Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Plus - Forum
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (12)

Références

La presse, 2010-05-22, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" PAS DE DANGER À L\u2019HORIZON LA CHRONIQUE DE LYSIANE GAGNON PAGE 9 LE PRÉDATEUR L\u2019ÉDITORIAL D\u2019ANDRÉ PRATTE PAGE 8 PLUS FORUM GRANDS REPORTAGES, ANALYSES DOSSIER Suivez les développements de l\u2019affaire BCIA sur cyberpresse.ca/bcia Musique, films, émissions de télé ou de radio, livres et oeuvres d\u2019art.Le web regorge de ressources à télécharger gratuitement et, oui, en toute légalité.Petit guide pour vous divertir (ou vous cultiver) sans frais.ou presque.CARICATURE L\u2019ACTUALITÉ VUE PAR CHAPLEAU PAGE 8 PLACE PUBLIQUE Retrouvez les éditoriaux de la semaine et réagissez à l\u2019actualité sur notre Place publique sur cyberpresse.ca/place-publique BLOGUE Discutez politique avec Vincent Marissal sur cyberpresse.ca/marissal La grande bibliothèque du web PAGE 3 La musique PAGE 4 Le cinéma, la télé et la radio PAGE 5 Les livres et les musées PAGES 6 ET 7 MONTRÉAL SAMEDI 22 MAI 2010 ILLUSTRATIONS ET GRAPHISME KEVIN MASSÉ, LA PRESSE . WEB SERVEZ-VOUS, C\u2019EST GRATUIT! PENDANT QUE DES JOURNAUX ÉRIGENT DES MURS PAYANTS AUTOUR DE LEUR CONTENU, PLUSIEURS CRÉATEURS SE DEMANDENT COMMENT TIRER PROFIT DU WEB.NATHALIE COLLARD ET PHILIPPE RENAUD Se cultiver gratuitement et légalement sur le web, c\u2019est possible, et de plus en plus facile, si on en juge par la popularité croissante des services légaux de Hulu aux États-Unis en passant par YouTube et, plus près de nous, Tou.tv ou le site de l\u2019ONF.Sans compter les FreeMusicArchive ou Spotify (pas encore accessible ici) pour la musique.Un paradoxe, puisque les nouvelles technologies ont aussi mis à mal certaines industries culturelles.Celle de la musique en premier, du cinéma ensuite, puis de la télé, et peut-être un jour celle du bon vieux livre sur papier.Pourquoi alors de plus en plus de créateurs acceptent-ils de donner le fruit de leur travail?Lorsqu\u2019on s\u2019appelle U2 et qu\u2019on laisse des internautes télécharger ses chansons sur le web, la perte est minime.Mais quand on souhaite gagner sa vie en produisant du contenu original, comment faire reconnaître la valeur de son travail?En France, depuis un an, la loi Création et internet permet de suspendre l\u2019accès à l\u2019internet des citoyens qui téléchargent illégalement de la musique ou des films.Plusieurs personnalités s\u2019y sont vigoureusement opposées, arguant que la gratuité sur le web «devrait ouvrir aux artistes de formidables perspectives».«Les vrais artistes n\u2019ont rien à perdre à faire connaître leurs oeuvres, ce qui leur attire de nouveaux spectateurs et les protègent, à terme, contre l\u2019oubli», a aussi écrit sur un blogue l\u2019économiste Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand.Du côté québécois, l\u2019Office national du filmen arrive un peu à la même conclusion après avoir mis en ligne plusieurs centaines de films l\u2019an dernier.«Au début, il y avait plusieurs créateurs inquiets, mais aujourd\u2019hui, on nous appelle pour nous demander : Pourquoi mon oeuvre n\u2019est pas là?Cette offre de visionnement gratuit en ligne s\u2019est avérée une formidable vitrine pour les créateurs», note Deborah Drisdell, directrice générale, accessibilité et entreprise numériques à l\u2019ONF.Un pari Pierre B.Gourde, directeur des stratégies numériques de Disques Indica (Les Trois Accords, Xavier Caféïne, Caracol), est lui aussi convaincu que les artistes n\u2019ont pas le choix d\u2019offrir certaines oeuvres gratuitement.«L\u2019équation, à la base, est simple: si tu ne connais pas la musique, tu ne paieras pas pour acheter le disque.Les fans peuvent visiter notre site et écouter les albums, et peut-être ensuite les acheter.C\u2019est le pari qu\u2019on fait.» Dans l\u2019industrie du disque, la tendance de fond veut que de plus en plus d\u2019artistes (établis ou pas) offrent gratuitement le fichier MP3 d\u2019une chanson avant de lancer le nouvel album sur lequel elle figurera.Certains y gagnent, explique Gourde, parce que «souvent, ces chansons sont offertes en échange d\u2019information, comme un courriel.Plusieurs plateformes fonctionnent de cette manière et, en échange, elles fournissent aux artistes et labels une banque de données incroyable».«À l\u2019échelle québécoise, les bénéfices d\u2019un tel échange atteignent vite leurs limites parce que notre marché est somme toute assez petit, nuance-t-il.Mais à l\u2019échelle mondiale, on peut savoir ainsi où se trouvent nos fans, et faire des plans en conséquence.Un groupe anglo qui vise le monde va y trouver son compte.» Le journaliste américain ChrisAnderson a décortiqué l\u2019an dernier ce genre de pratique dans un ouvrage intitulé Free: The Future of a Radical Price.D\u2019après lui, en offrant gratuitement une oeuvre (ou encore un produit ou un service), le créateur (ou fournisseur) peut créer en périphérie un modèle d\u2019affaires payant.Un exemple?Les conférences TED, mettant en vedette des conférenciers prestigieux, et qui sont accessibles gratuitement sur YouTube.« Il en coûte plusieurs milliers de dollars pour assister en personne aux conférences.Or, la liste d\u2019attente est de trois ans\u2026 En offrant leur contenu gratuitement, ils ont créé une demande qui leur rapporte beaucoup, expose Claude Malaison, organisateur des conférences Webcom Montréal.Je crois que c\u2019est grâce aux produits dérivés qu\u2019on peut financer la gratuité.» «AUDÉBUT, IL Y AVAIT PLUSIEURS CRÉATEURS INQUIETS, MAIS AUJOURD\u2019HUI, ON NOUS APPELLE POUR NOUS DEMANDER: POURQUOI MONOEUVRE N\u2019EST PAS LÀ?CETTE OFFRE DE VISIONNEMENT GRATUIT EN LIGNE S\u2019EST AVÉRÉE UNE FORMIDABLE VITRINE.» MP3 : C\u2019est le format de compression de rigueur pour le partage de fichiers sur la Toile.Il y a 10 ans, la résolution de norme était de 128 Kbps; avec l\u2019augmentation de la bande passante et la démocratisation de la haute vitesse, cette norme est passée à plus de 192 Kbps.À l\u2019oreille, la différence de qualité entre 128 Kbps et 320 Kbps est évidente.Pour les audiophiles, par contre, il faut oublier le MP3 et privilégier un format de compression encore plus raffiné.FLAC, OGGVORBIS, MPEG-4, APPLE LOSSLESS (M4A),WMA9 LOSSLESS Il s\u2019agit de formats dits « lossless », c\u2019est-à-dire qu\u2019ils limitent au minimum les pertes de qualité sonore au moment de l\u2019encodage, de la source d\u2019origine jusqu\u2019au format numérique choisi.Le format le plus prisé des audiophiles est le Free Lossless Audio Compression (FLAC).Les fichiers encodés en format « lossless » sont cependant beaucoup plus volumineux, pouvant peser jusqu\u2019à 10 fois la version MP3 \u2013 en clair, faites attention à votre bande passante! LA BANDE PASSANTE S\u2019il vous prend l\u2019envie de vous assembler rapidement une médiathèque riche et variée, prenez soin de vérifier les modalités du contrat qui vous unit à votre fournisseur d\u2019accès à l\u2019internet.À moins de payer un supplément pour une connexion à très haute vitesse, laquelle est vendue avec beaucoup de bande passante, vous risquez de vite dépasser la limite qu\u2019on vous a vendue.En général, les forfaits de base permettent de télécharger l\u2019équivalent d\u2019une vingtaine de disques encodés à 320 Kbps, ou une dizaine de longs métrages (de 800 Mo à 1 Go).Au-delà, la facture gonfle vite, jusqu\u2019à presque 10$ de plus par gigaoctet.Les oeuvres ne sont donc plus si gratuites que ça.RECHERCHEZ CE LOGO : CREATIVE COMMONS Depuis quelques années, un regroupement de spécialistes et d\u2019avocats réfléchit à la notion de droit d\u2019auteur dans le contexte des nouvelles technologies.La notion « certains droits réservés », par opposition à « tous droits réservés », leur semble plus adéquate.Cette licence alternative de droit d\u2019auteur porte le logo CC, pour Creative Commons; toute oeuvre estampillée CC vous autorise à la télécharger, à la partager, parfois à l\u2019éditer et à la remixer.Servez-vous! QUELQUES REPÈRES \u2014 PHILIPPE RENAUD CINQ APPLICATIONS iPHONE/iPOD GRATUITES POUR SE BRANCHER À LA MUSIQUE 1.RADIO-CANADA: les chaînes radio du service d\u2019État, logées dans votre poche arrière.2.CORUS: toutes les stations du réseau Corus, dans tout le pays.3.CONCERT VAULT: des milliers d\u2019heures d\u2019enregistrements live de légendes de la pop: les Beach Boys?Bob Marley?Crosby, Stills, Nash & Young?Faites votre choix.4.DEEZER: La fragile plateforme de diffusion en transit de musique, située en France, a récemment offert sa propre application.5.RDIO: L\u2019application est offerte, mais le service n\u2019est toujours pas au point.La plateforme de diffusion en transit, conçue par les patrons de Skype, cherche à s\u2019imposer dans votre iPhone.CYBERPRESSE.CA GRATUIT ET FACILE Pour simplifier vos recherches, nous avons rassemblé et classé tous les sites gratuits que nous vous présentons aujourd\u2019hui.Pour y accéder, rendez-vous sur cyberpresse.ca/gratuit.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 P L U S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 WEB SERVEZ-VOUS, C\u2019EST GRATUIT! Encore controversé Si les groupes musicaux peuvent aller récupérer l\u2019argent ailleurs, avec des tournées par exemple, les auteurs de webtélé, eux, ont moins de possibilités de rentabiliser leur contenu web.C\u2019est ce que souligne la scénariste Geneviève Lefebvre, auteur de la websérie Chez Jules.Selon Mme Lefebvre, qui siège aussi au conseil d\u2019administration de la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma, l\u2019offre gratuite sur le web entraîne une dévaluation des oeuvres et des contenus.«C\u2019est le principe avancé par Lacan: il faut payer sa thérapie pour qu\u2019elle soit vraiment efficace\u2026» À son avis, la gratuité est une illusion: «Produire du contenu, ça coûte de l\u2019argent.» Selon Gilbert Ouellet, président de Radar services médias et observateur privilégié du web, la gratuité est quand même là pour de bon.«On se dirige vers un modèle économique qui devrait ressembler à celui de la télévision: un niveau payant pour ceux qui veulent avoir accès à l\u2019exclusivité, puis un second niveau financé par la publicité.» C\u2019est le modèle Tou.tv, dans lequel Radio-Canada offre différents paliers de publicité et partage les revenus publicitaires avec les producteurs des émissions.Un modèle qui ne fait pas l\u2019unanimité dans le milieu, comme le confirme la sortie récente de Maxime Rémillard, propriétaire de la station V.Selon lui, un site comme Tou.tv continue à entretenir le mythe de la gratuité sur le web.«La viabilité de ce modèle économique demeure à démontrer », a-t-il déclaré récemment en observant que le site américain Hulu, mis sur pied par les grands réseaux américains, songe à imposer un abonnement mensuel de 10$.De nouveaux modèles?D\u2019autres modèles devraient toutefois être envisagés, selon Gilbert Ouellet : «Certains ont suggéré que les fournisseurs d\u2019accès à l\u2019internet versent des redevances aux producteurs de contenu sur le web puisque ce sont eux qui font de l\u2019argent lorsque les internautes téléchargent des contenus.» Car si plusieurs artistes ne reçoivent rien ou presque, leurs fans, eux, paient par la bande: de nos jours, la connexion à l\u2019internet, le baladeur numérique, le téléphone cellulaire 3G et l\u2019ordinateur personnel grugent une part toujours plus grande du budget.Bref, la gratuité totale est un leurre.s Pour joindre nos journalistes ncollard@lapresse.ca et philrenaud@gmail.com ILLUSTRATIONS ET GRAPHISME KEVIN MASSÉ, LA PRESSE Établie à San Francisco, l\u2019Internet Archive est la Grande Bibliothèque du web, notamment grâce à sa Wayback Machine, qui garde en mémoire, et pour la postérité, des pages de sites web de toutes les époques depuis la démocratisation de l\u2019internet.Mais c\u2019est pour sa volumineuse banque d\u2019images, d\u2019enregistrements audio, vidéo et d\u2019ouvrages littéraires offerts en téléchargement gratuit et légal qu\u2019on y retourne.Une grande partie des oeuvres offertes sont tombées dans le domaine public \u2013 c\u2019est-à-dire que plus personne ne perçoit de droits d\u2019auteur sur elles, permettant leur partage sans aucuns frais \u2013, le reste est librement archivé par les créateurs.ARCHIVES.ORG On y trouve ?Plusieurs importantes archives vidéo (films d\u2019époque, archives télévisuelles, longs métrages, même certains courts métrages produits par les membres de Kino).Beaucoup de musique originale archivée là par des netlabels, une collection de 60 000 enregistrements live de haute qualité (fans de Grateful Dead, servez-vous !) Et enfin, 1,6 million de documents écrits, dont plus de 1 million de livres dont le texte complet est accessible gratuitement.Verdict Interface sans artifice, bon moteur de recherche aux résultats exhaustifs.Mais la navigation sur le site est compliquée par la quantité de collections à consulter (qui sont en anglais, essentiellement).Le plus simple est de se fier aux articles les plus populaires ou les plus téléchargés.\u2014 Philippe Renaud llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 P L U S 3 L\u2019écoute en transit, ou streaming, est offerte sur une multitude de sites, avec la bénédiction des titulaires du droit d\u2019auteur.Certains sites permettent même de télécharger de la musique gratuitement.Pour des raisons juridiques, les services les plus performants ne fonctionnent toujours pas à l\u2019intérieur de nos frontières : c\u2019est le cas de Spotify, Pandora, AOL Music, YahooMusic ou Napster.Les Québécois peuvent se consoler avec des pièces de U2, Feist, Massive Attack, Karkwa.\u2014 PHILIPPE RENAUD ET ALAIN BRUNET FREEMUSICARCHIVE.ORG Sa devise : « It\u2019s not just free music ; it\u2019s good music ! » Créée récemment et dirigée par la station radio (indépendante) américaine WFMU, FreeMusicArchive propose des enregistrements offerts par les artistes qui ont collaboré avec les organismes et diffuseurs invités.On y trouve ?Par exemple, une compilation gratuite de musique canadienne comprenant Feist, Islands, Tegan&Sara, Black Mountain, DJ Champion (offerte par Radio3 de CBC).La sélection d\u2019artistes indépendants est riche et variée.Verdict Ça promet.Le site est dépouillé, l\u2019outil de recherche bien en évidence, et on peut fouiller par genre musical.Le catalogue sera bonifié avec le temps, visitez-le souvent.WOLFGANG\u2019S VAULT Un secret bien gardé par les mélomanes que ce site (et son application iPhone/iPod).Véritable mine d\u2019or d\u2019enregistrements live, la chambre forte offre sur le web plusieurs archives, à commencer par celles du légendaire producteur américain Bill Graham, qui a été propriétaire des Fillmore West (San Francisco) et East (New York), où tous les grands de la pop et du rock ont joué dans les années 60.Moyennant une inscription gratuite, vous pouvez écouter des milliers d\u2019heures d\u2019enregistrements.Il est aussi possible de les acheter (en format MP3).On y trouve ?Des milliers de performances, enregistrées de 1965 et aujourd\u2019hui.La force de Wolfgang\u2019s Vault, c\u2019est la qualité de son offre.Par exemple, près d\u2019une dizaine de concerts de Bob Dylan, dont son passage au Forum de Montréal.Six concerts de Black Sabbath (et le concert d\u2019Ozzy, en solo, au St-Denis, en 1981).Miles Davis, U2, Bowie, Genesis, Hendrix, Bob Marley.Les moins nostalgiques sauront aussi profiter des autres archives offertes, celles de daytrotter.com, par exemple, avec des performances de Black Lips, Bon Iver, Dirty Projectors, The National, Okkervil River et plusieurs autres.Verdict Réception impeccable, qualité audio généreuse.L\u2019application iPhone est encore plus simple et claire à utiliser, grâce à un moteur de recherche efficace.RCRDLBL.COM C\u2019est à la fois une plateforme de découvertes musicales et un netlabel qui offre des chansons en écoute et en téléchargement.Vous aimez prendre vos nouvelles sur Pitchfork Media?Vous risquez de faire de bonnes découvertes ici.Même les maisons de disques québécoises en ont pris bonne note: récemment, le groupe We Are Wolves y a offert une chanson.On y trouve ?Des MP3.Tout frais.Chaque jour.Des exclusivités, souvent.De tous les genres, rock, musique électronique, pop, musique instrumentale.Un remix de Massive Attack, un extrait du prochain album du producteur tech-house Lusine, une inédite du groupe rock orchestral The Secret Machines, etc.Verdict L\u2019essentiel, c\u2019est d\u2019y goûter.Pour les curieux de nouvelles musiques seulement \u2013 fans de jazz, de musique classique ou des Jonas Brothers, passez votre tour.JAMENDO.COM C\u2019est l\u2019un des plus importants sites d\u2019enregistrements sonores en licence libre.La plateforme, établie en France, tire ses revenus des recettes publicitaires, qu\u2019elle partage avec les artistes.Ceux-ci peuvent également vendre des licences commerciales pour utiliser leurs oeuvres.On y trouve ?Près de 12 000 albums.Une riche sélection de genres musicaux, de la pop au folk en passant par le jazz-lounge, les métissages pop du monde et le techno.Mais aussi beaucoup d\u2019oeuvres faites par des amateurs.Verdict Le site est clair, la recherche se fait par genre, par date de parution, par artiste.Il faut toutefois écouter beaucoup de musique avant de dénicher de véritables perles.La plateforme a par ailleurs des soucis financiers.SOUNDCLOUD.COM ET BANDCAMP.COM À l\u2019image du site de réseautage social MySpace, ces deux jeunes plateformes veulent faire découvrir de nouveaux musiciens.SoundCloud leur offre une manière simple de distribuer leur musique, et les abonnés au service gratuit peuvent laisser leurs commentaires à propos d\u2019un enregistrement directement sous les chansons trouvées.BandCamp est une plateforme d\u2019édition musicale nouveau genre qui permet aux musiciens de donner, de faire écouter ou de vendre leurs compositions, à partir d\u2019une page qu\u2019ils peuvent configurer à leur guise.On y trouve ?Un peu de tout.Les profils SoundCloud des artistes permettent d\u2019écouter leurs oeuvres, et parfois d\u2019en télécharger en format MP3.Et BandCamp est devenue une place de choix pour les artistes désirant présenter en primeur des nouvelles chansons: The Knife et Four Tet y ont proposé leurs nouveaux albums avant leur sortie chez les disquaires.Verdict Ça marche comme un charme et, en plus, l\u2019interface est jolie.Mais BandCamp ne propose pas de moteur de recherche.Et le service gratuit de SoundCloud limite le nombre de téléchargements-téléversements d\u2019une pièce donnée.Si un artiste offre un MP3 et que le mot se passe vite, vous risquez donc d\u2019attendre un moment avant de pouvoir le télécharger vous-même\u2026 WEB SERVEZ-VOUS, C\u2019EST GRATUIT ! LAST.FM Ce site britannique offre à ses 30 millions d\u2019utilisateurs un service de radios personnalisées, des extraits d\u2019albums et la possibilité de partager ses propres listes de chansons ou pièces, à condition qu\u2019elles soient acquises en toute légalité.WE7 Un autre site britannique, similaire, avec une sensibilité pop anglo-américaine.On estime que 2,5 millions d\u2019utilisateurs puisent quotidiennement dans son répertoire de 4 millions de chansons.On peut aussi y découvrir des listes d\u2019artistes connus, des radios adaptées à de multiples genres et sous-genres.Par contre, l\u2019écoute gratuite s\u2019y limite souvent à des extraits.MUSICME Ce service français suggère des extraits de morceaux et permet l\u2019écoute intégrale de plusieurs chansons ou albums.Ce printemps, on y entendait par exemple le contenu entier de Mystic Rumba, nouvel album d\u2019Arthur H.MONDOMIX Ce site français permet entre autres aux amateurs de musiques du monde de regarder les vidéos de quantité d\u2019artistes.MYMUSICSTREAM Plus modestement, ce site offre une sélection d\u2019artistes issus de labels indépendants dont on peut écouter intégralement les chansons en transit ou encore télécharger gratuitement plusieurs chansons en format MP3.Boudés par les maisons de disques qui réduisent leurs répertoires depuis les débuts du piratage, des dizaines de milliers d\u2019artistes ont entrepris de se regrouper autour de netlabels, qui offrent presque exclusivement leurs productions en formats numérisés sur l\u2019internet.La vaste majorité d\u2019entre eux offrent une large part de leurs répertoires en téléchargement gratuit.Le site netlabels.org recense plus de 1800 étiquettes du genre ! Ex-musicien, designer web et bédéiste, le Montréalais David Turgeon est un pionnier du genre.Il a fondé en 1998 NoType.com, tout premier netlabel québécois.Pour les netlabels, dit-il, «sortir la musique, la rendre accessible, c\u2019est tout ce qui importe».Spécialisé en musique électronique, les netlabels allemands et Thinner et Headphonica (qui propose aussi du jazz d\u2019avant-garde) se sont taillé une réputation enviable.Les netlabels espagnols Trastienda et Dominitiku, quant à eux, font respectivement dans le rock alternatif et le jazz.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 P L U S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 ANTENNA ET RADIOTUNA.COM La radio sur le web est une excellente manière de voyager sans avoir à quitter son poste de travail.Une quantité phénoménale de stations de toute la planète offrent d\u2019écouter leur signal sur le web.On connaît déjà les chaînes de la BBC, de NPR aux États-Unis, de RFI en France, de CBC/Radio-Canada ici.Mais les milliers d\u2019autres ?Plus besoin de chercher, grâce à antenna et radiotuna.com.Dotée d\u2019une interface limpide et agréable, la première donne accès à 9388 stations ! C\u2019est une application à installer sur son ordinateur, pour pouvoir chercher les stations par pays, par genre, ou encore, par la note que les usagers leur ont accordée.Une carte interactive indique d\u2019où est diffusé le signal.De son côté, radiotuna.com ne nécessite aucune installation, mais invite les usagers à s\u2019inscrire (gratuitement) pour profiter des services de réseautage et de personnalisation.Principalement constituée de webradios, la sélection de radiotuna.com permet de faire des recherches par genre, par artiste et par station, et de sauvegarder et partager nos destinations radiophoniques préférées.Verdict Ces deux sites sont tributaires de la qualité du signal offert sur le web.Assez fiable sur radiotuna.com, plus problématique sur Antenna lorsqu\u2019on se sent exotique et qu\u2019on tente d\u2019écouter, disons, Miraya FM 101,0 au Soudan.Comme plusieurs applications qui fonctionnent avec Adobe AIR, Antenna peut par ailleurs être un peu gourmande en matière de ressources et de mémoire vive.\u2014 PHILIPPE RENAUD Le portail Tou.tv se veut l\u2019équivalent québécois du Hulu.com, qui réunit plusieurs émissions des grandes chaînes américaines.De la vidéo sur demande diffusée exclusivement sur le web.Des versions intégrales et gratuites de téléséries, téléromans, émissions d\u2019affaires publiques et webtélés.La qualité de l\u2019image se rapproche de la HD et la banque d\u2019émissions se veut permanente.Plusieurs émissions que l\u2019on y trouve n\u2019étaient auparavant accessibles que pendant une semaine sur le site internet de Radio-Canada.Lancé à la fin du mois de janvier, Tou.tv a connu un succès fulgurant.On y trouve ?Le menu reste surtout radio-canadien pour l\u2019instant, malgré un partenariat avec d\u2019autres diffuseurs publics, notamment TV5, ARTV, TFO et Télé-Québec.La plupart des émissions sont récentes : Aveux, Trauma, Mirador, Les Parent, La galère, Les invincibles, etc.On peut y redécouvrir quelques classiques de la télévision québécoise : Les belles histoires des pays d\u2019en haut, Le temps d\u2019une paix ou\u2026 Du tac au tac.S\u2019ajouteront au fil des semaines d\u2019autres pépites radio-canadiennes.Verdict Plusieurs problèmes techniques lors de la première semaine en ligne.Moins depuis.Idéal pour rattraper des sketchs de 3600 secondes d\u2019extase ou des reportages d\u2019Enquête, mais on regrette l\u2019absence de l\u2019émission-phare de Radio-Canada, Tout le monde en parle.TÉLÉVISION \u2014 MARC CASSIVI PODOMATIC.COM ET PODCASTALLEY.COM Ces deux agrégateurs permettent de dénicher les meilleurs podcasts (baladodiffusions, en français) de la planète.Plus près de nous, l\u2019offre radio-canadienne est faste : condensés d\u2019émissions (Christiane Charrette, etc.), productions originales (le Carnet techno de Bruno Guglielminetti).Pour la musique, cherchez les productions de Bande à part (podcasts vidéo et audio).Les radios CIBL 101,5 FM et CISM 89,3 FM offrent aussi des balados.Ailleurs, la chaîne publique américaine NPR est une véritable mine d\u2019or de production radiophonique de qualité : plus d\u2019une centaine d\u2019émissions à télécharger! Recommandons les performances live (pop, jazz, classique) et l\u2019émission d\u2019actualité musicale All Things Considered.Pour des balados strictement musicales, par contre, recommandons d\u2019abord les propositions (électro) des magazines XLR8R (vaste catalogue de mixes, en plus d\u2019être une excellente source de MP3 frais et gratuits), FACT (déjà 120 mixes) et du site Resident Advisor (bientôt 200 chapitres, qui sont cependant accessibles pour trois semaines seulement).Le nouveau site web de l\u2019Office national du film a connu un succès phénoménal, au Canada comme à l\u2019étranger.En 2009 seulement, 3,7 millions de films y ont été visionnés.Cette année, l\u2019ONF a ajouté des options HD et 3D à son site (pour près d\u2019une trentaine de titres, dont le classique Mon oncle Antoine de Claude Jutra), également accessibles au moyen de sa désormais célèbre application pour iPhone, très conviviale et extrêmement populaire.On y trouve ?Plus d\u2019un millier d\u2019oeuvres, dont 674 films de 410 cinéastes en français.Le site propose un accès gratuit à des oeuvres majeures et des perles méconnues de notre cinématographie : On est au coton de Denys Arcand (en version originale), Pour la suite du monde de Michel Brault et Pierre Perrault, La vie heureuse de Léopold Z de Gilles Carle, Le peuple invisible de Richard Desjardins et Robert Monderie, Le steak de Pierre Falardeau et Manon Leriche, Ixe-13 de Jacques Godbout, ainsi qu\u2019une multitude de courts métrages d\u2019animation.Verdict Un véritable coup de coeur.Utilisation facile, format agréable.Les documentaires, fictions et films d\u2019animation peuvent être consultés par titre, par cinéaste, par genre ou par décennie de production.Sur un iPhone, il est désormais possible (avec la version 1,1) de « télécharger » un film pour le visionner jusqu\u2019à 48heures plus tard, sans connexion à l\u2019internet ou réseau cellulaire.CINÉMA \u2014 MARC CASSIVI WEB SERVEZ-VOUS, C\u2019EST GRATUIT ! ILLUSTRATIONS ET GRAPHISME KEVIN MASSÉ, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 P L U S 5 WEB SERVEZ-VOUS, C\u2019EST GRATUIT! Personne n\u2019aurait assez d\u2019une vie pour lire les livres électroniques offerts gratuitement sur le web.Voici comment rentabiliser l\u2019achat de votre iPad ou de votre Kindle.\u2014 MARIE-CLAUDE GIRARD BANQ.QC.CA Les livres numérisés de Bibliothèque et Archives nationales du Québec sont réservés aux abonnés.Tout résidant du Québec peut s\u2019inscrire.On y trouve?La collection de livres numériques Numilog, qui compte plusieurs catégories (jeunesse, polar, audio.) à télécharger pour y avoir accès pendant 21 jours ou à consulter en ligne.La section roman compte 134 titres dont des récents (Ruffin, Giesbert, Delerm).Les classiques sont les plus nombreux (436 titres).Ailleurs, on trouve des journaux anciens, photos, cartes postales, plans des villes et villages du Québec, de 1870 à aujourd\u2019hui.Des manuscrits de Jacques Ferron, des journaux intimes.Plus de 10 millions de documents ont été numérisés à ce jour.Verdict Des heures de plaisir pour les amateurs d\u2019histoire et de généalogie.Une intéressante collection de livres numériques récents facile à utiliser.Bémol : quand le livre numérique est déjà «emprunté », on doit attendre son tour.GALLICA.BNF.FR La bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France compte plus de 155 000 livres, près de 10 000 cartes, 120 000 images, des journaux, des partitions.On y trouve?Une somme astronomique d\u2019ouvrages en français.Les ouvrages libres de droit sont parfois accessibles en entier, comme une édition illustrée des Travailleurs de la mer de Victor Hugo.Verdict La quantité et la qualité des documents, la possibilité de chercher dans des ouvrages anciens en édition originale.Mais la lenteur du site et le renvoi à des sites externes gâchent le plaisir.Et on se heurte souvent à des documents fermés parce qu\u2019ils ne sont pas libres de droits.EBOOKSGRATUITS.COM Créé par des bénévoles, ce groupe Yahoo francophone propose des livres libres de droits.Il héberge également la Bibliothèque numérique du Québec, laquelle compte plus de 1000 ebooks québécois.Les ouvrages sont offerts en plusieurs formats.On y trouve ?Une impressionnante sélection de classiques (romans, poésies, etc.) d\u2019Arthur Rimbaud à Alain-Fournier.La section québécoise compte des sélections de classiques et de nombreux livres d\u2019ici libres de droits et, donc, forcément anciens.Verdict Grand choix de classiques.Mise en pages uniformisée de qualité.Téléchargement très rapide.Mais une minuscule liste d\u2019auteurs contemporains.FEEDBOOKS.COM Ce site à la présentation épurée se présente comme «un lieu où découvrir et publier des livres électroniques ».Des milliers de titres en français et en anglais, du domaine public ou des livres originaux donnés par leurs auteurs, sont offerts en plusieurs formats.On y trouve ?Des classiques du domaine public, Les frères Karamazov, Les fleurs du mal ou War of the Worlds en version originale.Dans les nouveautés, un ouvrage de médecine sur les opérations génitales côtoie des miniromans de fans de superhéros (en anglais).Verdict Le téléchargement est très rapide.La mise en page uniformisée manque de cachet.Bon choix de classiques, mais des nouveautés éclectiques sinon douteuses, d\u2019auteurs inconnus ou d\u2019apprentis écrivains.LIVRESPOURTOUS.COM Ce site regroupe près de 5000 oeuvres de 702 auteurs.Les livres sont offerts en PDF mais certains le sont aussi en d\u2019autres formats.On y trouve ?Beaucoup de classiques: de Marivaux à Molière, de Platon à Poe.On a compté 20 titres de Colette, un dictionnaire des hiéroglyphes.Paulo Coelho y a diffusé un temps La 5e montagne.On peut y chercher parmi 18 littératures nationales.Dans la section canadienne, on trouve entre autres Laure Conan, Arthur Buis, Honoré Beaugrand et des auteurs plus récents, comme Alice Parizeau.En plus des romans, on trouve des essais, des magazines, des lettres, des biographies et même des livres audio, comme les Mémoires de Casanova.Verdict Même si le site ne paie pas de mine et diffuse des publicités, la navigation et la recherche sont aisées, les rayons bien garnis en classiques, les recherches par langue ou pays, utiles.Par contre, certaines catégories renvoient à des sites externes, comme ebooksgratuits.com, qui eux, se sont chargés de numériser les documents.Et le téléchargement est parfois un peu lent.GUTENBERG.ORG Le projet Guntenberg propose plus de 30 000 titres numérisés avec l\u2019aide de milliers de bénévoles et de nombreux dons.En comptant les sites associés, plus de 100 000 ouvrages gratuits seraient accessibles.Attention aux Québécois : «Nos livres sont gratuits aux États- Unis parce que leurs droits d\u2019auteur sont expirés.Les lecteurs à l\u2019extérieur des États-Unis doivent vérifier la loi de leurs pays avant de télécharger ou distribuer des titres.» On peut y chercher par langue.Plusieurs formats sont offerts.On y trouve ?En français, notamment, quelques Apollinaire, Baudelaire, Balzac, Maupassant, Dickens.Une quantité folle de George Sand, Shakespeare, Jules Verne et Émile Zola.Verdict Bonne sélection de livres en anglais.Les ouvrages en français sont moins nombreux.BOOKS.GOOGLE.CA Google Books veut publier des livres périmés et proposer un aperçu, la lecture gratuite ou l\u2019achat de ces oeuvres.Le groupe s\u2019est aussi associé à des bibliothèques pour numériser des dizaines de milliers d\u2019ouvrages.À terme, le géant du Net souhaite vendre l\u2019accès intégral en ligne à des millions d\u2019ouvrages.Il doit encore faire entériner une entente proposée l\u2019an dernier à l\u2019industrie américaine du livre.On y trouve ?Sept millions de livres.Des tas et des tas de classiques (Zola, Dumas, Flaubert), en éditions anciennes numérisées.Beaucoup d\u2019ouvrages savants.De vieux numéros de Life Magazine de 1960, de Popular Science de 1988.En anglais, nous avons trouvé The Portrait of a Lady d\u2019Henry James et The Call of the Wild de Jack London Verdict Une sélection déjà gigantesque.Mais les litiges sur les droits d\u2019auteur laissent planer un doute sur la légitimité de la banque.WWW.BL.UK La collection en ligne de la British Library comprend 30 000 documents.On y trouve ?Des collections de cartes anciennes, des publications et images variées du XIXe siècle.La section livres virtuels compte une trentaine de documents anciens, comme des manuscrits de Léonard de Vinci ou de Lewis Carroll, dans lequel on voyage agréablement grâce au logiciel primé «Turning the Page».Verdict Pour les documents visuels, photos, affiches et autres dessins.La sélection de livres virtuels est prestigieuse mais très limitée.Et le logiciel ne fonctionne que sur des ordinateurs récents.POUR DÉCOUVRIR DE NOUVEAUX AUTEURS inlibroveritas.net (gratuits, des classiques et des livres écrits par «vous et moi ») ILLUSTRATIONS ET GRAPHISME KEVIN MASSÉ, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 P L U S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 WEB SERVEZ-VOUS, C\u2019EST GRATUIT! MUSÉE DU LOUVRE, PARIS Plus besoin de traverser l\u2019Atlantique.En quelques clics de souris, 10 millions de personnes se promènent chaque année partout dans le célèbre musée.On y trouve ?La rubrique «OEuvres à la loupe», qui permet d\u2019examiner de très près une douzaine d\u2019objets d\u2019art (dont La Joconde), tout en écoutant un audioguide virtuel.Depuis peu, le Louvre offre aussi gratuitement des applications pour iPhone et iPod Touch, qui permettent de faire des promenades virtuelles dans quelques ailes du musée.Verdict La résolution laisse à désirer, ce qui en fait davantage un panorama des salles qu\u2019une véritable visite virtuelle.TATE MUSEUM, ROYAUME-UNI Les quatre musées Tate offrent de télécharger gratuitement une foule de fichiers audio et vidéo avec l\u2019iTunes U, volet éducatif de l\u2019iTunes Store.On y trouve énormément du contenu sur des artistes et des expositions du Tate.Le Tate propose aussi de visualiser, grâce à Google Street View, les endroits où certains tableaux ont été peints.Parfois, on reconnaît les lieux même si l\u2019oeuvre a été réalisée il y a plusieurs siècles.Mais souvent, les champs à perte de vue ont été remplacés par des bâtiments.Amusant.Verdict Si les connaisseurs se régaleront, les néophytes risquent d\u2019être d\u2019abord déroutés par les informations pointues trouvées sur l\u2019iTunes U.MUSEUM OF MODERN ART, NEWYORK Son site internet est très touffu et sa signature visuelle est remarquable.Soulignons la qualité de la collection diffusée en ligne, qui regroupe des milliers d\u2019oeuvres (peintures, photographies, dessins, objets de design\u2026).On y trouve ?Les sites internet des expositions.Celui consacré à l\u2019exposition sur Tim Burton propose plusieurs vidéos \u2013 certaines avec le créateur d\u2019Edward aux mains d\u2019argent lui-même \u2013 et une sélection de dessins de cet artiste à l\u2019imagination débordante.MUSEUM OF MODERN ART, SANFRANCISCO L\u2019«ArtScope» du MoMA de San Francisco permet de survoler près de 5000 oeuvres de la collection du musée.La page prend la forme d\u2019une immense mosaïque où toutes les oeuvres sont alignées les unes à côté des autres.On peut se promener à l\u2019aveuglette à l\u2019aide de la loupe géante, ou entrer un mot-clé dans le moteur de recherche.Il en résulte une explosion de couleurs et de formes visuellement très réussie.METROPOLITAN MUSEUM OF ART, NEWYORK On peut visualiser sur son site internet plus de 150 000 objets de la collection permanente, et s\u2019instruire par le moyen de tableaux chronologiques (de 8000 av.J.-C.à aujourd\u2019hui), d\u2019essais thématiques, de cartes du monde.Pour voir les plus grandes oeuvres d\u2019art sans vous fatiguer les jambes, sans payer de billet d\u2019avion, ni de ticket d\u2019entrée, c\u2019est sur le web qu\u2019il faut se promener.\u2014 SOPHIE OUIMET-LAMOTHE MUSÉE DE LA CIVILISATION DE QUÉBEC En plus de 12 ans, le musée a mis sur l\u2019internet de nombreux jeux et expositions, qui entraînent environ 150000 visites par mois.On y trouve ?Unedizaine d\u2019expositions n\u2019ayantjamaisété présentéesensalle.Certainsjeux (c omme celui qui accompagnait l\u2019exposition Fascinantes momiesd\u2019Égypte, toujours en ligne) sont franchement simples et amusants.Ve rdict Le contenu est riche, mais inégal.Alors que certains jeux sont assez bien faits (Le code perdu ou Desfantômesaumusée), quelques expositions virtuelles accusent parfois leur âge et gagneraient à être actualisées.MUSÉE DES BEAU X-ARTS DE MONTRÉAL Le MBA(tout commeleMusée d\u2019artcontemporain) procèdeactuellement àune refonte complète de son site.En attendant septembre, le public aaccès à quelques informations sur la collec tion permanente et sur les expositions courantes et antérieures.On y trouve ?Quelques oeuvres de la collection permanente(ar tcanadien, européen, contemporain, inuit\u2026).Des photos et vidéos complémentairesàl\u2019e xposition en cours (We Want Miles, sur le jazzman Miles Davis).Quelques sites internet des expositions précédentes sont toujours accessibles, comme Imagine (2009).Ve rdic t On s\u2019atte ndrait àun sitebeaucoupplus completdelapart d\u2019une telle institution.À suivre.MUSÉE McCORD Sonsite internet est une véritable mine d\u2019or.On y trouve une quantité astronomique d\u2019images, ainsi que plusieurs expositions virtuelles.Ces efforts ont porté leurs fruits :chaque année, alors que le musée reçoit moins de 100000 visiteurs, sonsite est fréquenté par près de 2 millions d\u2019internautes.On y trouve ?Plus de 135000 objets (peintures, estampes, dessins, arts décoratifs,costumes\u2026).Desarchives photographiques, qui regroupent des clichés de Montréal, du Québec et du Canada depuis 1840.Plusieurs expositions virtuelles, dont certaines n\u2019existent que sur le web.Par exemple, Sansrature ni censure?met en vedette plusieurs caricatures publiées dans les médias montréalais de 1950 à2000.Ve rdict Le McCord estlargement en avance sur la plupart des musées d\u2019ici ;son site a même été primé.La facture visuelle du sitepourraitpar contre être améliorée pour le rendre plus convivial.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 P L U S 7 André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAUX DROITS RÉSERVÉS / serge.chapleau@lapresse.ca OPINION CYBERPRESSE.CA/PLACE-PUBLIQUE EXCLUSIF Éliminons la limite d\u2019âge pour cotiser à un REER BLOGUEDEL\u2019ÉDITO Que ferez-vous aujourd\u2019hui à 15h?par Ariane Krol JEAN LEMIRE Biologiste et explorateur, l\u2019auteur a été nommé ambassadeur honorifique de la Vague verte, une campagne mondiale visant à éduquer les jeunes sur la biodiversité, campagne coordonnée par le secrétariat de la Convention internationale de la diversité biologique.Aujourd\u2019hui se tiennent partout dans le monde des activités soulignant la Journée mondiale de la biodiversité.Nous sommes au coeur de l\u2019Année internationale de la biodiversité et, pourtant, rien ne va plus pour les espèces vivantes de la planète.Le déclin de la diversité biologique planétaire continue de s\u2019accentuer, et le rythme d\u2019extinction des espèces est jusqu\u2019à 1000 fois plus élevé que le taux historique connu jusqu\u2019à ce jour.En raison de la surexploitation des richesses naturelles, nous, humains, provoquons une modification importante des habitats essentiels aux différentes formes de vie.Ajoutez à cela les effets sans cesse grandissants de la pollution et des changements climatiques, et nous voilà confrontés à un état des lieux inquiétant pour la survie des différentes formes de vie sur Terre.Il n\u2019est pas étonnant de constater que de plus en plus d\u2019espèces d\u2019animaux et de plantes sont aujourd\u2019hui menacées.Dans son dernier rapport onusien, le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique \u2013 un organisme basé à Montréal \u2013 conclut que « les systèmes naturels qui permettent la vie, l\u2019économie et les moyens de subsistance sur la planète sont menacés de dégradation rapide et d\u2019effondrement, à moins que des mesures rapides, radicales et créatives ne soient prises pour la conservation et l\u2019utilisation durable de la diversité de la vie sur Terre».L\u2019alarme retentit depuis déjà un certain temps, mais elle ne semble pas être entendue.Pourtant, en 2002, au Sommet de Johannesburg, la communauté internationale s\u2019était engagée à protéger la vie.L\u2019objectif alors fixé par les gouvernements du monde ent ier éta it de pa rvenir, d\u2019ici à 2010, à une réduction importante du rythme d\u2019appauvrissement de la diversité biologique.Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a reconnu cette semaine l\u2019échec de l\u2019atteinte de cet objectif.En fait, la publication de la troisième édition des Perspectives mondiales de la biodiversité constate que la situation est encore pire qu\u2019auparavant ! Comme simple citoyen, on peut se désoler quand on apprend que les populations de vertébrés ont chuté de 31%; trouver bien triste le déclin des amphibiens qui ont vu leurs populations diminuer de 42%; ou encore trouver dommage que les oiseaux, les poissons ou les récifs coralliens disparaissent à la vitesse grand V un peu partout sur la planète.Mais bien au-delà des regrets et du chagrin, il est important de comprendre toute l\u2019étendue de la catastrophe en cours.La menace ne touche pas seulement l\u2019oiseau exotique, le grand singe ou le minuscule crustacé inconnu du public.La diversité biologique soutient le fonctionnement des écosystèmes desquels nous dépendons tous.L\u2019eau que nous buvons, l\u2019air que nous respirons, la nourriture que nous mangeons ou les médicaments qui nous soignent sont autant de services essentiels fournis par la nature.Or, selon le dernier rapport des Nations unies, les tendances actuelles de l\u2019appauvrissement de la diversité biologique nous rapprochent de plus en plus des seuils critiques susceptibles de réduire de manière catastrophique la capacité des écosystèmes de fournir ces services essentiels.Quand on se désole pour l\u2019extinction d\u2019une espèce, on devrait aussi verser une larme pour notre propre avenir, car le maintien de la biodiversité constitue notre meilleure assurance vie.Les scientifiques confirment que l\u2019empreinte écologique de l\u2019humanité continue de croître et qu\u2019elle dépasse la capacité biologique de la Terre.Techniquement, l\u2019humanité est donc en déficit.Un mot populaire ces tempsci.Or, il ne faudrait qu\u2019une fraction des efforts déployés pour contrer la dernière crise financière pour rectifier le tir pour restaurer les services essentiels rendus par les écosystèmes et assurer une meilleure harmonie entre toutes les espèces.C\u2019est une question de survie pour tous, y compris pour les neuf milliards d\u2019humains que comptera la Terre d\u2019ici 2050.Le déficit de la planète Le déclin de la diversité biologique s\u2019accentue, l\u2019extinction des espèces est 1000 fois plus élevé qu\u2019avant L\u2019ÉDITODUDIMANCHE Le Slinky et le salaire L\u2019éditorial d\u2019André Pratte à lire demain dans place-publique.Quand on se désole pour l\u2019extinction d\u2019une espèce, on devrait aussi verser une larme pour notre propre avenir, car le maintien de la biodiversité constitue notre meilleure assurance vie.MARIOROY mroy@lapresse.ca Dans la petite minorité de pays qui sont démocratiques, sécularisésetrespectueux des libertés, on multiplie les expériences pour composer avec la spectaculaire résurgence du fait religieux.Et, surtout, composer avec les demandes de traitements d\u2019exception qui se multiplient en vertu de diktats fondamentalistes.Or, aucun de ces pays n\u2019y est encore parvenu de façon satisfaisante.C\u2019est dans ce contexte global que s\u2019inscrivent les consultations en commission parlementaire sur le projet de loi 94, destiné à encadrer les accommodements religieux au Québec.Ces audiences se sont largement déroulées comme on craignait qu\u2019elles se déroulent.Ponctuées d\u2019insultes, «islamophobie », «racisme», «chauvinisme », «sexisme», dirigées contre ceux qui souhaitent baliser ces dérogations.Ponctuées aussi d\u2019aveux d\u2019impuissance, puisque les chartes ligotent les élus.Ponctuées enfin de jugements assassins, exprimés de part et d\u2019autre, sur le projet de loi ; la ministre de la Justice, Kathleen Weil, estime pour sa part se situer «au centre».Essentiellement, son projet de loi interdit, sous réserve d\u2019accommodements toujours possibles, le port d\u2019un masque dans les interactions entre les représentants de l\u2019État et les citoyens.Jeudi, le gouvernement a suspendu les audiences de la commission jusqu\u2019en août, geste surprise qui peut laisser présager m\u2019importe quoi, y compris le «tablettage» du document.La question se pose donc: que faire si le projet de loi 94 ne satisfait pas?Démarrer une autre ronde de débats publics et noircir un livre blanc?Les ingénieurs des mots (avec un peu de chance, on aura droit aux mêmes qui ont bricolé la doctrine Bouchard-Taylor!) en raffoleront.Mais il est douteux qu\u2019apparaisse ainsi quoi que ce soit de neuf.Adopter une charte de la laïcité?L\u2019idée est séduisante, vastement appuyée, et mérite d\u2019être considérée.Mais, dans les faits, le processus serait inextricable et le résultat, hautement incertain.Ent re-temps , les dieux gagnent rapidement du terrain, en particulier ceux qui aiment davantage l\u2019intégrisme que la tolérance (voir le blogue de l\u2019édito sur Cyberpresse).Il y a 20 ans, aucune musulmane ne se serait brouillée avec la société québécoise tout entière, prenant lesmédiasàtémoin,dans le seul but de s\u2019ensevelir vivante sous un niqab.On n\u2019aurait pas accepté d\u2019armes blanches à l\u2019école ou givré par pudibonderie imposée des vitres de gymnase.Et un prélat catholique n\u2019aurait jamais osé condamner publiquement les femmes violées à l\u2019enfantement forcé.Alors, de deux choses l\u2019une.Ou bien l\u2019histoire va clairement dans une direction, dangereuse, et pas dans une autre.Ou bien il ne s\u2019agit que de la multiplication fortuite de cas bénins \u2013 coquetterie vestimentaire et divagation inoffensive, n\u2019est-ce pas?\u2013 qui ne justifient aucune vigilance.Le noeud du problème, c\u2019est que nous n\u2019avons pas encore décidé quelle hypothèse est la bonne.Avec le recul, il est clair que nous avons sauté une étape: celle consistant à vider cette question.LEBLOGUEDEL\u2019ÉDITO L\u2019«embondieusement» de la planète Les éternels accommodements Nous avons sauté une étape: celle consistant à s\u2019entendre sur la nature du problème.ANDRÉPRATTE apratte@lapresse.ca Le gouvernement Harper va déposer la semaine prochaine un projet de loi créant une commission nationale des valeurs mobilières.Il s\u2019agit d\u2019une étape de plus dans la politique de ce gouvernement visant à expulser les provinces d\u2019un champ de compétence qu\u2019elles occupent depuis des décennies.Cette initiative est l\u2019une des plus centralisatrices de l\u2019histoire canadienne.L\u2019expression «fédéralisme prédateur » est galvaudée mais là, c\u2019est bien de cela qu\u2019il s\u2019agit.Dans le passé, Ottawa a pu just i f ier ses interventions dans les plates-bandes provincia les par le fait que les provinces, faute de moyens ou de volonté, laissaient ces terres en friche.Il ne peut invoquer la même raison ici.Les valeurs mobilières sont reconnues de compétence provinciale depuis toujours.Les provinces ont mis en place des organismes de réglementation qui s\u2019acquittent bien de leurs responsabilités.Le gouvernement canadien et les milieux financiers canadiens-anglais rêvent de centraliser tout cela à Toronto.Le premier ministre ontarien a qualifié la Ville reine de «Wayne Gretzky des marchés financiers au Canada»; il va donc de soi, dans son esprit, que s\u2019installe sur Bay Street une autorité régissant l\u2019industrie d\u2019un océan à l\u2019autre.Selon le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, une commission unique sera plus efficace, notamment dans la chasse aux fraudeurs.Elle diminuera les coûts pour les émetteurs et les investisseurs.Elle permettra au Canada d\u2019être mieux représenté dans les forums internationaux.Cependant, ni Ottawa ni ses alliés n\u2019ont été enmesured\u2019étayer solidement ces affirmations.Ayant passé en revue les études canadiennes et étrangères faites sur ces questions, Pierre Lortie (ancien patron de la Bourse de Montréal, de Provigo et de Bombardier Transport), affirme: «La preuve empirique recueillie mène inévitablement à la conclusion que les arguments employéspour justifier cetteprise de contrôle par le gouvernement fédéral sont mal fondés et, trop souvent, travestissent la réalité.» Le document que fait circuler M.Lortie est plus complet et plus convaincant que tout ce qu\u2019il nous a été donné de lire à ce sujet.Il y démonte chacun des mythes diffusés par l\u2019axe Ottawa-Toronto quant à l\u2019inefficacité et aux coûts du système actuel.Si la tentative d\u2019expropriation fédérale réussit, il s\u2019agira d\u2019une grave atteinte au caractère fédéral du Canada, caractère qui repose sur le respect mutuel des compétences.Il semble que le premier ministre, Stephen Harper, soit prêt à sacrifier ses convictions les plus profondes (le «fédéralisme d\u2019ouverture») à des considérations partisanes.Il faudra donc compter sur la Cour suprême pour rappeler à tous que, comme elle l\u2019a souligné dans son arrêt sur le droit à la sécession, le fédéralisme est un des «principes constitutionnels directeurs fondamentaux» du pays.Le prédateur < Jean Charest llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 P L U S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 22 MA I 2 0 1 0 LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 Jean Charest se résigne à abandonner son salaire d\u2019appoint de 75 000$ versé par le Parti libéral.Pourquoi maintenant ?Pour amadouer le peuple.Joue-t-il une game politique qui vise à manipuler l\u2019opinion publique ?Selon moi, le premier ministre pense plus à se servir qu\u2019à servir.D\u2019où la crise de confiance qui va continuer jusqu\u2019au point où on va se demander s\u2019il possède la légitimité pour diriger le gouvernement.\u2014 David Doyon, Québec À BIEN Y PENSER ROMAIN ROULT L\u2019auteur est chercheur permanent du Groupe de recherche sur les espaces festifs (GREF), à Montréal.Ce texte est extrait du livre Géopolitique de la Coupe du monde de football 2010.Sous la direction d\u2019Éric Mottet, l\u2019ouvrage comprend aussi des textes de Jean Gounelle, Sylvain Lefebvre et Yann Roch.Publié par les éditions du Septentrion, le livre sera disponible en librairie la semaine prochaine.En accueillant la Coupe du monde 2010 dans neuf villes (minimum 500 000 habitants), réparties de façon homogène sur l\u2019ensemble du pays, l\u2019Afrique du Sud a joué la carte d\u2019une dynamisation de son tissu urbain à travers l\u2019organisation de ce méga-événement, de la même façon que les éditions de 1998 et de 2006, mais à une échelle beaucoup plus importante.Près de 4 milliards de dollars américains sont alloués à l\u2019organisation de cette manifestation, dont plus de 2,5 milliards uniquement pour les aménagements urbains liés directement à la Coupe du monde.Qualifié de renaissance pour le pays par l\u2019ancien président Thabo Mbeki et par l\u2019actuel chef de l\u2019État, Jacob Zuma, la Coupe du monde porte en elle d\u2019importants espoirs de développement pour toute une nation et en particulier pour des métropoles laissées à elles-mêmes depuis le début des années 90.Crise économique ou pas, les élites politiques et économiques nationales tablent sur des retombées financières «sidérantes» et «stupéfiantes»: on parle de 7 milliards injectés directement dans le produit intérieur brut (PIB), de 200 000 emplois saisonniers créés, dont 50 000 permanents à terme et de 2,5 milliards en recettes fiscales.Ces prévisions se réaliseront-elles?Cela reste à voir, mais ce qui se révèle le plus intéressant dans ce méga-événement est l\u2019accent mis sur la satisfaction des exigences urbaines de la FIFA.Première puissance du continent africain, l\u2019Afrique du Sud n\u2019en reste pas moins un pays en retard par rapport aux standards occidentaux d\u2019accueil, de transport et de communication, ce qui l\u2019oblige à combler, en quelques années seulement, cette déficience urbaine afin d\u2019être prête pour recevoir la Coupe du monde 2010.Pour ce faire, le pays planifie, construit et aménage de nombreux hôtels, des routes, des stades, des aéroports et d\u2019autres voies ferrées.L\u2019Afrique du Sud a dû modifier rapidement ses façons d\u2019agir et d\u2019envisager son territoire.Constituée de neuf provinces depuis 1994, l\u2019Afrique du Sud est aux prises avec d\u2019importants clivages politiques et institutionnels, entre les gouvernements centraux et provinciaux, notamment sur les dossiers concernant l\u2019aménagement du territoire.Opposant le Nord au Sud, c\u2019est-à-dire la capitale Pretoria aux principales agglomérations de province (Le Cap, Johannesburg, Durban, etc.), ces antagonismes politiques, économiques, culturels et territoriaux freinent indéniablement tout projet de développement pan-national.Rallier toute une population, tout un pays, derrière un monumental effort commun n\u2019est pas chose aisée en Afrique du Sud, surtout dans un contexte économique difficile ravivant plusieurs tensions raciales et d\u2019autres problèmes entre classes sociales.En outre, malgré l\u2019organisation de la Coupe du monde de rugby en 1995, ainsi que la tenue de divers championnats d\u2019envergure continentale et internationale, le pays ne possède pas une énorme expérience en matière d\u2019accueil de méga-événements culturels et sportifs.Ce handicap organisationnel est renforcé par des systèmes institutionnels faiblement réactifs dans un contexte urbain désormais mondialisé qui exige de ces organes une flexibilité et une rapidité d\u2019action.En conséquence, l\u2019enjeu de cette Coupe du monde est de taille pour l\u2019Afrique du Sud qui fait encore partie d\u2019un monde émergent, mais de plus en plus «dominant».Comme preuve de ce faible savoir-faire organisationnel, le budget de construction des infrastructures sportives et d\u2019accueil a augmenté à plusieurs reprises depuis 2004, principalement en raison d\u2019une hausse des coûts des matériaux de construction, d\u2019une difficulté à obtenir les terrains nécessaires pour l\u2019érection de ces équipements, d\u2019une spéculation foncière, du retrait de divers investisseurs privés et d\u2019importants retards de mise en oeuvre de ces chantiers.(.) La coupe de la renaissance Dans l\u2019espoir de survolter son développement, l\u2019Afrique du Sud a investi des sommes colossales pour accueillir la Coupe du monde (.) À la veille de cette Coupe du monde, de grandes réalisations urbaines sont à noter dans le paysage sud-africain.Le centre-ville de Johannesburg a été fortement remodelé de manière à mettre en valeur ses attributs touristiques.Cette ville s\u2019est vue doter d\u2019une nouvelle ligne de train rapide la reliant à Pretoria et à l\u2019aéroport international OR Tambo (projet Gautrain).Par ailleurs, toujours dans cette logique d\u2019embellissement, une bonne partie du front de mer de la ville du Cap a été réaménagée en vue d\u2019y implanter le stade Green Point, mais, surtout, tout un complexe récréotouristique à visée internationale sur plus de 60 hectares.Parallèlement, la métropole de Durban a engagé d\u2019importants travaux de régénération de toute sa façade nord en y construisant, notamment, un nouvel aéroport international.Enfin, la ville de Rustenburg, la plus petite agglomération hôte de ce Mondial, a largement renforcé son secteur touristique en construisant de nouveaux complexes hôteliers et différents parcs à thèmes.Outre l\u2019utilisation de l\u2019organisation de la Coupe du monde 2010 comme vecteur de développement urbain, l\u2019Afrique du Sud utilisera la manifestation pour redorer son image, bien écornée par un passé ségrégationniste.Malgré des paysages très attractifs, le pays peine à développer pleinement son secteur touristique en raison de cette particularité politico-historique, mais aussi, et surtout, en raison d\u2019une réputation de pays violent ; certaines de ses villes connaissent des violences urbaines et interraciales importantes, notamment concentrées dans de gigantesques bidonvilles.En somme, ce Mondial arrive à point nommé pour entreprendre de nouvelles stratégies de marketing urbain et d\u2019image de marque.Bien sûr, il est illusoire de croire que la tenue d\u2019un tel événement diminuera le taux de criminalité urbaine et la pauvreté extrême des quartiers défavorisés sud-africains ; mais elle peut fortement contribuer à changer la perception que se fait le reste du monde, en renvoyant l\u2019image d\u2019une nation soudée, dynamique et surtout désormais capable d\u2019organiser de mégaévénements mondiaux.Effacer le souvenir de l\u2019apartheid Le Mondial peut fortement contribuer à changer la perception que se fait le reste du monde de l\u2019Afrique du Sud.Rallier toute une population, tout un pays, derrière un monumental effort commun n\u2019est pas chose aisée en Afrique du Sud, surtout dans un contexte économique difficile ravivant plusieurs tensions raciales et d\u2019autres problèmes entre classes sociales.PHOTO REUTERS Une bonne partie du front de mer de la ville du Cap, une des neuf villes d\u2019Afrique du Sud qui accueilleront la Coupe du monde 2010, a été réaménagée en vue d\u2019y implanter le stade Green Point.Ce n\u2019était vraiment pas nécessaire de s\u2019en prendre aussi violemment au cardinal Ouellet, un homme qui se situe en dehors de l\u2019histoire et qui ne représente à peu près plus personne, du moins en ce qui concerne l\u2019avortement.Son opinion, aussi radicale et insensée soit-elle, il avait absolument le droit de l\u2019exprimer sans se faire couvrir d\u2019insultes grossières et hargneuses.Si le cardinal représentait un danger, s\u2019il avait encore la moindre influence sur la société en dehors de son petit cercle de dévots, on aurait compris, à la rigueur, la violence des réactions contre son discours.Mais on le voit par le sondage Léger Marketing que le Journal de Montréal a publié jeudi : les «pro-vie» absolutistes, ceux qui s\u2019opposent à l\u2019avortement même en cas de viol, sont une mincissime minorité de\u2026 1%! L\u2019écrasante majorité des Québécois (94%) sont en désaccord avec la position de Mgr Ouellet; 77% considèrent qu\u2019il est faux de prétendre que les femmes abusent de l\u2019accès à l\u2019avortement; 38% souhaiteraient toutefois rouvrir le débat sur l\u2019avortement.Ce chiffre est ambigu car, parmi ceux-là, se trouvent ceux qui voudraient que l\u2019avortement soit encadré par une loi.Au Canada en effet, l\u2019avortement a été «décriminalisé», mais n\u2019a jamais fait l\u2019objet d\u2019une loi.Les puristes appellent cela «un vide juridique»\u2026 mais dans la pratique, c\u2019est beaucoup mieux ainsi.Tout projet de loi nous entraînerait dans une multitude d\u2019arguties.Certains voudraient poser des balises, interdire l\u2019avortement au-delà des premières 12 ou 16 semaines, d\u2019autres au contraire voudraient qu\u2019une loi autorise explicitement les avortements à tous les stades de la grossesse.Le flou actuel est de loin préférable à l\u2019encadrement législatif.De nos jours, les Canadiennes ont accès à peu près partout à l\u2019avortement, jusqu\u2019à l\u2019étape cruciale où le foetus est viable en dehors du corps de la mère.À ce stade-là, il ne se pratique à peu près pas d\u2019avortements au Canada, non pas pour des raisons juridiques, mais parce que la très grande majorité des médecins et des infirmières \u2013 à commencer par le Dr Morgentaler lui-même \u2013 se refusent à pratiquer ces interventions risquées et moralement contestables.Les rares avortements tardifs s\u2019effectuent dans quelques cliniques américaines ultraspécialisées.Le débat, de toute façon, ne reprendra pas de sitôt.Le premier ministre Harper vient d\u2019ailleurs de faire savoir qu\u2019il expulserait du caucus ceux de ses députés qui voteraient en faveur d\u2019un projet de loi privé visant à recriminaliser l\u2019avortement.C\u2019est un engagement radical, car la tradition veut que sur les questions de conscience comme celle-là, les députés ne sont pas liés par la ligne du parti.Les «pro-vie» avaient eu un regain d\u2019espoir quand le gouvernement a annoncé qu\u2019il refuserait de financer l\u2019avortement dans son programme d\u2019aide à la santé des mères du monde en voie de développement, programme qui s\u2019inscrit dans un plan plus large du G8 et du G20.C\u2019était une position pour le moins scandaleuse et illogique en plus \u2013 le Canada se trouvait ainsi à refuser aux femmes du tiers-monde, qui sont à tous égards beaucoup plus vulnérables que les Canadiennes, un droit qu\u2019il accorde à ses propres ressortissantes ! Malgré ce dérapage, peut-être simplement destiné à plaire à la frange radicale de son électorat, il serait impensable qu\u2019un gouvernement canadien, quel qu\u2019il soit, remette une question aussi explosive que l\u2019avortement sur la planche à dessin.La très forte majorité des citoyens, et probablement même une grande partie des électeurs conservateurs, se rebelleraient.Même le plus idéologique des gouvernements ne serait pas assez fou pour s\u2019enferrer dans pareil guêpier, car cela le mènerait à sa perte.On n\u2019est tout de même pas en Thaïlande, ici! Pas de danger à l\u2019horizon En matière d\u2019avortement, le flou actuel est de loin préférable à l\u2019encadrement législatif.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 P L U S 9 TERMINUS REGARD DIFFÉRENT SUR L\u2019ACTUALITÉ VIVELESLUNDIS (FÉRIÉS) LES FÉRIÉSDISPARUS Immaculée Conception, Épiphanie, Pentecôte, Assomption, Annonciation : de nombreux congés dus à des fêtes religieuses ont disparu depuis un demi-siècle.Au début du XVIIIe siècle, il y avait 40 jours de congés à cause de «fêtes d\u2019obligation» religieuses en France et en Nouvelle-France, explique Ollivier Hubert, historien à l\u2019Université de Montréal.L\u2019État, donc le roi, avait besoin que les gens travaillent davantage, alors ce nombre a commencé à décroître.En 1745, il n\u2019en restait plus que 15.» La guerre aux congés religieux a continué auQuébec à la faveur du rigorisme, qui voyait avec méfiance la «décadence» reliée aux congés.À la fin du XIXe siècle, il ne restait plus que six jours fériés religieux, selon M.Hubert.À cette liste de fériés disparus, il faut ajouter l\u2019armistice de la Première Guerre mondiale, férié jusqu\u2019à tout récemment et l\u2019Épiphanie, qui marquait jusque dans les années quatre-vingt-dix le retour à l\u2019école après les vacances de Noël.Ces congés disparus ne sont pas souvent remplacés .Selon Martine Roberge, historienne à l\u2019Université Laval, on ne compte pratiquement que la fête des Patriotes, anciennement celle de Dollard, et la fête du Travail en septembre.Ironiquement, la Révolution tranquille, qui a vu tant d\u2019avancées pour les conditions de travail, s\u2019est accompagnée d\u2019une perte de congés à cause de la laïcisation de la société québécoise.TEXTES MATHIEU PERREAULT Fête des Patriotes, Action de grâces, fête du Travail : les congés fériés tombent souvent un lundi.Pourquoi pas le vendredi?C\u2019est à cause de la Saint-Lundi, selon l\u2019historien français Jean-Pierre Navailles, de l\u2019Université Paris XI.« Au XVIIIe siècle, les ouvriers se rebellent devant l\u2019augmentation de la cadence et de la longueur des journées de travail », explique M.Navailles en entrevue téléphonique.Ils chôment le lundi en guise de protestation et aussi en réaction aux contraites du dimanche chrétien.Les patrons en sont parfois réduits à consacrer le lundi à l\u2019entretien des machines, faute d\u2019ouvriers.» C\u2019est pour refléter cette réalité que les congés bancaires érigés en loi en Angleterre en 1871 tombent le lundi.Progressivement, le week-end a été étendu au samedi.«Un tableau de 1858 de Jules Breton dépeint la vaine lutte contre la Saint-Lundi : trois femmes tentent de ramener au travail leurs maris attablés dans un cabaret, pendant que le gendarme dort sur une table d\u2019un sommeil éthilique.» LESFÉRIÉSCHEZNOUS CANADA > NOUVEL AN > VENDREDI SAINT > LUNDI DE PÂQUES > FÊTE DE LA REINE (DES PATRIOTES) (MAI) > FÊTE DU CANADA (1er JUILLET) > FÊTE DU TRAVAIL (SEPTEMBRE) > ACTION DE GRÂCES (OCTOBRE) > JOUR DU SOUVENIR (11 NOVEMBRE) > NOËL > LENDEMAIN DE NOËL QUÉBEC > SAINT-JEAN-BAPTISTE (24 JUIN) Les autres provinces ont habituellement l\u2019une ou l\u2019autre de ces deux fêtes, parfois les deux: fête de la Famille (troisième lundi de février) et Congé civique (premier lundi d\u2019août) TERRE-NEUVE > SAINT-PATRICK (17 MARS) > SAINT-GEORGES (23 AVRIL) > JOUR DE LA DÉCOUVERTE (24 JUIN) > JOUR DES ORANGISTES (12 JUILLET) AILLEURSDANSLEMONDE ÉTATS-UNIS > NOUVEL AN > JOUR DE MARTIN LUTHER KING (JANVIER) > ANNIVERSAIRE DE G.WASHINGTON (FÉVRIER) > JOUR DE LA MÉMOIRE\u2013GUERRE DE SÉCESION (MAI) > JOUR DE L\u2019INDÉPENDANCE (4 JUILLET) > FÊTE DU TRAVAIL (SEPTEMBRE) > JOUR DE COLOMB (OCTOBRE) > JOUR DES VÉTÉRANS (11 NOVEMBRE) > ACTION DE GRÂCES (NOVEMBRE) > NOËL FRANCE > NOUVEL AN > LUNDI DE PÂQUES > FÊTE DU TRAVAIL (1er MAI) > VICTOIRE DES ALLIÉS (8 MAI) > JEUDI DE L\u2019ASCENSION (MAI) > LUNDI DE PENTECÔTE (MAI) > FÊTE NATIONALE (14 JUILLET) > ASSOMPTION (15 AOÛT) > TOUSSAINT (1er NOVEMBRE) > ARMISTICE DE 1918 (11 NOVEMBRE) > NOËL SYNONYMEDE RETOURAUBOULOT, LE LUNDI EST SOUVENTHONNI.MAIS QUELQUES EXCEPTIONS LUI PERMETTENTDE RETROUVER LA COTE.CAR FÉRIÉ RIME SOUVENT AVEC LUNDI.BONLONGWEEK-END! llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 P L U S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 2 M A I 2 0 1 0 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.