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Titre :
Le Réveil : revue politique et littéraire. --
Faisant suite à Canada-Revue (1891-1894), condamné pour son anticléricalisme, Le Réveil lutte pour la liberté sociale, le progrès politique et l'avancement national.
Éditeur :
  • Montréal :O. Desmarais,1894-1901
Contenu spécifique :
samedi 11 août 1900
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada-revue
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Le Réveil : revue politique et littéraire. --, 1900-08, Collections de BAnQ.

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157 RUE SANGUINET No 262 TIROIR POSTAL 2184 REVUE POLITIQUE ET LITTERAIRE POLITIQUE—THEATRE-LITTERATURE-BEAUX-ARTS VOL.XII MONTREAL, 11 AOUT 1900.No 262 SOMMAIRE La Veillée des Armes, La Direction du Réveil — Désintéressement, Vieux-Rouge— Les P'tits Chars, Civis — Rumeurs d'élection, Libéral — Marc-Aurèle Plamondon, Amicus — Une Plaie Sociale, Victime—L'erreur présente, Paul Adam—Au Parc Sohmer, Amateur—Dans la Sente, Octave Mir-beau - La Reprise, René Maizeroy— Pour vous, Mesdames.Les conditions d'abonnement an Réveil ne sont pas les conditions ordinaires des antres jonrnaux.Nons livrons le jonrnal à domicile ( franco,] à raison de 25 cts par mois, payable an commencement de chaque mois.Tont ce qne nons demandons an pnblic est de voir le journal.Le Réveil est imprimé et publié par A.Filiatreault, au No 157 rue Sangumct, à Montréal.Le prix de Pubonnemcnt au Réveil est TROIS PIASTRES par aunÉe.LA VEILLEE DES ARMES Il faut être prêt pour la prochaine lutte électorale, et donner une leçon nouvelle i nos gouvernants, qui ont commis les mêmes erreurs que le gouvernement Mackenzie avant sa chute en 1878.Aujourd'hui, comme alors, la même désagrégation du parti libéral est en train de s'effectuer.La réponse du vénérable premier ministre est toujours la même à tous ses vrais amis, libéraux éprouvés, qui se permettent de lui donner des conseils sensés pour la meilleure gouverne du parti.Quand des députés qui ne sont pas et ne seront jamais de plats adulateurs lui disent qu'il existe un malaise accentué et du mécontentement parmi ses plus chauds partisans, il se contente de répondre : —Vous me surprenez.On lui a conseillé de mander auprès de lui les têtes dirigeantes parmi les libéraux anglais, et de leur demander individuellement une opinion franche sur la situation.11 a patsé trois juurs à Montréal, et il LE REVEIL n'a pas jugé à propos de suivre ces sages avis.Il compte naturellement sur le grand prestige dupasse pour mener encore le parti libéral à la victoire, mais il nous .semble qu'il compte un peu trop sur ce prestige.Il viendra, comme d'habitude, faire un discoursacadémique,exposcr un programme plus ou moins boiteux, et il sera acclamé par tous ceux qui seront allés l'entendre.Mais en dépit du fait qu'il est " British to the core" il semble ignorer le tempérament de ses compatriotes, gens qui ne se surchauffent pas la bile.Après l'avoir entendu, ils l'applaudiront sobrement, en gens dc bonne compagnie, et le jour de l'élection, 90 pour cent déposeront tranquillement, silencieusement, leur bulletin de vote dans l'urne électorale, et ce sera contre lui et son gouvernement.Ils ne s'emballent pas, ces gaillards-là ; ils écoutent froidement, sans passiou, mais ils n'en font qu'à leur tête.Sous ce rapport-là, ils sont un peu do la trempe des curés.Ils pèsent leurs intérêts, et ils votent dans le sens qui fait leur affaire.On assure que Tarte, le grand magicien, revient exprès d'Europe avec sa baguette pour remettre tout à l'ordre, et faire rentrer dans les rangs tous les récalcitrants.S'il réussit à opérer ce miracle, nous le comparerons volontiers à la bonne Ste Anne, ce qui no sera certainement pas un compliment pour la graude thaumaturge (what a name !) On a dit et répété tout cela à l'hon.M.Laurier, et il est resté incrédule.Tant pis pour lui I Quant à nous, comme il faut bien que tout le monde mette la main à la pâle, nous avons pris des arrangements avec un écri- vain distingué, aussi libéral que nous-même, et nous allons essayer de faire une lutte aussi corsée que possible contre tous les faiseurs du parti qui ont détruit dans le court espace de quatre années, le travail d'un demi-siècle." Vieux-Rouge, reste toujours sur la brèche, et apportera lui aussi sa pierre pour sceller le tombeau politique de l'hon.M.Laurier.Ce dernier, nous le savons, s'en fiche comme d'une guigne, et il ne s'occupe pas de ces choses, car c'est trop petite affaire pour un grand seigneur comme lui.Mais il finira par s'apercevoir qu'en temps d'élection, co sont les votes qui comptent.Li Direction du Réveil.DESINTERESSEMENT - Il y a encore certains coins dans la Province où l'on trouve des libéraux désintéressés.Ces coins sont rares, mais il y en a.J'en ai trouvé un pas plus tard que la semaine dernière, au milieu de l'aneien foyer de la rébellion de 1837-38.qui porte encore sur le frontail de son église les mutilations glorieuses des boulets de Colborne.Vous ne me croirez peut être pas, mais j'ai trouvé là des enthousiastes de la grande cause libérale qui croient encore que Laurier est le Messie promis.et attendu.Malgré les titres et les décorations, malgré les contingents, malgré le spectre de l'Inpérialismeetle nuage sombre qui nous annonce la prochaine arrivée de l'Homme Fatal, ces purs et ces vrais libéraux espèrent le retour de notre vénérable chef au pouvoir.Que voulez-vous, ils sont désintéressés.Il y a bien encore quelques beaux-frères à caser, quelques cousines à mettre en nourrice aux frais du pays, mais ils espèrent LB REVEIL 11.9 arrivera ltleursj|fins avant l'époque de l'échéance.Et alors, vogue la galère ! Tarte est Tarte, ct Laurier est son prophète 1 Après les élections, si les bulletins de vote sont hostiles au premier-ministre, ils auront toujours pris ce qu'il y avait à prendre, et après eux le déluge.Le nombre de ces désintéressés que j'ai connus et que je connais encore est légion.Heureusement que l'électoral vigilant est là pour les ramener à leur insignifiance primitive et leur démontrer qu'il y a autre chose que les petits intérêts de leurs intéressantes personnes dans la politique du pays.Vieux Rouge.LES P'TITS CHARS L'hou.sénateur Forget est le président de la Compagnie des P'tits Chars.Son neveu, Rodolphe, semble être nn surintendant on officier quelconque de la susdite compagnie.Tous les deux ont beaucoup à dire dans l'organisation de toute cette boutique.Ils sont hommes de bonne compagnie (je ne parle pas ici de celle des P'tits Chars), et je me demande pourquoi ils ne pourraient paa imposer à lenr conducteurs l'obligation d'être polis envers les clients qni leur donnent des dividendes tous les ans sur leurs actions.La politesse n'a jamais nui à personne, et les conducteurs de chars devraient se rappeler que les geua envers lesquels ils ont des égards se le rappelleront un jour on l'autre si l'occasion se présente de leur rendre nn service, Cms.FRUIT DE L'EXPERIENCE.La découverte du BAUME RHUMAL est le fruit d'études et d'expériences suivies faites dans l'intérêt de l'humanité.67 Rumeurs d'élection C'est de Maupassant, si je ne me leurre, qui a parlé des " battements de la conscience " au sujet de certain notaire arrivé à la veille d'une assez sérieuse reddition de compte.Le tabellion professionnel ne s'avouait coupable d'aucun méfait qualifié.Tout de même il se sentait du malaise tout plein.La conscience ne lui reprochait rien d'une façon bien distincte, de bien déterminé.Seulement, il ne pouvait ramener sa pensée à cette heure où il faudrait établir le bilan des opérations entreprises conduites pour le client, sans que ces douloureux " battements " ne se fissent sentir.Ce souvenir de lecture me revient chaque fois que, depuis quelques jours, les journaux me parlent, à la foi s, des rumeurs d'élections générales à échéance prochaine et des réticences des ministres fédéraux interrogés sur ce sujet.Ces ministres n'en sont pas, il est vrai, à la carte forcée.Ils peuvent encore reculer de quelques mois la reddition de comptes, faire une autre session, si ça leur plait.Mais il est de connaissance générale que quelques-uns de ces messieurs se demandent si ce ne serait pas là un expédient dangereux.L'abîme que tant d'injustices pour les partisans ont creusé ne peut, croient-ils, que s'approfondir davantage avec le temps.Leur théorie est qu'en retardant davantage le terrible appel au peuple, on ne ferait que s'accorder plus de corde pour se pendre.Les autres collègues, eux, en sont rendus au système de renouvellement du billet au lieu do le payer ; ils comptent sur l'impossible.S'ils songeaient à profiter do ces quel- 180 LE3RÊVEIL ques mois de sursis pour réparer dans la plus large mesure possible le mal commis, je les comprendrais assez bien, très-bien même.Mais est-ce bien ce qui arrivera ?J'en doute.Le gouvernement s'est mis de plein gré dans un engrenage qui l'attire fatalement vers un groupe d'hommes qui ont été les pouvoirs derrière le trône, pour lesquels on a oublié les amis d'autan.Il y aura à distribuer bientôt les gros montants votés à la dernière session.Ces sommes doivent être dépensées pour le bénéfice de la chose publique.Bien, mais on peut atteindre le but en favorisant des vrais amis qui s'ofirent d'exécuter des contrats aux prix parfaitement honnêtes et proportionnés.Seront-ils favorisés ?Voyez ceux qui papillonnent autour des ministres, qui ont déjà en poche la promesse solennelle des faveurs, en atteudant d'avoir les contrats bien et dûment parafés.Voyez-les, cherchez leurs noms.Sont-ce les hommes qui ont peiné pour mettre les ministres actuels au pouvoir ?les serviteurs à l'époque dc la (lèche ?ceux qui ont grelotté à gauche pendant dix, quinze ou vingt ans.Non, ce sont des ouvriers de la onzième heure qui croient que l'Evangile n'a rien de si spirituel, de si intelligemment pratique, de plus juste que la théorie qui conseille de payer plus les il and ri ns qui ont fait la grasse matinée que les diligents qui déjà à l'ouvrage, ont vu le vermisseau matinal et n'ont cessé de se donner du mouvement de haut le jour.Enfin, aura-t-on des élections ou encore une sessin ?Au Rëveil, nous ne vous mettons pas martel en tête avec ce point d'interrogation.Notre réponse est simple et courte comme 'e cotillon de Perrette.Nous aurons des éleerions si Tarte dit oui.S'il veut une session, nous aurons une session.Pas plus compliqué que cela.Attendez donc que Jupiter éternité avant de parier qu'on va avoir du tonnerre.11 y a des gens singulièrement oublieux et irrespectueux.Le Maître suprême est en mer, il n'a pas encore parlé, et ils se permettent des conjectures, des " fixations " de date, des combinaisons.Il est temps que le pilote arrive, ma foil car les moussaillons sont en train de commettre de belles hérésies.Libéral.Marc-Aurele Plamondon C'était en mai 1S99.Vieux-Rouge disposait dans l'ordre le pins symétrique possible, les cadrée ponr nne troisième galerie de ses portraits des " Hommes du jour ".A l'une des places d'honneur, il destinait l'une des figures les plus typiquement nationale.Selon son habitude, il fit part au titulaire présomptif de son intention et lni demanda quelques notes essentielles an dessin et an coloris dn portait.Vieux-Rouge reçut une de cea lettrea où le pins charmant abandon épistolaire ne plaisait pas moins que l'extrême modestie Cette lettre, ou plutôt ce billet, se terminait ainsi : " Vous voua donnez vraiment trop de trouble au sujet dn dernier survivant des hommos de ma génération et peut-être du dernier vrai vieux-rougi, Votre ami M.A.Plamondon.Dn dernier vrai vieux-rouge ! • C'était, à la fois, un cri d'amertune et l'éloge la pins éloquent qne je pouvais faire de cet homme, qui débuta en 1838 par être emprisonné, quoique entant, ponr excès de patriotisme et que LE EEVEIL 181 les tories de 1842 mirent à denx doigts de la mort, parce qne dans nn élan de rerendication raciale, il était tombé dessus à nne dizaine d'in-sultenrs avinés.Le dernier vieux-rouge ! qnel éloge funèbre dn parti libéral dont il ne nons reste plus que la parodie, la défroque ! C'est le cri du dernier survivant de la Vieille-Garde, qui sent son cœur se serrer en voyant l'armée s'éloigner de la tradition napoléonienne ponr acclamer un Bourbon.— C'est le regret angoissé du partisan sans compromission qui constate, soudain, qne le parti qu'ils ont fait survive à la persécution de l'E-g'ise et de l'Etat, est tombé en quenouille, se sert du vieux drapeau pour parer des histrions ou des casuises arrivés sans peine aux postes que Dorion, Fournier n'atteignirent qu'après des luttes sans merci, y arrivant blessés, exsangues, déjà mûrs pour la tombe.•% Je n'ai jamais pn penser à Marc-Aurèle Plamondon saus qne le nom de Romieu me vienne au galop.Romieu, a dit le Ft'gaio, était l'homme le plus spirituel de France.Romieu fut à la fois le pins gai des journalistes et le plus sérieux des préfets ; si vrai que lea Parisiens se plaignirent amèrement qu'on les avait volée, quand muni de sa nomination et parti pour la Dordogne, Romieu devint le plus imperturbable administrateur de l'époque.A une époque où l'esprit pétillant, original, un peu tapageur et joliment enclin à la fumisterie donnait a Québec une renommée tonte particulière, Marc-Aurèle Plamondon était le chef de file d'nn groupe dont les membres ont pris, peu à peu, dans les récits de là-bas, uue physionomie quasi légendaire.Le souvenir des faits et des frasques de cette dizaine de gais lurons— tous devenus brillants ou graves personnages — s'est perdu depuis quelques années dans la vieille cité.Mais autrefois, le récit formait partie du répertoire classique, même du populo.Que n'avons-nous eu pour Plamondon, pour ïïuo*, pour Célestin Lavigueur, ua historiogra- phe comme Romieu en ent un dans Alphonse Earr.Plamondon qni avait été le plua gai de nos journalistes — an dehors du jonrnal — est devenu l'un de nos magistrats les moins gênés sous l'hermine, les pins sérieusement entrés dans la pean du rôle.Dans l'intimité, il est resté jusqu'à la fin le gai conteur, l'inaltérable analyste des travers de notre panvre humanité.Dans le post-scriptum de la lettre dont je parlais tantôt, il disait à Vieuz'Rouge : " Ne publiez pas cette figure de dull dog, chef-" d'oeuvre des artistes de 1'.( n~m dun journal) " Je vous enverrai demain un portrait qui effraye-" ra moins vos lecteurs et qui peut-être.amène-" ra aux beaux yeux do vos chères lectrices nn " sourire plus complaisant." **# Le lendemain de sa mort, les jonrnaux ont publié tout le détail biegrapbique ; ils ont rappelé les journaux qu'd a rédigés ou fondés, ses deux célèbres candidatures à Québec, l'inaltérable amitié qui l'unit à Fournier, son affiliation à l'institut Canadien de Montréal, l'institut Canadien qu'il fonda à Québec, son talent si personnel de poète, sa fongue oratoire, enfin tout ce qui a rempli si habilement et si diversement cette longue carrière.On a surfont offert à notre admiration son libéralisme si élevé, si vrai, si intransigeant.Je n'ai donc pas à revenir snr oes faits.Mais il entre bien dans mon cadre, ou plutôt dans celui du Réveil, de parler d'un doublo détail assez peu connu et qui prouve que l'histoire se répète toujour.', qu'elle eet bien, comme quelqu'un l'a ezprimé si pittoresquemenf, un serpent qui se mord la queue.Quand Marc-Aurèle Plamondon eût fait see débuts au Canadien, il attira rapidement l'attention du chef de la rédaction, qui ne lui ménagea pas sa confiance et le chargea d'nn département élitorial très-important alora : les affaires religieuses.A ce poste il fut un démonstrateur et un détenseut consciencieux, même subtil, mais il ne versa point dans cette exagération de forme et de 182 LB REVEIL fond sans laquelle on ne peut plaire à messieurs les curés.Il lui manquait la science de l'invective chrétienne pour les païens et encore plus l'art de masquer les mignons petits bubons des saintes gens.U rendit tout de même d'excellents services.Fut-il récompensé ?Sans doute, nn peu tard, si vous voulez, mais l'empêchement ou plutôt le Têtard avait force de cause majeure : c'est parce que le clergé ne pouvait condamner son journal (Le National) nvant sa fondation ! ! ! Oui, Marc-Aurèle Plamondon eut, lui aussi, sa petite condamnation.Je crois même qu'il a été le " pionnier " des condamnés.C'est notre premier ancêtre.Je rappellerai à ce propos qu'il a été lo premier abonné de notre publication, qu'il l'a été jusqu'à la fin et— qu'on me permette la confidence— l'administrateur du Canada-Revue et du Réveil n'a jamais eu à lui rappeler que son abonnement était dû.Cet homme accompli n'avait jamais en l'idée de se convaincre qu'on pouvait publier un journal avec, pour seul capital, des souhaits ou des bons conseils.Je me fais effort pour clore ces lignes d'adieu à ce citoyen à l'àmo antique, à ce patriote sans aloi, à cet ami si vrai, à ce libéral qui a survécu au parti de ce uom.Amicus.Une Plaie Sociale U y a une plaie qni ronge actuellement et qui a toujours roagé la société canadienne : c'est la plaie du crédit.Un marchand quelconque, n'importe lequel, ils sont tous les mêmes, donne du crédit à la femme, sans consulter le mari, et un beau jour, ce dernier reçoit une lettre grossière, dans laquelle l'orlographe même n'est pas respectée, qui vous avertit d'avoir à payer dans les huit ou dix jonrs, ou sinon, gare à l'huissier.Si l'hon.M.Dandurand, qui semble avoir beaucoup de sollicitude pour les shavés s'occupait uu peu plus des gens qui sont volés par ces bons marchands.Il est temps qne l'on s'occupe de cette question de crédits accordés anx femmes.Ces bornes ménagères, sans consulter les ressources de leurs maris, contractent des obligations envers le vendeur de gaeuilles, et c'est le mari qui est obligé de payer les pots casser.Le marchand, lui, s'en fiche pas mal.Il a un certain meutsat de crédit chez le marchand de gros.U se dit, après avoir vécu largement, qu'il a toujours la ressource de faire faillite et de payer 10 cents par piastre.Ses dettes de livre sont vendues à nn voleur quelconque qni se sert de la loi pour rentrer dans ses minces déboursés.Il empoisonne l'existence d'un brave homme qni ne demande pas mienz que de payer ce qu'il doit, même les dettes contractées à son insu, pourvu qu'on lui donne le temps de faire face à ses obligations, mais le vautour qui le guette attend sa victime et la déchiqueté pour se faire des rentes.Cette plaie sera mise sous les yeux de nos lectenrs avec des commentaires attrayants et des arguments sans réplique, afin que nul n'en ignore.Victime.LE CHOIX EST FAIT.Pour les soins contre les affections de la gorge et des poumons, le BAUME RHUMAL est le remède vraiment efficace et économique.66 mOAimnC UNE DAME RICHE, QUI A jUUnUJ été guérie de sa surdité et de bourdonnement d'oreille par les Tympans artificiels de I'Institut Nicholson, a remis a cet institut la somme de 25,000 frs, afin que toutes les personnes sourdes qui n'ont pas les moyens de se procurer les Tympans puissent les avoir gratuitement, S'adreser à I'Institut Nicholson, 780, Eighth Avenue, New-Yoek.AUCUNE ERREUR.Cherchez un remède qui fait du bien immédiatement, qni gnérit sûrement et qui coûte très peu ; vous ne trouverez que le BAUME RHUMAL.70 LE REVEIL 188 L'ERREUR PRESENTE Je ne suis certes pas le senl chroniqueur acharné depuis bien des mois à faire savoir l'importance des aventures chinoises ponr régir le sort économique et social de notre Occident.Maintes et maintes gazettes accomplirent une semblable tâche ; les plus sages avertissements furent donnés.Comment s'expliquer la surprise ahurie du pouvoir à l'annonce dn conflit actnel ?Se pent il que d'humbles journalistes aient noté seuls l'évidence d'une nécessité formidable ?Les hommes d'Etat patentés ouvrent des yeux ronds.Ils hochent la tête.Ils prononcent dn haut de la tribune, des paroles vagues et vaines, qui, sous l'allure du mystère diplomatique, cachent la niaiserie de leurs conceptions et le déficit de leur savoir.Ils ignorent ce qu'il faut entreprendre.Ils n'ont dans les mers voisines du Petchili, ni flottes, ni soldats. l'heure où j'écris l'amiral commandant les forces internationales est bloqué par les Boxers, ses communications semblent coupées.A quelques milles de Tien-Tsin on détruit le chemiu de fer et on brûle les stations.Chose monstrueuse, les stratèges anglais ayant, au Transvaal, fait preuve d'une impéritie rare, c'est à un Anglais que les amiraux et les ambassadeurs confient là-bas le soin de guider les colonnes aryennes, d>* monopoliser l'usage militaire de la voie ferrée.Le résultat est tel aussitôt qu'on le pouvait attendre.Au Yuannan, cette riche province dont le commerce doit enrichir le Tonkin et ses ports, nos nationaux sont chassés et en péril, parce que le nombre misérable de nos troupes sur la frontière, loin d'imposer le respect de notre œuvre, justifie les audaces des réactionnaires indigènes contre la pénétration scientifique du génie européen.Il y a plusieurs années déjà, je proposais dans les colonnes du " Journal " qu'on augmentât les bataillons d'infanterie légère d'Afrique en y adjoignant les condamnés de droit commun, puis en les installant aux confins militaires de notre colonie indo-chinoise, dans des camps retranchés, où des travaux de culture collective eussent alterné avec los exercices, les manœuvres et les expéditions.Le budget actuel des prisons eût entretenu ces régiments.Ce projet acquit d'innombrables assentiments.S'il eût été repris par les commissions parlementaires et adopté en principe, dix ou vingt mille hommes stationneraient dans la vallée du haut fleeve Rouge ; nos ingénieurs, nos contremaîtres, nos mécaniciens, n'auraient pas subi les insultes des fanatiques.Transformer la maison centrale en camp exotique, et utiliser les forces mauvaises dn pays pour l'œuvre, malheureusement indispensable, de destruction et de protection guerrière, œuvre conforme aux tempéraments criminels, telle était la lhéorie.On peut juger maintenant des conséquences.Car, on souffre vraiment de voir que si les Anglais envoient à Pékin, neuf cents hommes, les Russes douze cents, et les Allemands mille, la France ajoute un très faible contingent à ces unités.On dirait que l'idéal de nos gouvernants se résume dans l'espoir de nous rendre semblables à la république d'Haïti et d'éviter autant que possible d'agir en grande puissance.Le ministre des affaires étrangères, interpellé l'autre jour, répondit, avec l'accent de la peur, que nous ne pouvions disperser nos forces au loin, par crainte de complications européennes.C'est pitoyable.Depnis 1870, les gouvernements successifs, à chaque occasion, mènent le pays dans les coins noirs, comme un écolier puni, tout moulu encore par la férule de Sédau.Pourquoi cette crainte de complications européennes ne gêne-t-elle point les puissances britannique, moscovite et germanique ?Notre armée ne vaut-elle pas les leurs ?notre marine n'est-elle pas la meilleure, après celle de l'Angleterre ?Pourquoi éterniser une attitude penaude ?Cette apparence d'effroi sert mal les intentions de ceux qui pensent éviter ainsi les hasards de la guerre.Une proie faiblo et qui s'avoue telle est plus tentante pour un loup en frairie qu'un gibier fauve et lus crocs à l'air.L'espoir de la paix réside dans la conclusion d'une entente européenne en vue d'une œuvre commune à tous les Etats du con inent.U ne peut s'affirmer qu'ainsi.Or l'installation de la puissance scientifique en Chine pour en exploiter les richesses minières et commerciales, pour accroître ainsi l'aise générale du monde est un beau plan d'œuvre commune.Le but n'est pas d'asservir quatre cents millions de jaunes ni de les dépouiller : mais de reqiréj-ir la libre pénétration des ingénieurs, des contremaîtres et des industriels, les garanties de protection nécessaires à la réussite de leurs travaux, qui centupleront la vigueur de l'empire du Milieu.Ingénieux, intelligents, méticuleux et avisés, les Chinois ne seront jamais les victimes d'un pareil effort.Avant un demi-siècle, ils accompliront eux-mêmes les tâches dont nous voulons aujourd'hui leur apprendre les méthodes, dans l'intéiét général des hommes.L'entreprise aryenne n'est donc pas celle d'une conquête brutale, à / 184 LE REVEIL la manière antiqne.U se passe ponr ce pays ce qni se passait en Occident, lors de l'inangnration des chemins de fer, ponr la propriété rurale.Quelle que fût la résistance, très honorable au reste, des personnes désirant vivre et mourir sur le domaine des ancêtres sans autoriser qu'on l'écornât, les agents de l'intérêt public brisèrent cette opposition ; les voies ferrées furent construites à travers les terres patrimoniales, et force fut aux détenteurs de céder leur héritage.Les privilèges de la propriété particulière disparurent devant la nécessité d'accroître la richesse et l'aise nationales.Aujourd'hui les Ayrens représentent les mêmes droits de l'intervention scientifique contrair s à ceux de la propriété traditionnelle, et les peuples conservateurs résistent inutilement, on peut dire " immoralement." Réunir toutes les nations scientifiques sous un même drapeau ponr imposer, par leur entente, une ère de prospérité majeure à l'Orient, c'est une œuvre hautement morale et grandiose, c'est l'œuvre qui peut consacrer l'alliance des races européennes et fixer définitivement l'esprit de paix intérieure, entre Brest et Moscou, Lisbonne et Odessa.Mais comment réussir si les diplomaties affectent une méfiance réciproque, si quelques-unes manifestent une peur tentatrice et détournent l'attention vers leur faiblesse fausse, si toutes ne concourent pas avec la même énergie au labeur commun ?C'est uue grosse faute pour la France de n'avoir pas encore montré son pavillon, avec l'appui de troupes nombreuses, aux côtés du Petchili.Il n'importe pas de savoir si nos intérêts dans cette région sont égaux ou inférieurs aux intérêts russes, anglais, allemands.Il importe de ne point marquer de particularisme, d'affirmer une solidarité étroite avec les autres peuples scientifiques, dans la plus grande mesure de nos forces.Justement parce que nos intérêts sont au sud, daus le Tunnan et ailleurs, ce désintéressement déclaré de notre aide la rendrait efficace daus le concert européen et profiterait à l'entente.La Chine ne doit pas devenir, rnsse, anglaise, triplicienne ou française, mais aryenne d'esprit altruiste.Quoiqu'on disent les politiciens de qui le pessimisme est une arme parlementaire, comme l'optimisme est l'armo d'autres factions, la France a conquis le droit de remplir ce beau devoir historique.Une seule chose l'en empêche : le souvenir d'une défaite cruelle qui rend sa circonspection exagérée.Ou estimerait à tort que les causes de ce désastre soient endémiques.L'incapacité de nos généraux instruits incomplètement, celle de nos officiers d'état-major choisis pour leurs agréments de société plus que pour leur habileté à savoir lire les cartes, d'une part ; les manœuvres de l'opposition républicaine qui avaient empêché le ministère impérial d'obtenir les votes financiers nécessaires A l'urgence des armements d'autre part ; voilà quels furent les motifs essentiels de la déroute en 1810.Aujourd'hui l'école de guerre a formé des officiers parfaitement munis de connaissances et de qui les généranx feraient scrupuleusement exécuter les décisions.Notre armement est le meilleur.En outre aucune nation, saut' l'Angletene, n'a d'intérêt immédiat à courir les risques d'une campagne menée dix ou douze mois contre de pareilles forces, vers l'heure où le développement économiqne des peuples demeure le principal de leurs préoccupations.Tout cela devrait rendre notre gouvernement moins timide.Et s'il convient de compléter la puissance de l'idée française, nulle considération ne devrait interdire les sacrifices financiers indispensables.Quelques députés avaient pris, dans les couloirs de la Chambre, l'initiative de proposer nn Emprunt de la Marine.D'nn coup le peuple eût offert à la disposition de l'Etat les sommes capables de permettre le lancement d'escadres aussi nombreuses que celles opposées par l'Angleterre aux puissances continentales.Comme on le fit remarquer naguère, la suprématie navale britannique se limitera quelques jours aux possibilités du recrutement.L'heure viendra où elle ne trouvera plus d'équipages expérimentés ponr la profu ion de navires que doivent maintenant diriger des mécaniciens, des électriciens, des astronomes.Par conséquent l'émulation qui porterait les denx marines à s'accroître en mesure atteindrait vite le terme.Un tel emprunt serait couvert sûrement par le patriotisme de ls nation.Au cas même d'une guerre continentale franco-allemande, l'aide d'une flotte nombreuse ne serait pas médiocre.Cette proposition d'emprunt maritime n'aboutit point.Car les députés ont une répugnance électorale pour l'impôt.Us la tiennent de leurs mandats.Je comprends assez mal cette répugnance.L'impôt est une forme de dépense utile à chacun et souvent bien plus commode que le paiement direct, sans l'intermédiaire du percepteur.Ainsi, j'habite, aux environs do Paris, une maison séparée de la roule par une assez large portion de jardins ; or, sans cesse, les chemineanx entrent, traversent les allées, viennent réclamer du pain, pour le vendre un peu plus loin avec d'autres LB REVEIL 185 tranches et s'offrir nn verre d'alcool grâce à ce trafic.Parfaitement.Je ne les blâme pas.Je snis bien aise de lenr valoir nne petite satisfaction.Je préférerais qu'elle ne fnt pas alcoolique, mais enfin.Oette distribution quotidienne de pain coûte, j'imagine, cent francs annuels ou plus ; disons cent francs.Eh bien, j'aimerais infiniment mieux payer cent francs aux contribution! directes et ne pas recevoir, vingt fois le jour, la visite de ces braves gens qni met les chiens en émoi, cause un tintamarre affreux et trouble mon travail.Cependant, qu'un député propose de fiiT à cent francs d'impôt annuel la cotisation de chaque locataire de villa' afin de fonder un asile de chemineaux, vous lirez mille protestations indignées dans les journaux graves, qui estimeront violée la Déclaration des Droits de l'Homme, parce que cet impôt ne serait pas réparti en outre sur tous les non-locataires de villas.En définitive, la Chambre repousserait certainement la proposition dans l'intérêt du contribuable.Moi, contribuable, je n'hésiterais pas, cependant, à voter l'impôt et à le payer, car je juge cette dépense par intermédiaire de l'Etat plus commode que la dépense directe de la distribution.A peu près tous les impôts rendent de pareils services et simplifient les besognes de l'existence.Notre esprit arriéré s'imagine toujours que l'argent va dans la poche du roi, comme on disait jadis.Un emprunt de la marine susciterait, pour garantir l'intérêt et l'amortissement, des augmentations d'impôts : maie si, grâce à cela, la Chine s'ouvre to ta le me ut à l'industrie scientifique et si dans cinq ou six années, le tiers des denrées usuelles diminue de valeur de par la surproduction et la concurrence asiatiques, n'aurons-nous pas fait une dépense indirecte mieux justifiée que la dépense directe de payer fort cher, notre vie durant, ces mêmes denrées ?Le système protectionniste commence son agonie.On eut beau, dix ou quinze années durant, accroître les droits de donane sur les blés étrangers, fournir des primes d'exportation à l'insdus-trie française, on est encore à se plaindre de la mévente des blés quand, après deux récoltes excellentes, c'est-à-dire après surproduction naturelle, une partie du reste dans les granges.La protection n'a point amélioré beaucoup le sort du cultivateur.Il a vendu son blé pins cher au meunier, qui a vendu sa farine plus cher au boulanger, qui a vendu le pain plus cher aux commerçants, lesquels vendirent plus cher, pour se rembourser, les casquettes, les blouses, les instruments aratoires, les engrais, les meubles, les charrettes et les bestiaux dont le laboureur a besoin.Ce qu'il a reçu d'une main, il l'a rendu de l'autre, sans modifier essentiellement à son bénéfice les conditions de l'échange.A qnoi bon vendre cher si on doit payer davantage ?M.Combien, nn cultivateur de Saumur, écrit à la " Petite République " cette lettre extrêmement sensée : " Comment le législateur pourrait-il trouver des mesures pour empêcher une marchandise produite en trop grande abondance de coûter moins cher qu'autrefois ?Il faut dire la vérité aux paysans ; le blé ne peut plus dépasser de beauconp les prix actuels, et le seul moyen pour eux de vivre en le eultivant est de produire davantage à l'hectare.Dans ma commune, des cultivateurs intelligents obtiennent dons nos terres médiocres 80 hectolitres à l'hectare en employant les engrais chimiques.J'ai lu dans une des chroniques de M.le sénateur Couteau, dans le journal le " Temps ", que daus sa propriété sise dans la Vienne, département qui nous touche, il obtient 40 hectolitres à l'hectare en cnltivant avec les méthodes nouvelles, là où ses fermiers faisaient avec p ine, comme les miens, 20 hectolitres à l'hectare.Donc, là est ls remède.Evidemment, aveo une production qni s'accroît chaqne année, nos pris devront se niveler avec ceux de l'étranger, car il nous faut écouler au dehors notre surproduction.Ce sera un grand bien pour nos campagnes C'est sous forme de farines que nous exporterons, quand nons serons à la parité de l'étranger ; nous verrons alors la meunerie revivre, tandis qu'actuellement elle agonise.Il y a vingt ans, noua avions sur tous les affluents de la Loire d'im-portantes minoteries.Tontes ou presque toutes ont disparu." Leur fabrication s'écoulait pour plus des deux tiers en Angleterre ; depnis la concurrence américaine et l'établissement des droits protecteurs, elles n'exportent pas un sac ; aussi ont-elles succombé.A prix égal, nos farines s'écouleraient au dehors, car nous sommes entourés de peuple acheteurs de farines et nous avons moins de transport que nos concurrents américains.Dans son discours, M.Debussy a dit quo nous ne serlOLS exportateurs de blés et farines qne dans trente-neuf ans.Je ne sais sur quoi il se fonde pour indiquer une date aussi éloignée." Les deux dernières années, nons avons produit beauconp plus que nos besoins.Je erejs 185 ~ LE REVEIL qu'il eu sera de même à l'avenir, et il nous faudra bientôt niveler nos prix avec ceux du dehors pour écouler notre surproduction."Tout autre moyen proposé eet empirique et ne donnera aucun bon résultat.Inutile de leurrer les cultivateurs d'espoirs chimériques.Disons leur que le salut pour eux est dans l'association.Qu'ils se groupent pour se procurer engrais et machines et pour produire davantage et à meilleur marché.'* Us ne peu veut échapper aux transformations que le machinisme apporte à leur situation, et, malgré lenrs promesses, MM.lenrs députés ne peuvent faire revenir les blés anx prix dc jadis.Voilà donc ce que pensent les cultivateurs eux mêmes de la protection.Après dix ans d'éprenves, c'est un système condamné et qni mettra le pays à rien si on le continue.Les conditions modernes de la vie internationale ne permettent pas à une nation comme la France de s'isoler économiquement.Dans vingt ans, il aura fallu renoncer complètement à ce genre de séduction électorale qu'emploient les députés des centres ruraux pour obtenir et conserver les sympathies mal éclairées de dix-huit millions d'agriculteurs.A ce moment, l'Asie sera peut-être déjà le centre de richesse et de produo ion.Si le gouvernement d'aujourd'hui ne sait dès maintenant y assnrer la prépondérance européenne, quelle chance de suprématie offrira la France à son prolétariat des champs, à ceux qui verront alors disparaître, devant la concurrence d'outremers, les bénéfices de la petite propriété rurale ?Donc, il fant delimiter au loin des sphères d'activité ponr ceux des nôtres qne la transformation économique aura déçus.Ou bien notre descendance assisterait à nne émigration française peu dissemblable de l'émigration italienne et, alors, la dernière survivante des grandes races latines serait à son tour condamnée.L'avenir des nations Be joue dans le Fetchili, à cette heure.Il ne messiérait pas que le gonvernement se proposât de prendre lea cartes du jeu.Taul Adam.Au Parc Sohmer MM.Lavigne et Lajoie, les directeurs du Parc Sohmer, trouvent toujours le moyen d'avoir une attraction qui nous amène infailliblement en public d'élite et appréciateur.Tout naturellement, leurs concurrents en profitent jusqu'à un certain point, mais c'est encore le Parc Sohmer qui a le bénéfice d'avoir amené les nouveautés.Ainsi, depuis une semaine, dans un pavilon spécial construit exprès pour l'occasion, ils ont fait voir au nombreux public qui fréquents le Parc le clou de l'Exposition de Paria : la féerie de Ceudrillon, telle que jouée au Chàtelet de Paris eu 16 tableaux animés, décors superbes, changemeuts'foudants, bal, ballets, apothéose, etc.Cette semaine, 18 août, il y a nn changement notable dans le programme des vues animées.Les représentations anront lieu toutes les demi-heures, et le programme comprendra en aus des vues de l'Exposition de Paris, des photographies en couleurs, et l'on nous fera voir par le menu : L'affaire du Transvaal, le Supplice des Femmes Hindoues, et la Pyrannide de Triboulet.Ces attractions, combinées avec lo programme incomparable de musique que les directeurs du Parc donneat aux habitués de ce lieu d'amusements, ne peut manquer d'attirer à cet endroit les geu ) qui out des goûts vraiment esthétiques.Amatbub.Los Candidatures politiques se dossiment.Nous avons celle de M.Z.Brabaut, herboriste, dans le quartier Ste Marie, et celle de M.Maillé, le champion des joueurs de dames, dans la circonscription d'Hochelaga, contre M.J.A.0.Madore.Le gouvernement Laurier est fiamdé / TOUTES CHOSES EN TEMPS.SES BIENFAITS.BAîJME RHTJMAL gnérit le< miladiei de Quand on pense au bien que le BAUME RHU- IK>itrine : Ufaut en Pr,ndre ftU"itôt a découverte de ce merveilleux procédé, les femmes étaient bien obligées de subir leur triste sort et de se résigner ; mais à présent il n'y a plus de raison de se désoler, puisqu'elles ont à leur portée un remède unique.Les taches de rousseur disparaissent comme par enchantemeut devant ce conquérant qui ne s'arrête jamais avant d'avoir remporté une victoire complète.Les comédons (taches noires) s'enfuient et ue reparaissent plus après avoir subi l'action de la Dermatine.Enfin toutes les décolorations de la peau sont guéries en très peu do temps ct l'expérience vaut la peine d'être tentée.Conservez votre beauté, mesdames, c'est un des biens les plus précieux que vous possédez.Rendez service à vos amies qni eont dans le même cas en leur signalant la venue de ce messie.Elles vous remercieront d'avoir été la cause indirecte de leur bonheur.Voyez l'annonce de la Dermatine.' POUR LA GUÉRISON DU Masque, des Taches de Rousseur, des Comédons el de toutes les décolorations ^^de^Pejih^ 6UERIS0N GARANTIE %%%%%%%%%%%%^s>%%%%%%%%»>%%%% Toutes les femmes affectées par le Masque les taches de Rousseur, les Comédons et toutes les Décolorations de la Peau, viennent de trouver Un Sauveur! C'est la Dermatine Une préparation qui enlève en quelques jours toutes les taches de la Peau, quelles qu'elles soient.Prix: 50c.et $1.00 la Bouteille.S'adresse r^^^s^ Tiroir; Postal 2184, MONTREAL CANADA
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