L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal., 1 mai 1868, La messagère du printemps
LA MESSAGÈBE Dû PKINTEMPS.L’IIirondelle et ses mœurs.—Amie de l’homme.-Les hiromUin» , «les t „ut eB l"tl" P'”»18’ftrpriv»i3e,.—Exemples—Citasse de l’E„o»cl,„.L’arrivée des hirondelles «t saluée avec jeie par le, habitant» des villes et des campagnes.Elle annonce le rÆvcil de la nature, elle est l'avant- lo»ZCltS Γ*J0""- Comm ks K-ta, les navigateurs, les phi- 7!cJl T t0,'j0"rS ‘|UC'‘1U0 cllosc> “is Pta (¦«ureuse rit Zr «nV‘ CC •“ P0"1'81"4” Les Pclit3 insectes qu’cllc choi- “ r ¦ î?f PKK’ SOnt p0l!ti,luos> bea“ *0»t ™ jour.Grâce lie les éphémères échappent à la mort lente et languissante qui le, nd vers le soir : ,1s sont tués en un moment.La poétique beauté de ° t|,u traïc,:sc 10 clcl •«* 1“ vitesse du déair et de la pensfe, associa,on de cet oIScau avec le printemps, cette jeunesse de l’année, es souffrances de sa couvée, lorsque le père ou la mère se trouve détruit, CXCItür “ota sympathie, notre humanité; tout demande grâce pom cette innocente et douce créature.Je me fais donc son avocat auprès d jeunes chasseurs ; je les supplie d’épargner celle qui ne demande à j.^ un C0in dc nos demeures pour y poser son nid, qu’un peu de boue pour le construire, qu’un peu de soleil et dc ciel bleu pour être heureuse— I our 1 amour de Dieu, ne tuez point les hirondelles.II y a deux hommes dont l’hirondelle n’a rien à craindre, deux hommes près esqucls il est inutile de plaider la cause dc cet oiseau ; c’est le prisonnier et 1 exile.Au prisonnier, l’hirondelle dit : liberté ; à l’exilé, e c ait : patrie.(Esquiros.La vie des animaux.) L hirondelle présente un exemple, entre mille, de la manière dont s’é-a issent les eioyances populaires, qui sont presque toujours un composé | crreuis et de vérités.Observations erronées d’une part, et vérités cons-f ‘e.S.aVCC une »randc sagacité, de l’autre, tel est le fond dc la plupart «es dictons si souvent répétés.e ^‘i>onc^e a>nie de l homme, dit-on, et l’on a raison, en ce sens ! ^ e tI m'c auprès de nos demeures un plus grand nombre des insectes dont elle fait sa nourriture.du 1^° U^° ^"C nuis*^°’ nous devons l’aimer, car si elle mange lues insectes de nos amis, elle fait aussi une guerre incessante à doux (J 3 e,uièmis particuliers, les cousins et les mouches.Les mouches ! l'u ( onc nous debarrassera à jamais de ce parasite incommode ?^ja lUonuHc de nos maisons, surtout l’hirondelle de fenêtre, à ventre f 1 *1111^armant oiseau dont les évolutions incessantes, les détours teu CUX Lt on^ ^ait rever tout le monde.Combien dc ces observa-ainsi ^ •^'r ^01nanc^s (luc^ pouvait être le but de ces méandres décrits an» rc uchc dans les airs?Tous ont reconnu quel’hirondelloest gra- cieusc et peu farouche, mais peu d’entre eux savent qu’elle est sociable et peut s’apprivoiser.Aussi sommes-nous surpris qu’un grand nombre de ces jolis petits oiseaux ne soient pas constamment domestiqués et apprivoisés par l’homme.Il est vrai que l’émigration annuelle des hirondelles est un obstacle à ce qu on les élève, alors que dans trois mois elles nous quitteront, sans espoir de retour peut-être ?C’est en cela que l’on se trompe.A moins qu’elle ne trouve la mort dans son long voyage, et malheureusement c est le sort de beaucoup d’entre elles, l’hirondelle retrouve le chemin de sa maison et revient à son nid.Les exemples de cette fidélité à ses pénates abondent dans tous les auteurs qui se sont occupés de cet oiseau.Frisch a prouvé, il y a longtemps, par des expériences, que l’hirondelle revient pondre au nid qu’elle a construit._ D’après Gérardin, dans un château près d’Epinal, en Lorraine, ou se trouvait retenue prisonnière une des victimes de la Révolution, des hirondelles de cheminée avaient établi leur nid dans une chambre dont les vitres cassées leur promettaient facilement l’accès.Le prisonnier eut l’idée d’attacher un anneau de laiton au pied d’un de ces oiseaux, remarqua, pendant les trois années de sa captivité, que la meme hirondelle revint, exactement et vers la même époque, dans l’appartement ou se trouvait son nid.Moquin-Tandon cite les faits suivants : “ En 1838, dans une chambre du second étage de mon habitation, au jardin des plantes de Toulouse, un couple d’hirondelles de cheminée construisit son nid contre une poutre.Cette chambre était éclairée par une vieille fenêtre constamment ouverte.Le 21 Mai 1839 j’attachai un morceau de drap rouge a la patte droite du mâle, et un autre morceau à la patte gauche de la femelle.C’était cinq jours après l’éclosion des œufs, et les Hirondelles continuèrent l’éducation de leurs petits.L’année suivante, je vis le même couple, seulement le drap des pattes s’était un peu décoloré.^ Ces petits oiseaux sont venus pondre régulièrement dans le meme ni jusqu’en 1845, c’est-à-dire pendant sept ans.La dernière année, le peti morceau de drap était devenu d’un rose sale.Spallanzani a reconnu pendant deux ans l’identité de certains in îvi as au petit cordon de soie qu’il leur avait attaché au pied avant leur départ et qu’ils portaient encore à leur retour.Il a vu pendant dix-huit ans, six à, sept autres couples d’Hirondelles revenir a leur ancien nid et conti nuer d’y faire deux couvées annuelles sans presque s’occuper de le réparer.Dupont a vu un même couple venir au même nid, pendant quatre ans, ces Hirondelles étaient marquées d’une manière analogue.^ On doit donc conclure de tous ces faits parfaitement a\éics que amours, chez les Hirondelles, sont des mariages qu’une tendresse m ri e rend indissolubles, et non des fantaisies d un moment comme chu (1UL 1 oiseaux, ou des liaisons d’un printemps, comme chez la plupart des animaux.Quand un des («poux meurt, il est rare que l’autre ne succombe pas en peu de jours.Ces faits mettent hors de doute le retour des mûmes oiseaux aux nids qu’ils ont bâtis.Les Hirondelles sont au reste très-habiles à maçonner ; elles réparent leur première demeure avec une adresse et une rapidité incroyables.Que l’on enlève un morceau de leur ancien nid, en deux ou trois jours, quelquefois en moins de temps, le dégât sera réparé.L’Hirondelle de cheminée place son nid dans la partie la plus élevée des cheminées, quelquefois aussi dans les appartements abandonnés des vieux châteaux ou des masures ; souvent elle les colle sous la saillie des toits, sous une corniche.Elle ne dédaigne pas les clochers et les tours où elle se rencontre avec les Moineaux et les Martinets, mais généralement elle niche moins haut que ces derniers.L’Hirondelle de fenêtre, au contraire, place sa maison contre les corniches, sous les auvents des toits, sous les entablements des édifices et surtout aux embrasures des fenêtres.Elle l’accroche quelquefois à une grange, à un pigeonnier isolé dans les champs./ous C(>s nids sont de véritables chef-d’œuvre d’architecture, et en même temps des modèles de construction en pisé.Tous ont la formo d’une demie sphère plus ou moins régulière à l’extérieur, mais à Tinté rieui ils sont construits en demi-cercle que l’oiseau produit avec son bec, en prenant scs pieds pour centre, et son bec pour l’autre branche du compas.La maçonnerie est inégalement épaisso suivant que le besoin de résistance est plus ou moins grand à un endroit donné.Dans les empâtements qui collent le nid aux murailles, l’épaisseur de la terre est plus grande, cela est tout naturel ; à la partie inférieure, il faut aussi plus d épaisseur, non seulement pour résister au poids, mais, peut-être poui amoindrir 1 effet du refroidissement.En somme, l’épaisseur moyenne du nid est de deux centimètres, et le diamètre de son intérieur est de mit a neuf centimètres.Quel travail pour les deux petits oiseaux qui n ont que leur bec pour bâtir une semblable maison ! On a remarqué que les Hirondelles se servaient souvent pour faire leui maçonnerie, de la terre humide et vermiculée que les lombriers rejettent après en avoir extrait les sucs animaux qu’elle contient, et à aquelle on pouvait supposer que ces vers avaient communiqué une certaine viscosité.^Mais une observation plus attentive a prouvé que les Hirondelles n avaient pas besoin de recourir à cet emprunt, et que la nature leur oumit abondamment ce qui est nécessaire pour donner à leur maçonnerie consistance et solidité.^ oyez des Hirondelles s'abattre sur les bords d’une mare à demi des-S ü> auprès des ornières d’un chemin où la dernière pluie a laissé un peu d’eau que les arbres touffus conservent pour les petits oiseaux ; voyez: elles emplissent leur bec de terre mouillée et chaque becquée marque son empreinte en creux dans la bouc humide.Faisons comme elle et ramassons un peu de cette terre, puis laissons la sécher.Elle deviendra dure, sans doute, mais si nous la comparons à un fragment du nid qu’elle a servi à faire, nous verrons que sa consistance est sensiblement moins grande, et qu’elle est restée beaucoup plus friable.Il y a, dans le mortier du petit oiseau, autre chose que la terre que nous avons ramassée ensemble.Il y a la salive de l’Hirondelle, sécrétion spéciale qui, à l’époque de la nidification, devient abondante et sert d’espèce de glu pour augmenter l’adhérence des matériaux.Les Martinets, eux, ne font pas de nids en terre : mais ils possèdent aussi cette salive collante, et la dégorgent sur les bords des matériaux de la couchette intérieure qui s’aglutine ainsi et se solidifie, sans rien perdre de son élasticité.Ce n’est pas tout encore ; les Hirondelles pourraient craindre (pie, sous l’influence de la dessication, il no se produisit des crevasses compromettant la sûreté du berceau et par conséquent celle de leur couvée: il faut donc relier les matériaux entre eux.Pour cela, elles mêlent à la terre de petites pailles, des fibres radicales, du crin, des cheveux même et tout cela est entrelacé, gâché, serré.Avec quel instrument ?Avec le bec à peu près seul : car leurs pattes ne leur servent que pour se suspendre après les premières assises, et continuer l’œuvre commencée; Aristote est le premier auteur qui ait parlé de ce mode de construction du nid de l’Hirondelle ; aussi dit-il, qu’elle mêle de la paille à la bouc de sa maison, imitant en cela les faiseurs de pisé.Pline répète à peu près la même chose.Tous ont remarqué la disposition horizontale des assises composées de becquées à peu près égales, qui représentent assez bien les moellons.Ces assises sont un peu en saillie à l’extérieur, elles servent au mâle à rester accroché au nid où couve sa femelle.Telle est la maison ; mais ce n’est pas tout qu’elle soit construite, il fout qu’elle soit meublée.Il est indispensable surtout d'y installer une couchette chaude et moelleuse pour la venue des petits, doux espoir de la famille.L'hirondelle n’y manque pas ; elle apporte d’abord une pailhwe composée de débris de graminées et de crin, puis, par dessus, un matelas qu elle forme avec des plumes et du duvet?J’espère que les chers enfants ne manqueront de rien ! Les oeufs ne sont pas blancs, comme Buffon, Willughby et Gérardin le disent ; fraîchement pondus, ils sont couleur de chair et marqués de petites taches brunes et violettes, plus raprochées vers le gros bout.Quoique les Hirondelles de fenêtre soient un peu plus sauvages que les Hirondelles de cheminée et que l’on ait cru que leur petits étaient inapprivoisables, la vérité est qu’ils s’apprivoisent sans de trop grandes difficultés ; il ne faut que leur donner une nourriture convenable, c’est-à-dire des mouches, des papillons, et autres insectes semblables, mais il faut leur en donner souvent.On a vu des enfants nourrir de petites Hirondelles de cheminée, échappées du nid, avec la fiente seule qui tombait, par la cheminée, des autres nids d’Hirondclles de la môme espèce.Ce qu’il y a de singulier, c’est que les jeunes oiseaux vécurent] fort bien, dix jours, avec ce régime, et il est probable qu’ils auraient pu soutenir ainsi leur existence assez longtemps, si l’éducation n’avait été interrompue par la mère des enfants, plus amie de la propreté que de la science.L’amour de la liberté est extrêmement développé chez les oiseaux, mais plus encore chez les Hirondelles que chez tous les autres.Lors donc qu’on veut élever de ces jeunes animaux,[il faut leur laisser la liberté la plus entière possible ; ils s’attachent aisément et n’en abusent que rarement.J’ai vu souvent, dit Rousseau, mes Hirondelles se tenir dans ma chambre, les fenêtres fermées, et assez tranquilles pour gazouiller, jouer et folâtrer ensemble à leur aise, attendanttqu’il me plût de les faire sortir, bien sûres que cela ne tarderait pas.En effet, je me levais tous les jours, pour cela, à quatre heures du matin.Une de ces Hirondelles apprivoisée montrait un attachement singulier pour la personne qui l’avait élevée ; elle restait sur ses genoux des journées entières, et lorsqu’elle la voyait reparaître après quelques heures d’absence, elle l’acucillait avec de petits cris de joie, des battements d’ailes et toute l’expression du sentiment le plus vif.Elle commençait déjîl à prendre la nourriture dans la main de sa maîtresse, et selon toute apparence, son éducation eut réussi complètement si elle ne se fut pas envolée.Elle n’alla pas fort loin ; soit que la société intime de l’homme lui fut devenue nécessaire, soit qu’un animal qui a goûté de la vie domestique ne soit plus capable de la liberté, toujours est-il qu’elle se donna à un jeune enfant, et, bientôt après, elle périt sous la griffe d’un chat.Denys de Monfort a raconté à Sonnini un fait qui prouve combien les Hirondelles sont susceptibles d’attachement pour l’homme dont elles aiment a partager l’habitation.Un couple de ces oiseaux, petit message constant et heureux, s’était établi sous un escalier, dans la maison du naturaliste.Un jour, la femelle en volant vers son nid, fut prise par un chat, au moment même où Monfort montait l’escalier.11 intimida le chat et lui prit 1 Hirondelle qu’il plaça sur son nid dans lequel des petits étaient éclos.Depuis ce moment l'Hirondelle reconnaissante montra l’affection la plus vive, la reconnaissance la plus touchante envers son libérateur.Chaque fois qu’il montait l’escalier, elle se posait sur lui et se laissait toucher ; elle devint familière au point que toutes les personnes de la maison avaient part à ses caresses.Elle revint régulièrement pendant quatre années ; la cinquièmé, ses hôtes l’attendirent en vain.M.le Vicomte de Querhoent a assuré qu’il avait souvent élevé pendant plusieurs mois de jeunes Hirondelles prises au nid, mais il ajoutait qu’il n’avait jamais pu venir à bout de les faire manger seules, et qu’elles -avaient toujours péri dans le temps où elles étaient abandonnées à elles-mêmes.Nous avons été plus heureux que lui dans l’éducation d’une Hirondelle, et ce que nous allons raconter ne manque pas d’un certain intérêt, et ne sera point déplacé ici.Une année j’étais encore un des fils assidus de notre vieux collège de Sainte-Larbe ; la saison des vacances était venue, et le mois d’Août me ramenait à la terre de L , qu’habitait ma famille, dans la Mayenne.En descendant de voiture, je 11e fus pas peu surpris de voir une de mes sœurs venir au devant de moi avec une charmante Hirondelle à ventre roux, perchée sur le peigne qui retenait sa chevelure.Cette singulière coiffure me frappa, et, après les embrassades d’usage, je voulus présenter mes hommages à mademoiselle Y Hirondelle, mais elle ne me connaissait pas, et au moment où ma main voulut la saisir, la petite sauvage poussa un cri moqueur, et s’envolant à tire-d’aile, courut rejoindre ses compagnes dont les girandoles répétées animaient le haut de grands peupliers.Charmé, malgré ma déconvenue, par les mouvements gracieux de cette petite bête, je la suivis longtemps de yeux, cherchant à la distinguer de ses compagnes, et finis par la perdre au milieu d’elles.Or, voici ce que .] appris.Un jour du mois de juin, ma mère et mes sœurs travaillaient dans le salon, lorsque tout-à-coup elles entendirent un certain bruit derrière le paravant de la cheminée, bruit suivi de petits cris plaintifs.Elles y cou-rurent et trouveront une charmante petite Hirondelle de cheminée qui, sans doute, était tombée d’un nid et avait eu la chance d’arriver en bas sans se faire de mal.Prendre la pauvre Hirondelle toute haletante, la réchauffer, la rassurer en un mot, fut l’affaire d’un moment.On la mit dans une petite boite en bois sur un lit do coton, puis on discuta la question de sa nourriture.'-'ans être très-forte en histoire naturelle, ma mère savait que les mouches forment la pâture habituelle do ces oiseaux ; aussi se mit-on en devoir de s en procurer assez pour élever la petite orpheline que l’on appela Titi par onomatopée, car tel était le petit cri qu’elle répétait sans cesse.< >n lui donna d abord des fragments do mouches, puis des mouches entières ; et, jHiur la faire manger, ma sœur prit l’habitude de la sortir de la cage, dans losquclle on avait primitivement mis le berceau ou nid de coton, que la petite bête affectionna toujours, et dans lequel frileuse, elle rentrait volontiers chaque soir. Peu à peu le caractère propre de la jeune élève se révéla, et l’on agit en conséquence.Mademoiselle Titi n’aimait pas à être prise par le corps ; ou lui présentait le doigt, comme à une petite perruche, et elle s’élancait dessus avec une grâce et une légèreté incroyables.Mademoiselle Titi n’aimait pas à être en cage, quoique celle-ci fut ouverte ; on la mit sur le rebord de la table à ouvrage de ma mère, elle s’y tint faisant la conversation et gazouillant dc3 heures entières.Do temps en temps l’une de ses mères adoptives prenait une ou deux mouches dans une petite boite où l’on conservait la provision, et les présentait à la charmante Hirondelle.Celle-ci les ramassait rarement quand on les mettait sur la table, il fallait pour cela quelle eût bien faim ; mais si on les lui présentait entre les doigts, elle dardait son petit bec sur elles, et ne les manquait jamais.Cependant un jour, par une belle soirée, Titi était comme d’habitude, sur le rebord de la table à ouvrage, quand, tout-à-coup, elle pousse un petit cri, ouvre ses ailes et se sauve rejoindre ses compagnes qui volaient en nombreuse troupe au-dessus des pelouses du jardin.Vous dire la stupeur et le chagrin qui suivirent ce départ est impossible.On resta à la fenêtre à regarder l’infidèle, à la deviner à ses courses folles, à la chercher au milieu de ce ce va-et-vient général de la bande joyeuse.Ma sœur descendit au jardin et appela Titi de sa voix la plus douce : l ien n y fit.Elle rentrait désolée, quand elle entendit un petit frôlement sur son épaule, un petit cri amical à son oreille : C'était Titi qui revenait prendre sa place habituelle, car c était sur son épaule que ma soeur la promenait, depuis son adoption, dans toute la maison.Grande joie.Depuis ce jour, Titi eut sa pleine liberté, et n’en abusa jamais- Le matin, dès le point du jour, elle réveillait par son gazouillement sa mère adoptive, dans la chambre de laquelle elle couchait.Celle-ci lui ouvrait la fenêtre, Titi partait, et elle revenait au bout d’une heure, ou bien, si la fenêtre était encore fermée, elle allait au salon prendre sa place favorite, sur la table à ouvrage.Dans la journée, elle allait et venait ; sortait pour voler avec ses compagnes, rentrait, faisait le tour du salon au-dessus de nos têtes, nous saluait d un ramage joyeux, auquel nous répondions, et repartait sans s arrêter.Aux heures des repas, elle rentrait, prenait sa place sur 1 épaule de sa maîtresse pour venir à table.Là, 011 chercha a lui taire adopter quelque nourriture, moins difficile à se procurer que des mouches ; si nous avions pu réussir, elle eut demeuré avec nous.On parvint cependant
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