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Titre :
Les Veillées du Père Bonsens
Éditeur :
  • Montréal :N. Aubin,[ca 1865]-
Contenu spécifique :
No 10
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Les Veillées du Père Bonsens, 1865, Collections de BAnQ.

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LES VEILLEES m PÈRE BONSENS.VOL.1.DE TOUT UN PEU No.10 Les Veillées du Père bonsens se vendent 'Xso'tls par livraison.Les personnes do .«a campagne ou Je In ville qui désireraient recevoir celte publication à domicile pourront adresser h l'odUeur propriétaire.N.Aiaa.s à Bctœil, Cr.mt» le yér-eneres ou nu No.$4, hue St.Gabriel Montre;»!, une domine quelconque en urgent ce en estampilles, et il leur sera adresse des livraisons jusqu'à ce que le montant ail etèôp|usê.L'jçn.ypi équivaudra à un rp$u.'Iputes lettres, questions, suggestions, etc; destinées à l'éditeur, devient être adressons comme dessus.Cinquième Entretir n.{Suite.) Ou monsieur Languille donne a Pétrus un conseil d'avocat qu'il se fail pager et 01) il fait gratuitement un.long discours pour expliquer les raisons qui doivent èïïfpc-thfr un jeune homme de se mêler de po Utique.—Ûà Monsieur Bonsens fait l'histoire du traité de réciprocité, des causes de son abrogation, des conséquences que cela pourra avoir pour l'avenir du puas, et oà il rappelle en un mot bien des choses oubliées dont beaucoup He ocas nai-fnent pas à sfc ressouvenir, etc., etc.LanguiUc.— Brave, innocent et naif jeune homme, j'admire votre candeur et j'estime l'honnête simplicité de votre caractère.Mais auriez-vous la bonté de me dire A quoi serviraient les avocats si ou laissait sans défense et sans secours les voleurs, petits ou grands, les eàoçocs de tous les étages, les spoliateurs en pantoufles de velours ou se promenant nu pieds?Croyez-moi cultive?, vos choux avec un cœur pur, faites paître vos moutons et tondez letfr blanche laine sans arrière pensée; mais ne comptez pas trop sur la justice des hommes.On représente cette bonne dame-là comme aveugle ou les yeux couverts d'un bandeau.Ge sont les artistes, gens primitifs, ffti ont imaginé ces allégories incomplètes S'ils m'avaient consulté avant de commettre cette bévue je leur aurais dit de peindre une dévergondée portant des lunettes où à la place de verres on aurait placé des louis, d'or.Bonsens.—Mon jeune ami vous traitez ces choses-là bien gaiment et légèrement ; je n'ai rien à dire de cela, car je ne veux jias vous effaroucher et lever au ciel des yelix indignés.Il faut que jeunesse Se passe et je ris bien le premier de vos plaisanteries ; mais pourtant il me semble que vous ne pouvez pas continuer sérieusement à faire, votre carrière à protéger ainsi des coquins de bas ét&ge.Il faudrait; ce me semble, viser plu.- haut et chercher des causes plus importantes et plus nobles.Languille.—C'est bien aussi ce que je me propose de faire quand l'occasion s'en présentera et dès que les grands co-* qums s'adresseront à moi je serai fier df leur accorder l'usage de mes talents.Je pense qu'il me sera plus profitable d'être employé par des gros banqueroutier»,, par des accapareurs d'héritages, par des commis de banques defaleatairesque par des simples filous.Mais vous savez, Monsieur Bonsens, il y a un commencement à tout.Julien.—Teppfc, mon cher Monsieur Bousen*, je vous prie de ne pas prendre au sérieux mon ami.Il aime à rire de tout et pourrait vous occuper ainsi toute la nuit sans que vous en puissiez tirer rien de grave.Mais il ne faudrait pourtant pas le juger par là, car au fond, c'est, je vous assure, un bon cœur, un brave camarade et qui vaut mieux qu'il ne le dit.languille.—Oui, mon brave Julien, tout ce que je veux c'est le bien'de la veuve et de l'orphelin.Pétrus.—Satané farceur d'avocat, va ! Il faut que je vous parle avant que vous partiez pour la ville.Il y a un homme qui prétend que je dois lui rendre Tar 74 gent d'un cheval «[ni est niort quinze faire de beaux deniers ; il est justequ'au-jours après que je le lui ai vendu, (iuia- j jpurd'hui je [.relève sur ses profits, sans nie si e-était de ma faute à moi.Vous : même lui demander s'ils sont honnêtes, savez, Monsieur Languille, nous sommes] une légère pitance.De cette manière tous mortels et nous pouvons tous partir j nous vivrons tous.Je continuerai à dê-d'un moment; à l'autre.fondre le faible contre le fort eu atten- z-moi Voire affaire d'au 1,3110 je puisse défendre le fort con-îàu discours que je tre le faible», ce.qui rapporte davantage; e de la vie humaine, monsieur Pétrus pourra acheter par ici Ouenyphc.—Vous avez qu'à yqirj Mais dos chevaux qu'il vendra plus cher ail-ce n'est pas un homme humain, c'est un leurs et c'est ainsi que les hommes se geval ! rendent mutuellement service et cost Languille.—Raison de plus, mon vieux ; ainsi que la société repose sur la réeipro-acciroissement d'incertitude puisque le.cité.cheval n'est pas doué de la parole pour PMiw.—Tenez, monsieur Languille, cacher ses maux, comme le font les hom- j voici voire piastre.Je vous la donne mes qui vont prendre une assurance sur i avec plaisir.Si mon homme me pour-la vie.C'était à l'acheteur de ranimai i suit j'irai vous voir encore.Mais, à pro- Languillr.— Donnez et vous verrez le beai ferai sur l'incertttud de le bien examiner, de ne pas croire tout ce que le vendeur eu sa qualité de maquignon devait lui dire, de ue vous demande pas, monsieur Pétrus, si vous aviez acheté la susdite bête à très-Las prix pour cause de.mal incurable et si vous l'avez vendue très cher sur sa belle apparence.C'est une attaire qui regardera votre confesseur, si vous jugez à propos de lui confier vos affaires professionnelles, de ne vous demanderai pas non plus si vous aviez observé des signes par lesquels on peut reconnaître qu'un Ûer coursier est plus ou moins près du terme de sa course ; ci- sont des secrets qui appartiennent à Fart que vous pratiquez et dans lesquels je n'aurai pas l'indiscrétion de mïmmiscor.Tout ce que je me permettrai de voir dans cela c'est un homme à qui vous avez vendu un cheval, qui vous l'a paye et qui vous demande le remboursement de la somme que vous avez reçue.Je ne vois en vous qu'un persécuté; on votre adversaire qu'un persécuteur injuste, puisqu'il veut que vous lui rendiez sou argent, taudis qu'il lie peut pas vous rendre voir.; ••lie-val.Quenoche.—Vous ave/, qu'à voir! , Languille.—CinmnviVi'! Il n'aura qu'à voir.Pardounoz-nnû, je vous prie.Il aura aussi à payer.Voyez-vous, monsieur Pétrus n'avait pas pensé à l'idée que je viens de lui donner, eVst-à-dlre de lui communiquer, car de quoi vivrait un avocat, je vous prie, s'il donnait ses idées '! Ce n'est qu'une piastre pour cela, une pauvre piastre.Pendant que j'étudiais la logique et la dialectique sans gagner un sou monsieur Pétrus pouvait vendre des milliers de chevaux dyspeptiques et.se pos de réciprocité, dites-moi si c'est vrai que les américains out définitivement termine le traité de réciprocité; Voyez-vous j'ai grand intérêt à savoir cela, car presque tout mon commerce se fait avec les Etats et si c'est le cas je m'arrangerai en conséquence ?LantfûiUel—Un moulent, monsieur Pétrus, comme .mus sommes chez un ami je m veux, pas abuser de votre confiante quiétude.Si c/est un conseil d'avocat que vous me demandé?dans l'intérêt de vos atïaircs, je vous dirai que ma réponse entrera dans la catégorie des choses de haut commerce et que j'aurai droit à un honoraire un peu plus élevé.Mais si c'est une simple nouvelle que vous désirez savoir, je vous dirai que je ne me mêle pas de politique.Avant de me lancer dans cette arèue j'ai besoin d'éfudior un peu de quai côté sont les chances de succès.Voyez-vous je n'ai pas envie de perdre, mou avenir pour des gens que je ne connais pas et qui ne m'en sauront pas le moindre gré.Je veux examiner la situation à té te froide et reposée avant de me risquer, car je n'ai pas la moindre ambition de tomber écrasé entre deux partis qui riraient de ma déconvenue, de sacrifier les plus beaux jours de ma jeunesse ot par conséquent de ma vie, sans avoir pris auparavant toutes les précautions possible^ pour me mettre du bon côté ; c'est-à-dire du côté qui doit en fin de compte m'être le plus avantageux.Les principes politiques ne sont pas tellement tranchés qu'on ne puisse donner de fort bonnes raisons pour ou contre et de plus savants que moi fUy sont usés dans les deux sens.Je n'ai nullement envie de suivre leur exemple et si je me ID lance un jour dans Tun dés partis qui divisent notre pays et le monde, je veux que ee soit du moins avec quelque chance de faire mon chemin.Je me crois trop fort pour me poser en victime, trop faible pour jouer tout seul le triomphateur ou pour faire pencher la balance; Uonscns.—Mais enfin, mon ami, vous avez une opinion.Moi-même je ne nié mêle pas activement de politique, mais cela ne m'empêche pas de voir ce qui se passe, de juger nos hommes et leurs actions et d'en dire franchement ce que je pense.Mais si j'étais jeune comme vous; avec la parole aussi facile, il rne semblé ([ne je rie pourrais rnVrcpeeher de me jeter aussi dans la mêlée et d'essayer de rendre service à mon pays selon mes forces ; mais à mon âge.:.Languille.—J'ai la douleur done pas partager votre opinion, monsieur lion-sons." Si j'étais vieux, je ne dis pais non.Je risquerais peu de chose; mais au commencement de ma carrière c'est à y songer à deux fois.Supposez par exemple qiîé je me prenne tout-à-coup d'un beau zèle pour les idées aristocratiques, pour les doctrines des conservateurs; Que j'aille aux portes des églises parler en laveur des prérogatives du pouvoir, des garanties d'ordre que donnent à la société les hommes qui veulent restreindre sans cesse les immunités populaires, je m'expose aux attaques virulentes de tonte la gente rouge.On m'appelle esclave, vendu, ventru, éteignoir.On me sup|K)se les motifs les plus vils, on passe en revue toute ma parenté, toute ma généalogie, afin de prouver que les liens de fathille ne me permettent pas la moindre indépendance.D'un autre coté si je combats le pouvoir, si je déclare que le bonheur véritable des peuples dépend de retendue de leurs libertés; si je veux qu'ils aient un contrôle plus direct et plus étendu sur leurs affaires ; si je demande qu'on introduise l'économie la plus stricte dans l'administration de la chose publique ; si je dis que le vote au scrutin assure la liberté des élections, empêche la corruption et permet aux citoyens de voter pour les hommes qui leur paraissent le plus dignes de leur confiance, sans avoir à redouter la persécution d'un créancier, d'un chef d'atelier, sans être obligés de discuter éternellement avec leurs voisins pour justifier leur préférence et leur vote ; si je demande qu'on tâche de vivre en paix avec tout le monde en respectant les institu- tions que se donnent les peuples qui.le peuvent faire ; si je demande que l'on consacre à l'éducation populaire toutes les sommés don ton peut raisonnablement disposer, au lieu de s'endetter a mettre sur pied des troupes inutiles, alors je m'expose soudain à toutes les injures de la presse conservatrice qui se déclaré seule l'api) tre des bons principes', qui m'appelle énérgunièiiè^ démagogue san-[guinaire et impie, révolutionnaire alla-mé ; qui épie nus moindres actions pour les noircir, qui me fait calomnier dans s.'- colonnes par mille follirulairos anonymes, qui me l'ait calomnier tout bas dans la sneiété par scsàflidôs.Vovoi?vous, monsieur Bonsens, c'est à y songer à deux foi-; car un peu de précipitation peut lie perdre à jamais.Qu'à la suite d'une lutte électorale à laquelle j'aurai pris une pari active le parti que j'aurai défendu soit battu, je suis perdu peut-être à jam;ii>.Mes adversaires nie vouent nie* haine féroce et persévérant!», tandis qui' mes amis se refroidissent à mon égard, et m'attribuent même eu grande partie leur non-succès.Quenoche,—Vous avez qu'à voir! Jl me semble que monsieur l'avocat a, comme disait notre curé dans un«-er mon, la prudence du serpent.Je ne le blâme pas: chacun est maître de se conduire comme il l'entend: mais si loutlte monde faisait comme lui je ne sais pas comment irait le pays, car enfin personne ne se mêlerait de politique et le gouvernement nous mènerait à coup de fourche et brasserait nos écus à lapelle.On n'y verrait que du feu.yAmïroehei~Ovi n'y verrait plutôt que de la fumée.Du feu encore ça pourrait nous chauffer et nous éclairer.J'can-ClâuÏÏe.—he feu serait pour les gros, la fumée pour nous aveugler.Prfrut.—-Mais il me semble que tout ce beau discours que monsieur Languil le'nous a fait était pour nous dire qu'il ne veut pas se mêler de politique et tout ça parce que je lui ai demandé s'il était vrai que le traité de réciprocité se» trou vait aboli sans rémission.Voulez-vous médire ce qui en est, vous, -monsieur Bonsens: quoique vous ne vous mêliez pas de politique, vous ne vous gênez pas de nous dire ce qui se passe ni ce que vous en pensez.Jérémie.—Et qu'est-ce que ça nous fait que ce traité soit aboli ou non; cane nous regarde pas.Ça n'intéresse que mix qui se mêlent de ces affaires-là.les 76 air pjxnuates.Pétrus.-Les diplomates* tu veux diiv.Jvrènùe.—Que t'es bêle ! Quatre de plus Ou de moins, ça ne fait pas grande différence.Ils sont toujours bien assez pour jpanger notre pauvre argent.Mais enfin qu'est-ce que ça peut-nous faire?Bbriscm.—Mon brave Jérémie, celle af-Jiaire-là est pour nous pltis grosse que lu ne penses.Je crois devoir te donner là dessus quelques .xplicatious qui pourront t'ètre de quelqu'utilité et je crois aussi qu'il est assez important que tous les cultivateurs, tous les marchands, tous les ouvriers, Unis les électeurs enfin sachent à quoi s'en tenir là-dessus et connaissent clairement cette partie de l'histoire de leur pays.Si vous m'accordez un peu d'attention je pense pouvoir vous faire aisément comprendre la, chose.Jean-Claude.— Pour ma part j'écoute de toutes mes oreilles, car voilà long-tems que j'entends parler de la réciprocité et je ne sais pas trop où ca se trouve; J'ai hâte desavoir ce qui en est quoique je n'y aie pas d'affaire.Languille.—Mon cher monsieur Bon sens, j'admire, en vérité, votre patience ; mais enfin ce que vous faites est bien.Pour moi je n'aurais jamais, il me semble, le courage de chercher à instruire ces pauvres gens comme vous le faites «Vec tant de dévouement.Quenoche.—Vous avez qu'à voir ! Eh mais écoutez donc un peu vous aussi.Quoique vous soyez bien savant, peut-Atre qu'on pourrait encore faire un assez beau livre avec ce qui est resté en dehors de votre tète.Kt peut-être aussi que quand le père Bonsens aura fini de s'expliquer, vous direz que vous ne faites que commencer à connaître plusieurs choses.Il en a remontré déjà à des docteurs qui se croyaient bien fins.Languille.—Je vous demande mille excuses.J'allume mon cigare et j'écoute.Bonsens.—Vous ne savez peut-être pas, mes amis, que quoique nous ayons le .gouvernement constitutionnel nous n'arrangeons pas nos affaires comme nous le voulons.Nous avons bien, il est vrai, l'apparence d'un gouvernement représentatif avec une administration responsable au parlement; mais nous n'en swpmes pas moins sous le contrôle d'un pays autre que le nôtre, qui nous envoie des gouverneurs chargés d'approuver laut ce que nous faisons* pourvu que ce-h'&'aecordfc avec les intérêts et les vues de ceux qui les nomment.Nous les payons, ces gouverneurs ; mais nous ne les choisissons pas.Si je vous faisais leur histoire, à tous ces fonctionnaires, je vous démontrerais qu'un gouverneur impopulaire a toujours été suivi d'un autre qui l'était moins et qui, lorsqu'il nous avait lait prendre patience par des concessions ou une apparence de libéralisme, était lui-même remplacé par un autre moins facile et dont les instructions semblaient lui dicter de regagner autant que possible le terrain que la colonie semblait avoir conquis.II peut y avoir à cela quelque raison à laquelle nous sommes obligés de nous soumettre tant que nous serons colonie.II est des gens qui prétendent que plus vite nous serons maîtres chez nous mieux cela vaudra.Je ne veux pas me prononcer sur cette question qu'il est bon pourtant de débattre, et que le peuple peut d'un" moment à l'autre être appelé à résoudre.Pètrm.—Mais il me semble que le sens commun suffit pour dire qu'un peuple doit mieux savoir que des étrangers ce qu'il lui faut et que par conséquent plus vite nous mènerons nos affaires à notre guise mieux cela sera, pour nous.Hansen*.—Le sens commun dit peut-être cela ; mais le sens commun ne gouverne pas'le monde, On appelle déloyaux, rebelles, ceux qui l'invoquent et tout est dit.Quenoche.—On ne me fera jamais comprendre comme quoi dans nos affaires, municipales nous devrions consulter la fantaisie d'un comté d'en bas de Québec.Kt je ne vois pas pourquoi non plus nous devons arranger les affaires delà province selon le caprice de gens de l'autre côté de la mer.Ce serait plus simple de les.mener à notre goût.Bonsens.— Tout cela peut-être vrai, mon ami, mais enfin il faut prendre lea choses comme elles sont et non pas comme nous les voudrions.Donc pour en revenir à notre histoire, l'Angleterre notre mère-patrie est, comme vous savez, un pays qui possède beaucoup de manufactures et qui par conséquent emploie beaucoup d'ouvriers.Elle est obligée pour vivre et prospérer do chercher partout des marchés pour ses marchandises.Mais elle n'est p;*g seule daps le monde qui travaille.Il y a d'autres gens, comme les français, les belges, les allemand**, les américains, qui se sçnt mi» ^construire de?moulins de totftes lea ospàoee 77 Dour faire des marchandises «le toutes Fes laçons.L'Angleterre ne produit pas I chez, elle les grains et autres nourritures dont ses ouvriers ont besoin.Ses colonies ipeme.ne suffisent pas pour cela et ne sont pas assez riches pour lui acheter tout ce qu'elle l'ait.Kl le se décida donc un jour à chercher un moyen d'einpê-çher les autres nations de là supplanter.Après avoir bien rumine, après s'être bien chicanés, ses hommes d'Etat peu seront que le moyen le plus simple pour l'Angleterre était de donner ses elle t s à meilleur marché que Iqs antres ne le pourraient taire, François.—Ce n'est pan hêt.ça.hein pour des anglais qui ordinaire nient veu ' huit vendre tout plus cher que les autres Bonsens.—Oui, mais ce îfé'ait pas si facile.Les ouvrier-, pauvres malheu-1 reu.v: (|ui travaillaient de quinze à dix-huit heures sur vingt-quatre, n etaiein payés que juste ce qu'il fallait pour les empêcher de mourir de faim, ou comme l'on dit, juste assez pour tenir ensemble l'âme et le corps.Pe/m.-Kst-co possible, monsieur Bon-sens, ce que vous nous dites-là.Je croyais que les anglais étaient tous riches comme des milords.On dit pourtant qu'il y en a qui ont des cent louis à manger par jour.Bonsens.—C ml vrai ; et il y en a qui.ont beaucoup plus que cela.Mais cette grande, richesse-là provient, vois-tu, de ce qu'il y en a beaucoup qui n'ont presque rien à manger par jour.Dans un pays comme l'Angleterre dont le sol ne produit pas ^raud'chose, eVst le travail qui seul fait l'argent.Si un homme riche emploie mille hommes qui lui gagnent une piastre par jour, et qu'il les paie un écu, cela lui donne cinq cent piastres de profit clair par jour.Quenoche.—Vous avez qu'à voir ! Mais alors pourquoi ces ouvriers-là no travail,; lent-ils pas pour leur propre compte.Si j'étais à leur place, moi, l'aurais bientôt planté-là ces gros messieurs pour prendre boutique moi-même.Bonsens.—Ce n'est pas aussi facile que tu penses, mon pauvre Quenoche.Pour établir une boutiqae, une manufacture, il faut un terrain; pour faire marcher la plus petite mécanique il faut ou un pouvoir d'eau ou du charbon.Or dans ce pays là.toute la terre, toutes les rivières, toutes les mines appartiennent à un petit nombre de familles qui par-là sont maîtresses de tout le reste.D faut s'engager à travailler pour elles ou crever de faim-, il n'y a, pas de milieu.Ces familles là donc, étant aussi propriétaires des terres qui produisent du grain, les légumes et autres effets qu'elles vendaient à leurs ouvriers eh question,, mettaient autrefois des droits sur les mêmes effets venant de l'étranger de sorte qu'elles avaient pour les leurs un plus gros prix.Jèrcmie.— Voyez-vous ça ! Pas bête, hqin,ces grosses familles-là.C'est pas étonnant si elles sont riches.Moi aussi je serais riche si je pouvais demander ce que je voudrais pour mon grain, pour nies oies et pour mes dindes.Bonsens.—Oui, niais il vint m; temps ou les ouvriers coûtaient cher sans que cela profitât à ces pauvre.- diables.11 fallait chercher ;u: moyen deles faire travaillera meilleur marché pour pouvoir lutter avec les ouvriers des autres pays où la terre et les-loyers ne sont pas si chers que dans la Grande-Bretagne.Après bien des pourparlers et de l'opposition et des midi à quatorze heures, le parlement anglais décida que pour que les ouvriers anglais pussent travailler à meilleur marché, il fallait les nourrir à meilleur marché.Alors ils ùtèront les droits d'entrée sur les grains qui venaient des pays étrangers.Les américains de l'ouest qui ont des terres qui semblent faites exprès par la providence pour donner du blé eii toute abondance et presque sans travail ; qui n'ont pasbesoiu d'hiverner leursanimauxetqui peuvent par conséquent cultiver à meil-eur marché que nous, se mirent àculti-ver le blé et le blé-d'mde en grand pour les envoyer en Angleterre où les portes leur étaient ouvertes.Nous autres colons qui étions accoutumés à la protection sur les marches anglais en' qualité de sujets, nous fûmes alors placés sur le même pied quo les étrangers.Ça ne faisait pa> i'aiTaire de nos marchands, de nos spéculateurs ni des fermiers du Haut-Canada.Tls se dirent: puisque l'Angleterre no nous traite pas mieux que les américains, lions ferions mieux de nous mettre américain^ Quenoche.—-Vous ayez qu'à- voir ! Ces marchands et ces fermiers ne sopt donc pas des loyaux sujets qu'ils voulaient comme gg abandonner leur reine?Bonsens.-Mon pauvre ami,,la loyauté estime chose qui marche le plus souvent. 78 avec l'intérêt ; et c'est assez juste, après tout; carie principal devoir et la première utilité d'un gouvernement sont de favoriser, de protéger, d'augmenter l'aisance des gouvernés.Il se fit alors grand bruit dans le pays : des assemblées eurent lieu de tous les côté- où l'on adopta des résolutions déclarant que l'intérêt du pays serait dè s'annexer paisiblement aux Etats-Unis.Des manifestes i cet effet furent signés ouvertement par les hommes les plus marquants.A la lin le gouvernement s'alarma.Jl y avait alors à la tête des affaires du Canada lord Elgin, rusé compère qui fit comprendre à ses ministres et au gouvernement de la Grande-Bretagne qu'il seVait à propos de fain1 avec les américains un traité par lequel on leur donnerai tie dçoit de pêcher dans le golfe Saint Laurent, le droit do naviguer notre fleuve et nos canaux et d'entrer tous leurs produits naturels dans le Canada sans payer de douane, à condition qu'ils nous laisseraient entrer les mêmes produits aux Etats aux mêmes conditions.Les américains, qui ne sont pas manchots et qui savent que les relations commerciales font lier connaissance bt que quand on se connaît on veut se rapprocher davantage, consentirent à toutes ces propositions.C'est ce qu'on appelle le traité de réciprocité.Androche —Tiens, tiens, je n'avais jamais bien compris ce qu'on voulait dire pjir-là.Et vous, monsieur Languille ?Languille.—.l'étais au collège quand cette convention a eu lieu et on ne nous y parle pas beaucoup de ces vétilles-là.On nous enseigne des choses plus importantes, comme par exemple l'enlèvement des Sabines, la bataille de Marathon, celle de Pharsalc, le passage des Ther-mopyles.Peints,—Il me semble pourtant qu'il est bon de connaître aussi un peu h' passage des rapides de Chambly, ceux de Lachine et combien les bateaux paient pour les traverser.Languille.—Vous avez peut-être raison et je dois avouer humblement aussi que je savais que nous avions avec les américains ce qu'on appelle un traité de.réciprocité; mais j'ignorais au juste en quoi il consistait et surtout à quelle occasion il avait été fait, Quenoche.—-Quand je vous disais qu'on apprenait encore quelque chose avec nous autres 1 Bornent.—Dès que le traité fut mis enforce, le paysprit une activité nouvelle.'On se mit à cultiver l'orge.l'avoine, à faire du bourre, à élever des chevaux.I toutes choses qui se vendent bien aux Etats-Unis, mai- qu'on ne pourrait pas envoyer ave.- profil eu Angleterre.Montréal augmenta rapidement en ri-cliesse.On lit le chemin de fèrdxiGrahd Troue qui n'aurait pas élé nécessaire peut-être d'ici à deux ou trois cents ans sans le trait»* de réciprocité et le voisinage des riches américains, et les billets de nos banques, hs vieilles piastres françaises e1 les chelins anglais disparurent pour faire place aux trente sous el au v écus américains.Jvrén^ie.—C'est vrai, ou ne voit plus que ça ; mai-1" malheur esl qu'on perd trois ou quatre sons par piastre.Pétrus.—Quitte à perdre dessus je n'ai pas d'objection à en avoir à pochetées U me Semble que ça sera bien plus triste si par hasard'b' traité cassé arrête notre commerce et chasse les trente sou-.Mais pourquoi les américains refusent-ils de continuer comme avant ?Bonsens.—Vous savez tous qu'ils viennent d'avoir une guerre terrible avec les gens du Sud qui voulaient se séparer du Nord pour détruire cette grande répil-j blique et conserver parmi eux à jamais ' l'esclavage.Nous n'avions rien à faire dans cette querelle et nous pouvions fori bien demieurerà l'écart tout en leur souhaitant même'du succès à ces gens-là qui faisaient, tant «le sacrifiées pou." abolir une fois pour toutes cet esclavage qu'on leur reprochait comme une tache».Pétiiis.—D'autant plus que pendant toute leur guerre ils nous achetaient plu> de chevaux, d'avoine et d'orge (pie jamais, d'en sais quelque chose, allez.Bonsens.—Le malheur est que les sens qui n'aiment pas l'espèce de gouvernement qu'ont les américains les ont crus perdus, finis à tout jamais; alors ils se sont mis à les décrier, à les ridiculiser, à les insulter dans les journaux.Le gouvernement libéral qui demeura au pouvoir pendant peu de teins en Canada fit tout ee qu'il 'put pour agir loyalement à l'égard de nos voisins.Il empêcha plusieurs conspirations organisées sur notre territoire et en prévint le gouvernement des Etats-Unis comme cela se fait dans les pays honnêtes.Tant que le gouvernement agit ainsi on ne parla pas dans les Etats-Unis d'abolir le traité.Mais t- notre gouvernement changea et sa composa dîhqmmes qui désiraient de tout leur cœur la ruine de nos voisins.Los journaux officiels Redoublèrent d'insultes pour le nord, de sympathie pour le sud.Des gros du sud se crurent cri pays d'alliés en Canada: aussi vit-on dans les rues de nos grandes villes les dignitaires du sud se pavaner comme eliez eux, comploter ouvertement contre leurs an ciens compatriotes, et prendre ton- le* moyens possibles pour amener une guerre entre j'Angleterre elles Etats du nord.Ils poussèrent même l'audace jusqu'à organiser des expéditions de maraude sur notre territoire et à s'y réfugier après les avoir exécutées, sans que nos tribunaux ou notre gouvernement aient rien fait de sérieux pour les en empocher.Notre gouvernement imagina ensuite le beau projet de confédération qui devait se.résoudre en monarchie, avec armé'', permanente, titres,noblesse.Julien*—Oui î Ton voulait faire au nord ce que l'empereur des français faisait au sud dans le Mexique.Quenoche.—Vous avez qu'à voir! Mais je pense qu'on a chatouillé un peu trop fort nos voisins- qui sont déjà pointant assez chatouilleux de leur naturel.Pétrus.—Oui et ils ont dit je pense comme ce gros Muscade ; y;: des imites! Bonsens.—Oui et c'est de ce moment-là qu'ils ont résolu de cesser d'être avec noijs sur le mémo pied d'amitié.Ils ue nous ont pas lait grands reproches ni grandes menaces.Ils nous ont seulement dit: Allez vendre vos effets où vous pourrez.Et ils ont aboli le traité de réciprocité.Androche.—Comment, comment, c'est le gouvernement qui est cause que nous voudrons notre ayoiue, notre orge, nos chevaux et notre beurre moins cher?• Jewirttaucle.—Sije croyais ca ils n'auraient pas niou vote à la prochaine élection.Pétrus.—Ça sera un pc i tard alors.Voilà ce que c'est que de s laisser conter toutes sortes d'histoires par des.beaux parleurs, au lieu d'essayer dé juger par nous-mêmes.C'est toujour- Men diablaut.Quenoche.—Et ces vèliméuseâ de gazettes (jui nous disent quo ce serait bien heureux si nous n'avions jamais rien à faire avec les américains ! Est-ce qu'elles vont nous payer lé dommage à présent?Bonsens.—Écoutez, je pense qiid le gouvernement a bien senti qu'il a fait un faux pas, car il a fait tout ce qu'il a pu depuis pour adoucir les américains, lia donné un remplaçant au juge qui à mis en liberté les maraudeurs de St.Albans• ; il a payé une partie de l'argent voté ; il a envoyé ses deux hommes les plus capables à Washington offrir les avantages tes plus séduisants, faire les promesses les plus flatteuses ; rien n'y a fait et le gouvernement américaiu s'est contenté de leur mettre des conditions qui équivalent à une annexion du Canada au territoire des Etats.Je ne sais comment'cela finira, mais il me semble que nous n'avons pas montré beaucoup do sagesse.Languille.—Mais qui aurait pu croire aussi qu».' les gens du Nord se seraient tirés de Leur guerre civile comme ils Tout fait.Bonsens.—Tous ceux qui les connaissent pour les avoir vus de près.Tous ceux qui ont étudié le jeu de leurs institutions et le caractère de la nouvelle nationalité qu'elles ont créée.Tous ceux enfin qui n'ajoutent pas une foi aveugle aux stupides histoires que débitent les écrivains qui diraient demain tout le contraire si les américains leur montraient leur épée ou leur argent.Languille.—Mais enfin monsieur Bonsens, ie gouvernement a envoyé des ambassadeurs dans d'autps pays pour trouver des nouveaux marchés pour nos effets.Il n'y a pas que les américains dans le monde ! Bonsens.—Mon cher jeune monsieur, c'est vrai; mais nous n'avons qu'eux pour voisins, à moins que vous ne comptiez sur les esquimaux pour nous acheter nos produits.J'ai couru le monde moi qui vous parle et je vous dirai que ce no sont pas les ambassadeurs qui font le commerce.La marchandise cherche l'argent et l'argent cherche le bon marché.Le plus simple commis vaut pour cela tous les ambassadeurs possibles.On est allé sans le gouvernement chercher I»» thé en Chine, le sucre et la mélasse dans les lies.Le Brézil dont on nous parle est plus éloigné de nous que l'Angleterre qui est déjà trop loin pour que nous lui portions bien des choses.L'ambassade n'aura pas servi à grand'chose sinon peut-être aux ambassadeurs qui auront fait un beau voyage en gagnant un joli salaire, à moins toutefois qu'ils n'aient attrappô le choléra.ou la fièvre jaune. M) Peints.—Mais, si c'est •omine bà, les fermiers du Haut-Canada et les marchands ne vont-ils pas reçotçtrlëncèr.à crier à Tanue.viou comme avant qu'on leur ait bofiehé le bec a\ec le traité de réciprocité ?Bonsens.—(khi pourrait bien arriver.Qui vivra verra.Le parlement va pro-vablement bientôt se rassembler, car le gouverneur-général est revenu sans don te pour cela.Pour nia part j'ai grande hâte de voir quelle mine vonl faire nos ministres dont tous les beaux plans sont fort endommagés.La confédération n'est guère prête ; les fortifications qu'on devait construire cet été '¦•ont plus inutiles que jamais; le chemin de fer intercolonial était une condition de la confédération et la confédération une condition du chemin de fer intercolonial ; la milice a cessé d'amuser les gens, enfin celui qui a fait la coalition, le terrible monsieur Brown a filé entre les doigts de ses capteurs plus revôehe que jamais.A moins que tout cela soit une comédie, je vous dis qu'il doit être plus agréable pour les hommes de cœur d'être hors du ministère que dedans.Languille.—Eh! bien, monsieur Bon-sens, si les américains, ne veulent pas faire le commerce avec nous sur un pied d'égalité nous allons avoir la confédération dans laquelle entreront le Canada, le Nouveau Brunswick, la Nouvelle Ecosse, Vile de Terreneuve et l'île du Prince-Edouard.Nous ferons le corn merce ensemble et les américains seront bien attrùbpés.Ils viendront nous supplier de ^commencer un nouveau traité tic réciprocité, Mïiis alors nous ne voudrons pas; nous leur ferons alors des conditions telles qu'ils ne pourront pas les accepter.Bonsens.—Oin je sais que c'est ce que disent aujourd'hui bien des journaux qui pourtanUuraient annoncé eu grosses lettres comme une victoire éclatante si messieurs (lait et •H>wlanr,l les deux membres les plus habiles de l'adrniuis-tratiou actuelle, avaient pu réussir à obtenir le renouvellemeutdu traité.Mais, mou cher monsieur, je lié crois pas que lk confédération soit un remède bien efficace pour réparer le tort que feront à nos agriculteurs et à nos marchands les entra vesapporléesà notre commereeavec nos voisins.Je ne comprends pas comment cinq cultivateurs et marchands qui séparément ne peuvent trouver à vendre leurs grains e'i lèùitè marchandises et qui pur Conséquent redoutent la bau-qiii route peuvent se sauver et s'enrichir en s'assoeia"'.en ptefrahl maison sur un pliisgrand pii d, )ii augmentant leurs dépenses.l*clrny.Bt moi ilôli plus je ne comprends pas beaucoup cela.Imaginez donc, cinq chevaux' ÎJoiteux qui s'attellent à la même voilure pour aller pins vite ! Ldiïjjuille.— Vous pouvez rire, mais nous avons des ministres qui ont encore plus d'un tour dans leur sac.Attendez la prochaine session-et vous allez voir ce que notre administration proposera pour donner un croc en jambe à nos voisins qui seront bien penauds alors.J'en ai entendu parler à travers les branches et ea m'a i%iv joliment imaginé.fyliènôéfie.—Vdiis avez .qu'à voir! Racontez nous donc cette imagination-là, s'il vous plait.lAuitjuilie.-~('ïùtl bien simple.Le Parlement passera une lui pour laisser entrer toutes les marchandises anglaises sans droit de douane.Ou mettra des taxes directes pour payer les frais du gouvernement et l'intérêt de notre dette.Alors il su fera un grand commerce de contrebande sur toute la frontière.Bonsens.—.Te pense que le remède serait un peu violent, mais je né sais pas s'il serait efficace.Ditcs-mûi, mon jeune monsieur, si vous pensez que les américains laisseraient ainsi faire la contrebande sans essayer d'arrêter les contrebandiers?Qu'arriverait-ii s'ils lés poursuivaient et venaient les abriter jusque sur le territoire canadien?: Jêrénm.—Hum! je crois qu'il faudra tacher de.trouver quelqu'autre imagination, car colle-là pourrait nous mettre dans des dépense^ dont ou ne verrait guère la îîu.Jacqueline.—Eh! messieurs, la table est mise ; vous excuserez; vous savez, c'est sanb cérémonie.Je n'ai pas grund'chose ; mais enfin o'tst de bon emur.Si j'avais été .prévenue ; mais comme jja àl'impvo-vise il faudra vous contenter de ce qujil y aura.Quenoche.—Oh ! mam'zelte Jacqueline, ou connaît votre pas grand'chose.Quand on est quatre il y en a pour huit» {A Continuer.}
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