L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal., 1 mars 1867, Traits divers
TRAITS DIVERS.Il n \ a pas prescription contre les detïes du CŒUR.—Dernièrement, un homme à la tournure distinguée, aux cheveux gris et aux ma nières élégantes, entra dans la salle des Pas-Perdus, au Palais-de-Justice de Lyon, et, s adressant î\ un groupe d’avocats qui causaient d’affaires les pria de lui donner l’adresse de Me P père, avocat.Lut, i'onx lui répondit que Me P— „'«tpta, cclnomlCj c, par conséquent, il n était plus au tableau des avocats.-Néanmoins, réplique l’étranger, je tiens beaucoup à le voir ou du moins ses héritiers ; j’ai des raisons majeures.Il y a trente ans’ ie lui demandai une consultation qui m’a porté bonheur, et je ne la lui ai pas payée.J'ai à cœur de payer cette dette ; elle me pèse sur la conscience.et ajoutamCttant Sa mam daUS ^ P°Che’ 11 SOl tit UnG piÔCC dc 20 francs’ -Je voudrais bien faire parvenir ces 20 francs.C’est le prix n’est-ce pas, messieurs, d’une consultation verbale d’avocat ?-Les avocats n’ont pas dc tarif, repartit l’un des interlocuteurs • ils «en rapportent a l’appréciation de leurs clients.Nous vous répétons’quc • • •.père, est décédé depuis longtemps, jouissant d’une fortune con- "'üurail I'a"0ulu con.Mais moi, messieurs, reprit l’étranger, je veux payer ma dette et remercier le savant jurisconsulte.Veuillez me donner l’adresse de son fils L adresse demandée fut donnée.L’inconnu s’éloigna en remerciant et e dirigea vers la demeure de M.P.fils, aussi avocat, qui aura été t®U0hé dc co Fofond souvenir d’un plaideur do trente ans, et 'aura prié doffrir aux pauvres l’honoraire dû à son père.fait cst 838(52 rarc «lie nous l’ayons cru digne d’être publié.Si voua voulez satisfaire cette grande ambition de servir utilement l'E-f8?Gt VOctre Pa^s;lc meilleur moyen c’est detre le premier de votre pro-cssion.Si vous êtes avocat, soyez bon avocat ; si vous êtes soldat, soyez on so at ; si vous êtes médecin, devenez 1e premier médecin ; si vous es prêtre, soyez bon prêtre.Ne me parlez pas des prêtres qui veulent autre gloire que d’être prêtres.L’abbé Henri Perreyvk.0 y * CochL SABAIfK jamais en réparant ses torts.—m.Augustin > ans un discours qu’il prononçait au Cercle Catholique de Paris n ’ à l’occasion do 1» mort .le l’abbé Henri Pcrrcy vc, cite ce tait touchant du lt.I>.Lacovdairc, ,(ui lui aurait été raconté par M.l'allie Bernard, aumônier du lycée Saint-Louis, et intime ami du jeune prêtre dont la mort a laissé de si universels regrets.L’abbé Bernard avait conduit l’abbé Perrcyve dans la cellule < u .Lacordaire, où il était entré, ainsi qu’il l’avouait souvent avec une ce,-taino répugnance, ayant toujours redouté la domination, fut-cc celle du génie.Un jour même l’illustre dominicain, à l’une des premières visites,le plaisanta, le reçut assez mal, et le jeune homme se promit de n’y plus retourner.Quel ne fut pas son étonnement lorsque, le lendemain, il entendit frapper à la porte de sa chambre d’étudiant, et, se retournant, .1 vit sc dresser devant lui l’imposante stature du P.Lacordaire ! ^ « Mon enfant, lui dit gravement le célèbre religieux, hier j ai manque de politesse et de charité envers vous ; je me suis reproche cette lau e,je ne veux pas la porter plus longtemps, et je viens vous demander pardon.-Voici une parole d’or de saint Ignace ; elle s’adresse a ceux qui veulent placer hors de Dieu leur bonheur : Vous cherchez des délices, vous ne trouverez que des apparences, hvenietis apparente* dehem.n’était pas capable de s’illusionner en disant cette parole, ce grand homme, ce grand capitaine, ce grand saint.U avait été, lui aussi homme de pla.-Kir ; il avait voulu tout goûter, il n’avait trouvé que déception.I sc donna ü Dieu, et.malgré les privations et les pénitences, d surabondait de joie.On doit la justice a tous, bêtes ou uens, K’iMi>ouTE.-Dans une chronique manuscrite de Bremvald, prévit d’Embrach, dont une cop.c es conservée à la bibliothèque de Zurich, on lit la curieuse légende que UH‘‘L’empereur Charlemaguo revenait un jour d’une battue dans la foret contre des loups et des sangliers, et s’apprêtait à dîner, quant sou ain .1 cloche de son palais se lit entendre.“ U envoya un page pour savoir de quoi il s agissait.“ Un instant apri'a, le page revint tout effaré.Il avait vu un «crj.,,„i, tenant la cordc dans sa guo.de, faisait sonner la cloche comme au,a fait un être humain., , « Certes, le cas était extraordinaire.Charlemagne se leva de tamc.U _,lt.dois, dit-il, la justice à tous.Bctes ou gens, il n'importe.u Accompagné de toute sa cour, l empereur se viis ^ 11 trouve en effet un serpent qui, à son arrivée, cesse de sonner e regarde avec une expression au-dessus de sa nature ; puis l’animal se met ramper devant lui en tournant la tête de son côté, comme pour l’invto il le suivre.1 uu “ Charlcmagne se rend » cet appel muet.Le serpent le conduit ainsi jusqu au bord de la Lmunat, près du trou dans lequel il faisait son „îte e
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