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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Vaudreuil-Soulanges
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2010-10-22, Collections de BAnQ.

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[" Coteau-du-Lac Hudson L\u2019Île-Cadieux L\u2019Île-Perrot Les Cèdres Les Coteaux Notre-Dame-de-l\u2019île-Perrot Pincourt Pointe-des-Cascades Pointe-Fortune Rigaud Rivière-Beaudette Saint-Clet Saint-Lazare Saint-Polycarpe Saint-Télesphore Saint-Zotique Sainte-Justine-de-Newton Sainte-Marthe Terrasse-Vaudreuil Très-Saint-Rédempteur Vaudreuil-Dorion Vaudreuil-sur-le-Lac Ainsi, par exemple, à partir de 2012, avec la mise en service prévue du projet du complexe intermodal Les Cèdres, les trains de marchandises en provenance de Vancouver s\u2019arrêteront dans Vaudreuil-Soulanges.De 6 000 à 8 000 wagons traverseront alors la région chaque jour.Cela pourrait menacer la qualité de vie des résidents, toujours plus nombreux à s\u2019installer dans la région, mais les responsables du développement entendent relever le défi et faire de ce projet un moteur de développement.Près de 85 % du trafic de marchandises en provenance des États-Unis et de l\u2019Ontario transitent par Vaudreuil- Soulanges pour une valeur d\u2019environ 40 milliards de dollars.Ce trafic génère une activité économique intense, du transport à l\u2019entreposage, en passant par le déchargement et l\u2019expédition.La région doit tirer avantage de ces activités pour générer de la valeur ajoutée aux produits qui transitent sur le territoire.Un exemple : Canadian Tire a installé l\u2019an dernier son entrepôt régional dans le parc industriel de Coteaudu- Lac, un bâtiment d\u2019un kilomètre de longueur comportant 238 portes de garage et 40 km de convoyeurs.Mais la région ne veut pas se contenter d\u2019être un lieu de passage.« Chez nous, on vise le 3PL (Third Party Logistic) et 4PL (Fourth Party Logistic), une méthode qui vise pour un fournisseur à prendre en charge une partie plus ou moins importante de la logistique de ses clients.Cela permet de créer des emplois et d\u2019amener des retombées », souligne Gérald Brassard, ancien directeur du Centre local de développement Vaudreuil- Soulanges et initiateur du dossier.Ce projet s\u2019articule autour de deux grands sites.Le parc industriel de Coteau-du-Lac, tout d\u2019abord, qui s\u2019étend sur 40 millions de pieds carrés.Il est desservi par un réseau de 7 km de voies de chemin de fer.Déjà, près de 20 millions de pieds carrés sont utilisés et environ 2 000 emplois y ont été créés.Le projet complexe intermodal Les Cèdres, mené par le Canadien Pacifique, nourrit également de grands espoirs.Le site pourra accueillir jusqu\u2019à 500 000 conteneurs par année.Il servira à soulager le port de Vancouver, qui croule sous le flot de marchandises en provenance de l\u2019Asie, en créant un pôle important dans l\u2019est du pays.Des audiences publiques tenues en janvier 2009 ainsi que des études réalisées par un comité stratégique composé de représentants des gouvernements et de gens d\u2019affaires de la région ont permis d\u2019identifier les priorités à régler sur le réseau routier reliant Toronto et Montréal : terminer l\u2019autoroute 20 entre L\u2019Île-Perrot et Vaudreuil-Dorion, desservir adéquatement les grands parcs industriels, ajouter des voies d\u2019accès supplémentaires et réaménager certains échangeurs afin d\u2019éviter les congestions routières.Une fois tous ces aménagements réalisés, la MRC sera sur les rails pour jouer un rôle majeur dans la circulation des marchandises dans l\u2019est du pays.! Le complexe Les Cèdres: une autre porte sur l\u2019Asie-Pacifique La région de Montréal compte déjà l\u2019un des plus importants ports fluviaux du Canada.Bientôt, elle pourra y ajouter un port intérieur dans la municipalité des Cèdres.Ce complexe accueillera un terminal rail-route pour la manutention de conteneurs ainsi que des centres de distribution.Cet investissement de plusieurs centaines de millions de dollars entièrement pris en charge par le Canadien Pacifique vise à répondre à l\u2019augmentation constante du volume de marchandises en provenance de l\u2019Asie par le port de Vancouver : appareils électroniques, vêtements et meubles, pièces d\u2019automobiles, produits industriels et denrées alimentaires.Le CP prévoit que le trafic intermodal dans la région métropolitaine connaîtra une croissance annuelle de 7 à 10 % au cours des prochaines années.Une fois complétée \u2013 la mise en activité est prévue en 2017\u2013 le complexe intermodal Les Cèdres sera la deuxième installation la plus importante au CP, après le complexe intermodal de Vaughan, près de Toronto.Les travaux de construction pourraient débuter en 2012.Vaudreuil-Soulanges est appelée à connaître une croissance rapide au cours des 25 prochaines années.Avec une bonne planification, la région pourrait devenir la plaque tournante du transport intermodal au Québec.Industries, commerces, résidences, infrastructures et services y pousseront comme des champignons.Des plans ambitieux La région appelée à devenir une plaque tournante pour le commerce nord-américain Vaudreuil Soulanges PROMOTION DÉCOUVRIR Photo : Josiane Farand Photo : Josiane Farand La MRC de Vaudreuil-Soulanges est constituée de 23 municipalités dispersées sur un territoire de 400 kilomètres carrés. D\u2019ailleurs, Vaudreuil-Dorion est une des municipalités qui affiche le plus fort taux de natalité au Québec.Le babyboom devrait se poursuivre au cours des prochaines années.« Nous avons un choix de résidences adapté à tous les budgets.Les gens viennent chercher ici la sécurité et la tranquillité à proximité de la métropole et à moins d\u2019un kilomètre de la campagne », explique le maire Guy Pilon.Vers l\u2019accroissement des services La construction d\u2019infrastructures va bon train pour accueillir cette population.La municipalité vient d\u2019ajouter une deuxième patinoire à l\u2019aréna existant et de lancer un appel d\u2019offres pour une nouvelle caserne d\u2019incendie.Près de la gare intermodale naîtra un quartier TOD (transit oriented development), un milieu de vie de forte densité composé de commerces et de résidences.Le Conseil intermunicipal de transport (CIT) La Presqu\u2019île projette l\u2019ajout de nouvelles lignes d\u2019autobus pour attirer la population.Des espaces verts et des stationnements complèteront le tableau.Pour servir cette population en forte croissance, la MRC travaille à convaincre le gouvernement provincial de construire un nouveau centre hospitalier régional de 200 lits.« Nous sommes la seule région de plus de 120 000 habitants au Canada qui n\u2019a pas d\u2019hôpital », fait valoir M.Pilon.Selon les prévisions, la population de Vaudreuil-Soulanges devrait franchir le cap des 175 000 habitants d\u2019ici 2016.Le besoin est également grand en formation de la main-d\u2019oeuvre.Et il ira en augmentant.L\u2019an dernier, le Collège de Valleyfield a ouvert une antenne locale pour donner de la formation en transport et logistique.Cet automne, trois nouvelles salles seront disponibles pour l\u2019enseignement post-secondaire dans Vaudreuil-Soulanges grâce à la collaboration du CLD Vaudreuil-Soulanges.Une entente avec l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) permet également depuis cet automne aux étudiants de la région de suivre certains cours par visioconférence.Des défis à relever Les projets routiers en cours dans la municipalité posent de sérieux défis en termes d\u2019aménagement.Comment planifier le développement de nouvelles voies d\u2019accès sans nuire à la qualité de vie?Le tracé de l\u2019A-30, par exemple, traverse des terres agricoles.Le secteur de la ville par où passera l\u2019A-20, une des rares zones construites traversée par une autoroute, risque également de subir les cicatrices de l\u2019urbanisation.« La vie ne changera pas dans les quartiers, assure pourtant le maire.Nous allons concentrer le développement sur les terrains longeant les grands axes routiers.En développant une industrie à valeur ajoutée, nous allons pouvoir garder la population sur le territoire et lui offrir des services à sa hauteur », précise-t-il.Un autre grand enjeu consiste à préserver la richesse agricole de la région et à ne pas la sacrifier au profit du développement industriel.Lors du sommet économique tenu en juin dernier, les participants ont indiqué qu\u2019ils voulaient conserver un secteur agricole fort et bien organisé.« La pression sur les terres agricoles se fait déjà sentir, signale Julien Turcotte, directeur général du Centre local de développement (CLD) Vaudreuil- Soulanges.Cela nous conduit à réfléchir sur le développement que nous voulons pour le territoire et à dresser une planification à long terme pour harmoniser les différents types de développement : agricole, industriel, commercial et résidentiel.! La population de Vaudreuil-Soulanges est passée de 86 000 à 135 000 en 20 ans.Sa ville centre, Vaudreuil-Dorion, a doublé de taille en moins de 15 ans, pour atteindre 32 000 habitants en 2010.Une qualité de vie à protéger INVESTISSEMENTS RÉCENTS DANS AUDREUIL-DORION Centre multisports : 25 M$ (été 2012) Caserne d\u2019incendie : 7 M$ Agrandissement de l\u2019aréna : 10 M$ Usine d\u2019épuration : de 40 à 50 M$ Agrandissement du réservoir d\u2019eau potable : 6 M$ Viaduc sur le boulevard Saint-Charles : de 10 à 15 M$ Quartier TOD : de 500 à 600 M$ Source : Municipalité de Vaudreuil-Dorion.Vaudreuil Soulanges PROMOTION VIVRE Photo : Pierre Brasseur Photo : H.Reeves Photo : Josiane Farand Le PODEL est un organisme qui a été créé pour répondre au besoin de concertation en transport et logistique sur le territoire.Pour plus d\u2019information, CLD Vaudreuil-Soulanges : 450 424-2262.! Pôle de développement et d\u2019excellence en logistique Vaudreuil-Soulanges Vaudreuil-Soulanges, un carrefour logistique stratégique Des entreprises qui travaillent concrètement au développement du pôle logistique L\u2019île Perrot constitue également un pôle important de la région avec une population de 36 494 personnes vivant dans les quatre municipalités, ce qui fait près de 30 % de la population totale de la MRC.Guy Pilon, maire de Vaudreuil-Dorion et président du CLD Vaudreuil-Soulanges Une solide équipe composée de spécialistes de la finance est disponible à la Caisse Desjardins de Vaudreuil-Soulanges afin d\u2019élaborer avec vous des stratégies novatrices répondant à vos besoins d\u2019affaires.Notre expertise est grande.Ce qui nous permet d\u2019avoir une vision globale de la situation et de vous aider à prendre les bonnes décisions.Quand les entreprises de Vaudreuil-Soulanges gagnent en vitalité, c\u2019est toute la région qui y gagne en fierté.caissevaudreuilsoulanges.com Services aux entreprises Centre de services Saint-Polycarpe 12, rue Saint-Jean-Baptiste 450 265-3737 Centre de services Vaudreuil-Dorion 3210, boulevard de la Gare 450 455-2688 UN PARTENAIRE DE CHOIX pour la région de Vaudreuil-Soulanges.Il faudra de l\u2019espace pour accueillir ce développement.Globalement, la région n\u2019en manque pas.Avec ses 25 parcs industriels, la MRC compte 1 500 hectares à vocation industrielle, dont 500 hectares encore disponibles.On sait déjà que ce ne sera pas suffisant pour accueillir toutes les futures entreprises, c\u2019est pourquoi les MRC voisines seront mises à contribution.Les responsables régionaux font donc face à un beau casse-tête.Les quelque 300 personnes qui ont participé au sommet économique organisé en juin dernier par le RAGAVS ont défini clairement leurs priorités.Elles veulent un développement harmonieux de la région, dans le respect des terres agricoles, avec des entreprises diversifiées et des emplois à la hauteur de la population, qui est une des plus scolarisées de la région métropolitaine.Pour relever le pari, la MRC travaille depuis un an et demi en collaboration avec l\u2019Institut de l\u2019urbanisme de l\u2019Université de Montréal pour établir un nouveau schéma d\u2019aménagement du territoire.« Cet outil permettra de définir des règles et de s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y aura pas d\u2019implantation d\u2019industrie n\u2019importe comment », précise Raymond Malo, directeur des services de l\u2019aménagement du territoire et de l\u2019environnement à la MRC.Cet immense chantier a pour but, d\u2019une part, de planifier l\u2019implantation du pôle logistique et, d\u2019autre part, de réduire les impacts sur le territoire et la population.« Soit on ne planifie pas et on a un développement déstructuré, soit on prévoit une place pour les travailleurs et le milieu à protéger.Nous avons choisi de travailler à définir un projet d\u2019aménagement intégré dans une perspective de développement durable », dit Guy-Lin Beaudoin, directeur général de la MRC de Vaudreuil-Soulanges.La région regorge de richesses à préserver.La tâche n\u2019en est donc que plus périlleuse.La MRC entend proposer d\u2019ici environ six mois son schéma d\u2019aménagement au gouvernement du Québec.Si ce dernier donne son approbation, il s\u2019appliquera aux 23 municipalités du territoire qui auront l\u2019obligation de modifier leurs règlements d\u2019urbanisme en conséquence.! On compte déjà plus de 88 entreprises reliées au transport sur le territoire.Ce nombre devrait au moins doubler au cours des prochaines années avec la réalisation du complexe intermodal Les Cèdres, qui deviendra le deuxième dans son genre au Canada après Winnipeg, en nombre de conteneurs, et deux fois supérieur au port de Montréal en volume de marchandises.Comment se préparer pour un développement accéléré?« Nous sommes reconnus pour notre qualité de vie.Avec le développement du pôle logistique, nous allons pratiquement devenir la cour arrière de Vancouver.Cela dépasse les enjeux des implantations habituelles.» \u2014Guy-Lin Beaudoin, directeur général de la MRC de Vaudreuil-Soulanges Guy-Lin Beaudoin Vaudreuil Soulanges PROMOTION INVESTIR Un projet de navette ferroviaire vers l\u2019ouest Une grande partie de la population de Vaudreuil-Soulanges travaille à l\u2019extérieur de la région.Cette population en forte croissance a besoin de transports en commun.La MRC fait partie de la Coalition Train de l\u2019Ouest, qui a recueilli plus de 13 000 signatures afin de demander au gouvernement du Québec de dégager des fonds pour prolonger la navette ferroviaire en direction de l\u2019ouest de l\u2019île.De plus, cette navette pourrait également desservir l\u2019aéroport de Montréal.www.traindelouest.ca Un modèle européen Au printemps dernier, des élus de Vaudreuil-Soulanges se sont rendus à Strasbourg et à Lyon, en France, afin de voir comment ces villes avaient planifié le développement des zones industrielles, et s\u2019inspirer des meilleures pratiques dans le domaine.Durant leur séjour, ils ont eu l\u2019occasion de découvrir entre autres des parcs industriels verts, un hôpital construit dans un milieu humide et un service de transport en commun intégré.« Ce voyage d\u2019étude a permis de constater qu\u2019il était possible d\u2019intégrer des principes de développement durable à des zones industrielles concentrées, en respectant le milieu agricole, le transport intégré et l\u2019environnement », déclare Guy-Lin Beaudoin, directeur général de la MRC.Profil en bref Qui vit dans Vaudreuil-Soulanges?\u2022 En 2010 : 135 000 habitants \u2022 Environ une personne sur cinq a moins de 15 ans \u2022 Seulement 12,7% de la population ne possède aucun diplôme \u2022 Revenu annuel moyen des ménages : 49 084 $ comparativement à 45 294 $ pour le reste du Québec \u2022 Plus de 3 134 entreprises et 8 500 travailleurs autonomes \u2022 Valeur moyenne des maisons (2010) : Unifamiliales : 268 278 $ Copropriétés : 183 018 $ Sources : Statistique Canada, ISTQ, FCIQ.Photo : iStock Photo : Josiane Farand Photos : Josiane Farand Depuis quelques années, l\u2019heure est à la diversification dans les exploitations agricoles de la région.Si les grandes cultures céréalières continuent à tenir le haut du pavé, occupant près de 80 % des terres cultivées, on assiste au développement d\u2019entreprises qui se spécialisent dans des produits de niche : agneaux, chèvres, sirop d\u2019érable, bisons et sangliers, et même la vigne.La région de Notre-Dame-de-l\u2019île-Perrot est le pays de la pomme.Du côté de Rigaud, ce sont les petits fruits qui règnent.La culture maraîchère est très dynamique, produisant endives, choux, piments, brocolis et maïs sucré à profusion.Sainte-Marthe est réputée pour ses tomates de serre, Les Cèdres pour ses concombres libanais.Les quelque 460 entreprises agricoles recensées en 2006 dans la MRC brassent un chiffre d\u2019affaires annuel de 100 M$.Terrains, bâtiments, matériel et quotas compris, leur richesse représente une valeur d\u2019environ 715 M$.Ces exploitants investissent chaque année de 5 à 7 millions de dollars dans leurs entreprises.«Nous n\u2019avons pas de multinationales.Ce sont des entreprises familiales à 90 %.Les producteurs sont en majorité propriétaires de leurs terres », souligne Pierre Desrosiers, coordonnateur du Réseau Agriconseils Montérégie Ouest.L\u2019agriculture suit les tendances.Depuis une dizaine d\u2019années, la production biologique se développe.On compte aujourd\u2019hui 25 entreprises qui pratiquent ce type de culture sur le territoire.Cette nouvelle génération d\u2019agriculteurs verts vend sa production à Montréal, mais aussi sur les trois marchés champêtres qui ont vu le jour à Rigaud, Coteau-du-Lac et Hudson.Un marché virtuel permet depuis peu de commander ses produits de la ferme par Internet.La Carte du Gourmet, une initiative du CLD, vise à mieux faire connaître les 45 entreprises agroalimentaires de Vaudreuil-Soulanges qui sont membres.Ce grenier fertile produit plus qu\u2019il en faut pour couvrir ses besoins.Ainsi, près de 80 % de sa production de céréales est dirigée vers les régions voisines, notamment pour l\u2019élevage et la transformation alimentaire, et 90 % de son lait, soit 29 millions de litres par an, part en Ontario.« Il faut assurer la pérennité de cette production.On doit protéger les terres agricoles pour nourrir une population qui en a besoin.On produit dans la région des produits utilisés au Québec, qui sont très peu exportables.On joue le rôle de garde-manger de la région », souligne M.Desrosiers.L\u2019agriculture représente une richesse considérable pour la MRC.Il est donc primordial d\u2019en tenir compte dans le développement futur.« Les autres secteurs économiques, que ce soit le transport, la culture, le secteur industriel ou la construction, doivent considérer l\u2019industrie agroalimentaire comme un maillon important de la chaîne de croissance de la région» dit Julien Turcotte, directeur du CLD de Vaudreuil-Soulanges.«Cela doit être un actif important dans notre développement futur.» Le développement d\u2019un pôle de logistique n\u2019est pas considéré que comme une menace pour l\u2019agriculture.Il pourrait notamment contribuer à dynamiser le secteur de la transformation alimentaire, déjà bien représenté, avec des entreprises comme Delta Daily Food Fleury Michon, à Rigaud, Les Moulins de Soulanges, à Saint-Polycarpe, La Ferme Saint-Zotique, Les Aliments Aquafuschia, à Rigaud, ou Première Moisson, à Vaudreuil-Dorion.Le créneau du biopharmaceutique est aussi dans la mire.Des entreprises telles que Biodroga, New Roots Herbal et Immunotec se sont déjà établies dans le parc industriel Joseph-Carrier, à Vaudreuil- Dorion, offrant des emplois bien rémunérés et de qualité.Un bon exemple qui correspond à ce que la région souhaite voir se développer au cours des 25 prochaines années.! Avec près de 75 % de son territoire constitué de terres agricoles, Vaudreuil-Soulanges nourrit les populations du Québec et de l\u2019Ontario en leur fournissant céréales, lait, viande, fruits et légumes en abondance.L\u2019automne est la pleine saison des récoltes pour Endives JMS.Cette entreprise, fondée en 1975 à Saint-Clet par le père de Philippe Shryve, cultive 100 hectares d\u2019endives.À elle seule, elle fournit 90 % de la production québécoise et la moitié du volume canadien.À 40 ans, Philippe Shryve, qui produit une dizaine de variétés d\u2019endives ainsi que du radicchio, incarne la nouvelle génération d\u2018agriculteurs dans la région: éduqué, passionné et innovateur.Philippe Shryve ou Monsieur Endives Un vaste garde-manger toujours plein Après des études en marketing au HEC Montréal, il est revenu dans l\u2019entreprise familiale pour s\u2019occuper du développement des ventes.«J\u2019ai eu la piqûre.J\u2019ai voulu voir le côté production, puis je me suis intéressé à la gestion du personnel et, finalement, je suis descendu dans les champs.», raconte- t-il.En 1999, la fermeture des magasins Steinberg a failli entraîner l\u2019entreprise par le fond.Elle venait de perdre son principal client, qui lui achetait plus de la moitié de sa production.Pour survivre, la PME est devenue créative.Elle a notamment conditionné ses produits en formats plus petits.Cette année, elle lance des sachets d\u2019endives biologiques et travaille avec une entreprise de marketing pour «mettre l\u2019endive sur la table du consommateur ».Le nouveau patron a plein d\u2019idées pour de nouveaux produits transformés : des salades, des gratins, des soupes.Au cours des trois dernières années, Philippe Shryve a investi quatre millions de dollars dans son entreprise.Il a acheté des réfrigérateurs plus grands, ajouté des quais de déchargement et renouvelé tous les équipements de la salle de production.D\u2019ici deux ans, il compte doubler son chiffre d\u2019affaires.«Je crois dans mon produit, dit-il.Si chaque ménage achetait un sac d\u2019endives par semaine, il faudrait 10 entreprises comme la mienne.» Cette année, comme l\u2019an dernier, il a acheté 20 hectares de terrain.Il cherche maintenant d\u2019autres terres à louer.Il envisage non sans une certaine inquiétude l\u2019avenir de l\u2019agriculture dans la région.« Avec le développement de l\u2019autoroute 30, on se dirige vers des terrains commerciaux.Est-ce qu\u2019il va rester assez de terres agricoles?C\u2019est déjà difficile d\u2019en acquérir.Le terrain coûte cher et la construction de l\u2019autoroute fait grimper les prix.» Si M.Shryve considère d\u2019un bon oeil le développement du réseau routier, qui, en facilitant le transport des marchandises, le rapproche de ses marchés, il espère toutefois que le développement futur préservera l\u2019existence d\u2019espaces agricoles en nombre suffisant pour permettre la croissance d\u2019exploitations comme la sienne.! « Les autres secteurs économiques, que ce soit le transport, la culture, le secteur industriel ou la construction, doivent considérer l\u2019industrie agroalimentaire comme un maillon important de la chaîne de croissance de la MRC.» \u2014 Julien Turcotte, directeur du CLD de Vaudreuil-Soulanges Vaudreuil Soulanges PROMOTION Julien Turcotte Photos : Josiane Farand Photo : iStock "]
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