La presse, 18 octobre 2010, C. Arts et spectacles
[" www.cyberpresse.ca/arts PHOTOS Voyez les photos du film Jackass 3D sur cyberpresse.ca/jackass DOSSIER Le Festival du nouveau cinéma se poursuit.Faites vos choix sur cyberpresse.ca/fnc BLOGUE Discutez de télévision avec Richard Therrien sur cyberpresse.ca/therrien ARTS ET SPECTACLES À force de se gratter les bobos, Roger Waters a créé petit à petit le fonds de commerce du plus populaire groupe de rock progressif de l\u2019histoire : Pink Floyd.Trente ans après sa création, Waters donne enfin à voir à un large public, dont celui du Centre Bell, son oeuvre phare : The Wall.Est-ce vraiment une bonne idée ?PAGE 4 ROGER WATERS, DROIT DANS LE MUR MUSIQUE QUAND LA MUSIQUE CLASSIQUE S\u2019INVITE À LA BRASSERIE PAGE 3 ARTS VISUELS L\u2019UNIVERSALITÉ D\u2019UN ARCHITECTE PAGE 5 Moshe Safdie MONTRÉAL LUNDI 18 OCTOBRE 2010 ARTS ET SPECTACLES AGENDA DE LA SEMAINE 18 19 20 21 22 23 24 OCTOBRE Émilie Côté, Alexandre Vigneault et Marc Cassivi MUSIQUE CLARA FUREY 21/10 On la connaît danseuse, on la sait actrice, mais Clara Furey chante aussi.On a découvert sa séduisante voix rauque à l\u2019occasion de spectacles de poésie.Mais voici qu\u2019elle présente une quinzaine de ses propres chansons, accompagnée de son piano, son frère Tomas et deux choristes.De jeudi à lundi, 20h, au Théâtre de Quat\u2019Sous PHOENIX 21/10 Un trophéeGrammy pour le meilleur album alternatif et des albums vendus par centaines de milliers.Depuis la sortie de son quatrième album, Wolfgang Amadeus, c\u2019est la consécration nord-américaine pour le groupe français Phoenix.Jeudi au CEPSUM MISTEUR VALAIRE 20/10 Tout juste de retour de la France, où les affaires vont très bien, la formation sherbrookoise Misteur Valaire fait sa rentrée montréalaise au Métropolis avec un spectacle dont Brigitte Poupart (Beast, Yann Perreau) signe la mise en scène.Mercredi au Métropolis MASSIVE ATTACK 18/10 C\u2019est le coup d\u2019envoi de la tournée commune des groupes phare du trip-hop Massive Attack et Thievery Corporation.«Des performances scéniques à la fine pointe de l\u2019instrumentation et de la technologie », annonce-t-on.Ce soir au Centre Bell TÉLÉ ÇA VA CHAUFFER! 18/10 La version québécoise de l\u2019émission australienne My Kitchen Rules, Ça va chauffer !, commence ce soir sur CASA avec quatre duos, qui se recevront chez les uns et les autres, transformant leur demeure en véritable resto.Lundi, 21h30, CASA THÉÂTRE IL CAMPIELLO Serge Denoncourt s\u2019en est donné à coeur joie avec cette comédie populaire de Goldoni.Sa mise en scène vive fait la part belle au burlesque et à l\u2019humour assez vulgaire.Un Goldini trash et désopilant, aussi relevé d\u2019anachronismes et de clins d\u2019oeil deuxième degré.D\u2019ici au 30 octobre à la Cinquième salle de la Place des Arts CINÉMA NOWHERE BOY Nowhere Boy s\u2019intéresse aux années d\u2019adolescence de John Lennon, de sa découverte du rock\u2019n\u2019roll à la formation des Beatles.Si l\u2019on peut reprocher son traitement académique à l\u2019artiste d\u2019avant-garde Sam Taylor-Wood, la présence magnétique du jeune acteur Aaron Johnson et une finesse dans le crescendo dramatique font de ce premier long métrage une belle réussite.À l\u2019affiche CARLOS Dans les années 70, le Vénézuélien Ilich Ramirez Sanchez, révolutionnaire radical, militant pour la libération de la Palestine, prend les armes et devient Carlos, terroriste le plus célèbre de son époque.Le Français Olivier Assayas dresse un portrait fascinant, d\u2019une formidable nervosité, de ce mercenaire de la terreur désillusionné, qui fut capturé en 1994.À l\u2019affiche DANSE LÉONCE ET LÉNA NATHALIE COLLARD MÉDIAS Dans les offres qui ont été présentées aux lock-outés du Journal de Montréal la semaine dernière, la direction imposait une clause de «convergence illimitée», c\u2019est-à-dire le droit de décliner les textes écrits par les journalistes du Journal sur toutes les plateformes de Quebecor Média.Pour ceux qui ne comprennent pas bien la nature de la convergence dans une entreprise médiatique, voici l\u2019explication de Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor, à la conférence annuelle de l\u2019International Institute of Communications l\u2019an dernier.«Aujourd\u2019hui, a-t-il dit, une émission de télé n\u2019est jamais seulement une émission de télé : elle se décline sur le web et sur la vidéo sur demande, ses comédiens ou ses animateurs se racontent dans nos magazines, publient des livres dans nos maisons d\u2019édition, lancent disques et DVD que nous produisons et participent à d\u2019autres émissions de variétés et événements spéciaux.» À cette panoplie de plateformes, il faut ajouter le nouveau téléphone de Vidéotron présenté aux médias en septembre dernier.Selon M.Péladeau, il deviendra la pierre angulaire de la stratégie de convergence de Quebecor Média.Qui aurait pu prévoir un tel succès il y a 10 ans, lors de l\u2019achat de Vidéotron par Quebecor ?Personne.En fait, à l\u2019époque, alors que Time Warner et AOL fusionnaient aux États-Unis, nombreux étaient ceux qui prédisaient l\u2019échec de la convergence ainsi que le démantèlement des grands conglomérats médiatiques.Ce qui suscitait des craintes au Québec, c\u2019est davantage la question de la concentration de la propriété.Florian Sauvageau, professeur de communication à l\u2019Université Laval, était au nombre des inquiets.Dans le dossier de mon collègue Maxime Bergeron publié samedi, il réitère ses inquiétudes : «Je ne veux pas prêter d\u2019intentions à Pierre Karl Péladeau, mais il a un pouvoir qui pourrait avoir des conséquences inquiétantes s\u2019il décidait un jour de s\u2019en servir à des fins politiques.» Or jusqu\u2019ici, ce n\u2019est pas la démocratie qui a le plus souffert de la convergence, c\u2019est plutôt le contenu.D\u2019un strict point de vue d\u2019affaires, la convergence est un succès.Du point de vue du public, toutefois, c\u2019est moins concluant.Si la multiplication des plateformes se traduisait par une augmentation du nombre de contenus (informations, divertissement , etc.), il y aurait de quoi se réjouir.Le problème, c\u2019est que les contenus ne se multiplient pas, ce sont les mêmes qu\u2019on décline à l\u2019infini.Comme l\u2019expliquait Pierre Karl Péladeau, toujours devant l\u2019auditoire de l\u2019International Institute of Communications, «la seule façon (\u2026) de rejoindre des auditoires comparables et de maintenir la profitabilité globale de nos composantes, c \u2019était de développer des produits capables d\u2019aller chercher le public, ou plutôt les publics, là où il(s) se trouvai(en)t désormais.Il fallait tout simplement faire plus avec moins.» Quebecor n\u2019est pas le seul à vouloir faire plus avec moins.On trouve d\u2019autres exemples de convergence, à plus petite échelle, cela dit .Prenons Radio-Canada.La semaine dernière, le reportage télé de sa correspondante Alexandra Szacka, présenté au Téléjournal du jeudi soir, a été rediffusé au bulletin d\u2019information radio le lendemain matin.La qualité du reportage n\u2019avait pas changé, mais du point de vue du fidèle auditeur-téléspectateur de Radio-Canada, on doit reconnaître qu\u2019il y avait perte de richesse et de diversité.Est-il possible d\u2019envisager de faire plus avec moins tout en faisant mieux?Les événements récents n\u2019indiquent pas que c\u2019est la voie privilégiée, du moins chez Quebecor Média.La direction de l\u2019entreprise a été très claire dans ses récentes offres : le Journal de Montréal devra se faire avec moins de journalistes que par le passé.Paradoxal.Tout le monde s\u2019entend pour dire que le contenu est primordial, que sans reportages de fond, sans émissions de qualité, les téléphones mobiles et les câbles optiques ne sont que de la vulgaire tuyauterie.Et pourtant, on ne semble pas toujours accorder une très grande valeur à ce fameux contenu.On en veut, mais il ne doit pas coûter trop cher.Dans un tel contexte, comment croire que la qualité ne sera pas touchée?L\u2019avenir des journaux bis Les patrons de trois grands quotidiens canadiens-anglais, The Toronto Star, The Globe and Mail et le National Post, se sont réunis la semaine dernière pour débattre de l\u2019avenir des journaux.Devant l\u2019Empire Club of Canada, ils ont exposé trois visions différentes de l\u2019avenir de la presse écrite.L\u2019éditeur du National Post, Gordon Fisher, craint que plusieurs titres disparaissent alors que l\u2019éditeur du Toronto Star, John Cruickshank, plus confiant, assure que le journalisme d\u2019enquête, sérieux et, surtout, local, sera toujours demandé.Quant à Philip Crawley, éditeur du Globe, il estime que les quotidiens gratuits sont l\u2019équivalent de la musique d\u2019ascenseur, car ils minent la valeur des journaux.Seul terrain d\u2019entente des trois compétiteurs : la qualité vendra toujours.Source : The Toronto Star Chili : l\u2019échec du journalisme «L\u2019histoire du sauvetage des mineurs chiliens me déprime, a écrit le professeur de journalisme Jeremy Litteau la semaine dernière.J\u2019y vois surtout une histoire sur le journalisme.Je trouve déconcertant le fait qu\u2019à une époque où nous fermons des bureaux de correspondants à l\u2019étranger et que nous sabrons les budgets des salles de rédaction, 1300 journalistes se soient rendus dans une petite ville minière du Chili.Je sais que mon opinion est discutable quand je vois sur Twitter et Facebook l\u2019intérêt suscité par cette histoire.Mais le public ne pense pas en termes de ressources lorsqu\u2019il consomme de l\u2019information journalistique.Il fait avec ce qu\u2019il y a.» Source : jlittau.net (professeur au département de journalisme et communication de la Lehigh University, en Pennsylvanie) QUEBECOR MÉDIA Faire plus avec moins PHOTO SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE Selon Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor, la convergence consiste à ce qu\u2019«une émission de télé n\u2019est jamais seulement une émission de télé : elle se décline sur le web et sur la vidéo sur demande, ses comédiens ou ses animateurs se racontent dans nos magazines, publient des livres dans nos maisons d\u2019édition, lancent disques et DVD que nous produisons et participent à d\u2019autres émissions de variétés et événements spéciaux ».21/10 Les Grands Ballets canadiens deMontréal placent leur nouvelle saison sous le signe de la prise de risque et du voyage.Christian Spuck donne le coup d\u2019envoi le 21 octobre avec Léonce et Léna.Jusqu\u2019au 30 octobre, 20h, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts PHOTO FOURNIE PAR LE TNM Clara Furey.Léonce et Léna PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 8 O C T O B R E 2 0 1 0 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE La période de rodage se termine pour CKIN-FM.Si tout se passe comme prévu, la première radio «world» commerciale de Montréal entrera officiellement en ondes au début du mois de novembre.Née de la cuisse de la station grecque anglophoneMIKE-FM (105,1), CKIN sera située au 106,3 de la bande FM, une fréquence auparavant inutilisée.Sa programmation sera principalement consacrée aux musiques du monde et au Montréal multiculturel.L\u2019animation de la station se fera à 85% en français.«Ce sera notre règle», promet la patronne de la station Marie Griffith, aussi propriétaire de MIKE-FM.Marie Griffith ne s\u2019en cache pas : CKIN lui permettra de décongestionner la grille horaire de MIKE, qui mélangeait déjà la programmation grecque et multilingue.Quelques émissions vedettes de MIKE, comme les Latino Nights de Kiko et Dany, seront ainsi diffusées sur les ondes de la nouvelle station.MIKE FM continuera pour sa part à diffuser des émissions russes, hongroises et chinoises, en plus de ses nombreuses émissions en grec et en anglais.Huit communautés se partageront la grille horaire de CKIN, dont les Brésiliens, les Haïtiens, les Turcs, les Arabes, les Sud asiatiques et les Latino-Américains.L\u2019émission du retour à la maison sera produite par des Indiens du Punjab, alors que l\u2019émission du matin sera l\u2019affaire de Kiko& Dany, qui conservent du reste leurs émissions Latino Nights du jeudi et du vendredi soirs.Identification Elle-même d\u2019origine grecque, Mme Griffith espère que CKIN-FM favorisera le rapprochement entre les différentes communautés ethniques de Montréal.Car la station, dit-elle, s\u2019adressera à tous les amateurs de «world beat», qu\u2019ils soient québécois «de souche» ou non.«Il y a des tas de jeunes de deuxième et troisième génération issus de l\u2019immigration qui ne s\u2019identifient ni à la radio francophone ni à la radio anglophone, et qui cherchent une solution de rechange, dit-elle.Le Montréal multiculturel grossit à vue d\u2019oeil et nous voulons refléter cette nouvelle réalité.» Bruno Hildebrando, qui animera l\u2019émission brésilienne les mercredis et jeudis de 18h à 20h, va dans le même sens: «CKIN va permettre à la communauté brésilienne de se faire entendre.C\u2019est une bonne chose, parce que jusqu\u2019ici, nous n\u2019avions pas grand-chose sur le plan des communications.Non seulement nous serons mieux informés, mais la station deviendra une vitrine pour les commerçants brésiliens qui souhaitent rejoindre les Québécois.» Le plus grand défi, admet Mme Griffith, sera maintenant de convaincre les annonceurs nationaux.Les grandes agences publicitaires semblent encore réticentes à investir pour leurs clients dans le marché multiethnique, préférant viser les bons vieux marchés anglophone et francophone.Or, selon Marie Griffith, l\u2019industrie publicitaire ne peut plus ignorer le marché «allophone» qui «est actuellement en expansion et qui est même en train de dépasser le marché anglophone».Première CKIN sera la première radio FM commerciale du Québec à se spécialiser dans les musiques du monde, ce créneau étant habituellement réservé aux radios communautaires ou universitaires.L\u2019histoire dira si le pari de Marie Griffith était le bon.Mais le laboratoire multiculturel qu\u2019est en train de devenir Montréal ne pourra qu\u2019en bénéficier.CKIN a émis son premier signal le 30 juillet dernier et achève actuellement ses derniers tests.Son antenne d\u2019une puissance de 1000 watts devrait lui permettre de couvrir la grande région métropolitaine, de Saint-Sauveur à Repentigny.Pour la petite histoire, sa station soeur MIKE-FM est née de CKDG, elle-même née de CHCR, première station ethnique de Montréal fondée en 1964, par le père de Marie Griffith, John Daperis.Mme Gri f fith a également participé à la fondation de la première télé ethnique du Québec (TEQ) et de la station multiculturelle CJNT.Ici Radio-Monde CKIN-FM bientôt en orbite\u2026 ALAIN BRUNET Au sortir de l\u2019entrepôt brassicole dans la nuit de samedi à hier, on pouvait certes conclure à une prise de contact réussie, mais pas exactement à la rencontre probante attendue entre musique symphonique et musique électro.L\u2019ouver ture d\u2019esprit du maestro Kent Nagano, la collaboration sincère de la direction artistique du festival Mutek et l\u2019accueil de la Brasserie Molson ont certes généré un événement qui a atteint ses objectifs premiers : rejoindre un public plus jeune qui se pointe rarement aux concerts classiques, sortir l\u2019Orchestre symphonique de Montréal de son contexte habituel, amorcer un dialogue avec des formes musicales différentes que celles préconisées par la musique instrumentale dite sérieuse.Rarement (sinon jamais), en tout cas, l\u2019OSM peut jouer la Symphonie no 1 en ré majeur, Titan, de Mahler devant un auditoire aussi jeune.Public très majoritairement constitué d\u2019adultes consentants de 20 à 40 ans, dont l\u2019idée du raffinement mélomane ne se limite plus au corpus classique.et dont l\u2019intérêt pour ce répertoire n\u2019est pas particulièrement marqué \u2013 si on se fie à l\u2019âge vieillissant du public de l\u2019OSM qu\u2019on observe d\u2019ordinaire à la Wilfrid.D\u2019où la nécessité d\u2019une prise de contact avec une perspective aussi alléchante qu\u2019un programme symphonique jumelé à une intervention technoïde.Et ce, dans un cadre idéal, il faut dire: l\u2019environnement industriel, les bars, les éclairages, les montagnes de caisses de 12/24 de toutes les marques de Molson constituaient un décor parfait pour cette rencontre d\u2019un autre type.La sonorisation aurait pu s\u2019y avérer erratique, elle m\u2019a semblé remarquable dans le contexte.Je me suis d\u2019ailleurs posté tout au fond de la salle pour entendre et conclure à une utilisation maximale des possibilités d\u2019un tel «amphithéâtre» \u2013 qu\u2019on ne peut évidemment comparer aux bonnes salles.Le seul irritant sonore, en fait, a été ces quelques décrocheurs qui se sont mis à parler fort en plein troisième mouvement de la symphonie, une fois de l\u2019autre côté du rideau.De manière générale, il faut néanmoins conclure à une écoute exemplaire de ce public atypique, entrecoupée d\u2019applaudissements fervents entre les mouvements que prenait soin de présenter le maestro sans faire de chichi.Très sympa.Or voilà, c\u2019est à une rencontre bien sommaire à laquelle nous avons assisté, nous qui avons rempli à craquer l\u2019entrepôt jusqu\u2019aux petites heures.Malgré tout le ravissement qu\u2019on puisse éprouver pour cette symphonie de Mahler, il est à se demander ce qu\u2019elle figurait dans un tel programme.Déjà, la Messagesquisse de Boulez, éminemment moderne et servie en introduction, me semblait une pièce mieux appropriée.Mais la Symphonie no 1 en ré majeur?Quel lien pouvait-on tisser entre cette oeuvre et la musique électro?Bien sûr, on a eu droit ensuite à une adaptation mahlérienne, arrangée par Ari Benjamin Meyers et jouée en direct par le Suisse Thomas Fehlmann avec cinq musiciens de l\u2019orchestre \u2013 Titan One Du fehlst mir.Pour faire bref, j\u2019ai eu l\u2019impression d\u2019un exercice de style auquel ont pris part des musiciens classiques.Bel effort pavé de bonnes intentions, d\u2019accord.Et c\u2019est tout.Un long DJ set de Fehlmann avec projections et jeux de lumières s\u2019ensuivit \u2013 d\u2019ailleurs, pourquoi l\u2019OSM n\u2019a-t-il pas joui d\u2019un tel accompagnement visuel ?Au bout de son segment, Fehlmann ne m\u2019avait pas convaincu.Impression de déjà- entendu, formes sonores beaucoup plus proches de la fin des années 90, début 2000 que de la période actuelle.Forme déjà classique?Hmmm.Pourquoi, au fait, n\u2019avoir pas employé de jeunes compositeurs de la mouvance électroacoustique en meilleure phase avec la pop culture technoïde?On se posait la question lorsque Substance et Vainqueur ont proposé Scion Versions Live.Il était temps d\u2019aller dormir.OSM-MUTEK Prise de contact brassicole CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Le Concours international d\u2019orgue du Canada, qui porte le nom du pays mais se déroule à Montréal, où il a été lancé en 2008, présentait samedi soir à la Basilique Notre-Dame un concert dont l\u2019originalité avait attiré quelque 800 personnes, ce qui est considérable pour un événement centré sur un instrument aussi peu «populaire».Au grand Casavant symphonique de 92 jeux qui domine la nef se succédaient, en quatre prestations d\u2019environ 25 minutes chacune, quatre récents premiers prix de concours internationaux d\u2019orgue.Tous dans la jeune trentaine, ce sont, dans l\u2019ordre où on les a entendus \u2013 et vus sur l\u2019écran géant installé dans le choeur \u2013 le Canadien Michael Unger, lauréat à Tokyo, le Russe Konstantin Volostnov, à St Albans, le Hongrois Balint Karosi, à Leipzig, et, fermant le défilé en honorant tout à fait le nom qu\u2019il porte, le Français Frédéric Champion, lauréat au premier Concours de Montréal.Ànoter que lebref programme de chacun comprenait une pièce d\u2019un compositeur de son pays.On avait donné à l\u2019événement un titre ronflant : Rendez-vous des GRANDS.Deux précisions: a) les majuscules ne sont pas de moi ; b) même en minuscules, le mot «grand» me paraît, ici , quelque peu exagéré.Quelqu\u2019un devient-il grand dès l\u2019instant où il remporte un premier prix de concours?Michael Unger attaque le premier mouvement de la cinquième Symphonie de Widor sur des jeux étrangement aériens qui conviendraient davantage à un scherzo.Il nourrit sa registration davantage par la suite et conduit le morceau à la conclusion qui s\u2019impose.La quatrième Étude canonique de Schumann passe inaperçue, surtout que l\u2019Étude héroïque bien nommée de Rachel Laurin, qui la suit, est une pièce de bravoure, un peu à la Widor, avec un vertigineux trait de pédale.Konstantin Volostnov fait bien chanter le thème de la Passacaille et Fugue de Bach (correctement identifiée Passacaglia dans le programme, comme dans le Urtext), à travers une lecture qui n\u2019est pourtant pas irréprochable.Il se montre techniquement plus à la hauteur du virtuose Perpetuum mobile de son obscur compatriote Daniyar Dianov.Balint Karosi propose lui aussi une pièce d\u2019un compositeur inconnu, Istvan Koloss, dont la Metamorphosis en plusieurs sections contrastantes crée une assez bonne impression.Il se montre aussi habile compositeur dans une Toccata à la mémoire de Bela Bartok où il reprend certaines formules d\u2019ostinato du maître hongrois.Dommage que, du répertoire courant, il n\u2019ait retenu que le très pâle Ave Maris Stella de Liszt.Frédéric Champion redonne sa pleine personnalité au Casavant de Notre-Dame dans un premier Choral de Franck qui réunit, à la fois, registration respectueuse du style, sens de la structure et intériorité.Mais sa transcription du poème symphonique Vltava de Smetana (qu\u2019on appelle abusivement «La Moldau» en français) est bien inutile, voire décevante dans l\u2019épisode turbulent des rapides de Saint-Jean, où l\u2019on imagine ce que produirait la mise à contribution, par exemple, du pédalier et de ses fulgurants 16- et 32-pieds.Pourquoi s\u2019attarder à de tels exercices quand une grande partie de l\u2019immense répertoire d\u2019orgue reste inexplorée?MICHAEL UNGER, KONSTANTIN VOLOSTNOV, BALINT KAROSI ET FRÉDÉRIC CHAMPION, organistes.Samedi soir, Basilique Notre-Dame.Orgue à traction électropneumatique Casavant (1890-1991) ; 92 jeux, quatre claviers manuels et pédale.Animation: Françoise Davoine et Kelly Rice.Radiodiffusion: Radio-Canada, 17 novembre, 20h.L\u2019ORGUE DE NOTRE-DAME Grands et\u2026 moins grands PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE L\u2019ouverture d\u2019esprit du maestro Kent Nagano, la collaboration sincère de la direction artistique du festival Mutek et l\u2019accueil de la Brasserie Molson ont généré un événement qui a atteint ses objectifs.CLAUDE GINGRAS Julie Boulianne et Tyler Duncan donnaient le concert d\u2019ouverture de saison chez Turp hier aprèsmidi.Un auditoire d\u2019une centaine de personnes les a écoutés séparément dans deux groupes substantiels de Mahler et de Richard Strauss, puis en alternance dans un cinquième groupe de quatre mélodies et finalement dans trois duos de Brahms.LaprésencedeJulieBoulianne est la meilleure impression qu\u2019a laissée cette longue heure de musique.On est d\u2019abord étonné qu\u2019une personne aussi menue fasse entendre une voix aussi égale en volume et en couleur.Cette voix n\u2019est pas un gros mezzo qui se prend pour un contralto, plutôt une sorte de mezzo léger à l\u2019authentique couleur sombre.La jeune Québécoise n\u2019a chanté hier que ce qui correspond exactement à sa tessiture.Conséquemment, chaque note est parfaitement à sa place ; jamais on ne sent d\u2019effort.Entre de telles mains, on peut s\u2019abandonner à la pure interprétation.Hier, en l\u2019écoutant, j\u2019ai pleuré.Une telle réaction ne me trompe jamais.Nati f de la Colombie - Britannique, M.Duncan projette un baryton ferme et chaleureux au médium et au grave; il possède aussi des dons d\u2019interprète.Malgré un aigu douteux, il se risque dans les notes élevées au lieu de se tourner vers celles que Mahler a prudemment ménagées un peu plus bas.Autre problème: la réverbération de la salle créait une insupportable surcharge dans les passages «fortissimo», que le chanteur lançait automatiquement à pleine force, comme dans un vaisseau de 3000 places.Créatrice d\u2019atmosphère, la pianiste Erika Switzer (l\u2019épouse du baryton) fit oublier bien des redites et banalités de ce programme pour inconditionnels.JULIE BOULIANNE, mezzosoprano, et TYLERDUNCAN, baryton.Au piano: Erika Switzer.Hier après-midi, Conservatoire, SociétémusicaleAndré-Turp.Radiodiffusion: Radio-Canada, 27 octobre, 20h.Julie Boulianne fait le concert PHOTO FOURNIE PAR MARTIN BOUCHER COMMUNICATIONS Julie Boulianne.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 8 O C T O B R E 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 ARTS ET SPECTACLES MARDI, APRESNOEL RADU MUNTEAN Bayard dfOr du meilleur long metrage au recent festival de Namur, Mardi, apres Noel raconte avec originalite lfhistoire dfun couple au bord de la rupture.Aucun couple ne vit une rupture de la meme facon.Ici, on est a mille lieues des formats classiques, voire caricaturaux.Dans une Roumanie en voie dfoccidentalisation, Paul Hanganu (Mimi Branescu) est un banquier menant une belle vie avec sa conjointe Adriana (Mirela Oprisor) et leur fille de 8 ans.En parallele, il entretient une liaison avec Raluca (Maria Popistasu), dentiste de la famille.Fait de looooonnnnngs plans-sequences, dont une scene chez la dentiste qui est une piece dfanthologie, le film se cherche dans son premier tiers.Mais lorsque Paul passe aux aveux, lfhistoire se deploie dans une formidable confrontation entre ce dernier et sa femme.Lente, meticuleuse, chirurgicale, la rupture entre Paul et Adriana est consommee avec un melange de politesse et de pression contenue.Noel arrive et le couple etablit une treve non ecrite pour sauver les apparences devant sa fille et les membres de la famille.Un superbe exercice duquel on ressort emu.Andre Duchesne Aujourdfhui a 15h30 au Quartier latin; mercredi a 17h au Cinema Imperial ¡¡¡ SAUVAGE GUILLAUME SYLVESTRE La complexite du dossier autochtone commande de nombreux eclairages.Cfest la principale qualite de ce documentaire.Suivant le parcours quotidien de quelques Amerindiens de differentes communautes, Sauvage propose dfaller a la rencontre de gens qui veulent reussir sans verser dans lfautoflagellation et le miserabilisme.Le jugement porte est parfois si severe qufon en vient a se demander sfil ne servira pas a alimenter certains discours de droite (des Amerindiens qui en critiquent dfautres; quelle aubaine!).Mais Sauvage nfevacue pas pour autant les maux, les problemes, les questionnements et les revendications propres a ces communautes.On parle aussi de suicides, de drogues, de territoires, de relations avec les Blancs.En depit de quelques entourloupettes hop-la-vie et dfun traitement esthetique plutot ordinaire, ce film apporte une bonne dose de fraicheur sur certaines realites autochtones et alimente une necessaire reflexion sur une grande question non resolue.Andre Duchesne Ce soir a 19h au Cinema Imperial ; le samedi 23 octobre a 17h30 a lfeXcentris (salle Fellini) 39e FESTIVAL DU NOUVEAU CINEMA NOS SUGGESTIONS.PHOTO FOURNIE PAR LE FNC Mardi, apres Noel raconte avec originalite lfhistoire dfun couple au bord de la rupture.PHOTO FOURNIE PAR LE FNC Sauvage propose dfaller a la rencontre dfAutochtones qui veulent reussir sans verser dans lfauto-flagellation et le miserabilisme.12 SERIES AMERICAINES Dans notre dossier 12 series tele americaines qufon aime, quelques erreurs se sont glissees : la serie Weeds est diffusee en francais a Tele-Quebec, le mardi, 22h (ye!), alors que les coffrets DVD dfEntourage et In Treatment comportent bel et bien des sous-titres francais.Toutes nos excuses aux nombreux fans qui nous ont signale la chose! PRECISION ALAIN DE REPENTIGNY Roger Waters nfest pas le type le plus sympathique qui soit.Il etait deja bien parti pour se mettre a dos les trois autres membres de Pink Floyd quand il sfest pointe au Stade olympique de Montreal le 6 juillet 1977 pour y donner le spectacle de la tournee Animals.Ce tout premier spectacle rock dans le Gros Bol .Emerson, Lake and Palmer devaient sfy produire le mois suivant .nfaurait pas laisse de souvenir memorable si le bassiste nfy avait pas ápete une cocheâ.Waters chantait lfune de ses compositions quand lfun des 78 322 spectateurs, sans doute dans un etat second, sfest approche de la scene plus que ne le souhaitait le leader de Pink Floyd pour lui reclamer bruyamment Careful With That Axe Eugene, une terrifiante chanson du Floyd dfune autre epoque.Waters ne lfa tellement pas pris qufil a crache sur le fan surexcite.áJfignore si le crachat a bouleverse la vie de ce spectateur agite, toujours est-il que nous pouvons le remercier dfavoir ete a lforigine de ce qui allait devenir The Wallâ, ecrit le batteur Nick Mason dans son livre paru en 2004 (Pink Floyd: Lfhistoire selon Nick Mason).Waters est reste marque par cet incident et il sfest jure de ne plus jamais jouer dans un stade.Puis il sfest mis a lfecriture de lfoeuvre de sa vie, inspiree par ce mur qufil avait senti entre les spectateurs et les artistes en cette soiree dfete a Montreal.The Wall aura ete, avec The Dark Side of the Moon, le grand moment de Pink Floyd.Ce nfest pas un hasard si ce sont justement ces deux albums qufa choisi de faire revivre dfun bout a lfautre monsieur Waters, qui a pourtant boude le gros du repertoire de Pink Floyd apres avoir saborde le groupe .du moins le croyait-il .au milieu des annees 1980.Je me souviens tres bien de la drole dfimpression que jfavais ressentie au concert The Dark Side of the Moon au Centre Bell, en 2006.Desireux de reaffirmer sa paternite sur cet albumclassique, Waters avait recrute des musiciens qui nfauraient pas depare dans un groupe hommage comme The Australian Pink Floyd.Il avait meme deniche un chanteur et un guitariste capables dfimiter a peu pres la voix et le son de la guitare de David Gilmour, le feeling en moins.Pendant que le mercenaire se lancait dans les deux solos epiques de Comfortably Numb, le seul ex-membre en regle de Pink Floyd se contentait de se promener dfun bord a lfautre de la scene pour recolter les bravos meme sfil jouait un role secondaire dans cette chanson.Cfetait aussi surrealiste qufenmai 1994 au Stade olympique quand 60 000 fans de Pink Floyd avaient enterre de leurs cris le meme morceau de bravoure du guitariste Gilmour, tout excites qufils etaient de voir apparaitre une boule disco au sommet dfune tour au parterre.En 2006, Gilmour sfen est tire avec plus dfelegance au Royal Albert Hall de Londres en confiant la partie chantee par Waters dans Comfortably Numb a David Bowie, rien de moins, puis a Rick Wright, econduit du groupe par Waters au debut des annees 1980.Rappelons tout de meme que les quatre Pink Floyd se sont reunis le temps de quatre chansons au concert Live 8 de Londres, en 2005, et qufen juin dernier Waters et Gilmour ont participe ensemble a un concert-benefice pour les enfants palestiniens au terme duquel Gilmour a promis de venir jouer Comfortably Numb dans un concert de la tournee actuelle de Waters.Le mur Entendons-nous bien : la resurrection de The Wall apres toutes ces annees nfest pas banale.Surtout que Pink Floyd ne lfavait joue que dans quatre villes (Los Angeles, Uniondale, Dortmund et Londres) en 1980- 1981.A peu pres personne nfa donc vu ce spectacle theatral au cours duquel un mur etait construit entre le groupe et le public puis demoli a la toute fin.Il a bien ete repris par Waters et quantite dfartistes invites a Berlin, un an apres la chute dfun autre mur celebre, mais ca tenait presque de la comedie musicale.Je lfavoue, je nfai jamais ete un fan de cet album double longuet et ampoule, sorte de psychanalyse publique de Waters qui surfait sur lfalienation, lfantimilitarisme, le complexe freudien et le totalitarisme fortement inspire du roman 1984, et dont le grand succes (Another Brick in the Wall) misait sur une chorale dfenfants et un rythme disco.Et jfai deteste lfadaptation cinematographique qufon en a fait en 1982 avec le souriant Bob Geldof dans le role de Pink, la rock star alienee.Le Pink Floyd que jfai aime etait celui dfUmmagumma, dfAtom Heart Mother et Meddle que jfai vu au CEPSUM de lfUniversite de Montreal en novembre 1971.The Dark Side of the Moon?Trop ácommercialâ et pas assez exploratoire a mon gout.Jfetais de ceux qui reprochaient a Pink Floyd dfetre devenu une caricature de lui-meme, esclave de ses gadgets, et qui rigolaient franchement quand un Lucien Francoeur moqueur chantait áon est alles voir Pink Floyyy, on a mange des hot-doyyy â dans Le freak de Montreal du premier album dfAutf Chose.Si je suis retourne voir le Floyd au Stade olympique en 1977, cfetait surtout pour Wish You Were Here que je trouve encore a ce jour superieur a The Dark Side of the Moon et The Wall.Version 2010 Cela etant dit, The Wall porte vraiment la signature de Roger Waters et sfil y a quelqufun qui peut le ressusciter, cfest bien lui.Il sfy est dfailleurs consacre avec le plus grand serieux si lfon en croit un numero recent du magazine Rolling Stone, sfimposant meme un regime dfexercices pour garder la forme.The Wall version 2010, cfest le fameux mur de 11 metres sur 73 metres construit brique par brique et qui sert aussi dfecran, des marionnettes gonflables, une chorale locale et un groupe de musiciens dont font partie le guitariste et bassiste G.E.Smith, le chanteur Robbie Wyckoff, le guitariste Dave Kilminster et un clavieriste du nom de Harry Waters qui avait 3 ans quand son papa jouait The Wall.Cfest aussi une áactualisationâ des images associees a The Wall pour tenir compte de la realite dfaujourdfhui.áQuand nous le jouions a lfepoque, cfetait apres la fin de la guerre du Vietnam, et nous sommes actuellement au beau milieu de guerres en Irak et en Afghanistan.Il y a dans The Wall un message antiguerre tres puissant qui existait a lfepoque et qui existe encore aujourdfhuiâ, a declare Waters a lfAssociated Press plus tot cette annee.Les textes des chansons nfont pas ete modifies .heureusementc .mais les nouvelles projections insistent beaucoup sur les guerres actuelles ou mettent, par exemple, lfaccent sur un gouvernement oppressif la ou les anciennes montraient un parent autoritaire, nous annonce le Rolling Stone.áCe sera essentiellement le meme show mais avec une signification plus globale â, a dit le scenographe Mark Fisher au magazine americain.Esperons que ca sera plus edifiant que lfinedite Leaving Beirut que Waters a chantee au Centre Bell il y a quatre ans.Waters nfa plus 30 ans, il en a 67 depuis peu, a ajoute Fisher pour expliquer la nouvelle facture du spectacle.Pourtant, il ne donne pas lfimpression dfavoir beaucoup change quand il dit au journaliste de Rolling Stone des choses comme: áJfai la meme responsabilite de monter ce spectacle que Picasso avait de peindre Guernica.â Ca mfinquiete un peu.Pas vous?Roger Waters : The Wall Live, au Centre Bell, demain et mercredi soirs.A guichets fermes.Roger Waters, droit dans le mur 1018 17h00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC Pyramide Union fait la force Le Telejournal 18 h Virginie Les Parent L'auberge du chien noir La galere Le Telejournal 22h45 Nouv.sports Kiwis et hommes / Alain Stanke \" TVA TVA Nouvelles TVA Nouvelles Le cercle Les Gags Occupation double Yamaska Toute la verite TVA Nouvelles 22h45 Denis Levesque 23h45TIENSBON.1h50\" V De zero a 1000$ La guerre des clans Atomes crochus Un souper parfait Taxi payant Generation inc CSI: NY / Deboussole Le mentaliste Un gars le soir Dumont Atomes crochus Call TV \" TQc Cornemuse Toc toc toc Kaboum! Tactik Legitime depense Kilometre zero Planete science / Expedition Lune Questions de societe Huis clos Une pilule, une p'tite granule CBC CBC News Now Coronation Street Wheel of Fortune Jeopardy! Battle of Blades Men With Brooms Just for Laughs / Orny Adams CBC News: The National 22h55 CBCNews 23h40 Rick Mercer CTV-M Dr.Phil CTV News eTalk Big Bang Theory Dancing With the Stars Castle / Anatomy of a Murder CTV National News CTV News \" GBL-Q 16h30 ! Young & R.Global National Evening News End of My Leash E.T.Canada Ent.Tonight House / Unplanned Parenthood Lie to Me / Dirty Loyal Hawaii Five-O / Nalowale / Masi Oka News Final Make or Break ABC The Dr.Oz Show Smarter-5th Grad ABCWorld News Fox 44 News The Office Dancing With the Stars Castle / Anatomy of a Murder TMZ 23h35 Nightline \" CBS Channel 3 News The: 30 Channel 3 News CBS Evening News Ent.Tonight Met Your Mother Rules of Engage.2 1/2 Men Mike&Molly Hawaii Five-O / Nalowale / Masi Oka Channel 3 News 23h35 Letterman \" FOX King of the Hill Family Guy The Simpsons Met Your Mother 2 1/2 Men 2 1/2 Men House / Unplanned Parenthood Lie to Me / Dirty Loyal Fox 44 News Met Your Mother Entourage NBC First at Five 5:30 Now Newschannel 5 NBC Nightly News Jeopardy! Wheel of Fortune Chuck / Chuck Versus the Couch Lock The Event / Casualties of War Chase / Above the Law / Eddie Cibrian Newschannel 5 23h35 Jay Leno \" PBS-P Electric Company Homework Hotline BBC World News Nightly Business PBS NewsHour Antiques Roadshow Partie 2 de 3 American Experience Partie 1 de 5 PBS Previews BBC World News Charlie Rose \" SHOW Sea Patrol Silent Witness STORM CELL (2008) avec Elyse Levesque, Ryan Kennedy, Mimi Rogers.Rookie Blue / Honor Roll Haven NCIS / Code of Conduct ARTV Contes d'Avonlea / La vie est un theatre Cormoran Visite libre Rumeurs C'est juste de la TV .Vous danser?Grands spectacles / Blanche Neige CD C'est incroyable! / Riposte Mordant avec Francois Massicotte Superscience / Les tempetes solaires Ca bouge en grand Parasites / Frenesie alimentaire Autopsie Images-chocs / Attaques-surprises Cinepop 15h50 ! LIAISON FATALE (1987) LA TURBULENCE DES FLUIDES (2002) Pascale Bussieres.TANGUY (2001) avec Sabine Azema, Eric Berger, Andre Dussollier.DONNIE DARKO (2001) avec Drew Barrymore, Jena Malone, Jake Gyllenhaal.EV Hell's Kitchen Le monde en actions / Bresil Les nouveaux paradis Chez les Antillais Shanti, au coeur de l'Inde / Udaipur Rallye autour du monde Hell's Kitchen HI Dr Quinn, femme medecin J'ai la memoire qui tourne / L'hiver Dans le secret des villes Enquetes Partie 1 de 2 NCIS enquetes speciales / La zone Pilotes des glaces / Celebrations Les sentiers de la guerre MMAX Millionaire$ a tout prix Generation 70 / 1972 Benezra recoit La danse des etoiles Housewives: Les vraies Millionaire$ a tout prix Benezra recoit MP Pimp mon char Palmares L'univers M+ M.Net La prochaine Top Modele Americaine Bienvenue a Jersey Shore Coup de rock Seduction 101 RDI Le Telejournal RDI RDI monde RDI economie 24 heures en 60 minutes Les grands reportages Partie 1 de 2 Le Telejournal RDI RDI economie Le National Le Telejournal 23h45 Nouv.sports S+ Le reve de Diana Victimes du passe Loi & ordre: sexuels / La folie du double Heartland / Au-dela de l'obscurite The Border: Haute surveillance C.S.I: Miami / Le cheri de ces dames Sydney Fox, l'aventuriere / Kidnapping SE 17h20 L'AMIRAL (2008) avec Elizaveta Boyarskaya, Sergey Bezrukov, Konstantin Khabenskiy.19h25 MONSTRES CONTRE ALIENS (2009) Treme (v.f.) Ricky Gervais Show Ricky Gervais Show 5150,RUEDES.1h25\" TFO Le grand galop Cinemission 64, rue du Zoo Le Dino train RelieF Aliens des fonds marins QUAI DES ORFEVRES (1947) avec Suzy Delair, Bernard Blier, Louis Jouvet.Sur les pas de./ Tchaikovski TV5 Prendre sa place 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Ports d'attache / Heidi a Lisbonne Chefs-d'oeuvre de l'humanite FBI / A l'assaut de la mafia Le monde bascule / La decolonisation TV5 le journal 23h355 sur 5 \" VIE Chef academie Ma maison Decore ta vie Bye-Bye Maison Recettes vedette Cheri, choisis Le telephone Celibataires recher.Decore ta vie Airoldi pour sortie Passe la cigogne LEMARIAGEAT.1h30\" Z Le sanctuaire / Penitence La porte des etoiles Revanche nerdz Comment c'est fait L'epee de verite Le sanctuaire / Penitence La porte de l'univers / Un nouvel espoir Sales Jobs / Mecano haute voltige RDS WPBA Billard Sports 30 Hockey 360\u2039 Homme plus fort LMB Baseball / Rangers du Texas c.Yankees de New York - Series de championnat de la ligue americaine 3e match (D) Sports 30 Concours forestier SPN Connected With Prime Time Sports Connected With Prime Time Sports UEFA Magazine LCS Pre-game LMB Baseball / Rangers du Texas c.Yankees de New York - Series de championnat de la ligue americaine (D) SN Connected SN Connected TSN Off the Record Interruption SportsCentre NFL Monday Night Countdown (D) LNF Football / Titans du Tennessee c.Jaguars de Jacksonville (D) SportsCentre \" DP 101 Dalmatiens Route p.jungle Les Doodlebops Maison de Mickey Elliot Les Tifoudoux Maison de Mickey Agent special Oso Tibere.maison Route p.jungle Les Zic-Magines Johnny et lutins Agent special Oso Maison de Mickey TTF Ben 10: Alien Force Star Wars: Clone Les Simpson SCOOBY DOO ET L'ECOLE DES DIABLESSES (1988) avec Voix de Casey Kasem, Don Messick.Les Simpson Tetes a claques South Park La Clique Les Simpson Decales du cosmos VRAK Dans le trouble Hannah Montana Vie secrete ado / Tranches de vie Famille parfaite Grenade avec ca?Dans le trouble Ma famille d'abord VRAK la vie Le Steph show Frank vs.Girard Fan Club M.changement Presserebelle.com VOILA! VOTRE SOIREE DE TELEVISION Votre guide tele surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE PHOTO FOURNIS PAR LE SITE ROGER WATERS MEDIA The Wall version 2010, cfest le fameux mur de 11 metres sur 73 metres construit brique par brique et qui sert aussi dfecran, des marionnettes gonflables, une chorale locale et un groupe de musiciens.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R E A L L U N D I 1 8 O C T O B R E 2 0 1 0 ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS L\u2019architecte canadien Moshe Safdie n\u2019avait pas 30 ans lorsqu\u2019il a dessiné les plans d\u2019Habitat, complexe résidentiel conçu pour Expo 67.Puis, il ne réalise plus rien au pays jusqu\u2019à l\u2019ouverture du Musée des beaux-arts du Canada en 1988.Musée qui lui consacre une exposition en ce moment.ANDRÉ DUCHESNE Si un jeu de Monopoly sur le thème de l\u2019architecture existait, il pourrait pratiquement être consacré à Moshe Safdie.Mont r é a l, Jé r usa lem, Salt Lake City, Singapour, Vancouver, Ottawa, Anandpur Sahib.Après avoir été mis au monde (au sens professionnel) avec son projet Habitat d\u2019Expo 67, le célèbre architecte a signé des oeuvres aux quatre coins du monde.Il manque l\u2019Europe, un gros morceau, convenons-en, à son tableau de chasse.Quoique\u2026 Safdie a terminé deuxième, derrière le tandem Renzo Piano/Richard Rogers (rien de moins!) pour le projet du Centre Pompidou de Paris.Qu\u2019 à c el a ne t ien ne .L\u2019universalité de Safdie ne se décline pas uniquement de par les lieux où il a construit des édifices.Elle se définit aussi dans sa sensibilité aux différents bagages culturels des peuples et par sa capacité de fondre les édifices qu\u2019il a conçus dans leur environnement immédiat.C\u2019est ce que soutient Donald Albrecht, commissaire de l\u2019exposition Citoyen du monde.L\u2019architecture de Moshe Safdie que le Musée des beaux-arts du Canada présente depuis le 6 octobre.«Ce qui rend l\u2019exposition intéressante est que le travail de M.Safdie est universel.Il a travaillé pour des gens de tous les horizons et toutes les influences : politiques, religieuses ou culturelles, dit le commissaire joint à New York.Pour chacun des groupes avec qui il a travaillé, il a été en mesure de créer des édifices reflétant le sentiment d\u2019appartenance, l\u2019identité.» Safdie, qui a maintenant 72 ans et vit à Boston où il travaille et enseigne (à Harvard), constate l\u2019évolution de son oeuvre à travers l\u2019exposition qui lui est consacrée.«Le commissaire a divisé l\u2019exposition en périodes, dit-il en entrevue.Il y a d\u2019abord celle d\u2019Habitat 67 et ses suites, mon travail à Jérusalem, ma phase américaine où je me suis intéressé aux grandes institutions publiques et la phase actuelle qui se démarque dans un changement d\u2019échelle.» L\u2019ensemble est illustré à l\u2019aide de maquettes, de croquis, de photographies et de films.Le travail de Safdie à Jérusalem intéressera particulièrement les visiteurs, car il a eu d\u2019importantes répercussions sur les oeuvres réalisées par la suite au Québec et Canada.« J\u2019étais très intéressé par le défi de construire des bâtiments contemporains dans un environnement historique.Cela m\u2019a été très utile pour réaliser le Musée de la civilisation de Québec et la Galerie nationale d\u2019Ottawa», souligne l\u2019architecte.Imposer sans intimider Au sujet des réalisations de Safdie à Jérusalem, Donald Albrecht y voit aussi un sens de l\u2019intégration des places publiques.«Il n\u2019a pas uniquement senti la mixité religieuse de la ville, mais la force des places publiques, dit-il.Il a vu comment transposer le caractère de ces places extérieures dans des espaces intérieurs.» Lorsqu\u2019on lui demande quelles sont les principales qualités de Safdie l\u2019architecte, Albrecht répond: «Il construit des édifices imposants, mais pas intimidants.Il possède un sens de la monumentalité.Et il est doué avec la lumière naturelle.Par exemple, au musée d\u2019Ottawa, un système de cheminées fait descendre la lumière aux paliers inférieurs de la galerie.C\u2019est ingénieux.Cela donne l\u2019aspect de salons publics.» Habitat revisité Moshe Safdie, qui revient régulièrement à Montréal voir sa mère et sa famille, se réjouit de la dernière portion de l\u2019exposition consacrée à un retour sur son projet Habitat (aujourd\u2019hui Habitat 67) où il possède toujours son appartement (voir encadré).«Le commissaire m\u2019a proposé de revisiter Habitat , 40 ans plus tard.Nous avons donc formé une équipe avec plusieurs jeunes dans mon cabinet pour voir ce que serait Habitat 67 aujourd\u2019hui.Nous avons donc fait de nouveaux designs, de nouveaux modèles ainsi qu\u2019un film.Certains disent que le projet devrait être moins cher et plus simple.D\u2019autres voient l\u2019ensemble 10 fois plus dense et plus haut que ce qui a été construit.» Il y avait eu, à l\u2019époque d\u2019Habitat , des projets de transpositions ailleurs dans le monde (New York, Porto Rico), mais ceux-ci ne se sont jamais concrétisés.APPARTEMENT ÀEXPLOITER Bien qu\u2019il possède toujours son appartement à Habitat, Moshe Safdie songe à l\u2019avenir.Il souhaite en faire cadeau à une institution publique afin de perpétuer son travail.«L\u2019édifice est protégé (il est classé monument historique par Québec) et l\u2019intérieur de mon appartement est aussi protégé, dit Safdie.Il est le seul à conserver tout son aspect original.Je veux en faire cadeau à un musée ou une université pour que cela reste ouvert au public.L\u2019endroit pourrait être ouvert une fois la semaine et le reste du temps servir de résidence ou d\u2019espace de rencontres.» Des discussions ont déjà eu lieu dans le passé, notamment avec le Centre canadien d\u2019architecture, dit M.Safdie, mais rien ne s\u2019est concrétisé jusqu\u2019à maintenant.\u2013 André Duschene QUELQUES RÉALISATIONS > Habitat 67, Montréal > Pavillon Jean-Noël Desmarais, Musée des beaux-arts de Montréal > Musée des beaux-arts, Ottawa > Musée de la civilisation, Québec > Mamilla Center, Jérusalem > United State Institute of Peace, Washington > Aéroport Lester B.Pearson, Toronto \u2013 André Duschene Après Ottawa, l\u2019exposition ira à Chicago, Los Angeles et en Arkansas.Citoyen du monde.L\u2019architecture de Moshe Safdie, jusqu\u2019au 9 janvier 2011 au Musée des beaux-arts du Canada.MOSHE SAFDIE Architecture universelle PHOTO SIMON SÉGUIN-BERTRAND, ARCHIVES LE DROIT Le travail de Moshe Safdie fait l\u2019objet d\u2019une exposition au Musée des beaux-arts du Canadàa à Ottawa, Citoyens du monde, L\u2019architecture de Moshe Safdie.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 8 O C T O B R E 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 Pour participer, inscrivez-vous sur rythmefm.com et restez à l\u2019écoute de Rythme au travail ! Julie gâte ses amies! à dépenser chez Jean Coutu.2000$ Gagnez chaque jour Rythme au travail 8h 30 Julie Bélanger 13 h VIVRE ESTHER BÉGIN COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Depuis qu\u2019Eataly a ouvert ses portes, le 31 août, dans le quartier Flatiron de New York, foodies et touristes de la Big Apple l\u2019ont littéralement pris d\u2019assaut.«Samedi dernier seulement, nous avons accueilli 12 500 clients ! » affirme fièrement le rondouillard Mario Batali, dont la mère (Ma r yline Laframboise) est d\u2019origine québécoise.«C\u2019est beaucoup plus que ce qu\u2019on avait prévu.Ce qui est un peu dommage, quand on attire une clientèle si importante, c\u2019est qu\u2019il faut des gardiens de sécurité pour gérer les files d\u2019attente aux deux entrées.Les samedis et dimanches, c\u2019est fou!» Pas pour rien que les New- Yorkais ont surnommé Eataly le «Bloomingdale\u2019s de la cuisine italienne».On y trouve tout \u2013 absolument tout \u2013 pour cuisiner italien.Prêt pour la nomenclature?Fruits et légumes frais, cafés, pâtisseries, pains, charcuteries, huiles, sauces tomate, antipasti.Des comptoirs remplis de saucisses, d\u2019olives, de poissons, de viandes, un bar et une cave proposant plus de 1000 vins et des accessoires de cuisine de marques reconnues (Alessi, Sambonet, Bialetti).Au total, 15 720 produits alimentaires : des marchandises sèches et emballées importées d\u2019Italie et des produits frais des États- Unis.C\u2019est sans compter les sept restaurants de spécialités, l\u2019école de cuisine (la sociologie et la chimie des aliments vous intéressent ?) et même une agence de voyages qui vous amène visiter des producteurs et vignobles italiens.Un typique village italien «Eataly, explique son propriétaire, c\u2019est la célébration des plaisirs de la table à l\u2019italienne.Venir ici, c\u2019est comme entrer dans un typique village italien.Vous allez au bar du coin, buvez un p\u2019tit café, continuez un peu plus loin, avalez une pointe de pizza, traversez la place centrale pour savourer une gelato.Ensuite, vous cueillez quelques emplettes et passez à la boulangerie acheter des focaccias.» Il y a différentes façons de profiter d\u2019Eataly.« Ce qui rend l\u2019atmosphère si unique, c\u2019est qu\u2019en plein lundi soir, à 21h, vous pouvez très bien y voir une belle septuagénaire se promener avec son panier, ramasser un sac de pâtes alimentaires, prendre une gorgée de prosecco et passer à l\u2019allée suivante.Pour moi, c\u2019est ça, l\u2019essence d\u2019Eataly !» lance Mario Batali Batali et ses deux complices, Lidia Bastianich (la Julia Child de l\u2019Italie) et son fils Joe (juge à l\u2019émission MasterChef aux côtés de Gordon Ramsey et Graham Elliot), ont investi 20 millions dans l\u2019aventure Eataly.Le complexe compte 450 places assises et 400 employés.Dans une économie encore difficile aux États-Unis, Batali avoue d\u2019emblée que le pari était risqué, mais calculé: «Si les gens sont plus réticents à sortir au restaurant, ils vont tout de même cuisiner à la maison.» D\u2019ailleurs, Eataly n\u2019a pas fini de prendre de l\u2019expansion.Cette fois, en hauteur.Une microbrasserie ouvrira ses portes, en janvier, sur le toit de l\u2019immeuble, au 16e étage.Les amateurs pourront y déguster une dizaine de variétés de birra italiennes avec, en prime, une vue imprenable sur l\u2019Empire State Building.Eataly 200, 5e Avenue, New York www.mariobatali.com NEW YORK LA FOLIE BATALI L\u2019immeuble est immense : comme un grand supermarché planté sur la 5e Avenue.On y entre par de belles portes foncées pour y admirer des plafonds très hauts, des comptoirs de marbre à café, à gelato, à pâtisseries, des étals de fromages, de charcuteries et de confitures.On y croise aussi une boulangerie, hume l\u2019odeur de la pizza sur feu de bois, traverse des tables design.Bienvenue chez Eataly, paradis culinaire du réputé chef Mario Batali.ESTHER BÉGIN COLLABORATION SPÉCIALE Un des chefs les plus réputés des États-Unis, Mario Batali est né et a grandi à Seat tle dans l \u2019 État de Washington.Ses racines italiennes lui viennent de son père Armandino, ingénieur de Boeing, puis propriétaire d\u2019une boucherie.Sa mère, Marylin Laframboise, est d\u2019origine québécoise (la grand-mère maternelle de Batali est née au Québec, mais la famille a déménagé très tôt aux États-Unis).Mario Batali a entamé sa carrière comme plongeur au New Jersey avant de faire ses classes dans de grands restaurants et hôtels des États- Unis et d\u2019Europe.À 27 ans, alors qu\u2019il est le jeune chef le mieux payé de la chaîne Four Seasons, il prend sa «retraite» et déménage à Borgo Capanne, bourgade de 200habitants du nord de l\u2019Italie.C\u2019est là qu\u2019il apprend tous les rudiments de la cuisine traditionnelle italienne.Il ouvre son premier restaurant aux États-Unis en 1993.Un empire culinaire À 50 ans, Mario Batali est aujourd\u2019hui à la tête d\u2019un véritable empire culinaire.Avec ses complices Joe et Lidia Batsianich, il possède 15 restaurants aux États-Unis, dont 10 à New York, parmi lesquels les très populaires Otto, Baboo, Del Posto et, bien sûr, Eataly ! Il élargira bientôt son emprise en dehors des frontières américaines pour ouvrir, le 10 décembre, un restaurant en Asie (à Singapour).Au cours de sa prolifique carrière, Mario Batali a reçu une multitude de reconnaissances.Il est l\u2019auteur de huit livres de recettes, dont Spain.A Culinary Road Trip (Ecco, 2008) qu\u2019il cosigne avec sa bonne amie, l\u2019actrice américaine Gwyneth Paltrow.Véritable vedette du monde culinaire, Mario Batali est aussi animateur télé sur les chaînes Food Network et PBS, en plus d\u2019apparaître régulièrement aux réseaux ABC, CBS et NBC.Le coloré chef se promène partout à New York sur son Vespa et avec ses éternelles sandales Crocs orangées.«Elles ne me procurent peutêtre pas le meilleur look du monde, mais elles sont archi confortables ! » dit-il en affichant un large sourire sur sa bouille sympathique.Un chef aux origines québécoises UN TÉLÉPHONE, C\u2019EST FAIT POUR TEXTER ! On savait déjà que les adolescents sont des fanatiques des textos, mais jamais on ne pensait qu\u2019ils en sont maniaques à ce point.Une nouvelle étude affirme que les jeunes Américains envoient en moyenne 3339 messages texte par mois.C\u2019est la firme de recherche Nielsen qui avance ces chiffres montrant que chez les jeunes, les téléphones servent moins à parler qu\u2019à «texter».Parmi tous les utilisateurs de téléphones cellulaires des États-Unis, les adolescents de 13 à 17 ans sont les plus grands utilisateurs de textos.En analysant les factures de plus de 60 000 personnes, dont 3000 adolescents, Nielsen en est venu à la conclusion que c\u2019est en moyenne six messages texte à l\u2019heure que les jeunes envoient ou reçoivent\u2026 du moins quand ils sont éveillés! Il s\u2019agit d\u2019une augmentation de 8% par rapport à l\u2019année dernière.Les jeunes filles se surpassent, avec une moyenne de 4050 textos reçus et envoyés chaque mois.Les garçons s\u2019en tiennent quant à eux à 2539 messages texte.La principale raison qui pousse les jeunes à acheter un téléphone cellulaire est d\u2019ailleurs la possibilité d\u2019envoyer des textos (43%), suivi du désir d\u2019être en sécurité ou de rester en contact avec les proches.\u2014 Marie-Eve Morasse LES CRÉATEURS DE MODE S\u2019UNISSENT Une centaine de créateurs de mode québécois lanceront mercredi le Conseil des créateurs de mode du Québec (CCMQ), afin de parler d\u2019une seule voix pour défendre leurs intérêts auprès des gouvernements et du milieu des affaires.Anne de Shalla, Marie Saint Pierre, Yves Jean Lacasse (Envers) et Christian Chenail (Muse) sont derrière la création de cet organisme, qui veut aussi soutenir la relève et positionner la mode québécoise en s\u2019attardant à son image de marque.Evik Asatoorian (Rudsak), Judith Desjardins (Bodybag), Payam Tavan (Tavan&Mitto), Michel Desjardins, Patrick Forte (Collection Iris) et Joseph Helmer s\u2019engagent aussi dans les instances décisionnelles du CCMQ, qui travaillera de concert avec Sensation Mode, le LABoratoire créatif, Vêtement Québec, la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec.\u2014 La Presse EN BREF PHOTO ASSOCIATED PRESS PHOTO FOURNIE PAR EATALY Le chef Mario Batali, un des plus réputés aux États-Unis, possède une quinzaine de restaurants, a publié huit livres et anime à la télévision.PHOTO ESTHER BÉGIN, COLLABORATION SPÉCIALE Le complexe Eataly propose plus de 15 000 produits, dont plusieurs importés d\u2019Italie, en plus de sept restaurants, une école de cuisine et une agence de voyages.Mario Batali et ses deux complices, Lidia Bastianich et son fils Joe, ont investi 20 millions dans le complexe Eataly qui compte 450 places assises et 400 employés.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 8 O C T O B R E 2 0 1 0 "]
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