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Titre :
L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal.
L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal est une revue publiée à Montréal par les prêtres sulpiciens, animateurs du Cabinet de lecture paroissial. Le Cabinet faisait suite à l'Oeuvre des bons livres, fondée pour s'opposer aux mauvaises lectures, occuper les loisirs des familles et parfaire leur instruction chrétienne. [...]

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal, d'abord bimensuel, est une revue publiée à Montréal par les prêtres sulpiciens, animateurs du Cabinet de lecture paroissial. Le principal responsable de la revue est l'abbé Louis Regourd. Le Cabinet faisait suite à l'Oeuvre des bons livres, fondée par les sulpiciens pour s'opposer aux mauvaises lectures, occuper les loisirs des familles et parfaire leur instruction chrétienne.

Conçue comme contrepoids conservateur à l'influence libérale de l'Institut canadien de Montréal, l'Oeuvre des bons livres est fondée en 1844 par les prêtres de la maison Saint-Sulpice. L'association culturelle, qui offre essentiellement les services d'une bibliothèque, prend de l'expansion en février 1857 avec l'ouverture du Cabinet de lecture paroissial, fondé pour accueillir les dissidents de l'Institut canadien.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal est d'abord un organe de diffusion des conférences données au Cabinet. Le Cabinet accueille de nombreux conférenciers sulpiciens venus de France, ainsi que des jésuites. Les conférences sont souvent prononcées en réaction aux idées poussées par les libéraux; le Cabinet devient donc un repaire pour les intellectuels ultramontains de Montréal. Philosophie, religion, vie politique, arts et littérature font partie de la panoplie de sujets au programme des conférences.

On aménage dans le Cabinet une chambre des nouvelles, où les membres peuvent consulter les journaux et les revues d'ici et d'ailleurs qui sont conformes à l'esprit catholique. Les conférences du Cabinet qui paraissent dans L'Écho sont aussi diffusées en partie dans les journaux conservateurs montréalais La Minerve, L'Ordre et La Patrie.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal offre un contenu qui s'adresse à trois groupes de lecteurs : les conférences pour les étudiants et les hommes instruits, les fables pour les enfants, et les romans-feuilletons pour les femmes. Les textes littéraires proviennent principalement de France.

Avec le temps, les conférences perdent de leur popularité et la concurrence provenant d'autres publications comme Les Soirées canadiennes, Le Foyer canadien et La Revue canadienne détourne le lectorat de la revue. À partir de janvier 1867, L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal passe tout de même d'un format de publication bimensuel de 20 pages à une publication totalisant mensuellement 80 pages. Sont intégrés à la revue des articles plus longs, provenant principalement de France. On y trouve toujours une chronique des événements locaux et internationaux, couvrant principalement les questions religieuses. Une grande attention est portée aux questions pontificales.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal jouit de l'appui du clergé pour sa diffusion locale et nationale dans les maisons d'enseignement et les bibliothèques paroissiales. La revue est tirée à 1300 exemplaires en 1860, puis à 2000 exemplaires pendant les trois années suivantes.

LAJEUNESSE, Marcel, Les sulpiciens et la vie culturelle à Montréal au XIXe siècle, Montréal, Fides, 1982, 278 p.

LEMIRE, Maurice, « Les revues littéraires au Québec comme réseaux d'écrivains et instance de consécration littéraire (1840-1870) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 47, no 4, 1994, p. 521-550.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1859-1875
Contenu spécifique :
jeudi 15 novembre 1866
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Annales du Cabinet de lecture paroissial de Montréal
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Références

L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal., 1866-11, Collections de BAnQ.

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Mou.rPftl, 15 Norcmbre 1806.; Huitième Aimée.—No.22- lllli I (fil ivlilj JOURNAL DES FAMILLES.l'uriiâdniit le 1er cl le 15 tic «Inique mois.|>nr llvrnUon tophe Colomb Elle donna l'hospitalité, accorda sa médiation officieuse prodigua même des secours matériels à celui que re, poussaient les savants, les hommes de cour, les associations de cosmographcs.Lee premiers ippuisde l’illustre Génois lurent des religieux de saint François et do saint Dominique; puis de simples ecclésiastiques, bientôt des évêques, un archevêque, le nonce du Saint-Siège, enfin le Souverain Pontife lui-même.Successivement trois Papes encouragèrent et bénirent ses travaux.Depuis lors, en divers temps, quatorze cardinaux furent les conseillcrs-inspirateurs et les patrons des écrivains qui célébrèrent co grand serviteur de Dieu.Grâce au sacré collège, l'Italie ne perdit pas sa mémoire, quand déjà elle disparaissait dans le reste de 1 Europe.La part que prit la religion dans la découverte du nouveau continent no saurait désormais être mise on doute.Mai6 si son action directe sur cet.événement tourne à la gloire du 41G L’ECHO DU CABINET catholicisme, de son côté, le rôle que joua Colomb est aussi épique qu’édifinnt.Rien de plus émouvant que la destinée do cet homme.On ne rencontre nulle part une vocation mieux caractérisée, une pensée aussi vaste, un but plus apostolique.La découverte du Nouveau-Monde, que l'on disait avoir été l'objet unique des efforts du hardi navigateur, n’était pas la fin suprême qu'il se proposait.Pour lui le succès de l’entreprise n’était que le moyen de porter plus loin le nom de Jésus-Christ et d’ouvrir i\ tous les fidèles l'accès du saint Sépulcre.Il espérait même leur en assurer la possession en le rachetant avec les trésors que lui fourniraient ses conquêtes ; il était d’ailleurs bien résolu, si les Musulmans rejetaient se» offres, à le délivrer par les armes, comme les Godcfrov de Bouillon et les Tancrède.Il aurait alors fait passer la Terre Sainte dans les mains du successeur du prince des apôtres.Evidemment, Très-Saint-Père, l’honiino que Dieu chargea de mettre l’ancien monde en rapport avec le nouveau était digne de cette mission.Aussi, la Providence, (jui l’avait manifestement protégé durant son premier voyage, ne l’abandonna pas dans les entreprises ultérieures.Elle montra sa main d’une façon si sensible, que les esprits les plus prévenus ont été obligés de le reconnaître.Les signes de sa mission sont si évidents qu’on ne saurait en contester l’origine.Il est peu d’existences où le surnaturel et le merveilleux éclatent d’une façon plus admirable que dans la vie de Colomb.Et, d'un autre côté, si peu qu’on pénètre au fond de cette âme, que détonnantes vertus ! C’est jusqu’à un degré héroïque que cet homme célèbre fut patient, chaste, austère, miséricordieux.Qui jamais plus que lui pratiqua l’humilité, l'obéissance, la résignation, le pardon des injures?(pii assista plus généreusement les pauvres, les prisonniers, les malades qu’il soignait de ses propres mains ?8a dernière lettre fut un acte de charité ; il sollicitait la grâce de deux condamnés.Tout ce qu’il souffrit lui vint de son amour du devoir.Il fut persécuté pour avoir pris les intérêts des petits et des faibles.Les fiers hidalgos ne lui pardonnaient pas de protéger les Indiens, d’en faire des enfants de l’Eglise, de les soustraire à leur oppression au nom de l’égalité chrétienne.Ses ennemis les plus ardents furent des employés dont il surveillait la conduite et réprimait les écarts.Non-seulement il pardonnait :\ ses ennemis, aux marins rebelles qui avaient attenté à ses jours; mais, quand ceux-ci, privés par le gouvernement de leur solde arriérée, gémissaient dans la misère, sa générosité venait à leur secours.Oubliant leur ingratitude pour ne se rappeler que leurs malheurs, il implorait pour eux la pitié de la cour, contractait des emprunts et les assistait malgré son propre dénûment.Chaque trait de sa vie est un sujet d’admiration.Les vertus de ce serviteur de Dieu atteignent un ordre trop élevé, pour que ce simple mot de vertu puisse satisfaire l’opinion qu’on a eonçue de cet homme extraordinaire.On sent le besoin do trouver un autre nom à cet assemblage de qualités surhumaines.Il est réservé à \ otre Béatitude de le lui donner.t Depuis dix ans déjà, Très-Saint-Père, l’histoire de Colomb est répandue au loin par les traductions en diverses langues.L’opinion a eu le temps de se produire.Elle est générale chez les catholiques de différentes nations.Des personnages de toute condition, des théologiens, des chefs d’ordres, dos évêques, des membres du Sacré Collège, reconnaissent eu lui les caractères d’une vertu héroïque.Comme archevêque d’une Eglise que tant d’intérêts relient au Nouveau Monde, et qui compte dans son ressort métropolitain les évêchés des Antilles; presque aux portes de cette Espagne à laquelle m'attachent de précieuses et nombreuses relations ; étant de plus le premier des membres de l'épiscopat qui ait donné une approbation motivée au dernier ouvrage publié sur la vie de Christophe Colomb, ne me serait-il pas permis de porter aux pieds de Votre Sainteté l’expression des vœux d’un grand nombre de fidèles ! Il En priant Votre Béatitude d’examiner dans sa haute sagesse si la cause de Colomb serait digne d’être introduite devant la sacrée Congrégation des llites, je ne me dissimule pas les obstacles que rencontrera cette proposition.Un Mémoire spécial ne manquera pas de répondre aux objections tirées,—du long temps écoulé depuis la mort du célèbre navigateur, par conséquent du manque de témoins oculaires—et de miracles régulièrement constatés,—du défaut de commencement de eulte ou de commune renommée de sainteté—de l’impossibilité de produire une enquête faite par l’évêque du lieu, conformément aux règles qu’a fixées le Pape Benoit XIV.En attendant, je prie Votre Sainteté qu'elle me permette de lui soumettre quelques considérations relatives la cause présente qui me paraît mériter une exception : Parce que l'homme fut exceptionnel ;—parce que smi œuvre l’ut exceptionnelle;—parce que la Providence le marqua d’un sceau exceptionnel ;—parce que le Saint-Siège le traita d'une façon exceptionnelle ; parce que dans le succès et dans les revers sa destinée fut également exceptionnelle;—parce que l’excès de l'ingratitude des hommes pendant sa vie et l’injustice de l'histoire après sa mort, l’ont rendu, même au-delà du tombeau, jamais exceptionnel, BIBLIOGRAPHIE.VIE INTÉRIEURE HE I,* Tnfes-SAIXTE VlERr.E.—Ol'VRAGI HKCUEIM,I DES ÉCRITS HE M.OI.IKR, FONDATEUR 1)E I.A CONCmfcliAT10N DIS l'HÉTRES DE SAIXT-ICLPICE.Dieu veut révéler dansées derniers tempi et découvrir .Marie, le chef-d'œuvre de scs maies.; et il veut qu'elle soit plus connue, plusniincc, plus honorée que jamais elle ne l'a été.Le I Vu.I.miii-Mane-firignon ilt Mont/ort, Dévotion il la Sainte l'art, il.1.184.'S.)>.34, 41.Cet ouvrage (pii, encore dû aux travaux et aux recherches de l’auteur de VHistoire, de lu Co’onic française en Cumula, M.l’abbé Paillon, a été imprimé à Rome, muni des approbations les plus solennelles avec Pimprimatur du maître du Sacré Palais.Le lecteur peut voir dans ces approbations les éloges qu’ont fait de ce travail deux consulteurs des SS.Congrégations de l'Index et.des Rites, et le Cardinal de Villecourt qui est lui-même membre de cette congrégation.APPROBATION DU U.I1.I’IERUE SEMKNE.NKO, CO.V-SU1/1'Kl'Il DE LA S.CONGRÉGATION DE l.’lNDEX.J'ai lu, avec grand soin, l'ouvrage de la Vie DE LECTURE PAROISSIAL.417 intérieure de la Trh-Saxnte Vierge Marie, qui porte le nom de Jean-Jacquos Olier, do vénéruble et sainte mémoire, autrefois fondateur de la Société et du Séminaire de Saint-Sulpice ; et jo n'y ai rien trouvé il reprendre.Pour parler même avec une entière sincérité, je suis tellement touché et couvaincu de l’intégrité de sa doctrine, de la force de scs pensées et de la sublimité de scs lumières, que je ne doute nullement qu’en exaltant la très-glorieuse Vierge par de très-justes éloges, cet ouvrage ne serve aussi grandement procurer la Moire de Dieu.Enfin, je ne crois pas m’éloigner de la vérité, en pensant que, si ces très-pieux sentiments de l’auteur ont été retenus jusqu'ici dans le silence, et sont enfin produits de nos jours, cela est ainsi arrivé par une disposition de la Providence divine, afin quo lorsque l'Oracle public de l'Eglise ornerait le front immaculé delà Vierge de nouvelles et des dernières couronnes, en même temps, le 7,èle de docteurs particuliers très-intelligents découvrit des arguments plus profonds que les précédents, pour appuyer d'une invincible et nouvelle force ces nouveaux honneurs; et que l’ancienne majesté de la Vierge ainsi accrue, fût aussi environnée d’une lumière plus étendue et plus splendide.Tel est mon sentiment.Rome, 19 octobre 1805.1MEBRE KEMENENKO.APPROBATION I>E MONSEIGNEUR BAILLÉS, ANCIEN EVÈQUE I)E l.UÇON, CONSUI.TEUB I»ES SS.CONOHÉ-OATIONK DE I.'INDEX ET DES RITES, ETC.Je remercie la divine Providence de ce qu'elle a daigné me ménager le précieux avantage de lire le manuscrit intitulé : Vie intérieure île la Très-Suinte Vierge, etc.Ce serait peu de dire que cette composition ne renferme rien d'opposé ni à la foi, ni aux mœurs, si l'on n'ajoutait qu’on ne peut en prendre connaissance sans être rempli d’admiration pour les pensées, les vues, les sentiments de l'illustre fondateur du Séminaire et de la Compagnie de Saint-Sulpice touchant l’auguste Mère de Dieu.On comprend quo pour s'élever à des considérations si sublimes, M.Olier dût être gratifié de lumières extraordinaires, de dons singuliers et de grâces privilégiées.Ce fut la récompense de sa tendre et toute filiale dévotion pour la Très-Sainte Vierge; dévotion si profondement gravée dans le plus intime du cœur de ses enfants et de l’élite du clergé de France.( et ouvrage ne pouvait être publié plus à propos, qu à une époque toute remplie des gloires et des prodiges de Marie immacculée ; il contribuera puissamment a faire croître la dévotion des fidèles envers cette toute puissante avocate, et il attirera par là sur l’Eglise de nouveaux miracles de protection.On y trouvera presque a chaque page des preuves d'un dévouement sans bornes pour la Sainte Eglise Romaine, une vénération profonde pour sa liturgie sacrée, un zèlo ardent pour la détense de la primauté du Saint-Siège, et des pages qui semblent reproduire le langage des Anges, plutôt que la faible pensée des hommes.L’un des prêtres de la véne-rable Compagnie de Saint-Sulpice, désireux de montrer combien la doctrine de M.Olier s harmonise et se fond avec celle des Saints Pères et des Docteurs oatholiques, s’est appliqué à recueillir leurs témoignages, et a rendu ainsi un service signalé aux prédicateurs des gloires ineffables de la Très-Sainte ^ ierge.Il y a joint quel- ques réflexions pratiques, dont tous lès lecteurs pourront profiter.Rome, 21 novembre 18G5.JAC.MAE.JOS., ANCIEN ÉVÊQUE DE LUÇCN.Au tns-révérend I'érc Jérôme Gigli, de l’ordre des Frères Prêcheurs, Mnitre du Sacré Palais, au Quirinal.APPROBATION DE SON ÉMINENCE LE CARDINAL CLÉMENT Y1LLKCOURT, ANCIEN EVEQUE DE LA ROCHELLE, MEMBBE DES SS.CONGRÉGATIONS DE L’INDEX ET DES RITES, ETC.Les écrits de Monsieur Olier fondateur de la Société de S.Sulpice, renferment des choses si admirables, soit dans lo présent livre de la Vie intérieure de la Très-Suinte Vierge, soit dan* ses autres ouvrages, que je croirais, afin de pouvoir en parler convenablement, avoir; besoin du même esprit qui nous a valu de pareils trésors-cepcndant j’ai cédé aux prières de celui qui me deman dait un suffrage quelconque, malgré mon impuissance à rendre un ligne jugement sur une production d'un tel mérite.Déjà, il y a près de 45 ans, j'avais goûté les manuscrits de M.Olier, durant une retraite que je fis Issy, près de Paris, lia mémoire encore remplie des sentiments qui nie pénétrèrent alors, j'ai lu à Rome, avec respect et toute l'attention dont j'étais capable, les deux volumes qui m'étaient soumis; et je n’y ai absolument rien trouvé qui s'écartât tant soit peu des règles de la fui et des bonnes mœurs : j’ai trouvé, au contraire, que tout y était conforme aux divines Ecritures, et à ' la doctrine de notre Mère la sainte Eglise.J’étais frappé d’étonnement, en remarquant qu'un homme qui fut occupé de tant de soins et de travaux, accablé si longtemps de diverses infirmités, eût trouvé des instants pour écrire des choses si sublimes.Il ne put le faire durant le jour, mais pendant la nuit, sacrifiant pour cela les heures qui eussent été nécessaires à son repos : car il crut devoir obéir à la volonté de celui qui dirigeait sa conscience.Tout l’ouvrage dont nous parlons ici ne respire que l’amour de Jésus et de Marie.On croirait que l'auteur a puisé tout ce qu’il dit dans les sources les plus pures de la tradition ecclésiastique, et jamais néanmoins il n'avait eu le temps de les lire, ni de les parcourir.D'où lui vint donc cette science vraiment céleste, si ce n'est do celui qui est le Maître suprême des sciences, et qui, quand il le veut, rend éloquente la Innqvc même dis jietits enfants ?C'eit aussi ce que nous avons vu dans plusieurs Saints.M.Olier avoue humblement son ignorance, en plusieurs endroits ; et reconnaît l'assistance d’un souffle surnaturel, qui accompagnait et scs écrits et ses paroles.11 est vrai qu'il ne dit rien de nouveau sur la vie de Jésus-Christ et de sa glorieuse Mère; mais, s'il est permis de parler ainsi, il pénètre et met à découvert le cœur des mystères, qui par li\ éclairent de plus en plus nos âmes, et les embrasent d’une manière puissante de leur amour.Quoique M.Olier n’eût quo candeur et simplicité dans son style, on pourrait craindre que quelques lecteurs, même savants et pieux, mais peu versés dans la théologie mystique, ne supçonnassent dans l’auteur une certaine propension pour les conceptions vaines et imaginaires.Ce soupçon s’est manifesté surtout dans l'esprit des novateurs, qui étant tout terrestres, suivant le langage du grand Apôtre, ne comprennent rien dont 418 L’ÉCHO DU CABINET la ehotet tpirituelle» : c'est ainsi que le Janséniste Nicole, qui d'ailleurs admirait l’œuvre des Séminaires fondée par M.Olier, méprisait ses écrits comme les productions d'une imagination égarée.Pour détruire de pareils préjugés, un des membres de la société de Saint Sulpice, éditeur et commentateur de l’ouvrage dont nous parlons, l'a orné de textes innombrables de l'Ecriture et des Pères,et enrichi d'annotations et de réflexions qui seront spécialement agréables et utiles aux âmes qui aspirent à la perfection.Ce travail plein de piété et de doctrine, double le prix de cette publication qui, quoiqu'arivée tard, vient néanmoins fort à pmpos après la glorification de Marie, dans la sentence dogmatique, qui l’a déclarée conçue sans péché, puisqu'elle fera connaître plus pleinement aux fidèles l’amour sans bornes que la bonté divine a inspiré à cette Vierge, Mère de Dieu, pour tous ses enfants spirituels dont nous recevons les effets salutaires.Je le dis en toute confiance, les âmes pieuses aimeront cet ouvrage; elles s’y attacheront d’autant plus qu’elles le reliront plus souvent ; et ies Théologiens en consulteront les notes et les réflexions, qui seront pour eux comme un parterre du paradis, où I on peut se promener sanf rencontrer l'occasion d’une blessure.Rien de pnrement humain dans cet ouvrage de JI.Olier; Mirie a guide la main de l'auteur, et élevé son Sine au-dessus de tout ce qui est terrestre.Vous croirez, chrétien lecteur, en le lisant, entendre parler non un homme, mais en quelque sorte un Ange, qui vous dévoilera des my.stères jusques-là pour vous enveloppés de nuages.Si vos fîmes sont alternatives à ses enseignements, elles seront remplis, durant cette lecture, d'admiration et de jouissance ; vous ne direz pis eopjmhnt : Oh! quille éloquence! mais plutôt, jnmiis l'Iwinme n'a p trié ainsi.Donné à [l>:n3, en notre résidmeo, le jour de l'immaculée Conception dj la Très-Sainte Vierge, S décembre 1865.ClÉM.CAIlb.VILLECOURT.Voici le jugement «l'un savant Franciscain i\ qui Son Eminence le Cardinal de Villccourt avait prêté ce livre : Elojium débit uni operi Vitro Interioris SS.Virginia Muriro.Opas novum iu g:-nere suo ; Opus grande in ortlwdox'i doctrinl ; Opus almirabih in cil.'iitiani pietate : Opus q iasi divin m n Myst.'rior im explanitione pictate, Opus masim> utile in proraorendipietate.Tradl'ctio.v.—Éloge dît à l’ouvrage intitulé : Vie Intérieure, etc.Ouvrage tout-ù-fait neuf dans son fjmre ; Ouvrage subliniï ettrés-orthîdoie dmssa doctrine; Oumg3 admirable en scntim;ats do Piété Chrétienne ; Ouvrage presque divin dans l'exposition et lu développement , .[des Mystères, Ouvrage tr.s-utile pou:1 exciter la Piété dan3 les eo> irs.Après des recommandations si rejetables et qui viennent de si haut, nous pouvons affirnnr que ce livre \a contribuer puissimmcnt u augmenter et il répandre la vraie dévotion onvers Marie.Las fidèles instruits y trouveront uno nourriture abondante et solide; le olergé, un fond riche d’instructions sur les grandeurs et les vertus de la Mère do Dieu ; tous y admireront un livre vraiment providentiel, destiné à ouvrir, do nos jours, do nouveaux trésors do science et do grfice, et i\ orner d'une nouvelle auréole de gloire lo front de la Vierge Immaculée.En vente chez les principaux libraires de Montréal.Lcllre de Mgï.l'Kveque d'Orléans sur les malheurs et les signes du temps.Messieurs, Nous ne sommes pas dans des jours heureux.Non, l'année qui marche A son terme ne comptera pas parmi les années heureuses.Lo patriotisme, la religion, l'hu inanité auront eu à verser des larmes.C'est sous l'impression toute vive encore des spectacles dont je viens de contempler l'horreur, que je vous adresse de nouveau ces quelques pi rôles.U faut avoir vu sur place et dans le détail ce (pic j’ai vu, pour se rendre compte des affreux ravages que cette inondation a causés, et concevoir la profondeur des misères que nous avons ;\ secourir.Dans les premiers moments du désastre, nous avons recueilli et nourri i\ l'évGché tout ce que nous avons pu de ces malheureuses familles inondées.J'ai été moi-même tout d'abord, dans un grand nombre des paroisses ravagées, distribuer quelques premiers secours, et j'en ai fut aussi parvenir à la hâte dans toutes les autres.Je dois ajouter,Messieurs, que ç'a été pour moi une consolation particulière de voir les communautés religieuses rivaliser de zèle pour recueillir, elles aussi, les inondés ; et c'est sur elles que je compte, ainsi que sur mes fidèles diocésains, pour m'aider dans l'œuvre principale que j’entreprends à cette heure en faveur des pauvres enfants dont les parents ont été mis par l'inondation hors d’état de les nourrir et de les envoyer aux écoles.En un mot, nous sommes tous activement à l'œuvre pour réunir les offrandes et les dévouements de la charité.Vous nous seconderez, Messieurs, de tout votre zèle et prendrez, comme vous le devez, votre part dans ce grand mouvement charitable et national qui se produit ; car, vous lo voyez, le gouvernement, les administrations départementales et municipales, la France entière fait les efforts les plus généreux pour venir en aide aux victimes de l’inondation.Nous devons une particulière reconnaissance à M.le préfet du Loiret, dont l'activité intelligente et le zèle infatigable ont lutté et luttent encore avec énergie sur tous les points, comme aussi à M.lo maire d'Orléans et à ses dignes collègues, qui so sont si bien montrés ù la hauteur de leur tfiche.Puissions-nous, par tous ces efforts réunis, je no dis pas égaler les secours aux besoins, mais du moins soul.igor et consoler cc.s immenses misères ! Tout ce qui peut ôtro fait sera fait, je fespère de la générosité orléanaise et française.Mais, je me lo demande, quelle est donc la puissauec dj cet élément terrible, inexorable, qui renverse tout devant lui, se joue de tous nos travaux, brise tous les obstacles, et que nos digues les plus fortes no semblent quelque temps contenir que pour lo précipiter tous les dix ans avec uno plus affreuse violence ?A quoi donc obéit-il?Qui l’appelle et qui l'envoie ?On l’oublie trop, Messieurs, et Dieu nous lo ruppelle do temps à autro par des coups où il faut bien recon DE LECTURE PAROISSIAL 419 naître sa souveraineté; bon pré, malgré, nous sommes tous dims sa main.Il est le Maître, et il le restera.Sachons au moins nous souvenir de lui et de sa providence, quand ses fléaux nous visitent ; et après avoir gémi sur ces malheurs qui atteignent tout un pays, et les avoir soulagés de notre mioux, demandons-nous à nous-mêmes si rien, de notre part, ne les a provoqués, si nous n’avons pas fait monter au ciel le cri de queloue grande iniquité qui appelle enfin la justice.Pour moi, Messieurs, eu face des malheurs qui viennent de tomber tout à coup sur nous comme la foudre, il m'est impossible de passer mon chemin sans regarder plus haut ; je me sens amené i\ me recueillir, et je vous invite à réfléchir comme moi sur ces malheurs, et sur tant d'autres qui nous ont frappés ou qui nous menacent.Quand je considère ce qui se passe en ce moment dans le monde, un souvenir évangélique vient à moi et me saisit : je ne puis pas ne pas remarquer combien les expressions dont se sert Notre-Seignour pour annoncer les mauvais jours s’appliquent étrangement aux temps où nous sommes et aux fléaux qui nous éprouvent.Notrc-Scigneur parle quelque part dans l'Evangile de ces temps où l’on n'entendra parler que de luttes et de révolutions: Cum audieritis jirirlii et sedtlionè* : de guerres et de bruits de guerre ; ht lia et o/iim'una brl-lorum : il s’y rencontrera aussi des tremblements de terre, des pestes et des famines menaçantes: El hrra motus mu gui rnoit jirr loouvantc.Je suis d'ailleurs ce que d.ns cette société vieil ie il y a encore de nobles âmes, de vertus chrétiennes, de forces vives qui se rajeunissent pour le bien.Je sais ce que l'Eglise de Jésus-Christ a essuyé à travers les iiges et peut essuyer encore de tempêtes.Mais je vois aussi grandir et s’élever il des proportions inaccoutumées, le mal; et si Fénclon, en p'ein dix-septième siècle, n pu s’écrier voyant venir la Révolution française : “ Le jour de la ruine est proche, et les temps se hfitent d’arriver : Atteste festinunt tem-pora (1) moi, voyant aussi le flot qui monte, je ne puis pas ne pas être ému.Je le dis froidement : j'ai traversé bien des jours mauvais, je n’en ai point rencontré de plus menaçants quo ceux où nous sommes.J'.ïi entendu, dans ces derniers temps, des cris d'irréligion, comme je n’en avais jamais entendus ! On peut le dire avec saint Paul : Fie mystère d'iniquité se forme : Mi/sterivm juin operatur mit)mtutis.Depuis dix ans, l’impiété a pris parmi nous un caractère effroyable, celui que saint Paul a si précisément et si énergiquement défini par ces paroles: ExUhhtur super omne quod ilicitiir Puis, nul quod euh ht r.Tout ce qui est Dieu, religion, culte, voilà ce qu'anjourd hui l’impiété, qui se sent i\ l'aise, poursuit îles profondeurs et avec une audace et un ensemble qui ne s'étaient pas encore vus.Oui, plus j’y pense, Messieurs, plus je trouve dans {l> Douter, 3?-:ir> les paroles de Jésus-Christ et des Saintes Ecritures que je viens de vous citer, les sujets de méditation les plus sérieux, et les plus nécessaires, au milieu de tous les malheurs que nous avons subis, et de ceux que nous craignons encore.Car enfin, les esprits les plus légers eux-mêmes, les plus irréfléchis, peuvent ils détourner leurs regards des fléaux qui nous consternent ?La guerre ne désolait-elle pas, il y a peu de temps, deux grands pays?Ne la redoutions-nous pas nous-mêmes?Et à l’heure qu'il est, n’entendez-vous pas de tons cfités, malgré les traités de paix, des bruits de guerre?Ne voyez-vous pas de toutes parts les peuples recourir, et sans délai, à des armements formidables, à des instruments de destruction que le passé ne connaissait pas ?En sorte que les inventions les plus meurtrières se succèdent à l’envi et avec une émulation fié-vrcuse chez les Européens, et voilà ce qui marchera désormais de front avec les progrès de l'humanité ! Et.en même temps que les calamités de la guerre s’abattaient nur deux puissantes nations, un fléau plus terrible encore, la peste, le choléra, promenait et promène encore dans plusieurs grandes contrées de l’Europe ses mystérieux ravages; il pénétrait dans notre F rance, et couvrait de deuil nos plus populeuses cités ; et en ce moment il rôde encore autour de nous, comme ce lion dont parle l’Ecriture: Ciictiit quccrens quem devorit ! Naguère, un effroyable tremblement de terre jonchait de ruines une de nos florissantes colonies, la Guadeloupe.Nous n’avions pas terminé la quête que la juste sollicitude du gouvernement nous avait demandée pour ce grand désastre, qu'une autre quête était nécessaire pour notre colonie africaine, qui voyait passer sur elle des nuées d’étranges envahisseurs , ces formidables légions de sauterelles, qui dévoraient tout, et laissaient après elles le désert.Et chez nous-mêmes, au centre de la France, après qu'un tremblement de terre a tout à coup secoué notre sol, voilà que nos i ivières et nos fleuves débordent et promènent la dévastation sur leurs rives.Mais ce qui tremble encore plus que le sol qui nous porte, c’est, Messieurs, la société: ce qui déborde et nous inonde d'une inondation plus menaçante que nos fleuves, ce sont les fléaux d'un autre ordre, les maux de l'ordre social.Les doctrines impies et révolutionnaires ne font plus sourdement leur chemin sous terre; elles aussi ont rompu leurs digues; je ne sais quelle puissance mystérieuse les enhardit et les déchaîne.On les voit faire aujourd’hui leur œuvre comme elles ne l'ont peut-être j; faite, avec une tranquillité et une assurance du succès qui ne se dissimule plus.Ainsi les fléaux de l'ordre social donnent la main iinx fléaux de l'ordre physique.Faut-il s’en étonner, quand on voit l’état des finies et des consciences: en haut, cette élégante et effroyable corruption des mœurs que de temps en temps la presse nous raconte ; en bas, les passions les plus menaçantes mal contenues; partout le débordement des plus subversives erreurs : la guerre à Dieu et à l'Eglise, plu.- universelle, plus radicale, plus acharnée que jamais ?Oui, et voilà surtout ce qui m’épouvante et me l'ait craindre pour les derniers jours de ce siècle les dernières calamités.La guerre à Dieu et à la religion grandit chaque jour.L’athéisme marche tête levée.Sous ce 420 L’ECHO DU CABINET rapport le dix-huitième siècle est de loin dépassé.Si on en doute, qu’on prête l’oreille.Car chaque jour des bruits do cette guerre arrivent jusqu’aux plus inattentifs et frappent tous ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre.Rappelez-vous, Messieurs, comme signes des temps où nous sommes, quelques faits seulement entre tant d'autres : le congrès des étudiants i\ Liège, le congrès international des ouvriers à Genève, la franc-maçonnerie, et cette démagogie italienne qui n trouvé, hélas ! ou acheté tant d’éch s en France.“ Guerre à Dieu!" tel est le cri d'impiété forcenée qui a été poussé à ce congrès de Liège, par des jeunes gens nourris des doctrines dont les maîtres, applaudis et décorés par la fortune, fleurissent aujourd'hui parmi nous.Je l’ai dit naguère dans un Jvertitsemcnt au.c l'éns de famille, et les faits ne sont venus que trop tôt me donner raison : tous ces jeunes et élégants philosophes, tous ces beaux écrivains, qui distillent le poison d'une main blanche, et le présentent dans des coupes dorées à la jeunesse, sont ici les premiers coupables.La jeunesse de Liège n'a fait que traduire dans un détestable, mais franc langage, les doctrines positivistes, matérialistes, panthéistes et athées de ces messieurs.Mais pour mesurer la profondeur du mal et le ravage des doctrines propagées aujourd’hui dans la jeunesse, il faut, Messieurs, regarder ici le détail, prêter l’oreille à l’accent même des paroles, et remarquer l'effrayant accord qui se trouve entre ces jeunes gens de Liège, les ouvriers de Genève, le- francs-maçons de Paris et les révolutionnaires italien*.L'un de ces jeunes hommes se déclare tout d'abord “ franchement matérialiste, " et s’écrie que ,l tout “ homme de progrès est aujourd'hui matérialiste.” Un second n'hésite pas à dire “ qu’avec le spiritua-“ lisme, il n’y a pas de morale!.” Un autre que “ la “ morale évangélique est fausse.fatale.il faut l’éli-“ miner de l’enseignement de la jeunesse.; elle conduit “ à la dépravation des esprits.” “ La discussion est entre Dieu et l'homme, disent-“ ils encore ; il faut crever la voûte du ciel comme un “ plafond de papier ! ” Aussi, l’un d’eux, un solidaire, parle d’établir “ un culte appelé l’athéisme.” Dans l'ordre religieux, ce qu’ils veulent, c'est “ l'anéantissement de toute religion.la négation de Dieu.” Dans l’ordre social, 11 la transformation de la propriété, l’abolition de l’hérédité.” Et qui est-ce qui accomplira toute cette œuvre ?— La Révolution.Et ils la définissent, l’un : “ une matière en fusion," pareille à la lave des volcans; l’autre, “ un coup de foudre, qui éclairera, disent-ils, ceux qu’elle frappera.” Et ils s’écrient enfin : “ Plus d’autorité ; la force ! la force révolutionnaire ! ” Aussi l’un d’entre eux concluait, dans une dernière séance tenue à Bruxelles : “ S'il est besoin de la guil-“ lotiue, uous ne reculerous pas.'¦ Si la propriété résiste à la Révolution, il faut, par “ des décrets du peuple, anéantir la propriété ; si la '• bourgeoisie résiste, il faut tuer la bourgeoisie.“ Citoyens, vous le savez, aujourd’hui les bourgeois “ sont des assassins et des voleurs.“ La Révolution ! c'est lo triomphe de l'homme sur Dieu.” Ainsi, “ Guerre à Dieu! Haine à la bourgeoisie! Haine aux capitalistes ! “ Et les femmes ne doivent pas rester en dehors du “ mouvement révolutionnaire, (,’est Eve qui a jeté le “ premier cri de révolte contre Dieu ! ’’ “ Un a parlé de guillotine; nous ne voulons que ren-“ verser les obstacles.Si cent mille têtes font obstacle, “ qu'elles tombent; oui, nous n’avons d’amour que pour “ la collectivité humaine ’’ Après ces abominables discours, aucun orateur ne demandant plus la parole, le citoyen président se lève, et dit : “ Nous avons assisté à t ne kête fkateknem.e.Je “ ne veux remercier personne, chacun a pour soi la cou-“ science du devoir rempli.Oist assez.” Oui, certes, assez.Si ce n’éiait là, Messieurs, qu’un langage d'étudiants, ce serait déjà effroyable.Mais ee congrès a été inauguré par le premier magistrat de la ville de Liège, par un ancien ministre, lequel, dans son discours d'ouverture, appelait ces jeunes gens “ l'élite de la jeunesse studieuse,” “ les jeunes apôtres de la liberté et du progrès,” “ les soldats Je la civilisation," “ les représentants les plus autorisés et les plus dignes des principes de la conservation sociale.” Et d’ailleurs, comme nous l’avons déjà dit, ces jeunes gens n’étaient là que l'écho d’enseignements détestables ; ce sont nos professeurs d'athéisme qui, à Liège, parlaient par leur bouche.Et ce qu'il faut encore particulièrement ici remarquer, je l’ai dit aussi, c'est l’appel de ces jeunes gens aux ouvriers et l’accord des ouvriers avec ces jeunes gens.Ils avaient proclamé dans leur cor.grès que : “ La révolution sera sauvée par Yalliance de* étudiants et des ouvriers.” Et voilà ([ue bientôt après, tout récoin ment, un autre congrès international, composé d’ouvriers cette fois, se tenait à Genève.Et là, dans la discussion des questions les plus vitales pour les masses populaires et pour les sociétés, savez-vous ce qui fut écarté?Pieu et la religion.Par respect peut-être direz-vous?Non ; Dieu fut écarté, “ comme une hypothèse métaphysique et inutile,” et les idées religieuses ont été déclarées funestes au peuple et contraires à la dignité humaine." C’est dans ce même congrès qu'on posait la question de la morale indépendante de la religion ; qu’on parlait d’organiser en Europe des grèves immense« invincibles : et qu'a été repoussée l’intervention de toute autorité, de tout gouvernement, dans la question sociale.—Voilà, d'après le journal la Liberté lui-même, le flot qui monte et gui dans vingt ans couvrira tout, : et voilà aussi, comme un autre journal la nommait, “ une.franc-“ maçonnerie nouvelle, dont les affiliés se compteront “ peut-être un jour par millions d'hommes, et qui reçoit “ le mot d'ordre d’un comité occulte.Voilà la révé-“ lation capitale du congrès de Genève ! ” 11 y a quelques jours à peine, les journaux nous apportaient encore une autre révélation de cette guerre profonde, entreprise comme de concert contre la religion et la société.Ici on n’en est plus aux paroles, aux doctrines ; on agit, on s’organise, avec une cynique audace, pour soustraire l'homme à la religion, dans tous les moments de la vie, et surtout à l'heure la plus solennelle, à l’heure de la mort.Dans une des loges maçonniques, établies depuis trois ans (en 1863), à Paris, on DE LECTURE PAROISSIAL.421 a voulu établir un comité nouveau : et pourquoi ?pour chasser lu religion du lit des mourants.Voici ce que je trouve dans les statuts : Les membres du comité déclarent s'enuager à mourir en dehors de tout culte religieux (art.5).Hase proposent de pratiquer publiquement ces principes et de les propager par tous les moyens moraux et matériels propres i\ leur l'aire atteindre leur but (art.C).l)u reste, pour eux, les religions révélées sont la négation de la conscience (art.4).— On le voit, l’identité entre ces doctrines et celles des congrès de Liège et de Genève est frappante.Et ces libres-penseurs, comme ils s’appellent, se livrant corps et âme au comité, abdiquent entre ses mains la raison, la conscience et tous ses réveils pos-.sibles; et ce comité, par le plus odieux despotisme, les déclare liés et obligés envers lui, de telle sorte que c’est lui, lui seul, qui veillera à leur chevet, et il n'y aura plus là pour le franc-ui!u;on, à sa dernière heure, ni pire, ni mère, ni entant, ni Irère, ni sivur, ni liens quelconques du la famille et de la religion ; plus rien que ce comité et sa tyrannie (art.10).(1 ) (1) Art.10.—Le libre-penseur pouvant être eraptché an 11 moment de la mort |>ur des influences étrangères, de remplir “ sts obligations MouAi.ES vis-A-vis i.e COMITÉ, remettra au “ moins à trois de ses frères, (de ses frères les francs-nmçons), 11 pour faciliter leur mission en ce cas, un mandat dont lu " forme est déterminée comme suit : “ Je soussigné, déclare expressément vouloir mourir et être “ enterré en dehors de toute espèce de rite religieux, et je “ charge spécialement les frères (_____) de veiller à l'exécution 11 de ma volonté, etc , etc.'' Le Grand-Maitre, M le général Mellinet.n suspendu pour six mois lu Loge où «tait formé ce Comité, et dont le Vinéralle est un député bien connu Voici le texte du décret : “ GUANI) OMENT DE FRANCE.“ ufeCRKT." Nous, Grand-Maitre de l'Ordre maçonnique en France, 11 Vu la pi/, de convocation de la Loge 1 .Iri/nr, O.-.de “ l’aris, pour sa tenue générale du mardi juin 18G0, etc.“ Avons décrété cl décrétons : 11 Art.1".La Loge l’.-tiwiir, de l’U.-.de Paris, est provlsoi-“ renient suspendue “ Art.2.Notre Grand-Maitre adjoint, le F.'.Longlé, est “ chargé de la notification et de l'exécution du présent décret.11 Donné en l'hôtel du Grand Orient en France, ce 1" juillet “ 1866 (E -, V.\).“ Le Grand-Maitre de l'Ordre maçonnique en France, “ Mklunkt, “ l’ar le Grand-Maitre : ' Le Grand-Maitre ad,oint, LK.vui.fc." Il parait que la Loge maçonnique de YAeenir n'a tenu qu un compte médiocre de ce décret : car voici dans quels termes cette Loge n annoncé sa suspension aux autres Loges : 11 Or.de I’aris, 23 août 1866.“ T.-, C.\ F •., “ Dans ma précédente pl.'., j'avais le regret de vous annoncer " que nos trnv.-.étaient provisoirement fermés par ordre de " notre trés-ili.-.G.-.M.-., Fidèles en cela aux plus vieilles "traditions de la Franc-Maçonnerie, n ayant rien à brûler, "continuons à adorer dans nos cœurs 1 objet sacré de notre “ culte, et un Jour, cens qui nous trouvent AUJOUHO l!i:l TR01’ " iiaiidis, iliront île nom : que non» néons bien mente de nus h h.“ Veuillez agréer, T.-, 0.-.F mes salutations les plus " fratern.-.“ I.e Secret.île lu lot/c /'Avknui, tivives protestants qui m'écoutent.La parole quo j'ai donnée se réalisera, parce que c'est la parole d'un homme d'honneur, Je vois iei à mes côtés des militaires distingués dont la devise est : Mourir pour ht Quelle doit être la devise de l'homme d'état, si ce n'est : T!
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