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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
G. Gourmand
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2010-10-02, Collections de BAnQ.

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[" GOURMAND RESTO VIEILLE AUBERGE, CUISINE RENOUVELÉE PAGE 6 VINS DU CÔTÉ DE LA BOURGOGNE PAGE 5 www.cyberpresse.ca/vivre NOUVEAUTÉ L\u2019ail du Québec revient dans l\u2019assiette des Québécois.À lire sur cyberpresse.ca/ail RESTAURANTS Lisez ou relisez nos critiques de restaurants sur cybepresse.ca/restos Au Québec, le blogue culinaire devient de plus en plus populaire et inspirant.Fait amusant, mais peu surprenant : si ce sont surtout des hommes qui travaillent dans les cuisines de nos grands restaurants, les blogues sont presque tous tenus par des femmes.Cercle des fermières version 2.0?a proposé Émilie Robert, des Recettes d\u2019Émilie.Une chose apparaît claire: les femmes ont plus que jamais envie de partager leurs connaissances en cuisine.Nous avons demandé à cinq blogueuses culinaires de nous proposer une recette sur un thème imposé et de saison: la pomme.Elles ont toutes relevé le défi.Avec brio.UN DOSSIER D\u2019ÈVE DUMAS À LIRE EN PAGES 2 ET 3 MONTRÉAL SAMEDI 2 OCTOBRE 2010 / SEULEMENT MOIS 2$ POUR LES ABONNÉS VERSION PAPIER 2SEMAINES D\u2019ESSAI GRATUIT LAPRESSESURMONORDI.ca OÙ QUE VOUS SOYEZ, LA PRESSE SUR VOTRE ORDINATEUR EN VERSION INTÉGRALE.87 GOURMAND ÈVE DUMAS Elles nous font saliver devant l\u2019écran avec leur food porn non censurée.Les blogueuses culinaires sont de plus en plus nombreuses au Québec.En voici cinq, particulièrement actives et inspirées, à qui nous avons demandé une recette tournant autour d\u2019un ingrédient imposé : la pomme.CHRISTELLE IS FLABBERGASTING christelleisflabbergasting.com Une jeune Française fraîchement arrivée à Montréal partage recettes, anecdotes (« car il y en a toujours », dit-elle) et adresses gourmandes, le tout sur un ton léger.En bloguant, Christelle s\u2019est découvert une passion pour la photographie culinaire, qu\u2019elle pratique à merveille, et le blogue en est devenu le terrain d\u2019expérimentation.«Je propose des recettes parfois simples ou plus raffinées, mais en essayant toujours de montrer que ce n\u2019est pas si compliqué de faire bon et beau, car je ne suis ni cuisinière professionnelle ni même la plus experte.» Ses influences culinaires ?D\u2019autres blogueuses, dont Aran Goyoaga du superbe Cannelle et Vanille (cannellevanille.blogspot.com), Béatrice Peltre (www.latartinegourmande.com), Fanny (www.foodbeam.com) et Valérie Szewczyk (bcommebon.canalblog.com).MOELLEUX AMANDINE AUX POMMES POCHÉES Pour 4 ramequins INGRÉDIENTS Pour pocher les pommes 4 pommes du Québec variété Lobo (je les ai choisies pour leur côté miniature, pour les ramequins individuels, et le fait qu\u2019elles restent fermes et sucrées à la cuisson) 1/4 de tasse de sucre 2 bâtons de cannelle 2 ou 3 anis étoilés 1 gousse de vanille fendue en deux et ses grains Les graines de 3 gousses de cardamome 4 tasses d\u2019eau > >>>> >> Pour la pâte : 1 1/2 c.à soupe de beurre mou 1/4 de tasse de sucre 1/3 de tasse de crème sûre 1/2 tasse d\u2019amandes en poudre 1 oeuf 2 c.à soupe de cognac (facultatif) 2 c.à soupe de farine 1 c.à café de poudre à pâte ou levure PRÉPARATION Pocher les pommes Peler les pommes et les épépiner si désiré.Dans une casserole, faire bouillir à feu moyen l\u2019eau, les épices, la gousse de vanille et ses grains, le sucre et les pommes.Vérifier la cuisson au bout de 20 minutes en piquant un cure-dent dans les pommes : si elles sont tendres, les retirer du sirop à l\u2019aide d\u2019un écumoire et les égoutter sur du papier absorbant pour qu\u2019elles rendent un peu de leur eau.À l\u2019aide d\u2019un chinois, filtrer le sirop de pochage et réserver.Préparer le moelleux Dans un bol, mélanger le beurre et le sucre et faire blanchir.Ajouter l\u2019oeuf et bien mélanger.Ajouter la crème sûre, les amandes, le cognac, la farine et la levure et mélanger de nouveau pour amalgamer tous les ingrédients.Remplir les ramequins environ à la moitié et placer une pomme pochée au centre.Cuire de 25 à 30 minutes dans un four préchauffé à 350°F ou jusqu\u2019à ce que la pâte gonfle autour du fruit et soit dorée.Servir immédiatement.On peut également servir le sirop de pochage en boisson (boisson aux pommes épicée) ou ajouter 2 c.à soupe de sirop de pochage à 4 c.à soupe de sirop d\u2019érable et servir ce sirop épicé en accompagnement du moelleux.>>>>>>>> 1.2.3.1.2.3.4.LES RECETTES D\u2019ÉMILIE recettesemilie.blogspot.com Les recettes d\u2019Émilie présente chaque semaine les plus récentes idées culinaires de son auteure.Ayant des allergies alimentaires, elle classe ses recettes en fonction du type de plat et des contraintes alimentaires (par exemple: sans oeufs, sans gluten, etc.).«Je qualifierais mon style de cuisine de gastronomie pesco-végétarienne.Ce qui me plaît, c\u2019est de \"jouer au restaurant\" à la maison.J\u2019aime préparer des plats connus, mais les réinventer sans utiliser de viande.Au passage, j\u2019y ajoute un brin d\u2019originalité tout en misant sur la qualité des ingrédients.» La blogueuse accorde aussi beaucoup d\u2019importance aux accords mets-vin.« Il faut dire que j\u2019ai un photographe et dégustateur à la maison qui m\u2019a encouragée en décidant de collaborer à mon blogue.» Grande admiratrice de Normand Laprise, chef propriétaire du restaurant Toqué ! , elle a aussi beaucoup appris du chef végétarien et irlandais Dennis Cotter, qui a publié plusieurs livres de recettes.BALUCHONS AU CHÈVRE, POMMES ET NOIX Pour 8 baluchons, en entrée (un ou deux par personne) INGRÉDIENTS 2 pommes, de variété Golden, Gala ou Cortland 1 c.à table de beurre 1 tasse de noix de Grenoble 300 g de fromage de chèvre ferme (type cheddar de chèvre) 2 branches de romarin frais > >>> > Sel, poivre 16 feuilles de pâte phyllo 1/3 tasse de beurre fondu 4 oignons verts, pour la décoration PRÉPARATION Préchauffer le four à 190°C (375°F).Couper les pommes en fines tranches.Chauffer une poêle anti-adhésive à feu moyen et y faire fondre 15 ml de beurre.Ajouter les tranches de pommes et cuire pendant environ 5 minutes.Retirer du feu.Effeuiller les oignons verts afin de garder seulement les tiges vertes.Emplir à moitié un chaudron d\u2019eau et porter à ébullition.Faire bouillir les oignons verts de 4 à 5 minutes.Égoutter et réserver.Hacher grossièrement les noix.Couper le fromage en tranches.Effeuiller et hacher le romarin.Sur une grande surface de travail propre et sèche, placer 8 feuilles de pâte phyllo.Badigeonner d\u2019un peu de beurre fondu Plier en deux chacune d\u2019elles.Ajouter sur chacune des feuilles une deuxième feuille de pâte, pliée en deux.Badigeonner de nouveau de beurre.Au centre de chaque rectangle de pâte, placer un peu de fromage, noix, romarin, tranches de pommes cuites.Saler et poivrer au goût.Replier la pâte vers le centre afin d\u2019obtenir la forme d\u2019un baluchon.Nouer avec un oignon vert.Répéter l\u2019opération pour les 8 baluchons.Badigeonner leur surface du reste de beurre.Placer les baluchons sur une plaque à cuisson et cuire e 15 à 20minutes.Retirer du four et servir chaud ou tiède.>>>> 1.2.3.4.5.6.7.8.9.10.11.12.13.AUTRES BLOGUES QUÉBÉCOIS Magpiekitchen.com Mitainecarlate.com Obsessionsgourmandes.com kateandjuliokitchen.blogspot.com kuisinemetisse.tv PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 G O U R M A N D L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 OC T O B R E 2 0 1 0 GOURMAND LA POPOTEUSE lapopoteuse.blogspot.com Camélia a créé son blogue pour gérer son «surplus créatif », pendant son congé de maternité.Elle a voulu rendre hommage à la popote maison, avec des recettes qui ont été testées et approuvées par elle-même et par ses proches.«De la bouffe simple mais savoureuse, décrit-elle.Ce n\u2019est pas parce que nous sommes pressés que nous ne pouvons pas bien manger ! » La blogueuse offre également des trucs pour les nouvelles mamans: purées de bébé, jouets efficaces, sorties pour enfants.Ses sources d\u2019inspiration culinaire principales ?Giada De Laurentiis, Laura Calder, The Barefoot Contessa (Ina Garten), Chuck Hughes et Aran Goyoaga, du blogue Canelle et Vanille.RAGOÛT D\u2019AGNEAU AUX POMMES ET À LA MOUTARDE Pour 4 personnes INGRÉDIENTS 2 c.à thé d\u2019huile d\u2019olive 1 kg de cubes d\u2019agneau 1 oignon haché 2 c.à table de moutarde de Dijon 1 bouquet garni (ou 1/4 de tasse de persil frais, 1 branche de thym et 2 feuilles de laurier) >>>>> Sel et poivre, au goût 1 c.à table de farine 5 tasses de bouillon de poulet 2 tasses de jus de pomme à l\u2019ancienne (non filtré) Pour la garniture 2 c.à soupe de beurre 3 pommes pelées, épépinées et coupées en quartiers PRÉPARATION Faire chauffer l\u2019huile d\u2019olive dans une grande cocotte et rissoler les oignons 2 minutes.Ajouter les cubes d\u2019agneau et faire revenir jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient bien dorés.Saupoudrer de farine, mélanger et mouiller avec le bouillon de poulet et le jus de pommes.Ajouter la moutarde de Dijon et le bouquet garni.Laisser mijoter à couvert pendant 1h45 ou jusqu\u2019à ce que la viande soit tendre.Au besoin, ajouter du bouillon ou du jus de pomme (selon vos goûts) pendant la cuisson.Au moment de servir, faire fondre le beurre dans une poêle et faire sauter les pommes de 2 à 3 minutes pour bien les colorer.Garnir le ragoût d\u2019agneau de pommes et servir avec du riz basmati, des légumes grillés, des pommes de terre pilées ou des pâtes.Vous allez voir, c\u2019est délicieux ! >>>> >> 1.2.3.BRUT.ALIMENTATION www.brutalimentation.ca BRUT.alimentation se veut une source d\u2019inspiration et d\u2019information au quotidien pour ceux et celles qui veulent manger sainement, localement et de saison.Son auteure, Mariève Savaria, se définit comme étant «variétarienne».«Même si je suis végétarienne, je veux pouvoir goûter à tout ce qui est fait avec coeur, dans le respect de la nature et de l\u2019environnement.Ma cuisine, elle, est brute, nutritive, créative et préventive.J\u2019aime les aliments sans ingrédients, idéalement biologiques ou cultivés dans cette optique.» Elle se dit inspirée par beaucoup de collègues blogueurs, dont les blogueuses de cet article.Elle admire Daniel Pinard pour son respect des agriculteurs et des produits locaux, son style de cuisine néo-traditionnel, ses recettes sans quantités ou presque, son humour.Katherine Kousmine, qui a inventé la crème budwig, a été pour elle un des premiers liens entre alimentation, santé et bien-être.SALADE POMME, COURGE ET ROMARIN Pour 4 personnes INGRÉDIENTS 4 pommes coupées en petits dés Jus de 1 à 2 citrons biologiques 1/2 botte de persil frais haché 1 courge poivrée ou musquée (butternut) coupée en deux, évidée puis recoupée en demi-lunes ou en tranches 30 ml d\u2019huile d\u2019olive de première pression à froid 10 ml de vinaigre de cidre de pomme >>>> > > 10 ml de sirop d\u2019érable 1 branche de romarin frais, haché finement 1 botte de roquette ou de kale bien lavée et émincée 15 ml d\u2019huile d\u2019olive de première pression à froid 1 ou 2 échalotes française hachées finement 1/2 tasse de graines de tournesol crues 1/2 tasse de noix de Grenoble hachées 15 ml de moutarde à l\u2019ancienne 15 ml de vinaigre de Xérès 8 dattes émincées Sel et poivre du moulin PRÉPARATION Mélanger les pommes, le jus de citron, le persil, saler, poivrer et réserver.Faire cuire la courge, coupée en deux, au four sur du papier parchemin de 20 à 30 minutes, à 375 ºF (10 ou 15 minutes de chaque côté).Pendant que la courge cuit, mélanger les ingrédients de la vinaigrette : huile d\u2019olive, vinaigre, sirop d\u2019érable, romarin, sel et poivre.Une fois la courge cuite et tiède, la peler et la couper en petits cubes, puis arroser de vinaigrette.Chauffer l\u2019huile doucement et y faire ramollir l\u2019échalote, ajouter les graines et noix et laisser griller 5 minutes.Ajouter la moutarde et déglacer au vinaigre de Xérès.Retirer du feu et ajouter les morceaux de dattes.Mélanger, laisser tiédir puis incorporer ce mélange aux feuilles de roquette au mélange de pommes citronnées et celui de courges au romarin.Pour un repas complet, accompagner d\u2019un croûton de pain artisanal et d\u2019un fromage à pâte ferme, le Louis d\u2019or.>> > > > >>>>>> 1.2.3.4.5.LES BANLIEUSARDISES www.banlieusardises.com Martine Gingras aime faire les choses elle-même: la cuisine, le jardinage, la déco.elle fait même ses propres cosmétiques.«Les Banlieusardises sont un espace où je partage mes expériences et mes découvertes.Je cuisine au jour le jour, à la bonne franquette, en profitant des produits saisonniers (et aussi des rabais de la semaine).Mais en même temps, j\u2019expérimente beaucoup, j\u2019essaie de surprendre, d\u2019amuser, de charmer les papilles de mes filles (5 et 3 ans) et de mon chum.Pour résumer: c\u2019est de la cuisine familiale créative ! » Elle doit une fière chandelle à Jehane Benoit.Un peu comme la Julie de Julie&Julia, elle a appris à cuisiner en suivant à la lettre L\u2019encyclopédie de la cuisine de Mme Benoit.RISOTTO D\u2019AUTOMNE Pour 4 personnes INGRÉDIENTS 3 c.à soupe de beurre 2 belles pommes Lobo pelées et coupées en gros dés 1 c.à soupe d\u2019huile d\u2019olive 1 oignon rouge pelé et émincé 1/2 petite courge musquée (butternut), pelée, épépinée et taillée en dés (environ 1 1/2 tasse) >> >>> 2 gousses d\u2019ail pelées et émincées 1 1/2 tasse de riz arborio 1 litre de bouillon de poulet 125 ml de cidre tranquille (comme le Légende d\u2019automne) 1 c.à thé de moutarde de Dijon 1/2 c.à thé de romarin frais 100 g de cheddar fort râpé 1 1/2 tasse de jambon méchoui ou de canard fumé, en petits dés PRÉPARATION Dans une grande casserole, faire fondre la moitié du beurre à feu moyen-doux et y faire dorer les pommes, puis réserver.Ajouter l\u2019autre moitié du beurre et l\u2019huile d\u2019olive dans la casserole.Faire revenir l\u2019oignon et la courge jusqu\u2019à coloration.Incorporer le riz et l\u2019ail et poursuivre la cuisson 2 minutes.Ajouter la moutarde, le romarin et verser le cidre, puis laisser le riz boire le liquide.Verser le bouillon, une louche à la fois, toujours à feu moyen-doux.Mélanger constamment et laisser le riz boire le bouillon avant d\u2019en ajouter une nouvelle « louchée».Quand tout le bouillon a été utilisé, incorporer le jambon, les dés de pommes dorés et le cheddar.Mélanger jusqu\u2019à ce que le fromage ait fondu.Saler et poivrer, au goût.Décorer d\u2019une tige de romarin (facultatif) et servir.>>>> >>>> 1.2.3.4.5.6.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE PHOTO MARTINE GINGRAS, COLLABORATION SPÉCIALE PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 O C T O B R E 2 0 1 0 G O U R M A N D 3 GOURMAND FRANÇOIS CHARTIER COLLABORATION SPÉCIALE HARMONIES C\u2019est pendant l\u2019hiver 1989-1990 que, de l\u2019idée à la pratique, les premières pommes gelées à même les arbres ont été récoltées, au sac à dos, afin d\u2019en extraire leur substantifique moelle qui allait ainsi se voir magnifier en cidre de glace.Un moment historique, dont la paternité revient à Christian Barthomeuf.Le caractère novateur de la démarche de cet ardent défenseur de ce produit noble, aujourd\u2019hui distribué en Europe, en Asie et aux États-Unis, trop souvent usurpé par des ersatz dont il se passerait, tout comme nous, a été souligné en juin dernier par l\u2019attribution du tout premier prix du Gouverneur général pour les arts de la table.Aujourd\u2019hui, cet artisan allumé est à la tête de son domaine Clos Saragnat (cidredeglace.org) où il signe, entre autres, ses deux cuvées, Avalanche et L\u2019Original, références absolues en la matière.D\u2019une définition aromatique unique et d\u2019une vibration quasi minérale, ses cidres de glace sont dans une classe à part.Il y a le style Barthomeuf, et il y a les autres cidres de glace.Pour preuve, le 23 septembre dernier, le maître ès cidres de glace nous a fait le privilège d\u2019une dégustation de 18 millésimes de ses pénétrants cidres, remontant jusqu\u2019au tout premier à avoir été élaboré et mis en bouteille, non seulement au Québec, mais dans le monde, le millésime 1990.Dégustation historique.Malgré le côté très artisanal et approximatif de sa démarche au cours des premières années, force est de constater que ce Gaulois défroqué, comme il aime à se qualifier, savait déjà faire avec la chose.De plus, ses Pomelière 1990 et 1992 (nom que portait son cidre de glace à l\u2019époque) ont conservé une fraîcheur étonnante après toutes ces années sous le bouchon.On a même l\u2019impression d\u2019être en présence d\u2019un vénérable et juvénile vin blanc moelleux de la Loire, tel un vouvray 1959 de Gaston Huet.Et que dire du 1996, floral au possible avec ses airs de vin blanc mature de gewurztraminer! Tandis que son Pomelière 1995, atypique, certes, ressemble à s\u2019y méprendre à un vin santo toscan avec son profil aromatique de noisette, d\u2019hydromel, de figue séchée et de vanille Bourbon.Les 1998 et 1999 abondent un peu dans le même sens, avec des notes d\u2019expresso très tassé pour le 1998 et de scotch fumé-tourbé pour le 1999.Chose certaine, osez conserver vos flacons des meilleurs cidres de glace en cave plus de 10 ans.Des profils aromatiques d\u2019épices douces, de sirop d\u2019érable, de sirop de Liège, de caramel au beurre doux, de rose séchée, de safran, de scotch, de raisin de Corinthe et de figue vous seront offerts.Très hétérogène comme style d\u2019un millésime à l\u2019autre dans la décennie 90, l\u2019artiste appose sa griffe et établit son style dès le millésime 2002.Depuis, même si chaque année porte bien son empreinte du climat et du travail naturel des levures indigènes, ses cidres de glace ont atteint une richesse juste, une profondeur inouïe, une patine singulière et une harmonie d\u2019ensemble remarquable.Le Clos Saragnat L\u2019Original 2003, et encore plus les 2005 et 2007, sont des modèles de haute définition, tout comme l\u2019Avalanche 2007 (voir commentaire détaillé).Vous pourrez lire les commentaires détaillés de chaque millésime de cette dégustation mémorable sur mon site francoischartier.ca.Enfin, une fois le cidre de glace à table, dans vos verres, il vous faudra, dans vos assiettes, penser aux aliments complémentaires à ce dernier.Et puisque certaines molécules aromatiques du sirop d\u2019érable sont fortement représentées dans la cannelle, et que ceux-ci s\u2019expriment haut et fort dans les cidres de glace, qui sont pourvus de cette même signature moléculaire, il faut opter pour les recettes à base de sirop d\u2019érable et de cannelle.Tout comme celles dominées par les ingrédients complémentaires à la cannelle, tels l\u2019amande, le caramel, la camomille, les agrumes, le clou de girofle, le cumin, la figue fraîche, le gingembre, les noix, le pastis, le piment fort, le safran et la vanille.Clos Saragnat : 20 ans de cidre de glace François Chartier est l\u2019auteur de la 15e édition du guide des vins et des mets La sélection Chartier 2011 (en librairies depuis le 30 septembre).PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Fabrication du cidre de glace Clos Saragnat avec le propriétaire Christian Barthomeuf à Frelishburg.On voit, en premier plan, des pommes gelées dans les arbres.CLOS SARAGNAT «AVALANCHE» 2007 Cidre de Glace, Clos Saragnat, Explorage Inc., Frelighsburg 26,90$ (200 ml) (11133221) HHHH, $$1/2 MODÉRÉ+ L\u2019Avalanche semontre d\u2019une couleur orangé foncé caramélisé.D\u2019un nez d\u2019une étonnante définition, unique et hors normes, dans une classe à part.Pureté, profondeur et fraîcheur, où s\u2019entremêlent des notes complexes de pomme mûre, de compote, de cassonade, d\u2019érable, d\u2019abricot et de poire chaude.Belle liqueur, onctueuse à souhait, mais immense finale à l\u2019acidité vibrante et aux saveurs prenantes, d\u2019une vibration unique et d\u2019une grande ampleur.Accompagnez-le d\u2019un plateau de fromages : époisses accompagné de pain aux figues et gorgonzola accompagné de marmelade d\u2019oranges.D\u2019une définition aromatique unique et d\u2019une vibration quasi minérale, ses cidres de glace sont dans une classe à part.Il y a le style Barthomeuf, et il y a les autres cidres de glace.VINCENT MARISSAL L\u2019ARGENT DUVIN Un jour, Norman Hardie a décidé qu\u2019il voulait faire du vin.Avant de se lancer, toutefois, il a fait ses devoirs.Et un tour du monde, par la même occasion.Arrivé au Canada à l\u2019âge de 14 ans, en provenance de l\u2019Afrique du Sud en plein apartheid, ce bonhomme costaud et sympathique a pris ensuite la direction de l\u2019Université de Dijon, où il a obtenu son diplôme de sommelier dès la jeune vingtaine.Retour à Toronto.En tant que sommelier au prestigieux hôtel Four Seasons, il a mûri pendant quatre ans son désir de faire lui-même du vin.Mais avant de planter ses premières vignes, il lui manquait quelque chose : l\u2019expérience, la pratique du métier de vigneron.Comme il voulait faire des vins de type bourguignon (des blancs issus du chardonnay et des rouges à partir du pinot noir), il a décidé de parcourir le monde durant six ans, en stage dans ce qu\u2019il considérait comme les meilleures maisons en Bourgogne, en Nouvelle- Zélande, en Californie, en Oregon et en Afrique du Sud.Il a notamment vinifié luimême (preuve de la confiance que lui accordaient les propriétaires) le millésime 2001 d\u2019Au Bon Climat, un des meilleurs (à mon humble avis) producteurs californiens de pinot noir.Coïncidence, j\u2019ai eu l\u2019occasion il y a quelques années de déguster ce pinot noir 2001.Pas de doute, M.Hardie a autant de talent que de détermination.Après son voyage initiatique dans les meilleurs vignobles de type bourguignon, Norman Hardie est revenu au Canada, posant cette fois ses valises dans la région du Niagara, puis c\u2019est là que ça devient particulièrement intéressant, dans le Prince Edward County (PEC), nouveau front viticole ontarien (grosso modo: région coincée entre le lac Ontario et l\u2019autoroute 401, entre Kingston et Toronto).M.Hardie n\u2019est pas arrivé là par hasard, il a étudié les cartes, les sols, il a fait une analyse rigoureuse du terroir, du climat et a conclu que l\u2019endroit avait le potentiel qu\u2019il recherchait pour faire les meilleurs pinots noirs et chardonnays du Canada.Et puis, autre facteur non négligeable, les terres sont abondantes et abordables dans le PEC.Est-il arrivé à faire les meilleurs vins de type bourguignon au Canada?Question parfaitement subjective, évidemment.D\u2019abord, il faudrait avoir goûté tout ce qui se fait au Canada dans le genre pour l\u2019affirmer et puis, les goûts, c\u2019est bien connu, ne se discutent pas.Chose certaine, M.Hardie vient d\u2019élever la barre de la qualité pour les régions du Niagara et du Prince Edward County.«Cette région a un potentiel énorme, de par son emplacement particulier, l\u2019influence des Grands Lacs et son microclimat.Le sol ressemble aussi au terroir bourguignon.J\u2019ai fait des analyses, des tests, mais je ne savais pas tout, alors je suis allé cogner à la porte d\u2019un vieil agriculteur du coin et en quelques heures, il m\u2019a dit des choses que j\u2019aurais mis des années à comprendre», a expliqué Norman Hardie lors d\u2019une dégustation, récemment, dans un restaurant de Montréal.Comme ses v ignes du Prince Edward County sont encore jeunes, M.Hardie croit que ses vins ne sont pas arrivés à leur plein potentiel dans ce coin.Il cultive aussi de la vigne au Niagara et se tape chaque semaine des centaines de kilomètres pour faire l\u2019aller-retour.Ses raisins aussi voyagent d\u2019une région à l\u2019autre puisque Norman Hardie assemble Niagara et PEC dans certaines de ses cuvées.Les vins de M.Hardie, rouges et blancs, ont une particularité : pas de bois excessif, comme certains californiens et un trop grand nombre d\u2019australiens.«Je ne veux pas de goût de bois travaillé dans mes vins, dit-il.Nous dépensons beaucoup d\u2019argent dans les meilleures barriques de bois français pour ne pas avoir, justement, ce goût exagéré de bois.» Parmi les vins dégustés ce jour-là, le chardonnay 100% Niagara m\u2019a semblé mieux réussi, mais les pinots noirs du Prince Edward County étaient tous bien ciselés, précis et concentrés.Clos Jordanne, producteur exceptionnel de l\u2019Ontario, a maintenant de la concurrence.Norma nd Ha rd ie , qui produit seulement quelques milliers de caisses par année, écoule presque toute sa production dans les restaurants (surtout à Toronto, mais un peu aussi à Montréal).On peut se procurer ses vins (pas tous) par l\u2019entremise de l\u2019agence Vinéalis.Ils se détaillent de 26 $ (pour le melon de Bourgogne) à plus de 40$ pour ses plus grands pinots noirs.Après avoir relevé le défi de la qualité dans un nouveau terroir, M.Hardie doit maintenant abattre les préjugés persistants au sujet des vins canadiens.Le bonhomme a toutefois pleine confiance en ses vins.«Les vignes et les barriques sont de France; le terroir est de l\u2019Ontario, mais la bouche et le nez sont de moi», peut-on lire dans ses communiqués.Moins de 20$ Val Caudalies, Vidal, 2008, 13$ (au Marché des saveurs du marché Jean-Talon, au vignoble et sur commande) Si vos pérégrinations automnales vous mènent dans le magnifique coin de Dunham, faites un arrêt dans ce petit vignoble pour cueillir ce vin sans prétention, mais ma foi fort bien fait.Un vidal 100% tout en nuances, avec un peu de pêche en bouche.Avec une salade crevettes-avocat, c\u2019était pas mal du tout.s Pour joindre notre journaliste : vincent.marissal@lapresse.ca Un globe-trotter se pose en Ontario PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE Un vignoble du Prince Edward County, région considérée comme le nouveau front viticole ontarien coincée entre le lac Ontario et l\u2019autoroute 401, entre Kingston et Toronto.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 G O U R M A N D L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 OC T O B R E 2 0 1 0 GOURMAND JACQUES BENOIT DUVIN Comment expliquer l\u2019attrait qu\u2019exerce le bon bourgogne, blanc et rouge, sur tant de consommateurs et d\u2019amateurs?Pureté du fruit, élégance, finesse, subtilité et complexité qui ne s\u2019acquièrent en règle générale qu\u2019après un certain nombre d\u2019années, le tout sans lourdeur, avec même souvent quelque chose.d\u2019aérien \u2013 telles sont certaines des caractéristiques auxquelles ces vins doivent leur attrait incomparable.C\u2019est «le grand frisson», affirme à leur sujet, avec raison, dans une interview qui paraît dans le plus récent numéro de Cellier le sommelier Ghislain Caron, désormais directeur des services personnalisés SAQ Signature (un poste de création encore récente, soit dit en passant).«On n\u2019en décroche plus», ajoute le sommelier, lequel s\u2019intéresse néanmoins aux vins de la planète entière.Autre élément qui joue en faveur des bourgognes: leurs prix, même ceux de vins très recherchés (il y a bien sûr des exceptions), restent grosso modo raisonnables.Surtout par comparaison avec la centaine de bordeaux rouges les plus réputés, vendus désormais, on le sait, à des prix délirants.On en a un bon exemple (voir plus bas) avec le Chambolle- Musigny 2006 Vieilles Vignes Frédéric Magnien, dont il ne reste plus \u2013 hélas! \u2013 que quelques dizaines de caisses, commercialisé au prix de 73,50$, et qui possède, à mon sens, ce plus qui lui donne droit au titre de grand vin.Fait aussi à ne pas oublier: contrairement à plusieurs autres types de vin, dont le bordeaux qui séduit d\u2019emblée par sa couleur, sa concentration et son fruit, le bourgogne est jusqu\u2019à un certain point un vin «d\u2019arrivo », comme disent les Italiens à propos du Barolo.Autrement dit, rares sont les consommateurs qui l\u2019aiment spontanément \u2013 on apprend à l\u2019aimer au fur et à mesure qu\u2019on le découvre.Cinq bourgognes Bourgogne 2006 «Les Ursulines » Jean- Claude Boisset, 23,95$ (11008121), HHH, $$1/2, 2010-2013 Peu concentré, ce bourgogne générique élaboré par un vinificateur de grand talent \u2013 Grégory Patriat \u2013 a néanmoins tout pour charmer l\u2019amateur de ces vins.Rouge clair, son bouquet, de petits fruits rouges, est très discrètement boisé, non sans une certaine complexité (avec notamment quelques nuances de fruits cuits), toutes choses que l\u2019on Parlons bourgogne.LA RECOMMANDATION DE LA SEMAINE Bourgogne Aligoté 2009 Jaffelin Vin blanc du cépage Aligoté, et d\u2019un très bon, sinon excellent millésime pour la Bourgogne, ce 2009, non boisé, se présente avec un bouquet net, tout en fruit, avec quelque chose comme une nuance de pomme verte.Bien goûteux pour un vin blanc de ce cépage, ses saveurs sont tout aussi franches que le donne à penser le bouquet, et rehaussées (comme dans tant de vins blancs) par un peu de gaz carbonique.À boire à l\u2019apéritif ou encore pour accompagner un poisson, des fruits de mer, etc.12% (448 caisses).15,95$ (53868), HH1/2,$ 1/2, 2010-2011.retrouve en bouche.Netteté du fruit, tannins tendres \u2013 on le boit avec grand plaisir.13% d\u2019alcool (243 caisses).Mercurey 2008 Château de Chamirey, 26,25$ (962589),HHH,$$$, 2010-2018 Bien connu sur notremarché, ce bourgogne rouge plutôt carré, charnu, tannique et même assez austère dans sa jeunesse reste fidèle à lui-même dans ce nouveau millésime.Avec l\u2019âge, toutefois, comme le montrait un très beau 1999 dégusté (et bu!) en août, il acquiert de la finesse, tout en tenant fort bien la route.Très bon.13,1% (98 caisses).Chambolle-Musigny 2006 Vieilles Vignes Frédéric Magnien, 73,50$ (746388),HHHH,$$$$$, 2010-2015 D\u2019une plus grande concentration qu\u2019on ne s\u2019y attend de cette appellation (à cause de l\u2019âge des vignes, sans doute), son bouquet de bonne ampleur est pur, expressif, relevé de notes rappelant un peu le pain grillé (le bois).La bouche suit, équilibrée, les saveurs sont bien mûres, pleines d\u2019éclat, ses tannins aimables.Grand vin.13% (31 caisses).Montagny 2008 Domaine Faiveley, 19,75$ (10897270), HHH,$$, 2010-2013 Bourgogne blanc de la côte chalonnaise, un peu plus que moyennement corsé, au boisé uniquement perceptible par ses notes genre fruits confits.Assez peu complexe, néanmoins très réussi, il a entre autres le grand mérite d\u2019être vendu à prix correct.(La SAQ a commandé 140 caisses additionnelles de ce vin.) 13% (49 caisses).Chablis 1er cru Fourchaume 2008 Château de Maligny, 35,25$ (480145), HHH1/2, $$$ 1/2, 2010-2014 Chablis non boisé, son bouquet est délicat, pur, retenu, mais un peu plus expressif en agitant le vin dans le verre.Alors que ses saveurs, par contre, sont bien affirmées, le tout donnant un chablis distingué, fin, ne manquant pas de caractère, et dont l\u2019après-goût persiste un bon moment.Délicieux.12,5% (90 caisses).Côtes du Roussillon Villages 2008 Les Millères Domaine Gardiés, 22,50$ (10781402), HHHH,$$ 1/2, 2010-2014 Violacé, très coloré sans être opaque, ce magnifique vin, surtout de Grenache (40%) et de Syrah (35%), et dont la moitié est élevé sous bois, au bouquet de fruits noirs et aux notes d\u2019épices chaudes, brille par l\u2019éclat de son fruit.Dense, corsée, la bouche n\u2019est pas en reste, pleine d\u2019éclat, avec des tannins serrés.Mais.attention, il fait 15% d\u2019alcool, sans qu\u2019on le perçoive vraiment.15% (84 caisses).Plus d\u2019étoiles que de symboles du dollar: le vin vaut largement son prix Autant d\u2019étoiles que de symboles du dollar: le vin vaut son prix Moins d\u2019étoiles que de symboles du dollar: le vin est cher, même très cher H HH HHH HHHH HHHHH CORRECT BON TRÈS BON EXCELLENT EXCEPTIONNEL SUR CYBERPRESSE.CA D\u2019autres notes de dégustaton à lire sur cyberpresse.ca/benoit FLORENCE TURPAULT-DESROCHES Amateurs de fraises, faites des réserves puisque la saison de ces petits fruits rouges et sucrés se termine bientôt.D\u2019ici deux semaines, les fraisiers devraient cesser leur production.Cette saison aura été exceptionnelle, après avoir débuté en mai, trois semaines plus tôt que d\u2019habitude.Les températures chaudes du mois d\u2019avril et de mai et le peu de neige de l\u2019hiver dernier ont notamment contribué à allonger la durée de la saison.«L\u2019année dernière a été une très mauvaise année pour les petits fruits.Le temps a été très pluvieux, et la production a été plus difficile.Mais cette année, c\u2019est tout le contraire», affirme le producteur Michel Sauriol, président de l\u2019Association des producteurs de fraises et framboises du Québec.Si la saison a été plus longue, le volume de fraises récoltées n\u2019aura toutefois pas été très différent de celui des autres années.En raison de l\u2019importante canicule qui a frappé le Québec durant l\u2019été, les plants de fraisiers ont subit un stress important et ont donc produit moins que la normale.La récolte a été meilleure dans la région de Québec qu\u2019à Montréal, parce que la chaleur y a été moins oppressante.M.Sauriol est toutefois satisfait de constater que de plus en plus de Québécois préfèrent les petits fruits d\u2019ici à ceux de la Californie.«Ce n\u2019est pas seulement important d\u2019acheter local, mais c\u2019est également une question d\u2019environnement.En limitant les importations de fruits qui viennent de l\u2019extérieur, on diminue le transport et on contribue à améliorer la couche d\u2019ozone, et ça aussi, c\u2019est primordial pour nous.» Fraises : fin d\u2019une saison exceptionnelle llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 O C T O B R E 2 0 1 0 G O U R M A N D 5 GOURMAND ROBERT BEAUCHEMIN COLLABORATION SPÉCIALE RESTAURANTS L\u2019Auberge Le Vieux Saint- Gabriel est sur le circuit touristique de la vieille ville.Il y a quelques années, sa cuisine s\u2019était endormie sous un nuage d\u2019insignifiance, dans un décor suranné et poussiéreux.Pourtant, le lieu ne manquait pas d\u2019un charme rustique, mollement vieille France.Ces deux bâtiments en pierre qui datent du XVIIe siècle ont été repris par un quatuor formé d\u2019un administrateur, d\u2019un financier, d\u2019un artiste et d\u2019un chef.Nous dirions que c\u2019est la combinaison idéale.Talent, fric et saine gestion s\u2019additionnent pour donner des possibilités incalculables ! Et le talent, ici, c\u2019est surtout le décor insolite et déluré de Bruno Braën et la cuisine du chef d\u2019origine provençale Éric Gonzalez.La cuisine d\u2019Éric Gonzalez meplaît infiniment.Pourquoi ?Parce qu\u2019elle est suprêmement élégante, simple.Malgré le travail de finesse, d\u2019appoint et de finition, malgré une volonté d\u2019évoquer la rusticité, les goûts sont limpides, les saveurs transparentes, le tout servi par une technique pratiquement sans faille.La cuisine peut être apprêtée de manière complexe, sa charpente peut être savante.Mais elle doit rester lisible pour ceux qui la mangent, on doit pouvoir s\u2019en approcher avec aisance.Friser de peu le grotesque, mais ne jamais sombrer dedans: c\u2019est ça, la grande cuisine.C\u2019est vrai, la carrière de ce très grand chef, dont la formation a commencé quelque part sur la côte méditerranéenne dans les palaces étoilés, n\u2019a pas connu que des hauts.Il a été brillant au Lutetia, savant et audacieux au Cube, puis son voyage l\u2019a emmené trop loin de son port d\u2019attache, quelque part entre un resto d\u2019hôtel rococo et un bistro de quartier.Des lieux qui ne rendaient pas justice à son talent, il me semble.En tout cas, nous attendions qu\u2019il s\u2019en trouve un à la mesure de ses compétences.C\u2019est fait.Au menu du soir, des compositions autour d\u2019un soliste (crevettes, foie gras, tartare de boeuf, demi-poulet fermier, morue charbonnière) et des accompagnements ou des contrepoints circonspects qui ne font pas ombrage à l\u2019ingrédient principal, mais l\u2019appuient au contraire.Et, pour une fois, le menu du jour est tout aussi recherché que celui du soir, mais facturé légèrement.Ainsi, une salade d\u2019endives et de physalis au parfum tomaté, parce que c\u2019est la saison et que c\u2019est bon et tonique.Ces verdures sont soutenues par un ensemble aromatique vigoureux \u2013vinaigre de Xérès, sucre de canne, raisins blonds sautés au beurre\u2013 et servies sur une ardoise brute.Puis, des crevettes de Gaspésie montées au yaourt, au piment d\u2019Espelette et avec une sorte de salsa de tomates et de mangues, proposée comme un tableau abstrait et disloqué.En plat, nous choisissons la joue de boeuf braisée à la façon d\u2019un «boeuf carottes» ménager, présenté avec soin, de manière cartésienne, les joues divisées en quatre morceaux (c\u2019est copieux).Autour, un assemblage de haricots frais, de racines bien caramélisées mais encore un peu raides au centre en dépit des heures de cuisson, et un jus dense absolument admirable à la moutarde de Meaux.Classique et inventif à la fois.Le chef s\u2019amuse avec les expectatives, nous surprend avec des touches qui font glisser vers un autre angle le sens d\u2019un plat.Il le fait aussi ce jour-là avec un «spaghetti bolognaise », des pâtes enroulées autour d\u2019un bâton, la sauce pas complètement celle qu\u2019on espère, le fromage là où on ne l\u2019attend pas, et la viande déconstruite de la sauce et servie séparément.Et tout est absolument parfait : goût, parfums, assaisonnement, cuisson.On trouvera aussi au menu des choses surprenantes comme les plats de la rôtisserie mécanique, installée au devant de la salle à manger.Les finales sont comme le reste, spectaculaires malgré des intitulés d\u2019apparence sobre.Une sorte de crumble aux pommes autour d\u2019une écume au caramel, nappé à la minute d\u2019une sauce au caramel au beurre salé, ou un autre aux bananes et à l\u2019arachide avec du chocolat et du rhum.Cette Auberge, en un mot , est redevenue une vraie ivresse gastronomique.Précipitez-vous.AUBERGE LE VIEUX SAINT-GABRIEL 426, rue Saint-Gabriel, Vieux- Montréal 514-878-3561 On y retourne?Avec cette qualité de cuisine, oui, et même le plus souvent possible.Prix : franchement, on s\u2019en tire à très bon compte.Et pour une cuisine exceptionnelle : entrées autour de 15 $, plats autour de 30$.Le jour, une formule de trois services qui commence à 18$ constitue l\u2019affaire du moment dans le Vieux.Comptez autour de 50$ le jour tout compris pour deux, et autour de 100$ le soir, avant le vin mais avec les taxes et le service.Faune: Chic le soir, avocats le jour.Il y a bien quelques touristes qui ne se doutent pas qu\u2019ils mangent dans l\u2019une des meilleures tables de la ville.Service: Avec aisance.Vin: Des sélections très originales, recommandées par une sommelière sympathique et pas coincée ! Dans les détails : la vaisselle, les carafes, la rôtisserie à l\u2019entrée, le souci de faire distinct.Pas pratique si on vient en auto \u2013 il est difficile de se garer.AUBERGE LE VIEUX SAINT-GABRIEL Spectaculaire MARIE-CLAUDE LORTIE SURLEPOUCE La hollandaise ne goûtait pas assez le citron.Les pommes de terre étaient couvertes d\u2019épices salées un peu piquantes rappelant celles qu\u2019on achète, déjà mélangées, au supermarché.Mais le nouveau restaurant Fabergé a quelque chose de charmant qui dépasse ses défauts et le peu d\u2019originalité de la cuisine.On s \u2019y sent chez soi .L\u2019atmosphère est décontractée.Le décor contemporain \u2013avec des notes rétro \u2013, tout en contreplaqué et joliment construit sur mesure, avec chaises Eames de rigueur, fait penser aux appartements des hipsters du coin.Une murale, peinte par un artiste du quartier, Philippe Legris, et représentant Montréal, affiche une fierté citadine sympathique.La musique est intéressante.Pas trop excentrique.Mais surtout pas commerciale ni «néo-musak loungie» \u2026 Bre f, si la cu is ine de Fabergé ne vaut peut-être pas le détour de l\u2019autre bout de la métropole, la chaleur et la solidité du concept sont là et le resto a la charpente pour s\u2019améliorer.Installé dans le Mile End, ce restaurant sert un menu de brunch durant toute la journée.OEufs bénédictine, oeuf s pochés, brou il lés , tournés\u2026 «OEufs dans le trou» servi dans un pain au fromage.Tout, sur le menu, évoque les petits déjeuners traditionnels anglo-saxons : bacon, jambon, saucisses et pommes de terre inclus, avec jus d\u2019agrumes frais pressés.Mais la cuisine reste très sage.Il y a des fruits, coupés très simplement en salade.Du pain grillé.On est loin de la recherche et du doigté au fourneau qui a fait la marque du Sparrow, par exemple, voisin de quartier spécialisé lui aussi dans les menus du matin et du midi.Toutefois, Fabergé, malgré son nom qui évoque les trésors de la Russie tsariste, reste dans une simplicité qui plaît.L\u2019accueil est souriant, le menu ne cache jamais sa sobriété derrière une quelconque prétention.On ne se donne aucun air.Aussi, on n\u2019hésitera pas à ajuster les plats pour plaire aux préférences de chacun.On a l\u2019impression que les proprios ont conçu le restaurant où ils aimeraient eux-mêmes traîner, avec un iPad, quand les matins s\u2019étirent et qu\u2019on ne sait plus si c\u2019est le temps de petitdéjeuner ou de luncher\u2026 FABERGÉ 25, avenue Fairmount Ouest, Montréal 514-903-6649 Un décor contemporain simple mais sympathique, moderne, lumineux, de la bonne musique et un accueil sympathique.Une cuisine trop simple, pas assez recherchée et originale.On y retourne?On va attendre que la créativité et la modernité du lieu transparaissent un peu plus dans les plats.FABERGÉ Des oeufs et encore des oeufs dans le Mile End Bien sûr, nous savons tous qu\u2019il faut consommer plusieurs portions de fruits et légumes par jour, réduire notre consommation de viande, favoriser les légumineuses.On sait aussi qu\u2019un verre de vin, c\u2019est bien, mais que quatre, ça l\u2019est peut-être moins.Mais saviez-vous qu\u2019il vaut mieux éviter tout ce qui se veut «santé » ou est annoncé à la télé, qu\u2019il vaut mieuxmanger à table et jamais seul, et que c\u2019est finalement très bien de laisser quelque chose dans son assiette (malgré ce que disait votre mère) ?Tout récemment traduit de l\u2019anglais, les Règles d\u2019une saine alimentation (Food Rules) de Michael Pollan, un recueil d\u2019une soixantaine de petites règles, aurait pu être un peu rasoir.Prêchi-prêcha.C\u2019est tout le contraire.Écrit avec beaucoup d\u2019humour, il est léger, plutôt sympa.Un exemple ?Ne consommez pas d\u2019aliment préparé dans un endroit où le port d\u2019un bonnet de chirurgien est obligatoire (18e règle) ; si on vous a servi au volant de votre voiture, ce n\u2019est pas de la nourriture (20e règle) ; payez plus, mangez moins (44e règle).\u2014 Silvia Galipeau Les règles d\u2019une saine alimentation Michael Pollan, éd.du Trésor caché, 9,95$ J\u2019AI LU De tous les cours de cuisine que j\u2019ai pris dans ma vie, ce sont probablement ceux de Marie-Fleur St-Pierre qui m\u2019ont laissé le plus de recettes.De recettes, en fait, que je cuisine encore.Car Marie-Fleur, qui dirige les cuisines du restaurant montréalais Tapéo, rue Villeray, est spécialiste d\u2019une approche essentielle en cuisine en 2010, le minimum d\u2019efforts pour un maximum d\u2019impact.Aussi simples soientelles \u2013 tomates sur vigne confites avec chèvre frais, escabèche de maquereau ou de saumon \u2013, ses recettes ne sont jamais banales.Palourdes aux artichauts et au citron confit, morue avec vinaigrette aux tomates\u2026 On redécouvre les produits grâce à ses combinaisons ensoleillées, originales, ponctuées de saveurs franches.Habitués, par les temps qui courent, aux livres de cuisine léchés, on ne sera pas surpris par le style convenu de celui-ci.Qu\u2019importe.Le contenu vaut le détour.\u2014 Marie-Claude Lortie Les tapas de Marie-Fleur Marie-Fleur St-Pierre, éd.de l\u2019Homme, 32,95$ PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Le talent, à L\u2019Auberge Le Vieux Saint-Gabriel, c\u2019est surtout le décor insolite et déluré de Bruno Braën et la cuisine du chef d\u2019origine provençale Éric Gonzalez.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Chez Fabergé, on se sent chez soi.Bien manger pour les nuls Recettes simples, mais pas banales llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 G O U R M A N D L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 2 OC T O B R E 2 0 1 0 "]
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