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L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal.
L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal est une revue publiée à Montréal par les prêtres sulpiciens, animateurs du Cabinet de lecture paroissial. Le Cabinet faisait suite à l'Oeuvre des bons livres, fondée pour s'opposer aux mauvaises lectures, occuper les loisirs des familles et parfaire leur instruction chrétienne. [...]

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal, d'abord bimensuel, est une revue publiée à Montréal par les prêtres sulpiciens, animateurs du Cabinet de lecture paroissial. Le principal responsable de la revue est l'abbé Louis Regourd. Le Cabinet faisait suite à l'Oeuvre des bons livres, fondée par les sulpiciens pour s'opposer aux mauvaises lectures, occuper les loisirs des familles et parfaire leur instruction chrétienne.

Conçue comme contrepoids conservateur à l'influence libérale de l'Institut canadien de Montréal, l'Oeuvre des bons livres est fondée en 1844 par les prêtres de la maison Saint-Sulpice. L'association culturelle, qui offre essentiellement les services d'une bibliothèque, prend de l'expansion en février 1857 avec l'ouverture du Cabinet de lecture paroissial, fondé pour accueillir les dissidents de l'Institut canadien.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal est d'abord un organe de diffusion des conférences données au Cabinet. Le Cabinet accueille de nombreux conférenciers sulpiciens venus de France, ainsi que des jésuites. Les conférences sont souvent prononcées en réaction aux idées poussées par les libéraux; le Cabinet devient donc un repaire pour les intellectuels ultramontains de Montréal. Philosophie, religion, vie politique, arts et littérature font partie de la panoplie de sujets au programme des conférences.

On aménage dans le Cabinet une chambre des nouvelles, où les membres peuvent consulter les journaux et les revues d'ici et d'ailleurs qui sont conformes à l'esprit catholique. Les conférences du Cabinet qui paraissent dans L'Écho sont aussi diffusées en partie dans les journaux conservateurs montréalais La Minerve, L'Ordre et La Patrie.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal offre un contenu qui s'adresse à trois groupes de lecteurs : les conférences pour les étudiants et les hommes instruits, les fables pour les enfants, et les romans-feuilletons pour les femmes. Les textes littéraires proviennent principalement de France.

Avec le temps, les conférences perdent de leur popularité et la concurrence provenant d'autres publications comme Les Soirées canadiennes, Le Foyer canadien et La Revue canadienne détourne le lectorat de la revue. À partir de janvier 1867, L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal passe tout de même d'un format de publication bimensuel de 20 pages à une publication totalisant mensuellement 80 pages. Sont intégrés à la revue des articles plus longs, provenant principalement de France. On y trouve toujours une chronique des événements locaux et internationaux, couvrant principalement les questions religieuses. Une grande attention est portée aux questions pontificales.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal jouit de l'appui du clergé pour sa diffusion locale et nationale dans les maisons d'enseignement et les bibliothèques paroissiales. La revue est tirée à 1300 exemplaires en 1860, puis à 2000 exemplaires pendant les trois années suivantes.

LAJEUNESSE, Marcel, Les sulpiciens et la vie culturelle à Montréal au XIXe siècle, Montréal, Fides, 1982, 278 p.

LEMIRE, Maurice, « Les revues littéraires au Québec comme réseaux d'écrivains et instance de consécration littéraire (1840-1870) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 47, no 4, 1994, p. 521-550.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1859-1875
Contenu spécifique :
mardi 15 août 1865
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Annales du Cabinet de lecture paroissial de Montréal
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Références

L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal., 1865-08, Collections de BAnQ.

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Montréal, 15 Aoat 1805.Septième Année.—Nnméro M.Lin# i JOURNAL DES FAMILLES.I*nri»l»«nnl le lrr rt lo 15 «le clmqno mol», par lIvrnlMMi «lo 10 pnjfev ü’»ur Abonnement cl prime, an An 81.00.nureniix A Houtrfiil, 10, Rnc Ht.Vinccnt.SOMMAIRE.—Chronique.—Les funérailles chrétiennes.—llio-graphie de Sir.Etieiin - Pasclml Tnche, baronet.—Notice biographique de 1 non.George René Saveuse, comte de Ueanjeu.—Fété (les ouvriers Canudiens-lranyais.—Exposition universelle (le 18U7.—L" Divorce, ses suites funestes, (suite.)—Discours prononcé i> Qui ber sur la St Jean Baptiste, par M.l'abbé Chnndonnet, (suite.)—Retraite pastorale ù Montrai.—Annuaire de l’Cnivcrsité-Laval.—Mort de Mesure Ed.Faucher, curé de botbini rc.CHRONIQUE.SOMMAIRE.—Sir E'ienne Taché.—Formation du nouvem ministère.—Ouverture du Parlement.—Rapport de lu dé-l.gation.—Enl rvement do M.Saunders.—Conséquence de la g terre civile aux Etats-Unis.—Leur relation avec l'é-trnng’r.—Situation au Mexique.—Sociétés contre le luxe.—Petites nouvelles européennes.La mort de Sir Elieunu Tuchô, malgré le ville qu'elle lais.se dans les affaires politiques et le deuil quYIle répand sur lotit le pays, n'a point e»ii|>ûehé le ministère de se |iré.-enter devant les chambres ait complet, avec ni) programme sérieux et des principes i|in paraissent Cire ceux de la giande majorité de la représentation nationale.La province, à cette époque certainement critique de son histoire, perd (Lus f'ir Etienne des conseils précieux et une expérience consommée des hommes et des choses; Sir Narcisse Belleau, le Premier, recueille une belle succession, quoique lourde à porter et pleine de responsabilité ; mais voilà tout le changement qu'une telle mort apporte, eu de telles circonstances, à la marche des événements.Les bases sur lesquelles s'est formée !a coalition de l'année dernière restent les mêmes ; seulement un homme tioaveau est donné à la solution d'une vieille situation.Aussi les ministres n'ont eu qu'à mettre devant les chambres le résultat officiel de leur mission en Angleterre, dans un rapport à Son Excellence, que nos lecteurs ont sans doute lu dans les journaux politiques.On y voit que les délégués ont tour à tour truité avec les ministres de l’Empire les importantes questions de Confédération, de chemin de fer intercolonial, du traité de réciprocité, des défenses de la province et du territoire de la Baie d’IIudson, et que sur toutes ces questions l’entente a été franche, loyale et sincère.Pourtant, tout en convenant avec notre ambassade de la nécessité pour les deux pays de régler ces questions au plus tôt, le Ministre des colonies a cru devoir sauver l'honneur et la moralité des négociations: Sotig les circonstances présentes, le gouvernement n'en* leiul nas presser auprès du gouvernement canadien tonte décision que l'on peut remettre, sans manquer à h prudence, sur un sujet aussi important au bien-être futur des provinces de l'Amérique Britannique du Nord,que celui de la défense du Canada.Le gouvernement comprend les raisons de ce retard jusqu'à ce que l'on constate cj;teique progrès dans la question de l'union des colonies, et que l'on puisse voir si elle sera adoptée par toutes les provinces." La grande question constitutionnelle, comme l'a fait remarquer l'un des ministres, se ’rouve donc forcément ajournée à la prochaine s-ssion.Pendant ce temps les esprits, dans les provinces du Golfe, remis des récentes agitations, reprendront leur assiette, et, dans le calme de ;enrs réflexions, se rendront peut-être au désir de la métro|>ole.Sinon, le programme du ministèie reprendra ses proportions primitives : la fédération des deux Canadas.Ainsi la session, qui s’est ouverte le H, à Québec, s ra courte et marquera peu dans l’histoire de no're gouvernement parlementaire.L'adre.-se en réponse an discours du Troue a été votée d’emblée dans les deux Chambres ; les subsides obtenus et quelques mesures secondaires passées, le Parlement, croit-on, sera prorogé, pour ne souvrir de nouveau que dans la nouvelle capi'ale des Canadas.Pendant que tout le monde méditait sur cette situation de nos a (là ires politiques, on fut étonné d'apprendre un matin qu’une tentative d'enlèvement avait été faite sur la personne de M.'ritun-ders, sudiste impliqué dans l’assa'sinat du Président Lincoln, et pour la tête duquel une récompense de -5,000 piastres est promise.l e gouvernement de Washington a-t-il mis la main dans cette violation du droit d'asile que l’Angleterie a toujours été glorieuse d'offrir ans ci'oyens de tontes les nations?Notre territoire étuit-il envahi et pollué 242 L'ECHO DU CABINET d'après les ordres d'une puissance étrangère?Certains journaux en exprimèrent la crainte et en firent ressortir l’infamie.Mais la police en déjouant le complot des maraudeurs,détrompa messieurs les journalistes eu les rassurant, et prouva que les auteurs du complot ne sont rien moins que des aventuriers qui, alléchés par l'effet d une forte somme, avaient pris sur leur honneur de nous brouiller avec nos amis les Américains.Malgré les dire de la police, plusieurs personnes ont bien encore dos doutes sur le véritable caractère de ces bandits; pour nous, nous ne voulons pas faire remonter si liant la responsabilité de pareils actes.Si les Etats-Unis n'ont plus les armées du Sud sur les bras, elles ont assez d'autres questions à régler, sans nous chercher une’querelle d’Allemand ; car, comme le remarque un écrivain distingué, la guerre qui vient de se.terminer dans l’Amérique du Nord a produit deux révolutions que personne 11e voulait ni ne prévoyait, quand elle a commencé : une révo 1 ut ion sociale et une révolution politique.La ¦ évolution sociale est la conséquence de l’esclavage; la (évolution politique résulte de la soumission lies Etats particuliers au pouvoir central.Par leur affranchissement, les esclaves ont cessé d'étre la propriété de leurs maîtres; ce ne sont plus des choses, mais des hommes, appelés à jouir tôt on tard de tous les droits de.citoyens.Au travail forcé a succédé le travail libre ; nu fouet du commandeur, la volonté de l’ouvrier émancipé.Par suite de la soumission des Etats du Sud et surtout des principes qui ont présidé dans le Nord à la conduite de la guerre, il n'y a plus 1111 seul des anciens États de l’Union qui puisse prétendre à cette autonomie que lui assurait la constitution; tous sont subordonnés au gouvernement de ‘Washington.Ce 11e sont plus des Etats fédérés, maître absolus chez eux et seulement, liés ensemble par 1111 pouvoir commun chargé de les représenter au dehors ; ce sont aujourd'hui autant de parties d’un seul et grand État, pareil aux vieux États de l'Europe, avec leur division en provinces et en départements.L’ancienne confédération est morte, la guerre civile» l'a tuée ; ['Union a disparue pour faire place à Y Unité.Qui pouvait prévoir ces résultats au commencement de la guerre?Personne, pas plus dans le Nord que dans le Sud.C’est là cependant un grand événement.Mais allant au fond îles choses, qu'auront gagné les noirs en Amérique ?Nul ne le sait.Les voilà émancipés, c'est-à-dire, libres de vivre de leur travail et reconnus légalement les égaux des blancs ; mais voudront-ils, sauront ils travailler librement, et leur laissera-t-on la pratique de leurs droits éga-litaires?Tout ce que nous apprenons de leur situation nous fait craindre que leur prétendue égalité île travail 11e soit eu réalité que la liberté de ?e livrer à ’a paresse et de mourir de faim ; que leur prétendue égalité ne se borne à être exclus de toute socié'.é, de toute communauté avec les blancs, ainsi que du droit de monter dans les mêmes voitures publiques, et que cette malheureuse raeo noire ne soit condamnée à évacuer lu libre Amérique pour retourner finir ses jours sur la terre africaine.Le second résultat de la guerre civile américaine, c’est-à-dire la transformation île trente trois États fédérés en un grand État unitaire, peut avoir pour l’ancien monde comme pour le nouveau, des conséquences incalcnlal les.On connaît l'immense étendue et l'inépuisable fécondité de ce sol presque vierge, et l'incroyable activité de ces populations qui se multiplient et se renouvellent sans oesse par le courant d'émigration de l'Europe ; qui ne connaissent d’autres lois que celle du succès et d'autre cri que: En avant! De quoi ne seront-elles pas capables désormais, lorsqu’un lieu d'étre divisées en États distincts, ayant des vues et des intérêts différents, elles se trouveront réunies sous 1111e seule et même autorité, disposant de toutes leurs ressources, de toutes leurs forces, et pouvant les diriger vers un môme but ?Comprendre et pratiquer cette grande politique que les premiers écrivions d’Europe lui expliquent journellement serait tout à la lois le bonheur, la gloire et la souie: toujours féconde ib: la suprématie de la jeune République sur ce continent.Avant de se livrer aux hasards d'une guerre soit avec la France, soit avec l’Angleterre, qu'elle cicatrise les plaies de son étonnante révolution et qu’elle réunisse toutes scs forces en 1111 seul et même faisceau.Alors, tranquille et Ibrte à l’extérieur, elle pourra, d’une main vigoureuse, étendre M>n influence loin de ses frontières et se faire respecter.S'il faut en croire quelques journaux, il paraîtrait que les Américains auraient sur le llio-Grande un corps d'armée d’observation fort de 100,000 humilies, bien équipés et parfaitement disciplinés, prêts à traverser lu frontière et à donner la chasse aux Français i‘t aux Autrichiens jusqu'à Vera-Crnz.Il est fort douteux que le maréchal Bnzaine, qui a chassé les libéraux mexicains de tous leurs principaux postes, laisse le si» 11 à si bon mnrehé.Il est encore plus douteux que Napoléon consente,de gré ou de force, à renverser un établissement élulil i au prix de tant de sacrifices.Là où est le drapeau DE LECTURE PAROISSIAL.243 de la France, là est lu Prince elle-même, pleine d honneur, de gloire et de civilisution, et jamais impunément instillée.Il est fortement question d'organiser à New-Yoik nne société de lu plus haute importance au point de vue de l'économie et des bonnes mœurs.La chose n'est pas nouvelle en France, en Angleterre et à Rome.On sait qu’en France, M.Dupin est le chef de lu croisade contre le luxe des femmes, chaque jour de plus en plus extravagant, et contre toutes les mauvaises conséquences qu'amène ce luxe.Il s'agit d'arrêter, par tous les moyens possibles celte rage de briller vaniteusement à l’heure actuelle,au détriment de l’avenir le moins éloigné.Cette croisade réussira-t-elle?nous le désirons; niais quiil /rt/cs sine moribiu?et cjue sont les lois sans l’mdtieiice bénie et toujours féconde de la Religion ?Emportée par son sujet, notre chronique allait se faire moraliste à l'encontre île M.Du pin,et oublier un peu les événements politiquestle lu vieille Europe.Al a is à qui la faute ?Un jour, il nous en souvient, une personne grave fil perdre son abonnement à un journaliste, parce que ce dernier avait oublié d annoncer, dans sa fouille, une bataille qui u'avait n’avait pas en lien.Il faut des nouvelles, des nouvelles, des nouvelles à tout prix.A quoi servent les journaux s’ils ne donnent pas de nouvelles?Oui, mais lu ipduzuinc a été paresseuse et se fait encore tirer l'oreille.N'importe, des nouvelles! Eli bien ! nous sommes dans la canicule ; il lait chaud,bien chaud; les familles désertent la ville et vont chercher lu muté, avec les joies pures, au sein de la douce tranquillité de la campagne.En Europe, ou fait tout comme iei : la diplomatie se repose , et les souverains vont se reposer dans la campagne tirs fatigues du trône.Napoléon est parti pour Plombières, où il vu mettre, ait-on, lu derniè.e mniii au deuxième volume île son Histoire tic Ji.hs Cc.sur, taudis que I 11opérai riee et le l’rince Impérial sont rendus à Fontainebleau.Pendant sou séjour ilnns celle pluce, I l ni | éralrice recevra la visite ou Prince et de la Princesse de Galles, lesquels iront ensuite passer une semaine à Paris Aux ili rnières (Iules, Leurs Altesses étaient encore au Aient St.M teliel.L’Empereur d'Autriche et le roi de Prusse auront aussi, dit-on, une oui revue à Sal/.bourg.Plusieurs autres petits souverains sont eu voyage; la sauté du roi des Belges est grandement compromise.Comme ou le voit, loutse borne, dans les nouvelles d'Kiuope, ou à.des voy iges d'agrément, ou à des maladies sérieuses de la part des souverains.On parle cependant, malgré le démenti de la Nu donc de Turin, des propositions que François-Joseph d’Autriche aurait fait faire à Napoléon de reconnaître le nouveau royaume d'Italie.Si mm c vent, bette troua ta.Nous attendons d’autres autorités pour croire à lu chose.L’Espagne, elle, a reconnu sans condition Victor-Einmuntiel, et les rapports entre les deux gouvernements sont sur un pied d’amitié sans égal.Sa Majesté catholique, dont presque tous les Litmiimis cousins ont été clnssés de leurs États par son nouveau protégé, donne pour raison que sou isolement nuirait à ses peuples sans être utile au Pape ni aux princes dépouillés, qui,du resie, ont toutes ses sympathies.Le royaume d’Italie se trouve donc reconnu par toutes les puissances, l’Autriche et Rome CNceptées.Mais les ministres de Victor-Emmannel paraissent disposés à donner certaines satisfactions à ces deux cours.Malgré que la mission de M.Vegezzi ait niunfpié à Home, ils sc disposent à rappeler dans leurs diocèses les évêques exilés à lu suite des événements de 1S60.Il lie resterait plus que le triste veuvage des églises privées, par la mort, de.leurs premiers pasteurs.Espérons que cette lamentable situation s'améliorera bientôt tout à la gloire de la Religion et du bonheur du peuple italien.Le Pape a quitté Rome le 12 juillet pour aller passer I été à Costel-Gondolfo, comme d habitude.Le voyage a é:ô fait par l’ancienne route, au milieu îles acclamations du peuple, qui trouve dans Pie IX un vrai père.La sauté du Souverain Pontife est excel ente.Le Curdinal Aotonelli et Mgr.de Me rode, qui continuent toujours à jouir tle la confiance ilit St.Père, restent à Rome.Le Cardinal ira une fois pur semaine à Costel-Gonilolfj.La surveille du départ de Sa Sainteté pour cette résidence, le général de Moutebello, qui a obtenu trois mois de congé en France, a été leçu eu audience au Vatican.Les Funérailles Chrétiennes.Les colonnes de nos journaux e itIndiques sont remplies de magnifiques descriptions sur les obsèques des personnes illustres que la mort vient de frapper coup sur coup au milieu île nous.Nous avons cru faire plaisir il nos lecteurs en publiant aujourd’hui une étude sur les JiinéiUitlis chrèticnnca.Quoi de plus touchant et de plus beau (pie les funérailles chrétiennes'/ L Egli.-cqui consacre notre berceau, no néglige rien pour rendre le chrétien respectable, alors que, parvenu au terme de su carrière, il descend dans li tombe pour y subir l'arrêt qui le condamne à, retourner ui poussière.Aussi de c|iiels touchants honneurs n'environne-t-elle pas nos corps aussitôt que la mort les u frappés?El.c charge ses enfants de les parer d'un vêtement blanc, L’ÉCHO PU CABINET symbole d'innocence, f|ui rappelle le saint suaire dont le corps du divin Sauveur fut enveloppé.On les dépose dans l'appartement le plus convenable, sur un lit de parade, au centre d’une chapelle mortuaire, formée de rideaux blancs, sur lesquels se dessinent eu feuillage des signes religieux et les emblèmes de la mort.La i Crois qui la vainquit sur le Calvaire se dresse à coté j de ses victimes, comme gage de leur triomphe à venir.; En signe de la couronne immortelle qui les attend, on, place sur leurs poitrines glacées une guirlande de fleurs, j dont la beauté fugitive figure la vanité de nos espérances terrestres, qui, elles aussi, s’effeuillent 1 une après l’autre, et ne laissent, à l’âme désenchantée, qu’une profonde amertune.i’rès d'eux, 011 fait brûler quel-ques flambeaux dont la lumière est 1 emblème de 1 a-mour divin qui vit et brûle au-delà de la tombe, l'onr chasser loin d'eux les esprits des ténèbres, on place à leurs pieds un vase d'eau bénite, avec quelques branches de rameau, dont une main amie vient en priant asperger leur dépouille.La nuit se passe près d elle dans les veilles et la prière ; quand l'heure de l'inhumation approche, le corps est déposé dans un cercueil, où l'on a jeté par piété quelques gouttes d eau bénite et quelques grains d'encens.Quand tout est prêt, un ami du défunt prélude à la levée du corps par la récitation du De pmfundis, au milieu des larmes et des sanglots de ses proches.Parvenu ou seuil du temple, le défunt est reçu par le prêtre, qui laisse tomber sur lui, avec l'eau consacrée, les voeux , suppliants d'une mère qui comprend nos douleurs présentes et futures: ‘‘Saints de Dieu, s'écrie-t-elle, au milieu du recueillement général, venez au secours de ce chrétien ; accourez à sa rencontre, anges du Seigneur, recevez son finie entre vos mains et présentez-la devant le trône du Très-Haut.” Ici, dans c s cérémonies funèbres, qui n'est frappé d’une chose; d’un côté, des parents, des amis on pleurs, le glas de la mort ?d un autre côté, voici I Hgli.se qui chante, qui chante toujours.Quel contraste ! une mère peut-elle chanter en présence des restes inanimés de son EU?Et l'Eglise n’cst-ellc pas la plus tendre des mères ?Ah ! sans doute, l’Eglise nous aime d’un amour d'autant plus vif qu'il est plus noble.Dépositaire des promesses d’immortalité, elle les proclame hautement en présence de la mort; s’il y a des larmes dans sa voix, j il v a aussi de la joie.Elle pleure; mais, plus heureuse que l’infortunée llachel, elle se console et nousj console aussi, parce qu’elle sait que ses enfants lui seront rendus.Ainsi, dans les larmes des parents je vois la nature; dans les chants de l’Eglise je vois la foi et l'espérance ; la nature s’attriste en disant : Je dois mourir ; l'Eglise la console en répondant : Voua ressusciterez.La levée du corps se fait proceseionnellement; la crois, gaged’eopérance et signe de résurrection, précède le cortège.Le chrétien arrive à l'église où commence et Cnit sa carrière chrétienne : quel rapprochement entre lu berceau et la tombe I Au milieu de l’npparc il lugubre qui l’environne, on voit briller des flambeaux : c'est le joyeux emblème de son retour à une vie meilleure.Bientôt la messe commence, non comme aux solennités du Sauveur ou de ses saints, par un transport d’allégresse, que la vue anticipée de l’Incarnation arrachait aux Prophètes, mais par un eii plaintif qui demande le repos cl h lumière pour les trépassés ; “ car c'est dans Sion qu'il convient do vous louer, ô mon Dieu, et c'est dans Jérusalem que nous vous rendrons nos vœux.Seigneur, exaucez ma prière; toute chair viendra vers vous pour être jugée.Donnez aux captifs le repos et la lumière: Requiem, etc.“ Ayez pitié d’eux, Seigneur, prenez soin de leurs misères: Kyrie, tldsou.' A ce touchant prélude succède le chant de la collecte, où l’Eglise expose à Dieu les besoins particuliers de l'un de ses enfants, ou les nécessités pressantes de toutes les âmes du purgatoire.Puis vient Y Epitrt où le grand apôtre nous apprend que si cette maison de boue tombe en poussière, no ifs avons dans le Ciel une demeure qui n’a pas été faite par la main des hommes.Le pieux commentaire dont l'Eglise la fait suivre et la prose Dics irtr qui se chante ensuite portent successivement dans l'âme la tristesse et la frayeur.Qui 11c s'affligerait en effet à la pensée des flammes qui consument peut-être nos amis?ou qui ne tremblerait pour soi-même au souvenir de ce jour terrible où la trompette de l'ange, retentissant à travers les tombeaux, ira réveiller les morts, grands et petits, et les citera au tribunal de Celui i\ qui lien n'est caché ?“ La nature est dans le désordre, la mort dans la stupeur, le grand livre ouvert, le juge est assis sur son trône; misérable, eet universel l'Honornblo juge Morin, elle •liait frapper, d'une manière inattendue, en son manoir ni Céteau du Lac, l'Honorab'e George Mené Saveuse de Beaujeu, comte de Bcaiijeu, membre du Conseil Législatif de cette province, et seigneur de Soulanges et de la Nouvelle-Lnngucuil.M.le comte de Beaujeu gardait sa clmmbrc depuis quelques jours, soufflant d'une névralgie qui n in.-pi-rait à sa famille aucune crainte sérieuse, lorsqu'il fut ittaqiié tout à-coup de paraly.»ie, le mercredi 2(3 du mois dernier, jour de la tête de Ste.Anne.()n célébrait alors le Jubilé à St.Zotiquc,où se trouvait réuni tout le clergé des alentours de cette paroisse.M.Publié Du finir, eu ré du Coteau do Lac, revenu en toute lifne, vint prodiguer au malade les consolations de la îeligion, et dans le courant de lu journée, M.le comte de Beaujeu, après s'être confessé deux fois, ru-ut l'Extrême Onction et ensuite le St.Viatique.Cependant, leu docteurs Nelson et (’ampliell accourus de Montréal, n'avaient pas encore perdu tout espmr de j sauver l'illustre malade.Sur le soir, ils lui firent une : opération douloureuse qu'il supporta avec le plusurand courage.Cette opération fut suivie d’un mieux sensible mais ee mieux n’était que tiOmpeiir, et le lendemain, les médecins déclarèrent que la gravité de la maladie (¦•liait toutes les ressources de Part et de la science et que la situation était dé.-e.qérée.M.le comte de Beaujeu apprit cette nouvelle avec le calumet la résignation du chrétien qui a fait le sacrifice de sa vie.Dès lors toutes ses pensées, toutes ses aspirations se tournèrent vers le ciel.Madame de Beaujeu, surmontant sa douleur avec ; cette abnégation, cet liéioï-me que peut seule inspirer la foi la plus vive, exhortait sou uiaii à la mort.—Ne pense plus à moi, lui disait-elle en retenant scs larmes, >inblie-moi.Et comme M.le comte de Beaujeu rénondait à ces paroles en lui serrant la main, — Georges, continuait Madame de Beaujeu plaçant le crucifix entre sa main et celle de son mari, Georges.| oublie-moi.oublie tout ce que tu as sur la terre pour ! te transporter dans le ciel où tu seras bientôt.Au milieu des souffrances les plus cruelles.M.le comte de Beaujeu a toujours montré une résignation ! parfaite.1 Nous avons voulu donner ces quelques détails,1 Jusqu’il son dernier soupir on l'a vu presser le cru- ajoute le Courrier, recueillis par ceux qui ont assisté | cifix sur scs lèvres et sur son cœur, témoignant ainsi sa aux derniers moments de Sir Etienne Paschal Taché I soumission pleine et entière à la volonté de Dieu et son comme sujet d’édification.Ceux que les desseins de la j attachement à la Sainte Eglise.Pioxidence ont appelé aux dignités de ce monde Dans la nuit du vendredi au samedi 29 juillet, qucl- cioivent aux autres I exemple.Le spectacle d une : ques instants avant la mort de M.le comte de Beaujeu, mort chrétienne est un grand enseignement dont tous j Sœur Marie de la Croix, qui priait au chevet de sou peuvent profiter et dont nous voudrious voir surtout ; père, dit à Madame de Beaujeu : DE LECTURE PAROISSIAL.249 — Maman, je crois que papa a perdu connaissance.Le père mourant, jetiint alors les yeux sur sa fille et la fixant comme pour l'embrasser d’un dernier regard, éleva sa main qui portait le crucifix, le pressa sur ses lèvres qui s'alitèrent comme pour murmurer une prière, et s'éioignit doucement dans le sein du Seigneur, entre une et deux heures du matin, sans avoir perdu un seul : drap.directeur du collège de St.Jean ; M.Caisse, professeur au collège St.Jean, etc.Un remarquait parmi les laïques, les Hons.Juges Ayhvin et Mondelet; l’Hon.M.Chauveau, Surintendant de l’instruction publique ; M.le Major Campbell, M.Bouthillier et M.Pelisle, porteurs des coins du instant sa présence d’esprit.Pendant les quatre jours qui ont précédé les funé- A côté et à la suite des deux fils du défunt, de M.‘abbé T.de Gaspé, de M.Alfred de Gaspé.de M.railles, le manoir a toujours été rempli d'une foule 1‘ruser, seigneur de la Rivière du Loup, on remar-pieuse et recueillie, qui venait contempler une dernière quai; les lions, juges fetuart, Lornngcr et Drummond : les lions.MM.Alleyn, et J.0.Bureau, conseiller législatif; les Drs.Meilleur et Beaubien, anciens présidents de la Société St.Jcan-Baptiste, et M.le professeur Bibaud.le J)r.Nelson, M.Malcolm, M.Ilanvood-Le cercueil venait d êlre ,orté >ous le portique tout ; l^'biniùre, seigneur de Vaudreuil ; M le Lt Col.do idu de noir, et la foule remplissait le parterre du Sflaberrv, MM.DesRivieres, Rodolphe Laflamme, Duekett, .M.I'.I’., le Dr.Musson, et toutes les notabilité* du comté.Pendant la célébration du service, les chœurs de la fois les traits de M.le comte de Beaujeu et prier au pied de son cercueil.Lors de la levée du corps, il y eut une de ces scènes de douleur navrante que la plume ne saurait retracer tendu de noir, et la foule remplissait le parterre manoir, la longue avenue et une partie de la grand route.Tout-à-coup, au milieu du plus profond silence, ccl; tirent m mari , ¦ 11- ¦ , 1 - ; , ,, paroisse de Montréal ont fait entendre des chants :rent des eris d angoisse et des ecmisscmc nls.I etaii , ., , , ,«dame de Beaujeu qui voulait suivre le eorps de son ‘“'.ebres do la plus grande beauté et d un effet saisissant, inri, tandis que ses enfants sanglotaient à fendre le Aucun spectacle n aurait pu impressionner plus vive- cœur.Tout le monde pleurait, quand le.cortège se forma pour prendre la route de l’égli-o des Cèdres, où devait se célébrer le service fil èbre pour le repos de l'âme de M.le comte de lîeaujeu.Il pouvait être onze heures et demie lorsque cette lugubre procession arriva devant lég breux clergé reçut le corps, et le service funèbre coin înei'çu aussitôt.Ce comte ment la foule.L église revê ue de scs vêtements de deuil les plus pompeux et appelant, pu- la voix de scs ministres, la miséricorde divine sur ce grand de l.i terre qui venait d'être arraché presque tout d'un coup à l'amour de sa famille et à l'affection de ses nombreux amis; l'harmonie lugubre des chants sacrés, le recueillement pro-e^ou iin nom-1 (j(JS ;ints, dont le visage et le maintien trahissaient une profonde tristesse, et de temps à autre, les sanglots et les pleurs se faisant jour à travers les élans : fut Hl.l’abbé Du four, qui avait assisté M.le l|ü ' |, prière, tout'contribuait à répandre sur cette e de Heaujeu |H)iidaut sa maladie, a\ee un dévoué-j UI1 cac|lc(, d'incomparable sol unité et ù ment sans bornes, qui chanta la messe solennelle des ; |er ()Uft ^ ,cs ^r;indeUiss d iei-bas sont vaincs et funérailles, à la demande expresse de madame de Beaujiu.1 passagères, Dieu seul est grand et éternel., .m ,• i l- i i v i a.A une heure de relevée, après l’absoute, le corps de Il avait pour assistants M.I abbu de la \ mue, de St., , 0 ’ 1 i » < m i i i i .i n m i ou 11111 iiv.t 11' ».i «i iiuuo ai i ui n u «lu ni* reposaient,sur un catafalque eleve ruisselant de lumières, " , .¦ ¦ 1 , n i m i in- .lois dont le portrait a été si heureusement et si ndèle- les dépouillés mortelles de M.le comte de lwaujeu, et ! , f, , , ., ment retracé par 51.de baspé, dans un livre vraiment la foule des fidèles, que Ion peut porter a 3,000, se 1 1 pressait tant à l'intérieur qu'à l’extérieur de l'église.Le chœur était littéralement comble.A l’ixception des R H.par .'I.de Uaspe, national qui vivra aussi longtemps que les lettres cana-! diennes et qu’on parlera le français sur ces bords.Doué d’une mémoire et d une activité prodigieuses, 11?.1 1‘.( lblats,i|ui avaient envoyé leur condoléance, |e C0ln(e jc Beaujeu avait fait une étude spéciale de les différents ordres du clergé y étaient représentés.nos vj,.j||es ]0js françaises et de l'histoire du pays.Sa On y voyait le Rév.M.Moreau, chanoine et archi-1 mort laisse inachevés des travaux considérables, et une diacre, de l évêché ; M.l’abbé Lamarehe, de l'évêché .M.l’abbé Lcnoir, directeur du collège de Montréal; les Révds.MM.Tamba''"nu et 1’.Rousseau, de St.Sulpicc; les Bll.PI’.Michel et Pelletier, de la compagnie de Jésus; M.l’abbé Verreau, principal de l’école normale Jaeques-Cartier; M.l'abbé T.de Gaspé, curé de St.Apollinaire; M.lîoux.curé des Cèdres; M.Brassard, archiprêtre, de Vaudreuil ; M.Charland, archiprêtre de üeauharnois ; M Cholette, archiprêtre, de St.Polvcarpe ; M.Aiehambault, curé de St.Timothée; M.Marsolais, curé de St.Clet ; M Lavalléc, curé de St.Zotique; M.Diquoy, de St.foule de matériaux précieux sur les anciennes familles du Canada et leurs ramifications tant eu France qu’en Angleterre.M.le comte de Beaujeu était en rapport avec la plupart des savants de ce continent.Quelques jours avant de mourir, il avait encore écrit une longue lettre pleine de renseignements historiques, au savant historien américain, M.Shea.La perte de M.le comte de Beaujeu, comme celle do M.l'abbé Ferland.est, à nos yeux, une calamité nationale.Espérons cependant, comme dit la Minerve, espérons Hormas; M.Viuet, de St.Polvcarpe ; 31.Dumesnil, j qu'un jour, la main pieuse de scs fils, recueillant ces 250 L’ÉCHO DU CABINET manuscrits précieux, élèvera, en les publiant, un monument durable à la mémoire paternelle, pour la plus grande gloire du pays.Espérons aus.-i
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