Almanach de l'Action sociale catholique, 1 janvier 1942, 1942
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CALENDRIER 1943.COMPUT ECCLÉSIASTIQUE.LES SAISONS LES ÉCLIPSES.JOURS DE IEÛNE ET D'ABSTINENCE FÊTES RELIGIEUSES ET FÊTES LÉGALES L'ÉPOQUE DES MOISSONS DUREE DE L'ANNEE FÊTES D OBLIGATION L'ANNÉE a pour base la durée de la révolution de la terre autour du soleil.L'année sidérale est de 365 )ours, 7 h., 9 m., 9 s., 5 en temps moven, tandis que l'année tropique est de 365 jours, 5 h.48 m.46 s., 08.L'année commerciale est comptée à 360 jours (12 mois de 30 |ours).L'année 1942 n'est pas bissextile; elle commence le premier janvier et se termine le 31 décembre; elle a une durée de 365 jours, soit 52 semaines et 1 jour.Les prochaines années bissextiles seront: 1944, 1948.1952.COMPUT ECCLÉSIASTIQUE POUR 1942 Nombre d'or (cycle ou révolution de dix-neuf ans pour accorder l'année lunaire avec l'année solaire) 5 Épacte (nombre de jours écoulés entre la dernière nouvelle 'une et le 1er janvier de Tannée considérée).13 Cycle solaire (il est de 28 ans).19 Indiction romaine (période de quin/e ans, employée dans les bulles du Saint-Siège).10 Lettre dominicale (indiquant le dimanche durant toute l'année) .D Lettre du Martyrologe .n SAISONS Le printemps commence le 21 mars à 1 h.11 m.du matin.L'été commence le 21 juin, h 8 h.17 m.du soir.L'automne commence le 23 septembre, a 11 h.17 m.du matin.L'hiver commence le 22 décembre, h 6 h.40 m.du matin.L'heure est celle du « Eastern Standard Time »: 75° ou en retard de 5 heures sur le temps moyen de Greenwich.Longitude de Québec, 4 h.44 m.49 s.38, ou 71° 12' 21\" ouest de Greenwich.Latitude de Québec, 46° 48' 26\" 2 nord.ÉCLIPSES En 1942 il y aura cinq éclipses, don» trois du soleil est deux de la lune.Le 2 mars, une éclipse totale de la lune, partiellement visible au Canada.Commencement de l'éclipse à 4 h.30 m.du soir; fin de l'éclipsé a 10 heures du soir.Le 16 mars, une éclipse partielle du soleil, invisible au Canada.Le 11 août, une éclipse partielle du soleil, invisible au Canada.Le 25 août, une éclipse totale de la lune, visible au Canada.Commencement de l'éclipsé a 8 h.du soir; fin de l'éclipsé, 6 1 heure 30 m.le 26 août au matin.Le 10 septembre, une éclipse partielle du soleil visible en Alaska et dans la partie nord du Canada.Tous les dimanches de La Circoncision de Not L'Epiphanie de NotreS L'Ascension de Notre S La Toussaint, 1er novel L'ImmaculéeConceptic Noël ou la Nativité >i> JEUNES D'OBLIGATION ?neui, 1er janv.er.Seigneur.25 décembre.1° Le.Quatre Temps, gu.tombent cette année, les 25, 27 et 28 février les 27 29 et 30 mai les 16.18 et 19 septembre les 16, 18 et 19 décembre; 2° le carême tout entier, excepté les dimanches; les vigiles de Noel, de la Pentecôte, de l'Assomption et de la Toussaint.JOURS MAIGRES OU D'ABSTINENCE 1° Tous les jours des Quatre-Temps de l'année 2° Tous les vendredis de l'année, excepté ceux où se célébreraient les fêtes de Noel, de la Circoncision, de l'Epiphanie, de la Toussaint et de l'Immaculée-Conception 3° Les jours de Vigiles où l'on observe le jeûne Le mercredi des Cendres 5° Tous les mercredis du carême.TEMPS OÙ LA CÉLÉBRATION SOLENNELLE DES MARIAGES N EST PAS PERMISE Depuis le premier dimanche de l'Avent jusgu'à Nool inclusivement, et depuis le mercredi des Cendres jusgu'au dimanche de Pâgue» inclusivement.FÊTES LEGALES JOURS NON JURIDIQUES Tous les dimanches de l'année.Le 1er janvier, la Circoncision.Le 6 janvier, l'Epiphanie.Le 18 février, les Cendres.Le 3 avril, le Vendredi Saint.Le 6 avril, le lundi de Pâques.Le 14 mai.I Ascension.Le 25 mai, fête de la reine Victoria.Le 9 juin, fête du Roi.Le 24 mu:, la Saint \u2022\u2022 Le 1er juillet, la Confédération.Le 7 septembre, Fête du Travail.Le 1er novembre, la Toussaint.Le 8 décembre.T Immaculée-Conception.Le 25 décembre NoH.L EPOQUE DES MOISSONS SUR NOTRE GLOBE Janvier-février: Australie.Ré| Nouvelle-Zélande.Mars; inde te.Avril: Basse Egypte, Chyi Perse, Cuba.Mai: Algérie, '\u2022 l M, Floride.Juin: Franct Portugal, Italie, Grèce, Tun Louisiane, Mississipi, Alabamc ne, Chili, ute Egyp- Mineure, >, Japon, Km un.- l'a-!'- ¦'\u2022 nessee, Virginie, Kentucky.Kansas, Arkansas, Utah, Colorado, Missouri.Juillet: France, Angleterre (partie méridionale), Suisse, Allemagne, Autriche, Hongrie, Rou manie, Serbie.Bulgarie.Russie méridionale, Nebraska Minnesota.Wisconsin, Iowa, Illinois, Indiana.Michigan, Ohio, New York, Nouvelle Angleterre, Ontario, Août: Belgigue.Hollande, Danemark.Pologne.Québec.Co lombie Anglaise, Manitoba.Septembre-octobre rEcos Norvège, Russie septentrionale.Novembre Pérou.Afrique australe.Décembre: Birman\" - CHRONOLOGIE POUR 1942 L'ANNÉE 1942 de 1ère vulgaire (qui part de la naissance de J.-C.) dans le calendrier grégorien, introduit le 15 octobre 1582, correspond aux années indiquées dans le tableau ci-dessous: 6655 de la période julienne de Scahger, qui embrasse tous les temps historiques; 5942 de !a création du monde, d'après les calculs basés sur la Bible; quelques auteurs augmentent ce chiflre dp 4 ans; 5702 de 1ère de Juif s; 4848 depuis le déluge biblique; 2820 de la fondation de Carthage; 2718 de la 1ère Olympiade; 2696 de la fondation de Rome, selon Varron; 2689 de 1ère de Nabonassar; 1909 de ia mort de Jésus Christ; 1872 de la destruction de Jérusalem; 846 de la première Croisade; 511 de la mort de sainte Jeanne d'Arc; 170 de l'impression du premier almanach; 450 de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb; 408 de la découverte du Canada; 334 de la fondation de Québec; 300 de la fondation de Montréal; 179 de la cession du Canada a l Angleterre; !67de l'indépendance des États-Unis d'Amérique, l'année 166 a commencé le 4 (uillet 1941; 149 du régicide de Louts XVI, par la Révolution française; 123 de l'érection du siège de Québec en Métropole ecclésiastique par Pie VII: 75 de la Confédération des provinces canadiennes; 65 de la découverte du téléphone; 45 de la découverte de la radiographie; 35 de la fondation de l'A.S.C.et de l'Action Catholique; 31 du premier Congrès de Tempérance, de la fondation de la Société diocésaine de Tempérance et du Conseil Central de la Croix Noire, au diocèse de Québec; 30 du premier Congrès de la Langue française en Amérigue (à Québec); 24 de la siqnature de la paix de Versailles; 15 du racre de S.Exc.Mgr Plante, auxiliaire a Québec; 13 du Congrès Mariai de Québec; 11 de l'intronisation de S.Em.le Cardinal Villeneuve, O.M.L, Archevègue de Québec; 6 de l'avènement de S.M.Georges VI; 5 du deuxième Congrès de la Langue française (à Québec); 4 du premier Congrès eucharistique national du Canada (à Québec); 3 de l'avènement de S.S.Pie XII.FETES MOBILES DE 194?A 1952 \tNombre\t\t\t\t\t\t1er dim\tCycle\tIndic\tLettre nnées\td'or\tËpacte\tCendres\tPâques\tAscension\tPentecôte\tde l'Avent\tsolaire\ttion-\tDomi \t\t\t\t\t\t\t\t\t\tnicale 1942\tc\t13\t18 février\t5 avril\t14 mai\t24 mas\t29 novembre\t19\t10\tD 1943\t\u2022\t24\t10 mars\t25 avril\t3 îuin\t13 iuin\t28 novembre\t20\t11\tC ;\u2022-;¦}\t7\t5\t23 février\t9 avril\t18 mai\t28 mai\t3 décembre\t21\t12\tBA 1945\t8\t16\t14 février\t1 avril\t10 mai\t20 mai\t2 décembre\t22\t13\tG 1946\t\t27\t6 mars\t21 avril\t30 mai\t9 juin\t1 décembre\t23\t14\tF 1947\t10\t8\t19 février\t6 avril\t15 mai\t25 mai\t30 novembre\t24\t15\tE i MM\t11\t19\t11 février\t28 mars\t6 mai\t16 mai\t28 novembre\t25\t1\tDC 1949\t12\t\u2022\t2 mars\t17avnl\t26 mai\t5 juin\t27 novembre\t26\t2\tB 1950\t13\t11\t22 février\t9 avril\t18 mai\t28 ma:\t3 décembre\t27\t3\tA 1951\t14\t22\t7 février\t25 mars\t3 mai\t13 mai\t2 décembre\t28\t4\tG 1952\t15\t\t27 février\t13 avril\t22 mai\t1 juin\t30 novembre\t1\tc\tFE Comment 5 te Thérèse de l'Enfan Chez son oncle le pharmacien, une pieuse fillette de Lisieux, gentille et pure comme un ange, aimait autrefois à voir comment le jeune commis de l'apothicaire, une fois les clients servis, savait tirer de son accordéon, les sons les plus harmonieux, en soupirant les airs entendus à l'église.Comme c'est joli ! Monsieur Henry.louez encore Salve Regina, vous voulez bien ?Et l'aide pharmacien, pour plaire à l'enfant, faisait entendre les cantiques qu'elle aimait : « le mets ma confiance Vierge, en votre secours .» - Vous qui régnez dans la Patrie, Souveraine auguste des cieux .» Monsieur Henry, apprenez-moi à jouer l'accordéon vous voulez bien ?Et l'aide-pharmacien plaçait les petits doigts sur les touches de l'instrument, en montrant à la fillette -Jésus apprît là musique comment il fallait manoeuvrer le soufflet de l'accordéon peur en exprimer les sons .Il y a des années de cela .L'aide-pharmacien a fait son chemin.Il est d'abord entré dans la politique.On sait que la politique mène à tout, à condition d'en sortir.Il est devenu député, orateur éloquent, ministre.Toute la France le connaît.Il s'appelle M.Henry Chéron qui devint sénateur du Calvados.Quant à sa petite élève d'un instant, elle a atteint un degré de gloire bien plus élevé encore.C'est la grande Petite Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus.Qui sait si, tout en effeuillant des roses sur la terre, la chère Sainte ne joue pas de l'accordéon en paradis . li It \\ Il II II I! MONUMENT DE LA GUERRE 1914-1918 et LE CHATEAU LAURIER \u2022\u2022 P L.le 1, a 4 h 12 m du matin : D.Q.le 8, à 9 h.52 m.du matin.\u2022 N.L.le !5, ù 5 h.2 m.du matin.i.P 0 le 22, à 10 h 40 m.du soir Jr FÊTES D SEPTUAGKSIME S Ignare D t M M I V c D L M M I V S D L M M Mrithj.COR Purifie, de In B V M S.Biaise, S.Andre I Ste Aua'h S Tu \u2022 S Remuai S^X AGFS S.Cyrille Ste S'halc Adp.de !( QUINQUAGFSIME.SS Faust.t lew mi S.Onésime.S Thecdule.tutti LES CENDRES St.-: i-, v.S Julien, m S Ettdiar, k* S Fel.x -v.le du CARÊME Ch S Pierre à ftftt, S Pierre D , ev S.Mu'h Q TEMPS S Donot m S Nestor, év Q -TEMPS S Gabriel de 1 Add.Q TEMPS S Romain, ab.i \\ \\ Il II !! P.L.le 2, à 10 h 42 m du matin.D Q le le 10, à 1 h 5 m.du matin N L 1*» 16, à A h 32 m.du soir.P Q le 24, à 1 h.35 m.du matin.D\tJr\tFETES \tJ\tCIRCONCISION (d'obligation).\tV\tS.Adélard.\tS\tSte Geneviève 4\tD\tS NOM DE JÉSUS S.R.gobert ev 5\tL\tS Télesphore.6\tM\tEPIPHANIE \tM\tS Lucien, m 8\tJ\tSte Gudule 9\tV\tS.Jul'en Ste Basihsse 10\tS\tS Guillaume, fv 11\tD\tI ap l'ÉPIPH Ste Fam J M I 12\tL\tS Arcade, Ste Tatienne 13\tM\tOct de l'Epiph.S.Léonce, év 14\tM\tS Hilaire, doct.15\tJ\tS Paul l'Ermite.16\tV\tS.Marcel, p.17\tS\tS Antoine 18\tD\tII ap l'ÉPIPH Chaire de S.P a Home 19\tL\tSte Marthe, m.20\tM\tSS Fab et Séb , mart.21\tM\tSte Agnès, vierge 22\tJ\tSS Vine et Anast 23\tV\tR Ray de Pen , c.24\tS\tS Timothée, m 25\tD\tIlle ap.l'ÉPIPH Conv de S Paul 26\tL\tS Polycarpe, mari 27\tM\tS Jean Chrysostome.28\tM\tS Pierre Nolasque, c.29\t1\tS François de Sales 30\tV\tSte Martine.31\tS\tDu IV ap.l'ÉPIPH.S.Jean Bosco, c.\\MI \\VII \\ D.Q.le 9, aSh Om.d^cr.N L.le 16.à 6 h.50 m du soir FETES \tD\tIle du CAFÊMF Ste Eudox.e.\tL\tSS.Jov et hcs., mart 3\tM\tSte Cunegoni.e 4\tM\tS.Casimir.S Lucius 5\tJ\tS.Adrien, m.6\tV\tStes Perpét et Félicité.7\tS\tS Thomas d'Aquin 8\tD\tIlle du CAREMF.S J*an de Dieu, conl 9\tL\tSte Franc Rom 10\tM\tLes Quarante Martv: 11\tM\tS.Euloge, m 12\tJ\tS.Grégoire le Grand.13\tv\tSte F.uphrasie.14\tS\tSte Mathilda n i5\tD\t1 IVe du CARÊME.S Longin, mort 16\tL\tS Julien, mart 17\tM\tS Pat»;ce o| >ul< iti< i] venue et le gouvernemen réal fut, à son tour, capit de 1844 h 1849.L'incenc à cette période d'émeutes c Montréal qui comptait en 375 âmes et en 1761, de 5,500.avait atteint, en 1851.le chiffre de 57,715 et dépasserait les 100.000, vingt ans plus tard.Malgré le grand incendie de 1852 et les quatre épidémies de typhus et de choléra qui, de 1847 à 1854 dévastèrent la ville, elle ne cesse de grandir et de prospérer.En 1860, on inaugurait le pont tubulaire Victoria, par le moyen duquel le chemin de fer franchissait le Saint-Laurent.On l'élargit en 1898, on le trans forma en pont cantilever sur ses 26 piliers renforcés.La compagnie du C.P.R.construisait plus tard son pont de Lachine, qui est maintenant dans les limit-m de Montréal.Enfin, en 1930, s'ouvrait à la circulation des voitures, l'éléqant et tortueux pont Jacques-Cartier.Depuis, les ponts de béton se sont multipliés, à Charlemagne, 6 Saint-Vincent de Paul, à la rue Lajeunesse, 6 l'Abord à Plouffe, à Saint\" Anne du Bout de l'Ile et à Lachine.Nous ne parlons pas des ponts des chemins de fer, déjà anciens sur ce bras du fleuve.LE VIEUX SEMINAIRE DE MONTREAL LE SALON DE L'EVEQUE AU SEMINAIRE NOTRE-DAME, Mijr de Pontbriand y a vécu, du siège de Québec à sa mort Mgr Ignace Bourget, premier successeur de Mar 1.utigue, avait donné une puissante impulsion 6 la charité, à l'instruction et a l'évanqélisation.De son temps les Frères des Ecoles Chrétiennes et les Jésuites s'établirent à Montréal.Il fonda les Soeurs de la Providence, les Soeurs des SS.NN.de lésus et Marie, les Soeurs de Ste-Anne.Il fit venir les Dames du Sacré-Coeur et les Soeurs du Bon Pasteur, les Pères et les Soeurs de Ste-Croix.Les Oblats se chargèrent d'une paroisse à Montréal, d'où ils partirent vers le Nord-Ouest.Toutes ces communautés, avec la Congrégation Notre-Dame et les Soeurs Grises, ont rayonné depuis sur toute l'Amérique, portant partout le nom et l'influence de Montréal.En même temps, le prévoyant évêgue morcelait la paroisse Notre-Dame et préparait l'épanouissement de la vie paroissiale dont nous sommes les témoins.Montréal compte 120 paroisses, 135 églises et chapelles catholigues, au service de 800,000 ca-tholigues, 256 écoles et couvents où se donne l'enseignement primaire à 130,000 élèves et 8 collèges classigues.(1) Le port lui-même avait pris un développement considérable.Alors gue, en 1818, on n'y comptait que guelgu^s guais près de la Pointe a Callière, où s'amarrait un seul navire océanigue à voiles, guel-gues lourds vapeurs faisant le service de Québec, et de plus petites embarcations ; en 1872, les guais s'étendent du canal de Lachine à la place Dalhousie (la gare Viger actuelle) et ils regorgent de ballots de marchandise ; 21 navires océaniques y trouvent place ; 70 en tout, d'une capacité totale de 53,569 tonneaux.Cinquante ans plus tard Montréal était devenu le plus qrand port exportateur de blé au monde (138.453,980 minots en 1921).Seize milles de guai à haut niveau en béton, peuvent recevoir cent navires à la fois, et en charger de blé seize en même temps.En 1872, on y voyait un seul navire de plus de 2.000 tonneaux et une dizaine de 1,000 à 1.750 tonneaux ; en 1922, on y comptait près de cent océaniques jaugeant parfois jusgu'à 16,500 tonneaux chacun, et d'innombrables bateaux fluviaux ou lacustres.À cela, rien d'étonnant.Après l'établissement de la Confédération, le chenal fut creusé jusqu'à Montréal ; le transport maritime y établit alors son terminus afin de faire sa jonction avec les compagnies ferroviaires du Pacifigue et du Grand Tronc.Dans ces années 70, Montréal devint l'une des plus belles cités du continent.Son grand marché Bonsecours, commencé en 1845, au bord du fleuve, son Palais de Justice de style classigue, nombre de très belles maisons de pierre du style de la renaissance anglaise, disséminées sur les deux grandes terrasses de la ville et sur les flancs de la Montagne, et, dominant le tout comme une cathédrale des vieux pays, l'énorme masse de l'église Notre-Dame.Depuis 1868, on avait commencé la construction de la nouvelle Cathédrale catholigue, 6 l'imitation de Saint-Pierre-de-Rome.On devait placer la croix au sommet de son dôme en 1886.Rue Ste-Catherine s'élevait l'élégante cathédrale anglicane avec son beau clocher de pierre.L'invasion de la haute finance, modifia beaucoup la physionomie de la ville.Elle voulut avoir gratte-ciel.Mais vraiment, en avait-elle besoin?Son cas n'est pas celui de New-York ! Heureusement, ces hauts bâtiments ne se multiplièrent pas outre mesure ; et par un effet du hasard ils s'élevèrent à une distance suffisante l'un de l'autre.De l'immeuble de la Sun Life à celui du Téléphone, de celui-ci 6 la Bangue Royale, et de la Banque à l'immeuble Aldred, il y a de l'air ; et ces cinq tours, (1) Il y a 240 églises et chapelle?protestantes et 47 synagogues; les 65 écoles primaires protetantes comptent 45,000 élèves. -.'A m'ai i iv i.il vous >ondn i : En s'en retournant, elles annoncent le petit hiver.Pauvres corneilles ! Elles paient bien cher une incartade qui remonte si loin en arrière qu'on l'a presque oubliée.Et dire qu'elles sont condamnées à subir ce châtiment jusqu'à la fin des temps ! On s'en tient souvent à ce dicton, mais, le soir au foyer, on raconte souvent au long la légende des corneilles, et on la termine même par la morale qui suit : « Si la colère de Dieu descend comme ça sur de simples oiseaux, qui furent maudits de Noé, combien plus ses châtiments s'appesantissent sur l'homme infidèle qui désobéit a ses commandements et méprise ses représentants.» Par >l-n ins IIAIMli:Al Il est impossible ici de dire au long cette légende.Il suffit de p i| pel.[ \\u\\\\\\ rès |u.1- patriarche Noé, pour obéir à Dieu, eut travaillé cent ans à construire l'arche, il y fit embarquer les représentants de toutes les espèces animales de la terre, et s'y logea lui-même avec sa famille.Des pluies torrentielles inondèrent tout.\u2022 I.1 surf< i< ¦ de la terre et les êtres animés hors de l'arche périrent jusqu'au dernier.L'arche, portée par les eaux gonflées, se balança sur les flots.Plus tard, après le retrait partiel des eaux, Noé voulut s'assurer que la terre était devenue habitable.Ouvrant une fenêtre, il lâcha le corbeau, qui jusque-là avait été l'oiseau favori de la création, au plumage coloré et magnifique, et dont la voix peuplait l'air de joyeux ramages.\u2014 Parcours au vol la surface de la terre, commanda Noé au corbeau.Si tu y trouves de la verdure, rapporte-m'en un rameau.Le corbeau aperçut des cadavres flottant à la dérive et, satisfaisant ses appétits voraces, se mit à les dévorer.Il oublia le command* nu ut de son maître et ne revint plus à l'arche, qui s'était échouée sur une montagne.Noé maudit alors le corbeau pour son infidélité ; sa malédiction noircit le plumage de cet oiseau et changea son ramage en un croassement rauque et plaintif.Deux fois, Noé envoya la colombe à la recherche de la verdure.La première fois, elle revint le bec vide ; la seconde, elle rapporta un rameau vert où mûrissait un fruit.Le patriarche bénit la douce messagère, qui devint blanche et jolie, et qui, depuis, n'a cessé d'être l'oiseau chéri de tous.Le temps de la libération était venu.Noé ouvrit portes et fenêtres et conqédia les espèces captives, qui se dispersèrent de tous côtés.Aussitôt qu'il aperçut la corneille, parente du corbeau, qui passait au vol, il l'arrêta et, sous l'empire du ressentiment, lui dit : \u2014 Toi et ton cousin le corbeau, soyez condamnés à voyager sans trêve, toujours.Vos goûts seront voraces et sanguinaires, et vos voix éclateront en cris lugubres.A votre approche les éléments se réveilleront et par leur courroux chercheront à vous chasser de leur présence.La corneille, poursuivie par toute la gent ailée, s'enfuit en poussant des cris lamentables.Elle se réfugia dans un lieu désert, puis erra seule, morese et abandonnée.Pour nourriture, elle gobait la chair qui restait sur les cadavres échoués dans la vase.Elle rencontra, un jour, son cousin le corbeau qui, comme elle, se nourrissait de dépouilles.La corneille et le corbeau, se sachant à tout jamais Page 17 bannis de la présence de l'homme.:;- II-publique d'un couvent.Le père Capucin, de garde à 1'«Titré» \u2022, paraît l'attendre il lui avance un-chaise.Daniel ne la prend pas ; 1'assistance, nombreuse et recueillie, s'incline profondément à l'élévation de l'Hostie de Noël.Le jeune homme, debout, regarde la crèche illuminée, près de l'autel : il lui semble gue l'étoile se fait soudain plus lumineuse pour lui sourire .Le père revient, discrètement ; et, 6 voix basse : Désirez-vous communier?peut être vous con- !» npor ?La guestion toute imprévue surprit Daniel ; qu'allait-il répondre?Le frère sacristain vint avertir le religieux que des pénitentes le- réélu maient.Et Daniel, dépaysé, ne saisissant plus quelles voix parlaient à son coeur, reprit le lonu corridor, et le quai sombre, et l'inconnu de sa vie.Encore une fois Noël s'est éteint ; Daniel n'a pas communié.Dans les premiers jours d'avril, le Tout Pans accourut au Champ de Mars pour une parade militaire.Le soleil dardait sur les brillants uniformes ; et mille rêves d'héroïsme, de gloire et de grandeur évoluaient au beau ciel de ceux de vingt ans.L'humble ramoneur fut attiré, subjugué, capté par le sémillant fantôme ; il s'enrôla, et, peu après, suivit son régiment sur la terre d'Algérie.Ce gue fut son séjour dans cette colonie séduisante et meurtrière, ne cherchons pas â le savoir ; sa vie militaire nous intéresserait ; celle de son dtXDB nous ferait pleurer .Petit soldat, sans religion, sans une prière, sans la grâce du double sacrement qui répare et qui fortifie .Le prêtre?.Mais si, de parti pris, l'on se soustrait a son influence, à cause d'une parole d'autrefois et d'un orgueil blessé qui ne veut pas oublier ?Daniel avouera plus tard qu'aux approches de Noel, dans ce merveilleux décor oriental, s'éveillait en son âme ce sentiment chrétien qui rarement s'endort tout à fait.Comme elles revivent, les chères visions de nos dix ans ! Heureux qui sait, a l'heure trouble des passions, retrouver le rayon salutaire ! .Daniel fermait les yeux .et Dieu ne les ouvre pas de force.Mais, dans sa miséricorde, activant soudain sa lumière, il semblait lui dire : « Regarde, regarde donc, pauvre âme ! » Il y eut, parmi d'autres, l'incident mémorable qui marqua profondément dans son existence.Le souvenir en devait, plus tard, bien plus tard, soudainement ravivé, provoquer enfin le retour à Dieu.Daniel est de patrouille dans une tribu soumise, mais aux rancunes tenaces.L'escouade suit un défilé tortueux de ravins et de rochers abrupts.Assez subitement se lève l'horrible vent du désert qui jette son sable aveuglant et déroute le pas des voyageurs.Daniel, surpris, glisse toute la pente d'une falaise et vient s'abattre sur un sol rocailleux.Le choc l'étourdit et le blesse à la tête.Un mis sionnaire, à l'abri dans ce bas-fond, et témoin de l'accident, - -st accouru.Daniel revient à lui sou:: la fraîcheur aux tempes de compresses d'eau.Il ouvre les yeux ; il examine avec reconnaissance cet inconnu, vêtu d'une longue robe blanche, et dont le visage lui sourit dans la broussaille d'une barbe superbe.Le prêtre panse la plaie ; il encou- 1 i io 30 rua» l« si utiiant la parole douce au l*>au timbre français va jusgu'au coeur du pauvre troupier .Tout à coup une pierre, puis une autre, lancées de loin, frappent le missionnaire penché sur le blessé; un.troisième, plus brutale, atteint Dani.l.Le père Blanc s'est vivement redressé.L'agresseur, un Aral*' farouche espérant tuer un soldat île cett» France qu'il hait, perd contenance devant l'Homme .le 1, i Pi ii' [-\" .t (I.la ( 'hanté .il s'esquive.D'ail leurs voici paraître l'escouud»\\ Daniel est emporté par ses camarades ; a peine a-t-il pu remercier son bienfaiteur .Peu après 1» i''aiiii.nl revenait au pays; notre soldai luitt.h regret cette terre d'Afrique qu'il aime.Il emporte en son âme la vision du prêtrf% à la soutane blanche et qui lui souriait, qui lui ha Minait sa plaie, qui l'a préservé, par son courage »'t son prestige surnaturel, de l'hostile agression.Il lui dînait >\u2022 Mon cher ami » comme jadis son vieux curé l'appelait «Mon cher enfant\".C'est donc qu'un amour de prêtre est sincère.Et Dieu que le prêtre représente, ne serait-il pas aussi bienveillant ?.Pourquoi lui, Daniel, ne se rapprocherait-il pas de ce Dieu bon, caché dans l'Hostie ?Noël reviendra, Noël et sa promesse, jamais rêali-« Noel prochain .» \"La parole douce va |usqu'au coeur du pauvre troupier Peut-être l'étrange récalcitrant se serait il décidé.Seulement il fallait entre temps fixer l'avi nir.Son ternie de servie»\u2022 militaire acheva, sian» ra-t-il un nouvel engagement ?Une brochure lui tomba dans les mains .Dee vignettes représ» ntau-nt la forêt gu'on abat, le sillon qui se creuse, des gerbes de blé tassées à la pointe des fourches .On lui parla du Canada, le beau pays des moissons et des vies merveilleuses aux espaces immenses .Et ce fut conclu brus guement.Le premier paguebot en partance emportait Daniel tout au loin, vers lefl nv» s hotpita hères du Saint-Laurent.Puis vint l'aventure, moins souriant'-, de l'enaa : bûcheron dans les chantiers du Nord .et finale ment ce coin de bois solitaire où Daniel, quelque arqent ramassé, bâtit son ermitage et défricha ses arpents .Le rêve des vignettes alléchantes s'était égaré sous les sombres cyprès .Le colon misanthrope, obstinément seul et farouchement retiré de tout voisinage, mena sa pauvre vie de terre à terre, au jour le jour, sans régal pour son coeur, sans nourriture pour sen âme.Il y avait dans ce désert tout un endroit pittoresque rappelant la Savoie montagneuse.Lorsque l'hiver jetait sur le paysage la féerie de sa neige et la mélancolie douce des clartés lunair» s.tel cran de pierre, émergeant des sapins, donnait par sa forme arrondie l'illusion parfaite d'un cloch» il bas et trapu.Daniel retrouvait celui de son en fance ; il y revenait, de son pas alourdi ; s'asseyait à l'abri des vents et de la neige, et regardait longue ment.Etait-ce repentir et promesse tacite d'un elan vers l'Hostie?.Ce n'était gue cette nostalgie mystérieuse de l'âme faite pour son Dieu, sans Daniel sût comprendre ni vouloir satisfaire la grande-faim religieuse de son être.« Noël .à Noël prochain.» L'écho semblait s'éteindre ; la petit» phrase ne revenait plus si souvent .bientôt presque plus.La notion des dates manquait à reclus de la forêt ; seul arrivait encore à ce cœur exilé, comme un souffle d'amertume, quelque lointain souvenir par dessus l'océan des flots et des jours.Il vieillissait, le vieux Daniel ; il serait mort comme il avait vécu : sans amour et sans espoir.Dieu lui vint en aide ; Dieu, c'est la arande Pitié qui cherche et qui trouve les âmes plus égarées que coupables.À plusieurs milles de cet ermitaqe sans prières, le Monastère des Pères Trappistes étendait sur la région sa bienfaisante influence .Or il advint que le Père Florent, à cette épogue le messager le plus ordinaire des grâces du bon Dieu, fut mandé par une famille Savard, établie quelque part en gagnant Pénbonca.Il voit le malade, le confess, l'encourage et veut s'en revenir .On lui parle* d'un colon Daniel, ce vieillard étrange gui ne fréguente personne et surtout gu'on ne voit jamais à l'église .\u2014 Ah ! voilà gui m'intéresse, fait le Père ; montrez-moi le chemin.¦\u2014 Le chemin ?c'est qu'on en trouve pas, pour dire, explique la bonne femme ; mais mon petit qarçon peut vous conduire ; lui sait la place.Et le p'tit Jô et le bon Père s'en allèrent, bavardant à la canadienne, à la française, ce qui fait un ¦ ¦¦ beau parler d'esprit et d'' jovialité.Dans une éclaircie, le jeune guide montra du b i< it : Gaârdez : y.ibl- in- 'lit.Ah ! ah ! père Daniel, qu'y a-t-il donc?Y a .qu'on s'en va pour le grand voyage.I.e religieux saisit l'a-propos : Le grand voyage?.Vous, père Daniel, nand voyageur d'Afrique et d'Amérique, gue faut-il pour débarguer ?Le vieux répondit, une malice dans les yeux, où semblait luire un peu de joie : Eh ! oui : le passeport ! .Bien, je comprends : faut être en règle .Là, faites votre métier.Il ne se souvenait plus, ou craignit de prononcer le mot terrible de confession.\"Et le p'tit lô et le bon Père s'en allèrent\" .Il voulut s'agenouiller.Le Père le retint ; lui-même s'assit a son côté, tous deux face au crucifix de cuivre poli qui brillait et souriait sur le qrossier mur de troncs d'épinettes .Un long signe de croix.«Père, je m'accu S3 .» .Et les Anqes furent émerveillés, | Dieu leur permit d'écouter.Bon vieux, qui n'él ni meurtrier, ni voleur, ni incendiaire .les vilains vices de l'humanité n'avaient point germé dam cette âme naturellement honnête .Mais fésus n'y était jamais entré.Le vieillard gémirait : « J'ai gaspillé ma vie .j'ai perdu mon âme Le Père Florent, ému, glissa le jeu de met sauveur : « Qui perd son âme, la gagne pour la vi< éternelle.Vous irez en paradis, bon père Daniel, avec Jésus dans votre coeur.Demain je vous apporterai ta sainte communion .» Oh ! non, pas demain, non pas demain ! Père, n'entendez-vous pas cette voix dans mon âme : « à Noël .à Noël prochain ».Le vieillard avait les yeux fixés sur le crucifix, et pourtant semblait regarder plus loin, tout au loin, dans ce printemps de sa douzième année ; il écoutait la parole grave de son curé : « Daniel, toi, mon cher enfant, tu ne feras ta première communion iu'à Noël prochain.» i v 11 I 'Le vieillard lendit avidement ses ceux lèvres au sublime bairer divin\" Par quelle fatalité tous les Noëls de sa longue existence avaient-ils disparu sans l'Hcstie?.Daniel, pâle et tremblant, ne parlait plus.Le religieux ramena le calme dans ce coeur angoissé ; il comprenait qu'un mystère avait enveloppé cette âme de bonne volonté .Peu à peu la paix et la confiance disposèrent le vieillard au grand pardon fui justifie.Mettez-vcus à genoux.- Le Père soutint son pénitent, et lui-même, debout, traça len-tement le Eigne de la croix et prononça la formule te absolvo .Daniel restait à aenoux, tes deux mains jointes misérable fauteuil.Il pleurait à chaudes larmes .Et re fut toute sa longue vie stérile que Décembre déroulait ses jours de neige et de froidure .Une belle fleur allait s'ouvrir peur le ciel.Le vieux colon se prépare à sa première communion qu'il fera tout humblement, dans sa maisen-nette de bois.à Noël prochain Ce « 25 \" est arrivé.Dès le tôt matin, quittant le Monastère, le IV j.Florent part avec le Frère qui conduit le traîneau.Ils prendront, au passage, le petit Jô qui porte la nappe blanche brodée et les deux cierges bénits que sa maman veut offrir pour la grande visite de Jésus.Le Père Florent, silencieux, en prière, tout ce lonq trajet, tient sous l'épais manteau de fourrure la petite custode et l'Hostie consacrée.Et ce fut très simple.Et ce fut très émotionnant.Le bon vieillard tendit avidement ses deux lèvres au sublime baiser divin ; puis, immobile, laissant l'Hostie descendre à son coeur, il resta quelques instants les yeux fermés.Il les rouvrit, tendit s.i main froide et tremblante au Père Florent qu'il attira vers lui : « Je vous remercie infiniment.» Il ajouta : « Je veux rester seul avec le Maître.» Tous se retirèrent.Par le magnifigue soleil d'après-midi, rayonnant sur la campagne blanche et les cypn's verts, petit Jô, lumineux et fier, arrive.Il traîne prudemment sur sa toboggan une crèche faite par lui pour son vieux cher ami, le père Daniel.Il se retourne parfois, le p'tit gars, pour surveiller et contempler sa crèche merveilleuse, toute d'écorce, de rendins, de belle mousse argentée.Il n'a pu l'apporter hier : il attendait son petit Jésus de plâtre, et la malle avait du retard .Mais enfin, ça y est ! Voici la maison .S'il pouvait dormir, le vieux Daniel ! Il entr'ouvre la porte .Il dort ! .Vite et doucement, la crèche sur la table .le petit Jésus, sorti de son papier de soie rore, sur la paille .Que ça fait donc pitié ! .Mais c'est ça, Noël .L'enfant s'approche du lit .Quelle belle sur prise .sa petite crèche ! .Il secoue doucement le bon vieux : « Père Daniel .Père Daniel .» Et ce fut horriblement triste et apeurant : le vieillard ne se réveilla plus .Le père Daniel était mort.Il était mort .c'est-à-dire que le cadavre refroidi du vieux colcn gisait sur le grabat, dans la maisonnette de bois .L'âme n'était-elle pas allée chanter Noël en paradis ?Un \u2022 \u2022 \u2022 i' i.'i\"ti r :\u2022 .:.; \u2022'¦!.\u2022 .< rnm.-nt commencent Im guerres.Supposons, dit le père, que la France et l'Angleterre se brouillant.Mais l'Angleterre ne doit pas se brouiller avec la France, interrompt la mère.Je le sais, mais |e procède par supposition.C'est l'induire en erreur.Mais no'i Mais ou-.Non pas.Que oui.Non.Assez, assez, dit le ;eune garçon : je sais, ie sais comment ça commence. Le Cap de la Vieille, près de Caspé 4 I Ni 11 VI./il UNE TACHE sur la famille par UtHÈrmm dm Terroir AR nier, toute une famille de voya-aeurs quittait Sherbrooke, la reine des Cantons de l'Est, en route vers une paroisse rurale des Bois Francs.C'étaient des Américaine de la Californie 6 n'en pas douter, car l'automobile qu'ilsoccupaient portait une licence de ret État.Ils étaient cinq passagers dont un vieillard a la barbe de Mathusalem et â l'aspect vénérable.Il parlait; le* autres écoutaient avec intérêt.Sou vent, souvent, le patriarche recommanda:* au chauffeur qui semblait son fils, de modérer l'allure de la voiture afin de mieux savourer les splendides paysages qui s'étendaient ù perte de vue.Tous alors mettaient la tête a la portière.C'était ra'^^sant.Jamais la campagne n'avait paru plus poétique.Aussi loin que portait le regard, des prairies et des prairies tapissaient d'un vert tendre la plaine et les vallons.Sur les coteaux, couronnés d'érables et d'ormes toujours panachés, le feuillage étalait une teinte plus sombre qui ne déplaisait point.Une abondante rosée perlait l'herbe des champs et les chênes des forêts.Sur cette nature épanouie, le soleil Mandait des flots de lumière blonde qui dorait les maisons et les qranqes '.andis que le parfum des trèfles fanés saturait l'air du matin.C'était beau, tellemen* beau que les yeux de ces Américains accoutumés aux splendeurs de la Côte du Pacifique jouissaient de ces panoramas féeriques.Le vieillard surtout ne tarissait pas d'exclamations .On eût dit qu'il avait déjà vécu dans cette Suisse canadienne .qu'il l'avait beaucoup aimée.qu'il y revenait pour les dernières années de sa vie .En effet, le bon vieux avait caressé l'espoir de finir r.es jours au milieu de oett^ campaqne où il était né, où il avait grandi.À son départ pour l'Ouest, il avait laissé des parent?et des amis.Plusieurs, la plupart, pour dire vrai, étaient disparus.Il en restait pourtant, bien qu'il n'eut reçu de nouvelles d'eux depuis soixante ans.Comment les retrouverait-il ?Son frère cadet, sa soeur, la plus jeune, le bébé d'alors, qu'étaient-ils devenus ?.Le bien paternel était-il passé dans d'autres mains ?.Ces pensées et bien d'autres hantaient l'esprit de l'exilé.Fidèle à sa religion el h M i i~*e, le voyaaeur comptait éclaircir un point obscur d'une certaine histoire.De mauvaises langues lui avaient, chuchoté à l'oreille que les siens avaient apostasie, qu'ils étaient devenus des suisses .Une famille d'émigrés avait colporté ces rumeurs auxquelles il avait opposé une dénéqation catégorique.C'était faux .Comme lui, ses frères et ses soeurs avaient été élevés et instruits dans la religion catholiqiU une, sainte et apostolique.11 n'y a pas deux vraies églises .pas plus qu'il y a deux Dieux .pas plus q.i'il y a deux Sauveurs lésus Christ .pas plus qu'il y a deux Rédemptions .pas plus qu'il y a dix Évanqiles .pas plus qu'il y a deux Paroles du Maître qui se contredisent .L'une enseignant l'existence du Purgatoire; l'autre, icinorant ce dogme.L'une proclamant la nécessité de sept sacrements ; l'autre, dispensant du baptême, de la confession, parce que c'est gênant, ou encore permettant le mariage à des divorcés ; enfin, l'une déclarant a'écouter l'interprétation de l'Évangile par l'Église infaillible et de respecter la tradition; l'autre permettant à chaque individu de prendre dans les Livres sacrés ce qui fait son affaire et de mépriser ce qui le aêne dans sa conduite.Système fort commode mais i uii est une caricature de la Vérité.Aussi les résultats sont là : à peine un dixième des Protestants pratiquent ; les neuf autres dixièmes ne croient plus De cette salade, de cette macédoine de religions, le Californien n'en avait jamais voulu, ni pour lui, ni pour sa femme, ni pour ses enfants qui l'accompagnaient au pays des ancêtres.Il était parti catholique pratiauant.Apr->s soixante ans d'absenre.il revenait avec la même Foi, avec la même morale.Ni devant sa conscience, ni devant ceux de sa race, il n'avait à rougir.En était-il de m'me de sa parenté?Evidemment.S'il fallait par impossible que ces bruits d'apostasie fussent l'écho de la vérité, ce serait affreux .Non, jamais il eut entrepris ce retour au berceau des Duquesnes .Mais cela n'était ru vraisemblable, ni vrai.Chassant ces imaai nations déprimantes, le bon vieillard continuait d'expliquer aux siens les enchantements de la jolie route.Comme sous la baauette d'une fée, le paysaqe vert s'était mué en un lac bleu où voquaient quelques rares embarcations aux voiles tendues.Poussées par la brise, elles traçaient des sillons de blancheur sur la nappe ridée !fS «'aux.! .\u2022 t.était grouillant 00 monde: toute une colonie de touristes se préparaient aux délices d'un bain.Pourquoi fréquenter Old Orchard BVach quand ici les flots sont limpides et que le sable fin pave les fonds?Comme sur les plages réputées le soleil bronze les des et l'ozone di'-it' 1- poumons.I C0fl endroits privilégiés, les Cantons de l'Est en regorgent.Le Californien signalait ces parti- 1 !\u2022 41 \"Ils étaient cinq passagers, dont un vieillard à barbe de Mathusalem et à l'aspect vénérable\" cularités de son ancienne petite patrie a su famille qui se remémorait l*=s descriptions passées du bon vieillard.Il n'avait rien exaqéré.Le Créateur avait semé avec abondance le grandiose, le poétique le fleuri dans ces Br ois-Francs si riches en contrastes.Bientôt la région devint plus tourmentée: les collines escaladaient l'horizon; les pierres jonchaient les pàturaoes ; et ici et là, les glaciers avaient déposé des cailloux énormes sur les contreforts de la montagne.Dans les champs, de profonds ravins coupaient les terres et découvraient lies filets d'eau glaciale jaillie de sources inconnues.Le chemin s'accrochait aux flancs des coteaux, zigzaguait sur les plateaux et.obliaue descendait dans la vallée.« Enfin nous approchons de chez nous \", clama le vieil Américain.« Mes entants, je me sens rajeuni de trente ans.Songez donc '.je vais revoir des parents, e* l«» l*wi où je suis né.» De grosses larmes coulaient sur les joues fiévreuses de l'ancien colon.L'émotion avait gagné tout le groupe.Personne ne parlait; tous regardaient ivec de grands yeux.Par la pensée, ils revenaient soixante ans en arrière .Sur un signe de monsieur Duquesne, l'auto stoppa vis-à-vis une croisée de ferme.Tous débar querent, Le temps n'avait pu effacer de la mémoire du vieillard le site de la maison de son frère Michel.11 se reconnaissait : bien qu'enjolivée par une toilette nouvelle, la métairie gardait des airs d'ancienneté ; là, le puits à la margelle et au seau de chêne ; un peu plus loin, la laiterie; et là-bas, dans le défaut de la côte, la grange et l'étable avec leurs toits presque plats.Un détail de mauvais qoût avait frappé l'esprit de l'Américain : la peinture des divers bâtiments était d'un qris quelcon- que.Cette couleur de demi-deuil jurait ave» cette l'umpuui»' Luiun«'-t\u2022 de lumière et d'un pin Autre détail - pus d'entants égayant de leuis cris la cour silencieuse.Il y avait du mystère .Cn vu nt .Le fermier s'avançait vers les touristes qui saint i« nt uimuLItrr.t nt.L'homme m stu Inul Mais c'est bien ici la terre de Michel DuqU66n< s'enquit le vieillard.Oui, monsieur, seul» m« nt mon pète Michel \u2022 tt mort depuis vinqt ans.Nous ne portons plus li ¦ nom de Du n\" *ni \u2022.muis Du»-km.Nous ne p»irl»)iis que l'anglais et nous sommes protestants ainsi fue tcut ce coin de rang.Hein?vous avez perdu votre foi et votre langue?Vous avez changé votre nom?C'est notre affaire et cel.i ne voui regarde pas.Ou'» st ce que vous voulez?Une information.Est-ce que Joachim Du lut-sn- .St et h \u2022(.!
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