L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal., 1 février 1867, Jules César
JULES CfJSAIJ.ANALYSE HE LA LECTURE DU IiÉVD.M.DESMAZURES, P.S.S.Nous avons cherché ;t reproduire autant que possible le fond des pensées du lecturcur, mais nous savons que dans une analyse, on ne peut s’attendre à cette forme définitive qui ne saurait être donnée que par l'auteur lui-même : au moins nous pouvons assurer que nous n’avons rien changé à la substanco de son travail.Voici à peu près comment il s’est exprimé : Mesdames et Messieurs, Dans une première série de lectures, nous avons développé l’histoire des principaux peuples du monde antique : dans une seconde série, nous avons parlé de l’établissement du Christianisme et des luttes du vieux monde contre les Chrétiens d’abord, et ensuite contre les Barbares.Arrivés a l’étude de l’Empire Romain, ce ne sera pas nous écarter de notre sujet que de parler de Jules César, le véritable père et fondateur de empire : et nous pouvons le faire avec quelque à propos, i\ l’occasion d’une œuvre étendue et remarquable publiée dans ces derniers temps ; il nous semble même que ce serait manquer à la justice si nous ne faisions pas mention des nouveaux travaux et des nouvelles recherches qui sont venus illuminer le champ de la science d’une si grande clarté.Dans cet examen, nous nous appuierons sur les principes moraux et religieux que nous avons exposés au nom des grands historiens catholiques de notre temps ; nous trouverons encore l’occasion de faire ressortir l’œuvre visible de la Providence dans les événements humains, ce qui est notre ut piincipal dans ces Etudes Historiques.Nous nous efforcerons donc de montrer comme toute lumière nouvelle est forcément amenée à apporter son tribut aux enseignements de la religion, et comme tout fait ustoiiquo vient constater l’œuvre de la Providence dans le monde, mime aux siècles les plus soumis à l’action du paganisme.Ainsi nous espérons qu’en remplissant cette tâche de justice vis-à-vis du travail ont nous parlons, en l’appréciant d’après les vraies données de la tradition religieuse, en y montrant les confirmations de ce que l’Eglise enseigne piopose a notre foi et à notre instruction ; nous n’encourrons pas les re-proc es qui auraient pu nous être faits, si nous étions sortis du domaine questions morales ctjreligieuses : pour cette raison, on ne pourra nous ipioc 1er d avoir abordé un sujet placé trop haut par une main puissante» enfin, nous espérons pouvoir concilier les convenances ducs a un grand nom avec les égards requis par la venté et la justice.I D’abord nous n’avons pas à nous étonner qu’un esprit éminent ait choisi le fondateur de l’Empire Romain pour objet de scs études.Jules César est regardé comme l’un des hommes les plus extraordinaires de 1 antiquité ; il a réuni un ensemble de qualités éminemment propres à l’exercice du pouvoir, et il est un digne sujet d’étude pour le politique et le souverain.Enfin, c’est lui qui, le premier, a donné au pouvoir cette forme de 1 Empire, que l’E
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.