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Titre :
La Revue moderne.
Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. La publication prend le nom de Châtelaine en 1960. [...]

Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. C'est la journaliste d'expérience Madeleine Huguenin, de son vrai nom Anne-Marie Gleason, qui fonde La Revue moderne. L'éditeur torontois Maclean Hunter achète la revue en 1960 pour fonder Châtelaine, toujours publiée aujourd'hui.

La Revue moderne se donne une double mission, à la fois intellectuelle et populaire, qu'elle maintiendra tout au long de son existence. Elle vise à satisfaire à la fois une clientèle intellectuelle intéressée par la science, la littérature et les idées, et une clientèle populaire à laquelle elle offre un contenu de divertissement adapté au goût et à la morale du Canada français. Les deux sections de la revue sont autonomes et évoluent en parallèle.

Dans les premières années de son existence, La Revue moderne vise une clientèle aisée, qui profite d'une certaine croissance économique d'après-guerre. En font foi les annonces publicitaires de produits de luxe et le grand soin mis dans la conception des illustrations. La revue prend un ton qui va à l'encontre du nationalisme alors en vogue véhiculé par Lionel Groulx et Henri Bourassa.

La Revue moderne montre dès le départ un intérêt certain pour la littérature : en plus de publier des romans-feuilletons, elle compte sur des collaborations de Louis Dantin et de Louvigny de Montigny. De 1930 à 1935, l'engagement de Jean Bruchési pour la littérature canadienne alimentera aussi le contenu littéraire de la revue. Celui-ci sera ensuite plus orienté vers la France. Dans les années 1950, La Revue moderne fait moins de place à la littérature, et s'intéresse davantage à la télévision.

Plus de la moitié du contenu de La Revue moderne est voué aux pages féminines. Un roman de littérature sentimentale et d'évasion, visant particulièrement la clientèle féminine, y est publié en feuilleton chaque mois. Ces romans sont principalement l'oeuvre d'auteurs français, dont la romancière Magali, qui jouit d'une immense popularité. Les pages féminines traitent de la mode, des soins de beauté, des arts ménagers, de l'éducation des petits et d'activités mondaines, comme le bridge. Le public féminin est aussi la principale cible des annonceurs.

La lectrice type de La Revue moderne est mariée et mère, elle est citadine et catholique, aisée et charitable, sentimentale et raisonnable. Elle a le souci de son apparence et de celle de son foyer. Elle bénéficie de temps libres pour se cultiver. C'est une femme moderne intéressée par les nouveautés, mais pas féministe pour autant. Elle ne cherche pas à rompre avec la tradition. Cela changera avec Châtelaine.

La Revue moderne gagnera des lectrices jusqu'à la fin de sa publication. Le tirage de la revue, de 23 120 en 1922, passe à 12 904 en 1929, à 31 343 en 1940, à 80 000 en 1944 et à 97 067 en 1956, pour atteindre un peu plus de 101 650 exemplaires en 1960.

La publication de La Revue moderne est interrompue pendant cinq mois de décembre 1938 à avril 1939, pour revenir en mai 1939 avec une nouvelle facture graphique. Cette renaissance est attribuée à Roland Beaudry, alors vice-président et administrateur de la revue.

En plus des collaborateurs nommés plus haut, La Revue moderne s'attire la participation de personnalités comme Robert Choquette, Albert Pelletier, Alfred DesRochers, Michelle Tisseyre, Jehane Benoit, Damase Potvin, Ringuet (Philippe Panneton), Alain Grandbois, Robert de Roquebrune, Gustave Lanctôt, Adrienne Choquette, Germaine Guèvremont, René Lévesque, Jean Le Moyne et Valdombre (Claude-Henri Grignon).

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 294-295.

DES RIVIÈRES, Marie-José, Châtelaine et la littérature (1960-1975), Montréal, L'Hexagone, 1992, 378 p.

PLEAU, Jean-Christian, « La Revue moderne et le nationalisme, 1919-1920 », Mens, vol. 6, no 2, 2006, p. 205-237.

RICARD, François, « La Revue moderne : deux revues en une », Littératures (Université McGill), no 7, 1991, p. 76-84.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1919-1960.
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Châtelaine.
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Références

La Revue moderne., 1957-03, Collections de BAnQ.

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-m m* ^a fâvue Moderne t MR 1957 Montréal k Mars 195^ 20 cents notre roman d'amour Cftâteaux en €sfpague par clair 8L 1V3H1NDW SIN30 1S OOil CtihèOttr Le- (/onions liions cl les diététiciennea sont d'avis qu'il faut cuire les légumes rapidement.C'est la seule façon de conserver tout leur saveur, leur couleur, et leur valeur nutritive.Eh bien ! Le Géant Vert a trouvé un moyen ultra-rapide de cuire son blé d'Inde Niblets.Dans un nouvel autoclave, le blé d'Inde tourbillonne avec la rapidité de l'éclair et la cuisson se fait en moins de temps qu'il n'en faut pour expliquer le procédé.Et quel merveilleux résultat ! C'est comme manger du blé d'Inde en épi.Tout ce qui manque c'est l'épi.Réchauffez et servez les nouveaux Niblets.Quel régal ! MARQUE à cuisson-éclair Crran Clant of Canada I tmllad.Sla-Marlin».Quihee.mat flliwi an tonirrra lai patiti p"ii dr marqua Craan Ciant, la MaxiiOrn Sihtali; ta* l'aval jaunci cl lai /ètri raftat de marqua Crcrn Liant. Les mots croisés 2 3 A S fc 7 « ) lO I! IZ Id 14 15 lb 17 /« HORIZONTALEMENT 1.—Omit dp pmemu hnèi petits qui vivent duns les bulHOIH — Enveloppes de pvrteim objet».-.— Provision d'enti douce pour un navire — rtWrvfi lr droit tir llfllMf l*-n un lonrm un dp le* .ln.i uij besoin.i - -.«'llllMKflllPfltN •¦¦.fuit* .1.lu fun n rrtiiirrOr i - ¦ ¦ " ¦¦ -1.l'annonce.NtniN ¦ -.in.,.,.I'uric r tit 11.i .i,,.|«-a annomn ne Mint [mm publiera.4— NmiM ne (Junnunn suit* à miiuii» cor-renin.ntliwwve.Mlni-.nl.— Célibat».ro, 2C de mon père.Il m'appartenait et j'étais à lui, mais nous nous connaissions peu.Je l'aimais et je pensais à le lui dire.Et puis non.Mes sentiments avaient de la pudeur.J'étais un homme.et papa aussi.Après les semences: orge, avoine, patates.nous avons commencé le bois de chauffage.—L'hiver prochain, ça va être une autre histoire, disait papa J'ai vendu mon bouleau.J'ai de l'argent pour acheter une vache.Et, avec le bois sec, tu parles, si on va avoir chaud! Il y a eu la sécheresse et — c'était inévitable — un feu de forêt Le soleil, ce matin-là, apparut comme derrière une écharpe et.sans que l'incendie fin visible encore, j'entendais sa melodic, son requiem: un temps, vagues qui retraitent; deux temps, lames forcenées Les colons du côté sud fuyaient devant la rivière de feu.—Sauvez-vous! criaient-ils.Papa s'y refusait.—Le feu est encore loin.Il enireprit d'arroser la façade exposée de la maison.Le puits fut vite à sec.Des étincelles descendaient sur nos champs et.sournoisement, brûlaient les graines dans l'humus.Je courais vers le ruisselel de la cédrière; j'en ramenais un peu d'eau, puis je recommençais.A l'aide de pelletées de terre jaune, papa étouffait d'autres petites fumées Nous com-batlioas le feu, mais je pensais à la neige Perdre la maison, les semences et le bois de chauffage, c'était se livrer, poings liés, à l'hiver et j'entendais rire le spectre de Janvier.L'oncle Edouard est arrivé, avec mes cousins Marcel et Jean-Charles.—Attachez bien le cheval, a-t-il recommandé.Du menton, il a désigné l'incendie.—Si on l'arrête pas icitte, tout' va passer —Faut l'arrêter, dit papa.Nous avons épuisé le ruisselet dont, ensuite, nous avons creusé le lit de terre humide et nous l'appliquions par-dessus la mousse, entre les poutres de la cabane.Mes cousins avaient douze et treize ans.J'admirais l'air stoîquc avec lequel ils s'acquittaient de leur tâche.Des tentacules de flamme s'élançaient de la forêt.—Partez, dit papa.Emmenez les femmes et allez-vous-en de l'autre côté de la coulée.Déjà, l'oncle Edouard jetait dans le puits vide tout le linge et les vêtements de la maison.—Nous vous rejoindrons, dit-il Le chariot, conduit par Jean-Charles, était chargé des femmes et des jeunes enfants Marcel et moi, nous courrions derrière.Nous répondions au cnapclct que récitait tante Odile et, souvent, nous nous retournions pour regarder l'incendie.Le vent et le feu ont perdu leurs titres d'ennemis numéro un de la paroisse.La forêt a reculé, enlevant à la flamme ce tremplin d'où elle s'élançait.Des maisons solides défient les plus fortes colères du vent Mais S.-Octave a d'autres créanciers.Le sol inculte d'abord.Pour l'obliger à produire, il faut travailler dur et.règle générale, les cultivateurs n'ont pas ce courage.Le fatalisme les incite à se contenter du "petit pain" "On est nés pour ça," répètent-ils."Ce n'est pas la terre qui nous fait vivre: c'est nous qui la nourrissons." Car les plus vaillants achètent de la chaux et de l'engrais chimique; ils ensemencent un champ de patates, un carré de légumes, une acre d'avoine; le tout reste à la merci de la pluie, de la sécheresse et des animaux vagabonds Le commerce du bois demeure le principal moyen de subsistance.On a constitué un Syndicat forestier, lequel organise des chantiers sur les Shickshccks.Les habitants de S.-Octave s'élèvent jusqu'à l'héroïsme quand les circonstances l'exigent, puis la routine les rejette dans la résignation.Pour eux, la patrie, c'est encore la France, et les héros: Montcalm.Frontenac et Lévis L'Angleterre est détestée et cette phobie frappe également les compatriotes de langue anglaise et les Américains.Ils passent de la gaieté au désespoir le plus sombre, mais ne se révoltent pas Sociables, ils se réunissent pour boire et chanter.Présentez-leur un mélodrame: Les deux orphelin,!,.La petite Aurore.ils pleurent, même les nommes, et ils interpellent les vilain*.S.-Octave compte cent vingt familles et sept cent vingt-cinq âmes.On a peu à peu délaissé les rangs pour se grouper autour de l'église.Quand vient l'hiver, on a moins froid.Ici, la neige est toujours en avance Elle arrive aux premiers jours d'octobre, disparaît, puis revient.Des novembre, elle s'installe à demeure On s'éveille, un matin, et il y a quatre pouces de neige sur les routes.S.-Octave semble pétrifié.Et ce sont des escarmouches pour garder à la circulation automobile le chemin de Cap-Chat.On n'y réussit pas longtemps.L'auto-neige a la mission de transporter les voyageurs pendant cinq mois Hier, c'était le vingt-cinquième anniversaire de la fondation de S -Octave et, avec ma fiancée, je suis retourné chez mes parents.Je songeais aux progrès accomplis depuis l'époque où j'étais venu en pionnier.Nous avons de bonnes routes, des maisons coquettes et de très dignes édifices religieux Et j'étais fier des montagnes et des paysages."Nous ferons du ski," disais-je pour ma compagne.Mais l'auto-chenille s'est immobilisée daas un banc de neige J'ai poussé, avec d'autres voyageurs Nous n'avons pu dégager le véhicule.—Un mille encore avant d'arriver chez moi! ai-je soupiré.—Faisons-le à pied, a proposé mon amie.Le froid était vif Par endroits nous avions de la neige jusqu'aux genoux.Je regrettais d'avoir entrepris cette randonnée.—S.-Octave-de-l'Hiver! murmurais-je.Nous sommes entrés dans la maison.Papa et maman nous suppliaient d'approcher de la fournaise; ils offraient du café, du cognac.Plus tard, nous avons reparlé des premiers temps de S.-Octave, de Renée-Jeanne décédée, à seize ans.d'une pneumonie, et de la Sapin, que maman conservait, vieille et ridée, dans un tiroir.—Je ne regrette rien.Je recommencerais, a dit papa Nous étions du même avis, pendant que le vent s'élevait à l'extérieur et qu'émus, nous l'écoutions.la Rnxtir: modiuni: — MARS 1037 42 Vous enrayez l'odeur en toute sécurité avec MUM SANS DANGER POUR L'ÉPIDERME SANS DANGER POUR LES VETEMENTS le désodorisant découvert par un médecin Crâce à la nouvelle crème Mum, votrr pi i-'.nnc- respirera la Irait heur cl li li'-nniiilr a Imite heure ilu jour ou de la nuit, au travail comme dans l'intimité; vous serez sereine et sûre de vous-même.Le nouveau Mum renferme du M-3 (hexachlorophcne) qui adhère à I épi-derme et enraye l'odeur 24 heures par jour.Le nouveau Mum est si doux que vous pouvez l'employer tous les jours sans irriter l'épiderme normal.Det conitototlont médicales prouvent gue le nouveau Mum additionné de M-3 enraye l'odeur pendant 24 heures — beaucoup plus longtemps que les désodorisants ne renfermant pas de M-3.MUM Ne teche pas dans son récipient «HATE AIV.(Suite de la page 39) ment le prétendant est bien Benoit.Cela devient très complique.Je dis: prétendant, c'est une erreur, car il ne pretend pas.Je terminerai par le mariage de Gildas et de Carole, mais les lectrices trouveront-elles cette fin assez séduisante?Carole est apprêtée, peut-être intelligente mais sans simplicité, et toujours disposée à se moquer des autres.Avant le diner, blottie dans un fauteuil profond du hall, je fais semblant de lire une publication.Plus morose que jamais, je dissimule mon visage derrière les feuilles de la revue, laissant passer Clicot, Philemon, Benoit.Ils devisent sur le seuil, je vois Benoît en profil perdu Sa haute silhouette se dessine à contre-jour, extraordinairement élancée, d'une distinction rare: j'en suis frappée.Soudain, Gildas, qui devait être dehors les rejoint, il se trouve à côté de lui.Tous deux sont de la même taille, à peu près, Gildas plus fort, bombant le torse, avec son air suffisant, et Benoît.Benoit n'a jamais l'air d'un mannequin, rien sur lui ne semble que très naturel et personnel Je trouve qu'il fait du tort à Gildas, beaucoup de tort, ce soir.Tout le groupe Voyagea connaît maintenant la vérité.Je veux faire bonne figure et essaie de prendre un air assuré derrière un sourire contraint.Un seul rayon dans l'ombre, le tact de Benoît Enfin je comprends ce que tante a voulu dire en m'annonçant que mon prétendant était très bien.Et il me plait, lui! 11 m'aide discrètement, timbre les cartes postales qu'il me rapporte en prétextant qu'il en a justement pris trop pour lui: il me prête son sty-lobillc .c'est gentil.J'en veux au beau Desfontaines sans armoiries ni coeur.Un arriviste.Ce n'est pas Carole qu'il aime mais les produits Bonatout.Rien ne l'apitoie.—Vous êtes la vedette du voyage et vous serez vedette un jour sur l'écran, promet Baucis encourageante, j'écrirai ie scénario —Toi! écrivain! lui dit Philemon, on aura tout vu.—J'ai beaucoup d'idées.Il murmure narquois: —Des idées, mais pas d'orthographe, mon Ciiou.—Possible.Tu reliras.J'aime écrire.et elle explique: —Dans le courrier du journal que j'achète et qui s'appelle "De plus en plus belle", je demande toujours des conseils pour la couleur du fard.La revue pretend que la crème 410 au concombre est mieux pour les blondes, et moi je leur écris que.—Toi lu ne te sers pas des produits que tu te fais envoyer, alors pourquoi t'obstines-tu?Bientôt on pourra monter un institut de Beauté.—Et alors?Ca ne te plairait pas, dis, mon lutin?Tout le monde pince les lèvres pour ne pas rire.Ncnette Intrépide change la conversation en me parlant d'un coupon intéressant qu'elle a vu ce matin dans un magasin de cotonnades et dans lequel je pourrais me faire une jupe.Baucis la taillerait en choisissant un modèle simple, nous la feriorw à nous trois dans la soirée, et Gigogne m'avancerait l'argent.Et puis j'erre dans le hall à la recherche de Clicot qui a disparu.Il prétend rester en relation avec la police de Tours et est peut-être en train de lui téléphoner.—Allô, allô.Voyagea?Cest Clicol.Allô.Domi?C'est vous, ma chérie.Je refuserai le prochain ralenti.Trop long sans vous voir.Je comprends pourquoi Clicot téléphone chaque jour à l'agence.Il y n sa "souilaile", comme disent les Trollinel Combien je voudrais, moi aussi, être aimée1 Soudain, je me rappelle la façon dont Benoil m'a regardée en me disant que je savais défendre mes amis, et cela nu-fait plaisir de sentir qu'il rn'a approuvés.Je suis bien forcée aujourd'hui de reconnaître que son opinion compte beaucoup pour moi., c'est celle d'un homme tout à fait équilibre, qui sail allier l'ordre à la fantaisie, se plier à une situation prosaïque et s'en evader, seulement à ses heures de liberté, pour s'adonner à l'art qu'il aime.C'est un grand modeste qui ne fait pas étalage de sa science; pourtant, chaque fois que l'un de nous pose une question sur les châteaux et leur histoire, il y repond en même temps que Clicot; quelle education parfaite est la sienne! Enfin il est infiniment séduisant.J'aime sa voix émouvante, son regard profond, j'aime.Arrête, Mariette, arrête! Que vas-tu penser'' Que vas-tu dire?CHEVERNY Nous retournons aujourd'hui dans la campagne solognote.Clicot évoque en nous conduisant à Cheverny la misère d'antan.Les marécages qui rendaient autrefois cette région misérable ont été asséchés presque entièrement; mais des mares et des étangs dissimulés dans les bois en bouquets gardent encore le gibier.La mélancolie de ce décor brumeux s'accorde parfaitement avec mes idées sombres.Je voudrais rouler pendant longtemps à travers ce nostalgique paysage.Mais il faut déjà descendre sur la place de Cour-C heverny où une vieille église paysanne semble faire un tout avec la halle en bois qui s'appuie contre elle.Sur cette même place ouvre la grille qui donne accès à une longue allée au bout de laquelle apparait le château que précède une immense pelouse.Il est de style Louis XIII et en pierre blanche, très grand, un peu froid Combien de fois serons-nous descendus de cet autocar et y serons-nous remontés depuis le commencement du voyage! Il est le leitmotiv de mes notes quotidiennes; quoi qu'il soit arrivé, le Voyage-au-ralenli eut pour fidèle coursier l'autocar! Lui, lui! Toujours lui! Naturellement, Clicot prend la tête du groupe et nous voici le suivant à travers les vastes pièces, richement meublées.—Absolument dix-septième siècle, constate noire guide.Maintenant allons voir la meute.—La quoi?demande M Trottinet.C'est Baucis qui lui répond, et sa voix éclate comme une fanfare: —Les meutes, c'est une sorte de chasse.Mme Trottine! n'est pas de cet avis.—Les meutes, voyons, ce sont des barricades dans l'histoire de Fiance.—A quel propos parliez-vous d'émeutes?dit Carole dédaigneusement.Clicot explique, comme s'il n'avait pas entendu les réponses à la question de l'estimable M Trottinet: —Une meute représente un certain nombre de chiens courants dressés pour la chasse.Celle de Cieverny est célèbre.Noui les admirons au chenil.Clicot nous entraîne dans le parc plein de brume à travers laquelle on devine le soleil Benoit est près de moi, tout à coup.NOUVEAU ! COUSSIN D-rScholl's BALL-O-FOOT - U PASSE AI'TOUH DE L1 SOULAGEMENT RAPIDE dis Durillons, Pieds Sensibles, Sensation de Brûlure sous le Métatarse inn n i x i i \ MOUSSEUX ¦ I NVION Al 1 *ti C'est comme si vim* niiiri'hlfz Hiir tic* Oreillers, même n w*c le* TuluftS LUS l'IIS UMTS! BntkVwnont NOI'VEAl'! Dr.SchoU'a BAW-0- l-'lMt'l'.i OIIÇU Ni i < 11 M ' I < j 111 1111 lit, 30 fixe KJtns a/î- hé*»lf, M I>a**e autour de l'orteil et *«'aju>le nous le métatarse.Soulage rapidement lew durillon* douloureux, pli ds sonaiUk'H.et «érudition rie brûlure.Rend la mttrene Facile.Votre ehniiNNiire — et non votre pied amortit le choc de chaque pO£.Conteur th.ilr Invisible l,:iwih]e Seuh-metit , M g a.-1 il S dO * 'h.iik
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