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Titre :
La Revue moderne.
Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. La publication prend le nom de Châtelaine en 1960. [...]

Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. C'est la journaliste d'expérience Madeleine Huguenin, de son vrai nom Anne-Marie Gleason, qui fonde La Revue moderne. L'éditeur torontois Maclean Hunter achète la revue en 1960 pour fonder Châtelaine, toujours publiée aujourd'hui.

La Revue moderne se donne une double mission, à la fois intellectuelle et populaire, qu'elle maintiendra tout au long de son existence. Elle vise à satisfaire à la fois une clientèle intellectuelle intéressée par la science, la littérature et les idées, et une clientèle populaire à laquelle elle offre un contenu de divertissement adapté au goût et à la morale du Canada français. Les deux sections de la revue sont autonomes et évoluent en parallèle.

Dans les premières années de son existence, La Revue moderne vise une clientèle aisée, qui profite d'une certaine croissance économique d'après-guerre. En font foi les annonces publicitaires de produits de luxe et le grand soin mis dans la conception des illustrations. La revue prend un ton qui va à l'encontre du nationalisme alors en vogue véhiculé par Lionel Groulx et Henri Bourassa.

La Revue moderne montre dès le départ un intérêt certain pour la littérature : en plus de publier des romans-feuilletons, elle compte sur des collaborations de Louis Dantin et de Louvigny de Montigny. De 1930 à 1935, l'engagement de Jean Bruchési pour la littérature canadienne alimentera aussi le contenu littéraire de la revue. Celui-ci sera ensuite plus orienté vers la France. Dans les années 1950, La Revue moderne fait moins de place à la littérature, et s'intéresse davantage à la télévision.

Plus de la moitié du contenu de La Revue moderne est voué aux pages féminines. Un roman de littérature sentimentale et d'évasion, visant particulièrement la clientèle féminine, y est publié en feuilleton chaque mois. Ces romans sont principalement l'oeuvre d'auteurs français, dont la romancière Magali, qui jouit d'une immense popularité. Les pages féminines traitent de la mode, des soins de beauté, des arts ménagers, de l'éducation des petits et d'activités mondaines, comme le bridge. Le public féminin est aussi la principale cible des annonceurs.

La lectrice type de La Revue moderne est mariée et mère, elle est citadine et catholique, aisée et charitable, sentimentale et raisonnable. Elle a le souci de son apparence et de celle de son foyer. Elle bénéficie de temps libres pour se cultiver. C'est une femme moderne intéressée par les nouveautés, mais pas féministe pour autant. Elle ne cherche pas à rompre avec la tradition. Cela changera avec Châtelaine.

La Revue moderne gagnera des lectrices jusqu'à la fin de sa publication. Le tirage de la revue, de 23 120 en 1922, passe à 12 904 en 1929, à 31 343 en 1940, à 80 000 en 1944 et à 97 067 en 1956, pour atteindre un peu plus de 101 650 exemplaires en 1960.

La publication de La Revue moderne est interrompue pendant cinq mois de décembre 1938 à avril 1939, pour revenir en mai 1939 avec une nouvelle facture graphique. Cette renaissance est attribuée à Roland Beaudry, alors vice-président et administrateur de la revue.

En plus des collaborateurs nommés plus haut, La Revue moderne s'attire la participation de personnalités comme Robert Choquette, Albert Pelletier, Alfred DesRochers, Michelle Tisseyre, Jehane Benoit, Damase Potvin, Ringuet (Philippe Panneton), Alain Grandbois, Robert de Roquebrune, Gustave Lanctôt, Adrienne Choquette, Germaine Guèvremont, René Lévesque, Jean Le Moyne et Valdombre (Claude-Henri Grignon).

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 294-295.

DES RIVIÈRES, Marie-José, Châtelaine et la littérature (1960-1975), Montréal, L'Hexagone, 1992, 378 p.

PLEAU, Jean-Christian, « La Revue moderne et le nationalisme, 1919-1920 », Mens, vol. 6, no 2, 2006, p. 205-237.

RICARD, François, « La Revue moderne : deux revues en une », Littératures (Université McGill), no 7, 1991, p. 76-84.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1919-1960.
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Châtelaine.
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Références

La Revue moderne., 1956-10, Collections de BAnQ.

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Montréal Octobre 1956 20 cents LE ROMAN D'AMOUR IL PLEUT nr • en vente dans les meilleurs muga-Mm* canadiens LINOLEUM DOMINION Linoléum Dominion à motif incrusté "soucoupes wlantes" No 7030. -1 Toute fraîche PAK LOl'lSK MARTIN Le malin, un bain parfumé suivi d'une douche.(Jiiel bienfait, ces sels de bain' / De la poudre de talc des pieds à la tête pour enlever toute trace d'humidité.Photo non retouchée des mains de Mme Barbara Butler.Les deux furent soumises aux detergents.La main traitée avec Jergens est restée belle.Fabrication Canadienne) Voyez la différence LA LOTION JERGENS PRÉVIENT L'EFFET DES DETERGENTS Cette photo n'a pas été retouchée ! Nous avons pris cette photo au cours d'une épreuve scientifique5' — car vous alliez dire: "Je voudrais le voir pour y croire !" Eh bien, voilà ! 447 femmes subirent cette épreuve.Elles plongèrent leurs mains dans un détergent 3 fois par jour.Tiles mirent de la Lotion Jergens sur leur main droite seulement.Au bout de quelques jours le* mains gauches étaient rouges et rudes.les mains traitées avec' Jergens étaient lisses, douces et blanches.Quel est le secret de la Lotion Jergens ?Jergens pénètre dans les pores où le mal se produit.Elle n'enduit pas vos mains d'un film collant.Aussi, les résultats Jergens sont-ils supérieurs à ceux de toute autre lotion éprouvée* Employer Jergens est un plaisir Riche et crémeuse, elle est vite absorbée et ne laisse aucune trace collante.C'est la lotion pour les mains la plus employée au monde — et elle ne coûte que 15f à SI.15.* Epreuve faite par un grand laboratoire de recherche* américain.Un flacon d'eau de toilette au bureau pour vous rafraîchir avant le soleil de midi.Et le soir, avant de sortir, votre p a r f u m préféré, ici et là.(Photos: S h u 1 t o n .) LA REVUE MODERNE — OCTOBRE I956 Moderne rONMTIONN: I—92.AO par «nnonre de 20 mois uu .i.2—l lnuiur cjour de trois ans en France, niché avec sa ravissante femme Madeleine, à Sic-Rose, dans une vieille maison de style canadien, qu'amoureusement ils achèvent de restaurer et d'aménager.Cette maison, quel petit chef-d'oeuvre! Non seulement des points de vue esthétique et historique — elle dale des débuts de la colonie — mais par ce qu'elle nous dit des gens qui l'habitent C'est la maison du bonheur On ne peut y vivre — cela serait psychologiquement impossible — sans que vous ait souri le succès, sans qu'intérieurement votre vie ne soit une réussite Cette première impression devait metre confirmée par mes interlocuteurs, qui n'étaient évidemment pas au courant de mes pensées en entrant chez eux, dès que j'eus franchi la porle rose du seuil.Fêtant cette année son cinquantième anniversaire, Alfred Pellan avoue aujourd'hui que ses plus beaux rêves se sont réalisés: l'amour par son mariage en 1945 avec une Alfred Pellan dans son atelier.jeune Montréalaise d'origine italienne, la reconnaissance officielle de son apport sur le plan artistique par l'exposition retrospective de son oeuvre qui eut lieu au Musée National d'Art Moderne à Paris, l'an dernier, et.pour l'artisan méticuleux qu'il est avant tout, un atelier "sur mesure" construit selon ses plans et en grande partie de ses propres mains."Eh oui," dit-il avec le sourire d'un enfant qui vient de rapporter à la maison son premier prix, "j'ai réussi à la rescaper celle-là!" Nous sommes devant une immense affiche collée au mur — orange sur blanc — ;.nnonçant l'exposition Pellan au Musée d'Art Moderne."J'espère ne jamais m'en séparer, car c'est une émotion que l'on n'oublie pas, se promener dans Paris et voir son nom affiché Place de la Concorde, devant le Louvre, Place des Pyramides." Comme s'il en était à son premier succès, lui qui a maintenant été acclamé par le monde entier, qui a reçu des douzaines de prix aussi bien en France qu'en Amérique, dont les toiles figurent dans les plus grands musées et font la joie des collectionneurs.Il est allé chercher une longue gaule et il ouvre pour nous des armoires fixées au plafond où se cachent divers matériaux de travail."Il fallait cacher les poutres.alors autant se servir de cet espace." Il est ravi de nous montrer son atelier.Cette visite est soudain teintée de merveilleux, un peu comme si l'on suivait un magicien.Une armoire s'ouvre sur des douzaines de tiroirs où sont rangés les couleurs, les pinceaux, les crayons.Une autre contient des piles de dessins, une autre des gouaches.Au-dessus d'une longue table de travail que surmonte une immense baie vitrée d'où l'on aperçoit la rivière, les armoires dissimulent un établi où se rangent scies et équerres J'avais toujours cru qu'un studio d'artiste se devait d'être un fouillis poussiéreux.On se croirait dans un laboratoire ou dans un studio d'architecte.C'est que Pellan est à la base un travailleur forcené, un maniaque de l'ordre et de la perfection et que.comme tout bon artisan, il aime que ses instruments de travail soient faciles d'accès, propres et bien rangés.Mais de quelle poésie et de quelle fantaisie n'a-t-il pas enrobé cette salle de travail! Le haut plafond qui déborde du toit sans toutefois en abîmer la ligne extérieure: ces gigantesques fenêtres qui attirent l'air et le soleil; le blanc tout blanc de la pièce sur lequel tranche seul le mur de maçonnerie apparente, quelle loile de fond pour le brillant coloris des tableaux! Je pense combien est différent cet homme de l'artiste "enfant terrible" de notre peinture dont l'art a fait pousser tant de hauts cris.Je pense à cette bataille de l'Ecole des Beaux-Arts aujourd'hui célèbre dans nos milieux artistiques où, comme dans tous les pays d'ailleurs au cours des siècles, s'opposèrent les anciens (peinture académique) et les modernes (élèves de Pellan), bataille d'où ne furent ex- clus ni la dureté des mots, ni la violence des coups.Aujourd'hui encore, Pellan est incompris de beaucoup, alors que dans son caractère même se trouve la clé de son oeuvre.Pellan est un perfectionniste.Il est donc tout à fait normal qu'il ait tenu à maîtriser au début de sa carrière la technique du dessin, et toutes les disciplines de la peinture Avcz-vous jamais étudié la précision de ses tableaux où tout s'agence et s'enchevêtre selon un plan quasi architectural?Mais Pellan est aussi un chercheur qui n'a rien de la froideur du mathématicien.Il préfère l'huile à tout autre médium.Ces qualités à elles seules suffiraient à établir une renommée, c'est par d'autres encore que son art atteint à l'universel: l'imagination, le sens poétique, la fantaisie.Oui, Pcllan est avant tout un poète et un raconteur.Il prend une idée et vous la montre sous tous ses angles et selon son optique particulière.Pellan, il me semble, est à la base un disciple de Bo-ch et de Breugcl dont on peut étudier les tableaux des heures durant sans jamais en percer complètement le mystère.Ses allégories, son svmbolisme, son surréalisme se rattachent à la grande école du moyen âge Tout comme son humeur d'ailleurs et le regard émerveillé de l'enfance qu'il jette encore sur le monde.Mais s'il l'invoque parfois inconsciemment, Pcllan ne vit pas dans le passé II est d'aujourd'hui et de demain.Il transpose, il "dépayse" ses sujets, comme le disait -si bien un critique parisien, les sort du temps et de l'espace.On retrouve dans ses toiles, comme dans les rêves, le château-fort qui voisine avec le barbelé, la beauté avec la laideur, la tendresse avec le cynisme.Pellan, c'est l'évasion.En quittant l'atelier, j'aperçois une toile visiblement différente des autres.Une nature morte: des fraises, un compotier, un pot à eau."Ma première toile," me dit le maître dans un sourire infectieux."J'avais quine ans.Mon père avait été malade.Pour se distraire, il avait construit de petits avions qu'il avait ensuite peints.Un jour, je découvris dans un coin sa boite à couleurs.Et voilà comment tout a commencé." Cette première toile figurera parmi les autres lors de la rétrospective de l'oeuvre de Pellan qui sera tenue ce mois-ci dans le hall d'iionneur de l'hôtel de ville de Montréal.Et trop vite, bien qu'elle ait duré plusieurs heures, notre visite est terminée.J'admire, en renlrant à Montréal, la modestie, l'affabilité de ce grand artiste.Je songe au miracle du talent qui a fait de ce petit Canadien, fils d'un mécanicien de chemin de fer, l'un des plus grands peintres contemporains Je me rappelle l'éclat de ses yeux en me montrant l'affiche de son exposition au Musée d'Art Moderne de Paris et j'essaie de m'imaginer la révélation qu'a dû être pour ce tout jeune homme la découverte de Paris, dans les années 20, alors que Cocteau, Strawinsky, Diaghilev, Milhaud, Picasso, Gide, Giraudoux, en somme tous les plus brillants esprits du monde des lettres et des arts régnaient sur la Ville Lumière.Et je lui sais gré de donner ce bel exemple de simplicité, je lui sais gré d'être revenu au Canada pour servir d'inspiration à nos jeunes qui ont tant à apprendre de lui, je lui sais gré, malgré la renommée, d'être resté si grand.LA REVUE MODERNC — OCTOBRE I Q56 9 Yvette Brind'amour.Si duns hi métropole la saison théâtrale a débuté de façon brillante, du côté anglais, pur les représentations de lu célèbre compagnie du théâtre Old Vic de Londres, il semble que nous allons être particulièrement gâtés, également, cette année à la scène frunçuise.Nous savons que la Compagnie Madeleine Kenaud-Jean-Louis Barrault nous revient un debut de janvier, dans un répertoire admirablement varié où figurent quelques uns de ses plus grands succès: La cernait de Tchéknov, pour commencer.Puis le Chrisiophe-Cttlomh de Claudel Le mlianthropt de Molière, comme troisième spectacle — et peut-on imaginer ( elimene plus fine que Madeleine Renaud'' Ensuite, HiitOtft de rire de Salacrou, et enfin — ce n'est pas encore tout à fait décidé — le célèbre Volpont de Hen Jonson, adapté par Jules Romains et Stephan Zweig, ou bien Le thien du jardinier de Lope de Vega.Encore une fois l'électisme de la Compagnie Renaud Barrault permettra aux spectateurs canadiens de la juger dans divers genres — alors que l'on pouvait reprocher a la ( omédie française, par exemple, de n'avoir pas su varier suffisamment l'esprit des auteurs choisis pour sa visite canadienne Du côié canadien-français — et, soyons sincères avec nous-mêmes, n'est-ce pav au fond l'évolution fulgurante de notre propre théâtre au cours des dernières années qui nous passionne le plus?— il y a une activité inespérée, si l'on considère la concurrence que porte à la scène la TV, non seulement en ce qui concerne le public, mais aussi du point de vue des comédiens occupés par les répétitions de leurs programmes de télévision Procédons par ordre chronologique dans l'énu-mération des troupes, pour ne pas froisser les susceptibilités Le RiJeau Vert, fondé il y a une dizaine d'années pur > vette Brind'amour.puis interrompu durant deux ou trois ans, devant le succès remporté par les pièces qu'il présentait en fin de saison — Sonnez les matines de Félix Le-clerc, La boutique aux aunes, de Roger Sinclair, et au boulevard Guillaume le Confident — nous revient avec une pleine saison.Et une formule nouvelle et intéressante D'une part, le Rideau Vert s'est assuré pur contrat l'exclusivité d'une salle ou il puisse ter.ir aussi longtemps que le public manifeste le désir de voir une pièce à l'affiche, c'est-à-dire d'exploiter jusqu'à la limite les possibilités d'un spectacle.Cette salle, c'est le Théâtre Anjou, minuscule, mais qui a l'avantage d'être admirablement sitvt et, s'adressant à un public limité et averti, de pouvoir présenter des pièces d'avant-'-arde ou de boulevard qui par leur esprit même pourraient difficilement être jouées ailleurs à Mcntréal actuellement.C'est ainsi que Les amants terribles de Ncèl Coward ont pu être présentés au début de septembre et que l'on montera des pièces de Rûussin et d'autres auteurs à succès d'un genre un peu osé au cours de la saison.Jean Duceppe et Edgar Fruitier figurent parmi les vedettes régulières du Rideau Vert cette année.Belle acquisition.D'autre part, au Monument National, le RJ;ja — Vert présentera ce qu'il est convenu d'appeler du théâtre sérieux: Anasthasia de Marcelle Maurette, dès octobre, Electre de Giraudoux, Rosita la Solleru (Le langage des fleurs) de Garcia Lorca et, exceptionnellement dans cette série, une pièce humoristique écrite spécialement pour le Rideau Vert par Félix Leclerc.L'exquise comédienne qu'est Yvette Brind'amour n'est pas un des moindres attraits de cette compagnie, est-il besoin de le souligner.Le Théâtre du Nouveau Monde, fondé pour sa part en 1951, par quatre anciens Compagnons de S.-La.irent — Jean Gascon, Jean-Louis Roux, Georges Groulx.Guy Hoffman — et qui a atteint, au cours des deux dernières années aux sommets du succès, commencera sa saison au debit de novembre Un peu en retard, il est vrai.Mais après Stratford.Edimbourg, les offres de jouer les farces à New York et à Toronto cl de faire une tournée européenne, il était à craindre qu'il n'y eût pas de saison TNM à Montréal cette année "Tout cela se fera," m'a confié Jean CusTon, "en temps et lieux et nous nous en réjouissons.Mais rien ne nous empêchera de jouer pour notre public montréalais qui est avant tout, et nous ne l'oublions pas à la base de notre succès." Est-il étonnant qu'après la réussite obtenue chaque année, depuis sa fondation, par les pièces de Molière (1951: L'avare: 1952: Le tartufe; 1953: Don hum, 1954: les farces), le TNM débute cette saison par une autre grande oeuvre de celui qui est devenu son porte-bonheur'1 Cette fols, ce sera Le malade (maffnairt Le TNM comptera à nouveau dans ses rangs à partir de maintenant Georges Groulx qui, on le Mitg a résiané ses fonctions de réalisateur à Radio-Canada et peut, par conséquent, consacrer dorénavant tout son temps au théâlre.Le 7hcàtre-CInb fut fondé en 1954 par Monique Lepage et Jacques Létoumeau.Il reprendra pour commencer son grand vuecès de la saison dernière La nuit des rois.de Shakespeare — qu'il ne put exploiter à fond faute de temps, au printemps la salle n'étant pas disponible.Plus tard il présentera un autre spectacle de grande envergure, dans une mise en scène de Jacques Létoumeau qui vient de rentrer à Montreal ;:près avoir passé un an d'études en France comme boursier de la Province: Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas.Enfin, l'un des comédiens les plus populaires de la télévision, Jean Coutu (Le survenant) présente en novembre son premier spectacle: Un coup de fil pour te prendre, adaptation française d'Floi de Gtanmont de la célèbre pièce américaine.Dial M For Murder Jean sera l'homme à tout faire de ses spectacles qui porteront le générique de "Jean Coutu présente." Il en sera le producer (ce qui revient à dire qu'il les financera) le metteur-en-scène, l'administrateur et la vedette.Cal, ce que toutes ses admiratrices à la TV ne savent peut-être pas c'est que Jean Coutu est un nomme de théâtre complet, qui a appris son métier à l'excellenie école du R P.Emile Lcgault, c'est-à-dire chez les Compagnonv Il a de plus fait trois ans de Beaux-Arts, ce qui lui permet de traduire ses idées de décors ou d'affiches publicitaires par des esquisses qu'il remet au décorateur ou à l'illustrateur.Rien chez lui lui n'est laissé au hasard."Je reviens au théâtre," vous avoue-t-il très simplement lorsque vous lui posez la question, "parce que j'aime la scène par-dessus tout.Pour pouvoir me consacrer au tnéâtre, j'ai l'intention de limiter mes apparitions à la TV au Survenant exclusivement cette année." Bravo, Jean! Et "Cambronne!" comme on dit au théâtre.Pour compléter ce bref aperçu de l'activité théâtrale à Montréal en ce début de saison, disons qu'il est question que Jacques Languirand présente sa deuxième pièce.Huguette Ugay reprendra ses Matinées poétiques.Et dans le domaine de la revue, le Beu qui Rit, dans des locaux aerandis, présentera son nouveau spectacle, et Gratien Gélinas aurait lui aussi des projets.Jean Coutu.Charmante, la mode d'automne canadienne et américaine — il est encore trop tôt pour discuter celle de Paris, dont les premiers modèles commencent à peine à nous arriver et dont nous parlerons longuement plus tard.J'aime les grands chapeaux, même s'ils ne sont pas toujour-pratiques, et tous ces tissus tellement flatteurs qui nous ramènent à l'avant-guerre: lamé, chiffon, crêpe.J'aime particulièrement la renaissance du tailleur du soir, de l'ensemble de théâtre qu'a tant affectionné autrefois Lucien Lelong, que n'a jamais abandonné Main-bocher.Celui que nous vous montrons, d'Adèle Simpson, est en lamé or et taupe 11 se compose d'une robe panneau flottant et d'un spencer orné de vison sauvage dont le mouvement du dos rappelle celui de la robe Quant aux tailleurs, représentés ici par ce modèle de Pattulo-Jos C opeland.en fin lainaae vert olive quadrillé, ils se reconnaissent à leur veste courte, semi-ajustée, et à leurs épaules plus larges, un peu gonflées.La longueur des jupes'' Quoi qu'en disent les couturières à New York les mannequins les portent juste au-dessous du genou.J.-L.Roux et Jean Gascon.Adèle Simpson.l'.idul.i-.I.i Copeland.Monique Lepage.Et pendant ce temps, les feuilles roussissent et tombent.Et dans la forêt, le chasseur avance à pas feutres II s'est levé à l'aube.Longtemps il a marché dans le sous-bois.Maintenant, poste a l'affût, il se repose, l'oeil plisse, l'oreille tendue.Il écoute les messages que relaient aux bêtes traquées les petits animaux de la forêt: écureuils, corneilles, suisses.Il se laisse engourdir par le soleil d'octobre.Pour -.in peu, s'il n'était né chasseur, l'iiomme oublierait sa proie.[Photos: Lausanne (Michelle Tisseyre, Monique Lepage.Jean-Louis Roux et Jtan Gascon, Alfred Pellan); Jac-Guy (Yvette Brind'amour) el Rapid Grip and Batten (Jean Coutu).LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 1956 10 LE FERME-TOUT • |tue* #• «M • • •* IO'l*f«l fl'« MM O-f» L*s.W •Ou» CODStOIS ».I'75 La fermeture à glissière d'avant la guerre de 1914.Son nom était à la fois présomptueux et prophétique.La plupart des inventions ne result* ni pus d'un éclair de génie, mais de patiences géniales qui < ngagent souvt nt les efforts et les ressources accumulés de plusieurs.Tel est l< cas de lu fi run ture à glissière au fonctionnement apparemment St simple et nii.r nsiii/es innombrables et familiers.Le principal mérite de l'invention revient à Gideon Sunback.FERME TOUT.OUVRE TOUT par /cuti huparc L'assemblage des fermetures éclair dans l'usine moderne de la Cie Lightning Fastener, à Bedford, P.Q.A St.Catharines: cette machine pose les dents des fermetures au ruban liséré à une vitesse inouïe.Nous nous servons chaque jour d'une foule d'objets, d'instruments, d'outils et d'appareils extrêmement commodes.Ces choses se sont tellement intégrées à notre vie quotidienne, elles nous sont tellement familières que nous les utilisons sans y penser et elles prolongent et complètent si bien nos possibilités manuelles que nous aurions peine à en nommer plus d'une dizaine sans réfléchir.Leur commodité, nous la prenons comme allant de soi et la simplicité de leur usage nous paraît toute naturelle.Qui songe jamais à se poser la moindre question au sujet de ses lacets, ou de son rasoir, ou de son stylo?Il n'y a vraiment pas de quoi, semble-t-il.Mais on ignore que le lacet, par exemple, était inconnu avant le Xllle siècle et on ne se doute pas de la reconnaissance que l'on doit à l'auteur d'un perfectionnement génial: les bouts ferrés, sans lesquels passer des lacets à une paire de souliers est une damnation De fait, sans tenir compte des inventions majeures comme l'éclairage électrique, le téléphone, la radio, nous vivons environnés d'un luxe prodigieux de petites inventions dont l'histoire est plus ou moins longue et qui pour la plupart résultent d'une somme incroyable de recherches.Comment exagérer leur importance?Par l'économie du geste et de l'effort qu'elles permettent, elles diversifient et étendent extrêmement notre emprise sur les choses et le temps.Elles multiplient nos libérations dans l'immédiat.La soudaine privation de quelques-unes seulement aurait des conséquences fantastiques.Supposez que tous les stylos, crayons à bille et machines à écrire soient du jour au lendemain remplacés par des plumes d'oie! Que tous les rasoirs de sûreté disparaissent! Qu'il n'y ait plus une seule tondeuse à gazon! Où en serions-nous après quelques jours?Enlevez des cuisines les admirables trucs dont on les pourvoit depuis quelques années.Privez les ménagères de savon en poudre et liquide, de lessiveuses, de malaxeurs, d'ouvre-boîtes mécaniques et de grille-pain, et voyez un peu Dégarnissez les automobiles de leurs accessoires, par exemple du lachymètre, de l'essuic-glace mécanique, de la chaufferette, de l'indi-(Sutie en page 18) «ta.| Il 1 il 1 1 M Mb mM HL «HÉ»* p^QQ^ 1 HH " %n Cette ouvrière alimente une machine à assembler les curseurs.Lessiveuse capable de laver 14 milles de ruban monté par jour.LA REVUE MODERNE — OCTOBRE lO^t Wcuûelle inédite sCanfaie de ùz àcleace par (jeorqeA (juif I UAND elles ont fustigé' la curiosilé des hommes, Il ce midi-là, j'ai abandonné à M.Morin le plaisir de nous défendre.Il est remonté jusqu'à Adam 1er.notre père, puis, tantôt parant avec adresse et tantôt forçant la contre-attaque, soulignant des exemples: Eve et la femme de Lotn, il est redescendu jusqu'à moi, Adam Durettc, et il défiait Yolaine et Mme Morin de percer la cuirasse de ma parfaite discrétion.—Si je m'appelais Adam, je craindrais le pire, dit Yolaine.Votre ancêtre et homonyme était sensible à l'influence.Gageons que l'hérédité n'est pas éteinte.Gageons.—Gageons, coupa l'hôtelière, qu'avant un mois — nous sommes au vingt-huit septembre — vous aurez goûté une pomme., des pommes.—Je tiens le pari, répondis-jc.J'étais piqué.J'en voulais surtout à Yolaine, parce que je l'aimais.On ne juge pas un homme à un prénom qu'a choisi son parrain: on lui fait confiance, quand il a vingt-cinq ans et que vous atteindrez ce même âge en décembre, quand vous êtes titulaire de la classe de cinquième et qu'il enseigne lui aussi au collège, quand les Morin, après le depart des touristes, vous organisent une vie de famille dans l'auberge et vous considèrent comme leurs enfants.La discussion continuait, mais je refusais d'y prendre part Où était le sujet à polémique?Je connaissais les femmes, voyons! Je les avais vues s'inquiéter des amours de celui-ci ou de celui-là, et souvent elles avaient leurs propres amours à racom-moder; je les regardais, habillées comme pour une parade, partir à l'assaut des comptoirs d'occasions et, quand elles n'achetaient pas tel ou tel article -— raison de prix ou raison de pointure — elles restaient pour savoir qui l'achèterait, puis elles chuchotaient que le rose n'allait pas bien à Rose-Eva; elles entendaient être instruites de la vie passée de leurs maris et.s'ils avouaient quelques flirts, elles les traitaient de Casa-novas et, s'ils affirmaient n'avoir point fréquenté d'autres filles, ils devenaient des menteurs endurcis.Je prenais l'air supérieur.Par la fenêtre, je voyais le petit bois où M Morin chassait le lièvre et où Yolaine faisait des promenades, les samedis.J'aurais voulu l'accompagner, mais je n'arrivais pas à proposer ma présence.Je me répétais: "Samedi, je vais avec elle!" puis le samedi, je lisais dans ma chambre ou j'allais pécher.Les femmes ne m'intimidaient pas.d'habitude.Elle, c'était si différent .Mais demain, je tiendrais la main de Yolaine et nous marcherions, éblouis par le décor des sapins et des feuilles mortes.Et je lui dirais que.depuis le soir où elle avait pris place en face de moi.dans la salle aux murs jaune serin et aux rideaux fleuris de l'auberge, je me sentais vaguement enchaîné.Ah oui, demain je serais brave! Yolaine m'a rappelé à la conversation: —Vous direz ensuite que je suis curieuse, Adam.Je ne demande pas à quoi vous rêvez.—C'est une façon de le demander, rétorquais-je.—A quoi ou.à qui?murmura Mme Morin.Yolaine guettait ma réponse, amusée.J'ai dit: —Ce n'est pas l'heure des révélations.Nous parlâmes du frère directeur et des conseils qu'il prodiguait aux professeurs sur la façon d'employer leurs congés.Cela nous faisait rire Je me voyais mal chassant les papillons et Yolaine s'adonnait mieux aux sports qu'à la philatélie Brave frère Tancrède! Nous décidions — pour le taquiner — d'aller enseigner ailleurs, /Suite en page 20) f Quand OU n'aime, on devrait pouvoir se le dire bien vite.Mais évidt mint ut il 1/ a toujours lis timides et c'est pour i ux seuls que le bon Dit u u inventé les mariiuscs tut nez long! Nous passâmes tous deux une heure inoubliable clans la balançoire.LA REVUE MODERNE — OCTOBR1 1036 12 Miss India 1952.Admirable type de beauté indienne.ES ANCIENS Indiens ne faisaient pas une distinction nette entre l'â- Lme et le corps D'après eux, toutes les caractéristiques de l'esprit s'inscrivent sur le visage et l'embellissement de l'âme entraine celui du corps et réciproquement.A leurs yeux, le corps humain n'est rien de honteux ou de superficiel; ils le tiennent pour un don merveilleux qu'on doit préserver pour en profiter le mieux possible Aussi enjoignent-ils aux femmes de pratiquer l'art du maquillage comme un rituel par amour et respect de leur beauté.Les femmes indiennes ont reçu ces idées comme un héritage transmis de siècle en siècle et, sauf les plus occidentalisées qui se servent presque uniquement de crèmes et lotions importées, elles utilisent toujours pour leurs soins de beauté les recettes ancestrales.Les anciens insistaient beaucoup sur le maintien et conseillaient aux femmes d'étudier l'allure du cygne et du paon ou d'observer le balancement du cyprès, afin de développer l'équilibre et la symétrie du corps et la grâce et la souplesse de la démarche.Ainsi le Hath Yoga recommande de marcher la taille redressée, de relâcher les muscles dans la position assise, de tenir la tète iiaute et de maintenir constamment le corps de façon à insinuer un élan vertical.On conseillait de beaucoup dormir, puisque le sommeil a une vertu magique et qu'on en sort comme une "rose ravivée avec de l'eau fraiche".On appuyait en outre sur la nécessité de boire de l'eau en quantité, puisqu'elle purifie le sang, stimule le foie et libère les voies digestives de leurs impuretés.On prescrivait une alimentation régulière et légère et un jeûne et une purge occasionnels."Lorsqu'on aura établi les fondements de la bonne santé en profitant judicieusement du soleil, du grand air, du sommeil, de l'eau et des aliments." écrit Vatsayana, "il sera temps de penser aux petits détails concernant ie teint, les cheveux, les dents et les ongles." Une mauvaise peau était considérée comme le pire des dangers qui menacent la beauté et aujourd'hui encore les personnes atteintes de certaines maladies cutanées font horreur.D'après les anciens Hindous, que confirme à ce sujet la science contemporaine, le traitement de la peau doit être interne plutôt qu'externe.L'Indienne évite de se laver avec du savon, parce qu'il enlèverait les huiles naturelles, assécherait et irriterait la peau.Elles se servent plutôt d'huiles et L'INDE nous offre un rituel de la beauté PAU .1 \>l11 A ltltl.l Itlll Ml \\ Comment les femmes de l'antiquité prenaient-elles sowi de leur beauté?L'Indienne traditionaliste, qui utilise une gamme surprenante de cosmétiques naturels et qui se plie à des pratiques d'hygiène rigoureuses et prescrites depuis des siècles, nous en donne une e.r cell ente idée.0 o de substances grasses mêlées à différentes farines.Ces préparations, qui conviennent également au massage, sont appelées uplanas et on les utilise particulièrement en hiver.La plus simple d'entre elles est une pâte épaisse composée d'un quart de gramme de farine de pois, d'avoine ou de blé mêlée à une petite quantité d'huile de moutarde ou d'olive.On s'en frictionne le visage avec la paume de la main jusqu'à ce qu'elle sèche et tombe.Entre autres effets, cette friction enraye la pousse du duvet qui assombrit l'éclat du teint.Vingt jours après leur naissance on commence à donner des massages aux bébés avec cette pâte, de sorte que leur duvet tombe et ne repousse jamais.Voilà pourquoi les Indiennes ont la peau si lisse.Il v a bien d'autres recettes, comme le massage complet avec la pelure pulvérisée d'une orange, d'un citron ou d'un concombre pour nettoyer la peau, ou comme ce simple mélange d'eau et de graisse utilisé en guise de cold-cream.Dans l'Inde ancienne on préparait une poudre blanche d'amidon de blé et de racine d'iris; on avait également re- cours aux amidons de pitache, de riz, de pomme de terre, aux talcs de magnésie, de bismuth, de zinc et de craie.On faisait du rouge avec des jus de prunes, de fruits — de cactus, de racine de betterave et de fraises, ainsi qu'avec les couleurs rouges de certaines noix et craies.Au temps où l'or était monnaie courante, un moyen commode d'aviver son teint était de se frotter le visage avec une pièce d'or.On connaissait toutes sortes de traitements pour les points noirs et les cernes.Par exemple, selon l'auteur d'Anange Ranga: "Celle qui, ayant broyé le sésame et les deux sortes de graines de cumin dans la moutarde et le lait, applique cette pâte sur son visage du- Draper le "sari" est un art subtil que les jeunes filles apprennent tôt.Bijoux usuels, comprenant une chaîne à boutons et un "tikka" pour le front.La coiffure est très simple, mais on la décore parfois de quelques bijoux.LA REVUE MODERNE — OCTOBRE IO5O la Pour un sommeil calme et reposant la couverture automatique General Electric tiendra votre lit toujours à la même température, jamais trop chaud, jamais trop froid Vous choisissez le degré de chaleur que vous aimez le mieux sur le cadran de chevet.Son miraculeux protecteur-sommeil veille sur la chaleur pendant toute la nuit.S'adapte automatiquement aux variations de la température de sorte que vous n'avez jamais trop chaud, jamais trop froid ! "Température pour deux".Régulateur à deux contrôles, illustré ici, permet d'ajuster chaque moitié de la couverture à des degrés différents.Chaque dormeur peut se procurer un confort "personnel", celui qu'il préfère.Le lit esl plus focile a faire lorsqu'il n'y a qu'une seule couverture I igèrel Grâce à ses coins contournés, elle reste parfaitement en place, pourttinl.elle est façonnée de manière à laisser plus de liberté pour les pieds.rant une semaine verra disparaître ses points noirs et sa peau deviendra blanche comme de la neige." Les Indiennes ont toujours désiré éclalrcir la couleur de leur peau Elles s'efforcent d'y parvenir de différentes façons, comme par des applications de lait ou de lait d'amandes cl en évitant ll TOIT.| (Suite de la page 10) cateur de niveau d'essence et autres machins.Et tant qu'à y être, enlevez-nous donc, pour voir, les boutons, qui ne datent que de sept ou huit siècles, et, tout aussi indispensable, la fermeture à glissière, la merveilleuse fermeture éclair, le bien nomme "zipper", qui compte à peine cinquante ans.Parmi tant de belles grandes petites inventions désormais inséparables de notre existence, cette dernière a une histoire particulièrement compliquée Elle entre dans la catégorie des inventions pénibles, difficiles, et n'a rien de la trouvaille instantanée qu'on se plaît à imaginer quand il s'agit d'inventions Durant de longues années, des ingénieurs et des mécaniciens y ont travaille sans se laisser décourager par les lamentables insuffisances des premiers modèles et de nombreux problèmes de fabrication apparemment insolubles.Comme en beaucoup d'autres cas, cette invention "était dans l'air" depuis longtemps lorsqu'elle fut enfin mise au point, de sorte qu'il est impossible d'en attribuer le mérite entier à un seul.Cependant, on peut dire sans le moindrement mésestimer les efforts des autres que le principal auteur de la fermeture à glissière, telle que nous l'utilisons aujourd'hui, est l'ingénieur suédois Gideon Sundback.Lorsque Sundback se mit à l'oeuvre, plusieurs fermetures pour vêtements existaient, mais aucune n'était sûre et suffisamment souple et légère.La première connue remonte à 1851 et est due à l'Américain Elias Howe, inventeur et fabricant d'une machine à coudre.Le principe était trouvé de la double rangée de crochets liés par un mouvement cursif pour former chaine et fermer ainsi une ouverture dans le vêtement ou rapprocher deux pièces de tissu.Mais sur le dispositif de Howe, c'étaient les crochets eux-mêmes qui glissaient sur des "rails"; ils s'attachaient à l'aide d'un cordon tiré.La pièce essentielle manquait: le curseur servant uniquement à rapprocher ou séparer une double rangée de dents ou crochets.Car on peut décrire ainsi la fermeture à glissière: "Une fermeture faite d'un double ruban à lisérés auquel on a fixé des dents et sur lesquelles glisse un curseur qui, tiré en un sens, les sépare et qui, tiré dans le sens contraire, les rapproche par pression extérieure en les faisant d'elles-mêmes s'engrener." Vers 1880 on relève deux autres fermetures semblables à celle de Howe.La première fermeture à peu près conforme à notre description est due à l'Américain W.-L.Judson, ingénieur doué de talents plutôt hétéroclites puisqu'il s'intéressait entre autres choses aux agrafes, aux automobiles et aux tramways électriques.Elle était adaptée aux ciiaussures.L'ayant vue à une exposition à Chicago en 1893, le colonel Lewis Walker, avocat de Mcad-ville, Pennsylvanie, eut l'intuition qu'il y avait une fortune dans cette invention.Il forma donc une société et chargea Judson de perfectionner sa fermeture qui, hélas, ne fermait pas et, on s'en rendit bientôt compte, ne se prêtait pas à la fabrication massive.D'autres versions du dispositif n'eurent pas plus de succès: il était impossible de construire une machine pour fabriquer celle-ci, celle-là s'ouvrait au mauvais moment ou refusait de s'ouvrir au bon moment, ce qui causa d'indescriptibles embarras à beaucoup de dames et de messieurs friands de nouveautés.Découragé, Judson chercha une autre situation, mais Walker s'entêta et prit comme chef de ses ateliers Peter A.Aronsson.un Suédois.Ce dernier améliora le dispositif de Judson, mais il fallait plus que de sim- ples perfectionnements: il fallnit une intervention géniale, d'abord pour mettre au point l'invention elle-même dont les elements existaient épars en Amérique et en Europe, ensuite pour construire les machines nécessaires a sa fabrication.L'arrivée de Gideon Sundback chez l'indéfectible colonel Waller en 1907 assurait l'avenir de la fermeture à glissière, mais le succès ne vint qu'après des années d'efforts acharnes durant lesquelles la compagnie de Walker subsista Dieu sail comment.Il fui même un temps où le personnel de l'atelier se composait Uniquement de Sundback.Il est vraiment difficile d'expliquer comment Sundback, savant ingénieur, dessinateur de dvnamos habitué à calculer des choses énormes et puissantes, se mit à s'intéresser aussi passionnément à une aussi petite chose qu'une fermeture pour vêtements.Toujours est-il qu'en moins d'un an il avait inventé non seulement une meilleure fermeture, mais encore la machine pour la fabrique.Elle laissait beaucoup à désirer 11 trouva mieux Au bout de quatre ans.en 1912.Dans l'intervalle le colonel Walker était retourné à la pratique du droit pour faire vivre sa famille et maintenir à flot l'invraisemblable compagnie.Il lui arriva même de régler un compte d'épicerie avec des actions à la très hypothétique valeur, mais grâce auxquelles l'épicier complaisant devait faire fortune.La dernière fermeture de Sundback s'usait trop rapidement: elle ne durait pas un mois.Inspiré par une invention suisse Sundback modifia considérablement les dents de sa fermeture en 1913 et 1914, de façon à lui donner autant de souplesse que de résistance.Définitivement mise au point, la fermeture à glissière ne devait plus subir que des modifications secondaires.Il ne manquait que la machine pour la fabriquer: en 1917 Sundback avait résolu le problème.En 1910, Aronsson était allé s'établir à Paris pour y fabriquer sa propre fermeture et celle que Sundback avait alors imaginée.Son produit, vendu sous le nom de "Ferme-tout américain" eut un certain succès, particulièrement les gros modèles pour tentes, sacs postaux, etc., plus sûrs que ceux que les deux Suédois destinaient au vêtement.Aronsson revint aux Etats-Unis en 1919 et entra à la General Electric, où il demeura jusqu'à sa mort, en 1936.La guerre qui avait ruiné l'entreprise de Paris, fit la fortune de celle de Mead-ville, où le colonel Walker avait ouvert une usine après avoir quitté son vieil atelier de Hoboken, New Jersey.La conquête de la clientèle ne fut pas facile.En 1917, la compagnie perdait toujours de l'argent lorsqu'un tailleur de Brooklyn réussit à adapter la fermeture il Sundback à une ceinture à porte-monnaie qu'achetaient les marins d'une base voisine.L'entreprenant tailleur commanda 10,000 fermetures par semaine, ce qui dut paraître fantastique à nos deux héros.Puis ce fut le tour de la Marine elle-même, prompte à reconnaître les avantages de ce dispositif et qui achcla des fermetures pour ses coupe-vent d'aviateur.La fermeture à glissière était lancée et sauvée l'entreprise du colonel Walker.Cependant la petite usine de Mcadville n'employait encore en 1920 que 27 hommes On vit bientôt des fermetures à glissière sur les gants et les blagues à tabac.En 1926, on en voyait sur 169 articles! En 1923, la Cie B.F.Goodrich mettait sur le marché des couvre-chaussures munis d'une fermelure à glissière et appelés "zippers".Leur succès fut immédiat et immense, tellement que le terme de "zipper", attribué à Bertram G.Work, président de Goodrich, sert aujourd'hui à désigner la fermeture elle-même plutôt que le couvre-chaussure.(L'appellation de "lightning fastener" — fermelure éclair, également heureuse, serait d'origine anglaise.) En un an la compagnie du colonel Walker fit plus d'argent que durant les trente années précédentes.Restait à se gagner les faveurs îles dieux et déesses de la haute coulure el des manitous de la confection tes puissances à la fois révolutionnaires et conservatrices ne cédèrent qu'au plus creux île la dépression, ( iierchanl un moyen de stimuler ses ventes déclinantes un manufacturier de vêtements pour dames essaya la fermeture celait el tuns les autres se mirent à limiter, Puis ce fui un tailleur acculé à la faillite qui, sciant laisse convaincre par Sundback.se décida à poser des "zippers" à ses pantalons: du jour au lendemain il devint riche el partout on s'empressa de suivre un si bon exemple Dès que le succès de son invention fui assure.Sundback se révéla homme d'affaires extrêmement avisé.Il sut se réserver des droits de fabrication et, ayant quille la compagnie de Walker, devenue Talon Inc.il fonda en 1925 à St.Catharines, Ontario, la Lightning Fastener Company.Limited, dont il fut le president et l'ingénieur en chef jusqu'à sa mort, survenue en 1954.L'usine de St, Catherines, discrète et vieillotte, compliquée comme une auberge de Dickens, a conservé quelque chose du charme des ateliers d'autrefois, ce qui convient fort bien aux petites dimensions des pièces fabriquées (qu'on manipule fréquemment comme lentilles et pois) et aux délicates opérations de l'assemblage.Mais les différentes salles où l'on fabrique, ici les curseurs, là les tirettes, ailleurs les dents ou les butoirs, abritent une machinerie complexe dont certains éléments sont aussi admirables que la fermeture éclair elle-même.Par exemple, l'extraordinaire machine à poser les dénis sur le ruban à lisérés.C'est l'opération essentielle et la plus difficile, et c'est aussi la plus rapide et la plus violente II faut que cela se fasse avec une extrême précision, car de la solidité et de l'espacement des dents dépend la qualité de la fermeture; il faut que cela se fasse avec la plus grande rapidité possible, vu le nombre astronomique de dents à poser.Le ruban est donc fourni sans interruption à la machine.Avec un bruit de mitrailleuse elle presse les griffes de chaque dent sur les lisérés, s'interrom-pant à intervalles réglés d'avance selon la longueur désirée des fermetures.La machine pourrait au besoin traiter un ruban de vingt, de cent, de mille milles.Il n'y aurait évidemment nul avantage à cela et les longueurs dépendent de l'importance des commandes pour telle ou telle couleur, ou tel ou tel modèle de fermeture.Les rubans sont ensuite lavés et séchés automatiquement.Le reste se fait en grande partie à la main à un rythme paisible, mais où se loge encore beaucoup d'adresse et d'ingéniosité.Enfin, les fermetures assemblées sont véri fiées une par une et à l'empaquetage commence leur dispersion vers des usages de plus en plus nombreux.La Cic Lightning Fastener possède à Bedford, Québec, une autre usine c|n dessert surtout le marché de l'est, La plupart des opérations sont groupées en une vaste salle, haute el claire.Jusqu present on n'y fait que l'assemblage de pièces; on y fera éventuellement la pro duclion complète.L'atmosphère de Bedford, toute nu deine, est bien différente de Si.Cath;i rines, mais les machines et les rylhnu sont identiques, toujours commandés pa' les géniales solutions que Gideon Sund back avait apportées aux problèmes d'uni invention merveilleuse et apparemmen si simple.(Photos: Lightning Fasten Co.Ltd., sauf celle de l'usine de Bedfor qui est de Marcel Sigouin.) LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 10 MAINTENANT • .C'EST LA VIE AISEE I «A VIA 'S RÉCENTE INNOVATION l>Oi;R DES JOURS DE LESSIVE SANS FATIGUE POUSSEZ SIMPLEMENT UN I {< M ITi )N pour Laver le Linge Sale.et sortez-le PROPRE ET SECÏ Madame! .Une nouvelle manière de vivre est prévue dans votre avenir ! Monte/ du sous-sol où vous faites la lessive et commencez à litre.Le jour du lavage appartient au passé! La sensationnelle nouvelle Laveuse-Séchcuse combinée Easy lave et sèche une pleine charge de linge en nue feule opération ininterrompue.Vous poussez simplement un bouton ! Songez au changement d'une vie exempte de jours de lavage.Ce serait plus de loisirs pour vous.Plus de temps à donner aux enfants.Sur cette nouvelle manière de vivre, consultez votre Marchand EASY maintenant! 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Si désiré, faire une meringue avec 2 blancs d'oeufs et en couvrir le dessus de la tarte.Ensuite, la mettre au four > i-r ernt iiiti-mrnt le ll\ir il** rrirlli'» Klwlr.i iiitlrliunt 1rs *0 ro-crltcM nitiui'»lir IFII- |iri:^li0« les premieres doses \«his i-unslaterez une difference dans le coinportciiieiit de voire enfant.Son appétit, ses couleur*, sa bonne humeur retiendront.Simp ujrréuhle nu coftt.le VermifufCe Rodecn s'emploie facilement ; sou succès est hase sur plusieurs années d'expériences.Kn vente dans toutes le* pharmacies, ou écrivez u Comptoir Pharmaceutique Ramo C.P.116, BELOEIL, P.Q.SUPPORT HERNIAIRE (BUPtUOt IA',10 Une bande herniaire "PIPER BRACE" 50i9s5 Un support njustf>, lavolilc et résistant Lsçaire arrière et courroie réglaliles.Bouton-pression en ni mil Tampon Intérieur plat, doux.Pas de bande d'acier ou de cuir Confort inégale Employe aussi comme support post-opératoire.Pour hommes, femmes, enfants.Pour commandes postales, don-net la mesure du bassenlre et spécifies si double, coté droit ou csuche.Port paye, sauf pour com* mandes COU aian taaci icanadai 1341.m Mcoiii caii*«».o*ai ' 'i -100 Manfttol 2.Que.jalousie et le baume bienfaisant d'un espoir.Il reprend d'une voix de caresse: —Puisqu'il est faux que vous êtes fiancée, Lyliane.est-il également faux — et je le souhaite — que vous quittiez Paris ce soir pour aller passer le dimanche en province?—Je n'avais trouvé ce prétexte que pour décliner poliment l'invitation qui m'était faite.—Et si je vous faisais, moi, cette invitation, Lyliane?Elle détourne les yeux, il lui semble que ses jambes vont se dérober subitement sous le poids de son corps.Il répète, d'un ton enroué par l'émotion qui le gagne: —Accepteriez-vous, Lyliane?Le regard qu'elle lui donne est bien trop éloquent pour qu'il doute de la réponse.Il se lève, va vers elle, bras tendus.—Je ne crois pas à mon bonheur, dit-elle, il est si soudain, si inattendu, si bouleversant.Il la tient pressée contre lui, toute palpitante d'amour naissant.El pendant un instant, serrés l'un contre l'autre, ils oublient le reste du monde dans un premier baiser.VII Les cloches de la vieille église toute proche carillonnaient midi quand M.Maury arrêta sa voiture devant la maison de Mme Sarton II souriait aux deux femmes qui l'attendaient sur le seuil de la porte.Solange Chartin remarqua cet air d'allégresse qui rajeunissait son sourire, son regard, toute sa personne et jusqu'à sa démarene.Elle rendit le sourire et aux battements plus précipités de son coeur elle comprenait combien cet homme lui était cher.Mme Sarton tendait déjà la main à son futur gendre —Permettez que je vous embrasse, dit-il en se penchant vers elle, si je le pouvais, je crois que j'embrasserais, aujourd'hui, le monde entier.—Et peut-on connaître la raison de ce débordement de tendresse?dit en riant la jeune femme.Il la prit par la taille en traversant la vaste cuisine pour se rendre dans la salle à manger où le couvert était dressé.Il dit d'un ton joveux: —J'ai une bonne nouvelle, une très bonne nouvelle à vous apprendre, ma chère Solange.J'ai reçu, hier, une lettre de Lyliane.Je vous l'ai apportée afin que vous en preniez connaissance et la voici.De la poche de son veston il tirait son portefeuille et y cueillait la correspondance de sa fille.—Lisez tout haut, dit-il, cette lecture intéresse également votre mère.Elle lut: "Mon cher papa, j'aurais été bien étonnée si l'on m'eût prédit qu'en allant à Paris pour y chercher l'indépendance, j'allais tout simplement aliéner ma liberté de jeune fille."Voici ce qui m'arrive: j'aime et je suis aimée d'un jeune homme charmant, de sept ans mon aîné."Il est venu chez cousine Louise dimanche Elle l'a trouvé très sympathique et m'a féiicitéc de mon choix."J'espère, mon cher papa, que mon fiancé te plaira et que tu n'auras qu'à te féliciter de l'agréer pour gendre."Ce n'est pas M.Tout-le-Monde, tu sais.A vingt-cinq ans, il vient d'être nomme sous-directeur de la maison de cou-turc où je suis employée et où il n'était que modéliste.Dans quelques mois, je m'appellerai Mme Charlin Bernard est le prénom de mon futur mari."J'ai hâte de te le présenter, mais il ne pourra pas quitter la maison de cou- Voici Comment Aspirin Aide des Millions de Gens À SE SENTIR VITE MIEUX! 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BOITES DE 12 KOTEX EN 3 FORMATS: RÉGULIÈRE, SUPER, JUNIOR BOITES DE 48 KOTEX: RÉGULIÈRE CLOCHE FOURNITURES 5 balles de fil CLARK'S ANCHOR Cronita de la couleur préférée.1 crochet en acier de marque MILWARDS Ship no 2.vg.de ruban de couleur contrastante.1 boucle de ceinture.Employer un fil double poutr le tout.TENSION 6 ms = 1 pouce; 6 rangs = 1 pouce.COURONNE Commençant au centre, faire une ch de 2 m.1er rang — 7 ms dans la 2e m à partir du crochet; 2e rang — 2 ms dans chaque ms autour; 3e rang — * 2 ms dans la ms suiv.(aug.d'une ms,) ms dans la ms suiv.Répéter de * autour.Augmenter de 7 ms également à chaque rang jusqu'à ce que l'ouvrage mesure 6%" de diamètre.Travailler sans augmenter jusqu'à ce que l'ouvrage mesure ô'Vi", à partir du centre de la couronne.BORD 1er rang — Augmenter de 7 ms également autour.Augmenter de 7 ms également à chaque rang jusqu'à ce que le bord mesure 3", ayant un nombre de ms pouvant se diviser par 5 au dernier rang.Rang suiv.— * Ms dans les 5 ms suiv., 3 m, ms dans la 3e m à partir du crochet (picot).Répéter de :|: autowr.Unir et couper.Mettre le chapeau sur la forme.Tailler le ruban en deux biais, chaque bande ayant 6 pouces de largeur.Placer l'une des bandes autour de la couronne en formant des plis et coudre en place.Faire un noeud avec l'autre bande et glisser dans la boucle.Coudre en place.ABREVIATIONS Ch chaîne, M maille, Ms maille simple, Suiv suivante, Aug augmentation.* (astérique) Répéter les instructions qui suivent ce signe autant de fois qu'il est mentionné.LA REVUE MODERNE — OCTOBRE IQjfJ S3 turc aviinl lu dernière semaine du mois d'août, dale tie ses vacances."Nous avons donc encore trois semaines à ittendra "Réponds moi vite, mon cher papa, et reçois les plus affectueux baisers de ta "Lylianc." —Rh bien! eh bien! dit Mme nrr< tj "Twln-Lile" //"'i/min/i'i lil double soul deux fois phuflattt m deux fois plui durables Marchez, dansez, asseyez-vous, agenouillez-vous .vos nylons "Twin-Life" résisteront parce qu'ils ont la vie deui fois plus dure.Voyez-vous, le fil est double .si l'un se brise .l'autre résiste.Et ils sont extra-fins comme vous les aimez ! Quel que soit le prix que vous payiez habituellement pour vos bas .vous obtenez deui fois plus de beauté et de durabilité en achetant les nylons "Twin-Life".Pointures proportionnées.Plusieurs textures ainsi que nylon extensible.A partir de $1.65.LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 10")') 54 Connaissez-vous bien les services qu'offre votre plombier?SON SERVICE D'ACHAT PEUT VOUS ÉPARGNER DE L'ARGENT Si vous n'appelez votre plombier que lorsque la tuyauterie ou l'installation de chauffage vous causent des ennuis, vous perdez le bénéfice d'un de ses meilleurs services.Votre plombier peut vous faire épargner de l'argent lorsque vous achetez du nouveau matériel de chauffage ou de plomberie.Il connaît toute l'installation de plomberie dans votre maison ainsi que les problèmes auxquels vous devrez faire face si vous installez une nouvelle ou une seconde salle de bain, une cuisine ou un système de chauffage.Votre plombier peut vous épargner de l'argent en vous donnant des conseils sur la valeur des produits et leur adap-tabilité à votre maison.Vous ne payez jamais plus — et souvent moins — quand vous achetez de l'équipement de plomberie et chauffage par le truchement de votre plombier.UNE INDUSTRIE * U SERVICE DE LA SANTÉ NATIONALE INSTITUT CANADIEN DE PLOMBERIE ET CHAUFFAGE Institut Canadien de Plomberie et Chauffage Département E-5 630 ouest, rue Dorchester, Montréal, P.O.G RATI S'.Deux précieuses brochures! "CONFORT ET JOIE DE VIVRE" Des illustrations en couleur, des renseignements, des idées et des conseils sur ce qu'il y a de mieux pour votre foyer en fait d'appareils de plomberie et chauffage! Ces brochures regorgent de plans et de conseils précieux.Des aujourd'hui, postez ce coupon qui vous vaudra des COPIES GRATUITES ! NOM ADRESSE VILLE PROVINCE encore jeune.Ca, aussi, voyez-vous, c'est le cours normal de toute vie: se perpétuer pour ne pas être seul, afin que quand vient la vieillesse, vous vous sentiez entouré de tendresse.—En somme, madame, vous donne/ raison à mon père?Vous trouvez logique qu'il veuille se remarier.— Mais oui.ma chère petite.Notre fi ce diffère, vovez-\ous, et c'est pourquoi nous voyons, vous et moi, les grandi problèmes de la vie sous différents as-jects.—Je sens fléchir mon opinion première.Si seulement cette femme sous res-semblait! —Et qui vous dit qu'elle ne me ressemble pas'.' Comment pouvez vous lavoir puisque vous refusez de la connaître?Je suis convaincue que votre père a beaucoup de peine.—Oui, je sais, je sais qu'il a beaucoup de chagrin, mais j'hésite à capituler.—Quand vous vous confesserez, ma petite fille, vous n'oublierez pas d'avouer ce pros péché d'orgueil.Elle lui souriait si amicalement que la jeune fille sentit fondre les derniers ressentiments oui s'opposaient, en son esprit, à battre en retraite.—Vous parlez exactement comme j'aurais voulu parler à ma filleule, dit doucement cousine Louise, mais depuis qu'elle est près de moi, chaque fois que je tente de plaider la cause de son père, elle détourne la conversation.Je crois cependant que voilà ma Lyliane redevenue un peu plus raisonnable et cela, grâce à vous, madame.—Ma belle-soeur est une fée qui se passe de baguette mapique, dit en souriant Bernard Elle parle; et sa parole, comme le soleil chasse l'ombre, met de la lumière dans les cerveaux enténébrés.Mme Chartin se mit à rire; de son rire clair, plein de jeunesse.—Ne me jetez pas tant de fleurs, dit-elle, je dis ce que je pense, sans plus.—Mais vous pensez, madame, avec votre coeur, surenchérit cousine Louise, et c'est pourquoi vous ne pouvez donner ! que des conseils qui gagneraient à être suivis.—Et allez donc! lança eaîment Lylia-| ne.Voilà une flèche pentiment décochée au passage.Merci, marraine.Et soyez tous contents; il ne faut pas que moi seule montre que j'ai un caractère buté; surtout quand j'ai déjà plusieurs personnes contre moi A savoir; papa, cousine Louise, madame Chartin.—Et moi, dit Bernard en passant son bras autour du cou de la jeune fille.—Alors je capitule, dit-elle Demain, j'écrirai à mon père que Mme Chartin est un avocat sensationnel et qu'elle a plaidé sa cause avec un tel brio qu'elle a réussi à vaincre ma résistance blâmable d'enfant pâtée C'est bien ainsi que vous m'appelez, n'est-ce pas, madame'' Je lui écrirai que sa grande enfant pâtée accepte, pour ne pas voiler son bonheur présent, d'être présentée à sa future femme.Ah! madame, madame, soupire-t-ellc.si elle pouvait seulement vous ressembler, être aussi gentille, aussi charmante que vous! Quel dommage que je ne vous aie pas connue plus tôt En tant que veuve, je vous aurais présentée à mon père et qui sait?.Mais n'anticipons pas, surtout quand la partie est perdue.Cette supposition fait partie du domaine imaginaire puisque dans le domaine réel mon père n'a pas eu besoin de moi pour trouver celle qui sera ma belle-mère.Mais.Mais pourquoi donc pleures-tu, marraine?—C'est que je suis contente, si contente, ma petite fille II avait tant de ena-prin ton père et j'aurais tant souhaité qu'il fût heureux.—Eh bien! marraine, sois satisfaite, il y a trop de bonheur en moi pour que je ne songe pas à effacer la peine que j'ai faite et les soucis que je vous ai causes Je vous remercie, madame, de m'avoir aidée à voit clair dans nies sen limenis, d'autant plus que moi aussi, sans vouloir en convenir, je soufflais de cet étal de choses.Mais je veux repaid Il seia si heureux, mon cher papa que je n'ai pas cesser d'aimer.VIII Une musique endiablée emplissait le bureau-salon où se tenait M Maury Lyliane jouait avec frénésie, comme pour tromper l'enervement de l'attente et les mouvements de sa tète faisaient cas-cader sur sa nuque les souples boucles de ses cheveux noirs.File était vêtue d'une jupe bleu-marine et d'un corsai-e de nylon rose à manches courtes qui laissaient voir la courbe gracieuse de ses bras gonflés de jeunesse Eni'louti dans un fauteuil profond.M Maurjf contemplait sa fille d'un regard attendri.D'une minute à l'autre, Bernard arriverait; puis viendrait ensuite Mme Chartin.par le train de midi.Il avait été convenu, entre lui et la jeune femme, qu'il ne se déranperait pas pour aller au-devant d'elle à la gare.Elle prendrait un taxi.Ils jouiraient mieux ainsi de l'étonnement de Lyliane et de Bernard La jeune fille appréhendait un peu la présentation avec sa future belle-mère, mais le malaise que lui causait cette appréhen'ion était tempéré, toutefois, par la douce joie de revoir son bien-aimé et de le présenter à son père.Le jeune homme arriverait en auto et serait à Vierzon entre onze heures et midi.Il était onze heures et demie quand le timbre de la sonnerie retentit.Le piano se tut sur une note brève.Lyliane se leva brusquement, les yeux brillants et les joues toutes roses d'émotion La femme de menace se précipitait, sortant de la cuisine, mais la jeune fille formula le désir d'ouvrir elle-même au visiteur.M Maury.qui s'était levé également pour accueillir son futur pendre, entendit parler un instant les jeunes gens dans le vestibule; puis ils entrèrent ensemble, se tenant par la main, lui un peu troublé mais souriant; elle avec mille soleils dans les yeux.—Mon cher papa, je te présente Bernard Chartin, dit Lyliane, demeurée palpitante Les deux hommes se serrèrent amicalement la main.—Je suis enchanté de vous connaître, dit gaiment M Maury et j'espère que je peux placer, sans arrière pensét, le bonheur de ma Lyliane entre vos mains.Vous m'êtes très sympathique et il est fort rare qu'un premier jugement me déçoive.—Je vous remercie, monsieur Je pense bien en effet ne pas vous décevoir et je m'efforcerai d'être un excellent mari.Vous n'aurez, je crois, qu'à vous louer de m'accorder la main de mademoiselle votre iîIle.—Et mademoiselle ma fille, je l'espère, fera une bonne et fidèle épouse, et une tendre maman —Ainsi soit-il, dit Lyliane en souriant.Ils s'installèrent tous trois dans le bureau-salon et parlèrent amicalement —Vous êtes parti de Paris à une heure assez matinale et le grand air creuse l'appétit, dit M Maury, vous devez avoir la fringale.—La faim ne me tenaille pas encore l'estomac, répondit-il, et je peux parfaitement attendre.—La raison pour laquelle je ne vous LA REVUE MODERNE — OCTOBRE H)-)0 75 55 invile pus à passer dès maintenant dans la salle a mander, c'est que nous allons avoir une visiteuse qui doit arriver par le train de midi.— Une visiteuse dont le nom est pour mri un mystère, dit 1 yliane Mon père prétend que je ne devrai connaître son nom une lorsqu'il me la présentera.Je ne vois pas à quoi cela rime, mais puisque je dois attendre pour que me soit dévoilée son identité, j'attends.bien patiemment, je dois l'avouer.—Vous n'ignorez sans doute pas que je vais me remarier en oclohre prochain.—Lyliane m'a mis en effet au courant de votre prochain mariage, monsieur, et je vous en félicite.—Merci.C'est de ma future femme dont il est question Quelques minutes encore et vous ferez sa connaissance.—J'en serai ravi, monsieur Un sourire indéfinissable fleurit sur les lèvres de M.Maury.Sans cesse, son regard consulte la pendulette qui trône sur la cheminée de marbre, entre deux sujets de bronze et il soupire, comme s'il orchestrait son attente et même l'attente du bonheur sur la marche lente des aiguilles.L'oreille aux acuets, l'ouïe rendue plus sensible par l'approche de Pneurc H.il entendit le sifflement d'un train et il en fit la remorque: —Je crois, annonca-t-il, que le train entre en pare Dans un quart d'heure, au nlus.mon rnniï sera parmi nous.II rayonnait Lyliane s'en aperçut et le lui dit.—Mon cher ram, tu parais si heureux que tu semblés rajeuni de quinze ans.Décidément, tu sais, le bonheur te va bien.Il se leva, un peu impatient, passa devant sa fille et lui caressa la joue au passape —Je suis heureux, oui, très h»ur
de

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