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Titre :
La Revue moderne.
Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. La publication prend le nom de Châtelaine en 1960. [...]

Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. C'est la journaliste d'expérience Madeleine Huguenin, de son vrai nom Anne-Marie Gleason, qui fonde La Revue moderne. L'éditeur torontois Maclean Hunter achète la revue en 1960 pour fonder Châtelaine, toujours publiée aujourd'hui.

La Revue moderne se donne une double mission, à la fois intellectuelle et populaire, qu'elle maintiendra tout au long de son existence. Elle vise à satisfaire à la fois une clientèle intellectuelle intéressée par la science, la littérature et les idées, et une clientèle populaire à laquelle elle offre un contenu de divertissement adapté au goût et à la morale du Canada français. Les deux sections de la revue sont autonomes et évoluent en parallèle.

Dans les premières années de son existence, La Revue moderne vise une clientèle aisée, qui profite d'une certaine croissance économique d'après-guerre. En font foi les annonces publicitaires de produits de luxe et le grand soin mis dans la conception des illustrations. La revue prend un ton qui va à l'encontre du nationalisme alors en vogue véhiculé par Lionel Groulx et Henri Bourassa.

La Revue moderne montre dès le départ un intérêt certain pour la littérature : en plus de publier des romans-feuilletons, elle compte sur des collaborations de Louis Dantin et de Louvigny de Montigny. De 1930 à 1935, l'engagement de Jean Bruchési pour la littérature canadienne alimentera aussi le contenu littéraire de la revue. Celui-ci sera ensuite plus orienté vers la France. Dans les années 1950, La Revue moderne fait moins de place à la littérature, et s'intéresse davantage à la télévision.

Plus de la moitié du contenu de La Revue moderne est voué aux pages féminines. Un roman de littérature sentimentale et d'évasion, visant particulièrement la clientèle féminine, y est publié en feuilleton chaque mois. Ces romans sont principalement l'oeuvre d'auteurs français, dont la romancière Magali, qui jouit d'une immense popularité. Les pages féminines traitent de la mode, des soins de beauté, des arts ménagers, de l'éducation des petits et d'activités mondaines, comme le bridge. Le public féminin est aussi la principale cible des annonceurs.

La lectrice type de La Revue moderne est mariée et mère, elle est citadine et catholique, aisée et charitable, sentimentale et raisonnable. Elle a le souci de son apparence et de celle de son foyer. Elle bénéficie de temps libres pour se cultiver. C'est une femme moderne intéressée par les nouveautés, mais pas féministe pour autant. Elle ne cherche pas à rompre avec la tradition. Cela changera avec Châtelaine.

La Revue moderne gagnera des lectrices jusqu'à la fin de sa publication. Le tirage de la revue, de 23 120 en 1922, passe à 12 904 en 1929, à 31 343 en 1940, à 80 000 en 1944 et à 97 067 en 1956, pour atteindre un peu plus de 101 650 exemplaires en 1960.

La publication de La Revue moderne est interrompue pendant cinq mois de décembre 1938 à avril 1939, pour revenir en mai 1939 avec une nouvelle facture graphique. Cette renaissance est attribuée à Roland Beaudry, alors vice-président et administrateur de la revue.

En plus des collaborateurs nommés plus haut, La Revue moderne s'attire la participation de personnalités comme Robert Choquette, Albert Pelletier, Alfred DesRochers, Michelle Tisseyre, Jehane Benoit, Damase Potvin, Ringuet (Philippe Panneton), Alain Grandbois, Robert de Roquebrune, Gustave Lanctôt, Adrienne Choquette, Germaine Guèvremont, René Lévesque, Jean Le Moyne et Valdombre (Claude-Henri Grignon).

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 294-295.

DES RIVIÈRES, Marie-José, Châtelaine et la littérature (1960-1975), Montréal, L'Hexagone, 1992, 378 p.

PLEAU, Jean-Christian, « La Revue moderne et le nationalisme, 1919-1920 », Mens, vol. 6, no 2, 2006, p. 205-237.

RICARD, François, « La Revue moderne : deux revues en une », Littératures (Université McGill), no 7, 1991, p. 76-84.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1919-1960.
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Châtelaine.
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Références

La Revue moderne., 1942-05, Collections de BAnQ.

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Conservez toutes les bouteilles.Votre Comité de Récupération les ramassera.?Ne manques pas de lire MON MAGAZINE POLICIER ET D'AVENTURES ?Le meilleur magazine du genre en français au pays.* Tous les mois 15 sous * LA REVUE MODERNE M N T R M A I VOL.24 - No 1 Président: Hector AUTHIER V.-Président et directeur: Roland BEAUDRY Directeur littéraire: Henri OIRARD Directeur artistique: Roger FRIOON SOMMAIRE JÛ.e Roman du moli Rebecca Daphné du Maurier 39 AouoelUi Le 13 Alain Grandbois 5 La grande voyageuse Gabrielle Roy 12 Sur la tombe de l'inconnu Adalbert Trudel 18 Montréal a trois cents ans Henri Girard 7 La Croix-Rouge en Abitibi Pierre LeBaron 8 Donneur de sang Gabriel Langlais 9 Voulez-vous bien jouer au tennis?Marcel Rainville 10 Laval et la France Jean-Louis Gagnon 11 Les trois solutions possibles Eugène Lapierre 14 Pureté de lignes Jacques Beaulieu 17 Plaisir de lire Henri Girard 16 La mode Michèle Lemaitre 19 La cuisine Line Granpré 22 Egayer votre chambre 24 La beauté Line Granpré 26 me+Uuell&i Le film du mois 15 Echanges confidentiels Lucienne 25 Vous répondez?30 et 36 Les mots croisés 34 La petite poste 42 Entre nous Henri Girard 4 Gouve/iiwte.Ça sent bon ! (Photo Arnott et Rogers) (Pox-tco-rler anglais de la Maison Laurenceiie) I^ee manuscrits fournis aux eVlltoura reçoivent toute la considération possible, mais avec la restriction qu'ils le sont aux risques de l'a Jtc-ur et «ans que les éditeurs s'engagent A les accepter ou a les publlor.L.a REVUE MODERNE laisse & ses collaborateurs l'entière responsabilité de leurs écrits.ABONNEMENT : $1.50 >pouT un an.Etats-Unis.Jî.par année.Paire toutes remises par mandat postal, .bon de poste ou chèque accopté.Enregistré comme matière postale de seconde classe au bureau de poste de Montréal.IA REVUE MODERNE est publiée mensuellement par la Rovue Moderne Limitée, a ses bureaux et «tellers.320 ont, rue Notre-Dame, a Montréal: MArquette 122d.Votre sourire s'égaye quand vos gencives sont soumises au traitement spécial Ipana Evitez "la brosse à dents rosée".les gencives molles et les dents ternes — changez aujourd'hui pour IPANA ET SON MASSAGE POUR avoir un sourire véritablement charmant, vous devez vous occuper de vos gencives tout autant que de vos dents — soumettez-les à l'exercice et au stimulant dont elles ont besoin.Parce que des gencives privées d'exercice sont exposées à devenir tendres et molles, et il se peut que vous deveniez une victime de "la brosse à dents rosée".Si vous apercevez une "teinte rosée" sur votre brosse à dents — voyez votre dentiste.Peut-être l'ennui n'est-il pas grave, mais 0 n'appartient qu'à ce dernier de juger.Vraisemblablement, il vous dira que la nourriture tendre de nos jours prive vos gencives d'une mastication laborieuse, les rendant ainsi débiles et molles.Et, comme tant de dentistes modernes, il vous suggérera l'usage fréquent du bienfaisant stimulant d'Ipana et son massage.Parce que la pâte dentifrice Ipana est spécialement conçue, nom seulement pour nettoyer entièrement les dents, mais aussi pour raffermir et stimuler tout aussi bien les gencives.Chaque fois que vous brosserez vos dents, massez vos gencives avec un léger supplément d'Ipana.Le stimulant picotement vous signifie que la circulation s'améliore dans les tissus des gencives — que vos gencives sont en train de devenir plus fermes, vos dents plus brillantes et votre sourire pjus radieux.Procurez-vous un tube économique d'Ipana aujourd'hui même chez votre pharmacien.Près de 2 dentistes contre 1 emploient personnellement Ipana préférablement à tout autre dentifrice.Un récent relevé d'un important journal de la profession dentaire au Canada démontre que près de deux fois plus de dentistes emploient eux-mêmes, et recommandent, Ipana de préférence à tout autre dentifrice — pâte, poudre ou liquide.Un produit de Bristol-Myers Fabrication caiw-diennc pana PÂTE DENTIFRICE Sous cette rubrique nous publions les opinions et les critiques de nos lecteurs choisies parmi les lettres les plus intéressantes que nous avons reçues pendant le mois.Toute lettre publiée vaut à son signataire un dollar.A l'auteur de la lettre jugée la meilleure publiée pendant l'année va un prix de $25.L'on est prié de s'en tenir à des opinions et des critiques sur la Revue Moderne ou les écrits de ses collaborateurs.L'on adresse ses lettres à "Opinions", 320, Notre-Dame est, Montréal.L'ART DE CONVAINCRE PAPA Monsieur le Directeur, Je viens me joindre à de nombreux lecteurs, pour vous donner mon opinion, sur la charmante "Revue Moderne".Inutile de vous dire qu'elle est appréciée par chacun des membres de la famille.Pour ma part, après avoir eu le bonheur d'en lire une chez une amie, je me suis dis: "Il me faut un abonnement arrivant chez-moi.Quel ne fut mon empressement d'en parler à papa pour me faire payer un abonnement à votre revue.A mon grand regret, il ne s'en souciait guère.Il me dit que cette revue plutôt féminine n'intéresserait que moi et qu'il faudrait également d'autres revues pour intéresser les autres membres de la famille et qu'ils n'avait pas les moyens de donner à tous et à chacun leurs revues favorites.Donc, je me suis résignée, conservant mon désir, me disant que aussitôt que j'aurais quelques sous j'irais en acheter quelques numéros.Car je savais que si je parvenais à l'introduire dans la maison ce serait la faire adop-ter.A peine quelques semaines plus tard, j'avais réussi à m'abonner pour 3 mois, et à ma grande joie, je voyais déjà papa lisant la revue.Dès l'instant, je me suis dit: mon plaidoyer est gagné.Et comme de fait je fus heureuse de constater que mon abonnement n'était même pas fini que papa s'était abonné pour 3 ans, disant que c'était la seule revue qui intéressait chacun des membres de la famille, les plus âgés comme les plus jeunes.Nous avons maintenant laissé les autres revues, car celle-ci est adoptée et c'est pour toujours, j'en suis assurée.Veuillez cher Directeur accepter mes sincères appréciations, et croire à mon empressement à lire votre revue chaque mois.Votre lectrice assidue, A.CHABOT, Bernatchez, Cté Montmagny, Que.?• * DESIR SATISFAIT Monsieur le Directeur, J'ai été agréablement surprise de voir que vous publiez le roman de Daphné du Maurier, "Rebeeca".(S.V.P., lisez la suite en page 31 ) Je cherche au fond de ma fierté, L'acte qui saxwe et qui délivre.Le Canada français, s il n'avait qu'une xtoix, ne parlerait pas autrement.Malgré nos disputes et nos misérables petites querelles, nous tirons lous le désir d'un acte qui nous sauverait et nous délivrerait.Il y en a, parmi nous, qui ne réfléchissent jamais à cet ordre de problèmes.Ils vivent, au jour le jour, une vie terne, préoccupés quils sont d éviter avant tout la solitude, le recueillement, l'honneur et la tristesse de penser.Eux aussi, pourtant, ressentent le besoin de l'acte sauveur.Les actes réaliseront le salut, non les mots.Que/s actes?Rue Saint-Claude, tout près de la rue Notre-Dame (où la Reuue Moderne sépanouit maintenant en son éclat de gris-blanc, de rouge et de vert), deux petits gars de chez nous en guenilles, l un tirant, l autre poussant, allaient rendre au sommet de la côte une iHiiturette aux roues torturées quils avaient cliargée de morceaux de bois, de vieilles ooîtes, de morceaux de carton.Un faux mouvement, et toute la cliarge s effondre au milieu de la rue.Voilà les deux petits gars au désespoir qui s empressent de ramasser leur butin parmi les autos, les chevaux et les voitures.Un jeune homme bien mis, l un de ceux que Grigon appellerait un "dandy (pour nous prouver qu il a lu Baudelaire), se précipite pour leur aider à refaire le chargement.Cest fait rapidement; il ny a rien de perdu.Le jeune homme s'essuie les mains à son mouchoir et reprend sa route.}'ai vu dans le geste spontané de ce bon garçon l image des actes nécessaires.Rien d héroïque, rien qui flatte la vanité persotinelle : le simple geste d un Canadien français qui donne le coup d épaule nécessaire, partout où il le peut, à ceux des siens qui ont besoin de son aide.Des actes?Regardez autour de vous et voyez ceux des vôtres qui ont besoin de vos soins immédiats.Et puis aidez-les.Aidez-les tant que vous le pourrez.Nous voulons tous faire de grandes choses, des actions qui nous rendent célèbres.Nous songeons beaucoup plus à satisfaire notre vanité qu à agir pour le bien collectif.Lorsque chacun de nous commencera à agir pour tes siens, à aider les siens sans gloire et sans profit, la face de l univers canadien-français commencera à se transformer.Nous n'aurons plus besoin, alors, de ligues de ci et de ligues de ça.je nentends point que plusieurs de ces ligues ne soient fort utiles.Elles le sont actuellement à cause de notre apathie, à cause du peu de soin que nous avons de nous enlr aider.Le Canada français prendrait une autre allure, si nous voulions être moins héroïques et plus simplement humains.N oublions pas que nous avons survécu comme peuple français par la grandeur des actes humbles et ignorés.M- .étùdtteiUu Le rationnement de l'essence ne supprimera pas les voyages.J'en connais qui se préparent à voyager par bateau.Et c'est tout normal.Comme aux premiers temps de la colonie et même comme ce fut le cas jusqu'au milieu du dix-neuvième siècle le fleuve et nos rivières vont être nos routes naturelles.Il y aura foule à bord des bateaux qui font le transport des voyageurs tout le long du Saint-Laurent et des grands lacs.Chose certaine, en tout cas, les amateurs de beaux vieux meubles canadiens-français ne manqueront pas d'aller voir l'admirable collection de l'hôtel Tadoussac, à Tadoussac même.La Revue Moderne aura l'avantage de publier, dans son numéro de juin, une série de très belles photos de ces meubles présentée par l'excellent journaliste Campbell Carroll.Grand mystère! Que s'est-il passé?Il y a eu un meurtre Un homme se lève la nuit.C'est un savant qui s'intéresse à des choses mystérieuses du passé et de lointains pays.Il a entendu un cri dans le corridor.Ouvrant la porte de son appartement, il aperçoit le cadavre d'une femme au pied de l'escalier qui conduit à l'étage supérieur.Qui est l'auteur du crime?Il faudra le demander à Rin-guet qui vous donnera la réponse de l'énigme dans le numéro de juin de la Revue Moderne.Il est partout question de la grande offensive des armées allemandes contre la Russie au début de l'été prochain.Supposons que l'ennemi parvienne à s'emparer de Moscou et de Leningrad ou qu'il reste maître des industries établies dans la région de la Donet, croyez bien qu'il n'en sera pas pour autant victorieux des armées russes, car Staline a prévu en secret l'organisation de vastes centres industriels derrière les monts Ourals, huit cent milles à l'est de Moscou.Il y a quinze ans que les Russes travaillent à perfectionner leur troisième ligne de défense militaire et industrielle.Un journaliste américain, qui a vécu pendant cinq ans dans cette région avant la guerre, M.John Scott, vous donnera, sur ce sujet, dans un prochain numéro des faits et des chiffres fort impressionnants.Il semble que Hitler a raison d'affirmer qu'il ne connaissait pas la puissance militaire de la Russie lorsqu'il s'est venté d'entrer en vainqueur à Moscou le 15 août dernier.Vous aimez le tennis?Alors ne manquez pas de lire la série de trois articles de M.Marcel Rainville, qui commencent dans ce numéro.Vous n'ignorez cer-r tainement pas que M.Rainville a été champion de tennis du Canada.Ses articles vous plairont et vous aideront.B:.?A I ou tieAA lufLeAAticiewx,.2uei truUU&uA.au quel La+tlveuA dfifUi.nte.ia le chimie jjoli-ue au* deux, U&msneA.oui 4-c lenca*U>iè>ie*it un jùuA à Sbjiàouti ?A cinq kilomètres de Djibouti, au creux des dunes de feu, l'oasis d'Ambuuli se dresse soudain, comme un miracle.Des sources bordées de lauriers roses et blancs toujours fleuris, une végétation touffue pleine de creux d'ombre, des hy-biscus, des cinéraires, des palmiers-dattiers, des palmiers dhoum (et ces hauts palmiers royaux qui plongent une tête étoilée dans le bleu fixe du ciel) les cases profondes et fraîches des Somalis, un air doux, léger, traversé de bouffées de parfums, la noble fierté des hommes, la démarche lente et souple des belles filles noires au sourire étincelant, tout évoque, à Ambouli, le Paradis même du prophète.Cependant cette nuit-là, sous la pleine lune, l'oasis avait été la proie des démons.Des guerriers damakils, venus d'Obock, y donnaient un tam-tam, à quoi nous assistâmes jusqu'au matin.Cela avait commencé la veille, sur la place de terre battue, autour des grands feux rouges, par le battement sourd des tambourins.Accroupie, l'assistance scandait le rythme avec des mouvements secs de la tête.Des guerriers occupaient les premiers rangs.Les femmes se tenaient à l'écart, groupées comme des raisins sombres; elles entrechoquaient en mesure leurs lourds bracelets de cuivre.On voyait parfois luire leurs yeux, leurs dents.Puis un lent murmure s'était élevé, qui s'était bientôt transformé en un chant rauque, monotone, haletant, d'une extraordinaire nostalgie.Et les danses avaient commencé.D'abord, un Danakil s'était détaché du groupe des guerriers et PAR ALAIN GRANDBOIS LA REVUE MODERNE — MAI.1043 avait dansé seul.Puis un autre était venu se joindre à lui, puis un troisième, puis d'autres encore.Ils étaient grands, nus, montraient une poitrine striée de tatouages bleus.Et, sous un crâne allongé, surmonté de cheveux dressés à la houppe, blanchis à la chaux, une face grimaçante et torturée.Ils roulaient des yeux hagards, aspiraient violemment l'air, souillaient, creusaient le ventre et les joues.C'était la danse de la jaim.D'autres vinrent les remplacer.Ce fut la danse de la guerre.Les nouveaux venus brandissaient des lances, des poignards, des coutelas, hurlaient comme des déments, levaient et abaissaient leur bouclier dont le cuivre, à la lueur des flammes, paraissait s'empourprer de sang.Cela dura des heures.Enfin, ruisselants de sueur, titubants comme des hommes ivres, ils regagnèrent l'ombre.Les grands feux rougeoyaient.Il y eut comme une sorte d'attente irréelle, comme une sorte d'étrange suspension du temps.Seuls les tambourins continuaient de fouetter le silence, la nuit.Alors les femmes, une à une, se levèrent et balançant lentement leurs hanches, vinrent se ranger autour des feux.Des Danakils les y rejoignirent.La lune sombrait au fond de l'horizon.La dernière danse commençait, la danse indescriptible de l'amour.Avec elle, l'orgie diabolique.L'aube blanchissait quand nous quittâmes la folle oasis.Déjà les salines qui bordaient la route conduisant à Djibouti brillaient de mille petits feux doux, bleus, pareils à ceux de la neige nouvelle, au matin, dans les pays du Nord.Je laissai mes compagnons à l'entrée de la ville, devant le marché Ces cris, ces hurlements, le rouge des feux, le vin de palme que nous avions bu sans modération, le manque de sommeil m'avaient fatigué, et je désirais secouer cette torpeur qui m'envahissait en regagnant à pied l'hôtel où je logeais Je flânai à travers le marché, je m'y égarai, et quand je retrouvai mon chemin un soleil oblique, implacable, brûlait déjà.J'étais tête nue.Je cherchais machinalement l'ombre sous les auvents.Soudain je fus brusquement saisi par les épaules et poussé dans l'entrée d'un bazar.— Hé, Sidi, donne un casque et des verres fumés! Mes yeux s'habituaient à l'obscurité, je vis devant moi un grand type maigre, à l'oeil bleu, au poil roux.— Hé, dites donc, ne croyez-vous pas que.— Hé, que je devrais m'occuper plutôt de mes affaires.Je sais, je sais.Nous verrons cela un autre jour.Alors, Sidi, tu dors! Il s'exprimait en français avec un fort accent britannique.Sa voix était curieusement enrouée.L'Arabe accourut avec un casque et des verres.— Voilà Missié, voilà.C'est vingt-deux francs, Missié.— C'est dix francs.Ne lui donnez pas plus de dix francs.Pas un centime de plus! — Je ne lui donnerai rien du tout.S'il m'arrive de payer généralement ce que j'achète moi-même, il est extrêmement rare que.que.La colère m'étouffait.Comme un enfant pris en faute.— Pas plus de dix francs.Ne l'oubliez pas.Ils sont plus pillards que les Touaregs du désert.Et méfiez-vous du soleil! Il éclata de rire et sortit.Le bar de l'hôtel des Arcades, à six heures, est le rendez-vous de la population blanche, côté mâle, de Djibouti.Le contrôleur des douanes vient y faire sa belote avec l'instituteur-adjoint, le pharmacien vient y surprendre les sous-officiers des bateaux de passage, le di- (S.V.P., lisez la suite en page 34) LA REVUE MODERNE — MAI, IQJT, I.V-kIUi' Sotrr-Damp et le lardln du Séminaire Salnt-SoJpice, vus fie i ¦ • 111.- ¦ Aid red.(Photo Editorial Asociale* Ltd.) I.» rue \n( re-lhtmr, m I HO." tjÈÈ» .m*.,.Au loin, l'ancl ( Aquarel le de J Oeuvres d'Art de l'i.tn l'anrîenne >otre-I>ame.Inventaire dee :e de ':>>"•' WéÊUÊfm Montréal ¦mf, Life, le pins élevé du i ode nie.to Editorial Aasoclatea Ltd.) MONTRÉAL a fLOÎA - oe^dth.oytii Ville-Ma^ie.de 16*2 à Mo«tné IL PAR HENRI GIRARD L'argent, aujourd'hui, c'est le maitre qui ordonne pour ses fins propres.C'est la cellule cancéreuse qui se multiplie anarchiquement au détriment de tout l'organisme.C'est le monstre, créé par notre seule imagination, et à qui nous nous épuisons à payer tribut parce que nous avons depuis longtemps oublié qu'il ne doit pas commander mais servir.Par bonheur, la technique forge depuis quelque temps les chaînes.Elle distille le remède.La vraie richesse, demain, sera un heureux rapport d'équilibre entre le sol, le sous-sol, la technique et le travail.Avec ces quatre éléments, nous serons riches.Sans eux, fussions-nous l'ictorieux à l'issue de la guerre, nous resterons captifs de notre misère intellectuelle, comme tous les peuples qui n'auront pas compris.Tout l'ouvrage est écrit dans ce style vivant, clair, animé.Dès que vous en aurez lu dix lignes, vous serez pris et comme dominé par le style de M.Turcotte.Vous lirez jusqu'à la dernière ligne."Réflexions sur l'avenir des Canadiens français" s'impose à nous comme notre plus sérieux examen de conscience.Monsieur Gustave Cohen, auteur de "Lettres aux Américains".LETTRES AUX AMERICAINS, par Gustave Cohen de l'Institut de France, les Editions de l'Arbre, édit., Montréal.Au temps bienheureux où nous recevions des journaux et revues d'une France libre (une France que des Maurras et des Béreau voulaient déjà assez bien assaisonnée au goût berlinois), nous lisions avec grand plaisir, dans le Temps, le Figaro, les Nouvelles Littéraires, les articles de M.Gustave Cohen, ce grand Français qui a consacré sa vie à faire comprendre aux Français la véritable grandeur de leur passé, du Moyen-Age surtout riche de trésors français, du Moyen-Age témoin de la vie la plus intensément et chrétiennement française.La bêtise allemande et la complaisance du gouvernement de Vichy aux caprices les plus inhumains des nazis ont contraint M Cohen à s'exiler.Maintenant, il découvre l'Amérique et, singulièrement, les Etats-Unis (car pour les Français les Etats-Unis sont toute l'Amérique).Dans ses Lettres aux Américains, M.Cohen entreprend d'abord de prouver à ses amis d'Amérique la nécessité de ravitailler la France inoccupée.Il semble que les événements récents lui donnent tort.Mais, nous devons admirer la générosité de son geste: le gouvernement français contraint le savant écrivain à s'exiler; celui-ci ne tient pas le peuple de France responsable de telle injustice.L'érudit qui travaillait à Paris parmi les souvenirs du passé qu'il faisait revivre ne voit pas New-York avec l'esprit critique et malveillant de Georges Duhamel, ni avec l'enthousiasme de Paul Morand, c'est avec l'esprit d'un savant qu'il juge et définit le caractère, les moeurs, le visage de l'immense métropole.Et cependant M.Cohen ne cache pas son ébahissement devant les multiples objets qui font le "confort" américain: "Un bain, écrit-il, n'est plus, comme dans une maison française, un événement familial, qu'il faut préparer une demi-heure à l'avance.L'eau chaude coule partout même en été à flots abondants et gratuits.A la maison si hospitalière de mes amis, dans la montagne, le chauffage central s'allumait tout seul en août, le soir, quand le thermomètre descendait trop bas.L'appareil à toasts, dûment branché, rejette ceux-ci par l'effet d'une minuterie quand ils sont à point.Connaissez-vous l'oeil lumineux, qui vous voit approcher de la porte et fait qu'alors celle-ci s'ouvre d'elle-même, comme dans une maison enchantée.En sorte que c'est nous qui faisons ici figure de sauvages et devenons les Iroquois." L'auteur aime aussi les méthodes américaines d'économiser le temps.Il écrit: "L'Américain paraît avoir résolu le problème de la vie pratique, au point de la faire rentrer dans le néant: économie d'effort et économie de temps." Cela ne l'empêchera pas de remarquer (car il est français) qu'il trouve "les repas un peu rapides".Parlant de lui-même et des persécutions dont il a été l'objet, M.Gustave Cohen établit contre les lâches vendus à Hitler un formidable réquisitoire.Que le témoignage de cet admirable homme de science soit inscrit au dossier où nous puiserons bientôt les raisons de châtiments nécessaires.LA REVUE MODERNE — MAI, 1Q4C» 17 LA DÉCORATION INTÉRIEURE PURETÉ PE116NES LE propre de l'art moderne du mobilier est de toujours ra-"** mener la conception du meuble à une question d'élégance de proportions, de pureté de lignes, de sobriété dans l'emploi de l'élément ornemental, d'homogénéité de style et d'ensemble.Le meuble est ouvert à toutes les fantaisies mais fantaisies logiques.Ainsi la chambre à coucher a-t-elle prise d'innombrables aspects; elle s'est manifestée en rapport avec l'architecture qui, elle aussi, a été conçue selon la tradition de l'art classique.Les vastes armoires à même le mur tout comme les rayons de bibliothèques ne forcent-ils pas le décorateur, l'ensemblier à en tenir compte; le mobilier se confond étroitement déjà avec l'architecture et évite par là l'emploi de certains meubles au point de vue ensemble; ce fait s'est accru à un tel point que l'architecte conçoit lui-même l'ensemble des meubles destiné à un intérieur et exécute ses divisions en conséquence, épargnant ainsi beaucoup d'espace.Au milieu d'un tel décor le lit n'est pas aussi élaboré que dans les styles d'époque quoiqu'il ait à peu près conservé le même volume, mais il est interprété avec un souci du confort et de l'entretien hygiénique qui sont à la base de cette pièce du mobilier.Les meubles dépendants ont été combinés ou réunis l'un à l'autre par suite des mêmes dimensions voulues, dans certains cas éliminés complètement pour des raisons précitées.Dans la conception d'une chambre à coucher il faut nécessaire- ment tenir compte de la surface du plancher de l'appartement et de l'espace pour circuler entre chaque pièce du mobilier; deux lits jumeaux à la place du lit double n'ont jamais résolu la question espace, ils sont employés pour d'autres considérations.Entre la chambre des époux, celle d'une jeune fille, d'un jeune garçon, d'un étudiant et d'une chambre d'enfant il y a des variantes considérables et compréhensibles.Dans le dernier cas, par exemple, elle pourra être très fantaisiste et très gaie.Je me souviens d'une chambre dont les murs étaient illustrés de fables de La Fontaine; les meubles présentaient à l'aide du jouet, quelques petits problèmes mathématiques et le tout était imprégné d'une ambiance propre à éveiller la curiosité et l'intelligence de l'enfant.La chambre à coucher destinée à l'enfant peut avoir un rôle éducatif très prononcé et peut servir en même temps de salle d'amusement; combien de mères ont négligé ce côté.C'est un des problèmes les plus difficiles à résoudre pour l'ensemblier parce qu'il est très délicat.Les réalisations de l'art moderne d'intérieur sont les plus logiques qui soient; ils agrémentent l'existence en unissant le beau au pratique; ils représentent la plus importante partie de l'organisation domestique de l'homme et c'est un art qui s'est manifesté avec lui; il le révèle parce que ce dernier en élaborant y a mis tout ce qu'il possédait de qualités, de goût et de pensée.PAR JACQUES BEAULIEU KM HAIT.—Un coin d'une chambre a coucher moderne.La ttara reroutraul le Ut cal on damas a motif* de fouireres bleues sur fond blanc.A droite, I» table de chevet en érable solide.CI-DESSUS.—l'cmrnodr exécute* en amble solide, fini naturel.Remarquer la slmplint.voulue de* Ibxnet.CI-CONTBK.—Bahut à Unrerie en érable solide, (lui naturel.L'ampleur dea tiroirs rend ce meuble très pratique dans une chambre a coucher.LA REVUE MODERNE — MAI, IQ42 18 TOURNANT le dos au soleil ardent afin de projeter un peu d'ombre sur mon appareil photographique dans lequel j'insérais une nouvelle bobine, je vis la femme s'approcher de moi.Je l'avais remarquée, se tenant à l'écart des petits groupes formés çà et là, à cause de la curiosité silencieuse qu'elle m'avait témoignée lorsque j'avais commencé à prendre des photos dans ce coin du cimetière.— Monsieur, me demanda-t-elle d'une voix chevrotante, est-ce que je pourrais vous acheter une photo de ce monument que vous venez de photographier?— Mais certainement, madame; si vous voulez venir au journal, demain, vous pourrez en prendre livraison.— Oh! Vous allez publier ces photos?— Oui, madame.Voyez-vous, c'est aujourd'hui le vingtième anniversaire de la tragédie de la Grande Carrière, alors que trente hommes perdirent la vie dans une terrible explosion.Je retourne justement au journal consulter nos filières afin d'obtenir quelques détails sur cette catastrophe survenue alors que j'étais trop jeune pour m'en souvenir.— Oh! mais si vous le voulez bien, je vais vous en raconter tous les détails, moi, monsieur.Je m'en souviens comme si c'était d'hier; car voyez-vous, fit-elle simplement, mon fils unique était parmi les victimes.Je vis ses lèvres trembler et son visage, tout ridé et amenuisé par l'âge, se contracter l'espace d'une brève seconde.Elle fit un geste d'invitation.— Si nous prenions place sur ce banc?Nous nous assîmes, et elle commença, de la même voix chevrotante, son récit.— Comme vous le savez déjà, il y a vingt ans aujourd'hui qu'une charge énorme de dynamite explosa prématurément à la Grande Carrière, dans le nord de la ville.Ce fut épouvantable.Montréal fut secoué comme par un tremblement de terre.Les trente hommes qui travaillaient au fond de la carrière furent tués sur le coup.Quand on eut enlevé les énormes quartiers de roc qui les recouvraient, on ne retrouva que des lambeaux de chair.Un seul cadavre était à peu près intact, sauf qu'il était décapité et que ses vêtements avaient été arrachés par la force de l'explosion.On ne put identifier aucune victime à qui on donna une sépulture commune.Elle s'interrompit, fouilla dans son sac à main et en sortit une découpure de journal à peu près illisible.C'était un compte-rendu des funérailles.— Quand j'appris la nouvelle, poursuivit-elle, je m'évanouis.Je ne repris connaissance que cinq jours plus tard.Petit à petit, j'arrachai à mon mari les détails de l'horrible tragédie.La première fois que je vins avec lui au cimetière, il m'expliqua que vingt-neuf cadavres, ou plutôt les débris qui en restaient, avaient été inhumés au même endroit.Le trentième, celui qui avait été décapité et qu'on n'avait pu identifier non plus, avait été déposé en terre dans un cercueil séparé.Il dort sous OC petit monument que vous veniez de photographier tout à l'heure lorsque je vous ai adressé la parole.Ça me fait penser à la tombe du soldat inconnu.Chaque année, à cette date, des membres de la famille des victimes font le même pèlerinage au cimetière.Je n'ai jamais manqué, moi-même, un seul anniversaire.Si vous écrivez un article pour votre journal, monsieur, je vais vous confier quelque chose d'extraordinaire.Elle se rapprocha de moi et baissa la voix.— Vous ne me croirez peut-être pas, jeune homme, mais tous ceux 'inconnu, PAR ADALBERT TRUDEL ou celles qui viennent ici s'imaginent que l'inconnu qui dort sous sa pierre est justement l'être dont ils pleurent la perte.Après vingt ans, nous nous connaissons presque tous, dans notre petit groupe; nous nous parlons lorsque nous nous retrouvons ici, et c'est ainsi que j'ai appris ce détail curieux.Elle hocha la tête.— C'est vraiment pathétique.Elle s'interrompit comme une femme d'âge moyen, tenant un enfant par la main, s'approchait d'elle.Elles échangèrent quelques propos banals, puis l'arrivante, avec une indignation mêlée de tristesse, dit à ma compagne: "Je suis allée ce matin chez l'intendant du cimetière pour lui demander une fois de plus de faire graver le nom de mon frère sur la tombe de l'Inconnu.Et il m'a encore refusé la permission, sous prétexte qu'il n'y a jamais eu d'identification positive.Mais moi, je sais que c'est mon frère.— J'en suis sûre, ma bonne dame, et ils finiront bien par accorder votre requête.Quand nous fûmes de nouveau seuls, elle se tourna vers moi.— Vous voyez?Ils ont tous la même conviction.Tenez.le jeune homme avec sa mère.Pour eux, l'Inconnu, c'est le mari, c'est le père.Et cette autre femme à genoux près de la tombe.Elle prétend que c'est son fiancé.Ils devaient se marier une semaine plus tard, quand la catastrophe est survenue.Elle est demeurée célibataire.Si vous les interrogez tous, ils vont probablement vous raconter une histoire identique, sans exception.Evidemment, c'est un effet de leur imagination.Car moi, je sais que c'est mon fils qui dort dans la tombe de l'Inconnu! LA REVUE MODERNE — MAI, IQ42 19 MAL.ocufunent donc! C'EST bien ça, mai, les bourgeons nouveau-nés, les pous-sis neufs, bientôt les lilas mauves et blancs qui fleuriront à leur tour! Ça fait une grosse année qu'on a vu ça du printemps, et ce que ça peut sentir bon!!! Rien que de penser qu'on a tout l'été devant soi, on se sent le besoin de sourire, malgré la guerre, malgré tout, parce que c'est mai, et que c'est le mois de l'espoir et de la vie.Dans le domaine féminin, mai est là aussi, et les femmes savent bien que malgré toutes les restrictions, elles trouveront le tour d'être jolies et bien mises.En voici un exemple: ce très chic modèle de lainage fin et souple est certes l'un des plus ravissants qu'il nous est donné de voir cette année.La grande originalité de cet ensemble, lui vient de ce que la frange qui en est tout l'ornement est travaillée à même la robe et la mante.Il faut noter le rappel de la frange à la robe, aux manches de la cape.Celle-ci, tout en donnant l'illusion d'un manteau, est véritablement une mante s'enfilant facilement à causes des larges emmanchures.Pour les sorties, vous avez ici un ensemble parfait, et la robe seule, même sans cape, vous habillera de façon fort élégante.Puis, avec l'été qui vient, arrivent aussi les cotons dont la vogue est sans cesse grandissante.Aujourd'hui, on fait ses beaux dimanches de ces cotonnades fraîches et lavables plus faciles d'entretien que les soies et les crêpes.Les larges fleuris sur fond blanc sont toujours les favoris.La série des robes estivales, des blouses, des larges jupes, des costumes-soleil, seront bientôt l'agréable souci des coquettes.Avec les retailles de vos robes de coton, les jeunes visages compléteront leur toilette avec les petits bonnets de formes variées, bien seyants sur des têtes bouclées.Prenons le printemps par la main, et en route pour l'été, avec un sourire et du soleil plein le coeur.(Module pxclurtf de la M*l»»n Ho-nry M- » .n tt Co., Lrtarce qu'elle est plus économique." 3."Vous saurez que mon docteur recommande le Castoria corrme laxatif, parce qu'il est préparé exclusivement peur les enfants et qu'il est bénin, bien qu efficace.Les bébés, vous savez, ne sont pas des adultes en miniature—ce sont des bébés et il f;iut les traiter en conséquence.5.Le pharmacien déclara sans hésiter qu'il ne connaissait pas de laxatif supérieur au Castoria pour les enfants.Son principal ingrédient est le sené.et celui-ci ne contient aucune drogue ou narcotique préjudiciable.On ne s'habitue pas à son usage.7m Nous nous rendîmes ensuite chez moi, et comme Pierrot avait besoin de prendre un laxatif, je lui donnai du Castoria.H l'accepta sans se faire prier, car il en aime fort le goût.Je n'ai plus entendu mes amis me critiquer depuis.Prene» toujours un laxatif conformément aux inslnictioiib données sur lr> paquet uu u l'ordonnance du médecin.CASTORIA Lo laxatif SUR prépare tpecialomcnt pour les enfant*.LA REVUE MODERNE — MAI, 34 CROISE I 1 3 W S k 1 « j
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