La bibliothèque canadienne, 1 novembre 1826, novembre
La Bibliothèque Canadienne.Tome III.NOVEMBRE, 1826.Numéro G.HISTOIRE DU CANADA.Nous venons de dire que M.de Pétrée était passé en France fn 1662: voici quel fut le sujet de son voyage.Jusqu'alors les gouverneurs de la Nouvelle-France avaient généralement tenu la main à faire exécuter les ordres qu'ils avaient eux-mêmes donnés, d'après leurs instructions, de ne point vendre d'eau de vie aux sauvages; et le baron d'AvaugOur, en particulier, avait décerné les peines les plus sévères contre ceux qui contreviendraient à ces ordres.Une femme de Québec, qui fut surprise à y contrevenir, ayant été conduite en prison, le P, Lallemant crut pouvoir, à la prière de ses parens, ou de ses amis, intercéder pour elle.Dans ce dessein, il alla trouver le gouverneur, qui le reçut très mal, et lui dit finalement que puisque la traite de l'eau de vie n'était, pas une faute punissable pour cette femme, elle ne le serait désormais pour personne.La chose ne tarda pas à être connue du public, et le désordre, dit Charlevoix, devint extrême; tellement que l'évêque de Pétrée crut devoir recourir aux foudres de l'église, les prédicateurs tonnèrent dans la chaire ; les confesseurs refusèrent l'absolution.Le zèle, peut-être un peu trop ardent, du prélat et des ecclésiastiques, excita contre eux des plaintes amères et des clameurs injurieuses.Des jeunes gens, qui arrivèrent de France, sur ces entrefaites, se joignirent aux mécontents: quelques particuliers firent contre le clergé des mémoires et des requêtes qu'ils envoyèrent au conseil du roi.Mais l'évêque de Pétrée et ce qu'il y avait d'ecclésiastiques et de religieux en Canada, étaient en trop bonne réputation, et avaient trop de crédita la cour, pour que leurs adveis lires y fussent écoutés favorablement.Néanmoins le désordre croissait à un tel point dans la colonie, et surtout parmi les sauvages chrétien.1, regret, étaient attachés à d'immortels souvenirs.1 lo-mere dit qu'aux funérailles d'Achille, les Thessaliens se présentèrent, la tete couronnée d'amarantes.Malhebre* rnmm* 210 Le Lavage des Fleurs.propre gloire appartenait au héros qu'il célèbre, dit à Henri IV: Ta louange dans mes vers, D'amarante couronnée, N'aura sa fin terminée Qu'en celle de l'univers.L'amour et l'amitié se sont aussi parés d'amarantes.Dans la guirlande de Julie, on trouve çe quatrain: Je suis la fleur d'amour qu'amarante on appelle, Et qui vient de Julie adorer les beaux yeux.Roses, retirez-vous, j'ai le nom d'immortelle; 11 n'appartient qu'à moi de couroner les dieux.Dans une idylle charmante, M.Constant Dunos a chanté cette fleur, dont l'aspect nous console des rigueurs de l'hiver.Après avoir regretté la fuite des fleurs et du printems, il dit: Je t'apperçois, belle et noble amarante: Tu viens in'offrir, pour charmer mes douleurs, De ton velours la richesse éclatante: Ainsi la main de l'amitié constante, Quand tout nous fuit, vient essuyer nos pleurs.Ton doux aspect de m'a lyre plaintive A ranimé les accords languissants; Dernier tribut de Flore fugitive, Kilo nous lègue, avec la fleur tardive, Le souvenir de ses premiers présents, La reine Christine de Suède, qui voulut s'immortaliser, en renonçant au trône, pour cultiver les lettres et la philosophies institua Tordre des chevaliers de l'amarante, La décoration de cet ordre est une médaille d'or enrichie d'une fleur d'amarante, en émail, avec ces mots: Dolce nella memoria: En sa douce mémoire.Dans les jeux floraux, à Toulouse, le prix des plus beaux ehants lyriques est une amarante d'or.Clémence lsaure ca avait fait l'emblème de l'immortalité.Cornouiller setrear-e—Durée.Le cornouiller ne s'élève guère qu'à la hauteur de dix-huit ou vingt pieds: il vit des siècles; mais il est très lent à croître: on le voit fleurir au printems; cependant il ne cède qu'à l'hiver ses fruits d'un rouge éclatant.Les Grecs avaient consacré cet arbre à Apollon, sans doute pareeque ce dieu présidait aux ouvrées d'esprit qui demandent beaucoup de tems et de réflexion.Charmant emblème, qui apprenait à tous ceux qui voulaient cultiver les lettres, l'éloquence et la poésie, que pour mériter la couronne de laurier, il fallait porter longtems celle de la patience de la méditation.Après que Romulus eut tracé l'enceinte de sa ville naissante, il lança son javelot sur le mont palatin.Le bois de ce javelot était de cornouiller: il prit racine, s'éleva, produisit des branches, des feuilles; il devint arbre.Ce prodige fut regardé comme l'heureux présage de la force et de la (itirer, de ce naissant empire. Géologie et Minéralogie* 511 Une paille brisée—Rupture.Les vieux chroniqueurs racontent qu'en 922, Chaules le SiMPLE se voyant abandonné des principaux seigneurs de sa cour, eut l'imprudence de convoquer l'assemblée du Champ de Mai, à Soissons, Il y cherchait des amis; il n'y trouva que des factieux dont sa faiblesse accroissait l'audace.Les uns lui reprochent son indolence, ses prodigalités et sa confiance aveugle dans son ministre Haganon; les autres s'élèvent contre le déshonneur des ses concessions à Raoul, chef des Normands.Environné de leur foule séditieuse, il prie, il promet, il croit leur échapper par de nouvelles faiblesses, mais en vain.Dès qu'ils le voient sans courage, leur audace n'a plus de bornes: ils osent déclarer qu'il a cessé d'être leur roi.A ces mots, qu'ils prononcent avec toutes les marques de la violence, et qu'ils accompagnent de menaces, ils s'avancent au pied du trône, brisent des pailles, qu'ils tiennent dam leurs mains, les jettent brusquement à terre, se retirent après avoir exprimé par cette action, qu'ils rompaient avec lui.Cet exemple est lo plus ancien de ce genre qui nous soit parvenu, mais il prouve que, depuis longtems, cette manière de rompre un serment devait être en usage, puisque les grands vassaux ne crurent pas nécessaire d'ajouter à leur action une seule parole qui pût servir à l'expliquer: ils étaient donc sûrs d'être entendus, et ils le furent.Il y a loin de cette scène terrible à la scène si comique du Dé-pitjamoureux de Molieue.Cependant l'une est l'origine de l'autre: elles prennent au moins leur source dans le même usage populaire; il n'y a que la différence du tems.Ce qui servait jadis à détrôner un roi, à bouleverser une nation, ne peut plus servir aujourd'hui qu'à désoler un «œur.Heureux les amans dont les ruptures se terminent comme les révolutions du bon vieux temps.GEOLOGIE ET MINERALOGIE.Le rocher du Cap-Diamant, vulgairement nommé le " Rocher Noir,* a été quelquefois qualifié de pierre calcaire.Dans la vue de faire voir si ce rocher a droit à cette qualification, nous niions faire connaître, du mieux qu'il nous sera possible, ses propriétés géologiques et minéralogiques.Les couches, telles qu'elles sont naturellement et artificiellement exposées, sur la rive septentrionale du St.Laurent, entre le Cap-Rouge et l'ance de Sylleri.sont une variété de schiste argilleux appelle grau-wacke, mêlée, régulièrement, avec une variété plus fine appellee ardoise argil- * Nom ne croyons pw qu'on di«e fn frença'm le " Rocker Noir,'* «n parlant du Cap-Diamant ; mail nous ne pouvont pai traduire coaneodiment notre aateur, sani neas lemr de eette exereiïien. Ill ( i i tit i : e et il fin ti ale ¦•if.hr.se, ou argiilitc.L'inclinaison des couches ci au S.E.à un angle d'environ 3d:.et leur direction au N.E.et au S.O.avec une légère déclinaison de son bord supérieur au-dessous de 1 ho-risen vers le N.L.C'est probablement en conséquence de cette déclinaison, que le grau-wacke se perd avant d'arriver à Québec, «n descendant au-dessous du niveau du S:.Laurent: le dernier qu'on voit est à l'ance de Sylleri, à-peu-près à ce niveau, et à cinq milles de Québec.Ici l'argillite^ou schiste noir à grains fins, qu'on n vue courir en couches parallèles., derrière le grau-wacke, seule visible.Elle y forme une chaîne basse qui continue à Relever, en allanl \Lrs Québec, sans autre interruption que celle d'une ou de u.\ vallo« s, jusqu'au Cap-Diamant, où elle offre un précipice d'environ pieds au-dessus du niveau du fleuve.Dans toute cette distance, < lie conserve la même Inclinaison et la même direction que le graivwacke, avec lequel on la voit, en quelques endroits, alternativement, sur la rive opposée.Quoiqu'il ne parai point \ avoir, jusque-là1, de différence géologique entri l'ardoise argilleusc de l'ance de Sylleri, et la pierre noire du Cap-Diamant, il y a évidemment entr'ellçs une différence chymiqùè.En quelques endroits, au Cap-Diamant, le rocher est de couleur de suie j il exhale une odeur de bitume, lorsqu'on le frappe ou qu'on en enlève de petites parcelles, ou souille les doigts.La cause de ceci est la présence du carbone, qu'on a trouvé dans le rocher, dans la proportion de 20 par cent.Jl paraît y avoir aussi une différence dans L'effet du tems, ou atltres agens destructeurs.IL exercent leur influence sur l'ardoise argilleuse, entre l'ance de Sylleri et le Cap-Diamant, en couvrant la base du rocher d'un ^ pot mouvant de-p tit fragmens anguleux, ou en forme de coins, quelquefois très ferrugineux.Au Cap-Diamant, leur action se.reconnaît à une structure schisteuse, continue et peu tenace, parallèle au plan de stratification, La direction générale du " Rocher Noir," est au X.E.Cependant, en quelques endroits, on voit les couches courant au nord, l'inclinaison étant alors au N.O, On trouve aussi des cou-, dus verticales, ou à-peu-près.L\ pèifi aur des couches varie de trois pieds à trois pouces.— Souvent, les premières sont, suivant toutes les apparences, d'une structure très compacte, et se brisent en morceaux ii surfaces cou-choïdes oui se t- rminent en coins aigus.Dans ces couches, pour- • tiii, le temps effectue ce qtu le marteau ne fait point, et y montre une structure véritablement schisteuse.Delà vient, ainsi que de sa qualité absorbant,-, i|ue le Rocher Noir" n'est point une bonne pierre à bâtir.Les couches minces paraissent à l'œil et sont réellement très schisteuses.Elles sont quelquefois compactes et se cassent en longs morceaux prismatiques, qui rendent un son métallique, lorsqu'on h s frappe: elles séparent les couches plus épais es, à certains intervalles, et déterminent souvent les 06 Géologie e! Mifiêralog V, ) i* pions de stratification, lorsrm'autremenl ils pourraient fctre douteux, à cause de la ressemblance qu'ils ont quelquefois avec les* surfaces Unies et blanchies des jointures naturelles.Ces derhi^ ères ne sont jamais coutinùes?autre pierre de touche utile.Parmi les apparences particulières au " Rocher Noir," déployées par la fracture, font des faces en forme de côtes ou de sillons, une convexité luisante, une surface r sscmblahl à du cuir à souliers poli.i.'effet du temps est souvent atissl trçs remarquable: quelquefois il découvre la rature schisteuse du rocher; d'autres Ibis, il offre une surface arrondie et blanchie, fort i int en côn-traste frappant avec l'intérieur de couleur de suie.D'antres tout encore, par l'arrondissement des lames on feuilles isruccessives, il se forme une série concentrique d'ovales irrégulières, ressemblant beaucoup aux graines de sapin; et lorsque la surface est brunie ou rougie, on la prendrait pour celle de quelque bois, En creusant, on rencontre des couches dont la couleur est un vert brillant: ces couches ont acquis ordinairement un degré considérable de dureté et de transparence, et ressemblent à la pierre a fusil cassée: d'où l'on serait porté à croire que c'est un schiste siliceux.Ou trouve communément des concretions Sphéroïdes de la même pierre, ainsi que d'une autre variété d'un gris fonce.Quelques unes des couches sout décidément plus calcaires (jtn* d'autres; et nous avons incontestablement observé rious-mêrpe deux espèces de pierre à chaux.La première est fétide el ÙQ peu chrystalline: l'autre est compacte, Elles sont l'une et l'autre situées sur le même plateau, près des bords du précipice, au el.au N.O.de la ville.La dernière est d'une excellente qualité, se dissout presque entièrement dans l'acide, et produit au feu une chaux blanche et caustique, Malheureusement pour les habitans de Québec, (jui font venir leur pierre à chaux de Reauport, distant de cinq milles, de l'autre coté de la rivière St.Charles 111 pierre dont nous parlons ne conserve pas ces qualités à une distance considérable; car devenant tout «à coup impure, elle se perd soudainement, en se plongeant sous le " Rocher Noir," suivant l'inclinaison et dans la direction de ses couches.On v a trouvé le fragment d'une coqi nie bivalve.L< s minéraux qui se trouvent dans le u Rocher Noir" sont: 1 c.Le fer, oxydé ou sulphuréï le premier, en état de solution, offre souvent une teinte rouge nu jaune sur la surface du rocher.Le dernier, bien moins commun, se trouve ordinairement avec une variété verdâtre et polie du nicher."lz.Le quartz, Quelquefois en beaux çhrystaux angulaires, d'une transparence considérable: d'autres fois, en forme de pv ra- mides appliquées base sur base, ou d'une pyramide "double'; s mouvemens, ont montré du sang-froid, de la valeur, de l'habileté; ils visitent notre bivouac; ils sourient et nous félicitent.Il est .î heures; nous dinons sur la mousse du mois de Mai.— De Bersy écartèle deux cochons de lait: nos chasseurs et le* Glengary nous apportent du fromage et des cigares.Nos grenadiers nous ont trouvé du malaga et du madère: on boit (Luis un coco, ou dans le creux de sa main: quel plaisir! 0 t êtais-tu, Cril-lon?on a vaincu, et on a bu sans toi, A î) heures, on met le feu aux chaloupes, aux magazins, aux * L'ennemi, mmmnnilr par le colonel MlTCflEM», «t retira aux CLûtc*, iif-» tantf* de douze mit loi tir l'embouchure d« la rivière Ocwego, i III étaient non» lr« ordres t précipite le premier dans le lac, pour gagner le rivage.Chacun :i rempli son devoir avec honneur, La conduite des officiers et des soldats du 2d battalion Royal mariflCS est au-dessus de tout éloge, Le mérite du général Drummond, du commodore Yeo, rt du colonel Harvey ne peut passe peindre, Quel accord! quel sang-froid! quelle assurance! Aussi quel ordre parmi les troupes! Miel succès! Le fort d'Oswego est.élevé; rien ne le domine: son élévation au nord et à l'ouest, est de 50 à (J0 pieds au-dessus du lac et de Ja rivière,} et au sud et à l'est, de 20 à 25 pieds au-dessus îles glacis, il était défendu par 100 hommes des meilleures troupes de l'ennemi, et 200 à 800 miliciens; 5 pièces montées; des munitions «u abondance, &c.&C.c\c.Ce n'était qu'un coup de main, mon (her Y-, mais il a bien réussi.Quel beau vaisseau que le Prince llegent! Laissons-la les canons et leur tintamarre: 42 officiers dans une cabine,—assis à leur aise, unis entr'eux: gazouillant un patois franc-anglo-italique, (car tous ces officiers de marine ont fail le tour du monde:) et comme on ment; et comme on écoute; et comme on chan- * Toutes rr« exclamation*, tou(pe, peut-être, en grandeur et en grosseur, tous les arbres des Etats-Unis.11 q 72 pieds de circonférence; mais il < i creux, et l'intérieur, qui a 18 pieds de diamètre, n contenu, dans cet espace, sept hommes à cheval, Cet énorme végétal se trouve près du Le- Howell, dans la Caroline du sud.On assure que cet arbre a offert un as-yle a plusieurs individu*,' pendant la révolution américaine.LA SIIt&NE DC LAC SUPERIEUR, La Sirène est-elle un être réel, ou un être fabuleux et imaginaire?U nous semble que pour répondre à cette question avec justesse et exactitude, il faut distinguer, «à la manière des logiciens.Si par Sirène on entend, avec le vulgaire ignorant, un animal à tète et poitrine de femme, et tî queue de poisson, possédant, outre la beauté et Ls grâces virginales, sinon la raison humaine et le don parfait de la parole, du moins une voix capable d'un chant mélodieux et enchanteur, un tel être n'existe point, et n'a jamais existé: si par Sirène on entend simplement un poisson à forme humaine, ou a-peu-près, dans -a partie supérieure, sans que rien autre chose le rapproche de l'espèce humaine, ou le distingue des autres habitans de l'abtnu : en un mol, ce que les naturalistes peuvent appellor, et appellent, par analogie, quoiqu'assez improprement, homme ou femme de mer, I" nombre et le poids des témoignages, tant anciens que moderne-, ne permettent pas de douter qu'un tel animal n'ait existé et n'existe encore dans l'océan, et même dans les mers méditerrannées.Ce qu'il y a donc de plus curieux et de plus intéressai.t, dans l'exposé qui suit, ce n'est pas la preuve qu'il existe des animaux marins de l'espèce dont nous parlons, mais bien qu'il s'en trouve dans le Lac Supérieur, c'est-à-dire, dans un amas d'eau douce, très considérable, à la vérité* * Cet extrait nous rnr/prllo une anecdote qui non?n paru avoir nu moin.o de I* vraisemblance.Le Bis du marquis los-sale de la Victoire, de bronî ., qui approchent beaucoup, (s'ils n'égalent pas,) eu bouté et en beauté, ceux qui nous sont importés d'Europe.Elle les vend une piastre et demie, deux piastres et deux piastres et demie.Ceux d'Europe content cinq, six et sept piastres, et quelquefois plus.Elle peut encore améliorer sa manufacture.Cela peut paraître, «à la première vue, indifférent à savoir, mais m us montre avec quelle facilité les manufactures pourraient s'établir dans le pay-, et combien on y pourrait faire de choses, qui occuperaient les personnes, surtout les femmes, pendant l'hiver, et feraient gagner la vie à de pauvres gens.—[L$ Canadien, 10 Mai 1807.] A l'Exhibition d'Agriculture qui a eu lieu à Québec, le 5 du mois dernier, les prix suivants ont été adjugés, pour les meilleurs chapeaux de paille, savoir; a mademoiselle Ànathalie Marcotte, du Cap-Santé, (> piastre-; a madame Juan pepin, de Charlesbourg, 1; et à madame Etienne Audy, du même lieu, 3, Les «'ratifications suivantes ont aussi été accordées, savoir; à mademoiselle Françoise Blanchit, de St.-Pierre de la Riviere Anecdotes, 23 du Sud, pour un superbe chapeau de pnille, à la façon de ceux dr Livourne, 1 piastres; à madame Joseph Sansfaçon, de St,-Ambroise, pour un chapeau de paille, 2 piastres.La Gazette de Québec contient n ce sujet le paragraphe suivant: i% L'exhibition de chapeaux de paille laits dans le pays n'a pas été considérable.Le premier chapeau de limine, à l'imitation de ceux de Livourne, a été produit par mademoiselle Blanctiet, de St.-Pierre, Rivière du Sud.Il était tait de paille de mil, et était parfait en tout, excepté le lisse et la couleur, qui seront acquis a-vec un peu d'expérience.Il y avait un ou deux chapeaux de femme laits à la manière ordinaire, d'une qualité peu inférieure à celle des meilleurs chapeaux importés*" Ecole de Droit.—Nous extrayons ce qui suit d'un écrit inséré dans la Gazette de Québec du 10 Octobre dernier.Mr.l'Editeur—Si jamais les étudians en loi ont du se féliciter, c'est assurément dans une occasion où l'un des membres les plus distingués du barreau s'offre à les guider dans le dédale de la procédure, Vous voyez par les résolutions ci-jointes, que M.î>f.\Mo\DoxT, poussé par le désir de travailler à l'avancement d'une profession dont il est un des plus beaux ornemens, veut, bien faire le sacrifice noble et gratuit de ses veilles, à une entreprise aussi louable et aussi avantageuse.Le Jeudi, 12 Octobre, les étudians en loi étant assemblés, et ayant été informés que L.Plamoudon, ecuyer, était disposé à leur donner des lectures sur la pratique de la loi, il a été résolu: Que L.Plamoudon, ecuyer, ayant manifesté la disposition généreuse de donner des lectures sur la pratiqué de la loi, mérite en cela les remercimens les plus vils de la part de cette assemblée.Que vu l'éminence reconnue de ce savant, jurisconsulte, les étudians en droit ont lieu d'attendre les résultats les plus flatteurs, tant pour leur avantage particulier que pour celui de la profession en général.Que les étudians en loi accepteront avec exultation une olT're qui les liera à une reconnaissance éternelle envers le savant avocat, qui aura bien voulu leur applanir les difficultés d'une carrière toujours épineuse dans *es commencement.ANECDOTES.Un cardinal se plaignait au pape Le'oN X, que MirnF.L-Âx> ttE l'avait peint en enfer, dans son tableau du jugement dernier; " Si Michel-Ange," lui dit le pape, " vous avait mis en purgatoire, je pourrais vous en tirer: niai* s'il VOUS a mis en enfer, mofl.pouvoir ne ë'étvnd pas là." 238 Anecdpl*%$* Prni.iiTi: il, roid'E pagne, avait envoyé ù Elisabeth, remr?d'Angleterre, un inev- ".• ;¦!•!,i count: Té veto ne pergds belto dtjendere Bdgas) (pur Drums ni; //;,' nunc resti/uantUr si a-t-on vu, depuis quelques années, s'élever un grand nombre d'établissemens destinés ;ï l'instruction de la jeunesse; mais comme on ne connaît bien la nécessité des connaissances qu'à mesure qu'elles se répandent, il reste à ce sujet beaucoup à désirer.Puisse notre journal contribuer à remplir les vœux de nos compatriotes!"
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