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Titre :
La Revue moderne.
Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. La publication prend le nom de Châtelaine en 1960. [...]

Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. C'est la journaliste d'expérience Madeleine Huguenin, de son vrai nom Anne-Marie Gleason, qui fonde La Revue moderne. L'éditeur torontois Maclean Hunter achète la revue en 1960 pour fonder Châtelaine, toujours publiée aujourd'hui.

La Revue moderne se donne une double mission, à la fois intellectuelle et populaire, qu'elle maintiendra tout au long de son existence. Elle vise à satisfaire à la fois une clientèle intellectuelle intéressée par la science, la littérature et les idées, et une clientèle populaire à laquelle elle offre un contenu de divertissement adapté au goût et à la morale du Canada français. Les deux sections de la revue sont autonomes et évoluent en parallèle.

Dans les premières années de son existence, La Revue moderne vise une clientèle aisée, qui profite d'une certaine croissance économique d'après-guerre. En font foi les annonces publicitaires de produits de luxe et le grand soin mis dans la conception des illustrations. La revue prend un ton qui va à l'encontre du nationalisme alors en vogue véhiculé par Lionel Groulx et Henri Bourassa.

La Revue moderne montre dès le départ un intérêt certain pour la littérature : en plus de publier des romans-feuilletons, elle compte sur des collaborations de Louis Dantin et de Louvigny de Montigny. De 1930 à 1935, l'engagement de Jean Bruchési pour la littérature canadienne alimentera aussi le contenu littéraire de la revue. Celui-ci sera ensuite plus orienté vers la France. Dans les années 1950, La Revue moderne fait moins de place à la littérature, et s'intéresse davantage à la télévision.

Plus de la moitié du contenu de La Revue moderne est voué aux pages féminines. Un roman de littérature sentimentale et d'évasion, visant particulièrement la clientèle féminine, y est publié en feuilleton chaque mois. Ces romans sont principalement l'oeuvre d'auteurs français, dont la romancière Magali, qui jouit d'une immense popularité. Les pages féminines traitent de la mode, des soins de beauté, des arts ménagers, de l'éducation des petits et d'activités mondaines, comme le bridge. Le public féminin est aussi la principale cible des annonceurs.

La lectrice type de La Revue moderne est mariée et mère, elle est citadine et catholique, aisée et charitable, sentimentale et raisonnable. Elle a le souci de son apparence et de celle de son foyer. Elle bénéficie de temps libres pour se cultiver. C'est une femme moderne intéressée par les nouveautés, mais pas féministe pour autant. Elle ne cherche pas à rompre avec la tradition. Cela changera avec Châtelaine.

La Revue moderne gagnera des lectrices jusqu'à la fin de sa publication. Le tirage de la revue, de 23 120 en 1922, passe à 12 904 en 1929, à 31 343 en 1940, à 80 000 en 1944 et à 97 067 en 1956, pour atteindre un peu plus de 101 650 exemplaires en 1960.

La publication de La Revue moderne est interrompue pendant cinq mois de décembre 1938 à avril 1939, pour revenir en mai 1939 avec une nouvelle facture graphique. Cette renaissance est attribuée à Roland Beaudry, alors vice-président et administrateur de la revue.

En plus des collaborateurs nommés plus haut, La Revue moderne s'attire la participation de personnalités comme Robert Choquette, Albert Pelletier, Alfred DesRochers, Michelle Tisseyre, Jehane Benoit, Damase Potvin, Ringuet (Philippe Panneton), Alain Grandbois, Robert de Roquebrune, Gustave Lanctôt, Adrienne Choquette, Germaine Guèvremont, René Lévesque, Jean Le Moyne et Valdombre (Claude-Henri Grignon).

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 294-295.

DES RIVIÈRES, Marie-José, Châtelaine et la littérature (1960-1975), Montréal, L'Hexagone, 1992, 378 p.

PLEAU, Jean-Christian, « La Revue moderne et le nationalisme, 1919-1920 », Mens, vol. 6, no 2, 2006, p. 205-237.

RICARD, François, « La Revue moderne : deux revues en une », Littératures (Université McGill), no 7, 1991, p. 76-84.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1919-1960.
Contenu spécifique :
décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Châtelaine.
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Références

La Revue moderne., 1958-12, Collections de BAnQ.

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germer.— Nom vul-gaîro des mammifères du genre bradype.— Pommade de blanc de plomb.— Effronté.11—Fixer quelque chose dans un métal, dans la pierre.— Criand, aigu.12—Milieu où un fait se produit.— Consentement, joie.— Angle formé par deux lignes, doux plans qui se coupent.— Trois voyellos.13—Gonro de mammifères carnassiers d'Amérique.— Deux consonnes jumollos.— Qui a rapport au pays, au temps où l'on •st né.14—Disposo par étages.— Moyen détourné.— Détormino par comparaison avec l'unité de poids, le poids do.15—Gouvernor à son gré.— Qui n'a pas de liaison.16—Rivièro do France.— Pièce longue et découvorlo.— Déesse des Egyptiens.17—Boite pour sorror les aiguilles.— D'un verbo gai.— Prénom féminin.16—Grosso pièco de bois pour soutonir lo plancher.— Adjectif possessif.— Se suivent dans "élier".— Du verbo "être".VERTICALEMENT I—Qui font prévoir ot évïlor les fautes ot les dangers.— Etat de ce qui est raboteux.6—Poule.— Adjectif possessil.— Evénement fortuit.— Deux consonnes jumelles.7—Père de Jason.— Genre de mammifères rongeurs.— Interiection.— Se dit d'une jument dont les incisives conservent le cornet dentaire.8—Remeitre a neuf, en parlant d'un chapeau.— Attachas avec un lien.— Du verbe "aller".9—Préparation des cuirs.— Du verbe "être".10—S'emploie pour chasser quelqu'un.— Matière brune qui se lorme par la décomposition de la paille.— Produire des rides.11—Ceps de vigne élevés contre un our.— Préposition.— Suite de termes se succédant d après une loi.12—Carte à jouer.— Etres fantastiques.— Empereur romain de S4 à 68.— Espace indéfini dans lequel se meuvent les astres.13—Petit ruisseau.— Deux consonnes jumelles.— Deux voyelle*.— Se suivent dans "oeil".Genre de mammifères pro- ]4—Petite ile.boscidiens.1 S—Doux voyolles jumelles.— Du verbe "ê-tre ".— Ville de Chaldée.— Du verbe "avoir".— Chaque extrémité du grand axe de l'orbite d'une planète.16—Préfixe.— Note do la gamme.— Qui tiennent de l'argile.17—Qui a rapport aux terres.— Fort os.vi-gourousos.— Pronom personnel.18—Femme célèbre par ses écrits, née à Pans.— Pièco de fer qui passe dans le moyeu des roues.— Anneaux de cordage.SOLUTION DU MOIS PRECEDENT 2—Terrains «ornés d'avoine, "avoir".Du vorbo .— Char- 3—Préposition.— Volonté, caprice géra d'imagos.4—Coups de baguettes.— AdjectiJ possessil.— Disposer avoc ordre.S—Rivière do l'Asie conlralo.— Puits naturel aboutissant à un cours d'eau naturel.— Année.— Prince troyen.?do n one d on ?non occon ?dd norjorj odd conn od ddo nneen ?iVlftftATION ¦ NU B , II] I TE na cran odddo dodo nnnnaonn ddo odd o ?bb ddc ddddgd ?doodgddg ?d dodqo oaaocnoo non ?dodo ddo ?dodo dd La note juste, en fait de cadeau de Noël Un parfum de Yardlev—que pourrait-il vous offrir de mieux pour Noël?Cette année, n'hésitez pas à lui laisser entendre que vous adorez la fraîcheur odorante de la lavande Yardley ou l'exquise subtilité du prestigieux Bond Street .ou encore combien vous auriez plaisir à recevoir un flacon de Lotus de Yardley si exotique, ou d'April Violets 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dîner de Noël .Hélène Gougeon 18 Pour les cubes de glace.Raymonde Sl-Georges 28 Centre de table à motif de pétales .36 Chroniques mensuelles Mots croisés .3 Petite poste .5 Lu manuscrits fournis aux éditeurs reçoivent toute la considération possible, mais avec la restriction qu'ils restent aux risques de l'auteur et sans que les éditeurs s'engagent à les accepter ou a les publier.LA REVUE MODERNE laisse a ses collaborateurs l'entière responsabilité de leurs écrits.TARIF DE L'ABONNEMENT : Canada : un an $1.50 — 2 ans 12.00 — 3 ans $3.00 — Etats-Unis et étranger : un an $2.00.Faire toutes remises par mandat Kstal.bon de poste ou chèque certifié a Revue Moderne.225 est.rue Roy.Montréal.Canada.LA REVUE MODERNE est membre de l'Association des Editeurs de Magazines du Canada.Autorisée comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes.Ottawa.LA REVUE MODERNE est publiée mensuellement par la Rev ue Modeme Inc.i ses bureaux.22) est.rue Roy, à Montréal — VI.9-9213 et est imprimée par Pierre Des Marais, imprimeur.225 est.rue Roy 1 Montréal — AV.8-3191 — Directeur de la publicité : R.-J.Brown.Bureau de Toronto 1393 Yonge Street.Toronto.Ont.Tél.: WAlout 4-6641-6642.Imprimé au Canada.Le choix de vos aliments peut contribuer à votre bonne santé En préparant la liste des aliments à acheter pour la famille, on se fonde souvent entièrement sur les préférences individuelles .sans trop tenir compte des règles d'une saine alimentation.Pourtant, la quantité requise d'aliments convenables peut accroître \otre énergie, vous disposer à mieux accomplir votre tâche, vous proléger contre certaines maladies, prévenir l'obésité .et peut-être même ajouter de nombreuses années à votre vie.Les questions et les réponses suivantes couvrent certains des points les plus importants que vous devez connaître afin d'etre en mesure de procurer une saine alimentation à votre famille.Qu'est-ce qu'un regime bien équilibré?C'est le régime qui fournit — au dejeuner, au diner cl au souper — toutes les quantités requises de protéine, d'In drale de carbone, de vitamines et de minéraux, tout en ne contenant pas trop de graisse.Pourquoi la protéine est-elle si importante?La croissance des enfants en depend: les adultes en ont besoin pour renforcer et refaire le corps.Une provision continuelle de protéine est requise.Quelles sont les meilleures sources de protéine?La viande, le poisson, la volaille, les œufs, le lait et les produits laitiers, y compris le fromage et la crème glacée.Le pain, les céréales, les haricots et les pois secs sont aussi de bonnes sources de protéine.Votre protéine devrait provenir de sources animales et végétales, étant donné que ces deux genres de protéine se complètent pour former le matériau de construction du corps.I a légumes à feuillages vert ou jaune sont-ils nécessaires ?Le brocoli, lesépinards, la laitue frisée, les courges, les carottes, et les patates sont d'excellentes sources de vitamines et de minéraux essentiels.On devrait servir au moins un légume à feuillages vert ou jaune chaque jour.Pourquoi doit-on prendre un soin particulier à propos de la vitamine C ?Parce que le corps ne peut en accumuler une réserve et parce qu'elle a nombre de fonctions importantes.Du jus d'orange ou de pamplemousse frais, congelé ou en boite et les tomates sont riches en vitamine C.On devrait manger ces aliments aussitôt que possible après les avoir préparés pour les servir, étant donné qu'en les exposant trop longtemps à l'air on détruit la vitamine C.Quelle est la meilleure manière d'assurer à votre famille une bonne alimentation ' En lui servant une grande variété d'aliments.Les aliments "nouveau genre" et ceux qui sont réputés merveilleux manquent souvent d'un grand nombre de substances nutritives essentielles.La Metropolitan vous offre un guide pratique à la bonne nutrition, intitulé "L'alimentation de la famille." Servez-vous du coupon ci-dessous pour commander un exemplaire gratuit de cette brochure.IAUWMWTIOH Metropolitan Life Insurance Company (.COMPAGNIE À FORME MUTUELLE) Siège Social: New-York Direction Générale au Canada: Ottawa Metropolitan Lifo Inturant» Co.Direction Général* ou Canada, Dopl H W ) Ottawa 4.Canada Veuille/ m'envoyer un exemplaire de votre brochure intitulée "L'ali~ ntallon de la Jam Hie,' 128-R Nom Rue Ville frov.LA REVUE MODERNE — DÉCEMBRE 1958 0 Voici un bon tuyau pour tout les PÈRES NOËL: 'il existe un excellent raccourci pour éviter l'alHuence des derniers jours avant les Fêtes; c'est le chemin cpii conduit le plus directement a la succursale B de M de votre voisinage.Grâce à la BdeM il existe un moyen Si vous êtes un de ces "Pères Noël" affairés qui ne veulent oublier aucun de leurs nombreux parents et amis, ne manque/ pas, en faisant vos emplettes, de rendre visite à n'importe quelle succursale de "MA BANQUE".On vous y suggérera des cadeaux aussi utiles qu'agréables pour tous ceux qui figurent sur votre liste.Que ne ferait-on pas pour plaire aux jeunes?Or voici un cadeau qui les COmblcrl de joie: un compte d'épargne avec un livret de banque conçu à leur intention toute particulière et dont la couverture et l'étui sont ornés de charmants dessins aux couleurs brillantes.d pou* $M ojÂ& S'il y a peut-être des pens auxquels vous ne savez vraiment pas quoi offrir, présentCZ-leur des chèques décores de gais motifs du temps des Fêtes, dans des enveloppes et dépliants aux couleurs et dessins également appropriés.Pour ceux qui n'hahitent pas votre localité ou qui aiment acheter eux-mêmes tout ce qu'il leur faut, de pratiques mandats de la II de M.dans des enveloppes ornées de gui.faciliteront aussi votre tâche.Banque de Montréal AU SERVICE DES CANADIENS DANS TOUTES LES SPHÈRES DE LA VIE DEPUIS 1817 LA REVUE MODERNE — DÉCEMBRE 1958 07 7 Jfoma/L compilât Le second BONHEUR parc Ûjuilsl ÛchaAcL Il y a l'amour à première vue .et il y a l'amour de seconde vue, celui qui, en respectant ses exigences, peut voir au delà des plus fascinantes apparences.IA délicieuse chaleur de cet après-midi de juin, venant après plusieurs semaines duc temps pluvieux et maussade, était véritablement un enchantement.Du jardin dominant la petite ville, on voyait se découper sur le ciel bleu les croupes arrondies des collines morvandelles Bien qu'elle eût toujours vécu dans celte maison que ses parents et ses grands-parents avaient successivement possédée, Mlle Coudray ne se lassait pas de cet horizon pourtant bien familier.Confortablement installée sur une chaise-longue de toile, elle s'apprêtait à déguster le café que sa jeune soubrette venait de servir sur la petite table placée auprès d'elle.Cependant, sur son visage aimable auquel l'âge avait laissé toute sa mobilité, une légère préoccupation s'inscrivit : — Que fait donc Lucienne ?murmura-t-elle.Pourquoi m'a-t-elle quittée sitôt le déieuner fini ?Un coup de téléphone à donner.m'a-t-elle dit ?Je me demande à qui ?Je n'aime pas beaucoup les façons souvent mystérieuses de ma nièce .Enfin, quand elle sera maiiée, je pense qu'elle reviendra à plus de simplicité.Un garçon sympathique, que son fiancé !.Il fera certainement un bon mari .Une chance pour Lucienne de l'avoir rencontré.Tout en monologuant ainsi, suivant une manie qui lui était coutumière, Mlle Coudray — tante Madou.ainsi que l'appelait familièrement ses neveux et ses jeunes amis — surveillait l'entrée de la propriété Elle n'avait pas le téléphone elle-même — qu'en aurait-elle fait dans la petite ville où il n'y avait pas de distance entre amis ?— et Lucienne t'était rendue à la poste située très près de là.Elle vit bientôt arriver la jeune fille.C'était une créature de taille moyenne, brune aux grands yeux gris, d'une élégance excessive pour l'existence assez campagnarde qu'elle menait actuellement Elle était indéniablement |olie, mais un air de très grande assurance mêlée d'un peu de sécheresse ne la rendait pas extrêmement attirante.En ce moment, toutefois, une réelle satisfaction s'exprimait dans son sourire épanoui et dans l'éclat de son regard.— Enfin, te voilà ! .dit à plus haute voix Mlle Coudray.Viens vite, et verse le café.Je crains qu'il n'ait refroidi.Lucienne s'exécutait, versait le breuvage encore fumant, tendait une tasse à sa tante Si celle-ci avait un défaut, c'était d'être assez curieuse.Elle demanda : — As-tu pu donner ton coup de téléphone ?Tu me parais contente .Peut-on savoir à qui tu as parlé ?(Suite en page 12) Peu à peu et sans qu'il pût s'en défendre, Lucienne < Fonval reprenait son ascendant sur Jean-Michel Chaque Noël m'apporte d'innombrables voeux de la part de téléspectateurs et de lecteurs inconnus.Rien ne saurait me faire plus plaisir.Ces voeux, ces cartes, ce sont les liens qui unissent lartiite à son public invisible.J'essaie de répondre à chaque missive.Je dois en oublier, forcément.Je m'en excuse.Et j'en profite pour remercier tous ceux qui se donnent la peine de me faire savoir qu'ils pensent à moi au temps des fêtes.Comme je remercie, d'ailleurs, tous les amis inconnus qui ont pâté mon petit Philippe et sa maman au moment de la naissance de ce dernier Les fleurs, les télégrammes, les cartes et même parfois les petits vêtements cousus à la main ou tricotés.Tout cela m'a beaucoup, beaucoup touchée et m'a donné, en recommençant ma saison de télévision, si ardue, une envie invincible de leur faire — de vous faire — plaisir en retour.Au lieu de me laisser porter par mon métier, comme on pourrait, je suppose, être tenté de le faire, je sens que, jamais plus que cette saison qui débute, je n'aurai donné de moi-même.Certaines des cartes de Noël que j'ai reçues l'an dernier m'ont émue au possible.Ainsi, ces deux caries envoyées au nom des autres enfants, leurs camarades, par ces deux petites malades du Mont-Providence.Au cours de la campagne tenue chaque année par l'Association d'hygiène mentale en vue de ramasser des cadeaux pour les patients oubliés des hôpitaux de la Province, nous avions, des membres de l'Association, ainsi que des dames du comité que l'on me fit l'honneur de présider, visité plusieurs des hôpitaux, dont celui consacré au soin des enfant., le Mont-Providence.Je n'oublierai jamais cette visite.On nous mena dans une immense salle où pouvaient se trouver massés dans leurs costumes du dimanche, quelque mille enfants.Avant même que nous ayons paru à la porte, les enfants, nous entendant venir, se mirent à m'appeler : "Michelle ! Michelle ! Michelle !" Je restai interdite, comme happée par un gigantesque raz de marée.Je dus rassembler toutes les forces de ma volonté pour ne pas fondre en larmes.Michelle ! Michelle ! Michelle ! scandaient les voix.Et comme nous nous dirigions vers les fauteuils qui nous étaient réservés, des douzaines de petites mains se tendaient, voulant toucher la dame qu'ils voyaient sur l'écran tous les dimanches soirs et qui, par un phénomène que s'expliquaient peut-être mal certains d'entre eux, était là à côté d'eux, vivante et chaude comme la maman qu'il avait fallu laisser ou qu'ils n'avaient pu qu'imaginer, ne l'ayant jamais connue Qu'ils étaient gentils, ces enfants, réussissant, malgré l'effort quasi surhumain pour certains d'entre eux d'avoir appris et de débiter par coeur un texte, à jouer de petites scènes, à chanter, à se tenir en scène, et dans la salle aussi, impeccablement.Mais le moment le plus émouvant fut, après la petite séance et les brefs discours, celui où nous circulâmes dans la salle pour distribuer les bonbons que nous leurs avions apportés.Toutes ces mains tendues vers moi ! Toucher, serrer, embrasser si l'on osait.De toutes petites filles en robe d'organdi, des garçons de six à sept ans "briqués comme des sous neufs", des adolescentes timides et proprettes, de grands garçons rougissants qui murmurent : "On vous regarde tous les dimanches à Music Hall." Des mains, des douzaines de mains, des centaines de mains, chaudes, câlines, glacées, douces, nerveuses, mais toutes voulant dire : "Aimez-moi." Je pensais à mes propres enfants, à mes enfants que la vie n'a que gâtés, à mes enfants qui, lorsqu'ils veulent un baiser, n'ont qu'à tendre la joue, et à la stabilité de ce foyer, de parents à eux et toujours présents, de leur chambre, leur lit, leurs jouets.Et j'aurais voulu avoir la possibilité — et le temps — de dire à chacun, individuellement, combien j'aimais son petit visage triste.A ce moment, je me suis rendu compte du pouvoir que l'on peut exercer et du bien que l'on peut faire par la télévision.C'est pourquoi, plus que jamais, je me donnerai à mon travail, cette saison.Et cette carte, portant une signature féminine : "Le naufragé s'accroche à la vie ." Et cette autre enfin qui a peut-être coûté une vie.Quelques jours avant Noël on avait transporté d'urgence à un hôpital montréalais un vieux monsieur qui.victime d'une chute, venait de se casser la jambe 11 fut transporté dans une chambre, couché et préparé pour la salle d'opération.Le vieux monsieur était, paraît-il, extrêmement docile — bien que souffrant beaucoup — sauf sur un point.Il refusait de se séparer d'un petit paquet qu'il tenait serré sur son coeur.Au moment où l'on allait le transporter à la salle d'opération, l'infirmière qui le soignait (c'est d'elle que |e tiens ces details) réussit à le convaincre de se défaire de son trésor.— Vous pouvez me dire à moi ce que c'est, dit-elle à son patient pour le rassurer.Je garderai votre secret et mettrai votre précieux colis en lieu sûr.Cette carte de Noel a peut-être coûté une vie.Mes sympathiques petits amis du Mont-Providence.LA REVUB MODERNE — DÉCEMBRE 1958 — Cest une carle de Noel que j'ai achetée pour Michelle Tisseyre.C'est mon amie, vous savez.— Ah ! vous la connaissez ?de demander l'infirmière — Non, dit le patient, mais elle me parle si gentiment à la télévision, elle me fait tant de hien, que j'ai voulu lui envoyer ce petit cadeau pour la remercier.Il parait que c'était un vieux monsieur tout à fait exquis, frais cl propre et sentant la lavande.C'est en sortant du magasin nu il s'était rendu pour qVacheter ma carte de Noél — sortie exceptionnelle, car l'hiver il se hasardait rarement dans les rues de la meiro pole — qu'il avait glisse sur le trottoir (.'lacé.A son âge un tel accident a sans doute raccourci sa vie.C'est pourquoi j'ai voulu vous montrer sa jolie carte, toute fleurie.Je trouve qu'elle ressemble à ce qu'on m'a dit de lin Mon vieil ami inconnu me disait : "En ce Noël quelqu'un qui vous aime vous adresse ses voeux fervenls de loie et de bonheur pour l'année entière".Il il signait "D'un vieil admirateur." Une fois encore la télévision avait servi à faire du bien, à tirer quelqu'un de sa solitude, à apporter un mot et un sentiment d'amitié Comment ne pas se donner ii un metier qui apporte a celui qui y met son coeur tant de compensations en retour '.' La radio aussi crée des amitiés entre animateur et auditeur.C'est à la radio que je dois mon plus grand regret, presque un remords.Il y a plusieurs années, j'avais reçu une photo d'un paraplégique — un |eune homme d'une trentaine d'années, blond et souriant — qui m'avait écrit une lettre très émouvante où perçait son désespoir d'être malade II me demandait de lui envoyer une photo et me confiait ne manquer aucun des programmes de radio auxquels je participais.J'avais naturellement l'intention de lui répondre — j'essaie de répondre à toutes les lettres qui me sont adressées, toujours — mais j'ai malheureusement perdu la sienne et par conséquent son adresse, et son nom même S'il se trouvait que ce jeune homme lise cette chronique, je voudrais qu'il sache que ce n'est pas volontairement que je n'ai pas répondu à sa lettre.Noël, fête de l'amour et de la charité.• • • Mais revenons à la télévision.Un grand ami de Denyse Pelletier me disait que notre brillante comédienne avait depuis longtemps l'intention de "plaquer" le rôle de Cécile Plouffe.Elle ne s'y sentait pas heureuse, parce que le public l'associait immanquablement a son personnage.Ainsi, dans la rue où tout le monde la reconnaissait, les passants ne disaient jamais : "Voilà Denyse Pelletier", mais "Voilà Cécile Plouffe".Cette substitution du personnage de Cécile à sa personnalité faisait que même dans les rôles d'un tout autre genre qu'on lui offrait au téléthéâtre ou à la scène, le public ne pouvait s'empêcher de se rappeler Cécile, même si ce n'était que pour comparer le travail de l'artiste d'un rôle à l'autre Bref.Denvse Pelletier, une charmante jeune femme, se voyait "typée" dans un rôle de vieille fille hvstérique et ridicule.Un jour, elle a eu le courage de mettre fin à cette situation qui la rendait malheureuse.* * * A ajouter à la liste des vedettes sympathiques — Danny Dauberson, Geneviève.Jacques Pills.Maurice Chevalier, Charles Boyer, Edwige Feuillère et d'autres : Line Renaud, qui venait tout spécialement de Paris pour le programme que General Motors construisait autour d'elle en septembre dernier.(Programme au cours duquel le réalisateur Jacques Blouin composa quelques-unes des plus belles images qu'il nous ait été donné de voir à la télévision.) J'avais entendu dire que cette brillante artiste, l'une des plus grandes vedettes du Music-Hall français — était très aimée de ses collègues et qu'elle était en plus l'artiste la plus populaire auprès des |Oiirnalistes.On entend dire tant de choses .Dans le cas de Line Renaud, c'est tout à fait véndique.Malgré ses succès en Amérique aussi bien qu'en France, au Music-Hall, sur disque, à la TV et au cinema.Line Renaud est demeurée toute simple et extrémemeni gentille."Je vais avoir un trac fou", me confia-t-elle le soir qui précédait son émission, alors que je l'interviewais à mon Rendez-Vous du jeudi soir.Elle voulait tellement plaire au public canadien Et ce qu'elle a de follement sympathique en plus, c'est qu'elle garde envers son mari, le compositeur Louis Gasté, une reconnaissance inaltérable."C'est grâce à lui si j'ai eu du succès", vous avoue-t-elle sans ambages.Et elle se fait un plaisir de vous conter leur première rencontre, elle toute jeune et n'ayant connu que des succès en province; lui, grand compositeur et éditeur de musique.Elle, toute fière de chanter les chansons de Louis Gasté; lui, disait à la petite chanteuse qu'elle ne savait pas choisir ses chansons, que d'ailleurs elle avait Denyse Pelletier: pas heureuse?.tout à apprendre : diction, maintien, manière de se coiffer, de se vêtir ."Vous avez une voix", lui dit-il, "mais pour le reste, vous avez tout à apprendre".Line Renaud, très intelligente, se soumit aux directives du compositeur qui devint son manager.Elle écouta ses conseils.Elle suivit des cours de chant, de ballet, de diction.Elle se rendit chez les plus grands coiffeurs, les couturiers les plus en vue.Au bout de cinq ans.Line Renaud était prête à affronter les critiques parisiens Son succès fut immédiat.Quand on lui demande un conseil pour réussir au Music-Hall.Line Renaud vous répond : "Au début de la carrière, suivre les conseils de gens d'expérience.Ne jamais penser tout savoir".Ça lui a réussi.Pour suivre ses traces, il faut être très intelligent.Air France a vingt-cinq ans cette année.Air France, une tradition de courage et d'intégrité, celle de la première compagnie d'aviation commerciale, qui fut française ( I ) Ses pilotes, successeurs des pionniers de l'aviation civile : Mermoz."l'Archange" de l'aviation française.Guillaumet.Noguès, bien d'autres héros aujourd'hui légendaires qu'un autre grand pilote français a célébrés dans ses livres, Antoine de Saint-Exupéry.(2) Ce vingt-cinquième anniversaire aura été marqué, dans le Québec, par le lancement d'une idée extrémemeni intéressante qui, nous l'espérons, se poursuivra.Air France inaugurait, en effet, en octobre dernier, ses "Tours de la mode en Europe".Dirigés par Mme Jane Harris, spécialiste de la mode, de Montréal, et Mme Françoise Laro-chclle-Roy, directrice des pages féminines de l'Action catholique de Québec, ils étaient destinés à faire connaître à tous ceux que le sujet intéresse les coulisses de la mode.En plus d'une visite aux maisons des grands Line Renaud: une femme adorable.couturiers de Pans.Londres, Madrid et Rome, ces tours d'une durée de vingt-quatre jours comprenaient une visite à l'Exposition de Bruxelles, une corrida à Madrid, un séjour en Suisse, la visite d'une grande parfumerie à Grasse, une journée de repos sur la Côte d'Azur.Les voyageurs séjournaient durant six jours à Paris, et avaient tout loisir de visiter les musées et voir des spectacles, en plus de leurs incursions dans le domaine de la mode.Ces tours furent inaugurés par une présentation de mode extrêmement originale, les mannequins débarquant d'un superbe Super Starliner.à l'aéroport de Dorval, et évoluant sur la piste d'atterrissage (Suite en page 28) 1.Les "Lignes aériennes Latècoère" qui réussissaient, en décembre 1918.un vol d'études Toulouse-Barcelone, premier tronçon de la ligne d'Amérique du Sud.Le 8 février 1919, les Lignes Farman accomplissaient le premier vol commercial du inonde, Paris-Londres.2.Vol de Nuit, Courrier Sud.Terre des Hommes.A Dorval: un défilé de mode extrêmement original.LA REVU H MODBRNB - DÉCEMBRE 1958 10 NOEL aux Baux de Provence En ce pays si riche d'histoire et de souvenir, les traditions de la Nativité sont aussi vivaces et plus originales que chez nous, où cette fête demeure pourtant la fête par excellence.PARLER d'un Noël provençal, c'est avant tout parler des Baux, cette formidable Acropole aussi remarquable par son cachet artistique que par les illustres et attachants souvenirs qu'elle évoque.Il me souvient d'avoir entendu, durant mon enfance, la messe des Baux, dans la vieille église Saint-Vincent aux trois nefs flanquées de chapelles creusées dans le roc dont l'une date de l'époque carlovingienne.C'était une cérémonie pleine de naïve poésie et de fraîcheur et ce souvenir est resté gravé dans ma mémoire A cette époque, il n'y avait aux Baux — le baou, en provençal, indique un éperon rocheux — ni maisons restaurées pour estivants, ni restaurants fameux, ni marchands de curiosités, ni artisans travaillant face au public, m peintures de Picasso.On tenait à l'aise dans l'église pour la messe de minuit qui nous garde une des plus typiques et des plus émouvantes traditions religieuses du pays d'Arles; et les quelques pèlerins qui cheminaient, leur lanterne à la main sur le chemin pavé, la Calade, lequel était autrefois le seul chemin d'accès aux Baux, étaient assurés de disposer d'un prie-Dieu pour s'y agenouiller au moment de l'offrande.Aujourd'hui, encore qu'on ait supprimé fort heureusement la location des places de l'église qui se pratiquait depuis que l'affluence des curieux et des touristes à la messe de minuit des Baux transformait cette cérémonie en spectacle payant, il y a tant de monde, la nuit de Noël, sur la colline de pierre surplombant le Val d'Enfer et l'immensité de la Camargue jusqu'à la ligne argentée des étangs de Vaccarès, qu'on ne peut guère espérer une petite place dans la nef.Cest bien dommage, car la messe de minuit aux Baux mériterait à elle seule le voyage.C'est essentiellement la fête des Bergers qu'on appelle en Provence "Fête du Pastrage".L'histoire nous apprend que cette fête, célébrée la nuit de Noël depuis des siècles, dans l'antique église Saint-Vincent fut l'objet, de la part des autorités ecclésiastiques, de multiples interdictions.On trouve trace d'une de ces interdictions dans le procès verbal de visite de Gaspard de Laurens, archevêque d'Arles, en 1612, qui y attache une mesure d'excommunication.Ceci parce que la jeunesse de la cité prenait le prétexte de la fête de Noël pour demander des offrandes et se livrer à des divertissements qui n'avaient rien de religieux, tels que danses, libations, etc.Dépouillée, de nos jours, de ce caractère profane et réglée par une liturgie qui l'a épurée, la messe des Baux est devenue une sorte de mystère médiéval qui raconte, en langue provençale, toutes les scènes relatives à la naissance de Jésus à Bethléem.Ce mystère se déroule avec un cérémonial qui n'a pas varié depuis le XVIle siècle.Presque tous les habitants des Baux y participent et les rôles tenus par chacun se transmettent parfois de père en fils, encore qu'il n'y ait plus, dans la vieille ville restée debout sur son rocher escarpé, que cent vingt familles vivant aujourd'hui du tourisme et de l'artisanat familial.Durant la messe de Noël a lieu, à l'offertoire, l'annonce de la naissance de l'Enfant divin aux bergers Un ange, caché près de l'autel, vient leur apprendre la grande nouvelle.Un berger lui répond et le dialogue s'engage.D'abord incrédule le berger se laisse enfin convaincre et toute la confrérie se met en marche pour aller adorer l'Enfant-Dieu En tête, marchent les angelots aux ailes blanches brodées d'or.Derrière, avancent les tambourinaires jouant des airs provençaux sur leurs tambourins et leurs galoubets.Puis vient le char de l'agneau — un char rustique en bois colorié, traîné par un bélier blanc.Il est garni de rubans et de bougies multicolores et porte, couché sur un tapis, un agneau nouveau-né, objet de l'offrande.Le Bailepastre suit à la tête des autres bergers, revêtus de leurs costumes : le grand manteau brun pour les hommes; pour les femmes, le vieux costume provençal, gTande mante ou châle, avec pour coiffure le "garbalin", bonnet conique orné de dentelles et de fruits Ils tiennent tous à la main un cierge allumé et chantent le vieux noël La lune es levado — La lune est levée.Après, se déroule un rite au charme naïf.Devant l'autel s'arrête la procession.Le bailepastre prend l'agnelet sous son bras, s'incline gravement devant 1 Enfant-Jésus de cire que lui présente le prêtre, avance à petits pas et baise ses pieds nus.Il recule de la même façon, fait à nouveau une profonde révérence, se tourne, salue sa bergère, lui passe l'agneau.Celle-ci continue le même cérémonial qu'exécuteront tour à tour les autres membres de la confrérie, tandis que les fifres et tambourins font entendre sans arrêt les airs traditionnels.On a adapté aujourd'hui, pour les paroles de ce mystère sacré, le Noël composé par le félibre Charloum Rieu, le poète paysan dont la statue s'élève à deux cent cinquante mètres d'altitude, dominant le splendide panorama de la plaine de la Crau, caillouteuse et aride, ancien lit de la Durance que prolonge l'immense plaine camarguaise.Au plus lointain de ce fantastique horizon, on peut apercevoir par beau temps l'église des Saintes-Mariés de la Mer et, plus à l'ouest, les tours nostalgiques d'Aigues-Mortes.Les Baux, citadelle de beauté aux souvenirs impérissables, aux grandioses paysages de pierre, terre de légendes transmises du fond des âges, gardent une magie qui enchante le moins sensible des visiteurs.Tout y parle du passé, d'un passé grandiose et formidable, resté vivant dans tous ces vestiges extraordinaires et spectaculaires — remparts, forteresses, cavernes, palais, dans les sceaux et armes des princes des Baux et d'Orange ou ceux du marquis de Grimaldi.Dans ces étroites et pittoresques rues rocheuses où les autos et véhicules modernes n'ont pas accès, aux creux des heaumes — grottes préhistoriques, creusées à flanc de roc où vécurent les Celtes primitifs — on est baigné d'une étonnante atmosphère poétique.Sur ce plateau rocailleux, couronné de ruines altières, face aux Alpilles odorantes qui embaument l'aspic et le thvm, toutes les civilisations ont passé.Toutes ont laissé d'émouvantes traces et lorsqu'on le parcourt, des noms prestigieux chantent aux oreilles.Des noms féeriques aussi : la Grotte des Fées, la Chèvre d'Or, le Camp de Marius, le Camp de Richelieu, la Source Saint-Martin .C'est comme un album d'images qu'on fcuilleterait et dont chaque page vous émerveille.Toute l'histoire y reste écrite depuis l'époque des cavernes jusqu'à la Révolution Le Trou des Fées est une grotte qui servit d'abri aux gens de l'âge de bronze.Mistral l'emprunta pour y situer l'antre de la sorcière Taven, dans Mireille, car c'est un lieu qui se prête aux sortilèges et aux incantations.Le Val d'Enfer, ce val que ne vient jamais visiter le soleil et qui présente une mer chaotique de rochers, raconte une autre légende : Dante y aurait conçu l'inspiration de sa Divine Comédie.La Chèvre d'Or est l'introuvable trésor enfoui sous les roches par les Sarrazins.Et que dire de cette Lanterne des Morts qui orne un des vieux hôtels des Baux et où, au Moyen Age, une flamme brillait, la nuit, lorsque mourait un personnage important de la cité.Et de cette Chevelure d'Or, chevelure blonde de femme qu'on a trouvée intacte dans une des tombes de l'église et qui, après avoir servi d'enseigne à l'hôtel des Baux, est maintenant au Musée Arlaten Toute cette intense poésie d'un passé millénaire demeuré dans cette ville unique, un grand poète l'a chantée, un grand poète dont un médaillon de bronze reproduit les traits célèbres dans l'une des niches de la façade de l'Hôtel des Porcelets.C'est Frédéric Mistral, le chantre de la Provence, si amoureux des Baux qu'il voulut faire reproduire sur la façade de son tombeau à Maillane, le ravissant petit pavillon de la Reine Jeanne.Avec son génie, il célébra la vaillance des nobles seigneurs des Baux : Raco d'eigloum, jamai vassalo Qu'émé la pouncho de sis alo Aflouré Ion cresien de touti lis autour (Race d'aiglons, jamais vassale qui de la pointe de ses ailes effleura la crête de toutes les hauteurs.) S'adressant aux princesses des Baux, il écrit cet adorable madrigal qui chante comme le vent d'été sur le garrigue : O Princesse di Bans, Ugueto, Sibilo, Blanco-flour, Bausseto, Que trounarias amoun sus li roucas aurin Li ferigoulou même an conserva l'oudour Di vosti piado .(O princesses des Baux, Huguette, Sybille, Blanche-fleur, Beaussette, Vous qui là-haut pour trône aviez les rochers d'or.Les thyms eux-mêmes ont conservé le parfum De vos pas .) L'intérieur de la Vieille Eglise Saint-Vincent.(Epoque romane.) La façade de l'église remonte au douzième siècle.LA REVUE MODERNE — DÉCEMBRE 1958 11 QkhoniqiUL du, cinema.Peter Van Eyck.Au jeu dangereux qu'il avait conduit, il trouva la mort.TOUS peuvent me tuer Il est des gageures qui deviennent des défis à la logique.Lorsque le cinéaste Henri Decoin entreprit la réalisation du film Tous peuvent me tuer, d'après un scénario original d'André Versini, adapté à l'écran par l'écrivain Albert Simonin, Decoin s'acculait lui-même au mur.La proposition était impensable à première vue : vous devez raconter un holdup (quoi de plus banal, de plus éculé ?) et pourtant à partir de cet élément vous devrez réussir un ouvrage qui s'imposera à l'attention des cinéphiles par son intérêt humain et, surtout, par la puissance de ses données psychologiques ! Entre vous et moi, rien de plus sommaire que la psychologie d'un gangster.Chez les brutes, la découverte des réflexes de l'intelligence est une expérience vouée à l'échec dès le départ et construire un film sur une donnée aussi faible c'est vraiment jouer de malheur.Ou alors c'est du pur défi.Decoin a compris ce défi, il a relevé le gant et Tous peuvent me tuer se révèle un ouvrage assez étonnant.On nous dira que le public n'est pas très friand du "policier".Affirmation gratuite, car il suffit d'examiner la cote des films signés Hitchcock pour infirmer cette pretention.Evidemment Henri Decoin s'est attaqué à une proposition insolite.Son propos est de nous offrir un "policier"' pas comme les autres, sans violence, structuré sur un sujet raisonné et étudié avec une infinie minutie.Or, la trouvaille de Decoin est la suivante : au lieu de créer le suspense chez le spectateur, c'est chez les personnages du film qu'il se manifeste constamment.L'angoisse qui étreint les cinq auteurs du hold-up fait qu'ils deviennent l'un après l'autre, prisonniers et victimes de leur destin.Le sujet se raconte en quelques lignes : poussés par des besoins divers, cinq hommes, un fils de famille, un camelot, un barman, un veilleur de nuit et un professeur de philosophie préparent un hold-up.Il s'agit de bijoux.Au jour I, ils dévalisent en douceur et sans aucune arme, une vieille richissime.Le coup fait et le trésor cache, ils entrent dans une taverne et se feront arrêter pour ivrognerie.Comment imaginer que ces cinq pochards sont ceux qui vingt minutes auparavant commettaient un hold-up.L'alibi est splendidement imaginé.Quelque temps à l'ombre puis, libérés, ce sera le grand partage Une seule petite erreur, cependant.Ces "messieurs" ont pénétré dans la taverne par effraction et de ce fait la sanction sera d'une année d'emprisonnement pour chacun.L'action se déroule désormais à la maison de détention où les drames se multiplient Le veilleur de nuit se tue en tombant d'un escalier; le professeur de philosophie se pend dans sa cellule; le barman a la tête broyée par un monte-charge; le fils de famille sera poignardé par un détenu.Reste le camelot qui s'affole."Tous peuvent me tuer", dit-il au directeur de la prison.Qui est le mystérieux exécuteur ?Qui le fait agir et pourquoi ?Vous pensez bien qu'il nous faut garler le silence là-dessus.Autrement votre soirée sera lamentablement gâchée.Il faut surtout souligner la rigueur avec laquelle Decoin conduit son récit.Robert Hossein, avec Les salauds vont en enfer a atteint une identique intensité en ayant pour corser l'intérêt le facteur sensuel de Marina Vlady.Decoin ne fait intervenir une femme que dans quelques scènes accessoires.Donc la partie est plus rude.Les cinq personnages sont des hommes très différents.Un camelot ne voit pas la vie avec les preoccupations d'un professeur de philosophie.Et un fils de famille n'a rien à dire à un barman Les cinq sont quand même coincés dans leur prison et n'ignorent pas qu'ils sont tous coupables au même degré.Un à un, ils disparaissent de la scène après avoir connu les affres de l'inquie-tude, victimes d'une main inconnue, rayés du monde des vivants avant d'avoir pu seulement deviner l'auteur de la machination qui n'épargnera qu'un seul complice.Voilà l'action, cette fois, centrée sur un unique personnage : Tony, le camelot.Le rôle étant joué par l'auteur du scenario (Andre Versinil faut-il dire que l'interprétation est parfaite Une bête traquée, cernée, qui tourne en rond devant des exécuteurs inconnus qui prennent plaisir à faire durer le supplice Cruauté inutile, diront certains.Qr, c'est ici que s'inscrit la ligne psychologique qui classe cet ouvrage parmi les films de valeur.Si on a retenu que les "cinq" ne sont pas des brutes, ni des gangsters profes- sionnels, mais des êtres normaux subitement dépossédés de toute retenue et ayant joué le jeu dangereux pour connaître une émotion exceptionnelle .on aperçoit la richesse des notations psychologiques dont le cinéaste Decoin peut faire état.Il n'y manque pas, cela va de soi.Nous avons l'impression qu'à la manière d'un dompteur il conduit à la pointe du fouet des fauves en cage.Ces cinq hommes ont peur.Pas un seul de la même façon, chacun étudiant la responsabilité de son crime en fonction de son éducation, de son milieu et des motifs qui l'ont poussé à agir.Serrée, ordonnée, implacable, l'action désigne une victime qui tombe.La gradation ascendante du sentiment de terreur atteint un sommet lorsque Tony, dernière victime du massacre, attend son tour sachant que tous peuvent le tuer sans savoir lequel des détenus l'exécutera.Sans savoir quand, sans savoir comment.Nous avons voulu détacher cet ouvrage des centaines de films de la nouvelle saison parce qu'il révèle une écriture cine-graphique assez inusitée.Le cadre est petit : un univers concentré occupant quelques cellules.Le style doit être rapide, sans déclamation, une prison n'étant pas une tribune oratoire.Le dialogue interdit tout verbiage, le silence étant imposé aux détenus Comment alors Decoin a-t-il pu faire un film en usant de moyens aussi limités ?Voilà tout le secret de la chose et l'intérêt de cette bande qui en \ingt minutes vous lance à la frontière de l'hystérie.Et c'est joué avec talent Peter van Eyck n'a pas à forcer le ton : il est lui-même, mystérieux, organisé, intelligent André Versini est remarquable.François Péricr dans un rôle de composition, est excellent, montrant toujours beaucoup d'esprit et de décision.Dario Moreno et Francis Blanche apportent au film son côté picaresque, voire humoristique, tandis que la gracieuse Anouk Aimée incarne avec charme la jeune fille honnête qui ramènera dans le droit chemin, Tony, dévoyé sympathique.Cette dernière image est la seule qui soit conventionnelle et si Decoin a respecté la classique fin heureuse, cette concession au public se défend en ceci que Tony, moins coupable que les autres, s'était mérité le pardon de la justice.Le cinéaste le lui accorde.Vous .la PREMIÈRE avec ce qu'il y a de MIEUX! â j I La première à vouloir rivaliser avec l'élégance parisienne! .La première à trouver parmi les nouvelles toilettes celles qui ont un cachet canadien (et qui flattent votre féminité).Il n'est pas étonnant que vous ayez été la première de votre groupe à choisir la protection hygiénique interne qui vous assure la même confiance en vous que pendant le reste du mois—la protection hygiénique interne Tampax.Vous avez une telle liberté d'esprit— Tampav est invisible et ne se sent pas lorsqu'il est en place.Pas de ceinture ni de serviettes encombrantes.Pas de contours révélateurs.Pasd'cchauflenient ni d'odeur.Pas de problème pour s'en débarrasser ou pour en emporter de rechange.Tampax est parfait pour une vie active —il est plus raffiné, plus pratique, à tous les points de vue.Degrés d'absorption Régulier, Super et Junior, partout où l'on vend des produits pharmaceutiques.Canadian Tampax Corporation Limited.Brampton, Ontario.4 ftr?1 inventé par un médrein— utilisé maintenant par de\ million* de femmes LA REVUE MODERNE — DÉCEMBRE 1958 12 LE SECOND.(Suite de la page 7) — A quelqu'un qui vous est inconnu, ma tante.c'est-à-dire à l'un des hôtes des Valbrun que vous connaissez, eux-mêmes, assez peu.— Les Valbrun ?.je ne tiens pas à les connaître davantage.Ces gens-là sont ici depuis six mois seulement et leur maison est une véritable auberge.Je ne sais pas ce qui t'attire chez eux.Enfin, c'est ton affaire et s'ils te plaisent, je ne veux pas te priver de les voir pendant le temps que tu passes chez moi.Elles demeurèrent un moment silencieuses tout en sirotant leur café.« Tante Madou » reprit : — As-tu des projets pour cet après-midi ?Tu vois Jean-Michel, sans doute ?Ne doit-il pas venir te prendre ?La jeune fille ne put cacher un léger embarras : — Il doit, oui, mais je crois que je ne serai pas là.Les Valbrun ont organisé une excursion aux Settons et viennent de m'inviter à y prendre part.Je n'ai pas eu le courage de refuser.— Et tu abandonnes Jean-Michel.Lucienne, y penses-tu ?Tu me parais vraiment inconsciente !.Ton fiancé peut se formaliser d'une telle désinvolture.Ce mariage, pourtant.Mlle Fonval ne laissa pas la vieille demoiselle achever sa phrase.— Oh I tante Madou, ne me répétez pas, une fois de plus, qu'épouser Jean-Michel est une grande chance pour moi.Je ne suis plus de votre avis.De stupéfaction, l'excellente femme faillit laisser choir la tasse qu'elle tenait à la main.Elle regarda sa nièce avec indignation : — Ça, par exemple .Tu avais pourtant trouvé ce jeune homme à ton goût.Tu as accepté sa demande .— Oui.mais je le regrette.Je me suis rendu compte, ces derniers temps, que je n'aurais pas avec lui la vie qui me plait Aussi.Elle s'interrompit, se sentant décidément mal à l'aise sous le regard désapprobateur de Mlle Coudray, pour exprimer plus nettement ses intentions.Mais celle-ci n'était pas femme à ne pas la pousser dans ses retranchements : — Aussi.Quoi ?demanda-t-elle.Aurais-tu l'intention de rompre tes fiançailles ?Ceci, Lucienne .— Tante Madou, ne prenez pas les choses au tragique.Après tout, si je ne pense pas être heureuse avec Jean-Michel et s'il ne doit pas être heureux lui-même.Vest-il pas plus sage de lui rendre sa parole 7 — Tu ne l'aimes donc pas?L'embarras de la jeune fille s'accentua: — Je.croyais que je l'aimais, mais je me suis trompée.Je serais, auprès de lui, mécontente de la vie médiocre qu'il m'offrirait.J'aime le monde .les distractions .Cela ne se trouve qu'à Paru .Jean-Michel a sa situation en province .— Tout cela, tu le savais.Tu aurais dû réfléchir plus tôt.Ce garçon t'aime, lui.As-tu pensé à la souffrance que tu lui infligerais si, vraiment, tu le délaisses?— Je regrette.Mais je ne puis faire autrement.Mlle Coudray ne répondit pas tout de suite.Elle comprenait maintenant ce qu'elle n'avait pas voulu admettre encore.Lucienne avait une sécheresse de coeur, un égoïsme complets.Tante Madou avait beaucoup aimé cette nièce, fille de sa plus jeune soeur.Le mari de celle-ci, soit par un manque d'énergie, soit par une erreur dans le choix de sa carrière, n'avait pu arriver à une situation satisfaisante.Mlle Coudray n'ignorait pas que la vie était précaire, sous une apparence de large aisance, au foyer de Marcel Fonval.Comme sa mère, Lucienne aimait le luxe, l'existence agitée et mondaine.Cependant, sa tante ne l'aurait pas jugée capable de préférer ces joies factices à la tendre sécurité d'un amour sincère et loyal.Elle l'aurait cru d'autant moins que Lucienne, aussitôt qu'elle avait fait la connaissance de Jean-Michel Sorbier, avait déployé toutes ses grâces et fait tous ses efforts pour amener le jeune homme à l'aimer.Et, le résultat obtenu, fiancée à Jean-Michel .elle voulait se dérober !.C'était pour Mlle Coudray une profonde et douloureuse déception.Elle n'était pas très liée avec Mme Sorbier et avec son fils, mais elle les savait dignes de la plus grande estime, et Jean-Michel lui inspirait la confiance la plus entière.Elle avait vu avec bonheur se décider son mariage avec Lucienne.Le soupçon lui venait à présent qu'un autre projet pourrait bien s'être dessiné pour sa nièce, lui faisant abandonner ce premier fiancé, •i Chez ces Valbrun dont la villa est un caravansérail.» pensa-t-elle.Mais de cela, elle ne saurait rien.Lucienne n'étant pas fille à dire ce qu'elle voulait garder secret.Elle déclara après ses longues réflexions : — Bien.Je ne t'approuve pas, mais tu es d'âge à savoir prendre tes responsabi- lités.Et, au fond, pour ce gentil garçon, cela vaudra peut-être mieux.Toutefois, je pense que tu ne t'imagines pas que je vais lui faire ton aimable commission ?Quand il viendra, tout à l'heure, comment lui expliquer ton absence?Ce fut au tour de la jeune fille d'être déçue.Elle avait bien un peu espéré que Mlle Coudray, emportée par son mécontentement, dirait tout de go à Jean-Michel que sa nièce désirait reprendre sa parole.C'eût été si commode !.A cela, il fallait renoncer, et se résigner à expliquer elle-même au jeune homme, sa résolution imprévue.Elle dit, avec une sincérité apparente : — Oh! tante Madou, je n'aurais pas voulu vous demander une telle corvée.Dites seulement à Jean-Michel que j'ai dû m'absenter cet après-midi.que je le verrai demain .oui, demain, à la même heure.Et maintenant, je vais rejoindre les Valbrun.Nous ferons une promenade très agréable.Le lac des Settons est si beau.Comme pour se faire pardonner un entretien peu agréable, elle vint prendre gentiment congé de sa tante et l'embrassa affectueusement Quand, une heure plus tard, Jean-Michel Sorbier se présenta chez Mlle Coudray, il s'étonna de trouver celle-ci seule.— Lucienne n'est pas là ?demanda-t-il, après avoir salué la maîtresse de maison.Le regard un peu triste, surtout plein de sympathie, de Mlle Coudray ne lui échappa pas, mais il ne lui attribua aucune signification particulière.— Lucienne vous demande de l'excuser et de remettre à demain votre rendez-vous de cet après-midi Elle vous expliquera alors ce qui l'a privée de vous voir aujourd'hui.Croyez bien que, pour ma part, je suis désolée de votre.déception — C'est une déception, en effet, car je suis toujours très heureux lorsque je me trouve avec Lucienne.Dites-lui bien que je serai là demain et plutôt en avance.Mo hommages.Mademoiselle.Il s'éloigna, plein de bonne humeur, sans se douter le moins du monde du triste lendemain qui l'attendait.Mlle Coudray l'avait suivi des yeux longtemps.Elle ne souriait pas et c'est avec une hochement de tète apitove qu'elle murmura en le voyant disparaître: — Pauvre garçon !.Et ma nièce est vraiment insensée ! Le jour suivant, et très en avance, ainsi qu'il l'avait dit en riant à Mlle Coudrav, Jean-Michel Sorbier arriva à la villa où il se réjouissait de retrouver Lucienne.Sûre que cette fois, elle serait là, il poussa, dès l'entrée du jardin, un joyeux cri d'appel : — Lucienne .Il entendit la voix de la |eune fille venir jusqu'à lui.— Attendez-moi dans le jardin, Jean-Michel.Je vous rejoins, disait-elle.Il s'immobilisa, regardant l'entrée de la maison, guettant le moment où apparaîtrait Lucienne.Les minutes lui paraissaient longues tant son impatience était grande.Il y avait trois jours qu'il n'avait vu sa fiancée puisque, la veille, elle lui avait fait faux-bond et que, le jour précédent, il avait dû lui-même passer la journée entière à Nevers où un travail urgent l'avait appelé.Enfin, il vit s'ouvrir la porte-fenêtre du salon donnant directement sur le jardin, et la silhouette gracieuse de la jeune fille s'y encadrer, puis, sans cette hâte qu'il eût aimé constater, se diriger vers lui.D'un élan, il s'était rapproché : — Lucienne, ma chérie.vous voilà enfin .J'avais tant hâte de vous voir .Il y a si longtemps.Elle eut un petit rire moqueur : — Si longtemps ! .Comme vous exagérez, Jean-Michel.Nous nous sommes vus dimanche, et nous sommes aujourd'hui mercredi.Il fut sensible au ton railleur de la jeune fille.Il voulut protester, mais elle ne lui en laissa pas le temps.De son même ton désagréable et tout sourire s'étant effacé de son visage, elle dit : — Je crains d'ailleurs que nous ne puissions plus nous voir de quelque temps.— Ne plus nous voir., balbutia-il, stupéfait et inquiet.Que voulez-vous dire Lucienne chérie ?Qu'y a-t-il ?Elle parut hésiter un instant, puis brusquement déclara : — Aussi bien .il faut que ces choses soient dites Venez sous la charmille, Jean-Michel.Nous avons à parler sérieusement.Interloque, sans comprendre, il lu suivit.Jean-Michel rentra très tard chez sa mere Seule, la pensée île l'inquiétude que ressentirait celle-ci s'il n'elail pas la a l'heure du diner l'avait décidé a reprendre le chemin de son logis.Depuis qu'il avait quitte Lucienne, avec laquelle son entretien avait ele aussi court que cruel, il errait par les chemins en dehors de la petite ville, le coeur en déroute, en proie à un chagrin, à une déconvenue, dont lanière souffrance lui inipos.nl une blessure dont il serait, il le sentait, long à guérir.Il parvint à reprendre assez de maitrise de lui-même pour chasser de son visage le bouleversement qui s'y était inscrit.Il ne voulait point laisser voir à sa mere son désarroi et sa peine.Mais l'effort était grand et il n'était pas sûr de pouvoir le soutenir longtemps.Mme Sorbier l'attendait; dès qu'il fut entré, elle alerta la vieille et fidèle Nanou qui assurait son service : — Mon fils est là, Nanou.Tu peux servir.Ils commencèrent leur repas silencieusement.Mme Sorbier observait le jeune homme assis en face d'elle.Une vague inquiétude lui venait devant le visage qui n'exprimait plus la gaieté et la bonne humeur qui lui étaient habituelles.De plus, lui, de caractère ouvert et expansif se montrait, ce soir-là, singulièrement taciturne.,, comme Ji sent les Américains.Il est justement dans notre région.Dès demain, je me rendrai a Nevers.Mme Sorbier habitait le petit bourg de Luzy, situé dans la pittoresque région du Morvan Jean-Michel, attaché à un grand tournai du département, passait auprès d'elle la plus grande partie du temps que lui laissaient libre ses reportages et les heures de présence nécessaires aux bureaux du tournai Une petite voiture lui permettait de parcourir rapidement la distance, assez réduite, jusqu'à Luzy.La résolution du jeune homme de s'e-loigner quelque temps des lieux où demeurait l'infidelc était sage.La revoir en indifférent lui serait intolérable.Elle était encore à Luzy pour deux mois, il le savait; il ne voulait pas s'exposer même a la rencontrer Sincèrement épris, il éprouvait une cruelle déception et la meurtrissure était grave dont souffrirait son coeur.Vivre dans un milieu different, d'une existence nomade lui offrant chaque jour de nouveaux horizons à contempler, de nouveau* visages à observer, serait à coup sûr le remède le plus efficace pour parvenir à l'effacer Son parti était pris.Il était heureux, maigre sa peine, que cette possibilité lui fût offerte de iévader, que ce reportage dont il remettait chaque |Our.afin de ne pas s'éloigner de Lucienne, la réalisation, lui eut été demande et lui fournit, avec un travail dont il ne niait pas l'intérêt, une raison de partir et, il voulait de toutes ses forces l'espérer, d'oublier Dès le lendemain de la journée cruelle, il accomplit les démarches nécessaires à la réalisation de son protêt Les recommandations qu'il escomptait ne lui firenl pas défaut et le directeur du cirque Mi -iropolc par chance en tournée dans la Nièvre et dont le chapiteau se dressait pour deux jours à Clamecy, lui fit le plus obligeant accueil.C'était un homme jovial, affable, avec qui Jean-Michel se sentit aussitôt en confiance.Dans l'état d'esprit où il se trouvait, ceci lui fut précieux.Toutes choses mises au point avec M.Josstende — il était d'origine belge — le jeune homme se disposa à prendre place parmi ses nouveaux compagnons Très peu de tours plus tard, il reioignn a Moulins — le cirque changeant chaque tour de place — la population restreinte et bigarrée du cirque Métropole, sinon le plus grand du monde, du moins un des plus importants de ceux qui parcouraient l'Europe.Il Ce monde d'artistes et d'acrobates, si different de celui dans lequel il avait vécu, parut d'abord assez étonnant à Jean Michel II se sentait dépaysé parmi les ecuyers.les funambules, les jongjeurs et les clowns, dans celte tour de Uabel ou se parlaient toutes les langues, sa présence lui parut insolite el, en passe — crai-gnail-il — d'être mal tolérée par ceux dont il eût souhaité se faire des amis Mais il fut vile rassuré car les pensionnaires du cirque, loin de lui être hostiles, firent de leur mieux pour l'« acclimater p a leur milieu et à leur vie.En peu de jours, il comprit que.1res rapidement, il aurait là.comme il l'avait désiré, des amis.Il y en eut un surtout qui vint à lui avec l'inecnuité et la -.onfian e de son âge Un tout petit bonhomme de cinq ans.fils d'un ménage d'artistes, ménage très réservé et avec lequel, malgré la préférence affichée pour lui par l'enfar.Jean-Michel ne s'était tamais enlretcn Il circulait avec le cirque depuis deux semaines lorsqu'un soir, alors qu'il était avec le petit garçon, il entendit une harmonieuse voix de femme appeler : — Petitou !.Le gamin écoutait lustemcnl.bouche bée.une belle histoire que Jean-Michel, dont l'imagination était fertile, inventait pour lui de toutes pièces.Absorbé, il ne répond t pas : — Petitou !.appela de nouveau la i-oix harmonieuse — N'est-ce pas ta maman qui t'appelle'' intervi.it Jean-Michel II faut répondre.Petitou.— Oh ' gémit l'enfant, je voudrais tant savoir.— Ce qu'il arriva à la princesse Her mine perdue dans le désert ?Je te le dirai Jcmain.Va.Petitou se leva à regret, mais n'eut pas le temps de s éloigner.Une leune femme s'approchait en lui souriant.— Je crains que cet enfant ne vous importune, dit-elle à Jean-Michel Vous avez tant de gentillesse pour lui qu'il ne songe qu'à vous rejoindre — Il ne m'importune pas du tout, Madame, et nous nous entendons très bien, tous les deux.N'est-ce pas.Petitou ?Dun signe de tête, l'enfant approuva puis revint auprès du |cune homme : — Il abuse peut-être, de votre patience, insista la teiine femme Je ne peux m'oc-cuper de lui autant que je voudrais.Les répétitions, les representations, les costumes à réparer, les soins aussi à mon mari dont la santé est fragile, notre vie errante.vous comprenez .— Certes.Je comprends d'autant mieux que je partage cette vie depuis deux semaines Mais puisque vous devez abandonner parfois Petitou a lui-même, laissez-moi le plaisir de sa compagnie.Votre fils est infiniment attachant et je suis très heureux de m'y intéresser.Je n'ai pas les mêmes occupations que vous.La jeune femme regarda Jean-Michel avec un peu de curiosité.— Je vous dois quelques explications, dit celui-ci.C'est bien le moins que vous sachiez vers qui Petitou vient volontiers Je me nomme Jean-Michel Sorrier.Je suis journaliste et aussi romancier.J'ai écrit déjà plusieurs romans et.afin de me documenter sur celui auquel |e songe maintenant, l'ai obtenu de votre directeur la faveur de partager, pendant un certain temps.I existence du cirque Voilà ce qui excuse ma présence parmi vous Petitou ma adopté tout de suite et |'ai été moi-même séduit par lui.Et.puisque j'en ai l'occasion, voulez-vous me permettre de \ous dire mon admiration pour le talent équestre de votre mari et aussi pour le courage et le sang-froid que vous montrez en participant à son numéro La jeune femme eut un sourire sous lequel on devinait un peu de tristesse.C'était une charmante creature mince et fine, petite mais admirablement proportionnée.Une délicieuse poupée brune an regard intelligent, au sourire tendre — Oh! dit-elle, si l'exercice de mon mari demande une grande virtuosité, ce que .fais.moi.n'en demande aucune Un peu de volonté et surtout beaucoup de confiance en lui C'est tout.Jean-Michel l'écoutait.étonné de trouver en elle tant de simplicité, tant de douceur, et une distinction qu'il ne s'al-lendait pas à rencontrer dans le milieu assez hétéroclite des banquistes ».— Allons, reprit-elle.Petitou.il faut venir.Remercie M.Sorbier II est temps pour toi d'aller dormir — Au r'voir.à demain.dit.docilement, le petit Tu me diras, dis.la princesse Hermine.SECHE-CHEVEUX ELECTRIQUE RONSON — Ultra-silencieux! Sèche les che\eux en un temps record .ne surchauffe jamais.Commutateur .1 deux posi lions, pour jet d'air chaud ou froid .Léger et transportable, avec très long fil de 8 pieds ! Modèle aérodynamique en trois couleurs mode.Rose Bermudes Bleu Pacifique .laune Déseri — Certainement, Petitou, te te dirai \ demain.Jean-Michel suivit un instant des yeux la mère et l'enfant qui regagnaient le train de roulottes formant le cortège du cirque.Un cirque extrêmement moderne comportant d'énormes tracteurs motorisés et une importante installation électrique — Elle est charmante, pensait le jeune homme, charmante et si étrangement fine, si différente des autres femmes de la troupe ! Je serais bien étonnée si elle avait toujours vécu parmi des acrobates Il y a en elle une réserve .quelque chose d'un peu efface que n'offrent certes pas Lola la trapéziste, ni Manquita.ni même la comtesse Holoyi qui pretend appartenir à la noblesse magyare et fait exécuter de la haute école à son pur-sang.Drôle de milieu que celui auquel je me irouve mêlé, mais où chacun travaille ferme, te dois le reconnaître.Peu à peu.sa pensée s'éloignait de la mere de Petitou, se reportait sur le personnel nombreux qui composait la troupe du cirque Métropole.— Oui, se dit-il encore, je vais faire ici une belle moisson de documents et on ne pourra pas reprocher a mon bouquin — il pensait moins à son reportage — de n'avoir pas été vécu.Et cette vie de deambulations offre des côtes fort intéressants .bien utiles aussi pour oublier les déboires .Il pensait a la ;eune fille qui lui avait imposé une Jouleur pénible 11 avait cru aimer Lucienne uniquement; il avait su dans un mariage avec elle le bonheur certain de sa vie.il avait ainsi caresse une belle illusion.Maintenant, il se demandait si vraiment il eût été heureux L'éloignement semblait donner à Mlle Fonval son exacte valeur.Il se souvenait de sa frivolité, de ses goûts de luxe, du ude de l'existence qu'elle ambitionnait Il comparait sa paresse au travail harassant, librement consenti, des artistes femmes du cirque.Par une pente logique, il évoquait le spectacle que.sur la piste, donnaient chaque soir les parents de Petitou : San-dro et Missia.ainsi que les nommait le programme.Après des prouesses extravagantes sur le dos nu de son cheval lancé au galop, Sandro enlevait sa femme restée dans l'arène, de ses deux bras tendus, la soulevait au-dessus de sa téte, la faisait tournoyer comme un soleil mouvant, tandis que le cheval que, seuls, les pieds du cavalier guidaient, continuait sa course effrénée.Chaque soir.Jean-Michel, comme tous les spectateurs, suivait, le coeur angoisse, la respiration haletante, le tournoiement du corps de femme confié à la seule adresse de Sandro.Durant quelques minutes, l'émotion était a son comble, puis, alors que la musique brusquement se taisait — signe que le point culminant du spectacle allait être atteint — Sandro, d'un mouvement dont la souplesse cachait l'effort, lançait le corps dans le vide, retombait lui-même a califourchon sur le chevaj au galop et, par un geste mathématiquement réglé, recevait dans ses bras Missia.La serrant sur son coeur, il faisait alors franchir à sa monture, comme après un rapt vainqueur, la barrière conduisant aux coulisses La salle croulait sous les applaudissements, tandis que le couple haletant et souriant, revenait saluer.Petitou iicut garde, le lendemain, d'oublier de reioindre Jean-Michel — Dis vite, grand ami.La princesse Hermine0 Le lion ne l'a pas mangée ?\ffectueusement, Jean-Michel caressa la petite téte bouclée — Non, non.Ecoute : la princesse Hermine.Il poursuivit son récit.Tout en parlant, il observait l'enfant blotti contre lui et dans les yeux duquel il lisait une attention passionnée.Elevé par sa mère restée veuve très leune et dont il était profondément chéri, Jean-Michel Sorbier gardait de sa longue présence près d'elle une sensibilité presque féminine, une délicatesse de sentiments que les années suivantes n'avaient pas desséchées.Aussi s'était-il pris d'un intérêt profond pour Petitou.Depuis leur première conversation, il avait retrouvé plusieurs fois Missia.Une confiance réciproque, une grande affinité de goût les avaient rapprochés.Peu a peu.la teunc femme se laissait aller à parler longuement d'elle-même et de Sandro car la pensée de son mari ne la quittait pas.Jean-Michel savait maintenant l'histoire du couple et que son intuition ne l'avait pas trompe lorsqu'il imaginait Mis sia venue d'un milieu qui n'était pas celui du cirque.Orpheline tout enfant, Missia — de son vrai nom Gilberte Fermont — avait vécu près de sa grand-mere dont la seule fortune était une pensif, uc .cuve d'officier.A vingt ans, GUberte fit la connaissance de Sandro qu'une courte maladie avait immobilisé quelque temps dans la ville Je province où habitait la leune fille (Suite en page 21) **jnr*&*0 LE CADEAU qu'elle s'offrirait elle-même ! w# ^ Ut REVIIR MODFRNH DÉCEMBRE 1918 18 D'une saveur excepfrotone//e/ aux cardamomes Vous ne connaissez peut-être pas encore la saveur des graines de cardamomes?Faites-en la découverte dans ce splendide gâteau à café .une friandise tendre, délicieuse et facile à confectionner, avec la Levure Sèche Active Fleischmann ! Si vous cuisez à la maison, offrez-vous bientôt le régal de ce gâteau peu banal: ce sera une révélation! GATEAU A CAFE AUX CARDAMOMES 1.Ecalez 6 groin* • de cordamomet • ¦' écra ¦¦ i ie bien.Faites frémir Vt lotte do lail En remuant, ajoutez '/] "i.¦ de lucre granule 1 c.à Ihe de tel Vj lotte de beurre laissez tiédir.Entrelemps, mesurez dans un grand bol '/j totte d'eau tiède Ajoutez, en remuant, 1 c.à Ihe de tucre granulé Soupoudrez-y le contenu de 1 enveloppe de Levure Sèche Active Fleitchmann Laissez reposer 10 minutes, PUIS brassez bien.En brassant, ajoutez les cardamomes écrasées et le mélange de lait tiédi.Battez ensemble 2 oeuft 1 |oune d'oeuf •t ajoutez, en brassant, dans lo levure dissoute.En remuant, ajoutez 2 tattet de farine loul-usogc tomitéc une foit et bottez jusqu'à ce que lisse.Incorporez-y Va tatte de pacones hachées Faites entrer encore 2 lottes (environ) de farine toul-utage tamitee une foit 3* Renversez la pâte tur une planche enfarinée, pétrissez jusqu'à ce que lisse e> élastique.Placez-la dons un bol graissé.Graissez le dessus.Couvrez.Placez au chaud, à l'abri des courants d'air, et laissez lever au double du volume,! Vi heure environ.4.Dégonflez lo pâte et renversez-la sur une planche légèrement enfarinée.Séparez-la en deux.Façonnez chaque portion en cordon de 36 de longueur.Laissez reposer 5 minutes.Badigeonnez de beurre fondu.En commentant au centre d'un moule rond à gâteau étage de 8 , enroulez lâchement le cordon de pâte.Faites de même avec l'autre portion de pâte dans un outre moule.Saupoudrez de lucre granulé Couvrez.Laissez lever ou double du volume, environ 45 minutes.Faites cuire à four modéré, 350 , environ 30 minutes.Glacez encore chaud avec le glaçage suivant et décorez de pacones hochées.Battez I blanc d'oeuf jusqu'à ce que ferme mais non sec; incorporez 1 c.à thé de vanille et assez de sucre à glacer pour que le glaçage s'étende bien.Donne 2 gâteaux.Un JUtte .ii.i produit de STANDARD BRANDS LIMITED NE REQUIERT PAS DE RÉFRIGÉRATION TOUJOURS ACTIVE, HLf liVE TOUJOURS VITE SE GARDE FRAICHE PENDANT DES SEMAINES La i.iiisiui! k avec HÉLÈNE Mil tiA accctttftafheitiehU 4u dîner 4e Wcè'l Si j'ai du plaisir à établir mes plans pour le dîner de Noël, j'aime moins l'après-dîner.ou la corvée .le la vaissel-le.Cependant, je n'envie pas celles qui ne mangent pas chez elles le jour de Noël, car j'adore les préparatifs culinaires : parer la dinde, faire la farce, les puddings, les tartes, inventer des décorations sucrées pour l'arbre Au début de décembre, quand dans les épiceries, je vois des fruits confits, des cerises dans le sirop, des noix toutes dorées.îles raisins, des figues, des abricots et d'autres fruits exotiques, j'ai du mal à me retenir.Si je m'écoutais, j'achèterais trois fois plus que le nécessaire Je m'attends toujours à une invasion inattendue d'amis durant le temps des fêtes, mais je dois avouer qu'il est bien rare, à la campagne, que les amis viennent sans s'annoncer.A tout événement, mes amis me trouveront prête.l'aime qu'on soit nombreux le jour de Noël; bien entendu, il faut que maison et budget le permettent Et rien ne me réjouit plus qu'une table bien garnie où tout le monde peut prendre place Mais parfois, on ne peut pas s'asseoir tous à la même table et l'an dernier, comme j'avais dix-huit invités, j'ai utilisé plu sieurs petites tables Chacun allait se servir à la grande table où les plats étaient disposés.Recettes éprouvées COUPE JOYEUSE I pinte de jus de canneberges I pinte de jus de pamplemousse I pinte de nectar d'abricot I pinte de jus d'ananas Mélangez les jus et faites réfrigérer Versez le breuvage sur la glace dans des coupes à punch ou de petits verres Grâce à une farce aux pommes et aux raisins, le dindon de Noël aura une saveur mémorable.LA REVUE MODERNE DLCEMBRT 1958 19 INNOVATION IMPORTANTE DANS LES BOUILLOIRES ELECTRIQUES GENERAL ELECTRIC La NOUVELLE BOUILLOIRE à régulateur de vapeur fait plus que bouillir l'eau rapidement.M aintriiant.une bouilloire- est plus qu'une bonillniri—si c'est une sans les niiaee- ilr vapeur i ri < I.-1 r .1 i >l • quelques mois.Et il y a Petitou — Oui, Petitou.fit rêveusement et en s'efforçant de sourire, la jeune femme.Petitou et Sandro.toute ma vie.Dans la voix volontairement assourdie, il y avait une telle ferveur passionnée que Jean-Michel sentit son émotion s'accroître encore Missia lui paraissait, plus que jamais, un être exquis, un être doué de facultés affectives comme il devait en exister peu.Son entente avec Sandro semblait être aussi d'une qualité rare et leur amour, un amour d'exception Pourquoi fallait-il.comme l'avait dit la jeune femme, qu'une ombre vînt le voiler, qu'une menace pesât sur lui ?A la suite de cet entretien qui, s'il n'était pas le premier, était pourtant celui ou la |eune femme avait livré le plus d'elle-même, Jean-Michel observa plus encore les deux artistes.Il remarqua la fatigue croissante de Sandro, l'ec-soufflement qui suivait son exhibition Il eût aimé lui parler, examiner avec lui quel genre de travail pourrait lui convenir, l'arrachant a celui qui l'épuisait.Ne pourrait-il l'aider ?Mais Sandro se dérobait à toute rencontre D'ailleurs Missia veillait à ce que, aussitôt rentré dans leur roulotte, il s'étendît, se livrât à un repos total.Une seule fois, Jean-Michel parvint a rencontrer ensemble Sandro et sa femme Des que Missia eût fait les présentations, la main de l'artiste se tendit d'un geste affable et plein d'une élégante aisance.— Je sais combien vous accueillez gentiment mon fils .dit-il.Merci pour lui.et merci pour sa mère .Vous la déchargez d'un souci car j'accapare ridiculement son temps et.sans vous, Petitou serait bien délaissé.U avait eu pour Missia un regard chargé de tendresse et de reconnaissance.Celle-ci, d'ailleurs, intervenait, cherchait a l'entraîner.— Vous voyez.je n'ai pas le droit de m'arréter davantage.Mon cher tyran m'emmène .comme un bébé.Allons .au revoir.Monsieur, et encore merci pour l'enfant.Le bras de Missia passé sous le sien, il s'éloigna.Sa démarche témoignait d'une lassitude extrême qui ne passa pas inaperçue de Jean-Michel.« Pourra-t-il tenir quelques mois ?» se demanda le jeune homme.Un tel métier Un cadeau de Noël d'une beauté diaphane.h a nto .nylons Fhantom fins et diaphanes .à peine temtis , le noeud fur la boite blanc et argent roua en indique la couleur! i paires $3.00 et plus.Phantom.cadeau de Noël toujours bien accueilli Les nylons à peine teintés sont le complément Cette année, tous les nylons Phantom de modèle portai* des ensembles ton sur ton — ils se font courant, vendus à $1.50 et plus, sont offerts en nuances à peine marquées de bleu, rouge, sous emballage spécial de deux paires, orné prune, noir, brun, vert, cardinal et argent.d'un joli ruban rouge.Phantom—seuls bas ^ UINf-S'H TfTKfCir NOI'S II MMM ACONS' ' Viyc/td' Ml filt, littr rt fini en Grande lirtlaan.par William t/ol/in., ,t- Company MA., wariili fonitee en l 78i.• Les robes de chambre 'Viyella' se distinguent par leur qualité et leur élégance.• 'Viyella'.un tissu de renommée mondiale, est lavahle et conserve son moelleux et ses couleurs de longues années durant • Choisissez votre prochaine robe de chambre en 'Viyella' — tartans authentiques, carreaux, imprimés ou teintes unies.• En vente dans les meilleurs magasins partout, ou écrivez n: William Hollins & Company Ltd., Toronto.Pmr l.« J.H.BABDWEll ITD, TOUONTO — Pou.fcomm.CAUIFEI10 BUBNS A GKSON LTD., TOUONTO — Pour .nlWi.STAR» HOUY WOOD IIMITED TOUONIr I.A REVUE MODERNE — DÉCBMBM 19">S 28 10,416 personnes ont fait ce gâteau à Noël, l'an dernier.et elles en furent ravies ! On nous a écrit de partout au Canada .Après avoir essayé ce gâteau, 10,416 personnes ont demandé nos recettes de Noël.Nous espérons que ce gâteau vous plaira aussi! Si vous voulez d'antres recettes de Noël, écrivez à Five Hoses, Service Domestique, boite postale GUS9, Montréal.(GÂTEAU DE NOËL) 5 t.de farine enrichie Five Roses V4 c.à thé de sel 1 e.à thé de poudre à pâle 2 t.de bourre (1 livre) 2 t.de sucre granulé 2 t.d'amandes pelées et tranchées 'i en ills l'/2 t.de cerises confites coupées 3 t.de raisin sultana pale en deux 4 t.de cédrut (coupé en lanières) le zeste et le jus de 1 citron Foncer les moules de 2 épaisseurs de papier fort et graisser.Tamiser la farine, la mesurer et la tamiser de nouveau avec le sel et la poudre à pâte.Mélanger les fruits, les amandes et le zeste de citron, saupoudrer de farine.Défaire le beurre en crème jusqu'à ce qu'il soit léger, ajouter le sucre graduellement en brassant.Ajouter les oeufs, un à un, en battant vivement entre chaque addition.Si le mélange tourne, ajouter un peu de farine, puis continuer de battre.Incorporer les ingrédients secs, par petite quantité, à l'aide d'une spatule.Ajouter le jus de citron, les fruits et les amandes.Verser dans les moules au S et cuire au four (275 à 300-F.) de 3 à 3M heures.JFIVE ROSES FIVE ROSES LES MEUNIERS LES PLUS RÉPUTÉS AU CANADA CONFIDENTIELLEMENT (Suit* île lu l'une 9) I! existait deja aux liais Unis des Tours de l'Europe destinés uux COllK donneurs, aux gourmets, uux amateurs de bons vins.Il csl heureux qu'une ami-pagine française ail eu l'idée de ces louis de la mode, car comme chacun sail, la France est la patrie de la mode depuis des siècles.Joyeux anniversaire.Air France ! Une lettre m'apprend que le gran I écrivain français Marcel Aymé viendra probablement au C anada au début de l'année.Il se rendrait d'abord aux Fiais Unis pour la création de sa pièce Le.oisetmx LA REVUE MODERNE — DÉCEMBRE 1958 35 —• Sundro .dit-il, Sandro est mort'' Un mouvement de tele affirmatif de Mme Sorbier lui répondit.— Mon Dieu !.murmura-t-il, Mts-lift I.Quelle souffrance !.Son air accablé fil place presque aussi tôt à une expression de ferme volonté : — Elle ne peut pas rester seule : je pars .dit-Il Mme Sorbier ne fit aucune objection.Le bouleversement de son fils confirmait pour elle la certitude d'un état d'âme dont, depuis longtemps, elle avait le soupçon.Elle dit simplement : — Oui, Jean-Michel, il faut aller à elle.Et il faut lui amener son enfant.— Oui, murmura-l-il, lui seul peut.oh ! pas la consoler, mais lui rendre un peu de courage.Déjà, il repliait son manuscrit, groupait quelques objets Mme Sorbier continuait à l'observer.Elle songeait aussi à ce qu'allaient être le désarroi, le découragement de la jeune veuve, sa solitude Elle était infiniment bonne, elle dit.s'ins-terdisant de trop réfléchir : — Et, sais-tu, Jean-Michel, si elle est trop isolée, trop désemparée, ramene-la ici, chez moi.Le jeune homme eut un reflet de joie dans les yeux; avec un élan vers sa mère, il s'écria : — Oh ! maman, vous accepteriez de la recevoir ?— De grand coeur, mon enfant.Je sais ce que c'est que de perdre un être aimé et combien un geste d'accueil peut, alors, faire de bien.Pars, Jean-Michel, emmène Petitou, et revenez tous trois.Quelques jours plus tard, Gilberte-Mis-sia franchissait le seuil hospitalier de Mme Sorbier Dans l'état de désespérance, d'anéantissement, où elle se trouvait, elle avait accepté avec une gratitude profonde l'offre de Jean-Michel de la con- duire chez sa mère.Celle-ci l'aiderait a se créer, pour élever Petitou, une situation rémunératrice.Entre elles, l'enfant mettrait son exi-gente presence.Dès qu'elle arriva, pauvre épave douloureuse, elle se jeta dans les bras maternels de Mme Sorbier.— Nous serons deux a aimer Petitou.dit affectueusement celle-ci Sur le visage de Gilberte.des larme-, coulaient; mais il y eut l'ébauche d'un sourire.Elle regarda Jean-Michel, tout en répondant a la bienfaisante étreinte de l'excellente femme : — Merci.dit-elle, merci à tous les deux.Il était entendu que Jean-Michel regagnerait le soir même Paris.Avant de s'éloigner, il eut un entretien avec sa mère.A la façon dont il lui recommanda encore Gilberte — recommandation bien inutile — devant l'émotion qu'il montrait en parlant d'elle, Mme Sorbier ne put se tenir de dire : — Tu souffres.Jean-Michel.Mon enfant, tu aimes donc cette jeune femme'' Il eut un sanglot et, sans répondre, cacha sa tète dans ses mains.— Elle sera inconsolable .dit-il sourdement.Mme Sorbier eut un geste vague : — Elle est très jeune, Jean-Michel.Le temps calmera, peu à peu, son désespoir, et son fils l'obligera à se reprendre a vivre .Alors, qui sait.Le jeune homme eut un haut-le-corps comme s'il revenait à lui-même : — Maman, dit-il, je vous jure que, jusqu'à présent, je ne m'étais pas rendu compte .Missia était sacrée pour moi par son amour pour son mari.Maintenant, |e comprends.Oui, je l'aime, je l'aime .et justement.maman, vous ne savez pas.Je voulais vous en parler, et puis .CéMâ MOBILIER No 472 Une creation d'une beauté céleste 1 «TU» O"' _ Ml 5» «B"*»B Vos invités apprécieront la délicate saveur d'orange qui a valu au Cointreau son bon renom auprès des connaisseurs du monde entier."LE COURONNEMENT D'UN PARFAIT DÎNER' Demandez, par écrit, votre manuel du gourmet, gratu, à: GOODCBHAM i WORTS.1500 oimsI, rua Stt-Cjthw m«, Montrtoi J Jjlm^ Icl (fkvusL VYlod&hnsL Voici Yun des mobiliers k's plus élégants et les plus remarquables, réalisé dans les ateliers (Yébénisterie Peppier.(Test le nouveau modèle Celestial aux lignes fluides et finement ciselées .avec panneaux de rotin mis en relief par le fini en beau noyer danois.Exprimant parfaitement l'élégance vaporeuse du mobilier moderne, le modèle Celestial est en harmonie absolue avec les décors en vogue.pourtant il offre la beauté impérissable d'un nutlicntitpu .//«¦/-./'oeuvre.PEPPIER BROS.CO.LIMITED, HANOVER, ONTARIO 58-4F LA REVUE MODERNE - DÉCEMBRE 1958 Il y a aussi une grande différence entre les vermouths! Les vermouths de grande marque portent l'étiquette Martini qui signifie — saveur et arôme subtils, introuvables dans aucun autre vermouth au monde.Impartes d'Italie en bouteilles de un.POUR DES MARTINIS SECS, EMPLOYEZ LE VERMOUTH "EXTRA DRY" MARTINI Il est de couleur plus claire .moins amer au goût.Si vous aimez vos martinis plus secs ils vous plairont davantage préparés avec du vermouth "Extra Dry" Martini.EMPLOYEZ LE VERMOUTH DOUX MARTI NI&ROSSI Comme apéritif: pur ou à la glace, avec un zeste de citron Comme long breuvage, avec une boiaaon galeuse et de la glace.Bouquet nouveau, exquis: mélangez les vermouths doux et "Extra Dry", en parties égales — sur de» cubes de glace C'est tellement léger et tout à fait délicieux.Manhattans incomparables PAUL CHAR I HAND • OfFICI GENERAI DIS IjRANLH S MARQUIS • MONTREAL P Q Le ili.mu ii v mesure quinze pouces Centre de table à motif de pétales FOURNITURES REQUISES Coton avec brins métalliques "Anchor" Cronita de Clark; 5 balles no 76 Robinette; 1 crochet d'acier no 6 de marque Ship de Milwards.EXÉCUTION Commençant au centre, faire une ch.de 5 m.Unir avec pms pour faire un rond.1er rang: 15 ms dans le rond.Unir avec pms à la 1ère ms.2e rang : Ms à la même place que pms, * 4 m., sauter 2 ms, dans la ms suiv.Rép.de * autour.Unir (5 boucles).3e rang : Dans chaque boucle tout autour, faire ms, m.semi-dble, 5 md, m.semi-dble, et ms.Unir.4e rang : Pms à l'arrière de chaque m.jusqu'au centre du pétale suiv.* 4 m., pms à l'arrière de la m.du centre à la base du pétale suiv.Rép.de * tout autour, finissant avec 4 m.Unir.5e rang : Rép.le 3e rang.6e rang : Pms à l'arrière de la 1ère md à la base du pétale suiv., * 4 m., pms à l'arrière de la dernière md à la base du même pétale, 4 m., pms à l'arrière de la 1ère md à la base du pétale suiv.Rép.de * tout autour, linissant avec 4 m.Unir.7e rang : Rép.le 3e rang (10 pétales).8e et 9e rangs : Rép.les 6e et 3e rangs.(20 pétales).10e au 13e rang incl.: Rép.les 4e et 3c rangs alternativement.(20 pé-talcs).14e et 15e rangs: Rép.les 6e et 3e rangs.(40 pétales).16e au 25e rang incl.: Rép.les 4e et 3e rangs alternativement (40 pétales).26e rang : * Pms à l'arrière de la 1ère md à la base du pétale suiv., 4 m., pms à l'arrière de la dernière md à la base du même pétale — 1 boucle d'augmentée — (4 m., pms à l'arrière de la md du centre à la base du pétale suiv.) 4 fois; 4 m.Rép.de * autour.Unir.(48 boucles).27e rang : Rép.le 3e rang.(48 pétales).28e et 29e rangs : Rép.les 4e et 3e rangs.30e rang : Travailler suivant le patron des boucles, augmentant de 8 boucles également réparties tout autour.Unir.Rép.du 27e au 30e rang incl.jusqu'à ce que le centre mesure 15 po., finissant avec un rang de pétales.Couper le fil.ABRÉVIATIONS Ch.- chaîne; M.- maille ou maille en l'air; Pms - petite maille serrée; Ms - maille simple; Md - maille double; M.semi-double - maille semi-double; Rép.- répéter; Incl.- inclusivement *) astérisque .Répéter les explications suivant l'astérisque autant de fois qu'il est mentionné.( ) Répéter les explications contenues dans la parenthèse autant de fois qu'il est mentionné.Par exemple : ' (4 m., pms à l'arrière de la md du centre à la base du pétale suiv.) 4 fois" indique de faire ce qui est écrit entre parenthèses 4 fois en tout.LA REVUE MODERNE — DÉCEMBRE 1958 57 — Que veux-tu dire?demanda Mme Sorbier, stupéfaite des paroles un peu incohérentes de son fils.Que voulais-m me dire ?— Que j'avais revu Lucienne.et qu'elle m'avait offert de reprendre les projets abandonnés par elle.Nous sommes fiancés de nouveau.Un véritable effarement s'empara de Mme Sorbier; effarement d'autant plus grand que le ton de voix de son fils reflétait plus de regret que de joie.— Fiancé à Lucienne .Oh ! mon enfant.Comment as-lu pu consentir.connaissant la sécheresse de son coeur!.Ft quand tu en aimais une autre .— Maman, je viens de vous l'avouer : je ne m'étais pas rendu compte !.Ah!.je comprends à présent pourquoi je n'avais éprouvé aucune allégresse d'avoir retrouvé Lucienne.Pourquoi le hasard me l'a-t-il fait rencontrer?Et pourquoi, chez elle, ce revirement sans qu'elle ait voulu m expliquer pourquoi, l'an dernier, elle m'avait délaissé ?Mme Sorbier avait écouté son fils sans l'interrompre.Elle semblait hésiter à parler.Enfin, elle dit : — Je ne sais pas ce que l'avenir te réserve Jean-Michel, et si un jour la jeune femme que tu aimes pourra accepter de refaire sa vie avec toi.Mais ce dont je suis sûre, c'est qu'un mariaee avec Lucienne fera ton malheur Elle a refusé de t'expliquer sa conduite passée.Moi, je vais te dire ce que j'ai appris.Je te l'aurais tu, sans doute, si elle ne s'était pas retrouvée sur ta route; mais j'ai le droit de t'arracher au dancer.Lucienne Fonval avait rompu ses fiançailles parce qu'elle avait pensé pouvoir épouser un grand industriel parisien venu passer quelques jours ici chez les Valbrun dont elle avait fait la connaissance alors que vous étiez fiancés.Une fortune importante, une vie brillante aux côtés d'un mari âgé, lui avaient paru préférable à ce que tu pouvais lui offrir.Voilà pourquoi elle avait repris sa liberté.— Comment savez-vous cela, maman' Et que s'est-il passé ensuite ?— Mes renseignements sont sûrs.Jean-Michel, qu'il te suffise de le savoir.Quant à ce qui s'est passé ensuite ?Pour des raisons sur lesquelles je suis moins renseignée, le riche industriel s'est dérobé.Et Mlle Fonval en a été pour sa déloyauté.Te retrouvant à Paris, en passe de faire une carrière à succès, elle a jugé que tu n'étais plus à dédaigner et que tu pourrais lui offrir les satisfactions de vanité et peut-être, de luxe, qu'elle ambitionnait En somme, elle a fait un calcul qui s'est trouvé faux et sa manoeuvre intéressée s'est retournée contre elle.— Mais alors, maman, je n'ai été que son jouet ?Mme Sorbier eut un sourire un peu moqueur ; — Je ne te le fais pas dire.Et si tu veux mon avis, tu as le droit, mon enfant, de revenir, à ton tour, sur l'imprudente promesse qu'elle a su t'arracher.Je crois sincèrement, Jean-Michel — les mères ont un certain don de clairvoyance, n'en doute pas — que tout est préférable pour toi, à un mariage avec elle.Et si tu aimes ailleurs .— Ah ! maman, si vous saviez le bien que vous me faites.Puisque vous jugez qu'il n'y aura pas .mettons inélégance de ma part, à reprendre, à mon tour, ma parole, je le ferai Adieu, maman et merci.Merci pour tous.Pour Gil-berte, pour Petitou .et pour moi Le soir même.Jean-Michel se retrouvait dans son petit appartement de Paris.Un grand apaisement était en lui.Si l'immense douleur de Missia lui était une lourde peine, il savait, du moins, la jeune femme sous la garde affectueuse de Mme Sorbier et auprès de son enfant Rien pour elle ne pouvait être plus réconfortant "Bébé ouvre sur le monde des yeux tout neufs.émerveillés.A vous de le guider —de l'aider à profiter de tout ce qu'il découvre!" Notre conseillère en puériculture vous parle.Donnez-lui la lune, les étoiles .Attirez son attention sur les beautés du monde — le doux mystère d'un ciel étoile .la splendeur radieuse d'un coucher de soleil .les mille et une merveilles qui deviendront peu à peu son univers! C'est à vous de lui apprendre à voir, à entendre, à toucher.A vous de satisfaire sa curiosité toujours en éveil, de guider son imagination toute neuve! Auprès de vous, il se sent en ^^JP»^3W sécurité—c'est à vous de le pré-Hk f parer à affronter la vie avec Un jeu nouveau: les aliments pour enfants! Mastiquer .quelle découverte captivante! Lorsqu'il sera temps d'introduire au menu de Bébé les aliments Heinz pour enfants .enseignez-lui à bien mastiquer—c'est la meilleure et la plus saine des méthodes.Ces aliments pour enfants ont une texture idéale pour encourager la mastication.Et si Bébé est fatigué de mastiquer .il peut avaler "tout rond" sans aucundangerpoursadigestion ! Heinz vous offre, comme toujours, le choix le plus vaste et le plus appétissant.Votre bébé a peut-être déjà l'âge d'en profiter?L'art de "distraire" son attention ! Bébé s'intéresse à tout avec ravissement .Profitez-en ! Confiez une mission spéciale à certains jouets: l'ours en peluche saura occuper Bébé pendant que vous changez les couches—le canard en plastique et l'éponge de couleur seront l'attraction du bain quotidien.Autant de "distractions" vraiment utiles! ~ "^^a 1 11 1 "'" "Ultit i 'li -I r.nrr' Bébé, à le faire changer ^^^Jd'idée .Au lieu de lui répéter sans cesse: "Non, Bébé .ne touche pas à —^Zj*"1 ^~ ça!" .dites-lui plutôt: Tiens joue avec ça Votre succès est assuré.Vamour maternel a-t-il des limites?Non.bien sûr .Bébé a constamment besoin de caresses, de mots affectueux —du réconfort et de la confiance que seule une mère peut prodiguer.Ne pouvant être partout à la foi*.Dieu créa .la mère* PROVERBE Par votre vigilance et vos soins constants, vous créez à Bébé un univers de confiance, de bonté, de beauté .Vous lui donnez la joie, la santé et l'amour sur lesquels repose son avenir tout entier! ses, ae si/ OFFRE GRATUITE au f-uturu mamans' Une intéressante brochurede'24 pages: "Futures mamans." Pour l'obtenir, il suffit d'écrire à: Heinz Baby Foods, Leamington, Ontario -AûsmêA^Q Heinz pmu bébéo.'¦ ^ôtre' eEBi ûen£f;cie*a toute sa vie de leurs bienfaits LA REVUE MODERNE — DÉCEMBRE 19W 38 Et pour lui.quel allégement ressenti par l'encouragement de sa mére à se dégager du nouveau lien que la duplicité de Lucienne l'avait amené à contracter ! Il n'hésitait plus.Ce soir-méme.il allait écrire.Des demain la perfide jeune fille saurait que plus rien de commun n'existait entre Lucienne Fonval et Jean-Michel Sorbier.Et qui sait si dans un avenir lointain.Mais il voulait s'interdire de penser plus avant.* * * Mlle Fonval était fort contente d'elle.Elle était parvenue à ses fins et ses nouvelles fiançailles avec Jean-Mi.hel Sorbier lui donnaient toute satisfaction.Elle était donc de fort bonne humeur ce matin où une lettre arrive à son adresse.« Lucienne, le souvenir d'un passé où des heures douloureuses avaient suesédé à des heures de joie m'avait incliné à croire, lorsque vous me l'avez offert, que ce passé, en ce qu'il avait eu de doux, pourrait revivre.J'ai reconnu depuis que je m'étais trompé J'ai compris qu'on ne dispose pas de son coeur à sa guise.Dans le mien, les sentiments détruits n'ont pu revivre.« Mieux vaut donc que nous conservions, l'un et l'autre, la liberté que votre seule volonté nous avait rendue, liberté qui vous permettra, je l'espère, de rebâtir des projets plus conformes à Après avoir lout essay*.je MAINTENANT découvris un moyen simple H£URr-U3E ! et modique de taire dupa raîlre les poils superflus Grâce à son usage régulier, des milliers de lemmei sont admirées et aimées.Mon livre gratuit vous livre mon secret.Poslé sous pli discret Aussi echon'iMon d'essai.Ecrivez à ANETTE LANZETTE P O.Boi 600 Dept.C-166 Toronto.Ontario.Inclure un timbre de 5é pour la réponse.vos goûts et tels que les circonstances vous avaient permis de le faire, si je ne me trompe, une première fois.J'en forme pour vous le sincère souhait.« En vous disant un amical adieu, je vous prie de me croire toujours votre dévoué.«Jean-Michel Sorbier.» Une véritable crise de rage s'empara de l'ambitieuse Mlle Fonval.lorsqu'elle eut achevé sa lecture.Elle se voyait percée à jour et son orgueil se sentait effroyablement humilié.Ainsi, tout ce travail de rapprochement, toutes ses roueries, la comédie qu'elle s'était astreinte à jouer avaient été inutiles et Jean-Michel s'était ressaisi ! Elle était surtout vexée au dernier point de l'allusion faite aux raisons de sa rupture et aux projets qu'elle avait, alors, caressés .en vain Elle demeura d'abord anéantie d'humiliation et de colère, puis, se levant, elle se mit à marcher à pas saccadés dans sa chambre.— Allons .fit-elle, c'est raté .une fois encore, raté .Je croyais bien, pourtant, l'avoir repris.Et tout est à recommencer ! d'effroi fait redouter à la jeune femme de quitter le providentiel asile que lui a si genereusemenl offert Mme Soibiei La geniillesse de Petilou, ses puériles caresses, la jalouse tendresse qu'il témoigne à sa mère, redonnent à celle-ci un peu de joie.— Quand reviendra Grand Ami?demande parfois l'enfant à qui manque le conteur d'histoires.Par une délicatesse, excessive peut-être, aussi parce que son travail l'absorbe de plus en plus.Jcan-Michcl n'a fait que de courtes apparitions dans la maison de sa mère.Il ne se donne que peu de loilin et poursuit sa tâche en caressant le rêve qui le hante et dont il ose à peine espérer la réalisation.Sa situation est en passe de devenir aussi brillante que l'ambitieuse Mlle Pon-val pouvait le souhaiter.Elle doit, lorsqu'elle peut lire dans un journal, ou entendre prononcer a la radio, le nom de Jean-Michel Sorbier, avoir un accès de rage renouvelé et se reprocher amèrement sa folie.Il a abandonné les reportages trop lointains mais a donné, dans des études consacrées au mouvement so- Avec une émotion non dissimulée cl touchante, la jeune femme ouvre le livre, aperçoit cl lil la dédicace : « A la maman de mon cher l'elilun, i) celle dont le souvenir traverse ce roman .à celle tlunt je vomirais qu'elle me permit, plus tant, de lui vouer ma vie.» L'émotion de Gilhcrlc redouble Pendant quelques instants, elle demeure silencieuse, les regards fisés sur l'inducct aveu.Puis elle lève les yeux vers Jean-Michel qui, avidement, l'observe.— Missia .dit-il très bas, vous le saviez, n'est-ce pas, que je vous aime .et depuis bien longtemps.Ne voudrez-vous pas, un jour .pour Petitou .File comprend ce qu'il n'a pas fini dédire.Pour Petitou, Petitou qu'il chérit, qu'elle chérit plus encore, ne voudra-t-clle pas recréer un foyer, assurer à l'enfant la protection, l'appui, d'un second père ?Mais que peut-elle promettre, elle qui aima si pn fondement, dont le coeur tout entier appartint à un autre ?— J'ai tant aimé Sandro.vous le savez .dit-elle très bas.Pourriez-vous l'oublier?— Cet amour, ce souvenir, ic les res- ^a» « tfN» ^-«s tf^ tf^ Enchantement de Noël par La poudre de bain Puff Puff Blue Grass, six cachets Pétale et savons pour les mains sous une même enveloppe enjolivée d'un ruban ! C'est le cadeau idéal à offrir à quelqu'un qui vous soit cher, une manière gentille de souhaiter Joyeux Noël.S3.00 M 09k ^» ^«t ^» Elle déchira avec des mouvements fébriles la lettre décevante dont les termes sévères étaient pourtant bien mérités, secoua ensuite la tête avec décision.«Tout à recommencer.» avait-elle dit.Oui, la chasse au parti sérieux qui s'était, deux fois, dérobé.Mais elle avait toujours confiance en elle.Et elle ne renonçait pas à établir brillamment son existence de coquette et de femme que le coeur, à coup sûr, ne dirigeait pas.11 ne fallait que guetter une autre proie.IX Deux ans se sont écoulés depuis la mort d'Alexandre Vassiliévitch Bolguine, dit Sandro.Deux ans depuis le jour ler-rible où Missia a vu partir le mari bien-aimé.Entre Mme Sorbier et Petitou, Gilber-te, si la plaie de son coeur est toujours vive, goûte du moins l'apaisement Elle occupe son temps à exécuter des travaux d'art fournis par une maison de Nevers.Celte situation est provisoire, elle le sait.Quand Petitou grandira, quand il faudra subvenir aux frais de sa véritable instruction, elle devra peut-être quitter Luzy.trouver pour elle-même une profession plus lucrative.Cela ne lui sera pas impossible.Elle a fait, quand elle vivait auprès de sa grand-mère, de solides études.Son bagage est solide et ses divers diplômes lui ouvriront bien des carrières.Sans la rencontre de Sandro elle en eût tire parti dès longtemps.Et par Jean-Michel, des conseils, des introductions lui seront donnés qui faciliteront ses démarches.,.Mais si Miltti! pcrj'e.'paijfojs ;â.' c*«eji, elle ne l'envisage.s^ueJUjJ\,s.jjO avi'ni'r.i'nJ-.precis.Petitou peut attendre cl, qçe so/Je, cial, la preuve de ses facultés d'observation et de son jugement.Surtout, il se consacre à la littérature et ses romans sont remarqués.Toutes les ambitions lui sont permises.Pour employer l'expression en usage, il est sûr d'• arriver ».Une seule fois, il a rencontré Lucienne Fonval.Il l'a saluée avec une parfaite correction et sans le moindre émoi.La tête haute, l'air arrogant, elle n'a pas daigné lui rendre son salut.Avec une pensée reconnaissante pour sa mère, Jean-Michel s'est félicité d'avoir eu le juste courage de ne pas se laisser entrainer dans le chemin dangereux d'une union sans amour.Il songe constamment à celle qu'il nommera toujours Missia parce que c'est sous ce nom qu'il a connu la jeune femme au coeur ardent et pur II espère qu'un jour, non pas l'oubli, car elle n'est pas de celles qui oublient, mais la paix et un nouveau besoin de tendresse, naîtront en elle, que, peut-être, alors, elle sera touchée par son fidèle amour et pourra accepter d'y répondre.
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