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L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal.
L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal est une revue publiée à Montréal par les prêtres sulpiciens, animateurs du Cabinet de lecture paroissial. Le Cabinet faisait suite à l'Oeuvre des bons livres, fondée pour s'opposer aux mauvaises lectures, occuper les loisirs des familles et parfaire leur instruction chrétienne. [...]

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal, d'abord bimensuel, est une revue publiée à Montréal par les prêtres sulpiciens, animateurs du Cabinet de lecture paroissial. Le principal responsable de la revue est l'abbé Louis Regourd. Le Cabinet faisait suite à l'Oeuvre des bons livres, fondée par les sulpiciens pour s'opposer aux mauvaises lectures, occuper les loisirs des familles et parfaire leur instruction chrétienne.

Conçue comme contrepoids conservateur à l'influence libérale de l'Institut canadien de Montréal, l'Oeuvre des bons livres est fondée en 1844 par les prêtres de la maison Saint-Sulpice. L'association culturelle, qui offre essentiellement les services d'une bibliothèque, prend de l'expansion en février 1857 avec l'ouverture du Cabinet de lecture paroissial, fondé pour accueillir les dissidents de l'Institut canadien.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal est d'abord un organe de diffusion des conférences données au Cabinet. Le Cabinet accueille de nombreux conférenciers sulpiciens venus de France, ainsi que des jésuites. Les conférences sont souvent prononcées en réaction aux idées poussées par les libéraux; le Cabinet devient donc un repaire pour les intellectuels ultramontains de Montréal. Philosophie, religion, vie politique, arts et littérature font partie de la panoplie de sujets au programme des conférences.

On aménage dans le Cabinet une chambre des nouvelles, où les membres peuvent consulter les journaux et les revues d'ici et d'ailleurs qui sont conformes à l'esprit catholique. Les conférences du Cabinet qui paraissent dans L'Écho sont aussi diffusées en partie dans les journaux conservateurs montréalais La Minerve, L'Ordre et La Patrie.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal offre un contenu qui s'adresse à trois groupes de lecteurs : les conférences pour les étudiants et les hommes instruits, les fables pour les enfants, et les romans-feuilletons pour les femmes. Les textes littéraires proviennent principalement de France.

Avec le temps, les conférences perdent de leur popularité et la concurrence provenant d'autres publications comme Les Soirées canadiennes, Le Foyer canadien et La Revue canadienne détourne le lectorat de la revue. À partir de janvier 1867, L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal passe tout de même d'un format de publication bimensuel de 20 pages à une publication totalisant mensuellement 80 pages. Sont intégrés à la revue des articles plus longs, provenant principalement de France. On y trouve toujours une chronique des événements locaux et internationaux, couvrant principalement les questions religieuses. Une grande attention est portée aux questions pontificales.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal jouit de l'appui du clergé pour sa diffusion locale et nationale dans les maisons d'enseignement et les bibliothèques paroissiales. La revue est tirée à 1300 exemplaires en 1860, puis à 2000 exemplaires pendant les trois années suivantes.

LAJEUNESSE, Marcel, Les sulpiciens et la vie culturelle à Montréal au XIXe siècle, Montréal, Fides, 1982, 278 p.

LEMIRE, Maurice, « Les revues littéraires au Québec comme réseaux d'écrivains et instance de consécration littéraire (1840-1870) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 47, no 4, 1994, p. 521-550.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1859-1875
Contenu spécifique :
dimanche 15 juin 1862
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Annales du Cabinet de lecture paroissial de Montréal
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Références

L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal., 1862-06, Collections de BAnQ.

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Vol.IV.Montréal (Bas-Canada), 15 Juin 1802.No.12 corps de Zouaves s’y promenait clans toutes les directions, et même, venait d’y remporter deux victoires contre le parti anarchiste.Celte nouvelle est arrivée ici en même temps que paraissait un article du Times de Londres, qui ne nous sera expliqué que plus tard, article aussi invraisemblable que fabuleux.Ainsi s’exprime le Times du 15 mai.“ Nous regardons l’occupation du Mexique par l’armée française sans la moindre jalousie ni malveillance, et nous nous réjouissons de ses succès dans ce pays.“ L’occupation française serait un bienfait.Personne ne doute que sous l’administration française, le Mexique ne devint ce qn’ii était SOMMAIRE.—Chronique de tu quinzaine.—Union Catholique.—Courrier de Québec.—Chronique musicale : Musique et musicien, V, — Esquisses nationales: Jean de Latizon, (1001), par PaulHtevens.—I/Eglisc de Benuport, près Québec, par J.Royal.—Variétés: Lajjjournée d'un médecin, par I,.Roux.—Un peu de tout.—Solutions des problèmes du dernier numéro.—Mots des énigmes précédents.— Musique : l.e Voltigeur Canadien, paroles adaptées à la mélodie l’Ange Déchu, musique d’Adolphe Vogel.— ( IIKOMQIK DM LA (|H\ZAINM.Montréal, 1 j’juni 18G2.Beaucoup de gens n’avaient aucunement en-1(,ndn parler do l’expédition française an Moxi-llUp) qui ont été étonnés d’apprendre tout à ,>0UP nit’unc armée française.accomnaGrnée d’un Î-ICIIO DU CABINET avant l’invasion des Espagnols, un pays d’industrie et de progrès.“ La France pourrait faire au Mexique des conquêtes plus durables que sur les frontières belges ou allemandes.11 Nous ne désirons pas, lorsque la destinée nous a donné tant de colonies, que la France soit limitée A ses possessions actuelles.L’Angleterre n’arrêtera pas au M< Ai^m.lo gûnic de conquête de ses voisins d’outre-manche.” Actuellement,nous sommes donc réduits aux conjectures sur la portée de l’expédition française au Mexique, mais en attendant, nous pensons qu’on ne lira pas sans intérêt, les détails suivants : extraits d’un article remarquable de M.Michel Chevalier, paru tout récemment dans les journaux de Paris.Suivant M.Michel Chevalier, le Mexique a la plus grande importance par son climat qui est excellent, par la richesse de son territoire, par l’abondance de ses mines d’argent, enfin par son admirable situation entre les deux Océans Pacifique et Atlantique.C’est là que sera un jour l’intermédiaire et le point de communication entre deux grands foyers de population et de richesses, l’Europe Occidentale d’an côté, la Chine et le Japon de l’antre.On sait quels désordres y ont régnés depuis le renversement de la domination espagnole.La révolution n’a aboutie jusqu’à présent dans ce pays qu’à en affaiblir les forces, y tarir les sources de la richesse et le livrer sans défense aux entreprises illégitimes d’un voisin puissant, c’est-à-dire les Ktats-l'nis.Depuis le commencement de l’anarchie jusqu’à ce jour, le Mexique a vu dépérir ses villes de commerce et son industrie, ses ports sont sans vaisseaux, ses territoires si riches et si grands sans culture, ses mines les plus précieuses sans exploitation, enfin les Etats-Unis, sans aucun motil plausible d’hostilité se sont empare de plus de la moitié de cet immense pays, c’est-à-dire 109 milles lieues carrées sur ~11,600 lieues que possédaient autrefois les Espagnols.L état actuel du Mexique est dune aussi triste que possible, car il n'offre aucune ressource pour réparer le mal déjà accompli, et il livre 1 a\enir exposé sans délcnse aux plus grandes et plus irréparables catastrophes.Il y a déjà longtemps, que les gouvernements d’Europe se préoccupaient de cette situation pénible.On avait pensé, que l’Espagne avait en partie mérité son sort en suivant une politique obstinée et aveugle, pleine de funestes résultats contre cette magnifique colonie, mais on ne croyait pas que le mal engendré par la révolution fut absolument irrémédiable, pourvu qu’on écart.U certaines causes accidentelles qui sv.taient introduites dans les premières explosions du bouleversement.L’Espagne, depuis bien des années détail aliéné l’esprit de la population mexicaine, les Indiens se plaignaient de l’état d’oppression dans lequel ils vivaient, étant dépouillés de presque toute propriété et sans droits civils, il en était de même des Métis, et malgré la réclamation des évêques on ne tentait lien pour les faire parvenir à un sort meilleur.La population blanche avait elle-même scs griefs particuliers contre la Métropole, et ils étaient considérables, le commerce était enchaîné, l’industrie locale accablée d’entraves, enfin les indigènes étaient continuellement sacrifiés à une préférence absolue pour les natifs d’Espagne.De plus, on interdisait telle ou telle culture, telle ou telle industrie pour favoriser exclusivement le commerce de la .Métropole.Souvent la nation mexicaine avait fait entendre ses plaintes, les évêques et le clergé y avaient joint leur voix avec toute la modération et la charité que comporte la dignité de leur caractère, mais la Métropole n’avait jamais voulu donner la moindre satisfaction, par cette crainte naturelle qu’éprouvent les gouvernements pour des innovations dont il est difficile de prévoir toutes les conséquences.Il n’y eut donc pas de changement au Mexique, malgré la réclamation de la partie la plus saine de la population; pendant ce temps là, bien des événements nouveaux arrivaient dans l’ancien comme dans le nouveau inonde.L’Amérique sc séparait de l’Angleterre, ensuite les colonies anglaises obtenaient de la Métropole des avantages considérables ; peu après, on apprenait la nouvelle de la révolution française, et tandis que tous ces événements avaient répandu dans la majorité des esprits une agitation profonde et mystérieuse, plus tard l’inva- DE LECTURE PAROISSIAL.267 ?jon de l’Espagne par les troupes françaises, la déchéance de la race régnante en Espagne, précipitèrent au Mexique la révolution qui depuis longtemps y était imminente.|| y eut deux partis dans le pays ; un parti mexicain qui voulait l'affranchissement de lu voulait conserver l’ancien état de choses.l,es révolutionnaires eurent d’abord pour chefs, suivant M.Michel Chevalier : trois curés, Don Miguel Hidalgo, Don Morelas et Don Matamoros; leurs succès furent inespérés, en quelques mois, ils avaient conquis près de la moitié du Mexique.Ceci se passait vers 1810; après différentes alternatives de victoires et de défaites, la domination de la Métropole fut rétablie en 1810, mais en 1822, lors du soulèvement de l’Espagne contre Ferdinand VU, la révolution reprit tous ses avantages au Mexique» et dès lors, l’Espagne dut renoncer à l’espoir de jamais s’y maintenir.Bientôt après commença la présidence du général Santa Anna, qui est resté à la tête des affaires presque invariablement jusqu’en 185G.Or ce qu’il faut observer, c’est que les révolutionnaires unanimes, pour se soustraire au joug de la Métropole, ne s’entendaient nullement sur la constitution à donner au pays nouvellement affranchi.Plus des trois quarts de la population voulaient vivre en monarchie, et il n’y avait qu’une faible minorité, composée de la classe la plus avilie de la population qui voulut d’un gouvernement fédéral et républicain, taillé sur le modèle de la république voisine des Etats-Unis.De là, une lutte acharnée depuis le renversement du gouvernement espagnol.I.e parti le plus nombreux, le plus calme et plus modéré, attendant la réalisation de ses vœux pour un état monarchique, dans la suite des événements dans leçons de l’expérience.I.e parti le moins nombreux, mais le plus violent et le moins scrupuleux dans le choix de ses moyens, poursuivant son but jttr fax cl ne/as ; opprimant les consciences, décimant les hautes classes, s’emparant des biens des plus honnêtes citoyens et toisant peser sur le clergé et sur les catholiques l('s plus influents, la plus odieuse et la plus implacable des persécutions.De temps en temps les honnêtes gens ont ' onquis la direction des affaires, et alors, ils sc mettaient aussitôt en quête d’une famille prin-cière qui put les aider à réaliser leurs vœux les plus chers.Mais l’ébranlement causé par la révolution récente, le voisinage des Etats-Unis maintenait une telle excitation dans une certaine classe de que bientôt le pouvoir changeait de mains et que le système fédéral prévalait de nouveau.Il y a dix-huit mois, les Etats-Unis sont entrés en lutte les uns contre les antres, le prestige des idées républicaines a subi alors la plus rude atteinte qu’il lui ait peut-être jamais été donné d’essuyer dans les temps modernes.Et, en même temps, par l’eflet do ce bouleversement, ceux qui veulent d’un gouvernement libéral, mais sous forme de monarchie ont reconquis dès lors une influence telle et une majorité si grande, qu’il suffit en effet de cette petite armée que nous voyons agir au Mexique, pour accomplir le changement si longtemps souhaité et remettre toutes choses à leur vraie place.Le système fédéral peut être excellent aux Etats-l'nis, et en même temps funeste partout ailleurs, cette proposition ira rien d’absolument impossible.Ce système a produit de grandes choses au centre de l’Amérique du Nord, sans avoir pu toutes fois empêcher l’état de division actuel, mais il est certain qu’il n’a produit que des maux et qu’il n’a fait que des ruines dans toutes les anciennes possessions de la domination espagnole.La France, à ce que nous pensons, n’a pas l’intention de se substituer à l’ancien état de choses, elle veut mettre les honnêtes citoyens à même d’établir le seul gouvernement qui peut leur convenir, et qu’ils ont réclamé depuis si longtemps.Tout ce qui a été dit de contraire dans les journaux de Londres et des Etats-Unis, n’avait pas d’autre but charitable que d’arrêter le succès de l’expédition alliée.Nous aurions voulu donner déjà notre tribut de regrets à la mémoire du révérend Louis Jacques Casault, décédé dans le mois dernier, mais un mal-entendu ayant empêché de reproduire cet article au numéro dernier, nous voulons néanmoins conserver dans l'Echo le souvenir de ce saint prêtre et de eet homme de bien.Métropole, et le parti des natils d’Espagne qui lia population, 203 ÉCIIO DIJ CABINET D’ailleurs, il est tic ceux dont on aimera toujours à entendre citer l’exemple et à invoquer le souvenir.M.Louis Jacques Casault, vicaire-général, ancien supérieur du Séminaire de Québec, dernièrement recteur de l’Université Laval, décédé le 5 mai dernier, était né le 17 juillet 1S0S.Il n’avait donc que cinquante-quatre ans, et aurait pu fournir encore une longue carrière, si sa santé n’avait été altérée depuis longtemps par des travaux continuels et par une sollicitude constante au milieu des fonctions importantes dont il fut successivement chargé.Les notices remarquables publiées sur lui par M.le grand vicaire Cazeau et par M.l’abbé Ferland, nous ont dit qu’après des études distinguées an petit séminaire et au grand séminaire, il passa trois ans dans le ministère, où il acquit,sans nul doute, une expérience dont il se servit utilement plur tard lorsqu'il eut à diriger les ecclésiastiques et à s’occuper de l’avenir des jeunes gens au milieu du monde.De 1834 à 1851, il occupa différentes fonctions au petit ('tau grand séminaire, d’abord professeur, puis préfet des études, directeur de l’un et de l’autre séminaire.Pendant le cours de ces années, il enseigna les sciences, puis la théologie avec un rare talent, et ii contribua à former un grand nombre d’hommes distingués, qui se sont fait remarquer dans le monde ou dans l’état ecclésiastique.Dans cet espace île temps déjà, ii consuma sa vie par des travaux immenses, sacrifiant tout a ses fonctions et a scs élèves, et en même temps ne reculant devant aucune peine, aucun labeur pour cultiver la science et la porter à ce degré éminent, qui est si indispensable à tout lion maître et à tout instituteur véritablement digne de tes (onctions !-i graves, si sérieuses et si importantes.Voila ce qu’on l'on a pu observer dès lors dans le saint prêtre, et l’homme vraiment digne de legiei dont on déploré en sances tout-à-fnit remarquables qu’il avait acquises dans les sciences naturelles et dans les sciences ecclésiastiques, avaient sans doute été admirablement servies par une nature et une portée d’esprit peu communes, mais elles étaient en particulier le fruit d’un dévouement à toute épreuve, dévouement à la science et au bien des jeunes gens qui lui étaient confiées.On a cité le témoignage de l’un de ses anciens supérieurs, sur le talent avec lequel il avait su se rendre familières les difficultés des sciences naturelles et la manière dont il savait communiquer son savoir, enfin au concile de Québec, tout le monde reconnut que son passage au grand séminaire et les années d< son professorat en théologie avaient été laborieusement et consciencieusement employées.C’est en 18.r>I, qu’il fut appelé à la supériorité de cette grande maison du séminaire de Québec, qui est et a été depuis tant d’années comme l’une des citadelles et des places fortes de la religion et du bien dans ce pays.Quand l’étranger arrive à Québec, il voit ces hauteurs imposantes couvertes de constructions immenses, il admire les moyens de défenses utilisées par l’art militaire, mais il peut admirer encore plus cette sainte et admirable demeure du séminaire d’où est sorti tant de bien, tant de traditions de piété et de vertu, et qui, placée comme une sentinelle à l’entrée de la ville rappèle de si pieux et si consolans souvenirs.A qui en particulier doit-on le maintien de la foi en ce pays, a qui est-on redevable que ces contrées ne se soient pas laissées aller au relâchement qui désole certaines contrées de l’Amérique, si ce n’est en particulier à cette sainte maison qui, depuis des années a fourni un clergé irréprochable, et distingué par ses exemples de piété et toutes sortes de mérites.Comme supérieur, M.Casault répondit à tout ce qu’il avait fait augurer, il montra une science profonde, une expérience éprouvée, un dévouement à toute épreuve, à de si hauts devoirs, une modestie cl une sagesse qui frappaient tous les esprits.Il avait en particulier deux qualités qui se servaient merveilleusement l’une et l’autre et qui ajoutaient un relief à tous se.- mérites.Il avait un extérieur grave, sérieux des plus imposants, l’air calme et méditatif, et en môme temps le cœur d’une sensibilité et d’une délicatesse exquises, et les manières les plusdistinguées et les plu> bienveillantes.Très-grand de taille, les traits réguliers, le regard d’une expression de douceur pénétrante, la figure comme pâlie par l’étude et la vie de DE LECTURE PAROISSIAL.200 retraite, il avait toute la dignité possible d’extérieur, mais en même temps les manières les plus a fiables et les plus aimables, pleines de dignité et de bonté.Enfin, il était l’un des pins admirables modèles de celte politesse distinguée que l’on trouve dans le clergé du Canada, cl dont lo séminaire et l’archevèehé de Québec en particulier, sont comme les sanctuaires privilégiés, où sont rappelés les anciennes traditions des grands siècles de la France.M.Casault appelé à la conduite du séminaire de Québec, s’occupa dès lors de la réalisation d’une idée qu’il avait méditée depuis longues années.Il voulait pourvoir à l’avenir de ia jeunesse en ce pays.Dans les circonstances particulières où les jeunes gens sc trouvent placés, et au milieu de la concurrence de plusieurs nationalités, ils ont besoin de lumière et d’énergie, de vigilance et de capacité pour prendre leur place dans la société et se maintenir au milieu d’une compétition si active.Or, ils ne le peuvent, même à mérile égal, que par de plus fortes études, un esprit sage et sérieux, et par toute l’intégrité possible dans leur moralité.Chose regrettable dans presque tous les pays, l’époque des premières études professionnelles est l’époque du naufrage de la foi et des habitudes de travail, ainsi au sortir du collège que d’études perdues, que de talents enfouis par les mille tentations de l’oisiveté, et les habitudes énervées du monde.Pour mettre une barrière à ces inaux si graves, M.Casault avait conçu la pensée d’une maison de hautes études semblables à ces université, la gloire des siècles écoulés et qui accomplissent encore tant de bien en Allemagne, en Angleterre et en Italie.Pour arriver à ce but, le séminaire de Québec ne recula devant aucun sacrifice.Des édifices immenses furent élevés, pouvant répondre aux besoins de plusieurs centaines d’étudiants, des chaires furent fondées, des pro-lesseurs éminents furent choisis, et les frais les plus considérables furent faits pour assurer le présent et l’avenir d’une si magnifique institution.C’était la première tentative de ce genre dans toute, la terre de l’Amérique, et tout le monde convient quelle a clé accomplie du premier coup, de manière ;'i la metlre de niveau avec les institutions du môme genre les plus renommées dans l’ancien monde.Maintenant l’œuvre est complètement organisée, elle a un avenir incontestable, elle a produit déjà les Iruils les plus satisfaisants, elle sera de plus en plus appréciée, à mesure que le gufil des études sérieuses se répandra dans ce pays, mai» à qui doil-on en grande partie, une idée si considérable et une réalisation si prompte, si étendue et si complète, si ce n’est surtout a celui dont nous rappelons le souvenir en ces quelques lignes.Nous qui voyons tout dans l'avenir de la jeunesse, qui avons fait tant de vœux pour qu’elle se conservât digne de la mission qui lui est dévolue, nous qui l’avons vue avec tant de douleur, exposée sans défenses aux dangers et aux périls du monde, avec quel sentiment de gratitude saluons-nous la mémoire de l’homme dévoué et généreux, qui a doté le Canada d’une œuvre si admirable, si précieuse, si féconde pour le bien et la prospérité de ee pays.Nous avons déjà constaté les résultats opérés de près comme de loin, par l’Université Laval.Ainsi plus de sérieux dans l’esprit de la jeunesse, plus de goût et d’ardeur pour les grandes études professionnelles, une foi plus solide, plu* éclairée et plus ferme, enfin sous le rapport intellectuel comme sous le rapport moral, mille avantages conquis déjà par la génération nouvelle.Ces résultats grandiront encore l’avenir, et avec eux les droits de ce saint prêtre, de cet excellent homme à la reconnaissance de cette jeunesse qui lui lut si chère ; le bien qu’il a accompli s’étendra, et aussi la vénération du pays tout entier pour une mémoire si auguste.Enfin à mesure que cette œuvre prendra des développements, éclairera plus d’esprits fera resplendir plus de cœurs et plus de nobles caractères en ce pays, son éclat et son illustration réjailliront chaque jour en nouveaux rayons do gloire sur l’auréole vénérée de celui qui en fut le premier auteur et qui a mérité d’en être appelé le fondateur.C’est en ce sens que nous lui appliquons les belles paroles de la Sle.Ecriture : 270 ECHO DU CABINET Qui ad justitiam cruiliunl multos, quasi stelhc in perpetuas iclernitates.Dan : XI1.3 Nous avons lu les lignes suivantes ces jours-ci clans la Minerve et nous nous associons de tout notre cœur aux regrets qu’elle exprime.“ Nous apprenous avec peine que le vénérable abbé Fai lion, le célèbre historien de nos héroïnes Canadiennes, vient de laisser le pays, pour retourner en France, où le rappellent les a lia ires de la compagnie.Les nombreux amis que s’était laits cet homme aussi modeste que savant pendant les quelques années qu’il a passées au milieu de nous, n’apprendront pas son départ avec moins, de regret.“ On nous dit, et nos lecteurs nous sauront gré de les en informer, que son grand ouvrage sur la Colonie île Montréal est assez avancé, et .jue les deux premiers volumes, (pii renferment les temps héroïques de la colonie, ne tarderont pas à être livés à l’impression.Quant il sera fini, cet ouvrage ne formera pas moins de s volumes in So.Cette œuvre consciencience, fruit de longues recherches, sera sans contredit le meilleur titre de cet écrivain distingué à la reconnaissance des Canadiens.” \ ient ensuite une énumération des principaux ouvrages de M.Faillon, dont le succès j peut donner toute confiance dans les nouvelles publications qu’il achève maintenant.Il y a déjà longtemps que M.Faillon est signalé;! l’attention publique par plusieurs grands ouvrages, dont un seul suffirait à établir la réputation d’un savant.Scj grands travaux sur les Pères et sur l’Ecriture Sainte, ses recherches immenses sur la vie cl l’apostolat de Ste.Marie Madeleine, dans le Midi de la France, lui avaient déjà attiré l’ad-miraùon du clergé en France comme dans toute l’Eglise.La vie de M.Olier et ses travaux sur l’histoire de l’Eglise au XVlIe siècle, l’ont fait connaître sous un jour nouveau, ranime historien et comme auteur ascétique.Depuis ce temps là il s'est donné de l’histoire à l’étude du Canada ei après tout ce qu’il a déjà produit, il va donner une grande histoire de Montréal qui doit être suivie d’une histoire des colonies de Montréal.Voici la liste des principaux ouvrages de M Faillon dont quelques uns ne sont pas encore publiés : lo.l."n ouvrage < onsidéiable sur les six jours de la Création.2ü.Un travail sur les l’èrcs.3o.Histoire de l’apostolat de Sic.Marie Madeleine '2 volumes in- lo.¦lo.La vie de M.de Lautages.5o.La vie de M.Olier fondateur iiu Séminaire de St.Sulpice.Go.La vie de M.Etnery.7o.Une histoire de Baltimore.Ho.Une méthode des Cathéchisme*.9o.Un Coutumicrct autres ouvrages pour les eathéchismes.IÜo.La vie de la Sœur Bourgeois.I lo.La vie de Mlle Manse.12o.La vie de Mde d’Youville.ISo.La vie de Mlle Lebcr.14o Histoire de Montréal à publier.Ioo.Histoire des Colonies de Montréal.16o.Une vie de St.Joseph.l*o.Une vie de la Ste.Vierge.Le voyage de M.Faillon ne mettra pas d’interruption dans -es travaux, et nous pouvons ! ajouter, que dans sa pensée, ci- n’est |>a^ pour ; toujours qu’il a dit adieu au Canada.Ainsi que nous le disions dans la dernièie j livraison de l’Echo, une liste des arrérages id’abonncment pour IS50 et 1860 a été remise entre les mains d’un homme de loi pour en opérer la rentrée.II n’est que juste de prier les personnes qui | auraient déjà payé ces abonnements de nous en ! avertir en produisant leurs reçus.Nous renouvelons l’invitation de payer l’abon-nement de l’année courante à nos abonnés actuels.l/l MON CATHOLIQUE Dimanche dernier, cette intéressante soriclé* :i j donné une séance publique, à l’occasion du I séjour, à Montréal, du Visiteur général de lu | Compagnie de Jésus, le révérend Père Sopranis.; A la demande du Père Michel, M.Cyrille Hou jelier s’élail chargé des frais littéraires de celte DE LECTURE PAROISSIAL.271 réunion de famille où la foi, la science et le patriotisme jouent un si beau et si grand rôle.M.Cyrille Doucher avait pris pour texte de *u thèse, le Rôle Je la Pa paulé thaïs lu société ; et pourquoi ne pas dire de suite qu’il a réussi au delà de toutes espérance ?Traiter un pareil sujet en de pareilles circonstances, après tant d’illustres écrivains et d’il-luslrcs orateurs ; parler de l’influence de la Papauté et île son indispensable nécessité, lorsque depuis bientôt trois ans tout retentit des généreuse protestations qu’elle a soulevées dans le inonde catholique, n’est pas chose facile.L’originalilé est difii ile, les redites sont à craindre, les lieux communs d’une vaine déclamation sont prcsqu’inévitables.Aussi, pour tout écrivain qui se môle aujourd’hui d’aborder cette question, qui tient l’Europe en suspens, c’est une chute ou un triomphe ; M.Moucher a remporté un de ces triomphes.Mettant de coté la question du Pouvoir temporel, le lecteur s’est surtout attaché à démontrer, dans une longue et habile dissertation, ce que la Papauté a fait pour lu liberté et la civilisation des peuples et de la société chrétienne, et il a clairement prouvé “ par l’expérience ci par les aveux formels de tous les ennemis du catholicisme, que sans Papauté point (l’Eglise, point de christianisme, point de civilisation, point de société ; de sorte que la vie des nations a sa source unique dans le Pouvoir pontifical.Et telle est l’évidence de cette proposition que m la Religion catholique, pai l’in-llucr.ce qu’elle exerce même dans les contrées où elle a cessé d’être dominante, ne s’opposait pas aux progrès de l’incrédulité protestante, il y a longtemps qu’on n’y trouverait plus une seule trace de christianisme, et que ces contrées, si elles étaient habitées encore, le seraient par une race de barbares plnsjéroces, plus hideux que le monde n’en vit jamais; et tel serait le sort de l’Europe entière s’il était possible que le Catholicisme y fut entièrement aboli.Or, toute attaque contre le Pouvoir du Souverain Pontife tend là ; c’est un crime de lèze-religion pour le chrétien de bonne foi et capable de lier deux idées ensemble ; pour l’homme (l’Etal c’est un crime de lèze-civilisation et de lèzc-société.“ A cette proposition, continua M.Boucher, j’entends déjà la race turbulente et hypocrite des révolutionnaires crier au blasphème : je les vois feuilletant l’histoire, interrogeant les monuments pour me jeter un démenti à la face, et, du môme coup, une insulte à la Papauté.Qu’ils cherchent, qu’ils s'échauffent et qu’ils s’essoufflent, c’est leur affaire.Mais je leur prédis qu’iis ne sortiront pas de là ; d’autres, et déplus forts, et de plus illustres, sont morts à la peine : ci leurs noms, comme celui de la nation déicide, excitent l’indignation universelle.Leurs argument sont usés: le diable montre ses cornes à travers les vêtements dont ils ré vêtent leurs déloyales utopies, qu’ils prônent pourtant comme devant ramener l’âge d’or sur la terre.Ou ils veulent la société avec ses lois, ses exigences, ses besoins, ses nécessités, ou il ne la veulent pas.Dans le premier cas, il faut impérieusement qu’ils passent dans nos rangs et qu’ils se fassent les généreux défenseurs de la Papauté, après avoir échangé les armes empoisonnées du sectaire contre les armes loyales du chrétien.Dans le dernier cas, qu’ils poursuivent leur chemin maudit; ni la civilisation, ni la liberté, ni les peuples intelligents, ne les suivront dans les abimes profonds où ils disparaissent déjà.“Ils ont cependant réussi ces sauvages policés de l’Italie contemporaine, à dépouiller cette Papauté bienfaitrice, qui tin leurs pères de la barbarie, brisa leurs fers, rendit sacré et inviolable le sanctuaire de la famille, au milieu de la plus ellrayante corruption : ils ont réussi à la dépouiller de tons ses antiques privilèges, de toutes ses richesses et de cette légitime influence que son nom seul exerçait dans la société chrétienne.Elle est là maintenant,comme une Reine détrônée, enchaînée sur les sept collines de la Ville éternelle, d’où partirent tant d’anathèmes contre les oppresseurs du genre humain, et tant de bénédictions pour les missionnaires et les martyrs de la liberté.Autour d’Elle, attendant la fin de sa longue agonie, engraissés de ses dépouilles, les bras nus et couverts de sang, le poignard parric-i !e à la main, le visage crispé par le blasphème, ces moderne» sicaires demandent à Satan la solution qu’lié site encore de leur donner Victor ou Napoléon.Et les nations catholiques se.croisent imbécilement les liras ! A la lueur du vaste incendie qui dévore et la foi, et les mœurs, et la liberté, et la civilisation, et toute société, elles se contentent d’interroger l’inconnu que leur présente ÉCIIO 1)U CABINET un ténébreux avenir.Seulement, de temps à autre, quelques rares consciences font entendre comme un murmure ; le remord pousse un vagissement étouffé ; puis 011 n’entend plus que le bruit lointain des efforts que fait le l’ape-ltoi, qui, dans cette lutte suprême de la justice contre la force, essaie un dernier coup pour sauver la société, en sauvant la Papauté elle-même.Que ma plume, messieurs, n’a-t-elle ici la puissance qui tue, et ma voix la puissance qui ressuscite ?Lu puissance qui tue, pour briser et anéantir cette révolution canaille qui a soif de néant ; la voix qui ressuscite, pour ramener la la chrétienté, peuples et rois, devant le divin tribunal de la Papauté victorieuse.” Voilà, certes, de magnifiques paroles, que l’écrivain catholique sait seul trouver, en écoutant les inspirations de son cœur, Mais, puisque M.Doucher a bien voulu nous communiquer sa dissertation, il voudra bien encore nous permettre de citer ces autres belles paroles par lesquelles il termina l’heure agréable qu’il nous fit passer.“ Sans doute, au fonds de leurs aines dépravées, ces barbares conviennent bien que la Papauté a autant fait pour le bonheur et la paix des peuples, que l’impuissante Réforme a fait pour détruire la foi et établir l’athéisme sur la terre, avec son pitoyable principe de libre examen.Ils vont même plus loin.Ali ! disent-ils.si la Papauté était d’arrangement; si le Pape rouge ne l’emportait pas toujours sur le Pape blanc; (î) si la Cour romaine voulait prendre le ciel et nous laisser la terre, où ses institutions n’ont plus de place : comme tout irait bien comme nous l’aimerions ce Fie l\ ! Les ravi-seurs des biens de l’Eglise, les spoliateurs de couronnes, les ravageurs de peuples, les persécuteurs du sacerdoce, les géoliers de la liberté les assassins du il roi t ; et leurs complices idiots, et la race taconde des écrivains et des orateurs qui applaudissent au renversement de toute justice, vivraient eu paix comme les voleurs dans la forêt ; ils pourraient même inviter à leurs festins de cannibales, le Pape intelligent de M.de la Guéronnière, qui aurait, permis l’accomplissement de toutes ces misères et de toutes ces prostitutions, sans protestation, sans ana-thême.(1) I.» l’aij;.“ Eh bien ! que par un châtiment de Dieu un pareil pape apparaisse dans la ville des Grégoire et des Pie IX; qu’il prenne le ciel pour lui, et scs cardinaux, et ses évêques et ses prêtres, et qu’il laisse la terre à Victor, ou m Napoléon, ou à Garibaldi : qu’urrivera-t-il5 |a terre se dépeuplera de proche en proche pour retomber dans le cahos primitif ; et le ciel en sera-t-il plus peuplé J “ En vérité, tout cela est bien risible.L’institution pontificale a fait ses preuves: les institutions que l’on veut mettre à sa place ne datent que d’hier : quel bien ont-elles fait ?elles n’ont enfanté que le désordre moral et politique.L’histoire de leur règne passera à la postérité à travers un fleuve de sang.Ce n’est pas à l’institution de la Papauté de se reformer, mais aux institutions nouvelles, si elles se trouvent peu à leur aise dans l’édilice catholique, de se modifier, de se modeler sur l’institution pontificale, dont la base repose dans la croix du Christ, et le faîte dans l’éternité.“ En présence de ces contradictions, de ce choc aveugle des principes de S9 contre les principes qui ont dix-huit siècles de date, M.do Maistre s’écrie : Qu’il est bien difficile de juger les Papes sans préjugés! “ Pour nous, messieurs, nous ne jugeons pas, les papes n’ont besoin que du jugement de Dieu.Ils sont hors la porté du jugement Immain.Et quand nous entendons le bruit des lamentables ellorts laits pour détruire ce que les siècles ont fuit et bien fait, suivant le premier Buonapale ; quand des écrivains sans autorité, sans mission, avec l’arrogance et la superbe de leur ignorance, se permettent île disputer leur obéissance au Pontife romain : méprisant leur langage et leurs maximes, après nous être retranchés dans notre foi, nous nous inclinons avec respect et nous disons avec le grand Fénelon : Le Souverain Pontife a parlé; toute discussion est défendue aux évêques ; ils doivent forcément et simplement reconnaître et accepter le décret.” En détachant, c^a et là, quelques parties de la thèse de JM.Bouclier, nous ne prétendons pas en faire une analyse ; non : l’argumentation en est si pressée et si pressante ; les écritures sacrées viennent avec tant d’apropos mêler leur voix respectable à la voix de l’histoire «t de l'expérience, en faveur de la Papauté, que ton t» DE LECTURE PAROISSIAL.273 analyse serait imparfaite.M.Bouclier nous a promis de publier son éloquente lecture, attendons cette publication pour le juger comme il le mérite- \prèa que M.Cyrille Bouclier lût descendu de la tribune nu milieu des applaudissements de son auditoire, le Révéren I Père \ ignon, recteur du Collège Ste.Marie, se faisant l’in-lerprêtc du Père Sopranis qui, peu habitué au manicinent'de la langue française, ne voulut passe risquer au sein d’une société si distinguée, présenta ses félicitations à M.Bouclier sur son remarquable travail et sur l’esprit qui anime l'Union Catholique.En même temps îépondant à un désir que le Président avait manifesté dès le commencement de la séance, il ajouta que le llévérend Père visiteur, une fois rendu à Rome, serait heureux de déposer aux pieds du Souverain Pontife les sentiments de V Tuir.u Catholique, et la belle thèse que M.Cyrille Boucher venait de soutenir en faveur des droits de la Papauté, qui sont ceux de la société chrétienne, et l’égide de la civilisation et de la liberté des peuples.Le Père Sopranis a déjà assisté à une séance de ce genre que lui a donnée, lors de sa visite a Marseilles, l’Union Cutholi(/uc de cette ville.\ Montréal comme à Marseilles, il a été témoin du même zèle, de la même foi et du même talent, employés à la défense de la même cause.Il ne doute pas de la joie du Saint Pontife, en apprenant cet inviolable attachement de la jeunesse catholique a le chaire de St.Pierre.l’n souhait, pour terminer.Nous regrettons depuis longtemps le silence de notre jeune ami.Sans doute que les ardentes polémiques du journaliste d’autrefois ont lait place aux plaidoiries de l’avocat d’aujourd’hui.M.Doucher peut y trouver son profil et surtout nne paix qui doit le surprendre.Mais il ne doit pas oublier, en même temps, qu’il se doit a sun pays, au risque même de voir son nom livré de nouveau à la discussion d’adversaires irrités.Les plumes, les intelligences, les convictions et les courages sont si rares dans notre jeune pays, que M.Cyrille Boucher comprendra l’appel que nous lui faisons aujourd’hui.?.COURRIER DE QUEBEC.•luin 1862.l ue fort juliw personne m’a demande de fairo une chronique de Québec.Elle tient à connaître mon opinion écrite sur sa ville natale, lorsque je ne tiendrais peut-être qu'à lui dire mon opinion sur elle-même.Je suis arrivé à Québec le lendemain de Waterloo.Ma première pensée a été de visiter le champ de bataille parlementaire.J'y ai trouvé les vainqueurs, les vaincus et les blessés, les anglais, les français et les prussiens, les prussiens qui, commandés par Bliicher-Abbott, avaient décidé la victoire.On me montra plusieurs (Irouchy.Je recueillis les plaintes des mourrais et je me jetai dans les bras des vainqueurs.Pour nie reposer des fatigues du voyage, ils m’amenèrent au ('apitoie.C’était la première fois que j’y montais ; je trouvai (pie l’air y était meilleur qu'au pied de la roche tarpéieime.Au retour de cette excursion ministérielle, je me mis à la recherche d’un logis.La capitale du pays a cola de particulier qu'elle n’a guère d’hôtel ou de restaurant où un homme de bien, quia quelque considération pour son estomac, puisse se mettre à l’abri du jeûne quotidien.Je lie suis pus de ceux pour qui un bon dîner est une chose indifférente et superflue, qui en parlent légèrement et qui le mangent sans l'estimer.A mon sens, un gourmet est bien près d'étre un homme d’esprit, il a l’esprit du corps ; et je conçois difficilement l'alliance d'un esprit délicat et d'un appétit grossier.Brillât Savarin est un de mes classiques, et lorsqu'il a proclamé cet immense axiome :—“ 1 >éjeunez comme si vous ne deviez pas diner.et diriez comme si vous n'aviez pas déjeuné,”—croyez-vous qu'il n'était pas mille fois supérieur à Lycurguc, réputation usurpée, estomac compromis, qui lésait de l'abstinence une loi, non pareequ'il était sage, comme on l’a cru bénévolement, mais pareequ’il était dyspeptique ! J'ai connu un voyageur qui jugeait les villes où il avait passé, d’après la qualité des repas qu'il y avait pris.On lisait dans son carnet de voyage :—“ Bar.petite ville délicieuse ; omelette et côtelette—ditto ; séjour:—un mois.Ams.grande ville détestable, déjeuner et diner—ditto; séjour: — dix heures.Cau.médiocre, cuisine faible, pas de truffes, d ailleurs nul appétit.Dor, revanche de lu précédente, retour de l'appétit, ville salubre, agréable, on peut y faire quatre repas par jour sans prendre d'exercice, digne d être la capitale du monde.'' Si ce voyageur raffiné parvient jusqu’au Canada, il restera un éclair à Québec, et huit jours à Montréal.Charge à part, je crois qu’on aurait tort de s’imaginer que les députés dinent tous les jous cliez Lucullus.Naturellement, Québec n’était pas changé depuis un mois et demi que je l'avais quitté.Je n'eu fus pas surplis.car je sais que ses propres enfans qui y reviennent après quelques années d’absence, lie peuvent s'empêcher de la reconnaître des pieds à la tête, quelqu effort qu ils fassent pour se donner le plaisir de la surprise.Je retrouvai au coin de la rue St.Jean et de la rue Ste.An gèle, le 21 mai, un Monsieur que j’y avais laissé le !) avril.11 était dans la même posture, seulement il paraissait un peu fatigué.On bâtit à Québec une maison bourgeoise par an, et l’on met deux ans à la bâtir.L une est à moitié,^ lorsque l’autre commence.La plupart do« magasins y 271 KO TTC PU CABINET ont un faux air des magasins des Trois-Rivières ; ce qui ne les empêche pas de contenir de ravissantes toilettes, si j'en juge par toutes celles que j'ai rencontrées m bien et si coquettement portées.I ne maison neuve est à Québec un événement surhumain.qui intéresse non seulement le mortel privilégie qui la doit habiter, mais encore toute la ville qui la traite comme un témoignage irrécusable de sa prospérité aux yeux de l'étranger, comme un monument municipal, comme une institution nationale.Le propriétaire devient un homme public.Québec ressemble en cela à un grand nombre de villes Européennes, que les générations se transmettent in-t:ietes comme un dé]x‘>t sacré.11 n’y a pas une pierre de plus, mais aussi il n'y a pas une pierre de moins, L’enveloppe matérielle des souvenirs subsiste comme les souvenirs eux-mêmes.I,e cadre du passé est toujours là pendu au mur de la réalité, même s'il est vide et si le passé est déchiré et oublié.Si les ancêtres, si les jeunes gens, les amoureux, les familles d’autrefois ressuscitaient, ils retrouveraient tout ce qu'ils ont laissé à leurs places, la vieille maison où ils ont été heureux et où ils ont pleuré, la fenêtre qu ils ont si souvent regardée.le soir, le coeur tremblant, les yeux humides, l'âme remplie, pour voir l'ombre de l'être aimé, sur les rideaux blancs, le marteau de cuivre qu'ils ont souvent soulevé dix lois sans le laisser retomber.Les vieilles gens, en s'endormant pour toujours, ont encore devant les yeux le> témoins muet- île leurs jeunesse si loin en-luie, les objets vieillis avec elles qui les entouraient au temps de 1 espérance et des commeticemens.M.Maurice Sand, qui a parlé de notre pays comme s il 1 avait vu de sa chambre bien close à Paris, et qui a constaté que les clôtures à la campagne étaient peintes en gris, a touché plus juste lorsqu’il a dit que Québec ressemblait de prime abord à Angoulême.Oui, elle ressemble à Angoulême.suit, dit sans offenser notre honorable collaborateur et ami 31.Marsais, qui est angou-mois,—comme Bruxelles ressemble à Paris, comme un tableau de M.Ingres ressemble à un tableau de Ita-phaël, comme la Seine ressemble au St.Laurent.Il y a certainement une ressemblance, une similitude de position et d aspect.Il est probable que par leurs rues étroites, Pontarlier et Nonaucourt ont aussi quelque parente avec Québec.Mais ce dont elle a le privilège splendide, c'est l'incomparable panorama qu'elle offre en dehors de ses murs cl qui la l'ait l égale et la sœur de Naples.La rue St.Jean, qui est la rue Notre-Dame de Québec, n est point une voie romaine ou un boulevard.On y circule à t aise quand on est seul.Les trottoirs sont grands comme desgans * ’.et la rue elle-même est large comme les trottoirs de lu rue Notre-Dame.I,e rôle des flâneurs y est particulièrement difficile à tenir, car lorsqu'ils s'y rencontrent trois à la fois, il y a encombrement et la i ireulation est arrêtée.Lu faubourg St.Jean fi.it l'emploi de la rue Si.Jacques, à Montréal.( est un dédommagement de la rue St.Jean.Les ra.-.-ei: Llemensy sont possible*, sans préjudices au public.Ln revanche.! i capitale possède d admirables promenades, tout,, à |a mai,, • j;t ]e l'ort.i Lsplanade.Le Jardin du Port, c'est la Place \ iger dans vingt ans ; ta Plateforme, c’est un balcon dominant la baie de Naples.J'essaierais de faire l'éloge des voitures publiques de Québec, si je ne craignais d'avoir la voix trop faible et de rester au-dessous de sujet.La eariole Québec- qtioise est le seul véhicule digne de porter un ami de son pays, sur la neige canadienne, ("est la seule voilure compatible avec nos institutions nationales.Si jamais elle est abandonnée par la foule, le dernier patriote se fera charretier et se conduira stoïquement à sa dernière demeure.La calèche est la eariole d'été.Québec s'honore eu conservant ces deux véhicules de nos pères, et en fermant ses portes au rab, que nous avons trop longtemps subi à Montréal, pour notre commodité personnelle et notre gloire municipale.Les petits chevaux de carioles et des calèches vont dix fois plus vite que les chevaux de Montréal, auxquels le sentiment, l'instinct du ridicule de la voiture qu'ils trament, font perdre la moitié de leurs moyens.Quelque chose qu’il ne faut pas manquer de noter a ce propos, et qui frappe agréablement tous les étrangers, c’est que les cbimtiir.' \ sont beaucoup plus polis, mieux élevés et d'une meilleure tenue érament des convives, sont un brevet de santé pour une huitaine au moins.l'n médecin grarantit ses convives sains et saufs jusqu'à la visite de digestion.On doit pardonner à ce repas d'être secundum artem„ puisqu’il doit porter la compensation des longues fatigues entreprises au nom de l’art.Au salon ou parle encore médecine ou littérature médicale, saupoudrée de quelques nouvelles politiques, de promotions à la Faculté, d’épidémies à la mode ; c’est l'heure où le médecin se résume, compte ce qu'il a ajouté à son blason, se représente le tableau de l’actualité et s’applaudit ordinairement d’être né médecin.Le médecin fait assez volontiers une apparition à l'Opéra, surtout >'il est médecin du théâtre ; mais il faut qu'une pièce soit bien en vogue pour l'attirer à un autre spectacle : d où il est logique de conclure ((tic les drames qui ont été vus par les médecins ne sont jamais les plus malades.D'ailleurs, tout est drames pour le médecin.A lui la science des affections et des passions, comme au notaire celle des intérêts.Le médecin a trop vu mourir pour s'intéresser beaucoup à un faux semblant de mort ou d’empoisonnement.S'il pouvait complètement se faire illusion sur ses illusions, il s’enfuirait peut-être au troisième acte d’un drame, de crainte qu’on ne vînt le chercher au cinquième pour porter secours à quelqu'un.La médecine, voilà le grand élément de l'existence du médecin : parlez-lui médecine, même au théâtre, vous êtes toujours sûr de 1 intéresser, l ue nature artiste voit dans le médecin un homme à interpréter ; le médecin voit dans le poète un o>s tir physiologie à étudier Le médecin est à sa vocation toute la journée: qu'on le prenne à telle heure qu'on voudra, il se meut toujours au nom d'un principe, le principe uW; il y échappe, mais avec peine, la nuit, pour surprendre quelques heures de sommeil, il fait verrouiller sa porte, veiller son portier, son domestique; il est pour le» solliciteurs excepté dans son lit.Quels sont les plaisirs du médecins?quelles sont ses affections, ses passions, scs manies?En a-t-il le temps d’en avoir?Qui le croirait ! lui qui n’a jamais une minute, qui est toujours en retard de plusieurs secondes sur l’éternité, lui qui dévore le temps, il a celui d’être antiquaire, horticulteur, bibliomnnc artiste, collectionneur; quant à naturaliste, microscopiste, anatomiste, cela rentre dans l’état.Vous trouverez quelquefois le plus grand médecin de Paris occupé à des riens, et tout plein de son [sujet.Combien la pauvre humanité ne doit-elle pas souffrir dans ces inomcnts-lù ! Le dimanche c'est encore pis ! Le médecin a une maison de campagne où il se rend comme un simple bourgeois.Sa calèche, spacieuse comme un char des pompes funèbres, s'ouvre pour lui et sa nombreuse famille; et sans que l'on sache ni pourquoi ni comment, le dimanche, la journée du médecin est un peu celle de tout le monde.Mais prenez le médecin sur semaine, alors qu'il est le plus médecin : de l'hôpital à la Faculté, de la Faculté dans son cabinet, de là chez scs clients, ne sachant auquel entendre, toujours eu lutte avec le principe délétère de notre nature, asservi, en outre, à nos caprices, à nos fantaisies, à nos imaginations, subissant la plus impérieuse des servitudes, celle d’être souvent utile, toujours indispensable ; vous le trouverez sans cesse agissant, portant la santé, la consolation partout, ne se fixant nulle part ; et la journée du médecin, si pleine d’œuvres recommamlables, est un des problèmes de la science et de la société.I- Roi'x.IN l*El! DE TOIT.Trois buveurs d'eau viennent de pub’icr VHistoire de Miirger, chez lletzel.— Nous empruntons à ce livre ceci : “ Les mères pauvres.—Vous ne pouvez pas savoir aussi bien que nous, vous, nos frères qui êtes nés riches, ce peut le cœur d’une mère pauvre; et, en vérité, le plus malheureux, le plus meurtri, le plus mauvais de nous serait un monstre s’il vous portait envie.Ji’avonn-nous pas reçu comme exorbitante compensation à toutes nos misères l’admiration fervente et éblouie, le respect agenouillé front en terre, la reconnaissance a l’hymne ému et sans fin pour la sainte et vaillante Vertu qui vainquit toutes les morts conjurées et nous imposa a cette vie qui ne voulait pas de nous ! L'impétuosité du vent, la colère des mers, la fureur de la flamme qui mord, toril et du 1er même fait de la cendre, nulle force n’égale la force de cette pale et faible créature qui coud sous la petite lampe à côté du berceau d’un enfant chétif.C’est pour les inôies pauvres que le merveilleux mystère de la maternité rayonne dans toutes les splendeurs de sa puissance.Il purifie aussitôt son âme et ln sanctifie en la transformant.Delà créature inerte et débile tout à l’heure, il fa t l’héroïque combattante qui défie les travaux des demi-dieux antiques; au plus faible cerveau il souille l’iustinct divin de la conservation et de la défense et la sollicitude haletante.C’est lui qui, dédaignant de mesurer le veut à la victime prédestinée, semble se complaire, pour mieux faire éclater sa toute-puissance, à amonceler les détresses et les angoisses devant la mère consacrée à prendre à tâche de fatiguer l'amour, de décourager le sacrifice, d’épuispi les larmes DE LECTURE PAROISSIAL.285 pour en rBïivcr la source tarie, de flétrir le sein d’où il va faire jaillir la vie, de pousser tous le» cailloux de la route sous les pied' ensanglantés qui gravissent le calvaire de» mères pauvres, calvaire ardu et si haut _ -r- • - r r o o e> ÉÉ - Hd O o •.0 - * MUSIQUE PAR ADOLPHE VOGEL.* Sombre cl peu .-if .|;itl -iir |.i f'roti - tifc-rc > • •: * un voi.it.Sostenuto.1 s, ^ Æi -v A et * • 1 1 6 p o * (S ».> > > S - Q * a F- »'* > o * * -p— 32 * * ~c> A • A — jour u - cite ~ j | jr*!iir ;i! * * la II F ~-rï iB .‘ li • îiir son : « ® - ta .quart : « o illl -O O eu*•• — V *> (L r> > > ^ ^ « : ** * *> 3.y g C ) O te 2fcqzL=L= :q: -i0 j A * 3 •I- “1- P 3 d: * o • N QL‘I_ ! | ¦ 0 O 1 - ——1 _ > O Ritard.o o :du fjostonuto.3 rrzzpz*; i U Moderato.loin nr - - - le rem - pmi lit1 - .la.*! dît .il.1 — — L .-, ' en I - j— |_i *»0 ® C*£MMM| Q O _ » t* e © —I e o g © EHrt^ « « a é i° Icl a /» — -p io.¦ f® * ® • -jO' o **?• * » î> o ® o 2 » a » » « IB O (jucllf ch! doue ma cou «409 : h±±=p a » c » < « • ;© n i i 1 C« ë DE LECTURE PAROISSIAL.287 £ 'O i—I' 'g~ glic ' Él tnot un - glai.« y sjrJt.Ritard.#ï~ • :r, : s ara.— ,6-r y - i «Un; je ne coin - prends pas w • • -© • ËEÎ3 6 6 ô :i (ʧE=Ëg||irE * f - #«* Hitai'd.:Æ3dt m m— •— m © -0— 3 .c ;¦ ¦" " " "- — —1 g- ::*EE-Z -1 ÇIZZ -•i— “ zi r“ —ji fr”' ——ff-—©1 ©1-^,-y- EEnEfcS Ezrz:iiz:il_——T~- i lais-se pa«.Mon père d - - la il ilu «"TlltîliTt © © » * ©'©' • ©*«»» ' -tir p î • * © « « —r i~ r «BM ~ i h -• ~\ r Ô • T* * • ©I— © © zfczfciE ©»©«©•© agi, 'm > > > > > « « M « 9 © © * '•-• • • 9 • • • • « • e —I—F~F~j- ‘j i r L T i 1 | i 1 || I 1. 288 ÉCHO Dr CABINET DE LECTURE PAROISSIAL.- - —"I r Cresc.j5|*-:—I»—#-te*' -* .•* * r#-.-Rlt^d:_ sr— (Mi - - y s de lu vi tftJ:* ' "r* - n’iK1.M >11 pus - - 1» mm ic ne if t © § o •• •• *?: «««»»« o » ! 9 • I l .//¦ 09 ^ÈÊ |ge— 5® :s».T _ L o .81 IVKZ < > O r ||| fil J l empo.llitai'd.te-#- m -JE a « ~ r- O Efcf -^.C« O < ) pus.> > > Mon pos-te l'n bruit soudain vient frapper mon oreille Qui vive point.31 ais j entends le tambour.Au corps-de-garde, est-ce que l'on sommeille?L’aigle, déjà.plane aux bois d’alentour.Hélas, dit-il, quelle est donc ma consigne ?I n mot anglais que je ne comprends pas : Mon père était du pays de la vigne ; | ,.Mon poste, non, je ne te laisse pas.) ’ C est 1 ennemi, je vois une victoire ! Feu, mon fusil : ce coup est bien porté : I n Canadien défend le territoire, Comme il saurait venger la liberté.Hélas, etc.I n plomb l'atteint, il pâlit, il chancelle, Mais son coup part, puis il tombe à genoux.Le s
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