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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2010-08-21, Collections de BAnQ.

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[" ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI UNE MÈRE POUR KÉROUAC PAGE 12 SARAH WATERS L\u2019INDISPENSABLE PAGE 9 www.cyberpresse.ca/arts Fin 2008, le disque Douze hommes rapaillés, avec ses 12 poèmes de Gaston Miron mis en musique et interprétés par des chanteurs populaires, trône au top 10 des ventes d\u2019albums.En 2009, le spectacle inspiré du disque attire, lui, près de 10 000 spectateurs.En pleine crise, la poésie vient à la rescousse du CD et de la scène.Dans dix jours sera lancé Douze hommes rapaillés, volume 2.Douze autres magnifiques poèmes de Miron, chantés par les douze mêmes hommes, avec encore plus de souffle, de rythme, de ferveur.Et de poésie.Un dossier de Marie-Christine Blais en pages 2 et 3.DOUZE HOMMES RAPAILLÉS, VOLUME 2 AUDIO Écoutez deux extraits de Douze hommes rapaillés vol.2 sur cyberpresse.ca/miron BLOGUE Quels sont les clichés du sexe au cinéma?Découvrez-les sur cyberpresse.ca/lussier VIDÉO Visionnez la vidéo du pianiste chinois manchot sur cyberpresse.ca/pianiste Marie-Ginette Guay Sarah Waters MONTRÉAL SAMEDI 21 AOÛT 2010 FAITESVITE ET ÉCONOMISEZ ET PLUS SURLE PRIX RÉGULIER SURTOUS CES PRODUITS : \u2022CHEMISESETCAMISOLES \u2022SHORTS ET CAPRIS \u2022CUISSAR DS ET MAILLOTSDEVÉLO \u2022SANDALES \u2022ETC.Tout est réduit tout le temps chez MONTRÉAL : 1451, av.du MONT-ROYAL Est 514-525-5309 BROSSARD : 6678, boul.TASCHEREAU 450-672-3217 %* 50 * détails en magasin - a partir du prix régulier affiché - plusieurs autres spéciaux incroyables sur une foule d'autres produits.GRANDE LIQUIDATION DE FIN DE SAISON ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS Le jour de ses 30 ans, en mai dernier, Louis-Jean Cormier recevait ses amis chanteursetmusiciens pour l\u2019ultime journée d\u2019enregistrement du deuxième volume de Douze hommes rapaillés.L\u2019atmosphère était joyeuse, mais aussi propice au travail: le réalisateur et arrangeur doué qu\u2019est Cormier avait prévu que tous les interprètes viennent faire des voix sur les enregistrements des uns et des autres.«Et onamême fait une chorale des rapaillés pour certaines chansons, précise l\u2019auteur-compositeur-chanteur de Karkwa.Je voulais que le côté familial, amical, qui s\u2019est développé depuis un an et demi entre nous, on l\u2019entende sur le deuxième disque.» On l\u2019entend, et tous ces «caméos» vocaux ajoutent beaucoup.On ne se le cachera pas : le succès du premier album a surpris tout le monde.Des ventes de 36 000 exemplaires, de nos jours, c\u2019est énorme.Mais c\u2019est tout simplement incroyable pour un disque hommage, et à un poète, qui plus est ! Et pourtant\u2026 Pas évident de concevoir une suite à la chose, dans les circonstances.«Je n\u2019avais pas peur, dit Cormier.En fait, je me faisais surtout le raisonnement suivant : d\u2019habitude, un volume 2, au cinéma, en littérature ou en musique, c\u2019est plus banal, à quelques exceptions.On voulait éviter ça.Il fallait donc que le deuxième disque des Rapaillés soit plus \u201dfucké\u201d, tout simplement.Qu\u2019on aille plus loin musicalement, ne seraitce que pour savoir jusqu\u2019où ça pouvait rocker, du Miron.» Eh bien, ça peut très nettement rocker.On l\u2019avait déjà constaté en spectacle, mais disons que c\u2019est encore plus affirmé sur l\u2019album: «Quand les FrancoFolies de Montréal nous ont proposé, en 2009, de monter un spectacle, j\u2019ai écrit des musiques pour sept autres chansons, explique le compositeur et chanteur Gilles Bélanger (voir autre texte).Après les spectacles, on s\u2019est regardés, Louis-Jean et moi, et on s\u2019est dit qu\u2019on pourrait en faire cinq autres, un coup parti, et poursuivre l\u2019expérience.Mais disons qu\u2019on a travaillé fort.Ça fait trois ans que je cherche à mettre en musique un poème dense comme Compagnons des Amériques, et c\u2019est uniquement en mai qu\u2019on a réussi, avec Louis-Jean, à en faire quelque chose qui se tienne.» Bélanger estime qu\u2019il a démoli à ce jour huit ou neuf exemplaires du recueil de poèmes L\u2019homme rapaillé à force de les annoter! «On a décidé qu\u2019on ne ferait pas de compromis sur la longueur des chansons, sur le son qu\u2019on voulait pour chacune, reprend-il.Et on a enregistré le deuxième disque en neuf jours, comme on l\u2019avait fait pour le premier, une vraie neuvaine.On est devenu une gang d\u2019amis, les 20 gars (en comptant les musiciens), on est toujours heureux de se voir.Et c\u2019est toujours la meilleure amie de ma blonde qui nous fait à manger.» Un univers cohérent «Ce qui est semblable entre le premier et le deuxième, expose Louis-Jean Cormier, c\u2019est l\u2019idée qu\u2019on s\u2019en faisait, Gilles et moi: on ne voulait pas une pizza, un truc hétéroclite, mais plutôt une bulle, un univers cohérent dans lequel chacun a tout de même son individualité.Pour le deuxième album, on a pu aussi profiter des musiciens qui ont participé au spectacle, comme Guido (Del Fabro), qui est violoniste, mais aussi un incroyable bidouilleur de sons.Et puis, on a eu des idées pour aller plus loin qu\u2019on ne l\u2019avait été sur scène: Sentant la glaise (interprétée par Jim Corcoran) était de plus en plus rock en spectacle; quand Jim est arrivé en studio, il nous a dit qu\u2019il était en train d\u2019écouter Let It Bleed des Rolling Stones, ça tombait bien, on voulait justement lui proposer des arrangements encore plus rock.» L\u2019expérience collective des hommes rapaillés ne remet absolument pas en question la vie de Louis-Jean Cormier au sein du groupe Karkwa, qui sera en spectacle au Métropolis le 30 septembre, dans le cadre de Pop Montréal.Mais elle lui apporte quelque chose de particulier, c\u2019est clair: «Par exemple, comme on enregistrait au Studio Victor, qui est juste à côté de l\u2019autoroute, j\u2019ai eu envie d\u2019utiliser le son incessant que font les camions, parce que ça me fait penser au bruit de la mer.Alors je me suis installé sur le balcon avec ma guitare, accompagné par le son des camions.C\u2019est ce son qu\u2019on entend dans Au long de tes hanches (interprétée par Cormier lui-même).» «Ma mère utilisait une expression que j\u2019aime beaucoup, conclut Gilles Bélanger en riant, et c\u2019est l\u2019expression «miouner », c\u2019est-à-dire fredonner en faisant des «miou miou miou», chanter pour soimême pas fort, juste pour se faire plaisir.Je pense qu\u2019avec Douze hommes rapaillés, on a permis aux gens de chanter et de «miouner» du Miron.Et je pense que, dans 400 ans, en raison de l\u2019incroyable force des poèmes de Miron, il y aura encore des gens qui le réciteront, le chanteront et le «miouneront» \u2026» DOUZE HOMMES RAPAILLÉS, VOLUME 2 Un an et demi après la sortie du disque Douze hommes rapaillés, constitués de 12 poèmes de Gaston Miron devenus chansons, interprétées par Richard Séguin, Michel Rivard.Yann Perreau, Vincent Vallières, Plume Latraverse, Pierre Flynn Jim Corcoran, Martin Léon, Michel Faubert, Daniel Lavoie Louis-Jean Cormier et Gilles Bélanger, le succès du collectif ne se dément pas.Après un spectacle qui a ravi des milliers de spectateurs, à l\u2019occasion duquel Plume a cédé sa place à Yves Lambert, voici que paraît un deuxième album.Avec 12 autres poèmes rapaillés de musique, de fièvre, de sensualité\u2026 Douze autres poèmes qui parlent de nous, compagnons des Amériques.«On ne voulait pas une pizza, un truc hétéroclite, mais plutôt une bulle, un univers cohérent.» CYBERPRESSE.CA EXTRAITS Écoutez deux extraits du disque Douze homme rapaillés, volume 2 sur cyberpresse.ca/arts/miron ILLUSTRATION, FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 1 A O Û T 2 0 1 0 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS Si nous sommes désormais nombreux à aimer notre poésie mise en chanson, c\u2019est d\u2019abord grâce à Chloé Sainte- Marie.C\u2019est pour elle que, en 1998, Gilles Bélanger, jusque alors chansonnier (il a écrit quelque 200 chansons), décide de mettre en musique des poèmes de Gaston Miron.Ceux-ci, aux côtés de textes d\u2019autres poètes québécois, figurent sur le magnifique disque de Chloé Sainte-Marie Je pleure, tu pleures (1999), qui connaît un véritable succès public et critique.Elle lance ensuite Je marche à toi, de nouveau avec des poèmes de Miron sur des musiques de Bélanger, et le succès ne se dément pas \u2013 l\u2019album remportera même le Félix de l\u2019album folk.Chloé Sainte-Marie décide alors de partir en tournée et engage pour cela deux musiciens, des multiinstrumentistes virtuoses: Yves Savard et Louis-Jean Cormier.C\u2019est à l\u2019occasion de cette tournée que Bélanger et Cormier deviennent amis.«Je viens de la Gaspésie et la mère de Louis-Jean aussi», explique Bélanger avec chaleur, ça doit jouer entre nous.«Et c\u2019est grâce à lui si Douze hommes rapaillés a vu le jour: je me doute bien que si j\u2019avais fait un disque «Gilles Bélanger chante Miron», ça n\u2019aurait pas eu grand écho.Mais quand Louis- Jean a accepté d\u2019être le réalisateur et l\u2019arrangeur d\u2019un disque collectif autour des poèmes de Miron, tout s\u2019est mis à rouler.Je l\u2019appelle le «magnifieur de chansons».Il fait quelque chose de superbe chaque fois que mes musiques passent dans son tordeur.Sincèrement, sur le second album, on aurait pu signer les musiques à deux tellement il les a poussées plus loin, mais il ne le voulait pas.» L\u2019idée de départ de Bélanger, soit interpréter lui-même Miron, n\u2019est pas pour autant morte: ce soir même, à Saint-Venant-de-Paquette, il présentera son spectacle L\u2019homme rapaillé en chansons, comme il le fera d\u2019ailleurs tout l\u2019automne un peu partout au Québec (dont à l\u2019Astral de Montréal le 14 octobre et le 30 au Petit-Champlain de Québec).Et qui l\u2019accompagne sur scène pour ce spectacle regroupant les 24 poèmes du grand Gaston qu\u2019il a mis en musique, en chanson?Le guitariste Yves Savard! La mise en scène de ce spectacle intime, il l\u2019a confiéeàMarc Béland, qui a conçu le superbe spectacle Douze hommes rapaillés.«On peut amener ce spectacle partout.D\u2019ailleurs, la première fois que j\u2019ai chanté en solo du Miron, c\u2019était au Cameroun, en décembre 2009, et c\u2019était quelque chose», explique le compositeur-instrumentiste, qui fait de la musique tous les jours, à l\u2019accordéon, à la guitare, au piano, à l\u2019harmonica, etc.Quatre ou cinq ans avant la mort de Miron, en 1996, Bélanger avait chanté ses propres chansons sur scène lors d\u2019un spectacle auquel participait également le poète.Mais dès 1972, le chansonnier avait intitulé son spectacle Chansons pour tout un chacun.Tout un chacun, c\u2019est le titre d\u2019un des grands poèmes de Miron: «Je ne sais pas si Miron nous voit, s\u2019il nous entend, conclut Bélanger.Je sais juste que, grâce à lui, j\u2019ai la chance extraordinaire, à 63 ans, de le chanter et de travailler sur ses textes, entouré de plus jeunes artistes.» Le compositeur deGaston En juin, le jeune cinéaste québécois Xavier Dolan a provoqué une petite commotion dans les médias: alors que venait d\u2019être présenté en grande première son film Les amours imaginaires, il s\u2019est mis à réciter du Gaston Miron.Parce que Miron est toujours d\u2019actualité et dans l\u2019actualité, que ce soit parce qu\u2019on appose une plaque commémorative sur une maison qu\u2019il a habitée (il y a quelques semaines, rue Saint-André à Montréal), qu\u2019on publie des livres à son propos, (tout récemment, L\u2019avenir dégagé, Entretiens 1959-1993 de Gaston Miron aux éditions de l\u2019Hexagone\u2026 qu\u2019il a fondées) ou parce que plusieurs lieux portent son nom, par exemple l\u2019édifice Gaston-Miron inauguré il y a un an et demi, rue Saint-Denis, dans l\u2019ancienne Bibliothèque centrale de Montréal.Et dire que Miron ne voulait pas que ses poèmes soient regroupés et publiés, comme pourtant ils l\u2019ont finalement été, en 1970, sous le titre L\u2019homme rapaillé, sur l\u2019insistance de certains de ses amis\u2026 Le natif de Sainte-Agathe-des- Monts, né en 1928, écrivait pourtant depuis 1952.Et c\u2019est à compter de 1954 qu\u2019il s\u2019attelle à l\u2019écriture de ses grands poèmes épiques que sont La marche à l\u2019amour, La batèche, etc, tout en exerçant mille métiers et en s\u2019engageant dans le mouvement souverainiste.Il retravaillera sans cesse ses poèmes, étant l\u2019homme d\u2019un seul livre.L\u2019hommme rapaillé fera en effet l\u2019objet de sept autres éditions, constamment remaniées, révisées, allongées.Accompagné de musiciens, Miron récitera ses poèmes sur scène à de nombreuses reprises, notamment lors de la célèbre Nuit de la poésie de 1970 (filmée par Jean-Claude Labrecque) et jusqu\u2019à sa mort, en décembre 1996.\u2013 Marie-Christine Blais Je t\u2019écris pour te dire\u2026 Douze hommes rapaillés SORTIE: Novembre 2008 sur étiquette Spectra Musique Textes de Gaston Miron, musiques et direction artistique de Gilles Bélanger, réalisation de Louis-Jean Cormier, arrangements de Cormier, François Lafontaine, Robbie Kuster et Mario Légaré.INTERPRÈTES: Yann Perreau, Martin Léon, Vincent Vallières, Plume Latraverse, Michel Rivard, Daniel Lavoie, Richard Séguin, Michel Faubert, Pierre Flynn, Gilles Bélanger, Jim Corcoran, Louis-Jean Cormier.Vendu à plus de 36 000 exemplaires.Spectacle Douze hommes rapaillés Mise en scène de Marc Béland INTERPRÈTES: tous, sauf Plume Latraverse, remplacé par Yves Lambert (Michel Faubert a parfois été remplacé par David Marin).CRÉATION: Théâtre Maisonneuve le 8 août 2009 (FrancoFolies de Montréal).AUTRES REPRÉSENTATIONS: Grand Théâtre de Québec le 25 novembre 2009, Théâtre Maisonneuve le 26 novembre 2009, salle Wilfrid- Pelletier le 25 février 2010 (Montréal en lumière) et Grand Théâtre de Québec le 29 avril 2010.Vu par près de 100 000 spectateurs.Douze hommes rapaillés, volume 2 En magasin le 31 août 2010, sur étiquette Spectra Musique Textes de Gaston Miron, musique de Gilles Bélanger, réalisation de Louis-Jean Cormier, arrangements de Cormier, Lafontaine, Marc-André Laroque, Guido Del Fabro et Légaré.INTERPRÈTES: les mêmes que sur le premier album, à l\u2019exception de Plume Latraverse, qui a cédé sa place à Yves Lambert.rapaillés, l\u2019histoire Louis-Jean Cormier Gilles Bélanger Douze hommes llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 1 A O Û T 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 À présent de Catherine-Anne Toupin La Cerisaie d\u2019Anton Tchekhov Minuit chrétien de Tilly Elling d\u2019Axel Hellstenius et Petter Næss ShirleyValentine de Willy Russell duceppe.com 2010 - 2011 Abonnez-vous! 514 288-5034 mise en scène de Frédéric Blanchette mise en scène d\u2019Yves Desgagnés mise en scène de René Richard Cyr mise en scène de Monique Duceppe mise en scène de Jacques Girard ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE ÉMILIE CÔTÉ Lors de son dernier passage à Montréal, auMétropolis,KatyPerry avait empoigné une guitare à quelques reprises.Comme elle avait fait équipe pour son premier album avec Glen Ballard, qui avait collaboré avec Alanis Morissette sur Jagged Little Pill, nous avions émis l\u2019hypothèse que Perry se montrerait peut-être sous un jour plus rebelle et mature sur son deuxième album.Pas du tout.Pour Teenage Dream, Perry, qui écrit ses chansons, a plutôt fait équipe avec les bonzes du pop Max Martin et Dr.Luke.Résultat : des chansons génériques à numéros et la même pop-rock rose bonbon qui fait allusion aux partys, aux aléas de l\u2019amour et au sexe.L\u2019album ne sort que mardi, mais la chanteuse de 25 ans a déjà diffusé trois extraits.La semaine dernière, EMI a organisé une séance d\u2019écoute de l\u2019album.Conclusion?Ça sent le réchauffé.1- Teenage Dream La pièce-titre est le deuxième extrait du deuxième album de Katy Perry.C\u2019est du pop-rock classique, avec une petite introduction à la guitare et un refrain qui se veut à la fois mordant et touchant.C\u2019est bien ordinaire, mais Katy Perry semble avoir développé un son plus «mature».2- Last Friday Night Quand elle voit son mec, elle a des frissons.Vendredi soir dernier, elle a pris trop de shooters, raconte-t-elle.«Je t\u2019ai embrassé mais je ne m\u2019en souviens plus.» Perry parle aussi de «ménage à trois».La musique ne lève pas plus haut que le texte.L\u2019impression de «maturité» s\u2019estompe.3- California Gurls featuring Snoop Dogg C\u2019est le rappeur Snoop Dogg qui introduit le premier extrait de cette chanson pop sucrée qui parle de «bikinis », «martinis», de «popsicles» et de «sex on the beach ».Dans le clip, Perry est dans une maison de bonbons.C\u2019est une chanson accrocheuse, qui est déjà l\u2019un des tubes de l\u2019été, mais cela n\u2019aura pas autant d\u2019impact que I Kissed a Girl.«Ce n\u2019est pas du génie, mais c\u2019est estival », a admis Perry en entrevue au magazine Rolling Stone.4- Firework C\u2019est l\u2019une des chansons plus «sérieuses» et émotives de l\u2019album, où Perry prend ses auditeurs par les sentiments.«T\u2019es-tu déjà senti comme un sac de plastique, un château de cartes?» chante-t-elle.Mais au final, c\u2019est loin d\u2019être une ballade.Comme ses prédécesseurs, c\u2019est un titre qui pourrait jouer dans un club.Manifestement, on se dit que la chanteuse n\u2019a pas voulu évoluer, élargir ou surprendre son public, mais plutôt rentabiliser une fois de plus celui de son premier album.5- Peacock C\u2019est encore plus vrai sur Peacock, dont l\u2019introduction rappelle le tube Mickey.Perry veut savoir ce que son prétendant a dans le pantalon.Une chanson facile dont le but est de vendre, comme l\u2019était I Kissed a Girl, un hommage aux baisers entre filles quand on a bu un verre de trop.6- Circle the Drain Enfin, un peu de guitares électriques qui ont un petit peu de mordant.Est-ce que cette chanson est une référence aux anciens déboires du fiancé de Perry, Russell Brand, qui a eu des problèmes de consommation d\u2019héroïne?Quoi qu\u2019il en soit, Perry parle de dépendance et de sauveur.7- The One That Got Away Un autre titre qui se veut plus touchant que les autres.«Us against the world », chante Perry.«In another life, I would be your girl.» 8- ET Une chanson de club aux arrangements technoïdes qui ressemble beaucoup trop à All The Things She Said de t.a.T.u.Que ce soit Dr.Luke ou Max Martin, comment a-t-on pu laisser passer un titre dont les ressemblances avec le hit des pseudo-lesbiennes russes sont aussi évidentes?9- Who I\u2019m Leaving For Une autre impressionde réchauffé avec une référence trop évidente à des chansons de Timbaland avec Nelly Furtado.Cou\u2019donc, a-t-on pris des modèles préfabriqués de hits des dernières années?10- Pearl Une ballade pop-rock que même les fans vont «sauter».11- Hummingbird Heartbeat Hummingbird Heartbeat est une pièce pop-rock où Katy Perry répète quelque chose comme: «The taste of your honey is so sweet.» 12- Not Like the Movies C\u2019est LA ballade piano/voix de l\u2019album et c\u2019est le troisième et dernier extrait du nouvel album de Perry.Une chanson entendue mille fois où la chanteuse se console: «One day, my prince will come.» Peut-être un prince au bois dormant.Zzzz.(Il y a deux titres «cachés » : des remix de California Gurls et Teenage Dream.) POP / Katy Perry Un disque qui sent le réchauffé Sur la pochette \u2013 qui a une odeur de barbe à papa \u2013, elle est nue, couchée sur un nuage, la bouche entrouverte, les lèvres d\u2019un rouge éclatant.Katy Perry, fille de deux pasteurs qui a d\u2019abord prêté sa voix à des chants chrétiens, est de retour avec un deuxième album, avec son look de pin-up moderne.PHOTO EMMA SUMMERTON Le deuxième album de Katy Perry, Teenage Dream, regorge de chansons génériques à numéros et de pop-rock rose bonbon qui fait allusion aux partys, aux aléas de l\u2019amour et au sexe.POP KATY PERRY TEENAGE DREAM EMI EN MAGASINMARDI llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 1 A O Û T 2 0 1 0 ÉRIC LAPOINTE SHILVI Ainsi que : LES TROIS ACCORDS, PASCAL CHAUMONT, YVES LAMBERT et le BÉBERT ORCHESTRA, BERNADETTE, SUSIE ARIOLI, L\u2019ORCHESTRE SINFONIA de LANAUDIÈRE et L\u2019ORCHESTRE de SAINT-DONAT, et plus de 30 SPECTACLES DE RUE! Billets et passeports en vente au kiosque d\u2019information touristique de Saint-Donatau 536, rue Principale 1.819.424.2833 ou 1.888.783.6628 et sur le réseau Admission Partenaires majeurs Commanditaires 28-29 août et 4-5 septembre www.rythmesetsaveurs.com \u2022 PASSEPORT 28-29 août : 15 $ \u2022 PASSEPORT 4-5 septembre : 18 $ \u2022 12 ans et moins : GRATUIT PASSEPORT 2WEEK-ENDS : 25$ (en prévente jusqu\u2019au 21 août 2010) QUANTITÉ LIMITÉE LES COWBOYS FRINGANTS MARC HERVIEUX MICHEL RIVARD LUCE DUFAULT DANIEL LAVOIE Réunis sur une même scène! P R É S E N T E N T Un spectacle unique dans une ambiance de mystère, de fantaisie et d\u2019humour.BILLETS EN VENTE MAINTENANT 514 871-2224 / 1 866 844-2172 / admission.com edgaretsesfantomes.com Avec la participation de EDGARFRUITIER VINCENT BILODEAU/ANDRÉROBITAILLE / JEANMARCHAND/ SYLVAINMASSÉ CréationNORMANDCHAURETTE / Mise enscèneNORMANDCHOUINARD Directionmusicale JEANGPASCALHAMELIN AU MONUMENT-NATIONAL DU 8 AU 25 SEPTEMBRE En théâtre et enmusique 5 comédiens et 25 musiciens sur scène & ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Àl\u2019ouest de Port-au-Prince dans un bidonville près de Croix-des-Bouquets, une journaliste du New York Times a abordé une Haïtienne de 38 ans, enceinte de son quatrième enfant.La journaliste voulait savoir ce que cette mère, accablée par la vie, pensait de Wyclef Jean, la star du hip-hop qui venait de se porter candidate à la présidence de Haïti.La réponse a fusé dans l\u2019a i r, rapide comme une flèche, fervente et exaltée comme une prière : «Après Dieu, Wyclef», a lancé Jocelyne Augustin.Je serais curieuse de savoir si Jocelyne pense encore la même chose et, le cas échéant, combien il reste d\u2019ardents fidèles dans le fan-club en déroute de Wyclef Jean.Pourtant, il y a à peine trois semaines, lorsque la star du hip-hop et ex-membre des Fugees s\u2019est lancée dans l\u2019arène politique, tous les espoirs semblaient permis.La jeunesse haïtienne l\u2019appuyait inconditionnellement.Des membres influents de la diaspora haïtienne aussi.Et pour quiconque a déjà écouté la musique de ce formidable artiste ou qui l\u2019a vu en concert, il était difficile de ne pas s\u2019enthousiasmer.Au rayon de la crédibilité artistique, Wyclef Jean avait une des meilleures places disponibles sur le marché.Même les sceptiques, qui doutaient de l\u2019instinct politique et des capacités administratives d\u2019un candidat qui ne parlait pas créole, finissaient par conclure que ce serait toujours mieux d\u2019avoir comme président un artiste anglophone, engagé et millionnaire qu\u2019un impuissant parlant créole, mais sans moyens et sujet à la corruption.Mais tout cela est chose du passé.Il n\u2019a fallu que trois petites semaines pour que le capital de sympathie à son égard soit complètement dilapidé et pour que sa crédibilité fonde sous la méfiance.Sean Penn a lancé la première pierre sur CNN et elle a fait d\u2019autant plus mal que l\u2019acteur a vécu pendant plus de six mois à Haïti après le séisme, où il a dirigé des opérations de sauvetage et organisé des hôpitaux et des écoles de fortune avec la bénédiction de l\u2019armée américaine.Or, l\u2019acteur et travailleur humanitaire a affirmé que Wyclef Jean avait brillé par son absence en Haïti pendant les six mois de l\u2019après-séisme.Il a raconté que la seule fois où il l\u2019avait vu sur le terrain, Jean roulait en voiture de luxe en exhibant une richesse déplacée.Mais surtout, Sean Penn a avancé que Jean était l\u2019instrument d\u2019intérêts privés haïtiens et d\u2019intérêts d\u2019entreprises américaines et qu\u2019il n\u2019était pas l\u2019homme du peuple.En parallèle, les problèmes de l\u2019artiste avec le fisc, concernant l\u2019absence de transparence dans la gestion de Yéle Haiti (l\u2019ONG qu\u2019il a fondée en 2005 et dont 400 000$ ont été détournés pour produire ses vidéos de charité), se sont multipliés.Cette semaine, en attendant de savoir si la candidature de Wyclef Jean serait finalement retenue, un éditorial du New York Times l\u2019a renvoyé à sa comptabilité en lui demandant d\u2019ouvrir les livres de son ONG.L\u2019éditorial lui a aussi conseillé d\u2019arrêter de mettre la charrue avant les boeufs et de commencer par habiter un pays qu\u2019il a quitté à l\u2019âge de 9 ans, avant de vouloir en devenir le président.La réponse de Wyclef Jean à cette mauvaise publicité a été plutôt décevante.Au lieu de se battre, il a disparu de la carte.On l\u2019a retrouvé caché dans un lieu secret à la suite de menaces de mort qu\u2019il aurait reçues.Un candidat à la présidence qui plie aussi vite devant la menace n\u2019a rien de rassurant.En fait, plus le temps passe et plus l\u2019homme engagé qui a forcé notre admiration et entraîné notre adhésion se déconstruit et se décompose.Tout ce qui semble rester de Wyclef Jean, c\u2019est l\u2019artiste narcissique, trop riche et un brin prétentieux qui, à force de se faire seriner qu\u2019il était génial, a fini par croire qu\u2019il avait tous les talents, y compris celui d\u2019être le président d\u2019Haïti.Autant dire qu\u2019il s\u2019est trompé.S Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Après Dieu, Wyclef Jean Il n\u2019a fallu que trois petites semaines pour que le capital de sympathie à l\u2019égard de Wyclef Jean soit complètement dilapidé et pour que sa crédibilité fonde sous la méfiance.SPECTACLES C L A S S IQUE BASILIQUE NOTRE.DAME Matthieu Latreille, organiste.Prélude et Fugue BWV 548 (Bach), Suite op.5 (Dupré), Cantabile (Franck), Danza (LeBuis): demain à 19h.SALLE CLAUDE.CHAMPAGNE .Université de Montréal) Institut canadien d\u2019Art vocal: concert des stagiaires: ce soir à 19h30.TANNA.SCHULICH HALL .Université McGill) Académie internationale de quatuors à cordes de McGill.Quatuors Duchow, St-Urbain, Flambeau et Fidelio.Haydn, Beethoven: ce soir à 17h.DA N S E THéâTRE MAISONNEUvE .Place des Arts) La Troupe nationale des Cosaques de Russie: ce soir à 20h.VA R I É T É S BALCON CAfé.THéâTRE Jazzilarant: ce soir à 20h30.CABARET DU MILE END Mighty Sparrow: ce soir à 21h.CASA DEL POPOLO Knurl + Roman Pilates et autres: ce soir à 20h30.Words & Music: demain à 20h30.éTOILE Cathy Gauthier: ce soir et demain à 20h.IL MOTORE Tom Fun Orchestra: ce soir à 19h30.LA SALA ROSSA The Next Wave Festival: ce soir à 20h.Soirée Flamenco: demain à 19h30.MAISON DES ARTS Jean-Thomas Jobin: ce soir et demain à 20h.MAISON DU REGGAE Blood of Zion: ce soir.SALLE wILfRID.PELLETIER .Place des Arts) Cats: aujourd\u2019hui à 14h et 20h et demain à 20h.Coup de pouce au doublage L\u2019industrie du doublage au Québec a reçu un coup de pouce, hier, le ministère de la Culture s\u2019étant engagé à mettre en vigueur toutes les recommandations qui lui ont été faites dans un rapport de spécialistes dans ce domaine.La ministre de la Culture et des Communications, Christine St- Pierre, a toutefois reconfirmé son choix de ne pas légiférer pour forcer le doublage en français au Québec.Le Forum sur le développement de l\u2019industrie du doublage au Québec avait formulé huit recommandations à la ministre pour rendre l\u2019industrie québécoise du doublage plus concurrentielle, notamment la formation et la promotion du savoir-faire québécois en doublage.Ces huit recommandationsserontimplantées, apromis la ministre, notant même que deux l\u2019avaient déjà été.Entre autres, le Forum recommandait de diminuer les tarifs actuels de la Régie du cinéma dans le but de favoriser le développement du doublage au Québec.Une des recommandations déjà en place est celle voulant que le crédit d\u2019impôt remboursable pour le doublage soit bonifié.\u2014 La Presse Canadienne EN BREF llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 1 A O Û T 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 ULTIME CHANCE DE VOIR CAVALIA 3 DERNIÈRES SEMAINES QUARTIER DIX30 \u2022 1.866.999.8111 \u2022 cavalia.net ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE GREEN DAY, ce soir au Quai Jacques-Cartier.ISABELLE BOULAY, ce soir a La Tulipe.THE FLESHTONES, ce soir au Divan Orange.AKON, PAMELA, BLESS, ce soir a lfInternational des Montgolfieres de Saint-Jean-sur-Richelieu.AUGURY ABORTED, ce soir au Club Soda.TOM FUN ORCHESTRA, ce soir au Il Motore SUBLIME WITH ROME, demain au Metropolis.TITUS ANDRONICUS, demain au Il Motore.DATSIK, lundi aux Foufounes electriques.HELL YEAH, mardi au Club Soda.DJIDJI, mercredi au Club Balattou.AUTOLUX, mercredi a la Sala Rossa ALEXANDRE BELLIARD, mercredi au Lion dfor LAETITIA ZOMZAMBE, jeudi au Club Balattou.STEREO TOTAL, vendredi a la Sala Rossa.SUR LES PLANCHES Isabelle Boulay PHOTO ANDRE PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE ALAIN DE REPENTIGNY Au bout du fil, Ray LaMontagne a la voix lasse.Une voix qui se laisse parfois porter par un elan dfenthousiasme, mais qui donne lfimpression que le monsieur, si poli soit-il, prefererait faire autre chose que de repondre aux questions dfun journaliste.Ray LaMontagne est une drole de bibitte.Ceux qui lfont vu en spectacle vous le diront : il sfefface presque derriere sa musique et cette voix qufil a fort belle.Cfest le meme bonhomme qui confiait a Elvis Costello, dans son emission Spectacles diffusee le printemps dernier, qufil etait dfabord un auteur de chansons et qufil se passerait bien de les chanter sfil avait vraiment le choix.LaMontagne sfanime quand je lui mentionne que Trouble, sa chanson la mieux connue, a ete reprise aussi bien par une diplomee de lfemission American Idol (Kelly Clarkson) que par un bluesman aguerri (Lucky Peterson).áPour moi, cfest reellement gratifiant dfentendre quelqufun chanter une chanson que jfai ecrite, repond-il.On sait vraiment qufune chanson est reussie quand dfautres veulent la chanter.â LaMontagne lui-meme a fait sur scene une adaptation tres personnelle de Crazy de Gnarls Barkley .en ligne sur YouTube ., un choix pour le moins etonnant.áJe ne suis pas un chanteur soul ou un chanteur country, mais un auteur-compositeur-interprete, dit-il.Jfaime tous les genres de musique.â Nfempeche, on soupconne cet artiste aux racines francophones .ádu cote de mon pere, ce sont tous des Canadiens francais, mais jfai ete eleve par ma mere â, precise-t-il .dfavoir plus dfaffinites avec la musique country-folkrock organique de Levon Helm, avec qui il va partager lfaffiche pour quelques concerts a lfautomne.Surtout que sur son nouvel album, God Willinf&The Creek Donft Rise, LaMontagne a le look typique dfun membre de The Band a la fin des annees 60.áJfadore The Band et je continue a etre inspire par la musique qufils ont faite, reconnait-il.Tous les membres du groupe adorent Levon, cfest un heros pour nous!â En famille Le groupe en question, The Pariah Dogs, est constitue de musiciens qui accompagnent LaMontagne en tournee depuis quelques annees deja.Mais cfest la premiere fois qufil enregistre un album avec tout le groupe et qufil lui donne un nom inscrit en toutes lettres sur la pochette de son quatrieme album.Un disque dont LaMontagne signe lui-meme la realisation apres lfavoir confiee au veteran Ethan Johns pour ses trois albums precedents.áNous avons vraiment fait ce disque ensemble, insiste-t-il.Cfest tres different dfun disque qufEthan et moi aurions fait avec des musiciens de studio en leur disant \"voici les chansons, voici les arrangements \".Tout le monde sfest approprie ces chansons.â LaMontagne et ses Pariah Dogs nfont pas perdu de temps: il a consacre de longues journees a lfecriture des chansons puis les a enregistrees en cinq petits jours a raison de deux par jour.áJe devais respecter un horaire si je voulais faire le disque a ce moment precis avec tous ces musiciens, explique LaMontagne.Donc plutot que de terminer les chansons quand ca me tentait, jfai du etre plus discipline.Jfai beaucoup appris et je pense que ca a donne de meilleures chansons.Personne nfavait entendu quoi que ce soit avant dfentrer en studio.Je suppose qufon aurait pu passer quatre semaines en studio sfil avait fallu, mais des la premiere chanson, Devilfs in the Jukebox, cfetait pas mal evident que ca fonctionnait.â Depuis dimanche, LaMontagne poursuit sa áconversation musicaleâ avec les Pariah Dogs en tournee, mais il ne sait pas encore sfils sfarreteront a Montreal.Il avoue que lfexperience lui est plus agreable parce qufil se sent vraiment en famille.áSfil mfarrive de manquer de jus, je peux compter sur eux, dit-il.Je me suis toujours trouve chanceux de jouer avec ces musiciens-la, mais aujourdfhui nous formons vraiment un groupe, nous sommes tres proches.Ca tient aussi aux nouvelles chansons: elles sont tellement naturelles qufelles se jouent toutes seules.Hier (dimanche dernier), jfavais tres hate de les jouer devant un public.â COUNTRY-FOLK / RAY LAMONTAGNE Des chansons qui se jouent toutes seules PHOTO FOURNIE PAR SONY MUSIC Ray LaMontagne: áJe ne suis pas un chanteur soul ou un chanteur country, mais un auteurcompositeur- interprete.Jfaime tous les genres de musique.â Depuis qufon lfa decouvert au Festival de jazz de 2005, Ray LaMontagne sfest gagne chez nous un public fidele qui apprecie son country-folk melodique et sa voix prenante.Lfartiste un tantinet tenebreux se prete au jeu de lfinterview pour repandre la bonne nouvelle : un quatrieme album dont il nfest pas peu fier.COUNTRY-ROCK RAY LAMONTAGNE AND THE PARIAH DOGS GOD WILLINf&THE CREEK DONfT RISE RCA/SONY Ray LaMontagne sfefface presque derriere sa musique et cette voix qufil a fort belle.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R E A L SA M E D I 2 1 A O U T 2 0 1 0 ABONNEZ-VOUS et courez la chance de gagner un sejour a Barcelone ! www.LesGrandsExplorateurs.com 514 521-1002 ou 1 800 558-1002 ESPAGNE INDONESIE LIBYE THAILANDE BRESIL ISTANBUL PRESENTE PAR Voyez le monde autrement dans une salle pres de chez vous ! Mercredis blues lulu hughes et the Montreal all city band The Bad Plus Vendredi 24 septembre ƒÎ 20h Samedi 25 septembre ƒÎ 20h Samedi 11 septembre ƒÎ 20h Samedi 18 septembre ƒÎ 18h30 et 21h30 Mardi 21 septembre ƒÎ 20h Mercredi 22 septembre ƒÎ 20h A lfaffiche a la MAISON DU FESTIVAL RIO TINTO ALCAN en collaboration avec Pour toute la programmation, consultez : sallelastral.ca BILLETS: LfASTRAL DE LA MAISON DU FESTIVAL RIO TINTO ALCAN 305, rue Sainte-Catherine Ouest 514 790-1245 .admission.com A Chantale GagneQuartet Wisdom Of The Water avec Joe Locke: vibraphone Peter Washington: contrebasse Lewis Nash: batterie Cyro Baptista Banquet of the Spirit Manteca Le jazz latin ason meilleur Linda áChocolate Thunderâ Rodney Une voix puissante, un blues gospel electrifiant Le trio de jazz le plus excitant du moment Dessin: Zilon.Traitement de lfimage: Yves Archambault.ENTREE LIBRE LA GALERIE LOUNGE TD VOUS INVITE A LfEXPOSITION ZILON DU 5 AOUT AU 26 SEPTEMBRE Galerie Lounge TD Maison du Festival Rio Tinto Alcan 305, rue Sainte-Catherine ouest, 2e etage 514 288-8882 galerieloungetd.montrealjazzfest.com Heures dfouverture Lundi ferme Mardi .Mercredi 11h30 - 18h* Jeudi .Vendredi 11h30 - 21h Samedi - Dimanche 11h30 - 17h* * La Galerie sera ouverte jusqufa 21h les soirs de concert a LfAstral. ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE STÉRÉO COUNTRY-ROCK JOHN MELLENCAMP NOBETTER THAN THIS HHH ROUNDER RECORDS/UNIVERSAL John le pèlerin Pour son 25e album, John Mellencamp se permet l\u2019ultime trip vintage doublé d\u2019un pèlerinage à trois lieux fondateurs de la musique américaine : les studios Sun de Memphis où Elvis est né, la plus vieille église noire des États-Unis et la chambre d\u2019un hôtel de San Antonio où Robert Johnson a enregistré ses chansons après avoir vendu son âme au diable.Le tout a été enregistré en mono, avec une Ampex de 1955 et un seul micro.Il n\u2019en faut pas plus pour parler d\u2019un disque hanté, comme le fait le réalisateur T Bone Burnett qui y joue de la guitare avec d\u2019autres grosses pointures comme le guitariste Marc Ribot et le batteur Jay Bellerose, du groupe de Ray LaMontagne.Mellencamp a écrit en un temps record des chansons faites sur mesure, au carrefour du country, du hillbilly, du folk et du rockabilly, avec juste ce qu\u2019il faut de malheurs, de ruptures et de duels entre Dieu et le diable, qui refait évidemment surface dans la chambre de Robert Johnson.Sa voix est plus rocailleuse que jamais et il a l\u2019accent nasillard de Springsteen quand il se met en mode folk-trad.Un tel zèle force l\u2019admiration.Mais quand je vais au musée, c\u2019est pour voir les oeuvres originales.\u2014 Alain de Repentigny HIP HOP BOOGAT QUE PEGUE DURO Y VIOLENTO \u2013 MIXÉ PAR POIRIER HHH1/2 BOOGAT.COM Nuevo Boogat La belle saison est loin d\u2019être terminée et le rappeur québécois Boogat (Daniel Russo Garrido) est là pour nous le rappeler avec de la musique fraîche.Après une poignée d\u2019excellents albums en français, le MC a lancé \u2013 gratuitement, en téléchargement \u2013 un premier et fameux mixtape, tout en espagnol.Boogat couche d\u2019abord ses rimes sur un entraînant riddim du producteur cumbia digital argentin El Hijo de la Cumbia, puis l\u2019architecte sonore du mixtape, nul autre que Poirier, impose sa griffe rythmique avec un monstrueux instrumental du Néérlandais Sonido del Principe, lequel offre à Boogat l\u2019opportunité de faire valoir son talent de manière inédite.Entre cumbia digital, électro (Afrikaa Bambaata, Schlatchofbronx), dancehall, reggaeton, bhangra et même un récent remix de Poirier en personne (La Gloria, nouveau single de Gotan Project), Boogat poursuit avec brio son exploration des rythmes latins revampés et de l\u2019usage de l\u2019espagnol, une voie dans laquelle l\u2019ont attiré le Roberto Lopez Project et les trublions du label argentin ZZK (El Remolon).À télécharger sans tarder sur soundcloud.com/boogat.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale INDIE-ROCK LANDOF TALK CLOAK AND CIPHER HHH1/2 Made in Montréal Land of talk est un groupe montréalais à qui on a prédit un brillant avenir quand le rayonnement de l\u2019indie-rock local était à son zénith.Cloak and Cipher, en magasin mardi, est le deuxième «vrai » album du trio mené par la chanteuse Elizabeth Powell.Land of talk a enregistré Cloak and Cipher au studio Breakglass de Jace Lasek des Besnard Lakes, situé dans Parc- Extension.On y retrouve des collaborations avec Patrick Watson ainsi qu\u2019avec des membres de Stars, Wintersleep, Besnard Lakes, Arcade Fire et Esmerine.C\u2019est la voix douce d\u2019Elizabeth Powell \u2013 à mi-chemin entre celles de Feist et d\u2019Amy Millan du groupe Stars \u2013 qui fait le charme des chansons.Des chansons guitares/batterie plutôt douces et relaxes, menées par des mélodies tantôt émotives (Quarry Hymns), tantôt ambiantes (Blangee Blee), tantôt planantes (Better and Closer).Excellente, Swift Coin est plus rock que les autres, alors que The Hate I Won\u2019t Commit est plus exploratoire avec un son noise.Cloak and Cipher n\u2019est pas un album qui fera notre palmarès de fin d\u2019année, mais il nous fera passer du bon temps.Land of talk part en tournée cet automne et reviendra à Montréal le 18 novembre au Cabaret du Mile-End.\u2014 Émilie Côté ROCK WAVVES KING OF THE BEACH HHH1/2 FAT POSSUM RECORDS Garage estival Le chouchou du webzine Pitchfork Media a connu une dernière année plutôt chaotique, marquée par des écarts de conduite sur scène et l\u2019abus d\u2019alcool et d\u2019autres substances (ceci expliquant cela).Désormais entouré de deux nouveaux accompagnateurs rescapés du groupe de feu Jay Reatard, le Californien Nathan Williams (Wavves) ramène sa pop-punk-garage énergique sur la plage pour un après-midi ensoleillé et halluciné.Assurément moins lo-fi et bordélique que ses deux précédents efforts (Wavves, 2008, et Wavvves, 2009), King of the Beach enfile avec un judicieux sens de la concision les déflagrations et les refrains coup-de-poing comme autant de petites insolations qu\u2019on attrape imprudemment.C\u2019est frais, vigoureux et délirant, les guitares font twang et crounche sous le tympan, les compositions passent en coup de vent en laissant un joli arrière-gout acidulé.En douze chansons sur trente-sept minutes, on fait rapidement le tour avant d\u2019avoir le temps de s\u2019en lasser.Du rock pour faire durer l\u2019été.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 1 A O Û T 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 KENT NAGANO Directeur musical KENTNAGANO, CIRQUE ÉLOIZE, LUCKMERVIL, MARIE-JOSÉE LORD,DANYLAFERRIÈRE, mise en scèneDENISBOUCHARD LE WEEK-END PROCHAIN ! Photos : Alex Legault, www.jeromedube.com ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Il sera sur toutes les scènes cette année, à commencer par celle du Quat\u2019Sous, où Olivier Morin et lui incarnent les jumeaux terribles du Grand cahier d\u2019Agota Kristof.Rencontre avec le comédien Renaud Lacelle-Bourdon.MARIE-CLAUDE GIRARD «L\u2019acteur est un athlète du coeur.» La phrase d\u2019Antonin Artaud a longtemps accompagné Renaud Lacelle-Bourdon.«Donner son âme et son corps pour servir une histoire, je trouve ça très beau, très noble», dit-il.Cet automne, parions que l\u2019acteur de 33 ans devra aussi être athlète tout court.Après Le grand cahier d\u2019Agota Kristof, qu\u2019il reprend en duo avec Olivier Morin dès lundi au Théâtre de Quat\u2019Sous, il incarnera mendiant et brigand dans L\u2019opéra de Quat\u2019Sous au Théâtre du Nouveau Monde.En novembre, il sera d\u2019Amuleto, adaptation du roman du Chil ien Roberto Bolaño, avant de partir en tournée avec Un peu de tendresse bordel de merde et La pornographie des âmes, du chorégraphe Dave St-Pierre.À l\u2019hiver, il enchaîne avec une tournée du spectacle jeunesse Le grand voyage de petit Rocher et des représentations de la création Les mutants, à l\u2019Espace Go.En avril, on le verra au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui dans La genèse de la rage, de Sébastien Dodge.Nous l \u2019avons arraché à l\u2019effervescence des dernières répétitions du Grand cahier.D\u2019une grande gentillesse, prévenant, concentré, il n\u2019est pas du genre à étaler spontanément sa vie privée.Mais à voir les deux pages remplies de minuscules notes qu\u2019il apporte en entrevue, on devine que Renaud Lacelle- Bourdon fait les choses sérieusement.Rigueur, précision et beaucoup de travail.Qu\u2019est-ce qui l\u2019anime ?«Les défis n\u2019arrêtent pas de se proposer à moi.Et moi aussi, des fois, je les crée.Si je vois un texte qui me plaît, je vais créer l\u2019équipe ou parler à des gens pour essayer de faire avancer quelque chose.Il faut se donner aussi la chance de faire nos projets.» Né à Ottawa en 1977, il fait partie de cette jeune génération d\u2019acteurs qui n\u2019attendent pas que les offres affluent pour créer et monter sur scène.En 2001, sa classe de finissants du Conservatoire s\u2019est transformée en troupe, le théâtre de la Banquette arrière.Elle est toujours bien vivante puisqu\u2019elle présentera en janvier Les mutants, d\u2019après une idée de Sylvain Bélanger et de Sophie Cadieux.À l\u2019invitation de la jeune metteuse en scène Catherine Vidal, il a créé avec Olivier Morin et elle la troupe Bec-de-Lièvre, spécialement pour monter Le grand cahier.Renaud Lacelle-Bourdon s\u2019estime chanceux: depuis 10 ans, il a toujours vécu de son art.Les cinq premières années, il a surtout travaillé pour la télévision (Watatatow, Francoeur, Miss Météo).Les tournages réguliers lui permettaient de se consacrer à de petites productions autogérées.Il a aussi joué dans Saint- Martyr-des-Damnés, de Robin Aubert, avec qui il espère retravailler un jour.Depuis, il vit essentiellement du théâtre, avec des contrats de télévision ici et là.«J\u2019aime beaucoup le travail en équipe, l\u2019échange.La représentation, c\u2019est notre but, mais la recherche est toujours très stimulante pour moi.» Il aime le travail spirituel qu\u2019exige le texte, la possibilité qu\u2019il y a au théâtre d\u2019approfondir le sens de chaque phrase, de préciser les nuances.Don de soi Il faut être prêt à se donner entièrement pour plonger dans des zones d\u2019inconfort extrême comme dans Vincent River, en 2006, où il partageait avec Danielle Proulx un terrible huis clos imprégné de douleur, de sang et de sexe honteux.Ou encore pour participer aux audacieuses créations du chorégraphe Dave St-Pierre.«Avec Dave, c\u2019est plus athlétique.Il va amener le physique très loin avec une théâtralité, une performance.C\u2019est très précieux dans ma carrière.Chaque fois que je reviens d\u2019un laboratoire ou d\u2019une tournée avec lui, je me sens chargé, énergique.Ça défoule beaucoup.» Les pièces de Dave Saint- Pierre ont une réputation sulfureuse.On peut facilement n\u2019en retenir que l\u2019obscénité et le côté provocateur (des hommes nus qui gesticulent parmi le public, coiffés de perruques blondes.), et passer à côté de l\u2019expérience théâtrale.De même, périodiquement, l\u2019oeuvre d\u2019Agota Kristof refait scandale lorsque des parents découvrent qu\u2019elle est au programme d\u2019études de leurs adolescents.Les scènes de zoophilie et de pédophilie dérangent, surtout lorsqu\u2019elles ne sont pas replacées dans leur contexte de guerre et de survie.«Oui, ils ne sont pas ordinaires, ces deux jumeaux, note l\u2019acteur.À cet âge-là, avoir l\u2019idée d\u2019enlever la douleur de l\u2019esprit et du corps, de tuer pour s\u2019endurcir, pour pouvoir tuer sans avoir d\u2019émotions.C\u2019est inhumain, mais il y a aussi quelque chose d\u2019humain.» Quand la seule préoccupation est la faim, la violence et la trahison peuvent survenir.«Dans L\u2019opéra de Quat\u2019Sous, c\u2019est plein de ça aussi.Les gens de la rue qui vont trahir pour survivre, pour sauver leur peau, poursuit-il.Les jumeaux du Grand cahier, c\u2019est comme des superhéros !» Le grand cahier, dès le 23 août au Théâtre de Quat\u2019Sous.RENAUD LACELLE-BOURDON / Le grand cahier Athlète du coeur PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Le comédien Renaud Lacelle-Bourdon reprend Le grand cahier au Théâtre de Quat\u2019Sous cet automne.La pièce avait été présentée au Prospero en 2009.Renaud Lacelle-Bourdon fait partie de cette jeune génération d\u2019acteurs qui n\u2019attendent pas que les offres affluent pour créer et monter sur scène.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 1 A O Û T 2 0 1 0 Vous pourriez gagner pour votre série préférée des 25 dernières années \u2026 au Mexique en formule tout-inclus au Grand Palladium Riviera Resort & Spa, avec Vacances Sunwing.VOTEZ Avec la participation de Les coupons doivent être reçus au plus tard le 5 septembre 2010.Tirage le lundi 21 septembre 2010.Aucun achat requis.Concours ouvert aux résidents canadiens majeurs.Règlement du concours disponible à www.radio-canada.ca/gemeaux.Cochez si vous désirez recevoir des offres promotionnelles de La Presse .4 et demi .Annie et ses hommes .Avec un grand A .Blanche .Bombardier .Chartrand et Simone .Cher Olivier .Cormoran .Des dames de coeur .Fortier .François en série .Grande Ourse .Jamais deux sans toi .L'héritage .La petite vie .La vie, la vie .Lance et Compte .Le monde de Charlotte .Le temps d'une paix .Les Filles de Caleb .Les Grands procès .Les Hauts et les bas de Sophie Paquin .Les invincibles .Les Lavigueur .Les Parent .Minuit le soir .Moi et l'autre .Montréal P.Q.Omertà .Poivre et sel .Rock .Rumeurs .Scoop .Sous le signe du lion .Sous un ciel variable .Un gars une fille Remplissez et postez à : Concours Prix Gémeaux du public Société Radio-Canada, C.P.11007, Succursale Centre-Ville Montréal, QC H3C 4T9 Veuillez cocher votre série préférée animée par Véronique Cloutier le dimanche 19 septembre 19 h 30 Nom: Prénom : Adresse : Ville: Code postal : Téléphone (rés.): Téléphone (travail) : un voyage pour deux personnes Courriel : ARTS ET SPECTACLES LITTÉRATURE SONIA SARFATI Quand Sarah Waters s\u2019est mise à l\u2019écriture de son cinquième roman, L\u2019indésirable en français, elle avait l\u2019intention de creuser le sillon amorcé dans son roman précédent, Ronde de nuit : le livre se déroulant dans l\u2019Angleterre des années 40, elle a été fascinée par ce qui est arrivé, dans ces années d\u2019après-guerre, au système de classes britannique.D\u2019un côté, des portes s\u2019ouvraient à la classe ouvrière.D\u2019un autre côté, la vieille hiérarchie anglaise, minée par la guerre et le manque d\u2019argent, partait à la dérive.Elle s\u2019est donc mise à l\u2019écriture.Il y avait cette maison de campagne.Isolée.Grande, immense même.Mais laissée à l\u2019abandon.Pas par choix, Sarah Waters l\u2019a tout de suite su, mais par manque de moyens.«Avec cette image-là en tête, pour moi qui ai toujours aimé les atmosphères gothiques, l\u2019idée de fantôme s\u2019est imposée», a-telle expliqué lors de l\u2019entrevue téléphonique qu\u2019elle a accordée, de Londres, à La Presse.Une maison hantée.Oui, ça fonctionnerait à merveille.Au premier degré: ces vieux murs pouvaient servir de prison à un spectre.Au deuxième aussi : «La maison hantée pouvait être le reflet des bouleversements de l\u2019époque et d\u2019un pays\u2026 hanté par son passé», poursuit-elle.Ainsi est née Hundreds Hall.Habitée depuis des générations par la famille Ayres.Qui se limite aujourd\u2019hui à la mère et à ses deux enfants.Caroline, la «vieille fille».Roderick, le fils, blessé de guerre.Le personnel de maison?Deux femmes.Une à la cuisine, l\u2019autre au service, point.Entrée du narrateur.Le docteur Faraday.Sa mère travaillait à Hundreds Hall quand il était enfant.Il a connu la maison dans sa splendeur.Il est témoin de sa décadence, lorsque appelé sur les lieux \u2013 d\u2019abord, pour une peccadille; puis, parce qu\u2019il va soigner Roderick.Il va ainsi se lier de quasi-amitié avec les Ayres.Et être témoin, subir même, les phénomènes étranges qui, petit à petit, transforment Hundreds Hall en lieu d\u2019inquiétude.De peur.De danger?Peut-être.Le spectre de Poe On est entre les murs de Wuthering Heights hantés par l\u2019esprit de Poe.Sarah Waters crée ici une atmosphère gothique d\u2019un réalisme palpable.L\u2019effet de claustrophobie.L\u2019inquiétude face à ce qui pourrait arriver.Et qui n\u2019arrivera peut-être pas.Ou plus tard.Ou pas quand on pensait que\u2026 L\u2019indésirable, par sa lenteur voulue, par son ambiance qui prend au ventre et serre doucement, doucement, de plus en plus fort, se lit avec l\u2019impression d\u2019être, de devoir être aux aguets.C\u2019est prémédité, bien sûr.D\u2019abord, pa rce que ce manoir, Sarah Waters en a fait un personnage.Et, comme la plupart des écrivains, elle n\u2019a pas pris «quelqu\u2019un» pour modèle : «J\u2019ai visité beaucoup de maisons de campagne pendant que j\u2019écrivais ce livre.J\u2019ai toujours aimé ces maisons-là, le sens du passé qu\u2019elles portent.Cela m\u2019a permis de vraiment \"sentir\" Hundreds Hall, d\u2019amasser des détails, ici et là, pour la décrire.Ça m\u2019a aussi permis de comprendre ce que c\u2019était de vivre dans de telles demeures à cette époque, et de découvrir leurs différents visages, selon qu\u2019on s\u2019y trouve par une journée ensoleillée ou par un jour gris d\u2019hiver.» Un narrateur masculin Ensuite, parce que la romancière a choisi le narrateur le plus crédible qui soit pour dire cette histoire \u2013 même si cela ne tenait pas de l\u2019évidence, tant pour elle que pour son lectorat: Sarah Waters est étiquetée «femme de lettres lesbienne».Ses romans précédents sont portés par des voix féminines et mettent en scène des personnages gais et lesbiens.Lesquels sont totalement absents de L\u2019indésirable, dont le nar rateur est un homme.«Ç\u2019a été un problème pour certaines de mes lectrices, qui ont été déçues, admet-elle.Pour moi, finalement, ça n\u2019a pas été une expérience différente des autres.Mon rôle, comme écrivain, est de faire un saut imaginaire dans la pensée de quelqu\u2019un d\u2019autre.Et ce quelqu\u2019un d\u2019autre, à cause de l\u2019époque et de la relation que j\u2019envisageais qu\u2019il entretienne avec la famille Ayres, devait être un homme.» Oui, il existait des femmes médecins en ces années 40.«Mais dans une communauté rurale et vieille école, comme celle où le récit est campé, si le Dr Faraday avait été de sexe féminin, les gens auraient posé des questions, et ce n\u2019était pas le propos de ce livre-ci», conclut celle qui, d\u2019une certaine manière, est venue à l\u2019écriture par son orientation sexuelle.Enfant, elle écrivait et aimait les histoires, mais n\u2019avait jamais pensé gagner sa vie grâce à cela.À la fin de la vingtaine, elle a fait un doctorat en histoire de la littérature gaie et lesbienneet s\u2019est dit :«Pourquoi pas moi?» C\u2019est ainsi qu\u2019au début des années 2000, elle a publié Caresser le velours.Elle écrit maintenant son sixième roman et a été à deux reprises en nomination au Man Booker Prize.C\u2019est avec L\u2019indésirable qu\u2019elle a eu cet honneur pour la deuxième fois.Un honneur mérité.SARAH WATERS L\u2019indésirable?Pas elle ! PHOTO CHARLIE HOPKINSON Avec L\u2019indésirable, qui a pour décor une vieille maison de campagne hantée, l\u2019écrivaine britannique Sarah Waters a créé une atmosphère gothique d\u2019un réalisme palpable.Le plus récent livre de Sarah Waters, The Little Stranger, est devenu L\u2019indésirable dans sa version française publiée chez Alto.Ce n\u2019est pas une autobiographie.Elle ne l\u2019est pas, indésirable.Indispensable, par contre, peutêtre bien.Pour sa voix romanesque, sans aucun doute.L\u2019INDÉSIRABLE SARAH WATERS (traduction : Alain Defossé) Alto, 572 pages llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 1 A O Û T 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 9 ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION Retrouvez les grilles télé d\u2019aujourd\u2019hui et de demain dans le Voilà! inséré dans La Presse d\u2019aujourd\u2019hui.VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé complet sur CYBERPRESSE.CA/TELE sur cyberpresse.ca HORAIRES Consultez tous les jours vos horaires cinéma et critiques de téléromans sur www.cyberpresse.ca/tele Votre guide télé PHOTO DOANE GREGORY, AP CINÉMA Juno, comédie dramatique de Jason Reitman, avec Ellen Page, jeudi 21 h, Télé-Québec PHOTO ROBINS, AFP SPORTS Les femmes à la Coupe Rogers de Montréal, les demi-finales samedi 15h et 19h, et la finale dimanche 13 h, SRC PHOTO FOURNIE PAR ARTV SÉRIE Avant-première de la série Voulez-vous danser animée par Geneviève Guérard, samedi 18 h, début le vendredi 19h30, ARTV PHOTO FOURNIE PAR CANAL VIE SÉRIE Début de la série Les desserts de Patrice, animée par le maître-pâtissier Patrice Demers, vendredi 18 h, Canal Vie SEMAINE DU 21 AOÛT 2010 CHAQUE SEMAINE 1000$ TOMBENT DU CIEL ! Du 1er juin au 31 août, regardez le film du samedi soir 21h et courez la chance de gagner 1000$ en argent comptant ! Le Commando des bâtards avec Brad Pitt Samedi 21 août 21h Abonnez-vous dès maintenant 1 87 SUPER ÉCRAN Détails au superecran.com Fini les regards torves, les silences chargés de haine et les gros plans interminables sur des visages crispés de dégoût.Et, autre grand classique, fini les verres de scotch en cristal auxquels s\u2019agrippent les personnages bien coiffés comme si leur vie en dépendait.Le plus vieux soap de la télé américaine, As The World Turns, stoppera sa rotation le 17 septembre après 54 ans à l\u2019antenne de CBS.Chez nous, Global relaie ce feuilleton du lundi au vendredi à 15h.En septembre 2009, c\u2019était au tour de GuidingLight de s\u2019éteindre après plus de 72 ans en ondes en y incluant les 15 premières années à la radio.Rajoutez au lot la retraite du monde de l\u2019enseignement de Virginie, prévue à la fin décembre et le constat nous frappe comme la claque donnée par la belle-mère diabolique à sa fille amnésique et médicamentée: les soaps glissent sur une pente savonneuse.Environ 2,5 millions de fans américains de As The World Turns (ATWT) se délectaient encore des péripéties de la famille Lowell d\u2019Oakdale, en Illinois.C\u2019est beaucoup pour un téléroman-savon qui joue en après-midi alors que la majorité d\u2019entre nous pianotent à l\u2019ordinateur, mais en comparaison avec les 6,7 millions de fidèles qui s\u2019accrochaient à ATWT en 1991-1992, c\u2019est une chute dramatique.Pou r vot re in fo , c \u2019est Procter&Gamble, le géant américain derrière les marques Tide et Dawn, qui finançait en partie As The World Turns et Guiding Light.Colgate- Palmolive et Lever Brothers (Dove et Lux) ont longtemps manufacturé du savon et de la télévision, d\u2019où la création du mot «TV soap».Les médias spécialisés, dont le cérébral magazine Atlantic Monthly, se posent maintenant la question: est-ce la fin de ce vieillot genre télévisuel ?Y at- il encore de l\u2019espoir pour des histoires hallucinées de comateux qui ressuscitent dans le corps d\u2019une femme après 27 ans de silence?Chose certaine, la nouvelle génération ne se pâme plus sur les stars de General Hospital et préfère les docu-« soaps» comme The Hills, des hybrides de téléréalité et de séries pour ados tournées à la manière d\u2019un film hollywoodien.Les plus jeunes téléspectateurs suivent désormais de «vraies» chicanes en direct sur Twitter et vivent la trahison au quotidien par leur page Facebook: quoi, tu es encore ami avec mon ex?Pourquoi s\u2019embarrasser de suivre un soap, alors?Les téléromans d\u2019aprèsmidi ont longtemps comblé ce besoin de quotidienneté, de potinage et de familiarité.À force de laisser entrer autant de monde dans notre salon, on finit par devenir intimes.Préadolescent, j\u2019ai dévoré Days of Our Lives pendant deux ou trois étés.Pas parce que c\u2019était particulièrement bon ou captivant, mais parce que et je voulais savoir ce qui se tramait entre Bo et Hope, bon.Aujourd\u2019hui, les téléphages se gavent autant d\u2019adultères, de prises de bec ou de couteaux plantés dans le dos, mais en se branchant sur des téléréalités.Pensez-y : Occupation double, c\u2019est un gros soap un peu traficoté avec de belles têtes qui évoluent dans des décors semi-somptueux.Même chose pour Loft Story.Tous les jours, on y distille les mêmes intrigues, à la même heure, et on peut en rater deux ou trois tranches sans perdre le fil conducteur.Si le soap s\u2019étiole aux États- Unis, il cartonne toujours dans les pays hispanophones sous l\u2019appelation telenovela.À TVA, qui diffuse deux heures de feuilletons-savons par jour depuis plusieurs années, la popularité des Feux de l\u2019amour à 15h et de Top Modèles à 16h ne fléchit pas.Pendant la saison 2009-2010, en moyenne, Les feux de l\u2019amour (la version française de The Young and the Restless) a captivé 298 000 mordus et Top Modèles (version traduite de The Bold and the Beautiful) a rivé 401 000 accros à leur téléviseur jour après après jour.Sachez que Top Modèles et Les feux de l\u2019amour arrachent des parts de marché tournant autour de 28%, ce qui signifie qu\u2019environ un Québécois francophone sur trois qui allume son poste entre 15h et 17 h regarde un soap à TVA.«Il n\u2019y a aucune baisse d\u2019intérêt », assure la porte-parole du réseau, Nicole Tardif.De la dévotion totale.Exemple ?À la fin des années 90, l\u2019ordre de diffusion de deux épisodes de Top Modèles a été inversé.On s\u2019entend, ce n\u2019est pas la fin du monde ici.Quoique.«La centrale téléphonique a été inondée d\u2019appels comme jamais », se souvient Nicole Tardif.L\u2019histoire ne dit malheureusement pas si le technicien fautif s\u2019est fait passer un savon (bon petit gag prévisible ici).Je lévite Avec Les chefs à Radio- Canada.Mea- c ulpa: les premiers épisodes de cette téléréalité culinaire m\u2019ont laissé froid comme une pièce de viande crue.Vrai.Mais force est d\u2019admettre plusieurs correctifs ont été apportés \u2013 notamment en mettant l\u2019accent sur l\u2019action aux chaudrons et non sur les reportages barbants \u2013 et que l\u2019émission a trouvé sa température de cuisson idéale.Je l\u2019évite Les pubs radio de matelas.Que ce soit Matelas Bonheur ou Dormez-Vous avec Lynn Martel, c\u2019est toujours la même rengaine ennuyante qui nous endort en un claquement de doigts.Au moins, tout n\u2019est pas perdu.S Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Les «soaps», savez-vous savonner?L\u2019an dernier, pour une catégorie de l\u2019anti.gala KARV, les téléspectateurs de VRAK.TV devaient répondre à la question suivante : «Vous voudriez assister à la première date de qui ?» À défaut d\u2019être réunis pour un rendez-vous galant, les heureux élus, Yan England et Chéli Sauvé-Castonguay, animeront ensemble la septième présentation de l\u2019anti.gala, qui aura lieu mercredi, et qui sera diffusée vendredi.KARV, L\u2019ANTI.GALA À un degré de séparation des vedettes HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO ARCHIVES AP/CBS Le soap américain Guiding Light s\u2019est éteint en septembre 2009, après plus de 72 ans en ondes (en incluant les 15 premières années à la radio).La nouvelle génération ne se pâme plus sur les stars de «General Hospital» et préfère les docu-«soaps» comme «The Hills», des hybrides de téléréalité et de séries pour ados tournées à la manière d\u2019un film hollywoodien.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Chéli Sauvé-Castonguay et Yan England (qu\u2019ont voit ici lors du gala de l\u2019année dernière) animeront le septième anti.gala KARV mercredi.ÉMILIE CÔTÉ L\u2019anti.gala KARV a déjà eu lieu dans un garage et dans une piscine.Cette année, VRAK a choisi la formule du théâtre, car la chaîne veut que ce soit «glam».«C\u2019est la première fois que je vais animer un gala de cette envergure », dit Yan England, attrapé la semaine dernière entre deux tournages.L\u2019animateur et comédien annonce «un méga party avant le retour à l\u2019école ».Mercredi, avant l\u2019heure du lunch, les jeunes sont invités à se rendre au parc Morgan, situé en face du Théâtre Denise-Pelletier.Ils auront droit à des numéros de William Deslauriers, Charly Pop et du batteur Marc-André Gilbert .Vers 13h, il pourront voir et rencontrer leurs vedettes préférées sur l\u2019anti-tapis rouge, que ce soit Michel Côté, Véronique Cloutier, Sophie Cadieux, des membres de Simple Plan, Jason Roy-Léveillée ou le skieur de bosses Alexandre Bilodeau.Herby Moreau et Joël Bouchard aideront même les jeunes à recueillir des autographes.Puis à 15h, l\u2019anti.gala commence.Pour ceux qui n\u2019ont pas de billet, «il y aura des écrans géants dehors dans le parc », signale Yan England.Les jeunes sont invités à apporter leur lunch, à porter du bleu et à apprendre une chorégraphie qui est en ligne sur le site de VRAK.«Nous allons faire un f lash mob », annonce l\u2019animateur.Un vrai gala Le but de l\u2019anti.gala est «d\u2019organiser un événement qui permet une grande proximité avec nos jeunes », explique Ève Tessier-Bouchard, directrice des productions originales de VRAK.TV.«À VRAK, les gens ont l\u2019impression d\u2019être à un degré de séparation de leurs vedettes.» Pour établir les candidats de chaque catégorie, Léger Marketing a sondé par l\u2019internet près de 1100 jeunes âgés de 9 à 17 ans.Ils devaient par exemple choisir quel «animateur est tellement bon qu\u2019il ou elle rendrait captivante une émission sur les poils de nez».Ce sont les personnalités publiques qui ont obtenu le plus de votes qui se sont retrouvées en nomination.Ainsi, Rachid Badouri, Céline Dion, Mariloup Wolfe, Yan England, Véronique Cloutier, Martin Matte, Guillaume Lemay-Thivierge, Marie-Mai, Patrick Huard et Louis-José Houde sont en nomination, par exemple, dans la catégorie de la personnalité de l\u2019année.«Le processus est sérieux», s o u l i g n e Mme T e s s i e r - Bouchard.«C\u2019est un gala qui est pour et par les jeunes», ajoute Yan England.England fait presque «partie des meubles» de VRAK: il incarne un punk dans une Une grenade avec ça ?depuis cinq ans, et il anime Fan Club depuis trois ans.Cet automne, il sera également de retour dans Yamaska et Trauma, et il fera partie de la distribution de la nouvelle série Les rescapés.«Un rôle, c\u2019est un rôle.Ma passion, c\u2019est de jouer, mais le public jeunesse est incroyable, dit-il.C\u2019est un public vrai.Qu\u2019ils aiment ou qu\u2019ils n\u2019aiment pas, ils te le disent.» Si plus de 100 artistes ont confirmé leur présence pour le gala, c\u2019est parce qu\u2019un bain de foule de la sorte parmi les téléspectateurs de VRAK est un «boost d\u2019amour», dit Ève Tessier-Bouchard.Diffusé vendredi, l\u2019anti.gala KARV sera enregistré mercredi et sera retransmis en direct sur des écrans géants dans le parc Morgan, en face du Théâtre Denise-Pelletier.Des activités ouvertes à tous sont organisées durant toute la journée dans le parc.www.vrak.tv «C\u2019est un gala qui est pour et par les jeunes.» \u2014Yan England llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 1 A O Û T 2 0 1 0 ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS JOCELYNE LEPAGE Richard Purdy, grand maître des installations, a promis d\u2019attirer le grand public à l\u2019Espace Shawinigan cet été.Il a pris les grands moyens pour nous entraîner à sa suite dans une oeuvre immense qui séduit et déconcerte à la fois, et dans laquelle on entre les pieds dans l\u2019eau.Il faut en effet retirer ses chaussures pour entrer pieds nus dans les trois installations aménagées par Purdy dans l\u2019ancienne aluminerie Alcan.On peut aussi mettre des bottes fournies sur place si on a trop peur de se mouiller dans l\u2019art.Les trois installations de l\u2019exposition intitulée L\u2019échol\u2019eau baignent dans quelques centimètres d\u2019eau recouvrant un plancher de toile noire, ce qui donne à l\u2019ensemble une profondeur inquiétante, mais illusoire.L a p r e m i è r e s a l l e (« Unrestored ») représente un couloir de musée d\u2019art où 709 tableaux sont accrochés aux murs les uns au-dessus des autres.Les murs sont installés de manière à tendre vers un point de fuite et donnent l\u2019illusion d\u2019être d\u2019une longueur interminable.Tous les tableaux sont accrochés à l\u2019envers, la tête en bas.Ils sont à l\u2019endroit dans leur reflet sur l\u2019eau.«Je les ai tous faits moimême, ou presque », explique l\u2019a r t i s t e or igi na i re d\u2019Ottawa, qui vit au Québec depuis plus de 30 ans et qui enseigne à l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières.Les 709 tableaux en tous genres évoquent ceux que l\u2019on pouvait trouver dans les salons à la fin du XIXe siècle, à l\u2019époque où l\u2019usine a été construite \u2013 portraits, scènes marines, natures mortes, scènes exotiques.«Je les ai faits moimême, mais j\u2019ai mis plus de temps à trouver les cadres», ajoute-t-il en expliquant comment il s\u2019y est pris pour donner à certains encadrements une allure vieillie.«Je les ai laissés tremper pendant un mois dans du yogourt ! » Marcher sur des billots L a d e u x i è m e s a l l e (« Aquidia : la drave ») est complètement différente.Elle est remplie de billots qui ont l\u2019air de flotter sur l\u2019eau.On peut marcher sur les billots comme si on était de vrais draveurs.«C\u2019est du vrai bois de drave, dit Purdy.Il a été ramassé dans la rivière Saint- Maurice quand on a fait le ménage.Il date de 1864!» En fait, ce bois lui a été donné par un M.Forêt (ou Forest) qui fabrique des meubles à partir de bois anciens.Ce qu\u2019il a donné à Richard Purdy, c\u2019est la partie enlevée sur les billots.Si bien que le bois sur lequel on marche repose bien sagement sur le sol.Mais il se peut qu\u2019il pleuve pendant la randonnée et si le soleil s\u2019adonne à passer en même temps par les grandes fenêtres, on a droit à des arcs-en-ciel.Troisième salle (« Bindu : Big Bang»), la plus folle, selon l\u2019artiste.Encore l\u2019eau sur fond noir.Dans l\u2019eau flottent des milliers de petits signes phosphorescents illuminés par des lumières noires (blue lights).En marchant sur l\u2019eau, on déplace les objets qu\u2019on peut aussi prendre dans ses mains et lancer dans les airs.C\u2019est comme un immense tableau abstrait fait au sol, et dans lequel on baigne littéralement pour en changer l\u2019allure.Richard Purdy sort de sa poche un petit monstre en plastique mou.«J\u2019en ai acheté des milliers comme ça au magasin 1$, dit-il.Il fallait que je les achète à l\u2019unité parce que le magasin n\u2019est pas équipé pour les vendre en gros.J\u2019y suis allé tous les jours pendant des semaines.Les vendeuses ont fini par me demander si j\u2019avais une garderie.» Ces milliers de petits objets aux diverses couleurs phosphorescentes ont été coupés en dizaines de milliers de petits morceaux qui s\u2019étalent et se promènent sur cette toile que les visiteurs brouillent avec leurs pieds.Avec Richard Purdy, expert illusionniste, le monde est à l\u2019envers.Nos repères habituels sont perturbés.On est physiquement déstabilisés.Mais aussi émerveillés par autant de prouesse artistique.On sort de l\u2019exposition en s\u2019attardant cette fois à une carte géographique qu\u2019on a l\u2019impression de reconnaître mais qui représente le monde à l\u2019envers.Les continents sont devenus des mers, les mers des continents, les îles sont des lacs, les lacs, des îles et ainsi de suite, infiniment.«Cela donne pour le Québec, pays de lacs, un pays formé d\u2019îles où chacune réclame son indépendance», souligne en riant cet artiste qui a d\u2019abord étudié le chant d\u2019opéra dans sa jeunesse, avant d\u2019aller vers la danse avec Jean-Pierre Perreault un peu plus tard, et qui s\u2019est finalement consacré aux arts visuels, domaine où il figure parmi les artistes actuels les plus intéressants du Canada.Peut-être le verra-t-on un jour à Venise.C\u2019est en tout cas son souhait le plus cher.À cause de l\u2019eau.Richard Purdy, L\u2019écho-l\u2019eau, jusqu\u2019au 26 septembre.1882, rue Cascade, Shawinigan.Ouvert tous les jours, de 10h à 18h.Entrée : 10$ pour les adultes ; 5$ pour les enfants de 6 à 12 ans.RICHARD PURDY À SHAWINIGAN Les pieds dans l\u2019eau de l\u2019oeuvre d\u2019eau PHOTO OLI CROTEAU Richard Purdy a aménagé ses trois installations dans l\u2019ancienne aluminerie Alcan de Shawinigan.La première salle représente un couloir de musée d\u2019art, où plus de 700 tableaux sont accrochés au mur, à l\u2019envers.Ils sont donc à l\u2019endroit dans leur reflet sur l\u2019eau.Il faut retirer ses chaussures pour entrer pieds nus dans les trois installations, qui baignent dans quelques centimètres d\u2019eau recouvrant un plancher de toile noire, ce qui donne à l\u2019ensemble une profondeur inquiétante mais illusoire.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 1 A O Û T 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 11 ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI Ma rie-Ginet te Guay n\u2019avait pas envie de se présenter à l\u2019audition pour le rôle de Gabrielle Lévesque, celle que Jack Kerouac appelait affectueusement «mémère».En réalité, ce n\u2019était pas tant une histoire d\u2019envie que l\u2019impression de n\u2019avoir aucune chance d\u2019être choisie.«J\u2019ai demandé à mon agente, t\u2019es sûre que ça vaut la peine?Je ne parle pas anglais.Je ne suis pas connue », raconte-t-elle, attablée dans un resto montréalais.L\u2019agente a insisté.Marie- Ginette a fini par accepter tout en priant son agente de décliner la liste de ses défauts à celle qui la verrait en audition, histoire qu\u2019elle sache exactement à qui elle avait affaire.C\u2019était il y a à peine un mois et demi.«Après la première audition, je me suis mise à rêver et comme le téléphone ne sonnait pas, j\u2019ai arrêté de rêver.Le manège a recommencé à la deuxième audition.Finalement j\u2019étais en essayage pour Chabotte et fille quand mon portable a sonné.Ils voulaient avoir mes dates de disponibilités.Une heure plus tard, j\u2019étais au volant de ma voiture quand j\u2019ai appris que j\u2019allais participer à cette oeuvre mythique qu\u2019a été On the Road.Je me suis remise à rêver.» L\u2019exil intérieur Depuis, Marie-Ginette a tourné trois jours à Valleyfield et dans une maison à Hudson sous la direction du Brésilien Walter Salles (Carnets de voyage) en donnant la réplique à Sam Riley (Control), un jeune acteur britannique qui incarne Jack Kerouac.Elle a aussi tourné des scènes avec Kr i sten Stewart (Twilight) et Kirsten Dunst (Marie Antoinette), deux actrices célébrissimes qu\u2019elle ne connaissait ni de nom ni de réputation, vu qu\u2019elle va rarement au cinéma.«La grande différence entre un tournage québécois et une coproduction internationale (francobrésilienne) de 25 millions, c\u2019est le temps.Il y a du temps pour tout.On n\u2019est pas dans un état perpétuel d\u2019agitation.On prend le temps de faire du petit point.C\u2019est le bonheur.» Marie-Ginette laisse tomber cette dernière phrase avec des yeux rêveurs et un sourire langoureux.Elle dégage en personne la même douceur veloutée que le personnage de Micheline Gagnon-Dubreuil dans Aveux, cette femme qui s\u2019est volontairement mise à l\u2019abri de la vie et qui, au fil du temps, est brutalement rattrapée par son âpreté.Pour incarner Micheline, Marie-Ginette a fait appel à la sensibilité à fleur de peau qui l\u2019habite et qui en a fait une si convaincante actrice.Mais Marie-Ginette n\u2019est pas qu\u2019une actrice.C\u2019est aussi une administratrice.Pendant neuf ans, elle a été vice-présidente du CA du Théâtre du Trident avant de passer au Théâtre du Périscope dont elle assure la direction artistique depuis 2003.C\u2019est aussi une femme engagée, qui croit à l\u2019importance des débats de société et qui déplore la marginalisation des intellectuels québécois.C\u2019est, enfin, une passionnée de sociologie et une émule du grand sociologue Fernand Dumont dont elle a suivi les cours à l\u2019Université Laval dans les années 70.Elle avoue que les réflexions de Dumont sur l\u2019exil au sein de son propre pays et de sa propre famille l \u2019ont beaucoup ma rquée.Et pour cause.Marie-Ginette est née à Lauzon près de Lévis dans un milieu ouvrier.Son père était mécanicien au chantier maritime, sa mère, une femme au foyer, élevant ses trois enfants sans grands moyens.En principe, leur fille aurait dû se marier et poursuivre la lignée.Mais la société en pleine mutation de l\u2019époque a brouillé les cartes et produit des nouvelles générations qui, culturellement, n\u2019avaient plus grand-chose à voir avec leur famille.D\u2019où le sentiment d\u2019exil intérieur, évoqué par Dumont.Se sentir exilé de sa propre famille est une chose.Décider de s\u2019exiler en est une autre qu\u2019ont choisie près d\u2019un million de Canadiens français au tournant du XIXe siècle.Parmi ceux-là, les grands-tantes de Marie-Ginette.Comme la mère de Kerouac, elles ont quitté le Québec pour aller travailler aux États-Unis et poursuivre cette merveilleuse chimère qu\u2019est le rêve américain.«Je me revois toute petite recevant des piastres américaines envoyées du Dakota par mes t a ntes.Et di re qu\u2019aujourd\u2019hui j \u2019a i cet te chance extraordinaire de pouvoir creuser mon histoire familiale personnelle, mais aussi l\u2019histoire du Québec à travers un film qui raconte cette grande brisure migratoire que le Québec a vécue.» Second début Contrairement à la plupart des acteurs natifs de Québec, qu\u2019il s\u2019agisse de Denis Bernard, Marie-Thérèse For tin, Yves Jacques ou Raymond Bouchard, Marie- Ginette n\u2019a jamais ressenti le besoin de « s\u2019exiler » à Montréal.Ses tâches administratives, au sein des théâtres de Québec, y sont pour beaucoup.Mais il y a une autre raison qui tient sans doute au tempérament même de cette actrice, très impliquée dans son milieu, qui ne se maquille jamais, qui se fout de son image et qui n\u2019avait pas d\u2019ambition particulière autre que de jouer au théâtre, ce qu\u2019elle a fait abondamment à Québec et rarement à Montréal.Le résultat, c\u2019est qu\u2019en la voyant évoluer aujourd\u2019hui, on a le sentiment de découvrir une nouvelle venue de 50 ans.Douce vengeance pour la principale intéressée?Pas vraiment, puisque Marie-Ginette a très bien vécu à l\u2019écart des projecteurs.Ce qui ne l\u2019empêche pas de savourer pleinement le second début inattendu qu\u2019elle vit depuis la sortie de Continental, un film sans fusil qui lu a valu une nomination aux Génie et l\u2019intérêt soudain des producteurs.«Je trouve ça merveilleux de voir des femmes d\u2019un certain âge à l\u2019écran, plaide-telle.Cela dit, pour une actrice que le public a découverte à 20 ans alors qu\u2019elle était un pétard, ça doit être plus compliqué de vieillir à l\u2019écran.Moi, c\u2019est déjà fait.Je n\u2019ai pas d\u2019image à protéger.J\u2019ai juste à être qui je suis, sans aucune pression.Pas pour l\u2019instant du moins.» Pour se préparer à incarner Gabrielle Lévesque, Marie- Ginette a relu On the Road, en français évidemment, puis L\u2019essai poulet sur Jack Kerouac de Victor-Lévy Beaulieu qui l\u2019a beaucoup inspirée.Elle a aussi visionné sur YouTube la fameuse entrevue de Kerouac au Sel de la semaine avec Fernand Seguin.Sa Gabrielle ne sera pas une mère castratrice comme le veut la légende, mais une femme amoureuse de son fils.Elle s\u2019exprimera toujours en français même si tout le monde lui parlera en anglais.«Ce que j\u2019ai envie de jouer, c\u2019est l\u2019attachement profond de cette femme envers son fils.Est-ce qu\u2019elle l\u2019étouffe?Je ne sais pas.Ce n\u2019est pas de mes affaires.Je n\u2019ai pas à jouer les conséquences de cet amour.Seulement cet amour dans toute sa force et sa tendresse.» Cesoirmême,Marie-Ginette s\u2019envole pour l\u2019Argentine où c\u2019est l\u2019hiver.Elle y tournera les scènes de voiture où Kerouac, sa mère et ses amis beatniks prennent la route ensemble en Caroline-du-Nord et remontent jusqu\u2019à New York.Puis, Marie-Ginette quittera la joyeuse bande de On the Road pour ne les retrouver qu\u2019en novembre.Entre-temps, elle reviendra chez elle pour reprendre le fil de sa vie et, bien entendu, la route entre Québec et Montréal.MARIE-GINETTE GUAY UNE MÈRE POUR JACK KEROUAC C\u2019est un secret de Polichinelle : plus les actrices vieillissent, moins on les engage.À cet égard, Marie-Ginette Guay est une exception.Révélée à 50 ans et des poussières dans Continental, un film sans fusil, l\u2019actrice de Québec est devenue une habituée de l\u2019autoroute 20 tant les offres se sont mises à pleuvoir.Après Aveux, Yamaska et Chabotte et fille, elle incarnera la mythique mère de Jack Kerouac dans l\u2019adaptation au cinéma du roman On the Road sous la direction de Walter Salles dans un film produit par Francis Ford Coppola.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE «La grande différence entre un tournage québécois et une coproduction internationale de 25 millions, c\u2019est le temps.Il y a du temps pour tout.On n\u2019est pas dans un état perpétuel d\u2019agitation.C\u2019est le bonheur », dit l\u2019actrice Marie-Ginette Guay, qui a été choisie pour le rôle de la mère de Jack Kerouac dans l\u2019adaptation cinématographique du roman On the Road.«Pour une actrice que le public a découverte à 20 ans alors qu\u2019elle était un pétard, ça doit être plus compliqué de vieillir à l\u2019écran.Moi, c\u2019est déjà fait.Je n\u2019ai pas d\u2019image à protéger.J\u2019ai juste à être qui je suis, sans aucune pression.Pas pour l\u2019instant du moins.» > La route sur laquelle elle roule le plus souvent: l\u2019autoroute 20.Toujours en autobus.> Arrêt préféré sur la 20: le Madrid près de Drummondville.Pour les dinosaures.>Un trip sac à dos: en France, après ses études et en Colombie-Britannique, seule, il y a quelques années.> Route de l\u2019été 2010: la route de la Gaspésie entre le Bic et Percé.> Son plus beau voyage: en Italie du Nord, un été, et à Cape Cod, sur la côte américaine, avec des amis.> Son pire souvenir de voyage: monter une tente à Tadoussac, après la pluie, quand le soleil sort et que les mouches noires te dévorent.> Prochain départ: Montréal\u2013Buenos Aires.Ce soir.QUESTIONNAIRE SUR LA ROUTE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 1 A O Û T 2 0 1 0 ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE entracte@lapresse.ca CATHERINE SCHLAGER SÉPARÉS À LANAISSANCE L\u2019un concocte des desserts décadents, l\u2019autre fait rire les gens.Patrice Demers, chef pâtissier du chic restaurant Newtown, qui sera à la barre de l\u2019émission Les desserts de Patrice à Canal Vie, ressemble à s\u2019y méprendre à Dominic Sillon du duo comique Dominic et Martin.Remarquez la similitude du menton, de la bouche, des cheveux et même des lunettes.Merci à Isabelle Massé pour la suggestion.ILS, ELLESONT DIT «Non, mais! Est-ce qu\u2019on ne pourrait pas avoir un peu de calme?On essaie de dormir nous autres.» Francis Reddy à la fenêtre de son hôtel situé juste en haut du plateau de Bons baisers de France à Saguenay.«Il vient de mettre ses assiettes propres sur son plan de travail sale.C\u2019est malade.Il va se faire casser.» Le candidat Guillaume, analysant le travail de son collègue Pascal à Les chefs ! «On m\u2019a déjà dit que Libanais, c\u2019est pas vraiment une nationalité, mais c\u2019est une profession.» K.Maro expliquant la relation entre ses origines et son esprit entrepreneurial à C\u2019est bien meilleur le matin.\u2014 \u2014 \u2014 EN HAUSSE\u2026 EN BAISSE MARIE-GINETTE GUAY Plusieurs l\u2019ont découverte dans la série Aveux l\u2019hiver dernier ou dans Continental, un film sans fusil.Pourtant, Marie-Ginette Guay roule sa bosse depuis belle lurette.Cette semaine, Le Soleil nous a appris qu\u2019elle incarnera Gabrielle Lévesque dans On the Road, adapté du célèbre roman de Jack Kerouac.La directrice artistique du Théâtre Périscope de Québec y côtoiera le réalisateur Walter Salles, le coproducteur Francis Ford Coppola ainsi que les acteurs Kristen Stewart, Viggo Mortensen et Kirsten Dunst, rien de moins.Chapeau ! Patrice Demers Dominic Sillon NADJA BENAISSA La nouvelle en a choqué plus d\u2019un cette semaine.La chanteuse allemande Nadja Benaissa du groupe No Angels a avoué lors de son procès qui s\u2019est ouvert lundi qu\u2019elle avait caché sa séropositivité à ses partenaires, mais n\u2019avait pas cherché à les contaminer volontairement.L\u2019un d\u2019entre eux, un certain Ralph S., a malheureusement contracté le VIH.«Je suis désolée», s\u2019est-elle contentée de dire, tout en plaidant qu\u2019elle n\u2019avait pas parlé de sa maladie afin de ne pas nuire à sa carrière et à sa fille.Pas fort.Nadja Benaissa PHOTO AP «Ça ne goûte pas ceux qui ont mûri dans le \u201ctruck\u201d en revenant des États.» France Beaudoin parlant des bleuets du Saguenay à Bons baisers de France.«Nous autres à V, les nouvelles, on trouve ça plate.» Jean-François Mercier au lancement de V.«Tant d\u2019émissions pour nous expliquer comment faire la cuisine, mais si peu qui expliquent comment faire la vaisselle.» Yves Pelletier sur Twitter.\u2014 \u2014 \u2014 France Beaudoin PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE Après la diffusion de la série le printemps dernier à la télévision, la Société Radio-Canada vient de lancer en magas in le document a i re Amour, haine et propagande en six épisodes.Portant sur la Seconde Guerre mondia le, cette sér ie jette un regard contemporain sur un moment de l\u2019histoire où le monde a semblé basculer dans la folie.Comme son nom l\u2019indique, le documentaire explique dans le détail comment les gouvernements s\u2019y sont pris pour persuader leur population d\u2019entrer dans la guerre, à coups d\u2019affiches, de discours, de f i lms d\u2019actua lités, de ra ssemblements , e t c .Narrée par la journaliste Catherine Mercier (en français) et par George Stroumboulopoulos (en anglais), la série Amour, haine et propagande propose plusieurs images qui n\u2019avaient jusque-là jamais été vues à la télévision canadienne ainsi que des scènes tournées en HD.Le coffret de 4 DVD contient aussi 182 minutes de suppléments.\u2014 La Presse Amour, haine et propagande en DVD l \u2019indique, d\u2019ac tua l i tés , r a s s embl ement s Cather ine Merc ier pose llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 1 A O Û T 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 13 DERNIÈRE CHANCE : PLUS QU\u2019UNE SEMAINE ! 2 CD Édition spéciale Disponible maintenant Une présentation de En collaboration avec Cette exposition a été conçue et organisée par la Cité de la Musique, à Paris, avec le soutien du Miles Davis Properties, LLC, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.Miles Davis, festival Newport à Paris, Palais des Sports, Paris, 15 novembre 1973.D\u2019après photo © Christian Rose Miles Davis : le jazz face à sa légende Jusqu\u2019au 29 août Nocturnes les mercredis (à moitié prix), jeudis et vendredis soirs jusqu\u2019à 21h Plus de 300 oeuvres présentées dans l\u2019exposition! Du 1er au 31 août 2010 www.moisdelarcheo.com Consultez notre site Internet pour tous les détails 1 877 BONJOUR Près de 50 lieux àtravers le Québec! LE DIMANCHE 22 AOÛT DÈS 11 H Admirez letalentde la fileuse et du raquetteur.Voyez le tourneur et ses techniques anciennes.Venez découvrir les histoires de santé en Nouvelle-France avec le chirurgien-barbier.Ne manquez pas les contes peu ordinaires de Lucie Bisson.11 h : Causerie musicale avec l\u2019Ensemble Claude- Gervaise 12 h : Tombez dans les choux avec Rita-Lise Bergevin, horticultrice 13 h et 14 h 30 : Théâtre Catherine-Crolo 2 1 4 6 , p l a c e Dubli n , P o i n t e - S a i n t -Charl e s , Montr é a l, Québec Renseignements : 514 935-8136 - www.maisonsaint-gabriel.qc.ca Filons, filons. \u2022\u2022\u2022 "]
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