La Revue moderne., 1 février 1937, février
60 ILLUSTRATIONS PORTRAIT PLEINE PAGE DU FRERE ANDRÉ RUBRIQUES RÉGULIÈRES •ANS LE PROCHAIN NUMERO ¦ RAND REPORTAGE ILLUSTRÉ SUR LE QUARTIER CHINOIS h ) M B R E U X ARTICLES |l< UVELLES RUBRIQUES et ce qu'elle accomplit a encore plus de prix que la laveuse même".Disent LES MÉNAGÈRES QUI ONT UNE LAVEU-WESTING HOUSE à "coussin liquide" VOICI enfin une laveuse de conception nouvelle, .m c 1 * - — i ii moderne souligné • I « - chrome brillant, dont les qualités au lavage sont toute une révélation.Plus de surveillance ennuyeuse grâce au régulateur automatique qui règle la durée du lavage.Un commutateur de sûreté élimine les défauts de fusibles et protège le mécanisme contre les accidents.Pour épargner du temps, il y a la pompe électrique automatique et l'essoreuse Lovell à détente ajustable, qui assurent aussi un fonctionnement efficace et sûr.Pas d'huilage.La laveuse à "coussin liquide" Westinghouse lave plus vite et mieux que toute autre.Le procédé, une exclusivité Westinghouse, ménage le 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par Fernand Boisseau Onaouada, légende de Percé, par Claude Melançon Où sont les neiges d'antan?par Louis Morneau Vieux comme le monde, par Gabriel Langlais Célibataires, ayez un chez-vous confortable et moderne__ A la recherche du temps perdu, par Roger Ouimet _ ____ Nos mots-croisés .________________ Quatre beaux livres, par Fernand Lacroix .______ _ Ce que veut la mode pour 1937_________________ RégalonsiTious ._______.______ L'imprudence de Francine, conte par Marjolaine _ _ _ Le Courrier du Mois, par Marjolaine ._ Un entre cent LA REVUE MODERNE iFondée en 1 "» 1S EDITEE ET IMPRIMEE PAR LA REVUE MODERNE (Inc.) 320 est, rue Notre-Dame Président .Vice-président .Secrétaire .Directeurs .MONTREAL Albert HUDON Aime PARENT Séraphin VACHON t Claude MELANCON IJ.H.MARCOTTE Abonnements: Canada, 1 an $1.50 — Etats-Unis, 1 an $2.00 Rédigée en collaboration Directeur et gérant: Séraphin VACHON Secrétaire de la rédaction Jacques ROB1TAILLE Directrice des pages féminines MARJOLAINE Illustrateur: Antoine ROY BUREAUX A TORONTO, NEW-YORK, CHICAGO, LONDRES En eus de dérapage: ne pas débrayer; ne pas freiner brusquement; lâcher l'accélérateur; tourner le volant dans la direction du dérapage si la voie est libre.Quand votre voiture dérape et que vous vous sentez le cœur défaillir, c'est signe que vous dépassez la vitesse permise par la prudence.Ce que vous faites au juste pour retrouver votre stabilité dépend de l'expérience que vous avez du volant, mais les conseils donnés plus haut valent bien la peine d'être retenus.Un crochet brutal ou un freinage brusqué, quand on va vite, peut amorcer un dérapage même sur un chemin sec.Cependant, même aux allures modérées, un léger crochet ou un virage court peut provoquer un dérapage lorsque la chaussée est mouillée, glissante ou glacée.Les pneus lisses et l'action inégale des freins sont une cause fréquente de sérieux dérapages.Chaque année, le dérapage occasionne des milliers d'accidents qui font des morts et des blessés.Comme tant de situations critiques qui se présentent au cours de l'existence, la plupart des dérapages sont évitables.Les vieux du volant tâchent d'éviter les mauvaises situations en prévoyant ces situations.Ils règlent leur vitesse sur les conditions de la marche, observent les signaux et surveillent constamment leur route.Faites venir a titre gratuit "Le carnet de route du irai chauffeur" Ce petit livre donne d'utiles conseils pour entretenir l'état de sécurité de votre voiture.Il contient également des pages réglées pour garder note du fonctionnement et des frais de réparation.Ecrivez au Service des brochurettes 2-R-37.Metropolitan Life Insurance Company BUREAU PRINCIPAL POUR LE CANADA—OTTAWA FREDERICK II.ECKER président du conseil LEROY A.LINCOLN président AU SERVTCE DU CANADA DEPUIS 1872 Février 1937 « 3 » La Revue Moderne Maurice d'AUTEUIL U MflGIMfllMIM* LORSQU'ACHMED KHAN investit Télat, .le colonel Constantine se mit en devoir de la défendre, comme une forteresse de l'Empereur-Roi doit êtredéfendue, c'est-à-dire jusqu'au dernier homme et jusqu'à la dernière cartouche.Ce n'était pas la première rencontre du colonel et du terrible dissident.Ils avaient fait leurs premières armes en Palestine durant la Grande Guerre, l'un sous les drapeaux britanniques, l'autre avec les Turcs.Ni l'un ni l'autre n'étaient fort connus à cette date.Ils s'étaient retrouvés depuis sur tous les fronts où Constantine d'un côté pouvait étendre la domination d'Albion et le Khan faire aux Anglais infidèles et mangeurs de porc tout le mal qu'il pouvait.Ils s'admiraient mutuellement, comme deux hommes apprennent à s'admirer qui possèdent en commun le monopole des vertus viriles.La nuit allait tomber quand les éclaireurs du Khan débouchèrent par trois côtés à la fois dans le petit amphithéâtre accroché à flanc de montagne, bordé par un précipice, au milieu duquel se dresse le fort blanc de Télat, médiéval de forme, et, de loin pareil, à un bijou neigeux dans son écrin de falaises rougeâtres.De cinq heures de l'après-midi au court crépuscule surfit au dissident pour encercler le fort, le bloquer étroitement,disposer ses avant-postes et allumer ses feux.Constantine reconnut son vieil ennemi à cette rapidité d'exécution, et la flamme de la lutte éclaira ses prunelles bleues.Le petit groupe de ses officiers le suivit sur le chemin de ronde d'où il observait la montée de cette masse d'hommes, de chevaux, de bagages.L'examen dura longtemps.Enfin, le colonel rengaina ses lorgnettes et de son pas martial descendit vers le quartier des officiers.Sur le seuil du mess, il se retourna et dit : "Notre vieil ami Achmed s'est surpassé cette fois.La partie ne manquera pas d'intérêt ; allons dîner".Le Khan vint lui-même parlementer, dès le lendemain.L'atmosphère lumineuse rappelait vaguement l'eau claire d'un lac.Le soleil, oblique encore au-dessus de la plaine, frappait en pleine figure le demi-cercle de monstres accroupis devant le joujou blanc, qui étaient les montagnes et le fort de Télat.Le colonel, à pied, entouré de ses officiers, attendait immobile, devant la Résidence.Les portes, ouvertes, livrèrent passage à une bande de cavaliers barbus, brillamment enturbannés, le teint basané, la pose insolente.Achmed Khan mit pied à terre, devant la tour d'Angle Nord, hérissée de mitrailleuses et de fusils.Tout autour de la place d'armes libre, s'élevaient les murs blanchis à la chaux des quartiers d'habitation, des étables, surmontés par les chemins de ronde à parados d'où jaillissait l'éclair occasionnel d'une baïonnette de guetteur.L'étamine écarlate tachait de sang, devant les yeux du Khan, l'azur pâle du ciel.Ils s'avancèrent l'un vers l'autre.Les témoins de cette scène crurent voir deux tigres royaux se mesurer avant un duel à mort.Ils avaient, chose étrange, des yeux pareils, clairs, au regard direct et le corps musclé du Khan, sous ses vêtements flottants, semblait une exacte réplique de la puissante carrure du colonel.La Revue Moderne « 4 » Février 1937 Ces deux hommes, qu'un étrange destin opposait depuis vingt ans sous tous les cieux d'Asie, s'arrêtèrent à trois pas l'un de l'autre, comme deux statues.— Que la paix d'Allah soit sur toi et sur tes enfants, Constantine Sahib, dit lentement le Khan en touchant des doigts son front, sa bouche et sa poitrine.— Qu'il étende ses bénédictions sur toi et les tiens, jusqu'à la troisième génération, Achmed Khan, répondit gravement le colonel, en tendant la main à l'exilé arabe.Je t'offre, au nom de l'Empereur-Roi, mon maître, le pain et le sel.Le Khan saisit la main tendue; puis, il inclina sa haute stature en signe de regret.— Je mangerais volontiers le pain et le sel de l'illustre colonel.— Tu refuses celui de Sa Majesté ?— L'Empereur-Roi, n'étant pas le maître légitime de Télat, n'y peut offrir le pain et le sel, Constantine-Sahib.— Tes paroles trahissent la présomption et l'ignorance, Achmed Khan, répondit le colonel.Là où flotte son drapeau, là règne mon maître.— La couleur du turban ne fait pas le Hadji, déclara sentencieusement le dissident.— Moi je dis que le drapeau est rouge, et que rouge sera donc Télat.— Tu l'as dit, Constantine Sahib, Télat la Rouge sera maudite par les tiens jusqu'à la sixième génération.Vois, les guerriers de Mohamed Singh (Achmed commandait les troupes du vieux et débile Khan) et mes propres fidèles couvrent le plateau.Mais nos paroles sont amères comme la morsure du serpent.Quitte, je te prie, ces montagnes, te reposant pour la gloire de ton nom, sur tes exploits passés.Le tigre royal lui-môme fuit devant l'inondation, le tremblement de terre ou le feu du ciel.— L'inondation, le tremblement de terre ou le feu du ciel feraient seuls fuir les soldats de l'Empereur-Roi.Les jeunes guerriers d'Ach-med ne feront guère que crier.Que le Khan, et son maître Mohamed Singh se soumettent et nous leur trouverons des hommes à commander.— Allah te protège donc, Constantine, à lui de décider.— A lui de décider Achmed-Khan.Achmed Khan étant remonté à cheval s'élança au galop vers son camp suivi de ses officiers, et dès son retour s'occupa activement d'aider Allah dans sa décision.Il divisa ses guerriers en groupes, qui durent se relever devant le fort de Télat, selon la coutume des infidèles.D'autres groupes se mirent aussitôt à creuser une large et profonde tranchée en forme de croissant, chaque pointe aboutissant à l'infranchissable précipice.Là où la roche dure affleurait, des manteaux, des burnous, des caftans cousus et remplis de terre servirent de remparts.Le tuyau qui amenait l'eau d'un petit torrent à Télat, dépourvue de sources, fut découvert durant ces travaux et coupé aussitôt.Aux points stratégiques, des mitrailleuses allemandes ou japonaises installées avec célérité, crachèrent leur plomb au moindre signe de vie au-dessus des parapets blancs de Télat.Chaque nuit, des francs-tireurs embusqués derrière les grosses roches éparses sur le plateau, harcelèrent sans relâche la garnison.Et le Khan pressa le transport de quatre pièces de montagne qui retardaient et qu'on avait prises aux Anglais.Les jours et les nuits passèrent, et la lune qui avait décru et disparu du firmament, reparut de nouveau.Cependant, Télat ne donnait aucun signe de vie, et répondait à peine au feu occasionnel des assaillants par quelques coups rares, peu fournis, mais juste.Chaque matin, de sa tente, Achmed Khan pouvait voir monter au grand mât le drapeau rouge, et, chaque soir, au coucher du soleil, il le pouvait voir descendre lentement, pendant que sonnaient les clairons rauques et tristes de la retraite.Cette tranquillité dédaigneuse réjouissait les révoltés qui la méprenaient pour de la crainte.Elle inquiétait le Khan.Avec raison.Car la lune, un soir, étant voilée par de lourds nuages et la nuit opaque enserrant le camp des révoltés comme un mur, les Anglais sortirent silencieusement du fort et attaquèrent brusquement, sur trois points à la fois, la tranchée ennemie.Ce fut une chaude alerte.La noirceur de la nuit qui avait protégé l'attaque, en empêcha seule le succès, les officiers dans l'ardeur de la lutte, perdant contact les uns d'avec les autres.Commencé à minuit, l'assaut fut enfin repoussé par les hommes ralliés du Khan vers deux heures du matin.L'aube grise se leva, sinistre, sur un champ bouleversé, montrant aux Anglais de combien peu il s'en était fallu qu'ils ne fussent vainqueurs, révélant au Khan une tranchée à de-mi-détruite, plusieurs mitrailleuses enclouées, et beaucoup de jeunes guerriers empilés par tas presque inextricables où se confondaient les morts, les mourants et les blessés.Sur Télat la Rouge, l'emblème des Infidèles claquait joyeusement au vent du matin.Sur l'ordre du Khan, on crucifia devant la tranchée, en bonne vue de la place, dix soldats anglais pris dans la mêlée.Quelques rares blessés furent mutilés, et l'on prolongea jusqu'au soir leur agonie.Constantine répondit à ce défi par des représailles et trente-deux corps de jeunes guerriers fusillés allèrent décorer les parapets neigeux de la forteresse.La même nuit, le Khan tenta un assaut brusqué qui fut repoussé à la mitrailleuse d'abord, puis à la grenade.Constantine veillait, sachant que le Khan le croirait inattentif après la bataille de la veille.Achmed dut se résoudre aux lenteurs d'un blocus.Il recreusa la tranchée, répara ses postes, exécuta deux chefs qui voulaient lever le siège et attendit patiemment que la soif et les pertes inévitables d'un tel siège eussent produit leurs effets sur la garnison britannique L'eau ne manquait pas encore.Mais Constantine rationnait déjà ses hommes et beaucoup commencèrent à souffrir de la fièvre derrière leur parapet brûlant sous le soleil de l'Himalaya.Une grande souffrance contractait vers le soir la figure amincie des plus jeunes, et les vétérans buvaient lentement, en la ménageant, l'eau de leurs gourdes.Mais la haine des soldats pour les révoltés s'augmentait de leur soif et plusieurs se mirent à guetter volontairement durant des heures la tranchée ennemie, dans l'espoir d'un coup de fusil.Au Mess, Constantine le Taciturne, s'efforçait de causer: les capitaines jouaient aux cartes le soir avec l'impassibilité de ceux qui savent la vanité du désespoir, mais les jeunes subalternes, nerveux, s'agitaient, riaient et ne quittaient pas des yeux la figure bronzée et sans expression de leur Chef.Les blessés et les malades de l'infirmerie, insuffisamment abreuvés, qu'on ne lavait qu'à l'alcool et que la fièvre desséchait, se mirent à mourir.Une moisson de croix de bois fleurit dans la petite cour qui est derrière le mess et la poudrière.On les pouvait compter des fenêtres de la salle à manger, et les sentinelles du parapet Sud, moins actives que les autres, se retournaient quelquefois furtivement pour compter.Le soixantième jour, les pièces de montagne arrivèrent démontées, à dos de mulet.Dès le lendemain, elles commencèrent leur tir.Dans cette position resserrée, il avait fallu les mettre en batterie à portée de mitrailleuse du fort.Le colonel qui avait demandé en vain de l'artillerie avant l'arrivée du Khan n'avait reçu que six petits mortiers de tranchée.Ils suffirent.Quand le drapeau glissa le long de sa drisse, le même soir, les pièces de montagne, silencieuses, ne tiraient plus.Constantine avait lui-même pointé les mortiers durant la journée.Un des obus ennemis avait cependant éclaté dans l'infirmerie, tuant le médecin-major et (Suite à la page 26) Fevriek 1937 « 5 » La Revue Moderne PAYSAGE ROMAIN Gaspard Poussin le critique I oui» GlUet dit qne Gaspard Poussin ne vécut que "des miette»" du grand Ni, .lu Poussin.En effet, leur vie durant, ces deux artistes travaillèrent cote à cote, l'un exploitant les géniales découvertes de l'autre.Quoi de plus ressemblant que leurs tableaux et quoi de plus différent aussi?Tandis que N'icolas peignait avec une conscience ardue.Gaspard jouissait d'une facilité surprenante, d'ailleurs toujours visible dans ses toiles.Chex l'on l'Inspiration guidait chaque coup de pinceau, chez l'autre la virtuosité se pusse volontiers de sentiments vraiment vécus et vraiment grands.Le "Paysage romain" de cette collection nous laisse entrevoir, quoique bien faiblement et par de vagues reflets, la splendeur des oeuvres du grand classique français.«- v>Vv*t.v,0 v>^ ,e\* ^ve»V 1A Galerie d'oeuvres d'art F.-A.Lallemand, située rue Sher-j brooke ouest, a suscité par le passé des admirations légitimes Différents groupes de l'élite montréalaise et étrangère ont visité cette richissime collection.Il est opportun que le grand public sache qu'il existe au Canada des galeries particulières tout à l'honneur de nos compatriotes.Peu cependant ont réuni des ensembles aussi considérables que celui de la famille Lallemand.Le lecteur trouvera reproduits en ces pages des exemples tirés des quelques centaines de tableaux qui forment le fonds de ce trésor esthétique.Une variété d'écoles de peinture fort imposante, où le nombre ne le cède qu'à la qualité des tableaux, comprend des œuvres italiennes, françaises, hollandaises, flamandes, allemandes, espagnoles, anglaises, belges et américaines, des primitifs à nos temps modernes.On comprend de quel intérêt peut être, particulièrement au Canada, des apports aussi multiples.Après avoir joui de l'enchantement qu'éveille en nous l'univers magique de la couleur, le visiteur pourra s'attarder à des sculptures, comme "Le retour de l'Enfant prodigue" par Mozier, grand prix de Rome en 1860; à des bronzes français et canadiens où l'on retrouve avec plaisir la signature d'Hébert; à des ivoires de diverses provenances; à des porcelaines chinoises (dynasties des Ming et des Tsing), japonaises (Satzuma), italiennes (majo-liques) et françaises (Sèvres); enfin à des meubles, le tout formant aux peintures un cadre logique et discret si différent de l'aspect trop rangé et sévère des musées.Il faudrait nombre de pages pour étudier ces oeuvres dont le choix fut l'ambition et le travail d'une vie.Nous avons voulu seulement attirer l'attention sur le bel et noble eiïort de M.Lallemand.Les Canadiens-français doivent en être fiers et reconnaissants.Le collectionneur n'œuvre pas pour lui-même Tout en satisfaisant sa passion pour le beau, il érige en son pays un centre de culture indéniable.Il est de notre devoir de profiter de l'enseignement qu'il offre si généreusement.Les choses ainsi comprises, la triste idée, fausse et répandue, que nous manquons de sens artistique, disparaîtra.Il est donc plu9 que temps d'éduquer la jeune génération par un enseignement généralisé sur l'art et de la mettre en mesure de priser ce bien de nos compatriotes qui un jour deviendra peut-être national.Maurice GAGNON Le RENIEMENT de ST-PIERRE —Théodore Rotnbouts Koiiihonts, peintre flamand dn XVile siècle choisit les types qn'll représent* au sein de la vie commune» même la plus vulgaire.Il suit en cela le Caravage à qui il emprunte également ses effets de lumière et d'ombre.I.e sujet traité semble au premier abord une partie de cartes.Après une pause devant le tableau le visiteur v découvre le reniement de saint Pierre.Le moment choisi par l'artiste groupe en une sente scène deux des trahisons du chef des apôtres: la servante à l'arriére-plan du tableau indique de la main eut être utilisée A loiiichi truik KPnr^ clas- MC|iie» de chaussette».Au- IMMI deu* « hemise* avec i ra»ale* dont l'une, à motif» dp isrtits mtrraux, nt tre* nouvelle, et l'autre à rajam il-.', d'un l-r .iii.i chic.I.*".raj Uff* à '.jr, !.large» et le* pois vont toujours de >M,n goût quand il n'y a |ws d'eïaïc eration.Modi i, - aux couleur* \arieV*, mai* pas trop prononcée*; se portent avec la flanelle et le tweed.Cnivate* de soie Irè» en , oKue pour lu \ ille.Les motif» liaroque* et les dessin* complique* ne sont pas a leur place dan* une garde-rol>e ma*ciiline de Ison jcoût.clichés du delineator comme armoire pour les couvertures, les oreillers, et dans ce cas, elle doit être pourvue d'une porte.Dans l'appartement aménagé tel que le représentent nos illustrations, il n'y a aucune confusion, aucun encombrement.Il y a de l'ordre, de la précision de détails, de l'espace.Le coin, que l'on pourrait appeler la salle à manger, ne comprend que la table, deux ou trois chaises et un banc confortable fixé au mur.Mais quand la table est dressée avec sa porcelaine aux couleurs vives, sa verrerie aux tons doux, ses chandelles et quelques jolis accessoires, l'hôte célibataire se sent en appétit et, s'il y a des convives, personne ne manque d'entrain.Puis, combien facile est le rangement de la garde-robe et du placard où il y a une place pour chaque chose, ce qui est très intéressant pour la patience des célibataires! Les tentures d'un vivoir, qui sert aussi de chambre, doivent être assez épaisses pour atténuer la lumière au besoin.La commode, qui occupe une place du meilleur effet, a l'avantage de tiroirs assez profonds et nombreux pour être d'une véritable utilité.Il est facile d'y ranger chaussettes, chemises, cravates, mouchoirs et cols.Ici encore la mode a son mot à dire.Si une maman ou une sœur se chargent d'acheter les cravates du fils ou du frère célibataire, il faut d'abord qu'elles sachent qu'un patron attrayant à la verge, est souvent trop gros ou trop prononcé pour le petit triangle visible à l'encolure du gilet.Cet espace est si restreint que la meilleure pratique est d'éviter les contrastes et d'assortir la couleur dominante de la cravate à celle du complet.Les couleurs unies sont presque classiques et les petits dessins conventionnels sont toujours de bon goût.Cette règle n'est pas sans exception, bien qu'elle soit du plus heureux effet avec les complets foncés.Les contrastes sont souvent jolis avec la flanelle grise, unie, et même avec les tweeds.Ne pas oublier que pour qu'une cravate tombe droit et que le nœud se fasse bien, elle doit être taillée sur un bon biais.Il y a maintenant des cravates de fabrication domestique canadienne qui n'ont rien à envier aux tissus les plus élégants et qui devraient avoir leur place dans toute garde-robe masculine.Tant qu'aux chemises, les blanches ne sont pas d'un choix intéressant; il est préférable qu'elles rappellent la couleur du complet, mais d'une nuance plus pâle.Dans un chez-soi ainsi adapté aux modes nouvelles, aux idées modernes, un célibataire trouvera la vie intéressante et une ambiance reposante.Marjolaine •evrier 1937 f 21 » La Revue Moderne D'UNE HEURE A L'AUTRE A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU Par ROGER OUIMET Mussolini et Gœring se battent à l'épée .Maurice Duplessis dîne avec les scouts Catholiques .Godbout se plaint de "politicailleux" renvois.Barrymore - Caliban se fait poursuivre pour "cruauté mentale" par E 1 a i n e Barrie-Jacobs, alias Ariel.Les Anglais fabriquent, à l'usage des bébés, des masques à gaz.Les étrangers trouvent en Espagne un terrain d'entente (peu cordial) qu'ils transforment en champ de bataille.On prépare un peut partout des pactes contre la guerre, et la course aux armements prend une allure de chasse à courre .Excellentes nouvelles, nouvelles rassurantes pour les humains doués de sens politique qui ont fondé la Société des Nations! Il faut avouer cependant que le dictateur de l'Italie et le petit ami d'Hitler ne se sont point fait de mal, puisque leur assaut avait lieu dans une salle d'armes; que le premier-ministre, quand il dine met de côté tous ses instincts belliqueux, et que monsieur Godbout est incapable d'une vraie faute de français.Quant à l'actrice, plus célèbre par ses envolées trans-américaines à la poursuite de son cher décavé, que par son talent théâtral, elle pourrait bien revenir sur sa décision lorsque la réclame lui aura rapporté suffisamment.Les femmes ont de ces privilèges .Ne nous alarmons pas: notre continent a perdu le sens des conquêtes, et seuls, les "gangsters" savent nous donner une vague idée de l'avantage des armes à feu sur les arguments oraux.Chez-nous, d'ailleurs, point n'est besoin d'une mitrailleuse ou d'un fusil de chasse légèrement raccourci: un simple "accident" vous tue son homme avec certitude, sans comporter l'ennui judiciaire des exécutions trop tapageuses.Pour revenir aux bébés anglais (en parlant des grandes races) nous ne comprenons pas encore le but du gouvernement de notre belle-mère patrie (avec un trait d'union, ne l'oubliez jamais!).En effet, pourquoi faire sentir a ces pauvres petits êtres sans défense toute la noirceur de leur infériorité?Le cycle de leurs jouissances enfantines est tellement restreint que cette éducation mécanisée de l'odorat aura sans doute des suites fâcheuses.Plus tard, lorsqu'ils auront quitté les rangs des Impubères, ils ne pourront pas distinguer avec certitude les odeurs de Londres des Parfums de Paris! Autre marque de civilisation en train de disparaître! Civilisation! quel mot difficile â définir, en ce siècle de progrès! Aux yeux de monsieur Zaharof, (s'il n'avait pas déjà subi le sort de ceux qui se sont égorgés pour lui) la civilisation aurait évidemment un aspect martial.Le brave homme, au déclin de sa vie, avait dit-on fait installer dans ses appartements les postes de T.S.F.les plus modernes.Et le soir, du fond de sa retraite, il captait les ondes sonores venues de tous les coins de l'univers.Lorsque, par hasard, la radio "crachait" un peu fort, la figure du grand fossoyeur s'illuminait.Avec une émotion facile à imaginer, il s'écriait souvent: "Ecoutez la voix de mes canons".Frontenac eût aimé cet homme-là! Comme on s'éloigne vite des vastes concepts philosophiques: l'idée de civilisation, jaillie à brûle pourpoint sous notre plume, éveille maintenant le souvenir de celui qui a failli contribuer à l'effacer de l'esprit humain.C'est probablement de cette manière que se bâtissait des châteaux en Espagne.Car le rêve du grand Sir Basil s'y continue dans un ciel de mitraille.Si l'on y songe, il y a très peu d'Espagnols parmi les combattants: à tel point qu'on a prêté aux indigènes l'intention de déclarer un armistice, pour laisser le champ libre aux belligérants vraiment sérieux.Ce rôle de spectateurs convient admirablement aux habitants de l'ancien royaume des Asturies, qui n'ont jamais pu se passer de courses de taureaux et autres amusements du genre.Ceci nous ramène à la Société des Nations, dont fait partie, sans aucun doute, un corps imposant de chanoinesses presbytériennes et méthodistes, auxquelles les animaux sont plus chers que les humains, et qui se nomme la "Société protectrice des animaux".En Angleterre, comme on n'est pas très ferré en matière de distinctions subtiles, cette agglomération de vierges impénitentes spécifie qu'elle n'a cure des animaux parlants, mais qu'elle protège uniquement les "dumb animais".N'oublions pas cependant que l'adjectif "dumb" souffre plus d'une traduction, et qu'il signifie, entre autres choses "idiot, crétin, sot, niais, bêta ." Voilà une explication assez plausible du bien fondé des conférences de Genève! Trêve de plaisanteries: nous voulions simplement démontrer que si la tauromachie avait été supprimée, selon le désir de nos chastes protectrices des animaux "muets", l'Espagne n'aurait pas consenti aussi facilement à prêter son sol aux étrangers pour qu'ils s'y cassent la.figure à leur aise.Et l'équilibre européen courrait un grave danger de rupture, sans cette soupape de sûreté.Mais nous n'aurons pas de guerre, c'est entendu.Le Canada n'a pas été colonisé pour rien, que diable! Nous sommes, avec la Finlande, l'Albanie, la principauté de Monaco et la république d'Andorre le pays le plus pacifique de la terre.Nous montrons l'exemple à l'Europe, en lui faisant les gros yeux lorsqu'elle paraît sourire.Nous n'avons pas d'armée, noits; notre flotte ne compte que quatre garde-côtes; le fort de Chambly, la citadelle de Québec et le Mont-Royal sont nos seuls moyens de défense, sans compter la magnifique force d'inertie que nous empruntons à leur ombre tutélalre.Imitez-nous, messieurs les Allemands; et toi Mussolini, regarde notre frontière, longue de trois mille milles, qu'aucun être humain n'a jamais osé franchir sans demander la permission aux autorités.Vous avez là toute la clef du succès en pacifisme.Signez ensemble un nouveau pacte, vous engageant à respecter celui que vous venez dé violer; limitez à quatorze pouces le calibre des canons dont vous vous servirez .seulement contre les bandits et les corsaires; entendez-vous pour que les gaz méphitiques ne viennent jamais troubler de leur partum suspect l'atmosphère des engagements futurs.Mais, avant tout, gardez précieusement vos plumes, afin de signer dans un avenir rapproché, l'entente cordiale qui confirmera, ce traité déjà piétiné .Les événements se succèdent avec une telle rapidité qu'il est presque impossible de les capter au passage.Depuis le commencement du mois de janvier, on dirait que notre planète est reprise par la frénésie qui l'agitait en 1929.Les valeurs font des cabrioles acrobatiques sur le tableau de la Bourse.La production des métaux et le rendement des mines augmentent d'une manière presque dangereuse.Les jumelles Dionne, et le duc de Windsor, jouissant enfin d'une paix méritée, il faut tout de même parler de quelque chose.Aussi, on ergote sur la longueur des traînes lors du prochain couronnement de notre nouveau, toujours Gracieux Souverain; on procède, avec solennité à l'ouverture du Parlement canadien.Les Communes, après une légère discussion de forme, dont tout le monde connaît d'avance le résultat (puisque le parti ministériel compte sur une écrasante majorité) adoptent un message de loyauté envers le successeur du ci-devant Roi.Pour bien démontrer que cette loyauté n'a rien de superficiel, le ministre de la défense nationale (voir plus haut l'état de nos tortifs) annonce un projet de loi lui permettant d'établir un réseau de transport aérien d'un océan â l'autre.Cela devrait réjouir le cœur des pacifistes, car pour être pacifiste, il faut se savoir capable de se défendre, au cas où les fameux pactes de tout à l'heure subiraient un nouvel échec, aux mains des méchants diplomates! L'Espagne a pris le Maure aux dents (ce qui ne veut pas dire qu'elle seule s'est emballée); le gouvernement national garde les rênes du pouvoir (ce en quoi il ressemble aux Lapons); la Société des nations fait de l'onanisme intellectuel et politique (à son âge, c'est bien permis): Gœring rivalise de grâce avec Mussolini (quand on est homme de poids.); les pactes se signent et se resignent (il faut s'y résigner) la guerre n'est plus la guerre tout en étant la guerre .Bref, tout va très bien, comme dit la chanson.Et votre chroniqueur, las de répétition, se sauve devant vos regards courroucés .jusqu'au mois prochain.La Revue Moderne h 22 » Fevrikr 1Q.?7 aurons-nous LA guewkk?EN AMÉRIQUE (Hutte de la page 8) LE PASSANT: 'Il ne faut pal que j'oublie d'acheter dej Sweet Caporalj." CIGARETTES SWEET CAPORAL La forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé."—JÇjxncet Vieux comme le monde (Suite de la page 19) les échanges commerciaux.Quant aux quatre traités, négociés entre 1923 et 1933 et signés par un certain nombre de Républiques américaines, une convention générale de sécurité collective les complète et les englobe, comme elle le fait du Pacte Brland-Kellogg, cl elle Impose aux signataires l'obligation de- se réunir chaque lois que la paix sera menacée.Trois cas sont prévus: guerre entre deux nations américaines; guerre entre une nation américaine et un Etat étranger, guerre étrangère qui compromettrait la paix en Amérique.Quelle peut être la valeur pratique de ces pactes, protocoles, accords et conventions?Il est plus sage de réserver son jugement sur ce point, surtout si l'on songe à la quantité d'Instruments du genre offerts au monde depuis 1919.Et puis, les Républiques américaines n'ont pas encore dit leur dernier mot.Bien des divergences subsistent en Amérique du Sud où l'union complète n'a même pu jamais se faire contre les manifestations plus ou moins sournoises de l'impérialisme des Etats-Unis.Lorsque, le 2 décembre 1823, le cinquième président des Etats-Unis, James Monroe, eût publié le célèbre message d'où est sortie une doctrine non moins célèbre, la joie fut grande en Amérique du Sud.Répondant à la Sainte-Alliance qui menaçait d'intervenir en faveur de l'Espagne pour faire rentrer les peuples américains dans l'obéissance, Monroe se posait en champion de l'indépendance des jeunes Républiques."Les continents de l'hémisphère occidental, proclamait-il, ne seront plus considérés comme susceptibles de colonisation par une puissance européenne?Plus d'intervention des pays d'Europe dans les affaires de l'Amérique; et, en retour, plus d'intervention américaine dans les affaires des Etats d'Europe.L'Amérique aux Américains! Vingt-trois ans après la mort du Père de la République, les Etats-Unis réaffirmaient la sagesse du principe que Washington leur avait légué dans son message d'adieu: «Evitez les alliances avec les puissances étrangères».Et Simon Bolivar, le Libérateur, comme son émule en gloire, San Martin, fit alors le rêve d'une vaste confédération américaine dont les bases éphémères étaient jetées à la Conférence de Panama en 1826.Trois ans plus tard, Bolivar mourait.«J'ai labouré la mer», avouait-il devant l'échec de son ambitieux projet.Des quatre vice-royautés de l'époque coloniale sortirent bientôt dix Etats, puis les cinq Républiques de l'Amérique centrale et les trois Républiques de la mer des Caraïbes.En y ajoutant le Mexique, on a la carte politique complète de l'Amérique «latine».Quant aux Etats-Unis, tantôt à l'abri, tantôt en marge de la doctrine de Monroe, ils ont couvert toute une partie du continent nord-américain, s'arrogeant en outre, au nom de leurs intérêts, le droit d'intervenir par les armes dans les affaires intérieures de telle ou telle République que déchiraient les factions rivales de candit-los.A tel point que l'historien et diplomate Garcia Caldéron pouvait écrire en 1911: «Pour se défendre contre l'impérialisme yankee, les démocraties américaines accepteraient presque l'alliance allemande ou l'aide des armes japonaises».L'Allemagne est aujourd'hui trop occupée en Europe pour poursuivre une politique d'impérialisme en Amérique du Sud et les ambitions japonaises trouvent suffisamment à s'exercer en Extrême-Orient.Par ailleurs, à la politique du t>ig fitick qui fut surtout en honneur sous le règne de «Teddy» Roosevelt, le cousin et successeur de Franklin Roosevelt substitue depuis quelque temps la politique du «bon voisin».On s'explique alors l'accueil enthousiaste que le Président a reçu au cours de son récent voyage.Il s'en faut, toutefois, que les Républiques «latines» soient prêtes à adopter toutes les vues de leur grande sœur en matière de politique internationale.Plusieurs, et non des moindres, — nous venons de le voir — ont encore foi dans la Société de Genève.Il en est peu, croyons-nou», qui songent, à l'exemple des Etats-Unis, à rompre tous les ponts avec l'Europe, à Imiter la conduite pratique peut-être, pour le moment, mais égoïste de Washington.A ce propos, il n'est pas mauvais de rappeler que les Etats-Unis ont bien quelques responsabilités envers l'Europe qui leur apparaît comme un «panier de crabes» où il serait imprudent de mettre la main.C'est l'idéologue Wil-son qui a bâti la Société des Nations.C'est aux méthodes américaines que l'Europe doit d'être livrée à la machine et à l'affairisme qui ne sont pas sans avoir hâté la crise actuelle où se débat le vieux continent.Le problème qui se pose en Europe est, suivant les termes de M.d'Ormesson, un «immense, colossal problème économique et démographique».S'il n'est pas résolu, ce sera la catastrophe, et l'Amérique ne peut garder l'illusion qu'elle en évitera les conséquences.Pas plus que nous, du reste, Canadiens, dont les responsabilités et les obligations sont toutefois infiniment moindres que celles de nos voisins.Le Canada est devenu, depuis la fin de la Grande Guerre, une Puissance internationale.De l'Etat souverain, il possède pratiquement tous les titres, négociant et signant seul les traités qui l'intéressent, disposant de sa propre représentation diplomatique à l'étranger.Le lien qui l'unit encore à la Grande-Bretagne et aux Dominions de l'Empire est essentiellement volon-taine.Il peut être rompu demain par une simple décision du Parlement d'Ottawa.Il s'en faut cependant que le Canada puisse avoir et pratiquer une politique extérieure qui ne soit pas plus ou moins influencée par les intérêts de la Grande-Bretagne, voire par ceux de telle ou telle partie de l'Empire.S'il est vrai qu'en principe la Métropole ne puisse plus, comme c'était le cas en 1914, entraîner par sa seule décision le Canada ou un autre Dominion dans une guerre étrangère, personne ne peut prévoir ce qui arriverait si un conflit éclatait, où la Grande-Bretagne aurait à défendre ses intérêts essentiels.Et de tels intérêts, en raison même de l'étendue et de la diversité de l'Empire, sont répartis à travers le monde.Pour amener le Canada et les Dominions à marcher à fond avec elle, l'Angleterre dispose encore de multiples moyens.Seule une opinion publique canadienne, orientée dans le sens des véritables intérêts canadiens, pourrait s'opposer victorieusement au jeu des impérialistes, arracher au Parlement de ce pays, en cas de conflit, une déclaration de neutralité qui équivaudrait à la rupture du lien impérial.Puissance internationale qui ne doit pas présumer de ses forces et se donner plus d'importance qu'elle n'en a en réalité sur la scène du monde, le Canada est, avant tout, un pays américain, et l'axe de sa politique extérieure — pour ne pas parler de sa politique économique — ne passe plus par Londres, mais par Washington.Rien ne le démontre davantage que le problème du Pacifique, lui-même posé par le jeu de l'impérialisme japonais en conflit avec les ambitions anglaises et américaines.En terminant cette chronique, je ne veux que formuler le souhait de voir le Canada prendre sa place dans le concert des nations américaines.NI ses intérêts politiques, ni ses intérêts économiques n'en peuvent souffrir, bien au contraire.Et pour nous, Canadiens français, il n'y aurait que de précieux avantages à retirer de rapports plus étroits avec des peuples formés comme nous — plus que nous peut-être — aux disciplines latines.Jean Bruchesi D'après une photo que nous publions, dénichée toute poussiéreuse, à la salle de quilles et de billard de Napoléon Dorval, rue St-Alexandre, le club Canadien était composé, en 1915-16, des joueurs suivants (on remarquera aussi sur la photo la reproduction de la coupe O'Brien et de la coupe Stanley): Didier Pitre, Louis Ber-linguette, Amos Arbour, Jack Laviolette, Bert.Corbeau, Goldie Prodgers.Howard McNamara, S.Newsworthy, Skene Ro-nan, George Vézina, G.-W.Poulin et A.Oui met.Le "Seattle and Sunday Times" du 18 mars, 1917, publie que le Canadien maintient sa tradition de n'aligner que des joueurs de langue française.On cite comme faisant partie du club à ce moment les noms de Lalonde, comme capitaine, et des joueurs suivants: Didier Pitre, Corbeau, Laviolette, Berlinguette, Mummery, et Couture.Le seul étranger, et propriétaire du club, un bon Irlandais: George Kennedy! Puis les années succèdent aux années.Et en 1922, Léo Dandurand, un des plus grands sportsmen Canadiens que nous ayons connus, fait l'acquisition du club Canadien.Plus tard.Cattarinich, dont nous venons d'apprendre par la voix des journaux la retraite du monde sportif pour raison de santé, s'associera à Dandurand dans la direction du club Et Léo, après avoir moult fois conduit ses "tuques" à la victoire, en abandonne l'année dernière, la direction à Ernest Savard.Le Canadien qui, depuis quelques années, avait rencontré la malchance sur son chemin semble, cet hiver, favorisé des dieux.A la tête de sa section, on s'attend à ce qu'il donne du fil à retordre aux Mariions, ses plus dangereux adversaires et aux clubs qui ont pris la tête de la section américaine.Qui boira cette année à la coupe Stanley ?Le Canadien nous fait prévoir qu'il y compte bien.Au bon vieux Canadien, à son excellent directeur, à ses entraîneurs, et à tout son personnel, nous souhaitons bonne chance, et la coupe Stanley à la fin de la saison! Nota-bene: Je tiens à faire remarquer que cet article, je le dois au concours précieux de Gérard Dandurand, fils de Léo, qui mit à ma disposition les cahiers de découpures du club Canadien ; à "Nap" Dorval qui m'a permis de reproduire la photo de l'édition 1915-16 du club Canadien, et à l'Institut Fraser qui m'a permis de consulter des cahiers de l'ancien Montréal, d'où sont extraites les photos d'une joute de hockey au Victoria Skating Rink, et les petits croquis de patineurs et hockeyeurs du temps jadis.Gabriel Langlais C'est un plaisir .que de retrouver fidèle à son poste le vieil "Almanach du Peuple" sans cesse rajeuni, toujours souriant en dépit de ses soixante-huit années.Chaque partie, rédigée avec soin, traite de sujets pratiques, amusants et récréatifs.Dans son ensemble.l'Al-manach du Peuple sait intéresser tout le monde et on le connaît d'un bout à l'autre du pays.Ce vieil ami des familles est devenu le conseiller indispensable, celui que l'on consulte pour tous renseignements.Il a une place pour tout et un coin pour tous.Il est surtout l'ami qui a la meilleure place dans nos bibliothèques familiales et qui a su rester à la hauteur de sa tâche.On en tourne les pages avec intérêt, on les relit avec plaisir.La Maison Beauchemin fait là non seulement un bon travail, mais une œuvre franchement canadienne.Marjolaine Février 1937 « 23 » La Revue Moderne AURONS-NOUS LA GUERRE?est délicieux ~" NOS DIVERSES FONCTIONS ITRUST êêl Ci mitée EXECUTEUR TESTAMENTAIRE ADMINISTRATEUR FIDUCIAIRE ACENT DE TRANSFERT RECISTRAIRE CARDE DE TITRES COFFRETS DE SÛRETÉ CONSEIL D'ADMINISTRATION Art.Vallée.C R.présit Albert Hudon.vice-présic ent Joseph Simard, ent J-A.Brillant, vice-président vice-président C.Delagrave.N.P., Hl J.-A.-E.Gauvin.J( in.R.Grothé.Hébert.N.P.J.-E.Labelle.C R.Mon.L Moraud.C R Aimé Parent, gérant général.10 ouest, rue St-Jacques, MONTREAL J.-Alp 13 Fugére.gérant local, 2.rue StPierre.QUEBEC Flottage des billots en Québec Savez-vous que .?.les vieux trains de billots du Saint-Laurent ont joué un rôle important dans le développement de l'histoire du Canada .que le gin de Kuvper, avec sa réelle saveur de Hollande, a gagné la faveur des Canadiens depuis plus d'un siècle.wveauxet commuaiftmmi PLATS 40965 26* ONCES, 190 gin Kuyper EN VENTE AU CANADA DEPUIS PLUS DE 100 ANS Distille et embouteille au Canada aoui ta aurveillanee directe de JOHN de KUYPER Si SON DutiUateur», Rotterdam.Hollande—Maison fondée en 1695.176F EN EUROPE (Suite de la page 9) Ce rude type mérite, pour le service ainsi rendu, la reconnaissance du monde entier.Naturellement, le voile tombé, les yeux dessillés, nous avons aperçu, dans leur nudité crue des questions qu'on avait l'habitude de dissimuler soigneusement sous des montagnes d'euphémismes wilsoniens ou, pire, "briandesques", d'où notre surprise de constater que tout ce qui arrive en 1936, n'est que la conséquence normale, logique, naturelle de la Paix de 1919.Cette Paix, en ses divers traités (Versailles, Trianon, Sèvres, etc.) est la grande responsable de l'anarchie où sombre l'Europe de 1936.Ces traités, qui ont tout prévu excepté ce qui est arrivé; qui ont tant causé de ce qu'ils voulaient empêcher, se trouvent heureusement reconnus universellement en 1936 pour ce qu'ils sont: o\es cours de catéchisme puritain sur la paix universelle, le respect des nationalités, dénués de tout fondement dans la réalité.Voilà tout de même un sérieux progrès et qui offre du moins l'avantage de déblayer le sol pour de nouvelles et plus solides constructions.Nous pourrions continuer nos critiques, examiner l'esprit et la lettre des traités de 1919 et des années suivantes, suggérer ce qu'il eût fallu faire, au lieu de ce qui a été fait.Temps perdu.Les faits brutaux comptent seuls: ils exigent toute notre attention — parce que, tôt ou tard, nous nous trouverons appelés à les apprécier de façon intelligente dans le sens de nos intérêts nationaux.Quels sont ces faits?L'Allemagne, d'abord, reprend dans le monde sa place de puissance de tout premier rang.Mais ses méthodes barbares, l'é-normité de ses armements, l'esprit de chicane et d'agression dont elle fait preuve partout et à tout propos, ses refus réitérés de remplir ses engagements, même librement consentis, ont effarouché pour quelque temps ceux qui trouveraient leur intérêt à graviter dans l'orbite du bloc germanique en voie de reconstruction.Mussolini lui-même ne semble négocier avec l'Allemagne que pour se ménager, par la crainte d'une alliance nazi-fasciste ouverte, des leviers de négociation avec ses partenaires habituels, malgré tout plus maniables, moins impulsifs; la France et l'Angleterre.Il vient de le montrer dans l'affaire d'Espagne, où il se fait payer sa non-intervention, c'est-à-dire l'abandon de la thèse allemande, par un accord de garantie du statu quo dans la Méditerranée.L'Italie, au fond, pourvu qu'on la ménage dans la Méditerranée, qu'on la consulte respectueusement sur les affaires d'Autriche et d'Europe centrale et méridionale, ne demande pour 1937, qu'à digérer en paix sa grosse bouchée éthiopienne.Mussolini, cela va de soi, ne saurait souffrir de gouvernement communiste en Europe occidentale.— Mais cette phobie ne lui est pas particulière.Le Fuehrer, lui, doit résoudre un sérieux dilemme dans l'orientation de sa politique extérieure: s'engager à fond contre la France et son alliée russe, ou se résigner à une tranquillité d'autant plus difficile pour lui que le crédit diminué, le Trésor obéré de l'Allemagne condamnent celle-ci à l'intérieur, à une vie encore plus resserrée que celle, très dure, qu'elle a menée durant 1936.L'isolement politique de l'Allemagne dure toujours; elle n'arrive à rompre le cercle de haines qui l'entoure, que pour le retrouver magiquement reformé dès qu'elle cherche à utiliser la brèche temporairement ouverte.Les situations désespérées portent malheureusement aux actes désespérés.On ne surchauffe pas impunément la vapeur dans une chaudière démunie de soupape de sûreté.Et si le Fuehrer réclame maintenant des colonies, c'est plus dans l'espoir d'occuper les énergies surexcitées de ses nazis, qu'il ne saura bientôt plus contenir, que par désir de compliquer davantage la situation Internulionule.Quant aux petites nations d'Europe, leur attitude dépend de celle des grandes puissances, et un relâchement dans la tension atmosphérique générale, facilitera dans une proportion correspondante une détente en Europe orientale, du nord au sud.Il ne faut rien exagérer.La politique européenne est susceptible de réorganisation sur des bases plus logiques que celles de 1919 et plus propres à libérer enfin l'Europe du régime de la paix qui pèse sur elle depuis la grande guerre.Cette réorganisation exigera de façon générale, du réalisme, du doigté, du sens politique de la part de ceux qui l'entreprendront.Ces conditions ne sont pas impossibles, surtout après tant et de si dures leçons.Elle exigera aussi, de façon particulière, le règlement préalable de trois grands problèmes, en suspens pour l'instant, et dont dépend la paix de l'Europe, peut-être du monde.Ce sont, par ordre d'urgence, le règlement des affaires d'Espagne en dehors du plan international, le redressement de la politique britannique, la stabilisation de la situation intérieure française.Les affaires d'Espagne, discutées et commentées si activement par la presse durant tout l'automne, réclament peu de commentaires.Leurs périls sont compris de tous.On aura grandement diminué les menaces de complications internationales, si l'on réussit à empêcher l'envoi d'hommes en Espagne, par les diverses nations européennes.Livrées à leurs propres forces et à leurs seules ressources en hommes, malgré l'aide reçue en matériel de guerre, les deux factions espagnoles se verraient rapidement acculées, soit à un compromis, soit, ce qui est plus probable à une décision imposée par l'épuisement de l'un ou de l'autre adversaire.Les forces humaines ont des limites.Ces limites sont près d'être atteintes par les troupes les plus mordantes des deux côtés.Il n'est pas impossible heureusement qu'une entente sérieuse n'interdise de façon pratique l'apport de troupes étrangères fraîches tant aux communistes qu'aux fascistes.Là se trouve la clé du problème.Le blocus économique, l'interruption des secours matériels aux belligérants, si désirables cependant, ne nous apparaissent ni probables, ni possibles.La Grande-Bretagne a subi durant l'année écoulée, une diminution de prestige si sensible que son relèvement jusqu'au niveau antérieur à l'affaire italo-éthiopienne apparaît de plus en plus problématique.Les répercussions des défaites diplomatiques britanniques commencent à peine à se faire sentir.L'impuissance grandissante de l'Empire à se maintenir ensemble apparut clairement au cours de l'année, en Egypte et en Palestine.L'inertie anglaise en Extrême-Orient, champs où se dépensaient traditionnellement ses surplus d'énergie, la retraite de Londres devant les menaces et les prétentions italiennes, ses concessions à l'Allemagne, la chute de la S.D.N., institution franco-anglaise, la nervosité grandissante de l'opinion publique anglaise, accusent une grave déperdition de vitalité.L'Angleterre doit choisir entre une politique impériale, détachée autant que possible des affaires d'Europe, et une politique résolument continentale à laquelle répugnent ses traditions, ses charges impériales et sa haine des alliances.La Revue Moderne « 24 » Fevrikr 1937 Pour reprendre son rôle d'arbitre entre les nations européennes, rôle qui réjouit si fort ses hommes d'Etat, Il lui faudrait une marine A la fols maltresse de ses communications Interimpériales et disposant d'une marge offensive d'effectifs.L'affaire italienne nous a éclairés sur ce point; elle a aussi éclairé la nation britannique qui reconstruit furieusement une marine qu'avalent laissé dépérir l'Idéologie des traités, celle de Kam-say MiicUonald et des unionistes, de lourdes charges financières et une grande haine naturelle des Innovations.Il faudra au moins trois ou quatre ans aux Anglais pour moderniser complètement leur flotte, porter à leur minimum Incompressible ses effectifs aériens, augmenter, malgré la lenteur du recrutement volontalne, son armée de terre.C'est dire que, pour deux ans au moins, la Grande-Bretagne se volt condamnée à une extrême circonspection sur le continent, a des concessions dont la moindre ne fut pas récemment cette entente de statu quo dans la Méditerranée avec l'Italie.Les progrès des armes aériennes ont supprimé le «splendlde isolement» du Royaume-Uni au point que celul-cl, avant de pouvoir de nouveau s'en targuer ouvertement, devra d'abord posséder des forces militaires, navales et aériennes capables de le garantir efficacement.Nous prévoyons donc, pour 1937, sinon une espèce de neutralité, dont l'Angleterre n'est pas plus capable que d'une intervention solitaire dans les affaires européennes, du moins une prudence extrême, qui affaiblira beaucoup la valeur de son action dans les conflits diplomatiques probables de l'année à venir.Il en est de même de la France pour des raisons différentes.Avec une marine excellente, au matériel flambant neuf, adapté à ses besoins; avec une armée, commandée par la meilleure école de guerre du monde, encadrée à la perfection, matériellement excellente, avec une aviation égale aux meilleures de l'Europe, la France voit son action diplomatique entravée, en toutes circonstances, par deux sérieux obstacles: lo La menace perpétuelle que constitue pour elle sur le Rhin, la présence d'une Allemagne réarmée.2o Le désordre profond de son organisme politique et social, ou si vous préférez l'affaiblissement du prestige de l'Etat en France.Le traité de Versailles, «trop dur pour ce qu'il avait de doux» (Jacques Balnville), en reconnaissant l'unité de l'empire allemand, en faisant la République héritière de cette unité, a perpétué le régime de la paix armée qui avait causé la grande guerre, en 1914, et qui rendra peut-être inévitable, dans un avenir rapproché, une conflagration générale.Loin de la vouloir, les auteurs du traité de Versailles, n'ont pas même imaginé une dissolution de l'empire germanique en ses parties constituantes.Ils ont laissé ces parties à la merci de la plus agissante, de la plus agressive, de la plus militariste d'entre elles, la Prusse.Ils ont permis la reconstitution et la légalisation de l'empire sur des données prussiennes, nécessairement impérialistes, nécessairement militaristes, nécessairement vouées aux mystiques de l'«Ansch-luss», du «Mittel Europa», de la perpétration des haines héréditaires, et des ambitions naturelles au bloc germanique dès qu'il est formé en organisme compact et centralisé.Ils ont négligé, si même ils se le soient rappelé, le grand dogme de la politique européenne qui déclare une Allemagne centralisée sous la domination d'une de ses nations, (Autriche du temps de Richelieu et de Mazarin, aujourd'hui, Prusse) incompatible avec la paix européenne, et, par opposition, ne voit le salut de cette paix européenne que dans le plus grand fractionnement possible en groupes autonomes, de la nation allemande.Malheureusement, 11 n'est plus temps de déplorer l'Ignorance politique et historique des auteurs des trai- tés de 1919.Le fait demeure dans sa brutalité: l'Allemagne unie, menacée de ruine économique, armée jusqu'aux dents, resserrée en des frontières qui ne lui sont pas naturelles, et comptant soixante-dix millions d'habitants, ne peut pas, quel que soit le régime politique qui la dirige, ne pas être agressive, ennemie du statu quo, résolue tôt ou tard à le détruire à son profit.La sécurité de l'Europe dépend, selon le système actuel, de la force des nations attachées au statu quo; la France symbolise naturellement aux yeux des Allemands le maintien de ce statu quo détesté; comme eux-mêmes symbolisent, aux yeux des Français, la Révision et la Paix armée.D'où la faiblesse de tout apport français dans tout débat international qui n'a pas l'Allemagne pour objet principal.D'où les harnais compliqués par lesquels elle s'efforce de faire marcher de concert d'aussi parfaits incompatibles que la Pologne et la Russie soviétique, par exemple.Ces attelages n'ont pas peu contribué, par l'énormité des charges militaires exigées, à ruiner l'Europe et à la conserver dans un état constant de fièvre et d'inquiétude.La banqueroute générale, ou la guerre généralisée et maintenue à l'état endémique, nous semblent, nous regrettons de l'affirmer, les seules issues possibles à l'impasse actuelle.Une situation française intérieure moins dénivelée, moins lourde de menaces, eût imprimé à l'action diplomatique une unité, une assurance qui eussent peut-être évité à l'Europe, par de fermes paroles aux moments critiques, l'état de tension dans lequel elle vit maintenant.Les circonstances ont malheureusement voulu qu'au moment où des gouvernements césaristes en Italie et en Allemagne exigeaient en France et en Angleterre des gouvernements possédant une stabilité et une énergie correspondantes, ces deux pays n'aient eu à opposer au personnel neuf, plein d'allant, des dictatures, que des équipes usées, inaptes par tempérament, par tradition aux décisions rapides, aux attitudes déterminées, au jeu brutal de bluff, de menaces, de surprises, qu'est la diplomatie moderne.On a opposé les méthodes dilatoires aux méthodes directes, la conciliation à la menace, les savantes retraites aux avances foudroyantes des dictateurs.On a ainsi hypothéqué l'avenir, raffermi dans leur attitude, d'abord assurée, les deux dictateurs, consolidé leur popularité chez eux, et décuplé leur force réelle par des concessions de prestige, dont le refus net, au bon moment, les eût réduit à l'impuissance au dehors, comme, peut-être, chez eux.Il est temps encore d'opposer la menace à la menace, la force à la force, les actes aux actes.Alliez solidement une France et une Grande-Bretagne déterminées, énergiques et vous assurez la paix du monde.Ni l'Italie, ni l'Angleterre n'oseraient la moindre chose alors en Europe sans leur permission.La paix de l'Europe, celle du monde peut-être, dépendent de la cohésion anglo-française.Celle-ci, à son tour est conditionnée, en Angleterre, par la rapidité et l'étendue de son complet réarmement en France, par la stabilisation de la situation intérieure.et, dans les deux pays, par la substitution d'hommes dignes de ce nom, taillés pour la lutte, courageux, Intelligents, au personnel dirigeant actuel aussi caduc dans ses méthodes que ridicule par sa conduite des affaires dans le passé.Paul Renaud Où sont les neiges d'antan ?(Suite de la page 17) chait, les gamins qui nous rendions sac au dos— à l'école, après ces bordés-lâ! .Souvent le chemin était à peine ou%"ert,— sauf une trace de traîne.Il nous fallait aller les uns derrière les autres, à la file indienne les plus grands battant la marche et remoquant, au besoin, les plus petits; il fallait, à dire vrai, se traîner plutôt que marcher, se traîner à genoux, ramer des mains, avancer à quatre pattes.A certains jours, heureusement, nous avions la bonne fortune d'être ramassés par le père Ti'Gars, qui allait mener sa progéniture à l'école, au grand galop de sa Souris, (une jument rapide qui passait dans les bancs de neige comme dans d'Ia boucane de cigarette!) Mais le pire, ce n'était pas les bordées elles-mêmes — qui arrivaient toujours avec le "nordais", —c'était le revers qui suivait! Le revers?Ainsi appelle-ton, en aval de Québec, le vent furieux qui souffle, en hiver, du nord-ouest, "du fin fond de l'horizon".Ah! quand le revers prenait!.C'était épouvantable!.On en avait pour des jours et des nuits! Oui, pour des jours et des nuits, à rester dedans, emprisonnés, à entendre craquer la maison, à la sentir frémir de toute sa charpente, comme de souffrance; à entendre aussi, venant du dehors, des plaintes sourdes, des cris perçants, des gémissements désespérés, tout un sabhat enfin, à donner la chair de pouleI.C'était lugubre; les cheveux en adressaient sur la tête! Et avec ça.en plus de ça, il y avait toujours le feu qui menaçait de sauter de prendre dans le tuyau! C'était une autre horreur.Dans certaines maisons, chez les veuves surtout, on ne chauffait guère.On tenait le feu bien bas; la p'tite porte du poêle restait fermée; fermée aussi la clef sur le tuyau.On aimait mieux grelotter, se faire geler, que de risquer d'passer au feu.Après tout!.Pensez donc! s'il avait fallu flamber par des tempêtes pareilles! .C'eût été horrible!.Toute la maisonnée eût péri, (sans parler de la maison elle-même), soit dans les flammes, soit dans la tourmente.A chaque bourrasque, les maisons branlaient, craquaient, se tordaient; et les grand'mères, et les femmes lamentaient: "La maison va ben partir, si ça continue! .Seigneur! ça va-t-y durer toute la nuite, c'te tempête-là! ! !." Ça, par exemple, c'étaient des hivers! ! .Pas ceux d'aujourd'hui!.En 18°7, cependant, ce ne fut pas pareil: l'hiver, cette année-là, ne se pessar pas beaucoup.Il commença trois mois en retard.Le 17 janvier, en effet, il n'y avait pas encore un brin de neige sur le sol.On n'avait jamais vu ça! Ce jour-là, dans la r'ievée, vers 4 heures, un beau carrosse attelé de deux chevaux nerveux harnachés de blanc, passait au grand trot dans le village des Epinettes, roulant vers l'église.Tous les yeux étaient aux châssis pour voir passer le superbe attelage.La haute voiture avait aux portes et aux fenêtres, des petits rideaux rouges plissés fin.Elle s'arrêta devant le perron de la sacristie.Deux hommes et deux femmes en descendirent, tous en grande toilettte.Sauf le cocher, qui resta avec ses chevaux, ils pénètrent dans la sacristie.L'une des femmes — moins bien habillée que l'autre — portait entre ses bras, avec précaution, quelque chose de fragile entortillé dans une couverte blanche.Ce quelque chose de fragile .c'était, comme on dit par-là, un mangeux d'bouillie.Celui qui fut.c'te r'Ievée-là, baptisé selon le rite de l'Eglise, et qui était né le matin, avec bien de la misère, celui-là n'a guère profité: il est toujours resté casuel.Ca ne lui a pas porté chance, sûr que non, de venir au monde par un jour d'hiver sans neige, et d'avoir été, le même jour, mené au baptême en carrosse.On a beau n'être pas superstitieux; on a beau rire "des histoires de ma grand'mère": Y a des choses, voyez-vous!.Mais le lendemain, le 18, l'hiver a pris pour de bon! Il y avait à l'église, ce matin-là,.(ah! la vie: un qui arrive, UN PRODUIT CANADIEN I Cire à \ *l parquetsJ BEAUTE durable Vous pouvez consacrer maintenant deux fois moins de temps au cirage de vos parquet! avec la nouvelle cire plus facile à appliquer Old English —elle ADHERE beaucoup plus longtemps.En vente chez tous les marchands.Old English CIRE EN PATE Soulage maux de tête, de dents, d'oreilles —abaisse la fièvre.La Petite Revue est en vente chez votre dépositaire à 15 un qui s'en va!.,) il y avait un service sur le corps.Le défunt était un homme respectable, et estimé ben gros.Aussi toute la paroisse était à l'église, entourait sa dépouille.Chacun avait tenu à venir lui dire, avec une dernière prière, ses derniers regrets.Le temple paroissial était donc bondé — nef et jubé.Même les plus éloignés étaient présents.(Dans les campagnes, c'est pas comme dans les villes, c'est pas rien qu'une p'tite pincée d'monde qui assiste aux enterrements!.) Mais, tout ce monde était venu à l'église en slailles, en voitures roulantes.La neige n'avait pas encore commencé à tomber, quand ils avaient quitté leurs fermes.Or, à peine le service était-il commencé, que ça se mit à tomber à plein ciel: des brins gros comme ça!.on ne voyait rien.nen que la neige qui tombait! Ça tombait tellement, ma foi! qu'une fois le service fini, ça devenait gênant — surtout pour les créatures — d'aller accompagner le défunt au champ du repos.Et les voitures, en s'en retournant, en avaient quasiment jusqu'aux moyeux.Oh! ça, c'était des hivers vrais!.Mais aujourd'hui ?!.Louis Morneau Février 1937 a 25 » La Revue Moderne Nous recevrons les solutions écrites sur le carrelage publié ci-dessous, jusqu'au mardi 16 février, à midi.Les solutions exactes seront tirées au sort et nous accorderons trois (3) prix d'un dollar ($1.00) chacun, aux trois premières solutions favorisées par le sort 1 I H>\ l>l l'illllll KMK n„ no LES GAGNANTES DU TRENTIEME PROBLEME Mlle Gisèle Barnabe, 4290, rue Fabre, Montréal, P.Q.Mlle Marguerite Roy, C.P.104, Beebe, P.Q.Mlle Anita de Grandpré, C.P.75, Berthierville, P.Q.A DETACHER / z 3 J s C PROBLEME No 31 Nom Adresse (Prière d'adreBBer à: Nos Mots Croisés, "La Revue Moderne" 320, rue Notre-Dame • •'.Montréal.) HORIZONTALEMENT A DETACHER VERTICALEMENT 1.IVur Irraisonnée.— D'nne gentillesse prétentieuse.2.Tendance vers an résultat commun.3.Ville et port des Philippines.— Paresseux de l'Amérique tropicale.4.Rivière d'Allemagne.— Séduire par de* caresses.— AdJ.nom.5.Ville et port de Hollande.— Maniée doucement.— Ville du Royaume d'Italie.6.Lettre grecque.— Un seul.— Pr.pers.— L'sHffe.— Deux consonnes.7.Note.— 8e dit du |Miil de deux couleurs.— l'oint cardinal.— Terminaison fie verbe.S.Qui concerne le trésor de l'Etat.— Facteur rural.9.Article.— Planche que l'on interpose entre la \ enduire et ua gros madriers d'un pressoir.— Fleuve de la Huède centrale.— Préfixe.10.Pr.pen*.— Mesure chinoise.— Orientaliste allemand, ( 160»-1017 >.— Prép.— Charpente.11.AdJ.nnm.— Fleuve côtler d'Allemagne.— Lac de l'Amérique du Nord.12.Léfcumineuse.— Faire (lirurer ensemble.— Les deux premières syllabes d'un fleuve d'Italie.13.Nom que l'on donne aux dieux blenful-sont* de la mythologie srandlnnve.— Parties latérales el Inférieures du bus-ventre.14.Mal que l'on fait subir a un ennemi, pour se ventrer.15.Noix dépouillé de son enveloppe coriace.— Spectacle splendidc.1.Qui fabrique de la vaisselle.— Oui |h>n-sède la suprême perfection.2.Petites cornes qui viennent avec l'use nu bois du cerf.3.Ville d'Espagne.— Mouche africaine.— Aura recours à.4.Nom donné aux argiles ocreuses.— Adj.noss.— Chiffres romains équivalant I 60.— Chef-lieu de comté (llle-et-V Haine).5.Préfixe privatif.— Cavalier turc.— Fleuve d'Italie.Sa I anal pour renouveler l'air.— Entourée d'eau.— Variation, différence.7.Sorte de grande Jatte.— Machine servant a soulever des fardeaux.8.Temps d'un verbe qui signifie: chicaner mal a propos.— Appuie contre.9.Fait tort.— Nombre qui, en grec, «lé-signe deux personnes.10.Lutte de paroles.— Ville de Helpiuiie.— Mouvement de croissance des marées.11.Préfixe.— Qui rend service.— Pr.pers.13.Corps de tout blason.— Monnaie romaine.— Adv.de négation.— Mont -réal en est une.13.Déesse de la Ilcauté.— Lettre grecque.— Rendre un son enroué.IL Ne dit des singes qui ressemblent le plus a l'homme.15.Rocher A fleur d'eau.— Secousse Imprimée nu sol par un effort interne.(La solution de ce problème sera publiée dans La Revue Moderne de mars).Achmed, le Magnanime iSuite de la pagt 5) ne laissant, pour veiller au soin des blessés, qu'un jeune médecin harassé et nerveux, que déconcertaient la chaleur, l'environnement et ses nouvelles responsabilités.Durant les jours qui suivirent, les malades moururent plus vite dans l'infirmerie toujours pleine.La garnison était réduite d'un tiers par les balles, la fièvre et la soif.Presque toutes les recrues étalent mortes.Ces enfants ne réfléchissaient pas assez.Ils enlevaient leurs casques et tombaient, frappés d'insolation, ils se dissimulaient mal aux créneaux et durant les deux attaques, ils se servaient avec trop de lenteur de leurs baïonnettes contre les krlss actifs comme des éclairs ou la lourde descente des cimeterres.Et, blessés, ils gémissaient tant qu'ils s'épuisaient plus vite et leurs gorges s'asséchaient avant celles des anciens muets.Puis, leurs prunelles s'assombrissaient, ils cessaient leurs lamentations, parce qu'ils comprenaient tout à coup combien leurs plaintes étaient inutiles, et, dans l'infirmerie blanche, les recrues mouraient comme s'endorment les enfants.Une expression d'éton-nement intense se peignait sur leurs traits, ils entr'ouvraient les lèvres deux ou trois fois comme pour appeler.Enfin, ils tournaient la tête sur l'oreiller, et une grande paix détendait leurs visages aux yeux fixés et aux lèvres entr'ouvertes.On atteignit ainsi le quatre-vingt-douzième jour du siège.Le feu de la révolte, comme une épidémie, gagnait de la virulence en se propageant, de toutes parts des hordes hystériques, pillaient, brûlaient, assassinaient, détruisaient les routes.Plusieurs postes étaient tombés.Telat — la Rouge — émergeait seule au milieu de cette marée montante comme l'îlot battu des vagues, mais vainqueur de ces vagues.Un immense cri de douleur, de rage et de désespoir s'élevait de la terre teinte de sang.Et le nom de Constantine Sahib, défenseur de Télat la rouge, opposait à la renommée grandissante d'Ach-med Khan le Terrible la gloire de son invincibilité.L'eau baissait dans les citernes de Télat.Des sentinelles gardaient jour et nuit le précieux liquide.Il avait fallu fusiller un soldat coupable d'avoir détroussé une recrue de sa juste ration.Les barbes, qu'on ne rasait plus s'allongeaient sur les visages hâves et brûlés des soldats.La vie dans Télat se réduisait maintenant aux travaux de la défense.Tout le temps que les officiers ou les soldats ne passaient pas aux créneaux ou aux corvées, ils l'écoulaient immobiles sur leurs lits, nus à cause de l'étouffante chaleur, les yeux au plafond, rêvant tous de choses semblables dont ils ne parlaient pas.Même l'appareil de T.S.F.du quartier des hommes, et celui du mess, étaient silencieux.Personne n'osait plus écouter les orchestres de danse de Bombay ou de Singapour.Hors des nécessités du service, les défenseurs de Télat s'évitaient.Quelquefois, cependant, quand la veillée était plus fraîche et qu'on sentait moins la soif, un soldat se mettait à chanter et les autres reprenaient en chœur.Mais cet effort durait peu et bientôt le silence nocturne retombait sur Télat.Le quatre-vingt-dix-neuvième jour, un sergent qui descendait de faction s'assit sur son lit comme pour nettoyer son fusil et pressa la gâchette.Constantine accourut au quartier et fit prendre les armes à toute la garnison.Sur son ordre, on procéda alors à la dégradation publique du sergent comme s'il eût été vivant, puis on l'enterra sans cérémonie d'aucune sorte et sur sa tombe une simple planchette porta un seul mot inscrit «traître».Ce fut le premier suicide du siège et le dernier.A partir de ce jour Constantine occupa ses soldats.Réparation et ren-forcissement des remparts, exercice comme en temps de paix, assainissement des quartiers, doubles quarts aux créneaux se succédèrent sans relâche.Il fit travailler les lieutenants et les subalternes, leur Imposant, pour occuper leurs loisirs, de longs devoirs de mathématiques, des problèmes de tactique et de stratégie a résoudre — discutant avec eux des solutions avec-un sang-froid qui les émerveillait.Il n'avait changé en rien.Toujours présent partout, toujours actif et solide, ne s'exposant jamais inutilement.Les longueurs de ce siège nuisaient au prestige d'Achmed Khan.D'autres soins pressants l'appelaient ailleurs, mais chaque fols qu'il prenait le parti de ne laisser qu'un de ses lieutenants et 11 nombre strictement nécessaire d'hommes devant Télat, c'était pour changer bientôt d'avis.Il craignait Constantine Sahib assez pour ne le pas quitter de vue.Télat la Rouge jouait son rôle.A l'abri de ses murs, deux Compagnies d'infanterie indigène, une de blancs, une d'armes spéciales; à peine un bataillon immobilisait la meilleure partie de l'armée en révolte et retenait loin du front le meilleur chef de guerre des dissidents.Et, parmi les partisans d'Achmed Khan, plusieurs commencèrent à murmurer qu'Allah n'écoutait plus les prières de celui qui se disait son élu.Plusieurs même quittèrent les tentes du Terrible, pour aller chercher sur d'autres fronts, en même temps que la gloire des combats, la satisfaction de participer aux ravages qu'accomplissaient les armées alliées sur les terres de l'Empereur-Roi et sur celles des populations qui lui étaient restées fidèles.Achmed Khan dut sévir et, craignant quelque traîtrise, dut s'entourer d'une garde de vétérans que n'étonnaient point les lenteurs d'un siège.On dépassa ainsi le cent dixième jour; les murs de Télat abritaient cependant de grandissantes souffrances que chacun supportait selon son caractère et selon les habitudes de sa race.Les Anglais, silencieux, s'efforçaient de ne point se montrer indignes de leur Chef; les Ecossais du détachement de mitrailleurs entouraient le soir leurs joueurs de cornemuse qui leur faisaient inlassablement entendre les airs aigres, mélancoliques de leurs landes natales, et, le jour, leurs yeux bleus s'emplissaient de nostalgie derrière les meurtrières des tourelles d'angle.Les Irlandais rageaient ou pleuraient tour-à-tour.Mais leurs fusils leur brûlaient les doigts et une tête ennemie se montrait-elle, ils partaient tout seuls.Quant aux Sikhs — jamais bien loquaces — s'ils accomplissaient avec ponctualité leurs devoirs, hors du service on les voyait installés par groupes, accroupie dans une immobilité de pierre, leurs figures noires, des masques impassibles.Mais quand Constantine-Sahib traversait la cour intérieure, au milieu du silence des groupes, il sentait fixés sur lui les regards pathétiquement confiants de ses hommes.Aucune épreuve ne semblait atteindre l'homme de fer.Il avait conservé sa raideur, son monocle, sa cravache, et l'insolente cambrure de son dos plal d'athlète.Cependant, il ne buvait que la moitié de sa minime ration d'eau bourbeuse, donnait l'autre à ses blessés, et son grade lui interdisait même la consolation d'une confidence, d'une détente.Ce matin-là, une chaleur écrasante pesait sur Télat; des hommes épuisés de soif et de fièvre avaient dû être transportés à l'infirmerie, même les Sikhs ne pouvaient rester à leurs postes de bataille.Achmed Khan choisit l'heure du midi pour attaquer.Il jeta si brusquement ses hordes sur la place; son (Suite à la page 28) La Revue Moderne « 26 » Février 1937 O o O O tu ffaf o BEAUX LIVRES Les poissons de nos eaux (1) Il faut noter, en marge des deux volumes o,ue vient de publier M.Claude Melançon, publiclste du réseau national, le souci de la présentation qu'il apporte à chacune de ses œuvres."Nos animaux chez eux", publié 11 y a deux ans, en dépit d'une présentation orl-Kinale et d'une illustration abondante, se vendait néanmoins pour la somme dérisoire de cinquante sous.M.Melancon vient d'accomplir, pour la deuxième fois, le même tour de force.La bonne réception accordée a son premier livre l'a Incité à traiter les poissons de la même façon que les mammifères.Sans négliger le caractère économique ou sportif de ces êtres hautement spécialisés, Il s'arrête surtout à leur caractère attrayant et pittoresque.S'appuyant sur les données biologiques récentes, il nous montre chaque poisson dans son milieu naturel, au milieu de ses proies et de ses ennemis.Doué d'un sens aigu de l'observation, M.Melançon anime ses sujets d'une plume alerte qui abonde en trouvailles de toute nature; le poisson cesse d'être un animal impersonnel et devient une créature extrêmement curieuse, très bien adaptée à l'élément qu'elle habite et digne d'une observation sympathique."Les poissons de nos eaux", ce livre attachant, à la portée de tous, où la nomenclature scientifique, fastidieuse et monotone, est réduite au minimum, dresse l'inventaire de nos fleuves et rivières et vise à nous révéler les richesses de notre faune québécoise et à nous faire pénétrer sans effort dans un monde de merveilles.Cet ouvrage dans lequel l'auteur a su mettre au besoin sa science au niveau de tous est par ailleurs abondamment et soigneusement illustré par Mlle Germaine Bernier, attachée au Laboratoire de zoologie de l'Université de Montréal, et M.Jacques Bédard, ex-élève de l'Ecole des beaux-arts.Les amateurs de pêche, ceux chez qui la passion sommeille encore, aussi bien que nos écoliers et nos collégiens trouveront dans "Les poissons de nos eaux" non seulement quelques heures de lecture passionnante, mais aussi et surtout une documentation substantielle, des détails inédits sur un sujet dont nous ignorons à peu près tous les aspects et figures essentielles.M.Melançon aura eu le mérite de combler un vide absolu dans la littérature d'expression française du Canada.C'est quelque chose.Montréal (2) M.Raymond Tanghe, docteur en Sciences sociales, économiques et politiques de l'Université de Montréal, a déjà publié "La Géographie humaine de Montréal".Le succès qui a accueilli cet ouvrage a engagé M.Tanghe à développer son étude.C'est ce développement que les Editions Albert Levesque viennent de publier sous le titre laconique Montréal.La première partie envisage l'aspect géographique: la géographie physique: (le site, la forme de l'île, la nature du sol, l'hydrographie, le relief, le climat); la géographie du peuplement • l'occupation du sol, les divisions administratives, le cosmopolitisme de Montréal); la géographie économique (les facteurs de relations, les ressources naturelles, le marché de con- sommation, le marché financier, le marché du travail).La deuxième partie est consacrée à l'aspect social.Tout d'abord, la part du facteur ethnique et du facteur religieux.Puis, l'explication de l'organisation de l'enseignement (le mécanisme des commissions Catholique, Protestante et Juive, l'enseignement libre, universitaire, etc.); Vorganisation des œuvres de bienfaisance (le corps médical, les hôpitaux, les associations charitables); l'organisation judiciaire (aperçu historique, les cours de justice, le Barreau, le Notariat).Toute la troisième partie a pour objet l'aspect politique et économique: la Cité, au point de vue administratif (historique, aspects politiques de la charte, mécanisme de l'administration et pouvoirs généraux de la Cité); la Cité, au point de vue financier (budgets, impôts, taxes, emprunts, etc.etc.).Afin de rendre encore plus sensible la physionomie de Montréal, l'éditeur a fait préparer par l'artiste canadien Arthur Lemay, une série de 15 illustrations qui apparaissent dans le texte et hors-texte.L'éditeur Albert Lévesque se révèle ici l'égal des meilleurs confrères européens.Montréal avec sa reliure, (sous chemise de papier illustrée), ses illustrations, son texte bien distribué, est un livre du "premier rayon", selon l'expression consacrée.En vente chez l'éditeur, 1735, rue Saint-Denis, Montréal, et dans toutes les librairies bien assorties, pour $3.00 l'unité.Mademoiselle Sérénité (3) Voici un roman canadien perspicace, d'une psychologie sûre, écrit d'une plume alerte, vive et très française.Sans prétention à la profondeur, l'auteur esquisse à larges traits un conflit psychologique vraisemblable.Mme Olier, douée d'un grand sens de l'observation, donne la prééminence au fait sur l'atmosphère.Abordant un genre difficile où la fantaisie doit cependant se plier aux exigences des personnages en scène, Mme Olier présente une suite de tableaux qui sont des modèles de vivacité et de compréhension.Il lui reste sans doute à maîtriser l'art du roman, en serrant ses personnages de plus près et en faisant la part plus large au décor, à l'ambiance, mais, tel quel.Mademoiselle Sérénité constitue un roman attachant dont la facture, pleine d'une fantaisie allègre, plaira à tous ceux pour qui la lecture est surtout un agréable divertissement.Brunes et blondes (4) L'inspiration de M.Jean Gillet s'est arrêtée au titre de son second volume de poésie.Brunes et blondes est-il écrit sur la couverture.Et plus bas: Poèmes.Définition nécessaire, sans laquelle le lecteur non prévenu risquerait fort de confondre ce titre baroque avec celui d'une classification sommaire de bière ou de cigarette.Or il s'agit de femmes, des femmes brunes ou blondes, nous dit l'auteur, qui m'ont inspiré ces vers." Cette restriction faite, quant au titre, il reste que M.Gillet possède un beau talent de versificateur, de l'aisance et de la facilité, notamment dans la description.L'ouvrage, précédé d'un liminaire, se divise en qua- tre parties dont la première est la plus faible: Aimer, rêver, souffrir, prier.M.Gillet se complaît surtout, tout au long de ses poèmes, dont le thème fondamental est l'amour, à stigmatiser le détail significatif, et, à l'aide du relief sentimental, de lui donner un sens précis.Son inspiration, s'alimentant aux sources de l'amour, sait, à l'occasion, tirer de ce thème toujours nouveau, des accents originaux et non dépourvus d'un frémissement poétique délicat et nuancé.F.L.Lacroix RADIO ET EDITION L'œuvre de Robert Choquette à la radio et le magnifique ouvrage qu'il en a tiré, récemment édité par la Maison Granger Frères, ne font qu'un.Nous avons cru bon de publier sans autres commentaires quelques extraits de la lettre suivante d'appréciation, en marge du programme radiophonique, si goûté, de la National Breweries Limited, lettre qui vaut aussi pour l'édition du Curé de Village (5).Messieurs, Nous avons aujourd'hui, à la radio, une émission qui, grâce à Dieu, s'adresse à la population canadienne-française catholique de notre province de Québec.Comme curé de paroisse et ayant charge d'âmes, j'ai souvent critiqué les concerts et programmes qui nous sont radiodiffusés car je réalise l'importance et l'influence énorme de cette propagande de la radio.(.) L'un de nos écrivains et poètes les plus distingués .Monsieur Robert Choquette, a su, avec sa plume facile et ses connaissances approfondies des populations de nos villages et campagnes, dessiner une image parfaite et variée du type canadien-français.(.) J'ai suivi ces émissions depuis trois ans et jamais, à ma connaissance, le Curé et le Village ont été nommés, mais les personnages nous semblent réels.(.) et je sais que plus d'une lettre de remerciements a été envoyée en reconnaissance d'une leçon enseignée lors d'un épisode du "Village" et j'ai moi-même demandé à mes paroissiens, en chaire, d'écouter ces programmes pour leur valeur morale et l'intérêt humain qui s'en dégage.(.) J'approuve l'esprit chrétien de ces émissions.J'aime l'atmosphère de tolération et l'entente sympathique que ce "Curé de Village" a su inculquer à son troupeau et je tiens à féliciter les commanditaires de ces émissions qui ont su, tout en évitant le vulgaire, amuser et intéresser notre population canadienne-française catholique.(Signé) Charles Pilon, ptre Curé de St-Vital, Montréal-Nord (1) Claude Melancon Les poIkmoii* .lt> m enur.2 volumes, Editions Oranger.Montréal, 1936.SI.00.(2) Raymond Tannho: Montréal.Editions Albert I.eteauue.17S5.rue 6*lnt-Denls Montréal.1936 13.00.(3) MoTsette Olier: Mademoiselle Sérenit*.Editions du Nouvelliste.Trola-Rlvlérea.1936 10.75.(4) Jean Olllet: Hninn et blonde*.Poèmes édités par la librairie Beauchemln Montréal.1936.(5) Robert Choquette: Le Curé de Villa* dà IrdUwui Soulage les douleurs du foie et élimine les poisons de l'intestin.ta boite.I En vente partout.CHEZ VOTRE PHARMACIEN 30 capsules.91.25 150 capsules.94.50 A R O L A B Casier 52—Sla.T MoKTUAi 0^ fus * Tél.HA.5641 NÉVRALGIE RHUMATISME RHUME GRIPPE seront immédiatement enrayés'par l'usage des capsules U-No En vente partout: rn boites de 25c, 60c, $1 00, $2 00 Laboratoire U-No, Montréal Distributeurs: LYMANS Ltd.Demandes."LA PETITE REVUE" chez votre dépositaire rayonnement irrégulier des champs.Ariette soupira, en se laissant glisser sur le siège.— Ça vous va?— Oui, beaucoup.Plus que vous ne sauriez croire.— Avec vous, John, on sait à quoi s'en tenir.Vous croyez chaque mot que vous prononcez.— Ironie?— Non, je vous assure.Elle dit, rêveusement: — Des fois, tout de même, je vous aimerais plus bavard.— Et moins sincère?demanda-t-il avec douceur.— Vous avez réponse à tout.— Non Ariette.Pas à tout.Sans quoi.— Sans quoi?Il considéra un instant le jeune profil pensif de sa compagne d'un dessin si pur.— Rien.Mais je peux vous dire combien je vous admire Ariette, combien je vous suis reconnaissant d'avoir su rendre mon séjour à Saint-Maxence inoubliable.— Je ne suis qu'une fillette, dit-elle tristement, et vous abusez de vos privilèges d'hôte en vous moquant ainsi de moi.— Je ne me moque point, Ariette.On ne se moque pas de celle qui réunit en elle les plus beaux traits des deux êtres qu'on a le plus aimés au monde.— Vous l'aimiez?Elle parlait de sa mère.Il le comprit ainsi et répondit, avec simplicité: — Je l'aimais.Mais pour elle, je n'existais pas.Dès notre première rencontre elle me parla de votre père.Je fus le confident: vous savez, comme dans Shakespeare, utile mais secondaire.— Pauvre grand ami, murmura la jeune fille, que cette franchise avait troublée, voilà la raison de ce long exil?— Un peu.Et puis, je ne connaissais rien d'autre que mon métier.Il m'offrait l'oubli, l'aventure, la vie physique dont j'avais besoin.L'habitude, le manque d'attaches firent le reste.Voilà vingt-deux ans que je guerroie.Si quelquefois j'ai maudit ma solitude, je ne puis dire que je me sols jamais ennuyé.Mon existence fut mouvementée; mais les détails vous ennuieraient.A quoi songez-vous?— A ce que vous dites.— Comme vous voyez, il n'y aurait pas eu grande place pour une femme dans ma vie.— Maintenant?— Il a bien été question de moi, pour un poste intéressant et plus sédentaire au grand état-major.— Vous l'avez refusé?demanda-t-elle étonnée.— Je n'avais pas le choix, fut la brève réponse.Elle sentit que sa question avait rappelé un souvenir pénible et dissipé l'intimité qui les enveloppait de douceur, un moment auparavant.— Nous rentrons?— Si vous voulez, Ariette, il se fait tard.Le retour fut silencieux.XII Des affaires urgentes rappelaient Rouvier en ville, des affaires qui le garderaient peut-être jusqu'au lendemain.Il s'en expliqua à son ami dans la salle de billard, après le grand déjeuner, le front sombre, malheureux d'abandonner Constantine en cette dernière soirée: — Je suis furieux, dit-il.Mais qu'y puis-je?Il s'agit d'un nouvel imbroglio dans cette malheureuse situation internationale.Ma présence est nécessaire.Service commandé, comme nous disions autrefois.Tu comprends cela, toi, n'est-ce pas?Constantine sourit, visa avec soin, fit coup double, releva la tête: — Va, mon vieux.Bonne chance et merci.Comme tu dis, je comprends cela, moi.Il ajouta, très bas: — Trop bien.Les adieux terminés.Ariette vint le rejoindre: — Une partie, John?offrit-elle.Ils jouèrent en silence quelques minutes.— Vingt, compta-t-elle.Vous gagnez encore.Revanche?— Sans doute.Ils se retrouvèrent plus tard dans le grand salon, devant le foyer où pétillaient les bûches d'érable.Les hautes fenêtres encadraient de nobles et tristes perspectives de grands arbres immobiles sous une pluie diluvienne.Elles ne versaient dans la pièce qu'un jour appauvri de toute luminosité.Déjà, des angles, une pénombre montait.Ils se taisaient, oppressés par le poids de leurs pensées secrètes.Constantine dit enfin: — Vous souvenez-vous du jour de mon arrivée, Ariette?— Oui, répondit-elle, vous portiez le même complet sombre, la même cravate.Vous paraissiez tellement plus jeune que je ne m'attendais.Neuf ans écoulés vous ont laissé le même.— Vous vous souveniez de moi?demanda-t-il, surpris.— J'ai attendu neuf années votre retour, dit-elle simplement.Pour vous je n'étais alors qu'une fillette en mal d'adolescence, sans doute laide et bête à faire peur .Oui, je me souvenais de vous.Vous ferai-je une confession, qui vous paraîtra ridicule?— Je vous écoute.— Pas un de vos faits et gestes ne m'est étranger.Il eut un geste d'incrédulité.— Vous ne me croyez pas?Ecoutez.En 1922, attaché à l'état-major dans l'Hadramaout, cinquième blessure, quatre durant la guerre, en 1924, capitaine adjudant de la garnison de Té-lat, sixième blessure, en 1925, major, en garnison à Amritsar, en 1926, attaché au résident du Népal, de 1929 à 1931 — la passe du Khaibar, commandant un bataillon d'infanterie indigène, 1933, congé, 1934, nommé, en qualité de colonel au commandement de la place avancée de Télat, en territoire dissident.— Comment savez-vous toutes ces choses?Votre père m'avait dit.Elle rougit: — C'est le seul secret que j'aie eu pour mon père.Je lisais secrètement vos lettres, durant ses absences.11 les garde dans le second tiroir de gauche de sa table de travail.— Je vois, dit-il.H contemplait de sa place, le visage de médaille, sans pouvoir deviner le corps perdu dans la grisaille de l'après-midi mourant.La tête même d'Hélène, mais plus belle encore! Son cœur, qu'il avait cru enterré à Alexandrie, revivait victorieux, ironique, depuis son arrivée à Saint-Maxence.Mais la pente de ses rêveries aboutissait toujours à l'abîme.Chaque fois, songeant à l'avenir, une voix gutturale interrompait ses entretiens avec lui-même, une voix qui disait, comme si elle eût deviné d'avance: — Allah sera ton juge.— A quoi songez-vous, John?demanda soudain Ariette.Il tressaillit, sentit plutôt qu'il ne vit, dans l'ombre maintenant victorieuse, le regard brûlant de la jeune fille.— Je songeais, dit-il, lentement, comme à regret, à une parole de notre Shakespeare qui la met dans la bouche d'Othello.— «The pity of it, Iago, the pity of it».— Oui.— Pourquoi?— Je regrettais que ma vie ne m'appartint plus, je regrettais que mon vieil ennemi Achmed Khan m'eût accordé ce sursis de trois mois.C'était la première fols qu'il révélait la nature du pacte étrange qui le liait au Khan.Dans un éclair, elle comprit tout Elle se dressa; 11 l'Imita Instinctivement et Ils se trouvèrent debout l'un devant l'autre.¦— Voilà pourquoi .?Elle n'acheva pas.Il fit signe que oui, de la tète.Elle se rapprocha de lui et brusquement le voile d'Indifférence étudiée qui les sépnrait depuis plus d'un mois, se déchira, les laissant étrangement seuls et faibles, dans la nuit venue, que l'œil rouge de la braise observait ironique.Un sanglot comprimé secoua les minces épaules, si près de lui, qu'il les eût pu enserrer de son bras.— Ne pleurez pas, dit-il, vos larmes .Je vous aime, Ariette.Il l'attira contre lui, et sa main libre caressa les cheveux parfumés, dont le flot soyeux envahissait son épaule.Elle paraissait si petite, si frêle! Une grande pitié déborda de son cœur si longtemps fermé, qu'il avait cru pour toujours Insensible.Il tenta de l'apaiser, avec les mots maladroits et tendres, que prononçaient mal ses lèvres habituées aux ordres brefs, ou aux conversations Indifférentes des mess et des fumoirs.— Dites encore que vous m'aimez?murmura-t-elle, étouffant ses sanglots.— Je vous ai aimée, Ariette, dès l'instant où je vous vis sur le balcon avec votre père.Il ajouta: — Il ne faut pas pleurer, petite.Vous avez toute une vie devant vous.Toute une vie.— Voyez, je ne pleure plus, John.Elle dit encore: — Rien ne peut vous retenir?— Me voudriez-vous traître à ma parole?demanda-t-il.Il ajouta doucement: — Même pour vous?Elle leva vers lui, des yeux, dont les larmes brillèrent dans l'ombre.— Non, John.— Merci, Ariette.Maintenant, allons nous habiller pour le dîner.XIII Il l'attendit au bas de l'escalier.Elle parut et lui sourit, en descendant Sa longue robe, un nuage de mousseline blanche autour de ses chevilles minces.— Nous dînons dans la bibliothèque, dit-elle.Sans papa, nous serions perdus dans la salle.Quatre chandeliers éclairaient la nappe neigeuse, l'argenterie d'une petite table carrée devant le foyer.Jacques les servit, comme un fantôme qui ne se détachait jamais tout-à-fait de la pénombre qui les entourait Contre leur attente, le diner fut gai, dépourvu d'allusions à leurs pensées secrètes.Constantine, cravaté de noir, plastronné de marbre, se mit en frais et, lui si taciturne au mess qu'on le disait presque muet, trouva pour la jeune fille des mots éloquents et révélateurs, des images heureuses, pour raconter quelques-unes des expériences les plus pittoresques de sa carrière.Elle, reconnaissante de cet effort, soutint sans peine le rôle qu'un accord tacite lui assignait Jacques les laissa en tête-à-tête devant leurs coupes de vin intactes, le café fumant et leurs cigarettes mêlant leurs arômes.— Un toast?proposa Constantine.— Un toast! accepta la jeune fille.— A la santé d'Ariette Rouvier, dit-Il.Souhaitons-lui les nombreuses années de bonheur auxquelles lui donnent droit sa beauté, son grand cœur, sa jeunesse.— Colonel, vous êtes charmant, mais j'oppose mon veto.— Cependant.— A notre bonheur, John! Puisse-t-il triompher même de l'impossible.— A notre bonheur, Ariette.Ce rappel dépouilla l'atmosphère de sa gaieté artificielle et protectrice.(Suite à la page 42) La Revue Moderne « 32 » Février 1937 CE QUE VEUT LA MODE 7156 Voici une petite robe d'Imprimé d'une parfaite simplicité, sans prétention, et qui, à toute heure du Jour, se porte bien sous un manteau chaud.Les fronces du corsage et des manches autour de l'empiècement rond, en font toute la parure; Jupe â plis.Métrage: pour un 36 (18 ans), 3% verges de sole Imprimée en 39 pouces.12 à 20 ans et 30 à 44.Prix: 45 sous.7152 Petite robe d'imprimé plus habillée, et dont les couleurs vives seront aussi brillantes que le printemps sous un manteau d'hiver.Tout à fait ce qu'il faut pour le lunch ou les matinées.A noter: le joli détail de l'encolure, la longueur des manches, l'ampleur de la jupe.Métrage: pour un 36 (18 ans), 3% verges de soie imprimée en 39 pouces.12 à 20 ans et 30 à 42.Prix: 45 sous.7180 Robe d'une note originale pour les 5 à 7 et pour les réunions intimes du soir.Ses manches courtes, la coupe du corsage, la ceinture croisée en font un modèle de choix, d'une haute nouveauté.Métrage: pour un 36 (18 ans), 3% verges de soie imprimée en 39 pouces.12 à 20 ans et 30 à 42.Prix: 45 sous.71 S6 POUR 19 3 7 S> votre marchand local ne peut vous fournir ces patrons Butterick, demandez-les directement à The Butterick Company, 468 Wellington Street West, Toronto ' VRIER1937 «33» LA REVUE MODERNE LES ROBES et l'originalité DES DETAILS 7192 Modèle élégant, quoique de lignes simples, avec sa jupe ondulante, ses manches raglan à plis, sa parure de sou-tache à l'encolure et aux poignets.Métrage: pour un 34 (16 ans), 4% verges de rayonne imprimée en 39 pouces et % de verge de tissu contrastant en 35 pouces plus ou moins.11! à 20 ans et 30 à 40.Prix: 45 sous.7155 Pour les adolescentes dans toute leur fraîcheur, et pour les jeunes filles.Cette robe à empiècement fait mieux ressortir leur grâce juvénile.Métrage: pour un 34 (16 ans), 3% verges d'étoffe en 39 pouces et V* de verge de tissu contrastant en 39 pouces.12 à 20 ans et 30 à 38.Prix: 45 sous.7172 Une robe deux-pièces avec peplum, est toujours facile à porter, et notre modèle a beaucoup de cachet avec le panneau du devant du corsage, les plis du dos et les manches kimono.Métrage: pour un 36 (18 ans), 3% verges de lainage en 54 pouces.12 à 20 ans et 30 à 42.Prix: 45 sous.7170 Cette robe prend sa personnalité dans le détail des plis piqués jusqu'à une certaine hauteur de la jupe et du corsage, et qui de là s'ouvrent pour leur donner de l'ampleur.L'empiècement et les manches sont coupés d'un seul morceau.Métrage: pour un 36 (18 ans), 2% verges de lainage léger en 54 pouces et M de verge de toile en 35 pouces.12 à 20 ans et 30 à 44.Prix: 25 sous.7170 Si votre marchand local ne peut vous fournir ces patrons Butterick, demandez-les directement à The Butterick Company, t,68 Wellington Street West, Toronto La Revue Moderne « 34 ».Février 1937 SOIE IMPRIMEE LAINAGES PASTEL BEAUX CREPES 7184 Robe d'une coupe nette et simple, de lignes amincissantes, et qui fait très jeune, par la largeur des épaules, l'ampleur de la jupe, l'encolure drapée en V et les manches trois-quarts.Métrage: pour un 40, 4'/« verges de crêpe de soie en 39 pouces.34 à 48.Prix: 45 sous.7188 Dernière nouveauté: des bandes en bordure des jupes de robe, des manches et même de l'encolure.Ainsi traitée, cette petite robe d'imprimé a beaucoup de genre avec sa jupe à godets, son encolure froncée et ses manches lanterne.Métrage: pour un 36 (18 ans), 3Vi verges de crêpe imprimé en 39 pouces et % de verge de tissu contrastant en 39 pouces.12 à 20 ans et 30 à 42.Prix: 45 sous.7186 Modèle spécialement destiné aux femmes de petite taille et aux hanches fortes.L'élargissement des épaules, le plastron du devant et les manches trois-quarts sont des détails seyants.Métrage: pour un 40, 4Vi verges de crêpe imprimé en 39 pouces.34 à 52.Prix: 45 sous.7148 Robe élégante pour les réunions d'après-midi.Les fronces donnent une douce ampleur au corsage et aux manches; la jupe est ondulante.Le contraste de la ceinture de ruban est d'un joli effet.Métrage: pour un 36 (18 ansl, 4% verges de crêpe épais en 39 pouces.12 à 20 ans et 30 à 44.Prix: 35 sous.7190 La coupe de cette robe de lignes princesse lui donne un effet tailleur d'une grande simplicité.Elle est montée sur un haut empiècement dont les lignes se réunissent à celles de la jupe; un ruban borde l'encolure, les épaules sont carrées.Métrage: pour un 36 (18 ans), 3% verges de crêpe de soie en 39 pouces, et 'A de verges de tissu contrastant en 39 pouces.12 à 20 ans et 30 à 44.Prix: 45 sous.a Q 7148 7188 Si votre marchand local ne peut vous fournir ces patrons Butterick, demandez-les directement ù The Butterick Company, 1,68 Wellington Street West, Toronto Février 1937 « 35 » LA REVUE MODERNE EXTRAIT D'UNE LETTRE ACTUELLE 4U5 'Tonique ou reconstituant des jeunes et des vieux, quel que soit leur état de santé, il fait partie de mes ordonnances quotidiennes et ce sera encore aussi longtemps qu'on maintiendra l'intégrité de sa composition, ce que je pourrais juger pour moi-même, puisqu'il fait partie de ma diète quotidienne.BOVRIL peut vous aider aussi HElifil JÛMSICO LES ESSENCES CULINAIRES JOXAS NE SE REMPLACENT PAS Elles sont plus pures, plus riches, plus fortes et plus économiques.¦ a EN VENTE PARTOUT PILULES MATERNELLES Dr JOS1 III < OMTOIS, B.A.9.Pharmacien-Chimiste S AI NT- B A KTH KLEM Y, Comté de Bertblev, P.Q.ou à Montréal Pharmacie >I()NTKEAL Tél.IIArlMiur .251 Les mères de famille n'ont plus mi-¦pq Ue ne lias nourrir leur-* enfanta maintenant ijaVlles ont t-es Pilules à leur portée.t'ellcs-ei iitiK ntenteiit la séerétion tlu lait chez la femme et lui permettent de nourrir son enfant aussi longtemps qu'elle le veut sans avoir -i menstruations.Plies donnent la santé ù la mère et à l'enfant et ne sont Jamais dommageables.L'expérience de nombreux médecins depuis plusieurs années a démontré que les Pilules Maternelles sont presque spécifiques dans les cas de dysménorrhée, rèifles douloureuses chez les femmes et jeunes filles.< es Pilules étant composées d'extraits de (fin ne les mammaires, etc., elles favorisent le développement du buste et sun per- !•.r.m i ehez la femme et la jeune fille.Pour 100 P1L11LKS MATKK-N ELLES (SI Jours de traitement), envoyez $2.00 en mandut-poste au Or Jos.Comtois, B.AJS., St-Barthéleiivy, I\ (L, qui vous les enxerra franco.CONSULTEZ VOTRE MEDECIN JOUEZ GAGNEZ DE la ^ L'ARGENT GUITARE HAWAÏENNE APPRENEZ A JOUER la guitare hawaïenne, ptr cor-ir]-»(, rua Church liépt.C-ITI.Toronto, Ontario, Canada Cosmétiques (Tej$ets merveilleux Les nouveaux maquillages donnent au visage un effet exotique et mystérieux Une spécialiste en beauté nous assure que les cosmétiques seront plutôt d'une teinte framboise, riche et bien accentuée.La combinaison de la crème foncée et la poudre claire, est tout ce qu'il y a de plus nouveau en fait de maquillage.Elle fut d'abord lancée à Londres et immédiatement adoptée par les anglaises, à cause de sa subtilité exotique qui fait très jeune et qui est vraiment d'une douceur féminine.Ce maquillage exige le fard et rouge à lèvres de teinte foncée, et un mascara bleu-vert pour ombrer les yeux.C'est un maquillage parfait pour porter avec une toilette noire.Il est aussi d'un effet attrayant pour le soir.Le principal maquillage créé et lancé par Helena Rubinstein pour cet hiver est celui qui s'harmonise également avec la nouvelle mode des chapeaux hauts.Il demande une application habile et un choix de cosmétiques pour réussir à remonter les sourcils; le rouge aristocratique des lèvres et celui qui ombre les yeux.Toutes les femmes désireuses de porter des robes de lignes «princesse» devraient adopter ce maquillage qui convient si bien à cette mode.Le maquillage des yeux et les crèmes spéciales pour le cou et le menton devront être appliqués avec soin.saucisson lyonnais Prendre 2 livres de bœuf tendre.Le hacher avec un quart de lard, un quart de jambon.Ajouter un peu de râpure d'oignon et du persil très finement haché.Mélanger le tout.Lier avec un jaune d'œuf de façon à obtenir une pâte épaisse.Rouler alors cette pâte en forme de saucisson, tremper dans du blanc d'œuf, rouler dans la panure et faire frire.cornets au jambon Une demi-livre de poulet cuit, une demi-livre de pois verts cuits, 1 cuillerée à table de carottes bouillies et écrasées, sel et poivre au goût, tranches minces de jambon, mayonnaise, feuilles de laitue, 2 cuillerées à table de bouillon de poulet, 1 cuillerée à thé de gélatine, 2 onces de champignons frits et hachés.Faites autant de cornets de papier que vous désirez de cornets au jambon.Coupez le poulet en dés.Mêlez avec les champignons, les carottes, les pois, mouillez avec la mayonnaise.Salez et poivrez au goût.Incorporez la gélatine dissoute dans le bouillon de poulet.Roulez les tranches de jambon en cornets plus petits que les cornets de papier et placez à l'intérieur de ceux-ci.Remplissez avec le premier mélange.Laissez prendre.Avant de servir, défaites avec soin les cornets de papier.Servez chaque cornet sur une feuille de laitue.Cette recette est suffisante pour 6 personnes.gratin de poireaux Prenez une grosse botte de poireaux bien blancs.Faites bouillir ce blanc dans de l'eau salée, la cuisson faite, mettez les poireaux sur un tamis et laissez égoutter une grosse heure pour qu'il ne reste plus d'eau du tout.Hachez grossièrement ces REGA poireaux, mêlez-les à une épaisse béchamel bien beurrée.Ajoutez du sel, du poivre, du gruyère rlipé.Dispose/ duns un plat a gratin, recouvrez de fromage râpé, parsemez de quelque! morceaux de beurre, un peu de chapelure, faites gratiner quelques minutes au four.C'est un plut excellent, très sain et très recnmmunduhle.roties a l'allemande Battez un œuf très légèrement, ajoutez une demi-tasse de lait et une pincée de sel.Trempez-y des trun-ches de pain rassis et faites frire jusqu'au brun dans le beurre.Un excellent plat pour le déjeuner, mangé avec du beurre.C'est aussi un très bon dessert, mangé avec de la gelée, des confitures ou quelque sauce de pouding.jil1enne aux champignons Coupez en bâtonnets deux carottes, deux navets, deux pommes de terre, des poireaux.Passez tous ces légumes dans le beurre, quand ils ont pris belle couleur, ajoutez du bouillon en quantité suffisante.Laissez bouillir; les légumes doivent être cuits mais sans tomber en purée.Une demi-heure avant de servir, ajoutez des champignons épluchés et coupés en filets comme la julienne.Versez le potage sur des petits croûtons dans le beurre.dessert aux pommes et au tapioca Un tiers de tasse de tapioca, 3 pommes acides, coupées en tranches minces, 2 M- tasses d'eau chaude, 1 tasse de raisins sans pépins, H cuillerée à thé de sel, M de tasse de mélasse, M> tasse de sucre, '4 de cuillerée à thé de muscade, M: cuillerée à table de beurre.Saupoudrez le tapioca sur les pommes déposées au préalable dans une casserole beurrée.Ajoutez l'eau, les raisins, le sel, cuisez à four modéré 375 F.l'espace de 20 minutes en remuant toutes les 5 minutes.Ajoutez la mélasse, le sucre, la muscade, la cannelle, le beurre et cuisez encore 20 minutes ou jusqu'à ce que les pommes soient tendres.Servez chaud ou froid avec de la sauce au citron, à l'érable ou avec de la crème fouettée.Cette recette sert 6 personnes.baisers mexicains Deux tasses de sucre brun, une demi-tasse de lait évaporé, deux cuillerées à table de Crisco, une cuillerée à thé de vanille, une pincée de sel et une tasse de cerises confites.Cuire le sucre et le lait en tournant jusqu'à dissolution complète du sucre.Continuez à cuire lentement en tournant continuellement jusqu'à 236 degrés F (consistance de balle molle dans l'eau).Ajoutez le Crisco, laissez refroidir un peu puis ajoutez la vanille, le sel, les cerises et battez jusqu'à consistance crémeuse.(Battre jusqu'à ce qu'ils puissent garder leur forme).Laissez tomber par cuillerées sur du papier glacé.La Revue Moderne i 36 » Février 1037 LONS-NOUS PETITES TARTES A I, \ CITROUILLE 3 œufs, 1 tasse de sucre, 3 tasses de citrouille, % de cuillerée â thé de gingembre, % de cuillerée à thé de cannelle, Vi cuillerée à thé de sel, 1 grunde boite de lait évaporé ou lMi tasse de lait et % tasse de crème.Buttez les œufs en mousse.Ajoutez le sucre, la citrouille et les assaisonnements, puis le lait.Versez dans des petits moules à tartes ou à mul-fins revêtus de pâte et faites cuire à four chaud 450 degrés F.pendant 10 minutes.Abaissez la chaleur à 325 degrés F., et faites cuire jusqu'à ce que la composition soit prise — environ 25 minutes.Servez avec de la crème fouettée.AU CHOCOLAT Un tiers de tasse de sucre de confiseurs, M cuillerée à table de farine, 1M carré de cohcolat non sucré, fondu, 1V4 cuillerée à table de beurre, 2 jaunes d'œufs, légèrement battus, 2 blancs d'œufs, très bien battus, quelques gouttes de vanille, une pincée de sel.Combinez ensemble le sucre et la farine, ajoutez au chocolat dans la partie supérieure du bain-marie.Mêlez.Enlevez du feu, ajoutez le beurre et les jaunes d'œufs.Incorporez la vanille, les blancs d'œufs, le sel.Déposez dans des moules beurrés, les remplissant au %.Couvrez le moule légèrement et cuisez à la vapeur 30 minutes.Servez chaud avec une sauce au chocolat.Cette recette sert 6 personnes.SURPRISE AUX DATTES 3 tasses de farine tamisée, 2 cuillerées à thé de poudre à pâte, M cuillerée à thé de sel, % de tasse de beurre, % tasse de cassonade bien pressée, 1 œuf bien battu, 1 cuillerée à thé de vanille, >,â de tasse de lait.Tamisez la farine 1 fois, mesurez, ajoutez la poudre à pâte et le sel, tamisez encore.Défaites le beurre en crème parfaitement, ajoutez le sucre graduellement puis défaites ensemble jusqu'à ce que le mélange soit léger.Ajoutez l'œuf et la vanille, puis la farine en alternant, avec le lait une petite quantité à la fois.Laissez refroidir parfaitement.Roulez ensuite à un épaisseur de % de pouce.Coupez avec un emporte-pièce de 2Va pouces de diamètre.Mettez une cuillerée à thé de remplissage aux dattes sur le biscuit, couvrez avec un autre biscuit en pressant.Faites cuire sur lèchefrite non beurrée dans un four chaud 450 F.l'espace de 10 à 12 minutes.Cette recette donne environ 3 douzaines de biscuits.POUDING DE POISSON Ingrédients: 2 tasses de poisson cuit, 1 tasse de lait chaud, 2 œufs, 1 cuillerée à table de sauce anglaise "Worcestershire", 2 cuillerées à table de farine, 1 cuillerée à table de beurre, Vi de cuillerée à table de jus d'oignon, assaisonnement.Mode de préparation: Enlever les peaux et les arêtes du poisson, l'é-mietter.Fondre le beurre, y ajouter le jus d'oignon, la farine; étendre peu à peu avec le lait chaud; mijoter quelques instants.Bien mêler le poisson, la sauce, les œufs battus, la sauce anglaise et l'assaisonnement.Ver- ser la préparation dans un moule, couvrir d'un papier graissé.Cuire à la vapeur au four chaud 25 à 30 minutes.Démouler et servir avec sauce blanche ou aux tomates.Décorer le plat de petites balles de pommes de terre et de persil frais.\ll I FINS (BISCUITS) AU PROMAGE 2 tasses de farine, 3 cuillerées à thé de poudre à pâte, H cuillerée à thé de sel, M tasse de fromage râpé, 2 cuillerées à soupe de beurre, fondu, 1 œuf, 1 tasse de lait.Mêlez et tamisez ensemble la farine, la poudre à pâte et le sel; ajoutez le fromage râpé; incorporez le lait et l'œuf battu, puis le beurre.Remplissez jusqu'aux % les moules beurrés de ce mélange et faites cuire dans un four modéré (375 degrés F.) pendant 25 minutes.SAUCE AU LAIT ET AU JUS D'HUITRE^ 6 cuillerées à table de beurre; 6 cuillerées à table de farine; tasse de lait; M tasse de jus d'huîtres; sel et poivre.Fondre le beurre, ajouter la farine puis le lait et le jus d'huîtres que vous avez fait chauffer au préalable.Cuire doucement et assaisonner.Février 1937 « 37 » La Revue Moderne DES SOINS SPECIAUX EN TOUT DEPUIS DES JOUETS SPECIAUX .JUSQU'À UN LAXATIF SPECIAL .C'EST POURQUOI LES ENFANTS SE DEVELOPPENT MIEUX AUJOURD'HUI Voyez-vous ce jouet?C'est un jouet spécial .créé pour enseigner aux tout petits à penser et à se servir de leurs mains.I.'- médecins recommandent aujourd'hui de ne donner aux enfants que des choses faites spécialement pour eux.même leur laxatif.Et n'est-ce pas le bon sens même?Au point de vue laxatif, par exemple, il est évident que le système délicat d'un enfant ne peut supporter l'effet violent d'un laxatif pour adultes.Aussi les médecins recommandent-ils le Castoria—le laxatif préparé spécialement et seulement pour les petits.Le Castoria produit surtout son effet dans l'intestin inférieur, dont il stimule doucement le mouve- l'estomac délicat d'un bébé.Il n'agit pas avec précipitation dans son petit système digestif et ne cause ni diarrhée ni colique.Il ne contient pas de drogues drastiques pas de narcotiques, mais seulement les ingrédients les plus purs.Un célèbre spécialiste pour les enfants avouait un jour qu'il lui serait impossible de composer une prescription supérieure au Castoria.Le Castoria a aussi un bon goût que les enfants aiment.C'est un avantage dont les mamans ne doivent pas sous-estimer l'importance dans un laxatif, car forcer un enfant à prendre un remède qui lui répugne peut affecter sérieusement son petit système nerveux.ment musculaire.Il le dégage sans violence, sans causer d'irritation.Le Castoria ne détraque pas non plus Imitez donc les millions de mères qui ont déjà mis leur confiance dans le Castoria.Ayez-en toujours à la maison.Vous le trouvez dans toutes les pharmacies du pays.Achetez de préférence la grosse bouteille de famille.Elle dure plus longtemps et est plus économique.CASTORIA Le laxatif préparé spécialement pour les bébés et enfants en croissance Le coin des enfants Uimprudence de Françine Francine se leva de table, récita ses grâces, fit pieusement le signe de la Croix et entra dans la cuisine en sautant.— Maman, ai-je le temps de jouer avant ma classe?Sa mère regarda l'heure.Il était midi et demi.— Oui, tu peux jouer quelques minutes; je t'avertirai lorsqu'il sera l'heure de partir.Joyeuse de ce moment de liberté.Francine courut à son petit frère, un bel enfant de deux ans assis dans un coin de la cuisine au milieu d'un régiment de soldats de plomb.— Veu.x-tu jouer à la bataille, Jean'.' D'un coup de main, l'enfant renverra tous les soldats et, de sa voix gazouillante, il répondit: — Bataille, Francine! Bataille! La petite fille rangea les soldats on deux camps, les bleus d'un côté, les rouges de l'autre.Puis, elle expliqua au petit garçon comment faire avancer son régiment.— Quatre par quatre.Jean.Tiens, comme ceci.Et de chaque main, elle poussa deux soldats.Jean essaya de l'imiter.Gauchement, il poussa à son tour les soldats, an heurta plusieurs et brisa la ligne.La fillette voulut reformer les rangs, "iais la voix de sa mère vint interrompre le jeu.— Francine! Viens te préparer.Avec un soupir de regret, la petite fille se leva, laissant Jean à ses inhabiles manœuvres et un peu désappointé de cet abandon.— Ne joue pas le long du chemin, lui recommanda sa mère en donnant son sac à l'écolière dont on ne voyait que les yeux entre le bonnet de laine et le cache-nez.— Non, maman, ne craignez pas.Et heureuse du baiser de sa mère elle s'en alla en agitant sa main en guise de bonjour.Tout emmitouflée, Francine ne paraissait pas plus haute que ça sur la route.Petite et délicate, à sept ans elle paraissait en avoir à peine cinq.Gaie, toujours prête à sauter et à courir, elle était légère comme un papillon.Tout l'amusait.Elle aimait la neige et la tempête, patiner et glisser l'enthousiasmaient, elle bravait le froid comme une petite esquimaude, elle était infatigable au jeu et ne se rassasiait jamais d'amusements.Cependant, Francine était une craintive qui n'allait avec confiance qu'aux personnes qu'elle connaissait bien; elle ne parlait jamais aux inconnus et une défiance innée la mettait naturellement en garde contre les étrangers.Elle filait son chemin comme une grande fille, fidèle à sa promesse, se hâtant pour ne pas arriver en retard.Il faisait un froid sec; un soleil brillant étincelait sur la neige, la fumée des cheminées traçait des sillons dans le ciel bleu, et les moineaux s'alignaient sur les toits, sur les clôtures, sur les branches nues.Francine s'en allait éblouie de ce clair midi qui disait de belles choses à son âme cla're, et n'entendait pas le tintement des grelots d'une voiture qui se rapprochait.Les rues du village qu'habitait Francine n'étaient pas larges.La «traîne» frôla presque l'enfant au passage.— Holà, petite! Il fait un froid de loup, tu vas te geler.Francine regarda avec surprise l'homme qui lui adressait ainsi la parole.C'était un vieillard à barbe blanche, aux yeux noirs et perçants sur lesquels retombaient d'épais sourcils.Debout dans la «traîne», il retenait les guides en commandant au cheval d'arrêter.— Tu vas au couvent?Embarque, je passe par là et tu seras plus vite rendue.— Merci, monsieur, murmura timidement Francine en reculant.N'aie piis peur, dit l'homme en souriant.Je connais bien ton peu' tu es la fille de Venant Doret, n'est-ce pas?Francine Inclina la tête et se sentit rassurée.Un vieillard qui connaissait son père ne pouvait lui faire de mal et ce serait si agréable un tour de voiture! Sa logique enfantine venait de résoudre la question, croyait-elle.La petite fille sauta dans la «traîne» et s'appuya à un des «bâtons».— Enveloppe-toi bien dans la couverte, lui recommanda l'homme.Mais Francine, qui n'étuit pas frileuse, dédaigna cette recommandation.La voiture filait bon train; chaque mouvement du cheval agitait joyeusement les grelots et les sabots frappaient en cadence la neige durcie.Elle descendait rapidement la rue au grand plaisir de la petite fille qui s'amusait à regarder les maisons entourées de neige, les fenêtres fleuries de géraniums, d'oeillets et de rosiers, les grands arbres noirs aux branches glacées.La voiture contourna bientôt la terrasse de l'église toute blanche sous la jolie dentelle de givre jetée sur ses pierres grises et là-bas, tout au fond, l'on voyait déjà dans un blanc décor, se silhouetter le vieux couvent.L'homme ne parlait pas.Francine pensa qu'il pourrait l'oublier et, gentiment, pour lui rappeler qu'elle était là, elle lui dit: — Voici le couvent, monsieur .et l'enfant se leva pour descendre.Mais le vieillard qui semblait n'avoir rien entendu, fit claquer son fouet et le cheval partit au grand galop.En un clin d'œil, il dépassa le chemin du couvent et prit celui qui conduisait au lac, du côté de l'Ile Perrot.L'enfant comprit qu'elle courait un danger.Aussitôt, comme l'éclair qui, illuminant le ciel d'orage, appelle les grondements de la foudre, la pensée de Francine jaillit en un jet lumineux qui fut son courage sans qu'il y eut la moindre part de réflexion ou de raisonnement.Elle ne calcula ni son élan, ni ses conséquences, elle ne songea pas que le vieillard pouvait la poursuivre et la rejoindre, elle n'eut peur ni de la chute, ni du mal qu'elle pouvait se faire.Elle se sauvait.c'était tout! S'approchant tout au bord de la «traîne».Francine s'élança sur la glace où elle tomba à genoux.Elle se releva et se mit à courir si vite, si vite, qu'elle sentait sauter son cœur dans sa poitrine.Elle escalada la côte en quelques bonds et — guidée sans doute par son bon Ange Gardien — elle biaisa vers le couvent en passant sur les clôtures enneigées.Elle courait la petite Francine, comme une pauvre brebis poursuivie par un loup.Elle passa devant le parterre sans voir la statue de saint Joseph dans sa niche de glaçons.Mais en tournant au coin du couvent, elle aperçut la grande ombre noire d'un gros capot d'ours à quelques pas derrière elle.La petite fille ouvrit la porte d'entrée des élèves et se jeta dans le corridor en pous:ant un si grand cri de détresse, que la maîtresse des petites sortit de la classe juste à temps pour la recevoir dans ses bras et apercevoir, par la porte restée ouverte, le méchant vieillard qui grimaçait un sourire et qui, à la vue de la religieuse, s'enfuit.Francine avait échappé par miracle au danger dans lequel elle s'était imprudemment jetée.L'épreuve lui fut salutaire; de craintive qu'elle était, elle devint prudente et sage, et ne s'exposa jamais plus à de semblables périls.Petits enfants, profitez de cette leçon.Le même danger existe encore aujourd'hui comme au temps de Francine.Par votre réserve et votre prudence, évitez de tomber dans les pièges que tendent ces méchantes gens.Marjolaine La Revue Moderne « 38 » Février 1937 Concours Une question et sa réponse — Où vas-tu Lin a?— Je vais à la groccrie acheter du ségo, une can de tomates il des paparmanes.Viens-tu a rrr moi h'rn ?Petits enfants qui soignez votre langage, comment auriez-vous répondu à cette question si vous aviez été Llna?Le tirage se fera lundi le 15 février, à midi, et l'enfant que favorisera la chance, recevra un bel album illustré.Ce petit travail ne vous prendra que quelques minutes et 11 ne dérangera pas vos études, bien au contraire.Ecrivez la réponse corrigée bien lisiblement, sur un seul côté du feuillet, mettez vos noms et adresse, et faites parvenir avant le 15 février a MARJOLAINE, La Revi'e Moderne, 320, rue Notre-Dame est, Montréal, F.Q A mes petits amis Clairette Langlois — Monique De-bien — Gérard Chapdekiine — Fabienne Cartier — Thérèse Danis — Pauline P.de Beaujour.— Catherine Germain — Marie-Berthe Robin — Grégoire Roy — Jacqueline Poitras — Charlotte Poulin — J.P.Bélanger — Thérèse Letourneau — Thérèse Pro-vencher — Pauline Sauvageau — Hé-léna Saint-Denis — Suzanne Tardy — Sarah Ste-Marie — Pierre A.Gosse-lin — Gabrielle Aubry — Françoise Bertrand — Marc Trépanier — Mi-chelle Gravel — Pierre Lachapelle — Madeleine Marotte — Cécile Quesnel — Jeannine Me Corkill — Cécile Poissant — Pierre Giradel — Colette Albert — Liliane Labelle — Gisèle Girard — Anita Préi'ost — Alphonse Dubé — Marthe Renaud — Françoise Méthot — Solange Brosscau — Thérèse Bertrand — Jean-Marie Thcr-riault — Hervé Bélanger — Simone Thibault Du four — Marie-Marthe Page — Henriette Dufresne — Paul Eugène Lagueux — Raymond B.Champagne — Hélène Bourgeois — Geor-gette Langlais — Thérèse Dionne — Claire Dionne — Jeannine Beaudin — Alice Dupuis — Huguette Legault — Lise Trépanier — Liliane Roy — Paule Bolduc — J.Claude Sylvestre — Augustine Rousseau — Louise Tel-lier — Thérèse Boucher — Lucille Racicot — Marthe Paquet — Yvonne Beauregard — Josette Côté — Mariette Fréchette — Yolande Proul.r — Gilbert Desjardins — Andrée Mo-net — Yolande Poulin — Jean-Jacques Lapointe ¦— Jacqueline Courte-manche — Colette Laliberté — Coli-nette Gagnon.— Merci petits enfants de l'intérêt que vous portez à votre page.Je vous réunis tous aujourd'hui dans un bonjour affectueux et vous souhaite bonne chance pour les concours à venir.Louise Tellier.jolis souhaits.— Merci pour vos Lucette.— Je compte vous retrouver fidèlement au coin que vous aimez.Blanche Chartier.— Vous m'écrivez une aimable petite lettre, revenez-moi.Marie de G.— Je ne vous ai pas oubliée, l'espace faisait défaut; mais j'espère que le courrier de mes petits amis aura dorénavant sa place.Marie-Alice Vézina — Rossignolet — Madeleine Lacerte — Géraldine Bé-land — Alice Bélanger — Gisèle Huard — Yolande Leclerc — Mon bonjour, chers enfants, en attendant que je puisse dire à chacun et chacune le petit mot attendu.Je prends note de votre suggestion, Rossignolet.Myosotis — Guillemette Paradis — Marie G.— Ghislaine Benoit — Philippe Beauvais.— Les petites lettres jointes à vos réponses m'ont fait plaisir, merci.Je vous souris.Au revoir.MARJOLAINE Pour vous amuser UN METAGRAMME Sur six (6) pieds, je suis ville; le chef changé, je deviens prénom.Cherchez bien quelle ville d'un pays d'Europe peut devenir prénom féminin en changeant la première lettre de son nom, et vous aurez la réponse au métagramme.Le tirage se fera mardi le 16 février.Un joli souvenir est offert comme prix.Adressez la solution lisiblement et proprement écrite, avec vos noms et adresse, à MARJOLAINE, 320, rue Notre-Dame est, Montréal La Petite Poste UNE INSERTION: 75c Cette somme donne droit à dix-huit (18) mots abrités.La direction n'accepte aucune formule FANTA ISISTE et se réserve le droit de retrancher ce qui ne serait pas conforme au règlement.Chaque annonceur devra fournir pour le renseignement de ta direction, outre te pseudonyme les nom et adresse wéritabtes — ceci est OBLIGA TOI RE.Les annonces doivent nous ftre adressées avant le douze du mnis qui précède la publication de la revue.Ceux qui désirent se faire adresser leur courrier à La Revue Moderne, n'auront qu'à ajoute' quelques timbres en plus, pour que noui leur en fassions l'expédition.Le courrier non réclamé, après une période soixante (60) jours sera détruit.On devra adresser: La Petite Poste.La Revue Moderne, 320, rue Sotre-Dome est, Montréal AVIS Noua n« noua chargeons d'aucun meaaaa* pour le* correspondants.La correepondanc* doit v faire DIRECTEMENT entre eui On voudra bien aussi prendre note qu'il esi ABSOLUMENT Inutile de demander le nom et l'adresse véritables des correspondants, et qu'a l'avenir nous ne répondrons plus aui lettres de ce genre.La Direction Désirent des correspondants, les Jeunes filles dont les noms suivent— Mesdemoiselles: MAKCKI.M; BKEAILT — " 'orr serlMU inst.de 30 à 45 ans; but: connaissante 1.320, rue Notre-Dame est.Montréal.P.Q.ANDREE ROYAL.— Jeune fille de bonne famille, aimable.(Corr.bon chrétien, célib.ou veuf, 35 ans ou plus; position aas.).3-0.rue Notre-Dame est.Montréal.P.Q.MON A GONTRAND.— (Corr.corr'tes, Inst.dist aimant musique.25 a 35 ans; but : corr.amicale.Réponse ass.) St-Joseph d'Alma (Lac St-Jean).P.Q- L1SETTE C'HOQl'ETTE.— Jeune fille dist.2fi ans.(Corr.dist.26 a 40 ans; réponse ass.But?) 320, rue Notre-Dame est.Montréal.P.Q.K.MA RADE.— Amie des livres, littérature, musique, conversations intellectuelles, sérieuses.(Corr.mêmes goûts, 38 à 45 ans, désirant compagnie sincère, désintéressée» C.P.2004, Montréal, P.Q.M Mil.— Brunette dist.(Corr iist sérieux de ville ou campagne.36 à 40 ans t 320.rue Notre-Dame est.Montréal.P.Q.GINETTE DE BOY ERES.— Jeune fille Inst.dist.(Corr.25 a 35 ans; but : assez sérieux, par plaisir ou passe-temps) 320.rue Notre-Dame est, Montréal.P.Q.SYLYIA MAN1NG.— Jeune fille dist (Corr.et corr'tes inst.et intéressants; français ou anglais).Eustls.(Sherbrooke».P.Q.RENEE VIVIEN.— Inst.a l'aise.(Corr intellectuels avec sens d'humour >.320.rue Notre-Dame est, Montréal, P.Q.CLATDE DT PERRY.— Jeune fille dist.honn.22 ans.(Corr.Inst.dist.français ou anglais: but:?).1569.Parc Lafontalne, Montréal.P.Q.VIOLETTE.— 21 ans.(Corr.de 20 A 35 ans; but : échange d'Idées, rép.«sa.) Dou-cet.(Chapleau».P.Q.Désirent des correspondantes, les messieurs dont les noms suivent — Messieurs: PIERRE PARENT.— Célib Inst.sérieux.( Corr'tes inst.sérieuses, dist.de ville ou campagne) 320, rue Notre-Dame est.Montréal.P.Q.HENRI B1GRAS — 28 ans.situation mineur (Corr'tes 18 a 25 ans) Kapuskaslng, Ont.M.EDOUARD.— Jeune homme d'affaires, dist.(Corr'tes Jeunes filles dist but: faire conn ).320, rue Notre-Dame est.Montréal.P.Q.PIERRE LEBRUN.— Etudiant (Corr'taa Inst.ville ou campagne, but : noua verrons.Réponse à toutes).320.rue Notre-Dame est.Montréal.P Q JEAN.— Jeune garçon dist sob.honn ayant position.(Corr'tes filles ou veuves, Inat, dist.but sérieux) 320.rue Notre-Dame est, Montréal.P Q.LUCIEN HEBERT.— Wuf uni .-nfant (Corr'te agréable et Intéressante: but: sérieux) Station "G", 40.avenue des Plna ouest, Montréal, P.Q CLAUDE DUBUC.— Jeune homme dlet «Corr'tes Inst 18 à 21 ans).C.P.343, Sorel.P Q l/olcl comment on aide à EVITER BIEN des RHUMES Cette Médication Scientifique Se Répand VOUS avez, dans le nez et l'ar-rière-gorge, une grande région dangereuse—où les trois-quarts des rhumes débutent.Le Vicks Va-tro-nol est préparé spécialement pour stimuler les défenses de la Nature dans cette région.Lorsque vous mettez du Va-tro-nol —quelques gouttes dans chaque nar-ine—vous sentez le picotement que produit cette médication scientifique, à mesure qu'elle se répand dans la zone dangereuse.Employé à temps (au moindre reniflement, éternuement, ou irritation du nez), le Va-tro-nol vous aide à éviter bien des rhumes, et à vous débarrasser des rhumes de cerveau dans leurs phases de début.Dégage Rapidement la Tête Lorsque l'irritation a été négligée, et que le nez est bouché, le Va-tro-nol diminue l'enflure des muqueuses, détache les mucosités accumulées et vous permet de respirer de nouveau.VICKS Va-tro-nol Vous trouverez dans votre paquet de Va-tro-nol l'intéressante histoire du Système Vicks Pour Mieux Maîtriser les Rhumes chez soi.Au cours d'essais pratiqués sur 17.353 personnes, ce Système a réduit de plus de moitié les malaises dus aux rhumes.Suivez le Système Vicks Pour Mieux Maîtriser les Rhumes FAITES DE L'ARGENT .Apprenti | dcnlMtt fï peindre par correspondance.Courc compte! 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Vous êtes une privilégiée.Mariette une gâtée de la vie, vous le dites bien.Remerciez le bon Dieu d'être ainsi choyée et ne perdez rien de ce bon temps.SI plus tard à quelque croisée du chemin, vous vous trouvez en face du malheur, la douceur du passé fera* te présent moins amer, parce que votre courage aura conservé ses forces "neuves" — Oui.Dieu a passé chez nous et depuis Je cherche ce que Je ne retrouverai jamais' Mais l'union des Ames reste comme consolation et peut-Il y avoir plus étroite union' Merci, petite amie, de votre pensée sympathique et du bonheur que vous désirez pour mol.— Revenez-moi bientôt.J'aime la chanson de votre bonheur.ARIANE.— Ca me fournissait l'occasion de vous saluer et de vous assurer de mon souvenir, ce m'était donc un plaisir — La part est peut-être égale, seulement les conditions «ont bien différentes.Le repos vous a donné des forces pour reprendre la tache; ménagez-les, Ariane, la besogne va vous tenir rudement sur la brèche pour quelques semaines — Puisse l'amélioration, se continuer, se maintenir et durer; rien n'est impossible au bu"h Dieu, et la séparation est si dure! — Au revoir, mon amie; Je ne vous oublie pas.l'ETITE < KA1NTIVE.— A mon avis, le meilleur moyen pour vaincre cette timidité, c'est de ne pas penser a la gêne et de faire les choses tout naturellement, avec simplicité, délicatesse et réserve.N» vous arrêtez pas I chercher si c'est bien; la politesse et l'amabilité plaisent toujours.— Vous aimez la lecture Usez surtout pour *ous cultiver, pour former votre goût, pour m-"t.1er tore esprit et pour "élever votre eoeor".H lui faut mieux que des choses futiles et vides, beaucoup de mots et de phrases qui ne disent rien Lisez l'article: "Au coeur de la lumière" que vous trouverez dans cette revue; pénétrez-vous de son sens, approfondissez sa signification.Je suis certaine que vous voudrez vôtre cette lumière et que vous ferez en sorte de la Barder dans votre coeur Dites m'en un mot dans ^otre prochaine lettre, voulez-vous?— Je \ ous souris, petite amie.FRANCK.— Mon amitié a reçu le message de la vôtre II a trouvé la même chaleur qu'au départ Merci pour votre pensée fidèle.i n< EN* DE LA PAGODE.— La route est longue quand le coeur a froid* Et pourtant, combien s'en vont ainsi par les routes désertes, ou perdus au milieu de la foule, sans Jamais voir poindre la plus petite lueur réconfortante Toutes ces douleurs — du moins le plus grand nombre — se réfugient au plus Intime de l'Ame, A l'ombre du courage, convaincues qu'elle "existent" par la volonté de Dieu.La vôtre est de celles-lfi.ma petite amie, et le généreux désir de faire du bien qui stimule votre activité sera toujours votre meilleure consolation Les chocs surviendront quand même, l'angoisse vous brisera encore, mais le réaction sera plus facile parce que vous serez moins désemparée.Puis, viendra nécessairement l'amélioration: rien n'est éternel lrl-ba«.voira coeur retrouvera "aa sphère" dans une condition normale Ne perdez rien, ma petite amie, amassez, encaisse! pendant que c'est l'heure, vous doubles la valeur de votre vie.— Je ne connais pss In mentalité de cette ville, mais Je devine un peu C'est le problème général, un peu exsgéré parfois, c'est vrai Mais Il est des limites qui doivent exister, adoucies par l'affabilité, et qui doivent être respectées d'autre part.— Voa souhaita m'ont touchés; c'est si bien cela! Je vous remercie pour la double part.Puisse la mienne tenir haut mon courage, et en retour, le vôtre tenir bon Jusqu'au bout Que Marie voua protège dans vos "luttes", qu'Elle soit votre espérance.C'est le souhait d'amitié de votre "grande amie".•IKIIANNE.— Cela n'est pas Impossible.Je le répète, pourvu que la raison sache peser le pour et le contre.11 faut être prêt A "tout" quand, au lendemain de l'enchantement, la vie retombe dans la pleine réalité.Le pas fait, c'est l'impossibilité de retourner en arrière, c'est l'obligation d'avancer, de faire son chemin au milieu des Joies et des peines, même si le bras protecteur avait la faiblesse de se dérober! Réfléchir n'est pas seulement sonder la sincérité du sentiment.c'est surtout sonder sa force, chercher s'il peut résister aux mille frictions quotidiennes, plus difficiles à supporter qu'un gros choc.— Il faut toujours espérer un sort meilleur, il faut aussi travailler A l'obtenir; le contraire est de l'apathie, presque de l'insouciance.Alors, l'effort ne serait Jamais compris, y avez-vous pensé T — Le secours ne vient que de Dieu, mais il faut le demander avec confiance, petite Jêhanne.Tout ce que donne le monde est éphémère, puisque tout passe ici-bas.Mais ce qui vient de Dieu demeure éternellement.Priez donc, petite amie, pour que votre bonheur soit l'oeuvre divine; aimez, croyez et espérez, c'est *'le chemin sans ombre".Je ne vous oublie pas. \ ns i lot \ — m BPTIQUE — Mit ALLA — M i EN — TULIPE NOIRE — BRIN D'HERBE — 1NNBTTE — GEMME — Ml I n< il i si „ GEORGES FRANC — II l M Itl L MOLETTE — VIT ARGENT — iii Kit Ksi m; m \ It jo — .il \n\| nrr I \ VALUES — S* ANE — KIU YEKE — DRAPEE o'OMIIRE — JE ME SOUVIENS — l'ne \MTENNE — ARIANE — im AMIE — roi KiM'ii PAflT — oiiVE — ( hm II sse m EIU eden — ROHERTE — MARIE-JEANNE M.— MOURON ROUGE — COEUR AIMANT — YVONNE — MIR-ZA — SOLITAIRE — CAMPANULE — SUEDE — M \ Kl i; iti AN oi\ B — ici i m M UUE — ARLETTE 1>U CIIATKL — MME l>.II.— PETITE LECTRICE — DISCRETE.— Merci pour vos Jolies cartes, vos bons souhaits, vos consolantes paroles, vos mots du coeur qui m'ont réconfortée et ont adouci les Jours aux souvenirs pénibles.Je demande pour chacune de vous tout ce que la nouvelle année a de meilleur MON SECRET.— J'ai su tard et un peu par hasard votre geste délicat envers ma soeur.Ma petite fille, jo ne sais comment vous remercier.J'ai prié sur sa tombe deux semaines plus tard ; vos fleurs n'y étalent plus, mais Je suis certaine qu'ELLE ne l'oubliera pas plus que mol.Merci aussi pour vos souhaits .que Dieu les exauce, ma petite amie, et qu'il vous donne le bonheur que Je désire pour vous Mon amitié.— Voulez-vous me donner votre adresse?CLAIRE.— Ah! la curiosité! Elle est heureusement facile a satisfaire la votre.La température était plutôt défavorable, vous vous souvenez?En tout, nous ne formions pas la douzaine, Il en manquait cinq.Je ne compte pas les visiteuses Jointes au groupe, et qui ont tenu a leur Incognito.Il y avait 244 jouets pour 2-G enfants Joyeux et ravis, dont les yeux pétillaient de plaisir, et même les bébés ont eu les leurs.— Je ne saurais vous dire quel sera le sort des almanachs non vendus de 1936.(Je puis m'infornier si vous le désirez).J'aime l>eau-coup les almanachs, mais comment choisir dans le lot ?1 ls sont généralement très intéressants.— Merci pour vos bons souhaits et J'espère que votre curiosité vous ramènera au courrier.ESMERALOA.— Vous êtes une délicate petite amie.Votre lettre m'a été bonne ; Je t'ai relue.Elle a évoqué tout un passé si profondément enraciné, qu'il est devenu la plante vlva.ee de l'amitié.Je sens ma solitude peuplée de pensées amies, dont la votre al fidèle; c'est sans doute ce qui me permet de continuer mon travail quand même.Merci, Esméralda; que sur votre route rayonne l'étoile de l'espérance.Mon amitié.PICCIOLA.— Il y a en effet bien longtemps, et 11 y a aussi bien longtemps que Je cherche quelle main amie m'avait alors adressé cette pieuse offrande.Voyez-vous, "Une qui se souvient" ne pouvait m* a hier à trouver.Je vous al alors remercié dans mon coeur.Mais Je trouve bon de le faire directement aujourd'hui et de vous dire que Je ne vous al pas oubliée."Je suis restée ce que vous voulez que Je sols".Picclola, que ces mots m'ont fait du bien ! La fermeté de votre volonté a été une belle victoire morale, et si J'ai parfois été Inquiète de vous.Je sais maintenant que vous n'hésitez pas à aller de l'avant.— Vos souhaits et votre cadeau m'ont touchée.Je ne sala ce que Dieu me donnera cette année, mal?Je suis certaine que vous n'aurez pas demandé en vain.Merci mon amie ; revenez -mol plus souvent, si vous le pouvez, et soyez heureuse "d'un retour attendu" Mon souvenir.GLAND D'OR.— J'ai bien reçu et en parfait ordre.Merci pc ur ce généreux hou venir accompagné de M bons souhaits.Les Jours ont été pénibles, vous le saviez, mois » doue la de si sincères amitiés que Je ne mo sentais plus seule.La vie a des attentions consolantes, j'en ai fait l'expérience.— .l'aimerai bien a vous suivre durant ces Jours, ne craignez pas d'être importun; Je vous attends donc, mon ami.Bonne chance et amical souvenir.MARJOLAINB Echos du 27 décembre Sensible au geste généreux des lectrices de La Revue Moderne et de sa Direction, la révérende Mère Supérieure de la Maison Saint-Janvier prie les donatrices et donateurs d'accepter ses plus sincères remerciements pour le magnifique arbre de Noël offert aux petits de la Crèche de cette Maison le 21 décembre dernier.Il y avait 244 jouets pour 225 eyifants ravis, dont tes yeux pétillaient de plaisir et dont la joie naïve était vraiment touchante.Sur tout ce petit monde souriant, il semblait tomber du bonheur jeté à pleine main, bonheur qui s'extériorisait par des cris de joie et des éclats de rire.Rien que d'entendre le merci qu'ils balbutiaient d'une voix entrecoupée de soupirs au milieu de l'entrain général, on se sentait heureux de leur joie.C'était de la part des bienfaiteurs et des bienfaitrices, inscrire un acte de bonté à la dernière page de Vannée qui s'achevait et s'ouvrir un crédit à celle du lendemain.Qu'en retour, ce geste appelle sur chacun le vrai et simple bonheur.Marjolaine La Revue Moderne « 40 » Février 1937 UN ENTRE CENT (¦nintliMir M l'Hil n*n iItn \ ilf nirlH m terminé*.llliMint*.Toul lu tutu nous bras, .'18 pou-i-i'm Du iv-imulu uu bras du vêtement, 19 111 • u i t * m .I,r>nif UHur île ht m it ni'tic, • nul ure m m m bru m, t» pouces.'I'ciimIuh iIm piilnl.— 8 m.égalent 1 poucr.U rangs égalant 1 jioiiii' Matériel I^Hlriu Andaluslan, 13 bu II un "Hua L're»t", 1 liultu "lOverglade", 1 paire d'alg.No 'i, 1 patro d'alg.No 11, 1 Jeu 14 aie.) No 11.1 crochet médium.moi m I>uh, — C'omm.au bas avqc alg No 11 et lui m» "SVinicsl", .I.t 1 1 H m Tri i-li cotes (1 ut 1 j pour 3 Vt pourpH, dlm 1 m.uu dernier rang (117 m.).Changer aux aïs.No 9.tri en point "Jersey" aug.1 m.a chaque bout de l'alg tuus lu» Mo rangn J.c.Q.Il y ait 1 29 m Hur l'alg.Tri.égal, J.c.q.l'ouvrage* mexuro 12% pourus a partir du eomni finir avec 1 rang à l'env.< oiiim.|(- pal nui : Iit rang.— Tri.60 m , 9 m a l'env.tri.Jusqu'à la fin.2e rang.— Tri.1 m., et a l'env.Jusqu'à lu dernière m., tri.1 m.Hep.ces 2 rangs, 4 fols 1 uvoniiur l'cmm.Tri en point 'Jersey'* rab.14 m.au coin m.des 2 rangs qui suivent, puis dlm.1 m.a chaque bout de l'atg.tous les 2e rangs.6 fois.Rang suivant.— (l'endroit).Tri.24 m., 9 m.a l'env., tri.23 m., 9 m.à l'env.tri.24 m.Rang Niiivunt.— Semblable au 2e rang Hep.ces I derniers rangs 4 fols.Tri.14 rangs en point "Jersey'*.Rung Minant.— Tri 8 m , 9 m.à l'env.tri.23 m.9 m.a l'env., tri 23 m., 9 m.a l'env., tri 8 m.Rang Minant.— ^Semblable au 2e rang.Hep.ces I rangs, 4 fols Tri en point "Jersey" j.c.q.l'emm.mesure 6% pouces a partir de la 1ère diminution Rung Mil mi ii t.— Tri.29 m., rab.31 m.(le cou ) li I Jusque la fin.Tri.comme suit: 1er iu|, — Tri.1 m., à l'env.Jusqu'aux 2 dernières m.tri.2 m.ens.2e rang.— Tri 2 m.ens, tri Jusqu'aux 6 dernières m., tourner.3e rang.— A l'env.Jusqu'aux 2 dernières m., 2 m.ens.à l'env.lu rang.m., tourner fie rang.- (lu rung.m., tourner Tri.Jusqu'aux 12 dernières A l'env.Tri.Jusqu'aux 18 dernières "3e rung.— A l'env.Rab Tri.l'aut re épaule pour correspondre.Devant.— Semblable au dos J.c.q Im dlm.do l'cniin.soient complétées.(89 m.sur l'alg).Rang suivant.— Tri.24 m.9 m, a l'em.tri.23 m , 9 m.il l'env.tri.24 ni.Rung Mihunt.— A l'env.excepté la Lu-et la dernière in.à l'end.Hép.ces 2 derniers rangs, 4 fols.Tri 11 rangs en point "Jersey".Rung MilwnH — Tri.8 m, 9 m a l'env., Ht 17 m.rnb.21 m., (le cou» tri 17 nv, :t m a l'env., tri.8 m.I.'épaule droit* 1er rang.— Tri l m., a l'env.Jusqu'aux - dernières m., tri 2 m ens.A l'env.XltlCI.VI ITIONM II KM IMtMl s KM1I OYKS tri tri.— tricoter l'end.-& l'endroit & l'env.-a l'envers m.— mailles ch.— chaîne tri end — a l'endroit tricoter env.— a l'envers d.c.— double crochet tricoter ens — ensemble alg — aiguille K'astérlque ( *) Indique que le travail décrit doit a.c.— «Impie crochet être répété p m g.p — passez la maille, gl lésez pardessus m TRICOTS À LA MAIN IfHoinL (oût&wx POUR TOUS LES MEMBRES DE LA FAMILLE Les laines de qualité REGENT répondent à tous les besoins.Toutes grosseurs, variétés et couleurs.Employez jfà toujours les lames REGENT.Demandez le nouveau LIVRE REGENT No.11 de Tricots à la main—¦ DE VERGES DANS CHAQUE PELOTON, et ECHEVEAU SEA GULL-SEASI DE • SEA BEACH ANDALU51 AN - BOUCLE DE LUXEetc.2« raiur.— Tri.2 m.en»., tri.14 m.9 m.à l'env., tri.8 m.3e, 6e et la rangs — Semblables au 1er rang 4e rang — Tri.2 m.ens.tri.12 m.9 m.& l'env., tri.8 m.6e rang-.— Tri.2 m.ru., tri.10 m., 9 m.à l'env., tri.8 m.8e rang.— Tri 2 m.ens.tri.8 m.9 m.à l'env., tri.8 m.9e rang.— Tri.1 m.et à l'env.Jusqu'à la fin.Tri.égal en point "Jersey" sur la balance des 28 m.J.c.q.l'emm.mesure semblable au dos.Faire l'épaule gauche pour correspondre Manches.— Comm.au bas avec les alg No 11 et laine "seacrest" monter 82 m Tri.en cotes (1 et 1) pour 1 pouce.Changer aux aig.No 9 et tri.en point "Jersey", aug.1 m.à chaque bout de l'alg.tous les 6e rangs j c q.Il y ait 92 m sur l'alg.Tri 2 m.ens., à la fin de chaque 2e rang J.c.q.il reste 26 m.Rab.lt;ni«i, .lu cou.— Joindre le vêtement aux épaules et avec S alg.du Jeu No 11 et l'end, de l'ouvrage vers vous, ram.et tri.110 m.autour du cou.Tri.en eûtes (1 et 1> pour 1 pouce.Rab sans serrer.DMC Bibelots La mode entend supprimer de nos demeures les bibelots encombrants qui les ornaient jadis.Si nous avons déjà un certain âge, ne suivons pas aveuglément ses prescriptions.Ne nous encombrons pas, mais conservons autour de nous quelques témoins du cher passé.Ils mettent de la poésie dans notre demeure.Il est possible d'accommoder agréablement hier et aujourd'hui sans que le charme de l'ensemble en soulfre.MARQUE OC FABRIQUE OCPOSCI LES GENERATIONS PASSENT-LA MARQUE DMC DEMEURE I I.VRIER 1937 « 41 » La Revue Moderxe L'hiver impose un plus grand effort aux enfants La vitalité est diminuéej Les épidémies les guettent.C'est à ce moment qu'une constitution virolisée est précieuse, car le Virol fortifie le système et renforce les parties faibles, conséquemment, améliore le pouvoir de résistance aux rhumes, frissons et infections d'hiver.VIROL forme pour la VIE 36/5 F Achmed, le Magnanime (Suite de la pane M2> Pilules de Beauté de Madame SYBIL BEAUTE — FERMETE DE LA POITRINE Le tniitement de MADAME SYBIL.est garanti absolument sans dniiRiT, approuvé par les sommités médicales.IL DEVELOPPE et Il VI I 1 HUIT 1res rapidement la POITRINE.Peut être pris en toot .pendant la MATERNITE.MENSTRUES*, etc.Excellent pour personnes MAIGRES et NERVEUSES.Bienfaisant POU la -.comme TONHH I pour RENFORCER.Convient u la M I M: FILLE comme & la FEMME.II.MiVM L'INTRODUCTION, BOUTEILLE de $1.50 pour TRAITEMENT DE fi BOUTEILLES POUR $5.00 Pour r.os.-ii: m no-ntH confidentiel* gratuits téléphonez a LA.1015 ou passer uu bureau de 2 h.à 9 h.p.m.tous les Jours.Expédition sous enveloppe ordinaire.Livraison rapide et courtoise dans toutes les parties de la ville.LE LABORATOIRE "J.-A.N0SSI0P Enrg." ~ $.100 124 est, Boulevard St-.Ioseph I.LncMtaff 1011 ept.10 Postal No 2Î Il Montréal La Dentellière Belge ENREGISTRÉE RIDEAUX DE LUXE de toute largeur SOIE — BRUGES FILET, etc.et toutes dentelles véritables.NAPPES COUVRELITS AUBES SURPLIS Modèles nouveau! et eicluvlfs Oémonsfratlon a domicile.Tél.CH.61 hO 1831, de Lasalle, Montréal Concours d'enseignes artistiques Le Syndicat d'Initiative de la Mau-ricie invite tous les artistes du Canada, professionnels ou amateurs, à participer à un concours qu'il a institué en vue de grouper des dessins intéressants dont pourront s'inspirer ceux qui veulent redonner à notre province son cachet français.Les concurrents pourront soumettre cinq projets de grandeur uniforme: 8%" x 10" ou 8H" x 14".Les dessins se diviseront en deux catégories: dessins à l'encre de Chine ou dessins en couleurs.Ce concours prendra fin le lundi, 15 février 1937.Les noms des gagnants seront communiqués à la presse canadienne.Tous ceux qui en feront la demande, recevront gratuitement une brochure contenant des suggestions de titres et de projets d'enseignes.Les intéressés y trouveront nombre de détails susceptibles de les inspirer.I i: < OMITI.NI ( M
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