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Titre :
Le Réveil : revue politique et littéraire. --
Faisant suite à Canada-Revue (1891-1894), condamné pour son anticléricalisme, Le Réveil lutte pour la liberté sociale, le progrès politique et l'avancement national.
Éditeur :
  • Montréal :O. Desmarais,1894-1901
Contenu spécifique :
samedi 27 août 1898
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada-revue
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Le Réveil : revue politique et littéraire. --, 1898-08, Collections de BAnQ.

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157 RUB SANGUINET No 188 BOITE 2184 BEVUE POLITIQUE ET LITTERAIRE POLITIQUE_THEATRE-LITTERATURE-BEAUX-ARTS Vol VIII.Montreal, 27 août 1898.No.188 SOMMAIRE: Un anniversaire, La direction — Raymond Préfontaine, Vieux-Bouge — Finances provinciales, Libéral—A propos de journalisme — Coton et sucre — La Religion en Angleterre, Jean Laroc-qne - Poésie: Tristesse des arbres, Maurice RoUinat — Mai*got, Jules Claretie.Les conditions d'abonnement an Réveil ne sont pas les conditions ordinaires des antres journaux.Nons livrons le jonrnal à domicile j franco,] à raison de 25 cts par mois, payable an commencement de chaque mois.Tont ce qne nons demandons an pnblic est de voir le jonrnal.Les abonnements en dehors de Montréal sont payables tons les quatre mois et d'avance.Nous adresserons un nnméro échantillon gratuitement à tons cenx qni en ferons la demande.Cenx de nos abonnés qni ont des travaux d'impresssion à faire voudront bien s'adresser an No 157 rue Sanguinet.UN ANNIVERSAIRE Avec le présent nnméro du Réveil se termine la quatrième année de l'existence du journal et la neuvième de la fondation du- Canada-Revue.O'est tonjonrs avec une grande satisfaction qne nons célébrons ces anniversaires, car nou avons démontré qne le fanatisme religieux déchaîné contre nons psr la calotte, n'a pas réussi à nous détruire, malgré tons h» efforts qne l'on a faits.Les nenvaines solennelles imposées aux élevés dans les communautés n'ont pas mieux réussi que les persécutions.Naturellement la lntte a été rude, et parfois il nous est arrivé do passer quelques semaines sans p blier, mais durant les quatre années qui se sont écoulées, nons n'avons perdu qne vingt numéros, et nons sommes convaincus que si tous nos abonnements avaient été payés en temps opportun, ces accidents ne seraient pas arrivés.Aujourd'hui nons sommes pins confiant?que jamais dans l'avenir dn jonrnal, et nous remercions bien sincèrement nos abonnés de leur fidélité constante à la cause dn Réveil, et nous les prions en même temps de continuer leur propagande en favenr du journal.la direction. LE REVEIL RAYMOND PREFONTAINE N'est pas populaire qui veut et, parmi ceux qui le deviennent, peu le sont autant qu'ils le voudraient.La Popularité est une hargneuse déesse : pour arriver à son cœur, il faut des titres que l'on ne cueille pas comme les genêts le sur les routes fa* ciles.Quelle fée est venue souhaiter le bonheur à notre maire, à son arrivée dans cette vallée terrestre, nous l'ignorons ; elle devait être bien puissante, ou son protégé à tous égards prédestiné, car nous connaissons dans notre milieu peu d'hommes qui, d'étape en étape, aient eu, plus que lui, le rare don d'être sans cesse l'homme de son temps et lc favori des siens.On fête actuellement le vingt-cinquième anniversaire de son entrée dans la vie politique.Tous, libéraux et conservateurs, Saxons et Latins, Sudistes et Nordistes s'enlèvent pour célébrer cet événement.Ët, comme on nous le faisait remarquer, s'il est rare qn'"n monument soit élevé à un homme de son vivant, il est guère aussi fréquent de fêter pareil anniversaire, quand il s'agit de quelqu'un que les jeunes considèrent encore, et à bon droit, comme un des leurs.Nous avouons ne pas nous rappeler pareil fait ; nos annales n'en relatent pas.• M.Préfontaine a débuté dans la politique ; toutefois il nous plait de l'étudier d'abord comme échevin.Montréal a un gouvernement d'envergure provinciale ; son budget et son jeu administratif laissent dans la pénombre bien des provinces, tant de droite que de gauche, et il semble que c'est bien aborder notre sujet que de commencer comme nous le faisons.Il était do mode, autrefois, de tenir Montréal emmailloté, d'entraver plutôt que d'activer son essor.On appelait cela de la prudence ; ce n'était, à la vérité, que du vieux jeu.Les édiles, très experts à jongler avec des règlements, sinon caducs pour le moins rétrogrades, ressemblaient à ces obstinés d'antan qui cherchaient la quadrature du cercle quand l'eau manquait dans les citernes.Il fallait du sang nouveau.Le quartier Hochelaga en fournit le premier jet dans la personne de M.Préfontainc.Ce n'était pas mince tâche que celle qui so présen.tait alors à lui.Il avait d'abord à lutter contre une routine sanctifiée par les ans et contre une majorité ennemie de l'Est.De cette date marque ce qui a été la base da programme du maire actuel : ne rien négliger pour abattre les toiles d'ar-raignée et, comme le disait un personnage historique, sortir des finasseries de la légalité pour rentrer dans le droit.Comme couronnement se manifesta dès lors chez M.Préfontaine ce profond et persistant dévouement pour Montréal-Est qui lui doit tant.Montréal-Est I C'est presque l'alpha et l'oméga de sa carrière échevinale, et cette gare Vigor dont il vient de nom doter, n'est encore qu'un jalon sur la route au haut de laquelle nous voyons, déjà, ces vastes bassins de radoub, ces gigantesques entrepôts, ces milliers d'habitations nouvelles ou restaurées qu'il aura, par son opiniâtreté, gagnés à la région française de la métropole.On n'aime pas moins la France parce qu'on est de Paris.Aussi notre maire a-t-il songé à tous les quartiers quand c'était LB EBVEIL 6ÎÏ de bon aloi.L'excellent service de tram- Qne voulez-vous.Tout corps d'ar-way, notre éclairage électrique actuel, mée a ses traînards qu'en fin de compte la l'asphaltage de nos voies principales, l'é- tête abandonne, largissement de quelques autres, tout cela Mais ces moments de mauvaise humeur porte son cachet.n'ont pas duré plus que de mesure, et fina- Directement ou indirectement, il a vu lement tout allait assez bien quand des à tout.Quelquefois on a, en certains intérêts primordiaux étaient à la cible, quartiers, voulu lui prêter des collusions, L'harmonie règne entre les différentes mais à quoi cela a-t-il abouti ?A son races °*ans nofcre monde municipal — un élection comme maire, sans l'ombre possi- a,,tre t'tre P°Qr notre homme ; il traite de ble d'un adversaire.\n\wt compagnon avec les magnats de Il a été le Haussman de la ville en gé- f eminsde fl et f"™ ]a construction néral, et une vraie Mascotte pour l'Est.du Lf^«™» et/tla°tic i ?n le *»™ C'est surtout à l'éclosion des derniers pre les g™ndes entreprises ; sa col- jets que cette partie de la ville le consta- J^oii «t recherchée par les groupes tera en plein.Déjà la propriété est à la daffairf les ?«fcluf 8; 80n b*™U hausse de ce côté, déjà la construction f avocat, que dinge M St-Jean, est Ion s'avive.Ce n'est cependant que l'avant- de?PIus ^portents de la métropole; il a coureur.métamorphosé Ste-Agathe, du jour au len- ' .demain ; bref, si le don d'ubiquité a été Encore à notre maire, le mérite d'avoir #• » , , .„ £ vtam.nnA , .x .', ulc .fait à quelqu'un, c est bien a Raymond réussi à applanir toutes les difficultés qui „ * • a .„„„;n;0; 6, "\.n ,-, , ./.Préfontaine, avec deux heureux auxilliai- empêchaient le Grand Tronc de venir éle- , - __i.F, ., .res : une bonne santé et une bonne nu-ver dans le centre de la ville des bureaux man____- ., .,.meur constantes.généraux, qui seront un monument archi- .„ .,., , tectural de plus, et dont la construction Vf™ résiste aux *«mble8 ***** de donnera de l'ouvrage à des centaines d'où- ces fastidieuses entrevue que chaque jour vrjer8( amène, ou chacun apporte son boniment, t • i »* ï .« ,,• .i , ' se plaint, supplie ou, ce qui est le pis, Les ouvriers Ah ! voilà bien la classe ~F , **., x.__An • •.if d ai i • n offre des panacées pour la réforme de tous qui connaît M.Prefontaine.Comme ., .«¦ * « \., » « • , les griefs municipaux.Notre maire en elle va instinctivement à lui quand il y a .B ., , , .„ .\ J voit, en entend de belles.souffrance, injustice, projet
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