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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2010-11-10, Collections de BAnQ.

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[" ARTS ET SPECTACLES VIVRE GUERRE ET ENFANTS PAGE 6 GENDRON, FOU DES VILLAGES LA CHRONIQUE D\u2019HUGO DUMAS PAGE 3 www.cyberpresse.ca/arts PHOTOS Voyez les photos du film Curling sur cyberpresse.ca/curling BANDE-ANNONCE Visionnez la bande-annonce de Morning Glory sur cyberpresse.ca/glory BLOGUE Qui recevra un Oscar à 95 ans ?Découvrez-le sur cyberpresse.ca/siroka ANDRÉ DUCHESNE Depuis quelques années, la forêt abitibienne ressemble à une assemblée des Nations unies.Les gars de bois de souche québécoise côtoient des bûcherons maliens et congolais, russes et philippins, roumains, albanais et amérindiens.«Je me suis dit que c\u2019était le Québec d\u2019aujourd\u2019hui, lance Stéphanie Lanthier, fille de bûcheron du secteur de Mont- Laurier.Dans cette forêt qui est le coeur de la mythologie francophone, il y a de nouveaux arrivants.Ça me permettait de faire une réflexion sur le Québec dans ce qu\u2019il a de plus mythique, sa forêt et ses gars de bois.» Diplômée d\u2019histoire, réalisatrice du film Deux mille fois par jour, auteure de plusieurs articles dans des livres et revues spécialisées, professeure en sciences politiques à l\u2019Université de Sherbrooke, esprit libre et coeur allumé, Stéphanie Lanthier est ce genre de personne avec qui vous avez envie de partir à la pêche, faire de la confiture ou reboiser toute une forêt après cinq minutes de conversation.Encore faut-il la suivre! Pour tourner Les Fros, son documentaire sur les travailleurs forestiers, Stéphanie Lanthier a fait monter son chien dans son camion, y a balancé quelques affaires et est partie pour des semaines dans le fin fond des forêts abitibiennes.« Je dormais dans mon camion, j\u2019avais mon chien, j\u2019avais mes bottes de bûcheron.J\u2019ai bu de la bière, de la vodka avec eux.Je ne sais pas combien de fois j\u2019ai survolté ou sorti du fossé d\u2019autres véhicules.» En somme, elle a, comme le petit prince avec le renard, apprivoisé ces travailleurs de toutes les couleurs qui préfèrent gagner leur vie décemment loin de la ville que de suer au salaire minimum dans une shop de Montréal.Ce qui donne un portrait pour le moins sympathique \u2013 même avec ses travers \u2013 de ce métier et de ceux qui l\u2019exercent.Mémoire et parole Lorsqu\u2019on lui demande pourquoi elle fait des films, Stéphanie Lanthier répond: «Pour fabriquer une mémoire.Le cinéma sert à ça.On fait des documents qui permettent d\u2019avoir des références identitaires et culturelles.Et aussi pour donner la parole aux gens qui en ont moins.» Voilà en somme un art proche du cinéma direct de Pierre Perrault pour qui Lanthier a une admiration évidente.«Pierre Perrault, c\u2019est le cinéma de la parole.À travers les gens, il fait parler le pays», dit-elle.Selon elle, la littérature et la musique ont évoqué des travailleurs forestiers, que ce soit à travers Les filles de Caleb, Menaud maître-draveur, les chansons de Félix ou de Vigneault.Mais pour le cinéma, c\u2019est plus mince.L\u2019erreur boréale (Richard Desjardins) l\u2019a fait mais sous un angle écologique.Quant au film Les bûcherons de la Manouane d\u2019Arthur Lamothe, il date de 1962! Le sujet est pourtant important, incontournable, dans le coeur de Stéphanie Lanthier.« L\u2019image du bûcheron participe à notre construction identitaire, dit-elle.Nous sommes à peu près tous fils et filles de bûcherons.Que des immigrants s\u2019inventent bûcherons aujourd\u2019hui, dans l\u2019après-Bouchard- Taylor, je trouve cela symboliquement très fort.» Les Fros est présenté ce soir à 19h au Centre Pierre-Péladeau ; le lundi 15 novembre à 18h à la Grande Bibliothèque; à compter du 12 novembre en Abitibi et du 10 décembre à Québec et Montréal.RENCONTRES INTERNATIONALES DU DOCUMENTAIRE / STÉPHANIE LANTHIER Laissez parler Les Fros NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE J\u2019attendais des pleurs et des protestations d\u2019Yvon Deschamps, de Daniel Lemire, de Jean- Guy Moreau et des autres humoristes qui, en 1995, ont formé une coalition pour sauver le musée Juste pour rire.En vain.Le silence de ces derniers et l\u2019absence générale de réaction de la population à l\u2019annonce de la fermeture définitive du musée Juste pour rire sont éloquents.Ils nous disent que même si ce musée existe depuis 17 ans, il n\u2019a pratiquement eu aucun impact sur la scène culturelle montréalaise, n\u2019a pas marqué favorablement ou défavorablement qui que ce soit, et ne laisse rien en héritage, sinon une immense indifférence.Bref, pour une institution muséale qui, à sa naissance, a englouti 13 millions en fonds publics et 8 millions de la part du groupe Juste pour Rire, le bilan est peu reluisant.Mais il y a une erreur dans ma dernière phrase.Le musée Juste pour rire n\u2019a jamais été une institution muséale à proprement parler.Un petit frère du Musée de cire peut-être, mais certainement pas du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée d\u2019art contemporain, du Musée de la civilisation ou de celui de Pointe-à-Callière.En même temps, ce musée aurait pu devenir un vrai petit musée performant, populaire et captivant.Le miracle ne s\u2019est jamais produit.Neuf mois après sa naissance, il menaçait de faire faillite et de fermer ses portes.Six ans plus tard, 15% de son espace muséal était transformé en bar et en discothèque, histoire de payer les factures.En 2004, on annonçait que le musée allait changer de vocation pour devenir un musée de l\u2019enfant qui n\u2019a finalement jamais vu le jour.Et au printemps dernier, il était cette fois question que le musée devienne un centre de création et de recherche, projet qui lui aussi est mort au feuilleton.Que le musée ait été maintenu artificiellement en vie pendant toutes ces années où il ne faisait pas ses frais relève de l\u2019acharnement thérapeutique.On ne rit plus depuis longtemps PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE «Que des immigrants s\u2019inventent bûcherons aujourd\u2019hui, je trouve cela symboliquement très fort», dit Stéphanie Lanthier.>Voir PETROWSKI en page 4 Identité.Mythologie.Mémoire.Paroles.Ces mots ponctuent le vocabulaire de la cinéaste Stéphanie Lanthier dont le film Les Fros ouvre ce soir les 13es Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM).Rencontre avec une fille de bûcheron fascinée par la nouvelle mosaïque multiculturelle des gars de bois.Stéphane Gendron 57 ARTS ET SPECTACLES FLASHES PRIX D\u2019ÉCRITURE DRAMATIQUE À MONTRÉAL CETTE SEMAINE LITTÉRATURE 16e FESTIVAL CINÉMANIA \u2013 NOS SUGGESTIONS CIRQUE DU SOLEIL FRANÇOIS GIRARD PRÉSENTE ZARKANA Zarkana, c\u2019est le nom du spectacle que François Girard a conçu et mis en scène pour le Cirque du Soleil.Il prendra l\u2019affiche du Radio City Music Hall à compter du 9 juin 2011.Le nom Zarkana provient de la fusion des mots «bizarre » et «arcanes ».«L\u2019univers fictif un brin tordu de Zarkana est un lieu insaisissable où se côtoient le fantastique et le bizarre », précise le communiqué du Cirque du Soleil au sujet de ce spectacle «acrobatique d\u2019envergure».François Girard signe sa deuxième mise en scène pour le Cirque du Soleil après ZED, spectacle permanent présenté à Tokyo.Le réalisateur du Violon rouge et de Soie raconte dans Zarkana les aventures de Zark, un magicien ayant perdu sa bienaimée et, avec elle, tous ses pouvoirs magiques.La distribution comprend 71 artistes provenant des quatre coins du globe.Les billets seront mis en vente au grand public dès le 22 novembre.\u2013 La Presse JASMINE DUBÉ ET ÉTIENNE LEPAGE EN LICE DEUX FOIS Les dramaturges Jasmine Dubé et Étienne Lepage sont en lice pour les prix Michel-Tremblay et Louise-LaHaye, qui récompensent respectivement les meilleurs textes dramatiques « tous publics » et « jeune public».Jasmine Dubé est en compétition grâce à sa pièce Les mauvaises herbes, qui se mesure à Excuse-moi de Serge Boucher, L\u2019imposture d\u2019Évelyne de la Chenelière, Rouge gueule d\u2019Étienne Lepage, Porc-épic de David Paquet et La liste de Jennifer Tremblay pour l\u2019obtention du prix Michel-Tremblay, inauguré l\u2019an dernier.Pour le Louise-LaHaye, outre Marguerite de Jasmine Dubé, les finalistes sont Le grand méchant loup de Jacqueline Gosselin et Éclats et autres libertés pièce écrite par Marie-Josée Bastien, Mathieu Gosselin, Jean-Frédéric Messier et Étienne Lepage.Les noms des gagnants seront dévoilés le 6 décembre sur le site du Centre des auteurs dramatiques (www.cead.qc.ca).\u2014 Alexandre Vigneault QU\u2019UN SEUL TIENNE ET LES AUTRES SUIVRONT Léa Fehner Sélectionné cette année aux Césars dans la catégorie de la meilleure première oeuvre, ce drame de Léa Fehner, une réalisatrice même pas encore trentenaire, impressionne à plus d\u2019un titre.L\u2019auteure affiche en effet une belle maîtrise, tant sur le plan de l\u2019écriture que sur celui de la mise en scène, en proposant trois histoires parallèles convergeant vers un seul et même endroit : le parloir d\u2019une prison.Ayant eu envie de «montrer des personnages qui essaient de tenir debout », en toutes circonstances, Léa Fehner dessine une galerie de personnages aux destins particuliers, sans jamais trop appuyer sur les effets dramatiques.La distribution d\u2019ensemble, constituée d\u2019acteurs peu connus, parmi lesquels l\u2019excellent Vincent Rottiers (À l\u2019origine et Je suis heureux que ma mère soit vivante), est impeccable.À découvrir.\u2013 Marc-André Lussier Aujourd\u2019hui à 18h45; demain 15h30 au Cinéma Impérial.L\u2019ENFANCE DU MAL Olivier Coussemacq Après avoir travaillé à la télé et réalisé aussi quelques documentaires, Olivier Coussemacq propose en guise de premier long un drame aux accents chabroliens.Pascal Greggory et Ludmilla Mikael forment un couple de grands bourgeois habitant une belle maison de province.Leur vie est chamboulée le jour où ils recueillent sous leur toit une jeune fille sans famille âgée d\u2019une quinzaine d\u2019années (Anaïs Demoustier).En établissant une atmosphère trouble dès le départ, l\u2019auteur cinéaste indique d\u2019emblée la direction qu\u2019empruntera ce récit en forme de huis clos.Le dénouement est prévisible, mais entre drame social et film noir, L\u2019enfance du mal se distingue néanmoins grâce à la qualité des trois interprètes principaux.\u2013 Marc-André Lussier Aujourd\u2019hui à 21h15; demain 9h45 au Cinéma Impérial.LA BELLE LISTE DU GRAND PRIX DU LIVRE DE MONTRÉAL Les noms des cinq finalistes au Grand prix du livre de Montréal, qui sera remis le 16 novembre prochain, ont été dévoilés hier.Il s\u2019agit de Marie-Claire Blais (Mai au bal des prédateurs, Boréal), Louis Hamelin (La constellation du Lynx, Boréal), Perrine Leblanc (L\u2019homme blanc, Le Quartanier), Miguel Syjuco (Ilustrado, Penguin Group) et Élise Turcotte (Ce qu\u2019elle voit, Éditions du Noroît).Ce prix annuel, doté d\u2019une bourse de 15 000$, vise à récompenser un auteur de langue française ou anglaise pour « la facture exceptionnelle et l\u2019apport original » que représente sa publication.Par ailleurs, c\u2019est Michèle Plomer, qui signe le roman HKPQ aux éditions Marchand de feuilles, qui est la lauréate du prix France- Québec 2010, parrainé par Patrick Poivre d\u2019Arvor.Ce prix « favorise la rencontre d\u2019auteurs de chez nous avec un tout nouveau lectorat ».Michèle Plomer pourra ainsi faire la promotion de son roman en France au printemps 2011.\u2014 Chantal Guy Louis Hamelin Qu\u2019un seul tienne et les autres suivront NATHAËLLE MORISSETTE Nul n\u2019est prophète en son pays .Voi là un adage qui semble parfaitement coller à la réalité des artisans québécois de la webtélé.Alors que Le tapis rose de Catherine, LeCouple.tv et Les chroniques d\u2019une mère indigne ont reçu les honneurs à l\u2019étranger, particulièrement en Europe, ces émissions diffusées en ligne peinent à se faire reconnaître ici.«Je trouve que je travaille bien fort et que ce n\u2019est vraiment pas reconnu, lance sans détour Catherine Beauchamp, animatrice et productrice du Tapis rose de Catherine, capsule web qui porte sur le cinéma.Encore une fois l\u2019argent n\u2019est pas là, l\u2019intérêt n\u2019est pas là », ajoute celle qui a gagné le prix du meilleur magazine web lors du premier Festival international de télévision sur l\u2019internet qui se tenait en mai dernier à La Rochelle.Visiblement la webtélévision n\u2019est pas encore très glamour au Québec.La preuve : en France les oeuvres québécoises sont acclamées et gagnent des prix dans les festivals.En plus, les réalisateurs et les scénaristes sont devenus une référence en matière de webtélé et sont même invités à participer à des tables rondes sur la question.Qu\u2019en est-il au Québec?À ce jour, aucun festival consacré aux émissions sur l\u2019internet n\u2019a encore été créé.Le gala des prix Gémeaux, qui avait lieu en septembre, comptait uniquement deux catégories réservées aux émissions web et trois autres pour les sites internet.Et pour le moment, cette grande fête de la télévision n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019augmenter le nombre de catégories ou encore d\u2019organiser un gala hors d\u2019ondes pour récompenser les artisans de la webtélé.«Aux Gémeaux, les catégories ne sont même pas divisées en genre, c\u2019est vraiment tout dans le même paquet, souligne Lily Thibault, auteure de la série LeCouple.tv.Quand on pense que Temps mort et En audition avec Simon sont dans la même catégorie, c\u2019est un peu étrange.Et, comme à la télé, on devrait récompenser les réalisateurs, les artisans, la production\u2026» Bonne nouvelle toutefois, le Regroupement des producteurs multimédia (RPM) a lancé récemment le concours NUMIX, qui vise à récompenser les artisans des médias numériques.Reste à voir si NUMIX parviendra à faire davantage parler de lui au cours des prochaines années.«C\u2019est vrai qu\u2019il n\u2019y a pas encore de star système autour des webséries ou des créateurs web», reconnaît Jérôme Hellio, directeur du site Tou.tv, de Radio-Canada.Optimiste, M.Hellio se réjouit toutefois de voir les Gémeaux faire une place à la webtélé et salue également la mise en place de NUMIX.«J\u2019ai bon espoir.C\u2019est sûr que NUMIX ne se consacre pas juste au webséries, ça inclut les sites web convergents, mais je crois que c\u2019est un premier pas vers quelque chose de bien.Il y a beaucoup de choses qui se dessinent.» Le patron de Tou.tv tient à rappeler que cette industrie est encore jeune et qu\u2019il reste fort à faire pour rehausser sa popularité.«Mais avant de reconnaître le talent d\u2019ici, il y a une urgence à le faire connaître, estime-t-il.Avant de célébrer, il faut qu\u2019on puisse le voir, ce contenu-là.C\u2019est comme si on célébrait les gens de la télévision mais que la télévision n\u2019était pas regardée par tout le monde.» WEBTÉLÉ Encore la cinquième roue de la charrette PHOTO FOURNIE PAR PRODUCTIONS ROSE NANANE L\u2019animatrice du Tapis rose de Catherine déplore le peu de reconnaissance des émissions web.Le Fonds indépendant de production (FIP) a donné son soutien financier à 11 projets qui se partageront une enveloppe totale de 1,2 million.En voici quelques-unes qui pourraient bientôt apparaître sur l\u2019écran d\u2019ordinateur : \u203a DAKODAK: Trois amis, qui souhaitent se faire connaître en production télévisuelle, obtiennent une subvention pour créer des capsules humoristiques.Ils découvriront les contraintes d\u2019un domaine qu\u2019ils apprendront vite à connaître.\u203a FABRIQUE-MOI UN CONTE: Imaginez Guillaume Lemay-Thivierge jouant dans une version éclatée de La belle au bois dormant où la majeure partie de l\u2019action se déroulerait.dans une toilette.Voilà l\u2019essence même de Fabrique-moi un conte.L\u2019idée est de donner les commandes aux internautes en leur permettant de sélectionner \u2013 à partir d\u2019une liste fournie en ligne \u2013 un réalisateur, un comédien, une histoire telle que Cendrillon et Blanche-Neige et les sept nains, ainsi qu\u2019un lieu pour le moins inusité comme les toilettes ou un stationnement.La combinaison ayant recueilli le plus de votes de la part des utilisateurs sera mise en ligne la semaine suivante.Les réalisateurs Ricardo Trogi (1981), Podz (Les 7 jours du talion) et Jean-François Rivard (Les Invincibles) ont accepté de participer au projet.À SURVEILLER llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 0 N O V E M B R E 2 0 1 0 ARTS ET SPECTACLES JEAN SIAG CRITIQUE Heureux intermède dans notre paysage théâtral où foisonnent drames psychologiques et existentialistes, Treize à table, une comédie de boulevard écrite en 1953 par le Français Marc-Gilbert Sauvagon, est plutôt divertissante.J\u2019en connais qui sont allergiques à ces comédies parisiennes au généreux crémage, un peu surannées, tout en grimaces et simagrées, pour l\u2019essentiel assez prévisibles et livrées sur un ton haut perché, qui peut s\u2019avérer irritant\u2026 Mais la nouvelle production du Rideau Vert tire le meilleur parti de cette pièce qui contient des ressorts comiques évidents, parfaitement déclenchés par sept comédiens inspirés, menés par l\u2019un de nos grands maîtres de la comédie: Carl Béchard.Dans le rôle d\u2019Antoine Villardier, Bécha rd joue avec une aisance déconcertante cet homme un peu trouillard ; ce mari ennuyant et prévisible, cachant un passé qui le rendra plus intéressant aux yeux de sa femme Madeleine, très bien défendue par Linda Sorgini.Les deux comédiens d\u2019expérience occupent toute la scène par leur forte présence et leur jeu physique extrêmement fluide, très bien encadrés par le décor imaginé par Geneviève Lizotte, sorte d\u2019hémicycle tout en dorures qui témoigne bien de leur condition bourgeoise.C\u2019est la veille de Noël, et les Villardier s\u2019apprêtent à recevoir leurs invités pour le Réveillon, mais voilà qu\u2019en repassant la liste des convives, madame constate qu\u2019ils seront 13.«Treize à table», tabou des tabous.Superstitieuse, notre hôtesse s\u2019échinera pendant toute la pièce à éviter «le drame».Pourtant, d\u2019autres drames autrement plus importants se profileront, en particulier l\u2019arrivée de Consuela Koukouwsko, un rôle deux fois interprété au Rideau Vert par Denise Pelletier ; en 1963, puis en 1971.Cette fois, c\u2019estAnne Casabonne qui prête ses traits à la pétillante Sud-Américaine, jadis amoureuse d\u2019Antoine.Anne Casabonne, qu\u2019on voit assez peu au théâtre, est tellement associée au personnage de Claude dans La galère, que je trouvais curieux de la voir dans cette comédie française.Et pourtant, elle est le sel et le piment de cette pièce, et joue habilement son rôle de femme fatale, qui cherche à se venger de son ex-amant.Alain Zouvi, qui a fait ses premiers pas de metteur en scène l\u2019an dernier avec une autre comédie, Oscar, qui mettait en vedette Benoît Brière, réussit de nouveau à imposer le rythme nécessaire à ces comédies construites sur des quiproquos ; où les comédiens doivent nécessairement « surjouer » ; où l\u2019on devine le dénouement, mais où l\u2019on jouit entièrement du moment comique présent.Au Rideau Vert jusqu\u2019au 4 décembre.THÉÂTRE / Treize à table Riche en crème, mais très bon HUGO DUMAS CHRONIQUE MARC THIBODEAU PARIS \u2014 Le prix littéraire français Décembre a échappé hier à l\u2019écrivain québécois Victor-Lévy Beaulieu, qui avait été retenu parmi les trois finalistes pour son roman Bibi.Le jury du prix, censé attirer les projecteurs sur une oeuvre hors norme, a annoncé lors d\u2019une réception à l\u2019hôtel Lutétia qu\u2019il lui avait préféré Philosophie sentimentale de Frédéric Schiffer.L\u2019auteur récompensé, qui se décrit ironiquement comme «l\u2019essayiste le moins lu de France» sur son blogue, remporte une bourse de 30 000 euros.La présidente du jury, Laure Adler, a indiqué à La Presse que l\u2019oeuvre du romancier québécois, à défaut de remporter la mise, avait reçu un appui «très soutenu» pendant toute la durée des délibérations.La journaliste et essayiste a salué «l\u2019inventivité» linguistique de Victor- Lévy Beaulieu.«Quand on le lit, on se sent entraîné dans son fleuve», a-t-elle souligné.L\u2019écrivain Philippe Sollers, aussi membre du jury, a parlé pour sa part d\u2019une oeuvre «effervescente » et «rabelaisienne» qui «fait bouger la langue française de manière remarquable».«C\u2019est dommage pour le Québec, mais c\u2019est quand même un exploit remarquable de s\u2019être retrouvé là», a commenté de son côté l\u2019écrivain Frédéric Beigbeder, aussi membre du jury.VLB, joint à son hôtel parisien en après-midi, a déclaré qu\u2019il était fier malgré tout du cheminement de son oeuvre.«Quand on est finaliste d\u2019un prix comme celui-là et qu\u2019on n\u2019est pas de l\u2019appareil littéraire, c\u2019est un exploit en soi», a-t-il souligné.L\u2019auteur de 65 ans, venu à Paris en coup de vent spécialement pour la cérémonie de remise du prix, était un peu surpris de ne pas avoir été invité à assister à l\u2019annonce du nom du gagnant.«Il semble que seul le gagnant doit être présent\u2026 Je pensais que j\u2019allais prendre un verre avec les autres finalistes pendant que le jury délibérait et qu\u2019on irait ensuite à la cérémonie, mais on m\u2019a dit d\u2019attendre dans ma chambre d\u2019hôtel et qu\u2019on viendrait m\u2019aviser de la décision (\u2026) Disons que je suis un peu resté sur mon quant-à-moi», a-t-il souligné.Bibi, qui retrace sur 600 pages l\u2019errance planétaire d\u2019un écrivain sur les traces troubles de son premier amour, avait reçu des échos positifs dans plusieurs médias francophones au cours des derniers mois.À la suite d\u2019un voyage de presse à Trois-Pistoles, où réside Victor-Lévy Beaulieu, la critique du quotidien suisse Le Temps, Lisbeth Koutchoumoff, l\u2019a décrit comme «un colosse, doux, chez qui des mots de feu et de glaise sortent des doigts, en flot continu».Même enthousiasme dans le quotidien régional Sud-Ouest qui le voit comme «un curieux croisement vernaculaire de Victor Hugo et Cervantès (\u2026) un Falstaff québécois pour qui la démesure est la norme, un anachorète sociable et exhibitionniste, vivant au milieu de ses chèvres, ânes, chats et chiens la quête du roman total».Le Figaro littéraire, aussi du voyage au Québec, a déploré que l\u2019oeuvre du «plus grand écrivain québécois vivant» soit «complètement, injustement méconnu de ce côté-ci de l\u2019Atlantique».Ajoutant au flot des comparaisons, Frédéric Beigbeider a souligné hier à l\u2019issue de la cérémonie de remise du prix Décembre que l\u2019écrivain était «un peu le Céline du Québec».La comparaison ne déplaît pas au principal intéressé, qui reconnaît au célèbre et sulfureux auteur de Voyage au bout de la nuit le mérite d\u2019avoir «revigoré » un français qui était devenu «très diplomatique».«Il a brassé ça un peu et ça fait du bien», souligne Victor-Lévy Beaulieu, qui espère contribuer \u2013 «modestement», précise-t-il \u2013 à ce brassage par ses écrits.Quoi qu\u2019il advienne, il est réjouissant de voir les critiques français saluer la qualité linguistique du travail d\u2019un écrivain québécois sans qu\u2019il y ait d\u2019élément «péjoratif» en arrière-plan, juge l\u2019auteur.«Avant, on entendait toujours dire que c\u2019est écrit en patois.Peut-être que les jeunes Québécois qui écriront de manière imaginative auront moins de mal à percer en France à l\u2019avenir», souligne Victor-Lévy Beaulieu, qui reprend dès ce matin l\u2019avion pour le Québec.«Il y a le Salon du livre deMontréal la semaine prochaine.Et je dois m\u2019occuper de mes animaux», dit-il.Le prix Décembre échappe à VLB PRÉCISION À propos de Thérèse et Pierrette.Une erreur s\u2019est glissée dans la critique de la pièce Thérèse et Pierrette à l\u2019école des Saints-Anges publiée lundi.Le rôle d\u2019Albertine, la mère de Thérèse, n\u2019est pas tenu par la comédienne Monique Spaziani, mais bien par Danielle Lépine.Nos excuses à l\u2019interprète.Thérèse et Pierrette à l\u2019école des Saints-Anges est à l\u2019affiche jusqu\u2019au 20 novembre au Théâtre Denise-Pelletier.\u2014 Alexandre Vigneault C\u2019était à l\u2019été 2009.Le maire de Huntingdon, le coloré Stéphane Gendron, a ciré sa belle Mustang noire décapotable et avalé \u2013 pendant 20 jours \u2013 des kilomètres d\u2019asphalte partout au Québec à la recherche de villages accablés de divers maux : usines vides, écoles désertes, fermes abandonnées faute de relève.Son road trip estival, une sorte de face cachée de La petite séduction, a donné un documentaire de 90 minutes intitulé Fous de leur village et réalisé par Vincent Audet-Nadeau (La rafle), que Canal D diffusera dimanche à 19 h (une case un brin difficile).Vincent Audet-Nadeau a aussi réalisé La vie après la shop sur la fermeture de la Whirlpool de Montmagny, une oeuvre qui avait marqué Stéphane Gendron en 2005.Évidemment, le maire Gendron entame le film en racontant l\u2019histoire de son patelin, solidement secoué par l\u2019arrêt de production des six usines textiles de la Cleyn&Tinker le 13 décembre 2004.Environ 850 travailleurs ont alors «été jetés aux vidanges ».«J\u2019ai pleuré avec eux », se souvient Stéphane Gendron.Puis, le maire de Huntingdon r o u le ra no tammen t à Lebe l - Sur-Quévi l lon, Saint-Magloi rede - B el le c ha s s e , I nver ne s s e t Sainte-Sophie-d\u2019Halifax, quelquesunes des nombreuses bourgades québécoises menacées de disparition.«La vie en région fait rarement les manchettes », rappelle le patron de Canal D, Jean-Pierre Laurendeau.À Portage-du-Fort, il visite un couple durement affecté par la fermeture de la Smurfit-Stone, poumon économique du village.«C\u2019est tout ce que je sais faire, faire du papier.Il n\u2019y a plus rien pour nous autres ici », se désole la dame.À Sainte-Sophie-d\u2019Halifax, il rencontre une jeune agricultrice de 23 ans, Marie-Pier Beaulieu, étranglée par les coûts astronomiques associés à la reprise de la ferme laitière familiale.À Senneterre, la caméra se braque sur un éleveur de boeufs Angus au bord de la faillite.À Maricourt, une des portions les plus émouvantes du documentaire, Stéphane Gendron laisse la parole à Madeleine Houde, dont le mari Keith s\u2019est pendu dans la grange, victime de détresse psychologique.Comment se remet-on d\u2019un tel drame?Stéphane Gendron révélera par la suite que son beau-père s\u2019est suicidé le lendemain de son mariage.Une bonne partie du documentaire Fous de leur village est très noire, dure et déprimante.Puis, c\u2019est à Saint- Magloire que l\u2019espoir revient alors que des citoyennes se mobilisent pour sauver l\u2019école primaire de la ville.Et ça fonctionne.Dans ce film qui renferme quelques longueurs, Stéphane Gendron parle souvent au « je» et s\u2019adresse directement à la caméra, un peu comme les participants de La collection après une journée à l\u2019atelier.Il est plus émotif que vindicatif et ne se gêne pas pour passer en mode éditorial.Du genre : «Travailler 40 ans dans une mine, c\u2019est de l\u2019esclavage.» Le réalisateur a tenu à faire contrepoids aux théories du maire en les entrecoupant de témoignages d\u2019experts.«Ce n\u2019est pas une infopub pour Stéphane Gendron.Je ne voulais pas lui donner une free ride », insiste Vincent Audet-Nadeau.Bien honnêtement, c\u2019est souvent plus captivant d\u2019écouter les témoignages de citoyens dits ordinaires que d\u2019entendre les vues du maire Gendron sur l\u2019administration municipale.Mais, bon.En poi nt de presse après le visionnement de Fous de leur village, Stéphane Gendron a confirmé qu\u2019il quittera son poste dans trois ans, après 10 ans à l\u2019hôtel de ville de Huntingdon.Et après?Il serait bien étonnant de le retrouver en politique provinciale.« La politique, les gens n\u2019y croient plus.Tu as plus de pouvoir sur Monsieur et Madame Tout-le-Monde à travers les médias », glisse-t-il.Quant au Réseau Liberté Québec de Joanne Marcotte et Éric Duhaime, son collègue chroniqueur dans Le Journal de Montréal, Stéphane Gendron, 42 ans, n\u2019apprécie pas du tout leurs idées.«Ils ont une vision de gens qui n\u2019ont jamais exercé le pouvoir», remarque-t-il.L\u2019auberge en ligne L\u2019auberge du chien noir ne profite pas encore d\u2019une deuxième vie sur le web en raison des droits qui n\u2019ont pas encore tous été négociés avec ses artisans et créateurs.Exceptionnellement, Radio- Canada rediffusera sur son site web les épisodes du 4 octobre et du 1er novembre, qui avaient souffert d\u2019un grave problème de son pour les téléspectateurs équipés en HD et en son Dolby.Parlant de L\u2019auberge, la lutte est féroce contre son concurrent Yamaska à TVA, qui semble cependant avoir pris le dessus.Lundi, 900000 fans flattaient le chien noir, tandis que1 139 000 autres nageaient dans la rivière Yamaska.C\u2019est Occupation double qui a raflé le titre d\u2019émission la plus populaire du lundi soir avec 1 403 000 accros.Dans l\u2019émission de dimanche, lors d\u2019un souper romantique avec Nathalie, Charles a froncé les sourcils en l\u2019entendant prononcer le mot tempura.«Tempura, c\u2019est pas une histoire de crevettes ça?» a-t-il demandé, l\u2019air confus.Puis, vive la solidarité féminine, Nathalie a traité JoÈve de «crisse de niaiseuse de tabarnak».TVA, c\u2019est vrai.Oui mes amis.Stéphane Gendron, fou des villages s Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Stéphane Gendron est plus émotif que vindicatif et ne se gêne pas pour passer en mode éditorial.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 0 N O V E M B R E 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 festival de films francophones 4\u201314 NOV 2010 www.cinemaniafilmfestival.com au CINÉMA IMPÉRIAL «Le film-qui-fait-du-bien de l\u2019année! » -Shawn Edwards, FOX-TV «Une comédie qui scintille d\u2019intelligence.» -Glamour «Une comédie hilarante.» -Caryn James, Marie Claire À L'AFFICHE CONSULTEZ LE GUIDE HORAIRES DES CINÉMAS (Version française de Morning Glory) Un Grand Concert MOZART Les efs-d\u2019oeuvre d\u2019un nie! Avec la pianiste Milena Trifonova Vendredi 12 noVembre à 20 h Conservatoire de Musique de Montréal 4750, av.Henri-Julien (métro Mont-Royal) Admission: 25 $ Rens.: 450 419-9148 www.concertchandelle.com Ch Gé Un Grand Concert MOZART Les Chefs-d\u2019oeuvres d\u2019un Génie ! Avec la pianiste Milena Trifonova ARTS ET SPECTACLES 1110 17h00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC Pyramide Union fait la force Le Téléjournal 18 h Virginie L'Épicerie Enfants de la télé / Suzanne Lévesque Mauvais karma Tout sur moi Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports Kiwis et hommes / Raoul Duguay \" TVA TVA Nouvelles TVA Nouvelles Le cercle Oeufs d'or Tranches de vies Destinées / Ça déménage La collection / En route vers les Oscars TVA Nouvelles 22h45 Denis Lévesque 23h45 LA PLAGE.\" V De zéro à 1000$ La guerre des clans Atomes crochus Un souper parfait Glee / De la poudre aux cheveux Une femme exemplaire / Infamy Lie to Me: Crimes et mensonges Un gars le soir Dumont Atomes crochus Call TV \" TQc Cornemuse Toc toc toc Kaboum! Tactik Au nom du sport / Médecin Les francs-tireurs Voir / Alfa Rococo , Véronique Cloutier.24 heures chrono / De 1 h à 2 h Génial! / Bianca Gervais CBC CBC News Coronation Street Wheel of Fortune Jeopardy! Billy Bishop Goes ToWar Being Erica / Physician, Heal Thyself CBC News: The National 22h55 CBCNews 23h40 22 Minutes CTV-M Dr.Phil / Get Out of My Family Tree CTV News eTalk Big Bang Theory The Defenders / Nevada v.Killa Diz Criminal Minds / Reflection of Desire Law & Order: Los Angeles / Hondo Field CTV National News CTV News \" GBL-Q 16h30 ! Young & R.Global National Evening News End of My Leash E.T.Canada Ent.Tonight Survivor: Nicaragua NCIS / Broken Arrow / Bruce Boxleitner Shattered / Stariways to Perceptions News Final Tube Tales ABC The Dr.Oz Show Smarter-5th Grad ABCWorld News Fox 44 News The Office The 44th Annual CMA Awards - Honours the best in today's country music live from the Bridgestone Arena in Nashville.TMZ 23h35 Nightline \" CBS Channel 3 News The: 30 Channel 3 News CBS Evening News Ent.Tonight Survivor: Nicaragua Criminal Minds / Reflection of Desire The Defenders / Nevada v.Killa Diz Channel 3 News 23h35 Letterman \" FOX King of the Hill Family Guy The Simpsons Met Your Mother 2 1/2 Men 2 1/2 Men Hell's Kitchen / 8 Chefs Compete FOX 44 News at 10 Met Your Mother Entourage NBC First at Five 5:30 Now Newschannel 5 NBC Nightly News Jeopardy! Wheel of Fortune Undercovers / Crashed Law & Order: S.V.U./ Penetration Law & Order: Los Angeles / Hondo Field Newschannel 5 23h35 Jay Leno \" PBS-P Electric Company Homework Hotline BBC World News Nightly Business PBS NewsHour Art Express Scully World Show Circus / Change On! Partie 3 de 6 Circus Partie 4 de 6 BBC World News Charlie Rose \" SHOW Sea Patrol Silent Witness FIREBALL (2008) avec Lexa Doig, Aleks Paunovic.Shattered / Stairways to Perceptions Haven / Welcome to Haven NCIS / Stakeout ARTV Les Contes d'Avonlea Cormoran / La lettre de Bella Artistes Rumeurs Voir les comédiens / Pauline Martin LA PETITE (1978) avec Susan Sarandon, Keith Carradine, Brooke Shields.Vous danser?Mange ta ville CD Destruction Destruction Complètement fou Complètement fou Biographies / Steven Seagal J'ai frôlé la mort! / L'océan prédateur Ondes de choc Alliance meurtrière Ça bouge en grand Cinépop 16h35 ! LES RUES DE FEU (1984) 18h15 48 HEURES (1982) avec Nick Nolte, James Remar, Eddie Murphy.L'HISTOIRE DE MON PÈRE (1998) avec James Caan, Aidan Quinn, John Cusack.22h10MON COUSIN VINNY (1992) avec Marisa Tomei, Joe Pesci.0h15 \" EV Roses des sables / Dunes de nuit Lignes d'horizon / Namibie Ushuaïa Nature Partie 1 de 2 Pékin Express 5: La route du bout du monde / Perdus dans la jungle Safari photo / La charge de l'éléphant Roses des sables / Dunes de nuit HI Quinn, femme médecin / Pères et fils Enquêtes Partie 2 de 2 Soldats Partie 4 de 4 Kaamelott Kaamelott NCIS enquêtes spéciales / La règle 38 SHOGUN (1980) avec Toshirô Mifune, Yôko Shimada, Richard Chamberlain.MMAX Régime tempo Génération 90 Benezra reçoit Danser pour la gloire Génération 80 Hollywood Inc.Benezra reçoit MP Nitro Circus Palmarès L'univers M+ M.Net Danse ou crève! Coup de rock Bienvenue à Jersey Shore Duel RDI Le Téléjournal RDI RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Les grands reportages Le Téléjournal RDI RDI économie Le National Le Téléjournal 23h45 Nouv.sports S+ Le rêve de Diana Victimes du passé / Compte à rebours Army Wives / Le code d'honneur Vies rêvées d'Érica / Vie sous contrôle Affaires de femmes / La loi du silence Loi & ordre: sexuels / Vivre l'enfer Sydney Fox / L'Âme du sorcier SE 15h25 ! LE RUB.17h50 Grand Rire à Paris 2010 19h25 C'ÉTAIT À ROME (2009) Kristen Bell.LA SAINT-VALENTIN (2010) avec Bradley Cooper, Ashton Kutcher, Julia Roberts.23h10 LE CODE A CHANGÉ (2009) 0h55 \" TFO Sam Chicotte La quête 64, rue du Zoo Le Dino train RelieF Tank: Les grands combats BULLETIN SECRET (2001) avec Cyrus Abidi, Youssef Habashi, Nassim Abdi.Artisans du changement TV5 Prendre sa place 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Science ou fiction Québec en 12 lieux LA GRANDE VIE (2009) Michel Boujenah.Mordre Urgences à Davos 22h40 ExploPlanète TV5 le journal Thalassa \" VIE Maisons vertes Maison de Sarah Déco sur mesure Décore ta vie Idées de grandeur Laisse faire Prêt-à-changer / Cheyenne Défi sucré Décore ta vie Recettes vedette Le téléphone MA VIE VOLÉE.\" Z L'épée de vérité / Affamée La porte des étoiles / Métamorphoses Équipé pour rouler Comment c'est fait Surnaturel / L'apprenti sorcier Mélinda/ deux mondes / Fuite en avant Chuck / Volte-face Les stupéfiants / Mythes express RDS Golf Mag Le monde du sport Sports 30 LCH Hockey - Super série (D) L'antichambre Sports 30 Images/secondes Golf Mag SPN Connected With Prime Time Sports Connected With Prime Time Sports Hockey Sportsnet Connected Ultimate Fighter 12 TSN Off the Record Interruption SportsCentre That's Hockey LNH Hockey / Maple Leafs de Toronto c.Panthers de la Floride (D) SportsCentre Off the Record Disney 101 Dalmatiens Route p.jungle Les Doodlebops Maison de Mickey Elliot Les Tifoudoux Maison de Mickey Agent spécial Oso Tibère.maison Route p.jungle Les Zic-Magines Johnny et lutins Agent spécial Oso Maison de Mickey TTF Ben 10: Alien Force Star Wars: Clone Les Simpson Les zybrides Jimmy L'intrépide Johnny Test Île des défis extr.Stoked Les Simpson Têtes à claques South Park La Clique Les Simpson Décalés du cosmos VRAK Cory- dans la place Hannah Montana Sorciers Waverly Zack et Cody Dans le trouble Grenade avec ça?Dans le trouble Ma famille d'abord Les frères Scott / Qui perd gagne Derek Fan Club M.changement Presserebelle.com VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE ANDRÉ DUCHESNE Les 13es Rencontres internationales du documentaire (RIDM) s\u2019amorcent ce soir avec une programmation éclectique d\u2019une centaine d\u2019oeuvres.Que voir parmi les films à l\u2019affiche?La directrice générale Roxanne Sayegh et la directrice de programmation Charlotte Selb nous font part chacune de leurs cinq coups de coeur.Pour l\u2019horaire, consultez le site www.ridm.qc.ca.Roxanne Sayegh 1.I Wish I Knew (Jia Zhang-ke) «On sent vraiment l\u2019aspect cinéma, tant dans la forme que dans le fond, avec ce film de portraits sur la ville de Shanghai.Il y a de la magie, de la poésie dans chaque image.L\u2019ambiance qui y règne fait penser à de la fiction.» 2.Like Water Through Stone (Marilia Rocha) «Nous accueillons les films de trois réalisatrices sud-américaines dont celui de Marilia Rocha, qui viendra à Montréal.Son film très intimiste donne la parole à des adolescentes qui s\u2019interrogent sur le passage à la vie adulte.» 3.Michael Berger.A Hysteria (Thomas Fürhapter) «Ce documentaire porte sur un grand fraudeur économique et il est tourné à la façon d\u2019un thriller.Le réalisateur n\u2019arrive jamais à le rattraper.Le récit est rocambolesque.» 4.La nuit, elles dansent (Isabelle Lavigne et Stéphane Thibault) «Ce film sur les danseuses du ventre égyptiennes casse l\u2019image romantique de cette activité.Les danseuses sont recrutées très jeunes, sont sous l\u2019effet de la drogue et se retrouvent dans des milieux masculins très durs.Mais elles ont du caractère!» 5.Cleveland contre Wall Street (Jean-Stéphane Bron) « Ce procès aurait pu se dérouler dans la réalité.Mais il s\u2019agit d\u2019un faux procès de 21 institutions bancaires dans la foulée de la crise des Subprimes qui a touché 20 000 propriétés uniquement dans la région de Cleveland.» Charlotte Selb 1.La danse \u2013 le ballet de l\u2019Opéra de Paris (Frederick Wiseman) « À 80 ans , F reder ick Wiseman demeure le grand maître du cinéma direc t .Oui, c\u2019est vrai, le film dure 159 minutes, mais il faut se laisser aller et suivre le cinéaste dans les coulisses pour voir ces danseuses faire un travail si dur.» 2.Steam of Life (Joonas Berghäll et Mika Hotakainen) «Comme cinéphile, j\u2019aime être surprise.Comme ici avec cette incursion dans un sauna presque exclusivement masculin où les hommes mettent leur âme à nu.On sent partout l\u2019humour scandinave absurde et décalé.» 3.Armadillo (Janus Metz) «Ce film-là est tellement for t da ns son montage , son esthétique et ses effets sonores qu\u2019il nous met un peu mal à l\u2019aise.On a vu beaucoup de mauvais films su r l \u2019A fghani st a n , mai s pas celui-ci qui s\u2019approche d\u2019Apocalypse Now ou de Full Metal Jacket.» 4.Sainte-Anne, hôpital psychiatrique (Ilan Klipper) «C\u2019est l\u2019hôpital psychiatrique le plus réputé en France.Et pourtant, ce film du genre cinéma direct constitue un témoignage atterrant sur la façon dont y sont traités les patients.On ressent aussi l\u2019extrême fatigue du personnel.» 5.Disco and Atomic War (Jaak Kilmi) «Ce documentaire raconte comment les Estoniens se sont abreuvés de culture occidentale durant la Guerre froide.Ils bricolaient des antennes qui captaient des émissions de télé comme Dallas et de la musique disco.Lorsqu\u2019ils ont appris que le film Emmanuelle passerait à la télé, ç\u2019a été le branle-bas de combat dans le pays!» Pour l\u2019horaire, consultez le site www.ridm.qc.ca RENCONTRES INTERNATIONALES DU DOCUMENTAIRE Les coups de coeur de la direction PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Les deux directrices des Rencontres, Roxanne Sayegh et Charlotte Selb.Non seulement ce musée aurait dû mourir il y a longtemps, mais il n\u2019aurait peutêtre jamais dû voir le jour.C\u2019est ce que j\u2019avais écrit à l\u2019époque de sa gestation turbulente et controversée sous le gouvernement Bourassa.Et si j\u2019ai changé d\u2019idée l\u2019année d\u2019après, c\u2019est sans doute à cause de la formidable force de persuasion de Gilbert Rozon qui avait réussi à tous nous convaincre que ce musée-là allait faire une différence et devenir un incontournable au plan culturel et touristique.À l\u2019époque, Rozon affirmait que si les gouvernements acceptaient de doter le musée d\u2019un budget de fonctionnement récurrent comme c\u2019est le cas pour les autres musées, le tour serait joué.Mais c\u2019était un faux problème.Le vrai problème de ce musée c\u2019était l\u2019édifice ingrat dans lequel il était logé : l\u2019ancienne brasserie Ekers, rénovée à grands frais, mais totalement inadéquate au plan muséologique.Non seulement le l ieu sombre, sans fenêtre et aussi accueillant qu\u2019un abri pour pigeons ou qu\u2019un entrepôt nucléaire, n\u2019était pas convivial, il était dépourvu d\u2019une réelle structure de conservation et de mise en valeur.Pas surprenant que des expositions comme celles de Tintin, de Snoopy ou d\u2019Astérix, qui auraient dû normalement aboutir au MJR ont pris le chemin du Musée des beaux-arts de Montréal.Ce dernier offre des conditions de conservation avec lesquelles le MJR ne pouvait tout simplement pas rivaliser.Qu\u2019à cela ne tienne.Pour justi fier sa configuration calamiteuse, on disait que le musée se réclamait de l\u2019école du « black cube » en opposition à l\u2019école du « white cube » à laquelle appartiennent la plupart des musées.Le principe du « black cube » est basé sur la mise en scène et sur la théâtralité.Et les premières expositions comme Extravaganza ou Dialogue dans le noir allaient dans ce sens.Mais très vite, faute de personnel muséal compétent et expérimenté et faute de revenus, le musée s\u2019est mis à errer, à se chercher une identité sans jamais vraiment la trouver.Au cours de sa courte existence, le Musée Juste pour rire n\u2019aura finalement pas accompli grand-chose sinon gaspiller les énergies de trop de gens et engloutir des fonds privés et publics en pure perte.Que son échec nous serve de leçon pour l\u2019avenir et nous aide à faire la différence entre un projet qui ne tient pas debout et une bonne idée comme celle que vient de lancer la Ligue nationale d\u2019improvisation.La LNI, qui existe depuis 33 ans et qui n\u2019a jamais eu de maison permanente, vient en effet de proposer à la ministre de la Culture d\u2019installer ses bureaux et sa salle de spectacles dans les locaux du Musée.Sa proposition n\u2019a rien de fou et de flyé.Au contraire.C\u2019est une proposition réaliste, pleine de bon sens, qui comporte un projet d\u2019école d\u2019impro, ainsi que la présentation de matchs pendant la saison touristique avec des équipes internationales, ce que la ligue n\u2019a pu faire par le passé, faute de salles.La ministre St-Pierre serait vraiment mal venue de refuser ce projet.D\u2019autant plus que la LNI jouit d\u2019une belle réputation internationale et chez nous d\u2019un public jeune et fidèle pour qui l\u2019emplacement du musée, en plein coeur du Quartier des spectacles, est idéal.Je le répète, l\u2019existence du musée Juste pour rire n\u2019a pas été d\u2019une grande utilité sociale ou artistique.Au moins que sa mort serve à quelque chose.On ne rit plus depuis longtemps PETROWSKI suite de la page 1 s Pour joindre notre chroniqueuse : npetrowski@lapresse.ca llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É AL ME R C R E D I 1 0 N O V E M B R E 2 0 1 0 ARTS ET SPECTACLES Rachel McAdams, Harrison Ford et Diane Keaton sont les têtes d\u2019affiche de Morning Glory, une franche comédie ayant pour cadre les coulisses d\u2019une émission du matin.MARC-ANDRÉ LUSSIER NEWYORK Dure époque pour les grands réseaux de télévision américains.La fragmentation de l\u2019auditoire et la multiplication des chaînes d\u2019information continue ont fait en sorte que leur rôle a été réduit de beaucoup dans le domaine de l\u2019information.Au point même où les producteurs d\u2019émissions relevant du service de nouvelles ne reculent désormais devant aucune bassesse pour tenter de trouver des formules visant à retenir le spectateur devant son écran.«On ne peut blâmer tous les médias, déclarait Harrison Ford lors d\u2019une conférence de presse tenue à New York dimanche.Avec l\u2019arrivée de toutes les chaînes spécialisées, les émissions d\u2019infos des grands réseaux se sont transformées en magazines.Or, c\u2019est à nous, citoyens, de réclamer une information de qualité afin d\u2019être au courant de ce qui se passe dans le monde.Il en va de notre responsabilité.Personnellement, j\u2019écoute davantage les nouvelles à la radio.N\u2019ayant pas le support de l\u2019image, le reporter est obligé de raconter son histoire plutôt que de l\u2019illustrer!» Un contre-emploi Dans Morning Glory, à l\u2019aff iche dès aujourd\u2019hui , le célèbre interprète d\u2019Indiana Jones prête ses traits à Mike Pomeroy, une légende du domaine de l\u2019info, adepte d\u2019une approche traditionnelle et rigoureuse.À cause d\u2019une clause contractuelle, le vieux loup est pourtant obligé d\u2019accepter la proposition de Becky Fuller (Rachel McAdams), la toute nouvelle productrice de l\u2019émission du matin.Cette dernière a en effet pensé à lui pour tenter de revamper une émission qui végète dans les bas-fonds des cotes d\u2019écoute.Le contre-emploi est énorme.Un peu comme si Bernard Derome se retrouvait du jour au lendemain à la barre de l\u2019émission du matin à V\u2026 Bougon de natu re, de commerce très désagréable, Pomeroy doit sur place faire équipe avec Colleen Peck (Diane Keaton), une diva comptant des années d\u2019expérience.Contrairement à Mike, l\u2019animatrice a su s\u2019ajuster aux nouveaux modes de fonctionnement de ce type d\u2019émissions.«Physiquement, je me suis beaucoup inspirée de Diane Sawyer, expl ique Diane Keaton.Quand on est une femme aussi belle que Diane, il faut vraiment qu\u2019on fasse de son look une grande priorité.Pour l\u2019attitude du personnage, j\u2019ai pensé à Kelly Ripa.Il n\u2019y a rien de facile dans le métier que ces gens exercent.Je ne pourrais personnellement jamais faire ce qu\u2019elles font.J\u2019ai une admiration sans borne pour elles, et aussi pour tous ces animateurs du matin dont les cotes d\u2019écoute ne sont pas bonnes.Même si on est un loser, on fait preuve de génie!» «De mon côté, je ne me suis inspiré de personne, souligne Harrison Ford.Le scénario était déjà tellement bien écrit que j\u2019ai tout simplement tenté de reproduire le personnage le plus fidèlement possible.» De Broadcast News à Murphy Brown, du Mary Tyler Moore Show à 30 Rock, le milieu de la télévision a souvent servi de cadre à la comédie.Pour le réalisateur britannique Roger Michell, à qui l\u2019on doit notamment Notting Hill, les questions éthiques auxquelles faisaient écho un film comme Broadcast News il y a plus de 20 ans ne se posent même plus.« Il est clair que l\u2019infospectacle a gagné sur tous les fronts, soutient-il.Cela dit, les journaux utilisent la formule du magazine depuis toujours \u2013 des rubriques dans tous les domaines \u2013 et personne ne leur a jamais reproché.» Une nouvelle star ?Si le succès est au rendezvous, Morning Glory pourrait bien faire une star de Rachel McAdams.Révélée par Mean Girls et The Notebook, l\u2019actrice canadienne porte le film sur ses épaules.Le récit (écrit par la scénariste de The Devil Wears Prada, Aline Brosh McKenna) s\u2019attarde en effet à décrire le parcours professionnel et personnel d\u2019une jeune productrice tentant de faire sa marque dans le monde de la télévision.Roger Michell a pourtant dû beaucoup insister auprès de l\u2019actrice afin de la convaincre de participer à l\u2019aventure.« J\u2019ai tenté de persuader Roger d\u2019abandonner cette idée à quelques reprises, concède la vedette du film.Fort heureusement, il ne m\u2019a pas écoutée ! J\u2019étais très hésitante, très nerveuse au départ car je ne me considère pas du tout comme une actrice comique.Mais Roger a trouvé le moyen de me faire jouer de façon instinctive, sans trop réfléchir.Je lui en suis très reconnaissante.» Diane Keaton, joyau d\u2019une distribution dans laquelle on retrouve aussi Jeff Goldblum et Patrick Wilson, apprécie par ailleurs la nature de l\u2019histoire d\u2019amitié figurant au coeur du récit.«C\u2019est le plus bel aspect de ce film à mon avis, dit-elle.Ce thème n\u2019est pas très souvent exploité à Hollywood, surtout quand une histoire met en scène un homme d\u2019âge mûr et une jeune femme.Mais là, une véritable amitié naît entre Becky et Mike sans que celle-ci ne débouche obligatoirement sur autre chose.Je trouve cela très beau.» Morning Glory (La gloire des ondes en version française) prend l\u2019affiche aujourd\u2019hui.Les frais de voyage ont été payés par Paramount Pictures.CINÉMA / Morning Glory Les affres de l\u2019info-spectacle PHOTO FOURNIE PAR PARAMOUNT L\u2019actrice canadienne Rachel McAdams, qui donne la réplique à Harrison Ford, porte le film sur ses épaules.CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Bien connus par le disque et déjà entendus ici séparément, le violoncell iste français Gautier Capuçon et la pianiste vénézuélienne Gabriela Montero donnaient leur premier récital dans cette ville lundi soir, à Pro Musica, devant une bonne salle.Une voix au micro annonça d\u2019abord deux changements : l a premi è r e Sonat e de Mendelssohn (op.45) était remplacée par la deuxième (op.58) et l\u2019ordre du programme était modifié.Le récital s\u2019ouvrait donc sur les 15 notes très profondes de violoncelle seul que Prokofiev indique « piena voce » (c\u2019est-à-dire «à pleine voix ») au début de son op.119, et que Capuçon alla puiser dans les entrailles de son Goffriller de 1701.Cette saisissante entrée en matière donna le ton du récital entier, manifestement axé sur la sonorité que le jeune violoncelliste de 29 ans tire de son précieux instrument.Sonorité et technique vont évidemment de pair et M.Capuçon n\u2019a rien à envier à qui que ce soit en fait de mécanique instrumentale.Je ne saurais dire cependant que lui et Mme Montero, son aînée de plus de 10 ans, forment un t andem t rès convaincant .Il manque à leur rencontre cette osmose ext rêmement dél ic ate et absolument essentielle en musique de chambre.Le Prokofiev et le Mendelssohn se déroulèrent assez machinalement.La Sonate de Rachmaninov t rouva les deux musiciens un peu plus inspirés.En rappel, ils donnèrent d\u2019ailleurs, du même compositeur, un arrangement de la 18e variation tirée de la Rhapsodie sur un thème de Paganini, à l\u2019origine pour piano et orchestre.GAUTIER CAPUÇON, violoncelliste, et GABRIELA MONTERO, pianiste.Lundi soir, salle Maisonneuve de la Place des Arts.Présentation : Société Pro Musica Programme: Sonate en do majeur, op.119 (1949) \u2013 Prokofiev ; Sonate no 2, en ré majeur, op.58 (1843) \u2013 Mendelssohn ; Sonate en sol mineur, op.19 (1901) \u2013 Rachmaninov MUSIQUE Avant tout, le son de Capuçon «C\u2019est à nous de réclamer une information de qualité afin d\u2019être au courant de ce qui se passe dans le monde.» \u2014 Harrison Ford PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Trois musiciens des Maritimes sont au programme du Coup de coeur francophone: Joseph Edgar,Marie-PhilippeBergeron et Lisa LeBlanc, qui a remporté il y a un mois les grands honneurs du Festival de la chanson de Granby.La relève est forte chez les Cajuns.«Il y a de plus en plus de jeunes qui se démarquent en faisant de la musique excitante et aussi très personnelle, confirme Lisa LeBlanc, jointe à Moncton.La musique ici est très influencée par le traditionnel acadien, ça explique que des vieux groupes comme 1755 demeurent populaires.C\u2019est important pour nous, ça nous rapproche de nos racines.Des groupes comme Les Païens ou Zéro Degrés Celsius ont fait de la place pour une jeunesse s\u2019exprimant de façon moderne.» Les représentants de cette relève ont en commun d\u2019être des «diplômés» du Gala de la chanson de Caraquet, qu\u2019on pourrait comparer au Festival de Granby, remporté cette année par la jeune Lisa LeBlanc, auteure, compositrice et interprète folkrock, qui ne manque ni de caractère ni de personnalité.«Je suis tannée d\u2019écrire des chansons fi-filles », écrit-elle sur son profil MySpace.Son style est direct et franc, folk électrique barbouillé de blues, sa voix plus vieille que son âge \u2013 elle a 20 ans \u2013 pousse des rimes décomplexées, comme sur la très bonne chanson Câlisse-moi là.« Je viens d\u2019un petit village, Rosaireville, où tout le monde est fier de moi», nous dit LeBlanc, qui laisse paraître dans sa voix un sourire large comme la Baie-des-Chaleurs.«Mon école, c\u2019est le rock des années 60 et 70.Ado, pendant que mes amis sortaient, moi, je chillais avec mes mononcles pour jouer de la musique dans le garage.» Elle est en plein démarchage pendant le Coup de coeur et compte s\u2019installer à Montréal en décembre pour travailler sur son premier album.Des concerts en France sont aussi à prévoir et elle ira suivre un atelier d\u2019écriture parrainé par Francis Cabrel.en plus d\u2019un spectacle à Dakar, au Sénégal la semaine prochaine! Aujourd\u2019hui au Bistro In Vivo à 13h30, et en première partie de Marie-Pierre Arthur vendredi soir au Cabaret Juste pour rire.Lisez le texte intégral de cette entrevue sur cyberpresse.ca COUP DE COEUR FRANCOPHONE Le vent des Maritimes llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 0 N O V E M B R E 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 Volet A.Démaquillée - Dominique Bertrand - Éd.de l\u2019Homme B.La Frousse autour du monde - Bruno Blanchet - La Presse C.La Méthode Denise Chartré - Denise Chartré - La Semaine D.Tout se joue à chaque instant - France Gauthier et Pierre Lessard La Semaine E.Avec style.Secrets d\u2019une garde robe bien pensée Louise Labrecque - La Presse F.Tout bouge autour de moi - Dany Laferrière - Mémoire d\u2019encrier G.Sexy.Cuisiner pour deux - Louis-François Marcotte Flammarion Québec H.André Mathieu - Georges Nicholson - Québec Amérique I.La Souveraineté du Québec - Jacques Parizeau - Michel Brûlé J.Les Fils de Moïse.Frères de sang François et Roch-Sylvain Thériault - La Semaine K.Ru - Kim Thúy - Libre Expression Le prix du Grand public 2010 Faites votre choix Écrire en lettres majuscules Nom: Prénom : Adresse : Ville: Code postal : Téléphone (rés.): Téléphone (trav.) : Mon choix se porte sur le no : Titre : Déposez ce bulletin déjà complété aux guichets de la Place Bonaventure et obtenez une entrée gratuite au Salon du livre de Montréal le mercredi 17 ou le jeudi 18 novembre, de 9h à 20h.Les fac-similés faits à la main sont acceptés.Les règlements du concours sont disponibles au Salon du livre de Montréal.ESSAI ET LIVRE PRATIQUE Participez au 28e concours du prix du Grand public 2010 Salon du livre de Montréal / La Presse et gagnez l\u2019un des quatre chèques-cadeaux d\u2019une valeur de 250 $ offerts par le Salon.Votez pour les plus appréciés des bestsellers de l\u2019année, volet Essai et livre pratique, en choisissant le livre d\u2019un auteur québécois parmi la liste des meilleures ventes de la dernière année recensées par l\u2019Association des libraires du Québec.L\u2019auteur du livre le plus populaire dans sa catégorie recevra une bourse de 2000 $ offerte par La Presse, ainsi qu\u2019une oeuvre de l\u2019artiste verrier Denis Gagnon, remises au Salon le samedi 20 novembre à 16 h 30 sur la Grande Place.Les noms des gagnants des chèques-cadeaux seront dévoilés au même moment.Indiquez votre choix sur le coupon-réponse et échangez-le aux guichets de la Place Bonaventure contre une entrée gratuite au Salon du livre de Montréal le mercredi 17 ou le jeudi 18 novembre, de 9h à 20h.Vous pouvez également participer à ce concours par le biais de notre site Internet à compter du 2 novembre (un seul vote par personne).Le prix du GRAND PUBLIC 2010 ESSAI ET LIVRE PRATIQUE VIVRE LES HOMMES ET L\u2019 ACCOUCHEMENT: LA QUESTION QUI TUE «Est-ce acceptable pour un père de ne pas assister à l\u2019accouchement de sa conjointe?Si oui, dans quelles circonstances?» demande Silvia Galipeau sur La mère blogue.«C\u2019est la question (qui tue) que pose The Guardian, ajoute-t-elle.Pour cause : l\u2019ex-joueur de soccer John Barnes a bien fait jaser, ce week-end, en n\u2019assistant pas à l\u2019accouchement de sa femme, justement.Pourquoi ?Il était à la télé, en direct, en train de commenter un match ! Selon vous, existe-t-il des situations expliquant ou justifiant l\u2019absence du père ?Je pense aux militaires, évidemment, mais peut-être aussi aux médecins, qui sauvent des vies.Bref, qu\u2019est-ce qui justifie qu\u2019on puisse avoir mieux à faire qu\u2019être présent à la naissance de son enfant?» Envoyez vos réponses à cyberpresse.ca/mere LAURA-JULIE PERREAULT En pleine nuit, dans le nord de l \u2019Ouganda , un groupe de rebelles armés prend d\u2019assaut un pensionnat de jeunes filles d\u2019à peine 8 à 12 ans.Ils en choisissent 30 qu\u2019ils transformeront en épouses-enfants.et en machines à tuer.Grace Akallo a été l\u2019une d\u2019elles.Une des fillettes soldates de l\u2019Armée de résistance du Seigneur (LRA), dirigée par le chef rebelle Joseph Kony, qui mène une guerre sans merci contre le gouvernement et l \u2019a rmée ougandaise depuis plus de 20 ans.À lui seul, Kony a enrôlé de force plus de 30 000 enfants.De ce nombre, près de 10 000 sont des filles.Aujourd\u2019hui, Grace Akallo est libre.Libre de choisir la vie qu\u2019elle veut et de faire les études qu\u2019elle désire dans son pays d\u2019adoption, les États- Unis.Libre de témoigner de ce qu\u2019elle a vécu pendant les sept mois qu\u2019elle a passé parmi les forces rebelles.E l l e t émoig ne deva nt des étudiants d\u2019université, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, mais, surtout, devant la caméra de Raymonde Provencher.Dans son plus récent film, Grace, Milly, Lucy.des fillettes soldates, qui sera présenté dès vendredi aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal, la documentariste québécoise reconstruit le pénible parcours de Grace, mais aussi ceux de Milly et Lucy, deux autres fillettes soldates tenues en otages par le LRA pendant plus de 10 ans.«Elles avaient à peine 7 ans quand elles ont été enlevées.Des petites filles qui suçaient encore leur pouce », note la réalisatrice qui a consacré plusieurs films à la violence dirigée contre les femmes en temps de guerre, dont War Babies.nés de la haine et Le déshonneur des Casques bleus.Victimes et bourreaux Dans ce nouvel opus coproduit avec l\u2019Office national du film, Mme Provencher explore les violences qu\u2019ont subies les fillettes soldates aux mains des commandants de guerre qui les mariaient de force et les violaient à répétition, mais aussi la violence que ces petites Ougandaises ont perpétré quand les mêmes rebelles les envoyaient piller et incendier des villages aux côtés de garçons soldats.«C\u2019est terrible, ce que les garçons soldats vivent en Ouganda, mais quand ils dorment la nuit, les petites filles, elles, ne dorment pas », laisse tomber la réalisatrice.« La plupart des fi l lettes soldates sont revenues de la brousse avec des enfants.Et elles en ont la charge.C\u2019est incroyablement lourd comme situation», dit celle qui a fait des séjours répétés dans les régions les plus touchées par l\u2019interminable conflit, près de la frontière du Soudan.Le ca lva i re de Grace , Milly et Lucy ne s\u2019est pas terminé le jour où elles ont échappé aux griffes fortement armées des rebelles.Les trois femmes se battent aujourd\u2019hui contre la haine que beaucoup de villageois portent aux anciennes filles soldates, dont ils ont été les victimes, quand elles rentrent enfin chez elles.Si Grace le fait sur la scène internationale, en s\u2019adressant en anglais aux grands de ce monde, Milly et Lucy, elles, le font avec les moyens du bord dans les camps de déplacés où leurs anciennes compagnes d\u2019infortune échouent.Elles ont l\u2019urgent besoin d \u2019êt re soutenues par la communauté internationale, croit Raymonde Provencher.« C\u2019est tout un défi de réintégrer 30 000 anciens enfants soldats ! Nous en avons un seul au Canada et vous voyez le cirque que ça fait », ironise la réalisatrice, en faisant allusion à Omar Khadr, jeune Canadien qui a récemment plaidé coupable devant un tribunal militaire de Guantánamo pour des crimes qu\u2019il aurait commis alors qu\u2019il n\u2019avait que 15 ans.Grace, Milly, Lucy.des fillettes soldates sera projeté vendredi et dimanche à la Cinémathèque québécoise dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal.Info : www.ridm.qc.ca JOUR DU SOUVENIR Enfants otages de la guerre PHOTO FOURNIE PAR L\u2019ONF Enfants de soldat, de Claire Corriveau, s\u2019intéresse à quatre familles de militaires canadiens.PHOTO FOURNIE PAR MACUMBA.Le documentaire de Raymonde Provencher Grace, Milly, Lucy.des fillettes soldates raconte le cauchemar des fillettes ougandaises enrôlées dans l\u2019armée rebelle.Le jour du Souvenir, commémoré demain, ne sert pas qu\u2019à célébrer les victoires militaires du pays.Deux documentaristes québécoises proposent de revoir les conflits armés à travers les yeux d\u2019enfants otages, au Canada comme en Ouganda, d\u2019une guerre qu\u2019ils n\u2019ont pas choisie.LAURA-JULIE PERREAULT Ils ne partent pas à la guerre et n\u2019ont jamais mis la main sur une arme.Mais pourtant, l\u2019inquiétude et la peur sont leur lot quotidien.Enfants de soldats, ils sont les victimes collatérales des décisions prises au ministère de la Défense à Ottawa.«J\u2019ai vu des familles dans lesquelles les deux parents ont été déployés en Afghanistan en même temps.On place les enfants en famille d\u2019accueil», note la journaliste et documentariste Claire Corriveau, qui, pendant plus de neuf mois, a suivi à la trace quatre familles vivant sur la base militaire de Petawawa, en Ontario.Chez les Perreault, quatre enfants et une mère débordée gèrent tant bien que mal le choc post-traumatique qu\u2019a ramené du front le père soldat, blessé en Afghanistan.Chez les Kruse, toute une famille doit apprendre à vivre sans le père, tué par les talibans.Est né de leurs témoignages le documentaire Enfants de soldats qui, dès demain, jour du Souvenir, pourra être visionné gratuitement sur le site web de l\u2019Office national du film (www.onf.ca).«Les femmes et les enfants de militaires sont des citoyens civils.Ils n\u2019ont pas choisi de s\u2019enrôler dans l\u2019armée.Mais pourtant, ils vivent en marge de la société civile, à la merci d\u2019une organisation militaire dans laquelle ils n\u2019ont pas de reconnaissance ou de rang», noteMme Corriveau, qui, mariée elle-même à un ancien militaire, a d\u2019abord consacré un documentaire aux femmes de militaires, lui aussi en ligne.Le jour où les talibans ont tué papa LA MÈRE-BLOGUE TECHNAUTE APRÈS GOOGLE INSTANT, GOOGLE PREVIEWS Google a lancé hier un nouveau raffinement de sa fonction de moteur de recherche Google Instant, qui permet d\u2019entrevoir le contenu des sites internet vers lesquels il propose des liens.« Instant Previews » permet de cliquer sur une petite loupe à côté d\u2019un résultat de recherche pour voir un échantillon du contenu d\u2019un site sans l\u2019ouvrir entièrement.Il suffit ensuite de glisser sa souris sur d\u2019autres sites pour en avoir un aperçu.«Dans nos tests, nous avons découvert que les gens qui utilisent Instant Previews ont 5% de chances d\u2019être plus satisfaits quand ils cliquent sur un résultat », a souligné un responsable de Google, Raj Krishnan, sur le blogue du groupe.\u2013 Agence France-Presse «C\u2019est terrible, ce que les garçons soldats vivent en Ouganda, mais quand ils dorment la nuit, les petites filles, elles, ne dorment pas.» \u2014 Raymonde Provencher llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L M E R C R E D I 1 0 N O V E M B R E 2 0 1 0 "]
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