La Revue moderne., 1 octobre 1937, octobre
LA REVUE "J'AI PROMIS" Roman inédit par Pierre GOURDON y (Qctohre, tg3j W Suzanne A lire: LA BLESSURE DE JACQUES MARCHAND Grande nouvelle par MAURICE D'AUTEUIL 1 Un "chef-d'oeuvre" de cabinet qui rend justice au merveilleux timbre de Vappareil Dans les radios Westinghouse de 1938 se retrouvent l'art de l'ébéniste et la science des plus grands ingénieurs en radio au monde.La beauté des lignes du cabinet charme l'oeil.La fidélité de reproduction fait revivre pour ainsi dire les programmes lointains.La puissance de l'appareil va chercher de par le monde les postes étrangers que vous désirez entendre depuis longtemps.Une extraordinaire sélectivité vous permet de repérer le poste désiré en dépit de l'encombrement de la voie hertzienne.Le repérage est encore facilité par le syntonisateur à rayon cathodique, par le vernier au ralenti, par le cadran "Atlas de l'Air" à éclairage en couleurs, et l'indicateur en couleurs des champs de réception.Ce n'est qu'en voyant et en entendant les appareils perfectionnés avec les nouvelles améliorations comme les 8 boutons syntonisateurs automatiques .la commande à distance .la chambre de son ortho-coustique .que vous comprendrez combien Westinghouse a contribué à l'avancement de la radio.Vous pouvez vous aussi avoir un radio Westinghouse, de la série des "Oeuvres de Maitres".il ne vous en coûtera pas plus que pour un appareil ordinaire .Voyez les divers modèles chez votre marchand d'appareils Westinghouse .21 modèles au choix .courant alternatif ou batteries.radio \j\/e^ïmô RADIOS ¦ POÊLES ¦ RÉFRIGÉRATEURS ¦ LAVEUSES Canadian Westinghouse Co.Limited — Hamilton - 1 Me 13 t n n n « ^^^^^ HOTRONS LAMPES Maintenant à l'étalage chez les principaux marchands de radios et d ' appareils électriques PETITS APPAREILS QU'EST-CE QUE Jla.fêerue Atocletne ,10.1.11 EN I«I8) MEMBRE IHe année Montréal, Canada — Octobre 1937 No 12 SOMMAIRE Lu blessure de Jacques Marchand, nouvelle par Maurice d'AUTEUIL Au coeur de l'Islam, par Jean BAROIS Motif de cathédrale, par J.A.COWAN Paysages du Saint-Laurent, par Paul RENAUD Rodolphe Plamondon, par Antonine BERNIER Octobre, précurseur d'événements sociaux, pat MARJOLAINE Nos jnot-s croisés Le coin des enfants .La petite poste Pour les heures de loisirs .A la découverte des Idées.Les dentelles au foyer, par Mme Paul ROCHE Les premiers toujours Le blanc, frais et pimpant Costumes pour le Sud Pour !¦ variété des menus Le Courrier du Mois, par MARJOLAINE J'ai promis, roman inédit et complet par Pierre GOURDON, en supplément.«Suzanne», dessin de la page couverture par Albert GIROUX 4 6 8 9 10 11 17 20 21 22 23 26 27 28 29 31 32 Ceux que vous lisez .APiorra fiftURDAN Avantageusement connu, cet auteur wrlCrrC UUUnlIVH cujtive avec succès le roman.Il a déjà à son actif plus de trente ouvrages dont deux ont été couronnés par l'Académie française.M.Gourdon, qui, de plus, a obtenu pour l'ensemble de son oeuvre le premier des «Prix 4'Académie», sait donner dans ses récits la place de faits historiques intéressants et instructifs sans surcharger l'intrigue ou l'alourdir.D sait aussi construire un cadre adapté aux personnages qu'il présente bien étudiés.•ilnlnnïno RFDMIFR Attachée depuis quelque temps à HniOmne DCnniCn ^office de l'Inventaire des ressources naturelles et artistiques de la Province, Mlle Antonine Bernier ne pouvait être mieux placée pour continuer l'oeuvre qu'elle a entreprise, il y a quelques années, celle de recueillir et de codifier tous les documents qui ont trait à nos musiciens.C'est à la suite d'un voyage en Europe et d'un court stage à la Sor-bonne, où elle suivit les cours de «Civilisation française», que Mlle Bernier a conçu son vaste travail de compilation.L'auteur présente dans cette livraison de La Revue Moderne une courte biographie de Rodolphe Plamondon.à%Panl RPMAIII) Jeune auteur canadien qui s'est fait connai- wrdul nLIIHUw (re par plusieurs reportages et articles documentaires publiés dans La Revue Moderne.Ses intéressants reportages sur l'aviation canadienne, le port de Montréal, la question espagnole et le couronnement de George VI ont suscité de très élogieux commentaires.M.Renaud collabore non seulement aux revues canadiennes-françaises mais aussi à plusieurs magazines et journaux américains.La Revue Moderne publie, cette fois, un reportage sur le Saint-Laurent: un aperçu très documenté sur l'histoire de la découverte de notre grand fleuve et des descriptions tout à fait neuves de ses rives.NOTRE PROCHAIN ROMAN: "L'amour de l'Homme sans nom" par Marcel IDIERS .sera goûté de nos lecteurs qui en suivront les principaux personnages avec émotion et sympathie, dans leurs différentes étapes.Une rencontre, en pleine montagne, entre une jeune fille perdue dans une brume très dense, et un jeune homme, constitue le noeud de l'intrigue.Sur le roman d'amour qui s'ébauche entre eux, plane tout de suite une contrainte mystérieuse de la part de l'Homme sans nom qui garde jalousement son incognito, au grand dépit de la vieille dame près de qui Christiane remplit le rôle de demoiselle de compagnie.Après le départ et la séparation, c'est, pour la jeune fille, le regret du rêve brisé, la lutte pour l'oubli, puis le choc douloureux et la situation pénible en retrouvant celui qu'elle aime, et dont elle se croyait aimée, dans le fiancé de celle dont elle habite temporairement la maison.Nous laissons à nos lecteurs les surprises du dénouement de ce captivant roman.— Abonnements: Canada, 1 an $1.50 — Etats-Uni9, 1 an $2.00 — Editée ot Imprimée par LA REVUE MODERNE (Inc ) 320 est, rue Notre-Dame MONTREAL Conseil a acbniniatralion Georges BOUCHARD, M.P., Joseph BOUVIER, colonel Wilfrid BOVEY, Louis CARRIER, Georges PERREAULT, Emile VAILLANCOURT Directeur et gérant Secrétaire-trésorier Surintendant Loris CARRIER Joseph BOUVIER Georges PERREAULT m 4 \ y&n&iDS?VOILÀ un enfant rob u* te dont l'ouïe fonctionne bien, et c'eel la un trésor précieux que sa nmniiui, en femme intelligente, fer» tout |H»ur lui ronwr-ver.Beaucoup de trouble» de l*otïïe com meurent dès le premier âce.bien qu'il» ne se manifestent que plu» tard.Pur con*équent, il e»t indi*pen*ahle de dépister ces trouble* de bonne heure, »i l'on veut éviter, par la suite, la perte «le l'ouïe.Tout examen médical auquel l'enfant vra soumis dès le premier age.devra remporter l'exa-nien de» oreille».Dun» beaueoup d'école* moderne-, on »e sert, a l'heure actuelle.d'in»trument» délicat*, appelé» "audlomè-tre»", qui permettent de se rendre rompte de l'état de I'onie des enfants.I^es maladies de l'enfance entraînent souvent des troubles de l'ouïe.Aussi, sera-ce une bonne précaution, après une maladie infectieuse quelconque, de faire examiner les oreille» de votre enfant i*ar le médecin.Ne négligez Jamai» le» douleurs d'oreilles, et ne von» mêlez nu.» de le» »oigner "»nn» le conseil dn médecin.On n vu des cas où.en mettant de t'huile chaude dan» l'oreille d'un mulade.on a pro* oqué une lésion incurable.In coup sur la tête peut ég»le-menl émiser la surdité.La surdité Peut *e développer de façon »i graduelle que l'enfant ne »e rend pu» compte de ce qui lui arrive.S'il »e montre retardataire en cla**e.relu peut être dfi à ce qu'il entend mal.l-a maman, en ob- tenant **.»n enfant, pourra souvent se rendre compte »'il de* ient dur d'oreille, et elle remarquera, en particulier, s'il a l'habitude de tourner un peu La tète pour mieux entendre lorsqu'on lui parle.Kn négligeant île lui donner en temps voulu le» *oin» nécc»»aire», on ri*que de condamner l'enfant à une existence *oli taire et malheureuse.Si un médecin se rend compte qu'il e*t irnpo»*ible de rendre a l'enfrint son ouie normale, il cou*eillera généralement de lui en»eigner à «oinprendre ce qu'on dit en nb-*ervant le niou\ement de» lèvres de la personne qui parle.Le* leçons de lecture sur le* lèvre* »e répandent de plu» en plu* dan-le» écoles, à mesure qu'on forme des professeur» rapahle* de donner cet enseignement.I.'enfunt qui connaît la lerture sur le* lè\res est en me*ure de suivre *e* rla»»e» et de mener une vie normale, comme font autre enfant bien portant.Il peut »e trouver que ! h- il.d'un apimreil acou»tiqu bordure de forêt! Plus tard, une multitude d édifices devait encercler rapidement la cathédrale sans qu elle ne perde rien de sa majesté, même au voisinage d'immeubles ultra modernes.On na rien dit que d exact sur son ancien neté.Ses débuts remontent aux premières années de I ère victorienne.En 18.42, Monseigneur Power scella dans la pierre angulaire quelques fragments de pilier et des petites pièces de chêne provenant du toit de la cathédrale de York, en Angleterre.Ces reliques comptaient alors plus de cinq siècles d'existence.Les poutres du toit et de la tour, en pin équarri à la hache, restent solides comme au temps où I on abattait les arbres de la forêt où sillonnent maintenant les mes de Toronto.Des verges et des verges de lattes cou pées à la main lambrissent toujours les claires voies de la nef.Le grand vitrail aux bleus iri ses, derrière le maître-autel, est l'oeuvre des franciscains du Haut-Canada qui en conçu rent les dessins, qui construisirent un fourneau pour fixer les couleurs et coulèrent jusqu au plomb nécessaire.St-Michael défie le temps, mais elle s est graduellement modifiée.Les générations ont laissé leur empreinte dans son histoire, mais aussi dans son édifice Même imperceptiblement, un édifice doit changer constamment quand il joue un rôle primordial, pendant un siècle, dans l'existence quotidienne de milliers de gens.L'histoire de la cathédrale se jalonne, comme les autres, de dates importantes.Août IQ37 marque la plus récente.L'aspect extérieur reste le même: vieilles pierres patinées par le temps, noircies par la fumée, richement sculptées au bas de la tour, qui s élance à deux cents pieds des pelouses enlrete nues avec soin.A I intérieur, un treillis d'échafaudages s'agrippent à la voûte et aux murs.Là-haut, on entrevoit à travers un fouillis de poutres des artisans à I oeuvre, des peintres qui se déta chent en ombres chinoises sous la lumière crue des puissantes ampoule* électriques.Ils appliquent des couleurs resplendissantes.Un sculpteur franchit un casse-cou pour loger une statue dans sa niche .Agenouillé à I intérieur de I entrée située à I ouest, un maçon modèle.(Suite à la page 16) Octobre 1937 I ¦ aysages du Saint-Laurent Par PAUL RENAUD LHISTOIRE des voies fluviales est aussi I histoire de la pénétration du monde sauvage et inconnu par les explorateurs, les marins, les soldats, les commerçants, en dernier lieu par les colons des nations maritimes.Les bassins de l'Amazone et du Paraguay dominent toute I histoire de I Amérique du Sud.comme le Nil domine I histoire de I O-rient ancien.Il fut et demeure le principal lien entre l'Afrique noire et païenne et l'Afrique sémitique du Nord, entre les blancs du Nord et les blancs du Sud de l'Afrique.Sa position entre deux mondes et deux civilisations n'a pas sa pareille dans I histoire politique.Mais ce sont les fleuves d'Amérique qui ont le plus servi leur continent, ce sont leurs ramifications prodigieuses qui couvrent ce continent du plus extraordinaire des systèmes de communications intérieures.Et parmi ces fleuves, le Saint-Laurent, qui décharge les (Grands Lacs et coupe la moitié de I Amérique du Nord en deux péninsules, possède I histoire la plus variée et la plus passionnante.Bien avant les explorateurs officiels des gouvernements français, espagnol, portugais et britannique, les marins basques et normands connaissaient le golfe et se servaient des îles du fleuve comme bases d opérations durant leurs longs séjours dans I Atlantique occidentale.Ils trouvaient en haut de l'ut d Anticosti les eaux relativement calmes et les plages tranquilles qu'il leur fallait pour réparer leurs barques, pour reposer leurs équipages à I abri des raids des sauvages, surtout pour extraire I huile des cétacés capturés qui durent foisonner dans le fleuve à une certaine époque, Jusqu où ont ils remonté?Les «fours> de l'Ile aux Basques, par exemple, remontent-ils à une aussi loin- taine antiquité?Personne ne le sait.Ni eux, ni leurs confrères islandais ne révélèrent jamais exactement la situation générale des bancs de morue, de saumon, de hareng, des terrains de croisière des cachalots, baleines, marsouins qu ils venaient poursuivre jusque chez nous.Il est douteux d ailleurs que beaucoup d entre eux sussent écrire.Il faut peut-être attribuer à leur désir de garder le secret sur leurs terrains de pêche les innombrables légendes qui effrayèrent si longtemps les imaginations populaires.Ces légendes, dans lesquelles toute I Europe populaire médiévale crut si longtemps, peuplaient la «Mer ténébreuso de monstres marins, de kralcens.de dragons, de serpents de mer effroyables, dont les fantastiques dimensions (nous devrions dire le fantastique tonnage) leur permettaient d attaquer et de détruire les vaisseaux les plus puissants Ceux, disait-on, qui échappent à ces monstrueux gardiens des secrets de I Océan, périssent dans les tempêtes, sous les coups de de nions et de génies qui en interdisent la traversée et I exploration.On sait combien Christophe Colomb eut de peine à dissiper les craintes superstitieuses de ses équipages lors de son "premier voyage Et les trois jours qu'ils lui accordèrent quand enfin ils se révoltèrent, sont demeurés légen claires.Jusqu en 1402.la Mer Ténébreuse demeura close par la peur et la superstition aux efforts des explorateurs; aussi sans doute par I impossibilité de se diriger bien loin sans un instrument plus sur que les étoiles pour diriger la navigation.La boussole, le perfectionnement de la navigation à voiles, les progrès de I an hitecture navale, mirent fin à cet état de < liosrv Brusquement, le voile déchiré, marin* et marchands entamèrent cette longue CPhoto de la Compagnie Aérienne Franco-Ca série d explorations maritimes qui s est poursuivie sans interruption jusqu à nos jours.Verrazano.en 1524.découvre les côtes de la Nouvelle-Ecosse: Cartier, en 1554.accomplit son premier voyage.II reconnaît la côte de Terre-Neuve, pénètre dans le détroit de Belle-Isle.qu il prend pour un fleuve, arrive dans le golfe Saint-Laurent qu il prend d abord pour une vaste baie intérieure.Mais, suivant la côte de I île du Prince-Edouard, il relâche dans la Baie des Chaleurs pour reprendre ensuite le chemin de la France par le détroit.L année 1535 marque la découverte réelle du fleuve Saint-Laurent.Cet hiver-là.I illustre marin pénètre fort avant dans I intérieur jusqu à Montréal.L impulsion est donnée: le Canada laurentien entre dans I histoire.En même temps, ou plus vite, selon le hasard des navigations irrégulières et difficiles d alors.Corlaréal.en 1300.et plusieurs autres au début du siècle, explorent et reconnaissent la plupart des côtes d Amérique, tant du Nord que du Sud.L immigration française se fait presqu entièrement dès lors en fonction des voies fluviales de pénétration.Elle visera I occupation du bassin du Mississipi.de la baie d Hudson et surtout du Saint-Laurent.Celui-ci se borde peu à peu de colonies et de forteresses.Et faire I histoire des fondations de villes, de forts, de comptoirs, de colonies qui s établissent les unes après les autres sur les bords du grand fleuve, c est résumer I histoire de presque tout le Canada jusqu à la conquête.Voie de pénétration pacifique, le Saint-Laurent constitue aussi une magnilique route • I attaque pour les envahisseurs anglo-saxons qui appuieront invariablement une offensive par terre par une expédition navale remontant le Saint-Laurent.(SuHp à la page l.|J Oclobie ig^j La Revue Moderne Page ') Rodolphe PLAMONDON L'a brillante carrière d'un GRAND ARTISTE CANADIEN par Antonine BERNIER Photo Dupras & Colas RoiM >i pue Plamondon Parmi les chanteurs canadiens-français qui se sont distingués à I étranger.Rodolphe Plamondon est un de ceux qui nous font le plus honneur.Il est un de ces rares artistes qui s imposent à leurs contemporains et ne s oublient pas en dépit des ans qui passent, l.e rappel ici des débuts de son éclatante réussite à I étranger ne manquera pas de souligner certains aspects de la vie de ce grand chanteur dont devraient s inspirer ceux des nôtres qui se destinent à I art vocal.Rodolphe Plamondon naquit à Montréal, le 17 janvier 1876.Son père, M.Théodore Pla-mondon.notaire, résidait rue Craig près St-Denis et comptait parmi les citoyens les plus en vue de la paroisse Notre-Dame.Il aurait voulu que son fils choisît, tout comme lui.une profession libérale, mais celui-ci s intéressait beaucoup plus à I étude de I art des harmonies qu'à celle du grec et du latin.Le jeune Pla-mondon abandonna donc ses études classiques chez les Messieurs de Saint-Sulpice avant d'avoir obtenu son baccalauréat; il suivit, par contre, des cours de solfège, de violoncelle et de chant de MM.Clossey, Charbonneau et Couture.A dix-neuf ans.Rodolphe Plamon don déi id.nl de se rendre en Kurope Il quitte le Canada, en 1895, pour aller poursuivre à Paris ses études musicales.Le jeune homme n'a pour toutes ressources que son talent, son amour du travail et les quelques dollars qui lui permettront de défrayer le coût de son voyage et de son installation des premiers jours à Paris.Cette grande aventure de Rodolphe Plamondon f.iillit rester sans lendemain.Peu averti des dangers qu il y B de lier connaissance sur les trains avec de parfaits inconnus.Rodolphe Plamondon se vit soulager, en se rendant à Paris, par deux amis d'occasion du peu d'argent qui lui restait.Seul, errant a travers les rues de Paris, notre jeune compatriote ne savait trop que faire lorsqu'il lui vint à l'idée de s'adresser au Com-missariat canadien.Là.on le reçut avec bien-\eill,ince et on l'aida à se tirer de ce mauvais pas.Muni de lettres de recommandation à I a-dresse de M.Barbedor, haut magistrat de-Rennes, Plamondon se rend dans cette ville où il est fort bien accueilli.Il entre au Conservatoire de Rennes et y étudie le violoncelle avec Monterchi.Il réussit si bien qu il remporte bientôt une médaille, encouragement qui Confirme son talent et I incite à continuer dans une aussi bonne voie.Notre jeune musicien est heureux, il se livre tout entier à ses Montréal.études que marque le succès, que lui faut-il de plus?Pourtant, s'il mène la vie idéale d un musicien.Plamondon n a pas toujours I équivalent lorsqu il se met à table.Aussi lui Faut-il trouver les moyens de gagner quelque argent.Il accepte pour cela de modestes engagements comme instrumentiste d orchestre.Il en retire quelques bénéfices et fait la connaissance de plusieurs musiciens réputés.Jusqu ici Plamondon ne s'est consacré qu'à I étude du violoncelle, ses succès I assurent de son talent pour cet instrument.Mais voici le moment où la rencontre d'un certain Henrio.chanteur au Casino de Paramée.près Saint-Malo.va le révéler à lui-même.Cet artiste marseillais, anonyme comme beaucoup d autres, entend Plamondon, sa voix le surprend et il lui dit: «Té, mon ami, quand on a une voix comme celle-là, on ne gratte pas la commode».C'est de ce jour que Rodolphe Plamondon délaisse le violoncelle pour se vouer exclusivement à l'étude du chant.Peu après, notre artiste canadien rencontre à Le Vallois-Perret M.Castex.octogénaire qui chante encore fort bien.Plamondon juge que le vieux professeur doit posséder une excellente méthode puisqu à cet âge il chante encore si joliment.II prend donc des leçons du vieux chanteur, leçons dont il tire grand avantage.II passe ensuite au Conservatoire de Paris où les succès ne lui font pas défaut.Là, il profite des précieux conseils de Reské et de Eugel et, par ses efforts soutenus, parvient à maîtriser définitivement sa voix.Ce n'est toutefois qu'en 1003 que Rodolphe Plamondon fait ses véritables débuts à 1 Ope ra.A ce moment, il habite Meudon avec sa femme, née Eugénie Dufriche.fille du célèbre baryton qui eut, en son temps, sa part de succès et jouit d une réputation fort enviable.Mlle Eugénie Dufriche était elle-même une excellente musicienne.En compagnie de sa femme.Plamondon étudie tous les rôles de ténor des oeuvres les plus en vogue du temps.Plamondon est prêt, il n attend plus que l'occasion de se produire.Edouard Colonne, l'éminent chef d'orchestre, est à prépa rer les *lroyens» de Berlioz qu il doit diriger au théâtre d'Orange.Cunsgburg, le metteur en s< ènè de cet opéra, offre un rôle à Plamondon Rodolphe Plamondon dans le, rôle d'Hippolyte de l'oeuvre de Rameau Hippolytc et Aricie», chantée au grand Opéra de Paris en 1905.qui ne le prend p.is .111 sérieux el refuse I engagement.Sa femme parvient néanmoins à le convaincre de revenir sur sa décision.Il accepte.\ l.i répétition générale, Rousselière, le premier lenur.esl .disent.On demande à Pla mondon de le remplacer.Il chante avec une telle maîtrise que Colonne ne peut s empêcher de s écrier: «Ouel est cet homme, grand musi cien.qui peut chanter ainsi au pied levé?» La représentation a lieu et Rodolphe Plamondon partage avec la célèbre Félia Litvin-ne le triomphe de celte soirée.( esl toute une révélation pour I auditoire qui ovationne le jeune ténor.Le lendemain, son nom remplit les chroniques musicales des grands quotidiens.Plamondon est enfin lancé.Cette première réussite devait marquer, au cours de sa bril lante carrière, le point de départ de toute une série de triomphes.Après sa superbe tenue dans les «Troyens».au théâtre d Orange, toute la France voulut I entendre.Paris et la Province l'acclamèrent, puis ce fut la tournée triomphale des grandes capitales européennes: Berlin, Vienne, Budapest.Amsterdam.Bruxelles' I ondres, Madrid, I jsbonne.Milan.Le caractère franc et loyal de Plamondon s accommodait mal des intrigues de coulisses, .uissi préférait-il (Suite à la page 21) l'ije 10 La Revue Moderne Octobre iOT~ Mue S.PAgucTTF.présidente Blutilo Ja'oby Mmi: P.Bélancer, vice-présidente Mme G.Lord.vice-présidente OCTOBRE, précurseur d'événements sociaux Le bal des Petits Souliers, organisé par la Ligue de la Jeunesse Féminine Les saisons ne sont pas de longue durée.Les beaux jours de même.L'été est déjà fini et \oici l'automne.Vacances, promenades, excursions, soirées chaudes, jours clairs, heures de détente dans le calme de la campagne, air pur des champs, de la mer ou des mon-lignes, repos.liberté, tout cela est passé.C'est de nouveau 1 atmosphère surchauffée de la ville.la fièvre des affaires, la reprise d une vie en vitesse.C est aussi la reprise des activités SOI iales.Les différentes organisa-lions sont déjà à 1 oeuvre; elles ont élaboré leur programme et préparé I efficacité de leur action, aussi, la saison s annonce-t-elle brillante du ( ôlé artistique et particulièrement féconde en action sociale.La Ligue de la Jeunesse Féminine ouvrira la série des événements mondains par le bal qu elle donnera le samedi 23 octobre, «ous la présidence d honneur de Lady I \wedsmuir.Le bal des Petits Sou liers! Rien que ce nom fait battre le coeur des débutantes de la saison et leur attente souriante dit bien toute leur joie de vivre ce moment émouvant de leur vingt ans.< epenaant, ce bal est avant tout une oeuvre de bienfaisance, comme la Revue de Maille Coulure urg.ï nisée annuellement par cette Li-» 1 «•.puisque les profits en sont consacrés intégralement aux oeuvres qu elle sert Le but de cette association e:.l d aider la jeune fille à acquérir le sens et I habitude de la ciiui H active* par 'un travail de préparation immédiate1" au rôle plus important que, plus tard, lui assignera la vie et au devoir que toute femme doit remplir.Déjà, l"s membres de la Ligue secondent très efficacement les Oeuvres organisées et mettent au service des malheureux et des infortunés, leur généra site et leur dévouement.En 1930, ces jeunes filles ont 1 on Sacré 21 O73 heures de leur temps aux activités de la Ligue: elles ont distribué aux enfants pauvres plus de 600 paires de souliers.Quelques-unes se dévouent comme gardes-malades bénévoles dans les hôpitaux; à I hôpital Notre-Dame, à Ste-Justine.à l'Assistance Ma-ternelle, elles collaborent au service du dispensaire.D'autres membres sont en charge de la bibliothèque que possède la Ligue à I hôpital Notre-Dame, quelques mille livres et revues que, chaque semaine, elles distribuent «parmi les malades des salles publiques».Elles prêtent aussi leur collaboration à Nazareth, soit par la décoration d objets confectionnés à I Atelier, soit par la copie de livres en écriture Braille.Toujours prêtes à répondre à I appel du malheur, quelques membres de la Ligue se rendent chaque semaine à I école Victor Doré pour confectionner ou raccommoder des vêtements destinés aux enfants infirmes de cette institution.Il y a dans ce geste une sollicitude féminine tout à I honneur des jeunes filles qui s y dévouent.La ligue a aussi organisé un service spécial, à la J.O.C.F.dans le but de préparer les jeunes jo-cistes aux services domestiques.On leur donne aussi des cours de coupe et de couture.Cette préparation, au rôle que leur destine la vie.permettra à ces jeunes ouvrières d être, plus tard à leur foyer, des ménagères averties, économes; des mères, modèles de \ aillant • el de dc\ oil Voilà des activités qu'il importe de connaître et qui doivent intéresser le public.1.oeuvre utile, très humanitaire, de la Ligue de la Jeunesse l'éminine est de celles qui.jamais lassées, vont sans cesse de I avant et dont 1 action bienfaisante est une force.Nous lui souhaitons de constants et heureux succès.Marjoi mm pour ses lignes aérodynamiques.son exactitude et sa fiabilité .le choix des aviateurs renommés.Examinez un modèle Longines.Vous serez poussé à l'enthousiasme par la tournure artistique de ses lignes et de sa forme, mais n'oubliez jamais qu'un si joli extérieur cache un mouvement qui.au point de vue d'exactitude et de fiabilité s'est fait priser avant tout autre par des aviateurs tel que Lindbergh et Eckener.Quand vous cherchez une montre, 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Marchand.Et d'autres, inquiets et tendus derrière l'écran de leurs plaisanteries sur la hardiesse du navigateur inconnu.Petit à petit, la chaloupe, sa grand'-voile tendue jusqu'à rupture, se rapprochait.Et, vers six heures du soir, comme un crépuscule prématuré obscurcissait le ciel et que le mauvais temps devenait tempête, elle parvint jusqu'au quai d'une seule et magnifique bordée, l'eau à un pouce du plat-bord, une des plus jolies manoeuvres qui ait jamais réjoui le coeur d'un marin endurci et impénitent comme moi.Ai-je dit que, durant toute cette attente mouillée.Hélène, waterproof dégoulinant, figure trempée, s'était promenée de long en large sur le quai, son bras passé dans le mien?A la coupée du quai, un groupe s'était maintenant rassemblé.Plusieurs jeunes gens s'empressèrent de frapper l'amarre jetée par le jeune Marchand, car c'était lui, des bras se tendaient pour l'aider à transporter son bagage sur le quai, d'autres l'aidaient à amener sa toile .— Veux-tu aller voir?demandai-je à la petite.— Non, restons ici, veux-tu docteur Pierre.Ils sont tellement nombreux les autres.Je respectai ce désir.Quelqu'un s'approcha alors de moi et me prit à part, un garçonnet, le frère cadet de Jacques, je crois.— Docteur, Jacques est blessé à la jambe .— Un instant, dis-je à Hélène, et la quittai pour me frayer un pa'sa ge jusqu'au jeune étourni.Il se tenait assis sur sei bagages, quatre sacs de toile, aussi pâle qu'un mort sous la pluie froide qu! collait ?es cheveux sur son front T.i< bronze ie dix jours de soleil, de vent de mer, de pluie et d'embrti.i;, était gris.Un sang clair tissai* sa toile ntouv.vite sur ses doigts serrés autour de sa cuisse droite.Il vit son père s'approcher, tenta i\?se redresser ut gl ssa de la pile di sacs.— Qu'on le porte chez moi, dis-je.Garnier prit le jeune homme sous )is épaules, Marchand, san ; mot dire, lui souleva les p'.'ds '"t précédai la petite processi'.'i.dans la pénombre p;eine de t Papier carbone, ruban», papeterie.GknkralTvpewritkr Téléphonai Service Limited LA.7595 .Wo ouaét.rue DorchcatiT N'oubliez pas de lire notre prochain roman: "L'amour de l'Homme sans nom" par Marcel IDIERS A la découverte des idées H n'y a rien comme 2VUGGET pour polir vos chaussures S • Nuggct donne un poli brillant et durable • Préserve le cuir • Prolonge la durée NUGGET Il y a une nuance de Nugget pour chaque genre de chaussure.On pense et on cause au coin du feu Chaque fois que le changement de saison varie les décors et les aspects de la nature, la vie s'adapte normalement aux particularités du moment.SI on se sépare avec regret de l'été qui s'en va, par son atmosphère d'activités artistique*, par ses distractions en perspective, on sourit à l'ère nouvelle qui s'annonce.Comme l'automne favorise, pour qui les aime, les veillées intimes du chez sol, les lectures intéressantes et instructives, nos lectrices reprendront sans doute leur plume avec plaisir pour prendre part à notre premier concours.Les Pages féminines de La Revue Moderne auront désormais leur saison littéraire d'octobre à mal inclusivement.Nous aurons, par conséquent, quatre concours: octobre, décembre, février, avril.Voici la pensée-sujet du premier concours: Je ne sais si l'on peut aimer plus ou moins quand on aime, ni si l'on peut cesser d'aimer.Henry BORDEAUX En la traitant de façon interrogative, il sera facile à nos lectrices de donner d'excellentes réponses et de concourir aux prix suivants: 1er prix: $2.00 2ème prix: $1.00 Les réponses ne devront pas dépasser trois cents (300) mots.Elles devront être écrites très distinctement sur un seul côté du papier, signées d'un pseudonyme et être accompagnées d'une enveloppe cachetée contenant les noms et adresse de la concurrente, avec, comme suscription, le même pseudo que celui du manuscrit.Elles seront reçues jusqu'au mercredi 20 octobre inclusivement.Les lettres devront être adressées à MARJOLAINE La Revue Moderne 320, rue Notre-Dame est, Montréal.Pour les heures de loisirs (Suite de la page 22) lème rang: Tri 28 env, • 2 end, 2 env, 2 end, 30 env, reprendre de • 3 fois et terminer 2 end, 2 env, 2 end, 28 env.Sème rang: Tri 28 end, • 2 env.2 end, 2 env, 30 end, reprendre de • 3 fois et terminer 2 env, 2 end, 2 env, 28 end.Reprendre ces 2 rangs, 2 fois.Puis reprendre les 1er et 2ème rangs, 3 fois.Tri 2 pes au point jersey.Puis tri alternativement les 1er et 2ème patrons à tous les 2 pcs.Lorsque le devant mesure 9 pcs de hauteur totale tri 2 m ens à chaque extrémité de l'aig à tous les 8ème rangs 11 fois, à tous les 6ème rangs 12 fois puis à tous les 4ème rangs 13 fois (134 m sur l'aig).Tri doit jusqu'à ce que la jupe mesure 30 pcs de hauteur totale.Tri 1 pc au point de côtes 2 end, 2 env.Puis tri au point du patron et augmenter 1 m chaque côté à tous les pcs 2 fois (138 m sur l'aig).Lorsque le devant mesure 3 pcs depuis la bande au point de côtes, diviser les m pour l'ouverture du devant.Sur un rang tri à J'env 63 m, les laisser en attente sur une aig auxiliaire.Tri les 75 m restant sur l'aig pendant 1 pce.Du côté de l'ouverture exécuter une boutonnière, tri 4 m, rabattre 5 m, tri les m restant sur l'aig.Au rang suivant remonter 5 m au-dessous des m rabattues au rang précédent.Du côté de la couture augmenter 1 m à tous les pcs 2 fois (77 m sur l'aig).Exécuter 3 autres boutonnières à 1H pce de distance l'une de l'autre.Tri jusqu'à ce que le devant mesure 9 pcs depuis la bande au point de côtes.EMMANCHURE: Rabattre 10 m une fols, en même temps à l'encolure rabattre 12 m une fois Du côté de l'emmanchure tri 2 m ens au commencement de tous les 2 rangs, 10 fols.A l'encolure tri 2 m ens au commencement de tous les 4 rangs, jusqu'à 32 m sur l'aig.Lorsque l'emmanchure mesure 7 pcs de hauteur totale biaiser l'épaule en rabattant 8 m, 4 fois.Relever les 63 m en attente sur l'aig auxiliaire, du côté de l'ouverture monter 12 m pour la bande des boutons.Tri de la même manière que le côté droit en omettant les boutonnières.MANCHES: Monter 86 m.Tri au point jersey et tri 2 m ens à chaque extrémité de l'aig à tous les 2 rangs, 15 fois (56 m sur l'aig).Tri 1 pce au point de côtes.(Le poignet retourné aura le côté tri à l'end pour l'endroit du travail).Puis tri au point du patron en ayant le 1er patron au centre de la manche.Augmenter 1 m chaque côté à tous les 8ème rangs, jusqu'à 102 m sur l'aig.Tri droit jusqu'à ce que la manche mesure 17 pcs depuis la bande au point de côtes.Rabattre 8 m au commencement des 2 rangs suivants.Tri 2 m ens au commencement de tous les rangs, jusqu'à 20 m sur l'aig.Rabattre.COL: Monter 50 m.Tri au point jersey.Sur un côté de l'ouvrage tri 2 m ens au commencement de tous les 2 rangs, jusqu'à ce que toutes les m soient rabattues.Tri l'autre côté de la même manière en ayant les diminutions du côté opposé.CEINTURE: Monter 18 m.Tri 30 pcs ou la longueur désirée au point jersey.Rabattxe.Coudre les 2 morceaux du col chaque côté de l'encolure en ayant le côté tri à l'end pour l'endroit du travail.Crocheter 3 rangs b s autour de l'encolure, du col et de l'ouverture du devant.Crocheter 3 rangs b s au bas des poignets et de la jupe.Coudre un ruban en-dedans de la ceinture en ayant le côté tri à l'end pour l'endroit du travail.Finir les boutonnières au point de boutonnière.En-dedans de la jupe, à la hauteur de la bande au point de côtes crocheter un ourlet pour insérer un élastique.SaniRush\ accomplit cette besogne ennuyeuse qui me répugnait Point n'est besoin de toucher aux cabinets, de les frotter ou de les écurer quand vous vous servez de Sani-Flush.Celte poudre inodore, scientifiquement préparée pour cet usage, n'a pas son pareil dans l'accomplissement de cette tâche.Jetez-en un peu dans la cuvette.(Suivre les instructions sur la boite.) 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Le bon Dieu v ous • comblée, ma petite amie, puisque • ous possédez en plus le bonheur.J'ai relu e passage de votre lettre où vous le ra- ¦ entez si bien.Dans un tel milieu, la vie se vit dans sa pleine valeur, c'est le bienfait d'un enseignement durable auquel par-IIclpent également l'Ame et le coeur.Vous "tes une privilégiée.Petite Craintive, et Je îuls certaine que, quel que soit le chemin nue vous aurez a parcourir, vous saurez >; faire fleurir le bonheur.— Emtourêe de "Ons smin- < ii.im¦ vous l'êtes, votre santé ne peut que s'améliorer Les forces reviendront peu a peu.les "potits riens1' auront moins d'Influence et, alors.la réaction iiuru moins d'effet.Puis, votre sage résolution, après de sérieuses réflexions, évitera beaucoup de coinplf cations nuisibles a \ otre santé.L'ébranlement moral fait longtemps mal, et vous avez raison, rien ne presse.— SI Jamais Jo passe par chez \ ous, Je me souviendrai.merci.Quant a \ otre demande, vous trouverez ce que v ous désirez dans Ln> Revue Moderne du mois d'avril 1936.page ayts.Cette mission ne vaut-etle pas toutes les autres ?— Tout projet rencontre de l'opposition.Il n'y a que l'Imprévu qui ait quelque chance de succès.U en arrivera peut-être quelque Jour.—¦ J'aime l'automne même avec la tristesse dont on lo charge.D'ailleurs, Je sens si bien la présence do ma chère Absente, que la maison ne m'est pas douloureuse puisque nous sommes encore ensemble.L'union des ames est consolante.— Ecrivez longuement, amlo Campanule, laissez courir votro plume et parler votre amitié.Je vous Ils avec plaisir.Au revoir, mon amie ; Je vous souhaite la douceur des joies profondes et durables.t Un thé pour tous les goûts H, SALADA LA BLESSURE DE JACQUES MARCHAND (Suite de la page 13) perte de sang, avaient engagé les poumons.Je veillai au grain, parai au plus pressé.Je demandai par téléphone à l'hôpital du chef-lieu les médicaments qui me manquaient, une garde pour la nuit.Je ne l'arrachai qu'avec peine du chevet de son patient, en lui représentant que la maladie devait suivre son inévitable cours, que toutes ses inquiétudes ne feraient rien que la rendre elle-même malade, qu'il fallait patienter et attendre.Il pleuvait toujours.Comme il allait pleuvoir d'une manière intermittente, mais irritante au possible, durant la plus grande partie du mois de juillet.Je n'admis personne auprès du malade que la garde, Hélène et ses parents.Madame Marchand était une grande femme tranquille, parlant d'une voix posée et douce, qui voulut dès le lendemain, malgré une santé défaillante, prendre sa place auprès de son fils.Elle déplorait d'ailleurs la querelle qui divisait les deux familles de si déplorable manière, mais en femme loyale, imitait à l'égard de Garnier la réserve de son mari.Elle me rendit visite de bonne heure le lendemain matin.Nous discutions la maladie de son fils et les soins qu'elle allait exiger lorsqu'Hé-lène entra.Elle voulut aussitôt se retirer.Madame Marchand demeurait assise dans mon meilleur fauteuil.J'appelai du geste Hélène qui s'approcha de nous, tête fièrement dressée, avec la démarche assurée de quelqu'un qui va défendre un droit certain.¦— Vous vous connaissez?deman-dai-je d'un ton qui ne voulait rien savoir des petites querelles familiales.dSL cottoT\t€ûrvf Ooisi dz da/rn&A DMC MARQUE ot (•¦•.SU! OI'OIII 6u*péAl&U/UL COU&U/Lb LES GENERATIONS PASSENT-LA MARQUE D'M'C DEMEURE Octobre irj" La Ri \ i i \ I.» ii uni Page 33 LA BLESSURE DE JACQUES MARCHAND Le joli dessin du modèle Grosvenor de Lommu-nity Plate s'inspire des lignes anciennes.Les fabricants de ce modèle recommandent Siivo pour conserxer toujours à totre argenterie son lustre.SILVO Conserve votre argenterie toujours comme NEUVE Les reflets discrets d'une belle argenterie égayent la table d'une douce illumination.Le temps ne doit ni ternir, ni vieillir, ni altérer la beauté de votre argenterie.Le Poli Liquide Silvo en fera disparaître toutes les taches — rapidement et sans PabLmer — protégera son lustre et le fera durer.RECKITTS (Ovcrses) Lld 100!, rue Amherst, Montréal Les Médecins sont d'accord là-dessus Un vieux principe médical suscite un nouvel intérêt Vous avez peut-ôtre cherché la santé sans succès, en faisant usafte de laxatifs, aliments préparés, aliments volumineux, sels, huiles et autres, mais en oubliant que la santé dépend du foie—vieil axiome médical.Les médecins reconnaissent que la constipation, l'Indigestion, la malnutrition, les maux de téte, la tristesse, ne cessent que lorsque le foie fonctionne hlen.Prenez des rruit-a-tives et votre santé s'améliorera vite.Cette combinaison secrète d'extra i ts de jus de fruits, de toniques et d'herbes, découverte par ur grand docteur canadien, agit à merveille sur le foie.Le malaise disparaît.Une rni¦illi-ure nutrition s'ensuit.Les Fruit-a-tives feront de vous une nouvelle personne.Refusez les succédanés.Chez tous les pharmaciens, 25c, 50c.FRUIT-A-TÏVES J» de la tête au pied avec une fixité et une désinvolture que peut seule se permettre une femme d'un certain âge en face d'une toute jeune personne.Hélène prit les devants: — Je n'ai pas l'honneur de connaître madame, docteur Pierre, dit-elle doucement.Ses yeux imploraient l'autre.Et, brusquement, leur douleur commune, qui aurait pu si facilement élargir l'abîme qui les séparait, les rapprocha.J'admirai le bon sens de madame Marchand, qui comprit tout l'extraordinaire de la situation.J'admirai davantage la tenue, la fermeté, l'infinie dignité que l'amour seul pouvait inspirer à cette petite que j'avais connue, l'année précédente, en talons plats et en jupe courte.Madame Marchand se leva, et, soudain se déraidit.— Ma pauvre petite, murmura-t-elle.Et, avec un accent d'infinie pitié, où se mêlait quelque chose qui ressemblait à l'admiration d'une âme ordinaire pour une âme privilégiée, elle dit, assez haut pour que je l'entendisse: — Si jeune, si jeune, preque une enfant .* • Hélène prit ses habitudes.Elle gardait le jeune homme toute la journée, ne le quittant que pour les repas.Aucune de mes observations n'y put rien.Douce, ferme, tranquille, obstinée, elle opposait à toutes mes supplications un front inaltérable et un sourire contre lequel je demeurais impuissant.Je lui aurais donné dix ans de plus, durant ces jours difficiles.Ce fut une dure bataille; plusieurs fois, Jacques n'eut plus que le souffle, et encore celui-ci s'espaçait-il.Puis, un jour, il se réveilla faible, diaphane mais guéri.Ces jeunes-là, c'est bâti à chaux et à sable.Un matin, un beau matin de juillet, par un de ces soleils gais qui vous donnent envie de sauter et de danser, j'entrai chez mon malade et le trouvai installé sur son séant qui dévorait un formidable déjeuner.Il sourit en me voyant et je lui trouvai bon air.Avec de belles dents, un bon squelette, le sourire facile, deux yeux bleus francs où passaient déjà de viriles lueurs, il devait devenir un bel homme solide, tout en muscle, fait pour l'aventure, le risque, la lutte pour la lutte, les décisions rapides et sûres.Je trouvai, avec Hélène, qu'un pareil échantillon humain n'était pas fait pour pourrir dans une étude poussiéreuse, mais pour une existence un peu animale, très physique, très active.Celle d'aviateur par exemple.— Et mon patient progresse toujours?(Suite de la page 33) Madame Marchand ne dit rien.Ses yeux noirs dévisagèrent la jeune fille — Toujours, docteur, merci.Et maintenant que je puis parler, permettez-moi de vous remercier pour votre dévouement, vos bontés .— Allons, allons, jeune homme Remerciez d'abord Hélène.Son visage se ferma devant moi, instinctivement.Déjà homme, il gardait son magnifique secret.Il dit toutefois, les yeux différents, voilés: — Je n'ai pas besoin de mettre en mots mes remerciements et ma reconnaissance .Elle .Docteur, permettez-moi une question?— Allez.— Pourquoi m'avez-vous gardé auprès de vous ces derniers jours?J'aurais pu sans danger retourner chez moi.— Sans doute.Mais certains visiteurs, certaine visiteuse, n'auraient pas obtenu la permission de vous voir à votre demeure.Les relations diplomatiques continuent d'être tendues entre certaines familles .Enfin, je vous ai gardé ici, que voulez-vous de plus?— Merci docteur, dit-il en souriant.Du fond du coeur vous savez.Plus sincèrement que je ne saurais vous le dire en mots parlés.Son sourire me plut, de même que ses manières ouvertes et franches.— Et maintenant, qu'allez-vous faire?— Voilà le hic.Je ne sais pas.Ou plutôt.Docteur, à quelle date sommes-nous?— Au 18 juillet.— Quand serai-je de nouveau sur pied?— Dans deux ou trois semaines au plus.A votre âge, l'alerte passée, ça ne traîne guère.— Dieu soit loué! dit-il avec ferveur.— Pourquoi?— Hélène vous a peut-être dit que je voulais devenir aviateur?— Oui.— J'ai profité de l'absence de mon père pour demander mon admission dans l'aviation militaire pour un court terme de trois ans.— Oui?—¦ Je dois me présenter le 15 août à la révision médicale.— Ah?— Passerai-je alors l'examen?— Sans aucun doute.L'affaire a été assez rude, mais purement accidentelle et ne tenait en rien à une faiblesse organique.— Merci.Son front se rembrunit.— Mais papa, par exemple, lorsqu'il apprendra .Je déteste les bureaux, la paperasse, la poussière, l'ennui de cette vie qu'il trouve si belle, lui.Tandis qu'après trois ans de service, je pourrais aisément obtenir une situation dans l'aviation commerciale, dont l'avenir ici, ne peut faire aucun doute.— Je le crois sans peine.— Mais Hélène?— Elle m'attendra docteur.— Elle vous l'a dit?— Non, mais je le sais.— C'est pour elle que vous avez choisi ce moyen de venir ici?— Je n'avais pas d'argent.Papa payait ma pension directement, dit-il simplement.Et il fallait que je voie Hélène.Il le fallait.— Nous verrons, dis-je.Il doit exister un moyen de débrouiller l'é-cheveau.Nous attendions Hélène.Elle ne vint pas.J'envoyai Gervais prendre de ses nouvelles.Il revint peu après: les Garnier, me dit-il, étaient partis le matin même pour les environs de Montréal où Ils devaient passer le reste de la saison.Le docteur se tut.Comme son sllen ce s'éternisait, je le poussai un peu.inquiet de savoir la fin de son hls tolre.— Voyons, docteur, ce n'est pas tout.Il leva ses sourcils buissonneux et tira trois ou quatre bouffées de sa pipe avant de répondre: — Le dénouement, voulez-vous dire en votre jargon de plumitif.Le dénouement de mon histoire fut plus heureux que celui des enfants de Shakespeare.— Expliquez-vous.— L'an dernier, juste trois ans après les événements que je vous al contés, un grand jeune homme vint me rendre visite.Jacques Marchand Changé.Tout à fait homme maintenant.Et, comme je l'avais prédit, beau comme un dieu, la démarche martiale, l'air décidé, mais les yeux inchangés, curieusement capables de rêve, comme d'appréciation pratique.Il avait remis son uniforme le matin même et le midi de ce jour avait signé un contrat qui l'attachait au service de pilotage d'une grande compagnie de transport aérien.Il me déclara vouloir se marier.Cela, après un excellent souper en tête à tête.Je l'approuvai entièrement et ils se marièrent la semaine suivante.— Qui, "ils"?— Hélène et Jacques.— Mais les parents?Docteur, vous contez abominablement.— C'est que je ne suis pas écrivain, dit-il avec un sourire malicieux Mon Dieu, la petite avait maintenant dix-neuf ans.Elle l'aimait toujours: les parents se serrèrent la main dans la sacristie, devant le registre.Ils étaient d'ailleurs las de leur querelle.La patience des deux petits avait vaincu même leur obstination.— Une chose m'étonne, dis-je.— Et c'est?— La fidélité des deux jeunes gens l'un pour l'autre.Remarquez qu'ils la conservèrent trois ans durant, à un âge où les sentiments changent aisément.Et cela sans se voir, sans correspondre .—¦ Et ça se dit écrivain! s'exclama avec irritation le docteur Rain-ville.Relisez Shakespeare! Ils s'écrivirent tous les jours pendant trois ans, que diable! — Sans doute, sans doute, mais sans se voir.— Je n'ai pas dit cela.Je sais même que leurs entrevues furent des modèles de bonne conduite, des modèles, soit dit en passant, que l'on pourrait proposer à bien des jeunes de leur génération dont les parents ne sont point en état de querelle ouverte les uns avec les autres.— Comment le savez-vous?de-mandai-je d'un ton triomphant, sachant parfaitement où ils se rencontraient, qui protégeait leur amour, et chaperonnait, de loin, leurs entrevues.Le docteur se mit à rire doucement.Il remplit nos verres et levant le sien: — A Roméo et Juliette, dit-il.Je le quittai.Dehors, je me rappelai que je ne lui avais pas demandé la cause de la blessure de Jacques.Je me promis de le faire à la prochaine occasion.Mais chaque fois que je rends visite au docteur, j'oublie de le lui demander dans l'intérêt que me causent les nouvelles histoires que je ne cesse de lui arracher.Je crois bien que je ne l'apprendrai jamais.Maurice d'AUTEUIL PILULES MATERNELLES iir JOOBPH COMTOIS, B.A.S.Pharmacien - Chimiste SAINT-BAKTHI1.I- ^ .< omté de Bertbler.P.O.Montr*»! û.la Pharmacie MO.NTREAI Tél.IIArboar foS! Les mères de famille n'ont plus raison d« ne pas nourrir leurs enfant* maintenant qu'elles ont ces Pilules a eur portée.Celles-ci augmentent la sécrétion du lait chez la femme et lui permettent de nourrLr son enfant aus»>i long-temps qu'elle le veut sans avoir ses menstruations, tu.- donnent ln • inté a la mère et à l'enfant et ne sont jamais dommageables.L'expérience de nombreux médecin* depuis plusieurs années a démontra que le* Pilules Maternelles sont presque spéelTiques dons les cas de dysménorrhée, règles douloureuses chez es femmes et jeunes filles.Ces Pilules étant composées d'extraits de glandes mummalrcN, etc., elles favorisent le développement «lit bnste et son perfectionnement chez la femme et In Jeune fille.Pour ioo rrLtn.ES MATERNELLES (33 Jours de traitement), envoyez 92.00 en mandnt-poMte an I>r Jos.Comtois, B.A.S., St-Barthélémy, P.Q., qui vous les enverra franco.( NSl LTEZ VOTRE MEDECIN La Revue Moderne Octobre 10" 6 mois à 5 ans pour défrayer le coût des réparations effectuées sous le régime du PLAN D'AMÉLIORATIONS AUX HABITATIONS (Le coût de cette série d'annonces imises par la Commission nationale de placement a été entièrement défrayé grâce d la générosité de maisons d'affaires et de particuliers qui ont ainsi contribué à "l'apport coopératif national" qu'arait en tue le Gouvernement fédérai lors-qu'il adopta la Loi sur la Commission nationale de placement).Voici, pour le propriétaire, une aubaine qui tient de la magie: magie émissaire du confort et de l'aisance; magie qui contribuera à la protection de votre propriété, la rendra plus attrayante et en augmentera la valeur; magie qui donnera du travail à ceux qui en ont besoin.Imitez les milliers de propriétaires qui ont bénéficié des effets magiques du Plan d'améliorations aux habitations.Une nouvelle façade et une couche additionnelle de peinture produiront des effets quasi miraculeux à l'extérieur de votre maison.Une toiture neuve constitue toujours un placement sur.On peut en dire autant des systèmes d'isolation et de chauffage; ils assurent l'économie et le confort.Une cuisine moderne, un foyer, une nouvelle installation électrique ou de plomberie, une pièce additionnelle dans le soubassement ou dans le grenier, un garage chauffé, voilà autant d'améliorations que vous pouvez effectuer sans trop grever votre budget.FINANCEMENT SIMPLIFIE Tout entrepreneur ou architecte, toute maison de matériaux de construction, peut vous aider à obtenir un emprunt sous le régime du Plan d'améliorations aux habitations pour financer ces travaux.Vous pouvez, d'autre part, vous adresser directement à votre banquier.Aucune garantie ou endossement n'est requis; vous n'avez qu'à démontrer que vous êtes en mesure de rembourser l'argent par versements et le prêt vous est consenti; votre maison devient plus attrayante et plus confortable et vous procurez de l'emploi aux ouvriers qui en ont besoin.Vous pourrez obtenir tous les renseignements voulus touchant le Plan d'améliorations aux habitations en vous adressant à votre Comité local, au Président du Comité provincial, à votre banque ou enfin, à la Commission nationale de placement, à Ottawa.Commission Nationale de Placement SOIS LA JURIDICTION DU GOUVERNEMENT FEDERAI o^Ta leur .de iouie L eu 11 le La Fleur possède un cachet poétique .reflète la jeunesse et le charme de la mariée de demain.Cette nouvelle création Tudor Plate est .de toute beauté.Délicatement ornée (dans le goût du style moderne) .délicieusement féminine .La Fleur est une chose exquise .c'est en réalité ce que vous avez rêvé pour votre table.Et sa possession est si facile! 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