L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal., 1 août 1862, vendredi 1 août 1862
Vol.IV.Montréal (Bas-Canada), 1er Août 18G2.No.15.SOMMAIRE.—Chronique do la Quinzaine.— bibliothèque Paroissiale—Les finances de la France et de l’Angle-torre.—L’Egliso Uomainc et lo Concordat Autrichien.— Musique et Musiciens, (suite).—Essai sur l’importance delà Déclamation et de son étude, par M.A.Pnrisenu.—La Pêche à la Ligne, par Alphonse Karr.—Feuilleton : Un projet d’A venir, par Ana Edianoz.—Un peu de tout.—Musique religieuse : Tamtum Iirgo.—Variétés.CHRONIQUE DE LA QUINZAINE.Montréal, .'il juillet 1802.L’attention du monde entier s’est portée, dans «es derniers temps, sur l’immense réunion îles Evêques dans la Capitale du Monde Chrétien.Les relations ont été publiées dans presque tous les journaux, mais éditées au jour le jour, elles ne présentaient pas ce qu’il y avait de plus beau et de plus touchant dans l’ensemble de cette admirable manifestation.Bientôt des relations complètes seront pu-et mises entre les mains des fidèles, et alors on verra mieux la portée et la grandeur d’un tel événement.Le Souverain Pontife, voulant procéder à la canonisation des saints martyrs japonais, vit tout d’abord qu’il serait privé de la piésence des Evêques Italiens qui l’assistaient ordinairement dans ces saintes solennités ; le gouvernement hostile à l’Eglise qui détient l’Italie, avait fait pressentir sa résolution de refuser toute liberté sous cc rapport aux Evêques Italiens, 338 ÉCHO DU CABINET alors le Souverain Pontife fait connaître sa situation à l’Episcopat du monde entier, et de toutes parts, de toutes les extrémités, arrivent les saints Evêques accompagnés et suivis d’un clergé nombreux.C’était une éclatante réponse de la Providence aux odieux efi'orts des vains ennemis de l’Eglise.C’était encore une vérification nouvelle des annonces prophétiques : Qunre fremucrunt Gentes et popnli Meditnli sont inania : Astiterunt reges terre et principes Convenerunt in umitn adversus Dominum Nadversua Christum ejus.Qui habitat iu coeiii irridibit eos, etc., ttc.Les ennemis de l’Eglise avaient peut-être espéré dépouiller, par leurs menées et par leurs empêchements, le Souverain Pontife de cet éclat extérieur qui a tant de puissance sur les esprits même les plus élevés.Mais qu’ont-ils gagné avec leurs défenses ?C’est que le monde catholique a vu avec consolation une des plus imposantes manifestations dont l’Eglise ait jamais donné le spectacle.Les résultats de plus sont incalculables, les Evêques se sont vus et se sont entretenus des afflictions,mais aussi des espérances de l’Eglise.^ Dieu ne permet jamais que l’Eglise, son Epouse bien-aimée, ait en partage que des épreuves et des adversités.On voit les coups furieux que l’impiété porte à Rome, mais ce n’est pas là tout le tableau que présenté le inonde en cc moment.En même temps la foi augmente toujours son Empire; la Cochincliine et la Chine sont entrées dans une voie nouvelle et sont désormais accessibles aux missionnaires ; l’Eglise d’Orient salue le retour des Bulgares ; d’autres pays voient des changements pleins d’espérances ; depuis dix ans la Propagation de la Foi aidée de la Ste.Enfance a presque doublé ses ressources ; bien des âmes sont revenues dans les dernières années des sentiers de l’erreur; il n’y a qu’à voir la relation delà Canonisation publiée par le Times de Londres pour comprendre qu’un souffle du catholicisme a passé même sur celte terre hostile de l’Angleterre.Donc pour ceux qui sont altentifs aux promesses faites a l’Eglise et qui y ont mis toute leur confiance, il y a à considérer plus d’un horison dans le temps présent, à réfléchir et à méditer profondément sur les voies indéfectibles de la Providence.Après Borne, c’est l’Amérique qui attire les regards et, de plus, on peut dire qu’avec les intérêts matériels qui s’y agitent, il y u beau-coup d’intérêts spirituels qui méritent sérieusement l’attention dans cette question.Au point de vue des intérêts matériels, les hommes sérieux ne peuvent s’empêcher de gémir en voyant ces multitudes immenses poussées les unes contre les autres par l’esprit de ruine et de destruction.Ces ruines entassées sur des ruines, ces feux qui ont détruit des valeurs considérables, les massacres en bataille rangée de frères contre frères, affligent l’humanité et menacent l’avenir du commerce et de l’industrie ; or le commerce et l’industrie sont le gagne-pain des pauvres et des classes ouvrières du monde entier.Qu’il est donc à désirer que ces deux grandes, fractions de la nationalité américaine déposent leurs armes et les sentiments homicides qui les animent ; mais, en même temps, les prétentions du Nord sont si exhorbitantes quelles rendent toute pacification impossible dans le présent et impraticable dans l’avenir.Au point de vue spirituel, 011 comprend combien il est important qu’il ne se fonde pas au sein de l’Amérique une domination protestante toute puissante qui finirait par absorber les fractions environnantes.La Providence ne permettra pas une telle absorption et les événemens actuels nous semblent le commencement d’une ère-nouvelle pour les intérêts catholiques dans le Nouveau-Monde.Ce qui se passe donc en Amérique intéresse la paix du monde entier et aussi i’avenir de l’Eglise.L’Europe a les intérêts les plus précieux engagés dans cette guerre et à côté de l’objet matériel dcî cette lutte, l’Eglise en contemple un autre d’une nature bien supérieure.Du reste les Etats du Sud ont montré jusqu’à présent une force et une énergie, que les échecs n’ont pu diminuer et que les nouveaux succès ont exalté au plus haut degré.Nous avons lu dans les journaux de la dernière quinzaine une lettre d’un M.Hidalgos, mexicain, sur les intérêts du catholicisme en Amérique.Cette lettre, très bien raisonnée et dictée DE LECTURE PAROISSIAL.339 par un esprit élevé, réfléchi et plein d’une foi vive, mérite une sérieuse nttenlion.jyf Hidalgos signale la position du protestantisme en Amérique vis-à-vis du catholicisme.Depuis le commencement du siècle, le protestantisme a fait en Amérique les progrès les plus grands : il a établi un peuple nombreux, actif, puissant, au milieu d’un territoire immense qui n’est pas môme encore occupé dans la dixième partie de son étendue ; de plus, ce peuple, qui croît et grandit chaque année et qui à chaque retour de la belle saison s’avance toujours de plusieurs lieues sur le désert qu’il conquiert et fertilise, ce peuple devenu déjà l’un des nlus puissants du monde, travaille à attirer à lui les nationalités environnantes ; il regarde les possessions anglaises du Nord, comme sa proie assuréedans l’avenir, à cause de la similitude de race,d’origine, de croyances, de mœurs, mais de plus il porte tous scs efforts vers le Sud, ou après le Mexique qu’il espère conquérir dans un temps plus ou moins proche, il contemple les petites républiques du centre qui lui donneront ensuite accès dans l’Amérique Méridionale.Il est vmi que jusqu’à présent ce peuple formé d’émigrations diverses a mis toutes les croyances sur le pied d’égalité, mais, le jour où il sera seul maître, observera-t-il la même modération, c’est ce qu’on ne pourrait dire et c’est ce qu’il serait plus qu’imprudent d’affirmer.Qu’y a-t-il donc à désirer dans de pareilles circonstances, conclue M.Hidalgos, c’est qu’il se forme en Amérique quelque grande puissance catholique qui puisse balancer les efforts du protestantisme, et qui puisse oflrir une protection à tous ceux qui professent la vrai foi.C’est que de plus, cette puissance catholique soit à même de mettre une barrière insurmontable aux efforts envahisseurs de la race Anglo-Saxonne au Sud de l’Amérique.L’expédition du Mexique accomplie en ce moment par la France, peut avoir ce résultat, elle se recommande donc à la sympathie des cœurs catholiques.Lorsqu’on considère l’Amérique Méridionale et l’Amérique Septentrionale, on voit que le catholicisme à la majorité numérique ; de plus, tous ces Etats qui ont succédé aux anciennes colonies Espagnoles, et qui jusque là, avaient été ravagés par l’anarchie, commencent à reve- nir à une situation meilleure et sont définitivement entrés dans une voie d’amélioration morale, religieuse et matérielle.Mais d’un autre côté, il est certain que la )opulation protestante à une force et une puissance qui seraient excessivement redoutables jour l’avenir des catholiques, si elle n’était pas balancée et tenue en respect par des voisinages naissants.La scission du Sud servira ces intérêts, la constitution du Mexique en un Etat bien ordonné qui le mette à l’abri d’aucune entreprise ultérieure, de la part de scs puissants voisins, sera également favorable au bien de la civilisation et aux intérêts de la religion.Quelques journaux avaient attribué à l’Em-jereur des Français, la pensée de mettre le Mexique sous le Protectorat de l’Impératrice des Français; ils se fondaient, sur ce que l’Im-jératrice, qui est de la grande famille des Guz-rnans d’Espagne, et par conséquent de la race illustre d’où est sorti St.Dominique, est descendante d’une fille de Montezuma, qui a épousé au commencement du XVIe siècle l’un des Guzmans,ancêtres de l’Impératrice actuelle, tont cela est loin sans cloute des vraies intentions de l’Empereur, qui avait au contraire songé à un autre moyen de satisfaire les vœux des mexicains pour un gouvernement ferme et établi.Les abonnés de la Bibliothèque paroissiale sont invités à remettre les livres qu’ils en ont empruntés, dès le 1er Août et les jours suivants, afin que l’on puisse y rétablir l’ordre, compléter les catalogues, réparer les reliures emdom-magées.Plusieurs ouvrages ont disparu, d’autres sont dépareillés; nous prions donc les personnes qui, les années précédentes, auraient oublié de rapporter les volumes absent?, de vouloir visiter leur propre bibliothèque et de réparer cet oubli ; elles rendront un véritable service aux personnes qui nous les demandent depuis longtemps sans que nous puissions les satisfaire.Nous espérons, cet Automne, recevoir d Europe un nombre assez considérable d’ouvrages choisis entre les plus nouveaux et les plus intéressants.Les personnes donc qui voudront, cet hiver, se procurer d’agréables loisirs, feront 340 ÉCHO DU CABINET bien de s’abonner dès que la bibliothèque sera de nouveau ouverte au public.—Communiqué.Lk DIRECTEUR DK LA BlBMOflMon ombre de loin se prolonger sur l’onde, El du fleuve orageux suivre en flottant le cours ; Tel du sommet désert de ta grandeur supiême, Dan< l’ombre du passé te recherchant loi-meme.Tu rappelais tes anciens jours.Ils passaient devant toi comme des Ilots sublimes Dont l’œil voit sur les mers étinceler les cimes, Ton oreille écoutait leur bruit harmonieux ; Et d’un reflet de gloire éclairant ton visage, Chaque flot t’apportait une brillante image Que tu suivais longtemps des y eu s ! Là, sur un pont tremblant tu défiais la foudre ; Là, du déseit sacré lu réveillais la poudre ; Tun coursier frissonnait dans les flots du Jourdain.Là, tes pas abaissaient une cime escarpée ! Là, tu changeais en sceptre une invincible épée.Ici.Mais quel effroi soudain ! Pourquoi détournes-tu ta paupière éperdue i D’où vient cette pâleur sur ton front répandue ?Qu’as-tu vu lout à coup dans l’horreur du passé ?Est-ce d’une cité la ruine fumante ; Ou du sang des humains quelque plaine écumante ! Mais la gloire a lout effacé.La gloire efface tout.tout, excepté le crime ! Mais son doigt me montrait le corps d’une victime Un jeune homme, un héros, d’un sang pur inondé.' Le ilot qui l’apportait passait, passait sans cesse ; Et toujours eu passant la vague vengeresse Lui jetait le nom de Coudé !.Comme pour effacer une tache livide, On voyait sur son front passer sa main rapide : Mais la trace du sang sons son doigt renaissait ! Et comme un sceau frappé par une main suprême, La goutte ineffaçable ainsi qu’un diadème Le couronnait de son forfait ! On dit qu’aux derniers jours do sa longue agonie, Devant l’èteruitè seul avec son génie, Sun regard vers le ciel parut se soulever: Le sijiie rédempteur toucha son front farouche !.Et même on entendit commencer sur sa buticlie Un nom .qu’il n’osait achever ! Achève !.c’est le Dieu qui règne et qui couronne; C’e.-t le Dieu qui punit ! c’est le Dieu qui pardonne ; Pour le héros et nous, il a des poids divers.Parle-lui sans effroi : lui seul peut le comprendre.L'esclave et le lyran ont tous uu compte à rendie; L’im du sceptre, l’autre des fers! Sou ciime et ses exploits pèsent dans la balance : Son cercueil e>t fermé ! Dieu l'a jugé ! Silence ! LA PECHE A LA LIGNE.Si vous parlez de pêche devant un bourgeoi- vulgaire, il vous interrompent en souriant, ne pouvant prendre | sur lui de retarder le moment de placer une des cinq ou i six plaisanteries qu'il possède.“ La pêche, dira-il, ah ! j la pêche à la ligne,—toute la journée le bras tendu pour ! prendre un goujon.” Et il rira, et son oeil éoarquillé ra-I massera autour de lui des sourires approbatifs de l'au-; ditoire.Ce dédain pour la pêche, exercice pour lequel il est ! convenu qu’il faut beaucoup de patience, veut dire de la part du bourgeois en question : “ Moi, je n’ai pas de patience: moi je suis un homme bouillant, passionné.Ou a dit: La vanité est une passion avare et chiffonnière qui ne laisse rien traîner, et ramasse même dans les ordures.Il est curieux de suivre dans la conversation par quels détours on arrive faire perpétuellement son éloge.Pendant un été que je passai à la campagne avec quelques amis, nous fîmes cette observation les uns sur les autres, et nous imaginâmes de constater chaque tentative de ce genre, par deux coups frappés sur la table avec le doigt replié.Quelque adroite que fût la dissimulation, quelque déguisé que fût l'éloge, les esprits rendus attentifs par cc jeu ne s’y laissaient plus prendre, et l’invincible toc-toc avertissait l’orateur qu il était dévoilé, quelquefois même lorsqu’il était lui-mêute du- DE LECTURE PAROISSIAL.349 pL_ F-r Pro - ce - - - - den- ti ab « - - - tro-ciue, Pro - ce - - - * o .ô.i=FF o pdzzg; e #P: P li - - des sup - - pic - - - mon - tum, Sen - su - uni „ ! ! SfO .(> I " p- «3jx; nfciêzzihc i ! ! QL~ J rd- o :or.____i__ rj—i—I—!¦ de :q g: H fee - tu - - i.-Ht den-ti ab u - - - - tro - - que, Coin- par sit lau- - - da - ti - - 0. 360 ÉCHO DU CABINET DE LECTURE PAROISSIAL.VARIETES.—La scène se passe en pays étranger.Nous sommes deux dans un wagon : un Anglais et votre serviteur.—Ces messieurs ne fum#nt pas ?demandent le conducteur en refermant la portière.Réponse négative de ma part.—Pourquoi nous faites-vous cette question ?dit l'Anglais.—Parce que si vous fumiez dans ce wagon, au lieu de fumer dans le compartiment réservé aux fumeurs, vous tomberiez sous le coup de l’article 14.—Quel est cet article 14 ?Le conducteur s’éloigne sans répondre.Jamais on ne vit un homme aussi curieux et aussi intrigué que mon compagnon do voyage.Il me supplia de lui dire en quoi consistait l’article 14, et attendu que je n’en savais pas plus long que lui, il se prit la tête dans les deux mains et poussa des soupirs de cachalot.Au bout d'un quart d’heure, je l’entendis murmurer : —Je donnerais deux cents livres sterling pour connaître ce diable d’article 14.Dix minutes après, il s'écria : “ Ah ! quelle idée ! ” i\ l’instar des personnages de comédie.—Fumez-vous ?inc dit-il.—Jamais le mardi ; c’est uu vœu.Et vous ?—En aucun temps ; l’odeur du tabac me rend horriblement malade.Néanmoins, soyez assez bon pour me donner un cigare et une allumette.—Pourquoi faire ?dis-je en lui offrant mon étui il cigares.—Parbleu ! pour fumer.De cette façon, je finirai par faire connaissance avec ce mystérieux article 14, dont la révélation est devenue indispensable à la tran-quilité de mon existence.Bravement il alluma un cigare et courageusement il se mit à fumer, malgré la pâleur livide qui s’étendait sur son visage, malgré les gouttes de sueur qui perlaient sur son front, malgré les perturbations graves qui se produisaient dans son estomac en révolte.Nous arrivâmes il une station.La tête du conducteur se montra à notre portière, et le dialogue suivant s’engagea entre l’employé et mon compagnon : —Yous fumez ?—Oui.—Alors il faut vous rendre dans le wagon-tabagie.—Et si je me rends il votre invitation, me direz-vous ce qu’est l’article 14 ?—Non, puisque vous serez alors dans votre droit.—En ce cas, je reste ici.11 faut absolument que je le connaisse.—Soit, dit le conducteur, vous allez faire connaissance avec lui.Veuillez descendre.—Enfin ! soupira l’Anglais.Un éclair de joie brilla dans son œil bleu-faïence ; il sortit i\ la hâte du wagon, et il peine eut-il posé le pied sur la voie que le train se remit en marche, s’engouffrant dans un noir tunnel avec des sifflements aigus.L’Anglais dut attendre le passage du convoi suivant, et n’arriva à sa destination qu’avec un retard de six heures.Un autre eût crié comme un paon ; pour lui, il se déclara très-satisfait.—Je suis au comble de mes vœux, me dit-il le soir en soupant il l'hôtel des Quatre-Saisons.Je connuis l’article 14.Il est ainsi conçu: “Les voyagours qui s’obstineront il fumerdans lcs'compartiments autres que celui réservé aux fumeurs seront déposé sur la voie.” — Aux derniers événements du Mexique, de nombreux officiers de l’armée mexicaine, qui portaient oui-brage au présidait Juarez, furent entassés dans les casemates de la citadelle de où le commandant de place leur rendait la vie îles plus dures.Parmi les corvées pénibles aux prisonniers, une surtout donnait lieu à une énergique opposition qui attirait sur les réealcitiants toutes les rigueur» du chef.A tour de rôle, il fallait aller vider certain baquet, nécessaire dans toute prison, et qui n’est pas précisément un garde-manger.Un de ces prisonniers—qui avait occupé un grade des plus élevés—vit arriver son tour.Il manda le commandant et lui tint ce language: —Jusqu’au jour du jugement, j’ai le droit de porter mes décorations.C’est demain mon jour de corvée ; je mettrai mes quatre croix, et comme, jusqu’au dépotoir, je rencontrerai sur ma roule trente-cinq factionnaires, il seront tenus de me présenter les armes.— Réfléchissez ! lie lendemain la corvée était supprimée.— M.D.a trois filles.Les deux premières sont fraîches et bien tournées, mais la troisième est impossible.Visage triangulaire, Nez,—extravagant, Yeux—de travers, Bouche—fendue au-delà des oreilles, Menton—pointu.Signe particulier : un peu bossue.—Vous ne placerez jamais celle-là ?lui disait-on.—Comme les autres, répondit M.D.—Et quel est le gendre qui consentirait 1.—Je cherche un aveugle.*** — Le directeur d’un journal naissait invitait un de nos confrères à lui apporter des articles.—Volontiers, répondit l’homme de lettres; mais votre caisse est-elle sérieuse ?—Elle est si sérieuse, dit le gérant responsable, que les gens qui y ont passé—n’ont pas envie de rire ! 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