Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Réveil : revue politique et littéraire. --
Faisant suite à Canada-Revue (1891-1894), condamné pour son anticléricalisme, Le Réveil lutte pour la liberté sociale, le progrès politique et l'avancement national.
Éditeur :
  • Montréal :O. Desmarais,1894-1901
Contenu spécifique :
samedi 14 septembre 1901
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada-revue
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Réveil : revue politique et littéraire. --, 1901-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
157 EUS SANGUINET No 298 TIROIR POSTAL 2lé4 BEVUE POLITIQUE ET LITTEBAIBB POLITIQUE-THEATRE-LITTERATURE-BEAUX-ARTS \ VOL XIV MONTREAL, 14 SEPTEMBRE 1901 No 398 SOMMAIRE La manière d'opérer, Vieux-Bouge — La visite defjDiea, Paroissien -Ls ré-partition des Taie», Oivis — L'Antr-chisme Littéraire, DéêoU — Noa Seigneuries, J.L.A, —Il est sourd ! Octave Mirbean— Lee Théâtres, lorgnette — Chronique, Rigolo — La Chrétienté.Henry Fouqouier — Marthe — Poor vous, Mesdames I Les conditions d'abonnement ta StVBlL M sont pas les condition! ordinaires des antres journaux.Nous livrons ls journal à domicile [franco,] à raison de 26 ots par mois, payable au commencement de chaque mois.Tout os que nous demandons au publie est ds voir le journal.Le Bbviil est imprimé et publié par A.Filiatreault, an No 157 rue Sanguinet, à Montréal.La prix de l'abonnoment au Bbvbil eat TBOIS PIASTRES par année.La Manière d'Opérer J'ai un conseil à vous donner, et comme je sois bon garçon, je no vons demanderai pas nn sou pour l'information que je voua livre à titre absolument graoieux ; je veux voua enseigner le moyen d'avoir de Par.gent, si le truc réussit, mais je ne promets rien, je ne fois qu'indiquer la manière de s'y prendre, telle qoe pratiquée par des messieurs qui ne doutent de non, oomme vous ailes voir.Il y a aux Etats-Unis dea gros millionnaires, dans les grands prix, jouissant de revenus fabuleux et généreux à l'excès.U y en a aossi d'autres plus petits, ne possédant tout au plus qu'un million et demi ou dans les environs.Quand ils attrapent les deux millions, e'est le bout du monde.C'est l'un de oss derniers qui se trouve en cause à l'heure présente.Ce petit millionnaire s'était mis dans la tète de payer l'éducation d'un parent et l'avait placé dam l'une des institutions que l'univers nous envia Le prix de la pension, y compris l'en.¦m 162 LB BEVEIL geignement, était d'environ $150 par an, sans compter les petits extras : disons $200, que le millionnaire soldait et bien au-delà, en outre de cadeaux princiers pour Monsieur le Directeur.L'élève quitta l'institution après y avoir passé trois ans, emportant avec lui une grande somme de connaissances utiles et fut dirigé vers les Etats-Unis, où il entra dans une université.Les supérieurs de la maison canadienne avaient conservé un excellent souvenir du millionnaire, et se trouvant un jour gênés par une dette qui les ennuyait ils résolurent de lui adresser une toute petite lettre pour lui demander un léger service.Une idée lumineuse avait surgi dans le cerveau du directeur, et, après l'avoir ca resséc pendant plusieurs semaines, il fit appeler son fidèle économe, son alter ego, avec l'intention de lui soumettre le plan qu'il avait «onçu pour remplir l'escarcelle de l'institution.Cette idée grande, sublime même, était, comme toutes les idées dc génie, d'une simplicité d'exécution étonnante.Il s'agissait de savoir tourner une lettre qui parlerait ben, afin de frapper le joint sensible et de ne pas manquer son coup.On se mit les deux têtes sous le même bonnet, et après quelques heures de travail ardu, on parvint à élaborer le chef-d'œuvre que vous allez lire : Cher Monsieur.J'ai l'honneur, au nom du Supérieur de notre maison, do vous offrir, paa la présente, l'assurance du plus grand respect de nos directeurs, en même temps que leurs remerciements les plus sincères pour la grande générosité que vous leur avez toujours témoignée lorsque votre parent était au nombre dc nos élèves.Connaissant les nombreuses relations qui vous unissent si étroitement aux grands millionnaires américains qui donnent si généreusement pour les fins d'éducation populaire, nos directeurs ont cru devoir vous demander votre bienveillante médiation auprès de Messieurs Carnegie, Van-dprbilt et Rockfeller, et de leur demander de vouloir bien nous aider afin que nous puissions solder la dette qui grève notre maison et nous empêche de faire tout le bien que nous désirons.Pour ces messieurs possédant de si grandes fortunes, c'est une bagatelle, et ils pourront compter sur notre reconnaissance éternelle, en même temps que sur les prières que nous ne cesserons d'adresser au ciel pour leur prospérité temporelle et leur salut futur.Le total de notre dette s'élève au montant de $200,000.Veuillez agréer, cher Monsieur, l'assurance de la plus haute considération de nos directeurs et nous croire tous vos bien dévoués serviteurs.Le petit millionnaire vint plus tard à Montréal et montra cette épi tre calligraphiée avec art, à quelques amis, en faisant cette réflexion." Those people must bed.d Jools /" ViEux-Rouox.La Visite de Dieu Un malheur épouvantable vient de frapper la jolie ville de Joliette : le clocher de l'église s'esi effondré ot dans sa chute a anéanti le temple élevé par les fidèles à la gloire du Seigneur.Il a été décrété par un statut spécial en date de 1875 que tous les francs-tenanciers de Joliette et de St-Charles-Borrommée construiraient à leurs frais une église qui serait la propriété exclusive de l'archevêché de Montréal, et que lo casuel même serait l'apanage de Monseigneur.L'édifice écroulé et complètement détruit a coûté LE REVEIL 1"8 la bagatelle do $130,000 aux contribuables et le constructeur, M.D.Dostaler, a été libéré des obligations imposées par la loi fixant la responsabilité dos entrepreneurs à une période de dix années après laçons-truction.^ L'archevêché de Montréal, en prenant possession de l'édifice, a do.-mû quittance à l'entrepreneur, et aujourd'hui les citoyens de Jo1 ici te se demandent avec anxiété sur quelles épaules le fardeau de la reconstruction va retomber.Monseigneur de Montréal, qui retire tous les bénéfices de cette construction, va-t-il bâtir à nouveau à ses propres frais, ou va-t-il imposer une nouvelle répartition aux fidèles de Joliette avant que le solde de la première répartition, soit : $80,000, soit entièrement payé ?M.Barthélémy Joliette institua l'évêché de Montréal son légataire universel, et depuis l'époque de sa mort, en 1849, les revenus de sa succession ont grossi les recettes de la caisse épiscopale.Il est clair que les citoyeus de Joliette ne peuvent pas rester indéfiniment sans bon dieu, et on se demande qui va reconstruire.La parole est à Monseigneur Bruchesi.Paroissien.La Repartition des Taxes Il y a des gens qui se font une singulière idée des privilèges qu'ils peuvent posséder en leur qualité de citoyens, et j'en trouve la preuve dans cette correspondance publiée dans la patrie ; Dana aon nnméro dn 31 août dernier, le Réveil a publié nn artiole ayant ponr titre : " I«a répartition des taxea ", an coure duquel l'autenr fait uaage de mon nom afin de prouver qu'il est bien fondé de critiquer la façon dont certaine» taxes sont réparties.Je n'ai rien à voir dans la confection du Ré- veil, pas plus que je n'ai à approuver on à improuver les thèses qu'il soutient ; mais il m'est permis de protester lorsqu'il met mon nom an service d'nne campagne de pre-se saus me consulter préalablement.Je n'ai pas à me préoccuper de savoir s'il a tort ou s'il a raison dnns ses appréciations ; delà ne me regarde pas.Par conséquent, je trouve étrange que le Réveil è mon insu, cite mon nom à l'appni de ses récrimination»., ce qni semble signifier que je me plains publiquement de l'état de choses existant.Or, il n'en est rien.Nous menons une campagne dans les intérêts du District de Montréal, et pour démontrer la justice de nos réclamations, nous prenons nos exemples où nous les trouvons ct sans avoir besoin de consulter personne sur le choix des noms que nous juge-cons à propos de mettre devant le publie à l'appui de notre thèse.Le montant des taxes et des licences payées par les hôtelier?est connu de tout le monde et appartient en plus an domaine publie.Nous n'ayons done de permission à demandor à qui que ce soit et simplement consulter los registres du gouvernement accessibles à tous les citoyeus.Le jonr où mes confrères et moi nons nons croirons lésés, nous nous adresserons aux officiers de notre syndicat professionnel, et les réprésentations qne nous aurons à faire aux autorités par leur entremise seront d'autant plus efficaces ponr les intérêts Jes parties en cause qu'elles n'anront pas été livrées à nne irritante ou inutile publicité.Je sais fort bien qn'd n'y a aucune malice de la part du Réveil dans le fait d'avoir mis mon nom en avant ; mais je ne crois pas devoir moins faire, ponr échapper à touto solidarité aveo lni, que de protester publiquement contre cet abns.Veuillez agréer, etc, Eddy Fortin.M.Fortin rétrécit singulièrement la question en la reportant tout entière au bénéfice des hôteliers.Ce n'est là que l'un des petits côtés de la campagne entreprise à la demande d'hommes fortement inté- 164 LB RÉVEIL ressés dans le commerce de boissons alcooliques et de certains députés qni prétendent avec raison, selon nous, qu'il n'est pas juste de donner $400, $600 et $800 au gouvernement de Québec lorsque la ville de Montréal, obligée de payer tous les ans une s avez tort, mon enfant.absolument tort.Vons êtes une jolie personne.Et un mari, c'est tonjours un mari.Et les jours passent.passent.Elle n'a pas de commandes de peinture, ni de broderies à faire, ni de copies, ni de leçons, ni rien .Ses derniers sous s'épuisent.Elle a dù vendre ce qui lui restait de petits bijoux.V'a-telle dono en être rédutye à la mendicité ?.Mais sa gaieté la soutient toujours, sa gaieté dissipe toutes les terribles images, tous les cauchemars de la détresse.Rentrée dans sa chambre d'hôtel meublé, < Ue chante, pour ne pas écouter les voix de malhenr qui lui disent : " Dans quelques jours, tn seras morte de faim ! " Et puis, elle calcule, en soi-même : " Si tout le monde me repousse ., je suis jeune .je snis jolie .j'ai nn ardent besoin de vivre.Je me vendiai comme j'ai vendu mes bijoux.Tant pis pour les bonnes Sœurs et pour les si bons Pères jésuites, qui l'auront ainsi vonlu !" Pourtant, une troisième fois, elle retourne au couvent.La sainte Mère lui offre généreusement un scapulaire, quantité de médailles bénites, et un chapelet.un chapelet, si commode, si petit " qu'on peut très facilement s'en ser vir en omnibus ".Bt cette troisième visite est suivie d'nne qua- 168 LB REVEIL triime, laquelle fut illustrée de la conversation snivante : — Gomme vons êtes pâle, chère enfant ! — C'est que j'ai grand'faim, ma Mère ! — Je suis BÛre que voua n'avez paa fait vos devoirs religieux, ces jours-ci ?— Hélas ! non, ma Mère.,.— Eh bien ! tenez, cela tombe à merveille, mon enfant.— Vous m'avez trouvé une position ?ma Mère.— Il y a jubtement, ici, mon enfant, nn bon Père dominicain.nn si bon Père dominicain ! Je vais lni demander de vous entendre.• — J'aimerais mieux uu peu de travail, ma Mère, si peu de travail qne ce soit.* — Sans donte.sans doute.Mais profitez de l'occasion.Elle ne se retrouvera peut-être plus jamais.C'est un si bon Père dominicain.Et pnis.vous pourrez tout lui dire-tout .tout.Il est sourd !.Et ma jolie voisine termine ainsi son récit : — Vous pensez que je ne retournai jamais pins dans ce maudit convent.Denx ans après, j'étais mariée.Or, le jour de mon mariage, ja reçus de la Révérende Mère nne lettre qni commençait ainsi : " Ma chère petite protégée." Bt, longtemps, elle rit, comme chante un oiseau sous les branches.Octave Mirbeau.UNE BONNE RÉPUTATION La réputation du BAUME RHUMAL comme guérissant du rhume, de la toux, de la grippe et de la bronchite, repose snr des milliers de guérisons.Les Canadiens qui ne seront pas sirés à l'oc-easiou du passage du dno pourront se consoler en se procurant du Packard's.Il y en a è tons les coins de rne.Je me snis procuré à grands frais le menu du banquet du double centenaire de Bouchervi'le.O'est nne piècs très curieuse que j'aur ti le plaisir de servir à mes lecteurs au prochain numéro.C'est un menu à la " Cléricale ".LES THEATRES LE PALAIS ROYAL C'est une révélation.Il y a trente ans, lorsqu'une tronpe française venait à Montréal o'était tout un événement.Les gens se ruaient, littéralement, ponr entendre et applandir les artistes qni nous venaient de France et interprétaient les œuvres des maîtres d'alors.Le ThéAtre Royal, le seul à cette époque, refusait l'entrée à des centaines de personnes tous les soirs lorsque les noms d'Edgard, Du* rand, Chamonin ou Achintre paraissaient sur l'.iffiche.Quand c'était Marie-Aimée, o'était du délire.On tonnait en hant lieu contre ces représentations, mais ça n'y iaissit rien, on avait salle comble quand même.Toutes les tentatives locales pour établir un théâtre permanent échouèrent pendant vingt* cinq ans, et ce ne fut qu'en 1900, ponr ainsi dire, qne 1% scène française fnt solidement implantée i Montréal.Aujourd'hui, nons sommes menacés d'nn antre danger : celui d'avois trop de théâtres français.Je ne m'en plains pas, pour ma part, parce que la concurrence amènera forcément la compétence, et c'est le pnblic qui en retirera le bénéfice.Le Palais-Royal, le coquet petit théâtre de la rne Lsgauchetière, eat aujourd'hui an premier rang.Hier soir je me suis payé la tête d'Harmant dans le rôle de Colladan, de la Cagnotte, le chef-d'œuvre de Labiche.La salle était remplie de monde élégant, et je ne pourrais pas entreprendre de vons décrire l'amusement que nons avons tons éprouvé.Je croyais être capable de donner une juste appréciation du talent de tous les aeteurs, mais je sens que o'est au-dessus de mes forces, et je ne lenr rendrais pss justice.Il n'y a qu'un moyen pour vons de les bien apprécier: c'rst d'aller les entendre.LA GAIETE Ce joli théâtre, sous la direction de M.D'arcy, portera justement son nom et fera les délices de •es habitués qui seront fort nombreux pendant LB REVEIL led tonte le.durée de la saison qni doit s'ouvrir le 16 da mois de septembre courant, si l'on en jugo par les succès déjà remportés par la troupe d'artistes dirigée par M.D'arcy.Le choix de la pièce d'ouverture, Mam'eellt Nitoucke, est suffisant ponr indiquer do suite que la direction a l'intention de n«us donner les plus jolies œuvres du répertoire français.Madame Clara d'Ârtigny, la gracieuse artiste qui a été applaudie depuis plusieurs aunées dans nos théâtres canadiens, remplira le rôle principal, et j'avonerai que je serai l'un des premiers à l'entendre de nouveau.Mes compatriotes ont un devoir à remplir, et e'est d'encoursger et de sustenter par tous les moyens légitimes la scène française.Il y a assez longtemps qu'on nous impose le théâtre anglais ou américain, faute d'autres.La plupart dos pièces sont des adaptations mal traduites des ohefs-d'œuvre des maitres français, et encore plus mal jouées par des acteurs qui n'ont pas la moin-dre idée du génie de notre langue et n'en connaissent même pas le premier mot.Conclusion : Allons anx théâtres où l'on jone du français en français de préférence anx théâtres où l'on jone dn français mal traduit en mauvais anglais et encore plus mal joué.Lorgnette, SEUL IL SUFFIT Four les affections de la gorge, des bronches et des poumons, n'employez qne le BAUME RHUMAL seul ; il vous guérira promptement et sûrement.CHRONIQUE.,.Dei orateurs ont déclaré dans leurs discours qu'ils sont prêts à offrir leur ssng au Duc d'York.Ça pourra lui donner une occasion de goûter su boudin, l'un des plus riches produits slimen-tairei du pays.*•* Les directeurs de la Banque d'Hochelaga ont fait inscrite sur le portail de l'édifice le mot " Welcome ".Il me semble que M.SI Charles sursit pu tout aussi bien mettre " Bienvenn ".Conservons notre langue.Ls Presso s commis un grave oubli dans son édition du T septembre.Le grand jonrnal publiait ce jour-là une petite histoire illustrée de la ville des Trois-Rivières, et, chose étonnante, on a oublié de publier le portrait de Mgr Cloutier et on n'a même pas pensé à la cathédrale.Ceci est impardonnable, et j'attire l'attention de l'évêque sur ce délit.#*# Je viens Je recevoir le rapport annuel du premier ministre concernant la police montée du Nord-Ouest, et je constate avec plaisir que les traducteurs officiels ont enriehi le vocabulaire canadien d'un mot bien connu en France, mais à peu près ignoré ici.Dorénavant an lieu de dire la police montée, on se servira de l'expression : '' Gendarmerie à cheval." Continuez, messieurs.On dit que le gouvernement fédéral délibère actuellement sur le choix d'un successeur au Séuat à l'hon.M.J.O.Villeneuve.Il y surs beaucoup d'appelés, mais un seul élu.Parmi let, candidats à cette place honorifique et payante, en somme, noue trouvons au premier rang.M.Olivier Faucher, le vrai représentant des intérêts commerciaux, non seulement de la division de Salaberry, msis de ia province entière.Je ne sais pas si M.Faucher ralliera les suffrages du ministère fédéral, msis si j'en juge par les opinions qne j'ai recueillies un peu partout, le choix de ce citoyen distingué sersit bien vu do tout le monde.O'est bien vrai que le gouvernement Lanrier a fait des promesses antérieures à d'autres candidats, entre autres A M.le docteur Laohapelle, mais le même gouvernement a fait tant d'autres promesses qu'il n'a pas tenues, qu'il peut bien se payer le luxe d'une sutre promesse aussi bonne que les précédentes.Rigolo.MEDEOINS ET MALADES Ont constaté, à lenr grande satisfaction, quo le BAUME RHUMAL guérit radicalement: toux, rhumes, grippe, bronchite, coqueluche.Dans les ess les-plus graves, le BAUME RHUMAL s obtenu des guérisons inespérées. LE REVEIL LA CHRETIENTE Je ne dirai rien anr le détail, déjà mienx connu, du différend franco-turc.Lea choses sont, d'ailleu>-3, de la plus grande simplicité.Les réclamations de notre ambassadeur forment nn bloc parfaitement homogène.Elles portent toutes sur la non-exécution d'engagements réguliers pris par le gouvernement turc envers des citoyens français, et non tenus par lui.La question est aussi simple que les questions analogues réglées déjà au profit d'Anglais, d'Allemands, d'AméricaiuH et d'Italiens.Entre particuliers, des affaires de ce genre se terminent par l'envoi d'nn huissier.Seulement, avec le Grand-Turc, il est parfois nécessaire d'embarquer l'huissier sur un cuirassé.Les Américains et les Italiens l'ont fait en ces derniers temps.Nous suivrons leur exemple et nons userons du précédent, si o'est nécessaire— et tout sera dit.Mais il n'y a pas, dans cette affaire, qne le seul côté qu'on peut appeler le contingent.Il convient d'en tirer la morale et d'y trouver une règle en prévision de l'avenir.Il faut, en nn mot, en dégager la qnestion politique, qui ne lni est pas essentielle, mais qui s'y mêle et y touche En présence de ce gonvernement qni ne vent pas exécuter les conventions librement acceptées par lui, ou les arrêts de ses propres tribunaux, la stupéfaction a été tel qu'on en est venu, naturellement, à chercher des motifs secrets à un acte inouï.Cet étonnement ne sera pas partagé par ceux qui connaissent d'un pen près l'état dea affaires en Tnrquie et, surfont, la psychologie de son chef suprême et absolu.Seul en Europe — je n'excepte pus même le tsar — le sultan est maître de son empire à la façon d'un chef arabe dans sa maison.Il n'a à compter ni aveo des garanties conquises par ses sujets, ni aveo l'opinion publique, qui n'existe pas.Iso!é dans le harem, palais et forteresse, entouré de ministres qui ne sont responsables que devant lui et ne se maintiennent au ponvoir qne par l'obéissance, la complaisance et la flatterie, il est le seul souverain d'nn grand peuple qui puisse faire dé- pendre la politique de son empire de ses passions, de ses instincts, de la bizarrerie de son caractère Or, le snltan — qne je tiens pour nn homme à plaindre, malgré son omnipotence — est hanté, de façon quasi maladive, par denx terreurs.Il a peur qu'on veuille attenter à ses jours et il a peur de manquer d'argent, quoiqu'il soit le souverain le plus riche dn monde.U feint la pauvreté, alors qu'il dispose d'un pays de vingt-quatre millions d'habitants, qni s'étend de l'Adriatique à la mer Noire.Le premier ne ces sentiments explique l'affaire des quais ; le secoud donne le mot de l'affaire des créanciers impayés U n'y a pas autre chose.Mais, comme cette psychologie du sultan est nn accident historique unique et rare, peu connu de la foule, on a cherché ailleurs les causes secrètes du revirement snbit qui lui a fait reprendre, à quarante-huit henres d'intervalle, nne parole solennellement donnée à notre ambassadeur.On a cru les trouver dans l'entrée en scène d'une puissance européenne qui aurait offert au sultan d'appuyer sa résistance : et, successivement et pour des causes diverses, on a nommé l'Angleterre, l'Allemagne, la Russie même.L'Angleterre, a t on dit, irritée contre tout le monde des sympathies que les Bœri ont parfont trouvées, ayant elle même des difficultés avec ls Turquie du rôle de la mer Rouge, trouverait, en poussant le sultan à des actes qui vont presque jusqu'à l'outrage env.rs nous, une occasion de satisfaire ses rancuues et d'arranger .son propre différend.L'Allemagne manifesterait le mécontentement qu'on lui prête du prochain voyage du tsar en France.Il n'est pas jusqu'à la Russie, tenue en échec en Tnrquie à propos d'une concession de chemin de fer, qni n'aurait eu quelque mauvaise humeur h voir nos réclamations écoutées avant que ses désirs aient été satisfaits.De ceci, je ne crois pas nn mot et sais persuadé — pour ne pas dire certain — qne nons avons " lea mains libres " ponr agir.Et j'ajoute que ce qu'on raconte n'est pas exact et ne peut pas exister.Jadis, il y avait, en Europe, ce qne l'on appelait "la Chrétienté".C'était, sons l'antorité morale de la papanté, nne sorte de Ligne tacite* LB REVEIL 171 ment consentie entre les rois chrétiens contre les " Infidèles ".Ceci n'empêchait pas les rois de ¦e battre entre enx d'nne façon presque continuelle.Mais il était entendu (et ceci était nn teste de l'esprit qui inspira les Croisades) qu'ils restaient d'accord pour arrêter l'invasion des Musulmans en Europe.• Le pouvoir moral de la papauté p disparu presque entièrement.On peut le regretter ou s'en réjonir.Mais s'est une constatation que l'historien no peut négliger de faire que le monde a besoin d'une loi morale et que, lorsqu'il en a perdu une, il en cherche une antre.L'Europe contemporaine, si divisée qu'elle ¦oit et si incohérentes qu'aient été les solutions données è quelques-uns des conflits qui l'ont divisée, n'en est pas moins à la recherche de cette loi morale dont elle a besoin.Le Cong.ès de La Haye, pne les gens i courte vue ont raillé, parce qn'il n'a pas eu de résultats immédiats et tangibles, n'en reste pas moins un événement considérable.C'est une tentative, officielle et acceptée par les gouvernements, ponr arriver à constituer nn droit public européen, ayant pour base la Justice, à défaut de la Foi dont s'inspirait la Chrétienté.Ce droit public est eucore inoertain.Cependant, les grandes puissances ont été d'accord ponr faire declarer par lenrs représentants qu'elles n'entraveraient pas leur action réciproque qnand cette actiou s'exercerait pour la défense du Droit, tel qu'il est défini dans les Etats civilisés.Ceux-ci, en effet, ont tons, en certaines matières, des lois communes et immuables et la protection de leurs nationaux eat nne de ces lois.Tontes les fois qn'nn citoyen on nn sujet d'une pnissanos européenne est lésé dans sa personne on dans ses biens, son gonvernement demande ponr lni nne réparation qni, dans lea paya civilisés, s'accorde toujours à l'amiable.On peut dire qne, journellement, des arrangements de la sorte sont conclus entre lea Etats européens, sans que la diplomatie dea antres nations ait à intervenir.Les extraditions de criminels sont nne application journalière de oette idée d'nn Droit commun anx nations d'Europe.Lea débiteurs eux-mêmes penvent être poursuivis devant let tribunaux de leur paya par nn étranger on devant les tribunaux dn paya étranger où il se sont réfugiés.Or, par nn recommencement singulier de l'Histoire, la Tnrquie qui, pendant des siècles, avait été tenue hors de la Ohrétienté par la différence de religion, semble vouloir se mettre bon du concert européen par la méconnaissance du Droit commnn accepté par les Etats de l'Europe.Elle sort dos conventions, formulées ou tacites, qui règlent les rapports de ces Etats.Il est bien clair que lorsqu'une puissance est obligée de la rappeler au respect des engagements pris, aucune autre puissance, quelles qne soient ses idées de derrière la tête, n'oserait l'aider è se dégager des lois qu'elle aurait peut être à invoquer elle-même dès le lendemain, ponr ses nationaux.En fait, étant donné le peu d'initiative des musulmans on matière industrielle, il n'est pas un pays dont les nationaux n'aient, en Turquie, des intérêts.Les Allemands lui fournissent de l'armement, les Anglais < t les Autrichiens y construisent des voies ferrées, les Italiens y ont, en quantité, des maisons de commerce.Partout, à Constantinople, è Smyrne, à Beyrouth, à Salonique, en Tri* politaine, l'Europe laborieuse et commerçante a colonies.Ces colonies penvent être rivales et concurrentes : c'est la loi humaine.Mais elles ¦ont solidaires entre elles, car si un déni de justice vis à vis d'un de lenrs membres restait sans sanction, tous seraient menacés d'une semblable injustice.Je me demande même, et non sans raison, si Pinrident d'aujourd'hui, dont le règlement ne fsit pas donte, ne sera pas le premier pas fait vers un consortium de l'Europe qni, engagée tout entière dans des affaires financières, industrielles et commerciales aveo le pays turc, a intérêt que les choses s'y passent selon le Droit et non selon le caprice de la volonté d'nn seul homme ?Henry Fouquier.C'EST MERVEILLEUX Les affections de la gorge et des poumons «ont toujours douloureuse».On s'affranchit de ses souffrances en prenant du BAUME RHUMAL : l'effet est merveilleux. LE REVEIL MARTHE Scènes de la vie d'artistes.(A Mlle Bérangère) y.dA.(Suite) " Surtout lorsqu'ils me virent seule, sans défense, ce fut uue lutte horrible, lutte de chaque heure, de chaque instant.Oh ! jo vous vois faire un mouvement.Monsieur Frantz, je vous le jure sur cette petite croix, souvenir de ma première communion : je suis aujourd'hui telle que j'étais lorsque mourut mon père." Je ne rous dirai pas au long à combien de privations, de misère, je suis restée co qne j'étais.Car ce que j'ai souffert, il n'y a pas de mots assez énergiques pour^Je décrire.« Il me fallut donc, pour vivre, continuer le théâtre, je ne savais, hélas ! aucun métier." Un jour, le directeur me fit appeler dans son cabinet : "— Ma petite Marthe, dit-il, tn sais que nons devons prochainement jouer une féerie.Je t'ai réservé le rôle le plus à effet, tu seras Aphrodite."— Aphrodite, m'écriai-je, qu'est-ce que c'est qne cela ?"— Ton rôle, ma belle enfant, ne sera qu'un rôle de parade."— Mais alors, il va me falloir nne ionle de costumes ?"— Mais non, un costume grec d'une simplicité primordiale.Du reste, ne regimbe pas, je te 1» paierai, ce costume.il ne sera pas lourd ! "— Cependant, insistai-je, on ne m'obligera pas, j'espère, à porter un maillot ?"—- Voyez-vous cette petite ignorante ! dit le directeur en éclatant de rire, une Aphrodite sans maillot, maintenant.Mais, petite malheureuse, veux-tu me faire arrêter par la police des mœurs ?Mais oui, ma mignonne, tn auras un maillot, un beau en soie de couleur chaire, et pardessus nn voile noir constellé d'étoiles d'or.Voyons, est-ce que cla plaît à ta coquetterie ?"— Cependant, m'écriai-je suffoquante de honte, vous n'y pensez pas ?" — Comment, je n'y pense pas ! mais beau- coup, au contraire.Voyons, Marthe, réfléchissons sériensement ; il me faut, pour jouer co rôlo, une jolie jenne fille, et surtout admirablement modelée.Ne possèdes-tu pas toutes ces qualités ?.N'es-tu pas jolie 1.N'es-tu pas adorablement faite ?."Je reculai devant son regard : "— Assez, monsieur, je refuse ! "— Tu refuses, Marthe ?voyons, ne fais pas ta petite sotte ; il vaut mieux pour toi rester bon ami avec moi.Un refus de ta part, c'est un" congé de la mienne.Et ce congé signifie la faim, la misère, et peut-être nne dégradation plus infamante que ce que je te propose."—Ah ! Monsieur Frantz, pardonnez-moi, mais j'eus penr, je craignis la faim ; et, | onr la première fois je fus lâche, car j'acceptai.— Pauvre enfant, lni dis-je, vous fûtes plus malheureuse que coupable." Lorsque je parus devant le public, je crus que j'allais mourir de honte : lorsque je vis toutes ces lorgnettes braquées sur moi j'appelai ls mort à mon secours." Ce que j'ai passé de nuits â pleurer, je ne puis vous le dire.Daus la rue je recherchais les trottoirs les moins fréquentés ; il me semblait entendre les hommes dire en me regardant : "C'est Aphrodite?" **# " Cependant, à travers toutes misères, j'ens comme un rayon de soleil.On eut dit que c'était lo ciel qui me l'envoyait pour sécher mes larmes." J'avais loué loin de mon théâtre une chain-bvette, Elle était toute coquette avec ses grands rideaux blares et je mettais tout l'art dont peut disposer une femme ponr la rendre gentille et proprette." Ces! là que je restais, plus heureuse qu'une reine, car j'avais quelques économies, et dans le quartier on ne me connaissait pas." Tous les matins, chez la laitière, je rencontrais nn jenne homme.O'était un honnête ouvrier graveur, universellement aimé ct respecté.U était rangé, propre, et comme ses patrons le prisaient fort, il était à prévoir qu'un avenir • brillant lui était ouvert." Je ne me souviens pins comment nous fîmes LE REVEIL connaissance ; tonjonra est-il que je le trouvais si i îmable, si poli, en nn mot si réservé, qne je m'aperçus bientôt que je l'aimais." Oette révélation fnt terrible pour moi I ''Alors moi, la fille de théâtre, honuie de tons, obligée de s'exposer à l'avidité de lorgnettes in* fâm.s, dans des costumes ridicules et obscènes._ i'aimais ! Et cet amour était pour un jeune homme droit, honnête et fir sans doute, et il ne savait même pas qui j'étaia." Pourtant, j'ai nn cœur comme les autres ; moi aussi j'ai besoin d'aimer et d'être aimée.Cette satisfaction me sera-telle refusée ?I a p*auvre orpheline ne pourra-t elle donc jamais aimer loyalement et honnêtement ?" Je vis toute la profondeur du gouffre dans leqnel je me trouvais, et pour lui, je vis qu'il me fallait partir." Mon panvre cœnr était brisé ! j'étais là comme nn corps ssns ftme.U est si dur d'étouffer la flamme naissante d'un premier smonr." Je me mis è emballer mes modestes effets.Je sentais le sang bouillonner dans mon cerveau et j'étais prête à défaillir ; je dus m'sssoir.Alors un torrent de larmes coula de mes yenx, et, la tête dans les mains, je pleurai amèrement." Je ne sais combien de temps je restai ainsi, mais j'en fus tirée par quelques conps frappés à la porte de ma chambre." J'allai ouvrir et je restai stupéfaite : Oeorgo, celni que j'aimsis, était là, devant moi." Il avança et, me prenant la main : '•— Mademoiselle, dit il, qne signifie ces préparatifs, vos yeux rougis ?.Je voua en prie, dites-le moi ! —Je pars, Monsienr Georges."- Vons, Mademoiselle Marl he, partir?Non, vons ne le pouvez, vous ne le devez pas.Ponr quoi, enfin, cette résolution si subite ?" Je restai là, interdit?, ne tachant que répondre."— Mademoiselle Msrthe, pardoonei-moi cette visite, mais j'avais à vons communiquer une résolution suprême de laqneile dépend le bonheur de ma vie touto entière." Et, prenant ma main, le jeune homme me eondnssit à un fantenil qui se trouvait piès de la fenêtre, puis, s'agenonillant devant moi : "— Marthe, je t'aimo ! " Et, comme je pleurais ."— Pourqvoi pleures-tu, chère âme ?Ion cœur ne répondrait t il pat au mien ?Seraisj.t assez malheureux ; our ne pat être aimé de loi?Je te dit, Marthe, soit ma femme, mon épouse, et Dieu de là haut nous bénira saut doute." Vous dire, Mousienr Frantz, combien j'étais heureuse et malheureuse à la fois ! Voir à mes pieds l'homme que j'aimais, l'entendre demander ma main, avoir la snpréme espérance de devenir sa femme.Mais non, c'était trop de bonheur pour moi.Jamais je ne pouvais consentir à le tromper, à lui avouer que j'étais une femme de théâtre." Je lui fis remarquer notre différence de fortune, lui avec un avenir brillant, moi sans positiou, ssns fortune, sans rien."— Mais que m'importe, dit-il, je t'aime I Je gagne assez pour deux.Marthe, chère Marthe adorée, travailler pour toi sera toute ma joie, tout mon bonheur.Me refuserais-tu?" Il était si beau en me disant cels, ses yenx disaient si bien la sincérité de sou ftme.Je me sentis vaincue, car je l'aimais moi aussi.u Alors, ma tête se penchant vers la sienne, nos lèvres s'unirent, et dans un élan de joie frénétique, nous échangeâmes le premier baiser des fiançailles." Pour ls seconde fois je fns lâche.Maia roui ailes juger combien j'«*n fns punie." Notre mariage fut fixé dans les six mois Cependant, jusque-là il me fallait vivre, et en dehor» dn théâtre je ne voyais tien.Alors oe fut pour moi un véritable supplice.Comment continuer à jouer mes rôles et tenir cela caché a mon fiancé.Si Georges savait qne celle qn'il aime va chaque soir sons nn costnmo ridicule s'exposer à l'avidité de lorgnettes in ta mes." Peut-être me comprendrait il mais aussi, peut être me chnsserait-il sans pitié.Combien de fois ai-je entendu dire : On ne peut-être une » femme de théâtre at être honnête ! " Préjugé horrible qui nous condamne avant do noua avoir jugées, qui nous juge avant de noua avoir entendues.An théâtre, une femme 114 LE REVEIL comme ailleurs, peut-ètro pure, mais celle qui résiste au courant qui l'emporte, est mille fois plus à respecter que les femmes de toute autre société.Oar nous avons contre nous non seule* ment les préjugés d'nne grande majorité du public, mais aussi la tentation constante." Tout s'acharne après nous, depnis le directeur, jusqu'au troisième régissenr, l'abonné et le coulissier, tons nous croient à enx.Le journaliste s'imagine que notre honneur, n'est paa trop payé pour quelques lignes dc vaines flatteries." Celles qui succombent ne sont pas aussi coupables que beaucoup le croient.Savez-vons, Monsieur Frantz, quo la majorité touchent des honoraires ridicules.Alors avec cela il faut vivre, s'habiller, nons procurer des costumes pour nos pièces, cenx-ci souvent horriblement dispendieux." Or, la femme aime le confort, la nature nons a donné nne certaine dose de coquetterie Notre mère Eve n'avait-elle pas, dit on.mis.: les feuilles de la pomme dans ses cheveux ?Peut-on nous reprocher à nous, ses filles, d'en avoir hérité quelque chose." Hors, quelques-unes se laissent éblouir par lo luxe, des vaines promesses et deviennent quelquefois l'opprobre de la société." Ne leur jetez pas trop la pierre, M.Frantz ; ces malhenreuses sont plus à plaindre qu'autre chose.Combien de fois ai -je vu de mes pauvres compagnes pleurer en me regardant et dire : —- Tu es heureuse ; toi ?Et comme je leur demandais pourquoi ?Elles me répondaient : — Qui nous rendra la clef du Paradis Perdu ?" Je disais en leur montraut le ciel.— Dieu ! ! • » " Un dimanche, Georges vint me trouver.— Marthe, aujourd'hui nons allons nous amuser.Je n'ai rien a faire, toi tu ne vas pas a ton magasin.(Il me croyait comptable).Voici men programme ; Cette après midi nous irons goûter au Bois de la Cambre.Puis ce soir nous irons au théâtre —Au théâtre ! m'écriais-je.—Mais oui, aux Folks Dramatiques ; on y joue une féerie superbe.Il y a une petite actrice qui rend, dit-on, divinement, un rôle d'Aphrodite.Des camarades m'ont répété qu'elle était fort jolie.Viens-tu voir çj, dis ?" J'étais là muette, glacée, c'en était trop.Je ne pouvais en supporter d'avantage.—Mais qu'as-tu, ma chérie ?—Rien, Georges, je me tens fatiguée, voilà tout, et si tu veux nous remetrrons le théâtre ponr une antre fois ?" Comment pouvaia-je faire, j'étais obligée d'aller è la représentation, ma présence y était indispensable.Je dus alors avoir recours à un sulterfuge, je feignis la maladie et essayai de mon mieux de le dissuader d'aller à ce théâtre, —Voyons lni dis-je, pourquoi veux tu aller à ce théâtre, que t'importe cette Aphrodite, ne suis-je pss tout ponr toi ?—Voyez-vons la méchante jalouse ; quo m'importe les filles de théâtres, c'est toi que j'aime, Marthe et vois tu, j'ai toujours entendu dire que les femmes de théâtre ça ne valait pas grand chose.—Alors, Georges, tn ne m'aimerais pas si j'étais une de celles-là ?—Toi ?cria-t-il en se recnlant, toi, une femme de théâtre ! mais je me tuerais pour me punir de t'avoir aimée ! " Je faillis m'évanonir et lorsque je fus seule ja compris que je ne pouvais plus longtemps le tromper.Je ne pouvais plus longtemps cacher la vérité." Tais toi.mon cœur, brise-toi, mon amour, mais eette fois plus de lâcheté." Je fia ma malle et prenant un fiacre j'allai cher.-her une chambre à l'autre bout de la ville." Demain je lui écrirai, je donnerai uneexense quelconque.Je préfère encore sa colère à son mépris." Lni, Monsieur Frants.lui si bon, si beau ".Et la pauvre enfant brisée par ce souvenir, se mit à pleurer amèrement.— Voyons, Marthe, lui dis-je, sèches ces lar* mes, nous verrons plus tard s'il n'est pss un remède à tont ceci #** Après avoir séché ses yeux rougis et apaisé un dernier sanglot, la jenne fille continua : A suivre lb reveil 175 tin cniionc une dâmb riuhe- qui a UA jUUnUd été guérie de Easurdité et de bourdonnement d'oreille par les Tympans artificiels de I'Institut Nicholson, a remis a cet institut la somme de 25,000 frs, afin qne tontes les personnes sourdes qui n'ont pas les moyens de se procurer les Tympans puissent les avoir gratuitement, S'adreser à I'Institut Nicholson, 80, Eiohxh Avenue, New-Yobk RIRE ET PLEURS TRADUCTION ET REDACTION Souvent le monde commercial, industriel on financier désire confier la rédaction de ses circulaires, brochures ou annonoes à des experts ; mais on ne réussit pas i les trouver, a moins que, comme cela arrive trop souvent, sa confiance ne soit accordée à des gens qui n'ont ni la science ni l'expérience.Il ne suffit pas de faire beauconp de publicité : U faut encore et surtout qu'elle soit à point.Si la forme ne viont pas à l'appui du fond, le but visé n'est pas atteint, la pensée de l'intéressé ost mal exprimée, pent être même n'est elle pss du tout comprise par ceux dont on recherche la clientèle.Notre tarif n'aura rien d'exorbitant, nous apporterons dsns l'exécution des commandes un soin méticuleux et toute la oélérité posssible.On pourra s'adresser à ls direction du Réveil, su No 157 rue Sanguinet, ou par lettre au bnreau de poste, Boîte 2184, Montrésl.A une certaine époque dans la vie de la jeune fille son caractère se ressent du travail de transformation qui s'accomplit obez elle.Bile travaille aveo moins d'entrain à ses leçons, et, le soir, après une journée fatigante, elle a quelquefois une crise de pleurs on de fou riro, un état nerveux anssi désagréable pour la jeune fille qni en est atteinte, que pour son entourage.En même temps, elle souffre physiquement, elle a des manx de téte, des malaises de toute nature, des envies de vomir et parfois des vomissements ; ces symptômes accusent un état anémique auquel il convient d'appliquer les grands remèdes afin de ne pas donner au mal le temps d'empirer et de prendre des proportions alarmante.Les Pilules de Longue Vie du Chimiste Bonard constituent le remède souverain par excellence de cet état nerveux qui eat la conséquence d'un appauvrissement de sang.On trouve oes pilules dans toutes les bonnes pharmacies à raison de 60c la boîte.Envoyé par la malle en e'adres-sant à la Oie Médicale Franco-Coloniale, boite 888, bureau de poste, Montréal.Faites abonner vos amis au Réveil BO YEARS' EXPERIENCE Patents Tsmk Mams DtSMNS CO-ybkjht» *C 2wïSS=-SckMIflc American.«alallun of m, «clanilSo tournai.Ternit, ti .Demandez un numéro échantillon du Réveil qui vous sera envoyé gratuitement peudant quatre semaines A tonte a-dresse qui sers fournie au Canada ou aux Etats-Unis.Morton, Phillips ét Cie.PAPETIERS FABRICANTS DB LIVRES BLANCS BT IMPRIMEURS.1755 et 1757 Rue Notre Dame, .Montreal.Le maison Morton, Phillips & Ck.possède k brevet du_ — grand Dm à fertile* mobile* (Loom Leaf Ledger) de H.C.MILISR.LE ORAND LIVRE PU SIECLE.On trouvera dans ses magasins un assortiment Compkt de Papeterk. POUR VOUS, MESDAMES I Le secret de ce pouvoir étrange qno 1p.femme possède sur l'hon)nie, ce pouvoir dont nnl ne est de sonstraire.'résidu surtout dans la beauté des traits et de la peau.Aussi, une femme qui vent cons rver tout son empire doit-elle faire toui ou son pouvoir pour bien garder ces deux biens inestimables.Dans ce pays, malheureu- h ment, les maladies et les décolorations de la peau sont nombrpusos et variées, et jusqu'à ce jour, nul remède efficace n'avait encore été trouvé pour leur traitement.Aujourd'hui 1a scienco vous dote d'une préparation que vous pouvez réellement qualifier du nom de sauveur, et elle justifiera ce titre.O'est la Dermatine, qui vous rendra la peau plus belle que celle du plus rose bébé de vos rêves.L'application en est facile, elle ne laisse aucune trace pendaut que vons vous en servez ot la guérison est prompte et assurée.Quoi de pins désagréable pour nne jeune et jolie femme de se voir défigurée par ces plaques d'un jaune intense, qni lui rendent la vie douloureuse.Avant 'a découverte de ce merveilleux procédé, les femmes étaient bien obligées de subir leur triste sort et dc se résigner; mais à présent il n'y a plus de raison de se désoler, .To«-w les femmes affectées par le Masque puisqu'elles ont à leur portée un remède unique.es ^f*de *0™*™, les Comédons et toutes Les taches de rousseur disparaissent comme ,es Colorations de la Peau, viennent de par enchantement devant ce conquérant qui ne rouver s'arrête jamais avant d'avoir remporté une vie- lib* Cmi ,lr/% m m mm I toire complète.Wll OaUVeUr ! Les comédons (taches noires) s'enfuient et ne C'est la reparaissent plus après avoir subi l'action de la Dermatine.Enfin toutes les décolorations de la peau sont POUR LA GUÉRISON DU Masque, des Taches de Rousseur.des Comédons et de toutes les décolorations de la Peau.GUERISON GARANTIE Dermatine.Dermatine Enfin toutes les décolorations de la peau sont Une préparation quj eniève en quelques jours guéries en très peu de temps et l'expérience touteg |eg tacheg dfi ,ft peau> queUeg q| vaut la peine d'être tentée.^ ^ soient.%%%%%%%«»%%%%»%%%%^%%%%'VsV*V%% Prix: 50c.et $1.00 la Bouteille, vaut la peine «te».~— Conservez votre beauté, mesdames, c'est un des biens les plus précieux que vous possédez.Rendez service à vos amies qui "ont dans lo même cas en leur signalant la venue de ce mossia Elles vous remercieront d'avoir été la cause indirecte de leur bonheur.Voyez l'annonce de ia Dermatiue V S'adresser.Tiroir Postal 2184, MONTREAL CANADA
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.