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Titre :
Le Réveil : revue politique et littéraire. --
Faisant suite à Canada-Revue (1891-1894), condamné pour son anticléricalisme, Le Réveil lutte pour la liberté sociale, le progrès politique et l'avancement national.
Éditeur :
  • Montréal :O. Desmarais,1894-1901
Contenu spécifique :
lundi 18 février 1901
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada-revue
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Le Réveil : revue politique et littéraire. --, 1901-02, Collections de BAnQ.

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157 RUB SANGUINET No 282 TIROIR POSTAL 2184 REVUE POLITIQUE ET LITTERAIRE POLITIQUE —THEATRE-LITTERATURE-BEAUX-ARTS VOL XIII MONTREAL, 18 FEVRIER 1901 No 282 SOMMAIRE L'Art Epistolsire, Vieux-Rouge —Le métier de Chien, Journaliste — Lapsus Calami, Sceptique — Un crime abominable, Rigolo — Les Associations et la Médiation de Mgr Fuzét, Jean de Bonnefon — Carottes Monacales, Magisier — Le Père Fanfan, Mont-joyeux — Une Congrégation, André Theuriet — L'Union Franco-Canadienne, — Pour tous, Mesdames.Les conditions d'abonnement an Réveil ne sout pas les conditions ordinaires des antres journaux.Nons livrons le jonrnal à domicile [franco,] à raison de 25 cts par mois, payable an commencement de chaque mois.Tont ce qne uous demandons an pnblic est de voir le jonrnal.Le Réveil est imprimé et publié par A.Filiatreault.an No 157 rue Sanguinet, à Montréal.Le prix de l'abonnement au Réveil est T-nniS PIASTRES par année.L'art Epistolaire Il y a peut-être des gens qus s'imaginent qu'à l'époque où les Sulpiciens ont construit, à nos dépens, c'est-à-dire avec l'argent qu'on leur a donné, un collège à Rome, pour éduquer les jeunes ecclésiastiques canadiens de talent, ils jetaient cet argent par les portes et les fenêtres, sans savoir au juste ce qui arriverait.Ceux-là sont dans l'erreur, voilà tout.Les Sulpiciens ont rendu un service remarquable à notre peuple, et je les en remercie, au nom de la classe instruite du pays, la seule qui m'intéresse, d'ailleurs.J'ai en ma possession la copie de deux lettres adressées à une grande institution financière de Montréal, et qui sont ni plus ni moins que des chefs-d'œuvre.Elles viennent toutes deux d'un des plus brillants élèves du collège canadien.C'est un homme qui a fait sa murque, et même cette marque est une croix, au bas de tous les documents signés de son nom.J'admire l'intellect partout, mais lorsque 274 LE RÉVEIL je le trouve sous une enveloppe concise et frappée au bon coin, cette admiration que j'éprouve se change en enthousiasme, et c'est réellement, avec une âpre volupté que je signale à mes compatriotes ces perles qui sont si rares dans notre littérature nationale, ct surtout dans l'art épistolaire tel que compris par nos nationaux.Si je me connais bien moi-même, je suis, par tempérament, quelque peu égoiste, et je gar le par devers moi, durant un certain temps, ces joyaux littéraires qui se trouvent si rarement sur la route du journaliste canadien.Cependant, il m'arrive quelquefois de les montrer aux intimes, ce que j'ai fait, d'ailleurs, dans le cas qui nous occupe.Ces deux documents ont été écrits de l'auguste main de notre archevêque, et si jamais mes lecteurs ont l'occasion de les voir, ils s'apercevront, subito, que feu Tal-li gr;i n il, de diplomatique mémoire, était un enfant à côté du chef reconnu et universellement estimé du diocèse de Montréal.Ce qui me donne le plus de fierté dans toute cette affaire, c'est de constater que M.Bruchesi, avant d'exercer la profession d'archevêque, était journaliste, vu qu'il rédigrait, avec un talent remarquable, la Semaine Religieuse de Montréal, fondée par Paul Dupuy, alias le marquis de Sal-hnlcs, le premier rédacteur du Canada-Revue.Il a changé de métier aujourd'hui, et il a eu raison, car le sien est beaucoup plus lucratif que le nôtre, si j'en juge surtout par les deux lettres que j'ui l'avantage de posséder.Vieux-Rouge.Voulez-vous guérir votre rhume ?Employer le BAUME RHUMAL, le seul remède véritablement efficace.140 LE METIER DE CHIEN Il est reconnu que le métier de journaliste n'a jamais nourri son homme au Canada, mais on ne le croit pas généralement, malgré toutes les preuves accumulées de-pris trente ans.Les hommes de 40 à 60 ans aujourd'hui se rappellent tous Paul Dumas, Napoléon Bienvenu, Âchintre, Alphonse Lusignan, Buies, (qui vient de nous quitter,) Berthelot, Charbouneau, Michel Vidal, Paul Dupuy, et combien d'autres qui ont enrichi les éditeurs des journaux où ils ont été employés, mais qui sont morts à la peine.Il est à notre cou-naissance personnelle que quatre au moins de ces anciens confrères ont été conduits décemment au trou final au moyen de souscriptions recueillies parmi les confrères.Ceux-ci, hâtons-nous de le dire, ont le cœur bien placé, et si la main est presque vide, elle esc toujours largement ouverte pour le soulagement des infortunes et des misères humaines.On ne donne qu'une obole, parce que c'est tout ce que l'on possède, mais on la donue sans arrière-pensée, et nul doute que ces sous accumulés pèseront un jour dans la balance de Dieu.Nous avons encore un exemple dea misères de la vie de journaliste.Voici ce que le Journal raconte : Ferdinand Morreisetie.Le malheureux journaliste expire è l'hôpital Notre-Dame la nuit dernière à l'Age de 43 ans dans une abjecte misère.On le recueille sous les combles Je l'édifice de l'Etendard où il s'était retiré pour mourir.Morrissette a eu son heure et à une certaine époque il a été secrétaire de la rédaction d'un grand journal quotidien.Il perdit sa place et il végéta pendant une dizaine d'années pour aboutir au dénoue- LB REVEIL ment que le Journal nous annonce.Morrissette avait aussi la manie dangereuse de fonder des journaux, aussi catholiques que conservateurs, et il défendait la religion et le parti avec une ardeur digne des plus grands éloges.C'était maladroit, le plus souvent, mais il était sincère, et on se demande comment il se fait que les gens auxquels il avait prêté son concours l'aient laisser crever la misère et suer la faim.La réponse est bien facile.Les cléricaux et les politiciens se servent des outils qu'ils ont dans les mains et les brisent du moment qu'ils sont ébrVchés.Nous pouvons dire avec fierté chez nous que les infûmes radicaux, malgré tous les crimes qu'on leur impute, n'ont pas oublié les sacrifices que nous avons faits pour soutenir le Canada-Revue et le Réveil, et ceux que nous nous imposons encore tous les jours pour la même fin.Ils sont peu nombreux, mais bien dévoués.L'un d'eux nous disait encore ces jours derniers : " Marchez toujours et tenez ferme.S'il vous arrive de sauter une semaine de temps à autre, sautez si c'est nécessaire, mais tenez le journal debout ".Et c'est bien notre intention.Si cette mort navrante pouvait servir de leçon et empêcher les jeunes de se jeter dans ce métier qui n'offre aucune chance d'avenir, et qui n'en offrira pas au Canada aussi longtemps que l'apathie de nos gens n'aura pas été secouée.Quand les publications idiotes, telles que les Messagers de tous les Sacrés-Cœurs, ct les Manuels de St-Antoine et autres insanités du même genre ne chiffreront plus leur cir.culation dans les 15 ou 25,000, on pourra espérer un changement et entrevoir le jonr où une bonne plume"*au service d'une tête bien équilibrée sera une arme suffisante pour gagner largement les moyens de vivre et surtout de faire honneur à la position sociale qu'un journaliste devrait occuper.Journaliste.LAPSUS CALAMI Les saintes publications n'ont pas le monopole des choses ineffables, car on en a quelquefois dans d'autres gazettes.Cependant, dans les feuilles bénies, ces choses sont toujours accompagnées de circonstances aggravantes, qui en rendant la cocasserie plus amusante.Nous avons découvert un cas remarquable dans le Messager Canadien du Sacré-Cœur, à la page 108 de la livraison de mars, 1901.On nous assure que les éditeurs de cette intéressante publication publient des biographies des nonnes qui sont devenues supérieures de congrégations, ou qui ont brillé par leurs talents et leurs vertus.Dans la livraison qui nous occupe, nous trouvons la biographie de la révérende sœur Marie de l'Incarnation, et nous ne pouvons résister au désir de donner à nos lecteurs, qui n'ont pas l'habitude de lire ces bonnes choses, un extrait de la biographie de la vénérable sœur, écrite par un bon citoyen et un excellent catholique, doublé d'un parfait écrivain et d'un homme d'esprit, qui a occupé une place éminente dans le journalisme canadien avrnt d'être nommé à un poste supérieur dans le service civil.Voici l'extrait en question et " Honni soit qui mal y pense " : Avant d'entrer anx Ursulines, Marie Ouyard (Sœur Marie d ; l'Incarnation) avait vécu assez longtemps dans le monde.A dix huit aus, elle épousait, par esprit d'obéissance Claude Joseph Martin, fabricant de soirics à Jours, citoyen de bonne famille et excellent catholique.Le mi riage procura à la jeune fille une belle occasion d'exercer sa charité 3t de faire apprécier ses ver- LB REVEIL tus ct sa haute intelligence.Elle sut même s'initier aux affaires commerciales de sou mari ; et bien lui en prit car la mort le lui enleva deux aus après leur union.Pour consolation, il restait à la veuve uu lils de deux ans et demienviron qui devait être aussi sou orgueil Plus tard, dans l'exemplaire que nous avons sous 1er yeux, l'auteur a supprimé le mot demi, ce qui rachète de quelques mois la faute (de style) commise.Nous avons demandé à un de nos collègues quelle pouvait bien être l'explication de ce mystère, et il nous a répondu que c'était à ce phénomène étrange que la révérende religieuse devait son nom dc Sœur Marie de l'Incarnation.Tant mieux ! Sceptique.Un Crime Abominable Ceci est adressé directement à l'hon.M.Treille Berthiaume, parce que, il est peut-être indirectement impliqué dans deux forfaits perpétrés daus son journal, la Presse, (la plus grosse circulation du pays), contre notre mère la langue française.Il nu faut jamais accuser sans preuve, et daus l'occurrence actuelle, nous avons deux cadavres que nous allons galvaniser pour servir de pièces à couviction.Nous n'allons pas distéquer ces documents, car ce serait trop long, mais nous allons tout simplement couper daus le tas et prendre les rapports tels que publiés dans le grand jourual.Le premier crime a été commis il y quelques jours, et le deuxième est tont récent.Si l'on examine attentivement les deux rapports, ou doit se trouver en pretence d'un seul criminel, parce que, en dépit de tous les moyens dont l'hon.Conseiller législatif dispose, il nous semble qu'il n'a pas assez d'argent pour payer deux reporters de ce calibre.Voici le premier cas ; il est très grave, et cependant, ce n'est rieu, si ou le compare au deuxième.Il est vrai que les circonstances ne sont pas les mêmes, et que l'assassinat do la femme a du faire germer des idées meurtrières dans la tête du scribe, qui doit s'être dit à lui-même qu'après avoir vu un spectacle aussi horrible, il pouvait bien, lui aussi, se payer un attentat contre la langue française, et faire passer son nom à la postérité.Le premier rapport est intitulé " Misère dégoûtante ", et voici ce que nous trouvons au-dessous de la gravure qui l'accompagne : La maison sert à toutes fins, comme une écurie, et de la même manière que chez les animaux.On ne peut concevoir comment il se fait que la pire contagion n'éclate pas tout à-coup au sein des familles qui avoisinent cet endroit.Co malheur advenant, quelle responsabilité ce sersit, alors, pour ceux à qui incombe le devoir de ue pas laisser ainsi pourrir tout vivants denx êtres humains ! Le vieillard se nourrit de saletés, que bien des gens ne pourraient même regarder sans détourner ensuite la téte avec horreur.On pourrait objecter qn'il est pendant des heures entières à grelotter, en ne prenant, pour tout réconfortant, que quelques gorgées de lait, qu'elle puise dans an pot encrassé, déposé auprès d'elle.De temps à autre, elle cherche dans sa pipe quelque distraction.Elle jette alors ça et là ses allumettes encore pleines de feu.Ses vêtements, brûlés en plusieurs endroits, sont là ponr montrer le danger continuel qu'elle court d être brûlée vive.Deux fois déjà des voisins l'ont transportée hors de son taudis au moment où elle allait succomber dans les nuages de fumée qui l'enveloppaient de tontes parts.Quand lu nécessité la force à se monvoir, elle se traîne alors sur ss chaise au milieu de l'appartement ; mais malgré la lenteur calculée de ses mouvements, elle fait encore des chutes si f équentes, que sou braa droit pend à son côté, paralysé par les blessures qu'elle s'y est infligées en tombant.Presqu'aussitôt après le départ de son époux, dès cinq heures du matin, elle se poste sur sa chaise boiteuse et commence à préparer le souper du vieillard.Ce dernier revient de son travail à six heures du soir, et bieu souvent, à cette heure avancée, sou repas, composé de morue uon désalée et de patates non pelées, n'est pas encore prêt.La pauvresse, elle-même, ne se nourrit que de lait et de gruau, quand les voisins lui fout la charité de lui en préparer.Mais son estomac, LE REVEIL désorganisé par de longues privations et par tontes les ordnres qni y pénètrent, se refuse maintenant à toute fonction digestive.La plancher reçoit sur-le-champ tous les aliments que la vieille femme est parvenue à absorber et c'est au milieu de ces immondices qu'elle croupit durant des jonrs entiess.Ces détails ne sont prs exagérés : qu'on se donne la peine d'aller en constater l'exactitude, et l'on aura sous les yenx nn spectacle pis encore que celni qne nous essayons de décrire.N'eussent été les soins charitables qu'une voi* sine, Mlle Hélène Clark, No 1109 rue St Dominique, s'est efforcée de lui prodiguer, elle serait aujourd'hui morte de misère et d'inanition.Ponr comble de malheur, les jeunes gens qni se rassemblent dans ce taudis s'évertuaient, jusqu'à ces derniers jours, à la traiter de la façon ls plus indigne, lui jetant même à la figure du jns de tabac et d'autres saletés.L'été dernier, étant parvenue à se traîner, sur sa ehaise.jusqu'au milieu de la cour, au fond de laquelle elle langnit, elle appela à grande cris lea voisina, leur demandant quelques aliments.Il était tard dans l'après-midi,et elle n'avait pas mangé depuis la veille.Quelques jours après cet incident.Mlle Clark la trouva la figure et les vêtements couverts de vert français : son époux en avait acheté pour détruire la vermine qui infestait le logis, et la vieille, sans s'en apercevoir l'avait entièrement répandu sur elle-même.C'est assez de ça, n'est-ce pas ?Nons allons maintenant, si vona le voulei bien, passer au deuxième crime, et simplement coller le rapport du meurtre commis dans une maison de la ruelle Desjardias.Cependant, tout le monde ayant lu cette fantastique description, nous ne pouvons pas la donner en entier, mais nous en détachons des paragraphes, de ci de li, sans choisir, car ils se valent tous : Ce matin, vers huit heures, alors que le soleil se levait plus radieux que jamais snr notre ville métropolitaine, un homme allait frapper à ls porte de la demeure d'une femme.11 paraissait dans un grand état de surrexcitation.C'était sa belle-toeur.Voici un soleil qui m lève joliment tard, et nous ue serions paa surpris s'il faisait de la traduction pour le gouvernement jusqu'à 4 heures du matin, et alors nous lui pardonnerions sa paresse exagérée." Viens chez moi ! lui dit-il, je crois que ma femme est morte." La jeune femme, affolée, mit son chapeau en toute hâte, et accourut aur lea paa de son beau-frère, jusqu'à la demeure de ce dernier, et là une vue terrible frappa ses regards.Cette vue terrible qui frappe les regards de la jeune femme nous fait penser instinctivement à h main visqueuse du serpent.Daus la cuisine, étendue au milieu de mares de sang caillé, et de fange, les cheveux défaits, les vêtements en désordre, la figure aux traits convulsés et contractés portant encore l'indice d'nne grande souffrance, uue f .mme était étendue, inanimée, froide comme un bloc de marbre tacheté de sang, La mort, remontant à plusieurs heures, il u'est pas étonnant que les traits convulsés portassent l'indice d'uue grande souffrance.Tout près, deux chiens, qui semblaient a (Fîmes, rôdaient autour du cadavre, avec des yeux brillants de convoitise.Quatre autres chiens venaient de quitter la maison.Ces animaux, qui semblaient plus féroces que domestiques, étaient élevés par les deux époux, qui n'avaient pas d'enfants.Je vous lâche lej chiens.Une longue et large blessure béante, repoussante, au haut de la cuisse, par laquelle le sang aveo la vie paraissait s'être échappé frappait tristement les regards.Le fait est que ce n'est pas gai, mais la manière de le dire est navrante.Les voisins prétendent que les chiens étaient malsoigués.Le mari, de sou côté, préteud qu'ils étaient très bien noun is.Dans le poêle éteint, on a trouvé, ce matin, des os qui semblaient avoir servi de pâture à ces chiens.Ce doit-être la première fois que les os servent de pâture.Les voisins dans une tragédie comme celle qui s'est déroulée la nuit dernière, risquent avec beaucoup de réticence les obserrations qu'ils ont pu faire sur l'existence des personnes qui y sont impliquées : cependant un reporter finit toujours par obtenir quelques bribes de nouvelles qui sont presque toujours d'uue si précieuse utilité pour Injustice.Et cependant, cette justice so montre bien Bouvent impitoyable euvers les jour- 278 LE REVEIL nalistes ; que de fois, malicieusemeut renseignés par des gens malintentionnés, ces pauvres reporters tombent daus le " panneau ", c'est-à-dire donnent des nouvelles absolument invraisemblables qui ne sont que le produit de cerveaux malfaisants ou mal équilibrés et qui s'exposent ainsi à se voir traduits en justice et condamnés saus merci.Il semble que le jour où l'ou reconnaîtra l'utilité, le dévouement, la sincérité des représentants de la presse, que l'action de la justice se trouvera grandement améliorée.Voie uu léger complimeut que le jenne homme se fait eu passant II est clair qu'il ue s'attendait pas au verdict qui a été roudu, car il est probable qu'il aurait retourné son article bout pour bout co qui n'aurait pas été plus intéressant , Rigolo.ESSOUFFLEMENT.Les personnes chez qui le saug est affaibli ou impur soutirent beaucoup de l'essoufflement dont elles sont ailectéB au moiudre effort musculaire, soit pour le travail, soit pour la marehe.Les PILULES de LONGUE VIE du CHIMISTE BO-NAKD purifient et fortifient le saug et guérissent de cette affection si pénible.16 LES ASSOCIATIONS ET La Mediation de Mgr Fuzet Les eardinauu français et vingt-six évêques ou prélats sout aujourd'hui réunis à Paris.Officiellement, ils s'assemblèrent pour fêter le vingt-ciuquième anniversaire de l'iutéressant anémique qui est l'institut cath d'que.Quand la conversation a été épuisée sur l'histoire de ce début qvi u'était pas uue aurore, car il n'a été suivi d'aucun jour, les chefs de.diocèse out parlé en graud secret de l'objet qui fixe eu ce moment toutes les pensées : la loi d'association.Chaque évêque a félicité sou voisin de ses idées ou de ses projets, comme ferait une cariatide condamnée à sourire à sa jumelle.Maie 1 a failu tirer une conclusion.Elle a été courte et ne comporte pas des articles de grande cérémonie.Les évêques ont conclu qu'ils ne peuvent rien faire, malgré la lettre signée par le pape et qni les invite au zèle.Cette lettre même est un majestueux obstacle — la dernière barricade.Elle conpe do sa ligne noire toute conversation entre les législateurs et les catholique.-.Si tontes les associations sout également sacrées, il n'y a pins espoir de distinguer celles qui firent grand bien des antres.Léon XIII, qui ne connaît peut-être plus le texte de ce qu'il signa, peut, certes, se dégager de cette épitre privée.Mais ce n'est ancun des évêques présents à la réunion d'hier qui oseraient proposer une démarche dans co sens.Le vénéré cardinal Benjamin Richard ramasserait las débris épars de ce qu'il fut pour se dresser, menaçant, contre qui toucherait è une lettre dont il parait avoir été l'inspirateur, avant d'en être le destinataire.L^ Concordat s'oppose à toute action collective: nous avons des évêques ; nous ne pouvons pas avoir d'épiscopat, c'est-à-dire d'assemblée d'é-vêques, agissant en corps.Le traité conclu entre le consul et le pape s'oppose à tout concile, à tout synode, à toute assemblée, ou syndicat de pasteurs, pour parler moderne.Aucun évêque no peut discuter au nom de tous ; car les intérêts sont différents dans chaque diocèie.Chaque évêque n'a donc que des observations locales à présenter.Tel a six cents congrégations dans son diocèse ; tel autre en compte à peine huit ! Ni collectivement ni isolément les évêques ne peuvent s'offrir en intermédiaires utiles : ils n'ont aucun pouvoir pour traiter d'une affaire, où ni l'Etat, ni les congrégations n'accepteraient les concessions, base de tout arrangement.Voilà pourquoi l'intéressante converaation dea évêques réunis sous prétexte de Faculté catholique tourne dans un cercle vicieux, ou vertuenx.Mais un absent à l'assemblée d'aujourd'hui, va porter demain la juste parole.Bien qn'il soit du Midi, ce prélat ne voyage pas dans le bleu, et ne se perd pas dans des rêves crépusculaires.Il est attaqué par lea hommes extrêmes de tous les partis et les événements se chargent de pro- LB RÉVEIL 2ft éger sa solitude en se réalisant selon ses prévisions.L'archevêque de Ronem — il s'sgit de lni — est accusé de tont nn pen, par exemple d'avoir renvoyé les religienx de son séminaire, tandis que cette œuvre eat dn gouvernement avant l'entrée de Mgr Fuzet, en Normandie.Il est accusé de haïr les Jésuites et son premier acte a été de convier le Père Combe, le plus illustre fils actuel de Loyola, à prêcher dans la métropole normande.Il est accusé de n'être pas aimé dans le diocèse de Beauvais où il régna, et, l'autre jour, un humble vicaire de cette région achetait, pour le brûler en secret, tont nn ballot des libelles du fen marquis de Belval contre l'ancien évêque.Notez que ce vicaire se compromettait simplement, car Mgr Fuzet ignore cet achat et en tout cas ne peut rien pour un prêtre dont il n'est plus le snpérieur.Donc, Mgr Fuzet, qni se garde d'assister 'à l'assemblée d'aujourd'hui, fera paraître dimanche nne lettre pastoaalo sur le Jubilé.Cettre lettre sera lue dans toutes les églises de Normandie ; mais, ce jour-là, l'écho qui porta si souvent la voix des Normands par-delà les mers, portera la voix des humbles prêtres de l'archldiocèse au delà des prairies blanches, des haies noires.Et le verbe de sincérité ira jusqu'à Rome, en passant par Paris.Une page, une seule, est consacrée à la loi d'association.Mais elle propose à l'Etat et à l'Eglise un remède, le seul remède, celui auquel on viendra, pendant ou après la loi, tôt ou tard, à moins qne la France ne fasse nn schisme.Voici la page de Mgr Fuzet, qu'un hasard favorablo met sons nos yenx avant qu'elle soit publique : " Que Dien, tovché par nos supplications, donne aux grands débats qui passionnent l'opinion en ce moment nue iesne favorable aux libertés de l'Eglise ! Que la démocratie française reste fidèle aux principes de justice, de liberté, d'égalité, do tolérance qu'elle a proclamés immortels, et pour la conquête desquels elle a fait, il y a un siècle, la plus formidable des révolutions ! Que ses hommes d'Etat trouvent, dans leur hante raison, les moyens de concilier les garanties qua réclame la bon ordre de 2a société aveo l'exeroice de la liberté, sans exception, sans ostracisme ! " Le centenaire du Concordat nous rappellera bientôt que, dsns les questions les plus difficiles, dans les crises les plus aiguës, on peut, par de loyales négociations, arriver à une t-nknte qui sauve-garde à la fois les intérêts de la religion et les droits de la société civile.Puisse uu concordat pour les Ordres religieux inaugurer le nouveau siècle, et lui apporter les bienfaits dout le Concordat, pour le Clergé séculier, a doté le siècle qui vient de finir ! " Ces vœux ne sout au-dessus ni du patriotisme prévoyant du gouveruement d'une graude nation, ni du génie politique d'un grand pap>, et Nous ne voyons que dans leur realisation l'existence d'nne paix durable, digue des deux Puissances, indispensable au bien public." Cette paix, basée sur cet accord, Nous l'avons toujours demandée, parce que Nous sommes persuadé qu'elle seule peut empêcher d'arriver à des extrémités qui amèneraient d'irréparables ruptures, pleines de troubles, d'angoisses et de ruines pour l'Eglise de France." O Dieu, de qui dêcouleut la sainteté des désirs, la rectitude des conseils, la justice des entreprises, éloignez de nous ces extrémités funestes, et donnez-nous la paix ! " Et c'est tout ! Et cela suffit.Oar cela veut dire que l'archevêque de Rouem ami de l'Etat fidèle du pape, indique la nécessité d'uu concordat pour les congrégations comme il y a un cou-cordât pour les séculiers.Devant le troue de Piene senl, les congrégations s'inclineront jus-qu'an sacrifice.Ni l'Etat, ni les évêques ne peuvent demander des concessions aux moiues, Mais le pape peut les leur imposer, comme un autre pontife demanda leur démission aux évêques anciens à l'heure concordataire de 1801.Certes, tous les actes de l'archevêque de Rouen méritent l'empressement d'une étude sincère.Mais cette page-ci eat le joyau de l'écrin.C'est un bijou de politique religieuse et française, un bijou discret et calme, comme il sied à une orfèvrerie d'église, mais dont il suffit de faire jouer les pierres et les émaux ponr que l'étincelle jaillisse et que la beauté paraisse Mgr Fuzet a cette qualité, fort perdue aujourd'hui, de vivre appuyé sur l'histoire, ce hautain balcon d'où l'homme politique devine les soleils de l'avenir au clair de lune du passé. 280 LE REVEIL Cette fois, il a trouvé dans son propre diocèse le grand exemple de ce qui fat pour connaître ce qui sera : le cardinal de La Rochefoucauld, archevêque de Rouen, primat de Normandie, signa le premier la lettre collective des évéques de France qui, en 1791, suppliaient le pape de prendre en mains la constitution civile du clergé.Eux, les évéques, ne pouvaient rien céder ; mais le pape pouvait leur donner des ordres, légitimer les concessions les plus illégitimes.Le cardinal de La Rochefoucauld et ses collègues ne furent pas entendus.Rome crut que le temps arrangerait tout ; et les évéques durent errer sur les routes de l'émigration ; et Louis XVI monta snr l'échafaud.Le silence obstiné d'un pontife mal renseigné causa les maux les plus cruels aux membres meurtris de l'Eglise gallicane.Quand cette glorieuse fut abîmée dans le bain de saug, quand 1798 eut passé sur les mitres et sur les fronts, alors Rome comprit qu'il fallait descendre aux concessions nécessaires.Le Consul vint, prit dans ses serres d'aigle jeune la religion blessée, et la sauva, au risque de l'étouifer.Rome fut, en 1801, heureuse d'accepter un Concordat où elle cédait dix fois plus qu'on ne lui avait demandé en 1791.Rome, certes, est infaillible : mais, cette fois, elle le fut un peu tard, après que toutes les erreurs furent consommées.La page de l'archevêque actuel de Rouen est faite pour prévenir les semblables désastres.Le tout est de savoir si Mgr Fuzet n'aura pas raison trop tard, lui qu'on accuse d'avoir été républicain trop tôt.Jean de Bonnefon.a ii w pniinnp une dame riche, quia AUA OUUtlUu été guérie de sa surdité et de bourdonnement d'oreille par les Tympans artificiels de I'Institut Nicholson, a rerais a cet in6titu» la somme de 25,000 frs, afin que toutes les personnes sourdes qui n'ont pas les moyens de se procurer les Tympans puissent les avoir gratuitement, S'adreseï à I'Institut Nicholson, 80, Ehiili.h Avenue, New-York.Carottes Monacales Dans ce numéro nous donnons les chiffres de la communauté des Sœurs de l'Assomption de la Sainte-Vierge dont la maison-mère est à Nicolet.Religieuses professes.219 Etablissements.27 Elèves.•••• 11 ¦ •.5,661 Nous arrivons toujours dans les mêmes proportions et nous y allons honnêtement ; 2,500 internes à $150, $375,000 ; deux milles externes à $10, $20,000.RECAPITULATION Congrégation Notre-Dame.$2,500,000 Sœurs des SS.N de J.et M.1,250,000 Sœurs de Ste Croix.724,500 Sœurs de Ste.Anne.1,118,260 Sœurs Servantes du Cœur Immaculé de Jésus.,.399,5()0 Sœurs de l'Assomption de la Sainte-Vierge.395,000 Total.$6,885,260 Au prochain numéro Maoïstes LE PERE FANFAN En chassant l'autre jour dans les superbes tirés de Bombon, ct comme, après une battue, on formait le cercle autour d'uu broquarl flanqué de quelques douzaines de faisans, de lièvres et de lapins, mon attention fut soudain captivée par la figure d'un vieux rabatteur.L'étrange ressemblance ! C'était à croire à une résurrection.Mais non, trop d'années avaient passé ; depuis bien longtemps le père Fanfan devait dormir sous la tei re comtoise.Je n'en restais pas moins là, les yeux fixés sur le paysan, qui ne se doutait guère du souvenir tragique évoqué tout à coup dans mou esprit et dont je vais essayer de rappeler quelques détails.Le père Faufan, avant la guerre, était la curiosité du pays.u y a laissé une sorte de légende.Imaginez le type du révolté, mais d'un singulier révolté.Fort comme un athlète, paa méchant, incapable de voler ou de se prêter à LE REVEIL 281 quelque infamie : seulement, ennemi-né de tout ce qui touchait à la Justice.Braconnier fieffé de chasse et de pêche, il comptait à son casier près de trente con darn nations, tontes pour des délits qui n'ont pas dû compromettre beaucoup sa part de paradis.Il connaissait tous les juges du tribunal et tous las gendarmes de l'arrondissement.Jamais il ne se constituait prisonnier de bon gré.Il fallait qu'on vint le cueillir, et encore ne consentait-il à suivre que les pandores dont le visage lui plaisait.Il y avait un brigadier, un Corse, dont la vue seule le rendait furieux.Quand il l'apercevait aux environs de aa cabane, il s'enfuyait à toutes jambes ; courait le canton, buvant chez les uns mangeant chez les autres, sûr de ne pas être trahi.Le soir, qnand il avait fat trotter son gendarme pendant une dizaine de lieues, il se rendait de lui-même à la prison.Au contraire, il s'était pris d'affection ponr un autre brigadier qui faisait de lui ce qu'il voulait.Aussi était-ce à lui qu'il avait le plus souvent aff aire.Eutre eux, le dialogue ne variait pas : — Allons, mon vieux, faut encore que tu viennes là bas avec moi.— Toujours à l'hôtel des haricots, alors ?— Parait que tu os encore fait des bêtises.— C'est toujours moi, à présent ! Il ne se passe pas une histoire dans le département sans qu'on me la mette sur le dos.— Enfin, faut venir tout de même.— Oui, oui.Mais tu boiras bien nn conp, avant ?— Ça va.Dépêchons-nous, par exemple ; on t'attend.Et ils trinquaient.Traversait-il un village entre les deux bicornes, si les paysans sortaient de leurs maisons pour le voir, il s'écriait : Oh ! les vilains.Oh ! les têtes de scélérats.Je suis obligé de me faire accompagner pour passer chez vous, tas de canailles !., Dn jour, son gendarme-préféré le conduisait à la prison de la ville.Chemin faisant, ils croisent d'autres gendarmes, et, au bout d'un iustaut, les exécuteurs de la loi décident d'entrer à l'au- berge.Ils s'attablent, et, comme ils se mettaient à boire, le père Fanfan, pui était seul dans son coin, se lève et s'adressent à ses préposés : — Eh bten ! et moi, je vais vous regarder ?Et il se fait rafraîchir à leurs frais.Puis, la maréchaussée entame nne partie de billard.Le temps passait et le père Fanfan s'ennuyait ferme.Il dit très naturellement : — Tu sais, moi, je m'embête ici.Je m'en vais devant.— Ne te sauve pas au moins Je compte sur toi.•.— Aie pas peur.Je ne voudrais pas te causer de l'ennui.Il sortit.Une heure plus tard, le gendarme le retrouvait à un kilomètre de la ville.Une fois arrivé à 1% maison d'arrêt, il allait dire bonjour au gardien-chef, s'informait de la santé de sa famille et s'offrait à lui être utile.Il subissait sa peine tranquillement, se pliant le mieux du monde aux règles de la discipline qu'il connaissent par le menu.La guerre devait mettre ua terme à cette carrière pittoresque.Les Allemands tenaient le pays.Un soir, au cabaret, le père Fanfan était seul au milieu d'nne société de quatre Prussiens, dont un aide-major.Personne ne soarfUit mot, et la première demi heure s'écoula saus incidents.Les soldats buvaient.Peu à peu ils s'allumèrent ; leur gaieté fit bruyamment explosion.Et, tout à coup, l'aide major se leva, déjà gris, s'approcha du braconnier et lui passa la main sur la figure en riant : — Voilà une face qui a besoin d'être rasée ! O'est dur comme une brosse à décrotter les souliers.Très calme, le père Fanfan répondit ; — Ça me plaît comme ça.— Oui, fit l'Allemand, mais pas à nous.Il comprit qu'on lui cherchait querelle et se tint coi.Les soldats éclatèrent de rire, et l'aide-major, enhardi par lu silence du paysan, continua : — Les Français prétendent qu'ils sont propres, et ils out la peau comme de la couenne de cochon.Henreusement que nous sommes là ponr les nettoyer ! 282 LE REVEIL Un des hommes, s'inspirant de ses paroles, apporta da papier et des allumettes poor flamber le Français.Le père Fanfan ne put s'empêcher de ressentir qnelqne émotion.Cependant, il ne roulait point montrer trop d'inqniétnde et il se contentait de dire, toujours cal-ne eu apparence : — J'espère que c'est une farce.• L'aide-major remarqua : — Pour raser, il faut du savon : qu'on m'apporte du savon ! Pendant qu'un des soldats allait en chercher, Fanfan, les coudes sur la table, ne bougeait pas.Divers sentiments lui torturaiont la cervelle.La peur, d'abord, assez habituelle aux gens de la campagne, mais pas la penr do ses adversaires, quoiqu'ils fussent qustre : la penr de l'inconnu, l'angoisse d'être seul, sans espoir de secours.Le soldat rentra avec un bon visage sonriant.Il tenait nn pot de peinture à la main.— Qu'est-ce que vous m'apportez là ?demanda l'aide-major.—Ça minium.Meilleur que savon.Le chef s'esclaffa, et, avant que Fanfan eût pu se mettre sur ses gardes, aidé de ses trois hommes, il lui barbouilla entièrement de minium la figure et les cheveux.Quand l'opération fut terminée, il lui présenta un miroir et lui demanda ironiquement, comme un coiffenr à un client ; — Monsieur est-il satisfait ?Le psre Fanfan souriait toujours.La peintu-ae lui tendait bien un peu la peau, mais il n'en soutirait pas.L'officier commanda : — Don nez-moi le papier ! On lui passa un jonrnal tordu en brandon.Il y mit le fen et le passa sous le menton du braconnier.Les moustaches s'enflammèrent.Fanfan poussa nn cri raupue de douleur et de colère.Instinctivement, il étouffa aussitôt les flammes svec sa casquette et, d'un boud surfut tes pie Js, il sauta sur l'aide-major, l'empoigna d'nne main sous l'aisselle et le jeta sur les trois soldats ahuris.Pris de panique en voyant surgir l'aubergiste qui, jniqne-là, s'était caché dana sa cuisine, les Allemands s'esquivèrent, laissant l'officier se débattre avec Fanfan.Les deux hommes roulaient, renversant les chaises, les tables, ébranlant le billard.Enfin, ils se saisirent corps à corps dans un coin.Ils soufflaient largement, chacun comptant sur la vigueur et la résistance de ses poumons pour étouffer l'antre.Soudain, l'officier se dégagea : il venait de mordre Fanfan et de lui broyer uu doigt.Il s'enfuit vers la porte et l'atteignait déjà, lorsqu'il fut renversé d'un coup de pied dans les reins.Sou corps s'allongea sur les trois march.-i qui faisaient accéder du dehors à la boutique, tandis que sa tête restait sur le seuil, en dedans.Le braconnier ferma brusquement la porte avec le verrou du haut, et le Prnssien se trouva pris entre l'huis et le chambranle, dans l'impossibilité de se dégager.Le père Fanfan respira.U ternit son homme.La morsure et les brûlures le tenaillaient et conseillaient cruellement sa vengeance.Lo pot de minium était demeuré sur la table.Il le demanda à l'aubergiste, qui n'osa pas refuser.Et là, à genoux, tranquillement, il força l'officier à avaler la peinture, qu'il lui enfonçait dans la gorge avec le pinceau.Enfin, las, il s'arrêta, lécha comme une bête sa main blessée, et s'enfuit par le jardin.L'aide-major ne bougeait plus.On ne revit jamais le père Fanfan.On crut, selon toute vraisemblance, qu'il avait été traqné et tué dans les bois, comme un loup.Montjoyïux.A TOUS LES AGES.Les vieillards, les adultes, les enfants retirent le pins grand avantage de l'emploi du BAUME RHUMAL contre les affections de la gorge et des poumons.187 UNE CONGREGATION U y a des mots, comme il y a des sons et des psrfums, doués on no sait ponr quelle cause d'une singulière vertu évocatrice.Ainsi, pourquoi, je vous le demande, pendant la discussion de la loi sur les Associations, ce passage du discours de M.Brhwon : " Vous êtes arrivés, messieurs, à .,_^iâM LB BE Veil un tournant de l'Histoire." m'a-t-il soudain ment la jambe, nons cheminions lentement par- transporté en esprit à pins de cent lienes d'ici mi les prés, qnand subitement, à un détour de sur la route dn Simplon, à la tombée d'nne chau- la route, le paysage se dénuda.Il ne perdait do journée d'aût ?— Ce "tournant de l'Histoire" rien de sa grandeur, mais il devenait plus Apre, ne brille pas par la nouveauté ; on en a fort abusé plus pierreux : la végétation se faisait plus rare depuis quelque temps et il ne possède pas une A mesure qu'on s'approchait du col.Dans un puissance particulière suggestive.Ce n'était pas coin de ce cirque de montagnes austères, l'Hos- non plus la hauteur des idées exprimées dans cet- pice, fondé par Napo'éon, nous apparut alors.— te pièce d'éloquence qui me rappelait las larges Massif, carré, solide, il dressait ses grises mu* horizons admirés jadis sur la route alpestre cons- railles de granit sur la grisaille des rochers du truite par Napoléon.Fus-je mystérieusement fond.Uu large et haut perron y accédait, et indnit A repenser au pic aérien du Fletschorn, sur le seuil du spacieux vestibule sonore, un par la hardiesse de certaines images du genre de père de la communauté de Saint-Bernard nom celle-ci : " Comme pour mieux souligner le bnt souhaita la bienvenue d'une voix chaude et cor- qu'ils se proposent, les auteurs de cotte propa- diale : gande." etc.?Evidemment " souligner nn " Voulez-vous des chambres ?.Entrez, je but " est uno métaphore aussi audacieuse que vais vous conduire chez vous.Avez-vons les cimes aériennes des glaciers d'Aletsch.Néan- faim?.Nous allons dîner; venez, la soupe moins ce ne fut pas encore cette figure ingénieu- est sur la table ! " se qui me remémora ma traversée des Alper.Je Gaiement, rondement, il nous installa dans crois plutôt simplement que " le tournant de nos chambres puis nous guida vers le réfectoire l'Histoire " me fit penser, par nne lente asso- où effectivement la soupe fumait sur la nappe, ciation d'idées, A un tournant de la route dn Arrivés dans l'après-midi, des touristes, debout Simplon et que, je ne sais quel ennui me pous- autour de la trble, attendaient que les fussent au saut, je me réfugiai avec délices dans ce lumî- complet.Ceux-ci s'assirent après avoir dit le neux souvenir d'nn voyage en Suisse.Benedicite ", et les convives nombreux corn- Nons venions de Domo d'Ossolo et depuis le mencèrent A avaler leur potage, matin nons avions gravi le versant méridional Jamais je ne mangeai si agréablement et de du Simplon, A travers les châtaigneraies d'Isella si bon appétit.La chère était simple et abon-et la sauvagerie grandiose de la gorge de Goudo.dante ; chacun avait dwant soi une demibou-Le soleil nous cuisait l'échiné et nons courbions teille d'un petit muscat du Valais sapide et parle dos sour !e sac devenn trop lourd ; de loin eu fumé.La conversation s'animait peu A peu et loin, nons nous désaltérions an creux d'uue source devenait très intéressante ; les touristes étaient claire dont les berges étaient fleuries de cycla- ponr la plupart Français ou Italiens.Un curé mens.Peu à peu la gorge s'était élargie et le fort disert, que nons avions déjà rencontré A payssga avait pris un asqect pins pastoral.Des Domo d'Ossolo, tenait le dé.On parla de Du-prairies verdissaient sur la déclivité des ver- mas père, de Scarron, de Mme de Maintenon et sants ; de piofondes forêts de sapins descendaient de IA on passa sans transition A la musique et des sommets ; dans cette fraîcheur, des chalets aux chants populaires de la Petite Russie.Après épars reposaient, tandis que, parmi les pâtis, les le dessert, les " Grâces " ; puis chacun tira de clarines des troupeaux de vaches les berçaient son côté.Nous nous contentâmes d'une brève de leur musique cristalline.En face, le glacier promenade A l'air glacé dn dehors, et comme l'éj de KoBsboden se rosait au soleil couchant, et sur tape avait été longue, nous gagnâmes nos lits où notre gauche, lo Fletacharn élançait très hant nous doi mîmes A poings fermés.Le lendemain dans le bleu, son pio marbré de neige.Un matin, sac an dos ! On prit en hâte 1« café, le pen ragaillardis par l'air vif qui nons soufflait même aimable Père nout fit visiter la chapelle au visage, mais traînant tout de même légère- et nons accompagna dehors pendant nn bout de 284 LE REVEIL chemin, poussant l'obligeance jusqu'à noua in* diquer un raccourci, une " courte ", pour redes-cendre du côté de Brierg, et noua noua quittâmes avec d'amicalea poignées de main.L'Hospice, terminé aux frais de la communauté de Saint-Bernard, est destiné à servir de gîte à tous les voyageurs, riches ou pauvres, qui traversent le Simplon.Quinze mille passants environ y sont hébergés chaque aunée et si beau coup d'entre enx reconnaissent cette large hospitalité en glissant une offrande dans le tronc de la chapelle, beaucoup aussi s'en tirent a peu de frais, la rétribution étant laissée à la discrétion des voyageurs.La maison est gérée par trois religieux de l'Ordre et, comme je l'ai dit, ils s'acquittent de leur mission avec la plus chrétienne fraternité et la meilleure grâce.J'ai gardé de cette soirée passée evec eux un souvenir cordial, pur et réconfortant, eommo l'air qui souffle au sommet de leurs montagnes.Et voici justement que ce lointain souvenir me ramène à la discussion sur les congrégations, dont j'avais voulu fuir les attristantes et maussades péripéties.Il est fort heureux pour les bons Pères de la congrégation de Saint-Bernard qu'ils habitent sur le territoire suisse, sans quoi ils courraient risque de ne poiut échapper à la confiscation qui menace les congrégations, et les quinze mille voyageurs qui traversent le col dn Simplon n'auraient plus d'autres ressources que de coucher à la belle étoile.Il est vrai qu'au dire de M.Henri Brisson, la mesure proposée n'est pat une loi de " confiscation ", mais de " restitution du droit méconnu et violé, une loi de défense républicaine ".Il ne faudrait pourtant pasjoner sur les mots.Du moment où l'on déclare que les biens " illégitimement détenus par les congrégations seront destinés à alimenter nne caisse de retraites ouvrières ", on avoue l'intention de s'emparer de ces biens par mesure de saint public, et c'est ce qu'on a toujours appelé tn bon français une confiscation.Je suis un vieux républicain, mais je suis aussi un vieil ami de la liberté ; j'ai, n'en déplaise à M.Brisson, " la coquetterie du libérisme " ; et je ne regarde pas cela comme une chose vai ie, mais comme la plus sérieuse sauvegarde d'une nation.Si réellement la République est mena" cée par certaines congrégations non autorisées, qu'on prenne contre celles ci toutes les garanties légales ; qn'on les oblige même à se dissourdre et à vendre leurs biens ; mais, ô gouvernants à courte vue, vous n'avez pas le droit de mettre la main sur cette fortnne pour la verser dsn* les caisses de l'Etat.N'appliquez pas à rebours la déteatacle théorie de Veuillot, disant ; " Nous vous demandons la liberté parce qne c'eat dana votre doctrine, mais nons vous la refusons parce que c'est dans la nôtre." Ne dites pat, vous autres : " Nous avons été libéraux jadis pareeque c'était notre intérêt ; nous ne le sommes pins aujourd'hui, psrce que nous gouvernons." — Tout abus de pouvoir est une faute et uno sottise.Quand, après le coup d'Etat, Louis-Napoléon confisqua les biens de la famille d'Orléans, il invoquait aussi le salut public, c'est-à-dire le salut de sa dynastie, et cette violence ne lui servit de rien.De même, à quoi ont abouti les rigueurs de la loi Ferry ?Le résultst s été négatif, et ls preuve, c'est qu'aujourd'hui on essaie de recourir à des procédés plus radicaux et pins vexatoires encore pour venir à bout des congrégations, Les mesurés violentes sont des armes qui se retournent presque toujours contre ceux qui les ont aiguisées : Souvenez vons de ces vers de Shakespeare : " Une égale Justice reporte à nos lèvres le calice qne nos mains avaient elles-mêmes empoisonné." Or, la confiscation est une de ces coupes empoisonnées.Qnand la loi s'inspire uniquement des passions d'un parti, ceux qui l'ont votée s'exposent à ce qu'elle leur soit appliquée uu jour par lenrs adversaires.Les collectivistes, auxquels le ministère actnel fait la courte échelle, a'emploieront des premiers, soyez-e a aura, à faire boire aux radicaux la coupe de cignê, préparée par ces derniers avec une imprévoyance coupable autant que naïve.Si ce n'était pas faire injure à nos gouvernants qne do les croire capables de se laisser toucher par un motif d'égoïsme et d'intérêt, je les supplierais eu outre de considérer qu'on ne gagne jamais rien à batailler contre l'Eglise.Et s'il était permis de plaisanter en matière aussi gra- LE REVEIL 28 6 re, je lenr rappellerais volontiers les paroles que Rabelais met dans la bouche dn ssge Editnë : " Homme de bien, frappe, féris et meurtris tons Roys et princes dn monde., déniche des cieux les anges ; de tont auras pardon duPapegaut ; à ces sacrés oyseaux ne touche, d'autant qu'aymes la vie, le profit, le bien, tant de toy que de tes parents et amis vivants et trespassez ; encores cenx qni d'eux après naîtroient, en seroient in-fortnnez." André Theuriit.LK VOULEZ-VOUS ?LA GUERRE.LA GUERRE.* En gnerre contre la toux, le rhume, la bronchite.Le BAUME RHUMAL est une arme terrible contre tous ces gens-lè.141 L'Union Franco-Canadienne sa RAPIDE EXPANSION — LES PERSPECTIVES QU'ELLE OFFRE A SES ADHÉRENTS — UNE MÉSAVENTURE ET SES LEÇONS — DROITS ET DEVOIRS — UNE CONFUSION A ÉVITER Les extraits suivant de la livraison de février de Y Economiste Canadien-Français, organe officiel de l'Union Franco-Danadienne, ne paraîtront pas, nous en sommes sûrs, dépourvus d'intérêt.Nons y ajoutons nons-même, à la fin, nne dernière note, que ne manque pas, non plus, d'une réelle importance.Qu'on veuille bien lire.L'UNION F R A NCO-CANADIENNE SUCCÈS étonnant et continu — 1863 nouveaux membres en 16 jours Montréal, 1er février 1901." Nons, soussignées, certifions qn'au 15 janvier 1901, 6,007 pa ts avaient été prises dans la Section des Rentes Viagères tie l'Union Franco-Canadienne, et qne, depuis le 15 janvier an 1er février 1901, 1868 parts ont été prises dans cette section, formant un total de 7870 parts prises dans cette section depuis lo 27 juillet au 1er février 1601.L.G.ROBILLARD, Prés.gén.et gér.J.M.A.DENAULT, Sec.-tré.gén.J.B.PARENT, M.A.CHARTRAND, Auditeurs.— Economiste.avis très important " Tous nos sociétaires de la Section des Rentes Viagères voudront bien ne pas perdre de vue que leur entière contribution annuelle (4.60 par psrt) doit être payée SANS FAUTE AVANT LE 1er MARS EXCLUSIVEMENT, s'ils veulent s'assurer le bénéfice de la première année (1900-1901), dans la période des vingt ans requis ponr assurer la maturité de la pension.— Economiste.Le Conseil d'Administration par privilège spécial à prolongé cette période jusqu'au 10 mars.droits et devoirs dc nos membres de la section des rentes viagères " Quelques-uns de nos associés de la Section des Rentes Viagères ont cru trouver un gros grief contre la formule de nos certificats (polices), pour cette section, en signalant qu'il n'y est fait mention d'aucun chiffre formel de bénéfices garantis à noB adhérents, au bout de la période de vingt ans requise pour la maturité de la pension.Or, cela ne tire à ancune conséquence, puisque le certificat fait foi que son détentenr "jouira de tous les avantages qu'offre notre société, aux conditions et aux termes édictés par les Statntt et Règlements de la Section des Rentes Viagères de l'Union Franco-Canadienne." Il ne reste donc i chaqne membre, pou*1 s'assurer parfaitement de la nature de ses devoirs et et de ses privilèges dans l'U.F.-C„ Section des Rentes Viagères, qu'à référer à la copie des Statuts et Règlements qu'il a dû recevoir avec son certificat, ou qu'il doit réclamer si, par hasard, il ae l'avait pas reçue. LB RBVK1L Ces Statuts et Règlements le mettront absolument au courant de tout ce qn'il peut désirer savoir, notamment les articles 18, 19, et 20 (pages 16 et 17), qui se lisent comme snit : Art.18—Après vingt (20) ans de présence comme membre de cette section, le sociétaire est placé sur la liste des pensionnaiies, et il a droit pour chaque part : 1.Au montant total payé par lui durant l'espace de vingt ans ; 2.An partage, sa vie durant, avec les autres pensionnaires, des intérêts annuels que produit, durant chaque année subséquente, l'avoir social, déduction laite des capitaux remboursés sux survivants.Pour les fins dé cet article, le montant des intérêts distribués et censés accru durant l'innée sera égal à celni apparaissant dana l'inventaire dn 31 mars précédent, comme intérêts de l'année précédente.Art.19—Le pensionnaire continue à payer ses contributions mensuelles et annuelles, et ses dernières seront capitalisées chaque année.Toute contribution non payée de l'année est déduite de la pension.Art.20—Les pensions commencent au 1er mars et elles sont payées par versements trimes* triels.Avec ces explications, nous espérons bien que ce malentendu, heureusement assez rare, ne se renouvellera pins.Economiste.le montant de la pension " On se demande souvent à quel résultat il est possible de s'attendre, de l'application d'un système des rentes viagères comme celui que l'Union Franco-Canadienne a inauguré, il y a quelques.A cette légitime demande de nos nombreux adhérents et de ceux qui se proposent de devenir nos sociétaires, nons avons coutume de répondre que, d'après les calculs les plus précis qu'il soit possible de faire, et d'après l'expérience d'organisations similaires, ls rente viagère, su bout do la période des 20 sns requis pour assurer ls maturité de la pension, devra être d'envirou f200 par année.Par ccrupule d'exactitude ce- pendant, nons n'avons pas voulu nons tenir à ces données approximatives.Nous avons cru devoir nons informer auprès des " Prévoyants de l'Avenir ", une saciété de Paris, fondée en 1880, dont le système a quelque analogie aveo le iiôt-e et dont la pension viagère vient d'arriver è maturité avec le premier du mois de janvier dernier.Voici la réponse officielle qui vient de nous être faite, nous donnant le résultat exact obtenu par les " Prévoyants de l'Avenir " pendant lenrs vingt années d'opérations, et nous fournissant, par conséquent, nne idée assez présise de ce à que les pensionnaires de la Section des Rentes Viagères de l'Union Franco Canadienne peuvent s'attendre an bont de lenrs 20 années de participation." Les Prévoyants de l'Avenir ", Société civile des Retraites Fondée à Paris le 12 décembre 1880, Siège Social : 16 boulevard de Sébastopol, 86 Paria.Comité central.Paris, le 6 janvier 1901.A Monsieur Robillard, Président de la société L'Union Franco-Canadienne, à Montréal.M.le Président et cher collègue., En réponse à votre lettre, j'si l'honneur de vous fsire connaître que le capital social des * Prévoyants de l'Avenir " étant arrêté, au 81 décembre 1900, à frs 82,972.987 (environ $6,494,-000), ce sont les intérêts de cette somme, calculés à 3 p.c par an, soit, frs 962,162,21 (environ $192,500.00), qni devraient aux termes de nos statuts, être partagés entre les 300 sociétaires environ survivants des sdhérents (767), de la première année.Cette opération donnerait A chacun une somme d'environ frs 8,207.20 (environ $640.00), payable par trimestres échus.Veuilles agréer, Monsieur et cher collègue, pour vous et nos compstriof es d'outre-Atlsntique l'expression de mes sentiments fraternels et dévoués.(Signé) F.CHAT H LUS.Président fondateur, Economiste. 'LE REVEIL 28V echos de manchester Sons ce titre, none lisions dani la Patril de ces jours derniers l'entrefilet suivant : M.Aldéric Oharland a été arrêté lundi après-midi, par l'inspecteur O'Dowd, sons l'accusation d'avoir sollicité dea assurances sans avoir obtenu de permis.M.Oharland représente une compagnie de Montréal, mais a nn plan d'assurance dont on n'a jamais enteudu parler avant aujourd'hui.M.Oharland assurait les gens Agés de 2 A 60 ans, chaque personne devant payer $4.00 par année.Après 20 ans d'assurance, chaque client reçoit de la compagnie nn paiement annuel de $250 00.Si un client menrt avant qne los 20 années soient écoulées il perd tous ses paiements.A suivre TRADUCTION BT REDACTION Sonvent le monde commercial, industriel ou financier déaire confier la rédaction de ses circulaires, brochures on annonces A des experts ; mais on ne réussit pas A lea trouver, a moins que, comme cela arrive trop sonvent, sa confiance ne soit accordée A des gena qni n'ont ni la science ni l'expérience.Il ne suffit paa de faire beaucoup de publicité : il fant encore et surtout qu'elle aoit A point.Si la forme ne viont paa A l'appui du fond, le but viaé n'eat paa atteint, la pensée do 'intéressé eat mal exprimée, peut-être même n'est elle paa du tout comprise par ceux dont on recherche la clientèle.On noua a très souvent demandé d'organiser ici, sous lea auspices dn Réveil, un service de rédaction générale et de traduction d'anglais en français, on vice vers».O'est ponr satisfaire A cette demande qne nons venons annoncer qne dorénavant dea experte se chargeront non seulement de travaux commerciaux, mais littéraires et techniques.Notre tarif n'aura rien d'exorbitant, nons apporterons dans l'exécutionjles commandée nn soin méticuleux et tonte la célérité possaible.On pourra s'adresser A la direction du Réveil, an No 16V me Sanguinet, on par lettre au bureau de poste, Boîte 3184, Montréal.SANS RETARD.Les pertes de sang par hémorragie ou autrement demandent sans retard un régime aux PILULES de LONGUE VIE du CHIMISTE BO-NARD qui fera du sang nouveau et pur.17 J 60 YEARS' EXPERIENCE Patents ¦ont froe.< Disions Copyrights Ae.Anrone «enclinc » .ketch and description sur qulekl, incertain our opinion free whether an Invention It probably " llmiMlrlctlfconodenl , OlrlMt «lier.receive 'Scientific flmerfcan.A henrlanmclr llloilratM weeklr, ijireett ctr.«UUIon Ot anr «oientlUn Journal.Tcrmi, m t iiotirraonttu.lL gold b/ ail newedealan.Nia»*-* New York W SU Wainlulio" D.Ï.ablr patentable.Communie».dentin).Handbook on Patenta UriMt Mener for eecnrtnipatente, Patenta taken tnrouah Manu 4 Co.recela $Btèm notice, without charge, tn the Demandez un numéro échantillon dn Réveil qni vona aera envoyé gratuitement pendant quatre semaines A tonte a-dresse qni sera fournie an Canada on aux Etats-Unis.CONTRE LA MIGRAINE.La migraine est causée tout simplement par la faiblesse et la pauvreté du sang, et le plus sur remède est l'emploi des PILULES de LONGUE VIB du CHIMISTE BONARD.18 Faites abonner vos amis an Réveil Motion, Phillips ét Cie.PAPETIERS FABRICANTS DB LIVRES BLANCS BT IMPRIMEURS.1755 et 1757 Rue Notre Dame, .Montreal.Le maison Morton, Phillips & Cie.possède h brevet - grud Ont à ?enim moMki (Loom Uaf Ledger) de H.C.MILLER.LE GRAND LIVRE DU 3IECLB.On trouvera dans ses magasins un assortiment Complet de Papeterie. LB REVEIL POUR VOUS, MESDAMES I • secret de ce pouvoir étrange que la femme /ossède snr l'homme, ce pouvoir dont nul ne est de soustraire, réside surtout daus la beauté des traits et de la peau.Aussi, une femme qui veut conserver tout son empire doit elle fuire torn eu son pouvoir pour bien garder ces deux biens inestimables Daus ce pays, malheureu sèment, les maladies et les décolorations de la peau sont nombreuses et variées, et jusqu à ce jour, nul remède efficace n'avait encore été trouvé pour leur traitement.Aujourd'hui la science vous dote d'une préparation que vous ponvez réellement qualifier du nom de sauveur, et elle justifiera ce titre.C'est la Dermatine, qni vons rendra la peau pins belle que celle dn plus rose bébé de vos rêves.L'application en est facile, elle ne laisse aucune trace pendaut que vous vous en servez et la guérison est prompte et assurée.Quoi de plus désagréable pour une jenne et jolie femme de se voir défigurée par ces plaques d'un jaune intense, qui lui rendent la vie douloureuse.Avant la découverte de ce merveilleux procédé, les femmes étaient bien obligées de subir lenr triste sort et dc se résigner; mais à présent il n'y a pins de raison de se désoler, puisqu'elles ont à leur portée un remède unique.Les taches de rousseur disparaissent comme par enchantement devant ce conquérant qui ne s'arrête jamais avant d'avoir remporté une victoire complète.Les comédons (taches noires) s'enfuient et ne reparaissent pins sprès avoir subi l'action de la Dermatine.Enfin tontes les décolorations de la peau sont guéries en très peu de temps et l'expérience vaut la peine d'être tentée.Conservez votre beanté, mesdames, c'est un des biens les plus précieux que vous possédez.Rendez service à vos amies qui sont dans le même cas en leur signalaut la venue de ce messie.Elles vous remercieront d'avoir été la cause indirecte^de leur bonheur.Voyes l'annonce de la Dermatine.POUR LA GUÉRISON DU Masque, des Taches de Rousseur, des Comédons et de toutes les décolorations de la Peau.GUERISON GARANTIE Toutes les femmes affectées par le Masque les taches de Rousseur, les Comédons et toutes les Décolorations de la Peau, viennent de trouver Un Sauveur! C'est la Dermatine Une préparation qui enlève en quelques jours toutes les taches de la Peau, quelles qi .'elles soient.Prix: 50c, et $1.00 la Bouteille.S'adresser^^s""* Tiroir Postal 2184, MONTREAL1 CANADA
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