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Titre :
La bibliothèque canadienne
De vocation historique, encyclopédique et littéraire, La Bibliothèque canadienne contient autant des articles de fond à teneur éducative que des textes littéraires contemporains. [...]

La Bibliothèque canadienne, ou miscellanées historiques, scientifiques, et littéraires est une revue mensuelle publiée à Montréal de 1825 à 1830. Chaque livraison offrait des textes de son fondateur, Michel Bibaud, des extraits d'oeuvres de divers auteurs et plusieurs rubriques (biographies, anecdotes, variétés, notices nécrologiques, etc.)

De vocation historique, littéraire et encyclopédique, La Bibliothèque canadienne contient autant des articles de fond à teneur éducative que des textes littéraires contemporains. Jacques Viger, premier maire de Montréal, y publie régulièrement Ma Saberdache, chronique d'observations et de retranscriptions historiques.

Michel Bibaud, dans La Bibliothèque canadienne, se fait tour à tour botaniste, géologue, zoologiste, agronome, physicien, économiste ou mathématicien. Toutes les sciences exactes ont de l'attrait pour lui. D'esprit patriotique, il est aussi passionné par l'histoire du Canada et par la littérature. En plus de poésies, de satires et de chansons, on trouve dans chaque numéro de la revue une tranche de l'Histoire du Canada dont l'ensemble sera publié en volume par Bibaud en 1837.

La principale préoccupation de Michel Bibaud est l'avancement des Canadiens dans les sciences, les arts et l'étude de l'histoire du Canada. Pour stimuler leur volonté, il les compare à la population anglophone.

Avant de publier La Bibliothèque canadienne, Michel Bibaud est cofondateur, avec Joseph-Victor Delorme, de L'Aurore (1817), puis, en juillet 1819, il est rédacteur pour Le Spectateur canadien. En octobre de cette même année, il devient aussi rédacteur pour le Courrier du Bas-Canada. À La Bibliothèque canadienne, il se voue à la propagation des arts et des sciences, mais pas à la politique. Pour permettre à son rédacteur de prendre part aux débats politiques houleux du tournant des années 1830, La Bibliothèque canadienne fait place à L'Observateur, un hebdomadaire qui sera publié pendant un an à partir de juillet 1830, dans lequel il poursuit la publication de son Histoire du Canada. Il fondera plus tard d'autres publications : Magasin du Bas-Canada (1832) et Encyclopédie canadienne (1842).

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. I, p. 49-53.

« Les revues de Michel Bibaud », Bulletin des recherches historiques, vol. 13, no 5, 1907, p 156-159.

SICOTTE, Louis-Wilfrid, Michel Bibaud, Montréal, s. é., 1908, 30 p.

TOUSIGNANT, Claude, « Michel Bibaud : sa vie, son oeuvre et son combat politique », Recherches sociographiques, vol. 15, no 1, 1974, p. 21-30.

Éditeur :
  • Montréal :M. Bibaud,1825-1830
Contenu spécifique :
jeudi 15 octobre 1829
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Observateur
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Références

La bibliothèque canadienne, 1829-10, Collections de BAnQ.

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La Bibliothèque Canadienne Tome IX.15 OCTOliKE 1829.Numéro VIII.HISTOIRE DU CANADA.(CONTINUATION.) Comme c'était l'intention du gouvernement de France de construire un fort régulier à Beauséjour, M.Ciiossegros de Lery, fils de l'ingénieur qui avait tracé les fortifications de Québec, y fut envoyé pour cet effet M.de la Corne fut rappelle, et M.de Vassan, envoyé à sa place, avec ordre de hater les ouvrages, de s'entendre avec l'abbé Léloutre, et d'éviter toute querelle avec les Anglais qui se fortifiaient a Beaubassin.La pénétration de de Vassan, dit M.Smith, lui fit bientôt connaître le vrai caractère de l'abbé Léloutre ; mais ne voulant point se brouiller avec lui, il le laissa le maître d'en agir vis-à-vis des Acadiens comme il l'entendait."Ces pauvres gens," continue le même historien, sans citer ses autorités, ne se furent pas plutôt placés sous sa direction, qu'ils furent accablés sous le poids de sa tyrannie; ils ne pouvaient obtenir ni les étoffes ni les vivres que leur fournissait le gouvernement, qu'à force de prières et de supplications, tant son cœur était étranger à tout sentiment d'humanité." En conséquence de la rareté de provisions qui menaçait ( se faije sentir bientôt en Canada, M.Bigot s'était adressé r ministre des colonies pour obtenir l'approvisionnement nécessaire; mais comme cet approvisionnement ne pouvait être reçu que le printemps suivant, il écrivit au commissaire ordonnateur de Louisbourg pour lui mander de faire marché avec quelque commerçant anglais, pour l'approvisionnement des postes de l'Acadie.Le commissaire s'adressa à lin monsieur IIowk, qui s'était déjà engagé à fournir des provisions pour le poste de la rivière St.Jean, et qui se chargea volontiers d'en fournir aussi pour les autres, dams l'espérance d'y trouver son compte.L'abbé Léloutre, (c'est toujours Mr.Smith (jui parle,) qui, conjointement avec un nommé LEBLANC, fournissait sous-main des provisions ù ces postes sentit que ses intérêts pécuniaires souffriraient du marché fait avec Howe, et témoigna à M.tie Vassan To m f.IX.N°, VII f 22 de au 14 Histoire du Canada.qu'il désaprouvait hautement les conditions de l'engagement qu'on avait pris avec cet Anglais, ajoutant qu'il désirait avoir une entrevue avec lui (Howe) sur le sujet L'entrevue eut lieu en effet ; mais à peine M.Howe eut-il prononcé quelques mots, qu'il fut tué par deux sauvages cachés derrière une espèce de haie.Mr.Smith prétend (pie ces sauvages avaient été placés derrière la haie par Léloutre lui-même; qu'à son retour au fort, il fut accusé de complicité dans le meurtre de Howe ; qu'il s'en défendit, mais ne convainquit pas tout le monde de son.innocence.L'historien ne dit pas ce que devinrent les assassins ; s'ils subirent la peine de leur crime, ou s'ils demeurèrent impunis; circonstance qu'il n'aurait pas dû omettre, et qu'il n'aurait pas omise probablement, s'il avait cru qu'elle viendrait à l'appui de son assertion.Les gouverneurs des colonies anglaises continuaient d'accorder à leurs cOmmerçans la permision défaire la traite des pelleteries avec les sauvages sur les bords de l'Ohio.Comme la cour de Prance avait approuvé le plan de conduite de M.de la Galissonnière par rapport à ce pays, elle envoya à M.de la Jouqui-ère l'ordre de mettre fin au commerce des Anglais dans les con-trées de l'ouest, et de saisir les personnes et les effets de ceux qu'on y rencontrerait.Afin de mettre à effet les ordres de son gouvernement, le gouverneur général envoya M.de ÇoNTttE-CceURj gentilhomme canadien, et quelques autres officiers sur les bords de l'Ohio.A peine ces ollicirs étaient-ils arrivés dans le pays, qu'ils arrêtèrent trois traitans anglais, et les envoyèrent prisonniers à Montréal avec leurs pelleteries.Quelques jours après leur arrivée, ils subirent un interrogatoire devant le baron de Longueil et le commissaire Varin ; il parut qu'ils avaient des permissions écrites des gouverneurs de leurs provinces de faire la traite avec les sauvages, à l'ouest des monts Apalaches, et quelque temps après ils furent renvoyés.Les détails de l'interrogatoire qu'on leur fit subir furent envoyés en France, et Communiqués, par ordre du gouvernement, à l'ambassadeur d'Angleterre.Ici l'historien anglais du Canada jette tout le blame sur le gouvernement de France, et cela parce que les deux couronnes avaient déjà nommé des commissaires pour fixer les limite que le traité d'Aix-la-Chapelle avait laissées indéterminées.Mais si ces limites n'avaient pas encore été déterminées, comment les gouverneurs des colonies anglaises pouvaient-ils avec droit prendre sur eux d'agir comme si elles l'eussent été à l'avantage de leur gouvernement, en accordant à leurs gouvernés la permission d'aller commercer dans des contrées de tout temps réclamées par la France, et jusqu'alors, il parait, sans contradiction, et n'était-ce pas plutôt à la France de se plaindre la première, comme il parait qu'elle le fit, si l'Angleterre soutenait Histoire du Canada.I4T •lors les prétentions des gouverneurs de ses colonies; d'autant plus que le Mississipi et les rivières qui s'y jettent, tant du coté de l'Est que du côté de l'ouest, et particulièrement l'Ohio ou Belle Rivière, avaient été primitivement découverts par des Français ou des Canadiens.Les commissaires étaient MM.de la Galissonnière et Silhouette de la part delà France; Shirley et Mild may, de la part de l'Angleterre ; leur commission avait plutôt rapport aux bornes de l'Acadie qu'à celles des pays de l'ouest, qui, comme nous venons de le dire, n'étaient guère contestées, ou du moins n'avaient pas, jusqu'à ces derniers temps, donné lieu à autant de réclamations, tant d'une part que de l'autre.Ces commissaires te rencontrèrent, mais ils avaient à soutenir des prétentions si opposées, qu'il parut bientôt très probable qu'il ne termineraient pas à l'amiable les dillérens qui existaient entre leurs gouvernemens, et que la paix ne serait pas de longue durée.M.de la Jonquière prévoyait bien que si la guerre avait lieu entre la France et l'Angleterre, l'Amérique en serait le théâtre : il représenta donc à son gouvernement la nécessité de l'aire passer en Canada un grand corps de troupes, et d'y envoyer en même temps une grande quantité de munitions et de marchandises, afin qu'on en pût toujours fournir suflîsammant et à assez bon marché aux cinq cantons pour les détacher de l'alliance et de la fréquentation des Anglais de la Nouvelle York.En attendant que ces troupes et ces effets fussent arrivés, le gouverneur crut devoir faire de son côté tout ce qui lui parut pouvoir faciliter l'exécution du plan qu'il avait en vue.Il fit partir M.de la J o n o u i e RE- C H AB e ht, accompagné de l'abbé Piquet, du Séminaire de Montréal, et d'un parti d'Iroquois du Sault St.Louis, pour le canton des Agniers, avec ordre de demander à ces sauvages la permission do bâtir un fort sur la frontière de leur pays, en leur promettant qu'ils y trouveraient constamment et à bon compte tous les effets dont ils pourraient avoir besoin.M.Chabert devait en outre demander aux A-gniers la permission de réssider parmi eux, et il avait ordre de n'épargner ni soins ni dépenses pour qu3 le fort fût achevé le plus promptement qu'il se pourrait, s'il obtenait la permission de le bâtir.Chabert s'acquitta si adroitement de la commission dont le gouverneur l'avait chargé, et il fut si bien secondé par l'abbé Piquet, qu'il obtint sans peine la permission désirés: le tort fut bâti et nommé de la Présentation ; elles Agniers, et nutres Iroquois, parurent si satisfaits de la chose, que sans l'in-lervatipn de Sir William Johnson, qui avait déjà acquis beaucoup d'influence parmi ces peuples, k* la plupart, " suivant Mr.Smith, "auraient abandonné les Anglais, pour se joindre aux Français." 143 Histoire du Canada.Jusque vers 17i)0, les Canadiens n'avaient pas eu sujet d'accuser leurs gouverneurs ou leurs intendans, depéculat, de cons, cussion, ou même dë favoritisme ou de partialité marquée pour certains individus; mils au temps dont nous parlons, la corruption commença à se montrer chez presque tous les fonctionnai* res publics de la colonie.Le marquis de la Jonquière, quoique touchant soixante mille livres par an d\ippohuemens et de pension, était d'une avarice sordide; l'intendant I;igo: ne se trouvait pas assez riche ou assez payé pour soutenu dignement le rang qu'il occupait ; et ils avaient tous deux ces parens et des favoris qu'il s'agissait d'enrichir.Pour suppléer à ce (jui leur manquait, ou à ce qu'ils croyaient leur manquer, du cote de la fortune, ils curent recours, comme on l'a déjà vu, à la traite avec les sauvages, et la firent au moyen de sociétés qu'ils formèrent, et où ils firent entrer leurs parens et leurs amis.Quelquefois ils eurent recours à des moyens plus odieux encore.C'est ainsi, d'apèrs Mr.Smith, que pour enrichir M.PeAÏJ sou favori, mari d'une femme pour laquelle il avait un attachement particulier, M.Bigot lui prêta une forte somme d'argent, prise dans le trésor public, pour acheter du bled dans la campagne, et le racheta ensuite lui-même pour le gouvernement, à un prix exorbitant.Quelques uns de ces contrats avantageux, a-joute notre historien, enrichirent le favori, qui, à la recommandation de son protecteur, fut nommé major de Québec, et quelques années après, chevalier de St.Louis.Par l'édit de 1710, il était expressément défendu à tout habitant du Canada de commercer avec les sauvages, sans une permission écrite du gouverneur général.: M.de la Jonquière sut faire tourner cet édit à son avantage, ou plutôt il en abusa d'une manière tout-w-fait odieuse.Outre qû'H se faisait payer une forte somme d'argent pour les permissions qu'il accordait à des particuliers pour aller vendre des marchandises aux sauvages, il accorda à M.St.SaÙTEUR, son secrétaire, la vente exclusive dés eaux de vie à ces fièuplèsi St.Sauveur résidait à Québec, et employait deux ou trois sergens de troupes, en quartier à Montréal, pour faire ce commerce, ou plutôt pour accorder, moyennant une énorme prime, aux mai chauds (jui h,' demandaient, la permission de vendre de l'eau de vie aux sauvages.Le gouverneur, qui avait sa paît de cl > profits, y vit un moyen d'enrichir aàssl ses païéfasi U avait obtenu, par son influence, la place do doyen de Québec pour son neveu, M.Pierre de Ta ff an Et- C a n aba C, curé (!(.' campagne en France, qu'il avait fait venir en Canada, dans la vue de l'enrichir par le commerce.Il l'initia en effet au mvstèrei dit M.Smith, et lui fit faire une in incnse fortune, avi e laquelle il le renvoya en France.Il avait nss fait venir dans ce pays un autre neveu, le capitaine of. Histoire du Canada.140 Bonne de Miselle, pour commander sa companie de gardes.11 demanda d'abord pour lui le grade d'adjudarn-général, sous prétexte qu'il n'y avait ni ordre ni discipline dans les troupes de la colonie; mais n'ayant pas eu une réponse favorable, il résolut de l'avancer d'une autre manière ; il lui concéda une seurneu-rie, et lui accorda le poste de Ste.Marie, avec le privilège exclusif du commerce avec les sauvages, se contentant de lui associer un M.D'aueentk.ny.Ce népotisme mit le comble au mécontentement cpii régnait déjà depuis longtemps dans la colonie, contre M.de la Jonquière: on fit parvenir en France des plaintes nombreuses contre son administration, et prévoyant sans doute qu'il ne tarderait pas à être rapellé, ii demanda lui-même son rappel ; mais avant qu'il lui et été nommé un successeur, il mourut à Québec, le 17 ai 1752.Le marquis de la Jonquière, sans ctrc doué de talens transcendants, avait de l'habileté et de la bravoure; il avait fait preuve de cette dernière qualité surtout dans les combats où il s'était trouvé.Mais quoiqu'il eût amassé par le commerce en Canada plus d'un million de livres, qui se trouvèrent, à sa mort, entre les mains de M.de Veuduc, greffier du conseil supérieur, son avarice n'avait en rien diminué.M.Smith raconte, (jue durant sa dernière maladie, il ordonna que les bougies de cire, allumées dans sa chambre, fussent remplacées par des chandelles de suif, observant que ces dernières feraient aussi bien et coûtaient moins.Le même historien rapporte cle M.de lu Jonquière une autre anecdote, puisée dans le Journal des Jésuites, et en prend occasion de dire cmbhnr, pareeque dans leurs assemblées religieuses, celui (jui se croit inspiré et prononce un discours de morale, a coutume de trembler, comme par le mouvement de l'Esprit-saint.Le nom de quakers ne leur est donné que par les autres sectes; ils s'appellent entr'eux amis ou frères.Le mérite principal des quakers consiste dans l'économie, dans l'application aux «flaires, dans leur zèle ardent à remplir les devoirs de l'hospitalité, de la bienfaisance.En cela leur conduite est vraiment exemplaire et digne de louanges.4741 Des Quakers 155 La simplicité est leur vertu favorite, et ils suivent-encore an» sci strictement le conseil de Penn : "Que tes vêtemens soient unis et simples; vise à la commodité et n la décence, mais point n la vanité.Si tu te tiens propre ct chaudement, ton but est rempli: vouloir Taire davantage, c'est voler les pauvres." James PkMBERTON, un des plus riches quakers d'Amérique, et que ses vertus taisaient regarder comme un de leurs plus res-pectables chefs, portait un habit rapé, mais sans tache.Il aimait mieux vêtir les pauvres (jue changer souvent d'habits.Ils portent un habit de drap brun assez fin et sans plis.Leurs cheveux sont coupés en rond et sans poudre.Le chapeau qu'ils portent en Amérique est ordinairement blanc, depuis que Fiian-ki.in a prouvé les avantages que possède cette coiffure, et les inconvétltens des chapeaux teints en noir.Il y ailes quakers qui s'habillent avec plus de soin et de recherche, qui se poudrent, qui portent des boucles d'argent et des manchettes ; mais les autres les regardent comme des schisma-tiques et des hommes faibles.Les quakers prennent les bas de laine le 15 Septembre : c'est un article de leur discipline; car elle s'étend jusqu'à leurs habil-lemens, et c'est à leur régulariré à l'observer qu'ils attribuent leur longue vie.On allègue en preuve qu'ils ont raison, que parmi les quakers contemporains de Penn, en 161)3, il en ex is* tait encore six en 1791.Les quakars n'otent leur chapeau pour personne ct tutoient tout le monde; mais si ceux qui ne sont point quakers en usent de la même manière à leur égard, ils se lâchent.Leur mauvaise humeur se manifeste sur leur physionomie, ct quelquefois ils s'en plaignent ouvertement.Une des singularités qui paraissent les plus ridicules à ceux qui ne sont point de leur secte, est leur manière de saluer avant de boire.Je te regarde) dit un quaker, au lieu de dire à ta santé.Un jour, à un diner où se trouvait beaucoup de monde, un jeune homme s'avisa de dire à un qua-kçr avant de boire : Thomas, je te regarde.—Je te vois bien, Gù llaume, répondit le quaker, et ta te Jais avec beaucoup d{im* pudtiice encore.Les quakers observent que les membres des autres sectes n'étant pas obligés parleur religion de s'écarter de l'usage ordinaire, ils ne doivent pas ti niter h s quakers différemment des autres, Autrefois, donnait-on un soufflet à un qunker, il présentait l'autre joue : lui demandait-on son habit, il offrait de plus sa veste.Maintenant les choses sont bien changées, tant en Angleterre qu'en Amérique.On rapporte plusieurs exemples de feus qui, pour avoir pris un peu trop de licence envers les qua-ers, ont payé cher leur indiscrétion.Avant la révolution de 177», un matelot anglais, qui s'imaginait peut-être que les qua- Natvftét.kers d'Amérique étalent plus patients que ceux cl*Angleterre, trouva tlnns une hôtellerie un quaker assis près du fou avec plusieurs autres personnes; il s'avisa d'en faire l'essai; il lui donna lur l'épaule un coup assez rude, en lui disant : 'k Je vous procure; une occasion de pratiquer les devoirs que votre religion vous prescrit." Le quaker était un de ces hommes extraordinaires pour la force.Il se lève, ouvre seulement les deux premiers doigts de chaque main, prend le matelot par le milieu du corps, le porte jusqu'à la muraille, et le serre si fort, (pie l'imprudent CSt réduit à recourir aux prières.Comme le ma'elot rappellait au quaker les principes de honte qui lui étaient preserirs : il est Trai, répondit celui ci, que ma religion me défend de te battre, mais elle ne me défend pas de te corriger.Enfin, après l'avoir terré contre le mur de manière qu'il ne dût pas oublier la leçon, il le posa à terre, et s'en retourna tranquillement auprès du feu.On sait qne les quakers regardent la guerre comme un outrage fait à l'humanité, et refusent de prêter serment devant lei Ici cours de justice ou les magistrats.NAIVETE'S.Une dame, voyant la pompe funèbre de son mari, s'écria : Ah ! que mon mari serait aise de voir cela, lui qui aimait tant les cérémonies.Un malade recommanda qu'on l'ouvrit apiès sa mort, et donna pour raison de cette volonté, ]ue les médecins n'ayant jamais pu s'accorder entr'eux sur la cause de sa maladie, il ne serait pas fâché de savoir à quoi s'en tenir sur le genre de sa mort.Le père d'un paysan se mourait : le bon villageois fut ap-peller le curé, et demeura près de trois heures à sa porte à heurter tout doucement.Le petit bruit (ju'il faisait fut enfin entendu : le pasteur se leva, et apprit avec regret que le villageois était à sa porte depuis longtemps.J'avais peur, dit le paysan, de vous éveiller.-Qu'y a-t-il, lui demanda le curé ?—Mon père se mourait quand je suis parti.—Comment, répliqua le curé, il est inutile que j'aille chez vous ; votre père sera mort infailliblement.—Oh ! non, monsieur, reprit le villageois, notre voisin m'a promis de l'amuser en attendant.Un particulier ayant une cruche d'excellent vin, la cacheta.Son valet fit un trou par-dessous, et buvait le vin.Le maître ayant décacheté la cruche, fut fort surpris de voir son vin diminué sans en pouvoir deviner la cause.Quelqu'un lui dit qu'on devait l'avoir tiré par-dessous : non, répondit le maître, ce n'est pus par-dessous qu'il manque, c'est par-deasus. g Naïvetés» 157 uu homme faisant un inventaire, décrivait ainsi une tapisserie de Flandres : xteiit\ une tapisserie à personnages de bêtes.Un bourgeois était d'une cotterie où l'on donna un repas sans l'inviter : piqué de ce mépris, je m'en vengerai, dit-il ; je veux donner un grand repas où je serai tout seul.Un gentilhomme voyant dans sa basse-cour un tas d'ordures, se fâcha sur ce qu'on ne l'ôtait pas.Son domestique s'excusa sur le manque de charretiers.Que ne fais-tu, dit-il, une fosse côté pour enterrer ces ordures?—Mais, dit le domestique, ou mettrai-je la terre qu'on tirera de la fosse?Grand sot, s'écria le maître, fais la fosse si grande que tout y puisse entrer.Une femme fondait en larmes pendant que son mari était à l'agonie : on voulût l'arracher d'auprès de lut, pour qu'elle n'eût pas ce triste spectacle devant les yeux.Laissez-moi, dit-elle, ici : on est toujours bien aise de voir mourir son mari.Dans une audience où Ton faisait beaucoup de bruit, le président dit: I Lissiers, faites fairesiler.ee: nous avons jugé je ne sais combien tie causes sans les entendre.Deux paysans furent députés pour aller dans une grande ville, choisir un peintre qui entreprît le tableau du ma'itre-att-til de leur église.Le sujet était le martyre de St.Sébastièrt.Le peintre demanda si l'intention des habitans était de le représenter vivant ou mort.Cette question les embarrassa, ct comme ils ne pouvaient la résoudre, ils étaient obligés cle s'en retourner sans rien conclure.L'un d'eux, prenant son parti, dit à ce peintre : le plus sûr est de le représenter en vie ; si on le veut mort, on pourra toujours bien le tuer.Un Espagnol passait un jour dans un village du Brabant, Plusieurs chiens aboyaient et couraient après lui.Il se baissa pour prendre une pierre et la jetter ; mais il avait gelé, et la pierre tenait si fortement qu'il ne put l'arracher.Oh! le maudit pays, s'écria t-il en jurant, ou on lâche les chiens ct l'on attache les pierres.Line fille s'accusait à confesse d'avoir chanté une chanson fort deshonnête.Le confesseur, non content de cet aveu, lui demanda quelle était cette chanson.Cette fille, sans autre façon, se mit à la chanter tout haut clans l'église.À la naissance du dernier dauphin cle France, on maria cent filles dotées.Une d'entr'elles se faisant inscrire, on lui demanda le nom de son futur.Je croyais, dit-elle, qu'on fournissait tout.Un homme malade envoya son valet pour savoir l'heure qu'il était à un cadran solaire: le valet n'v connaissant rien, arracha-h- pieu, et portant le cadran à son mailre, ma foi, lui dit-il, regardez-y vous-même ; car pour moi, je n'y vois goutte.Un cuisinier demanda à son maître comment il voulait qu'on Char d Vaptur.lui accommodât un canard sauvage: Faites m'en, dit le maître, du bœuf à la mode.—Le même Seigneur ayant acheté un tombeau : Je ne veux pas, dit-il, qu'on y mette âmes vivantes que ma famille.ACADEMIE DES SCIENCES.EFFICACITE* DU CHLORE DANS UN CAS DE riITIIISIE pulmoNAIRE.M.Dumeril fait en son nom et au nom de M.Maoendif, un raport sur un mémoire du docteur CoTTEREAU relatif à l'emploi du clore dans les cas de phthisic pulmonaire.M.le rapporteur commence par rappeller que c'est M.Gannal qui le premier, a signalé l'emploi du chlore dans la phthisic.Un mémoire a été présenté par ce chimiste sur ce sujet à L'Académie,, et aucun rapport n'en a encore été fait à l'Académie ; une des observations renfermées dans ce mémoire a même été démentie.Tout cela n'a pas empêché plusieurs médecins de faire des expériences sur l'efficacité de la substance préconisée par M.Gannal.Parmi ces derniers se trouve M.Cottereau, inventeur d'un appareil de son invention, à l'aide duquel il peut cornier le nombre des gouttes d'eau employées dans chaque expérience, ainsi que la température â laquelle ce liquide est élevé.Le mémoire de M.Cottereau ne contient qu'une seule observation ; mais cette observation paraît complètement favorable à l'efficacité du chlore.Un étudiant en médecine, âgé de vingt-six ans, atteint d'une maladie qu'un des commissaires nommés par l'Académie avait reconnue pour une phthisic, a recouvré par suite de l'administration du chlore, une santé qui ne s'est pas démentie jusqu'ici.MM.les commissaires ajoutent qu'un grand nombre d'observations semblables à celle qu'a communiquée l'auteur leur seraient nécessaires pour porter un jugement sur l'efficacité du nouveau remède.CHAR A VAPEUR.Mercredi l'après-midi, à la demande du duc de Wellington, le char â vapeur de Gurney, fut mis en action dans la cour des casernes de Ilounslow, en présence de Sa Grâce, des dames Percy, Dance et Murray; des lords Filzroy, Somerset, Rosstyn et Thomas Cecil; du lieutenant général sir George Murray, de sir Charles Dance, et d'un grand nombre de messieurs du militaire et de savans.Sa Grâce, sir W.Gordon, les dames Percy, &c.avaient une voiture attachée au char et firent le tour de la cour avec la plus vive satisfaction.Après cela on attacha Curiosités Végétales.159 nu char un waggon contenant 27 soldats, outre M.Gurney et deux ou tiols hommes sur la machine ; et quoique le chemin fût désavantageux, raboteux et fait de sable et de gravier mouvant, le char à vapeur fit le tour sans paraître rien perdre de sa vitesse, allant sur le pied de 9 à 10 milles à l'heure.Dans ces expériences, M» Gurney n'appliqua ordinairement la vapeur qu'à une roue, pour donner à la compagnie une preuve entière du pouvoir et de la practibilité de l'invention.L'ayant satisfaite sous ce rapport, de même que pour la conductibilité, par une variété dévolutions et d'évolution?, il lui donna un échantillon de sa vitesse, et fit sept ou huit fois le tour, sur le pied de 10 à 17 milles à l'heure.Il tst difficile de dire si le plaisir l'emporta surja surprise de l'assemblée, en voyant des preuves si peu équivoques de succès de M.Gurney.Le duc de Willington fit observer qu'il n'était guère possible de calculer les avantages, que nous pourrions tirer de l'introduction d'une pareille invention.Journal Anglais.CURIOSSITE'S VE'GE'TALES.Un correspondant du Garderncr's Magazine de Londres, dit qu'un pêcher de l'espèce appellee Royal George, cultivé dans le jardin du révérend Mr.HowMAN, a produit un gros fruit, dont les trois quarts sont de pêche, et l'autre quart de brugnon, absolument distincts par l'apparence et la flavour.Cela est sans doute provenu de ce que le pollen de l'un a été porté sur celui de l'autre ; mais pourquoi n'y a-t-il pas eu de mélange?Il y a très peu de différence dans le noyau.Il y a un brugnonicr à environ cinq verges du pêcher.Le dernier numéro du Néxv-England Fanner, parle d'un pommier de Goellnitz, de soixante ans d'existence, sur lequel on a recueilli trois cent trente variétés de pommes.Le même journal contient un détail curieux, fourni par le professeur NuTTALLj sur un pommier, à Cambridge, produisant des pommes roussettes, dont une des branches s'est trouvée chargées de pommes d'IIarvey.L'arbre qui porte les pommes d'I larvey est près de l'autre ; et le phénomène a été opéré par le transport de la pouscière séminale du premier.Nous avons a\ dernièrement, est-il dit dans le Mercury de New-Bedford, une pomme renette, cuillis à Little Compton, du poids de vingt onces et de quinze pouces de circonférence. 160 Or, il arriva ces jours derniers que le commissaire n'ayant plus de remarques nouvelles à faire, la société n'eut plus rien à rédiger.Elle était donc réduite à se battre les flancs pour inventer quelques merveilles naturelles, quand pur bonheur on apporta, séance tenante, une longue caisse qui fut ouverte avec empressement, et offrit à l'admiration de tous les membres un concombre*.Mais quel concombre ! douze pieds de longueur, sans en rabattre un douce.C'était un hommage cle M.BlKK-NELL.Vint ensuite un rabbin très-érudit, M.S.II.Auuaiia.u, apportant une fraise de neuf pouces de circonférence.Un des membres eut alors une idée.11 proposa de célébrer cette journée mémorable par un banquet.Uu banquet ! on approuva tout d'une voix.U fut donc arrêté que la table serait dressée sous le châtaignier millénaiie, (pie M.Birkhèll serait invité à venir faire les honneurs de s*.11 concombre, M.S.II.Abraham de sa fraise : et afin que tout fût d'une, longueur extraordinaire, on choisit pour president un gent|etnan nommé membre correspondant seulement à cause de soii nom, M.Joint 0\lenl}ockengiaphensteinertosfen.Joui nul Français, LE CHATAIGNIER DE LQNTWORTH.Fl existe à Lontv.-orth, dans le comté de Gloucester, un châtaignier qui est l'objet de la vénération des habitans, et le sujet des observations, commentaires et supputations de tous les savans exotiques et indigènes.Cet arbre vient de prendre Ba mille vingt~ne;utième année.Il a 52 pieds de circonférence, mais son principal mérite est dans sou extrême vieillesse ; car on trouve eu Angleterre d'autres arbres plus gros encore.Est-il rien de plus poétique qu'Un arbre de mille vingt-neuf ans ?A-isis à lvmbre de ses vieux et débiles rameaux, lorsque la brise agite son lare feuillage, quelle âme rêveuse ne tenterait d'évoquer ies souvenirs des siècles passés ?Et certes, les âmes rêveuses ne manquent pas en Angleterre.Aussi, assurc-t-on qu'une demi-douzaine de ladys ont écrit autant de romans ou nouvelles, dans lesquels le Nestor des châtaigniers joue le principal rôle.Sous un autre rapport, une société de naturalistes entretient à ses frais uu commissaire chargé de noter les moindres variations dans la constitution du vieillard.Cette société a déjà composé dix-huit volumes in-folio sur ce phénomène de longévité végétale. 1G1 NOUVELLES ETRANGERES.GRECE—Dans notre dernier numéro, dit le Couritr des Etats-Unis, nous avons parlé de quelques soulèvemens dans les troupes grecques.>ious voyons aujourd'hui qu'ils n'étaient dûs qu'à ce que le comte Capo-d'Istria voulait obliger ces troupes à rentrer en Morée et abandonner les conquêtes qu'elles avaient laites dans la Livadie, la Thessalie et l'Albanie.Mais le président ayant laissé les divers corps dans leurs positions, l'ordre s'est rétabli de lui-même.Suivant ties nouvelles de Trieste en date du 7 août, les Grecs rassemblaient eu Livadie un corps d'armée considérable, afin d'exécuter une opération importante." On devait donc s'attendre, ajoutait-on, à entendre sous peu parler d'un grand combat (ju'ils auront livré aux Turcs." On écrivait d'Egine sous la date du 11 juillet." Lassemblée nationale des Grecs va se réunir le 12 à Argos, dans le golfe de Napoli de Romanic Déjà la majeure partie des députés y est rendue; le président de la Grèce et tous les membres du gouvernement y sont également.M.Cnpo-d'lstriu est venu faire une tournée ici pour y prendre de l'argent (ju'il envoie à l'armée de Homélie; le président est un homme de beaucoup d'esprit qui a un tact et une perspicacité étonnante.Le célèbre Canaris est ici ; c'est l'homme le plus simple et le plus modeste qu'on puisse rencontrer; il ne se doute pas de son mérite et semble fort embarassé des éloges qu'on lui adresse." Des débats de la plus haute importance vont s'agiter à Argos : là, vont se discuter les grands intérêts de la Grèce, et son sort s'y décidera.Les Hellènes, dit-on, ne veulent pas accepter le souverain étranger qu'on veut leur imposer, et l'on prétend que le comte Capo-d'Istria sera réélu président à vie." Russie et Turquie.—L'armée russe poursuit le cours de ses succès.On l'a vue, dans notre dernier numéro, traverser le Balkan presque sans obstable.Des nouvelles officielles reçues à Berlin le 13 août, contiennent les détails suivans sur les opérations de cette armée, depuis le 19 juillet jusqu'au 24: u Toutes les places qui entourent le golfe de Bourgas étaient au pouvoir des Russes : Erainch, Burnu, Mesembria ou Mese-vri, Achiolin et la ville de Bourgas elle-même.On s'était joint n la garnison de Sizeboli.Aidos seul a présenté quelque difficulté ; il y a eu devant cette place un combat livré par une partie de la garnison de Cbirnla, détachée trop tard par le grand-visir.Aidos a été emporté le 24, ainsi que Bourgas où les troupes lusses sont entrées pêle-mêle avec les fuyards.•* L'escadre de l'amiral Greigh a pris part à ces événemens en bombardent trois jours de suite -Mesembria: elle est suivie .V; ivc tes Etrangère*, d'un convoi de vivres.Tous les magasins des Turcs sont d'ailleurs tombés nu pouvoir du général Diébitsch.Ces opérations ont été conduites avec une telle promptitude, que les Turcs n'ont pas eu le tems de faire retirer les habitans, la plupart chrétiens, des campagnes ainsi qu'ils avaient t'ait jusqu'à présent* Le générai Ceismar, sur la marche duquel il y avait tant d'incertitude, paraissait s'être avancé sur la route de Sophia, avec un corps de 8,000 hommes, et pouvait, ajoutait-on, faire beaucoup tie mal au Turcs.Uutschuk et Guergevo étaient toujours bloqués, La réserve, forte de 48,000 hommes, a dû passer le Pruth à Fultschin, en 4 colonnes; la première le 13 juillet, la seconde le 27 du même mois, la troisième le 10 août et la quatrième le 24.douze mille hommes de ces troupes ont dû marcher sur Guergevo, et tout les reste se diriger par Kallarasch sur Chum-la et les Balkans, Le général Roth a reçu un renfort de 20 mille hommes.L'empereur Nicolas a fait promulguer un ukase par lequel il ordonne une nouvelle levée de quatre individus sur cinq cents mâles, c'est-à-dire d'environ cent à cent vingt mille hommes, la population mâle étant de 28 à 30 millions d'individus.De considérables convois de vivres ont dû arriver à Bucha-icst, Si lis trie, Paja et Slatina, et être déposés dans les magazins de ces villes, ANGLETERRE»—Une lettre d'Angleterre nous annonce que In presse des matelots a commencé dans le Northumberland, le Cumberland, le Devonshire, &c.On parle de l'armement de 12 vaisseaux de ligne, 15 frégates et 20 autres bâtimens do guerre, qui doivent, dit-on, être prêts à mettre à la voile le 15 .septembre prochain* On fait des provisions de toute espèce à Chatham, à Plymouth et à Portsmouth.Tout annonce une expedition maritime.Courrier.Azores.—Le capitaine Bridges, commandant le navire Sicifa) arrivé cette semaine de Saint-Michel, rapporte que l'attaque faite sur Pile de Terccire pur l'escadre de don Miguel a été repoussée.On se rappelle que les habitans de Terceire s'attendaient à cette attaque depuis long-tèms.Un 74, trois frégates, quatre transports et d'autres bâtimens, en tout dix-sept voiles, quittèrent St.Michel le 23 juillet, mais n'arrivèrent devant Terceire crue le 0 août.Après avoir bombardé la ville pendant plusieurs heures, ils envoyèrent des troupes à terre : 1800 hommes de* vaient être débarqués, en trois corps, mais le premier ct le second avaient à peine touché le rivage, qu'ils furent attaqués a-vec vigueur, ct totalement détruit^, à l'exception (l'un seul Petite Chronique Canadkune.IrVJ homme, (lit ci), qui échappa à la nagé.Le feu des batteries fut alors dirigé contre les vaisseaux et les chaloupes avec beaucoup tie succès: de 2 à 400 hommes furent tués.Selon les rapports qui circulent, le 74.a reçu vingt boulets et la frégate, plus de trente.L'escadre fut obligée de s'éloigner, et avait même disparu tout-à-fait hors de la vue de bile.Daily Avert her, Bue'nos-Ayres.—Les journaux qu'apporte le schooner ginia, qui mita la voile pour Baltimore le 14 août, publient que la République est parfaitement tranquille.On ne craint plus le renouvellement de la guerre civile.Les Fédéralistes ont réconnu l'élection des représentons, Le général Rosas a licencié son armée, et renvoyé à leurs travaux ses alliés, les caciques indiens.Le gouverneur Laval le a annoncé, le 7 août, que Manuel J.Garcia était nommé ministre des finances: Thomas Guido, des affaires étrangères; Manuel Escaluda, de la guerre et de la marine ; et J.A.Gelli, de la police.PETITE CHRONIQUE CANADIENNE.Depuis la publication de notre dernier numéro, la nouvelle de la sane-lion du bill de la représentation a été reçue dans ce.pays, el annoncée otti-ciellement.L'acte, dit le J\lercuiij de Québec, a une opération immediate, quant a ce qui regarde les comtés de Drummoud, Sherbrooke, Stansteud, Missiskouy et Shefford.Parmi ceux «ju'on désigne comme candidats, noun avons entendus dire que le colonel Ur.nio-r s'offrait pour Drummond, ct Mr.Robert Jones, de St.Armand, pour Missiskouy.On parle de Mr.(îoouuuë comme candidat |x>ur l'un des autres comtés, et nous avons oui dire que quelques messieurs de Québec avaient intention d'otl'rir leurs services aux électeurs des nouveaux comtés; mais d'après ce qui s'est passé dernièrement dans les tovmships, il parait a peu près jvertain qu'ils choisiront pour représentais des individus virant au milieu'd'eux, et conséqueuiment plus liés avec eux d'intérêt, el plus au fait de leurs besoins.Le comte de Dalhousie, avant de s'embarquer a portomouth pour l'Inde, a donné un repas splendide au capitaine Fitzclarence et aux officiers de la frégate Pallas, a l'hotcl de Ccorge.Les officiers navals et militiiires les plus distinqués étaient au nombre des convives.Les amis de lord Dalhousie, en cette province, apprendront avec plaisir que Sa Majesté a honoré sa Seigneurie d'une audience privée d'une demi-heure, avant son départ pour l'Inde.11 ne conviendrait peut-être pas de faire une allusion plus particulière a cette audience; mais nous sommes pleinement autorisés à dire qu'elle a été tout a fait satisfaisante pour sa Seigneurie, & qui sa Majesté à dit adieu de la manière la plus gracieuse.Il y avait eu une correspondance entre Sir George Murray et lord Dalhousie, et les renseignemens «jue nous avons sur le sujet nous viennent d'une i^ersonne qui avait lu le tout.Cette correspendance a été terminée «le la part du bureau colonial par une lettre très flatteuse de Sir (jeonre Murray, et qui a dû être très agréable a sa Seigneurie, dont une des lettres en explication de nos affaires provinciales a dû être imprimée par l'ordre de ce ministre.Comme lord Dalhousie avait résolu de ne se point prévaloir de sa norn-wination au gouvernement de l'Inde, avant d'avoir obtenu l'entière approbation de sa Magesté et des ministres, nous ne faisons que rendre justice a Mégisire Provincial.ses arois en cette province, en leur apprenant les faits que nous venons d'exposer, et que nous tenons d'une personne qui a eu la meilleure occasion de les connaître personnellement.Gazette Officielle.Nous avons eu des renseignemens qui nous-mettent en état de corriger, à certains égards, les détails contenus dans un article relatif à son Excellence le ci-devant gouverneur général, que nous avons transcrit de la Gazette Officielle de Samedi.Nous pouvons maintenant dire, d'après la meilleure autorité, que quoiqu'il n'ait encore rien paru de la part de son Excellence, en réponse aux accusations mal fondées portées contre elle par les délégués de cette province, son Excellence, aussitôt après son arrivée en Angleterre, a mis devant le gouvernement une représentation contre les procédés qui la concernaient, et a depuis contredit pleinement les témoignages donnés devant le comité du Canada.Le département des colonies doit être en possession de ce document, pour en faire ce qu'il jugera convenable ; mais on ne doit pas croire que son Excellence ait vu ces accusations sans y répondre, et sans se j ustifier.Mercury.—Son Excellence est repartie aujourd'hui (lundi) à 3 heures pour Québec, accompagnée de ses aides-de-camp, et de Sir T.Noël Hill.Pendant son court séjour en cette ville, Son Excellence a montré beaucoup d'intérêt pour les améliorations publiques, et pour celle du port de Montréal, visitant les quais avec beaucoup de soin, et se procurant le plus possible de renseignèmens._ Son Excellence a déjeuné, ce matin, chez sa Grandeur Monseigneur l'Evêque de Telmesse ; elle a marqué le désir de voir l'église de Saint Jacques, et les divers établisemens d'éducation qui en dépendent.Sir James Kempt en a exprimé sa satisfaction, témoignant en même tems l'intérêt qu'il prend à l'éducation de la jeunesse.—.Vin.£ —Le Grand Voyer du District de Montréal a nommé Mr.Charles Whit-cher son député pour la partie du district comprise dans le district inférieur de St.François.— Un bateau venant du Haut Canada chargé pour le compte d'un Mr.M'Pherson, de cette ville, a péri dans les rapides en haut du lac St.Louis.On dit qu'il y avait neuf hommes à bord, la plupart Canadiens, et personne ne s'est sauvé.—1b.- REGISTRE PROVINCIAL.Mariés :—A Bastiscan, le 23 septembre dernier, par M.Loranger, M.P.Rivard LacouBsiere ; Etudiant en droit, à Dlle Reine Dubuc, fille de Mr.J Bte Dubuc, de Ste.Geneviève ; Au même lieu, le même jour, Mr.U.Baily, Marchand, à Dlle Sophie Dubuc, aussi fille de Mr.i.Bte.Dubuc ; A Montréal, le 29 du mois dernier, Mr.P.Beaudry, fils, à Dlle Cela-mire Roï-Portelance, fille de Ls.Roy-Portelance, ecuyer ; Décédés :—Â Québec, le 2S du mois dernier, l'honorable James Irvine, Négociant et membre du Conseil Législatif; A la Rivière des Prairies, le 29, Mr.J.M.Cadiedx, âgé de 80 ans ; A Montréal, le 3 du présent mois, Marie Angélique Ermine, enfant de L.M.Viger, écr.âgée d'environ un an ; A La Prairie, le 9, Suzanne Cécile, enfant de J.Lagueux, écr.de Québec, âgée de deux ans et demi ; A St.Benoit, le 10, Mr.Pierre Clairoux, Eclésiasîique.Cnmmissionnés:—Henri Voyer, écr.Avocat et Procureur; William Burns Lindsay, écr.Greffier de la Chambre d'Assemblée, à la place de William Lindsay, senior, écr., qui a résigné.
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