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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
W. Le 33e Salon du livre de Montréal: livre ouvert sur le XXIe siècle
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2010-11-13, Collections de BAnQ.

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[" LE 33e SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Du 17 au 22 novembre 2010 à la Place Bonaventure Les enjeux de notre société Jean-François Beauchemin Le temps qui m'est donné micheline lachance Coffret Les Filles tombées sonia marmen La Fille du pasteur Cullen Tome 3 - Le Prix de la vérité Gilles TiBo Noémie 20 Les Grandes Paniques Dominique Demers La Grande Quête de Jacob Jobin Tome 3 - La Pierre bleue Venez rencontrer nos auteurs au stand de QUÉBEC AMÉRIQUE Dans Le Temps qui m'est donné, Jean-François Beauchemin s\u2019intéresse au microcosme bien particulier qu\u2019est la famille, et pose un regard tendre sur la filiation.Avec La Grande quête de Jacob Jobin Tome 3 - La Pierre bleue, Dominique Demers nous offre la conclusion passionnante d'une saga de fantasy de très grande qualité.Découvrez le destin singulier de Rose dans le coffret réunissant les deux tomes de la passionnante série de Micheline Lachance, Les Filles tombées.Avec le troisième tome de la série La Fille du Pasteur Cullen, Sonia Marmen propose une histoire où seul l\u2019amour vrai triomphe.Émotions fortes et revirements étonnants, voilà ce que nous offre Gilles Tibo dans ce tome double marquant la sortie du 20e Noémie! François Barcelo Jean-François Beauchemin Alain M.Bergeron Lucie Bergeron Jean Bernèche Josée Bilodeau Line Bordeleau Fabrice Boulanger François Cardinal Claude Champagne Marcelyne Claudais Pascale Constantin Dominique Demers Sylvain d\u2019Auteuil Stéphane Dompierre Pierre-Marc Drouin Véronique Drouin Micheline Duff Marc Fisher Nathalie Fredette Gérard Frischeteau Bertrand Gauthier Pauline Gill André Girard Pascal Girard Karine Glorieux François Gravel Micheline Lachance Isabelle Laflèche Philippe Laloux Martine Latulippe David Lévesque Gendron Michèle Marineau Sonia Marmen Florence Meney Georges Nicholson Samuel Parent Andrée Poulin Bernadette Renaud Maryse Rouy Martin Thibault Gilles Tibo Élaine Turgeon Pierre Yergeau Veuillez consulter l\u2019horaire des séances de dédicaces de ce guide. COORDINATION: MARIE-CLAUDEGIRARD / GRAPHISME: SERGEDELISLE / ILLUSTRATIONDE LA PAGE COUVERTURE: FRANCIS LÉVEILLÉ / RESPONSABLE DES CAHIERS SPÉCIAUX: SUZANNE COLPRON / DIRECTION ARTISTIQUE: BENOÎT GIGUÈRE MARIE-CLAUDE GIRARD Après deux ans à la présidence d\u2019honneur du Salon du livre de Montréal, la comédienne Mireille Deyglun ne s\u2019étonne plus que les visiteurs l\u2019abordent comme s\u2019il s\u2019agissait de «son» salon.Elle le prend même plutôt comme un compliment! De son côté, qu\u2019est-ce qui l\u2019amène au Salon pour une troisième année consécutive?«C\u2019est l\u2019atmosphère qui y règne.J\u2019aime tellement passer ces six jours-là à rencontrer les gens.Ce qui m\u2019impressionne beaucoup, c\u2019est l\u2019enthousiasme des auteurs d\u2019être là, autant que celui des lecteurs de les rencontrer.» Elle-même se retrouve à échanger avec les écrivains et les visiteurs.Certains, très connaisseurs, lui font des suggestions de lecture.«Celui-là, c\u2019est le meilleur.» Les deux premières années, elle a beaucoup appris sur les métiers qui gravitent autour des écrivains, les éditeurs, les distributeurs, les attachés de presse.Cette année, elle découvre aussi le livre de l\u2019intérieur.Son mari, le journaliste Jean-François Lépine, vient d\u2019écrire la biographie de sa mère, la comédienne Janine Sutto.«J\u2019ai vu le travail colossal que ça prenait.Je pense que je vais le vivre d\u2019autant plus de l\u2019intérieur cette année qu\u2019ils vont être là, au Salon.» À 89 ans, la comédienne a accepté pour la première fois de raconter sa longue et riche carrière, ses années d\u2019enfance.«Elle s\u2019est vraiment confiée beaucoup.Moi, je découvre une autre femme.C\u2019est très troublant », explique Mireille Deyglun.Comme sa mère, elle est une grande lectrice.Oui, mais une lectrice très hétéroclite, souligne-t-elle.Elle termine une biographie de Gertrude Stein pour une chronique littéraire à l\u2019émission radiophonique qu\u2019anime Lorraine Pintal à Radio-Canada, dévore Michel Tremblay ou le nouveau Philippe Djian, Incidences.«Je suis allée voir son spectacle au FIL l\u2019année dernière (avec Stephan Eicher).Il nous a lu la première page du roman mais sans savoir où il s\u2019en allait.Et ça, ça m\u2019a fascinée!» Elle a aimé Parfum de poussière de Rawi Hage et le roman policier Je compte les morts de Geneviève Leclerc.Elle a un faible pour les romans qui se passent en Inde, comme Le tigre blanc d\u2019Aravind Adiga (prix Booker 2008).Le plus beau roman de sa vie?L\u2019équilibre du monde de l\u2019Indo-Canadien Rohinton Mistry.Sinon, elle découvre des trucs en bouquinant, comme Un prosateur à New York de Göran Tunström, petit roman suédois présenté en français par Nancy Huston.Elle a relu récemment Stefan Zweig.«C\u2019est vraiment un auteur qui ne vieillit pas, qui n\u2019a pas pris une ride.Son dernier roman, publié après sa mort en 1942, Le joueur d\u2019échec, c\u2019est extraordinaire!» Le thème de cette année, Livre ouvert sur le XXIe siècle, les enjeux de notre société, la touche particulièrement.«Je ne suis pas moderne du tout.Je ne suis pas du tout Twitter, Facebook.Pour moi, les relations humaines, ça se passe face à face, à la rigueur au téléphone.» Sans nier l\u2019utilité des nouvelles technologies, elle estime que le livre a plus que jamais sa raison d\u2019être.Pour fournir une analyse en profondeur, un espace de réflexion.«Pour permettre aux gens dont c\u2019est le métier de réfléchir sur ce qui se passe sur notre planète.En 140 caractères, on n\u2019a pas beaucoup le temps de faire ça.» Elle n\u2019est pas pour autant élitiste, au contraire.À ses yeux, il est essentiel que le Salon soit ouvert sur le monde, ouvert à tous.Elle a fait siens les mots de Daniel Pennac: «Lisez, lisez, peu importe ce que vous lisez, mais lisez!» «Je ne suis pas là pour juger mais pour dire que c\u2019est important de lire, que ça fait du bien.Apprendre, dans la vie, c\u2019est quand même un plus.Et on peut lire aussi que pour le plaisir, pour s\u2019évader d\u2019un monde difficile.» MIREILLE DEYGLUN PRÉSIDENTE D\u2019HONNEUR DU 33e SALONDULIVRE DEMONTRÉAL LE LIVRE DE L\u2019INTÉRIEUR PHOTO IVANOHDEMERS, LA PRESSE L A P R E S S E MON T R É AL SAMEDI 13 NOVEM B RE 20 10 3 NICOLAS LANGELIER COLLABORATION SPÉCIALE D\u2019un point de vue purement technologique, 2010 aura été une grande année pour le livre.L\u2019année de l\u2019iPad, l\u2019année où Amazon nous a inondés de chiffres de ventes spectaculaires pour le Kindle.Où, pour la première fois, une masse critique d\u2019éditeurs québécois ont mis en vente des fichiers numériques.Où les médias n\u2019ont semblé parler du livre que pour se demander s\u2019il avait un avenir post-papier.Ce n\u2019est certainement pas pour rien si le Salon du livre de Montréal 2010 a pour thème Livre ouvert sur le XXIe siècle, les enjeux de notre société : cette année, on aura eu l\u2019impression que le livre est entré dans une nouvelle ère.Avec pour résultat que, dans les bureaux des éditeurs et des libraires, dans les conférences et sur l\u2019internet, le monde du livre a passé les 12 derniers mois à discuter métadonnées, prix de vente numérique, «langage extensible de balisage» et autres trucs sexy du genre.Des questions fondamentales, bien sûr, parce que la seule chose dont on est sûr à ce moment-ci, c\u2019est que tout ça n\u2019est que le début.Et le début de quelque chose de potentiellement très excitant, c\u2019est évident.C\u2019est pourtant une certaine crainte qui m\u2019habite, à l\u2019aube de cet avenir fantastique.Crainte pour le livre, mais pour nous, surtout.Ce qui s\u2019annonce, il me semble, ce sont deux tendances en particulier: le livre «connecté» et le livre «à valeur ajoutée».Au cours des mois et années à venir, on va beaucoup essayer de nous convaincre que le livre, pour être de son temps, doit aussi être «social»: s\u2019intégrer à Facebook et compagnie, nous permettre d\u2019échanger nos passages préférés avec parents et amis, d\u2019engager des «conversations» avec les autres lecteurs.Autrement dit, sortir le livre de la sphère personnelle pour le partager avec nos «communautés ».En même temps, on nous offrira aussi de plus en plus de livres où le texte devra partager notre attention avec du contenu multimédia, des sons, de la vidéo, des mots qui se mettent à vibrer ou à changer de couleur quand on passe notre doigt dessus.Cette transition est déjà amorcée et on n\u2019a encore rien vu.Ce qui est donc appelé à disparaître, si nous nous laissons porter par le courant des nouveautés techno-commerciales à venir, c\u2019est la notion du livre comme espace de solitude, d\u2019immersion, de réf lexion intérieure.Un endroit où les bruits du monde sont coupés ou, à tout le moins, atténués.Le livre du XXIe siècle, si nous embarquons dans ce qu\u2019auront à nous vendre les développeurs d\u2019applications et de gadgets, sera un terrain de jeu rempli de bidules divertissants et de gens avec qui discuter et flirter, une tribune de plus pour ÊTRE DE SON SIÈCLE SANS PERDRE SA RAISON D\u2019ÊTRE ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉ, LA PRESSE 4 L A P R E S S E MON T R É AL SAMEDI 13 NOVEM B RE 20 10 LE SALON EN BREF LIEU Hall d\u2019exposition de la Place Bonaventure à Montréal QUAND Du mercredi 17 au lundi 22 novembre 2010 HEURES D\u2019OUVERTURE Mercredi 9h à 21h Jeudi 9h à 21h Vendredi 9h à 22h Samedi 9h à 21h Dimanche 9h à 19h Lundi 9h à 16h DROITS D\u2019ENTRÉE (taxes incluses) Adultes 8$ Aînés 6$ Étudiants 6$ 12 ans et moins (accompagnés d\u2019un parent) gratuit Achat par internet 6$ plus frais de service Passeport (photo requise) 12 $ Vestiaire 2,50$ Halte poussette gratuit Espace boîte à lunch gratuit GARDERIE (sauf lundi) Pour les enfant de 2 à 6 ans 3$ l\u2019heure PERSONNES ÀMOBILITÉ RÉDUITE Accueil au niveau 200 JOURNÉE DES PROFESSIONNELS Vendredi 19 novembre MATINÉES SCOLAIRES (gratuit, réservation obligatoire) Mercredi 9h à 15h Jeudi 9h à 15h Lundi 9h à 15h SITE INTERNET www.salondulivredemontreal.com mettre en valeur les plus beaux aspects de notre personnalité hypermoderne.Avec tout ce que cela implique de distractions inutiles, de jasette superficielle, de narcissisme toujours à on.Et, sans surprise, il y a aussi beaucoup de gens très brillants qui réfléchissent en ce moment à la meilleure façon d\u2019incorporer la publicité aux livres\u2026 Il me semble pourtant que ce dont nous avons besoin, en ce début de siècle tourbillonnant, c\u2019est au contraire du livre en tant qu\u2019espace de silence, d\u2019approfondissement des idées et des émotions.Plus que jamais, nous avons besoin du livre comme d\u2019une bouée de sauvetage dans la mer du divertissement léger et pétillant auquel ont décidé de se vouer les médias.Alors : oui à un livre ouvert sur le XXIe siècle, sa réalité, ses enjeux, sa beauté et sa laideur, ses avancées technologiques.Oui à un livre qui se lit sur les supports et outils de notre choix.Oui à un livre «cherchable, googlable, copier-collable».Mais méfionsnous d\u2019un livre qui, pour se rendre «moderne» et séduisant, tournerait le dos à ce qui fait sa force: sa capacité à monopoliser notre attention tout entière.Ce sera à nous, lecteurs, de préserver cet espace pour le livre et, du même coup, une partie de notre santé mentale, intellectuelle, culturelle.Si nous laissons le livre devenir un gadget ou un long tweet, si nous nous mettons à lire comme nous travaillons ou regardons maintenant la télévision (en faisant quatre choses en même temps, prenant nos courriels aux 30 secondes, «sextant » un partenaire potentiel, cherchant la valeur nutritive du quinoa sur Wikipédia), le livre n\u2019y aura rien gagné et nous y aurons tous perdu.Comme à chaque année, profitons donc du Salon du livre pour célébrer le livre.Mais ayons peut-être aussi une petite pensée pour la place et la forme que nous lui souhaitons, dans ce XXIe siècle encore tout neuf.Nicolas Langelier est auteur et journaliste.Il est aussi conseiller pour l\u2019environnement numérique aux éditions du Boréal.Son premier roman, Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles, est paru plus tôt cet automne.L A P R E S S E MON T R É AL SAMEDI 13 NOVEM B RE 20 10 5 Des auteurs martine gingras Denis Monette © Guy Beaupré | Richard Béliveau, Ethné et Philippe de Vienne, Georges-Hébert Germain, Arlette Cousture, Thierry Daraize, Jessica Barker & Rafaële Germain © Jacques Migneault | Jacques Lanctôt, Danielle Laurin, Lucie Pagé © Sarah Scott | Michelle Blanc © Olivier Samson Arcand | Jean-François Lépine & Janine Sutto © Julien Faugère | Louise Robitaille © Robert Etcheverry | Roméo Dallaire © Jean-Marc Carisse | Autres photos © Groupe Librex Ethné et Philippe De vienne Roméo Dallaire Arlette Cousture Jacques lanCtôt Danielle laurin Lucie Pagé Jacques savoie Thierry Daraize Venez les rencontrer au stand 432 et des livres! Saris en scooter La révolution du microcrédit dans l\u2019Inde des villages Sheila McLeod Arnopoulos Louise robitaille Michelle blanC Sylvie lavallée Georges-Hébert gerMain Denis Monette Jessica barker & Rafaële gerMain Jean-François léPine & Janine sutto Richard béliveau MATHIEU PERREAULT Cette année, parmi les vedettes invitées au Salon du livre, figurent deux comédiens émérites qui racontent leurs souvenirs: Janine Sutto et Albert Millaire.Ils enrichissent une cuvée qui va de Yann Martel à Kathy Reichs, en passant par Nicholas Sparks, Roméo Dallaire et Michel Tremblay.«Michel Tremblay aime beaucoup le Salon, je pense qu\u2019il n\u2019a manqué qu\u2019une seule année depuis 35 ans, parce qu\u2019il était malade», explique Francine Bois, directrice du Salon.Le célèbre dramaturge publie Le passage obligé, quatrième et dernier tome de la série des Desrosiers.Quant à lui, Victor-Lévy Beaulieu renoue avec le Salon après plusieurs années d\u2019absence avec une réédition en France, Bibi, et son nouveau livre, Ma vie avec ces animaux qui guérissent.La présence du général Roméo Dallaire, en particulier, devrait faire courir les foules.Il présente son livre Ils se battent comme des soldats, ils meurent comme des enfants.«Roméo Dallaire est très populaire, dit Mme Bois.La première fois qu\u2019il est venu, l\u2019engouement était plus fort qu\u2019anticipé.On a dû lui installer une salle séparée pour dégager les allées.Lui-même était très surpris.Le public a un grand respect pour ce personnage.C\u2019est intéressant vu l\u2019antimilitarisme au Québec.Sa dépression a beaucoup touché les gens.Il a mis sur la place publique les déchirements de la vie militaire.» Parmi les autres vedettes, on peut mentionner Jacques Lanctôt, «qui y sera cette fois comme auteur et non éditeur», pour Les plages de l\u2019exil, sur ses années cubaines, Antonine Maillet (Fais confiance à la mer, elle te portera), qui vient plutôt régulièrement, Yann Martel (Béatrice et Virgile) et deux finalistes du Goncourt, Mathias Enard (Parle-leur de batailles, de rois et d\u2019éléphants) et Patrick Lapeyre (La vie est brève et le désir sans fin).Aussi de France, Maxim Chattam sera là avec son nouveau thriller, Léviatemps, tout comme l\u2019écrivain d\u2019origine congolaise Alain Mabanckou (Demain j\u2019aurai 20 ans) et Pef, auteur à succès de livres pour enfants.Zep, père suisse de la bédé Titeuf, y sera aussi.Chez nos voisins du Sud, on nage dans la littérature noire.Kathy Reichs publie deux livres: L\u2019os manquant et son premier livre pour ados, Viral, qui met en vedette la nièce de Temperance Brennan, l\u2019héroïne de ses romans pour adultes.Parmi les autres Américains, notons Lisa Gardner avec son nouveau thriller, La maison d\u2019à côté, et Patricia MacDonald, elle aussi dans le même genre (Une mère sous influence).Nicholas Sparks, qui figure sur la liste des 10 écrivains les mieux payés du monde, selon le magazine Forbes, présentera «La dernière chanson», roman sur la famille et le passage à l\u2019âge adulte.SÉANCES DE SIGNATURE DEUX COMÉDIENS PARMI LES VEDETTES PHOTO LA PRESSE CANADIENNE PHOTO STEVE DESCHÊNES, ARCHIVES LE SOLEIL PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE Janine Sutto, Albert Millaire, Michel Tremblay, Victor-Lévy Beaulieu, Yann Martel et Roméo Dallaire font partie des vedettes présentes cette année au Salon du livre.PHOTO REGIS TREMBLAY, ARCHIVES LE SOLEIL 8 L A P R E S S E MON T R É AL SAMEDI 13 NOVEM B RE 20 10 Marie-Paul Ross \u2022 Claude Péloquin \u2022 Bibliothèque Québécoise \u2022 Katia Canciani \u2022 Robert Deschamps \u2022 Marité Villeneuve \u2022 Carte Blanche \u2022 Julye St-Martin \u2022 Maurice Gagnon \u2022 Serge Prenoveau \u2022 Jules Tessier \u2022 Joseph Nakhlé \u2022 Henda Ben Salah \u2022 Gisèle Kayata-Eid \u2022 Philippe Beha \u2022 Leïla Benzacour \u2022 Gaston Cadrin \u2022 Jocelyn Létourneau HÉLÈNE-ANDRÉE BIZIER À chacun son métier 392 PAGES \u2022 39,95$ \u2022 BEAU LIVRE CHRISTINE ANGELARD La médecine soigne, l\u2019amour guérit Comment la maladie nous révèle à nous-même 160 PAGES \u2022 24,95$ \u2022 SANTÉ PIERRE CARON Letendre et les âmes mortes 352 PAGES \u2022 24,95$ \u2022 ROMAN D\u2019ENQUÊTE GENEVIÈVE G.WHITLOCK Asapmy Tome I \u2022 Épidémie 252 PAGES \u2022 16,95$ \u2022 ROMAN FANTASTIQUE JEAN-FRANÇOIS CASABONNE L\u2019homme errata 120 PAGES \u2022 19,95$ \u2022 ROMAN En dédicace Vendedi 10h à 11h Samedi 15h à 16h Dimanche 13h à 14h En dédicace Vendedi 19h à 20h Samedi 14h à 15h Dimanche 13h à 14h En dédicace Samedi 14h à 15h Dimanche 14h à 15h En dédicace Jeudi 10h à 12h et 13h à 14h Vendredi 10h à 12h et 13h à 14h Samedi et dimanche 10h à 11h En dédicace Vendredi 14h à 15h Samedi 16h à 17h Dimanche 12h à 13h SÉANCES DE DÉDICACE stand 626 www.editionsfides.com ©Martine Doyon ©Marilia Dufourcq ©Nancy Lessard © Zoé Pouliot-Masse © Studio Larose MATHIEU PERREAULT Cette année, l\u2019histoire est à l\u2019honneur au Salon du livre avec deux tables rondes sur ce thème.Le XXe siècle sera revu sous la loupe du romancier par Michel Folco, Annie Cloutier et Perrine Leblanc, alors que la fiabilité des historiens à l\u2019heure de l\u2019internet fera l\u2019objet d\u2019une discussion organisée par le Regroupement des éditeurs canadiens-français.«La fiction peut combler les trous de l\u2019histoire», affirme l\u2019essayiste et romancier Laurent Laplante, qui animera la table ronde sur le XXe siècle.«Pourvu que les faits qui se sont réellement passés soient respectés, les romanciers peuvent imaginer ce qu\u2019ils veulent pour remplir ce que l\u2019on ignore.» Michel Folco répond ainsi à une question souvent posée, selon M.Laplante : la Seconde Guerre mondiale ou, à tout le moins, l\u2019holocauste auraient-ils été évités si Adolf Hitler avait été admis à l\u2019école des beaux-arts?Annie Cloutier, elle, mélange la chute dumur de Berlin et celle des tours jumelles le 11 septembre 2001.Alors que la Montréalaise Perrine Leblanc imagine la vie d\u2019un homme, depuis sa naissance dans les camps de travail soviétiques jusqu\u2019à la fin de l\u2019URSS.Mélanger fiction et histoire n\u2019est toutefois pas sans risques.«Le problème avec une réflexion comme celle de Folco, c\u2019est qu\u2019on peut en arriver à comprendre Hitler et à lui pardonner.Ça peut devenir vicieux», avance Laurent Laplante.Voilà quelques années, John le Carré a senti la soupe chaude peu avant la publication de son livre The Constant Gardener, lequel décrivait les manigances meurtrières d\u2019une société pharmaceutique ayant fait des essais cliniques non éthiques en Afrique et des diplomates britanniques la protégeant.Son livre faisait écho à un cas célèbre, survenu au Nigeria, qui n\u2019impliquait cependant ni meurtre ni complicité diplomatique.Il s\u2019agissait de manquements à l\u2019éthique beaucoup moins graves que ceux que raconte The Constant Gardener.À la fin du livre, le Carré a consacré plusieurs pages à un message personnel dans lequel il insiste sur le fait que son livre est pure fiction.«Je trouve que ces pages sont malheureuses, dit M.Laplante.Ce qui donnait au livre sa force, c\u2019était que la thèse était plausible.Prenez Jean-Jacques Pelletier.Quand il parle d\u2019un cartel du diamant organisé par l\u2019État d\u2019Israël, on se demande si un journaliste d\u2019enquête arriverait à la même conclusion.C\u2019est plausible.» Y a-t-il une limite que la fiction ne doit pas franchir dans sa manipulation de l\u2019histoire?«Pourvu que les faits soient respectés, tout est possible selon moi, dit M.Laplante.D\u2019ailleurs, je trouve malheureux que des politiciens se soient arrogé le droit de dire ce qui est vrai ou non dans l\u2019histoire.En France, il est interdit de nier l\u2019holocauste ou le génocide arménien.Je ne suis pas négationniste, mais l\u2019histoire devrait être réservée aux historiens.» Si le Protocole des sages de Sion (faux document juif diffusé par les autorités russes au XIXe siècle) avait été publié sous forme de roman, serait-il acceptable?«Ce qui est inacceptable, c\u2019est que c\u2019est un livre publié à des fins politiques et présenté comme un document authentique.S\u2019il s\u2019était agi d\u2019une oeuvre littéraire, les risques que pose le Protocole des sages de Sion auraient été moins considérables.On peut comparer cela au cas de Lolita de Nabokov: aurait-il fallu l\u2019interdire parce qu\u2019il décrivait un cas de pédophilie?» L\u2019HISTOIRE SOUS LA LOUPE Laurent Laplante fait partie de l\u2019équipe des animateurs du Salon, qui compte également PHOTO FOURNIE PAR JEAN-GUY THIBODEAU Gilles Archambault, Danielle Vaillancourt, Elsa Pépin, Claudia Larochelle, Jean Fugère et Julie Laferrière.1 0 L A P R E S S E MON T R É AL SAMEDI 13 NOVEM B RE 20 10 Robert Laffont HORAIRE DE Venez les rencontrer au Salon du livre deMontréal, kiosque 460 du 19 au 21 novembre 2010.Robert Laffont au salon \u2022 Vendredi 19 novembre de 19 h à 20 h30 \u2022 Samedi 20 novembre de 14 h à 16 h \u2022 Dimanche 21 novembre de 14 h à 16 h Kathy Reichs RENCONTRERA SES LECTEURS Kiosque 460 RENCONTRERA SES LECTEURS \u2022 Vendredi 19 novembre de 19 h à 20 h 30 \u2022 Samedi 20 novembre de 14 h à 16 h \u2022 Dimanche 21 novembre de 14 h à 16 h Kiosque 460 Passez L\u2019os manquant Robert Laffont Kathy Reichs Samedi \u2013 14h à 16h Dimanche \u2013 13h à 15h Vendredi \u2013 19h à 21h Dimanche \u2013 14h à 16h Samedi \u2013 10h à 12h Dimanche \u2013 12h à 14h Samedi \u2013 10h à 12h Dimanche \u2013 10h à 12h Dimanche \u2013 14h à 16h Êtes-vous gourmand ?Prouvez-le au stand 446! Venez rencontrer nos chefs : Tous nos auteurs présents cette année: Hugo Americi, Elie Badra, Olivier Benoit, Dominique Bertrand, Éric Blais, Pierre-Hugues Boisvenu, Geneviève Borne, Dominique Boué, Guy Bourgeois, Guy Bouthillier, Claude Boutin, Igor Brotto, Cécilia, André Cédilot, Guy Corneau, Jean Coutu, Andrée D\u2019Amour, François D\u2019Apollonia, Patrice Demers, Jasmin Desharnais, Daniel Dufour, Fecto, Josée Fiset, Nadia Fournier, Olivier Guiriec, Isabelle Huot, Dalal Kadé-Badra, Paul Laberge, Marie Lise Labonté, Micheline Lachance, Louise Lambert-Lagacé, Claude Lavallée, Josée Lavigueur, Mélissa Lemieux, Anne-Marie Losique, Lucie Mandeville, François Marchand, David Marenger, Albert Millaire, Christine Mitton, Jean-François Nadeau, André Noël, Jacques Orhon, Michel Phaneuf, Marc Pistorio, Jean-François Plante, Jocelyne Robert, Benoit Séguin, Eric St-Pierre, Marie-Fleur St-Pierre, Claudette Taillefer, Christian Tétreault, Pierre Thibeault Jeudi 20h à 21h Vendredi 19h à 21h Samedi 14h à 15h30 et 16h à 18h Dimanche 14h à 16h Dimanche 13h à 15h Vendredi 19h à 21h Samedi 14h à 16h Vendredi \u2013 19h à 21h Samedi \u2013 14h à 16h Dimanche \u2013 14h à 16h 1 2 L A P R E S S E MON T R É AL SAMEDI 13 NOVEM B RE 20 10 DANIEL LEMAY Un jour, dans le métro, Patrice Cloutier a vu une publicité de la Fondation pour l\u2019alphabétisation et il a été interpellé.Après s\u2019être enquis des besoins, ce «professionnel des chiffres» s\u2019est joint au groupe de bénévoles assignés à l\u2019information et à la cueillette du programme Lecture en cadeau, au Salon du livre de Montréal.«Dans notre société, la lecture est à la base de tout », dira Patrice Cloutier, directeur financier d\u2019une grande firme-conseil montréalaise.«Juste à regarder la corrélation entre analphabétisme et pauvreté.Comme bénévoles, un de nos rôles les plus importants est de faire connaître Lecture en cadeau.» Depuis 1999, Lecture en cadeau recueille des livres neufs et les distribue à des groupes d\u2019enfants de 0 à 12 ans défavorisés du point de vue socio-économique.En mai dernier, 30 181 petits Québécois ont reçu en cadeau un livre neuf, souvent leur premier livre et presque toujours leur premier livre neuf.« Il est très important de viser les enfants d\u2019âge préscolaire », explique Maryse Perreault, PDG de la Fondation pour l\u2019alphabétisation.«S\u2019ils ont toujours été en contact avec des livres, la lecture risquera moins de leur apparaître comme une activité rébarbative et difficile quand ils arriveront à l\u2019école.» La cueillette se fait en novembre et décembre dans plus de 300 points de dépôt partout au Québec: librairies participantes, bibliothèques publiques et dans la plupart des salons du livre.Ici, au SLM, les bénévoles de Lecture en cadeau repartent avec quelque 3000 livres dans lesquels les donateurs peuvent inclure une dédicace et une carte postale que le jeune récipiendaire du cadeau pourra leur retourner éventuellement.«Au Salon du livre, dira Patrice Cloutier, on sent l\u2019intérêt des gens quand on leur explique le fonctionnement du programme.Même quand on croit que ce n\u2019est pas le cas, on en voit revenir à notre stand avec un livre.» Les livres sont redistribués dans la région même où ils ont été amassés: 7700 à Montréal lors de la dernière tournée de Lecture en cadeau, 4000 en Montérégie et 975 à Laval.De beaux chiffres qui doivent s\u2019élever en contrepartie à une réalité dramatique\u2026 «Le tiers des Québécois sont des analphabètes fonctionnels », rappelle Maryse Perreault.À ceux-là s\u2019ajoutent les 16% d\u2019adultes qui ne savent ni lire ni écrire.Pour info : www.fondationalphabetisation.org DONNONS LA LECTURE EN CADEAU L A P R E S S E MON T R É AL SAMEDI 13 NOVEM B RE 20 10 1 3 CHANTAL GUY Àl\u2019initiative de Rodney Saint-Éloi, directeur des éditions Mémoire d\u2019encrier, qui nous font découvrir les meilleurs écrivains haïtiens, amérindiens et québécois, il y aura «une cour à l\u2019haïtienne» au Salon cette année.«C\u2019est en fait un espace de vie qui sera décoré afin de montrer que le pays est vivant, explique l\u2019éditeur et écrivain, qui vient tout juste de publier le livre Haïti Kenbe La! \u2013 35 secondes et mon pays à reconstruire chez Michel Lafon.«Ce sera l\u2019illustration parfaite de ce que Dany a dit au lendemain du séisme: quand tout tombe, il reste la culture.» Dany Laferrière sera d\u2019ailleurs le président de ce stand spécial, Haïti Solidarité, que les visiteurs pourront fréquenter pendant toute la durée du Salon.Le but de Rodney Saint-Éloi est de faire rencontrer les cultures haïtienne et québécoise par l\u2019entremise de la littérature depuis qu\u2019il s\u2019est installé au Québec, il y a une dizaine d\u2019années, en fait.Le séisme du 12 janvier a créé chez les Québécois un besoin d\u2019en savoir plus sur son pays natal, dit-il.«Je pense qu\u2019on a dépassé la phase \u201cexotique\u201d, les gens ont envie de mieux connaître Haïti.» La littérature est là pour ça.Ils seront 17 écrivains, de la diaspora ou du Québec, à dynamiser le stand.Nous aurons la visite de Lyonel Trouillot, Gary Victor, Emmelie Prophète, Kettly Mars, Makenzy Orcel, Pierre Buteau, Leslie Péan et Christophe Charles.Les auteurs haïtiens du Québec, outre Dany Laferrière et Rodney Saint-Éloi bien sûr, seront Stanley Péan, Marie-Célie Agnant, Franz Benjamin, Gary Klang, Joe Jack, Lenous Suprice et Joël Des Rosiers.Depuis deux ans, les écrivains haïtiens ne cessent de rafler des prix littéraires prestigieux, le plus célèbre au Québec étant le Médicis de Dany Laferrière pour L\u2019énigme du retour, évidemment.Ce qui démontre hors de tout doute le caractère très contemporain de cette littérature qui touche la réalité de plusieurs continents dans un monde sans cesse en mutation.C\u2019est aussi une autre façon de reconstruire Haïti.«Quand on pense à la reconstruction, on pense tout de suite aux murs, mais il y a la culture, souligne Rodney SaintÉloi.L\u2019imaginaire est tout aussi important que la réalité, parce que le pays est d\u2019abord une projection de l\u2019imaginaire.L\u2019imaginaire crée le pays, et les murs vont suivre.Et qui de mieux que les écrivains pour faire entrer les gens dans leur pays?» v Haïti Solidarité présente aussi la table ronde Écrire le séisme, avec Dany Laferrière, Makenzy Orcel et Rodney Saint-Éloi dimanche, 13 h, à la Grande Place.LES ÉCRIVAINS HAÏTIENS AU SALON HAÏTI SOLIDARITÉ PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Rodney Saint-Éloi ©Daniel Desmarais Signatures au Salon du livre de Montréal · Stand n0512 Samedi 20 novembre et dimanche 21 novembre de 13 h 30 à 15 h 120 pages · 22,95 $ Serge Chapleau est caricaturiste à La Presse Boréal www.editionsboreal.qc.ca L\u2019actualité de l\u2019année.en couleurs ! L\u2019année Chapleau 2010 PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Pour marquer le 30e anniversaire du prince de Motordu, Pef publie des éditions spéciales de La belle lisse poire du prince de Motordu, dont un album tout en «pop-up».MARIE-CLAUDE GIRARD Oyé, oyé, petits glaçons et petites billes, le prince de Motordu fête cette année ses 30 ans en compagnie de son créateur, l\u2019auteur et illustrateur français Pef (Pierre Elie Ferrier), invité d\u2019honneur du Salon du livre de Montréal.Le samedi 20 novembre, il vous invite à le rejoindre sur la Grande Place pour souffler les 30 bougies du petit prince qui ne cesse de déformer les mots depuis sa première aventure, La belle lisse poire du prince de Motordu.Pour l\u2019occasion, il sera même permis de se déguiser en Marie-Parlotte, princesse Dézécolle, Sang-de-Grillon ou tout autre personnage de son univers drôle et poétique.Le lendemain matin, Pef participera à la désormais traditionnelle heure du conte en pyjama en compagnie de l\u2019auteur et conteur Monsieur Flo et de l\u2019écrivaine, illustratrice et grande chercheuse de contes et légendes Cécile Gagnon (Contes traditionnels du Québec, Mille ans de contes \u2013 Québec), qui est également invitée d\u2019honneur du ACTIVITÉS JEUNESSE PLACE AUX JEUNES! Des contes en pyjama ou pas, des animations, de belles rencontres et même un anniversaire attendent les enfants au 33e Salon du livre de Montréal.Salon.Le prix de la relève portant son nom sera d\u2019ailleurs décerné en sa présence au premier jour du Salon.D\u2019autres conteurs sont aussi de la fête.Planète rebelle, spécialiste du conte et du livre-disque, présentera Franck Sylvestre (Contes du ciel et de la terre) et Joujou Tourenne (Le vent de l\u2019amitié), tous deux à la Grande Place.Des animations Faut-il s\u2019en inquiéter?La sinistre Embellena rôdera samedi midi aux environs de la Grande Place.La courte échelle, qui publie les romans issus de l\u2019émission de télé Kaboum, présente Danger! Krashmal à l\u2019ho- 1 4 L A P R E S S E MON T R É AL SAMEDI 13 NOVEM B RE 20 10 rizon, une animation au cours de laquelle Geyser devrait bien trouver un truc pour nous protéger des vilains Krashmals.Au même endroit, les petits retrouveront dimanche midi les personnages de l\u2019émission Toc toc toc, dans le tout nouveau spectacle Le mystère de l\u2019anniversaire de monsieur Craquepoutte, présenté par les éditions Imagine.À L\u2019Agora Van Houtte, ils pourront s\u2019initier mercredi aux coutumes du Moyen-Âge autour d\u2019un tournoi médiéval et des histoires de Maryse Rouy et Marie- Andrée Mativat, parues chez Hurtubise.Des auteurs vedettes De nombreuses vedettes de la littérature jeunesse sont présentes cette année, à commencer par Geronimo Stilton.Le célèbre directeur de L\u2019écho du rongeur viendra expliquer «en personne» ce qui l\u2019a poussé à écrire et à devenir un grand aventurier, mercredi matin à la Grande Place.L\u2019animatrice et auteure jeunesse Danielle Vaillancourt s\u2019entretiendra avec Maxime Roussy (Pakkal, Blogue de Namasté), lui aussi invité d\u2019honneur du Salon, ainsi qu\u2019avec Dominique de Saint-Mars (collection Max et Lily, Calligram), Gilles Tibo (qui signe son 20e Noémie cet automne!) et, pour les plus vieux, Michel J.Lévesque (série fantastique Soixante-six, aux Intouchables) et Marie-Sissi Labrèche (feuilleton Psy malgré moi, à La courte échelle).Dimanche, Dominique Demers viendra présenter le troisième tome de sa série de fantasy La grande quête de Jacob Jobin, La pierre bleue, au cours d\u2019un entretien au Carrefour Desjardins.Deux «nouvelles» auteures jeunesse, Janette Bertrand et Louise Portal, rencontrent leurs lecteurs.La première expliquera la naissance de son tout premier album pour enfants, Ti-boutte, illustré par Caroline Merola (La Bagnole), vendredi au Carrefour Desjardins.La seconde y présentera le lendemain les textes et chansons de son nouveau livre-disque, Juliette et Roméo (Hurtubise).Pas fous de l\u2019école?C\u2019était aussi le cas du comédien Martin Larocque et du populaire auteur de romans fantastiques Patrick Senécal, qui publie cet automne un roman d\u2019horreur pour enfants, Madame Wenham (La Bagnole), mettant en scène un prof terrible.Quel genre d\u2019élève était-il?Quel genre de père est-il aujourd\u2019hui?Les deux papas échangent sur la question dimanche à 12h15.Pour d\u2019autres activités jeunesse, consultez le guide ou le www.salondulivredemontreal.com De nombreuses vedettes de la littérature jeunesse sont présentes cette année dont Geronimo Stilton, Zep, créateur de Titeuf, Dominique de Saint-Mars, Gilles Tibo et Marie-Sissi Labrèche.L A P R E S S E MON T R É AL SAMEDI 13 NOVEM B RE 20 10 1 5 Séances de dédicaces de Geronimo Stilton Mercredi 17 novembre de 11h à 12h et de 13h à 15h Jeudi 18 novembre de 9h30 à 11h30 et de 13hà 15h Vendredi 19 novembre de 9h30 à 11h30 et de 13h à 15h Samedi 20 novembre de 10h à 12h et de 13h30 à 15h30 Dimanche 21 novembre de 10h à 12h et de 13h30 à 15h30 Lundi 22 novembre de 9h30 à 11h30 et de 13h à 15h www.albin-michel.fr © ATLANTYCA SPA stand 532 PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Lise Bergeron-Proulx prépare chaque année des classes de cinquième année à une rencontre avec un auteur jeunesse présent au Salon du livre.JADE BÉRUBÉ COLLABORATION SPÉCIALE Toutes les écoles en voudraient certainement une comme elle.Mère engagée, attachée aux murs de sa bibliothèque malgré le départ de ses enfants il y a plusieurs années, Lise Bergeron- Proulx travaille bénévolement à éveiller le goût de la lecture chez les élèves de l\u2019école primaire d\u2019Iberville, à Saint- Hubert, par l\u2019entremise du Salon du livre.«Les enfants ont besoin qu\u2019on les aide à apprécier les livres, lance avec enthousiasme la bénévole qui se qualifie ellemême de passionnée de la littérature et des enfants.Si on peut faire une petite chose pour stimuler ce goût de la lecture, je crois qu\u2019il faut le faire, car les enseignants, aussi dévoués soient-ils, sont malheureusement débordés.» C\u2019est en participant il y a plusieurs années à un projet de rencontres d\u2019auteurs supervisé par le Salon du livre que Mme Proulx a eu le déclic.Depuis, même si le projet n\u2019existe plus, la bibliothécaire a continué de tenir seule à bout de bras le programme, obtenant l\u2019appui financier de sa direction.Ainsi, les classes de cinquième année de son école peuvent tous les ans jouir d\u2019une entrevue qu\u2019ils ont euxmêmes préparée avec un auteur jeunesse sur une scène du Salon du livre.«Lorsque vient le jour de la rencontre au Salon du livre, les enfants savent pourquoi ils y sont», souligne-t-elle.On leur demande d\u2019en profiter pour rencontrer des artisans, pour poser des questions, pour réaliser en fait le privilège qu\u2019ils ont de pouvoir rencontrer des auteurs sur place.» La bibliothécaire prépare d\u2019ailleurs le terrain longtemps d\u2019avance en dirigeant une rencontre d\u2019auteur dans les classes dès la troisième année du primaire.«Mon but, c\u2019est que les élèves voient au cours de leur primaire plusieurs personnes du milieu littéraire afin de conserver leur intérêt pour la lecture.Je les prépare donc à une première rencontre, plus traditionnelle.» Cette année, c\u2019est l\u2019auteur Alain M.Bergeron qu\u2019elle a choisi.«Afin de séduire les lecteurs garçons potentiels», affirmet- elle.Un métier qui disparaît Dans la vaste majorité des écoles publiques, aucun poste rémunéré n\u2019est ouvert spécialement pour la gestion des bibliothèques, qui sont souvent tenues par des parents et des grands-parents.Mais le manque de ressources se fait parfois cruellement sentir et les bibliothèques sont souvent désertées.«Ma motivation, ce sont les enfants, affirme celle qui sera cette année rémunérée symboliquement pour la première fois.J\u2019ai eu des parents formidables.J\u2019ai un mari extraordinaire qui est dans l\u2019enseignement.J\u2019ai trois enfants dans la vingtaine qui me comblent de bonheur chaque année.Comment ne pas ressentir le besoin de remercier la vie en faisant quelque chose pour les autres?«Je crois beaucoup au projet de rencontres d\u2019auteurs, ajoute-t-elle.On dit souvent que les jeunes manquent de modèles.Je crois qu\u2019ils ont besoin de rencontrer des personnes qui sont signifiantes.D\u2019ailleurs, je dis souvent aux enfants qu\u2019un jour, j\u2019aimerais voir leur nom sur un des livres de la bibliothèque.Auteur, illustrateur, éditeur peut-être, pourquoi pas?» PROFESSION: BIBLIOTHÉCAIRE «Les enfants ont besoin qu\u2019on les aide à apprécier les livres.Si on peut faire une petite chose pour stimuler ce goût de la lecture, je crois qu\u2019il faut le faire, car les enseignants, aussi dévoués soient-ils, sont malheureusement débordés.» \u2014 Lise Bergeron-Proulx 1 6 L A P R E S S E MON T R É AL SAMED I 1 3 NOV EM B R E 2 01 0 Salon du livre de Montréal - STAND 2 Consultez l\u2019horaire des séances de dédicaces dans ce programme Marie-Claude Morin Anne Samson Michel Savage et Marc Mongeau Francine Bélanger Nolwenn Gouezel Serge Boisvert deNevers et Michel Bouchard Karine Blanchard et Roselyne Cazazian Carmen Ostiguy Découvrez la nouvelle division littéraire du Groupe Modus et courez la chance de gagner un scooter ! CONCOURS ROULEZ EN SCOOTER ! Inscrivez-vous en ligne dans la zone concours de notre site WWW.GROUPEMODUS.COM Le concours débute le 11 novembre 2010 et se termine le 16 décembre 2010.Détails et règlements au groupemodus.com.éditions WWW.GROUPEMODUS.COM VENEZ RENCONTRER NOS AUTEURS ! DANIEL LEMAY L\u2019année 2010 marque le 50e anniversaire du début officiel de ce qu\u2019un journaliste anglophone appellera plus tard la quiet revolution.Révolution tranquille (jusqu\u2019en 1968\u2026) qui avait commencé bien avant, il faut le dire, l\u2019élection du Parti libéral de Jean Lesage, le 22 juin 1960.Parmi les écrits qui se sont avérés les «accélérateurs» de cette époque de changement, Les insolences du frère Untel, lancé aux éditions de l\u2019Homme en septembre 1960, compte parmi les plus importants.«C\u2019est un livre de civilisation», lance le journaliste et auteur Luc Dupont qui prépare une biographie du célèbre frère Untel, Jean-Paul Desbiens de son vrai nom (1927-2006).«Cet ouvrage allait beaucoup plus loin que de dénoncer le joual: Les insolences du frère Untel ont été un déclencheur de la Révolution tranquille.» «Une langue désossée parlée par une race servile», disait le bouillant frère Pierre-Jérôme, du nom que le jeune Desbiens avait pris en entrant chez les frères maristes en 1944.Pour souligner l\u2019anniversaire, le Salon du livre a confié à Luc Dupont la conception d\u2019une animation autour du frère Untel.Portant la soutane et la bavette des frères maristes, le comédien Xavier Vézina lira des extraits des lettres que le «frère Un Tel» avait fait paraître dans Le Devoir au cours des mois précédents et qui ont constitué le gros des Insolences.Les Presses de l\u2019Université Laval (PUL) viennent d\u2019ailleurs de lancer l\u2019intégralité de ces documents sous le titre De quoi ont-ils peur?.Si les impacts politiques des Insolences sont connus \u2013 l\u2019ouvrage a contribué à la réflexion menant à l\u2019institution du ministère de l\u2019Éducation \u2013, son influence sur les individus l\u2019est moins.Ainsi Luc Dupont a-t-il invité l\u2019essayiste et romancier André Major, un «témoin» \u2013 il avait alors 17 ans \u2013 qui avait trouvé dans cet ouvrage «le pendant de sa propre révolte intérieure».Dans le journal étudiant du collège des Eudistes, le futur cofondateur de la revue Parti pris (1963-1968) avait signé une critique favorable aux Insolences, position qui lui vaudra d\u2019être renvoyé de la jeune institution rosemontoise.Le «petit livre à une piastre» des éditions de l\u2019Homme a changé bien des vies.v Lecture publique et table ronde sur les 50 ans des Insolences du frère Untel vendredi, 20h15, à l\u2019Agora Van Houtte.LES 50ANS DES INSOLENCES DU FRÈRE UNTEL Pour le 50e anniversaire des Insolences du frère Untel, premier bestseller québécois, les éditions de l\u2019Homme remettent sur le marché la réédition de 1988.1 8 L A P R E S S E MON T R É AL SAMEDI 13 NOVEM B RE 20 10 Le ee e e e e e e e e e e e e e e e ee e e e e e e e ee ee e e e e Qe e e e e Au coeur de la vie spirituelle et des enjeux sociaux Kiosque 155 JADE BÉRUBÉ COLLABORATION SPÉCIALE IL y a 10 ans naissait le projet L\u2019élève lecteur, critique et auteur, un volet du programme de soutien aux écoles montréalaises.Grâce à ce partenariat entre le ministère de l\u2019Éducation et le Salon du livre, plusieurs enfants du primaire rencontrent un auteur et préparent avec lui un petit numéro autour d\u2019un livre choisi.Résultat : les enfants trépignent d\u2019impatience chaque année à l\u2019idée d\u2019être sélectionnés.«C\u2019est pour eux la découverte d\u2019une nouvelle manière de lire, explique l \u2019auteure Christiane Duchesne qui demeure active depuis le début du projet.Parfois ça devient du théâtre, parfois des hommages poétiques, des comédies musicales.Tout est à créer.Et c\u2019est ça qui est fascinant.Pour ces jeunes, c\u2019est toute une aventure.» Après une première rencontre dans un salon privé du Salon du livre où il leur est servi une collation, les enfants reçoivent à leur tour l\u2019auteur dans leur classe.C\u2019est au cours de ces rencontres qu\u2019ils préparent ensemble le petit spectacle qui sera présenté deuxmois plus tard sur la scène de la maison de la culture Maisonneuve devant les autres participants.Une expérience qui reste souvent marquante pour ces jeunes.« Il faut dire que notre clientèle se retrouve souvent avec divers problèmes liés à la pauvreté», indique Marie-Claude Barrette, enseignante de l\u2019école Philippe- Morin qui a souvent participé au programme avec sa classe.«Le seul fait de ne pas avoir accès à des livres à la maison rend la lecture d\u2019un petit roman difficile.Certains enfants ne sont jamais sortis de leur milieu.Avoir accès à un salon privé rempli de livres, c\u2019est magique.Ils sont souvent surpris de voir que l\u2019auteur du livre qu\u2019ils ont lu est réellement là pour eux.» Les résultats sont aussi concluants.«C\u2019est un projet qui demande beaucoup de travail mais qui est aussi très ludique.Il amène non seulement le goût de lire, mais aussi un très fort sentiment d\u2019appartenance dans nos classes, souligne l\u2019enseignante.«C\u2019est très émouvant de voir ces enfants qui ont souvent des problèmes énormes se retrouver sur une scène, valorisés par leurs pairs, renchérit Christiane Duchesne.C\u2019est unique.» PROJET L\u2019ÉLÈVE LECTEUR LECTURE ACADÉMIE PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE Les enfants trépignent d\u2019impatience chaque année à l\u2019idée d\u2019être sélectionnés.L A P R E S S E MON T R É AL SAMEDI 13 NOVEM B RE 20 10 1 9 «J\u2019ai écrit ce livre pour dire que la vie ne tremble jamais.Un peuple debout cherche sa route, à la lueur des bougies.Un peuple debout cherche de l\u2019eau et du pain, et enterre ses morts.Car les morts savent traverser les jardins et frapper aux fenêtres des rêves pour apporter aux vivants l\u2019espoir.» Rodney Saint-Éloi Né à Cavaillon au sud d\u2019Haïti, Rodney Saint-Éloi vit maintenant à Montréal.Fondateur des éditions Mémoire d\u2019encrier, il partage son temps entre l\u2019écriture et l\u2019édition.35 secondes et mon pays à reconstruire Venez le rencontrer au Salon du livre de Montréal Stand 546 Jeudi 18 novembre 19h à 20h Samedi 20 novembre 14h à 15h 18h à 19h Dimanche 21 novembre 16h à 17h DANIEL LEMAY Ils s\u2019appellent Pham, Raghdah, Temel, Liu, Igor.Ils sont en prison pour avoir réclamé ou, pire, exercé leur liberté de parole.Ils sont écrivains et nouvellistes, poètes et blogueurs, éditeurs et journalistes.Gens de mots et de parole, ils sont des milliers dans le monde, réduits au silence par des régimes qui ont peur des deux.Chaque année depuis 11 ans, Amnistie internationale (www.amnistie.ca) et le PEN International (penquebec.org) en choisissent 10 que l\u2019Union des écrivains québécois (UNEQ) jumelle à autant de ses membres qui dédicaceront à leurs collègues emprisonnés un de leurs livres.Cette chaîne de solidarité s\u2019appelle Livres comme l\u2019air.« Le Salon du livre nous accueille gracieusement depuis huit ans », nous dira Denise Pelletier, responsable du programme à l\u2019UNEQ.Cette année, c\u2019est Michel Désautels, de Radio-Canada, qui animera la cérémonie de lecture des dédicaces.«Amnistie et le PEN s\u2019occupent de faire parvenir l\u2019ouvrage dédicacé aux écrivains emprisonnés, explique Mme Pelletier.Quand ça ne constitue pas un danger pour ceux-ci.À notre stand, on présente une courte biographie des écrivains québécois qui ont accepté de participer et des écrivains étrangers à qui ils sont jumelés.Devant chaque tandem, une chaise vide nous rappelle que ces derniers ne peuvent être parmi nous.» Le romancier et essayiste Jean-Jacques Pelletier avait été jumelé au Cubain Ricardo Severino González Alfonso, mais le journaliste a été libéré en juillet avec cinq de ses collègues; tous ont dû s\u2019exiler en Espagne avec leurs familles.Alfonso a été «remplacé» par le blogueur égyptien Abdel Kareem Nabil Suleiman, connu sous le pseudonyme de Kareem Amer, emprisonné en 2006 pour, entre autres, «incitation au renversement du régime» et «circulation d\u2019idées nuisant à la réputation de l\u2019Égypte ».Des idées comme le mauvais sort fait aux femmes.«Il est important de soutenir les gens qui se battent pour la liberté d\u2019expression », dit Jean-Jacques Pelletier, auteur de La faim du monde (Alire).«Une liberté que, dans nos sociétés, nous tenons souvent pour acquise et que nous bafouons nousmêmes de différentes façons.Entre autres, en ne prenant aucune action pour corriger des problèmes sur lesquels tout le monde s\u2019est exprimé.» Le public peut faire ses propres dédicaces au stand de Livres comme l\u2019air.v Lecture des dédicaces vendredi, 20h, au Carrefour Desjardins.PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE Le journaliste et poète cubain Ricardo Severino González Alfonso, libéré l\u2019été dernier.LIVRES COMME L\u2019AIR 20 L A P R E S S E MON T R É AL SAMEDI 13 NOVEM B RE 20 10 24)1 -466,%+1( &5#41,\"1( *(/ /3,6-(/ *( /\"'6,+)1(0 -46/)&+($ &( 214'1,!!( *) /,&46.! ! ! ! /60 -3!0+,959*3!0 ) % & \" ' ( \" # ! $ .30 6876190 03!9 '3916 \"*0730*9*3!2 $13&*964#6! 73+1 ,6+1 73061 93+960 '30 )+609*3!02 %#!&$ '\"\" ! 8;\"40'< !7'$'(297'>4 A' A>oit d\u2019être rémunérés pour leur travail ?+>()2>&47 \"2 4259( /&525)&$>e des maisons d\u2019édition québécoises et canadiennes ?D>(7 A74 /\"0'4 #'>&A&C'74 C'& 4 79 \"74 )>(297'>43 9>2A&9&0557\"\"7(A'&>e l\u2019accessibilité ?1992C'7>2 \"=&59(E>&9( A74 ,'%>es au détriment des créateurs et des consommateurs ?+>&%7>2 \"74 ()>&%2&543 \"74 2'97'>4 A>2&7 A7 \"=(A&9&05 2%7) 405 7!.7>tise, ses 3 000 emplois et ses 20 M$ de redevances annuelles aux auteurs ?D0omettra la capacité des créateurs de créer de nouvelles oeuvres et appauvrira la diversité culturelle Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ) Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) 1440)&29&05 A74 #0'>nalistes indépendants du Québec (AJIQ) Association des pr0/744&0557\"4 A7 \"=(A&9&05
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