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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
W. Portfolio
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2010-09-13, Collections de BAnQ.

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[" 21e CONGRÈS PORTFOLIO MONDIAL DE L\u2019ÉNERGIE LE VISAGE DE L\u2019ÉNERGIE DANS 25 ANS 12 PERSONNALITÉS SE PRONONCENT PAGE 10 L\u2019ÉNERGIE DE L\u2019AVENIR DES CHERCHEURS IMAGINENT L\u2019IMPENSABLE PAGES 4, 6 ET 7 DEMAIN, L\u2019ÉNERGIE CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE Amener l\u2019énerg ie au monde.C\u2019est le défi que se donnent les représentants de l\u2019industrie, les dirigeants et les scientifiques réunis au Congrès mondial de l\u2019énergie Montréal 2010, jusqu\u2019à jeudi.Consommer cette énergie sans épuiser toutes les ressources de la planète et changer le climat de façon irrémédiable, c\u2019est le défi de l\u2019humanité entière.Au cours des prochaines décennies, l\u2019énergie connaîtra une révolution sur tous les plans.Notre façon de la produire, de la transporter et de la consommer évoluera dans tous les secteurs.L\u2019économie mondiale amorcera lentement sa transition ver s une consomma t ion moins dépendante des énergies fossiles, et de nouvelles technologies que l\u2019on aurait cru impossibles émergeront.Des projets énergét iques dignes de la science-fiction verront le jour.L\u2019impensable deviendra possible.Pour répondre à ses besoins grandissants en énergie, l\u2019humanité devra faire preuve d\u2019imagination.L\u2019énergie de demain se déclinera sous de multiples visages: nouveaux carburants, éoliennes flottantes, piles à combustible, hydroliennes, bâtiments et réseaux électriques « intelligents », voitures électriques, centrales solaires thermiques, séquestration du carbone, éclairages de haute performance, géothermie, la liste pourrait s\u2019allonger sur plusieurs pages.Mais le pari, pour toutes ces nouvelles technologies, sera d\u2019atteindre le seuil de rentabilité nécessaire afin de pénétrer les marchés assez rapidement pour gagner cette course contre la montre engagée dans la lutte contre le réchauffement.Sans oublier qu\u2019en parallèle, la population mondiale augmente, une grande partie de l\u2019humanité sort de la pauvreté, et les besoins en énergie croissent de façon exponentielle.Pendant que les innovations permettant de gagner la course climatique émergent de l\u2019intelligence de nos chercheurs, sur le front des énergies fossiles, une autre course est engagée : trouver du pétrole et du gaz en cherchant toujours plus loin, toujours plus profondément.Avec des moyens techniques de plus en plus sophistiqués, mais qui, on l\u2019a vu dans le golfe du Mexique, ne suffisent pas à mettre l\u2019environnement à l\u2019abri de l\u2019erreur humaine, toujours possible.Que ce soit avec le débat actuel du Québec sur les gaz de schiste, la question récurrente des sables bitumineux ou la catastrophe écologique provoquée par l\u2019explositon de la plateforme Deepwater Horizon, l\u2019énergie a fait parler d\u2019elle plus que jamais au cours des derniers mois.Et ce n\u2019est pas terminé.Après le Congrès mondial de l\u2019énergie de cette semaine, prochain rendezvous international : le COP16, la Conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques au Mexique, en décembre, qui ramènera certainement la question énergétique sur le tapis.Qu\u2019on se le dise: énergie, économie et environnement sont désormais indissociables dans les débats qui concernent l\u2019avenir et la survie de l\u2019humanité.Pour répondre à ses besoins grandissants en énergie, l\u2019humanité devra faire preuve d\u2019imagination.ILLUSTRATION PHILIPPE TARDIF, LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 13 SEPTEMBRE 2010 L\u2019exposition du 21e congrès mondiaL de L\u2019énergie Une opportunité unique pour les professionnels oeuvrant dans l\u2019industrie de l\u2019énergie de se familiariser avec les plus récentes percées technologiques touchant tous les secteurs de l\u2019énergie, et d\u2019échanger avec les plus grands joueurs mondiaux dans le domaine.Commanditaires hôtes Exposition gérée et vendue par >>> Tous les détails au wecmontreal2010.ca/fr Au PAlAis des congrès de MontréAl Mardi 14 septembre 10h à 17h30 Mercredi 15 septembre 10h à 17h30 Jeudi 16 septembre 9h30 à 15h30 30 30 30 Ouverture demain Le premier grand rassemblement international multi-énergie après leG8/G20 et tout juste avant COP16.Nos partenaires CME 21e Congrès mondial de l\u2019énergie 12 au 16 septembre 2010 PHOTO LE SOLEIL, PHOTOMONTAGE LA PRESSE CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE RichardDrouin travaille dans le domaine de l\u2019énergie depuis 1985 et il est reconnu pour sa grande expertise.Il a été, entre autres, président du conseil et chef de la direction d\u2019Hydro-Québec de 1988 à 1995.Il est aujourd\u2019hui président du NorthAmerican Electric Reliability Council, organisme chargé de surveiller et de réglementer la fiabilité des réseaux électriques d\u2019Amérique du Nord.M.Drouin est également avocat chez McCarty Tétrault et administrateur de plusieurs société dont Gesca, propriétaire de La Presse.RICHARDDROUIN, PRÉSIDENTDUCONSEIL, CONGRÈSMONDIAL DE L\u2019ÉNERGIEMONTRÉAL 2010 DES ENJEUX PLANÉTAIRES QPour vous, que représente le Congrès mondial de l\u2019énergie?R Quand on regarde l\u2019importance des gens qui vont participer, avec près de 300 conférenciers de haut niveau et de 56 pays, 70 ministres de l\u2019Énergie et des délégués de presque 115 pays, et quand on tient compte de l\u2019ensemble des enjeux discutés, il faut admettre que peu d\u2019événements peuvent prétendre à une telle notoriété, qui est importante pour Montréal et pour le Canada.En plus de la notoriété du Congrès, c\u2019est le seul qui regroupe tous les types d\u2019énergie, que ce soit le gaz, le pétrole, l\u2019hydroélectricité, le nucléaire et les énergies renouvelables, avec des intervenants de tous ces milieux.J\u2019ai eu l\u2019occasion de participer au premier Congrès mondial de l\u2019énergie, qui a eu lieu en 1989, ici même à Montréal, et j\u2019ai pu constater l\u2019intérêt et l\u2019attention que cela suscitait dans le monde entier.Q Quelles sont vos attentes envers le CME 2010?R Il y a des enjeux planétaires sur le plan énergétique.Comme vous le savez, un tiers de la population mondiale ne bénéficie pas de l\u2019énergie.De plus, nous faisons également face à une consommation qui va pratiquement doubler d\u2019ici 2050.Il faut étudier toutes les pistes de solutions.Ces questions doivent se poser dans un cadre qui regroupe l\u2019ensemble des énergies, et non par secteurs isolés.Toutes ces questions amènent à former des relations entre les congressistes et à échanger entre eux sur tout ce qui se passe de nouveau sur la planète, que ce soit dans les pays de l\u2019OCDE, du BRIC ou du G8.Les gens de toutes ces organisations ont besoin d\u2019échanger sur les enjeux énergétiques, et c\u2019est l\u2019occasion.Le Congrès se tient presque immédiatement après les sommets du G8 et du G20, et moins d\u2019un an après le COP15 (NDLR: la 15e Conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques) qui se tenait en décembre dernier à Copenhague.Il est clair que ces trois événements amènent de nouvelles discussions dans un congrès comme celui-ci, qui vont préparer le terrain pour le sommet du COP16 qui aura lieu à Cancun en décembre.Q Depuis l\u2019époque où vous avez été PDG d\u2019Hydro- Québec, le secteur de l\u2019énergie a beaucoup évolué et le monde a pris conscience de problèmes environnementaux comme le réchauffement climatique.Estce que votre vision du monde de l\u2019énergie a changé depuis cette époque, et quels ont été les changements les plus significatifs, à votre avis ?R Les événements récents (NDLR: dans le golfe du Mexique) ont soulevé la question de la sécurité des installations énergétiques.Il faut absolument que nous ayons une réflexion là-dessus, et elle est déjà commencée.De plus, quand on regarde la façon dont évolue la consommation énergétique dans le monde, cela amène une réflexion tout à fait nouvelle.Aujourd\u2019hui, les énergies fossiles fournissent environ 80% de la consommation.Il faut que cela change et évolue vers d\u2019autres sources.Quand j\u2019étais à Hydro-Québec, les éoliennes, c\u2019était un rêve que personne n\u2019envisageait voir se concrétiser aussi rapidement.Un autre aspect qui a changé, c\u2019est que l\u2019efficacité énergétique nous préoccupe davantage.Quand on sait que 50 à 60% de la consommation énergétique est perdue, c\u2019est clair que cela pose des défis tout à fait nouveaux dans le contexte actuel pour ceux qui travaillent dans le secteur de l\u2019énergie.Q Quels seront, à votre avis, les prochains grands changements que connaîtra le monde de l\u2019énergie, et à quoi ressemblera- t-il dans 25 ans ?R Les plus grands changements se feront du côté des nouvelles technologies, celles qui vont amener une production et un transport de l\u2019énergie plus efficace.Par exemple, du côté de la production, on met au point le photovoltaïque, les capteurs solaires.À mon avis, dans les 25 prochaines années, de nouvelles technologies vont venir progressivement prendre la place des énergies traditionnelles comme le pétrole et le gaz.Q Comment le Québec peutil mieux se préparer à faire face aux enjeux énergétiques et environnementaux qui nous attendent ?R Je pense que le Québec est un cas particulier parce que nous sommes déjà dans un mode de consommation d\u2019énergie propre.Il donne aussi un bon exemple aux États voisins sur la consommation parce que nous avons un programme d\u2019efficacité énergétique assez agressif.Je pense que c\u2019est du côté des nouvelles technologies et de l\u2019efficacité énergétique que le Québec peut jouer un rôle important dans l\u2019avenir.Q En ce moment, au Québec, un nouveau débat sur l\u2019énergie s\u2019amorce avec les projets d\u2019exploitation des gaz de schiste.Que pensez-vous de ce débat et comment devrionsnous, comme société, composer avec ces questions ?R Sans me lancer dans un débat politique à ce sujet, je pense que le gouvernement a annoncé certaines mesures qui permettraient de faire participer le BAPE à des études, et j\u2019ai confiance que nous allons trouver un équilibre.Nous avons eu dans le passé des débats sur le nucléaire et sur l\u2019hydroélectricité, et nous avons su trouver des solutions.C\u2019est une ressource importante qui soulève des questions importantes, mais j\u2019ai confiance que le Québec va trouver des solutions qui puissent être acceptables du point de vue environnemental et économique, et en sortir gagnant.CONGRÈSMONDIAL DE L\u2019ÉNERGIE MONTRÉAL 2010 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 L A P R E S S E M O N T R É A L LU N D I 1 3 S E P T E M B RE 20 1 0 1 Qu\u2019est-ce que le Congrès mondial de l\u2019énergie?C\u2019est un congrès qui a lieu tous les trois ans dans une ville différente depuis 1989.C\u2019est un point de rencontre pour tous les leaders en énergie de la planète.Il s\u2019agit du rendez-vous mondial le plus important organisé par le Conseil mondial de l\u2019énergie.Les précédents ont eu lieu à Rome en 2007, à Sydney en 2004 et à Buenos Aires en 2001.Le Congrès Montréal 2010 est le 21e.LE CONGRÈS MONDIAL EN 10 QUESTIONS 2 Qu\u2019est-ce que le Conseil mondial de l\u2019énergie?C\u2019est l\u2019organisation multi-énergie la plus importante du monde.Elle touche à tous les types d\u2019énergie : charbon, pétrole, gaz, nucléaire, hydroélectricité et énergies renouvelables.Sa mission est de promouvoir l\u2019approvisionnement et l\u2019utilisation durable de l\u2019énergie pour le plus grand bénéfice de tous.Elle dispose de comités membres dans près de 100 pays, et est accréditée par les Nations unies, avec statut consultatif officiel.Son siège social est situé à Londres.3 Quels sont les objectifs du Congrès?Permettre aux représentants des pays, politiciens, industriels, scientifiques et représentants d\u2019organisations non gouvernementales de discuter des grands enjeux et défis énergétiques planétaires actuels et futurs.4Quels sont les enjeux traités?Les quatre enjeux principaux sont: l\u2019accessibilité (répondre à la demande en énergie), la disponibilité (quel serait le système énergétique le plus adéquat pour assurer une stabilité à long terme), l\u2019acceptabilité (des solutions énergétiques pour une planète vivante) et la responsabilité (gouvernance, réglementation et financement).5 Qui sera présent?Il y a 3500 dirigeants issus de tous les secteurs de l\u2019énergie, 300 exposants et 270 conférenciers.Sont présents les producteurs, distributeurs et fournisseurs d\u2019énergie, les ministères de l\u2019Énergie et de l\u2019Environnement, les associations nationales de l\u2019énergie, les fabricants et producteurs de carburant, les décideurs en matière d\u2019énergie et de politiques énergétiques, les agences gouvernementales, les établissements de recherche et d\u2019enseignement, les utilisateurs d\u2019énergie et les organismes à vocation environnementale.7 Le public peut-il assister aux conférences?Seules les personnes inscrites en tant que participants au Congrès peuvent assister aux conférences.Par contre, un volet public ouvert à tous est présenté gratuitement au complexe Desjardins du 13 au 16 septembre.Des conférences et groupes de discussion auront lieu de 11h30 à 13h30.Les sujets abordés pendant ces quatre jours sont : les nouvelles technologies et sources d\u2019énergie ; la gouvernance et l\u2019énergie, une question de confiance ; les enjeux du développement durable dans le secteur de l\u2019énergie, et la rentabilité des énergies vertes.8 Quelles autres rencontres se déroulent en parallèle?Une vingtaine de rassemblements ont lieu en parallèle au Congrès, entre autres : la réunion annuelle des ministres de l\u2019Énergie et des Mines du Canada, le Séminaire de la Banque mondiale sur le financement des projets énergétiques, une réunion d\u2019experts en énergie des océans arctiques, le Forum Énergie Canada-Russie sur l\u2019innovation, et une assemblée extraordinaire de l\u2019Association de l\u2019aluminium du Canada.9 Pourquoi ce 21e Congrès mondial de l\u2019énergie est-il très important?D\u2019ici à 2050, la demande mondiale en énergie aura doublé.En même temps, le tiers de la population mondiale ne peut compter sur un approvisionnement fiable en énergie.Par ailleurs, le secteur de l\u2019énergie fait face à d\u2019importants défis en matière d\u2019environnement, d\u2019enjeux sociaux et politiques, et d\u2019acceptabilité.Alors que 86% de l\u2019énergie mondiale provient de l\u2019exploitation des combustibles fossiles, il devient urgent de réduire les concentrations de CO2 dans l\u2019atmosphère.10Quelles sont les retombées économiques du Congrès pourMontréal?À ce stade, on estime que les retombées seront d\u2019environ 30 millions, mais des chiffres officiels seront connus après le Congrès.6 Les représentants des pays doivent-ils négocier des accords et voter des résolutions comme c\u2019est le cas pendant les conférences internationales des Nations unies?Les participants présentent plutôt une déclaration commune, la déclaration du CME Montréal 2010, un énoncé officiel qui présentera les conclusions du Congrès et qui déterminera le plan d\u2019action du Conseil mondial de l\u2019énergie pour les trois prochaines années, jusqu\u2019au CME de Daegu, en Corée du Sud, en 2013.3 ILLUSTRATIONS PHILIPPE TARDIF, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L LU N D I 1 3 S E P T E M B RE 20 1 0 DE L\u2019ÉNERGIE PROPRE POUR MOINS DE GAZ À EFFET DE SERRE C\u2019est en produisant une énergie propre et renouvelable qu\u2019Hydro-Québec s\u2019illustre comme un joueur majeur dans la lutte contre les changements climatiques.Nos aménagements hydroélectriques émettent une quantité négligeable de gaz à effet de serre, produisant 40 fois moins de CO2 que les centrales au gaz naturel et 100 fois moins que les centrales au charbon.En tant que plus grand producteur d\u2019énergie propre et renouvelable en Amérique du Nord, Hydro-Québec est fière d\u2019être l\u2019hôte du Congrès mondial de l\u2019énergie 2010.hydroquebec.com CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE Devant les défis sans précédent auxquels est confrontée l\u2019humanité, les chercheurs imaginent l\u2019impensable.Voici des initiatives audacieuses, dignes de scénarios de science-fiction, qui pourraient changer le paysage énergétique au cours des prochaines décennies.Tout comme Desertec, le projet Transgreen fait partie du «Plan solaire méditerranéen», une initiative de la Commission européenne qui vise à mettre en place une puissance installée de 20 GW en énergie renouvelable d\u2019ici 2020.Pour acheminer environ le quart de l\u2019électricité produite dans les pays de la rive sud de la Méditerranée vers le Nord, on projette de construire un gigantesque réseau sousmarin.Ce projet aiderait l\u2019Union européenne à atteindre ses objectifs de 20% d\u2019énergie renouvelable d\u2019ici 2020.Un consortium formé de 13 sociétés comprenant les géants Siemens et Alstom, et mené par EDF, souhaite réaliser ce réseau colossal né avant tout d\u2019une volonté politique française.Le projet a été lancé officiellement en juillet dernier, mais les investisseurs se font tirer l\u2019oreille pour avancer les 8 milliards d\u2019euros nécessaires à la concrétisation des cinq ou six lignes sous-marines de plus de 1000 km.Dans un premier temps, Transgreen sera chargé de réaliser les études de faisabilité.Des complications d\u2019ordre politique et réglementaire risquent également de ralentir les ardeurs du consortium, puisqu\u2019il s\u2019agit de trouver un terrain d\u2019entente entre tous les pays qui entourent la Méditerranée, et dont certains sont instables politiquement.TRANSGREEN Un réseau électrique sous la mer Des réseaux intelligents ÉLECTRICITÉ PENSER L\u2019IMPENSABLE ÉNERGIE SOLAIRE DESERTEC Mégaprojet dans le désert Transformer l\u2019énergie solaire de la fournaise saharienne en électricité durable, tel est le projet titanesque auquel veut s\u2019attaquer un consortium composé d\u2019une quinzaine de grandes sociétés énergétiques et de la Fondation Desertec, une initiative du Club de Rome.Les pourparlers vont bon train pour lancer ce qui deviendrait le plus grand projet d\u2019énergie solaire jamais conçu, au coût de 400 milliards d\u2019euros sur 40 ans.L\u2019objectif: fournir de l\u2019électricité aux pays de l\u2019Afrique du Nord, du Moyen-Orient, ainsi que 15% de la consommation en électricité européenne, d\u2019ici 2050, pour un total de 470 000 MW.Cette production se ferait principalement en construisant un grand nombre de centrales solaires thermiques à concentration, réparties dans les régions déser tiques des pays du Maghreb.Ces centrales ont l\u2019avantage de pouvoir produire de l\u2019énergie jour et nuit, contrairement aux panneaux photovoltaïques.Les rayons du soleil, concentrés à l\u2019aide de miroirs, créent de la chaleur qui est accumulée dans des réservoirs de sel pour que la centrale continue de fonctionner durant la nuit.Cette chaleur est utilisée pour chauffer l\u2019eau et générer la vapeur qui entraîne les turbines produisant l\u2019électricité.Cette technologie existe depuis plusieurs années, et elle est utilisée notamment en Californie depuis 1985.«En six heures, les déserts reçoivent plus d\u2019énergie du soleil que ce que l\u2019humanité consomme en une année entière », soutient Gerhard Knies, physicien et coordonnateur du TREC, la Trans-Mediterranean Renewable Energy Cooperation, un réseau d\u2019experts en énergie qui mène le projet.Mais cet te entreprise ne va pas sans soulever des difficultés, à commencer par son financement, et bon nombre d\u2019obstacles techniques.Le consortium annoncera en 2012 sa décision d\u2019aller de l\u2019avant ou non avec ce projet pharaonique.Prendre des déchets pour alimenter les autos?Non, ce n\u2019est pas tout à fait la scène finale du film Back to the Future.L\u2019usine de la firme Enerkem, dont la construction a commencé le 31 août dernier à Edmonton, transformera les déchets de la ville en biocarburant de nouvelle génération pour alimenter des véhicules à partir de la fin de l\u2019an prochain.Cette usine de 80 millions sera, selon Enerkem, la première usine du monde à faire la production commerciale de carburants de transport à partir de matières résiduelles domestiques.Elle produira 36 millions de litres par an, suffisamment de biocarburant pour alimenter 400000 voitures fonctionnant avec un mélange d\u2019essence contenant 5% d\u2019éthanol.La Ville d\u2019Edmonton et Enerkem Alberta Biofuels, filiale de la québécoise Enerkem, ont signé une entente de 25 ans pour convertir 100 000 tonnes de déchets solides municipaux triés ne pouvant être ni recyclés ni compostés.Avec ce projet, Edmonton deviendra l\u2019une des plus grandes villes de l\u2019Amérique du Nord à détourner 90% de ses déchets des terrains d\u2019enfouissement d\u2019ici 2013, selon le maire d\u2019Edmonton, Stephen Mandel.En remplaçant une partie du pétrole actuellement utilisé dans les voitures et en évitant des émissions de méthane générées par la décomposition des déchets, ce projet, qui porte le nom de «Waste-to-Biofuel», permettra de réduire les émissions de CO2 de l\u2019Alberta de 6 millions de tonnes en 25 ans.Cela équivaut à retirer 42 000 voitures par an de la circulation.De la poubelle à la voiture BIOCARBURANTS Alimenter les avions avec des algues peut sembler une idée complètement farfelue.C\u2019est pourtant le pari des scientifiques, qui conçoivent actuellement la troisième génération de biocarburants faits de microalgues cultivées.Actuellement, des groupes de recherche de différents pays tentent de mettre au point ce carburant vert qui pourrait être utilisé, entre autres, pour l\u2019aviation.Cette industrie, qui cherche à réduire son empreinte écologique, espère pouvoir utiliser des biocarburants de façon régulière d\u2019ici cinq ans.L\u2019an dernier, un Boeing 737-800 de la compagnie Continental a fait avec succès un vol de 90 minutes pour tester un biocarburant fait à 50% de microalgues.Au Canada, des chercheurs de l\u2019Université Ryerson, en Ontario, testent ces nouveaux biocarburants pour savoir s\u2019ils répondent aux normes en matière de sécurité, à la demande de Pratt&Whitney Canada.Ils étudient, notamment, les effets que ces carburants pourraient avoir sur les pièces des appareils, comme une corrosion éventuelle.Les microalgues photosyntéthiques qui seront utilisées dans la troisième génération de biocarburants ont l\u2019avantage de se développer très rapidement.Elles peuvent être cultivées dans des étangs, des bassins d\u2019eau douce ou salée, ou des enceintes fermées laissant passer la lumière.Leur rendement par hectare est très élevé.Ainsi, selon le département de l\u2019Énergie américain, pour remplacer tout le pétrole utilisé aux États-Unis par du biocarburant composé d\u2019algues, il faudrait employer moins du septième des terres arables qui servent actuellement à la production du maïs.Il ne faut donc pas s\u2019étonner d\u2019apprendre que même les multinationales pétrolières s\u2019y intéressent.L\u2019an dernier, la société Exxon Mobil a annoncé qu\u2019elle allait investir 600 millions pour mener des tests à grande échelle et étudier la viabilité commerciale des biocarburants à base d\u2019algues.BIOCARBURANTS DE TROISIÈME GÉNÉRATION Des algues dans le ciel Le «Smart Grid» est un réseau de transport et de distribution d\u2019électricité qui intègre les technologies de l\u2019information.Il vise à permettre de mieux gérer la consommation d\u2019électricité et à rendre les réseaux plus fiables.Il est actuellement implanté dans plusieurs États et provinces en Amérique du Nord.L\u2019an dernier, le président Obama a d\u2019ailleurs annoncé qu\u2019une enveloppe de 3,4milliards serait consacrée à la modernisation du réseau électrique américain pour accélérer la mise au point de technologies avancées destinées à favoriser les économies d\u2019électricité.Le projet inclut des compteurs d\u2019électricité intelligents, capables d\u2019informer les consommateurs en temps réels à propos de leur utilisation de l\u2019électricité, ce qui leur permet de s\u2019ajuster et de diminuer leur consommation lors des périodes de pointe.Le gouvernement de l\u2019Ontario s\u2019est également engagé à équiper tous les domiciles de tels compteurs d\u2019ici la fin de l\u2019année.On pourrait aussi se servir des réseaux intelligents pour faire la lecture des compteurs à distance, concevoir des systèmes de tarifs différenciés dans le temps, détecter les fraudes ou faire l\u2019analyse des profils de consommation, entre autres.Au Québec, Hydro-Québec étudie actuellement des technologies dites intelligentes en menant des projets pilotes variés.Ces réseaux intelligents permettront, dans un avenir plutôt rapproché, de réaliser des économies d\u2019énergie appréciables, ainsi que de réduire les coûts d\u2019exploitation des producteurs d\u2019électricité.CONGRÈSMONDIAL DE L\u2019ÉNERGIE MONTRÉAL 2010 ILLUSTRATIONS PHILIPPE TARDIF, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 13 SE P T E M B R E 2 0 1 0 L\u2019énergie et rio tinto ALcAn: un ALLiAge soLide rio tinto Alcan est alimenté par de l\u2019énergie renouvelable.nous produisons suffisamment d\u2019électricité propre et renouvelable pour subvenir à plus de la moitié de nos besoins.\u2022 95% de notre approvisionnement électrique est auto-généré ou obtenu par des contrats d\u2019approvisionnement à long terme.\u2022 67% de l\u2019énergie propre et renouvelable que nous consommons vient de nos centrales hydroélectriques.\u2022 76% de l\u2019énergie que nous consommons provient de sources renouvelables ou non émettrices \u2013 c\u2019est 36 % de plus que la moyenne de l\u2019industrie.du point de vue de l\u2019énergie, aucun autre producteur mondial d\u2019aluminium ne peut en dire autant.99%expertise 1% aluminium Construire des immeubles «intelligents » qui interprètent leur environnement et réagissent aux fluctuations de température en s\u2019ajustant pour maximiser les économies d\u2019énergie, grâce à des systèmes technologiques avancés, est maintenant possible.C\u2019est le cas de l\u2019édifice de Manitoba Hydro, situé à Winnipeg et dont la construction s\u2019est terminée en 2008.Le bâtiment de 22 étages et de 65 000 pieds carrés, situé dans une province où les fluctuations climatiques sont considérées comme extrêmes, a été conçu pour générer des économies d\u2019énergie de l\u2019ordre de 65%, un objectif considéré comme très ambitieux pour un immeuble de cette taille.Cet exploit est rendu possible en orientant le bâtiment vers le sud, en utilisant au maximum les énergies solaire, éolienne et géothermique, et grâce à un système de gestion informatisé qui permet à l\u2019édifice de s\u2019ajuster aux changements de température.Un «mur-rideau », une nouvelle technologie, a été employé.Il s\u2019agit d\u2019un double vitrage espacé d\u2019environ un mètre où l\u2019air est pré-conditionné avant d\u2019aller dans le système de ventilation de l\u2019immeuble.On y trouve aussi une cheminée solaire de 115 mètres et un système hydrique mécanique qui humidifie ou déshumidifie l\u2019air à son entrée dans l\u2019édifice, tout en ayant l\u2019apparence de minces murs d\u2019eau décoratifs.De plus, les fenêtres peuvent être ouvertes par les employés qui le désirent, contrairement à la vaste majorité des immeubles à bureaux, puisque la ventilation se fait de façon naturelle, 24 heures par jour et 365 jours par année.Il a remporté le National Green Buildings Award pour le meilleur immeuble à bureaux éconergétique et durable en Amérique du Nord.EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE Des édifices qui «pensent» ÉLECTRICITÉ Un robot capable d\u2019inspecter les lignes de transport d\u2019énergie à haute tension sur de longues distances : c\u2019est l\u2019innovation mise au point par les chercheurs de l\u2019Institut de recherche d\u2019Hydro-Québec (IREQ).Ils ont travaillé conjointement avec ceux de la British Columbia Transmission Corporation (BCTC) pour concevoir la technologie LineScout.L\u2019objectif: améliorer la fiabilité et la sécurité du réseau, ainsi que le processus d\u2019inspection.En effet, certaines des lignes, qui ont été construites il y a plus de 30 ans, représentent des défis inusités pour l\u2019inspection.Le LineScout a notamment été mis à l\u2019essai sur les lignes se trouvant au-dessus de l\u2019eau.Le robot télécommandé utilise des caméras pour déceler les irrégularités sur la ligne qu\u2019il inspecte.Il comporte un système de navigation intelligent pour contourner les obstacles, comme les balises.Normalement, l\u2019entretien traditionnel des lignes de transport nécessite la mise hors tension de celles-ci.Mais le robot, lui, peut réparer les lignes pendant qu\u2019elles sont sous tension.Cela permet d\u2019économiser les ressources, de réduire les risques liés à la sécurité ainsi que les temps d\u2019arrêt.En juin dernier, l\u2019Edison Electric Institute (EEI) a décerné le prix Edison 2010 à Hydro-Québec et à la BCTC pour cette réalisation.Ce prix, décerné chaque année, en est à sa 83e présentation, et il constitue la plus haute distinction du secteur des services publics d\u2019électricité.Un robot inspecteur à Hydro-Québec ÉNERGIEOSMOTIQUE Quand l\u2019eau salée et l\u2019eau douce se rencontrent, une importante quantité d\u2019énergie est dégagée.C\u2019est ce qui arrive quand une rivière se jette dans la mer.Les chercheurs ont trouvé le moyen d\u2019exploiter ce phénomène en plaçant une membrane semi-perméable entre les deux.La migration par osmose de l\u2019eau douce en direction de l\u2019eau de mer génère une surpression qui peut faire tourner une turbine produisant de l\u2019électricité.La première centrale d\u2019énergie osmotique du monde a été inaugurée l\u2019an dernier près d\u2019Oslo, en Norvège.Elle est exploitée par Statkraft, une société productrice d\u2019énergie renouvelable qui a étudié cette nouvelle forme d\u2019énergie pendant plus de 10 ans.Cette centrale expérimentale, d\u2019une capacité limitée, aura pour fonction d\u2019étudier et de tester l\u2019énergie osmotique dans le but de construire une véritable centrale osmotique industrielle d\u2019ici cinq ans.En principe, une centrale osmotique devrait être située à un endroit où l\u2019eau douce et l\u2019eau salée se rencontrent.Ce type d\u2019énergie pourrait avoir un potentiel intéressant au Québec aux embouchures des grandes rivières de la Côte-Nord, de la baie James et au sud de la baie d\u2019Hudson, selon Hydro-Québec.De plus, selon Statkraft, l\u2019énergie osmotique ne génère aucune émission polluante ou sonore.Le potentiel mondial estimé serait d\u2019environ 1600 TWh par an, l\u2019équivalent de la moitié de la production totale de l\u2019Union européenne.Hydro-Québec poursuit des échanges avec Statkraft pour déterminer de quelle manière l\u2019 Institut de recherche d\u2019Hydro-Québec pourrait contribuer à accélérer la mise au point de l\u2019énergie osmotique.Une rencontre énergisante CONGRÈSMONDIAL DE L\u2019ÉNERGIE MONTRÉAL 2010 PENSER L\u2019IMPENSABLE ILLUSTRATIONS PHILIPPE TARDIF, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 L A P R E S S E M O N T R É A L LU N D I 1 3 S E P T E M B RE 20 1 0 énergie innovation engagement Apprenez-en plus sur les performances de Suncor et sur ses projets en matière de développementénergétique responsable en Amérique du Nord.www.suncor.com/durable Nous voyons les possibilités.En tant qu\u2019opérateur des procédés à Suncor Énergie, Dean Cleaver sait que le développement responsable est la clé qui a permis à Suncor de devenir une société d\u2019énergie durable.Il est l\u2019un des 12 000 employés et plus de Suncor résolus à ce que cela se concrétise.Parce que nous voyons les possibilités, nous avons été les pionniers de la mise en valeur des sables pétrolifères canadiens.Et notre vision est la même pour les autres ressources énergétiques partout au pays et dans le monde.Nous faisons preuve de la même énergie, du même esprit d\u2019innovation et du même engagement afin que nos activités produisent le maximum d\u2019avantages collectifs et économiques et le minimum d\u2019impacts environnementaux.Voyez vous-même les possibilités \u2013 jetez un coup d\u2019oeil à notre dossier.53% de réduction du volume d\u2019émissions de GES des sables pétrolifères exploitables par rapport à 1990 27% de réduction du 1,2 soutirage des eaux de surface aux installations de sables pétrolifères depuis 2004 en investissements effectifs et prévus dans des technologies de gestion de résidus milliard de $ ÉNERGIE RENOUVELABLE PENSER L\u2019IMPENSABLE CONGRÈSMONDIAL DE L\u2019ÉNERGIE MONTRÉAL 2010 Le Québec a la chance de posséder un grand fleuve et beaucoup de rivières.L\u2019eau qui s\u2019écoule à haut débit fournit un potentiel énergétique important que l\u2019on peut exploiter grâce à une nouvelle technologie: l\u2019hydrolienne moderne en milieu fluvial, ou turbine de récupération de l\u2019énergie cinétique.Cet été, la firme québécoise RSW, qui a mis au point cette turbine, a annoncé qu\u2019elle procéderait bientôt à la mise à l\u2019eau d\u2019un prototype dans le fleuve Saint-Laurent, près de la Cité du Havre.Cette nouvelle façon de produire l\u2019électricité ne nécessite ni barrage ni travaux de génie civil en milieu marin, et elle est sans danger pour les poissons, selon Imad Hamad, vice-président de RSW.Cette nouvelle technologie ne doit pas être confondue avec l\u2019énergie marémotrice, explique M.Hamad.«Il existe deux types d\u2019écoulement des eaux, dit-il.La marée est bidirectionnelle et cyclique.Mais les écoulements fluviaux, qui sont unidirectionnels et continus, sont beaucoup plus intéressants pour produire de l\u2019énergie parce que la puissance y est multipliée, et ils sont plus prévisibles.» L\u2019écoulement libre de la rivière passe au travers de l\u2019hydrolienne et fait tourner les pales, lesquelles, à leur tour, actionnent l\u2019alternateur, ce qui produit de l\u2019électricité.Cette électricité est envoyée aux berges par un câble sous-marin adéquat.Au Canada, RSW évalue que le potentiel d\u2019électricité produite par les hydroliennes serait de 30 000 MW, en utilisant la machine avec ses caractéristiques actuelles.L\u2019hydrolienne moderne entre en scène ILLUSTRATION PHILIPPE TARDIF, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 3 S E P T E M B R E 2 0 1 0 7 IBM, le logo IBM, ibm.com, Planète plus intelligente et le dessin de la planète sont des marques déposées ou des marques de commerce d\u2019International Business Machines Corporation, enregistrées dans un grand nombre de juridictions dans le monde et utilisées sous licence par IBM Canada Ltée.Tous les autres noms de produit ou de service peuvent être des marques de commerce d\u2019IBM ou d\u2019autres entreprises.Une liste à jour des marques de commerce IBM est disponible sur le Web à l\u2019adresse www.ibm.com/legal/copytrade.shtml.© IBM Corporation, 2010.© IBM Canada Ltée, 2010.Tous droits réservés Pendant la majeure partie du siècle dernier, nos réseaux électriques représentaient une merveille d\u2019ingénierie des temps modernes et un symbole mondial du progrès.L\u2019énergie abondante à bas prix qu\u2019ils procuraient avait changé la façon dont fonctionnait le monde \u2014 alimentant les maisons, les rues, les entreprises, les villes et les villages.Mais les réseaux électriques d\u2019aujourd\u2019hui témoignent d\u2019une époque où l\u2019énergie était bon marché, où leur impact sur l\u2019environnement n\u2019était pas une préoccupation majeure et où les consommateurs ne faisaient même pas partie de l\u2019équation.Dans ce temps-là, le système énergétique pouvait être centralisé, géré de près et alimenté par un nombre relativement restreint de grandes centrales.Il avait été conçu pour distribuer l\u2019énergie unilatéralement, et non pour gérer un réseau dynamique d\u2019alimentation énergétique fondé sur l\u2019offre et la demande.À cause des lacunes du système, les réseaux mondiaux sont devenus aujourd\u2019hui une source de gaspillage.Avec peu ou pas d\u2019intelligence pour équilibrer les charges ou contrôler les flux d\u2019énergie, ils perdent assez d\u2019électricité annuellement pour alimenter le Canada, l\u2019Allemagne et l\u2019Inde pendant une année complète.Des milliards de dollars sont gaspillés chaque jour à produire de l\u2019énergie qui n\u2019atteint jamais une seule ampoule.Si le réseau canadien à lui seul était plus efficace de 5 %, cela reviendrait à éliminer de façon permanente la consommation d\u2019essence et les émissions de gaz à effet de serre de plus de 4 millions de voitures.Heureusement, notre énergie peut devenir plus intelligente.Et elle peut être gérée comme un système mondial complexe.Nous pouvons maintenant tout équiper d\u2019instruments, depuis le compteur dans notre maison jusqu\u2019aux turbines dans les usines en passant par le réseau lui-même.En fait, un système énergétique intelligent ressemble bien plus à Internet qu\u2019à un réseau traditionnel.Il peut être connecté à des milliers de sources énergétiques, y compris des énergies vertes comme les énergies solaire et éolienne.Tous ces instruments génèrent de nouvelles données, qui peuvent être analysées en profondeur pour en tirer des connaissances qui permettront une meilleure prise de décision en temps réel.Par des particuliers et des entreprises pour consommer différemment.Par des entreprises de services publics pour mieux gérer les charges.Par des gouvernements et des sociétés pour mieux protéger l\u2019environnement.Le système au complet peut devenir plus efficace, plus fiable, plus adaptable \u2014 bref, plus intelligent.Les projets de réseaux intelligents aident déjà les consommateurs à économiser 10%de leurs factures et à réduire les demandes de pointe de 15 %.Imaginez le potentiel d\u2019économies lorsqu\u2019on étend ces projets de réseaux aux entreprises, aux agences gouvernementales et aux universités.Les scientifiques et experts sectoriels d\u2019IBM travaillent sur ce type de solutions énergétiques intelligentes dans le monde entier.Nous travaillons avec des entreprises de services publics pour accélérer l\u2019adoption de réseaux intelligents afin d\u2019accroître leur fiabilité et de fournir aux clients de meilleures informations sur leur utilisation.Nous avons travaillé sur 6 projets parmi les 10 projets les plus avancés en Amérique du Nord en matière de gestion des compteurs.Nous examinons aussi la possibilité de développer un système de stockage distribué à partir de millions de futurs véhicules électriques, afin de retourner le surplus d\u2019énergie au système.Nos réseaux électriques peuvent redevenir un symbole de progrès si nous intégrons au système plus d\u2019intelligence.Et nous pouvons le faire.Bâtissons une planète plus intelligente.Joignez-vous à nous et venez en apprendre davantage à ibm.com/pensons/ca.De l\u2019énergie plus intelligente pour une planète plus intelligente . CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE Q Quelles sont vos attentes envers le Congrès mondial de l\u2019énergie?R J\u2019espère que les participants reconnaîtront l\u2019urgence de la situation actuelle en ce qui a trait au réchauffement climatique, et l\u2019importance d\u2019amorcer rapidement une transition pour restructurer l\u2019économie mondiale héritée du siècle dernier et basée sur la production d\u2019énergie fossile vers une nouvelle économie basée davantage sur les énergies renouvelables.Q Pourquoi cette restructuration est-elle importante ?R Les événements extrêmes que nous avons connus récemment sur le plan climatique, tant la vague de chaleur en Russie que les inondations au Pakistan, sont conformes à ce que les modèles climatiques ont prédit.Ces événements, même s \u2019i ls sont circonscrits géographiquement, ont des conséquences globales.Qui aurait pensé que nous aurions un jour une vague de chaleur à Moscou, où la température moyenne en juillet a atteint 7ºC au-dessus de la normale?Nous avons eu de la chance que cette canicule ne soit pas survenue à Chicago.La Russie produit, durant une bonne année, environ 100 millions de tonnes de céréales.On en a perdu près de 40 millions de tonnes.Mais si Chicago avait connuune vague de chaleur équivalente, nous aurions perdu une importante partie de la production de céréales du Midwest, surtout en maïs.Et la perte de près de 200millions de tonnes sur une production totale de 400 millions aurait eu des conséquences graves sur les marchés.Les pays exportateurs auraient dû limiter leurs exportations, tandis que les pays importateurs chercheraient désespérément à acheter des céréales.Q Beaucoup de citoyens se demandent s\u2019il n\u2019est pas déjà trop tard pour changer le cours des choses.Est-il réaliste de penser que nous pourrons réussir cette transition énergétique assez rapidement pour éviter le réchauffement?R Le réchauffement est déjà commencé et nous en subissons les conséquences.La question est plutôt de savoir si nous réussirons à le limiter suffisamment pour sauver la calotte glaciaire du Groenland, car si elle fondait en entier, le niveau de la mer pourrait monter de 7 mètres, ce qui serait catastrophique.Même une augmentation de seulement1mètre aurait de graves impacts.Mais la bonne nouvelle, c\u2019est que cette transition énergétique s\u2019est accélérée de façon spectaculaire depuis quelques années, avec des projets d\u2019énergie renouvelable d\u2019une envergure colossale, comme on le constate en Chine et en Afrique du Nord.Un autre indicateur montrant que nous sommes dans la bonne direction est l\u2019intérêt actuel que les grands groupes d\u2019investisseurs et les banques d\u2019affaires portent aux enjeux de la transition énergétique.Ils veulent investir intelligemment.Ils ne sont pas intéressés, par exemple, à se retrouver dans une situation où ils prêtent de l\u2019argent pour la construction de centrales au charbon si le monde décide de supprimer progressivement ces centrales.De fait, il est devenu difficile aujourd\u2019hui d\u2019emprunter de l\u2019argent pour construire une centrale au charbon dans certaines parties du monde.C\u2019est le cas aux États-Unis.La tendance s\u2019inverse: on ferme des centrales pour les remplacer par du gaz naturel, des programmes d\u2019efficacité énergétique, de l\u2019éolien ou du nucléaire.Récemment, le Tennessee a annoncé qu\u2019il fermerait neuf cent rales.On constate que partout dans le monde, des décideurs politiques ont enfin pris conscience de la gravité de la situation et agissent.Même si la rencontre de Copenhague en décembre 2009 a clairement été un échec, indépendamment de cela, sur le plan local, des juridictions et de grands joueurs corporatifs et financiers prennent le virage des énergies renouvelables.Q Quels changements faudraitil apporter aux politiques actuelles pour faciliter la transition vers les énergies sobres en carbone?R Sur le plan des politiques, l\u2019initiative la plus importante que nous devons adopter est de restructurer progressivement le système fiscal de manière à ce que le marché reflète les coûts réels de l\u2019utilisation de l\u2019énergie.Quand on brûle une tonne de charbon ou un litre d\u2019essence, on paie ce qu\u2019il a fallu pour les extraire, les raffiner et les transporter, mais on ne paie pas les coûts associés aux changements climatiques ou les dommages à la santé qui découlent de leur utilisation.Si on diminuait l\u2019impôt sur le revenu et qu\u2019on compensait cette baisse par une augmentation des taxes sur le carbone, cela aurait une influence sur les décisions relatives à l\u2019énergie en reflétant davantage le coût réel des choix qui sont faits dans la façon de produire et de consommer celle-ci.Lester R.Brown Président de l\u2019Earth Policy Institute Sauver la civilisation.rien de moins ! Un plan pour sauver la civilisation, et rien de moins! C\u2019est ce que l\u2019économiste et environnementaliste Lester R.Brown, conférencier vedette du Congrès mondial de l\u2019énergie, propose au monde.Considéré comme un grand penseur de notre temps, il est l\u2019auteur d\u2019une cinquantaine d\u2019ouvrages.Il a fondé, en 2001, l\u2019Earth Policy Institute avec un objectif: concevoir une vision et un plan pour créer une économie mondiale viable pour la planète.La Presse s\u2019est entretenue avec lui.PHOTO FOURNIE PAR L\u2019EARTH POLICY INSTITUTE Lester R.Brown est un conférencier vedette duCongrès mondial de l\u2019énergie.CONGRÈSMONDIAL DE L\u2019ÉNERGIE MONTRÉAL 2010 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 L A P R E S S E M O N T R É A L LU N D I 1 3 S E P T E M B RE 20 1 0 nous explorons des questions et des solutions à l\u2019échelle mondiale montréal\u2022ottawa\u2022toronto\u2022hamilton\u2022régiondewaterloo\u2022calgary\u2022vancouver\u2022moscou\u2022londres\u2022gowlings.com Ayant collaboré avec des clients sur les six continents, le groupe Énergie de Gowlings allie expertise dans tous les secteurs de l\u2019industrie et perspective internationale.En tant que cabinet canadien de portée mondiale, nous sommes fiers de participer à ce forum des chefs de file et innovateurs de l\u2019industrie de l\u2019énergie issus de partout dans le monde.\u2022 + de 700 professionnels du droit répartis dans 9 bureaux à l\u2019échelle mondiale \u2022 + de 25 avocats du droit de l\u2019énergie bénéficiant d\u2019une reconnaissance internationale \u2022 80 milliards de dollars de transactions dans l\u2019ensemble du cabinet au cours des 2 dernières années Passez nous voir au kiosque 1723.Pour des solutions intégrées et novatrices en énergie + Production d\u2019énergie + transPort d\u2019énergie + distribution d\u2019énergie + télécommunications et sécurité + géotechnique et matériaux + efficacité énergétique + environnement dessau.com IngénIerIe + constructIon CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE Tandis que le charbon demeure sa principale source d\u2019énergie, la Chine entreprend des chantiers gigantesques pour répondre à ses besoins démesurés en énergie, présents et futurs.Les projets abondent, tant du côté du nucléaire, des barrages hydroélectriques que de l\u2019éolien et du solaire.Ces projets d\u2019une ampleur sansprécédentamèneront-ils la Chine à devenir une puissance des énergies renouvelables?«Depuis 1949, la consommation énergétique de la Chine double à tous les 20 ans, dit Claude Comtois, professeur titulaire au département de géographie de l\u2019Université de Montréal.En poursuivant sa croissance, son objectif est maintenant d\u2019assurer sa sécurité énergétique en ayant le plus vaste portefeuille possible grâce à des sources d\u2019approvisionnement diversifiées.Cette diversification se fait aussi à l\u2019intérieur même de son territoire.» On assistera donc au cours des prochaines années à la mise en chantier, déjà entamée, de vastes projets énergétiques comme de nouveaux barrages hydroélectriques et la construction de parcs de production d\u2019énergie solaire et éolienne aux dimensions colossales.«Présentement, la Chine construit des barrages hydroélectriques en région éloignée qui sont équivalents à quatre fois La Grande 2, dit Christian Roy, associé, Innovation et Stratégie chez Secor.Pour acheminer cette électricité sur de longues distances vers les grands centres, ils construisent un nouveau réseau de lignes de transport à haute tension de 1000 kV, ce qui en fera les nouveaux leaders mondiaux du transport d\u2019électricité à très haute tension.Cela va placer la Chine dans une situation où elle pourra mettre au point plus intensivement les autres énergies comme l\u2019éolien et le solaire.» Ce projet comprendra, entre autres, sept mégacomplexes éoliens dont chacun générera de 10 000 à 30 000 MW, pour un total de 120 000 MW, selon l\u2019Earth Policy Institute.«C\u2019est comme s\u2019ils construisaient une nouvelle centrale au charbon par semaine pour les prochains 18 mois», dit Lester R.Brown, président de l\u2019Earth Policy Institute.Volonté politique Selon Zhan Su, professeur de stratégie et de management international à l\u2019Université Laval, la Chine manifeste une volonté claire de promouvoir les nouvelles énergies et d\u2019investir dans les technologies connexes.« Le plan de développement des énergies nouvelles en Chine, qui vient d\u2019être achevé et que le Conseil d\u2019État approuvera bientôt, est très ambitieux.Pour la prochaine décennie, le gouvernement souhaite investir plus de 700 milliards pour les mettre en valeur.» Il est important de comprendre que dans un système totalitaire comme la Chine, le rôle du gouvernement dans la progression d\u2019une industrie est d\u2019une importance cruciale, et lorsqu\u2019un virage est décidé, il est possible de le faire plus rapidement qu\u2019ailleurs, explique le professeur Su.«L\u2019État joue à la fois le rôle de programmeur, de producteur, de protecteur et de promoteur des formes d\u2019énergie qu\u2019il choisit, dit-il.Ainsi, il conçoit des plans pour la développer, vote des lois pour la favoriser, en produit par l\u2019entremise des sociétés d\u2019État, achète la production et les innovations chinoises, et fait la promotion de leur utilisation par un ensemble de mesures incitatives.» En devenant un leader dans le transport de l\u2019énergie grâce à son nouveau réseau de lignes à très haute tension, et grâce à son immense marché intérieur, la Chine sera en mesure de faire progresser les nouvelles technologies et l\u2019équipement requis par les énergies renouvelables, comme l\u2019éolien et le solaire.«Les entreprises chinoises commencent à êt re intéressantes du point de vue de la R-D, dit Zhan Su, professeur de stratégie et de management international à l\u2019Université Laval.Dans l\u2019éolien, par exemple, la Chine était autrefois obligée d\u2019importer ses équipements, mais elle détient aujourd\u2019hui une part importante du marché.La Chine est aussi devenue première mondiale en ce qui concerne l\u2019industrie du panneau solaire.» Tout en créant leurs propres innovations, il faut s\u2019attendre à ce que les entreprises chinoises fassent des alliances avec les chefs de file étrangers pour transférer des technologies.«La technologie va devenir disponible à moindre coût, et l\u2019ensemble du monde va en bénéficier», dit Christian Roy, associé, Innovation et Stratégie chez Secor.Mais il ne faut pas se leurrer: malgré toutes ces avancées, le charbon demeurera la principale source d\u2019énergie chinoise pendant encore des décennies.Actuellement, il fournit les deux tiers de la consommation du pays.Le nucléaire fera également partie des priorités chinoises à venir, notamment pour aider le pays à réduire ses émissions de gaz à effet de serre.«Présentement,lenucléaire compte pour 2% maximum, soutient M.Zhan Su.Selon les plans du gouvernement, on souhaite que le nucléaire représente 7% en 2020.» Malgré tous les efforts consentis par la Chine en matière d\u2019énergies propres, c\u2019est plutôt du côté des technologies vertes (équipements) qu\u2019il faut s\u2019attendre à la voir devenir un leader mondial.«Fabriquer des appareils, c\u2019est une chose, mais les implanter, c\u2019en est une autre, dit Claude Comtois, professeur titulaire au département de géographie de l\u2019Université de Montréal.Je crois que la Chine ne sera pas nécessairement une puissance des énergies vertes, mais un fabricant des technologies vertes, oui.» CHINE Énergies renouvelables et charbon Virage vert dans l\u2019empire du Milieu «Présentement, la Chine construit des barrages hydroélectriques en région éloignée qui sont équivalents à quatre fois La Grande 2.» \u2014 Christian Roy, associé, Innovation et Stratégie chez Secor ILLUSTRATION PHILIPPE TARDIF, LA PRESSE CONGRÈSMONDIAL DE L\u2019ÉNERGIE MONTRÉAL 2010 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 3 S E P T E M B R E 2 0 1 0 9 www.energiesvertes.gouv.qc.ca Nous alimentons un courant mondial.Voyez pourquoi ! QUEL SERA LE VISAGE DE L\u2019ÉNERGIEDANS 25 ANS?PIERRE GADONNEIX Président du Conseil mondial de l\u2019énergie, président d\u2019honneur, EDF Économe et respectueux de l\u2019environnement «Le monde va continuer sa course au développement, les pays émergents poursuivre leur dynamique de rattrapage économique.Des millions d\u2019individus pourront sortir enfin de la pauvreté.Cette croissance économique mondiale entraînera une forte demande en énergie, susceptible de provoquer des tensions sur l\u2019offre et d\u2019aggraver les menaces qui pèsent déjà sur notre environnement.Nous serons tous contraints d\u2019adopter des comportements et systèmes économes en énergie et respectueux de l\u2019environnement.Cela exigera une volonté politique forte, capable de créer, autravers de politiques publiques adaptées, les conditions de soutien aux innovations technologiques, institutionnelles et sociales nécessaires.» Innovation et développement durable «Le rayonnement de l\u2019expertise québécoise en matière d\u2019énergies renouvelables fera de nous un acteur de premier plan dans la réduction des gaz à effet de serre (GES) à l\u2019échelle planétaire.Le Québec sera plus indépendant sur le plan de l\u2019énergie.Nous aurons gagné le pari de l\u2019innovation et de l\u2019efficacité énergétique en développant les énergies «vertes » dont l\u2019hydroélectricité, la filière éolienne et les biocarburants.Nous bénéficierons d\u2019un développement durable notamment grâce au potentiel énergétique du Nord québécois.Notre sécurité énergétique sera assurée par nos propres ressources dans le respect des plus hauts standards environnementaux et des populations locales.» NATHALIE NORMANDEAU Vice-première ministre du Québec, ministre des Ressources naturelles et de la Faune et ministre responsable du Plan Nord Des défis majeurs «D\u2019ici 25 ans, le secteur énergétique devra affronter deux défis majeurs : augmenter progressivement sa production pour répondre à la croissance économique mondiale, et renforcer davantage sa contribution à la lutte contre les changements climatiques.L\u2019hydroélectricité fait partie de la solution.En plus d\u2019être une énergie propre et renouvelable, l\u2019hydroélectricité est une énergie fiable qui permet de soutenir le développement d\u2019autres sources renouvelables telles que le vent en palliant la variabilité de leur production.L\u2019usage de l\u2019électricité s\u2019étendra aussi à des secteurs de l\u2019économie, comme le transport, qui dépendent pour l\u2019instant des combustibles fossiles.» THIERRY VANDAL Présidentdirecteur général d\u2019Hydro-Québec Changer de paradigme «Nos ressources se raréfient et nos besoins énergétiques augmentent.Pour faire face à ce défi, il faut changer de paradigme.Beaucoup de pays savent qu\u2019ils n\u2019ont pas de ressources possibles mais ignorent encore leur formidable potentiel d\u2019énergie renouvelable.Les besoins de base en énergie peuvent être assurés en combinant les apports de la biomasse, de l\u2019énergie hydraulique ou des océans, de la géothermie, du soleil ou du vent.Les renouvelables ne sont pas là seulement pour répondre aux pics de demande! Décentraliser l\u2019énergie permettra aussi d\u2019assurer l\u2019indépendance énergétique.» HÉLÈNE PELOSSE Directrice générale par intérim de l\u2019International Renewable Energy Agency (IRENA) Pressions des consommateurs «Avec le réchauffement climatique, les pressions pour l\u2019utilisation d\u2019énergie propre et renouvelable seront fortes.Mais il ne sera pas facile d\u2019abandonner les combustibles fossiles, surtout avec les pressions démographiques: la population devrait atteindre 9 ou 10 milliards d\u2019individus en 2035 et la compétition pour les ressources risque de placer l\u2019économie mondiale en déséquilibre permanent.Le pic de production du pétrole étant atteint entre 2010 et 2015, les prix de l\u2019énergie seront plus élevés qu\u2019aujourd\u2019hui.Le gaz naturel devrait jouer un rôle important et les procédés de captation de CO2, bien que coûteux, offriront un renouveau pour le charbon.Reste le transport: il n\u2019est pas certain que l\u2019on saura diminuer le nombre d\u2019automobiles sur la planète, une condition sine qua non pour stabiliser la demande énergétique.» NORMAND MOUSSEAU Professeur titulaire, Chaire de recherche du Canada en physique numérique des matériaux complexes, Université de Montréal Inflation et opposition «Des délais de mise en production plus long, des coûts inflationnistes, une opposition grandissante envers les sables bitumineux, l\u2019offshore profond, les gaz de schiste\u2026, voilà la réalité duXXIe siècle.Forcément, la demande pour le pétrole et le gaz va se contracter.D\u2019un côté, l\u2019impact sera réduit pour les pays qui auront planifié le virage.On peut citer les grandes puissances européennes et asiatiques.Mais pour d\u2019autres, les lendemains de veille seront pénibles.Les États-Unis en particulier sont sur une trajectoire de collision.Sachant qu\u2019un charismatique Obama n\u2019a pas réussi à passer sa loi sur l\u2019énergie et le climat, ce pays est condamné à être en rattrapage par rapport au reste du monde.» GAËTAN LAFRANCE Professeur honoraire, Institut national de recherche scientifique-Énergie, Matériaux et Télécommunications Course aux énergies propres «Nous sommes à l\u2019aube d\u2019une révolution énergétique.Une course aux énergies propres est lancée entre la Chine, les États-Unis, et l\u2019Europe.Les sources de combustibles fossiles conventionnelles déclinent et sont remplacées par de nouvelles sources plus coûteuses, dangereuses et polluantes (sables bitumineux, forages en eau profonde, exploitation de l\u2019Arctique).À l\u2019opposé, le coût des énergies propres et de l\u2019efficacité énergétique diminue rapidement.Des politiques ambitieuses de lutte aux changements climatiques vont accélérer cette révolution énergétique.Le visage de l\u2019énergie s\u2019apprête à changer, comme celui de l\u2019information à l\u2019arrivée d\u2019Internet.» KAREL MAYRAND Directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec Une révolution technique «La place de l\u2019énergie sera tout aussi importante qu\u2019aujourd\u2019hui.Si une révolution technique permet de produire plus et mieux avec moins d\u2019impacts, sa mise en oeuvre sera encore au stade pilote.Les combustibles fossiles occuperont donc encore une place prépondérante tant dans les secteurs du transport que de la production d\u2019électricité.La place des sources d\u2019énergie renouvelables sera tributaire de leur compétitivité avec les carburants fossiles.Cela est dû à l\u2019inertie du système de production énergétique et à l\u2019abondance des carburants fossiles.Le prix de la tonne de CO2 sera le facteur déterminant pour l\u2019évolution du parc de production.» CLAUDE VILLENEUVE Directeur de la Chaire en Éco-conseil, Université duQuébec à Chicoutimi Vers plus d\u2019efficacité «Face au rythme actuel en besoin d\u2019énergie, nous devrons innover et revoir les modèles énergétiques afin d\u2019établir un équilibre entre la croissance de la demande et les technologies pouvant accroître l\u2019efficience énergétique.Cela nous permet d\u2019entrevoir un avenir où la production d\u2019énergie propre et renouvelable sera de mise et où l\u2019on favorisera l\u2019utilisation de systèmes énergétiques mixtes complémentaires (hydroélectricité, éolienne, solaire, etc.) ainsi que l\u2019efficacité énergétique.L\u2019électrification des systèmes de transports collectifs et individuels sera sans doute une innovation marquante du prochain quart de siècle.» JEAN-PIERRE SAURIOL Président et chef de la direction, Dessau Des énergies complémentaires D\u2019ici 2035, les réserves de pétrole s\u2019amenuiseront tandis que les réserves de gaz naturel augmenteront en raison des nouvelles technologies rendant leur développement possible.Le gaz naturel apparaîtra comme le combustible fossile de remplacement assurant la transition jusqu\u2019à la mise au point de technologies propres et économiques pour le charbon.La renaissance de l\u2019industrie nucléaire fait partie des moyens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.Par ailleurs, les énergies renouvelables se développeront d\u2019autant plus rapidement que leurs promoteurs comprendront la nécessaire complémentarité avec les sources d\u2019énergies traditionnelles.ANDRÉ CAILLÉ Président de l\u2019Association pétrolière et gazière du Québec Moins d\u2019émissions de GES «Selon le dernier rapport du Groupe d\u2019experts intergouvernemental sur l\u2019évolution du climat, les pays industrialisés devront réduire de 25 à 40% leurs émissions de gaz à effet de serre d\u2019ici 2020 et de 80% d\u2019ici 2050 pour éviter les effets dévastateurs des changements climatiques.Le Québec et les autres états ou pays développés devront faire disparaître les combustibles fossiles de leur plan énergétique au cours des 50 prochaines années.Se libérer du pétrole et des autres combustibles fossiles nous permettra d\u2019assurer notre sécurité énergétique et favorisera le développement durable de nos ressources.» STEPHEN GUILBEAULT Coordonnateur général adjoint d\u2019Équiterre Des solutions durables «Plus de 2 milliards d\u2019individus sur terre aspirent à une meilleure qualité de vie que l\u2019urbanisation et l\u2019industrialisation pourront leur apporter; l\u2019accès à l\u2019électricité en est une composante essentielle.L\u2019humanité devra se dépasser sur le plan de l\u2019ingéniosité pour mettre en place des solutions durables permettant de répondre à cette augmentation de la demande énergétique tout en réduisant les effets des combustibles fossiles sur la planète.Au Québec, nous jouissons d\u2019une énergie propre et renouvelable, l\u2019hydroélectricité, qui permet de produire de l\u2019aluminium, un métal recyclable à l\u2019infini, capable notamment de diminuer l\u2019empreinte écologique des moyens de transport.Nous pensons apporter un élément de solution aux changements climatiques.» JACYNTHE CÔTÉ Présidente et chef de la direction de Rio Tinto Alcan PHOTOS ARCHIVES LA PRESSE, LA TRIBUNE, IRENA, INRS, UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL, LA FONDATION SUZUKI, GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, RIO TINTO ALCAN CONGRÈSMONDIAL DE L\u2019ÉNERGIE MONTRÉAL 2010 \u2014 Propos recueillis par Caroline Rodgers llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 L A P R E S S E M O N T R É A L LU N D I 1 3 S E P T E M B RE 20 1 0 XXXXXXXX Le Canada, une puissance énergétique CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE Premier producteur mondial d\u2019uranium, second producteur d\u2019hydroélectricité, troisième producteur de gaz naturel et pays disposant des deuxièmes réserves mondiales de pétrole brut après l\u2019Arabie Saoudite, le Canada est sans conteste une puissance énergétique importante.Cette situation s\u2019explique par l\u2019abondance des ressources naturelles du vaste territoire canadien, mais d\u2019autres éléments renforcent la position du Canada comme joueur énergétique important.«Nous avons pratiquement tous les types d\u2019énergies, répartis partout dans le pays, mais ce qui rend la situation du Canada particulière est qu\u2019il est l\u2019un des rares pays développés à exporter de l\u2019énergie », explique John Muir, président du conseil, Conseil de l\u2019énergie du Canada, et directeur, politiques énergétiques canadiennes, pour General Electric.«Notre environnement économique et politique très stable fait du Canada un endroit attirant pour investir et créer des projets énergétiques.De plus, nous avons l\u2019un des systèmes de production d\u2019électricité les plus propres du monde, alors que 75% de notre électricité n\u2019émet pas de carbone», ajoute-t-il.Liberté de production S e l on Je a n -T hom a s Bernard, professeur d\u2019économie à l\u2019Université Laval, très peu de pays donnent aux sociétés énergétiques une telle liberté dans leurs décisions de production.«Environ 90% du pétrole produit dans le monde repose sur des décisions gouvernementales, dit-il.Le Canada, avec les États-Unis, est l\u2019un des rares endroits où les entreprises peuvent explorer et décider si cela vaut la peine de produire ou non, en respectant les limites du cadre réglementaire, évidemment.C\u2019est l\u2019une des raisons pour lesquelles il y a un si fort engouement pour les sables bitumineux.Même s\u2019ils coûtent très cher à exploiter, les sociétés ont la liberté de production, un avantage important.» Par contre, on constate une certaine faiblesse dans la mise au point des technologies énergétiques, selon M.Bernard.«Prenons l\u2019exemple du gaz de schiste : la technologie a été conçue aux États-Unis », dit-il.En revanche, le Canada possède un bon système d\u2019incitatifs à la recherche, comme les crédits d\u2019impôt.Mais, historiquement, ce sont surtout les grands joueurs qui en ont bénéficié, et c\u2019est ce qui a permis de concevoir la technologie utilisée pour l\u2019extraction du pétrole de l\u2019Alberta, explique John Muir.Cependant, lorsque des petites sociétés cherchent à mettre au point de nouvelles technologies pointues, elles éprouvent souvent de la difficulté à trouver du financement et du capital de risque, ajoute-t-il.Il n\u2019y a pas suffisamment de programmes pour les aider.La croissance se poursuit Au cours des prochaines années, tous les secteurs de l\u2019énergie canadienne seront appelés à connaître une croissance significative, selon John Muir.Il est convaincu que le pétrole des sables bitumineux continuera d\u2019occuper une place importante dans l\u2019économie.« Il n\u2019y a pas seulement l\u2019Alberta qui en bénéficie, dit-il.Il peut y avoir un projet dans l\u2019Ouest, mais l\u2019équipement peut être fabriqué dans une autre province, et les services de génie-conseil provenir d\u2019une autre.Les bénéfices sont répandus dans tout le pays.» Diverses initiatives sont en cours afin d\u2019atténuer les dommages environnementaux importants provoqués par l\u2019exploitation des sables bitumineux.Actuellement, selon l\u2019Association canadienne des producteurs pétroliers, l\u2019industrie du pétrole et du gaz est responsable de 23%des émissions de GES au Canada.Cependant, de cette portion, 20% sont attribuables à la production et 80% à la consommation dans les transports.Un réseau d\u2019excellence de 21 universités canadiennes et de 100 chercheurs, le Carbon Management Network, a été mis sur pied dans le but de mettre au point des technologies, dont celles liées à la séquestration de carbone, pour réduire l\u2019empreinte de l\u2019industrie pétrolière.Récemment, le gouvernement albertain a investi 2 milliards dans la recherche pour trouver des moyens de diminuer l\u2019impact environnemental des sables bitumineux.PRODUCTION MONDIALE D\u2019ÉNERGIE: LE RANG DU CANADA 1er 2e 3e (énergie nucléaire) URANIUM HYDROÉLECTRICITÉ GAZ NATUREL 7e PÉTROLE 650000 Canadiens travaillent dans les secteurs liés à l\u2019énergie Le Canada est le cinquième producteur d\u2019énergie du monde Source : The Canadian Centre for Energy 2e pour les réserves de pétrole brut CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE Produire de l\u2019énergie en grande quantité dans une lointaine centrale et l\u2019acheminer sur des milliers de kilomètres vers le consommateur est la façon de faire habituelle.Mais un autre mode de production est possible: l\u2019énergie décentralisée.Produire l\u2019énergie à petite échelle sur les lieux de sa consommation, c\u2019est un principe que l\u2019onaurait tout intérêt à envisagerplus souvent, soutient Anouk Kendall, présidente de WADE Canada, branche canadienne de la World Alliance for Decentralized Energy.Cet organisme a pour mission de promouvoir la croissance de l\u2019énergie décentralisée dans le monde.«L\u2019énergie décentralisée permet d\u2019améliorer l\u2019efficacité des systèmes de production, de diminuer les pertes d\u2019électricité ou de chaleur dues au transport, d\u2019augmenter l\u2019efficacité énergétique des bâtiments, de réduire les émissions polluantes et de diminuer les coûts d\u2019infrastructures», dit Anouk Kendall.Installations solaires ou éoliennes de petite capacité, puits géothermiques communs, systèmes municipaux de transformation de la biomasse en gaz : toutes les technologies peuvent être utilisées dans l\u2019énergie décentralisée.Les usines, campus universitaires, centres commerciaux et municipalités sont les plus susceptibles d\u2019y avoir recours.L\u2019idée n\u2019est pas nouvelle: elle date du siècle dernier.Mais elle est sous-exploitée.Un exemple montréalais À Montréal, un système innovateur d\u2019énergie solaire installé au pavillon de l\u2019école de gestion John-Molson de l\u2019Université Concordia est cité comme un exemple de projet d\u2019énergie décentralisée réussi.Conçu par le professeur Andreas Athienitis, le système est un prototype servant de projet de démonstration pour le Réseau de recherche sur les bâtiments solaires du CRSNG, un réseau d\u2019universités canadiennes dont M.Athienitis est le directeur scientifique.Cette installation solaire photovoltaïque-thermique, qui génère une puissance d\u2019environ 25 kW en électricité et 75 kWc en chaleur, est unique en son genre, explique le professeur.Elle est la première installation totalement intégrée recourant à une méthode d\u2019admission d\u2019air distribué à haut rendement pour prélever la chaleur des panneaux photovoltaïques.La tendance actuelle pour la construction de bâtiments écoénergétiques et certifiés LEED comme le pavillon de Concordia favorise l\u2019expansion de l\u2019énergie décentralisée.Des politiques de tarifs de rachats garantis (Feed-In Tariffs) tels que celui récemment implanté par l\u2019Ontario créent également un contexte propice à sa mise en valeur.Un avenir prometteur Pour l\u2019instant, au Canada, seulement 12% de la production d\u2019énergie provient de sources décentralisées.Le pays se classe ainsi loin derrière le Danemark, la Finlande ou les Pays-Bas, dont le recours à cette forme de production dépasse les 30%.Mais l\u2019énergie décentralisée est promise à un bel avenir ici, selon Mme Kendall.« Le Canada fait face à d\u2019importants défis énergétiques, alors que la demande augmente et que les impacts de la production traditionnelle soulèvent des inquiétudes, ajoute-t-elle.Nous sommes grandement dépendants des énergies fossiles, et remplacer ou améliorer nos infrastructures actuelles coûtera très cher.Plus nous redécouvrons les avantages économiques et envi ronnementaux que procure le fait de produire l\u2019énergie plus près de son point d\u2019util isat ion, plus l\u2019 indust r ie de l\u2019énergie décentralisée canadienne progresse.» ÉNERGIEDÉCENTRALISÉE Penser autrement «Nous avons pratiquement tous les types d\u2019énergies, répartis partout dans le pays, mais ce qui rend la situation du Canada particulière est qu\u2019il est l\u2019un des rares pays développés à exporter de l\u2019énergie.» \u2014 John Muir, président du conseil, Conseil de l\u2019énergie du Canada et directeur, politiques énergétiques canadiennes pour General Electric CONGRÈSMONDIAL DE L\u2019ÉNERGIE MONTRÉAL 2010 PHOTO FOURNIE PAR L\u2019UNIVERSITÉ CONCORDIA Le pavillon de l\u2019école de gestion John-Molson de l\u2019Université Concordia.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 3 S E P T E M B R E 2 0 1 0 11 Consultez nos études sur l\u2019énergie reseauiq.qc.ca/cme2010 une question de génie! L\u2019ÉNERGIE, Complexe Desjardins, kiosque 8 L\u2019Association Canadienne des Producteurs Pétroliers (ACPP) représente des sociétés membres, naturel et du pétrole brut au Canada.Un message des Producteurs Canadiens de Sables Bitumineux RÉDUIRE L\u2019EMPREINTE CARBONE DE NOS EXPLOITATIONS « DANS MON TRAVAIL.» C\u2019est palpitant de capturer chaque année un million de tonnes de gaz à effet de serre, généré dans la production de sables bitumineux, pour les enfouir deux kilomètres sous terre.C\u2019est comme si on enlevait 175 000 voitures des routes.Nous y parvenons en réunissant des experts innovateurs pour mieux comprendre les défis uniques que représente le stockage du CO2 à l\u2019échelle industrielle.Les structures géologiques qui piègent naturellement le pétrole et le gaz stockeront aussi le CO2 profondément sous terre de manière sécuritaire.À mesure que nous réglons des problèmes, nous partageons nos solutions et nos connaissances avec d\u2019autres pour qu\u2019ils en tirent parti.La création de nouveaux moyens de limiter l\u2019impact environnemental est indispensable à une consommation d\u2019énergie responsable.Découvrez la vraie histoire à capp.ca/bitumineux Syrie Crouch Shell Canada y compris les exploitants des sables bitumineux, qui produisent environ 90 pour cent du gaz DE SABLES BITUMINEUX, C\u2019EST CE QUE JE PRÉFÈRE "]
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