Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La Revue moderne.
Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. La publication prend le nom de Châtelaine en 1960. [...]

Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. C'est la journaliste d'expérience Madeleine Huguenin, de son vrai nom Anne-Marie Gleason, qui fonde La Revue moderne. L'éditeur torontois Maclean Hunter achète la revue en 1960 pour fonder Châtelaine, toujours publiée aujourd'hui.

La Revue moderne se donne une double mission, à la fois intellectuelle et populaire, qu'elle maintiendra tout au long de son existence. Elle vise à satisfaire à la fois une clientèle intellectuelle intéressée par la science, la littérature et les idées, et une clientèle populaire à laquelle elle offre un contenu de divertissement adapté au goût et à la morale du Canada français. Les deux sections de la revue sont autonomes et évoluent en parallèle.

Dans les premières années de son existence, La Revue moderne vise une clientèle aisée, qui profite d'une certaine croissance économique d'après-guerre. En font foi les annonces publicitaires de produits de luxe et le grand soin mis dans la conception des illustrations. La revue prend un ton qui va à l'encontre du nationalisme alors en vogue véhiculé par Lionel Groulx et Henri Bourassa.

La Revue moderne montre dès le départ un intérêt certain pour la littérature : en plus de publier des romans-feuilletons, elle compte sur des collaborations de Louis Dantin et de Louvigny de Montigny. De 1930 à 1935, l'engagement de Jean Bruchési pour la littérature canadienne alimentera aussi le contenu littéraire de la revue. Celui-ci sera ensuite plus orienté vers la France. Dans les années 1950, La Revue moderne fait moins de place à la littérature, et s'intéresse davantage à la télévision.

Plus de la moitié du contenu de La Revue moderne est voué aux pages féminines. Un roman de littérature sentimentale et d'évasion, visant particulièrement la clientèle féminine, y est publié en feuilleton chaque mois. Ces romans sont principalement l'oeuvre d'auteurs français, dont la romancière Magali, qui jouit d'une immense popularité. Les pages féminines traitent de la mode, des soins de beauté, des arts ménagers, de l'éducation des petits et d'activités mondaines, comme le bridge. Le public féminin est aussi la principale cible des annonceurs.

La lectrice type de La Revue moderne est mariée et mère, elle est citadine et catholique, aisée et charitable, sentimentale et raisonnable. Elle a le souci de son apparence et de celle de son foyer. Elle bénéficie de temps libres pour se cultiver. C'est une femme moderne intéressée par les nouveautés, mais pas féministe pour autant. Elle ne cherche pas à rompre avec la tradition. Cela changera avec Châtelaine.

La Revue moderne gagnera des lectrices jusqu'à la fin de sa publication. Le tirage de la revue, de 23 120 en 1922, passe à 12 904 en 1929, à 31 343 en 1940, à 80 000 en 1944 et à 97 067 en 1956, pour atteindre un peu plus de 101 650 exemplaires en 1960.

La publication de La Revue moderne est interrompue pendant cinq mois de décembre 1938 à avril 1939, pour revenir en mai 1939 avec une nouvelle facture graphique. Cette renaissance est attribuée à Roland Beaudry, alors vice-président et administrateur de la revue.

En plus des collaborateurs nommés plus haut, La Revue moderne s'attire la participation de personnalités comme Robert Choquette, Albert Pelletier, Alfred DesRochers, Michelle Tisseyre, Jehane Benoit, Damase Potvin, Ringuet (Philippe Panneton), Alain Grandbois, Robert de Roquebrune, Gustave Lanctôt, Adrienne Choquette, Germaine Guèvremont, René Lévesque, Jean Le Moyne et Valdombre (Claude-Henri Grignon).

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 294-295.

DES RIVIÈRES, Marie-José, Châtelaine et la littérature (1960-1975), Montréal, L'Hexagone, 1992, 378 p.

PLEAU, Jean-Christian, « La Revue moderne et le nationalisme, 1919-1920 », Mens, vol. 6, no 2, 2006, p. 205-237.

RICARD, François, « La Revue moderne : deux revues en une », Littératures (Université McGill), no 7, 1991, p. 76-84.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1919-1960.
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Châtelaine.
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Revue moderne., 1948-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Ma chère fille, Quand vous nous tfsiterez, toi et ton mari, vous serez saisis (T admiration à la vue de la belle grande fenêtre que mm-* avons fait ouvrir ilnns le niiir du salon.(Test un vrai décor de tableau! Vous penserez peut-être que nous sommes -extravagants mais ton père dit que nous nous procurons courtiers de soleil bien à nous .v.D ailleurs, avec notre police de Pension d-atis la Great-West Life, nous n avons pas de soucis pour 1avenir et notre superflu nous permet de nous payer ces menus plaisirs sans regarder à la dépense.Dis à ton jeune mari de voir un agent de la Great-West Life dès qu'il le pourra .c'est ce que nous avons fait iLy a 20 ans et tu peux voir le bien-être et la sécurité dont nous jouissons déjà! Volro avenir est noire affaire Quelques dollars mis de côté régulièrement djj$\ une police i.le rue ili I'.-n-n m ili l.i < in • -l Lite pourront ^ous inspirer un réel sentiment de sécurité quand viendra lé temps de prendre votre retraite.Ce plan, qui est une combinaison d'assurance-vie et de rente viagère, protège le$ vôtres maintenant, et plus tard, quand vous arriverez à l'âge que fous aurez choisi pour prendre votre retraite; il vous apportera des chèques mensuels réguliers aussi longtemps que vous vivrez.' I 'agent de la Great-West Life dans votre voisinage se fera un plaisir de vous expliquer ce plan excellent .laissez-le vous montrer comment il peut être taillé à la mesure de vos besoins et de votre bourse.Voyez-le au plus tôt! ¦A Great-West Life ASSURANCE COMPANY SIÈGE SOCIAL — WINNIPEG LES MOTS CROISES HOKI/OVI AIKMKM -Pièces Longues et couvertes — Qui est a l'abandon.-Itcnilit a Oleu le culte qui lui est ilû — Action d'élire de nouveuu (plur.).-Décharger (le quelque obligation — Ihins lu pauvreté.-Liquide inodore, transmirent — Relâche les fiK d'un titan — Couvrir d'une buée.-Enfonças dans les sables mouvant* — Préfixe — Conjonction — Embarras ¦ ennui.—Adjectif possessif — Genre de conifères toujours *erts — Cesse d'avoir une chose qu'on possédait — Symbole rhimique do gadolinium.7.—Pronom personnel — lTnlté monétaire roumaine — Obstinée, opiniâtre — Béante.8.—Perche à pointe métallique — "Allez" en latin — Le premier homme.9.—Nom vulgaire du catarrhe pulmonaire — Symbole chimique du scandium — Ordures, choses malpropres.1((.—Interject ion qui cvprime bi douleur — \ uste Btml de L'Asie — lille de Cadmus et d'Harmonie.11.—Fera dfoparattre les rides — Fruit du noisetier.J'-!.—Colère — Se dit d'un corps dépourvu de vie — Connu.13.—Etat des cheveux crépelus (Pl.).II.—Vaisseau qui porte le du coeur aux extrémités.— Isées, nmincics par l'usage — Kspo.ce de terre entourée d'emi.Iff,—Itoi d'un très petit I-tut — Abréviation de compagnie — Petite île.10.—Ahsence île raison.— Partie dure et solide de la charpente du corps — Présenté, proposé.17.—Instrument destiné ù mesurer In pluie qui est tombée — Point de déport de chaque chronologie particulière — Oit qu'une chose n'existe pas.1 H.—Genre de légumineuses césalpl niées a feuilles purgatives — Voyelles Jumelles — Vu\qlicites ou a fail une meiir-'trissure.\ BRTIC M KMK-NT li—Pbinche a rebord ou le compositeur met ses lignes i) mesure qu'il les coin-pose — Le plus fameux luthier italien.2.—Genre de fougères — Jour précédant celui oïl l'on csl — (fui est de forme circulaire.3.—Petit lobe — Peu, DUS lo-auconp — Morceau de bois hrfllé en partie.4.—Point île dépari de chaque chronologie — Rdlglon des musulmans — l'ail subir de nouveau rétamage.ô.—Qui ne sont pas coin ut un s — Tit re do fonctionna res ci\ ils chez les Turcs — Prénom masculin.G.—Fait ou répète plusieurs fois — Préposition — Ce qu'il y a de meilleur, de plus distingué.7.— Irruption érythémaleuse — Admit frî- pmi — Personnel individu.8.—Symbole chimique du strontium — Première note de la gamme — Contenu d'une charrette, îï.—Se dit de l'aigle qui a les ailes étendues — Gelés des eaux.Kl—l'assage a la couleur h'inelic — Qui concerne l'élevé îles abeilles.11.— Toute personne choisie par l'élection — Note de la gamme — Qui naissent quelqu'un et cherelient à lui nuire.1'*.— Unité monétaire bulgare — Arme faite d'une longue lame d'acier (Pl.) — Il éros grec, roi des I,oc ri ens — Terni i nalson d'infinitif.13.—Qualité de ce qui est ilere — Incline les Aergues de haut en luis — Se die du poids brut d'une mu rchn ndise.M.—Km outre, de plus — Petite monnaie espagnole -— Assurés, cnmuiucils — Me lui d'un gris blcuAtre.Iff.— Personnage des contes il" \ mil rson — Préposition — Trois voyelles Jumclli - — Genn de conifères.Ifi.—Nom donné aux personnes qui ont (nil îles \ oeilX religieux — Edifie, const mil — Genre de cnryophyllncées.17.—Kl at d'un endroit couvert de neige (pl) — Genre d'oiseaux grimpeurs.18.—Petit plancher élevé — Petite soeur.SUI.I I ION |>i MOIN PltKCKOKN I // /J 14 'J té t?iê 1 l 3 < GluISlT 1 aTsTi" à s l'û'M b 4 AI'ol S .nSSnIe ; ''-SSI 7 iule $ NjE U;f 9 e R B u m „ sp> 1 ¦ T 1 s s f;eit l / J AffSFMŒ DU PIBW ariaai Conseiller financier bénévole, il est le pivot des activités commerciales du pa\>.Accueillant, de bon conseil—le gérant de banque met sa longue expérience au profit des individus et des industries de sa localité.\y- hommes comme lui—qui comptent parmi les meilleurs au Canada—sont au service du public .à voire service.BIÈRE BLACK HORSE .La meilleure au Canada BRASSERIE DAWES BLACK HORSE MONTREAL FONDEE EN 1811 UNE DIVISION DE NATIONAL BREWERIES LIMITED LA RECHERCHE DU BONHEUR On ne mènerait pas une vie feeonde et libre, on ne cherche-rait pas vraiment le bonheur, si l'on ne reconnaissait pas à ses semblables le droit d'en faire autant.On ne jouit de ses droits que dans la mesure ou l'on accepte de ne jamais les exercer au detriment de ceux des autres.Lorsque pour vivre en homme libre on diminue un tant soit peu la liberté de quelqu'un, on fausse l'idéal pour lequel nos ancêtres ont lutte.La Maison Seagram croit fermement que la moderation est la principale règle a observer dans la recherche du bonheur .moderation dans la pensée, dans les actes et dans les habitudes.C'est pourquoi, en ce qui a trait a l'usage du whisky, la Maison Seagram a si souvent répète ce conseil d'en user avec moderation .ou pas du tout.' et ennuyeux .-c'est ce qui vou> attend lorsque vou> décorez iw pièce* avec le nouivau Papier Tenture Canadien différent.Ob.-er*et jusqu'à quel point l'ensemble de votre fo\er perd ce neif air fatigué, est rarirr .au mot en du papier tenture qui donne aux mornes en dm ils la beauté .et ceci en un clin d'oeil, à si peu de frai» ! \ imitez votre marchand de papier tenture dès aujourd'hui et vo\cc dr vos propre* tm combien les mum à mon/» apportent cet AIR DE LUXE et ce, pour SI PEU DE FH4IS! Remplissez et Confiez à la poste le coupon pour l'intéressant "Portfolio of Home Decoratinp Ideas." rempli d'idées.Un puide de décors complet.Veuillez inclure 25c pour obvier aux dé[w-nscs de manutention et de la poste,en partie.CANADIAN WALLTAPt.R M tlVUTACTUMM LlUITKD.Orpt.H -4811], Metropolitan Hinlilinç.Torontu I.Ont.YYuJIf / t rv>u \ rr indu ?5c.\ ruillri i.io)U volrr "IVtrltnloi of Homr [Vmrcting Idr**.'* _ _.4Jnw TOUS LES TROIS ff Métifa 'j-—3 PRODUITS DE CANADIAN WALLPAPER MANUFACTURERS LIMITED \unworffi ^—^ WALLPAPERS FABRIQUES AU CANADA PAR THE REG.N BOXER COMPANY LIMITED .STAUNTONS LIMITED .THE WATSON, FOSTER COMPANY LIMITED LA REVUE MODERNE — SEPTEMBRE IÇ) |8 20 DONNE UNE CUISSON MAGIQUE — VOUS SAUVE UNE HEURE PAR JOUR La Marmite Presto cuit par pression—en minutes au lieu d'heures.Les résultats sont magiques—la saveur et la couleur naturelles des aliments sont conservées; les précieuses vitamines et les substances minérales alimentaires sont sauvegardées—le tout grâce à la cuisson R-A-P-I-D-E de la Marmite Presto.Vous pouvez ainsi servir à votre famille des aliments plus nourrissants, plus appétissants et plus économiques.Et de nouvelles combinaisons de saveurs succulentes sont possibles grâce à votre merveilleuse Marmite Presto.Mais ce qu'il y a de mieux, c'est que la cuisson rapide de la Marmite Presto vous épargne jusqu'à une heure par jour dans la cuisine en comparaison des méthodes ordinaires.La Marmite Presto vous affranchit donc de la cuisine—vous donne plus de loisirs.A Assurez-vous que vous obtenez la Marmite Presto SURE, authentique.La seule marmite à pression possédant toutes ces caractéristiques de sûreté— fermeture hermétique Homec, indicateur à pression, soupape de sûreté, fonte d'aluminium épaisse.MERVEILLEUSE pour MISE EN CONSERVE DE MENAGE Le coût des aliments augmente sans cesse.Mais vous pouvez épargner de l'argent cd faisant des conserves à la maison, de la manière simple, SURE et facile, avec une Marmite Presto.Avec la Marmite Presto, vous conservez de petites quantités à la fois, quand cela fait votre affaire, alors que les fruits, les légumes et la volaille sont disponibles en abondance et coûtent moins cher.Le précieux livre de cuisine Presto donne des instructions complètes, illustrées et faciles à suivre, pour la mise en conserve.Vous en obtenez un exemplaire gratuit avec votre Marmite Presto.Oui, madame, vous pouvez servir des aliments nourrissants et suffisants, sans dépasser tes limites de votre budget, en faisant usage de la Marmite Presto pour toute votre cuisson et votre mise en conserve.Vous épargnez sur le coût de la nourriture.Vous servez à votre famille des mets plus nourrissants, plus appétissants.Procurez-vous maintenant votre Marmite Presto.AU CANADA, 9 MARMITES À PRESSION SUR 10 sont des.MARMITES *P/l€4& viennent coudre à la machine une heure par jour environ.L'atelier comprend une grande lahlc de (alliage, cinq machines à coudre, une machine a surfiler, une lalile de pressage.En plus de confectionner ces uniformes vendus au prix coûtant ou donnés à ceux qui n'ont pas d'argent, les religieuses réparent tout le linge des religieux et des enfants.Chaque semaine ce sont des piles de Sas à ravauder et malheureusement l'atelier n'a pas de machine à repriser, ce qui faciliterait énormément la lâche de ces femmes dévouées, débordées de travail.Si les religieuses de Lishourg ne prennent pas de part active à la direction, a la surveillance ou à l'enseignement des pensionnaires, ce sont elles qui surveillent de loin la garde-robe de chaque enfant.Tous les lundis, les cent quatre-vingt-dix petits gars apportent dans un sac numéroté leur linge à la buanderie et reviennent le chercher, lavé, raccommodé et repassé, le samedi suivant.Quand le sac contient peu de linge ou qu'en hiver elle y trouve des has de coton, la religieuse demande au frère supérieur de faire visiter le coffre de l'enfant et bien souvent on découvre un coffre à peu près vide.Le gamin a perdu son linge, l'a usé, ou tout simplement, il n'en avait pas à son arrivée.Si l'enfant a de l'argent, on lui vendra au prix coûtant le linge dont il a besoin.S'il n'en a pas, on le lui donnera, mais le frère économe marquera dans son livre de compte la vente qu'il vient de faire, sachant fort bien qu'il ne sera jamais payé.Il fera comprendre au petit déshérité la valeur de ce qu'on lui donne."Ces enfants élevés par charité n'ont bien souvent aucune gêne à demander ou à recevoir, m'expliquait un des religieux.Habitués dès leur plus tendre enfance à vivre de la charité publique, ils n'attachent aucune importance à ce qu'on leur donne.C'est leur dû et ils n'ont aucune reconnaissance." En leur faisant comprendre la valeur de ce qu'ils reçoivent, on essaie de leur inculquer un sens de responsabilité.Si l'enfant déchire ou détruit volontairement un vêtement, les religieuses s'en apercevront et en informeront le directeur.Très rarement l'enfant sera puni.La quasi absence de châtiment corporel et de punitions est d'ailleurs un des traits de l'institution de Lisbourg.OASIS DE JOIE Les élèves vont et viennent en toute liberté.On ne distribue pas de notes de conduite et les disputes nombreuses et inévitables dans une si grande famille, se règlent entre les garçons.Quand les querelles s'enveniment par trop, les frères interviennent.Si un nouveau venu malmène les petits, les frères le raisonneront, puis si cela ne suffit pas, pendant une semaine ils le feront entourer de "grands" pour lui faire entendre raison.Autant qu'ils le peuvent, les religieux Ste-Croix laissent aux élèves le soin de régler leurs différents eux-mêmes.Si un enfant parle mal, s-'il rapporte à Lisbourg les expressions vulgaires qu'il a apprises au fond des cours, les frères lui demanderont de cesser de parler ainsi "parce que ce n'est pas beau".Graduellement le nouveau venu perdra son langage de petit voyou.Alors que j'étais à Lisbourg je surpris une conversation vulgaire entre une demi douzaine de grands gamins.Le jeune Montréalais qui me vantait à ce moment là la vie dans la montagne et à l'école de Notre Dame des Monts, était visiblement gêné par la conduite et les paroles de ces jeunes gens.Je le mis à l'aise de mon mieux et il en profita pour m'expli-quer: "C'est pas des gars d'ici.C'est des gars de Montréal." (Pendant les quarante-huit heures de mon séjour à Lisbourg, je n'ai pas entendu un seul mol grossier.Les enfants, habitués à s'exprimer librement, vous causent tout simplement, répondent sans gène à toutes nos questions, et, très poliment, vous posent un tas de questions de leur côté.Mais si ces enfants parlent avec enthousiasme de leur vie à Lisbourg, des frères, du père Ares, leur directeur spirituel, de l'excellente nourriture, des excursions qu'ils font dans les montagnes, de la générosité du Club Rotary de St-Jérômc, ils sont très réticents dès qu'il s'agit de leur famille, de leur origine.Quelques-uns d'entre eux n'ont jamais été dans une famille et l'un d'eux, un petit de douze ans, m'a répondu quand je lui demandai si ses parents étaient toujours à Montréal: "Je n'ai jamais eu de parents." Il a été élevé à la Côte de Liesse, puis à Hubcrdcau, et comme c'était un bon petit gars intelligent et gentil, les pères Ste-Croix l'ont fait venir à Lisbourg.D'autres sont orphelins de père ou de mère, d'autres viennent de familles trop pauvres et trop nombreuses qui ont connu l'assistance publique depuis toujours.Mais la plupart des enfants de Lisbourg viennent de ménages désunis.Ceux-là ont connu les chicanes, les querelles, les coups.Ils ont pressenti le déshonneur, les infidélités.Ils ont été les témoins et ils sont les victimes.Dans le cas d'une séparation légale, l'enfant est confié au père ou à la mère, à la partie qui parait la moins coupable, mais bien souvent après quelque temps l'enfant est abandonné à lui-même.Jamais de lettre, jamais de visite au parloir, jamais de vacances dans la famille.S'il est pris à temps, avant d'avoir été contaminé par les forts à bras du quartier, s'il n'a pas fait partie d'une "gang" ce ne sera pas trop difficile de le mettre dans la bonne voie.D'après leur expérience les religieux de Lisbourg sont d'avis qu'il n'y a pas de mauvais enfants."C'est le milieu dans lequel il est élevé qui fait le caractère bon ou mauvais de l'enfant." Et on reconnaît facilement ceux qui ont été suivis, entourés de soins et d'affection dans leur famille.Ceux qui ont une maman ou un papa qui s'en occupe.C'est le petit nombre, mais ce sont ceux qui ont le plus de chance de réussir en sortant de l'institution.Ils sont plus avancés que les autres.Dans certains orphelinats 15% seulement des enfants sont normaux.L'intelligence des autres abandonnés dès leur naissance à la charité publique n'a pas été éveillée à temps De plus, les institutions sont surchargées et surpeuplées et l'enfant n'a pas toujours les soins voulus pour qu'il se développe normalement.Afin de donner une chance à ceux qui viennent à Lisbourg, les religieux de Ste-Croix choisissent leurs pensionnaires et limitent leur nombre à environ deux cents.Ils n'acceptent pas d'anciens délinquants ni de sujets trop difficiles.Après quelques semaines d'essai, si l'enfant ne s'améliore pas, il est renvoyé dans sa famille ou là d'où il est venu.Car il suffirait d'un mauvais sujet pour contaminer tout un groupe et ruiner l'effort de toute l'entreprise.A Lisbourg, on récompense la gaité LA revul MODERNE — SEPTEMBRE iq.|8 (0e VOUS EMPLOYEZ SAGEMENT LE BACON quand tous le servez au déjeuner.Les experts en matière d'alimentation disent que le déjeuner est le repas le plus négligé, mais le bacon—le délicieux Bacon Premium Swift—a ce "quelque chose" qui réveille les appétits le matin .en plus d'être nourrissant.LA VALEUR ÉNERGÉTIQUE du Bacon Premium Swift iure plusieurs heures.Et quelle vie il donne au déjeuner! Le petit goût Je Jiimè qui caractérise le Premium Swift —différent de tout autre bacon—en a fait de beaucoup le préféré au Canada, ainsi qu'une enquête l'a encore prouvé récemment.i SWIF > quALir FOOD UNE CUISSON SOIGNÉE est particulièrement importante.Car maintenant plus que jamais, tous ne voulez pas perdre une miette du délicieux Bacon Premium Swift.Voici la façon de le faire cuire: Menez-le dans une poêle froide; n'en mettez pas trop à la fois.Faites cuire lentement; retournez souvent.Egouttez Sur du papier absorbant.Pour obtenir du bacon croustillant, enlevez la graisse au fur et a mesure (et conservez-la pour un autre usage).De gros morceaux d'ananas frits dans la graisse de bacon sont un délicieux accompagnement au déjeuner.PS.Pourquoi ne pas décider de servir du Bacon Premium Swift une fois par semaine au dîner?Excellent avec nouilles, macaroni, patates sucrées, riz. D ites-moi.:Queb sont les avantages de ; MWAWW mot*e pou; lui?Le jeune père, qui posait cette question, ne voulait pas se contenter d'élever tout simplement son fils nouveau-né et de lui donner une instruction passable.Il tenait à lui donner des avantages réels .un début dans la vie et une protection dont il n'avait pas bénéficié lui-même.On comprend alors son enthousiasme lorsque le représentant de la Mutual Life du Canada lui fit part du nouveau mode de "sécurité" Mutual Life: une forme souple de dotation dont la protection augmentera en proportion de l'âge de son fils et, plus tard, cette police donnera une somme d'argent, une police acquittée, ou un revenu garanti au gré du fils.Demandez aujourd'hui au représentant de la Mutual Life de vous expliquer ce nouveau mode de "sécurité" ainsi que d'autres polices â prix modique de la Mutual Life.Rappelez-vous qu'il a reçu une formation spéciale pour l'adaptation de l'assurance Mutual Life aux responsabilités et aux besoins variés de personnes de tout âge et de toute condition sociale.Paîtrai»! Il bonne volonté, le courage, l'initiative, l'esprit de camaraderie pluv que le succès scolaire."L'intelligence, la facilite d'apprendre, ne sont pas données A tout le monde", disait le supérieur, le frère Etienne Marie, lors de la distribution des prix de fin d'année."Mais chacun peut avoir de la bonne volonté et c'est ce que nous nous sommes efforcés de récompenser d'abord." Et quand il accorda le premier prix pour le courage, le dévouement, l'entrain, l'esprit de camaraderie, à Francis Donncllc, jeune garçon blond de quinze ans, de Moncton, toute la salle fut remplie d'applaudissements et de cris de joie.Il était visible que les enfants de Lis-bourg avaient appris à admirer les qualités morales avant le succès scolaire.LES SYLVAINS Dès le début de l'oeuvre il y a cinq ans, les religieux de Ste-Croix ont fait tout en leur pouvoir pour développer les vertus morales.Ils se sont d'abord occupés des plus grands, les plus difficiles, qui sont les premiers à quitter l'établissement Le père Ares, aumônier et directeur spirituel des pensionnaires, sportif à la gaité communicative, a fondé les Sylvains.Du mot latin riftM qui veut dire foret, on a tiré les cinq grandes vertus sylvai-nes: S—sincérité; I—idéal; L—labeur; V—vaillance; A—aide (charité ou esprit de coopération).Pour devenir Sylvain il faut avoir observé ces lois pendant une période donnée, être déterminé à les respecter et à les mettre en valeur.En plus de pratiquer ces vertus essentielles, l'aspirant devra passer avec succès toute une série d'épreuves avant d'être admis successivement dans les trois degrés de cette fraternité.Coeur d'Or, Coeur de Diamant, Coeur de Feu.Le futur Sylvain doit aussi posséder certaines connaissances pratiques qui contribuent à le rendre débrouillard ou à faire de lui un bon citoyen.Ainsi, il doit pouvoir allumer un feu avec une seule allumette, s'orienter à la boussole, faire une marche de douze milles en moins de trois heures, exécuter avec soin tous les travaux qui lui sont confiés — chant, études, ménage — connaître la foret, identifier un nombre donné de plantes, d'arbres, subir l'épreuve de natation en été et celle du ski en hiver.Il doit pouvoir expliquer les signes particuliers des Sylvains — drapeau, étoile à cinq pointes, tête de chevreuil — conter une parabole et pendant deux semaines s'abstenir de "chialer".C'est là, parait-il, l'épreuve la plus difficile à passer! Line fois reçu, le nouveau Sylvain est incorporé à une cépée.Dans la forêt, la cépée est une touffe de tiges issues d'un même tronc.Et la cépée des Sylvains est symbolique de ce mouvement qui rappelle un peu celui des scouts.A la tête de chaque cépée il y a un verdier ou chef de la forêt qui organise les excursions, les jeux, les fêtes du groupe confiées à sa charge.Pour donner à ces enfants encore plus de liberté, les religieux de Ste-Croix leur ont permis de construire un camp sur le bord du lac Chevreuil, à quinze minutes de l'école."C'est nous qui avons construit le camp, m'expliqua avec fierté un Sylvain.Le Club Rotary de St-Jérôme nous a envoyé un maçon pour construire la cheminée mais c'est nous qui avons abattu les arbres et construit notre camp." [nddtmment le Club Rotary de St-Jérôme, depuis la fondation de Lisbourg, n'a cessé d'apporter confort et douceurs à ces enfants si peu favorisés du sort.Chaque semaine les quelque cinquante membres du club se réunissent et une fois par mois ils invitent un conférencier qui attire parfois de cinq à six cents personnes.Sur chaque billet on prélève 25 cents pour les oeuvres de charité dont Lisbourg est la principale.A la Noel, chacun des enfants trouve dans l'arbre un cadeau de valeur offert par le Club Rotary.C'est ainsi qu'il y a des patins pour tous les enfants, des skis, des gourcts, des batons et des balles de baseball, des tables de ping pong, des fauteuils confortables dans les parloirs, des tentes, des petits poêles, des hachettes pour la vie en montagne et bien d'autres choses encore.Les membres de ce groupe d'homme s'efforcent aussi de trouver un emploi aux jeunes gens de Lisbourg à l'âge de seize ans.Il est touchant d'entendre les petits gars vous dire: "Quand les Rotaricns viennent on a de la crème à la glace." ou "C'est le Club Rotary de St-Jérôme qui m'a donné mon chandail." La moindre douceur est un luxe.C'est dans le camp, à la lueur d'un gai feu de cheminée, qu'ont lieu les manifestations de joie des Sylvains.Lors de l'anniversaire d'un des membres d'une cépée ses camarades organisent au camp le souper de fête, parfois agrémenté d'un gâteau.Ils se cotisent aussi pour lui offrir un cadeau et, pour être sûr que l'enfant recevra ce jour-là des voeux, même s'il est seul au monde ou oublié de sa famille, ses professeurs, ses compagnons, ont soin de signer une carte et de la mettre à la poste la veille.Les religieux sont parfois conviés à ces manifestations d'amitié, mais ils y assistent en spectateurs, en amis, jamais en censeurs.Les uns viennent en soutane, d'autres en costume civil, et ceux qui s'occupent des Sylvains portent le costume traditionnel — chemise écossaise, foulard or, et calot vert, rouge et or ou le béret de velours.II est impossible d'identifier les frères tant ils participent aux jeux et à la vie des enfants confiés à leur garde.Ils les mêmes descentes casse-cou, nagent, chantent avec eux, dansent, campent, patinent, montent dans le ski-tow, exécutent plongent, chassent et pèchent.Aussi, le père Ares, l'instigateur de ce mouvement, le frère Ignace, chef des Sylvains, leurs assistants, n'ont-ils pas une once de graisse à perdre.Pour devise ils ont adopté Sylvains 1 Joicl et les maîtres donnent l'exemple.Je n'ai jamais vu d'homme aussi joyeux que le père Ares.Et sa gaité, il sait la communiquer à tout son entourage.A Lisbourg, tout commence et tout finit par une chanson.Il faut même environ trois mois à un nouveau pensionnaire pour apprendre les quelque soixante-dix chants de l'école dont plusieurs ont été composés par les religieux et quelques-uns par les Sylvains.Le frère Théophile, infirmier, a fabriqué un appareil enregistreur avec des pièces de dactylographe, de vieux phono, de réveille-matin et il enregistre des disques.Parfois au lieu d'écrire une lettre, un pensionnaire enregistrera son message et l'enverra à sa famille.Aussi habile-qu'ingénieux, le frère Théophile a installé tout un système de hauts parleurs qui lui permet de distribuer des programmes de radio, de musique, dans le préau, les salles de récréation, le dortoir des petits dont il a la surveillance.LA REVUE MODERNE — SEPTEMBRE I948 23 L'ATTRAIT DC LISBOURG Les religieux de Ste-Croix s'appliquent depuis cinq ans à créer pour leurs élèves une atmosphère paisible, riante, dépourvue de contrainte.Or, depuis plus d'un an aucun pensionnaire ne s'est évadé de Lisbourg.Mieux encore, les désertions se produisent en sens inverse.En effet, nombreux «ont les enfants qui, partis dans leur famille ou auprès d'un parent pour leurs trois semaines de vacances annuelles, sont revenus à Lisbourg après une semaine ou deux.La rue sale ne peut soutenir la comparaison de la monta-nc verdoyante, du lac où il fait bon plonger et s'ébattre; le fond de cour ne peut se comparer aux terrains de baseball, aux excursions en montagne,- les pleurs des petites soeurs et des petits frères barbouillés et mal vêtus sont un piètre substitut pour les chansons en choeur; les récriminations des parents, leurs querelles, leurs reproches mettent encore plus en évidence la tolérance, la gaité des religieux.Et les enfants partis tout joyeux, avec au coeur cet espoir tenace de la jeunesse de retrouver une famille unie, un monde meilleur, reprennent le train un beau matin et descendent à la petite gare de Lis-bourg.Tandis que la locomotive reprend son élan pour escalader la montagne, ces évadés nouveau genre traversent en courant le petit pont jeté sur l'étang, la route, grimpent quatre à quatre l'escalier de fer extérieur, et au premier frère qu'ils rencontrent, ils crient "Me v'Ia".Seulement, quand l'enfant atteint ses seize ans, il ne peut plus revenir.Les religieux sont désolés de cet état de chose."En six mois, en trois mois, un garçon de seize ans, abandonné à lui-même, se laissera entraîner", me confiait le directeur en me désignant l'un après l'autre les grands qui devaient quitter Lisbourg cet été.Et j'ai été émue par le chagrin véritable de cet homme qui connaît les fai-b'esses de notre système social et ne peut rien pour y remédier."Ce qu'il faudrait, me dit-il, c'est une maison, à Montréal par exemple, où ces jeunes gens pourraient demeurer après leur sortie de Lisbourg.Soit qu'ils poursuivent leurs études, soit qu'ils gagnent leur vie, il faudrait les suivre, les conseiller, leur donner un gîte et leur assurer des loisirs.Il faudrait qu'ils se sentent soutenus Tant qu'il n'existera pas une telle institution, notre oeuvre restera incomplète." Les enfants de Lisbourg jouissent de certains avantages à peu près inconnus dans d'autres maisons du même genre.Grâce au dévouement des religieux, à l'abnégation des soeurs, à la générosité du Club Rotary et de quelques bienfaiteurs anonymes, leur vie a été adoucie.Reste maintenant à assurer leur avenir.A quoi servirait d'éveiller chez ces enfants l'esprit de famille, le sens social, l'esprit civique, si l'on doit les rejeter à la rue?L'oeuvre commencée est trop belle et trop importante pour qu'on la laisse inachevée.CHEMIN DE TABLE Militait* ?!."?.» riilitVcmrnt rxrruU'- un rrtK-lu'I.(l'Iiolo: courti.iMr (.un.tili.iii K|hm»I (nllon A Co.) Etes-vous au courant?CE RAVISSANT chemin de table, entièrement exécuté au crochet, mesure douze pouces de large par trente-six pouces de long II est formé de vingt-sept rosaces de quatre pouces de diamètre chacune.On peut l'exécuter soit en coton écru, soit en coton blanc II faut de sept à dix pelotons de fil pour tout le travail, selon la grosseur du fil em-• ployé.Si ce modèle vous plaît, nous tenons à votre disposition les feuillets d'instructions en français et il nous fera un plaisir de vous les envoyer gratuitement.Vous n'avez qu'à adresser votre demande a La Revue Moderne, Service des patrons, 5225, rue de Caspé, Montréal.Mentionnez bien le numéro du modèle, soit 2155.Si vous n'êtes pas certaine L'étiquette de table veut que les dames se fassent vis-à-vis.Cette connaissance vous donnera plu- d'aplomb la prochaine fois.Il en sera ainsi d'une autre connaissance (à certains jours).Quand vous savez que la Kotex ne produit pas de contours ré\éla-teurs, grâce à ses bouts spéciaux, plats et Où devez-vous vous asseoir?1 I En face de /'outre teune fillet _ A sa gauche Q A so droite t écoutez bien.pressés.Inapparents, ils ne sauraient trahir votre secret.Oui—pour avoir confiance, vous pou\ez compter sur la Kotex.Il n'est pas permis d'en douter! 11 n'y a pas de doute non plus au sujet du confort avec cette merveilleuse serviette molle qui conserve sa forme.Essayez la nouvelle Kotex, conçue pour rester molle durant l'usage! Que faire s'il vous a délaissée?_ Conserver ton souvenir _j te relancer par ta poste I 1 Trouver un passe-temps Si votre cavalier de l'été dernier porte ailleurs son affection, cette -ai-.ni.inutile de vous tourmenter.Il vaudrait mieux trouver un passe-temps.Quelque chose d'agréable et de pratique—pour occuper votre pensée, vos mains et vos pieds (la danse à claquettes, par exemple).Et pour chasser le cafard mensuel, comptez sur l'assurance que vous donne Kotex.11 y a un surcroît de protection dans le centre de sécurité exclusif de Kotex.C'est une sauvegarde sur laquelle vous pouvez compter pour bannir le risque d'accidents .l'embarras.Un moyen de conserver votre tranquillité d'esprit.' Vos soucis s'envoleront ! Si vous avez la taille forte, faul-il H Un costume de tweed t I 1 Une robe de gabardtnet I 1 Un chandail et une fupe t Jeunes filles qui avez un peu trop d'embonpoint—choisissez votre linge avec un soin particulier! Fuyez les chandails.Evitez les ^r,, —^ éi.inVs (elles -.nnt trup volumineuses) Pour atténuer votre "ampleur", choisissez des tissus souples qui avantageront votre silhouette.La gabardine, par exemple—pour tous les jours.Différentes jeunes Biles ont différents besoins; en fait de vêtements comme en fait de protection hygiénique.C'est pour cela que Kotex donne à chacune un choix de 3 dimensions.Et c'est aussi pour cela que la ceinture périodique Kotex est ajustable — tout élastique.Quelle que soit votre taille, une ceinture Kotex vous ira parfaitement; elle ne vous gênera aucunement! KOTEX compte plus d'usage res que toutes les autres serviettes périodiques LA KOTEX tST OFFERTE IN 3 DIMENSIONS: REGULIERE JUNIOR, SUPIR LA REVIT MODERNE — SEPTEMBRE 1Q.|S 24 des regards indiscrets (Chaque jour, des centaines de clients se présentent à la banque où vous avez votre compte.Vous ne connaissez rien de leurs opérations; ils ne connaissent rien des vôtres.Que vous soyez déposant ou emprunteur, qu'il s'agisse d'un dollar ou de milliers de dollars, c'est votre affaire, cela ne regarde que vous.Et vous trouvez tout naturel que vos relations avec votre banque aient ce caractère confidentiel.Toutes les banques veillent à ce que vos opérations—comme celles de quelque 7,000,000 d'autres Canadiens — soient à l'abri des regards indiscrets.ANNONCE COMMANDITÉE PAR VOTRE BANQUE LUNE Dl: MIEL (Suite de la pacte 13) front.Les femmes tremblaient ou éclataient en sanglots.Chaque sifflement tendait les nerfs horriblement.Puis l'explosion.Proche, lointaine, terrihlc voix qui annonçait la mort.Depuis trois heures, le bombardement n'avait pas cessé.Depuis trois heures, des pens mouraient, des maisons s'écroulaient.la vôtre, la sienne.vos amis, vos parents.Les bombes pleuvaicnt, meurtriers indécis qui tuaient au hasard, à l'aveuglette, petits points noirs dans le faisceau lumineux des projecteurs, petits points noirs qui semblaient hésiter pour savoir où tomber, où tuer.Soudain, un long sifflement nous fit frissonner de peur.Instinctivement, je sentis que, cette fois, c'était pour nous.Je serrai les dents, j'enveloppai ma tête avec mes bras, je fermai les yeux avec force.Tous les muscles de ma figure et de mon corps étaient tendus dans l'attente du choc.Lin grand bruit.une grande douleur.Tout devint noir.J'ouvris les yeux sur un plafond blanc.L'odeur caractéristique du chloroforme frappait mes narines.J'avais très soif.tellement soif! Dans la grande salle immaculée, plusieurs lits, côte à côte, semblaient occupés par de vagues formes allongées.J'avais soif, ma gorge était poussiéreuse, mon palais brûlant.Ma langue était aussi dure que de la pierre.une râpe! J'aurais pu scier les barreaux de mon lit.J'essayai de bouger,- j'en éprouvai une douleur si violente que je crus m'évanouir.Toute ma poitrine semblait transpercée d'aiguilles.J'aperçus avec joie une jeune et jolie nurse s'approcher de moi.— De l'eau! De l'eau! fis-je avec peine.Elle hocha la tête en souriant, regarda sa montre, puis délicatement prit un compte-gouttes.Le geste dura des siècles.Je fixai éperdument le liquide transparent.Elle me donna trois ou quatre gouttes qui mouillèrent mes lèvres et eurent un bienfaisant effet dans ma bouche transformée en buvard.Jamais, je n'appréciai tant Vaqua pura".Je pris la résolution de ne plus boire que de l'eau.Hélas! Les promesses d'un malade.Je restai deux mois dans cet hôpital qui, malgré sa blancheur, se transformait en tombeau.Parfois, je me levais, marchais quelques pas.Enfin! hors du lit.Pas pour longtemps Marie — c'était le nom de la jolie nurse — m'obligeait à me recoucher immédiatement.Je protestais faiblement.Elle souriait.J'acceptais sans rechigner.Elle était gentille, Marie!.Elle me permit plus tard de marcher seul.J'allais visiter les amis, moins privilégiés que moi.J'encourageais les grands blessés.Sans grande conviction.Nous échangions toujours les mêmes mots bêtes, les mêmes regards.J'abandonnai mes visites, dégoûté de leur malheur, sachant bien que ces malades ne croyaient pas tout ce que je leur racontais, et moi non plus, d'ailleurs.J'avais encore la poitrine entourée de bandages compliqués qui cachaient une blessure inconnue.Quand je crus être guéri, j'abordai le médecin-chef.— Qu'est-ce que j'ai exactement, docteur?Est-ce un grand secret?Même la nurse ne parait pas le savoir.Enfin! J'ai quand même des droits.— Pour le moment, mon cher ami, nous nous bornons à observer les progrès de votre mal.— Comment?Il progresse?Je ne guéris pas?— Mais sil Vous guérissez.très vite, même.Trop vitel — Je ne trouve pas.11 y a six semaines que.— Estimez-vous heureux d'être vivant.Et priez donc pour le rester.Je regardai avec mécontentement ce visage de cire, froid et pâle, dont aucun nerf ne bougeait.Le type pur de l'Anglais ecclésiastique.Parlant de la même voix glaciale que s'il lisait sa Bible, sans expression, sans nuances.Son grand corps séché, presque spectral, déambulait lentement dans les couloirs, d'un même pas feutré.Il m'interpellait.— Bonne après-midi, jeune homme! Puis, il s'effaçait comme un fantôme.Il aurait pu dire: "Il fait beau", sur le même ton.Ou encore: "Vous allez mourir".Il n'y aurait eu aucune différence.Lin beau jour — ils sont rares, et surtout â Londres —, le médecin-chef me fit appeler.Après les politesses d'usage: — Monsieur, en principe, vous êtes guéri.Je pétillai de joie.Il poursuivit: — Seulement, je vais vous dire, je dois vous dire la vérité.Nous avons tenté l'impossible pour réussir l'opération.— Ah! dis-je, un peu angoissé.— Ne vous alarmez pas outre mesure.Voilà.La bombe, dans l'abri, vous a miraculeusement épargné.Seul, un éclat de verre d'environ un quart de pouce s'est enfoncé très profondément dans votre poitrine, à quatre millimètres du coeur.Une sueur froide perlait sur mes tempes.J'eus la folle impression de sentir l'éclat de verre percer mon coeur.Le médecin tenta de me rassurer.— Soyez calme, je vous en prie.Il n'y a vraiment pas de quoi.— Vous trouvez?fis-je en proie à une vive émotion.— Ecoutez-moi, dit-il doucement.Nous avons fait l'impossible pour retirer cet éclat.Croyez-moi.Votre coeur ne pourrait pas supporter une troisième opération.D'ailleurs, s'il était atteint.— Je comprends.— Ne vous alarmez pas, je vous le répète.Ce n'est pas si terrible que ça.Vous pouvez vivre cent années.— Ou mourir d'une minute à l'autre, dis-je froidement.— C'est-à-dire que.— Que la moindre émotion, le moindre choc violent peuvent être fatals.Ou même, en dormant, si l'éclat se déplace.N'est-ce pas?N'est-ce pas?Répondez! Je criai ces derniers mots à tue-tête.— Calmez-vous, voyons, calmez-vous.— Pardon, vous avez raison.Je suis d'une ingratitude folle.Pardon.— Allez, mon ami.Soyez raisonnable.Prenez la vie comme elle vient.Si vous suivez bien mes conseils, vous n'aurez jamais aucun accident à redouter.— C'est beaucoup dire.Enfin.Je sortis de l'hôpital deux jours plus tard.La tête bouillante de projets, je pris l'avion pour l'Amérique.Je ruminais dans mon esprit les mille et une raisons pour lesquelles je devais vivre Dans mon hôtel, à New-York, j'étais plus calme.Mais, pendant des nuits et des nuits, je dus souffrir le violent combat LA REVUE MODERNE — SEPTEMBRE II) |S UN INSTANT, JE VAIS TE PHOTOGRAPHIER! Voilà comment mon hôte cordial m'accueillit lors de mon arrivée pour un weekend à la campagne.LA PHOTO EST MAINTENANT DANS MON ALBUM fivricfa, c&UL4nz uaaA tvrtt Ofhkê Cfî*AjJUbu djb COi^jbLuiXL^Cf/tact cl 8-sible de tout espace dis[H>nible dans la mai'Min rpie vous vous proposez rons-tniirr ou daim voire résidence actuelle* Puis le livret "l'Iomluric cl • liaufTage iMMir le fo\i-r" vont* indiquera les nombreux appareils qui sont actuellement fabriques.Appareils sanitaires < Matériel de chauffage Hobinottcru • Raccords • Tuyauterie Les rêves deviennent des réalités lorsque la "maison de vos rêves"est munie d'appareils Crane Elles sont des plus pratiques les idées de Madame lorsqu'elles s'appliquent à sa cuisine.Car c'est là qu'elle-même ou sa cuisinière doit chaque jour passer une si grande partie de son temps.Tant de travail, de temps et de paa peuvent être épargnés dans la cuisine par une conception et du matériel modernes.L'évier est le pivot de la cuisine.Lorsque vous choisissez un évier Crane, vous vous assurez une satisfaction durable.Naturellement, il vous faudra voir aussi à ce que votre approvisionnement d'eau chaude soit abondant.Parmi les divers modèles procurable6, choisissez l'évier qui répond le mieux à vos besoins par sa grandeur, sa profondeur et sa superficie de travail.Les éviers Crane sont de fabrication solide et de belle apparence, et conçus pour un maximum d'efficacité.Leurs surfaces resplendissantes sont des plus faciles à nettoyer.Mentionnez à votre architecte le type que vous avez choisi.Tout entrepreneur en plomberie et chauffage au Canada vous le fournira et vous le posera.CRANE LIMITEE, Siège Sociali 1170, square Beaver Hall, Montréal 2, Canada 18 succursales dons les villes du Canada et de Terre-Neuve • I>'h paoduîtl MttloilO — WariHT Uni-, I'lrlnri's)./paquet- /carré c/e /evure dans toute recette LA REVUE MODERNE — SEPTEMBRE 1948 79 ¦ LA MISERE SOUS LE SOLEIL "Itipll m' vu plus" si-inlile iliri* ci" i iiltniili-iir en liiiilllriint ilrs i-pis ronm-s |i:ir les irrmi-l'tllllx et le* Nilutrri-lli-*, i i-s h-rriNh s rli-iiux Aux dissensions politiques vient se joindre la ruine des récoltes par les sauterelles T| RINDISI, Tarcnte, Foggia, Bari, Lecce, ces noms K italiens aux sonorités chantantes nous remettent V en mémoire les tristes échos d'une campagne longue et sangbnte dont nous avons suivi avec angoisse les lents développements pendant des mois interminables.Sur les bords de l'Adriatique, sous le sol d'Italie, reposent à jamais des milliers d'humbles soldats qui donnèrent leur vie pour assurer la paix du monde.Mais leur sacrifice fut vain, scmblc-t-il, et aujourd'hui, après trois ans de trêve, les peuples qu'ils ont libérés de l'oppression allemande luttent encore contre la famine, le marché noir, la ruine économique, la domination de Moscou.Ainsi, la Pouille, cette belle province de la péninsule italienne, est aux prises avec les communistes, les contrebandiers, les profiteurs, les agents du marche noir, et un ennemi impitoyable: les sauterelles.La Pouille est vraiment riche en huile, blé et vin.Elle n'a pas manque d'huile bien que le train en partance de Lecce, au sud de la province, remplisse les fonctions d'un gigantesque pipe-line — l'unique pipe-line de l'Italie — et déverse dans le nord du pays et au-delà de ses frontières, cette richesse naturelle.Le vin non plus n'a pas manqué.Mais son prix modique invite ceux qui désirent s'enrichir rapidement à en convertir de grandes quantités en alcool pour lequel ils obtiennent des prix élevés.Mais le blé, dont les récoltes furent ravagées par les sauterelles pendant trois années consécutives, de 1945 à 1947, a été nettement insuffisant.De plus, les profiteurs puisèrent à même les rations destinées à la population locale et une bonne partie de la récolte prit le chemin de la Yougoslavie pour aller aider la cause de Tito.Mais ce qui manque par-dessus tout c'est la bonne volonté.Les mailles du marché noir se sont resserrées sur toute la population et le fonctionnaire insuffisamment payé ne voit plus que son propre intérêt.En Italie comme ailleurs l'imbroglio économique favorise le manque d'honnêteté.' Wm Ce petit hériter est uVieentln dims la plaint- pour y faire paître sep* chèvres.1a' repu* ilii soir eoiiti-len pain et en lé-K ii m il-.I>i> la \ lu mie une (ni*.In hi-ni ai ne.ï.e mnlrehiimlier mont au nanl apporte aux pn.v»nni4 île i|imi muter mi T a s e a n o . 31 i h uni i nu Yi m 1:1.1:1 Les longues robes sont passées de mode il y a bien longtemps.La robe qui couvre les pieds est bien suffisanle et, de plus, ne doit pas serrer l'enfant.Tous les vêlements du bébé doivent être amples pour lasser pleine liberie à ses bras et à ses jambes; évitez soigneusement les plis ou les épingles qui pourraient l'incommoder et le blesser.Voici une liste brève de l'habillement du nouveau-né.Une camisole, une chemise de nuit en flanelle, une couche et des chaussettes.Les bandes abdominales ne s'emplo ent plus de nos jours.Pour les jours froids, on ajoute un chah de laine.Se servir de cordons ou de boutons pression pour attacher les vêtements.Tous les vêtements du bébé devraient être ouverts de haut en bas comme un manteau, on n'a pas besoin de les lui passer par-dessus la tête.£es couches du bébé Trois douzaines de couches de petite dimension sont suffisantes pour le nouveau-né: flanellette, coton doux, ou n importe quel matériel non rugueux.Plus tard, à mesure que le bébé grossit, on se procurera des couches plus grandes, quatre douzaines devraient être assez.Une seule couche suffit, pliée en carré ou en triangle, la première façon étant probablement la meilleure.Mettre la couche de façon à laisser a l'enfant l'entière liberté de ses mouvements; elle ne doit pas être volumineuse.La coudai de caoutchouc La couche ou pantalon de caoutchouc est à déconseiller totalement par suite de l'échauffaison qu'elle provoque.On peut à la place mettre une toile de caoutchouc dans le lit de l'entant, pour prévenir trop de lavage, mais pas plus.Irritation duc aux couches Le bébé souffre souvent d'une échauf-faison de la peau, qui ressemble parfois a une brûlure, ou encore ce sont de toutes petites rougeurs sur toute l'étendue du corps en contact avec la couche.C'est une éruption due à la couche mouillée.Cette irritation est surtout fréquente chez les bébés dont l'urine est forte, avec une odeur d'ammoniaque; souvent la cause en est la présence d'un germe sur la peau ou la couche du bébé.Une autre cause aussi est l'emploi de savons trop forts, trop caustiques, ou encore cela est dû à ce que la mère ne rince pas les couches suffisamment.Le savon de Castille est à peu près le plus doux pour laver les couches.N'employez pas de savon parfumé.Il faut faire bouillir et bien rincer les couches.Le bouillage détruit les germes qui donnent une odeur forte à l'urine, et le rinçage enlève toute trace de savon.Souvent, après avoir fait bouillir les couches et les avoir rincées sept ou huit fois, il faut quand même ajouter un antiseptique à l'eau du dernier rinçage pour prévenir la formation d'ammoniaque.On se sert surtout d'acide borique ou de bichlorure de mercure.Les chemises du bébé Le port de la camisole sans manche, avec des bretelles auxquelles on peut attacher la couche, est bien pratique pour le bébé.Elle aide à maintenir la couche en place et tient le poupon au chaud.On peut ajouter une autre petite chemise avec manches, soit en laine fine, soit en laine et soie.Si l'on se sert de la petite chemise à devant double, l'autre n'est pas nécessaire.Quatre de ces chemises suffisent amplement.Robes de nuit La flanellette ou le jersey de coton feront très bien l'affaire pour les robes de nuit.Elles doivent être assez longues pour couvrir les pieds.C'est une idée ingénieuse de mettre un cordon au bas de la robe, ce qui permet de la fermer complètement et de protéger le bébé contre le froid, s'il se découvre durant la nuit Les chaussettes Les chaussettes doivent être tricotées en laine fine, assez longues pour qu'on puisse les épingler à la couche.Durant les premiers six mois, le bébé doit les porter jour et nuit sauf quand il fait exceptionnellement chaud.L'habillement: dans la maison et dehors Le petit enfant perd sa chaleur plus vite que l'adulte, il doit être habillr plus chaudement.De là à habiller l'enfant outre-mesure, il y a une marge.Une transpiration profuse, soit en hiver ou en été, chez un enfant en bonne santé, est due à ce qu'il est trop habillé.D'autre part, certaines mamans, sous prétexte de rendre le bébé "endurant au froid" l'exposent à des températures froides insuffisamment vêtu, ou encore lui font prendre une douche trop froide après son bain.Quel que soit le temps de l'année, l'enfant doit être vêtu pour être à son aise, n'avoir ni trop chaud, ni trop froid.Je ne puis vous donner exactement le nombre de vêtements nécessaires; chaque bébé est différent, l'un est plus frileux que l'autre.(Si le bébé a besoin d'un sac d'eau chaude, n'oubliez pas de protéger ses pieds.) L'hahiWentent pour l'hiver Dans la maison, même si la température est froide au dehors, habillez l'enfant comme d'habitude, à moins que vous n'ayez pas de chauffage central et que la maison ait une température inégale.Si vous avez une température constante de 68e à 70° F., inutile de mettre des sous-vêtements de laine au bébé.Un sous-vêtement de laine fine, laine et soie, même le coton, est préférable en hiver; le poids de ses vêtements ne doit pas encombrer l'enfant.En fait, autant qu'il est possible, on doit lui faire porter toujours à peu près la même quantité de vêtements.Je veux ici appuyer sur ce point que, l'hiver, les vêtements dans la maison devraient être à peu près les mêmes qu'en été.Au dehors, le bébé devra porter un gilet, un manteau chaud et un bonnet de la:ne, la chaleur additionnelle sera fournie par les couvertures.Il ne faut pas non plus empiler les couvertures serrées autour de l'enfant, ce dernier aura plus chaud et sera plus à l'aise s'il n'est gêné par rien.Les bas et les chaussettes ne se portent pas lorsqu'il fait très chaud, sauf pour le tout jeune bébé.En été, lorsque l'enfant est dehors, on lui fait porter le moins de rar A.Goldbloom M.D.vêtements possible, juste assez pour le protéger du soleil et des vents légers; une chemise sans manche et une couche sont suffisantes pour le bébé plus âgé.Les très petits poupons doivent avoir le même habillement que dans I3 maison, — chemise, couche, robe et chaussettes, surtout lorsqu'ils sont au dehors pour les premières fois.Pas de bonnet en été.En tout temps, la présence ou l'absence de transpiration est encore le meilleur guide pour habiller l'enfant.Les bébés prématurés et les débiles requièrent une attention toute spéciale et par conséquent ne doivent pas être mis dehors sans une autorisation spéciale du médecin.A mesure que l'enfant grandit, on commence à l'habiller de "barboteuses", au lieu de robes; il peut aussi porter des souliers à semelles molles lorsqu'il commence à se trainer dans la maison.Les souliers Le port des souliers a pour but de garder les pieds de l'enfant chauds et de les protéger contre les menus accidents, mais pas plus.Le bébé qui ne marche pas, ou ne se tient pas debout, n'a pas besoin de souliers.Lorsque l'enfant se tient debout et commence à marcher, il faut le protéger contre les épingles, les échardes et le froid du parquet Ce ne sont pas les bottines qui vont lui apprendre à faire ses premiers pas, mais bien le contrôle de ses muscles.Les jointures doivent être parfaitement libres, sans soutien d'aucune sorte.Réglons une fois pour toutes, la question des souliers et des bottines.Autrefois, lorsqu'on avait la manie de vêtir l'enfant comme un adulte en miniature, on lui faisait porter des bottines hautes, maintenant cette habitude désuète et ridicule est complètement passée de mode.On ne parle pas de pieds plats chez le tout jeune enfant, parce qu'à cet âge l'arche de son pied n'est pas encore développée; cette arche ne se développe qu'avec la croissance et la marche, non à cause des souliers.Les chaussures doivent être assez grandes pour prévoir la croissance de l'enfant; elles doivent être amples; au début, prenez des chaussures peu coûteuses, car le bébé les use très vite, ou encore il grandit tellement qu'elles ne lui iront bientôt plus.Plus tard, les parents s'inquiètent encore du genre de souliers que l'enfant doit porter: bottines ou souliers, chevilles renforcées ou non, souliers avec arche ou sans arche?Ils doivent acheter une chaussure un peu plus large que le pied de l'enfant et qu'il ait amplement d'espace pour ses orteils.Si l'entant a les pieds plats, ce sera parce que ses parents ont les pieds plats, non à cause de ses souliers. 32 ILIMEiïïS MODEMS POUR par RUTH PARSONS Plaignons le bébé d'antan! Ses chances de devenir vigoureux et fort étaient vraiment minimes.Mais la science trouva que la vie des bébés pouvait être sauvée par une nourriture appropriée .les bébés ayant besoin des mêmes aliments que les adultes, mais sous une forme plus facile à digérer.Alors, les mamans commencèrent à écraser et à passer les viandes, légumes et fruits .et les bébés commencèrent à profiter.Mais quel travail fatigant pour une maman déjà occupée.Il n'est pas surprenant que la H.J.Heinz Company ait décidé de faire quelque chose à ce sujet.Au début de 1930, les techniciens Heinz tentèrent des expériences dans les laboratoires Heinz.Leur but—mettre en boîtes pour les bébés, des aliments de qualité supérieure et uniforme.Heinz étudia une méthode de cuisson, de tamisage et de mise en boites qui conserve toutes les vitamines et les sels minéraux au plus haut degré.Puis, pour familiariser les bébés avec ces différentes couleurs, saveurs et consistances, Heinz prépara une grande variété de soupes savoureuses, de poudings légers, de fruits et légumes appétissants et de viandes délicieuses .tous économiques .et soutenus par une réputation de qualité depuis 79 ans.Seuls les légumes et fruits de la meilleure qualité sont employés pour la préparation des Aliments Heinz pour Bébés.Même les graines sont soigneusement choisies par des spécialistes en agriculture.Puis elles sont plantées dans des terrains riches, fertiles et la pousse est surveillée par des cultivateurs sélectionnés qui travaillent sous la surveillance des experts Heinz.Quand la récolte est à point, les légumes et les fruits sont cueillis et envoyés immédiatement, à l'apogée de leur fraîcheur, aux cuisines Heinz's situées à peu de distance.Envoyés rapidement des champs aux cuisines, les légumes et les fruits sont rigoureusement inspectés, soigneusement épluchés et lavés.La perle en vitamines et en sels minéraux est maintenue au minimum.Les produits sont cuits juste à point puis passés à travers un tamis fin.Les Aliments Heinz pour Bébés sont ensuite mis dans des boîtes émaillées à l'intérieur, sous atmosphère inerte, pour garder leur couleur et leur saveur fraîche et conserver leur teneur en vitamines et sels minéraux.Votre bébé a réellement le repas qui lui convient, quand vous lui servez des Aliments Heinz pour Bébés.Recherchez la gamme complète des Aliments Heinz pour Bébés (étiquette bleue) et des Aliments Heinz pour Enfants (étiquette rouge) à l'enseigne du bébé Heinz qui sourit.LA FEE D'ORAGE (Suile de la page il) .Oh non, elle ne reprenait pas le temps où elle courait à la poursuite de leçons de musique, sautant d'un métro â l'autre, respirant l'air empuanti par mille respirations humaines, glissant sur l'asphalte gras des rues parisiennes.Ici, elle se trouvait heureuse.Qu'importait le travail et les soucis d'argent?On en viendrait à hout! L'important, ce n'était pas cela.Et elle baissait les yeux sur ses prunelles secrètes.Cependant, peu h peu, la préoccupation reparaissait sur le visage de Bernard; et Alain, les mains dans ses cheveux, se torturait l'esprit pour essayer de trouver un moyen de se procurer de l'argent.Mais il n'en voyait pas, car il leur était interdit de morceler le domaine.— Moi, je sais bien ce qui nous tirerait d'embarras! dit tout à coup Mauve, de sa voix claire.— Et quoi donc?demanda Bernard.— Il y a sûrement, quelque part dans la maison, un trésor caché, comme il y en a dans tous les vieux châteaux .Il faudrait qu'une fée nous entendit et nous le fit découvrir.— Hélas, il n'y a plus de fées, ma petite fille, dit Bernard en posant la main sur la petite tète blonde de la jeune fille.Le jeune homme aimait sa soeur d'une tendresse protectrice et quasi paternelle; restés orphelins tous deux, alors qu'il avait dix-neuf ans, et Mauve huit, il était son tuteur.— Qu'en sais-tu?fit la jeune fille.Il rit avec indulgence.— Ma foi, c'est l'opinion générale! Avec un peu d'agacement, Alain haussa les épaules.— Allons, assez d'enfantillages! dit-il.La question qui se pose est sérieuse, il me semble ! Mauve le regarda d'un air de reproche attristé.— Mais j'étais très sérieuse! Trouve un moyen alors, si tu ne crois pas aux fées.— Je crois que j'en ai trouvé un.— Nous t'écoutons.Quelle solution as-ru trouvée au problème qui nous préoccupe?— La solution est bien simple.Ce serait que Bernard, qui est séduisant, beau garçon, qualités qui, hélas, ne peuvent s'appliquer à moi! — ce serait que Bernard, donc, épousât une femme dont la dot fût assez belle pour donner à notre exploitation l'extension voulue.Il ne vit pas qu'une brusque contraction parcourait le visage brun de Yolande.— Evidemment, c'est une idée, fit-elle d'une voix brève et un peu rauque.Mais il faudrait déjà savoir ce qu'en pense le principal intéressé.— Qu'en dis-tu, Bernard?Le jeune homme s'était mis à rire, montrant ses dents blanches au milieu de son visage hâle.— J'avoue que je n'avais jamais pensé à une chose pareille, fit-il avec gaité.Il faut reconnaître que ce serait la situation idéale! — Enfin, tu es d'accord sur le principe, c'est l'essentiel, jeta à nouveau Yolande.— C'est-à-dire que, si je trouvais une femme riche et qui me plaise, je ne vois pas pourquoi je me ferais prier pour l'épouser! — Evidemment, approuva Yolande, d'un ton de sarcasme.— Mais, tel que je suis, avec mes mains rugueuses, mes vêtements de travail et mon allure de paysan, j'ai peu de chances de plaire à une jeune fille aimable et riche.D'autre part.Je ne connais pas de jeune personne répondant à ces exigences.et je me refuse h en chercher.11 faudrait que le hasard s'en mêlât! — Alors, attendons donc patiemment que la jeune et belle héritière destinée à être ton épouse vienne frapper à la porte! fit Yolande, du même ton ironique.— Cela peut arriver, observa M.de Lucey en bâillant.— Moi, je n'aime pas l'idée d'Alain, déclara Mauve de sa voix cristalline.C'est un moyen sans dignité.Je préfère de beaucoup ma fée.Personne ne répondit.Yolande, parce qu'elle boudait, Bernard, parce qu'il n'avait pas entendu, et Alain, parce qu'il jugeait que les enfantillages de Mauve ne méritaient pas de réponse.Quant à M.de Lucey, il somnolait doucement dans son fauteuil.Le soir, à présent, tombait rapidement; en même temps, on eût dit que tous les bruits de la terre s'apaisaient, se fondaient en un silence murmurant, attentif et angoissé.Ne dit-on pas que c'est à cette heure d'entre chien et loup qu'apparaissent les fées, et aussi, les sorcières, les mauvais génies et les démons?Yolande, tout à coup, se pencha, fixant le parc indistinct.— Qu'y a-t-il?demanda Bernard.— J'ai cru voir une ombre longer l'allée.Alain haussa les épaules.— Tu as rêvé, voilé tout.— C'est comme dans les contes, dit Mauve.Mais chacun se mit à écouter, avec une curiosité angoissée, un bruit qui n'était pas le chuchotement des feuilles bercées par le vent du soir, ni le murmure de la source qui coulait tout près.On eût dit un bruit de pas amorti par la mousse qui avait submergé l'allée.— On vient.chuchota Mauve, qui tremblait, avertie par de mystérieuses antennes d'on ne sait quel péril.— En tout cas, ce n'est pas un fantôme, ricana Alain.Les fantômes ne font pas de bruit en marchant! II se tut, car légers et décidés à la fois, des pas résonnaient sur le dallage du vestibule, et ceux qui écoutaient savaient bien que ce n'était pas les pas de Victo-rine Crêtot, la servante, qui demeurait avec son mari et son fils, dans un bâtiment indépendant, et n'avait plus rien à faire au château à cette heure.On frappa, trois petits coups légers, qui résonnèrent cependant dans le silence d'une manière étrange.— Entrez! cria Bernard, car les autres ne répondaient pas.Nerveusement, la main de Yolande se crispa sur l'épaule de Mauve.La porte s'ouvrit.— Bonsoir, dit une voix féminine, haute et vibrante.Comme il fait noir! CHAPITRE II D'un geste brusque, Yolande s'était élancée vers le bouton électrique; la lumière éclaira brutalement la salle: tous les occupants, même M.de Lucey, arraché à la somnolence dans laquelle il s'était laissé glisser depuis qu'il faisait trop sombre pour lire, s'étaient levés et tournaient LA REVUE MODERNE — SEPTEMBRE IO48 vers la porte leurs visages anxieux.Ce ne fut pas la peur, mais Tâtonnement qui les immobilisa à leur place., .Une femme — une jeune fille plutôt, tar elle ne paraissait guère plus de vingt ans — se tenait près de la porte, un sac de voyage a la main, dans une pose à la fois gracieuse et désinvolte.011e avait un curieux visage, d'une beauté étrange: des cheveux d'une teinte cuivrée, peut-être factice, un visage pâ!e aux pommettes hautes, un peu saillantes, et des yeux noirs aux paupières bistrées et aux longs uls; ses lèvres fardées souriaient, montrant des dents brillantes.Elle était vêtue, avec une élégance un peu voyante, d'une veste de mouton blanc posée sur une robe verte, un béret de feutre vert était posé sur sa tête.Le raffinement de sa voilette, son visage fardé avec art, ses boucles pareilles à des copeaux de cuivre, faisaient de la visiteuse une vision propre a charmer tous les regards.Et tous ceux qui étaient là la fixaient d'un air fasciné.— Bonjour, répéta-t-elle, d'une voix haute et chantante où l'on distinguait un très léger accent étranger.Elle ferma la porte et fit quelques pas dans la pièce.Echappant la première à l'espèce d'envoûtement qu'exerçait l'apparition de l'inconnue, Yolande s'était avancée et, d'une voix brève et dure, rien moins qu'hospitalière, la soeur d'Alain demanda: — Qui êtes-vous?Que voulez-vous?L'étrangère ne répondit pas tout de suite.Sans cesser de sourire, elle promena son regard sur chacun des personnages présents; elle effleura ainsi M.de Lucey et Mauve, restés un peu à l'écart; puis Alain, visiblement charmé, enfin, elle eut une furtive expression d'intérêt en regardant Bernard, qui se tenait debout, athlétique et serein, au milieu de la pièce.—Enfin, interrogea encore Yolande d'un air de colère, qui êtes-vous?Répondez! Quittant Bernard, les yeux de l'inconnue revinrent se poser sur Yolande, à deux pas d'elle.Les deux jeunes filles étaient de même taille, leurs visages se trouvaient , à la même hauteur et aussi clairement que si elles se l'étaient avoué, elles lurent dans leurs yeux les sentiments que dès le premier abord elles éprouvèrent l'une envers l'autre, et qui, par la suite, devaient s'exacerber jusqu'au paroxysme.Dans les yeux moirés de Yolande on pouvait lire l'antipathie et la méfiance, alors que dans les noires prunelles de l'autre il y avait de la raillerie, et un orgueilleux défi.La première, avec une sorte de nonchalance dédaigneuse, l'inconnue détourna le regard et fit: — Je suis Dina Varnel.Yolande secoua la tête.— J'ignore ce nom.Je ne vous connais pas.Et son attitude, comme son regard, disait ce que ses lèvres ne formulaient pas: "Je ne veux pas vous connaitre davantage.allez-vous-en".i A ce moment, M de Lucey s'approcha, brandissant son lorgnon.— Varnel.Vous avez bien dit Varnel?— Oui.Le vieux monsieur réfléchissait.— Voyons, n'était-ce pas le nom de ce garçon, un peu notre parent par alliance d'ailleurs — que M.de Marville éleva, ici-même?— C'est cela.Je suis sa fille.— Ah! très bien, très bien.Le vieux monsieur avança à la visiteuse un fauteuil dans lequel elle se laissa tom- ber d'un air languissant.Ce nom de Varnel n'éveillait cependant aucune réminiscence dans l'esprit des autres, alors que M de Lucey reprenait en se frottant le menton d'un air pensif.— Ce jeune Varnel, il se prénommait Raymond, je crois, était très sympathique.M.de Marville le considérait comme son fils, et nous pensions tous qu'il ferait de lui son héritier.Et puis, quand Raymond Varnel fut arrivé à l'âge d'homme, des différends s'élevèrent entre lui et son tuteur.Les deux hommes se brouillèrent.C'est bien cela, n'est-ce pas?La visiteuse acquiesça.— En effet, M de Marville garda rancune à Raymond Varnel jusqu'à si mort d'avoir épousé ma mère, chanteuse de profession et de race tzigane.M.de Lucey hocha la tête.— Je savais que Raymond et son tuteur s'étaient fâchés, mais j'ignorais la cause de leur malentendu.Ainsi vous êtes la fille de Raymond Varnel?— Oui.— Comme c'est étrange! Vous ne lui ressemblez pas du tout! Elle eut un sourire.— Je ressemble surtout à ma mère, dit-elle Comme elle, je suis capricieuse.et fantasque.Mauve était restée un peu à l'écart, et ses yeux bleus pensifs examinaient la visiteuse.Dans les contes qu'elle aimait lire, les visiteurs qui arrivent ainsi, à la tombée du jour, étaient toujours revêtus d'un pouvoir extraordinaire: Mauve avait tendance à mêler le surnaturel aux choses quotidiennes.; pour elle, le monde était plein de mystères et de coïncidences étranges.Et n'était-ce pas étrange que cette femme fût arrivée juste quelques instants après qu'elle souhaitait la venue d'une fée secourable — comme si, vraiment, son voeu l'eût fait surgir du néant! Mais quelque chose de sournois et de perfide dans le beau visage de la nouvelle venue lui fit comprendre qu'il ne s'agissait pas là d'une fée bienfaisante, et que la visiteuse était une créature de ravages et de tourmentes.Et elle regretta d'avoir appelé le surnature! à son aide.Doucement, elle s'approcha de Yolande et lui prit la main.Ainsi rapprochées, les deux jeunes filles semblaient faire front à un ennemi commun.Diana Varnel paraissait négliger complètement l'attitude réservée et distante des deux cousines, et dont une autre se fût sentie gênée; elle était sans doute accoutumée à déplaire aux femmes, tandis qu'elle subjuguait généralement les hommes.Successivement, elle regardait M de Lucey, Alain et Bernard, et semblait évaluer l'impression qu'elle produisait sur eux.Alain ne dissimulait pas son émerveillement; quant à Bernard, il se taisait, sa pipe fixée au coin de la lèvre, et l'on ne pouvait rien lire dans ses yeux gris ardoise.— Naturellement, je devine que vous vous demandez tous ce que je suis venue faire chez vous! Et pourquoi je suis arrivée a;nsi, au milieu de vous, sans crier gare! fit la nouvelle venue, de sa voix chantante.Patience! je vais satisfaire votre curiosité.Elle croisa les jambes avec désinvolture, ce qui découvrit ses genoux ronds et fins sous la soie des bas, fouilla dans la poche de son manteau, et en sortit un étui à cigarettes et un briquet.— Une cigarette?Surtout, ne craignez pas de m'en priver, j'ai des amis qui m'en procurent autant que j'en désire.HALLEBARDIERS de l« garde du corps, de service à la Tour de Londres.Ils sont connus, par les Anglais, sous le nom populaire de BEEFEATERS" (Mangeurs de Boeuf).C'est uo corps permanent de vétérans chargés de la garde de la Tour et avant aussi pour devoir d escorter le Roi au cours des cérémonies d Etat, ANGLAISE /"«RACE aux idées fantasques de la Nature, il n'y a pas de terrain nulle part ailleurs qui égale la bonne terre de la Joyeuse Angleterre pour la production de la graine de moutarde de qualité supérieure.Il n'est pas surprenant alors que cette moutarde soit de beaucoup la préférée dans le monde entier — la moutarde qui doit sa renommée à sa saveur.Pour les marinades, par exemple, la Moutarde D.S.F.Keen ou Colman donnera à vos recettes favorites plus de goût et de piquant, avec la certitude de la réussite chaque fois.Si vous êtes à la recherche de nouvelles recettes essayées, écrivez à Reckitt & Colman (Canada) Limited, Station T, Montréal, pour demander un exemplaire gratuit du superbe livre de recettes illustre et intitulé: "L'Art Culinaire".KEEN " COLMAN MOUTARDE O.S.F.D'ORIGINE ANGLAISE Le Monde Entier s'en Régale! LA REVUE MODERNE — SEPTEMBRE ig48 34 'Tie maacUMef cute Pre»que toutes lei femmef ont quelque défaut cutané.Si vous avez de minuscules cicatrices, une peau rude ou sèche, n'essayez pas de dissimuler ces défauts.N'employez jamais de cosmétiques pour camoufler une mauvaise peau.Il est presque certain que vous ne ferez qu'aggraver cet état._ j3 \ J» A I C ™ £&&cufe% ce traitement de ée&uté m 4 tewifeû Des essais contrôlés révèlent que 4 femmes sur 5 ont obtenu une peau plus douce et plus veloutée.Voici un traitement de beauté à la maison qui donne des résultats: 4 femmes sur S ont obtenu une peau plus douce et plus veloutée en 2 semaines.Essayez ce nouveau traitement en 4 temps durant 14 jours et vous serez enchantée.Noxzema aide à la guérison des affections cutanées, calme et adoucit une peau sèche et rugueuse.Vous découvrirez pourquoi cette crème médicinale célèbre est la favorite des actrices du Broadway, des mannequins et des femmes élégantes.Commencez dès aujourd'hui ce traitement en 4 temps .en 14 jours les résultats seront apparents.LE MATIN 1 • Lavez votre figure à l'eau tiède.Enduisez de Noxzema une serviette mouillée et nettoyez votre figure en massant délicatement.2.Appliquez, une légère couche de Noxzema comme fond de teint protecteur.Le maquillage sera parfait tout en poursuivant le traitement.LE SOIR 3.Répétez le nettoyage du matin avec une serviette mouillée enduite de Noxzema.As-'échez délicatement.4.Massez votre peau au Noxzema, i petites touches de bas en haut.Recouvrez de Noxzema les taches ou cicatrices.Dont toutes les pharmacies et aux comptoirs de cosmétiques 19«, 43«, 63< et $1.79 En souriant, Bernard montra sa pipe, Alain prit une cigarette; comme Yolande et Mauve refusaient d'un signe de tête, elle railla: — Vraiment, vous ne fumez pas?Quelles sages petites filles vous faites! Tout à fait bibliothèque rose.Elle referma son étui, alluma une cigarette, et poursuivit: — Moi, je fume beaucoup.D'ailleurs, j'ai énormément de défauts.On me les pardonne, heureusement.D'un geste de la main, elle chassa la fumée de sa cigarette.— Revenons-en à nos moutons.Ma venue vous a surpris, et vous vous en demandez la raison.Evidemment, j'aurais dû vous prévenir A l'avance, écrire, etc.Si encore vous aviez eu le téléphone! j'aurais certainement téléphoné.Mais je déteste écrire.Et puis, je suis indépendante, accoutumée à faire ce qui nie plait, et j'aime les décisions rapides.Elle parlait, la tête un peu penchée de côté, et la lumière électrique allumait des reflets dans sa chevelure qui semblait faite de métal précieux, et autour d'elle les autres l'écoutaient et la regardaient.— En effet, je suis seule au monde — Ou c'est tout comme.Après la mort de mon père, survenue il y a quatre ans, ma mère, jeune encore et très belle, fut très courtisée Parmi ceux qui la recherchaient, elle remarqua un nohle hongrois, de très bonne famille, et l'épousa, bien qu'il fût un peu plus jeune qu'elle.Mais mon beau-père, jaloux et de caractère ombrageux, me prit rapidement en grippe: je lui rappelais que sa femme avait aimé un autre homme avant lui.Il mè fit une vie intenable.Ma mère, très éprise de son mari, me fit comprendre que je devais partir, et la laisser être heureuse.Majeure, libre de disposer de la fortune de mon père, assez importante pour m'assu-rer la vie large, je laissai donc ma mère dans son château des K'arpathes et je vins en France où j'avais fait en partie mes études.Il y a deux ans que je vis à ma guise, avec seulement une vieille bonne dévouée pour compagne, fréquentant tour à tour Montparnasse et les milieux artistiques si amusants, puis les plages et les palaces de la Côte-d'Azur.De ma mère, je reçois de temps en temps quelques lignes.Elle s'arrêta un court instant, puis reprit: — Mais, voyez-vous, je commence à me fatiguer un peu de cette liberté qui n'est en somme que la solitude au milieu de mes amis montparnassiens à l'excentricité calculée et des petits camarades de dancing swing ou zazous.Elle paraissait s'adresser à tout le monde, mais en réalité c'était à Bernard qu'elle parlait, c'était sur lui que ses yeux revenaient se poser, et Yolande ne s'y trompa pas.M.de Lucey écoutait, son lorgnon à la main en clignant ses yeux myopes; quant à Alain, assis sur l'accoudoir d'un fauteuil, il dévorait la narratrice du regard.Il avait oublié sa claudication, les précautions que demandait sa hanche, toujours sensible; il avait oublié le monde.et on voyait sur son visage une extase, un éblouissement qui l'embellissaient.Et Mauve en eut le coeur serré, inexplicablement.— Donc, reprit Dina, je m'ennuyais, lorsque, tout à fait par hasard, je découvris dans un coffret appartenant à mon père, des lettres où il était question de vous.Dans ces lettres, M.de Marville informait mon père de sa décision de vous laisser le château en bien indivis.Ce fut ainsi que j'appris votre existence.Elle mit tout ce qu'elle put de séduction suppliante dans ses yeux de velours el ajouta : — Voici donc ce que je suis venue vous dire: Je suis seule au inonde, puisque ma mère ne veut plus de moi.Et vous éU's mes cousins — d'une parenté éloignée, mais puisque je n'en ai plus d'autre! Et je n'ai pas de maison où nie réfugier, lorsque je suis lasse d'errer à ma guise, et d'être trop libre.Ne pourriez-vous me faire une petite place parmi vous, m'ac-cueillir de temps en temps, en passant, à votre foyer?— De grand coeurl exclama Alain avec enthousiasme.Bernard secoua la cendre de sa pipe.— Certainement, la maison est assez grande, approuva-t-il posément.M.de Lucey brandit son lorgnon en direction de Yolande et de Mauve, et ajouta : — Et puis, je suis sûr que ma fille et ma nièce seront ravies d'avoir une compagne qui leur apporte un peu de l'air de Paris.Un sourire d'une singulière puissance d'ironie apparut sur les lèvres de Dina, tandis qu'elle répondit: — Je n'en doute pas.En tout cas, moi, je sens que je ne m'ennuirai pas du tout, ici! Elle posa sur les deux cousines le regard railleur de ses yeux de velours, et continua: — Merci de votre réponse.Voici donc qui est entendu.Quand je serai lasse de ma vie parisienne, je viendrai me réfugier ici.Et, si vous m'acceptez, je m'installe dès ce soir, pour quinze jours ou un mois! — Avec joie! riposta Alain.Mauve ouvrit la bouche pour murmurer enfin quelques mots aimables; elle y parvint avec peine, car elle sentait dans sa main se crisper la main de Yolande, et elle entendait les battements révoltés du coeur de sa cousine.Elle-même se sentait oppressée d'une tristesse incompréhensible Au dehors, la nuit appartenait maintenant au gémissement du vent dans le?branches et au cri des oiseaux de nuit.Les arbres se détachaient en masses sombres sur le ciel constellé d'étoiles, et le château, entouré de silence et de nuit, semblait isolé du monde.Les autres soirs, à cette heure, tout était paix, tranquillité, douceur.Aujourd'hui, dans la salle, parce que Dina Varne! était là, plus rien n'était semblable.Et le pire, c'était de ne plus se reconnaître, d'avoir au coeur des sentiments étranges et violents, des impulsions incompréhensibles.CHAPITRE III — Mon Dieu, fit Alain tout à coup, personne n'a pensé à vous demander si vous aviez dîné?En parlant, il regardait d'un air de reproche Mauve et Yolande, dont c'eût été le rôle.— Rassurez-vous, répondit Dina en souriant, j'ai diné.Seulement, je suis fatiguée, et j'irais volontiers me coucher! — Rien de plus facile! déclara Alain avec empressement.Ce ne sont pas les chambres qui manquent, a Arblayl Mais la voix de Yolande s'élevait, stridente: — Certes, les chambres ne manquent (Suite en pacte 39) LA REVL'E MODERNE — SEPTEMBRE lO-l'S Tfrus pressez le bouton n —?Avec le Film Vcrichrome Kodak vous éprouverez de la joie à regarder—et à garder—vos instantanés.Canadian Kodak Co., Limited, Toronto y uit le reste Il est fait au Canada.Film Kodak .le film dans la boite /aune familière Reproduite ci-dessus est une photo en couleurs d'une installation authentique comportant le Marboléum M 96 comme fond, avec lignes incrustées de M/81.p our mn dm la vie plvii aimable Un plancher en superbe linoléum convient parfaitement pour toutes les occasions.Son riche coloris est un plaisir pour la vue, tandis que sa souplesse sous le pied rend la marche silencieuse et agréable.Avec son effet marbré très attrayant, le Marboléum donne un plancher d'une sobre beauté qui conserve sa belle apparence en dépit du piétinement continuel et ne coûte presque rien d'entretien.Pour la maison privée, le bureau, l'hôtel, l'édifice public — partout où il importe d'avoir un plancher attrayant et durable.Pour coloris et dessins, consultez votre architecte.UN PLANCHER SOUPLE ET SUPERBE Fabriqué par DOMINION OILCLOTH & LINOLEUM Company, Limited • Montréal 46 1 S I L Y AL1RA encore deux silhouettes aussi populaires l'une que l'autre.I La jupe moulante et la jupe évasée.Le corsage sera ajusté, sans exagération, et les épaules seront modifiées par des bourrures arrondies.La longueur semble s'être stabilisée entre dix et douze pouces de terre ce qui est gracieux et élégant.Voici quatre jolis modèles nouveaux, seyants et dont la confection facile sera un véritable passe-temps! Ce sont quatre patrons Butterick.En haut, à gauche, 45l>2 — Manches flottantes et péplum ondulant sur une blouse ajustée et une jupe moulante Grandeurs 12 à 20 ans, prix 50 cents.A droite, 451'3 — Robe deux pièces dont le corsage ajusté, orné d'un rang de petits boulons, se termine par des basques gracieuses sur la jupe élancée.Grandeurs 12 à 20 ans, tailles 30 à 38, prix 50 cents.En bas, a gauche, 4615 — Version d'une robe fameuse de Christian Dior.Le corsage est orné d'une guimpe de dentelle Grandeurs 12 à 18 ans, prix 50 cents.A droite, 4574 — Robe et redingote combinées.Ce petit modèle exécuté en tissus unis de deux tons différents sera très joli pour l'automne.Et l'été prochain vous pourrez l'exécuter en tissu fleuri et vous aurez une toilette inédite.Grandeurs 12 à 20 ans, tailles 30 à 38, prix 50 cents.LA Rr.VUP MODFRNE — SFPTFMBRE IQ48 THE MONARCH KNITTING COMPANY UM DUNNVILIE DIVISION - - DUNNVILLE.0 L'attique ne IZÏA\ Regardez le rebord d'un panneau .1 I ¦• — ¦il- 11".il .1 et II'.h/ les rangs il'asphaltc qui font corps avec la filire ligneuse.Tout comme le caoutchouc, il» eiii|ièelient la pénétration île riiiiiiiiililé ou (le I air chargé d'immiilité.C'est grâce à ii- procédé ijiie I I h - ni-1 l< i.im I est la -iule planche murale qui vous assure un isolement complet contre l'Iuimulilé et la vapeur.L'INSUL-BOARD (BP) offre à la fois, Q&dl(S\Q, Chaleur et Confort! On a peine à croire le thermomètre suspendu au dehors, ipiand on se prélasse dans la pièce élégante du grenier, rendue si chaude et si douillette par l'INSUL-BOARD.La fabrication de ce matériau diffère de celle de toute autre planche murale.Sa principale fonction est de procurer du confort en toute saison et d'économiser le combustible—de conserver la chaleur à l'intérieur, en hiver, et d'en empêcher l'entrée, en été.De plus, il absorbe les sons de façon vraiment étonnante.Robuste, rigide, facile à poser, l'INSUL-BOARD est de plus en plus employé par l'industrie du bâtiment.Il n'y a rien de préférable pour le cloisonnage ou la création de chambres additionnelles au sous-sol ou dans le grenier.Vu que l'INSUL-BOARD est activement demandé, vous vous éviterez toute déception en communiquant bien à l'avance avec un agent 15.P.ou encore, écrivez-nous directement (case 6063 à Montréal, ou case 2876 à \\ innipeg).Création et priuluftiim ilf\ fiihriftmls i/cs ftinirux llurilfiiu.x il \sjihullf B.I'., du liciêiemenl ln\ul-lirie il Je» 'luiIfs il t-plialte 15.1'.BUILDING PRODUCTS LIMITED Distributeurs par tout le Canada LA PEE D'ORAGE (Suite de la paye 34) pas.Mais il n'y en a pas de prête! dit elle.Ce n'est pas un hôte! ici, où il n'y a qu'à sonner pour être servie! Raidie dans son hostilité et son aversion, elle en oubliait les principes élémentaires de l'hospitalité et eût de bon coeur rejeté dans la nuit cette fille désinvolte dont le regard la raillait.Mauve s'avança.— Ne te dérange pas, Yolande, tu es fatipuée, fil elle de sa douce voix apaisante.Je vais moi-même préparer la chambre.Ayant ainsi masqué de son mieux la mauvaise urate de Yolande, elle se tourna vers Dina: — Voulez-vous venir avec moi?Les deux jeunes filles quittèrent la salle, immédiatement suivies par M.de Lucey.Alain, Bernard et Yolande demeurèrent seuls.Il y eut un silence pendant lequel on sentit palpiter les pensées — comme palpitaient, autour du plafonnier, les papillons d'un blanc poudreux que la lumière avait attirés.Puis, Bernard prit la parole: — Vraiment, Yo, je ne te comprends pas .On aurait vraiment dit que tu voulais jeter à la porte cette jeune fille qui est venue nous demander l'hospitalité.La jeune fille releva son visape durci.— J'aurais vraiment désiré le faire, jeta-t-elle, les lèvres serrées.—Mais.pourquoi?demanda Bernard avec étonnement.C'est inouï! — Cette fille est une aventurière, elle n'a rien à faire chez nous! — Une aventurière! A quoi vois-tu cela?File haussa furieusement les épaules.— Tout en elle l'affirme! Ses manières, ses regards, sa toilette.Alain éclata d'un rire strident.— Toi, ma fille, tu es jalouse, parce que Dina est plus élégante et plus jolie que toi ! .Il aimait sa soeur, et cependant, sans hésiter il la sacrifiait à l'étrangère, et ne se rendait même pas compte de son reniement.— Jalouse?répéta Yolande, le sang aux joues.Elle ébaucha un geste pour protester; puis elle baissa la tête, écouta au fond d'elle-même ce tourment hizarre auquel elle ne savait pas donner de nom.— Je ne sais pas si je suis jalouse, dit elle d'une voix basse et sourde, mais je sais bien que cette fille maudite apporte parmi nous le chagrin et la discorde.— Comme dans les contes de Mauve?ricana Alain.— Peut-être.— La détresse faisait fléchir sa voix.Encore un peu, elle se fût mise a pleurer, ce qu'elle ne voulait à aucun prix.Elle regarda autour d'elle, dans l'espoir de trouver un réconfort dans les choses familières qui l'entouraient, décor de jours doux et paisibles.Elle aimait ces meubles, ces objets, anciens pour la plupart, arrangés par elle-même pour constituer un ensemble harmonieux parmi lequel s'épanouissait ce qu'elle ne pensait pas à appeler son bonheur avant aujourd'hui, Mais les bahuts de chêne brillant, les vieux cuivres et jusqu'à la vieille horloge au tic-tac régulier lui semblèrent indiffé- rents et même hostiles, parce que le parfum de Dina flottait dans la pièce.Elle se leva, se dirigea vers la porte Au passage elle croisa le regard de Bernard, et celui-ci fut tout étonné de découvrir dans les yeux mordorés de sa cousine, une expression singulière, à la fois triste et tendre Et cela fit au jeune homme comme si une femme nouvelle lui était révélée.Mais déjà elle avait détourné les yeux, et il douta d'avoir bien vu.CHAPITRE IV Victorine Crétot, qui assumait au château les fonctions de femme de charge, cuisinière et femme de chambre, n'était p3s ce qu'on peut appeler une domestique bien stylée, cela se voyait dans la manière dont elle ouvrit la porte de la chambre où Dina dormait encore, poussa les persiennes avec fracas, et transporta des brocs d'eau en les cognant aux meubles.La bonne femme était, en outre, affligée d'une mauvaise humeur chronique,-lui donner un ordre nécessitait une certaine qualité de tact; enfin, la conversation avec elle était épineuse, Dina fut bientôt en mesure de le constater.Toute ahurie par ce réveil tumultueux, la jeune fille s'était dressée sur son lit.— Quelle heure e;t-il?s'informa-t-elle d'une voix ensommeillée.— Huit heures, répondit Victorine, d'un ton rogue.Ces demoiselles m'ont dit de ne pas vous réveiller avant.Dina passa la main sur ses yeux encore pleins de brume.— Huit heures! Bien, admit-elle en réprimant un bâillement.Vous me monterez mon déjeuner.La servante, les poings sur les hanches, la toisa.C'était une femme trapue, au visage serré de paysanne bornée, au chignon luisant; ses manches relevées montraient des bras rouges.— Ici, tout le monde déjeune en has^ proféra-t-elle sans aménité.Croyez-vous que j'arriverais à faire tout mon ouvrage, s'il me fallait monter les déjeuners dans les chambres?Je n'ai pas de temps à perdre pour cela.Elle fit une pause, puis détacha: — C'est assez d'avoir une chambre en plus à faire.Ses petits yeux ronds de volatile fixaient la jeune fille avec une indescriptible expression de curiosité et de méfiance, et ses lèvres se pinçaient comme une bourse dont on tire les cordons.Il était visible qu'elle n'attendait rien de bon de cette visiteuse surgie don ne sait où, à l'heure où les honnêtes gens sont couchés.Après avoir promené un regard de réprobation sur la lingerie de soie jetée sur un fauteuil et les mules bordées de cygne, elle sortit en maugréant.Avec un soupir, car elle n'était pas habituée à se lever si tôt, Dina sauta du lit, passa une robe de chambre japonaise sur son pyjama de soie vert amande, et prit le soin d'arranger ses cheveux et de dessiner l'arc de ses lèvres au rouge brillant.Satisfaite de l'image que lui renvoyait le miroir, elle sourit, puis se mit en devoir de descendre le large escalier de pierre grise, aux marches incurvées en leur centre par tous les pas qui les avaient foulées.planchers plus , * brillants que jamais I Oui.le nouveau Glo-Coat brille beaucoup plus.sans frottage ni polissage ! Les planchers ternes au jourd hui peuvent être brillants demain! Plus brillants même que vous l'espérez! Et ceci parce que la nouveau Glo-Coat contient des ingrédients spéciaux d'après guerre.Son éclat est maintenant beaucoup plus brillant .à vrai dire presque deux fois plus brillant qu'auparavant ! Rien de plus simple.Il suffit d'étendre un peu du nouveau Glo-Coat sur le linoleum ou le bois verni.11 forme une couche unie, égale, sans rayures.Prend un brillant éclatant en 20 minutes, sans frottage m polissage.Rapide à appliquer, le nouveau Glo-Coat vous épargne du temps dès le premier jour .et pour plusieurs semaines à venir.En effet.Glo-Coat protege contre la saleté et les empreintes de pas boueuses.Toute éclabous-sure s essuie en un clin d oeil.Les planchers entretenus régulièrement avec du Glo-Coat restent oeufs durant des années! Procurez-vous du Self Polishing Glo-Coat des aujourd'hui.Faites-en l'essai .et vous verrez pourquoi plus de femmes emploient du Glo-Coat de préférence ù tout autre poli à plancher.Ecoutei It Programme d'Eté de la Cire John «on let lundi» Ct mercredi» a m o CBM ECONOMISEZ en achetant les gros formats Ut produits JOHNSON Cire en Crème, Cire en Pate, Cire Liquide pour nettoyer et polir, Glo-Coat sons Frottage, Cornu pour automobiles."Johnson", "Glo-Coat" H "Cornu" sont des marques enrtgitrréat.LA REVUE MODERNE — 31 PT1 MBU tQ^8 SO S nettoie marmites el casseroles EN UN CLIN D'OEIL ! Trempez - HumK.tez S.O.S.à l'eau.Rien de plus simple.Le tampon contient le savon.FrOtteZ — Vivement, tans effort — taches d'aliments, graisse, tout disparait.Rincez Tout reluit S.O.S.nettoie et polit comme du neuf ; comme par magie ! Aucun au- tre nettoyeur requis.S OS Mie Co 0/ Canada Ltd , Toronto.Ont.aluminium — dérouille et décrasse outils, bâtons de golf et tout métal dans la maison et sur l'auto.Essayez-le — rien de comparable au S.O.S.! Quand elle fut arrivée dans le grand hall dallé de noir et de blanc, aux meubles rares, dont les murs étaient décorés de trophées de chasse et de tableaux sombres, et sur lequel donnaient toute-, les pièces du rez-de-chaussée, la jeune fille se mit À agir d'une manière étrange.Elle ne prit pas la direction de la salle à manger, elle amortit le bruit de ses pas, comme pour ne pas éveiller l'attention, et, successivement, ouvrit plusieurs portes et jeta un coup d'oeil à l'intérieur des pièces ainsi découvertes.Elle examina ainsi furtivement le salon, dans lequel les occupants d'Arhlay n'avaient rien changé depuis leur arrivée; c'était une vaste pièce aux fauteuils recouverts de housses et alignés le long des murs, des portraits semblaient sommeiller dans des cadres ternis.Ensuite Dina ouvrit la porte d'un bureau, qui servait celui-là, car des papiers trainaient sur la table.Par ta suite, la jeune fille devait apprendre qu'Alain y passait chaque jour plusieurs heures.Ensuite, l'indiscrète se trouva sur le seuil de la bibliothèque, longue pièce basse de plafond et humide d'aspect, qui occupait l'angle de la construction et donnait sur la pièce d'eau.A travers les volets de bois percés d'ouvertures en forme de coeur par lesquels on voyait les feuilles toutes proches, un jour verdâtre d'aquarium se plissait, éclairant vaguement les bibliothèques de chêne posées le long des murs ainsi que les cuirs polis et l'or des reliures.La jeune fille s'attarda un moment sur le seuil; ses yeux fouillaient avidement la pièce, elle fit un mouvement pour y pénétrer un bruit venant d'un endroit voisin la fit reculer.Vivement, elle referma la porte et se dirigea vers la salle à manger.Elle fut an peu déçue d'y trouver seulement A!ain et M.de Lucey; les autres étaient partis, leurs tasses vides demeurant à leur place.Aussitôt après avoir salué Dina, M.de Lucey s'éclipsa: il détestait qu'on le vit non rasé, et s'en fut derechef procéder à une toilette soignée.Quant à Alain, dès que Dina était apparue, son visage s'était illuminé A vrai dire, il l'attendait et n'était resté que pour cela.Excusant l'absence de sa soeur et de sa cousine, il se mit en devoir de servir la visiteuse, alla à la cuisine chercher du lait chaud, car, évidemment, il ne fallait pas songer à demander à Victorine de se déranger une seconde fois.— Vous avez bien dormi?s'enquit-il, après avoir versé à la jeune fille une tasse de café au lait.— J'ai très bien dormi, affirma-t-elle.D'ailleurs, je dors toujours bien.— C'est un heureux privilège, indice d'une conscience pure, sourit-il.— Ou hien de pas de conscience du tout, rectifia-t-elle sans s'arrêter de beurrer sa tartine.C'est bien ennuyeux d'avoir une conscience.et je m'en passe très bien.Interloqué, il la regarda.Alors elle éclata de rire.— Je vous étonne, n'est-ce pas?Ne faites pas trop attention.J'ai l'habitude de dire tout ce qui me passe par la tète; et souvent dans l'unique but de formaliser les gens.Dina avait tout de suite compris l'admiration qu'elle inspirait à Alain: de tels sentiments ne lui échappaient jamais.Le jeune homme ne l'intéressait pas particulièrement; mais elle aimait exercer son pouvoir de séduction et ne se souciait jamais des conséquences de ses actes.Com- me elle n'avait rien de mieux à faire, elle s'amusa à troubler davanlage le faible garçon.Elle dédia à Alain un regard enjôleur.Rassuri et charmé, celui-ci sourit.— Vous aimez la gaité, dit-il.• — Certes, affirm.vt-elle.Je déteste les soucis et la tristesse,- je ne suis pas de ces personnes qui prennent loul au Ira gique, se lamentent sans cesse, et que l'on fuit comme la pettC II faut rire, se moquer de la vie, pour être plus fort qu'elle.N'est-ce pas voire avis?— C'est-à-dire.Il hésitait, le paradoxe n'était pas son fort.— On est parfois bien obligé de pren dre la vie au sérieux! Elle leva ses sourcils, rectifiés selon les dernières règles de la mode.— Mais non, pourquoi?Il hocha la tête.— Il y a des choses sérieuses, dans la vie.— Lesquelles?— II y a la maladie, la souffrance.Il soupira, son visage se contracta un instant au souvenir de cette plaie vive qu'était son infirmité; mais la présence de Dina lui faisait tout oublier; en rougissant, il acheva : — Enfin, il y a.l'amour.— L'amour, répéta-t-elle.Elle avait fini de déjeuner et jouait avec des miettes de pain éparses sur la table, tout en regardant dehors.Les hautes herbes de la pelouse ondulaient sous le vent comme une mer,- les abeilles bourdonnaient autour des zinnias et des pétunias rassasiés de soleil.Plus loin, par une cchancrure entre les arbres, on voyait les terres brunes que le soc de la charrue venait de retourner,- le chèvrefeuille qui, mêlé à de la vigne vierge, grimpai' à l'assaut du balcon, répandait dans l'air une odeur grisante comme un vin trop fort.— Oui, l'amour, reprit Alain.Aimer est un malheur — ou un bonheur — qui, dit on, arrive à tout le mondeI Il s'efforçait de sourire, de garder le ton de marivaudage, mais il ne pouvait empé cher son coeur de battre à grands coups sourds.— Imaginez-vous, fit Dina rêveusement, que je ne croyais pas à l'amour.J'étais persuadée que je n'aimerais jamais.Les sentiments qu'en dépeignait dans les livres me faisaient rire: je les trouvais exagérés et ridicules.Les confidences de mes amies me paraissaient de risihles niaiseries; les déclarations m'amusaient.Je trouvais grotesques les fiancés énamourés qui s'embrassent dans les coins.Enfin, le coup de foudre me semblait une pure invention.Alain hocha la tête.— Cela existe, pourtant, dit-il.Il suffit parfois d'un sourire, d'un regard, pour vous prendre le coeur.Elle ne répondit pas, et il poursuivit: — Belle et séduisante comme vous l'êtes, vous avez dû cependant être déjà courtisée et aimée!.Elle avait penché la tête et continuait à jouer avec les miettes de pain; et son visage aux yeux baissé; offrait ainsi une douceur, une séduction chaste et comme abandonnée qui la rendait plus troublante, plus proche aussi.— J'ai été courtisée, dit-elle.Aimée?je ne sais pas.Les sentiments que l'on me vouait, c'était généralement des toquades passagères, feux de paille vite (Suite en l>ngc 43) LA RI Vl'l SKIDIRM — M l'I'l SIIINI |()|.S édeeins Prouvent que le Traitement Palmolive Donne à 2 femmes sur 3 un (}m-\ i|iiien toutes, les morts: le bûcher, la cliaise électrique, le couperet, la noyade Enfin, choisissez la mort qui sera à votre aise ." (Ah! mourir à son août, au moins, quand on n'a pas réussi à vivre comma on le voulait .) L homme les a toutes repassées, l'une après l'autre, le*, morts possibles, el quand il eut bien jail le tour tie sa pensée il /oui nail Mir sa "/.e«*".i {inique Alimentaire, * .m.I.i Puckers I iinilcd.Dept.H.rue Mill.Montréal, IVO.Avez-vous essayé ceci: LE CLOU Of 14 SOIREE: Mélanges bien ensemble 1 l>oîti de lait conden-é -in ré et le de 2 citron».\ erses sur un 111 de gau- C'EST TROP FORT: Vous aimer les oignon» mai» ne poiiver en manger?Alors, coupe/-le- en quatre et fa il es-le- tremper dan» du lail pendant une heure avant de préparer la salade.Ca reu — il' CONCOMBRE FANTAISIE: Palcsj le concombre et pres«e/-le dans le sens de la longueur avec les dents d'une fourchette avant de le découper en tranches, de façon à en festonner le bord.Si vous laissrs la pelure, luvey.-le et faites la même chose! C'est plu* att ra v uni ! ju» de « citrons.\ erses sur un lit fretles Graham (dan» un récipient plut en pvrevi.Mettes un autre lit de gaufi-ii.-.et recouvres d'un glaçage au beurre.I -m—e/ rejMisrr 24 heures à la température de la piecr.Coupez en doigts ou en carré»—et soyes prête à recevoir des compliments.LES SECRETS OU LAVAGE 1 Pour la belle lingerie en soie noire, il faut «e servir de Savon en Paillette- Maple leaf, cl ajouter un peu de \iuaigre à la dernière eau île rinçage.I.cs combinaison* en biais devraient MAMAN SAIT TOUT: et elle emploie fou-ètrr repas>ées sur le hiai-, suiv unt le droit fil jours du Shortening I >omc«lic dan» ses du tissu.Conseil d'une lectrice.gâteaux.Ecoutes ce conseil dr Maman! Et maintenant, je vous dis au revoir—car nous avon» énormément s faire dan» les cuisines d'essai de Canada Pucker-, avec tout ce que nou* avons projeté pour ri'.C.\.Si cela vous est possible, \euei nous y voir, dan* le hood Products Muilding, où 110» diété l i-t e* démontreront un grand nombre de- merveilleuse- recettes que vous m'avez envovées pour les Aliments de marque ^ ork et Munie Leaf.En attendant, n'oubliei pas dr mVnvover voire recette pour le Shortening Domestic.Il n'oublier pu* non plus de met ire voire lettre à la poste avant le 30 septembre l'MH à miiiutl.Bonne chance, et au mois prochain.Votre Reporter des "Gourmandises" âz la revue moderne — septembre IQ48 JUS DE FRUITS CÉRÉALES AU CHOIX OMELETTE ÉTACÉE AVEC SAUCE TOMATE AUX PIMENTS BACON CROUSTILLANT PAINS ASSORTIS POUR RÔTIES CAFÉ LE JHIEUNK A LE petit déjeuner est un repas bâclé dans bien des foyers.Une maîtresse de maison qui prend des heures à établir le menu compliqué d'un diner, se soucie souvent très peu du premier repas de la journée.Pourtant, le petit déjeuner est le repas de base.Sans lui, tout l'édifice de l'alimentation risque fort de trébucher.Il est facile de servir un bon petit déjeuner si l'on prend le temps d'y penser.Ce premier repas, bien compris, peut représenter de un quart à un tiers de la nutrition quotidienne.Voici un modèle de déjeuner: fruit, céréale, lait, pain et beurre.Chacun de ces aliments doit revenir chaque jour sur le menu et il est facile d'y apporter de la variété.Il s'agit tout simplement d'y penser.Quoi mettre sur la table demain matin?Des fruits?l'ultra-rapide jus de fruit en conserve?Ou une compote de fruits?Prcparcz-la la veille et elle sera prête le len- LA BEVUE MODERNE — SEPTEMBRE I ' J p 52 (CUoh&> Cru ill Collier) demain.Un jus d'orange?Si vous être pressée, extrayez le jus le soir, versez-le dans un bocal, bouchez bien et gardez-le au frais.Des baies?Lavez-les, enlevez les queues et sucrez-les la veille; vous n'avez plus qu'à les servir le lendemain matin.Et maintenant les céréales.Ayez-en toujours une bonne variété sous la main Plusieurs céréales ne prennent que trois ou cinq minutes à cuire et elles sont aussi nourrissantes qu'elles sont faciles à servir.Avec du lait et du sucre, la plupart fournissent au petit déieuner les vitamines B (thiamine, riboflavine, niacine), les minéraux (calcium, phosphore, fer) et de l'énergie I Le lait est évidemment essentiel ainsi que le pain — rôties, muffins, petits pains, etc., servi avec du beurre.Pour un repas plus copieux, ajoutez du bacon, du jambon, des oeufs et n'oubliez jamais une cafetière remplie de café bien chaud: OMELETTE ETACEE arec Sauce tomate aux piments Couper en quartiers 4 tomates moyennes.Mettre dans la casserole les tomates, JfJ tasse de piments verts en dés, 1 c.à thé de sel, t'/j c.à thé de sucre et 1 c.à tahlc de beurre.Couvrir et faire cuire à feu lent pendant 10 minutes.Enlever le couvercle et faire cuire 5 autres minutes.Environ 2 tasses de garniture.OMELETTE 5 c à table de beurre 8 oeufs 2 c.à table de farine Vi c.à thé de sel 1 tasse de lait Pincée de poivre Faire fondre 2 c.à table de beurre dans une casserole, ajouter la farine et bkn mélanger.Délayer lentement avec le lait.Faire cuire en remuant constamment jusqu'à ce que le mélange soit lisse et épais.Séparer les blancs des jaunes et battre les blancs fermes mais pas secs.Battre les jaunes, y ajouter lentement le lait chaud et bien mêler.Ajouter sel et poivre.Verser sur les blancs battus.Etendre le reste du beurre dans deux poêlons de 8 pouces de diamètre.Faire fondre à feu doux et bien beurrer le fond et les bords.Verser la moitié du mélange dans chaque poêlon.Faire cuire sur une flamme basse pendant 5 minutes.Finir la cuisson dans un four modéré (350 degrés) pendant 15 minutes.Pour retirer des poêlons, décoller les bords et le fond délicatement avec une spatule.Soulever un côté et faire glisser l'omelette sur un plat chaud.Etendre la garniture chaude de sauce tomate aux piments et recouvrir de la deuxième omelette.Se servir d'une spatule large pour mettre en place l'omelette du dessus.Environ 6 portions.LA REVUE MODERNE — SEPTEMBRE IO4S 46 DUN GOUT SI AGREABLE.DUNE EFFICACITE PARFAITE Son gout est nouveau comme la fraîcheur matinale pénétrante.elle nettoie les dents complètement donnant une beauté éclatante à votre sourire.La nouvelle pâte dentifrice Avon sera appréciée par toute la famille.Et elle vous est apportée directement à domicile par la Représentante de la Maison Avon.Faites-lui bon accueil lorsqu'elle vous rendra visite.Bienvenue au charme souriant.//m © LA LI:L ITOKACI: (Suite de la l>nçie 43) MONTREAL • NEW YORK • TORONTO • LONDON • QUEBEC WINNIPEG • HAMILTON • WINDSOR • VANCOUVER • EDMONTON semble hon d'être en compagnie d'une jeune créature comme vous, si jolie, si séduisante.et que je devine comprehensive! — Diahle! songea Dina avec terreur,-si cela continue, ce vieux fou va me faire une déclaration.ce serait la catastrophe! Essayons de limiter les dégâts.— J'ai tout de suite éprouvé de II sympathie pour vous, fit-elle à haute voix, d'un ton pénétré.Vous êtes si distingué, tellement homme du monde! Je vous ai immédiatement considéré comme un second père.— Comme un père?oui, évidemment, fit M.de Lucey, un peu refroidi.Toutefois, cette impression ne dura pas.Il ne voulait pas analyser de quelle nature était le plaisir que lui procurait la compagnie de la troublante fille; il savait qu'on perd en vieillissant, le droit d'être exigeant.11 lui suffisait qu'elle fût là.— Vous partie: tout à l'heure de votre fille, reprenait Dina.Cela ne doit pas lui être agréable de travailler ainsi.Le vieux monsieur essuya soigneusement son lorgnon avant de le remettre.— Ma chère enfant, dit-il, Yolande est un sphinx pour moi On ne sait pas ce qui lui plait et lui déplaît.C'est une nature peu communicative, je ne la comprends pas du tout.Alain, lui, est tout le contraire, un nerveux, un hypersensible.— Yolande m'a paru un peu.autoritaire, fit Dina précautionneusement.— Autoritaire?Non, je ne pense pas, fit le vieux monsieur étonné.Réservée et secrète, oui.Dans le fond c'est une bonne petite.II s'immobilisa un instant, appuvé à sa canne, et reprit d'un ton de contrition: — Je m'ennuie, cela me rend injuste.Ef toute cette activité laborieuse autour de moi me donne une désagréable sensation d'infériorité.La vérité, c'est que nous ne pouvions continuer à vivre à Paris,- ma retraite ne nous suffisait pas, Yolande courait du matin au soir pour donner des leçons mal payées, tandis qu"Alain dépérissait dans un bureau sans air,- l'héritage du cousin Marville fut une aubaine pour nous, et il est heureux que les enfants se soient mis aux travaux de la campagne.Malheureusement, nous manquons d'argent pour exploiter convenablement le domaine.Dina abaissa ses longs cils sur ses prunelles.Elle préférait qu'on ignorât les raisons qui la faisaient s'intéresser à cette question, et craignait que son regard ne dévoilât sa curiosité.— Je croyais M.de Marville très riche, fit-elle d'un ton indifférent.M.de Lucey fit un moulinet avec sa canne.— Nous le supposions également.Mais le coffre ne contenait que peu d'argent; il nous a fallu nous en contenter.Le vieux Marville avait du faire de mauvais placements sur la fin de sa vie.Tout en parlant, ils avaient marché sur la route que les peupliers semaient de feuilles d'or.D'un côté c'était des champs à l'herbe rare, des mares entourées d'arbres, de l'autre, la plaine labourée s'étendait, brune et grasse.Plus loin, sur des coteaux, des vignes et des bois alternaient; une maison paysanne se blottissait 3u creux d'un terrain, entourée d'un clos de pommiers.Dina se décida à poser la question qui lui tenait a coeur.— Et.votre neveu, Bernard?Comment at il pris ii- changement de vie1 Croyez-vous qu'il regrette Paris, et qu'il serait heureux d'y retourner, si les moyens lui en étaient donnés?Le vieux monsieur fit une moue.— Ma chère enfant, je n'en sais vrai ment rien! Bernard était ingénieur, vous l'ignorez sans doute, et il cherchait vaine ment une situation qui lui permit de vivre et de faire vivre Mauve, sa soeur.Eh bien, il s'est mis A la terre comme s'il n'avait fait que cela de sa vie, et je vous défie de savoir s'il regrette sa profession! Des feuilles tombaient lentement des hauts peupliers et tournoyaient dans l'air immobile, comme des papillons morts.En haut de la plaine qui s'étendait au bord de la route, on voyait Bernard, un instant arrêté auprès de ses chevaux, silhouette mince et puissante, et que personne n'aurait pu prendre pour un paysan dont il portait cependant les vêtements.— Justement le voilà, fit Dina.Je vais aller lui dire bonjour.— Vous n'y pensez pas! se récria le vieux monsieur.L« chemin est cahoteux, coupé d'ornières et de traces de sabots.la marche sera pénible.— Tant pis! A tout à l'heure! Avec désinvolture, Dina laissa M.de Lucey en plan, et sans se soucier de la difficulté que représentait la marche sur un terrain accidenté pour ses pieds chaus-ses de souliers à talons très hauts, elle s'élança sur le chemin bordé d'un côté par une haie d'ormes et d'églantiers et de l'autre par une rangée de pommiers, qui longeait la pièce de terre,- et, une fois parvenue à la hauteur de Bernard, elle attendit patiemment que celui-ci eût fini son sillon et se trouvât près d'elle.— Bonjour, dit-elle de sa voix haute et chantante.Elle souriait, sûre d'elle, ayant parfaitement conscience de la ravissante vision qu'elle formait sur le fond sombre de la haie.— Bonjour, répéta Bernard de sa voix calme.Posément, il arrêtait les chevaux, essuyait son front ruisselant de sueur, et de sa démarche souple et balancée de beau garçon athlétique, s'approcha de la jeune fille.— Vous êtes venue m'aider?demandât-il avec un peu de malice.— Exactement.J'éprouve parfois le besoin de me rendre utile.— C'est gentil.Mais je crains bien que vous ne soyez guère utilisable.Et un laboureur est tellement éloigné d'une jolie fille en bas de soie!.— Pas d'injures, je vous en prie.— Et vous me voyez terriblement occupé.J'ai encore deux travées à finir avant l( déjeuner.— Sinon, vous risquez d'être mis à la porte par votre patron?railla-t-elle.— Non.C'est la tâche que je me suis moi-même fixée, c'est plus grave! Elle renversa un peu la tête en arrière; le tronc rugueux de l'arbre auquel elle s'appuyait faisait ressortir son joli visage fardé, sa chevelure éclatante.—Quel chiqué! fit-elle en riant.Croyez - LA REVUE MODERNE — SEPTFMBRE I C)-|S 47 vous, par hasard, que vous avez l'air d'un véritahle terrien?Il tira quelques bouffées de sa pipe avant de répondre.— Je n'en ai peut-être pas l'air, mais j'en suis un tout de même.Excusez-moi, ajoula-t-il, les chevaux s'impatientent.Il repartit, et, adossée au tronc de l'arbre, elle le suivit du regard Les chevaux s'élançaient, le jeune homme tenait la charrue, penché vers le sol; les sillon-; 'ouvraient et parfois un débris de poterie et de verre que le soc avait découvert, brillait au milieu de la terre brune d'un '-il.it de gemme.Des oiseaux suivaient le laboureur, en poussant des cris joyeux qui s'élevaient dans l'air comme un hymne d'allégresse.Dina était incapable de comprendre la poésie et la grandeur de ce spectacle, néanmoins elle en fut frappée et son être fut envahi d'une bizarre nostalgie.Bientôt, à l'horloge d'un clocher voisin, les douze coups de midi sonnèr-nt; B»-nard, arrivé au bout de son sillon, se mit en devoir de dételer ses chevaux.— Voilà, dit-il.La matinée est finie.Dans deux heures, exactement, il faudra s'y remettre.Elle haussa les épaules.— A vous entendre, on dirait que c'est une chose sacrée.— C'est une chose sacrée, dit-il Le moindre retard se paye.— Ecoutez, fit-elle.Je n'ai pas l'impression que ce soit bien sérieux, votre métier de paysan.II leva les sourcils.— Vous avez tort.— II me semble que vous seriez mieux à votre place ailleurs.— Ma place est ici.Où serais-je mieux?— Mais.à Paris! Il hocha la tête.— J'ai cherché naguère à Paris une situation sans la trouver.Je ne veux pas lâcher la proie pour l'ombre.— Et si.une occasion vous était offerte, si vous aviez de l'argent, ab.in-donneriez-vous Arblay, pour aller vivre à Paris?demanda-t-elle, les yeux brillants.Il sourit.— Je ne crois pas aux miracles, dit-il.— Si cela se présentait, pourtant, in-sista-t-elle, que feriez-vous?Il resta un instant silencieux.— Eh bien.vraiment, non je ne crois pas que j'accepterais.— Oh! pourquoi?fit-elle, déçue.Il regarda autour de lui, les prés, les bois, la plaine labourée — et ses yeux gris ardoise se teintèrent de bleu en se posant sur le ciel.— Je suis, voyez-vous, effroyablement indépendant.Et ici, je suis un homme libre, je ne suis pas une marionnette comme la plupart des Parisiens.— Mais tous les Parisiens ne sont pas des marionnettes, s'indigna-t-elle.Ici, vous travaillez du matin au soir comme un vulgaire paysan.Ce n'est pas vivre! Il la regarda fixement.— Ou'en savez-vous?— Tenez, vous n'êtes qu'un sauvage! — Peut-être! — Moi, j'aime la campagne pour s y reposer pendant quelque temps, mais je ne pourrais pas y vivre toujours.L'été, quand il fait b°au, cela irait encore.Mais, pour l'hiver, je n'ai aucune confiance en moi.Ce doit être terrible, les journées d'hiver, dans la solitude d'Arblay! Il est tellement plus agréable de voir du monde, aller au théâtre, au cinéma, au dancing.Car il y a toujours les dancings, vous savez.— Je n'en doute pas.— .De se faire admirer, de montrer ses toilettes.— Plaisir qui m'est inconnu, railla-t-il.Elle éclata de rire, et le soleil incendiant son visage fit briller «es dents de nacre.— Il faut prendre les joies de la vie, dit-elle.— Sont-ce des joies?Elle secoua ses cheveux cuivrés.— Certainement! Elle pensait aux émotions que l'on éprouve dans un bal, sous la lumière qui fait valoir le maquillage et accroche des étoiles aux cheveux et aux bijoux; elle revoyait les soirées amusantes passées au milieu de ses amis de Montparnasse, dans les cafés où toutes les races se coudoient et se mélangent, où l'excentricté et la bizarrerie sont élevées à la hauteur de principes; elle y était très populaire, elle y avait une foule d'amis et de courtisans, parmi lesquels elle s'amusait à allumer les haines et les jalousies.Pour elle, il fallait que les heures passent légères et rapides, dans un tourbillon où s'épanouissait son désir de jouissance à tout prix.Son passage à Arblay n'était qu'un arrêt momentané; après quoi, ayant réalisé son but, elle retournerait à sa vie.Pourtant, comme elle eut aimé le conquérir, ce grand garçon placide, harmonieux comme une statue antique et qui posait sur elle le regard calme et un peu "Et je vous prie de ne plus ajouter: "P.S.Gros veinard!" au bas des avis de dividendes.Mademoiselle!" Comment obtenir des {CHAQUE FOIS) Combien de fois avez-vous acheté une paire de nylons et avez eu une échelle la première ou la deuxième fois que nous les avez portés?.trop souvent, probablement! Certains défauts sont cachés! Même sous la femain, c'est entendu, dit-iL A présent, l'appareil de T.S.F.déversait des valses et des tangos, des airs doux et un peu démodés.M.de Lucey, laissant son journal, s'était levé de sa place et il s'approchait de Dina.— Dina, si je l'osais, je vous demanderais de danser cette valse avec moi! fit-il, le visage enflammé.Elle avait une réhuffade sur le bout de la langue, mais son esprit versatile lui suggéra qu'il serait amusant de virevolter sous les yeux des autres au bras de ce barbon qui ferait mieux resplendir sa jeunesse, et elle sourit.— Mais j'accepte avec plaisir.Au son de la musique, ils partirent lentement.M.de Lucey se tenait très raide, un peu éloigné de sa danseuse, et chacun de ses mouvements décelait l'effort; les basques de sa redingote volaient au vent, et il avait l'air d'une vieille sauterelle — mais en lui-même, il se jugeait plein de distinction et d'élégance.— Evidemment, dit-il, il n'est pas agréable de danser avec un vieux monsieur.— Mais vous n'êtes pas vieux! protes-ta-t-elle poliment.— N'essayez pas de me flatter! Je sais bien que je dois faire l'effet d'un vieillard à une jeune créature comme vous! — Mais non, pas du tout! En tout cas, vous dansez très bien! — Vous trouvez?Il sourit, flatté.— Autrefois, je ne manquais pas un bal.J'aimais beaucoup la danse.— Vous l'aimez toujours, il me semble! — Certes, mais je ne danse plus très souvent, maintenant.On ne profite jamais assez des bonnes choses de la vie C'est en vieillissant qu'on s'en aperçoit.C'est pourquoi on en devient plus indul gent, plus large d'idées.Il parlait sur un ton de badinage mélancolique tout en surveillant l'effet de ses paroles sur le visage de Dina.Celle-ci paraissait l'écouter avec intérêt et compréhension; en réalité, elle surveillait du coin de l'oeil l'effet qu'elle produisait sur les autres, avec sa robe légère que la dan- LE CIVISME lii bon mot peut faire tant de bien Règle générale, nous sommes trop portés à critiquer et à chercher les défauts au lieu des bonnes qualités d'autrui.Ne vaudrait-il pas beaucoup mieux oublier ces petites choses agaçantes et ces légers ennuis .et savoir reconnaître le mérite?Un bon mot peut facilement devenir une source d'encouragement et même d'inspiration.C'est peu de chose en soi qu'une parole bienveillante, mais elle peut faire tant de bien.Vous faites preuve de civisme quand vous vous intéressez à quelqu'un et que vous lui dites un mot d'encouragement.• fous pouvez participer à cet effort de service public.Prenez note de quelques petites choses qui.à votre avis, contribuent au civisme.Fubliee sous les auspices de BRADIXG BREWERIES LIMITED Cette sfrie d'annonces est (onçue dans le but d~ aider à faire de votre localité le meilleur des endroits où unis puissiez vivre.LA REVUE MODERNE — 81ITI MI1HI 1 O |8 58 \ CONGA RED — qui fera battre — son coeur au rythme du tam-tam CONGA RED Aussi souverain que le pouvoir magique de envoûtement.Qui peut résister si vous parez vos lèvres de cette nouvelle teinte de rouge à lèvres '.ROUGE POUR LA FIGURE CONGA RED harmonist un rouge-rubis exotique, ensorceleur POUDRE POUR LA FIGURE dans des teintes qui rehausseront votre maquillage Conga Red Pink Mist • Peach Rachel • Copper Tan • Stardust • Rose Rjchel Brunette • Naturelle ^PjF Créé par Cashmere Bouquet VOUS POUVEZ VOUS FIER SUR LES 8/ITTER/SS PoÏv£*5m£ atRyco d: tonnez à votre auto une puissance motrice 'souple et constante en utilisant les Butteries Poueriine Cbryco.Elles ont une surabondance de ,rJ»ep" en tout temps .elles sont robustes et de longue durée.Disponibles chez votre agent Chryslcr-Plymouth-Fargo ou Dodge-DeSoto.7Dp ¦ marque de fabrique de Chrysler Corporation oj Canada, Limited l / Il \ se pl.iqu.iit contre son buste et ses jambes.— le raffole de la valse! fit le vieux monsieur.Et vous?— Moi aussi.— Ce que je reproche aux danses modernes, rumbas, higuincs, etc.c'est d'être grotesques, de manquer d'harmonie.On peut s'amuser sans cire grossier, n'est-ce pas?— Sans doute.Il tourna, tin peu plus raido, un peu plus guindé à chaque minute, puis, dans une transition qu'il jugeait adroite et savante, il poursuivit: — C'est ce que je reproche à la jeune generation : ils ne savent pas vivre, ils ne savent pas non plus s'amuser.Ils rigolent — ce qui n'est pas la même chose — ou bien ils sont franchement ennuyeux.Ce sont, ou des gosses mal élevés, ou de petits vieux avant l'âge.— Vous avez peut-être raison.Encouragé, il reprit: — Enfin, ce qui est plus grave, ils ne savent pas parler aux femmes, ils n'ont pas le sentiment des nuances, l'art de sentir le moment opportun.Ce sont des maladroits Il rattrapa au vol son lorgnon qui avait glissé, et continua: — Je ne parle pas de mon fils, le pauvre garçon a des excuses, mais voyez Bernard.Est-il permis d'être plus empote?Il eût fort bien pu faire l'effort que vous lui demandiez tout à l'heure! Je gage que votre jeune camarade de ce matin est du même acabit! Elle se mit à rire, d'un rire dont il ne devina pas la secrète raillerie.— Je parle toujours de mon âge.mais, en réalité, je me sens plus jeune, de coeur et de caractère, que ces jeunes gens-là, dont certains sont blasés depuis leur naissance.Moi, je ne suis pas blasé, je me sens très jeune de coeur.et.je me sens parfois bien seul, et je rêve.Crise par les yeux noirs tout proches, par le parfum des cheveux cuivrés qui frôlaient ses lèvres, il ne savait plus bien ce qu'il disait, ce qu'il souhaitait.Il ne songeait pas au ridicule.II avait ressenti le matin un désagréable sentiment de jalousie, mais il l'avait oublié.Pourquoi toujours peser, examiner ses impressions?Mieux vaut se laisser vivre.Il eût voulu que cette valse grisante se prolongeât indéfiniment, il fermait les yeux et croyait avoir trente ans de moins.Il y avait bien cet ennuyeux essoufflement, mais cela était sans importance.Au moment où la conversation prenait un tournant dangereux, l'orchestre s'arrêta, le speaker annonça les dernières nouvelles, et Dina poussa un soupir de soulagement: elle était à bout de patience.M.de Luccy transpirait sans retenue, le visage rouge et les yeux injectés,- il passa son mouchoir entre son faux-col et sa nuque.— Notez bien, dit-il d'une voix entrecoupée, que je pourrais danser comme cela toute la nuit! Les autres avaient suivi leurs évolutions en proie à des sentiments divers.Yolande voyait avec malaise son père se rendre ridicule, et sa rancune contre Dina s'exaspérait.Bernard tirait sur sa pipe enfin allumée, et son visage apparaissait lointain et vague derrière des nuages de fumée gris ardoise.Alain fixait sur Dina des yeux dévorants, se demandant pour quelles raisons elle montrait ce soir cet entrain endiablé.Peut-être la visite de Tony Pat en était-elle cause.L'attitude de Dina envers le jeune peintre, cette familiarité aguicheuse qu'il avait surprise le plongeaient dans un abîme de réflexions.Dina et Tony étaient-ils fiancés, et la jeune fille se dispos.iii elle à le rejoindre?En tout cas, elle s'était jouée de lui, elle n'était pas celle qu'il croyait.I.a Dina réelle ne ressemblait en rien à l'image idéale qu'il s'était forgée, mais cette fille coquette et perverse qui ne craignait pas de flirter avec un vieillard comme M.de Luccy, avait sur lui un attrait plus puissant encore, parce qu'elle s'avérait dangereuse cl difficile à saisir.Et il se rongeait les ongles de colère et de douleur, parce qu'il n'était qu'un pauvre infirme Comme il eût voulu être fort, savoir danser et rire, pouvoir se mesurer avec les autres sur tous les terrains, pour conquérir Dina! Il tressaillit, arraché à ses pensées, car on le touchait à l'épaule.— Alain, murmura la douce voix de Mauve Il se retourna, les sourcils froncés.— Quoi?— Alain, écoute.Elle le regardait, aimante et triste Elle devinait ce qu'il pensait, elle comprenait qu'il souffrait et cherchait le remède, ou tout au moins un palliatif à cette souffrance qu'une autre avait causée.Mais son coeur trop compatissant ne sut pas lui montrer que tout ce qu'elle pourrait dire ne servirait qu'à envenimer la blessure — que la plus adroite manoeuvre, c'eût été l'indifférence.— Que veux-tu?demandait le jeune homme d'un ton rogue.— J'ai entendu que tu avais composé de nouveaux airs.fit-elle d'une voix hésitante.— Et alors?Elle sourit, lumineusement, comme doivent sourire les martyrs.— Il me semble qu'ils sont plus gais, plus alertes.et je crois qu'ils plairaient à Dina.Ne pourrais-tu aller chercher ton violon, et nous les jouer?Rageusement, il secoua sa belle tête tourmentée.— Non, Dina n'est pas d'humeur à s'intéresser à mes compositions — dont elle se soucie fort peu du reste.Quant à ton opinion.Il se tourna vers elle, et sans se laisser attendrir par ses yeux doux et tristes, il acheva: — Je ne m'en soucie pas! Tout ce que je te demande, c'est de me laisser tranquille.Il se retourna violemment, et, parce qu'elle était devenue plus sensible encore, elle eut l'impression d'avoir reçu un coup plus fort que l'autre jour dans le salon de musique.Le sourire qui tremblait sur ses douces lèvres s'effaça, et elle baissa les paupières sur ses yeux pleins de larmes.— Que tu es méchant, gémit-elle.Il ne répondit pas.M.de Lucey s'approchait tout joyeux, bien que fort rouge et très essoufflé — Quelle charmante soirée! fit-il d'un ton de conviction profonde.D'ailleurs les soirées sont bien plus agréables, depuis que Dina est ici, ne trouvez-vous pas?Personne ne dit mot.Mauve, réprimant un sanglot, se leva, et, frêle et penchée da ns sa robe blanche gagna la porte.— Qu'est-ce qu'elle a?demanda le vieux monsieur tout étonné.Mais qu'est-ce qu'elle a?Il regardait autour de lui d'un air inter- chrysler corporation OF CANADA, DIVISION DES PIECES I I M I T E D WINDSOR.ONTARIO LA REVUE! MODERNE — SEPTEMBRE \Q.\8 59 Menteur, niais on ne lui répondit pas; \lain baissait la tête, comme un coupable, Bernard se taisait, les sourcils fronts, Yolande fixait soucieusement la por-e par où Mauve était sortie.Dina, à écart, allumait une cigarette.Quand Yolande fut dans sa chambre, •Ile ne se mit pas au lit tout de suite.Elle ,e déshabilla, passa une robe de cham bre, sans jeter un coup d'oeil au miroir, car, ce soir, elle avait des soucis trop profonds pour penser à la coquetterie.D'ailleurs, si elle se savait belle, elle faisait peu de cas de cette beauté qu'une autre pouvait éclipser.A pas lents, elle se dirigea vers sa fenêtre et l'ouvrit.La lune passait dans le ciel et semblait traîner un cortège de nuages, une vapeur diluait le contour des choses et veluutait la lumière lunaire.Les arbres s'entouraient d'un halo coton-neuv, de molles écharpes blanchâtres s'enroulaient autour des troncs, où flottaient comme d'impalpables fantômes.Rien ne bougeait, rien ne respirait Le seul bruit qu'on entendit était celui des branches qui se frôlaient et le murmure des gouttes tombant des feuilles alourdies.Yolande songeait.La journée avait été pour elle pleine de révélations.C'est-à-dire que les choses qu'elle ne faisait que soupçonner, lui apparaissaient à présent certaines.Qu'Alain fût épris de Dina, elle s'en doutait.Dès le premier soir, il avait subi son charme.Mais elle avait à présent la certitude que Mauve aimait Alain, et qu'elle souffrait.Or, Yolande ne voulait pas que Mauve souffrît.Yolande était une femme forte — ou plutôt, on la croyait ainsi, parce qu'elle était courageuse et fière.Elle avait été obligée de bonne heure à ne compter que sur elle-même.Toujours, elle avait dû, seule, faire face aux difficultés de la vie: son père était un vieil enfant, qui croyait supprimer les soucis en les ignorant, et le poids en retombait tout entier sur les épaules de Yolande.Et puis, au milieu d'obsédants tracas, il y avait eu cette chance, cet héritage qui les tirait d'affaire et permettait à Alain de se remettre complètement au grand air salubre.La vie eût été si belle, à Arblay, malgré qu'on ne fût pas riches, et elle l'était avant que Dina arrivât au château.Tout était simple, tout était facile, chaque jour amenait la somme de travail, mais aussi de calme bonheur et d'espoir Des souvenirs fleurissaient dans l'esprit de la jeune fille — apparaissaient brusquement, tout animés de vie intense ou de poésie, puis s'enfuyaient, laissant à Yolande un poignant et nostalgique regret, souvenirs de moments où ils étaient réunis tous les quatre, et se taquinaient joyeusement, chansons de Mauve entendues partout dans la maison, visage joyeux d'Alain, regards de Bernard à la fin d'une journée où Yolande s'était montrée pour lui une aide précieuse.Elle ne pleurait pas facilement, considérant que les larmes sont une faiblesse, mais cependant ce soir les larmes montaient à ses yeux qui avaient la fauve couleur des feuilles d'automne.Elle se trouvait devant un problème difficile à résoudre.L'amour d'Alain pour Dina, qui certainement se jouait de lui, l'amour de Mauve pour Alain .Que faire pour empêcher Mauve de souffrir, Alain de tomber à nouveau dans la neurasthénie où risquait de le précipiter une déception amoureuse?Quel dilemme!.— Pourtant, il faut faire quelque chose, dit-elle tout haut.Mais quoi?.Parce qu'elle avait l'habitude de protéger, parce qu'elle paraissait forte et quelquefois dure, personne ne pensait qu'elle pouvait à son tour avoir besoin de protection.Combien ce soir, pourtant, elle éprouvait le désir éperdu d'une épaule où s'appuyer, d'un coeur auquel se confier! Elle n'avait personne, elle était seule.En d'autres temps, Bernard eût pu l'aider.Bernard .Mais elle ne pouvait rien dire à Bernard, elle défendait sa pensée de s'égarer vers lui, elle voulait ignorer son tourment angoissé à son sujet, car cela eût rendu le problème plus difficile.Et comme elle n'avait personne à qui se confier, elle demandait conseil à la nuit, comme à quelqu'un de compré-hensif, de clément, et de très sage.Elle regardait le ciel troué d'étoiles, la lune dont la face pâle scintillait au milieu des nuages; l'étang moiré d'argent, les arbres qui remuaient doucement sous le souffle du vent, la pelouse vaporeuse.Et voici que la nuit parut lui répondre Sur la pelouse veloutée de brouillard, un rectangle d'or se dessinait, formé par la fenêtre éclairée de la chambre de Dina.Ainsi, malgré l'heure tardive, la jeune fille ne dormait pas encore.Cette lumière dans la nuit, n'était-ce pas le conseil demandé?Yolande demeura un moment immobile Ce que venait de lui suggérer la nuit était vraiment bien difficile.Mais le devoir.n'est-ce pas justement ce qui est le plus difficile?Lentement, Yolande se détacha de la fenêtre.Avec un frisson, elle ferma davantage sa robe de chambre, sévère comme un vêtement d'homme, mais qui convenait à merveille à sa silhouette haute et mince, à son pâle visage de Minerve brune, et elle sortit de sa chambre.Puis, sur la pointe des pieds, car il ne fallait pas que les autres l'entendissent, elle longea le couloir et s'en fut frapper à la porte de la chambre de Dina, située un peu plus loin.— Entrez! fit la voix chantante que Yolande ne pouvait entendre sans une intime répulsion.Assise devant la commode transformée en coiffeuse, Dina brossait ses cheveux cuivrés, et ce fut son reflet dans la glace qui accueillit Yolande — Je ne vous dérange pas?murmura-t-elle.— Mais pas du tout! Dina s'était levée, et elle s'approchait, l'air étorîné — Quelle aimable surprise! dit-elle.Ma chère Yolande, soit dit sans reproche, vous ne m'avez pas accoutumée à tant d'amabilité! Elle souriait d'un air aimable, mais Yolande connaissait toute l'ironie que pouvait distiller son sourire.— Nous avons si peu eu l'occasion de bavarder ensemble, depuis que je suis à Arblay! reprenait Dina.Imaginez-vous que je pensais, — à tort, n'est-ce pas?— que je vous étais antipathique, et j'en étais vraiment ennuyée.Elle fit une légère pause, et continua: — Vraiment, j'avais du chagrin de votre attitude.Cela ne gâchait mon séjour à Arblay .Je n'y plais tant! Cela me semble si bon de me trouver .un peu.en famille, n'est-ce pas?Elle souriait toujours, mais son regard était aux aguets.Yolande se tenait au milieu de la pièce, pâle et très belle dans sa robe de chambre de ratine grenat, et cette tenue sévère contrastait de façon 1» PETITE POSTE ' de 20 mol h au maximum.2.—Chaque num et de I i-ir.,\, l'annonceur.CONDITION*:—I.— $2.50 jmr annon.annonce doit être accotïipagnée MEILLEURS LA REVUE MODERNE — SEPTEMBRE IQ.|M 64 Les Gants Les gants Câ3f Façonnés ' L-r' pour se rj£i prêter aux ^ dictées si iJ changeantes du grand chic .A Dans les meilleurs magasins EPUISEMENT PHYSIQUE et NERVEUX Voici un incomporoble régénérateur des forces physiques et nerveuses pour nommes, femrpes et enfonts.Son effet est instantané.Cnei rotre pharmacien Elixir Monti Dnlribuleun: D WATSON t CO , lit S -Paul Ouest, Montreal SI VOUS DEMENAGEZ Nom Ancienne adresse Nouvelle adresse Lentement, les yeux du jeune homme revinrent se porter sur Dina.Il était très grand, beaucoup plus grand qu'elle — elle ne s'en était jamais rendu compte comme aujourd'hui.Et, parce qu'elle l'aimait, elle jouissait secrètement de se sentir devant lui petite et frêle.— Dina, faisait Bernard d'une voix grave, tout cela, je vous le répète, dépend du sens que l'on donne au mot amour.Pour moi, je ne saurais aimer — aimer réellement, j'entends — une femme dont je ne serais pas certain qu'elle fût toute a moi.Il me faudrait être sûr que ses pensées et ses sentiments m'appartiennent.Il prit un temps, puis continua: — Qu'elle ne donne pas un peu d'elle à tous ceux qui la trouvent belle, qu'elle ne profane pas sa beauté en s'en servant pour troubler ceux qui l'approchent.Elle eut un petit rire.— Vous dites cela parce que vous avez été jaloux de Tony Pat, avouez-le! Il haussa les épaules.— Si j'étais jaloux, je pourrais l'être également de M de Lucey.— Ce barbon ! — Ou d'Alain!.Elle eut une moue coquette.— Je ne puis empêcher que l'on m'aime! fit-elle légèrement.— Si, en cessant de vous montrer coquette.Elle se mordit les lèvres, rougit.— En tout cas, reprit-elle, vous savez bien qu'aucun de ces hommes ne compte pour moi.Ils n'ont été qu'un passe-temps, une distraction.— Justement, dit-il avec sévérité.Je ne conçois pas que l'on s'amuse à se faire aimer.C'est un jeu indigne.Car Alain vous aime vraiment.Où d'autres, plus maîtres d'eux, auraient su se garder, Alain ne s'est pas méfié.N'avez-vous jamais pensé qu'il souffrirait de voir qu'il s'est trompé?Elle sentait à présent combien elle s'était montrée maladroite.Mais, pour elle, tout cela n'avait pas grande importance.— Laissons Alain tranquille, dit-elle en tapant du pied.C'est vraiment bien prétentieux de sa part d'avoir cru que je pourrais l'aimer, lui, un infirme! .De la chambre de musique où il se tenait, Alain avait vu Dina et Bernard contourner l'étang et se diriger vers les bosquets, et saisi d'un pressentiment, il avait ouvert la fenêtre.Si les feuilles encore épaisses lui cachaient en partie les jeunes gens, il ne perdait aucune de leurs paroles, et chacune traçait en son coeur un sillage douloureux.Il avait été jaloux parfois de Bernard, mais il n'avait jamais pensé réellement que Dina pût s'éprendre de lui.Bernard était trop taciturne, trop différent d'elle, selon lui.Combien il avait été aveugle! Maintenant, il voyait clair.Il se souvenait de faits qui eussent dû le convaincre plus tôt.Et non seulement Dina en aimait un autre, mais elle le méprisait, parce qu'il était infirme.Pendant un instant, il souhaita mourir.— Ce n'est pas Alain que j'aime, vous le savez bien, reprenait Dina.Ne parlons plus de lui.Parlons de nous, Bernard, de vous et moi.Elle s'interrompit, parce que sa voix tremblait.Son assurance l'abandonnait un peu.Elle ne pensait pas que ce serait si difficile d'obtenir de Bernard l'aveu qu'il l'aimait.Mais, tel qu'il se montrait, distant et maitre de lui, il lui plaisait davantage, et elle fut prête à toutes les concessions.— Ecoutez-moi, Bernard le vous avais dit que je ne pourrais vivre a la campa gne, parce que je m'y ennuyerais.mais je suis prête a accepter le genre de vie que vous aimez, à me faire paysanne, a demeurer toujours à Arblay, si vous le désirez! Songeant à la fortune qui reposait dans la caissette, elle ajouta: — Et je possède une fortune qui vous permettrait de donner du confort au châ teau et de l'extension à vos cultures.Bernard se taisait; et, à la fenêtre de la chambre de musique, Alain songeait avec une amère ironie qu'il avait lui-même suggéré que la meilleure façon de mettre fin à leurs ennuis d'argent serait que Bernard épousât une femme riche, et cela le soir où Dina arrivait au château! Les mots auraient-ils un pouvoir de création?Si Bernard épousait Dina, Yolande et lui devraient quitter Arblay — car Yolande aimait Bernard, comme lui aimait Dina, et ils ne pourraient demeurer auprès du couple.ils retourneraient mener à Paris la dure vie d'autrefois.Les idées s'embrouillaient dans la tête fatiguée du ieune homme; il passait de la souffrance aiguë et jalouse à un bizarre anéantissement.Après un long silence, la voix de Bernard monta jusqu'à lui.— Je crains bien, Dina, d'être une déception pour vous, disait lentement le jeune homme.Voyez-vous, votre conception de la vie — de l'amour — est trop différente pour qu'il y ait possibilité d'entente entre nous.Je vous ai bien étudiée: vous avez joué assez longtemps devant moi votre jeu familier pour que je n'en ignore rien.Vous vous plaisez à jeter le trouble autour de vous, vous n'aimez rien tant que l'orage et la tempête.Je sais quelle épouse incertaine vous ferez.Alors même que vous direz aimer un homme, vous ne pourrez vous empêcher d'être coquette avec un autre, parce que vous ne concevez pas la vie autrement.— Bernard, vous vous trompez, je vous le jure! Avec vous je serai différente! Les yeux de la jeune fille imploraient; le désir d'émouvoir Bernard, de le convaincre, la crainte de n'y pas réussir, paraient son visage d'un charme émouvant.Mais l'expression de Bernard demeurait lointaine et froide.— Bernard, regardez-moi! Elle posa les mains sur les épaules du jeune homme, et elle se haussa sur la pointe des pieds pour plonger ses yeux dans les siens.Bernard la sentait contre lui, souple et frémissante, il respirait le parfum capiteux qui montait de ses cheveux et de son corps, et il n'eût eu qu'à se pencher légèrement pour poser ses lèvres sur le visage offert.Mais il s'efforçait de détourner les yeux des prunelles sombres de Dina, qui l'attiraient à la façon de ces abimes qui donnent le vertige.et y réussissait mal.Son visag: se colora, ses prunelles vacillèrent, et Dina eut un cri de triomphe.— Bernard, je le savais! Vous me gardez rancune, mais vous m'aimez, je l'ai vu dans vos yeux!.Mais lentement, inexorablement, il secoua la tête, et détacha les mains de la jeune fille agrippées à ses épaules.— Dina, fit-il d'une voix calme, vous êtes très belle.et nul homme au monde ne pourrait se vanter d'être insensible à votre beauté.Mais ce trouble que vous cherchez à susciter, ce n'est pas l'amour.Je ne vous aime pas.CRAYONS VENUS I VELVET Ils sont forts parce 1 I qu'ils sont à l'épreuve I E de la pression*.Ils sont doux parce que la mine est soumise ' au procédé colloïdal*.Ils sont parfaits pour le bureau et la maison.•Brevel Venus exclusif I Ï CRAYONS VENUS VELVET VENUS PENCIL CO.LTD., TORONTO, ONT.LISEZ LA REVUE MODERNE — SEPTEMBRE 19-1,8 65 Ces mots tombèrent comme un glas.Après un silence, il ajouta: — Je vous aurais aimée, si votre âme ivait été différente-Un coup de poing en plein visage ne l'eût pas étourdie davantage; elle restait devant lui, les mains pendantes, et elle le regardait d'un air égaré, comme une créature mal éveillée d'un songe, et qui ne peut reprendre pied dans la réalité — Vous ne m'aimez pas! répéta telle.Je me suis trompée à ce point! Bernard, à présent, se taisait, le visage détourné.En quelques minutes, Dina s'était fanée, flétrie, comme une fleur exposée à un vent aride et cruel; le fard habituellement fondu avec art se révélait en plaques violentes sur son visage blême, le rouge brillant se desséchait sur ses lèvres fiévreuses, et les légers défauts de son visage apparurent plus nettement; les pommettes trop hautes, la bouche un peu forte, les yeux trop écartés .D'une voix tremblante de colère et de dérision, elle fit: — Je vois ce qu'il vous faut: une femme comme Yolande, sévère comme une institutrice, sans chic et sans élégance.Il la regarda froidement.— Yolande est belle, il ne tiendrait qu'à elle d'être coquette et élégante, si elle ne travaillait tant.Mais c'est une femme sincère et sans faux-fuyants: elle sait aimer vraiment.Ce sera une compagne fidèle et sûre avec laquelle celui qu'elle aura choisi pourra sans crainte s'embarquer pour la traversée de la vie.— Je vous souhaite bien du bonheur à tous deux! ricana-t-elle.Elle suffoquait de désespoir et de rage.Elle avait baissé la tète,- au bout d'un moment, elle la redressa.Elle n'était pas de ces femmes qui se résignent facilement à une défaite, en faisant leur mea culpa des fautes commises; sa première pensée fut de se venger.— Puisque c'est ainsi, fit-elle d'une voix tremblante, j'épouserai Alain.et votre soeur Mauve, qui l'aime en mourra peut-être! Elle le fixa pendant un instant de ses yeux secs et brillants, puis elle se mit à courir en direction de la maison, et le gravier cria sous ses pas.Le ciel était devenu plus sombre encore; des rafales de vent épuisaient les branches, arrachant les feuilles couleur d'écaillé et d'ambre,- les arbres se plaignaient tristement et des gouttes de plus en plus pressées troublaient de cercles l'eau de la mare.Bernard était demeuré sur place l'air soucieux, et regardait sans le voir le parc qu'envahissait l'ombre.Alain, à sa fenêtre, n'avait rien perdu des derniers mots de Dina.Plus que les autres ils avaient pénétré en lui.Ainsi, la jeune fille songeait à l'épouser simplement pour se venger.11 ne comptait pas davantage, il était un figurant.En même temps, il apprenait que Mauve l'aimait, d'amour.Savait-elle seulement ce que c'était qu'aimer, cette enfant?Car ce n'était qu'une enfant.Le visage blond de Mauve lui apparaissait lointain, comme décoloré.Depuis si longtemps, il ne la regardait plus! Mais bien vite, le visage de Dina se substituait à l'image de la petite cousine Et le gémissement lugubre du vent semblait à Alain la plainte même de son coeur humilié et torturé.CHAPITRE XI Dina n'assista pas au diner.Elle se sentait incapable de montrer un visage riant, EXPORT LA MEILLEURE CIGARETTE AU CANADA PILULES MATERNELLES CES PILLEES nucnifntfnt l.i sécrétion du lait chez la femme et lui permettent de nourrir son entant aussi longtemps qu'elle le veut sans n\oir ses troubles périodiques.Les pilule- maternelles *ont efficaces dans les eu* de dj sménorrhée, regies douloureuse*, trop abondantes ou trop fréquentes ohei le» femme- et jeunes filles.Etant composées d'extraits de rlundes mammaire-, etc., ce- bonne- pilules favorisent le développement du hu-te et son perfectionnement rhei la femme et la jeune fille.1 *.1 ¦ à toire médecin de vous prescrire les 100 Pilules Maternelle- ou envoyé» fri.OO en niandat-po*t« au Dr JOB COMTOIS M.D.St-llarthélémy, P.Q.qui vous le- enverra uftrunchies, 33 jours de traitement._ En vente à Montréal.Pharmarie Laurent.-MO rue Saint-Jacques et Pharmacie Montréal.Y Québec, Pharmacie «runel et Llvernols._i la PETITE POSTE CONDITIONS I-—f2.M> par HMIM de 20 m o t h au f n a xi i n u in.'£.—Chaque .mu-.m., d^it être accompagnée du nom et de i .ir.de l'annonceur.S.—I-en annonce* doivent parvenir ai u nt le J> du mois qui précède la publication de la revue.Afin d*é*i-ler tuut abus, la direction de la Iteiue Moderne se rAwm le droit de refuser les annonces, les modifier au be*oiu.Les chtuig/ernents i«ront faits de façon à respecter le sens de l'annonce.Nous re tour non-Tarifent lorsque les annonce* ne sont pas publiées.Nous ne donne-rons -uile m au* une .urr«—pondante non conforme aux conditions exposées ci-haut.LISEZ LA REVUE MODERNE Sylphide rêveuse.— Désire correspondant.25 ans ou plu», grand.Instruit, vigilant, de nationalité française (ayant habité la France ou lea Ilea St-Plerre et Mlque4on>.aimant musique, cinéma.BMTNOSCA*TES{Jt°MeLMlftl • Montr* bracelet • Camera • Coutellerie • Grille-p* m 1% belle» pnmri • votre cboi* C'EST SI FACILE— Mefle» le ¦ - •« b*» ri rout recrere» un liwrtimrfil de S 7 *« de carte» —ELUe* »ont u belle» que vou» le» vrndei en on r»en de limp»—Vou» nou» envovei Ierfenl »eule-ment une lot» ta vente terminée el mm» vou» re-ioumwi alor» U prune que roui cb
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.