver des mélodies.J\u2019ai été un grand fan de Nirvana, et je me souviens encore du choc quand j\u2019ai entendu le Unplugged du groupe (émission télé en 1993, disque en 1994) : c\u2019était pas juste un band de rock écoeurant, c\u2019était un paquet de mélodies fortes, capables de se défendre toutes seules.» Paquin a donc composé avec Rivard des mélodies et des textes («Disons que Jean- François est plus Lennon, plus dark et rock, et moi, plus McCartney, j\u2019ai pas peur de la pop et des hooks!»), et tout cela s\u2019est retrouvé sur un album qui débute par\u2026 un collage d\u2019extraits du film Network, sur fond sonore rock: «Ça donnait une introduction mystérieuse et humoristique au disque, surtout qu\u2019on s\u2019est servi de la version française du film! dit Paquin.C\u2019est pas pour rien que le disque s\u2019appelle Buffet: on joue vraiment toutes sortes de choses, on peut se servir à volonté.» Pour concocter ce Buffet, Balboa a fait appel aux réalisateurs The Troublemakers et à la voix de la rappeuse-chanteuse MC La Sauce : «Moi, j\u2019aime plus les voix de filles qui chantent que celles de chanteuses : moins de sparages, mais plus de soul.» Comme chanteur, lui-même reconnaît qu\u2019il n\u2019est pas un «technique»: «Disons que je suis plus Flaming Lips que Bruno Pelletier, convient-il en riant.Comme je suis un bon guitariste, mais pas nécessairement le meilleur guitariste.Mais c\u2019est correct.Nous autres, on voulait un album qui ne sonne pas \"drette\", pas clean.La musique que j\u2019écoute, elle dépasse les lignes.Je pense que l\u2019album de Balboa aussi dépasse les lignes.Et, comme chanteur, je suis convaincu que je ne pourrai jamais être aussi pire que Charlotte Gainsbourg à Coachella!» BALBOA Dépasser les lignes « Je suis complètement post-Coachella !» lance Rémi-Pierre Paquin.Coachella, c\u2019est un super festival en Californie où les meilleurs groupes et artistes du moment se sont produits il y a 15 jours.Le genre d\u2019endroit où le populaire comédien et fan de musique est allé se vautrer avec bonheur dans les décibels.Avant de lancer lui-même un album, conçu avec son groupe Balboa.Oui, comme dans Rocky Balboa.ROCK BALBOA BUFFET PRODUCTIONS BENANNAH/SELECT PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Rémi-Pierre Paquin (au centre) et ses deux acolytes de Balboa, Jean-François Rivard et François Lachance, lors du lancement de leur disque Buffet, mardi dernier .«Nous autres, on voulait un album qui ne sonne pas \"drette\", pas clean.La musique que j\u2019écoute, elle dépasse les lignes.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE «Ce n\u2019est pas la Compagnie créole », tempère Duguay, lorsqu\u2019on évoque la \u2013 comment dire?\u2013 exubérance de son nouvel album, La fuite.Certes, nulle part sur cette collection de 10 nouvelles chansons, on ne trouve de quoi faire rire les oiseaux et chanter les abeilles.La facture musicale, elle, ainsi que les thèmes abordés, ont cependant tendance à changer le mal de place.«En faisant de la musique, on essaie d\u2019accéder à une certaine vérité, dit-il.Or, on ne peut pas fuir ce qu\u2019on est, au fond de soi.Si ce spleen-là est bien enfoui quelque part, c\u2019est inévitable, ça va se retrouver dans mon travail, que ce soit dans les textes ou dans la musique.Quand même, je crois que le spleen sur mon nouvel album est, disons, moins dérangeant pour la personne qui écoute.» « Il y a plus de chances qu\u2019on ait envie de mettre ce disque en recevant à souper», ajoute Le Husky.Chanson moderne pour cynique romantique diffusait un malaise saisissant, c\u2019était à la fois la force et la faiblesse de l\u2019album.Peine d\u2019amour, crise du coeur et de l\u2019âme, allusions même à la mort, au suicide.Chanson pop tout en ombres, en mélodies langoureuses, Duguay lui-même ne sachant pas chanter autrement.Malaise dans le texte, dans la fragilité de son interprète, sa voix sobre et solennelle qui parle dans une poésie qui n\u2019avait rien à cacher.Le malheur, limpide.Sur La fuite, on est ailleurs.Duguay, d\u2019abord, a fait le ménage dans ses cafards, il a lui-même le sentiment d\u2019avoir tout évacué sur ce premier album: «Je ne voulais pas me répéter et refaire un album comme le premier.Peur de rester dans les mêmes souffrances.Le premier disque en était un de mal de vivre, où je parlais d\u2019une période de ma vie qui commençait à dater.Ce n\u2019était pas l\u2019actualité, mais c\u2019était important pour moi de sortir ces chansons quand même.Après, il faut parler d\u2019autre chose.» Duguay met en scène la vie des autres sur La Fuite.La vie, et les mots aussi des autres, Apollinaire (sur Si je mourais là-bas) et ces collaborateurs qui lui ont prêté des rimes, le collègue Alexandre Champigny, l\u2019auteure Marie- Hélène Poitras, entre autres.En fait, c\u2019est à se frotter au talent de ses collaborateurs que ce nouvel album a pris du corps.Vincent Blain (complice du Navet Confit, et du groupe L\u2019Indice) assure la réalisation: «J\u2019ai donné carte blanche à Vincent, lui ai laissé toute la liberté, justement pour qu\u2019il puisse m\u2019emmener ailleurs.Je savais de toute façon qu\u2019il n\u2019allait pas dénaturer mon travail.On a des goûts semblables », comme le David Bowie de l\u2019époque Low «pour le son des drums» \u2013 soit dit en passant, David Bowie est le titre d\u2019une chanson du premier disque de Duguay \u2013, et Fever Ray.«Il devait y avoir plus de synthétiseurs au départ, mais j\u2019avais envie de garder les guitares.On a laissé tomber.» Fanny Bloom et Kilojules, de La Patère Rose, viennent prêter main forte : «On est un peu dans le même univers musical, la Patère et moi \u2013 sinon qu\u2019ils sont pas mal plus joyeux.» Plus robustes, les chansons de La Fuite se dressent, doucement mais avec assurance, gonflées par une batterie assez présente, par des synthétiseurs qui se faufilent sur presque toutes les chansons de l\u2019album.«Sur le premier disque, j\u2019étais assez vert.À force de donner des concerts, de côtoyer des musiciens, t\u2019apprends ton métier.La différence entre les deux disques, c\u2019est la confection.Ça a tellement bien été en faisant La Fuite, que je n\u2019ai qu\u2019envie de retourner en studio pour enregistrer un troisième album.» Des ébauches de chansons sont déjà prêtes, mais certainement pas assez pour être présentées cet été, lorsque Le Husky se produira aux Francos, en programme double avec Tricot Machine.Avec Tricot Machine?Drôle de copinage: l\u2019un qui broie du noir, les autres qui font la ronde avec leurs refrains accroche-coeurs.«Sur scène, les nouvelles chansons poussent au dynamisme.On a déjà donné quelques spectacles, c\u2019est plus rock ; même les chansons du premier album ont pris du corps, sur scène».Un Yannick Duguay nouveau (ou presque), qu\u2019on vous dit.LE HUSKY Chienne de vie ! Yannick Duguay, alias Le Husky, revient à l\u2019avant-scène avec l\u2019album La Fuite, deux ans après avoir anesthésié de ses mots sombres et refrains tristes les amateurs de chanson par son premier effort, le bien nommé Chanson moderne pour cynique romantique.Et La fuite?Chassées, les idées noires.Quoique.CHANSON LE HUSKY LA FUITE GROSSE BOÎTE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE «Ça a tellement bien été en faisant La fuite, que je n\u2019ai qu\u2019envie de retourner en studio pour enregistrer un troisième album», raconte Le Husky.EN UNMOT Yannick Duguay, dit Le Husky, revient après deux ans d\u2019absence avec un album moins torturé que ses précédents.«Il y a plus de chances qu\u2019on ait envie de mettre ce disque en recevant à souper.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 9 UN SPECTACLE UNIQUE EN SON GENRE P R É S E N T E « Je vous invite à une soirée inoubliable dans une ambiance de mystère, de fantaisie et d\u2019humour.» EDGAR FRUITIER www.edgaretsesfantomes.com CréationNORMANDCHAURETTE / Mise enscèneNORMANDCHOUINARD Directionmusicale JEAN-PASCALHAMELIN Avec la participationdeEDGARFRUITIER VINCENT BILODEAU/ANDRÉROBITAILLE / JEANMARCHAND/ SYLVAINMASSÉ MONTRÉAL~MONUMENT-NATIONAL ~ 8 AU 25 SEPTEMBRE 2010 514 871-2224 / 1 866 844-2172 / www.admission.com QUÉBEC~GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC ~ 26 AU 28 JANVIER 2011 418 643-8131 / 1 877 643-8131 / www.billetech.com le plus grand succès des années 70 repris intégralement sur scène! Le Big Bazar en tournée au Québec: mettant en vedette Brigitte Boisjoli, richard charest, daniel dory, gardy Fury, isaBelle giroux, Martin giroux, Marc-antoine larche, caroline Marcoux, jayMe rae dailey, saFiya renee ricketts, jason roy-léveillée et sophie vaillancourt Producteur délégué et directeur artistique: Didier Morissonneau.Mise en scène et direction vocale: édith Myers.Direction musicale: Yves Décary.chorégraphies: Geneviève Dorion-coupal.théâtre st-Denis 2 francofoLies.coM Du 8au19 juin (Relâche les 13, 14 et 15 juin) 514 849-4211 theatrestdenis.ca 514-790-1111 ticketpro.ca biLLetterie attention mesdames et messieurs Fais comme l\u2019oiseau \u2022 une belle histoire tout va changer \u2022 Bravo monsieur le monde chante comme si tu devais mourir demain la jeunesse \u2022 On laisse tous un jour \u2022 le petit homme dis-moi pourquoi?\u2022 Je n\u2019aurai pas le temps la fête \u2022 Jusqu\u2019à demain peut-être et plusieurs autres.avec les succès : 31 août, 1er et 2 septembre à Québec 18 septembre à sainte-thérèse 22 octobre à saint-Hyacinthe 23 octobre à saguenay 3 novembre à trois-rivières 6 novembre à saint-Jean-sur-richelieu 14 novembre à L\u2019assomption 29 avril 2011 à saint-antoine-sur-richelieu 21 mai 2011 à salaberry-de-Valleyfield ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE «J\u2019en ai marre.Je pense que je vais déménager», peste KMaro pendant qu\u2019on marche, en plein soleil, vers les bureaux de K-Pone inc., sa petite entreprise.«Je pense m\u2019installer dans le Plateau; ça bouge bien, dans ce quartier.» Nous sommes rue Notre- Dame, dans le Vieux, à un jet de pierre de la Basilique.Le capharnaüm: le périmètre entier est un vaste chantier à ciel ouvert, le bruit, la poussière, les rues barrées, «jamais moyen de trouver du stationnement, et lorsqu\u2019il y en a, les gens à qui on donne rendezvous doivent en plus payer », ajoute-t-il en tenant la porte de l\u2019ascenseur menant à son étage, le troisième.Passé la réception, un couloir, la salle de démonstration de sa collection de vêtements, «un peu en désordre parce que des collections sont déjà parties », puis la salle de réunion où on sera tranquilles pour l\u2019entrevue.Bienvenue chez Cy r i l Kamar, alias K-Maro, successstory du rap d\u2019ici qui, dès qu\u2019il a pris le chemin des palmarès de France, a pleinement assumé son virage pop.«Je ne suis pas le seul, argue-t-il.Les Black Eyed Peas, Kanye West, même Jay-Z, tiens, c\u2019est de la pop.Pas parce qu\u2019il est moins underground dans ce qu\u2019il dit.C\u2019est parce que la musique urbaine s\u2019est démocratisée, elle a fini par savoir s\u2019y prendre pour rejoindre un plus vaste public.» C\u2019était il y a six ou sept ans.Après l\u2019aventure, peu concluante, convenons-en, du duo rap-pop LMDS.K-Maro solo sort I am à l\u2019ancienne, un premier album concocté avec son complice musical Louis Côté, qui possède une petite bombe que les Français allaient enfin découvrir lorsqu\u2019elle serait reprise en 2004 sur le deuxième disque, La Good Life.Femme Like You le propulse: le single s\u2019écoule à plus de 750 000 exemplaires, et tire l\u2019album à plus de 650 000.L\u2019année suivante, Million Dollar Boy atteint les 300 000 albums vendus en France.01.10 est, en excluant l\u2019album Platinum Remix, son quatrième album en français \u2013 Perfect Stranger, en anglais, lancé il y a deux ans, porte un titre visionnaire: personne ne l\u2019a remarqué.Toujours épaulé par Côté, K-Maro a réussi à hisser dans nos palmarès une autre de ces chansons pop à saveur danceélectro dont il semble avoir le secret : Music.«Je voulais créer un projet hybride, un peu différent tout de même ce que j\u2019avais fait.J\u2019ai réuni mon équipe, leur ai donné mes consignes: je ne veux pas de samples.Écoutez Daft Punk.Écoutez le côté électro de Muse.Pour les claviers, un son comme celui de Empire of the Sun.» Le plan était sur la table.K-Maro sait ce qu\u2019il veut.Pendant presque une heure, on discute davantage de produit, de clientèle, de marketing, de partenariat, de réunions de production, que de musique, à proprement dit.Ce type-là a réussi en musique, mais il en a profité pour transformer ça en quelque chose qui le branche peut-être davantage: une entreprise qui, après avoir flirté avec la restauration \u2013 il s\u2019est débarrassé de ses clubs à Montréal et Miami, la crise financière le mettant dans une situation fragile, m\u2019explique- t-il \u2013, s\u2019investit autant dans la musique (il gère les carrières de la chanteuse Shy\u2019m et du rappeur Imposs) que dans les vêtements.Le business, c\u2019est son affaire, bien avant la musique.«Je suis le premier à le dire: on est tous là parce qu\u2019on a des tubes, des bonnes chansons.Point barre.Ça ne se discute pas.Mais il faut les mettre en marché, ensuite.et 99% des artistes n\u2019ont pas cette notion-là.Ce sont des créateurs, pas des hommes d\u2019affaires.Pourtant, moi, je ne vois pas comment l\u2019un peut empêcher l\u2019autre.» «Ma créativité, c\u2019est un atout, poursuit-il, intarissable sur le sujet.Ensuite, le business, c\u2019est mon trip, je n\u2019ai pas de gêne à le dire.Je ne me ferai jamais envahir par un producteur ou un réalisateur de disques, parce que je suis le gars qui connaît le mieux mon produit.Je ne peux pas avoir l\u2019air du mec qui est seulement business et qui ne connaît rien à l\u2019artistique : c\u2019est moi qui l\u2019ai fait, ce disque.Pourquoi le cacher?C\u2019est dommage que je sois presque le seul qui soit prêt à faire ça, à jouer sur les deux tableaux, business et artistique.» K-MARO Plan d\u2019affaires Mercredi dernier, pendant que le Canadien faisait des miracles à Washington, le rappeur-businessman K-Maro faisait oeuvre de charité en organisant un multiple lancement \u2013 nouvel album, nouvelle collection de vêtements \u2013 au profit de l\u2019hôpital Sainte-Justine, au Théâtre Olympia.Une vraie première expérience de scène, avec orchestre complet, pour le rappeur né au Liban, plus habitué au travail de studio et au brassage d\u2019affaires.HIP HOP K-MARO 01.10 K-PONE INC.«J\u2019aurais voulu être un artiste.», chantait le businessman de Starmania.Tant pis pour lui, certains de ses semblables le sont devenus, avec succès de surcroît.Le rappeur K-Maro, lui-même un hybride entre l\u2019homme d\u2019affaires et la pop star, nous parle des cinq réussites qui l\u2019ont inspiré.LA POPDUBUSINESSMAN PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE K-Maro se considère autant comme un artiste que comme un homme d\u2019affaires.«Ma créativité, c\u2019est un atout», dit-il.«On est tous là parce qu\u2019on a des tubes, des bonnes chansons.Point barre.Ça ne se discute pas.Mais il faut les mettre en marché, ensuite.Et 99% des artistes n\u2019ont pas cette notion-là.» RENÉ ANGÉLIL Ex-Baronet, manager de Céline Dion: « Il m\u2019a énormément surpris : avec les Baronets, il chantait très juste ! Il a un sens de la mélodie absolument hallucinant.C\u2019est plus que quelqu\u2019un qui m\u2019inspire, c\u2019est quelqu\u2019un qui m\u2019intimide, car j\u2019ai eu l\u2019occasion de le rencontrer à quelques reprises.Je n\u2019ai jamais joué au poker avec lui, par contre.Je ne suis pas de son calibre ! » GUY LALIBERTÉ Ex-cracheur de feu, fondateur du Cirque du Soleil : «Un artiste dans l\u2019âme, et un grand homme d\u2019affaires.C\u2019est quelqu\u2019un qui a dû se battre avec sa créativité, pour que ses idées progressent.Malgré les affaires, toujours à prendre du bord des artistes.DR.DRE Producteur, beatmaker, ex-copropriétaire de Death Row Records, patron de Aftermath : «J\u2019hésite entre Dr.Dre et (Anthony) L.A.Reid (musicien, compositeur, réalisateur, patron de label).Je prends Dr.Dre ; quand tu penses que c\u2019est lui qui a pris un risque avec un jeune rappeur blanc, Eminem, puis avec un mec qui s\u2019était fait tirer dessus et dont Sony ne voulait plus, 50 Cent.Ces dix dernières années, ils ont dominé, même si le vent a fini par changer.De grosses affaires, de bons albums.» CLIVE DAVIS Réalisateur, bonze de l\u2019industrie du disque, ex-patron de Columbia Records, fondateur d\u2019Arista Records et J Records, a fait signer des contrats à nombre de grandes stars, de Janis Joplin à Alicia Keys, en passant par Whitney Houston : «Peu de gens savent à quel point ce gars était artiste.Je suis fan du personnage, immense, j\u2019ai lu sur lui, j\u2019ai fouillé sur l\u2019internet.Je suis tombé sur un clip où on le voit jammer, avec sa basse, en compagnie d\u2019Alicia Keys.Un grand moment ! » JAY-Z Rappeur, homme d\u2019affaires (à tout faire) : «Le top de ceux qui m\u2019ont inspiré reste Jay-Z.Un sens artistique incroyable, un homme d\u2019affaires hors pair, un visionnaire.» \u2013 Philippe Renaud, collaboration spéciale PHOTO ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ARCHIVES REUTERS PHOTO ARCHIVES AP PHOTO ARCHIVES AP llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 Vendredi 4 et samedi 5 juin \u2022 19h \u2022 Métropolis and the destroyers GeorGe thoroGood L\u2019 électrisante légende George Thorogood et les classiques Bad to the Bone, Move It On Over et One Bourbon, One Scotch, One Beer Billetterie hôtel officiel MéTropoLis 59, rue Sainte-Catherine Est 514 790-1111 \u2013 ticketpro.ca montrealjazzfest.com première partie : THE SPADES présenté par ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE CLAUDE GINGRAS Le dévoilement de la saison du Domaine Forget , cette semaine, coïncide avec la sortie d\u2019un enregistrement qui y fut réalisé l\u2019été dernier, le 1er août, à la salle Françoys-Bernier, lors d\u2019un concert du Youth Orchestra of the Americas et son jeune chef invité Jean- Pascal Hamelin.Renouvelé chaque année, l\u2019orchestre groupe, comme son nom l\u2019indique, de jeunes music iens des troi s Amériques.La formation de 2009 en rassemblait 76, de 22 pays, principalement d\u2019Amérique latine.Curieusement, on n\u2019en comptait que trois du Canada et 16 des États-Unis.Choix logique comme pièce de résistance du programme: la célèbre Symphonie du Nouveau Monde de Dvorák, écrite lors d\u2019un séjour du compositeur tchèque aux États-Unis et créée à New York en 1893.Jean-Pascal Hamelin est un chef de grand talent qui, à 36 ans, devrait être mieux connu et avoir pris place auprès des Nézet-Séguin, Rivest , Tremblay et Trudel.Il obtient de ces 76 jeunes sans expérience du concert une prestation comme en donnerait un orchestre professionnel inspiré par un grand chef.Le Youth Orchestra sonne parfaitement bien, comme tel et dans ses composantes.À signaler en particulier, la justesse et la beauté des cordes.À la magnifique et attachante partition de Dvorák, dont il fait toutes les reprises, Hamelin confère tour à tour une profonde nostalgie et une sorte de grandeur beethovénienne.Mes réserves sont très minimes : au premier mouvement, une entrée de flûte où une note n\u2019a pas sa pleine valeur; au Scherzo, un trio qui, bien que marqué «sostenuto», est maintenu au même tempo que ce qui précède ; enfin, quelques phrases secondaires des cordes graves que les micros n\u2019ont pas pleinement captées.Presque rien, en fait.Les deux brèves pages qui complètent le disque, Danzon no 2 du Mexicain Arturo Marquez et Bootlegger\u2019s Tarantella du Canadien John Estacio, sont très dynamiques, très colorées, difficiles d\u2019exécution et brillamment rendues.Les bruits de salle sont à peu près inexistants ; en contraste, l\u2019ovation de l\u2019auditoire tient du délire.Pour des raisons inconnues, on a coupé les applaudissements qui suivaient le Estacio.HHHH1/2 YOUTH ORCHESTRA OF THE AMERICAS.DIR.JEAN-PASCAL HAMELIN.FIDELIO, FACD029.DISQUES CLASSIQUES Triomphe pour Hamelin et le Youth Orchestra llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 11 PLUS DE 60 SPECTACLES EN SALLE DONT : BILLETTERIE CENTRALE \u2022 MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est 514 790-1111 \u2022 1 866 908-9090 \u2022 ticketpro.ca Sauf pour les spectacles présentés à la Place des Arts PLACE DES ARTS 514 842-2112 \u2022 1 866 842-2112 laplacedesarts.com CLUB SODA 514 790-1111 \u2022 1 866 908-9090 ticketpro.ca L\u2019ASTRAL (Maison du Festival Rio Tinto Alcan) 514 790-1111 \u2022 1 866 908-9090 ticketpro.ca FRANCOFOLIES.COM BÉNÉFICIEZ D\u2019AVANTAGES AVEC LE PROGRAMME DE RÉCOMPENSES VISA DESJARDINS AU 1 877 BILLETS Une comédie musicale d\u2019Alain Boublil et de Claude-Michel Schönberg.D\u2019après l\u2019oeuvre de Victor Hugo LA PRODUCTION DU CAPITOLE DE QUÉBEC Relâche 13 et 14 juin.PREMIÈRE PARTIE: ALEXIS HK ( FRANCE ) PREMIÈRE PARTIE: NATASHA ST-PIER ROBERT CHARLEBOIS AVEC TAMBOUR NI TROMPETTE ANDREA LINDSAY MARC HERVIEUX ET SES AMIS DIANE TELL FRANCE/QUÉBEC JACQUES HIGELIN FRANCE PROGRAMME DOUBLE MALAJUBE CUBES RUBIQUES PLUME LATRAVERSE ALL DRESSED PIERRE LAPOINTE RACHID TAHA ALGÉRIE/FRANCE VINCENT VALLIÈRES DIAM\u2019S FRANCE SALIF KEITA MALI/FRANCE PREMIÈRE PARTIE: BRUNO RODÉO ET LES ROUTIERS PREMIÈRE PARTIE: BEN L\u2019ONCLE SOUL (FRANCE) PREMIÈRE PARTIE: ELAGE DIOUF SENTIMENTS HUMAINS PREMIÈRE PARTIE: JP NATAF (FRANCE) SEUL AU PIANO PREMIÈRE PARTIE: ARNAUD FLEURENT-DIDIER (FRANCE) LES ÉVÉNEMENTS FORD FIESTA AU THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA - 20H CARTE BLANCHE À RENÉE MARTEL ET INVITÉS : MARIO PELCHAT - ANNIE BLANCHARD CATHERINE DURAND - MARA TREMBLAY PROGRAMME DOUBLE MIOSSEC FRANCE GAËTAN ROUSSEL FRANCE PREMIÈRE PARTIE: SALOMÉ LECLERC miCkey [3d] FRANCE PREMIÈRE PARTIE: CÉCILE HERCULE (FRANCE) BÏA CONCERT INTIME EN COMPAGNIE D\u2019YVES DESROSIERS JEANNE CHERHAL ET LA SECTE HUMAINE FRANCE BERNARD ADAMUS TRICOT MACHINE JEAN-LOUIS MURAT FRANCE PREMIÈRE PARTIE: BENOIT PARADIS TRIO PREMIÈRE PARTIE: LE HUSKY SPECTACLES À PRIX FRANCOFOUS LES ÉVÉNEMENTS en collaboration avec 20h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA 20h30 L\u2019ASTRAL 21h MÉTROPOLIS 19h CLUB SODA LES NUITS en collaboration avec présenté par en collaboration avec 20h SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA DIMANCHE 13 JUIN DIMANCHE 13 JUIN MARDI 15 JUIN VENDREDI 18 JUIN VENDREDI 11 JUIN DIMANCHE 13 JUIN MARDI 15 JUIN SAMEDI 12 JUIN LUNDI 14 JUIN MARDI 15 JUIN MERCREDI 16 JUIN JEUDI 17 JUIN VENDREDI 18 JUIN SAMEDI 19 JUIN DU 8AU 19 JUIN 10 ET 11 JUIN 15 ET 16 JUIN 16 ET 17 JUIN 18 ET 19 JUIN 10 , 11 ET 12 JUIN 13 ET 14 JUIN LA PERLE RARE DU RAP FRANÇAIS ! NOUVEAUSPECTACLE.UN INCONTOURNABLE ! GAGNANT AUXVICTOIRE DE LA MUSIQUE POUR SON ALBUM LA DIFFÉRENCE LE «PAVAROTTI QUÉBÉCOIS » PRÉSENTE APRÈS NOUS, SON NOUVEL ALBUM CERTIFIÉ OR ! TENDANCES en collaboration TOUT EN CHANSON avec en collaboration avec ARTS ET SPECTACLES STÉRÉO CYBERPRESSE.CA Écoutez des extraits des CD de la semaine sur cyberpresse.ca/disques INDIE-ROCK BROKEN SOCIAL SCENE FORGIVENESS ROCK RECORD HHHH ARTS & CRAFTS Bonheur musical Si vous avez aimé les trois premiers albums de Broken Social Scene, bien vos oreilles seront une fois de plus comblées avec Forgiveness Rock Record.Il faut dire que l\u2019album s\u2019ouvre en grand avec la pièce World Sick, qui réunit tout le meilleur de la musique de Broken Social Scene : des harmonies vocales inspirées, des mélodies qui pincent le coeur, beaucoup d\u2019espace, su fond de guitares douces et sautillantes.Broken Social Scene, faut-il le rappeler, est un collectif musical canadien qui réunit des grands noms de l\u2019indie-rock canadien.Les meneurs sont Brendan Canning et Kevin Drew, mais ils comptent notamment parmi leurs invités Feist, Emily Haines (Metric) et Amy Millan (Stars).Il y a de grands moments sur Forgiveness Rock Record.L\u2019énergie de Texico Bitches, la voix douce d\u2019Amy Millan qui nous ensorcèle sur All to All, Emily Haines qui y va de tout son charme sur Sentimental X\u2019s, Feist qui ajoute sa touche à la fin.Vous l\u2019aurez deviné, je suis une grand fan de Broken Social Scene.Et je n\u2019ai pas été déçue de Forgiveness Rock Record.C\u2019est, encore une fois, du gros bonheur et du confort musical.(En magasin mardi.) \u2014 Émilie Côté EXTRAIT: World Sick ROCK CIRQUE DU SOLEIL OVO HHH CIRQUE DU SOLEIL / JUSTIN TIME Le Brésil du Cirque Difficile d\u2019attribuer une cote à ce disque, en raison même de sa nature.C\u2019est en effet la trame sonore impeccable, léchée, d\u2019un spectacle réussi du Cirque du Soleil (créé en mai 2009).On y retrouve donc les éléments qui en faisaient la force : «tonique», lisait-on dans la critique de La Presse, qui soulignait que Berna Cappas, le compositeur brésilien, avait puisé «dans plusieurs des rythmes de son pays (bossa, samba, forro), qu\u2019il « funkifie » et « rockifie » au besoin.Si on a vu Ovo ou qu\u2019on veut s\u2019initier en douceur aux musiques brésiliennes pimentées de rock, de pop ou de voix féminine très Cirque du Soleil, on va apprécier.Mais si on connaît déjà un peu la puissance organique, la sensualité, la verve de ce continent sonore qu\u2019est la musique brésilienne, on va trouver ce disque bien sage, propre et tracé au cordeau \u2013 toutes choses par ailleurs nécessaires dans une trame de spectacle circassien, où l\u2019improvisation et la spontanéité ne seraient tout simplement pas compatibles avec la précision et la concentration extrêmes qu\u2019exigent les numéros.Bref, un disque plutôt pour les fans du Cirque que pour les amateurs de música brasileira.\u2013 Marie-Christine Blais EXTRAIT: Flea Girls POP ARTISTES VARIÉS UN DESIGN SONORE HHH1/2 TANDEM.MU Elle s\u2019appelle mélancolie L\u2019essentiel de l\u2019univers deMonique Giroux ne se photographie pas.Elle ne le dit pas exactement avec ces mots-là, mais c\u2019est tout comme.L\u2019animatrice, connue et reconnue pour son amour de la chanson française, a voulu que sa compilation Un design sonore soit un autoportrait.Y poser l\u2019oreille permettrait ainsi de jeter un coup d\u2019oeil dans l\u2019intimité de cette femme à l\u2019enthousiasme contagieux qui joue pour la première fois au DJ.Son goût pour les chansons tristes s\u2019affiche dès la première pièce, La chanson d\u2019Hélène, fort beau duo réunissant Romy Schneider et Michel Piccoli.La lenteur est (presque toujours) de mise et tous les titres sélectionnés témoignent d\u2019un souci extrême des atmosphères.Avec doigté, Monique Giroux tire le fil délicat de la mélancolie en soignant les transitions et en mêlant chansons françaises (surtout), titres en anglais et même un bref morceau de Chopin interprété par le grand Claudio Arrau.Deux caractéristiques se détachent de l\u2019ensemble: un goût pour les voix et les interprétations habitées, ainsi qu\u2019un instinct sans faille pour discerner celles qui, parmi les chansons tristes, donnent surtout envie de se relever et de continuer à vivre.AlexandreVigneault EXTRAIT: Duodadieu \u2014 SLAM MOHAMMED L\u2019OMBRE D\u2019UN DOUTE HHH1/2 MAISONNETTE / SELECT Ce soir, on «dense » Pour apprécier pleinement ce fort intéressant album de slam, deux méthodes : soit on en écoute quelques chansons à la fois, soit on l\u2019écoute au complet, mais avec des écouteurs.C\u2019est que ce disque de Mohammed, slammeur québécois d\u2019origine algérienne, est particulièrement dense : il est quasi impossible de l\u2019écouter distraitement, d\u2019où la suggestion d\u2019en écouter quelques morceaux pour en apprécier la force, la pertinence, le propos, les fulgurances et les bonheurs d\u2019écriture.Mais il est aussi très finement réalisé et arrangé, ce qu\u2019on ne perçoit vraiment que les écouteurs sur la tête, faute de quoi, on a une impression de répétitif qui ne s\u2019avère toutefois pas quand on privilégie l\u2019écoute attentive, concentrée.Ça fait beaucoup de mots pour dire que ce disque de Mohammed est celui d\u2019un poète, un peu prédicateur, un peu oracle, énormément inspiré.Avis aux professeurs de français intéressés par le verbe contemporain : les textes de Je sais pas, Frontière et L\u2019infini pourraient tout à fait servir en classe\u2026En dehors de la classe aussi.Marie-Christine Blais EXTRAIT: Je sais pas \u2014 CHANSON GAËLE DIAMANT DE PAPIER HHH PRODUCTIONS DE L\u2019ONDE Gaële au pluriel J\u2019aime bien Gaële : c\u2019est une parolière accomplie, une mélodiste de talent, sans compter une personnalité vibrante, à la voix piquante\u2026 et c\u2019est donc le coeur un peu serré que je trouve son deuxième album un brin décevant.Un morceau m\u2019emballe, le suivant me fait décrocher, un autre me plaît, mais celui qui lui succède me laisse sur ma fin, etc.Comment dire?La qualité d\u2019ensemble est là, mais c\u2019est d\u2019ensemble tout court dont ça manque un peu.Malgré une jolie réalisation, des arrangements souvent inventifs et les efforts pour marier les nombreuses personnalités de Gaële \u2013 je pense notamment aux belles harmonies vocales assurées par une gang d\u2019amis \u2013, on a une impression d\u2019éclatement, d\u2019éparpillement.C\u2019est Gaële au pluriel\u2026 Comme plusieurs jeunes artistes qui sont leur propre directeur artistique, la jeune auteure-compositrice-interprète manque peutêtre du recul voulu pour épurer, lier et parfois même abandonner des chansons pour un album (quitte à les reprendre ailleurs).Toutefois, pour l\u2019avoir vue en spectacle, je n\u2019ai aucune crainte : sur scène, Gaële va nous tricoter serré tout cela et ça se tiendra.\u2014 Marie-Christine Blais EXTRAIT: Diamant de papier JAZZ RAFAEL ZALDIVAR LIFE DIRECTIONS HHH1/2 EFFENDI LA recrue du piano jazz à Montréal Établi à Montréal pour y prendre épouse, achever sa formation universitaire et lancer sa carrière, Rafael Zaldivar doit être considéré comme l\u2019un des nôtres.Espérons qu\u2019il le demeure car il connaît un départ canon.Voilà sans contredit un de nos espoirs pour une possible carrière internationale.D\u2019origine cubaine, Zaldivar ne fait pas dans le jazz latin, il évite (heureusement) ce cliché pour choisir plutôt un jazz moderne et/ou contemporain, sans renier ses racines pour autant.Son attaque au clavier, la fluidité de son phrasé, la singularité et la modernité de ses propositions le positionnent d\u2019ores et déjà parmi nos jazzmen les plus intéressants.Encore au stade de la synthèse, ses choix compositionnels y sont variés, misent sur la profondeur des harmonies et la complexité rythmique des phrases, préconisent un juste équilibre entre émotion et complexité structurelle.S\u2019en dégagent les prémisses d\u2019une forte personnalité.Il faut aussi applaudir la complicité et la cohésion de son trio, formé de jeunes musiciens prometteurs : le batteur Kevin Warren et le contrebassiste Nicolas Bédard.Trois cultures différentes, trois identités des Amériques au service d\u2019une musique dont la seule identité est\u2026 le jazz.\u2014AlainBrunet EXTRAIT: Cimarron Part One JAZZ CHET DOXAS BIG SKY HHH1/2 JUSTIN TIME Le ciel se dégage Au cours des dernières années, le saxophoniste Chet Doxas s\u2019est clairement imposé parmi les meilleurs musiciens de jazz de Montréal.Idem pour son frangin Jim, avec qui il fait équipe sur cet album, tandem familial auquel se joint le guitariste Benoît Charest.Devenu célèbre pour ses musiques de film, Charest renoue enfin avec le jazz, ses premières amours.À une autre époque, le musicien a déjà atteint des standards techniques supérieurs, enfin à ceux observé dans cet album, (pas de secret, il faut répéter comme un malade pour jouer comme il le faisait dans le temps) mais\u2026 On lui pardonnera puisqu\u2019il joue encore très bien et puisque la maturité de son jeu et de ses connaissances musicale, sans compter la justesse et la finesse de ses impros, l\u2019emportent sur ce recul technique \u2014 qu\u2019il pourrait aisément corriger, il va sans dire.Ainsi, l\u2019expérience de Ben Charest sert bellement le jazz de Chet Doxas en formule quartette \u2014 le contrebassiste Zack Lober complète la formation.Ce Big Sky, en fait, se dégage au fil des écoutes ; par particulièrement aventureux de prime abord, encore moins spectaculaire, cet album révèle ses subtilités sur la durée.\u2014 AlainBrunet EXTRAIT: L\u2019Acadie ÉLECTRO FLYING LOTUS COSMOGRAMMA HHHH WARP Bon jusqu\u2019à la lie Issu de la scène hip hop avant-gardiste californienne, accueilli à bras ouverts par la tribu dubstep britannique, le producteur, remixeur et DJ Flying Lotus présente son troisième album, Cosmogramma, qu\u2019il nous avait décrit, lors de son récent passage à Montréal, comme une sorte «d\u2019opéra space pop ».«Space », comme pouvaient l\u2019être Sun Ra ou sa regrettée tante Alice Coltrane, deux musiciens qu\u2019il salue d\u2019ailleurs (les chansons Arkestry et Drips/Auntie\u2019s Harp).Les éclats de jazz (la basse de Thundercat, le sax de cousin Ravi Coltrane), traces de musique orchestrale (la harpe de Rebekah Raffles, les beaux violons de l\u2019arrangeur Miguel Atwood- Fergusson), rythmes hip hop variés et bricolages électroniques plombés par de caverneuses et élastiques basses forment une dense, concise et époustouflante trame sonore qui fait voyager.Dans l\u2019ensemble, plus nerveux, plus cohérent et moins éparpillé que le précédent Los Angeles, Cosmogramma est l\u2019oeuvre d\u2019un compositeur à la vision bien définie.Un album de 17 indissociables chansons, un ensemble supérieur à la somme de ses parties.Ce jeune producteur a, à 26 ans seulement, une personnalité musicale unique.Une des perles de la saison pré-estivale.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale EXTRAIT : And The World Laughs With You Retrouvez les grilles télé d\u2019aujourd\u2019hui et de demain dans le Voilà! inséré dans La Presse d\u2019aujourd\u2019hui.VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé complet sur CYBERPRESSE.CA/TELE sur cyberpresse.ca HORAIRES Consultez tous les jours tous vos horaires cinéma et critiques de téléromans sur www.cyberpresse.ca/tele Votre guide télé PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA CINÉMA Madagascar film d\u2019animation réalisé par Eric Darnell et Tom McGrath, vendredi 19h, SRC PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE SPORTS Les Islanders de Porto Rico affrontent L\u2019Impact de Montréal au stade Saputo, samedi 14h30, SRC PHOTO VALÉRIE BLUM SÉRIE 1er épisode, Les Parlementeries 2009, avec le président de l\u2019Assemblée Stéphane Rousseau, dimanche 20h, TVA PHOTO FOURNIE PAR ARTV SÉRIE La série Grand\u2019Art présente un épisode sur le peintre Lucian Freud, petit-fils de Sigmund Freud, dimanche 23h30, ARTV SEMAINE DU 1er MAI 2010 Ce samedi, voyez un SUPER BON FILM à SUPER ÉCRAN! 1 87 SUPER ÉCRAN Abonnez-vous dès maintenant! s u p e r e c r a n .c o m Transformers 2: La Revanche avec Shia Labeouf et Megan Fox Samedi 1er mai 21 h llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 CRÉATION DES NOUVEAUX SPECTACLES DE TAMMY FORSYTHE CLARA FUREY + BENOÎT LACHAMBRE FRÉDÉRICK GRAVEL JÉRÉMIE NIEL CLAUDE POISSANT + NEARLY902 MERCE CUNNINGHAM >NEW YORK TRAGÉDIES ROMAINES IVO VANHOVE >AMSTERDAM MORE MORE MORE\u2026 FUTURE FAUSTIN LINYEKULA >KISANGANI ONDE DE CHOC GINETTE LAURIN >MONTRÉAL CHILDREN +AFEW MINUTES OF LOCK LOUISE LECAVALIER >MONTRÉAL SONIA ALVIS HERMANIS >RIGA MIROKU SABURO TESHIGAWARA/ KARAS >TOKYO POUSSIÈRES DE SANG SEYDOU BORO +SALIA SANOU >OUAGADOUGOU «Solo magistral » \u2013 Montpellier Plus 27 MAI AU 12 JUIN \u2013 MONTRÉAL 514 844-3822 / 1-866-984-3822 fta.qc.ca +VIDÉOS +PHOTOS «Testamentdansé du maître américain » \u2013 Le Monde «Cris d\u2019allégresse et ovations » \u2013 Rheinische Post «Terriblement drôle et poétique » \u2013 Les Inrocks «Solo magistral » \u2013 Montpellier Plus Nouvelle création d\u2019O Vertigo «Époustouflant concert chorégraphique» \u2013Les Inrocks «Une tempête chorégraphique » \u2013 Cultures Sud «Extraordinaire leçon de théâtre » \u2013 L\u2019Express FORFAITS ENCORE DISPONIBLES EN QUANTITÉ LIMITÉE 15 %À40% DE RABAIS ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Ils seront cinq sur la scène du Cabaret La Tulipe, mercredi prochain : Snaith, qui chante, manipule les séquences et touche aux claviers, un guitariste, un bassiste et deux batteurs.«J\u2019aime que les versions live de mes compositions soient différentes des enregistrements, explique Caribou.Depuis le début de la tournée, on joue beaucoup de nouvelles chansons, mais aussi des anciennes.Étrangement, l\u2019ensemble finit par bien sonner.» Swimmarqueunchangement de cap quand on le compare à The Milk of Human Kindness (2005) et Andorra (2007, prix Polaris), deux efforts traversés des couleurs éclatantes de la vogue hippie et psychédélique des années 60.«En travaillant sur Swim, j\u2019ai redécouvert la dance music, justifie Snaith.Pas celle d\u2019il y a 10 ans, mais celle des clubs que j\u2019ai récemment fréquentés.C\u2019est quelque chose dont je m\u2019étais éloigné sur mes derniers disques.«Aussi, j\u2019avais envie d\u2019aller ailleurs.J\u2019étais allé au bout de ce que j\u2019avais à dire pendant mon trip psychédélique.Et la perception qu\u2019on avait de mon travail était devenue gratuite : \"Ah oui, Caribou, le type un peu nostalgique des sixties\".Ce n\u2019est pas du tout moi!» La transition, du trip songwriter référenciel à ambianceur de dancef loor, est franchement réussie.Swim porte toujours la signature de Dan Snaith, son côté mélodique affirmé, ses échafaudages de pistes rythmiques touffus, sa propension à lester ses compositions de bruits épars.Mais l\u2019album s\u2019égare dans des atmosphères contemplatives ; ça se danse, oui, mais ça fait danser les idées aussi, lorsqu\u2019on en fait l\u2019écoute attentivement, calé dans son fauteuil.«C\u2019est drôle, j\u2019ai vraiment une mauvaise perspective de ma musique, forcément, j\u2019ai le nez dedans.Il y a des gens qui jugent qu\u2019une chanson comme Odessa est un vrai tube pour les dancefloors ; d\u2019autre trouvent dans Swim une musique vraiment étrange.L\u2019un n\u2019exclut pas l\u2019autre.Mais, pour moi, un disque est un tout cohérent, pas une collection de singles.» Un trip disco intemporel porteur d\u2019un spleen assumé.Mélancolie « J\u2019ai fait de la musique joyeuse et ensoleillée dans le passé, commente-t-il ; cette fois, la mélancolie est très présente.Je suis un type heureux, mais des gens près de moi m\u2019ont inspiré.J\u2019ai connu, pour la première fois de ma vie, ce qu\u2019est un divorce, par exemple.» Pas le sien, heureusement, celui d\u2019un proche.Avec sa femme, tout va pour le mieux, d\u2019autant qu\u2019elle entraîne son musicien-mathématicien de mari dans des voyages inspirants.«Kaili, c\u2019est le nom d\u2019un village, dans le sud-ouest de la Chine, que nous avons visité l\u2019an dernier.Une ville culturelle incroyable.Jamelia, c\u2019est une ville d\u2019Éthiopie, un pays où la musique est fameuse.Nous sommes tellement chanceux qu\u2019on ait réédité les enregistrements de l\u2019époque, la série Éthiopique.Ce sont des endroits inspirants.» De l\u2019Allemagne, Caribou reprend ra la route ver s Stockholm, avant de rejoindre notrecontinent:Toronto,Ottawa, puis Montréal mercredi.CARIBOU Carnet de voyage PHOTO JASON EVANS Swim, le nouvel effort de Daniel Snaith, alias Caribou, marque un changement de cap quand on le compare à ses disques précédents.Daniel Snaith, alias Caribou, a lancé en avril l\u2019excellent Swim, sixième chapitre de son exploration sonore qui, en une décennie, l\u2019a mené du techno minimaliste à l\u2019électropop psychédélique, puis à ce nouvel album aux airs mélancoliques mais dansables.Entrevue avec ce Torontois d\u2019origine, Londonien d\u2019adoption, pendant qu\u2019il roulait en banlieue de Berlin.«J\u2019aime que les versions live de mes compositions soient différentes des enregistrements.Depuis le début de la tournée, on joue beaucoup de nouvelles chansons, mais aussi des anciennes.Étrangement, l\u2019ensemble finit par bien sonner.» ÉLECTRO CARIBOU SWIM MERGE Tous les samedis dans CE QU\u2019ON A VU, CE QU'ON EN PENSE.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 13 vous invite à assister au tout nouveau spectacle Nom: Prénom: Adresse: App: Ville: Code postal: Tél.(rés.): ( ) Tél.(trav.): ( ) Courriel: Âge: Répondez à cette question mathématique: (40 + 14 - 8) ÷ 2] x 12 = Cochez si vous désirez recevoir des offres promotionnelles de La Presse Le règlement est disponible à La Presse.Les fac-similés sont refusés.Le tirage aura lieu le 14 mai 2010 aux bureaux de La Presse.Valeur totale des prix: 4080 $.Les billets seront pour la représentation du 30 mai 2010 à 13h.Pour participer, remplissez le coupon et retournez-le à: ConCours Cirque du soleil La Presse, ltée, C.P.11052, Succ.Centre-ville, Montréal, H3C 4Y8 courez la chance d\u2019être parmi les 10 personnes qui gagneront chacune 4 billets. Dès le 25 juin SALLE PIERRE-MERCURE 514-790-1245 admission.com Mise en scène de DENISE FILIATRAULT 2 adultes et 2 enfants à partir de Une ÉCONOMIE de 10 0$ plus de 199$* 199$ Forfait Famille Vous connaissez le refrain ! Avec FLORIE GAUTHIER-VALIQUETTE et ROBERT MARIEN ainsi que 34 autres comédiens, chanteurs, danseurs et musiciens.Musique par RICHARD RODGERS Paroles par OSCAR HAMMERSTEIN II Livret par HOWARD LINDSAY et RUSSEL CROUSE Inspiré de \u201cThe Story of the Trapp Family Singers\u201d Adaptation YVES MORIN / Direction musicale PIERRE BENOÎT *Taxes incluses.Frais de service en sus.Certaines conditions et restrictions s\u2019appliquent.Quantités limitées.E N S U P P L É M E N T A I R E S en collaboration avec ARTS ET SPECTACLES MÉDIAS Pour joindre notre journaliste : ncollard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD MEDIA L\u2019automne prochain, le Conseil de presse du Québec tiendra un colloque d\u2019une journée consacré à la radio d\u2019opinion, une radio qui, lorsqu\u2019elle dérape, est qualifiée de radio-poubelle.Face à certains excès, le Conseil croit pertinent de redéfinir le cadre à l\u2019intérieur duquel ce type de radio doit se pratiquer.Qu\u2019est-ce que la radio d\u2019opinion d\u2019abord?«Toute forme de radio qui permet un échange d\u2019opinions et qui s\u2019appuie sur un minimum de principes journalistiques», répond Guy Amyot, secrétaire général du Conseil.À Montréal, Paul Arcand, Benoit Dut r izac et Pier re Maisonneuve font tous de la radio d\u2019opinion.À Québec, Sylvain Bouchard de FM93 (qui a été l\u2019objet d\u2019une plainte de la part de Françoise David) et Stéphane Dupont de Radio X (récemment suspendu pour avoir commenté de façon très dure une décision du Conseil de presse le concernant), en font aussi.A r c a n d, Du t r i z a c e t Maisonneuve sont journalistes, mais Bouchard et Dupont ne le sont pas.Dans ce cas, devraient-ils se soumettre aux mêmes règles que leurs collègues?Guy Amyot croit que oui.«Au Conseil, on résiste à l\u2019idée de les exclure de la catégorie des journalistes.S\u2019ils sont considérés par les auditeurs comme une source crédible d\u2019information, alors ils devraient être soumis aux mêmes règles.C\u2019est trop facile de dire que quelqu\u2019un n\u2019est pas journaliste dès qu\u2019il ne respecte pas le code.» «On peut être provocant, ajoute M.Amyot, mais cela n\u2019empêche pas de respecter certaines limites.» Le danger, avec un tel colloque, c\u2019est qu\u2019il se transforme en tribunal pour juger quelques animateurs rock\u2019n\u2019roll de la radio de Québec.Le Conseil de presse en est conscient et c\u2019est pour cette raison qu\u2019il souhaite que la rencontre se tienne dans la Vieille Capitale, afin que les animateurs concernés, ainsi que les auditeurs de la radio, se déplacent en grand nombre.«Nous sommes un organisme neutre qui représente aussi bien les journalistes que les entreprises médias et le public, précise M.Amyot.On souhaite inviter les animateurs à participer au colloque et on aimerait également qu\u2019ils en parlent dans leur émission ce jour-là.» Ce débat autour de la radio d\u2019opinion devrait également mener à une refonte du code de déontologie du Conseil de presse.«Nous n\u2019avons pas renouvelé notre code depuis 2003 et nous réalisons que certains aspects sont dépassés et qu\u2019il faut y apporter des modifications.Nous sommes actuellement en discussion avec la Fédération professionnelle des journalistes du Québec afin d\u2019harmoniser nos deux codes pour en faire un seul qui s\u2019appliquerait à l\u2019ensemble des journalistes.» Une question se pose, toutefois: même muni d\u2019un code adéquat, le Conseil de presse a-t-il l\u2019autorité morale pour imposer des règles à des animateurs qui ne sont pas membres de la FPJQ et qui travaillent pour une station de radio qui n\u2019est pas membre du Conseil de presse?«Les stations n\u2019ont pas d\u2019obligation, c\u2019est vrai, reconnaît Guy Amyot.Mais récemment, l\u2019animateur de Québec Stéphane Dupont a été suspendu par son patron à la suite d\u2019un blâme du Conseil de presse.C\u2019est une illustration que l\u2019autorégulation peut fonctionner et que nous pouvons avoir un impact.» BALADODIFFUSION MÉDIA Il n\u2019existe malheureusement aucune émission de radio ou de télévision entièrement consacrée aux médias au Québec.Heureusement, il y a le web.Cette semaine, je vous propose une baladodiffusion qui vaut le détour: MediaTalkUSA.Animé par Jeff Jarvis, professeur de journalisme à la City University de New York et auteur de l\u2019essai What Would Google Do?, le podcast se trouve sur le site du Guardian.En 30 minutes, on y aborde des sujets aussi variés que l\u2019impact du iPad, la vision de Rupert Murdoch ou l\u2019avenir de CNN.Seul bémol: il n\u2019y en a qu\u2019un par mois.http ://www.guardian.co.uk/media/series/media-talkusa/ podcast.xml Blogue de Jeff Jarvis : http ://www.buzzmachine.com/ VOUS AVEZ DIT CONTRÔLE?On a déjà parlé du contrôle excessif qu\u2019exerce le gouvernement Harper sur l\u2019ensemble des communications à Ottawa.Un article du journal The Hill Times décrit en détail l\u2019ampleur de ce contrôle: non seulement le moindre communiqué doit-il être approuvé par le cabinet du premier ministre ou celui du Conseil privé mais en outre, les organisateurs d\u2019une conférence de presse doivent remplir un formulaire dans lequel ils doivent préciser le décor de l\u2019événement et la tenue vestimentaire de celui qui prendra la parole.On peut lire ce texte fort instructif sur le site duHill Times.http ://hilltimes.com/page/view/control- 04-26-2010 ILLUSTRATIONJULIEN CHUNG, LA PRESSE Quel cadre pour la radio d\u2019opinion?du Hill http://controllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 15 ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE 2 3 1 TRIO JEAN SIAG L\u2019HEURE DU SPECTACLE DU CONSERVATOIRE Les diplômés du Conservatoire d\u2019art dramatique de Montréal présentent leur spectacle de promotion, DIX, traduit, adapté et mis en scène par Serge Mandeville, assisté de Maude Gareau.On y retrouvera sur scène neuf interprètes : Mikhaïl Ahooja, Philippe Audrey, Hugo B.Lefort, Sonia Cordeau, Édith Côté-Demers, Alexandra Cyr, Michèle Dorion, Charles-Alexandre Dubé et Catherine C.Mousseau.Le décor et les costumes sont de Marianne Forand; les éclairages de Claude Accolas.Le spectacle, divisé en 10 courtes pièces provenant d\u2019auteurs américains, est présenté aujourd\u2019hui à 15 h et à 19h30.Puis, du 4 au 7 mai à 19h30, au Théâtre Rouge (4750, rue Henri-Julien).Les billets sont vendus 5$ sur le réseau Admission ou à la billetterie du Conservatoire : 514-873-4283.PETITS BONHEURS DÉCOLLE JEUDI Si vous n\u2019avez pas encore réservé vos billets pour le sixième festival Petits bonheurs, hâtez-vous de le faire puisque les places sont limitées\u2026 et s\u2019envolent rapidement.Plusieurs spectacles affichent déjà complet.Une vingtaine de spectacles destinés aux enfants de 0 à 6 ans seront présentés du 6 au 16 mai dans une trentaine de lieux de diffusion à Montréal, au Quartier général d\u2019Hochelaga-Maisonneuve, mais également dans les quartiers Villeray-Parc-Extension et Montréal-Nord.Cette année, des spectacles seront également présentés à Sherbrooke et à Laval.Dès jeudi, à 9h30 et à 11h, la compagnie espagnole De Molecula, donne le coup d\u2019envoi à Montréal, avec un spectacle pour les enfants de 18 mois à 3 ans, Parapel, qui met en vedette deux amis et un rouleau de papier.Pour plus d\u2019infos : www.petitsbonheurs.ca DÉBUT DES ZURBAINS C\u2019est aujourd\u2019hui que débute la 13e présentation des Zurbains, piloté par le Théâtre LeClou! avec le ThéâtreDenise-Pelletier.Le concept est simple: à l\u2019issue d\u2019un concours entamé l\u2019automne dernier, cinq textes (des contes urbains) écrits par des jeunes de cinquième secondaire sont montés et joués par des acteurs professionnels.Année après année, les Zurbains révèlent de réels auteurs dramatiques en devenir.Cette année encore, la mise en scène est deMonique Gosselin, La première a lieu ce soir à la salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier.Le spectacle est présenté jusqu\u2019au 14mai.Les lauréats cette année: Cleo Beland pour Would you rather, interprété par Milène Leclerc; Alex Carignan pour Scout un jour, scout toujours, interprété par Julien Lemire; CalebGuthrie pour Préparez-vous pour l\u2019atterrissage, interprété par Philippe Robert; David Le Quéré pour Level 18, interprété par Kevin Houle; et Alex Viens pour Pourrie sale, interprété par Marie-Ève Trudel.SYLVIE ST-JACQUES «Le mime permet à ceux qui en font ou en ont fait d\u2019avoir une conscience globale, sur la scène.Pour jouer, ce n\u2019est pas de l\u2019humi l ité que ça prend, mais de la rigueur, de savoir que dans le moment de «creux», il faut être vivant et pas juste attendre sa réplique», exprime François Papineau.Pour ce collage de trois courtes pièces de Larry Tremblay, le polyvalent acteur prête son instrument de travail à trois metteuses en scène (Francine Alepin, Caroline Binet et Marie-Ève Gagnon.) L\u2019année dernière, Jean Asselin avait demandé à trois mecs (Réal Bossé, Pascal Contamine et Christian LeBlanc) de faire une création en trois temps, sur le même concept.Cela avait donné Rêve, chimère et mascarade.Mais pour la version «yin» de la chose, le trio féminin souhaitait appuyait sa mise en scène sur une dramaturgie.«Elles avaient envie de partir d\u2019un matériau de base.Jean Asselin avait dans ses tiroirs trois textes de Larry Tremblay, d\u2019époques et de styles différents, qui avaient d\u2019abord été créés pour la radio.Le sujet de l\u2019amour était présent dans chacun d\u2019eux et plusieurs éléments permettaient de les entremêler.Les filles se sont réparti les pièces et ont fait leur casting.» Bouge de là ! T rois pièces de La r r y Tremblay, donc, qui sont campées dans autant d\u2019époques.La femme au peuplier est une fable qui prend place dans les années 50, Tibullus, qui s\u2019inspire de la tragédie romaine, est située dans la décadence des années 80.La troisième, Cornemuse, a comme cadre les années 2000, pour raconter les amours «extrêmes» de deux jeunes assoiffés.«Ça donne trois petits objets étranges.L\u2019écriture de Larry Tremblay est très intéressante.Sous une allure réaliste, se cachent plusieurs niveaux de symbolisme.Notre travail est de gratter pour révéler le plus d\u2019éléments possible et créer un objet en trois dimensions.» Et le mime, dans tout ça ?«Ce spectacle donne beaucoup de place au corps.Pousser l\u2019aspect physique amène une super dimension à la dramaturgie », exprime François Papineau, tout en précisant que les acteurs de L\u2019amour à trois «ne jouent pas comme des mimes ».«Un show qui serait fait par des mimes purs serait une tout autre affaire.On est plutôt dans une sorte d\u2019exploration physique, qui ne sert pas à brouiller les pistes mais, au contraire, de rendre les choses plus claires.» Pour François Papineau, la maîtrise du mime apporte au jeu des attitudes physiques qui permettent de traduire des impressions et des intentions très clairement avec le corps.«Moi, ça ne me dérange pas de ne pas avoir de texte dans une scène.Au contraire, j\u2019aime ça pouvoir sentir que je dois me concorder avec ceux qui parlent.Avec Omnibus, une grosse partie de mon apprentissage a été de comprendre que même en silence, il faut oser prendre la place et ne pas avoir peur de déranger.Avec le temps, c\u2019est devenu intuitif pour moi, comme faire des gammes ou conduire une auto.» L\u2019amour à trois, de Larry Tremblay, mise en scène de Francine Alepin, Marie-Ève Gagnon et Caroline Binet, une production de mime Omnibus, du 4 au 22 mai à Espace Libre.FRANÇOIS PAPINEAU / L\u2019amour à trois Mime à trois Ils sont nombreux les acteurs québécois qui se sont frottés au mime en faisant leurs classes auprès de Jean Asselin et Francine Alepin chez Omnibus.François Papineau est l\u2019un de ces spécimens.La Presse l\u2019a rencontré à quelques jours de la création de L\u2019amour à trois, de Larry Tremblay, sur la scène d\u2019Espace Libre.Il nous a parlé de mime, de décadence et du défi de composer un triptyque qui parle d\u2019amour et de son complice, Éros.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Pour François Papineau, la maîtrise du mime apporte au jeu des attitudes physiques qui permettent de traduire des impressions et des intentions très clairement avec le corps.«Ce spectacle donne beaucoup de place au corps.Pousser l\u2019aspect physique amène une super dimension à la dramaturgie.» JEAN SIAG CRITIQUE On a tous connu un enfant que tout le monde aimait humilier à l\u2019école.Vous-mêmes, lecteurs, avez peut-être été cet enfant.Ou son bourreau.Parce que plus court, plus gros, à cause d\u2019un accent ou d\u2019un bégaiement ; d\u2019un handicap ou même à cause de vos cheveux roux.Peu importe la raison, il y a des enfants qui sont des souffre-douleur, des boucs émissaires, des têtes à claques, et qui subissent toutes les tortures possibles.De l\u2019écartèlement au wedgie, en passant par les bines, les crachats et autres bassesses.Imaginez maintenant toute une famille (un papa, une maman et des jumeaux), dans un quelconque village, qui est la risée de ses voisins et de ses collègues.Pour mille et une raisons qui tournent autour de leur différence ou de leur indigence.C\u2019est le point de départ du texte du Belge Jean Lambert, qui signe également la très inventive mise en scène de Tête à claques.Toute cette histoire nous est contée par des f rères j umeau x , S te f e t Mika (Quantin Meert et François Sauveur), qui ont le début de la vingtaine et qui nous renseignent sur leur passé.Sur les moqueries à l\u2019endroit de leur père lorsqu\u2019ils étaient enfants, sur tout le bla-bla et les qu\u2019en-dira-t-on qui circulent sur leur compte.Tous les autres personnages sont représentés par des poupées (de toutes tailles), manipulées par les comédiens, avec la complicité de Vanessa Lequeux, responsable de la «vie du plateau».Petit à petit, la tension monte.Les violences verbale et physique s\u2019intensifient.Les sentiments d\u2019exclusion et d\u2019humiliation grandissent.Tranquillement nous devenons des témoins silencieux de l\u2019insupportable sort qui leur est réservé.Jusqu\u2019à ce que, le jour de leurs 12 ans, à la suite d\u2019un malheureux incident, les jumeaux mettent le feu dans leur village.Sous leurs airs de clowns de chapiteau, ces deux frères rejetés nous offrent un spectacle à la fois triste et bouleversant de ce que la vie fait parfois subir à un enfant.Avec un certain humour et détachement qui nous permet d\u2019apprécier ce récit trouble, pas du tout moralisant.Qui mérite d\u2019être vu.Tête à claques, des Ateliers de la Colline, à.la Maison Théâtre jusqu\u2019au 9 mai.Pour les enfants de 9 à 14 ans.TÊTE À CLAQUES Silence, on cogne! PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE JEAN SIAG Entre eux, point de mariage forcé.Nathalie Boisvert a collaboré avec Jean-Frédéric Messier en 2006 pour la lecture publique de son texte Vie et mort d\u2019un village.Pour la création de sa pièce Buffet chinois, qui a remporté le prix Gratien Gélinas en 2007, son choix était fait.Ne restait plus qu\u2019à aviser le principal intéressé\u2026 «La musicalité des mots est très importante dans ce texte, nous confie Nathalie Boisvert, et comme Jean-Frédéric est aussi musicien, je me suis dit que c\u2019était la meilleure personne pour faire la mise en scène.D\u2019autant plus que j\u2019ai beaucoup aimé travailler avec lui.» Nathalie Boisvert habite aux États-Unis depuis six ans.À Peru, dans une petite enclave républicaine de l\u2019État de New York \u2013 juste au sud de Plattsburgh.Elle y vit avec son mari américain et leurs deux enfants.Ce sont les années Bush qui lui ont inspiré cette histoire.«J\u2019ai eu un choc en arrivant là-bas.D\u2019abord, les gens ne parlaient jamais de politique, surtout pas de la guerre en Irak.Il y avait un silence total làdessus et un déni sur ce qui se passait dans le monde.Ce qui m\u2019a marqué, c\u2019est leur manque d\u2019intérêt pour le monde extérieur.Ils ne faisaient qu\u2019une chose : consommer.Comme s\u2019ils étaient drogués.» Le titre de sa pièce, Buffet chinois, All you can eat, fait référence à cette société de surconsommation, qui ne véhicule plus d\u2019idées.«Toutes les sociétés occidentales vivent ça.Mais pour moi, les États-Unis sont comme l\u2019épicentre de ce phénomène » dit encore l\u2019auteure.Une fois aux commandes, Jean-Frédéric Messier, qui a sévi au début des années 90 avec Nuits blanches, Helter Skelter, Oes trus, etc.s\u2019est tourné vers les comédiens de Momentum, qui sont trois à participer à l\u2019aventure : Nathalie Claude, qu\u2019on a revue récemment dans son délirant Salon automate, Stéphane Demers et Dominique Leduc.Benoît Dagenais et Émilie St-Germain complètent la distribution.Comme tous les projets réalisés par Momentum, la barre est placée haute.Après Mycologie, présentée l\u2019an dernier par Stéphane Crête, le collectif s\u2019attaque au drame néo-absurde de Nathal ie Boisvert: l\u2019histoire d\u2019une famille américaine (pa, ma, et les deux enfants) qui se paie un forfait voyage pour assister à la fin du monde en direct.Les créateurs de ce Buffet chinois, sont avares de détails sur ces «vacances extrêmes ».Ce qu\u2019on devine, c\u2019est que ce buffet varié, qui traite de conformisme, pourrait causer certaines brûlures d\u2019estomac aux spectateurs.Le spectacle aurait pu voir le jour dans le quartier chinois (les membres de Momentum nous ont habitués à les voir dans des lieux insol ites , comme La fête des morts, qui avait été présentée dans un cimetière!), mais il sera présenté à Espace GO «pour rejoindre plus de gens » et parce que «on a fait le tour de ce jardin », répond Jean- Frédéric Messier.«C\u2019est une famille privilégiée, qui veut avoir les meilleurs sièges au bord de la mer pour voir la fin du monde en pleine face, résume laconiquement le metteur en scène.On vit dans une société obsédée par la fin.Oui, on a peur de détruire notre planète, mais on a tous le fantasme de tout effacer et recommencer à neuf.» «C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une famille dysfonctionnelle, tente de clarifier Nathalie Boisvert.Une famille qui a un dogme: elle vénère le dictionnaire, comme on vénère la Bible.Elle vénère le sens exact des mots.Mais il y a un desmembres de la famille, la fille, Choupette, qui veut réinventer le sens des mots.Et les autres deviennent obsédés par elle, parce qu\u2019elle ne veut pas se conformer.Ils finissent par vouloir la punir, l\u2019anéantir.» «Il fallait qu\u2019il y ait un deuxièmedegré, parceque sinon c\u2019était insupportable.Parce que c\u2019est très violent», précise Jean- Frédéric Messier.Ce deuxième degré, il l\u2019a trouvé avec la notion de théâtre dans le théâtre, où une actrice (Choupette), 150 ans après la catastrophe annoncée, trouve ce texte, Buffet chinois, et monte la pièce.Cette violence évoquée pourrait expliquer la présence d\u2019une tronçonneuse dans le local de répétition de Momentum\u2026 Mais on n\u2019en saura pas plus.«C\u2019est un objet utilisé dans la pièce», laisse simplement tomber le metteur en scène.Buffet chinois, All you can eat, du collectif Momentum, du 4 au 22 mai, à Espace GO.NATHALIE BOISVERT ET JEAN-FRÉDÉRIC MESSIER / Buffet chinois, All you can eat Chinoiseries à la carte Fondateur du collectif Momentum, Jean-FrédéricMessier se consacre depuis quelques années à l\u2019écriture et à la composition musicale.De la mise en scène, il souhaite en faire le moins possible.Sauf lorsqu\u2019on le lui demande gentiment\u2026 comme l\u2019a fait l\u2019auteure Nathalie Boisvert, qui tenait absolument à ce qu\u2019il monte sa dernière création.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE L\u2019auteure Nathalie Boisvert et le metteur en scène Jean-Frédéric Messier.«Il fallait qu\u2019il y ait un deuxième degré, parce que sinon c\u2019était insupportable.Parce que c\u2019est très violent.» \u2013 Jean-Frédéric Messier, metteur en scène SPECTACLES C L A S S IQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON.PASTEUR Marc Boucher, baryton, Olivier Godin, pianiste, Jean Marchand, comédien.Hommage à Nelligan: demain à 15h30.ÉGLISE SAINT.JEAN.BAPTISTE Choeur Philharmonique du Nouveau Monde et ensemble instrumental.Susanna Eyton-Jones, soprano, Pascal Mondieig, ténor, Jeffrey Carl, baryton.Dir.Michel Brousseau.Carmina Burana (Orff): demain à 15h.FONDERIE DARLING .745, Ottawa) Nuit de la création.Conservatoire de Bordeaux-Université de Montréal.Musiques et danses contemporaines: ce soir de 20h à 24h.Entrée libre.MUSÉE DES BEAUX.ARTS Journées Schumann.Concert famille.Anim.Suzie LeBlanc, soprano: aujourd\u2019hui à 13h.\u2013 Journées Schumann, Suzie LeBlanc, soprano.Au piano : Robert Kortgaard.Frauenliebe und Leben: aujourd\u2019hui à 15h30.POLLACK HALL .Université McGill) Trio Jean Paul (piano, violon, violoncelle).Trio Hob.XV:27 (Haydn), Trio op.101 (Brahms), Trio op.66 (Mendelssohn): demain à 15h30.LMMC.DA N S E AGORA DE LA DANSE Filatures: ce soir à 20h.STUDIO 303 Échange: ce soir à 21h.TANGENTE Recommandation 63: ce soir à 19h30 et demain à 16h.THÉâTRE OUTREMONT Variations mécaniques: demain à 16h.THÉâTRE MIRELLA ET LINO SAPUTO Al Helem- Le rêve: ce soir à 19h30.VA R I É T É S L\u2019ASTRAL Jovanotti: ce soir à 20h.LE NATIONAL Honor Society: ce soir à 19h.Yeasayer + Sleigh Bells: desmin à 21h30.MÉTROPOLIS Jonsi: demain à 20h.SALLE wILFRID.PELLETIER .Place des Arts) Jesus-Christ Superstar: aujourd\u2019hui à 14h et 19h30.STUDIO.THÉâTRE .Place des Arts) Audrey Gagnon: ce soir à 20h.THÉâTRE CORONA Get Your Laugh On: ce soir à 19het 22h15.THÉâTRE MAISONNEUvE .Place des Arts) André Sauvé: ce soir à 20h.THÉâTRE SAINT.DENIS Le Blues d\u2019la Métropole: aujourd\u2019hui, salle 1, à 14h et 20h, demain à 14h.Messmer: ce soir à 20h.Le cahier spécial L\u2019été culturel sera publié le samedi 29 mai.Les responsables des théâtres d\u2019été sont priés de faire parvenir leurs programmes, au plus tard le 1er mai, à: Pierrette Bouchard, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, Québec, H2Y 1K9 Courriel : lp2@lapresse.ca THÉÂTRES D\u2019ÉTÉ llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 17 commanditaire en titre collaborateur Clôture de saison aveC Kent nagano 25et27mai/20h Kent nagano dirige StrauSS et Mahler Kent nagano reprend la Neuvième Symphonie de mahler, la première oeuvre qu\u2019il a dirigéeàmontréal ! Kent nagano chef d\u2019orchestre Karita Mattila soprano r.StrauSS Quatre derniers lieder Mahler Symphonie n° 9 Soirée du 25 mai présentée par 11mai/20h Kent nagano dirige la 3e de Beethoven Kent nagano chef d\u2019orchestre Michel duMont narrateur Beethoven Les Créatures de Prométhée, sur un texte de Yann Martel Beethoven Symphonie n° 3, «Héroïque» micHel dumont Festival beethoven présenté par Série présentée par abonnez-vous à la dernière saison de l\u2019osM à la salle Wilfrid-Pelletier ! saison 2010 2011 514 842-9951 osm.Ca RIGOLETTO VERDI ROBERTO DEVEREUX DONIZETTI WERTHER MASSENET SALOMÉ STRAUSS LA BOHÈME PUCCINI LE CONSUL MENOTTI ABONNEZ-VOUS AVANT LE 21 MAI 2010 VOUS POURRIEZ VOUS ENVOLER POUR LA POLOGNE ET L\u2019ALLEMAGNE ! TOUTES LES INFORMATIONS À OPERADEMONTREAL.COM b 514.985.2258 2010 2011 ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS ÉRIC CLÉMENT Depuis l\u2019an 2000, Fibres du monde parcourt l\u2019Amérique du Nord, d\u2019un lieu d\u2019exposition à un autre: 1,4 million de personnes ont déjà vu l\u2019oeuvre textile formée de 263 carrés de 23 cm de côté.Née en France de parents slovaques, ayant vécu aux États-Unis et à Trois-Rivières avant de s\u2019installer en Ontario, Esther Bryan a eu l\u2019idée de ce projet après être allée en Slovaquie avec son père.«J\u2019ai retrouvé une partie de mon histoire et ça m\u2019a inspirée», dit-elle.Apprenant qu\u2019au moins une personne provenant de chacune des nations du monde habite au Canada, Mme Bryan et des bénévoles sont partis en 1998 à la recherche de représentants de ces communautés et a construit cette oeuvre petit bout par petit bout.Chaque carré est inséré dans un hexagone et les hexagones mis bout à bout forment une immense courtepointe.«L\u2019hexagone est le symbole de la molécule de carbone, donc de la vie, dit Esther Bryan.Bout à bout, cela donne un nid d\u2019abeilles, donc une structure forte, comme une société où il y a des individus, mais aussi des voisins et une cohésion.C\u2019est une oeuvre qui raconte notre tissu social, qui parle de nous-mêmes, au Canada, mais aussi qui parle du monde, qui célèbre l\u2019unicité des habitants de cette Terre.» L\u2019idée du textile provient du fait que le tissu est une matière universellement partagée tout en témoignant de l\u2019identité propre, de la géographie, de l\u2019histoire, de la religion, de la culture de celui qui l\u2019a tissé.Il est intéressant de prendre le temps d\u2019observer chaque carré de cette tapisserie de l\u2019humanité.Ils sont tous l\u2019expression d\u2019un savoir-faire.C\u2019est un grand voyage dans le monde artisanal et culturel.Sur le carré de l\u2019Argentine, il y a un poncho.Sur celui de la Suisse, une horloge.Pour le Yémen, c\u2019est un couteau.Certains pays, comme la Roumanie, l\u2019Angleterre, le Maroc, le Pakistan ou Chypre ont des tissus brodés finement.La communauté métis a créé un carré avec un canot dans lequel il y a une guitare, une rame, des colliers et des tissus.Les Émirats arabes unis, l\u2019Arabie Saoudite et la Syrie ont une théière en commun.Le Bangladesh comme la Zambie montre une femme qui écrase du grain dans un mortier.Une femme masaï orne le tissu du Kenya.Le carré de la communauté inuvialuit n\u2019est pas un tissu, mais une peau de phoque sculptée.Quelque 60 communautés de Montréal ont participé à la confection de l\u2019oeuvre.Mardi, lors du vernissage, Maman Blandine avait les larmes aux yeux.Camerounaise d\u2019origine, elle a repéré son bogolan au sein de la courtepointe: le dessin d\u2019une femme avec au cou une parure de cauris, ces coquillages qui servaient jadis de monnaie.Maman Blandine a longtemps eu un atelier de couture rue Saint-Hubert.Ce petit morceau de tissu qu\u2019elle a créé, c\u2019est beaucoup d\u2019émotion pour elle.Des souvenirs et une fierté d\u2019avoir participé à une action collective dans ce pays qui l\u2019a accueillie en 1994.« Le projet a permis de valoriser des gens qui n\u2019ont pas l\u2019habitude d\u2019être sous les projecteurs, dit Mme Bryan.Ils avaient une histoire à raconter.» Du coup, Esther Bryan a fait un livre, Fibres du monde, dans lequel chaque carré de tissu est décrit par la personne qui l\u2019a créé et qui participe à cette aventure humaine qu\u2019est le Canada, une aventure résumée sur 36 m de carrés multicolores tissés serré.Fibres du monde, jusqu\u2019au 5 juin à la maison de la culture Frontenac (2550, Ontario Est) ESTHER BRYAN / Fibres du monde Le tissu de la diversité La peintre canadienne Esther Bryan expose jusqu\u2019au 5 juin à la maison de la culture Frontenac un projet collectif d\u2019art textile, Fibres du monde.Une oeuvre de 36 m de long composée de tissus créés par des Canadiens représentant 263 nations du monde.«Le projet a permis de valoriser des gens qui n\u2019ont pas l\u2019habitude d\u2019être sous les projecteurs.Ils avaient une histoire à raconter.» PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Esther Bryan a construit son oeuvre petit bout par petit bout.Carte blanche à Dany Laferrière On a énormément parlé de L\u2019énigme du retour au cours des derniers mois, mais on oublie que Dany Laferrière, grand lecteur, aime avant tout parler des livres des autres.Le dernier Studio littéraire de la saison, organisé par Michelle Corbeil et Stéphane Lépine, lui permettra de partager son plaisir, qui est loin d\u2019être coupable, avec les spectateurs à l\u2019occasion de la Carte Blanche annuelle de la programmation.Dany Laferrière ouvrira donc les portes de sa bibliothèque en lisant des extraits de ses livres favoris.Belle façon de mieux connaître un écrivain, dont la qualité se mesure autant à ses oeuvres qu\u2019à ses fréquentations.C\u2019est lundi, à 19h30, à la Cinquième Salle de la Place des Arts.Entrée: 15$.Infos: 514-842-2112 ou www.laplacedesarts.com.\u2013 Chantal Guy FLASH PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE Dany Laferrière llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 À l\u2019affiche à la Maison du Festival Rio tinto alcan en collaboration avec Pour toute la programmation, consultez : sallelastral.ca L\u2019astraL de La Maison du festivaL rio tinto aLcan 305, rue Sainte-Catherine Ouest 514 790-1111 \u2013 ticketpro.ca Billets À entrée libre Galerie Lounge TD Maison du Festival Rio Tinto Alcan 305, rue Sainte-Catherine ouest, 2e étage 514 288-8882 galerieloungetd.montrealjazzfest.com Leonard Cohen exposition artworks Heures d\u2019ouverture Lundi fermé Mardi \u2013 Mercredi 11h30 - 18h* Jeudi \u2013 Vendredi 11h30 - 21h Samedi - Dimanche 11h30 - 17h* * La Galerie sera ouverte jusqu\u2019à 21h les soirs de concert à L\u2019Astral.dernière semaine ! jusqu\u2019au9mai jeudi 13 mai \u2022 20 h Blackman Cindy samedi 8 mai \u2022 20 h samedi 15 mai \u2022 20h samedi 22 mai \u2022 20h mercredi 26 mai \u2022 20h vendredi 21 mai \u2022 20h La grande dame de la batterie ! Hill and the Majestiks Steve and the Barry Band Le Stephen strongman Steve tuck & patti Le guitar hero du Québec, de retour àla demande générale ! une soirée unique ! La révélation du blues canadien ! un duo de jazz pas comme les autres David Binney Quartet un saxophoniste original, un son unique spectacle 35e anniversaire avec L e s M e r c r e d i s b l u e s invités spéciaux susie arioli et Jordan officer ABONNEZ-VOUS et courez la chance de gagner un séjour à Barcelone ! www.LesGrandsExplorateurs.com 514 521-1002 ou 1 800 558-1002 ESPAGNE INDONÉSIE LIBYE THAÏLANDE BRÉSIL ISTANBUL PRÉSENTÉ PAR Voyez le monde autrement dans une salle près de chez vous ! ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE entracte@lapresse.ca EN HAUSSE.EN BAISSE CATHERINE SCHLAGER SÉPARÉESÀLANAISSANCE Les deux sont chanteuses et actrices.L\u2019une a connu le succès en 1978 avec sa chanson Because the Night et sera bientôt à l\u2019affiche de Socialisme de Jean-Luc Godard.L\u2019autre a été révélée au cinéma en 1985 avec L\u2019effrontée de Claude Miller et a connu la gloire avec ses albums 5:55 et IRM.Patti Smith et Charlotte Gainsbourg n\u2019ont certes pas le même style musical, mais elles se ressemblent drôlement.Merci à Yves Thériault pour cette surprenante suggestion.Patti Smith Charlotte Gainsbourg VÉRONIQUE CLOUTIER Tout vient à point à qui sait attendre.Telle pourrait être la devise de Véronique Cloutier qui a remporté dimanche dernier au Gala Artis le trophée de la personnalité féminine de l\u2019année.Sa dernière récompense du genre remontait à sept ans.Véritable déclaration d\u2019amour du public, ce prix constitue un beau pied de nez à la dictature des cotes d\u2019écoute et à la guerre entre réseaux de télé.M.I.A.La chanteuse M.I.A.a créé la controverse cette semaine en diffusant sur son site web le clip de sa nouvelle chanson Born Free.Réalisé par Romain Gavras, fils du réalisateur Costa-Gavras, le clip a été jugé si violent que YouTube a décidé de le retirer de son site.Les images de coups de matraque sur de malheureux prisonniers, d\u2019un jeune garçon exécuté d\u2019une balle dans la tête et d\u2019une explosion où un corps démembré virevolte dans les airs sont tout sauf subtiles.ILS, ELLESONT DIT\u2014SPÉCIAL GALA ARTIS «On a décidé de faire quelque chose de vraiment \u201cglam\u201d: le ménage des frigidaires.» PatrickHuard, en compagnie d\u2019Anik Jean sur le tapis rouge, confiant ce qu\u2019ils avaient fait avant le gala.\u2014 «C\u2019est le deuxième cadeau que l\u2019on me remet en 2010, le premier s\u2019appelle Béatrice et pèse le même poids.Mon année est très bien partie.» GuyA.Lepage, reconnaissant.\u2014 «Ça a l\u2019air qu\u2019il est arrivé à ma présentation la même chose qu\u2019avec mon émission : elle a été coupée de moitié.» Mario Dumont qui explique sa courte présence sur scène.\u2014 PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE «Merci à la SODEC, merci à Téléfilm.Non, ça c\u2019est pas le bon gala.On se trompe des fois, on gagne tellement.» Guy Jodoin, ironique, à la remise de son prix.\u2014 DVD HUMOUR LES ZAPARTISTES ZAP 2009 HHH RIVAGE Document d\u2019archives Aucune grosse machine derrière les Zapartistes, qui pratiquent un humour politisé de qualité depuis bientôt neuf ans.C\u2019est peut-être ce qui explique l\u2019extrême sobriété de ce DVD, qui se résume à la captation de leur revue de l\u2019année 2009 au Métropolis, en décembre \u2013 leur septième en carrière.Cela est tout de même costaud, puisque le spectacle dure plus de 2h30! À part une très courte introduction où nous les voyons préparer cette revue, pas de livret, absolument aucun bonus, ce qui est très dommage, car ce groupe d\u2019humoristes engagés (François Parenteau, Christian Vanasse, François Patenaude et Brigitte Poupart) est un modèle de travail démocratique, de longues discussions sont à la base de la construction de leurs numéros ; cela aurait été fascinant de les voir plus longtemps en coulisses.Et puis, il faut le dire, la pochette n\u2019est vraiment pas accrocheuse, constellée de minuscules caricatures et de dialogues si petits qu\u2019on se crève les yeux à les déchiffrer.Enfin, si le contenant ne paye pas de mine, il reste le contenu, la grande force des Zapartistes.Un document pour ceux qui auraient raté Zap 2009 ou pour ceux qui veulent en conserver le souvenir \u2013 quoique, à la façon impitoyable qu\u2019ils ont de répertorier les bourdes politiques de l\u2019année, on ne sait pas si on doit en rire ou en pleurer.Il y en a tant, ce n\u2019est pas pour rien que ça dure presque trois heures ! \u2014 Chantal Guy llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 19 ADMISSION: Générale 15 $ Étudiants \u2013 aînés 10 $ BIENFAITEURS: Billets avec reçus d\u2019impôts et vin d\u2019honneur : 125$ / 250$ / 500 $ Billetterie: 514-987-6919 Dimanche9 mai 2010 16h00 Divertimento K.136 W.A.Mozart Divertimento pour cordes B.Bartok Zapateado P.de Sarasate orch.J.Cousineau Excursions Jean Cousineau De la France au Québec Jean Cousineau Suite Queue leu leu Jean Cousineau Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau 300, boul.de Maisonneuve Est - Métro BerriUQAM Direction Jean Cousineau Marie-Claire Cousineau François Pilon lespetitsviolons.com LA MUSIQUE EMBELLIT LAVIE ABONNEZ-VOUS www.ostr.ca 1 866 416-9797 SAISON 2010-2011 ORCHESTRESYMPHONIQUE DETROIS-RIVIÈRES JACQUES LACOMBE DIRECTEUR ARTISTIQUE L\u2019oiseau de feu Les quatre saisons Chopin : 200 ans de romantisme Le Messie Autour de Mendelssohn Les mille et une nuits Un dimanche à l\u2019opéra Photo : Fred Stucker Jusqu\u2019au 2 mai une exposition conçue et produite par le musée des beaux-arts de montréal.sa tournée est organisée en collaboration avec sVo \u2013 musée du Luxembourg, Paris, et le Virginia museum of Fine arts, Richmond.Louis C.Tiffany, Lampe Dragonfly (détail), dessin attribué à Clara Driscoll, avant 1906-vers 1920.Richmond, Virginia museum of Fine arts, gift of sydney and Frances Lewis.Photo Katherine Wetzel © Virginia museum of Fine arts «L\u2019exposition donne un tour d\u2019horizon de tout ce que Tiffany a pu faire.Éblouissant, extraordinairement beau, ça vaut largement le détour.» René Homier-Roy, C\u2019est bien meilleur le matin Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins* * Accompagnés d\u2019un adulte.Non applicable aux groupes.Nouveau! Audioguide incluant commentaires et promenade musicale MAINTENANT OU JAMAIS: DERNIER WEEK-END! HHHH «Une exposition incontournable!» Nicolas mavrikakis, Voir ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION SONIA SARFATI En anglais, on appelle ça jumping the shark.Le moment où la qualité d\u2019une série télévisée se met à décliner.Pour l\u2019anecdote, l\u2019expression vient de l\u2019épisode Hollywood de Happy Days, où Fonzie saute par-dessus un requin, en ski nautique.À partir de là, les fans ont réalisé que l\u2019émission n\u2019était plus ce qu\u2019elle avait déjà été.Pour moi, Weeds a «sauté par-dessus le requin» au début de la saison 4, quand Nancy Botwin (toujours sublime et excellente Mary- Louise Parker) commet un geste qui laisse mal à l\u2019aise \u2013 d\u2019autant qu\u2019il ne colle pas très bien à la psychologie du personnage.Pour plusieurs autres \u2013 selon un rapide sondage maison \u2013 «l\u2019exploit sportif » a été commis à la fin de la cinquième saison (13 épisodes, en anglais avec soustitres anglais).La dernière image laisse en effet perplexe.Et conclut une saison où il ne reste bien souvent que le noir de l\u2019expression «humour noir ».En fait, pour trouver le volet «humour» de cette expression-là, c\u2019est dans le supplément University of Andy qu\u2019il faut aller.Dans ces 12 capsules (que l\u2019on trouve aussi sur le web), Andy Botwin, le beau-frère de Nancy, qu\u2019incarne Justin Kirk, nous livre certains de ses secrets (!) : comment survivre à l\u2019apocalypse ou à une rencontre avec un ours, comment démarrer un groupe musical ou satisfaire une femme, le tout culminant par un plaidoyer sur la marijuana où il nous scande de très sentis \u2013 et quasi présidentiels \u2013 «Yes, we can.nabis !» Bref, pour revenir à cette cinquième saison comme telle: les liens entre Nancy et Esteban Reyes, le maire mexicain qui oeuvre dans le trafic en tous genres, se resserrent pour les raisons que connaissent ceux qui ont suivi la saison précédente \u2013 dur à accepter pour Andy, que l\u2019on sait maintenant amoureux de la belle.Sinon, Silas et l\u2019ineffable Doug ouvrent un magasin de vente de cannabis à usage médical (bien sûr), Celia continue à se mettre les pieds dans les plats.Mais c\u2019est surtout la trajectoire de Shane, le plus jeune des deux fils de Nancy, qui suscite l\u2019inquiétude.Grâce à cela, je serai au rendez-vous quand la saison 6 sortira en DVD.En espérant que le requin ne pointe pas encore le bout de sa gueule ! WEEDS 5 CRÉÉE PAR JENJI KOHAN.MARYLOUISE PARKER, JUSTIN KIRK, KEAVIN NEALON, ELIZABETH PERKINS, HUNTER PARRISH, ALEXANDER GOULD.HHH Weeds The Hemptress Returns \u2013 Season Five SÉRIE DVD motS croiSéS DES ARTS Solution de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 NH 1685 Horizontalement 1 Auteure de la pièce Enquête sur le pire, présentée au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui.2 Qui est sans exemple \u2013 Dadais.3 Est la première à subir un inconvénient \u2013 Déclencher soudainement dans l\u2019esprit les mécanismes de la mémoire (faire .).4 Personnage \u2013 Contrarié.5 S\u2019inscrivant en faux \u2013 Fin ou gros \u2013 Oui de troubadour.6 Embête \u2013 Il se parle aux États-Unis.7 Se préparer (.à).8 Manouches.9 Cordonnet \u2013 Se marre \u2013 Initiales du réalisateur de Sur la route de Madison.10Prénom de l\u2019animateur Corbeil \u2013 Rôle de Marc Favreau.11 Dans le titre du premier tome des Souvenirs d\u2019enfance de Marcel Pagnol \u2013 Calqué.12 Auteur de Invisible \u2013 Toute chose qui vient en plus.Verticalement 1 Hades, dans Le choc des Titans \u2013 The Fame Monster est le titre de son dernier album (Lady .).2 Prénom de l\u2019interprète de Yannick dans C.A.\u2013 Bouquiné.3 Prénom de l\u2019animateur de Belle et bum \u2013 Cella.4 Qui n\u2019est pas protégée \u2013 Film d\u2019Éric Rohmer (Les .de la pleine lune) \u2013 Film documentaire musical sorti en 2009 (This is .).5 Force cosmologique \u2013 Il anime Découverte.6 Loué \u2013 Mèche de cheveux \u2013 Lombric.7 Légumineuses \u2013 Personne vorace.8 Indique le mélange \u2013 (Se) reprendre.9 Préoccupent \u2013 Pronom.10Passe sous silence \u2013 Il vaut 100m2 \u2013 Situé.11 Partie de l\u2019intestin grêle \u2013 Réalisateur de Robin des Bois.12 Existe \u2013 Centigrade \u2013 Patrie de Parménide.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 M A R L E A U C A S A 2 O S I E R S E R R E R 3 R E N A N L U C E M E 4 I C E U R O P E E N 5 S P E O S E L E G I E 6 S A U T C I N O 7 E T E S O M E T S S 8 T R O T T I E R B A T 9 T I N A N N E L I A 10 E C I N C E S S A N T 11 I M I T E E P I E U 12 M A R I E S U I S S E NH 1684 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 20 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 Composez le (514) 987-8363 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 celebrites@lapresse.ca Vous aVez un éVénement à célébrer?tous les samedis dans CÉLÉBRITÉS.MATHIEU THUOT-DUBÉ Bachelier en enseignement des arts visuels et médiatiques de l\u2019UQAM et récipiendaire du Prix d\u2019excellence Irène-Senécal BRAVO! Pour ton talent, ta détermination et ton courage.Tes parents ARTS ET SPECTACLES DANSE NATHALIE PETROWSKI Margie Gillis et moi avons commencé nos carrières presque en même t emps , en 19 75.Pourtant, tout au long des quatre décennies où nous avons déployé nos ailes dans des mondes à la fois proches et parallèles, nous ne nous sommes jamais rencontrées.Nous voilà donc 35 ans plus tard, boulevard Saint-Laurent, attablées au milieu d\u2019un resto chic et parfaitement vide.Margie Gillis a encore ses longs cheveux, saupoudrés maintenant de gris, et ce regard de petite fille émerveillée par la vie.Elle me fait penser à Dance Me to the End of Love (« Fais-moi danser jusqu\u2019à la fin de l\u2019amour »), de Leonard Cohen.Elle commande un café et s\u2019étonne qu\u2019on n\u2019ait plus le droit de fumer à l\u2019intérieur.Je m\u2019étonne à mon tour.Sur quelle planète vit donc cette artiste dont les solos flamboyants continuent de séduire le public d\u2019ici et d\u2019ailleurs ?Margie Gil l is m\u2019apprend qu\u2019elle ne fume plus depuis sept ans et qu\u2019en mettant fin à son habitude et à ses deux paquets de cigarettes par jour, elle a cessé de suivre l\u2019actualité en matière de tabagisme.Je n\u2019en reviens pas.Deux paquets par jour pendant plus de 30 ans pour une danseuse dont la gestuelle énergique et haletante était à couper le souff le ! Comment a-t-elle fait ?«Si vous m\u2019avez vue danser, vous m\u2019avez entendue respirer très fort à cause de la cigarette.Je cherchais constamment mon souffle en dansant, mais j\u2019étais incapable d\u2019arrêter de fumer», rigole-t-elle.Cet te anecdote défi n it bien Margie Gillis : voilà une artiste dure et exigeante envers elle-même, doublée d\u2019une danseuse qui n\u2019a jamais eu peur de souffrir et qui ne s\u2019est jamais ménagée physiquement.Au contraire.Cette approche jusqu\u2019au-boutiste ne date pas d\u2019hier.Margie Gillis a toujours été quelqu\u2019un de singulier, moitié hippie, moitié prêtresse chamanique, fleuron du peace and love, mais aussi grande rebelle devant l\u2019Éternel, réfractaire à tout contrôle et à toute contrainte.Dépression à 8 ans Née à Montréal, d\u2019une mère montréalaise dont la famille était d\u2019Acton Vale et d\u2019un père américain du Colorado, elle a vécu ses premières années avec ses trois frères et soeurs dans l\u2019Idaho et l\u2019Oregon.Ses parents, Gene Gillis et Rhona Wurtele, étaient des skieurs, membres d\u2019équipes olympiques.Puis alors qu\u2019elle avait 8 ans, son père a quitté sa famille pour une autre femme.Mère et enfants sont revenus vivre à Montréal, plus précisément à Mont-Royal, dans un petit logement exigu en haut de la boulangerie d\u2019une artère commerciale.Le déménagement, le départ du père, le chagrin de la mère, tout cela a énormément affecté la petite Margie.«À 8 ans, j\u2019ai fait une dépression très sévère, racontet- elle.J\u2019ai perdu tous mes cheveux.Je n\u2019allais plus à l\u2019école.J\u2019étais dans un tel état de désorganisation mentale que mon médecin a voulu me faire interner.Ma mère a refusé.Elle a bien fait.J\u2019ai mis des années à me rétablir, mais j\u2019y suis parvenue.C\u2019est clair que la danse m\u2019a aidée.S\u2019il n\u2019y avait pas eu la danse, je ne sais pas ce que je serais devenue.La danse m\u2019a gardée saine d\u2019esprit.» À la lumière de ce passé tourmenté, on comprend mieux le style furieusement libre et sauvage de Margie Gillis, cette façon de se propulser dans l\u2019espace comme on plonge dans le vide, avec ses longs cheveux claquant au vent comme des voiles.En 1975, quand Margie Gillis s\u2019est lancée sur scène, ses solos expressifs étaient tout à fait dans l\u2019air du temps et semblaient être le pur produit d\u2019une époque de libération physique, de débordements émoti fs et d\u2019explorations personnelles.Mais une fois l\u2019époque finie, Margie Gillis a continué son exploration, gagnant en profondeur et en complexité ce qu\u2019el le avait perdu en verdeur et en frénésie.À Montréal et ailleurs À cause de sa dépression et d\u2019un quotient intellectuel supérieur à la moyenne, Margie Gillis n\u2019a fait qu\u2019un tiers de sa scolarité.Pour tout diplôme, elle n\u2019a qu\u2019un DEC du cégep Vanier.En revanche, elle a eu plusieurs mentors, d\u2019abord son frère Christopher, danseur de la compagnie Paul Taylor, mort du sida en 1993 à l\u2019âge de 42 ans, et puis la prof et chorégraphe montréalaise Linda Rabin.À New York, où elle a poursuivi sa formation, Margie Gillis a travaillé avec feu Allan Wayne et avec la chorégraphe May O\u2019Donnell à l\u2019école Juilliard, où elle donne maintenant elle-même des ateliers l\u2019été.À cause de Juilliard, mais aussi des nombreuses compagnies (Paul Taylor, Momix, Bruce Wood) pour lesquelles elle a dansé, Margie Gillis aurait pu facilement s\u2019établir à New York.Elle affirme même qu\u2019elle y est une star.«Quand j\u2019arrive à Juilliard, j\u2019entends les élèves dans les couloirs chuchoter, elle est ici, elle vient d\u2019arriver! Je suis beaucoup plus connue à New York qu\u2019à Montréal, vous savez, mais Montréal demeure ma base, mon port d\u2019attache.Je ne serais pas l\u2019artiste que je suis si j\u2019étais partie vivre à New York.À Montréal, il y a une liberté et une passion qu\u2019on ne retrouve pas ailleurs.Ici, je n\u2019ai jamais eu besoin de justifier mes choix et je ne me suis jamais sentie brimée dans mon art ni mes valeurs.» Contrai rement à Marie Chouinard, qui a commencé sa carrière de soliste en même temps qu\u2019elle, Gillis n\u2019a pas de compagnie de danse, pas d\u2019infrastructure administrative, pas de studio ni d\u2019édifice à son nom.Elle n\u2019a qu\u2019une fondation qui l\u2019aide à ramasser des sous pour ses projets et ses tournées à l\u2019étranger.Mais Margie Gillis ne s\u2019en plaint pas.Elle n\u2019est pas riche, mais elle voyage beaucoup.Et comme elle n\u2019a ni enfants ni mari, elle est libre, mobile et disponible et peut aussi bien signer une chorégraphie pour le Cirque du Soleil (Love) que participer à un spectacle sur Duke Ellington avec la cantatrice Jessye Norman.En plus des spectacles qu\u2019elle crée, du siège qu\u2019elle occupe au conseil d\u2019administration de la Place des Arts, de son travail avec Ballet BC en Colombie-Britannique, elle est constamment sollicitée pour donner des ateliers et des formations.Cet été, elle participera en Suisse à des ateliers de résolution de conflits avec Michel Le Breton, universitaire et spécialiste de la question.«Au fil des ans et sans doute à cause de mon passé psychologique, j\u2019ai développé une sorte de méthode qui tourne autour de l\u2019émotion, de l \u2019intériorisation et de l\u2019ouverture neuromusculaire.Cette méthode qui agit sur la plasticité du cerveau, a inspiré beaucoup d\u2019universitaires dans des domaines qui n\u2019ont rien à voir avec la danse.En Suisse, je vais travailler avec des diplomates, des enfants soldats , des vic t imes du conflit israélo-palestinien, dans le but de créer des ponts et de faire émerger dans leur corps et leur cerveau un nouveau discours.C\u2019est un projet fascinant qui m\u2019emballe énormément.» Au fil des ans En attendant, Margie Gillis présente, jusqu\u2019au 8 mai à l\u2019Agora de la danse, Filatures, son plus récent spectacle où elle partage la scène avec un jeune homme dans la vingtaine et une femme de 73 ans.De prime abord, on croit avoir affaire à un spectacle sur le vieillissement.En réalité, avec ses partenaires qui agissent comme ombres et fantômes, Gillis explore les fils et les liens que l\u2019on tisse dans sa vie, les noeuds qui se nouent et se dénouent, tout ce qui nous attache, nous retient et dont on doit apprendre à se défaire.Malgré ses 56 ans, l\u2019opération au genou qu\u2019elle a subie l\u2019été dernier et l\u2019arthrite que la danse lui a laissée en héritage, Margie Gillis n\u2019est pas particulièrement préoccupée par le vieillissement: «De toute façon, ironise-t-elle, je suis vieille depuis que j\u2019ai 35 ans, alors pour moi, il n\u2019y a rien de neuf là.Mon corps ne me suit peut-être pas comme avant, mais je suis tellement plus heureuse, plus sereine et plus calme.Et puis, quand je regarde les épreuves que la vie a mises sur ma route, la pauvreté, la mort, la folie, la solitude, je trouve que tout compte fait, je m\u2019en suis assez bien sortie.» Au début de notre rencontre, Margie Gillis m\u2019avait laissé entendre que Filatures serait peut-être son dernier spectacle à titre d\u2019interprète.Mais une heure et demie plus tard, dans le parc où nous avons trouvé refuge, elle parle de la danse avec une telle ferveur artistique et amoureuse que je vois mal comment elle pourrait y renoncer.Comme dans la chanson de Leonard Cohen, Margie Gillis dansera jusqu\u2019à la fin de l\u2019amour.Filatures, de Margie Gilllis, jusqu\u2019au 8 mai, 20h, à l\u2019Agora de la danse.MARGIE GILLIS LIBRE COMME L\u2019AIR Margie Gillis avait 19 ans la première fois qu\u2019elle a dansé en solo sur scène.Aujourd\u2019hui, à 56 ans, celle qu\u2019on appelait la nouvelle Isadora Duncan est une doyenne de la danse moderne québécoise.Elle danse toujours, à la fois avec la force de l\u2019expérience et avec la conscience aiguë du temps qui passe et qui ne fait pas de cadeau à son corps.Nous l\u2019avons rencontrée à quelques jours de son nouveau spectacle à l\u2019Agora de la danse.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE «S\u2019il n\u2019y avait pas eu la danse, je ne sais pas ce que je serais devenue, se souvient Margie Gillis, en parlant de son enfance.La danse m\u2019a gardée saine d\u2019esprit.» Margie Gillis n\u2019est pas particulièrement préoccupée par le vieillissement : «De toute façon, je suis vieille depuis que j\u2019ai 35 ans, alors pour moi, il n\u2019y a rien de neuf là.Mon corps ne me suit peut-être pas comme avant, mais je suis tellement plus heureuse, plus sereine et plus calme.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r M A I 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 21 ."]
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