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Titre :
Le Réveil : revue politique et littéraire. --
Faisant suite à Canada-Revue (1891-1894), condamné pour son anticléricalisme, Le Réveil lutte pour la liberté sociale, le progrès politique et l'avancement national.
Éditeur :
  • Montréal :O. Desmarais,1894-1901
Contenu spécifique :
samedi 22 avril 1899
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada-revue
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Le Réveil : revue politique et littéraire. --, 1899-04, Collections de BAnQ.

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//~5 157 RUB SANGUINET No 217 BOITE 218 REVUE POLITIQUE ET LITTERAIRE POLITIQUE-THEATRE-LITTERATURE-BEAUX-ARTS VOL.X.MONTREAL, 22 AVRIL 1899.No.217 SOMMAIRE: Tout à l'eau ! Vieux-Rouge — Trois bonnes nominations, Libéral — Le renvoi de M.Pelland, Un observateur — L'incident de Joliette, Judiciaire — Le livre de M.Demolins, — Confréries et archiconfréries, Jean de Bonne/on — Scènes de la vie d'un clergyman, M.Murel — Pentes notes, — Rigolo.Les conditions d'abonnement' au Réveil ne sont pns les conditions ordinaires des autres journaux.Nous livrons le journal à domicile | franco.} à raison de 25 cts par mois, payable au commencement de chaque mois.Tout ce que nous demandons an public est de voir le jourual.Ceux de nos abonnés qui ont des travaux d'impression à faire fairo voudront bien s'adresser au No 157 rue Sanguinet ou au No 1560 rue Notre-Dame.TOUT A L'EAU ! Nous allons avoir une drôle démine sur les hustings, aux prochaines élections fédérales, nous disait ces jours derniers un libéral important.Comme Saturne qui dévorait ses propres enfants, le gouvernement Laurier immole ses plus sincères amis.Mais ce n'est pas assez : il faut que ce même gouvernement s'ingénie à faire exactement le contraire de ce (pie comportait son programme.En matière de tarif, il lâche la réciprocité avnc les Etats-Unis.Il avait promis de ne pas imiter les conservateurs qui donnaient des emplois à des députés, ct ils les dépassent sur ce terrain.Et la réduction _dês dépenses ?Rien que cette année l'augmentation est de $550,000 sur .celles de 1896 ?oh ! non .sur celles de l'an dernier.Puis les combines que nos chefs avaient tant honnis et décriés ? 114 LE REVEIL Eh bien ! ils viennent, à la demande du gouvernement Laurier, de recevoir une éclatante consécration.C'était un si monstrueux démenti des des principes libéraux de jadis, que des partisans du ministère ont voté avec la gauche.Notons MM.Legris, Monet et Snetsinger.Il s'agissait d'huile de pétrole.Qui ne se rappelle ce qui s'est passé aux dernières élections à ce sujet .Les conservateurs, clamaient nos chefs, mettent un lourd droit d'entrée sur le pétrole américain afin de l'exclure du Canada, et cela, dans le seul but dc favoriser les intérêts de leurs amis qui possèdent dans Ontario des exploitations dc pétrole inférieur à l'autre.C'est une taxe directe sur le paavre, s'é-criaicnts-ils, sur le pauvre ct lo cultivateur qui n'ont pas le moyen de se payer l'électricité ct le gaz, Or, non seulement le pétrole américain ne sera pas admis en franchise, mais les nuits canadiens sont devenus la propriété, sous le régime Laurier, de la Standard Oil Co., le plus gigantesque combine connu, une pieuvre dont les tentacules s'étendent jusqu'en Grande Bretagne, même jusqu'en Kussie.Tout à l'eau ! Les amis, les principes, la décence, la foi jurée, tout à l'eau ! Espérons que les auteurs dc ces méfaits prendront le même'chemin, à moins que dans un but d'hygiène ce soit pour eux le : Tout à l'égoût ! VlEUX-RoUOE POURQUOI S'OBSTINER ?Lorsque vous toussez, ue dites jamais que cela se passera tout seul, mais achetez uu llacon de BAUME RHUMAL et vous vous en trouverez bien.49 Trois Bonnes Nominations Reconnaissons au moins ceci : le gouvernement de Québec vient de faire trois bonnes nominations.Il y a mis lc temps, c'est vrai ; mais, enfin, ça y est, et le public est enchante 11 s'agit des nominations de MM.Louis Boisseau, Adélard DcMartigny et J.A.Mercier à des positions responsables ct riches en promesses d'avancement.M.Boisseau est certainement l'un des libéraux militants qni avaient le plus droit à la reconnaissance de son parti.Il 'en a été le trésorier, le soutien inaltérable dans les temps les plus durs ; toujours sa bourse ct son expérience ont été à portée quand le besoin s'est fait sentir pour l'organisation.M.de Martigny a, lui aussi, a son crédit cent uctes méritoires et bien des succès électoraux lui ont été absolument^ dus.Quant à notre ami Mercier, dont on a voulu l'aire une victime de l'envie et de la calomnie, ceux qui le connaissent comme nous savaient bien quelle part géante il a prise dans les luttes de sou parti en temps de bonheur comme en temps de malheur.Bref, ces trois nominations font honneur au gouvernement et lui vaudront la rémission de bien des péchés.Libérai* IL N'ESr PAS NUISIBLE Ne tentez jamais rien qui puisse vous être nuisible ; u'essayez pas un médicameut pour savoir s'il vous ressuscitera, mais faites usage de celui qui a fait ses preuves.Le BAUME RHUMAL est dans ce cas, il n'est nuisibleà personne et, il est utile à tous ceux qui toussent depuis peu ou depuis longtemps.Ou le vend partout.50 LE REVEIL 115 LE RENVOI DE M.PELLAND Les journaux quotidiens vous ont appris que l'on avait consommé l'injustice contre M.Pelland.La chambre a refusé de donner une leçon de fair-play et de loyauté au comité des Débats.Ce n'est pas sur la question des faits pioprement dite que je veux revenir aujourd'hui.Vous avez, il y a près de deux semaines, donné la note juste.Ce que je veux faire remarquer, c'est la longue suite d'avanies dont souffrent les Canadiens-Français depuis qu'ils ont un des leurs à la tête du ministère.La route poli tique est jonchée de ruines, et c'est tout de notre côté qu'elles se trouvent.On ne peut pas être plus British to the we.Si les Anglais ne sont pas contents de leur homme, ils sont peu compréhensibles.Mais ne craignons pas, ils ne se plaignent point.La meilleure preuve se trouve assurément dans le fait que depuis deux ans ces bons Anglais ont cessé comme par enchantement de parler des empiétements des Canadiens-Français, de leurs exigences, de leur fanatisme.Ils avaient autrefois la part du lion ; aujourd'hui on leur donne à peu près le tout.Ah! sir Geo.-Etienne Cartier avait bien raison de prétendre que notre race aurait tout à perdre si un des siens devenait premier ministre.Sous un chef anglais jamais on aurait toléré un déni dc justice semblable à celui «lotit M.Pelland a été la victime.Le?grits n'ont pas changé ; tels ils étaient sous Brown, tels ils sont sous Laurier, avec cette différence que du temps du premier la tyrannie pouvait s'expliquer et qu'aujourd'hui elle est simplement hors nature.Quel a été en réalité le raisonnement du premier ministre ?A-t-il nié qu'il y eut privation de fair-play, déni de la plus élémentaire justice ?Pas le moins du nicyide.C'est l'habitude, dit-il, que la chambre adopte les rapports des comités et je ne puis permettre qu'on s'éloigne de cette habitude.Or, donc .tout comité peut présenter les rapports les plus injustes, les plus préjudiciables et la Chambre devra les adopter ?Voilà un singulier raisonnement, une étrange procédure.N'est-il pas arrivé déjà que les Communes ou les législatures refusent un rapport de comité ?Et puis, n'est-ce pas proclamer que la partie gouverne le tout, (pic les comités ont le pas sur la Chambre ?S'il s'était agi d'un comité où s'étudient, par le menu les grandes questions administratives, celles qui forment la base du programme gouvernemental, je comprendrais.Mais dans le cas en question il s'agissait d'une simple question d'économie interne; les deniers publics n'étaient pas en jeu puisque le gouvernement recevait du travail pour la valeur de son argent.Passons à la question de compétence de M.Pelland ; voyons quels sont ceux qui l'ont reconnu1?ct quels sont ceux qui l'ont niée.M.Beausoleil, un journaliste distingué, un linguiste d'autorité qui connait M.Pelland depuis de nombreuses années le déclare compétent.M.Champagne, une lumière du barreau M.Penny, un Anglais qui ormait très bien notre langue, M.Bourassi, un littérateur français et anglais, M.Monck, à qui les deux langues sont également familiè 11 « LE REVEIL res, M.Marcotte, qui s'y connaît, tous ont proclamé la même chose.Qui donc a nié cette compétence ?D'abord est venu le premier ministre qui a dit que ses relations avec M.Pelland n'étaient pas suffisantes pour lui fairo exprimer une opinion mais qu'il le croit compétent.Ce n'est pas une autorité contre M.Pelland (pic l'on trouve dans ces paroles.Continuons : M.Richardson, un cow-boy; un M.Somcrvillc qui vient du fond d'Ontario ; M.Taylor, un marchand dc bœufs d'Ontario, et le gros Larivière qui est inoins instruit qu'un métis de 1870 ct qui a donné des preuves de brillante compétence, comme journaliste, voilà ceux qui se sont arrogé le droit de déclarer (pie AI.Pelland n'était pas apte à remplir les fonctions de traducteur.On a entendu parler d'aveugles qui discutaient de couleur, mais ce qui vient de se passer à Ottawa est encore plus fort.Sont venus voter en compagnie de ces arbitres de la langue française, tous les Anglais qui ne la connaissent pas.Cornue on le voit le tableau est complet.Ces messieurs ont en un agent en dehors, un journaliste qui heureusement n'est pas un des nôtres bien qu'il écrive dans un journal canadien français.Mais si Si.Pelland a perdu sa position dc traducteur, le vote donné aux Communes ne l'a en rien amoindri.Analysons le.Quatre-vingt neuf députés ont voté contre M.Pelland et quarante [tour.La députai ion de notre province s'est partagée co m me suit : 25 pour VI.Pelland et 14 contre.Ajoutons que la grande majorité des Canadiens-Français sont parmi ces 25.Le premier ministre s'est donc trouvé ren minorité dans sa propre province su une question qu'il avait présentée sous le couvert de sa haute autorité.Ses fidèles Anglais l'ont suivi, ce qui aggrave l'odieux de la situation.Dans certains pays où l'épidémie des gouvernants est plus sensible, il n'en faudrait pas plus pour servir de départ à une jolie petite crise.Une autre remarque : excepté M.Har-wood qui a fait passer une arrière-pensée avant le fair-play, tous les députés libéraux du district de Montréal ont voté pour M.Pelland.Je n'avais pas l'intention au commencement (le cet article d'entrer dans tous ces détails mais j'ai cru piquant de vous montrer, d'un côté, le premier ministre battu par sa province au moment où il se montrait ingrat envers M.Pelland et celui-ci recevant un éclatant témoignage qui l'indemnisera bien de l'ignorance des uns et des mesquines jalousies des autres.Un Observateur.On dirait que lo gouvernement de Québec n'a plus personne à récompenser.11 y a déjà quelque temps qu'il n'a pas nommé de juges de paix.#*# Nous sommes heureux de pouvoir annoncer à uos nombreux souscripteurs que la deuxième livraison de notro galerie, Les Contemporains, est presque complétée.Il uous manque encore un ou deux portraits que nous aurous dans quelques jours, et le travail sera terminé.Le tirage est limité, et ceux qui désirent se procurer cette livraison peuvent le faire en «'adressant à l'éditeur, boîte 2184, Bureau de Poste, Montréal.ASSUREZ-VOUS Contre la maladie ; la prime est peu coûteuse.Pour 25c vous vous procurez uue bouteille de BAUME RHUMAL ; c'est la meilleure des polices.51 LE REVEIL 117 L'INCIDENT DE JOLIETTE La semaine dernière, nous avons promis à nos lecteurs de leur donner une version judiciaire des devoirs des communautés religieuses envers les élèves qu'elles ont sous leur contrôle.Nous avons trouvé depuis, le dossier et le jugement qui condamne la communauté' des Clercs de St-Viateur à payer les dommages-intérêts à la famille du jeune Courtemanche, noyé à Terrebonne il y a quelques années.Nous ne faisons aucun commentaire, et nous nous contentons de rapporter la cause telle qu'elle est inscrite dans les Rapports Judiciaires de la Cour d'Appel, vol.IV., 1895, page 491, etc.: L'appelant avait placé son fils mineur dans uue mairon d'éducation à Terrebouue, dirigée par k-s intimés, mais apparteuaut aux commissaires d'écoles.Pour se rendre aux désirs du surintendant de l'instruction publique, les intimés décidèrent de planter des arbres dans lo terrain do l'établissement.Ayant besoin de plants de sapiu à cette fin, le directeur de la maison, le frère Laçasse, invita certains élèves à se rendre avec lui dans une île située dans la rivière des Mille-Lies, à deux ou trois ceuts pieds du rivage.Ces élèves, et parmi eux le fils de l'appelant, acceptèrent cette invitation qui était entièrement facultative.A leur arrivée daus l'Ile, le frère Laçasse fit arracher quatre plauts de supin p.'saut environ vingt livres chacun et hauts de quatre à six pieds, les plaça dans nue brouette et fit mettre le tout dans uue chaloupe pouvant loger huit à neuf personues, daus laquelle il prit place avec deux de ses élèves, le fils de l'appelant et un autre.Le frère Laçasse prit la traversée suivie par tout le moude et remonta le couraut jusqu'à la tète de l'ile ; là le veut et la force du couraut firent virer et dériver la chaloupe et le frère Laçasse voulant l'empêcher de desceudre vers uue chaussée et uue chute à trois cents pieds plus bas, se jeta à l'eau, mais ne pouvant toucfwr fond, il rembarqua daus la chaloupe et se mit à ramer, car les rames s'arrachaieut des talets, soit qu'il se trouvât embarrassé par la charge, la brouette, et les sapins, qu';l avait mise dans la chaloupe, il ue réussit pas à vaincre la force du courant.La chaloupe fut entraînée dans la chute et lo frère Laçasse et le fils de l'appelant furent noyés.Jugé (infirmant, Baby et Bossé, J.T., dissen-tientibus, le jugement de la cour supérieure à Joliette, DeLorimier, J) :—1.Que la mort de l'enfant de l'appelaut était a.rivée par suite de la faute du frère Laçasse, son imprudence, aa négligence et son inhabilité à charger et à conduire la chaloupe, et cela dans un concours de circonstances où la moindre inattention ou un moment d'incurie pouvait entraîner les conséqueuces les plus funestes.~
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