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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2010-09-11, Collections de BAnQ.

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[" ARTS ET SPECTACLES MARC SÉGUIN LE PEINTRE DES RUINES MODERNES PAGE 3 HUGO DUMAS SORTI DUBOIS, ENTRÉ DANS LA TÉLÉRÉALITÉ PAGE 16 www.cyberpresse.ca/arts DOSSIER Consultez notre dossier sur la rentrée théâtrale sur cyberpresse.ca/rentreetheatre BLOGUE Discutez des médias avec Nathalie Collard sur cyberpresse.ca/collard SÉPARÉS À LA NAISSANCE Découvrez les ressemblances entre les vedettes sur cyberpresse.ca/separes L\u2019actrice Émilie Bibeau sera très en vue sur les planches cette saison.En particulier sur celles du TNM où elle interprétera deux rôles importants dans des pièces de Brecht et de Shakespeare.Nos journalistes Alexandre Vigneault et Jean Siag proposent par ailleurs un tourd\u2019horizonen25étapesd\u2019une saisonthéâtralequiseramarquée par plusieurs adaptations et une foule d\u2019idées alléchantes.Une entrevue d\u2019Alexandre Marine, qui dirige Sylvie Drapeau dans Vassa, complète notre dossier.À lire en pages 10, 11, 12 et 13.RENTRÉE THÉÂTRALE GRAPHISME CATHERINE BERNARD, LA PRESSE / PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 11 SEPTEMBRE 2010 museumsnature.ca La Magie des lanternes 10 septembre au 31 octobre \u2022 9 h à 21 h HUGO, DANIEL, LUC ET LES AUTRES Hugo Lapointe a fait appel à Daniel Lavoie, Daniel Boucher, Lynda Lemay, Jamil et Luc De Larochellière pour son troisième disque en six ans.ARTS ET SPECTACLES SOMMAIRE PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE 16 17 21 QUAND LA VIE NE TIENT QU\u2019À UN FIL Les Colporteurs présentent Le fil sous la neige, un spectacle où poésie et prouesses se conjuguent pour montrer que la vie est comme l\u2019équilibre sur un fil, fragile.DES HAUTS ET DES BAS En créant S\u2019envoler la chorégraphe Estelle Clareton donne une suite lumineuse à sa sombre série des Furies.LE BLUES DU HIPSTER Nicolas Langelier lance Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles, un livre tout à fait original, qui calque les manuels de croissance personnelle.L\u2019HOMMEQUI PARLE AUX CHIENS Cesar Millan réhabilite les canins et éduque leurs maîtres.Chantal Guy a profité de son passage à Montréal pour lui présenter Franz, son yorkshire-terrier de 2 ans.CLAUDE DUBOIS ÀV Crystal Miller et Claude Dubois filment une téléréalité sur leur vie matrimoniale en compagnie de leur petite Melody Clea, 2 ans, etWilliam, 8 ans, le fils deCrystal.La chronique d\u2019HugoDumas.18 5 22 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 1 S E P T E M B RE 20 1 0 À présent de Catherine-Anne Toupin mise en scène de Frédéric Blanchette Présentée en collaboration avec le Théâtre de La Manufacture Catherine-Anne Toupin Éric Bernier Monique Miller David Savard François Tassé 40 ans et moins?Payez votre âge! en collaboration avec 8 septembre au 16 octobre « On en ressort décontenancé comme d\u2019un film de Polanski\u2026 » +D\u2019arts et spectacles, radio-canada.ca (2008) « \u2026 on reste rivé à nos sièges devant cet audacieux suspense\u2026» Voir (2008) « Un texte extrêmement brillant, très drôle\u2026 Une pièce déstabilisante et intrigante\u2026 » Je l\u2019ai vu à la radio, Première Chaîne (2008) « \u2026 un petit chef-d\u2019oeuvre\u2026» Elle Québec (2010) ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS NATHALIE PETROWSKI Il fut un temps où Marc Séguin recevait les journalistes dans son atelier de la rue Bellechasse.C\u2019était avant d\u2019acheter la ferme à Hemmingford, avant l\u2019accident de sa blonde qui a eu les jambes broyées par un chauffard avant la naissance du petit dernier et avant que Séguin ne découvre que son naturel chaleureux et noceur était en train de bouffer son temps et sa peinture.Aujourd\u2019hui, lorsque Marc Séguin rencontre les journalistes, il n\u2019a plus nulle part où aller à Montréal sinon au Pied de cochon, le restaurant de son grand ami Martin Picard.C\u2019est là que je le retrouve, assis dos à la fenêtre, avec sa mauvaise cicatrice fichée dans son arcade sourcilière qui lui donne un petit air à la Harry Potter et ses cheveux roux comme un buisson en feu au milieu de la forêt des chaises posées sur les tables.Même si le restaurant est fermé pour l\u2019après-midi , livreurs et employés vont et viennent dans un ballet agité qui convient parfaitement au tempérament de Marc Séguin, ou du moins à ce que j\u2019en ai perçu dans le documentaire Bull\u2019s eye, un peintre à l\u2019affût de Bruno Boulianne.Vivre au Québec, peindre à Brooklyn Tourné entreseptembre 2008 et novembre 2009, le film suit Séguin avec sa blonde et ses quatre enfants dans sa vie de tous les jours à Hemmingford, où il a une érablière, des poules et un potager, puis sur la route 87, sur laquelle il file pendant cinq heures pour aller peindre dans son atelier à Brooklyn.Ce qui est frappant avec ce film, c\u2019est que son sujet principal est constamment en action et en mouvement.Un peu comme si Marc Séguin avait un ressort interne qui l\u2019empêchait de s\u2019asseoir, au sens littéral et figuré.Un seul événement calme son tourbillon: la saison de la chasse.Marc Séguin est un chasseur patient et extrêmement chanceux.On le voit dans le film abattre d\u2019une seule balle un orignal de plusieurs tonnes.Pour ce faire, il a attendu six heures tapi dans le bois en étant parfaitement immobile et silencieux.Je me demande même si, pendant cette longue parenthèse, Marc Séguin s\u2019est gardé de respirer.Il en serait bien capable, tout comme il est capable de faire bien des choses : la première et la plus étonnante étant de jouer avec les couleurs même s\u2019il est daltonien et de transformer des sujets graves, violents et morbides en magnifiques toiles puissantes, poignantes et maîtrisées.Pourtant, à 19 ans, en s\u2019inscrivant aux beaux-arts de l\u2019Université Concordia, il ne brûlait pas de devenir peintre.«Honnêtement, j\u2019y suis allé pour acheter du temps.Je n\u2019avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie.En même temps, c\u2019est normal qu\u2019un jeune ne pense pas spontanément à devenir peintre.Il n\u2019y a rien dans la société qui l\u2019incite à le faire.Il n\u2019y a pas de modèles.Les peintres ne sont pas des héros et leur art existe dans une sorte de monde parallèle dont on ne parle jamais.» Les millionnaires de l\u2019art Marc Séguin a raison.Il faut être un peu fou pour décider de devenir peintre au XXIe siècle.Pas nécessairement parce qu\u2019on va crever de faim.À cet égard, les cas de l\u2019artiste britannique Damien Hirst qui vaut près de 400 millions, et celui de Jeff Koons, un autre millionnaire de l\u2019art, sont éloquents.Marc Séguin n\u2019est pas dans ces ligues-là, mais il gagne bien sa vie, certains de ses tableaux se vendant jusqu\u2019à 50 000$.Il reste que le problème pour un peintre du XXIe siècle, ce n\u2019est pas tant l\u2019argent que l\u2019époque dans laquelle il vit et dont il doit rendre compte sans complaisance ni compromis.Marc Séguin en a fait son credo.«Je déteste le statu quo, plaide-t-il.Je refuse l\u2019idée que la vie moderne nous anesthésie et nous endorme.Moi, ce qui m\u2019intéresse, c\u2019est de brasser et de secouer le monde avec un art archaïque et artisanal.En tant qu\u2019artiste vivant à l\u2019époque où je vis, je ne peux pas peindre des petits chiens aux yeux tristes ni faire des tableaux décoratifs.Il faut que ça marque, que ça laisse une trace.» Cette trace dont parle Marc Séguin est souvent, dans son cas, une longue traînée de sang.La mort est présente dans pratiquement tous ses tableaux et ses sérigraphies.Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un oiseau abattu qui file droit comme une flèche vers le sol ou d\u2019un avion écrasé qui n\u2019est plus qu\u2019un amas de métal tordu et de fumée, Marc Séguin n\u2019esquive jamais la noirceur.Récemment il a poussé la démarche jusqu\u2019à l\u2019extrême en peignant avec des cendres humaines remises par un ami.«Il savait que je peignais déjà avec des os carbonisés d\u2019animaux.Il m\u2019a donné les cendres de sa mère en disant qu\u2019au contact de la toile, elles me donneraient une teinte parfaite de gris.Il avait raison.J\u2019ai réfléchi à ce que je pouvais peindre avec ce matériau et pour en préserver le caractère sacré, j\u2019ai opté pour des ruines d\u2019églises.Quand je peins avec des cendres humaines, je le fais avec respect et révérence.C\u2019est chargé de sens.C\u2019est la vie et la mort.On ne joue pas avec ça.» Depuis, Séguin a peint cinq immenses toiles avec des cendres humaines, dont une où figure une horloge.L\u2019heure a laquelle elle est arrêtée correspond à l\u2019heure de la mort de la personne dont il a utilisé les cendres.L\u2019idée, pour macabre qu\u2019elle soit, a un aspect écologique puisque les cendres sont recyclées en art.Elle a aussi un aspect commercial.Séguin pourrait très bien lancer une petite entreprise où les cendres d\u2019un mort serviraient à faire son portrait.Le seul hic, c\u2019est que cette récupération est contraire à son éthique et à sa démarche artistique.«Jamais je ne peindrai le portrait d\u2019un défunt dont on m\u2019a donné les cendres et jamais je ne vais exploiter un filon en me répétant tableau après tableau.Un jour, comme avec toutes les séries que j\u2019ai faites, je vais me tanner et explorer quelque chose de nouveau.» Le crash d\u2019avion dans le salon Une question demeure: qui a envie d\u2019avoir un tableau de ruines pétries de cendres humaines dans son salon?Qui veut acheter une toile mettant en scène un crash d\u2019avion ou un terroriste vêtu d\u2019une robe soleil?Marc Séguin répond qu\u2019il a noté un décalage entre sa production courante et ce qu\u2019il vend, comme si les collectionneurs avaient besoin de laisser passer quelques années et de digérer le choc d\u2019un tableau avant de l\u2019installer dans leur maison.Chose certaine, ses tableaux finissent toujours par trouver preneur.À Montréal, il est représenté par la galerie Simon Blais, où ses nouvelles oeuvres seront exposées du 18 septembre au 2 octobre avant de prendre le chemin de galeries à New York et en Europe où des acheteurs audacieux l\u2019attendent.Tout dernièrement par exemple, un lord et une lady ont acheté une toile de la série des terroristes en robe soleil pour leur beaufrère musulman.C\u2019est tout dire.«En art, la seule chose qui n\u2019est pas achetable, c\u2019est l\u2019idée qu\u2019on se fait de l\u2019art et la liberté de l\u2019artiste», lance Marc Séguin avec conviction.C\u2019est sans doute cette soif de liberté qui l\u2019a poussé à prendre un atelier à Brooklyn, où il s\u2019enferme deux ou trois fois par mois pour peindre.«C\u2019était une question de survie artistique.Je voulais me mettre en danger, recommencer à zéro en quelque sorte.Pendant six mois, j\u2019ai eu la chienne parce que ça coûtait cher et puis les choses se sont placées.Maintenant, quand je reviens à la maison, je ne suis plus un peintre.Je suis un père de famille, qui élève des poules, fait pousser des légumes et qui veut le meilleur pour sa famille.» Il est aussi un écrivain à ses heures, dont le premier roman La foi du braconnier a remporté le prix des collégiens au printemps dernier.En fait, Marc Séguin est beaucoup de choses et de personnes à la fois.Peutêtre est-ce la meilleure façon d\u2019être un authentique artiste du XXIe siècle.MARC SÉGUIN LE PEINTRE DES RUINES MODERNES Terroristes, tueurs en série, crashs d\u2019avions, édifices en ruine, autant de sujets graves et provocants que Marc Séguin, un des chefs de file de l\u2019art contemporain québécois, n\u2019hésite pas à traiter dans ses tableaux.Ces jours-ci, cet artiste de 40 ans, père de quatre enfants, qui partage sa vie entre sa ferme bio à Hemmingford et son atelier à Brooklyn, est le sujet d\u2019un documentaire qui prend l\u2019affiche sous le titre Bull\u2019s eye, un peintre à l\u2019affût.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Entre Brooklyn et Hemmingford, Marc Séguin est toujours en mouvement.Naissance 20 mars 1970 à Ottawa Père Directeur des ressources humaines Mère Technicienne en labo de biochimie Premier mentor Molinari Première expo 1996, galerie Plein sud, Longueuil Premiers boulots Peintre de clochers d\u2019église et gardien de nuit au laboratoire des rêves et des cauchemars du docteur Jacques Montplaisir à Louis-Hippolyte-Lafontaine Rencontre marquante Jean Paul Riopelle, en 1997, chez lui à l\u2019Estérel Première expo auMusée d\u2019art contemporain Les Rosaces en 2000 Projets à venir Un deuxième roman et un livre de recettes au sirop d\u2019érable avec Martin Picard du Pied de cochon MARC SÉGUIN EN UN CLIC BIO «En tant qu\u2019artiste vivant à l\u2019époque où je vis, je ne peux pas peindre des petits chiens aux yeux tristes ni faire des tableaux décoratifs.Il faut que ça marque, que ça laisse une trace.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 1 S E P T E M B R E 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE LULU HUGHES ET SON BIG BAND, ce soir à l\u2019Astral CAKE, ce soir à l\u2019Olympia de Montréal LES COWBOYS FRINGANTS, ce soir au National MILLENCOLIN, ce soir au Club Soda GEOFF BERNER, BRIGA, ce soir à la Casa Del Popolo BILLY IDOL, demain au Métropolis JAMIE LIDELL, lundi au Cabaret Juste pour rire DIRTY PROJECTORS, HAPPY BIRTHDAY, mardi au National SHAKIRA, mercredi au Centre Bell THE CHARLATANS UK, jeudi au Cabaret Juste pour rire GRIEVOUS ANGEL: THE LEGEND OF GRAM PARSONS, vendredi à La Sala Rossa LARRY ET LES FOUS SAVANTS, vendredi au Café Campus SWINGIN\u2019UTTERS, vendredi aux Foufounes Électriques DOWN WITH WEBSTER, vendredi au Club Soda MILOW, vendredi au Métropolis LA FANFARE POURPOUR, vendredi à l\u2019Auditorium de l\u2019école Pierre-Dupuy SUR LES PLANCHES PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE «I\u2019m a funny guy!» échappe, en anglais pour une rare fois durant notre conversation, Jason Beck, dit Gonzales.Rien qu\u2019à le voir aller dans ses élucubrations de projets, on esquisse un sourire.Elle a l\u2019air drôle, sa vie, au Montréalais exilé à Paris, où on l\u2019a joint pour causer cinéma et disco.Ceux qui savent savent.Et rient avec lui : ses fans montréalais semblent prêts à tout lui pardonner, les excès de styles et les performances approximatives \u2013 on se souvient de l\u2019échec cuisant que fut son concert d\u2019orgue à Pop Montréal en 2006 \u2013, pour peu que l\u2019artiste ne se repose pas sur ses lauriers et laisse parfois étinceler quelques idées de génie à travers sa pop.Sur scène, four ou pas, l\u2019expressif pianiste aime faire rigoler.«Je fais exprès pour que l\u2019entertainer en moi passe devant le musicien, insistet- il.Ce serait très facile de fermer ma gueule et d\u2019être un pianiste sage, peut-être même que ce serait plus clair pour les auditeurs.Je suis comme un film hollywoodien : on y va en acceptant qu\u2019on nous ment, et on apprécie les meilleurs menteurs.J\u2019essaie simplement d\u2019être un très bon menteur.» L\u2019analogie entre divertissement, musique et cinéma n\u2019est pas tout à fait fortuite.Pendant près de 45 minutes, nous avons discuté de tout ça en même temps, et en particulier du ciné, son nouveau dada.Après avoi r interprété « les mains de Gainsbourg» dans le conte de Johann Sfar, Gonzales s\u2019est investi dans la scénarisation (avec l\u2019aide de la Française Céline Sciamma) du long métrage Ivory Tower, une première réalisation du pote al lemand Adam Traynor, par ailleurs membre du collectif Puppetmastaz (avec Beck, évidemment, tout ça est une affaire de tribu.).Le film, remarqué lors de sa première au festival de Locarno le mois dernier, est attendu au Festival du nouveau cinéma.«Locarno nous a donné une mention spéciale ! s\u2019emballet- il.C\u2019est très encourageant, parce qu\u2019on ne savait pas trop ce qu\u2019on faisait.» Un autre de ses projets débiles, après le duel de piano contre Andrew WK (que Chilly Gonzales a remporté en trichant !) et son record, homologué par le Livre des records Guinness, plus longue performance solo (27 heures, 3 minutes, 44 secondes).Ivory Tower est une histoire d\u2019apparence simple et truffée de situations absurdes et loufoques, «avec plein de détails autobiographiques ».Un triangle amoureux opposant deux frères, champions d\u2019échecs.Des échecs au grand écran : ça rappelle Bergman, tiens.«Qui ça?Si tu savais, ma culture cinéma est tellement nulle.Je suis un pur produit de la banlieue canadienne des années 80.Rocky, c\u2019est mon genre de repère cinéma.Moi, je suis intéressé par les formes que tout le monde reconnaît.Une chanson de trois minutes trente secondes, ça parle à tout le monde.Un record Guinness, ça parle à tout le monde.» Le disque Ivory Tower, que lance le label Arts&Craft la semaine prochaine, respecte cet esprit du «droit au but ».Des plages disco/house rafistolées par les amis Boyz Noize, généralement instrumentales (et très mélodieuses, ça s\u2019écoute bien en faisant le ménage) sur lesquelles Chilly Gonzales redevient le MC de ses débuts.Sur la grinçante I Am Europe, en particulier, une distillation en peu de mots de tous les clichés désagréables des vieux pays.«Je suis un cendrier en forme de chien/Je suis une moustache qui se débat en portant un Speedo», rappe-t-il en anglais, et ça va en empirant.Je vous le donne en mille: c\u2019est le premier extrait, remix et vidéoclip inclus, d\u2019Ivory Tower ! « Tu sa is quoi ?Je me retrouve dans tout ce que je rappe sur cette chanson, ditil.Pour moi, c\u2019est affectif, et comme je fais désormais partie de la famille, j\u2019ai le droit de dire des trucs comme ça.Je ne pense pas qu\u2019on va mal le prendre \u2013 j\u2019ai dit des trucs bien pire que ça à propos des Français.» GONZALES Échecs et rap Le pianiste, rappeur, compositeur et désormais acteur Gonzales lance ces jours-ci son 7e album solo, Ivory Tower, inspiré du jeu d\u2019échecs auquel il affirme s\u2019être intéressé ces dernières années.Tellement qu\u2019il lui a aussi donné l\u2019idée d\u2019un scénario de long métrage, aussi baptisé Ivory Tower, film mettant en vedette Tiga, Feist, Peaches et lui-même, qui sera présenté en primeur canadienne au Festival du nouveau cinéma.PHOTO FOURNIE PAR EXCENTRIS Gonzales aime aller droit au but, en musique comme au cinéma.POP GONZALES IVORY TOWER ARTS&CRAFT En magasin mardi «Je suis comme un film hollywoodien: on y va en acceptant qu\u2019on nous ment, et on apprécie les meilleurs menteurs.J\u2019essaie simplement d\u2019être un très bon menteur.» TRIO MUSIQUE ÉMILIE CÔTÉ Bran Van 3000: un premier extrait En vue de la sortie de son quatrième album, le 19 octobre, le groupe montréalais Bran Van 3000 a diffusé sur l\u2019internet un premier extrait, intitulé Grace (Love on the Block).James Di Salvio décrit ce disque comme «un fantasme prog-disco».Le chanteur a en grande partie écrit les chansons lors d\u2019un long séjour au Mexique.Il a aussi été inspiré par un long métrage écrit par son frère David Di Salvio.Selon le communiqué de presse publié cette semaine par la compagnie de disque Audiogram, le premier extrait est inspiré de «l\u2019amour reçu» lors du Festival de jazz en 2008, quand Bran Van 3000 s\u2019est produit devant 225 000 personnes.On peut l\u2019écouter http ://info.audiogram.com/bv3- grace/.Groovy, éclaté et dansant à souhait, donc très prometteur pour la suite des choses.Bilan du FME C\u2019était le huitième Festival de musique émergente en Abitibi- Témiscamingue, le weekend dernier.Le bilan?Quelque 17 000 personnes ont assisté aux dizaines de spectacles au programme, pendant les quatre jours de festivités.Il s\u2019agit d\u2019un achalandage record.Un tour de force, compte tenu du mauvais temps, gris et froid, samedi et dimanche.Mais les spectacles en salle ont connu un vif succès, tout comme la formule des 5 à 7.Les spectacles des Besnard Lakes, Misteur Valaire, Pierre Lapointe, Bernard Adamus et Le Husky ont été très appréciés du public et des journalistes.«L\u2019un des festivals les plus magiques auxquels on ait pu assister », a même déclaré un journaliste français des Inrocks.Soulignons que la recrue d\u2019Audiogram, Alex Nevsky, qui vient de lancer son premier album, De lune à l\u2019aube, a remporté le prix Coup de coeur, ce qui lui vaut une invitation à l\u2019émission Belle et Bum.Trop de sorties la semaine prochaine Avez-vous regardé la liste des disques qui sortent la semaine prochaine ?C\u2019est à donner le tournis.Ici, Hugo Lapointe sort son nouvel album mardi, tout comme le duo anglo dansant Chromeo, et l\u2019exmembre de Moist David Usher, dont on peut entendre le duo avec Marie-Mai, Je repars, depuis un bon moment à la radio.Et c\u2019est sans compter Jamil qui fait paraître son album live Jamil Blues Attempt et Roch Voisine qui lance Americana au Canada.Sinon, les fans de Weezer attendent la sortie de Hurley, alors que ceux de The Killers sont curieux d\u2019entendre l\u2019album solo de Brandon Flowers.Les amateurs d\u2019indie-rock veulent découvrir le nouveau matériel de Blonde Redhead, The Vaselines, Grinderman, Of Montreal, The Walkmen, Azure Ray et Superchunk.Beaucoup d\u2019attentes aussi pour le nouvel album solo de Robert Plant, Band of Joy.Et cette liste est non exhaustive ! James Di Salvio PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Le duo Chromeo PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE Shakira PHOTO REUTERS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 1 S E P T E M B RE 20 1 0 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS Le défi, quand il est question d\u2019Hugo Lapointe, c\u2019est bien sûr de ne pas parler de son frère Éric.Défi qui pourrait sembler difficile à relever quand on se rend compte que c\u2019est Claude Pinault, collaborateur de longue date d\u2019Éric, qui coréalise le nouvel album d\u2019Hugo.Mais ce serait oublier que Pinault connaît les frères Lapointe depuis à peu près toujours.«La première fois que j\u2019ai vu Claude en spectacle, rappelle Hugo en riant, c\u2019était la première fois de ma vie que je sortais dans un bar, à Terrebonne, et il était chansonnier dans le bar ! Écoute, j\u2019ai même déjà fait une dissertation à l\u2019école à partir d\u2019une chanson d\u2019Ex-Libris (groupe dont faisait partie Pinault), ça te donne une idée de nos liens.» Ça explique aussi la diversité musicale et la qualité des arrangements de l\u2019album éponyme, à des annéeslumière du spectacle intime et littéralement « autour du feu de camp» donné quelques soirs par Hugo Lapointe aux dernières FrancoFolies.«C\u2019est vrai que ça n\u2019a pas beaucoup de rapport, mais c\u2019était à l\u2019invitation des Francos, ce spectacle, et ça m\u2019a fait du bien parce que ça me faisait sortir du studio où j\u2019ai été enfermé tout l\u2019été.» Et où Claude Pinault n\u2019était pas\u2026 parce qu\u2019il a épousé une chanteuse de jazz du Montana et qu\u2019il était aux États-Unis cet été.«On a donc travaillé à distance, mais c\u2019était le fun, justement, de travailler autrement.» Autrement, c\u2019était de toute façon comme ça qu\u2019Hugo Lapointe abordait cet album: «C\u2019était la première fois que je demandais des chansons à d\u2019autres artistes.Sur mes deux autres albums, j\u2019avais tout écrit et composé, sauf pour une couple de reprises.Mais cette fois, je voulais faire autrement.J\u2019ai gardé quatre de mes chansons, mais je suis aussi allé cogner aux portes\u2026 et il a même fallu que j\u2019arrête de cogner aux portes parce que je recevais trop de propositions!» Au nombre de ceux dont la porte s\u2019est ouverte, il y a Daniel Boucher : « Daniel était surpris que je lui demande une chanson, il n\u2019avait jamais vraiment fait ça, écrire pour quelqu\u2019un d\u2019autre.Alors, il est allé grimper le Kilimandjaro et, à son retour, il a écrit Laisse-moi lousse.Avec les arrangements inclus, tout.C\u2019est d\u2019ailleurs la seule qu\u2019on a gardée comme elle nous était proposée.» Y compris la fin du texte, dont on dira qu\u2019elle est un peu crue.«C\u2019est vrai, mais comme c\u2019est la chanson préférée de ma mère sur l\u2019album, je me dis que ça doit être correct», répond Lapointe en riant.Boucher a d\u2019ailleurs participé à l\u2019enregistrement en chantant avec Hugo sur sa chanson, de même que Daniel Lavoie a «crié dans un porte-voix » une partie de sa chanson Le livre des records et que frérot Éric a fait les harmonies vocales dans L\u2019amour à l\u2019urgence, écrite par Hugo et Jamil.«C\u2019est à cause d\u2019Éric que je connais Jamil, qui est tout un poète, explique Hugo.Un jour, j\u2019étais dans l\u2019appartement d\u2019Éric et je faisais le ménage de ses disques (rires), je vois le disque de Jamil, même pas déballé (c\u2019était Pitié pour les femmes lancé en 2004), je le déballe, je l\u2019écoute avec Éric et on a adoré.Éric a fait appel à Jamil pour écrire Bar Tendresse il y a des années.Moi, je lui ai envoyé une musique et un petit bout de texte, et il en a fait la chanson L\u2019amour à l\u2019urgence, disons qu\u2019on sent qu\u2019il sait de quoi il parle.» Tout l\u2019album est ainsi fait de chansons solides signées Hugo Lapointe et de chansons aussi solides signées par une pléiade d\u2019auteurs-compositeurs chevronnés: Lynda Lemay a donné l\u2019un des morceaux qu\u2019elle garde dans l\u2019un ou l\u2019autre de ses cahiers de chansons, Daniel Lavoie a concocté trois musiques, Pierre-René de Cotret et Luc De Larochellière ont proposé des chansons vraiment fortes qui parlent du monde en guerre et de vieillesse, etc.«Ce sont des sujets pour lesquels je n\u2019ai jamais trouvé les mots pour en parler.Cette fois, j\u2019ai aussi vraiment pris mon temps pour écrire des textes.Mon idée, c\u2019était de rendre justice à ce qui se passait sur scène quand je donne des shows, quelque chose de pas trop épuré, avec même de petites imperfections, à l\u2019état brut.Et j\u2019ai essayé différents styles musicaux parce que ça ne me tente pas d\u2019être catalogué pop ou rock ou bossa nova ou reggae: mon but, conclut Hugo Lapointe en riant, c\u2019est de donner mal à la tête aux disquaires!» HUGO LAPOINTE Pareil et autrement Deux chansons d\u2019Hugo Lapointe tournent beaucoup à la radio ces jours-ci : Que tu m\u2019aimes trop et Malheureux sont toutes deux de sa plume et tirées de son nouvel album, éponyme.Cela n\u2019a pas empêché l\u2019auteur-compositeur de faire également appel à Daniel Lavoie, Daniel Boucher, Lynda Lemay, Jamil et Luc De Larochellière pour son troisième disque en six ans.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Dans ce nouveau disque éponyme, Hugo Lapointe fait preuve d\u2019une grande diversité musicale.ROCK HUGO LAPOINTE HUGO LAPOINTE DIFFUSION YFB/DEP En magasin mardi «J\u2019ai gardé quatre de mes chansons, mais je suis aussi allé cogner aux portes\u2026 et il a même fallu que j\u2019arrête de cogner aux portes parce que je recevais trop de propositions ! » llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 1 S E P T E M B R E 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 DÈS LE 28 SEPTEMBRE! SPECTACLE EN VERSION ORIGINALE ITALIENNE > SURTITRÉ EN FRANÇAIS ET EN ANGLAIS UNE PRÉSENTATION DE LA PLACE DES ARTS ET DU THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE EN COLLABORATION AVEC L\u2019INSTITUT CULTUREL ITALIEN DE MONTRÉAL DE CARLO GOLDONI MISE EN SCÈNE TONI SERVILLO COPRODUCTION TEATRI UNITI (NAPLES) / PICCOLO TEATRO \u2013 THÉÂTRE DE L\u2019EUROPE (MILAN) DU 22 AU 26 SEPTEMBRE AU THÉÂTRE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS UNE PRÉSENTATION AVEC GENEVIÈVE ALARIE / FÉLIX BEAULIEU-DUCHESNEAU / PIERRE BENOIT / ÉMILIE BIBEAU /ADRIEN BLETTON / GUILLAUME CYR / CHARLES DAUPHINAIS /ÉVELINE GÉLINAS / RENAUD LACELLE-BOURDON / MAUDE LAPERRIÈRE / ANNE-MARIE LEVASSEUR / JEAN-DENIS LEVASSEUR / FÉLIX MONETTE-DUBEAU / MARIE-ÈVE PELLETIER / DOMINIQUE PÉTIN / SERGE POSTIGO / DANIELLE PROULX / PIERRE-ÉTIENNE ROUILLARD / DENIS ROY / PAUL SAVOIE /NÉMO VENBA DE BERTOLT BRECHT / TEXTE FRANÇAISRENÉ-DANIEL DUBOIS / MUSIQUE KURT WEILL / ARRANGEMENTS ET DIRECTION MUSICALE PIERRE BENOIT / MISE EN SCÈNE ROBERT BELLEFEUILLE «QUEL PRIVILÈGE DE DÉCOUVRIR LA MANIÈRE TRÈS ORIGINALE, AUSSI PUISSANTE QUE SUBTILE, DONT TONI SERVILLO SAISIT LES TROIS PIÈCES (.) ON AURA RI, TELLEMENT RI, ET PUIS L\u2019ÉMOTION VOUS ÉTRANGLE\u2026» \u2014 Le Figaro, juin 2009 SUPPLÉMENTAIRE> SAMEDI 25 SEPTEMBRE À 14H IL EST ENCORE TEMPS DE VOUS ABONNER! /TNM.QC.CA / 514.866.8668 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE Après Lanaudière Entendus ensemble et séparément à Lanaudière cet été, la violoniste Alina Ibragimova et le pianiste Cédric Tiberghien sont réunis sur un disque de sonates de Beethoven enregistré à Wigmore Hall, Londres, le 27 octobre 2009 et paru sous l\u2019étiquette de cette salle.La pianiste Olga Kern, également entendue à Lanaudière, joue les Sonates opp.35 et 58 de Chopin chez Harmonia Mundi.Kodama-Beethoven La pianiste Mari Kodama, l\u2019épouse du maestro Kent Nagano, ajoute un autre volume à son intégrale des 32 Sonates de Beethoven entreprise chez PentaTone.Le contenu : op.14 nos 1 et 2, op.49 nos 1 et 3, l\u2019op.78 (dite «À Thérèse ») et op.79.Serebrier compositeur Le chef d\u2019orchestre uruguayen José Serebrier se présente comme compositeur sur son dernier disque Naxos.À la tête de l\u2019Orchestre symphonique de Bournemouth, il donne sa première Symphonie, de 1956, son Concerto pour contrebasse, de 1971, avec Gary Karr, et son Concerto pour violon, de 1991, avec Philippe Quint.Dessay dans Mahler Bien que spécialisée dans l\u2019opéra, Natalie Dessay chante dans la deuxième Symphonie, dite Résurrection, de Mahler, chez Virgin, avec la mezzo Alice Coote et l\u2019Orchestre de la Radio de Francfort dirigé par Paavo Järvi.Bach au violoncelle La plus récente intégrale des six Suites pour violoncelle seul de Bach nous vient de la marque torontoise Marquis.L\u2019interprète, Winona Zelenka, joue sur un Guarnerius de 1707 ayant appar tenu à Janos Starker.L\u2019enregistrement a été réalisé sur une période de quatre ans.Chez Handel Le claveciniste Laurence Cummings a enregistré les huit Suites HWV 426-433 de Handel dans la maison londonienne où le compositeur habita, de 1723 à sa mort en 1759.Le disque paraît chez Somm.NOUVELLES DU DISQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE «Pour la majorité, Muzion, c\u2019était le groupe qui parle au ghetto, qui parle au mouvement hip-hop, qui parle aux Haïtiens (de Montréal), justifie Jenny.On n\u2019a pas réussi à passer par-dessus cette impression et rejoindre plus de gens.Or, il fallait qu\u2019on se sépare un moment, pour que tout le monde comprenne qui nous sommes, comme individus, pour qu\u2019on comprenne l\u2019étendue de notre démarche.On ne parle pas que du ghetto, on parle du Québec.» Assise au café, Jennifer Salgado affiche ce calme et cette profondeur qu\u2019on lui connaît jusque sur scène.Et sur disque, aussi : à côté de ses deux collègues de Muzion, Drama et Imposs (qui participe à la chanson Qui va te donner ?), J.Kyll ajoutait sa dose de gravité aux rimes du légendaire trio rap québécois.Quand elle parle de sa voix intense, on écoute, personne n\u2019y échappe.Sa présence commande l\u2019attention.Restez à l\u2019écoute, donc, fans de rap, même si .Et tu te suivras est un album où il y a beaucoup de tout, mais pas une once de rap.Par ailleurs, ceux qui sont moins familiers avec l\u2019oeuvre de Muzion trouveront avant tout sur cet album touffu, écrit pendant des années, une véritable célébration de la langue française à travers la chanson classique, la pop, le rock, le dance et le spoken word (appelez ça du slam si ça vous chante).Des mots qui sonnent et qui résonnent, pour reprendre celui de celle qui a peu à dire.Sur le coup, ça surprend, évidemment.Le premier extrait, l\u2019entraînante et, paradoxalement pour une chanson dance, très sérieuse Le bonheur, on s\u2019en fout !, nous faisait découvrir une rappeuse qui se prend à chanter ses refrains.On se dit alors que les gros beats seront dissimulés sur l\u2019album.«Ça fait longtemps que j\u2019essaie d\u2019expliquer aux gens que ma démarche, mon travail, ce n\u2019est plus du rap, insiste-telle.Pour moi, le hip hop, ça ne doit pas être une catégorisation, un ghetto.Un rappeur doit pouvoir faire autre chose.Je ne veux pas d\u2019une étiquette «J.Kyll la rappeuse ».Si les gens comprennent ça, ils vont me suivre.Mais oui, je crois que les gens seront surpris », concède-t-elle.Soufflés, aussi, sûrement: 18 chansons, presque 75 minutes de rimes bien tassées, un album qui aurait pu être double, conçu comme tel d\u2019ailleurs.Ça part dans tous les sens, très chanson pop sur la jolie Is This What You Call Love?, rock carré ailleurs, dance, beaucoup d\u2019interludes clamés à la façon d\u2019Abd El Malik, pour des textes où chaque mot est pesé et sous-pesé.Costaud.De toute évidence, Jennifer en avait gros sur le coeur.«On part sur un trip, on se fout des standards, on fait notre album, qu\u2019on s\u2019est dit, avec les frères Courcy», collaborateurs de l\u2019époque Muzion, qui réalisent de A à Z.«On va me prendre pour une folle?Tant pis, that\u2019s who I am! «Au fur et à mesure que ta carrière avance, tu prends conscience de ton travail, de ce que tu représentes, et tu t\u2019imposes toi-même des balises.J\u2019ai vécu cette étape-là.Il a fallu que je redécouvre tout ce processus.Que je me remette à écrire pour moi, sans a priori.C\u2019est un disque qui s\u2019est fait sur la durée, mais de manière très spontanée aussi, très feeling.» Spontané, mais réf léchi dans ses propos.Son regard éveillé sur elle-même, ses racines créoles et québécoises \u2013 son adaptation de Speak White de Michèle Lalonde, qu\u2019elle avait récité au Moulin à paroles lors de la commémoration de la défaite des plaines d\u2019Abraham est poignante \u2013, sur l\u2019amour et la misère, donne un album à la fois conscient et éminemment personnel.«J\u2019aime communiquer, c\u2019est tout.Là, je communique avec des sons et des mots.Une sorte de film audio.La prochaine fois, ce sera avec des images, peut-être avec des dessins, je veux écrire un livre.C\u2019est l\u2019album de ma vie personnelle, mais aussi ma vision de l\u2019humanité.Tu peux écouter l\u2019album un jour et te dire : wow, je découvre Jenny, et un autre jour m\u2019entendre parler de ma famille comme autant d\u2019éléments de notre monde.Je voulais raconter cette histoire, et de cette manière.Chaque style musical que j\u2019aborde me permet d\u2019illustrer mieux tous les fragments d\u2019émotion que je propose.» Un disque exutoire, nécessaire.En tous cas nécessaire pour que Muzion se retrouve enfin et ponde un autre disque?«On y travaille», laisse entendre Jenny.JENNY SALGALDO Perdue, puis retrouvée PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Jenny Salgaldo affirme aimer d\u2019abord communiquer.«Chaque style musical que j\u2019aborde me permet d\u2019illustrer mieux tous les fragments d\u2019émotion que je propose.» Imposs avait lancé son album solo chez K-Pone Records il y a deux ans.Le printemps dernier, Dramatik s\u2019était confié à nous sur le très fort La Boîte noire.Ne manquait que J.Kyll du groupe Muzion, ce qui sera fait mardi, au moment du lancement de son premier album solo \u2013 sous le nom Jenny Salgaldo \u2013 intitulé .Et tu te suivras.«C\u2019est un disque qui s\u2019est fait sur la durée, mais de manière très spontanée aussi, très feeling.» POP-ROCK JENNY SALGADO .ET TU TE SUIVRAS TACCA MUSIQUE En magasin mardi llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 1 S E P T E M B RE 20 1 0 © Jean-Pierre Estournet Conception graphique : Stéphane Parent Une création signée Les Colporteurs (France) Dès le 14 septembre .ACCLAMÉ EN EUROPE! « Assurément une des plus belles créations cirque de ces dernières années, (\u2026).» \u2013 Libération « Un travail de partition très musical, intercale solos, pas de deux, numéros d\u2019ensemble, avec un sens aiguisé du contrepoint rythmique et visuel.» \u2013 Le Monde « C\u2019est à la fois un magnifique spectacle, profondément novateur et une belle aventure humaine qui parle au coeur.» \u2013 Sud-Ouest ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS On ne voulait pas répéter ce que tout le monde a déjà dit, mais c\u2019est vrai que Et7era est le 7e disque à sortir sur étiquette 7e ciel en 7 ans\u2026 Déjà sept ans pour une petite compagnie de disques et de production de spectacles, c\u2019est rare.Pour une petite compagnie installée en région, c\u2019est très rare.Alors, pour une petite compagnie installée en région et versée dans le hip hop, disons que c\u2019est hypra-rare! Et c\u2019est avec raison qu\u2019Anodajay est fier de la chose.C\u2019est d\u2019ailleurs une des choses frappantes chez lui, outre sa carrure de prof d\u2019éduc: il est fier.Fier de sa région, fier d\u2019être père (il est le papa d\u2019Éli et Maé), fier d\u2019être professeur, réalisateur, auteur, rappeur \u2013 ses ateliers d\u2019écriture sont d\u2019ailleurs reconnus par le ministère de l\u2019Éducation! «Moi, un de mes objectifs, c\u2019est de changer la perception de ce qu\u2019est le hip-hop.Non, c\u2019est pas de la musique pour les jeunes faite par des \"tout croches\".C\u2019est une musique qui s\u2019adresse à tous ceux qui aiment les mots, à tous ceux qui aiment réfléchir sur ce qui les entoure.Le rap de Samian, de Koriass, de Dramatik et le mien, ce n\u2019est pas du rap pour divertir, même si je n\u2019ai rien contre ce genre de rap », explique avec conviction l\u2019artiste de 33 ans, de passage à Montréal cette semaine.C\u2019est parce qu\u2019il vit toujours en Abitibi-Témiscamingue que la pochette de Et7era est couleur cuivre, comme le minerai extrait dans la région depuis longtemps.Et que sur l\u2019album, il s\u2019est inspiré de la chanson Souvent, longtemps, énormément de Diane Tell (née elle aussi dans la région et dont les disques ont beaucoup tourné dans la famille Jolin) pour en faire un morceau hip hop très solide, baptisé Jamais su.Tout comme il l\u2019avait fait sur son précédent album avec La bitt à Ti-Bi de l\u2019Abitibien Raôul Duguay, devenu Le beat à Ti-Bi et qui a redonné vie à ce classique.«Pour Et7tera, reprend-il, j\u2019avais écrit des petits bouts de texte, c\u2019était comme un casse-tête dont j\u2019avais tous les morceaux, mais pas le temps de le faire! Je savais juste que je voulais en faire un album plus musical que les deux précédents.J\u2019ai donc magasiné des beats et des musiques, j\u2019ai travaillé avec DJ Horg (alias Félix-Antoine Leroux, que reconnaîtront peut-être les fans de Watatatow, et qui est le collaborateur attitré d\u2019Anodajay), je me suis même réfugié dans son chalet pour écrire à mon goût, et j\u2019ai fait appel à la chanteuse Annick Michel, qui a travaillé avec Leloup et Yann Perreau, parce que je voulais plus de présence féminine.Et je l\u2019avoue, je m\u2019étais mis un deadline pour finir le projet : le 7 septembre, sur 7e Ciel!» C\u2019est en effet la date à laquelle a été lancé l\u2019album.Ça donne des morceaux comme Pensais-tu, à la Kanye West, ou l\u2019imparable 7 chanceux.Intéressant mélange de facture old school \u2013 avec du scratching en masse, parfois, comme dans le bon vieux temps ! \u2013 et d\u2019électronica, Et7era parle aussi bien de la mort d\u2019un cousin (Face à face) que de son coin de pays (Mon neighborwood, notez le jeu de mots), d\u2019un enfant malade (Adulte avant mon temps) ou de ses copains rappeurs (la très énergique Le 7e régiment, enregistrée avec Samian, Dramatik et Koriass).À deux jours du pressage final du disque, il a eu le O.K.de Diane Tell (qui ne lui répondait pas jusque-là parce qu\u2019il utilisait la mauvaise adresse internet).«Ça donne, je crois, un disque plus conceptuel, plus large.Tu vois, j\u2019ai baptisé le disque Et7era (prononcez «etcetera») parce que ça parle de choses qu\u2019on n\u2019énumère pas toujours, mais qui existent, ça parle de non-dits.Et puis, «et cetera », c\u2019est aussi pour dire la suite des choses, la continuité, l\u2019avenir », conclut le poète terre à terre et pourtant très classe de Rouyn-Noranda.ANODAJAY La grande classe CLAUDE GINGRAS Le Quatuor à cordes Takacs ouvre demain la saison du Ladies\u2019 Morning Musical Club et Marc-André Hamelin, celle de Pro Musica le 4 octobre.OEuvrant séparément au concert, ils sont réunis sur un récent disque Hyperion et, qui plus est, autour de Schumann en cette année de bicentenaire.Le pianiste ex-montréalais et l\u2019ensemble hongrois maintenant fixé au Colorado occupent plus de la moitié du disque de 56 minutes avec le grand Quintette op.44, en mi bémol majeur.Ce sommet, à la fois du répertoire de musique de chambre et de la production de Schumann en ce domaine, reçoit une interprétation égale à ses dimensions: magistrale.Quatuor et pianiste traversent les quatre mouvements avec la maîtrise instrumentale, la synchronisation de jeu et l\u2019unité d\u2019expression d\u2019une formation ayant une longue expérience commune (ce qui n\u2019est pourtant pas le cas) et la prise de son reproduit tous les détails de cette partition très chargée, entre autres les troublants accents de l\u2019alto, habituellement noyé dans la masse sonore.Et, bien sûr, l\u2019oeuvre est jouée avec toutes les reprises.L\u2019idéal eût été de compléter le disque avec le Quatuor op.47 pour piano et cordes, quitte à nous priver du second-violon.Mais Hyperion a choisi le troisième Quatuor à cordes, op.41 no 3, en la majeur, qui date aussi de 1842, la fameuse «année de la musique de chambre» chez Schumann.Bien que les quatuors à cordes de Schumann ne se situent pas au même niveau d\u2019inspiration que le Quintette, le présent quatuor, dernier des trois, reste d\u2019une belle tenue, avec ses quatre mouvements contrastants et le rôle qu\u2019il donne à chacun des archets.Le Takacs en tire le maximum et laisse la musique circuler avec naturel parmi les quatre instruments.Ici encore, exécution de toutes les reprises et précision de l\u2019image sonore.HHHH SCHUMANN: QUATUOR TAKACS, MARCANDRÉ HAMELIN, PIANISTE.HYPERION, CDA67631 TAKACS-HAMELIN Magistral Schumann À l\u2019école secondaire d\u2019Iberville, à Rouyn-Noranda, les élèves sont tristes : un des profs d\u2019éducation physique, qui donne en plus de super ateliers d\u2019écriture, est en sabbatique, cette année.Ce prof, c\u2019est Steve Jolin, alias le rappeur Anodajay, qui sort son troisième album, Et7era, après avoir réalisé et produit les disques des rappeurs québécois les plus marquants des dernières années \u2013 Samian, Dramatik, Koriass.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE L\u2019objectif d\u2019Anodajay : changer la perception qu\u2019ont les gens du hip hop.HIP HOP ANODAJAY ET7ERA 7e CIEL/DEP «Le rap de Samian, de Koriass, de Dramatik et le mien, ce n\u2019est pas du rap pour divertir, même si je n\u2019ai rien contre ce genre de rap.» \u2014 Anodajay llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 1 S E P T E M B R E 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 MONTRÉAL MONUMENT NATIONAL 10-12-13 NOVEMBRE RÉSERVATIONS (514) 790-1245 JEANTHOMASJOBIN.COM GATINEAU 14 OCTOBRE SHERBROOKE 22-23 OCTOBRE BROSSARD 28 OCTOBRE STE-FOY 14-15-16 NOVEMBRE JONQUIÈRE 18 NOVEMBRE GRANBY 20 NOVEMBRE JOLIETTE 2 DÉCEMBRE TROIS-RIVIÈRES 11 DÉCEMBRE DRUMMONDVILLE 18 DÉCEMBRE LAVAL 20 MARS - SUPPLÉMENTAIRE Photographie : julienfaugere.com Déjà 25 000 billets vendus SUPPLÉMENTAIRES 14-15-16 OCT.En ve ntemaintenant! www.daniellemire.com GUY LAFORCE PRÉSENTE admission.com M I S E E N S C È N E B E N O Î T B R I È R E Monument-National 5 1 4 - 7 9 0 - 1 2 4 5 o u 5 1 4 - 8 7 1 - 2 2 2 4 29 sept.au2oct.14 au 16 octobre ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE STÉRÉO LE CHOIX DE LA SEMAINE CHANSON LUIS OLIVA MONDE HHH ENTOURAGE/ SÉLECT Venir au monde Après le déluge d\u2019actrices qui se mettent à chanter, ça fait du bien, un acteur qui chante.Surtout que Luis Oliva (Tag, Providence\u2026) ne s\u2019en tire pas mal, tant comme interprète que comme auteur-compositeur (il signe la très grande majorité des chansons de son album, qui comprend une seule reprise, Famous Blue Raincoat de Leonard Cohen).En outre, Oliva parle d\u2019autre chose que d\u2019«amour-toujours » : les traîtres, le temps qui passe, la folie, la nécessité de «slacker sur la bière» \u2026 C\u2019est parfois maladroit, mais ça sort des sentiers archi-battus de la ballade made in Québec, grâce à des pointes d\u2019arrangements world un peu à la Manu Chao (un peu\u2026), bluesrock, prog ou un brin country, à l\u2019insertion parfois de strophes en espagnol, à la réalisation soignée de Steve Cordeau.C\u2019est quand il fait dans la chanson amoureuse qu\u2019Oliva convainc moins, vers la fin de l\u2019album, et dans sa reprise de Cohen.Pas sûre non plus que ses deux chansons en anglais passeront à l\u2019histoire.Mais, on le répète, il se défend comme auteur-compositeur-interprète.Ça nous change des actrices qui se mettent à chanter\u2026 \u2014 Marie-Christine Blais TRADITIONNEL DE TEMPS ANTAN LES HABITS DE PAPIER HHH L-ABE/SELECT La roue qui tourne Pendant un certain temps, la tendance en musique trad a été au métissage et à l\u2019apport d\u2019instruments moins associés au folklore.Mais depuis quelques années, les arrangements plus classiques et, disons, « traditionnels » ont retrouvé la cote.C\u2019est le cas sur le deuxième album du trio De Temps Antan (la tendance aux noms de groupe avec jeux de mots, elle, perdure\u2026).Composé de trois musiciens qui ont fait partie sur le tard de la Bottine souriante (André Brunet et Pierre- Luc Dupuis n\u2019en sont plus, mais Éric Beaudry y est toujours), De Temps Antan innove en composant quelques instrumentales dignes de celles de nos ancêtres, aux titres évocateurs : La fée des dents, La turlute du rotoculteur\u2026 Il reprend également à sa manière respectueuse certains reels et chansons moins connus du répertoire.Mais surtout, il a fait appel au réalisateur Éloi Painchaud, qui connaît son folklore littéralement par coeur (c\u2019est le fils du regretté Alcide Painchaud, du groupe Suroît) et qui est doué pour faire sonner tout ce qu\u2019il touche.Ça ne réinvente pas la roue, mais ça tourne rond.\u2014 Marie-Christine Blais R&B ANDREYA TRIANA LOST WHERE I BELONG HHH NINJA TUNE Soul confortable Nous avons fait connaissance avec la jeune chanteuse néo-soul/R&B Andreya Triana l\u2019été dernier, pendant le FIJM, à l\u2019occasion d\u2019une des soirées Ninja Tune, qui lance ces jours-ci son premier et douceureux album.L\u2019artiste originaire de Brighton était devenue une collaboratrice recherchée, travaillant avec Mr.Scruff, mais surtout Flying Lotus et le maître du deep-house cacheté Theo Parrish.Avec pareil curriculum, nous espérions beaucoup de ce premier disque, mais la réalisation redondante et peu originale de Bonobo nous laisse sur notre faim.Heureusement, on se rabat sur ce joli brin de voix, un timbre chaud, délicatement éraillé, au trémolo ample et discret qui rappelle celui d\u2019Erihka Badu, mais en moins nasillard.Les compositions lui vont comme un gant, l\u2019ensemble distille la mélancolie et les batailles amoureuses de manière gracieuse.Un joli album d\u2019après-midi d\u2019automne, qu\u2019on aurait néanmoins souhaité plus éclaté, connaissant la capacité d\u2019adaptation de cette interprète talentueuse.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale WORLD/ÉLECTRO DJ RKK ÉLEKTROPIK HHH 1/2 NAÏVE Electropical L\u2019expérimenté Rémy Kolpa Kopul fut chroniqueur de musique à Libération, parmi les instigateurs de Radio-Nova, DJ, animateur fervent des nuits parisiennes depuis des lunes et des lunes.Fin connaisseur des musiques brésiliennes et autres mouvances afro-latines, RKK nous propose des sélections de grande qualité, dont ce premier volet d\u2019Elektropik qui réunit des artistes de New York, Buenos Aires, La Havane, Recife, Salvador ou Rio de Janeiro.Ainsi, le Français nous offre un choix éclairé de baile funk, hip hop, salsa, tango, son cubano et autres cumbia colombienne, le tout emballé manière électro.Peu de noms connus au programme, sauf un extrait de Gotan Project, une rencontre Bill Laswell/Jean Touitou et une réapparition de Zuco 103.Les 17 morceaux ici suggérés représentent bien la mouvance musicale actuelle en Amérique latine.La démarche n\u2019est pas sans rappeler le travail de Gilles Peterson (qui était de passage à La Tulipe l\u2019été dernier avec son projet Havana Cultura), à la fois DJ, directeur artistique, rassembleur.Soit dit en passant, RKK est de passage ce week-end aux Escales Improbables, où il mixe chaque soir en toute probabilité.\u2014 Alain Brunet Retour en force Interpol est de retour dans l\u2019écurie de Matador pour son quatrième album éponyme, après une escapade chez Capitol qui n\u2019avait pas été convaincante (Our Love to Admire, le disque précédent).Les nouvelles chansons du groupe new-yorkais au rock romantique noir n\u2019ont pas le même effet qu\u2019avaient eu à l\u2019époque les titres de leurs deux premiers albums, Turn on the Brights Lights et Antics.L\u2019album ne comprend pas de hits instantanés comme Obstacle 1 ou Evil, mais il reste que c\u2019est du bon «vieux » Interpol avec beaucoup de viande autour de l\u2019os.Les mélodies sont un peu plus planantes et exploratoires, mais après quelques écoutes, elles rentrent au poste pour notre plus grand bonheur auditif.Success plante magnifiquement le décor en début de parcours.On se laisse ensuite bercer par les envolées de Memory Serves, puis on tape du pied sur Summer Well, avant de poursuivre avec le premier extrait, Lights, une solide bombe à retardement.Interpol a fait appel au réalisateur Alan Moulder (U2, Nine Inch Nails, The Killers), qui a condensé en puissance les 10 chansons qui font 45 minutes.Interpol, qui était en ville il y a un mois, devrait revenir nous visiter maintenant que son album est sorti.\u2014 Émilie Côté ROCK INTERPOL INTERPOL HHH 1/2 MATADOR JEUNESSE ANNIE BROCOLI LE BROCO SHOW 2 HHH BENANNAH/SÉLECT Plus rockeuse, Annie Ma fille de presque 8 ans m\u2019a regardé d\u2019un drôle d\u2019air lorsque je lui ai proposé d\u2019écouter ensemble cette nouvelle mouture brocolienne, signe indéniable que les changements vont vite à cet âge-là.Est-ce la raison pour laquelle la facture de ce Broco Show 2 est visiblement plus rock, plus pop, plus variée, plus recherchée en somme, que le premier disque?La belle Annie cherche-t-elle à retenir son public?Regardez simplement sa photo sur la pochette; plus rockeuse, Annie.Rien de mal là-dedans.On salue ceux qui cherchent à se renouveler.La musique?La première écoute m\u2019a laissé plutôt tiède.Ces ritournelles ne se laissaient pas apprivoiser aussi facilement.Pour une bonne raison.Toutes les compositions sont originales, contrairement au premier disque farci de quelques célèbres vers d\u2019oreille.Bravo donc, pour l\u2019originalité, pour les arrangements plus serrés, pour ces petites incursions jazzées, pop ou reprises de comédies musicales.À la seconde écoute, j\u2019ai tapé du pied (si, si).À noter que chaque chanson \u2013 aux paroles un peu poussées \u2013 correspond à un thème qui correspond à une émission.Les chansons sont dans l\u2019ordre de diffusion des émissions qui reprennent aujourd\u2019hui à Radio-Canada.\u2014 André Duchesne FOLK-POP LYNDA LEMAY BLESSÉE HH1/2 WARNER MUSIC Les mots du quotidien Blessée a été enregistré en formule semilive, avec des applaudissements entre les 19 chansons, et des anecdotes que raconte Lynda Lemay, comme dans ces «boutiques d\u2019anorexiques» où les jeans vont peut-être finir par «zipper sans que le bourrelet plein de vergetures reste pogné dans la fly ».Cette autodérision comique propre à Lemay plaira aux fans et alimentera ses détracteurs, tout comme la chanson-titre plutôt lourde de Blessée, dont le texte manque de finition: « Blessée par un papa tellement sec que le désert a l\u2019air mouillé», chante-t-elle.Debout sur les pissenlits, qui porte sur un ex, a un rythme plus ensoleillé.Sinon, Lemay parle autant de sa chaise en rotin que des charmes d\u2019un golfeur.La chanteuse n\u2019écrit pas des chansons, elle ajoute plutôt de la musique à des textes.Par curiosité, nous avons compté les mots de la chanson Jumelle et nous avons arrêté à 600\u2026 Lynda Lemay a aussi des tics d\u2019écriture.Elle répète souvent le mot «cervelle », par exemple, et elle utilise des lieux communs de la vie quotidienne (comme les femmes enceintes qui aiment les cornichons).Mais ce qui compte, c\u2019est que les textes de Lynda Lemay parlent à son public fidèle qui la suit depuis 12 albums.\u2014 Émilie Côté llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S \u2022 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 1 S E P T E M B R E 2 0 1 0 Ne manquez pas toute la programmation ce samedi dans Vendredi 24 Samedi 25 Dimanche 26 Septembre 2010 Activités gratuites partout au Québec LONGUEUIL Salle Pratt&Whitney Canada 11 au 16 septembre L\u2019ASSOMPTION Théâtre Hector-Charland 26 et 27 septembre LAVAL - Salle André-Mathieu 12 au 21 octobre MONTRÉAL - Salle Pierre-Mercure 2 au 7 novembre Également à : St-Jérôme - St-Hyacinthe - St-Jean - Montréal-Nord - LaSalle.ST-JEAN - Théâtre des Deux Rives 2 octobre MONTRÉAL - Salle Pierre-Mercure 5 au 10 octobre LONGUEUIL Salle Pratt&Whitney Canada 11 au 17 octobre LA PRAIRIE - École de la Magdeleine 18 et 19 octobre Également à : Laval - St-Jérôme - St-Hyacinthe - Montréal-Nord - LaSalle - l\u2019Assomption- Pierrefonds.Réservez au 514.521.1002 www.LesGrandsExplorateurs.com ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS S\u2019entretenir avec Jason Lang, c\u2019est parler de ses deux enfants et de sa femme, de sa mère la chanteuse folk Penny Lang, de guitare accordée « à la Nashville», de cours de chant, de ukulélé, d\u2019amis musiciens qui viennent donner un coup de main parce que Jason leur en a filé un, un moment donné.Bref, c\u2019est parler de sa vie d\u2019«homme de tous les jours» comme il le chante sur son album aux sonorités folk, pop et ska.«Si j\u2019ai intitulé mon disque Boomerang, explique-t-il en français avec un joli accent anglais, c\u2019est d\u2019abord parce que ça ressemble à ma carrière : la vie m\u2019a promené et amené à jouer avec toutes sortes d\u2019artistes, comme un voyage.Mais Boomerang, c\u2019est aussi pour marquer un retour à la source, à mon point de départ : ce dont j\u2019avais envie à 18 ans, c\u2019était d\u2019être auteur-compositeurinterprète, d\u2019être front, alors que je suis plutôt devenu guitariste à ce moment-là.» Jason Lang ne s\u2019en plaint pas : i l est ef fect ivement d\u2019abord devenu guitariste pour les soeurs McGarrigle dans le cadre d\u2019une grande tournée qui l\u2019a marquée avec bonheur («C\u2019était la première tournée de ma vie et on est allés partout dans le monde ! »).Les artistes se sont ensuite arraché le jeune musicien doué, beau comme un Elvis blond, capable de faire des harmonies vocales et toujours souriant.C\u2019est pour remercier Kate et Anna McGarrigle que Lang a décidé de reprendre leur magnifique chanson Heart Like a Wheel sur Boomerang : «Je la faisais toujours en spectacle, mais je n\u2019étais pas sûr de la mettre sur l\u2019album, parce que je la joue au piano.Or, je ne suis pas maître du piano, mais c\u2019est un de mes instruments préférés.Alors, on y a ajouté des cordes\u2026» Même histoire d\u2019amitié musicale pour expliquer la collaboration de la chanteuse canadienne Amanda Marshall à la chanson Boomerang Love : «J\u2019ai été son guitariste pendant deux ans, et je l\u2019avais invitée à participer au spectacle- bénéfice que j\u2019organisais pour l\u2019Association de parents d\u2019enfants tr isomiques de Lanaudière en octobre dernier (Jason est le père de Meaghan, qui est trisomique): Amanda est venue à ses frais de Toronto et elle a mis le feu à la salle!» Ils se sont recroisés alors que Ja son pa r t ic ipa i t à l\u2019enregistrement du nouvel album en anglais de Zachary Richard : «Entre les séances d\u2019enregistrement, je jouais à Amanda une mélodie que j\u2019avais composée.Je me dis que je pourrais peut-être lui demander un texte\u2026 et elle a dit oui ! Ensuite, je me dis qu\u2019elle accepterait peut-être de la chanter avec moi, cette chanson\u2026 et elle a dit oui ! C\u2019est vraiment une chanson boomerang, ça!» Si Jason signe la majorité des textes \u2013 très bien écrits \u2013, il a aussi fait appel à son amie et agente Joanne Lalancette pour une version française d\u2019une de ses chansons («C\u2019est un essai, je ne suis pas sûr d\u2019être «croyable» quand je chante en français, je suis gêné quand je chante, mais je pratique beaucoup\u2026»).Et il a demandé à Jim Robinson s\u2019il pouvait reprendre une de ses chansons.Jim Robinson?«Jim est physiothérapeute à l\u2019Université McGill\u2026 et il a enregistré cinq disques en six ans.C\u2019est moi qui les réalise, et c\u2019est particulier: Jim ne lance même pas ses CD, il a juste envie d\u2019écrire des chansons, de les enregistrer pour les conserver, il en a écrit au moins une cinquantaine.J\u2019aime bien son écriture très simple et juste.Je lui ai donc demandé si je pouvais reprendre Accidentally en lui disant qu\u2019au moins, comme ça, le monde va entendre sa chanson!» Il y a plein d\u2019autres histoires d\u2019amitié dans ce disque, plein d\u2019humilité aussi : «Tu te rends compte, il y a huit musiciens qui jouent des instruments à cordes sur l\u2019album, huit, juste pour moi ! Quand je les ai vus s\u2019installer dans le studio, je me suis senti pour la première fois de ma vie comme \"l\u2019artiste\".C\u2019était un moment spécial\u2026» JASON LANG Boomerang musical Pendant près de 20 ans, Jason Lang a été le guitariste d\u2019Isabelle Boulay, des soeurs McGarrigle, de Roch Voisine, de Richard Séguin et de bien d\u2019autres chanteurs.En 2008, il a lancé un premier \u2013 et bel \u2013 album solo en anglais, conçu quasi tout seul, des textes aux instruments à la photo de la pochette ! Cette fois, avec plus de moyens, mais la même ferveur, il lance Boomerang.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Plus jeune, Jason Lang rêvait d\u2019être front.Il aura mis 20 ans avant de faire le saut.CHANSON JASON LANG BOOMERANG JM3 GROUP/ PRODUCTIONS 1890 En magasin mardi «Tu te rends compte, il y a huit musiciens qui jouent des instruments à cordes sur l\u2019album, huit, juste pour moi !» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 1 S E P T E M B R E 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 9 le grand spectacle de michel fugain enfin recréé sur scène! «j\u2019ai goûté une joie de vivre proche de l\u2019exaltation» journal de Montréal «le plaisir, le bonheur et la joie.c\u2019était la fête, oui, la fête.» la presse radio-canada «À voir pour donner une chance À la vie» le triomphe des francos en reprise à lapda! BILLETS AU COÛT DE 25$* (places limitées, 18 ans et plus !) Deux bières MolsonMincluses avec chaque billet ! Réservations par téléphone 514-842-9951 1-888-842-9951 * Taxes et frais de service en sus PARTENAIRES PUBLICS Kent Nagano, chef d\u2019orchestre Orchestre symphonique de Montréal MUTEK : Thomas Fehlmann (The Orb) Berlin, DE Substance &Vainqueur (Chain Reaction) Berlin, DE Baya Cardell &fils, VJ Montréal, CA BOULEZ : Messagesquisse MAHLER : Symphonie no 1«Titan » THOMASFEHLMANN Live Substance &Vainqueur pres.SCION VERSIONS Live DIFFUSEUR OFFICIEL SOIRÉE DU 16 OCTOBRE PRESENTÉE PAR On n\u2019est jamais trop classique ! NOUVELLE SÉRIE ! Samedi 16 octobre -22h Àlabrasserie Molson Coors Une rencontre entre LE CLASSIQUE ET L\u2019 ÉLECTRONIQUE DANS UN LIEU UNIQUE GRAPHISME CATHERINE BERNARD, LA PRESSE ARTS ET SPECTACLES RENTRÉE THÉÂTRALE DANS LE NOIR, L\u2019ESPOIR Jouée souvent en Europe depuis sa création en Allemagne il y a 10 ans, Norway.Today pièce du dramaturge Igor Bauersima, met en scène deux jeunes gens qui se savent en vie, mais aussi à côté de la vie.Ils se croisent sur un site de clavardage, scellent un pacte et se donnent rendez-vous au haut d\u2019un fjord norvégien.Un face-à-face noir espoir, défendu par deux comédiens talentueux : Jonathan Morier (Rouge sang) et Sophie Desmarais, qui vient de remporter le Prix de la relève Olivier Reichenbach pour son rôle dans Beaucoup de bruit pour rien au TNM.Chez Prospero, du 21 septembre au 16 octobre.LE RETOUR DU PICCOLO TEATRO Deux ans après avoir accueilli le Piccolo Teatro et son Arlecchino servitore di due pardoni, le TNM reçoit de nouveau la troupe milanaise pour un autre Goldoni : Trilogia della villeggiatura.Toni Servillo, vu récemment au cinéma dans deux films traitant de la mafia remarqués à Cannes en 2008, Il Divo et Gomorra, dirige une quinzaine de comédiens dans cette pièce rarement montée ici.Présentée au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts du 22 au 26 septembre.PREMIER AMOUR, DEUX FOIS Un homme.Seul.Un banc public.Puis, une femme.Discrète, mais insistante.L\u2019amour.Ou ce qui lui ressemble.Court roman méconnu de Samuel Beckett, Premier amour sera porté à la scène à deux reprises cette saison: d\u2019abord par l\u2019acteur français Sami Frey, du 22 au 25 septembre à l\u2019Usine C dans le cadre du Festival international de la littérature, puis par le metteur en scène Jean-Marie Papapietro, du 2 au 27 novembre chez Prospero.EMMANUELLE BÉART À OTTAWA Emmanuelle Béart aurait fait un retour sur les planches par amitié pour le comédien et metteur en scène Stanislas Nordey, vu récemment dans Ciels de Wajdi Mouawad.Résultat: Wajdi donne la réplique à la célèbre actrice française dans Les justes de Camus\u2026 et en profite pour présenter le spectacle, en exclusivité, dans son théâtre d\u2019Ottawa.Du 28 septembre au 2 octobre, au Théâtre français du CNA.L\u2019ANNÉE CAMUS, LA SUITE L\u2019arrivée 2010 marque les 50 ans de la mort de Camus.Un «anniversaire» qui aura été souligné sur scène.Marc Beaupré a signé un remarquable Caligula (défendu par Emmanuel Schwartz) au printemps.Deux troupes françaises viennent à leur tour jouer du Camus : Les justes bien sûr (voir capsule sur Emmanuelle Béart), mais aussi L\u2019étranger.L\u2019adaptation de ce célèbre roman créée en janvier dernier au Centre Pompidou de Paris, sera présentée du 29 septembre au 23 octobre à la salle Fred-Barry.FRANÇOIS GIRARD À L\u2019USINE C Touche-à-tout, François Girard a mis en scène des opéras, créé des spectacles pour le Cirque du Soleil et, bien sûr, tourné quelques films marquants.Après Novecento d\u2019Alessandro Baricco (quat\u2019sous, 2001), le revoilà au théâtre avec une autre adaptation, celle du roman japonais Le fusil de chasse de Yasushi Inoué.Marie Brassard et Rodrigue Proteau seront de ce spectacle intimiste articulé autour de lettres qu\u2019un homme a reçues de sa femme, de sa maîtresse et de la fille de sa maîtresse.Du 1er au 16 octobre à l\u2019Usine C.DEUX LARRY TREMBLAY AU PÀP Souvent à l\u2019affût de nouveaux talents, le PàP marque une pause, est-on tenté d\u2019écrire.Sa saison 2010 se résume en effet à deux pièces de Larry Tremblay mises en scène par Claude Poissant.Espace Go présente d\u2019abord une reprise d\u2019Abraham Lincoln va au théâtre (jusqu\u2019au 25 septembre), puis ramène le Dragonfly Of Chicoutimi (22 février au 19 mars).L\u2019adaptation pour cinq acteurs que Poissant a faite de ce dernier texte porté à l\u2019origine par Jean-Louis Millette a récolté des commentaires forts élogieux lors du dernier Festival TransAmériques.SYLVIE LÉONARD CHEZ LES KENNEDY Espace Go s\u2019intéresse cette saison-ci à de mythiques figures féminines et l\u2019exploration commence avec l\u2019une des icônes de la dynastie Kennedy, Jackie.Sylvie Léonard campe l\u2019épouse du président des États-Unis, vue à travers le prisme d\u2019Elfriede Jelinek.Denis Marleau, qui signe la mise en scène, a tiré ce texte des Drames de princesses de la dramaturge autrichienne.Du 5 au 30 octobre à Espace Go.DESGAGNÉS RENOUE AVEC TCHEKHOV Ce n\u2019est un secret pour personne qu\u2019Yves Desgagnés a un faible pour Tchekhov.Il s\u2019est d\u2019ailleurs déjà mesuré à trois grandes pièces du dramaturge russe : Oncle Vania, Les trois soeurs et La mouette.Ne manquait à son parcours que La cerisaie.Il en présentera sa vision du 27 octobre au 4 décembre chez Duceppe.Maude Guérin, remarquable dans Fragments de mensonges inutiles sur les mêmes planches, joue Lioubov Andréïevna Ranesvskaïa, cette femme acculée à la faillite dont le domaine sera racheté par l\u2019un de ses anciens serfs.Pierre Collin, Normand D\u2019Amour, Gérard Poirier, Michel Dumont et Catherine Trudeau sont également de la distribution.THÉRÈSE ET PIERRETTE AU THÉÂTRE On a appris il y a quelques mois déjà que Serge Denoncourt planchait sur une adaptation de Thérèse et Pierrette à l\u2019école des Saints-Anges.Comme si Michel Tremblay n\u2019avait pas suffisamment écrit pour le théâtre! Sérieusement, c\u2019est avec beaucoup d\u2019impatience qu\u2019on attend de voir ce que Denoncourt a fait de ce joyau, deuxième tome des Chroniques du Plateau Mont-Royal.Catherine De Léan, Isabelle Drainville, Muriel Dutil, Sébastien Huberdeau et Lynda Johnson sont de ce spectacle présenté du 5 au 20 novembre au Théâtre Denise-Pelletier.L\u2019Opéra de quat\u2019sous au TNM s\u2019annonce comme le grand événement de la rentrée théâtrale avec la visite des comédiens du Piccolo Teatro de Milan au Théâtre Maisonneuve.Derrière ces deux imposantes propositions se profile une saison foisonnante et variée, faite de rendez-vous avec de grands auteurs ou metteurs en scène et d\u2019idées culottées.ALEXANDRE VIGNEAULT llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 1 S E P T E M B RE 20 1 0 ARTS ET SPECTACLES RENTRÉE THÉÂTRALE DES NOCES CHEZ PROSPERO Deux noces seront célébrées sur la scène principale du Théâtre Prospero d\u2019ici la fin de la saison.D\u2019abord, Les noces de sang, de Federico Garcia Lorca, sous la houlette du Théâtre Camera Obscura (du 16 novembre au 4 décembre), puis La noce, de Bertolt Brecht, dirigé par Gregory Hlady, qui fait de nouveau appel à Paul Ahmarani et Denis Gravereaux (du 22 février au 19 mars).Ces deux acteurs l\u2019avaient bien servi dans Coeur de chien de Boulgakov, pièce créée à l\u2019hiver 2009 et reprise l\u2019automne dernier.THÉÂTRE D\u2019ICI EN VERSION ANGLAISE Plusieurs dramaturges d \u2019 ici sont traduits et joués à l\u2019extérieur du Québec.Soulignons qu\u2019ils sont parfois traduits et joués ici même dans la langue de Mordecai Richler.Talisman Théâtre présentera The Flood Thereafter (Le déluge après) de Sarah Berthiaume, du 15 au 23 octobre à La Chapelle.Imago Théâtre monte Au champ de mars: A Story of War, de Pierre- Michel Tremblay (du 18 novembre au 4 décembre au Monument-National) et Infinitheatre propose The Leisure Society (La société des loisirs), de François Archambault, du 27 avril au 15 mai au studio du Centre Segal.DUOS DE GRANDS ACTEURS AU TNM Le point de départ de la pièce Le Dieu du carnage de Yasmina Reza est une bête affaire qui n\u2019a même pas l\u2019envergure d\u2019un fait divers : dans la cour d\u2019école, un enfant a cassé les dents d\u2019un autre d\u2019un coup de bâton.Les parents décident de régler à l\u2019amiable, mais\u2026 l\u2019affaire dérape.Pour camper les deux couples apparemment bien élevés, quatre acteurs de haut calibre : James Hyndman, Anne-Marie Cadieux, Christiane Pasquier et Guy Nadon.Du 16 novembre au 11 décembre, dans une mise en scène de Lorraine Pintal.TROIS VISIONS DE MÉDÉE Dans la vraie vie, ce sont souvent les pères qui assassinent les enfants, pour se venger de leur mère et ensuite s\u2019enlever la vie.Or, au théâtre, c\u2019est la matricide Médée qui fascine les gens.Du moins cette année.Trois productions s\u2019inspirent de cette figure de l\u2019Antiquité.La Médée d\u2019Euripide est montée deux fois (en anglais, au Centaur, du 21 au 31 octobre et en français, chez Denise-Pelletier, du 11 au 26 mars), alors qu\u2019Espace Go en propose une relecture par l\u2019Allemande Dea Loher, qui a transposé le mythe dans les rues de New York.Manhattan Medea sera à l\u2019affiche du 29 mars au 23 avril avec Geneviève Alarie.ESPACE LIBRE FÊTE NOËL La licorne a ses Contes urbains (présentés cette année à Fred-Barry), le Rideau Vert sa traditionnelle revue de l\u2019année (à l\u2019Outremont) et voici qu\u2019Espace libre inaugure un cabaret de Noël : Dinde et farces.Il s\u2019agira, présume-t-on, d\u2019un délire collectif puisqu\u2019une foule de créateurs et de troupes seront invités à y présenter un numéro.«Aucune barrière, sinon le bon goût », clame l\u2019orchestrateur de l\u2019événement, le Théâtre du Party Chinois.Ça changera peut-être des blagues vulgaires et des caricatures niaises qu\u2019on nous sert trop souvent aux environs du Nouvel An.Les 21, 22 et 23 décembre à 21h.GODOT AU FÉMININ Il faut être culotté pour se mesurer à Beckett.Il faut avoir du front tout le tour de la tête pour oser le travestir, si j\u2019ose dire.Or, c\u2019est ce que s\u2019apprête à faire le Théâtre À Ciel Ouvert en proposant une intrigante version d\u2019En attendant Godot dans laquelle les rôles de Vladimir et Estragon seront joués par des filles.Clochardes célestes?On le saura en assistant au spectacle présenté du 7 au 19 décembre à l\u2019Espace 4001.DU THÉÂTRE DANS UN PARKING Chaque fois qu\u2019un théâtre effectue des travaux, il songe au confort des spectateurs qu\u2019il accueille.Le Théâtre à corps perdus n\u2019a de toute évidence que faire de ce genre de considération.Non seulement met-il de l\u2019avant l\u2019idée de présenter une pièce (Judith, l\u2019adieu au corps de Howard Barker en l\u2019occurrence) dans le stationnement sous-terrain du marché Jean-Talon, mais il le fait de plus en plein mois de janvier.Va-t-on se les geler?Est-il possible de gérer la réverbération d\u2019un tel lieu?Catherine De Léan, Élisabeth Chouvalidzé et Pierre-Antoine Lasnier sont de ce projet trop inusité pour que l\u2019on passe à côté.SEXY BÉTON, L\u2019INTÉGRALE Le point de départ de Sexy béton est l\u2019effondrement d\u2019un viaduc, qui a semé la mort dans un pays du «premier monde» et qui fut suivi d\u2019une commission d\u2019enquête.Toute ressemblance avec des événements ou des personnages réels n\u2019est pas le fruit du hasard.Après en avoir présenté les trois volets séparément l\u2019an dernier, Annabel Soutar et le théâtre Porte Parole offrent l\u2019oeuvre dans son intégralité à la salle Fred- Barry.Du 9 au 26 février.DESCHAMPS PAR BRIÈRE Avant même de par ticiper à L\u2019Osstidcho, Yvon Deschamps avait déjà ses habitudes au quat\u2019sous.Il était proche de Paul Buissonneau et a contribué à mettre sur pied le petit théâtre de l\u2019avenue des Pins.Ses mots reviennent dans ce lieu mythique, dans la bouche du comédien Benoît Brière, qui se glissera dans la peau du travailleur d\u2019usine du célèbre monologue Les unions, qu\u2019ossa donne?Dominic Champagne est à la barre de Pourquoi le boss, pièce que Deschamps a écrite à partir de certains de ses monologues.Du 15 février au 5 mars.KARINE VANASSE SUR LES PLANCHES Sa carrière au cinéma se porte plus que bien: Karine Vanasse a tourné récemment dans un film français dans lequel elle tient le premier rôle et a même joué sous la direction de Woody Allen.Or, histoire de sortir de sa zone de confort, l\u2019actrice a décidé de fouler les planches du Rideau Vert pour sa toute première participation à une pièce de théâtre.Dans In extremis, présentée du 8 février au 12 mars, elle campe une jeune femme qui prend le dessus sur l\u2019homme qui voulait l\u2019agresser jusqu\u2019à, peut-être, devenir elle-même l\u2019agresseur.OBAMA AU THÉÂTRE La saison 2010-2011 sera bordée par des présidents américains.Espace Go reprend ces jours-ci Abraham Lincoln va au théâtre, alors qu\u2019Espace libre va presque clore son année avec Barack Obama.José Pliya s\u2019est en effet donné pour défi de transporter sur scène le discours De la race en Amérique, que l\u2019actuel président des États-Unis a prononcé alors qu\u2019il n\u2019était encore que candidat à l\u2019investiture démocrate.C\u2019est le comédien martiniquais Éric Delor qui incarnera Obama, du 24 au 28 mai.JEUNESSE JEAN SIAG LA NOUVELLE CRÉATION DE L\u2019ILLUSION Claire Voisard, qui dirige depuis 30 ans le petit théâtre de la rue Bienville, profite du 11e Festival international des arts de la marionnette de Saguenay pour présenter sa nouvelle création À la belle étoile (du 16 au 18 septembre), adaptation de Hansel et Gretel, des frères Grimm.L\u2019histoire met davantage l\u2019accent sur la collaboration des deux enfants que sur leur abandon.À l\u2019affiche du Théâtre l\u2019Illusion, à Montréal, du 19 au 31 octobre 2010.Avec Sabrina Baran et Salim Hammad.Pour les enfants de 5 ans et plus.POUR LES 4 À 6 ANS Deux créations destinées aux enfants de 4 à 6 ans à mettre à l\u2019agenda : Le temps des muffins, de Joël da Silva, met en scène un cuisinier qui donne vie à des personnages fantaisistes.Présentée dans le circuit des festivals (aux Trois jours de Casteliers et aux Petits bonheurs), la pièce s\u2019installe à la Maison Théâtre du 2 au 27 février.Autre création à voir : Ginkgo et la jardinière, troisième pièce de la série de Jasmine Dubé sur les « jardins d\u2019enfants ».Cette fois, l\u2019auteure du Bain s\u2019associe avec les acteurs-musiciens de la compagnie belge Maât, qui nous avait offert le mémorable Saut de l\u2019ange.À la Maison Théâtre du 14 au 31 octobre 2010.POUR LE PUBLIC ADOLESCENT Le Théâtre Le Clou!, qui a créé de petits bijoux de pièces pour ados au fil des ans (Assoiffés, Isberg, etc.), nous propose sa plus récente production, Éclats et autres libertés, pièce coécrite par des auteurs à surveiller : Marie-Josée Bastien, Mathieu Gosselin, Étienne Lepage et Jean-Frédéric Messier, dans une mise en scène de Benoît Vermeulen.La pièce raconte le combat de quatre jeunes engagés contre l\u2019immobilisme et la paresse intellectuelle.À la Maison Théâtre du 12 au 20 avril 2011.Pour les jeunes de plus de 14 ans.LES 11ES COUPS DE THÉÂTRE Cet incontournable festival des arts jeune public (théâtre, danse, musique), qui a lieu tous les deux ans, présentera du 15 au 28 novembre sa 11e programmation.Dirigés de main de maître par Rémi Boucher, ces Coups de théâtre proposent 22 productions, dont 10 provenant de compagnies européennes et asiatiques.La précédente programmation, en 2008, nous avait donné l\u2019occasion de découvrir notamment le cinéma-théâtre de Daniel Danis avec sa pièce Kiwi.Cette année, un hommage sera rendu à Jasmine Dubé et sa compagnie, Les Bouches décousues.À suivre de près.Pour les 6 à 16 ans.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 1 S E P T E M B R E 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 11 ARTS ET SPECTACLES RENTRÉE THÉÂTRALE La saison théâtrale qui commence sera riche pour Émilie Bibeau.L\u2019actrice se mesurera entre autres à deux rôles presque mythiques sur les planches du TNM: Polly Peachum dans L\u2019Opéra de quat\u2019sous de Brecht et Ophélie dans Hamlet.ALEXANDRE VIGNEAULT our les téléspectateurs, Émilie Bibeau est surtout Rosalie, jeune déficiente qu\u2019elle a interprétée dans Annie et ses hommes.Pour les amateurs de théâtre, c\u2019est d\u2019abord une comédienne dotée d\u2019une extraordinaire capacité de transformation.Pour l\u2019intervieweur, c\u2019est l\u2019interlocutrice idéale: l\u2019esprit allumé et la parole facile.La jeune actrice de 30 ans possède en effet une grande vitalité.Elle aura d\u2019ailleurs besoin de toute son énergie pour passer à travers les prochains mois.En plus de tourner des capsules pour l\u2019émission Tranches de vie, diffusée à TVA à compter du 22 septembre, elle a trois pièces au programme.René Richard Cyr, qui l\u2019a notamment dirigée dans Le vrai monde?, a fait appel à elle pour Minuit, Chrétiens présenté en décembre chez Duceppe.Mais ce qui suscite chez la comédienne un mélange «d\u2019excitation et de crainte», ce sont d\u2019abord les rôles qu\u2019elle jouera bientôt dans L\u2019opéra de quat\u2019sous et à l\u2019hiver dans Hamlet.«C\u2019est toujours quelque chose d\u2019aborder ces rôles mythiques», ditelle.Pour s\u2019y préparer, elle a notamment pris le temps de penser aux dernières comédiennes à les avoir joués ici: Isabelle Blais dans le cas d\u2019Ophélie et Maude Guérin dans celui de Polly Peachum.Elle a songé à la forme de leur visage, à leur énergie et mis ces infos dans son «jardin intérieur d\u2019actrice».Émilie Bibeau se dit de plus emballée d\u2019interpréter ces deux personnages sur les planches du TNM.«Ça correspond à mon rêve de petite fille, avoue-t-elle.Quand j\u2019étais au secondaire, à Québec, on venait voir une pièce par année au TNM.Je me souviens de la sensation d\u2019arriver en ville par le pont Jacques-Cartier, de découvrir le TNM et d\u2019entrer dans la salle.J\u2019en avais le coeur serré tellement j\u2019étais contente!» Elle se rappelle y avoir vu Jeanne Dark de Brecht, en 1994.Catherine Sénart interprétait le rôle titre et la distribution comptait également un certain Marc Béland, qui la dirigera dans Hamlet.«Penser que, des années plus tard, je vais travailler avec lui comme metteur en scène me touche beaucoup», révèle la comédienne.Vocation naturelle Émilie Bibeau est tombée dans le théâtre quand elle était petite.Son père enseignait la littérature et sa mère dirige toujours une compagnie de théâtre jeunesse qui loge à la même enseigne que le Théâtre du Trident, au Grand Théâtre de Québec.«J\u2019y ai vu beaucoup de spectacles à partir des coulisses, raconte-t-elle.Je me souviens que mon premier contact avec Brecht a été Le cercle de craie caucasien que Serge Denoncourt a monté au Trident vers 1995.Ça m\u2019avait marquée.» Enfant unique baignée de culture, elle a touché à tout (radio étudiante, improvisation, théâtre musical) et décidé «très naturellement» qu\u2019elle serait comédienne.«Je pense que mes parents, même s\u2019ils étaient dans le milieu, auraient préféré que je fasse quelque chose de plus sécuritaire, que je veuille être médecin», s\u2019amuse-t-elle.Comme quoi les parents, même dotés d\u2019une fibre artistique, demeurent avant tout des parents.Son bagage culturel constitue bien sûr un atout pour la jeune artiste, diplômée du Conservatoire dramatique de Montréal en 2003.Or, sa chance, c\u2019est d\u2019avoir tout de suite travaillé en sortant de l\u2019école.«Quand on sort, on est gonflé à bloc.On a été nourri et stimulé pendant trois ans, on a envie de jouer avec d\u2019autres gens, expose-t-elle.Mais des fois, tu ne travailles pas et c\u2019est facile de se perdre dans des jobines, de s\u2019éloigner de ce milieu-là.«Moi, j\u2019ai toujours réussi à travailler ou à faire des choses connexes, j\u2019ai eu cette chance-là, poursuit-elle.C\u2019est un métier où il faut être patient, mais c\u2019est dur d\u2019être patient.Il faut saisir au vol les chances qui se présentent et c\u2019est ce que je vais faire cette année.» De grandes amoureuses Même si elle dégage par moments une certaine candeur, Émilie Bibeau semble envisager son métier avec davantage de sérieux que de romantisme.«Je l\u2019aborde d\u2019une manière romantique quand je suis dans le vif du travail », précise-t-elle, un peu embêtée par la remarque.Si embêtée qu\u2019elle prendra soin de préciser sa pensée par courriel, plusieurs heures après son passage à La Presse.«Même si je pense être très passionnée par mon métier, que je pense être la plupart du temps très romantique dans ma façon de l\u2019aborder, de rêver à mes rôles ou aux pièces dans lesquelles je joue, le fait de ne pas oublier que ça demeure un travail m\u2019aide à garder un certain équilibre, écrit-elle.Comme nous nous trouvons souvent dans les extrêmes (.) je crois que c\u2019est essentiel.Aussi, pour moi, la passion n\u2019empêche pas l\u2019organisation.En bref, je suis pour un romantisme rigoureux!» Une romantique rigoureuse ?L\u2019étiquette va comme un gant à cette jeune femme à la pensée nette, mais qu\u2019on devine rêveuse.Et c\u2019est sûrement sa propension à rêver qui l\u2019incite à voir Polly Peachum et Ophélie, des filles manipulées et éconduites par leur amant, d\u2019abord comme de grandes amoureuses.«Jouer de grandes amoureuses, des femmes complètement investies dans leur amour, c\u2019est quelque chose de vraiment plus large que soi et c\u2019est le fun à jouer.C\u2019est beau et c\u2019est noble, l\u2019amour, dit-elle.C\u2019est une belle zone de l\u2019être humain.» «Pour moi, la passion n\u2019empêche pas l\u2019organisation.En bref, je suis pour un romantisme rigoureux ! » ÉMILIE BIBEAU POLLY ET OPHÉLIE, AMOUREUSES TRAHIES Emblème de la dramaturgie mondiale, Hamlet jouit d\u2019une renommée qui rejaillit sur ses principaux protagonistes.Ainsi, nul besoin d\u2019être expert en théâtre élisabéthain pour savoir que la belle Ophélie, repoussée par le prince Hamlet, sombre dans la folie et est retrouvée noyée.Sa mort mystérieuse \u2014 accident?suicide?\u2014 a inspiré de nombreux tableaux (par Delacroix, Waterhouse, Cabanel), dont le plus célèbre est peut-être celui de John Everett Millais, conservé à la Tate Gallery de Londres.Une reproduction de ce tableau a déjà orné la couverture de Hamlet publié dans la collection Folio.Polly Peachum, en revanche, n\u2019est pas aussi universellement connue.Fille de Jonathan Peachum, le roi des mendiants, elle s\u2019amourache de Macheath, fuit la maison familiale et se marie en cachette avec ce prince des voleurs.Furieux, son paternel menace de troubler le couronnement de la reine si la police ne met pas Macheath en prison.Lorsqu\u2019elle ira le visiter derrière les barreaux, Polly découvrira qu\u2019elle n\u2019est pas la seule à qui son bandit chéri a promis son amour, et sera aussi brutalement repoussée par lui.Grâce à une acrobatie du scénario qu\u2019on oserait qualifier de deus ex machina ironique, l\u2019amour finira toutefois par triompher.\u2014 Alexandre Vigneault GRAPHISME CATHERINE BERNARD, LAPRESSE / PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 1 S E P T E M B RE 20 1 0 ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE JEAN SIAG Denise Filiatrault avait vu juste en disant qu\u2019ils étaient faits l\u2019un pour l\u2019autre.Si l\u2019on se fie à leurs deux dernières collaborations, Un tramway nommé Désir (2009) et Marie Stuart (2007), toutes deux présentées au Rideau Vert, on peut s\u2019attendre à une autre pièce marquante avec cette adaptation de Vassa.Lorsqu\u2019il a songé à monter ce drame de Maxime Gorki, Alexandre Marine a tout de suite pensé à Sylvie Drapeau.C\u2019éta it il y a «quelques années », mais la comédienne n\u2019était pas sûre de saisir sa démarche, confie-t-il.Ce n\u2019est que plus tard que tout s\u2019est éclairci (pour lui et pour elle) et qu\u2019elle a accepté de défendre le rôle de Vassa Geleznova.« Sylvie est fa i te pour l\u2019amour, commence par nous dire Alexandre Marine.Elle a aussi la fragilité et la force qu\u2019il faut pour interpréter le rôle de cette femme qui doit prendre des décisions difficiles au nom de l\u2019amour, même si ses choix sont amoraux.Elle doit faire des sacrifices importants pour le bien de sa famille.On ne peut pas ne pas aimer Sylvie, et pourtant, elle va franchir des seuils interdits.» L\u2019histoire imaginée par Gorki commence alors que le commerce familial est au bord de la faillite et que le père de famille, alcoolique, se meurt.Tout le monde veut prendre sa part et quitter le navire.Et chacun a ses intérêts particuliers.Vassa, la mère de famille, cherchera à imposer sa façon de faire, de manière à sauver l\u2019entreprise et protéger les siens, dont ce fils révolutionnaire emprisonné pour agitation sociale.Écrite en 1910, dans une période de grande incertitude en Russie, Vassa a été adaptée par Alexandre Marine avant d\u2019être traduite en français par Anne-Catherine Lebeau, collaboratrice de longue date (qui a notamment traduit l\u2019adaptation russe d\u2019Un tramway nommé Désir\u2026 de Marine, présentée l\u2019an dernier).«C\u2019était une période, entre les deux révolutions, où la morale changeait, parce que le monde changeait, indique Alexandre Marine.Où il n\u2019était pas aisé de dire qui a tort et qui a raison.D\u2019un point de vue politique, social ou simplement humain.En ce sens, nous vivons un peu la même chose aujourd\u2019hui\u2026» Une deuxième version, plus connue et plus souvent jouée, a été écrite en 1935, peu avant la mort de l\u2019auteur.«Mais, précise Alexandre Marine, Gorki était alors entouré des membres du Parti communiste.Je préfère sa première version, dit-il, parce qu\u2019il n\u2019avait aucune attache politique.D\u2019ailleurs, le titre original était simplement : La mère.» Serait-ce donc une pièce sur le matriarcat ?«D\u2019une certaine manière, oui.C\u2019est en effet très féminin comme univers, convient le metteur en scène.Mais c\u2019est encore plus une pièce sur la psychologie féminine.Et peut-être aussi un hommage aux femmes de pouvoir qui préservent la vie, contrairement aux hommes de l\u2019époque, plus tyranniques.» L\u2019action se passe essentiellement à l\u2019intérieur d\u2019unemaison.Mais Alexandre Marine, dans son adaptation, a voulu agrandir l\u2019espace pour montrer à quel point ce drame ne concerne pas seulement les personnages de Gorki, qui ont vécu au début du XXe siècle, mais qu\u2019il s\u2019adresse en fait à nous tous aujourd\u2019hui.«Parce que rien dans les relations humaines n\u2019a changé en 100 ans», dit-il.«Pour créer cet immense espace, nous avons utilisé des miroirs et imaginé un grand jardin qui symbolise l\u2019espoir et l\u2019amour, et où nous transportons le spectateur de temps à autre.C\u2019est un travail d\u2019équipe.Jasmine Catudel a travaillé sur le décor; Jessica Poirier-Chang, une des designers les plus talentueuses de Montréal, sur les costumes; et mon fils Dmitri a composé la musique.» Outre Sylvie Drapeau et Jean-François Casabonne \u2013 qu\u2019Alexandre Mar ine a dirigé dans La métamorphose, de Kafka \u2013, tous les autres acteurs sont de nouveaux collaborateurs pour le metteur en scène: Catherine De Léan, Marc Paquet, Hubert Proulx, Roger Léger, Évelyne Brochu, Geneviève Schmidt et Émilie Gilbert complètent ainsi la distribution.Mais les projets d\u2019Alexandre Marine ne s\u2019arrêtent pas là.Il continue de travailler et de jouer en Russie, où il a un pied-à-terre.Et comme il ne veut pas se limiter qu\u2019aux auteurs russes, il présentera en janvier, au Théâtre Tabakov de Moscou, son adaptation du roman En attendant les barbares, du Sud-Africain John Maxwell Coetzee, qu\u2019il qualifie d\u2019«un des meilleurs romans du XXe siècle ».Rien de moins.Vassa, au Rideau Vert du 14 septembre au 16 octobre.ALEXANDRE MARINE / Vassa Hommage aux femmes de pouvoir Le Rideau Vert ouvre sa nouvelle saison avec une pièce de Maxime Gorki, qui réunit pour la troisième fois dans ses murs le metteur en scène d\u2019origine russe, Alexandre Marine, et la comédienne Sylvie Drapeau, qui tient le rôle principal de ce drame familial campé dans la Russie prérévolutionnaire.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Pour le metteur en scène Alexandre Marine, ce drame de Gorki est toujours aussi actuel.«Rien dans les relations humaines n\u2019a changé en 100 ans», dit-il.«Sylvie (Drapeau) est faite pour l\u2019amour.Elle a aussi la fragilité et la force qu\u2019il faut pour interpréter le rôle de cette femme qui doit prendre des décisions difficiles au nom de l\u2019amour, même si ses choix sont amoraux.» \u2014 Alexandre Marine llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 1 S E P T E M B R E 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 13 ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE À L\u2019AFFICHE LE GRAND CAHIER, jusqu\u2019au 18 septembre au Quat\u2019Sous.Catherine Vidal signe une adaptation vive et intelligente du Grand cahier, en misant notamment sur les corps des comédiens et un usage judicieux des accessoires.Si le roman d\u2019Agota Kristof dit beaucoup, et crûment, la metteure en scène se garde bien d\u2019en faire autant.Elle suggère et sollicite constamment l\u2019imagination du spectateur.\u2014 Alexandre Vigneault EMMA, jusqu\u2019au 25 septembre chez Prospero.Emma est interprétée avec beaucoup de conviction par Enrica Boucher.Le parallèle avec Madame Bovary?Notre quête de bonheur.Et la perpétuelle insatisfaction qui en découle.Un texte percutant du Belge Dominique Bréda qui, malgré des creux dans la mise en scène, est racheté par une poignante deuxième partie.\u2014 Jean Siag À PRÉSENT, jusqu\u2019au 16 octobre chez Duceppe.«À présent raconte l\u2019étrange relation qui s\u2019établit entre deux couples qui ont vécu le même drame.L\u2019auteure flirte avec l\u2019idée qu\u2019il est possible de changer de vie.Mais jusqu\u2019où sommes-nous prêts à aller?Qu\u2019est-ce qui relève du fantasme ou de la réalité?La réponse de Catherine-Anne Toupin est assez subversive.La mise en scène de Frédéric Blanchette nous tient en haleine, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un véritable suspense avec une finale que vous pourrez interpréter à votre guise.Jusqu\u2019au 16 octobre au Théâtre Jean-Duceppe.\u2014 Jean Siag ROOMTONE, jusqu\u2019au 25 septembre Fred-Barry.Comédie légère totalement assumée, bien rythmée, le texte de Nico Gagnon est d\u2019une surprenante fluidité.Certaines répliques nous ont paru un peu convenues, mais le suspense a été savamment planifié et s\u2019avère extrêmement efficace.\u2014Jean Siag MARTINEÀLA PLAGE, du 14 au 25 septembre au Bain Saint-Michel.Une lolita grotesque tombe amoureuse de son optométriste albinos.La prémisse de la nouvelle pièce de Simon Boulerice (Qu\u2019est-ce qui reste de Marie-Stella?) est intrigante.À découvrir, assis sur une serviette ou une chaise de plage, du 14 au 25 septembre au Bain Saint-Michel.VASSA, du 14 au 25 septembre au Rideau Vert.Sylvie Drapeau retrouve une fois de plus le metteur en scène Alexandre Marine.Elle sera Vassa Geleznova, personnage qui donne son nom à la pièce de Gorki, une femme dont le mari est à l\u2019agonie et qui doit éviter la ruine dans une Russie prérévolutionnaire.ABRAHAMLINCOLN VA AU THÉÂTRE, jusqu\u2019au 25 septembre Espace GO.Laurel et Hardy sont recrutés pour une reconstitution de l\u2019assassinat d\u2019Abraham Lincoln.Simple?Pas quand Larry Tremblay tient la plume.Le dramaturge s\u2019amuse à déconstruire les personnages et à brouiller les identités dans une pièce remplie d\u2019effets de miroir que Claude Poissant dirige avec une bonne dose d\u2019humour.Déroutant.\u2014 Alexandre Vigneault PHOTO SUZANE O\u2019NEILL Sylvie Drapeau PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE JEAN SIAG On connaît l\u2019auteur-compositeur- interprète, Yann Perreau, mais quel lien y a-t-il entre lui et le monde des marionnettes?Ne cherchez pas l\u2019erreur.Parmi les nombreuses vies de Yann Perreau, il y en a une qui s\u2019est glissée entre Doc et les chirurgiens et la sortie de son premier album solo Western Romance.C\u2019était entre 1998 et 2000, notre jeune rockeur manipulait des marionnettes pour le Théâtre de Zef et avait notamment obtenu un rôle dans Les quatre saisons de Piquot, de Gilles Vigneault.Un intermède qui lui a permis de découvrir «le monde fascinant et mystérieux de la marionnette», nous at- il dit lors de la sortie de 12 hommes rapaillés, volume 2, il y a deux semaines.Aujourd\u2019hui, c\u2019est lui qui donne le coup d\u2019envoi du FIAM \u2013 à titre de porteparole \u2013 en présentant un spectacle musical gratuit sur la scène extérieure du parc de la Rivière-aux-sables.Façon de rendre hommage à un art qu\u2019il admire et aussi à des marionnettistes chevronnés qui , malgré leur succès, demeurent souvent anonymes.Il faut le dire, au fil des ans, le FIAM s\u2019est révélé un lieu de création de premier plan pour les marionnettistes d\u2019ici et d\u2019ailleurs, qu\u2019on a ensuite pu découvrir à Montréal , aux Trois jours de Casteliers ou dans la programmation annuelle de la Maison Théâtre, ou encore à Québec, aux Gros Becs.La magnifique pièce Pèpè et Étoile de la compagnie italienne passée maître dans le théâtre d\u2019ombres, Gioco Vita, présentée à la Maison Théâtre à l\u2019automne 20 0 8 , c \u2019est d\u2019abord à Saguenay qu\u2019elle a été présentée.Tout comme les créations des Sages fous ou des marionnettes géantes du Théâtre de la Dame de coeur, qui présente en grande première sa nouvelle pièce Harmonie.Le directeur du festival, Blaise Gagnon, insiste sur l\u2019importance de cettemanifestation: «Le FIAM n\u2019est pas un festival régional, dit-il, c\u2019est le plus important festival de marionnettes au Québec.» On peut bien spéculer là-dessus, mais la programmation de qualité, présentée année après année, tend à lui donner raison.Cette année, le programmateur Éric Chalifour a accordé une place d\u2019importance aux adaptations théâtrales.Doctor Frankenstein est ainsi une relecture du roman de Mary Shelley par le Théâtre Taptoe, de Belgique, présentée à l\u2019église Saint-Georges; le Théâtre l\u2019Illusion, dirigé par Claire Voisard, présentera sa nouvelle création À la belle étoile, inspirée du conte des frères Grimm, Hansel et Gretel, etc.Selon Blaise Gagnon, le tiers des spectacles présentés à Saguenay s\u2019adressent aux ados et aux adultes.Dont le Théâtre Pupulus Mordicus de Québec, qui nous présentera son Cabaret Gainsbourg, spectacle pour adultes qui allie chanson et marionnettes \u2013 et qui devrait être présenté à Montréal dans les prochains mois.Deux autres pièces vues au dernier festival Petits bonheurs sont au programme à Saguenay : Le spectacle de l\u2019arbre, de Nathalie Derome, une très chouette fable végétale destinée aux enfants de 3 à 5 ans; et Le voyage, du Théâtre de l\u2019Avant-Pays, écrite et mise en scène par Marie-Christine Lê-Huu, qui raconte le périple d\u2019une mère et son enfant dans les montagnes du Japon.Parmi les autres compagnies québécoises attendues à Saguenay: le Théâtre Motus (Bulles), Puzzle Théâtre (Sans titre), le Théâtre Sans fil (Le royaume des devins), le Théâtre à bout portant (Rage), le Théâtre Incliné (Rafales) et la Compagnie Vox Théâtre (Oz- Théâtre enchanté).Chez les créateurs européens, trois productions à surveiller : Les trois mousquetaires, de la compagnie tchèque Théâtre Alfa ; Fantômas probablement, des Suisses La tête dans le sac ; et Beastie Queen, du collectif français Aïe, aïe, aïe.Le Festival international des arts de la marionnette, du 14 au 19 septembre, à Saguenay ; détails de la programmation sur : www.maniganses.com FESTIVAL INTERNATIONAL DES ARTS DE LAMARIONNETTE Au berceau de la marionnette C\u2019est déjà la 11e présentation de ce festival bisannuel consacré aux arts de la marionnette qui a lieu à Saguenay depuis 1989.Cette année, c\u2019est Yann Perreau qui donnera le coup d\u2019envoi du Festival, qui présente 14 spectacles en salles et à peu près autant sur des scènes extérieures, du 14 au 19 septembre.PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL INTERNATIONAL DES ARTS DE LA MARIONNETTE La nouvelle pièce du Théâtre de la Dame de coeur, Harmonie, sera présentée en grande première.ALEXANDRE VIGNEAULT «J\u2019ai une fascination pour le morbide, mais pour en faire quelque chose de lumineux», expose Simon Boulerice.Sa réflexion s\u2019applique d\u2019abord à sa pièce Pig, une histoire d\u2019Halloween et d\u2019homoparentalité qui a des ramifications avec le meurtre de Sharon Tate, mise en lecture jeudi dernier dans le cadre de Dramaturgies en dialogue.Mais son goût pour l\u2019étrange se retrouve également dans Martine à la plage, pièce pour une seule actrice qu\u2019il met en scène lui-même au Bain Saint-Michel.«C\u2019est une comédie d\u2019été, qui tombe dans la cruauté extrême», s\u2019amuse l\u2019auteur.Sa Martine est une adolescente de 15 ans fascinée par les fantômes, qui invoque les esprits avec son jeu de Ouija et qui tombe follement amoureuse de son optométriste albinos.«C\u2019est une fille atypique et j\u2019aime bien les personnages atypiques », précise Simon Boulerice.Mais il n\u2019aime pas les lolitas.«Ça m\u2019a toujours irrité, ces histoires de filles de 15 ans qui séduisent les messieurs », avoue-t-il.La sienne, interprétée par son amie Sarah Berthiaume, il l\u2019a voulue maladroite et peu gracieuse.Arrivera-t-elle à ses fins?On pressent que non et on devine que sa vengeance sera terrible.Le jeune auteur, qui s\u2019est fait remarquer avec Qu\u2019estce qui reste de Marie-Stella ?, confirme ici son attrait pour l\u2019adolescence.Cet âge entre enfance et vie adulte, il le trouve riche, notamment parce que les jeunes sont pleins de contradictions.Or, Martine à la plage (oui, c\u2019est un clin d\u2019oeil aux livres jeunesse que lisaient nos soeurs) est d\u2019abord un objet théât ral né d\u2019un concept visuel: créer un spectacle à partir d\u2019acétates et de diapositives.Les images seront bien sûr projetées sur la céramique du Bain Saint-Michel.Inusité?Plus que vous ne le pensez: les spectateurs seront en effet invités à s\u2019asseoir sur des serviettes ou des chaises.de plage.Martine à la plage, du 14 au 25 septembre au Bain Saint-Michel.SIMON BOULERICE Lolita joue à Ouija L\u2019auteur et metteur en scène Simon Boulerice ne semble jamais à court d\u2019idées déjantées.Sa pièce Martine à la plage met en vedette une jeune fana de Ouija entichée de son optométriste.PHOTO LAETITIA DECONINCK, LE SOLEIL Simon Boulerice s\u2019intéresse à l\u2019adolescence, âge des contradictions.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 1 S E P T E M B RE 20 1 0 ARTS ET SPECTACLES ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Edgar Fruitier, étant donné son âge vénérable, n\u2019a plus le casting pour camper le prince Tamino de La flûte enchantée.Ce n\u2019est toutefois qu\u2019un détail, que la magie du théâtre peut aisément manipuler.Edgar et ses fantômes, conçu spécialement autour du sympathique mélomane et communicateur, s\u2019ouvre ainsi sur une scène qui s\u2019inspire de l\u2019ouverture de ce célèbre opéra de Mozart.Edgar (on s \u2019autor ise à l\u2019appeler par son petit nom, comme dans le spectacle) rêve dans sa discothèque quand apparaît un drôle d\u2019oiseau : Papageno, qui cherche un certain prince poursuivi par un serpent.Pressé, le fantasque personnage oubliera une drôle de boule de cristal qui donne accès à la «connaissance universelle », et une flûte dont on découvrira bientôt qu\u2019elle a le pouvoir de faire apparaître de grands compositeurs disparus depuis des décennies, voire des siècles.Tricotée par le dramaturge Normand Chaurette, la trame narrative d\u2019Edgar et ses fantômes est bon enfant.Volontiers fantaisiste, elle sert d\u2019abord et avant tout un projet musical aux accents pédagogiques : explorer l\u2019histoire de la musique et mettre en relief tant les styles que les tempéraments de Bach (Vincent Bilodeau), Mozart (André Robitaille), Beethoven (Sylvain Massé) et Erik Satie (Jean Marchand, excellent).Edgar, tout à son étonnement d\u2019être en présence de ces artistes qu\u2019il admire, n\u2019en perd pas pour autant ses moyens.Sur un ton plaisant, il livre des anecdotes, souligne un détail, explique à l\u2019un l\u2019importance de l\u2019autre.Bref, Edgar reste Edgar: fin connaisseur et grand vulgarisateur.Surtout, il invite à entendre et, c\u2019est instinctif, à comparer les oeuvres des uns et des autres.Ainsi, au cours de ce spectacle d\u2019une durée de trois heures (en comptant l\u2019entracte), l\u2019orchestre d\u2019une vingtaine de musiciens dirigé par le chef Jean-Pascal Hamelin joue une quinzaine de morceaux: le premier mouvement de la Symphonie no 5 de Beethoven, des clins d\u2019oeil à Pierre et le loup de Prokofiev, une badinerie de Bach ou encore la Gymnopédie no 3 de Satie.Des airs que tout un chacun garde en mémoire sans nécessairement en connaître les titres, même sans être amateur de musique classique.Balancier théâtre-musique Tel un balancier, ce spectacle hybride passe sans cesse du «moment théâtre» au «moment de musique ».On doute parfois de la pertinence des scènes jouées (ainsi que du jeu franchement décontracté de Vincent Bilodeau et André Robitaille), mais il arrive que les deux univers se fusionnent de manière fort amusante.Comme dans cette scène où Bach et Mozart se disputent la direction de l\u2019orchestre au point de lui faire jouer un air de La Chauvesouris de Strauss et un de La Traviata de Verdi en même temps ! Bref, il ne faut pas bouder son plaisir : Edgar et ses fantômes est un divertissement instructif, qui fait sourire et \u2013 c\u2019est fondamental \u2013 s\u2019appuie sur un chef et un orchestre de talent.Le sérieux de la portion musicale compte d\u2019ailleurs pour beaucoup dans ce spectacle qui conviendrait même à un enfant d\u2019une dizaine d\u2019années.La finale se veut un hommage au sympathique Edgar Fruitier et aux décennies qu\u2019il a passées à partager sa passion contagieuse pour la grande musique.Edgar et ses fantômes, jusqu\u2019au 25 septembre au Monument-National.EDGAR ET SES FANTÔMES Une fantaisie éducative PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Durant le spectacle, Edgar Fruitier livre sur un ton plaisant des anecdotes, souligne un détail, explique à un compositeur l\u2019importance de l\u2019autre.Bref, Edgar reste Edgar : fin connaisseur et grand vulgarisateur.Il ne faut pas bouder son plaisir : Edgar et ses fantômes est un divertissement instructif, qui fait sourire et \u2013 c\u2019est fondamental \u2013 s\u2019appuie sur un chef et un orchestre de talent.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 1 S E P T E M B R E 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 15 Rigoletto Verdi 25.29 septembre \u2014 2.4.7.9 octobre 2010 salle Wilfrid-pelletier b operademoNtreal.com aNthoNy michaels-moore .daVid pomeroy .sarah coburN .erNesto morillo .laureN segal chef : tyroNe patersoN .metteur eN scèNe : fraNçois raciNe b uNe sup erproduc t ioN b l\u2019uN des opér as les plus joués daNs l e moNde 2010 2011NMAHLER Le cycLe MahLer à L\u2019OSM du 5 au 21 octobre Célébrez le 150e anniversaire de naissance de ce grand génie romantique! La Cinquième de Mahler Mardi et mercredi, 5 et 6 octobre / 20 h DUTILLEUX : Sur le même accord, pour violon et orchestre GOUBAÏDOULINA : In tempus praesens, pour violon et orchestre MAHLER : Symphonie no 5 Avec Anne-Sophie Mutter, violon La « Titan » de Mahler Mardi 12 octobre / 20 h Dimanche 17 octobre / 14 h 30 Jeudi 21 octobre / 10 h 30 BOULEZ: Messagesquisse (les 12 et 17 octobre seulement) BRUCH: Concerto pour violon no 1 (les 12 et 17 octobre) WEBER: Concerto pour basson en fa majeur (le 21 octobre) MAHLER: Symphonie no 1 « Titan » Avec Viviane Hagner, violon (les 12 et 17 octobre) et Stéphane Lévesque, basson solo de l\u2019OSM (le 21 octobre) La Sixième de Mahler Mardi et mercredi, 19 et 20 octobre / 20 h WEBERN: Im Sommerwind HAYDN: Concerto pour piano en ré majeur MAHLER: Symphonie no 6 Avec Emanuel Ax, piano Le cycLeMahLer: trois concer ts àpartirde72$ BILLETS ÀPARTIRDE28$* osm.ca 514-842-9951 *taxes et fraisdeservice en sus « Écouter Viviane Hagner jouer est une expérience merveilleuse.» BerlinerMorgenpost \u201cA true humble artist he is, in the highest order.\u201d ConCertonet.CoM \u201cAnne-Sophie Mutter is one of the greatest violinists in the world.\u201d HigH Fidelity PARTENAIRES PUBLICS DIFFUSEUR OFFICIEL 5 -6 OCT : SÉRIE PRÉSENTÉE PAR 12 OCT : SÉRIE PRÉSENTÉE PAR 19 OCT : SOIRÉE PRÉSENTÉE PAR COLLABORATEUR DE SAISON ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION CHANTAL GUY Parfaitement détendu lors de sa conférence de presse au Centre Bell jeudi, ce qui est typique de son attitude «chef de meute», Cesar Millan a charmé les journalistes à qui il présentait le concept de son show live : un mélange de Broadway et de séminaire, dit-il, pendant lequel nous plongerons dans la psyché canine.Les pro-chiens parmi eux qui regardent son émission à Canal Vie \u2013 dont je suis \u2013 mangeaient dans sa main.Assez pour qu\u2019une journaliste lui demande d\u2019expliquer l\u2019adulation dont il est l\u2019objet, puisque des milliers de gens iront voir son spectacle sans pourtant pouvoir amener leurs chiens avec eux.«Je crois que j\u2019apporte de l\u2019espoir, et les gens aiment l\u2019espoir », a-t-il répondu.Vrai qu\u2019il a quelque chose d\u2019un gourou, Cesar Millan.Il parle sans cesse d\u2019énergie pour expliquer notre rapport aux chiens, qui ressentent et non intellectualisent les choses comme nous le faisons.Selon lui, apprendre à être le chef de meute à la maison peut servir dans tous les autres aspects de notre vie.En privé, lorsque j\u2019ai introduit Franz, mon yorkshire-terrier de 2 ans, je lui ai demandé s\u2019il était parfois fatigué que chacun veuille lui présenter son chien.«Vous savez, tous les gens aiment leur chien, et lorsqu\u2019ils en parlent, ils donnent de l\u2019amour en même temps.Une personne qui, comme moi, comprend et ressent l\u2019énergie, si elle se fatigue de l\u2019amour, je pense que c\u2019est stupide!» Un débrouillard Le parcours de Cesar Millan est une épopée.Né à Culiacán au Mexique, il a grandi dans une humble ferme avant de réussir péniblement à traverser en 1990 la frontière américaine pour se rendre en Californie.Il avait 21 ans, ne connaissait personne, n\u2019avait pas un sou en poche, ne parlait pas anglais, et a dû vivre un mois dans la rue, avant de trouver un emploi comme toiletteur pour chiens.Sa maîtrise étonnante des cabots agressifs l\u2019a fait connaître, entre autres, de Jada Pinkett Smith (femme de Will Smith), qui l\u2019a recommandé à d\u2019autres stars aux prises avec des toutous récalcitrants.La carrière de Cesar Millan était lancée.Il a ouvert son centre de psychologie canine, créé sa fondation, décroché une émission de télé sur National Geographic (The Dog Whisperer, diffusée dans 105 pays), et tous ses livres sont devenus des best-sellers.Vingt ans plus tard, que pense-t-il du chemin parcouru?«Je suis un être très discipliné et j\u2019aime m\u2019entourer par ce que je nomme \"ma super meute\", des personnes qui croient comme moi qu\u2019on peut faire une différence.Je suis fier de la façon dont je me débrouille.Comment j\u2019ai pu gérer les sacrifices, la douleur.Savoir que je vais manger, c\u2019est bien, mais ne pas savoir que je vais manger, et survivre, c\u2019est cool.Il faut surtout savoir se débrouiller dans les creux plus que dans les sommets.C\u2019est dans les creux qu\u2019on apprend à se battre, qu\u2019on découvre à quel point on est fort et brave, et combien on a la foi.Nous devons traverser la douleur pour grandir, c\u2019est de là que vient la sagesse, et je suis vraiment fier, à 41 ans, de n\u2019avoir jamais abandonné mes rêves.» Bref, a-t-il vécu le rêve américain?«S\u2019il existe une chose pareille, je préfère dire que je vis le rêve humain.Il faut se voir comme un visionnaire, un explorateur, il ne faut pas créer de frontières dans notre esprit et notre coeur.» Avec ce parcours du combattant, il doit être très étrange d\u2019atterrir dans la névrose américaine, là où les gens aiment parfois plus les chiens que les êtres humains.Posons carrément la question: sommes-nous fous avec nos toutous ?«C\u2019est plutôt un manque de compréhension, dit-il.On est fou lorsqu\u2019on sait ce qu\u2019on doit faire avec eux et qu\u2019on ne le fait pas ! Quant aux gens qui préfèrent les chiens aux êtres humains, je pense qu\u2019ils fuient quelque chose.Cela me rappelle cette phrase d\u2019un philosophe: \"Plus je connais les hommes, plus j\u2019aime mon chien\".Une personne qui pense cela ne veut pas en savoir plus sur elle-même.Nous sommes des êtres humains, c\u2019est notre espèce, il faut apprendre sur nous.Ces gens fuient quelque chose et ils pensent que le chien va les aider à repousser ce qu\u2019ils fuient.C\u2019est comme l\u2019alcool et la cigarette, c\u2019est une façon de s\u2019abrutir.Les gens qui n\u2019aiment pas les autres pensent que le chien va combler leurs besoins.Mais pourquoi ne pas se sentir complet dans sa propre espèce et utiliser cette complétude dans tout le reste?C\u2019est une belle façon d\u2019être, non?» \u2013 Wouf! Heu.Oui, en effet.Cesar Millan Live, le 4 novembre au Centre Bell à 20h.CESAR MILLAN Cesar, l\u2019homme qui parle aux humains Tous les propriétaires de chiens connaissent Cesar Millan, celui qui réhabilite les canins et éduque leurs maîtres.De passage pour la première fois à Montréal dans le cadre de la promotion de son spectacle Cesar Millan Live qu\u2019il présentera le 4 novembre au Centre Bell, « l\u2019homme qui parle aux chiens » est resté fidèle à lui-même en utilisant notre amour des toutous pour nous donner une leçon d\u2019humanité.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Cesar Millan et Franz, le chien de notre journaliste, fidèle spectateur de L\u2019homme qui parle aux chiens.«Tous les gens aiment leur chien, et lorsqu\u2019ils en parlent, ils donnent de l\u2019amour en même temps.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 1 S E P T E M B RE 20 1 0 Orchestre Baroque direction artistique Claire Guimond 30e saison Abonnez-vous vent de folie 514-355-1825 arionbaroque.com Des performances inoubliables de sa tournée mondiale 2008-2009 12 des plus grandes chansons de Leonard incluant SUZANNE, HALLELUJAH et FAMOUS BLUE RAINCOAT Disponible le 14 Septembre en CD, DVD et Blu-ray DVD et Blu-ray contiennent en boni des entrevues en arrière scène ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION Elle a 27 ans.Lui, plus que le double, soit 63 ans.Elle, c\u2019est Crystal Miller, maman à temps plein.Et lui, c\u2019est Claude Dubois, chanteur archi-connu.Crystal et Claude forment un couple (assez inusité, quand même) depuis quatre ans et, afin de nous faire partager leur quotidien, les deux tourtereaux fi lment présentement une téléréalité sur leur vie matrimoniale en compagnie de leur petite Melody Clea, bientôt 3 ans, ainsi que de William, 8 ans, le fils de Crystal né d\u2019une union précédente.Vous verrez Dubois en réalité, avec un générique d\u2019ouverture rythmé par un remix de Bébé jajou la toune, dès mardi à 19h en syntonisant la chaîne V.«Nous sommes sains d\u2019esprit.Oui, nous sommes un peu excentriques, mais nous ne sommes pas des malades», lance Claude Dubois au début de l\u2019entrevue.«Et on raisonne comme des gens normaux», enchaîne Crystal Miller, tout en veillant sur Melody Clea, qui tourbillonne autour de ses parents, un iPhone à la main.C\u2019est Crystal, fan de Loft Story, Occupation double et Kate plus 8, qui a convaincu Claude Dubois de sauter dans la téléréalité, notamment pour montrer que leur relation était saine, équilibrée et pas du tout bizarre.Avant de rencontrer sa femme de rêve, le populaire auteur-compositeur-interprète n\u2019avait jamais consommé un seul épisode de ce genre télévisuel pourtant hyper répandu.«Ça ne m\u2019intéressait pas beaucoup.Moi, je préfère le cinéma», affirme-t-il encore aujourd\u2019hui.« Je suivais Lof t Story et Claude s\u2019est mis à le regarder avec moi.Il a découvert Sébastien (Tremblay, dit Gargamel), un des participants du loft », se souvient Crystal, une grande brune d\u2019origine guadeloupéenne ayant grandi à Greenfield Park.«J\u2019aimais beaucoup le jeu de Sébastien.Je le trouvais brillant, je trouvais ça intelligent ce qu\u2019il faisait», complète Claude Dubois, toujours vêtu de son uniforme signature, soit un t-shirt noir ajusté qui expose son tatouage, un jean noir et des bottes.noires.Crystal a enfilé une longue robe ajustée à motifs animaliers, qui moule son ventre de femme enceinte de sept mois.Le deuxième bébé de Claude et Crystal \u2013 un petit garçon \u2013 naîtra pratiquement à la fin de la diffusion de la série, vers la fin novembre.Hésitant à plonger, «parce que le sexagénaire est toujours réticent au changement », note-t-il, l\u2019interprète de Comme un million de gens a finalement été séduit par l\u2019idée de laisser entrer des caméras chez lui (mais pas plus de deux jours de tournage par semaine).«J\u2019ai vu dans la téléréalité un outil intéressant.Ce n\u2019est pas du cinéma, ce n\u2019est pas des variétés, c\u2019est un compromis.On est en train d\u2019investir une autre bébelle», analyse Claude Dubois.Tout voir, ou presque ! Dans Dubois en réalité, nous épierons les Dubois-Miller à la pharmacie, chez le dentiste, à l\u2019épicerie, mais principalement dans leur spacieuse demeure du lac Laurel, à Wentworth-Nord, pas très loin de Saint-Sauveur.Un domaine du plusieurs acres en plein bois, où les ours s\u2019invitent à la baignade.«Nous avons une ZEC à la maison», détaille Claude Dubois.Le tandem a droit de regard sur chacune des 14 demiheures que produira la boîte Trio Orange.«Ce ne sera pas à l\u2019eau de rose, vous allez tout voir », insiste toutefois Crystal Miller.«Mais c\u2019est très important d\u2019avoir notre mot à dire.Pas pour que nous ayons l\u2019air d\u2019anges, mais bien pour que ça ne soit pas trop incohérent par rapport à la réalité», poursuit Claude Dubois.En visionnant les épisodes, une sorte de thérapie par l\u2019image, selon eux, les deux redécouvrent leurs défauts en gros plan.Claude Dubois trouve qu\u2019il sacre beaucoup trop, qu\u2019il parle trop fort et qu\u2019il a l\u2019air agressif.Crystal Miller constate qu\u2019elle est «bosseuse avec Claude et les enfants».Et au lieu de les déchirer, cette expérience les «a soudés», dit le chanteur.En 2006, Crystal Miller travaillait comme entraîneuse privée dans un gym, en plus d\u2019étudier en administration à Concordia, quand elle a rencontré Claude Dubois dans un «lieu public» (qu\u2019elle refuse d\u2019identifier).C\u2019est la star de la chanson qui a fait les premiers pas et qui lui a refilé son numéro de téléphone.Plus familière avec le répertoire de Britney Spears (c\u2019est elle qui le spécifie), Crystal affirme ne pas avoir reconnu la vedette du premier coup.Ses amies, oui.«Il n\u2019y avait pas de relation de groupie et ça, c\u2019était important », souligne Claude Dubois.Ils ont fêté leurs quatre ans de vie conjugale en août.Crystal a par la suite abandonné tous ses projets personnels pour se consacrer à son conjoint et leur famille.« J\u2019ai suivi Claude partout où il allait.J\u2019étais collée sur lui comme une sangsue et lui aussi était collé sur moi comme une sangsue», rappelle la jeune femme.Et comment intégreront-ils leurs enfants à la téléréalité?Avec parcimonie, martèle le couple.Pas question que les caméras montent à l\u2019étage, où les gamins peuvent se réfugier dans leurs chambres, à l\u2019abri des kodaks.En même temps, il semble, selon les Dubois-Miller, que la progéniture apprécie cette présence médiatique.«Pour les enfants, les gens de la technique, c\u2019est presque rendu leurs amis», indique Claude Dubois.Bien sûr, le couple est conscient que leur différence d\u2019âge de 36 ans fait jaser, Claude Dubois parle même, à la blague, de leur ménage comme de la Belle et la Bête, version 2010.Ce nouveau duo Dubois télévisuel changera-t-il les perceptions publiques ?Ils le souhaitent.Mais ils n\u2019en ont pas besoin pour vivre.s Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Sorti Dubois, entré dans la téléréalité HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Claude Dubois, Crystal Miller et leur petite Melody Clea.Le petit frère arrivera en novembre.«J\u2019ai vu dans la téléréalité un outil intéressant.Ce n\u2019est pas du cinéma, ce n\u2019est pas des variétés, c\u2019est un compromis.On est en train d\u2019investir une autre bébelle.» \u2014 Claude Dubois llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 1 S E P T E M B R E 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 17 2 1 4 6 , p l a c e Dubli n , P o i n t e - S a i n t -Charl e s , Montr é a l, Québec Renseignements : 514 935-8136 - www.maisonsaint-gabriel.qc.ca On tond les moutons! LE DIMANCHE 12 SEPTEMBRE DE 11 H À 17 H 30 11 h : causerie musicale avec l\u2019Ensemble Claude-Gervaise 12 h : Conférence Auprès de mon arbre, je vivais heureux avec Jean-Claude Vigor De 12 h à 17 h : Voyez artisans et artisanes à l'ouvrage\u2026 avec Baptiste Durand, fondeur de cuillères, France Hervieux, spécialiste de la ceinture fléchée, mais aussi le tondeur de moutons, le tisserand, le creuseur d'auges, le fabricant de perches de cèdre et la conteuse Lucie Bisson.Visites guidées du musée et du jardin 12e festival d\u2019automne 24 septembre au 3 octobre 2010 Consultez la programmation sur notre site web www.orgueetcouleurs.com BILLETTERIE 514.899.0644, poste 202 LA VITRINE www.lavitrine.com Jusqu\u2019à 30% de rabais à l\u2019abonnement operademontreal.com b 514.985.2258 Rigoletto Verdi RobeRto DeveReux donizetti WeRtheR Massenet Salomé strauss la bohème Puccini le ConSul Menotti 2010 2011 ARTS ET SPECTACLES CIRQUE En provenance de France et pour la premiere fois au Quebec, Les Colporteurs, lfunique troupe au monde presentant un spectacle compose uniquement de fildeferistes professionnels, presentera Le fil sous la neige du 14 septembre au 2 octobre a la TOHU, un show ou poesie et prouesses se conjuguent pour montrer que la vie est comme lfequilibre sur un fil, fragile.ERIC CLEMENT Lfan 2000, lfespoir dfun temps nouveau.Une page de la vie dfAntoine Rigot va sfecrire, mais pas de la meme encre qufil souhaitait.Funambule, il vivait un des reves de la vie dfun artiste francais : avec sa compagne et partenaire Agathe Olivier, ils se produisaient avec leur troupe des Colporteurs aux Etats-Unis.Presente 300 fois, leur show Filao fonctionnait a merveille.áFilao tournait depuis 1997, tout allait bien, raconte Antoine Rigot, en entrevue a Montreal.On avait besoin de deconner.Et il y a eu lfaccident.â Lors dfun bain de mer ou il fait le fou dans lfeau, il se cogne durement contre le fond et se rompt partiellement la moelle epiniere au niveau du cou.Cfest le drame.A force de determination, de massotherapie en kinesitherapie, de clinique en centre de readaptation, et grace a sa carrure dfathlete, il parvient tout de meme a regagner quelque mobilite.Mais le funambule ne dansera plus sur son fil.Apres le malheur et le choc pour lui, sa famille et sa troupe est venue la reflexion et le debut dfune vie nouvelle, celle de concevoir, de mettre en scene et de diriger.Le fil nfest plus sous le pied, mais dans la tete.Le spectacle continue.Apres deux creations en Italie en 2002 et 2003 avec Giorgio Barberio Corsetti, Antoine Rigot signe sa premiere mise en scene: Diabolus in Musica.Lfexperience le seduit.Il decide de creer un spectacle de fildeferistes avec pour fil conducteur, celui de sa vie, celui de la vie.Le fil sous la neige est ne.áLe fil a deux, cfest fragile, dit Antoine Rigot.On sent lfautre et le fil qui vibre.Cfest tres symbolique de la fragilite de la relation homme-femme.On sfest dit qufun spectacle avec seulement des fildeferistes rendrait bien notre desir de raconter.â Evidemment tres autobiographique, Le fil sous la neige est une choregraphie ou sept fildeferistes se promenent en permanence sur un fil de 12 mm suspendu a 2 ou 3 m du sol.Pas facile.áTu vis lfeffet de lfequilibre pendant 1h30, dit Agathe Olivier.Ca demande une tension et enormement de concentration, car cfest un travail nerveux et physique.â Comment fait-on pour sauter et retomber sur un fil de 12 mm, sans le perdre de vue?áCe ne sont pas tes yeux, mais tes pieds qui trouvent le fil, repond Antoine Rigot.Cfest une question de repetition.â Les meilleurs au monde Les fildeferistes du spectacle sont les meilleurs au monde, dit Agathe Olivier.Ils ont ete recrutes par audition et apres des stages en France.Il y a deux Finlandaises (Sanja Kosonen et Ulla Tikka), un Franco-Colombien, Julien Posada, uneAmericaine,Molly Saudek, un Suisse, Andreas Muntwyler, et le Francais Florent Blondeau.Et bien sur, Agathe Olivier et meme Antoine Rigot, qui intervient au debut du Fil sous la neige pour camper lfhistoire.áLes gens pensent parfois que jfinterprete un role â, dit Antoine.Il y a aussi trois musiciens qui jouent leurs compositions en direct durant le spectacle: Remi Sciuto, Antonin Leymarie et Boris Boublil.Antoine et Agathe disent avoir soigne la scenographie, le decor et la lumiere.Ne connaissant pas lfedifice de la TOHU, ils esperent que le lieu rendra la meme atmosphere intime qufun chapiteau.áCfest un spectacle emotionnel et les frissons naissent de lfexploit technique, dit Agathe.Il y a meme deux sauts perilleux en meme temps sur deux fils, au seul rythme de la musique.Cfest unique.â Si Antoine regrette de ne pas etre sur le fil avec les autres, il ajoute qufil ásfeclateâ autant dans ce qufil fait.áParfois, je suis pris de nostalgie, mais ce nfest pas plus triste que ca.Je les adore, tous.Je vis tout ca.â Antoine Rigot et Agathe Olivier connaissent bien le Quebec.Ils y ont travaille de 1986 a 1988 avec le Cirque du Soleil, a lfepoque du Club des talons hauts.Ils presentaient un duo de funambules.Amis dfAlice et de Jean-Pierre Ronfard, ils viennent a Montreal apres plus de 200 spectacles du Fil sous la neige acclames en Europe.áOn cessera de le presenter lfan prochain, dit Antoine.Et on partira presenter Sur la route, cree en octobre 2009.â On aura donc peut-etre lfoccasion de les revoir au deuxieme Festival Montreal completement cirque, lfete prochain.Le fil sous la neige, par Les Colporteurs, du 14 septembre au 2 octobre, a la TOHU.s Pour joindre notre journaliste : eric.clement@lapresse.ca LES COLPORTEURS /Le fil sous la neige Quand la vie ne tient qufa un filc PHOTO JEAN NUSSY-SAINT-SAENS, COLLABORATION SPECIALE Le spectacle Le fil sous la neige de la troupe Les Colporteurs ouvrira la saison cirque 2010-2011 a la TOHU cet automne.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E 1 1 S E P T E M B R E A lfaffiche a la MAISON DU FESTIVAL RIO TINTO ALCAN en collaboration avec A Pour toute la programmation, consultez : sallelastral.ca BILLETS: LfASTRAL DE LA MAISON DU FESTIVAL RIO TINTO ALCAN 305, rue Sainte-Catherine Ouest 514 790-1245 .admission.com Vendredi 1er octobre ƒÎ 20h Samedi 2 octobre ƒÎ 20h John Abercrombie avec Mark Feldman, Thomas Morgan et Joey Baron Portico Quartet Un guitariste hors pair Mercredi 6 octobre ƒÎ 20h Jeudi 7 octobre ƒÎ 20h Jean Pierre Zanella Infinito avec James Gelfand, Frederic Alarie et Paul Brochu Guy Belanger Nouvel album ! Nouvel album tres attendue ! Vendredi 8 octobre ƒÎ 20h Samedi 9 octobre ƒÎ 20h Le Trio Joubran Majaz Chris Potter Underground Musique traditionnelle palestinienne Lf art du saxophone ason meilleur lulu hughes et the Montreal all city band The Bad Plus Samedi 11 septembre ƒÎ 20h Samedi 18 septembre ƒÎ 18h30 et 21h30 Le trio de jazz le plus excitant du moment CE SOIR ! Billets en vente alaporte Mercredis blues Mardi 21 septembre ƒÎ 20h Mercredi 22 septembre ƒÎ 20h Chantale GagneQuartet Wisdom Of The Water avec Joe Locke: vibraphone Peter Washington: contrebasse Lewis Nash: batterie Linda áChocolate Thunderâ Rodney Une voix puissante, un blues gospel electrifiant Revelation Radio-Canada 2008-2009 Vendredi 24 septembre ƒÎ 20h Samedi 25 septembre ƒÎ 20h Cyro Baptista Manteca Banquet of the Spirit Le jazz latin ason meilleur Audacieux, original et inoubliable Rafael Zaldivar Trio avec invites La Revelation Radio-Canada musique 2010-2011 Mardi 12 octobre ƒÎ 20h Jeudi 14 octobre ƒÎ 20h GILLESBELANGER Dessin: Zilon.Traitement de lfimage: Yves Archambault.ENTREE LIBRE JUSQUfAU 26 SEPTEMBRE MOINS QUE 3 SEMAINES POUR DECOUVRIR LfEXPOSOTION ZILON Galerie Lounge TD Maison du Festival Rio Tinto Alcan 305, rue Sainte-Catherine ouest, 2e etage 514 288-8882 galerieloungetd.montrealjazzfest.com Heures dfouverture Lundi ferme Mardi .Mercredi 11h30 - 18h* Jeudi .Vendredi 11h30 - 21h Samedi - Dimanche 11h30 - 17h* * La Galerie sera ouverte jusqufa 21h les soirs de concert a LfAstral. ARTS ET SPECTACLES 19 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E 1 1 S E P T E M B R E FESTIVAL DE LA LITTÉRATURE L\u2019amour des livres en plein air Les amoureux de la lecture descendent dans la rue et déversent leur Flot littéraire sur la place Pasteur dans le cadre du 16e Festival international de la littérature, pour convaincre les passants de l\u2019importance de lire leur auteur préféré, celui qui a bouleversé leur vie, de Stefan Zweig à Raymond Carver.MARIE-CLAUDE GIRARD À tour de rôle, les écrivains Jean- François Chassay, José Acquelin, Louise Bombardier, Rodney Saint-Éloi et Tristan Malavoy et autant d\u2019étudiants de l\u2019École supérieure de théâtre de l\u2019UQAM, se livreront à des «exercices d\u2019admiration publics» à midi et 17h du lundi 20 au vendredi 24 septembre, devant le pavillon Athanase- David de l\u2019UQAM.Chaque jour, un écrivain sera jumelé à un étudiant.Leur mandat ?Vendre leur coup de coeur en 10 minutes.Les étudiants en théâtre liront les textes rédigés par des étudiants en littérature de l\u2019UQAM.Leurs auteurs fétiches: le Portugais José Saramago, la Brésilienne Clarice Lispector, les Américains Raymond Carver et Shane Stevens, auteur de thrillers, ainsi que Guy de Maupassant, seul écrivain du XIXe siècle.Jean-François Chassay a choisi de faire aimer Georges Perec.Tristan Malavoy témoignera de son admiration pour Stefan Zweig.Le poète José Acquelin défendra Paul Chamberland.Louise Bombardier parlera de la dramaturge PaulineHarvey tandis que Rodney SaintÉloi rendra hommage à l\u2019écrivain haïtien Frankétienne, qui présentera d\u2019ailleurs au FIL sa pièce Melovivi ou le Piège.La directrice artistique de l\u2019événement, Markita Boies, s\u2019étonne de la variété des textes choisis et de la richesse des textes des étudiants: «Vraiment, ils donnent envie d\u2019aller s\u2019acheter des livres!» On connaît les «combats des livres », comme ceux organisés à la radio de Radio-Canada chaque année.Ici, nulle bataille.Que de l\u2019amour! «Il n\u2019y a pas de concours.Ce n\u2019est pas du tout l\u2019esprit.C\u2019est libre, c\u2019est dehors.Une table, une chaise, un micro et voilà», explique-t-elle.Pour donner le goût de lire, il n\u2019y a rien comme un ami qui nous fait l\u2019éloge d\u2019un livre.Le goût de l\u2019écrit passe encore par l\u2019oralité.Le Flot littéraire prend place dans une installation temporaire baptisée Lieu_dit, résultat d\u2019un projet d\u2019étudiants en design d\u2019événements et qui sera inauguré lundi prochain.Quatre finissants ont aménagé cinq plateformes, chacune portant une phrase totémique: «Je me souviens» (comme dans le livre de Georges Perec), «Je vais», «Je suis», «Je n\u2019ai jamais», «Je me demande pourquoi.» Des crayons et stylos seront à la disposition des passants qui pourront compléter les phrases avec leurs propres mots, directement sur les estrades.L\u2019installation temporaire restera en place jusqu\u2019en avril prochain et permettra d\u2019accueillir divers festivals (Transantlantique, Off festival de jazz, Pop Montréal, Nuit blanche).Après le Flot, pourquoi ne pas prolonger l\u2019expérience littéraire en sirotant un verre dans une ambiance d\u2019improvisation musicale?À quelques pas de là, au Cabaret des Terrasses Saint- Sulpice, se déroulent pour la 19e année Les 5 à souhait, série d\u2019apéros poétiques dirigée par José Acquelin et le musicien Pierre St-Jak.À noter aussi, le désormais traditionnel et très apprécié Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent ouvre le Festival, vendredi prochain.Le 16e Festival international de la littérature, du 17 au 26 septembre ; pour la programmation complète : www.festival-fil.qc.ca llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll CE SOIR 18H30 BROCO SHOW 19H 20 ANS ÉCOLE NATIONALE DE L\u2019HUMOUR 21H DRE GREY 20H LE MOMENT DE VÉRITÉ Radio-Canada.ca/rentree BouleVersant ! concert prestiGe mahler 16 sepTemBre 2010\u2022salle Wilfrid-pelleTier 19h30 Chef Yannick nézeT-séguin\u2022soprano karina gauvin\u2022mezzo-soprano susan plaTTs Choeur de l\u2019orChestre métropolitain\u2022mahler symphonie N°2 résurreCtion orchestremetropolitain.com 514.598.0870 * Tarif aîné section C.Redevance incluse.Taxes et frais de service en sus.Tarif régulier à partir de 42 $.Tarifs étudiants également disponibles.TouT un événemenT pour la 30e saison À partir de seulement 33$* ARTS ET SPECTACLES ILS, ELLES ONT DIT «C\u2019est terrible, toutes ces petites caméras.Après, on voit sa vieille tête sur le web.Ce sont des engins de mort, ces trucs.C\u2019est presque de la pornographie!» Gérard Depardieu lors de sa classe de maître au Festival des films du monde.«L\u2019endroit où l\u2019on me dit le plus souvent non, c\u2019est à TVA.» Julie Snyder expliquant les contraintes du métier de productrice à Sucré salé.«Quoi?Yé 5h à quelque part dans le monde!» Kim, se versant un verre de vin à 11 h, sous le regard désapprobateur de ses ouvriers dans Mauvais karma.\u2014 \u2014 \u2014 EN HAUSSE.EN BAISSE ENTRACTE entracte@lapresse.ca CATHERINE SCHLAGER SÉPARÉS À LA NAISSANCE Le chanteur Damien Robitaille, qui a remporté en juin dernier le prix Félix-Leclerc de la chanson, et l\u2019acteur américain Jason Schwartzman, qui incarne un producteur de disques dans le film Scott Pilgrim vs.the World, présentent une curieuse ressemblance.Tous deux arborent une moustache bien fournie, portent la coupe de cheveux de style sixties et nous interpellent avec leurs yeux moqueurs.Merci à Benoit Deschênes pour la suggestion.Jason Schwartzman Damien Robitaille INCENDIES Incendies, le plus récent film de Denis Villeneuve (Polytechnique, Un 32 août sur Terre), a été chaleureusement accueilli lors de sa projection la semaine dernière à la Mostra de Venise.Le long métrage, sélectionné dans une section parallèle, a reçu une longue ovation des 1000 spectateurs présents.Également projeté au Festival de Telluride, Incendies met en vedette Maxim Gaudette, Mélissa Désormeaux-Poulin et Rémy Girard.Le film prendra l\u2019affiche vendredi prochain.DUMONT V a commis une grosse bourde mardi dernier lors de la présentation de Dumont à 22h30.Préenregistrée à 13 h, l\u2019émission animée par l\u2019ex-politicien Mario Dumont nous offrait les réactions à la suite de la démission de Claude Béchard, alors que celui-ci s\u2019était éteint quelques heures plus tard.Devant l\u2019importance de la nouvelle, pourquoi ne pas avoir tourné une nouvelle émission?Le bandeau qui défilait au bas de l\u2019écran et les plates excuses de V et de Zone3 n\u2019étaient pas suffisants.Mario Dumont PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE Retrouvez les grilles télé d\u2019aujourd\u2019hui et de demain dans le Voilà! inséré dans La Presse d\u2019aujourd\u2019hui.VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé complet sur CYBERPRESSE.CA/TELE sur cyberpresse.ca HORAIRES Consultez tous les jours tous vos horaires cinéma et critiques de téléromans sur www.cyberpresse.ca/tele Votre guide télé PHOTO FOURNIE PAR ÉVASION Une nouvelle épreuve du circuit ProTour, Le Grand Prix cycliste de Montréal, dimanche 12 h, Évasion SPORTS PHOTO FOURNIE PAR TÉLÉ-QUÉBEC Il y a longtemps que je t\u2019aime, drame psychologique de Philippe Claudel avec Kristin Scott Thomas, samedi 22h30, TQc CINÉMA PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Les enfants de la télé, une nouvelle série animée par Véronique Cloutier et Antoine Bertrand, mercredi 20h, Radio-Canada SÉRIE PHOTO FOURNIE PAR ARTV Spéciale C\u2019est juste de la TV \u2013 Nominations Gémeaux 2010, lundi 20h, ARTV ARTS SEMAINE DU 11 SEPTEMBRE 2010 superecran.com Sherlock HolmesV.F.ROBERT DOWNEY Jr.en HD Samedi11septembre21h MOTS CROISÉS DES ARTS SOLUTION de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1704 HORIZONTALEMENT 1 Pièce de Catherine-Anne Toupin présentée au Théâtre Jean-Duceppe jusqu\u2019au 10 octobre \u2013Monnaie du Laos.2 Prénom de l\u2019interprète de Sophie dans Trauma \u2013Mélodie instrumentale.3 Nymphe qui était censée conseiller en secret le roi Numa \u2013 Se trouve (à).4 Vin alcoolisé \u2013 Agent secret.5 Mélange de fumées et de brouillard\u2013Marque une gradation.6 Expression du refus \u2013 Traînaille \u2013 Amorphe.7 Il est l\u2019animateur de L\u2019épicerie.8 Bagatelle \u2013 Chaumes qui restent sur place après la moisson.9 Article arabe \u2013 Caprice \u2013 Article.10 Rôle d\u2019Alexandre Goyette dans La promesse \u2013 Dans le titre d\u2019un film réalisé par Emir Kusturica.11 Se débarrassa de \u2013 Prince troyen \u2013 Bertolt Brecht en est l\u2019auteur (La résistible ascension d\u2019Arturo .).12 Patrie du créateur du personnage de Bob Morane \u2013 Il permet d\u2019extraire le jus du raisin.VERTICALEMENT 1 Réalisateur de Piranha 3D.2 Passage d\u2019une oeuvre littéraire \u2013 Fleur parfumée.3 (Se) précipiter en masse (sur) \u2013 Direction \u2013 Ville de Belgique.4 Vas çà et là \u2013 Prénom de l\u2019auteure du Journal d\u2019Aurélie Laflamme.5 Catastrophes naturelles \u2013 Préposition.6 Rhumb \u2013 Céréales \u2013 Initiales de l\u2019auteur de Cyrano de Bergerac.7 Initiales de la soprano Choquette \u2013 Rayé superficiellement.8 Chevilles \u2013 Inspiratrices d\u2019artistes.9 Certains hommes le redoutent \u2013 Qui n\u2019est pas protégé \u2013 Ferrures.10 En vedette à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts ce samedi.11 Deux \u2013 Rivière d\u2019Éthiopie \u2013 Problème.12 Film de John Luessenhop mettant en vedette Matt Dillon (Les .) \u2013 Devant Elton John.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 D O U G L A S C O L E 2 R U M E U R S E D I T 3 O R A L I S E R O S E 4 L A R E E O R N E S 5 E G S A N G U I N 6 T A G R A R E M E N T 7 N I C O L E E L E E 8 S T O M V O U L U S 9 T E R E L I E R V S 10 I L O T E S A H A I 11 N I C O L A S O U I E 12 G E N O N E S E N R www.nicolehannequart.com 1703 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 20 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 1 S E P T E M B RE 20 1 0 CÉLÉBRITÉS.PAULINECOMEAUET JULES LABELLE 16 SEPTEMBRE 1950 Félicitations pour vos 60 belles années demariage et d\u2019amour! On vous aime! De Lise et Claude, Christiane et Robert, Pierre et Marie-Josée et de vos petits-enfants Geneviève et Jean-Michel.FéLICITATIONS À GUY VAILLANCOURT POUR SES 70 ANS! Longue vie, santé et voyages.De Claudette, Chantal et Francis.FéLICITATIONS DOCTEUR JEAN-LUC PAPINEAU-HOULE Nous tenons à souligner ta détermination et ta persévérance dans tes études et tes recherches archéologiques pour l\u2019obtentionde ton doctorat en philosophie à l\u2019Université de Pittsburgh, PA, USA.Nous sommes tous fiers de toi.Ta mère, Monique et toute la famille.LE 9 SEPTEMBRE 1950 FéLICITATIONS LOUISE ET MAURICE ST-VINCENT pour votre 60e anniversaire demariage.Vos 4 enfants: Francine, Pierre, Nicole et Claire, vos petitsenfants, famille et amis se réunissent pour vous féliciter en cette heureuse occasion.Vous aVez un éVénement à célébrer ?tous les samedis dans La Presse FéLICITATIONS À LOUISETTE ET GUY LAPOINTE POUR LeURS NOCeS D\u2019OR.(10 SePTeMbRe 1960) MAXIME CHARBONNEAU Félicitations à toi Maxime pour ton diplôme du HeCMontréal Maîtrise en Économie.Après tant d\u2019efforts, de persévérance et de travail, tu as réussi haut la main l\u2019obtentionde tamaîtrise en Économie.Le succès que tu as remporté t\u2019aidera à faire face aux nouveaux défis qui se présenteront au cours de ta carrière.Nous sommes très fiers de toi.Jocelyne, Gilles,Marie-Ève et toute ta famille.GéRARD (GERRY) LAVOIE 90 ANS, BONNE FÊTE! Tes enfants Michel (Nicole), Jocelyn, Simon (à gauche sur photo), Caroline (Luc), tes petits-enfants, Marie-Ève (fille de Michel), Laurent (fils de Caroline).P.S.90 ans de vie + 53 ans de mariage avec une belhumeur, c\u2019est du sport! Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca ARTS ET SPECTACLES DANSE STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE En cemoment, Estelle Clareton est peutêtre davantage connue du grand public pour son rôle de Marie-Christine, la femme de Malik, dans la série Les hauts et les bas de Sophie Paquin qu\u2019elle ne l\u2019est pour sa carrière de chorégraphe.Clareton, qui présente S\u2019envoler, sa nouvelle création pour 12 danseurs, ne s\u2019en formalise pas trop.«Le fait que mon nomcircule va peut-être amener des gens à mon spectacle, les rendre curieux de ce que je fais d\u2019autre dans la vie», lance Clareton, assise sur la terrasse arrière de sa maison, dans la Petite Italie.Car même si la danse demeure le premier amour de cette chorégraphe, formée au Conservatoire national de danse d\u2019Avignon et ancienne interprète pour la compagnie O Vertigo, Clareton travaille aussi dans le milieu du théâtre \u2013 elle a signé sa première mise en scène, au Théâtre de Quat\u2019Sous en 2005 et collaborera, en mars, à Ronfard nu devant son miroir, à l\u2019Espace libre.De plus, elle agit, depuis 2006, comme conseillère artistique à l\u2019École nationale de cirque, où elle aide les élèves à perfectionner le numéro qui deviendra leur carte de visite professionnelle.«Le cirque, c\u2019est mon gagne-pain», avoue celle qui s\u2019est prise de passion pour les acrobates, les jongleurs et les clowns.Clareton affirme d\u2019ailleurs que c\u2019est au contact du cirque que ses créations de danse ont retrouvé la part de ludisme qui les distinguait à ses débuts, après la période plus sombre qui a vu naître la série intitulée Furies, dont fait partie S\u2019envoler.«Dans les quatre premiers volets des Furies, j\u2019ai plongé dans une exploration des monstres de la mythologie grecque et du côté obscur de la vie, après entre autres ma visite des camps de concentration en Europe.Pour S\u2019envoler, j\u2019en ai conservé l\u2019ardeur, mais je commence à revenir vers la lumière.à cause de lui aussi », murmure, émue, la jeune maman en désignant l\u2019adorable bambin qui dessine à ses côtés.S\u2019envoler a donc été créé dans la joie, un luxe, selon Clareton, qui trouve lemilieu de la danse parfois aride et sévère.«Je me suis payé un cast de rêve!» ajoute-telle, en parlant entre autres de Sylvain Lafortune, de Mathilde Monnard, des jeunes diplômées de LADMMI, MarieÉve LaFontaine et Esther Rousseau- Morin, de l\u2019acrobate Raphael Cruz ou de la comédienne Noémie Godin-Vigneau.Ce groupe, elle a voulu le voir tissé serré, très serré.«Je voulais faire une vraie pièce de groupe, pas une suite de solos ou de duos épars.Dès qu\u2019on a mis les pieds en studio, j\u2019ai demandé aux interprètes de se placer en tas, toujours de plus en plus collés, au point d\u2019entraver le mouvement», explique Clareton, qui s\u2019inspire aussi pour S\u2019envoler de l\u2019organisation sociale des oiseaux, notamment de leurs migrations.«Les corps sont mus par plein d\u2019impulsions contradictoires.C\u2019est comme si des vents soufflaient à travers les corps.» Clareton a-t-elle réussi à concilier sa vie en France et au Québec?«Créer cette pièce m\u2019a aidée à y voir clair.Mes racines sont là-bas, en France, mais j\u2019en ai aussi ici ; c\u2019est au Québec que j\u2019ai vécu ma vingtaine et que je suis née comme artiste.Alors, il faut que j\u2019accepte que mon identité soit entre les deux, en mouvement.ce qui va bien avec mon métier, non?» S\u2019envoler de la chorégraphe Estelle Clareton, à l\u2019Agora de la danse du 15 au 25 septembre.ESTELLE CLARETON Des hauts et des bas En créant S\u2019envoler, présenté en ouverture de la 20e saison de l\u2019Agora de la danse, la chorégraphe Estelle Clareton a voulu donner une suite lumineuse à sa sombre série des Furies, commencée en 2005.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Pour la chorégraphie de S\u2019envoler, Estelle Clareton (devant) s\u2019est entourée d\u2019un groupe «tissé serré, très serré ».«Je voulais faire une vraie pièce de groupe, pas une suite de solos ou de duos épars.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 1 S E P T E M B R E 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 21 ARTS ET SPECTACLES LECTURES CHANTAL GUY SIGNET Il fut un temps où la modernité était le Grand Satan.La ville, Babylone.Le changement, un leurre.La liberté, un danger.Les signataires de Refus global annonçaient dans leur manifeste la fin de la peur multiforme.Car il fut un temps où les écrivains se battaient contre la résistance au progrès, à l\u2019évolution des moeurs, aux révolutions.On ne compte plus le nombre de documentaires opposant l \u2019a rt iste visionna i re aux bouseux effrayés par la nouveauté.Il n\u2019y avait pas pire insulte que se faire traiter de réactionnaire.Aujourd\u2019hui , c \u2019est tout le contraire.Le progrès, la liberté, le changement, sont précisément les bêtes noires des écrivains et des essayistes.On sait bien que nos rêves ont été récupérés et que trop de gens s\u2019ajustent et s\u2019accordent à des rêves qui ne sont pas les leurs, mais ceux qu\u2019on leur impose.Ce mélange de dégoût et de tendresse qui nous prend lorsqu\u2019on voit ces jeunes dans les concours de la téléréalité vibrer pour ce qu\u2019on sait être une totale illusion, sinon de la merde.Maintenant que la liberté, le changement et la modernité sont devenus des arguments de vente, que la pub nous scande «sois toi-même» pour acheter des rasoirs, qu\u2019être une femme libre consiste à jouir de son Tampax, que tous les voyages initiatiques sont organisés, nous avons perdu pas mal le sens de ces mots.Les mots, qui sont le matériau des écrivains.Ils sont les premiers à comprendre à quel point les mots ont été pervertis.Ils travaillent avec un vocabulaire avarié, et ils le savent \u2013 du moins, les bons écrivains le savent, ceux qui travaillent dans la peur constante du cliché.Si un bon usage des mots peut changer le monde, comment on se débrouille lorsque les mots sont contaminés?La manie du name-dropping de marques ou de célébrités dans les romans, du pionnier Perec (Les choses et ce fameux fauteuil Chesterfield) à Bret Easton Ellis (Suites impériales, la suite de Moins que zéro, va paraître bientôt en français) en passant par Chuck Palahniuk (Fight club), ou Houellebecq (accusé de plagier Wikipédia dans son dernier roman), n\u2019est pas innocente ou seulement une volonté de refléter la société, mais une façon de mettre le langage commun truffé par la pub et les buzzwords au même niveau que les autres mots, eux-mêmes souvent détournés de leur sens.Dolce&Gabanna, Dior ou American Apparel résonnent autant sinon plus (et probablement plus) chez le lecteur d\u2019aujourd\u2019hui que Dante, Michel-Ange ou Proust.Ce faisant, ces écrivains fixent-ils dans la littérature ce qui de nature devrait être éphémère ou condamnent-ils leurs oeuvres à perdre leur signifiance rapidement ?Je me pose souvent la quest ion.Qu i , da ns 30 ans seulement, comprendra les références très actuelles de ces romans, alors que nous pouvons facilement saisir ce dont il est question dans les oeuvres de Shakespeare ou Molière, à plusieurs siècles de distance ?Tous les écrivains ont parlé de leur époque, dans leurs mots.Jusqu\u2019à tout récemment, ils s\u2019inscrivaient dans des traditions littéraires bien ancrées, qui semblaient immuables.Mais aujourd\u2019hui, la tradition, c\u2019est la nouveauté.On ne veut plus d\u2019héritiers puisque tout le monde doit agir comme un pionnier, sur une terre pourtant largement labourée.Qu\u2019on ne s\u2019étonne pas de lire autant de cynisme et d\u2019ironie dans la littérature contemporaine.Depuis que le progrès et la nouveauté sont devenus la norme, qu\u2019en leur nom on se déshumanise, les écrivains, ces anormaux, se méfient des mots qui nous mentent et utilisent les mots glamour qui nous éblouissent pour mieux nous faire comprendre leurs ténèbres.s Pour joindre notre journaliste : cguy@lapresse.ca Les écrivains, ces réactionnaires Qui, dans 30 ans seulement, comprendra les références très actuelles de ces romans, alors que nous pouvons facilement saisir ce dont il est question dans les oeuvres de Shakespeare ou Molière, à plusieurs siècles de distance ?CHANTAL GUY Nicolas Langelier est l\u2019image même du gars cool, hipster jusqu\u2019au bout des ongles.Chroniqueur des tendances à La Presse ou à la radio de Radio-Canada, fondateur du magazine branché P45, vêtu à la dernière mode, on l\u2019a vu de toutes les fêtes où il fallait être, de tous les shows qu\u2019il fallait voir.Mais un jour, ça ne va plus.Il n\u2019a pas envie d\u2019être à ce lancement, ce spectacle, ce party, et il ne sait pas pourquoi il craint de ne pas y être.Ce qu\u2019il nomme comiquement dans son livre le symptôme FOMO: Fear of Missing Out : la peur de manquer quelque chose.D\u2019une certaine façon, Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles découle un peu du FOMO, canalisé cette fois en une peur plus profonde: celle de passer carrément à côté de sa vie à force de dispersion.Un déclic qui s\u2019est produit à la mort de son père, il y a quatre ans.«Ça a vraiment été un tournant dans ma vie, note-t-il.Ça m\u2019a confronté, c\u2019est con à dire, à cette idée que oui, un jour, je vais mourir.Et je me suis demandé si les choses que je faisais dans ma vie étaient signifiantes.À la plupart des questions de ce genre que je me suis posées, j\u2019ai répondu non.» Dur constat, alors que tout semble lui réussir.«La modernité a beaucoup inculqué la nécessité de vivre au maximum, d\u2019exploiter tous nos talent, notre potentiel, de mener une exi stence extraordinaire, mais la mort te ramène à une fin, ça te confronte à tes limites, et tu te rends compte que c\u2019est impossible d\u2019avoir exploité au maximum ta vie, dit-il.Dans la mesure où la mort, c\u2019est la culmination de la vieillesse, et la vieillesse a été évacuée de nos valeurs.On est dans une société où il faut être jeune le plus longtemps possible, ce qui est valorisé, c\u2019est la nouveauté, la fraîcheur, autant pour la culture que pour les individus.Alors la mort en tant que culmination de la vieillesse, c\u2019est le bout du bout!».Nicolas Langelier aurait pu écrire un autre livre sur la crise de la trentaine, sur le deuil et la peine d\u2019amour, mais, hyper-conscient du style, si on peut dire, il a transformé ses réflexions en un livre tout à fait original, qui calque les manuels de croissance personnelle, phénomène auquel il s\u2019intéresse.D\u2019ailleurs, il voulait au départ intituler son livre Grandir, mais ça sonnait trop «psycho- pop».On y trouve des questionnaires, des jeux, des exercices, le tout entrecoupé d\u2019un témoignage écrit non au « je», mais au «vous ».«Je voulais démontrer notre incapacité à être vraiment authentique dans nos sentiments en employant un mécanisme un peu froid et artificiel, dit-il.J\u2019avais une certaine crainte d\u2019écrire ce qu\u2019on a beaucoup vu depuis 20 ans, ces livres de jeunes trentenaires désabusés de la société qui ne savent pas trop où il s\u2019en vont.Je n\u2019avais pas non plus envie de faire un roman avec des grosses ficelles, des dialogues dans lesquels on plaque du contenu sociologique.J\u2019y suis allé à visage découvert, selon mes intérêts.» Qu\u2019est-ce que l\u2019hypermodernité ?Nicolas Langelier conteste le concept de postmodernité, car cela voudrait dire qu\u2019on en serait sorti, de cette modernité.Il lui préfère le terme d\u2019«hypermodernité », «parce qu\u2019on assiste plus à une accélération, une amplification de ce qui a caractérisé la modernité, croit-il.La mobilité des gens et des capitaux, l\u2019individualisme, la technologie.Nous sommes dans les excès, l\u2019hyperindividualisme, l\u2019hyperconsommation, l\u2019hypermédiatisation, etc.C\u2019est ce ras-le-bol que je voulais écrire.« J\u2019aimerais être plus en paix avec mon époque, la trouver formidable.Mais quand je me regarde, quand je regarde les autres autour de moi, ça me fait peur, j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on est en train de passer à côté de quelque chose.Juste de dire cela, je me trouve réactionnaire, mais est-ce qu\u2019on peut se poser des questions?Est-ce que Facebook, Twitter, la mode, être cool, est-ce que ça me fait du bien, est-ce que cela m\u2019apporte vraiment quelque chose dans ma vie?» C\u2019est pourquoi le fondateur de P45 songe à lancer un autre magazine, tout à fait différent.«Quelque chose qui sera plus dans la longueur et la profondeur, je pense qu\u2019il y a de la place pour ça.Ça m\u2019inquiète de voir que nous sommes rendus des lecteurs superficiels, qui avons de la difficulté à entrer dans des textes.» D\u2019ailleurs, pour écrire son livre, Nicolas Langelier s\u2019est enfermé dans un ermitage, où il n\u2019y avait pas d\u2019électricité.Il rechargeait son ordinateur la nuit sur une génératrice ! «J\u2019étais incapable d\u2019écrire en ville, confesse-t-il.En fait, depuis deux ans, je réfléchis sur la notion de distraction.Tu ne peux pas réf léchir comme du monde quand tu es écartelé entre plein de choses.Notre esprit est constamment divisé, nous n\u2019avons plus d\u2019espace mental.J\u2019ai l\u2019impression de donner des leçons quand je dis ça, mais je suis la première victime de ça.Je crois que notre génération va pouvoir faire des oeuvres significatives si elle est capable de se donner cet espace mental.Je connais tellement de gens géniaux qui consacrent leur temps à des choses qui disparaissent à jamais.» Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles Nicolas Langelier Boréal, 222 pages, 24,95$ En librairie le 14 septembre NICOLAS LANGELIER Le blues du hipster Quand la modernité ne tient plus ses promesses, qu\u2019on découvre qu\u2019on a passé son temps à sacrifier les choses les plus importantes aux choses les plus futiles, il ne reste plus qu\u2019à sauver le reste de notre vie.Ce que Nicolas Langelier propose de faire en 25 étapes pas si faciles que cela, dans un roman-essai qui n\u2019offre pas de réponses, mais qui pose beaucoup de questions.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Nicolas Langelier ne veut pas donner de leçon, mais constate que sa génération a tendance à s\u2019éparpiller.«Je suis la première victime de ça.» «J\u2019aimerais être plus en paix avec mon époque, la trouver formidable.Mais quand je me regarde, quand je regarde les autres autour de moi, ça me fait peur, j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on est en train de passer à côté de quelque chose.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 22 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 1 1 S E P T E M B RE 20 1 0 "]
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