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Titre :
L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal.
L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal est une revue publiée à Montréal par les prêtres sulpiciens, animateurs du Cabinet de lecture paroissial. Le Cabinet faisait suite à l'Oeuvre des bons livres, fondée pour s'opposer aux mauvaises lectures, occuper les loisirs des familles et parfaire leur instruction chrétienne. [...]

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal, d'abord bimensuel, est une revue publiée à Montréal par les prêtres sulpiciens, animateurs du Cabinet de lecture paroissial. Le principal responsable de la revue est l'abbé Louis Regourd. Le Cabinet faisait suite à l'Oeuvre des bons livres, fondée par les sulpiciens pour s'opposer aux mauvaises lectures, occuper les loisirs des familles et parfaire leur instruction chrétienne.

Conçue comme contrepoids conservateur à l'influence libérale de l'Institut canadien de Montréal, l'Oeuvre des bons livres est fondée en 1844 par les prêtres de la maison Saint-Sulpice. L'association culturelle, qui offre essentiellement les services d'une bibliothèque, prend de l'expansion en février 1857 avec l'ouverture du Cabinet de lecture paroissial, fondé pour accueillir les dissidents de l'Institut canadien.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal est d'abord un organe de diffusion des conférences données au Cabinet. Le Cabinet accueille de nombreux conférenciers sulpiciens venus de France, ainsi que des jésuites. Les conférences sont souvent prononcées en réaction aux idées poussées par les libéraux; le Cabinet devient donc un repaire pour les intellectuels ultramontains de Montréal. Philosophie, religion, vie politique, arts et littérature font partie de la panoplie de sujets au programme des conférences.

On aménage dans le Cabinet une chambre des nouvelles, où les membres peuvent consulter les journaux et les revues d'ici et d'ailleurs qui sont conformes à l'esprit catholique. Les conférences du Cabinet qui paraissent dans L'Écho sont aussi diffusées en partie dans les journaux conservateurs montréalais La Minerve, L'Ordre et La Patrie.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal offre un contenu qui s'adresse à trois groupes de lecteurs : les conférences pour les étudiants et les hommes instruits, les fables pour les enfants, et les romans-feuilletons pour les femmes. Les textes littéraires proviennent principalement de France.

Avec le temps, les conférences perdent de leur popularité et la concurrence provenant d'autres publications comme Les Soirées canadiennes, Le Foyer canadien et La Revue canadienne détourne le lectorat de la revue. À partir de janvier 1867, L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal passe tout de même d'un format de publication bimensuel de 20 pages à une publication totalisant mensuellement 80 pages. Sont intégrés à la revue des articles plus longs, provenant principalement de France. On y trouve toujours une chronique des événements locaux et internationaux, couvrant principalement les questions religieuses. Une grande attention est portée aux questions pontificales.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal jouit de l'appui du clergé pour sa diffusion locale et nationale dans les maisons d'enseignement et les bibliothèques paroissiales. La revue est tirée à 1300 exemplaires en 1860, puis à 2000 exemplaires pendant les trois années suivantes.

LAJEUNESSE, Marcel, Les sulpiciens et la vie culturelle à Montréal au XIXe siècle, Montréal, Fides, 1982, 278 p.

LEMIRE, Maurice, « Les revues littéraires au Québec comme réseaux d'écrivains et instance de consécration littéraire (1840-1870) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 47, no 4, 1994, p. 521-550.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1859-1875
Contenu spécifique :
Revue scientifique
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Annales du Cabinet de lecture paroissial de Montréal
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Références

L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal., 1869-07, Collections de BAnQ.

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REVUE SCIENTIFIQUE Le Départ du Jean Bart.—Historique des expéditions scientifiques entreprises, depuis un siècle, sous les auspices du gouvernement français.—Instructions données par l'Académie aux nouveaux explorateurs.—La marine militaire moderne.—Défauts des mo* nitors et des frégates cuirassées.—Nouveau modèle proposé par le vice-amiral Paris.—L’insuffisance de l’éclairage sur les vaisseaux.—Avantages que présenterait la lumière électrique.Dans un rapport sur l’enseignement supérieur, adressé à l’Empereur de France vers la fin de l’année dernière, le ministre de l’Instruction publique disait : “ M.le ministre de la marine est résolu à faire entreprendre, chaque année, un lointain voyage aux élèves de l’école navale ; le navire qui les porte pourrait recevoir quelques physiciens, naturalistes ou astronomes, munis des livres et instruments nécessaires ; leurs travaux, dirigés par les instructions de l’Académie, seraient à la fois utiles i\ la science, qui s'enrichirait d’observations recueillies sous toutes les latitudes, et aux élèves, dont quelques-uns, tout en complétant l’instruction du marin, commenceraient celle du savant.Ce voyage annuel serait une mission scientifique.” Pendant près d’un siècle, la marine française a rendu aux sciences d’importants services.En 17CG, l’expédition de circumnavigation commandée par lîougainville donna l’exemple : un savant médecin, Commcr-son, y fut attaché, et les observations faites par ce voyageur Madagascar, ainsi que dans beaucoup d’autres parties de l’hémisphère austral, ont été fort utiles, tant pour les zoologistes que pour les botanistes, bien que la mort prématurée de leur auteur en ait empêché la publication complète.Un second voyage de circumnavigation, commandé par La Pérouse, fut entrepris en 1789 et aurait certainement donné dc3 résultats plus considérables, si un fatal naufrage notait venu l’interrompre au milieu du grand Océan.En 1791, i\ la sollicitation de la société d'histoire naturelle de Paris, la France envoya dans l’Océan Pacifique à la recherche de La Pérouse, l'amiral d’Entrecasteaux, et adjoignit il ce marin des botanistes et des zoologistes aussi bien que des astronomes et des physiciens.Des malheurs de plus d’un genre empêchèrent cette expédition de rendre à la science tous les services qu’on pouvait en espérer, et, cependant, c’est elle que l’île Maurice doit l’introduction de l'arbre pain, et que les botanistes sont redevables des premières notions précises sur la végétation si remarquable do la Nouvelle-Hollande et sur la flore do la Nouvelle-Calédonie. Cotte première série de voyages d’exploration fut complétée par l’expédition aux terres australes, qui partit du Ilavro en 1800 sous le commandement du capitaine Baudin.Péron et Le Sueur y furent attachés comme naturalistes, et malgréjes difficultés regrettables qu’ils eurent à surmonter, ces savants rendirent à la zoologie, des services de premier ordre.Cuvier le constata dans un rapport fait à l’Académie en 1800.Pendant le premier Empire, la guerre maritime ne permit pas i\ la France de continuer ces recherches lointaines ; mais, dès que le parcours de la mer redevint libre, la marine de l’Etat, fidèle à ses traditions, se mit de nouveau au service de la science, et, en 1815, la corvette l'Uranie, sous le commandement de Louis de Freycinet, entreprit un voyage de circumnavigation qui fournit à M.Gaudichaud et à deux jeunes chimistes de la marine, MM.Quoy et Gaimard, l’occasion d’enrichir la botanique et la zoologie d’un nombre considérable de faits nouveaux.Le voyage de V Uranie se prolongea jusqu’en 1820, et deux années ne s’étaient pas écoulées depuis le retour de M.Freycinet que, déjà, une seconde expédition scientifique du même ordre était organisée par les soins du département de la marine.La corvette La Coquille, commandée par M.Duperrey et ayant à bord MM.Lesson, Garnot et Dumont d’Urville, employa quatre années à effectuer le tour du globe, et elle rapporta une riche moissons d'observations relatives la physique du globe, ainsi que des collections d’un grand intérêt pour la zoologie et pour la botanique.Pendant les années 182G,1827,1828 et 1820, Dumont d’Urville fit, à bord de la corvette Y Astrolabe, son second voyage de circumnavigation ; il avait pour compagnons MM.Quoy et Gaimard, dont les noms seront toujours cités avec reconnaissance par les zoologistes, et à son retour il déposa au Muséum d’histoire naturelle d’immenses collections dont la science a tiré grand profit.A cette époque, le goût des études scientifiques était si développé dans le corps de la marine, (pie les officiers chargés spécialement des travaux de recherches ne furent pas les seuls à contribuer activement au progrès de la physique du globe et de l’histoire naturelle.Ainsi, pendant que XAstrolabe explorait l’Océanie, la corvette la Chevrette avait mission de promener le pavillon français dans les mers de l’Inde, et deux des membres de l état-major de ce bâtiment profitèrent de cette circonstance pour rendre à la science des services considérables.Le lieutenant de Blosseville y fit une longue série d’observations dont Arago porta le jugement le plus favorable, et le chirurgien-major, M.lleynand, forma des collections zoologiquo3 si importantes, que Cuvier les jugea digues de fixer l’attention de l’Académie et de devenir l’objet d’un rapport spécial.De 18o0 à 1832, un autre chirurgien de la marine, Eydoux, se distingua de la même manière pendant le voyage de circumnavigation de la corvette la Favorite, commandée par le capitaine Laplace, et, peu d années L après, il fit partie (l’une expédition analogue, qui fournit à la science des résultats beaucoup plus considérables.Effectivement, en 1836, il s’embarqua à bord de la corvette la Bonite, ou se trouvèrent aussi deux hommes dont les noms acquirent bientôt une célébrité méritée.L’un était le pharmacien de la marine dont nous avons parlé, M.Gaudichaud, qui y conquit le droit de siéger à l’Académie, dans la section de botanique ; l’autre était M.Soulcyet, qui, chargé d’assister M.Edoux, dans son service médical, s’adonna avec zèle aux études zoologiques et parvint à réunir pendant le voyage de circumnavigation de la Bonite, les matériaux d’un ouvrage de premier ordre sur l’organisation des mollusques.En 1837, Dumont d’Urville entreprit un nouveau voyage d’explorations dans les mers polaires de l'hémisphère austral, et il s’appliqua à rendre cette expédition profitable à toutes les branches de la science.Les chirurgiens de la marine placés sous son commandement formèrent des collections nombreuses qui vinrent enrichir le Muséum d’histoire naturelle, et qui aujourd’hui encore fournissent journellement aux zoologistes d’utiles matériaux d'étude.Depuis un quart de siècle les recherches des marins français s'étaient principalement dirigées sur des sujets étrangers aux sciences naturelles et il était désirable de voir les voyages de long cours qu’exécutent les navires de l’Etat redevenir profitables à cette branche des connaissances humaines.C’est ce retour aux anciennes traditions qu’inaugure le présent voyage du Jean-Bart.Pendant les six mois que durera l’expédition, la flore et la faune marine pourront être étudiées avec fruit à différentes profondeurs.On croyait, il n'y a pas bien longtemps encore, que toute vie cessait dans la mer au delà d’une centaine de brasses.Les naturalistes américains ont, par de nombreux dragages, montré que cette opinion était erronée, et ils ont reconnu que certains animaux peuvent vivre dans la mer jusqu’il plus de 0,000 pieds de profondeur.Il y aura donc des observations intéressantes faire sous ce rapport, surtout dans les mers moins explorées que le vaisseau pourra traverser.Le Jean-Bart a encore pour mission, d’après les instructions do l’Académie, do recueillir des données relatives à divers point de la météorologie, de l’astronomie, de la zoologie comparée et de la médecine.M.Becquerel recommande, au nom do ce corps savant, l'observation des instruments magnétiques, celle de la température de l’air à la surface do la mer et à la hauteur des mâts, afin de pouvoir apprécier par la comparaison quelle est l'influence de la mer sur ses variations.11 recommande aussi d’observer la température de grandes profondeurs avec le thermomètre i\ minima perfectionné, observations qui sont très-faciles à faire et dont les résultats pourront être fort utiles.De son coté, M.Faye signale aux mômes observateurs l'étude de la lumière zodiacale dans les contrées où elle se montre avec l’éclat qu’on ne lui voit point en Europe.Il serait bon d’étudier tous les soirs son contour, son arc, en un mot tous les détails do sa manifestation.Les étoiles filantes sont signalées aussi a leur attention, surtout dans les mers tropicales, où leur apparition est quelquefois tres-brillanto, en notant avec soin leur point de radiation ou d’émergence qui paraît être situé en dehors du cercle do visibilité de nos climats.L’observation dos constellations inconnues dans notre hémisphère doit être également recommandée et aussi colle des nuées de Magellan.Les navigateurs du Jean-Bart pourront aussi fournir des 1 enseignements utiles aux astronomes sur los lieux dans lesquels on a projeté d envoyer des observateurs lors du prochain passage de Vénus sur le soleil en 1874.M.Elio do Beaumont a fait remarquer au sujet do l'itinéraire du vaisseau, que son passage répété d’une des côtes à l’autre de l'Atlantique aura pour effet de rendre plus facile aux observateurs l’annotation des particularités déjà signalées relativement à la faune des deux côtés en regard.On sait, en effet, qu à latitude égale, les animaux sont très-différents sur la cote américaine et sur la côte européenne.Il serait intéressant de recueillir do nouveaux faits qui permettent do reconnaître si cette différence est générale et s’étend sur les points en regard dans la partie inter-tropicale et au sud do l’équateur.M.Bouillaud a profité do l’occasion, pour faire remarquer à son tour qu au point de vue nosologique, il pourrait être utile de recommander aux observateurs do noter ce qui pourra parvenir à leur connaissance, relativement aux maladies endémiques, fièvre jaune, peste, typhus, choléra, dans les ports où ils feront relâche.Ces notions pourront conduire à la connaissance de la genèse des endémies, la distinction de celles qui sont fixes, de celles qui sont voyageuses, etc.Bien d’autres instructions auraient pu être données aux marins du Jean-Bart, mais le peu de temps qu’ils s'éjournent dan3 chaque localité où ils abordent, ne permet pas de les étendre davantage.Même en se tenant dans les limites qui leur ont été tracées, ils pourront encore se rendre très-utiles.Puisse le ciel leur être favorable et leur accorder une heureuse navigation ! il.Jamais le matériel de la marine militaire n’avait subi une révolution aussi complète que depuis le lancement de la Gloire, premier navire cuirassé dont la mise l’eau eut lieu en novembre 1859.Cette succession d’innovations incessantes est due au développement industriel de notre époque, et aux progrès qui se sont accomplis dans l'art métallurgique.Maintenant que le temps et l’expérience ont permis d'apprécier à leur juste valeur les créations peut-être un peu promptes des premiers moments, on voit que dans uno matière aussi difficile à juger d’après les théories modernes, les résultats obtenus ne sont pas à la hauteur des espérances fondées au début : de là la nécessité d'études nouvelles, do là les nouveaux projets imaginés par les hommes de l’art.M.le vice-amiral Paris présentait dernièrement, à l’Académie des sciences de Paris, le modèle et les plans do trois navires conçus dans le but d’utiliser ce que l’exposition a montré en fait do navires cuirassés, et surtout ce que les monitors ont prouvé lorsqu’ils ont osé traverser l’Océan.Les cuirassés actuels ont des mouvements de roulis qui les empêchent d’employer leurs canons avec des mers modérées et qui découvrent la carène non 'cuirassée à chaque roulis.Puisqu’il est.avéré par lc>3 traversées du Mimtonomoah et du Kalamazoo que ces navires ont des roulis qui s’étendent à peine au tiers de ce qu’étaient ceux des navires qui les accompagnaient, il semble que le plus naturel serait d'adopter les monitors.MaisJeurs prouesses en s’aventurant au large pendant l’été ne sont pas'une" preuve qu'ils peuvent le faire en tout temps.Le premier monitor coulant par un temps maniable, et le WechawJcee, ainsi que YAJf'onclatore, périssant en rade, pour avoir voulu respirer après un combat, sont des faits qu’il ne faut pas oublier.Rendre les monitors aussi sûrs à la mer que les autres navires et en faire une habitation salubre, sont donc les questions à résoudre.M.Parisjproposo une sorte de navire plat, bas et large comme un monitor, sur lequel serait établi un navire étroit, mais aussi élevé sur l’eau que celui de construction ordinaire.En plaçant les tourelles en dessus, le feu de leurs canons se trouve aussi dégagé, sur tout l’horizon, que celui des monitors ; il présente de plus l’avantage d’être à 1(1 et 20 pieds au-dessus de l’eau, et par suite plus hors de l’atteinte des vagues.Il résulto do la disposition proposée que le navire étroit et supérieur présente un vaste logement aussi aéré que sur un autre bâtiment, et que cette sorte de construction supplémentaire est assez haute et assez large aux extrémités pour ne pas être plus exposée à embarquer de la mer en luttant contre le vent et les vagues.Ses deux cotés se prolongeant jusqu’en bas, forment deux poutres rigides, comme celles d’un pont, construites en treillis, ainsi que les deux cloisons transversales servant à porter les tours sur cette sorte de croix et à en distribuer le poids, sur toute la coque du navire.De plus, en mettant une tôle mince entre les branches du treillis, on obtient des cloisons étanches qui, par leur disposition, présentent la meilleure défense contre l’éperon, en forçant ce dernier à s’aftaiblir encore pour s allonger et parvenir, s’il le peut, au navire intérieur.Cette disposition a paru être la meilleure contre les effets encore incertains de l’éperon, car ou a des faits opposés qui font douter de l’efficacité de cette arme.Le lié à'Jtalia, immobile, a bien été coulé par le ii'niinand-MiU', a la bataille de Lyssa ; mais \'Amaz'.>nt\ corvette de 400 chevaux, a coulé elle-même vingt minutes après avoir coupé en deux l’Osprey, petit paquebot de 100 chevaux.D’après les calculs, à une charge moyenne, les navires proposés auront jusqu’il huit fois la stabilité des anciens, lorsque les uns et les autres sont droits, et ce n’est que sous une inclinaison de 15 degrés qu’ils en ont un peu moins, encore reprennent-ils leur avantage à 20 degrés.En remplissant par une partie courbe l’angle formé entre le navire intérieur et le pont extérieur, on peut régler la stabilité commo on l’entend, vers les inclinaisons qui paraîtraient dangereuses, et cela sans trop s’écarter des conditions du monitor.Ces navires seraient moins exposés à la mer que ceux qui, tels (pie le Captain, ont leur plat-bord il 8 pieds au-dessus de l’eau, ce qui est suffisamment rapproché du navire ordinaire pour rouler autant (pie lui, mais pas assez pour préserver des vagues.On a proposé la construction en fer parce que seule elle est assez solide pour résister à une forte impulsion, qu’elle est durable et plus sure contre les projectiles, et on a adopté les hélices jumelles, parce qu’elles seules conviennent aux petits tirants d’eau des navires proposés, qui offrent l'avantage de passer dos détroits et d’entrer dans des ports interdits aux navires calant !50 pieds et au-delà.Les mâts en trépied du capitaine Coles sont aussi préférables en ce qu’ils dégagent l’horizon mieux que les six grands filets de haubans, et qu’en cas de chute ils n’exposent pas les ailes de l’hélice à enrouler des cordes.Enfin l’artillerie en tourelles est préférable à celle en batterie, en ce qu’elle agit en tous les sens, ne présente les ouvertures de sabord qu’au moment de tirer et permet au navire de se placer obliquement pour augmenter l’épaisseur de sa cuirasse : tandis que le navire à batterie ne peut se servir de ses canons sans faire arriver les boulets perpendiculairement à la cuirasse et sans présenter l’ouverture maximum de ses sabords.lie ste à dire pourquoi do si grands navires pour si j>eu de canons.C’est le sort commun, parccque la cuirasse est le plus grand jMiids à transporter, qu ello augmente avec le navire, qui, plus lourd à traîner, exige une machine plus forte et brûlant plus de charbon.Toutes ces causes réagissent l’une sur l’autre et amènent à des navires de plus de trois cents pieds de long, pesant «00,000 quintaux, coûtant certainement autant d’argent et ne portant que quatre canons de chaque boni, en batterie comme YJlircnlm, ou en tourelles comme le Moiuirk, et cela sans avoir les ponts ni le gouvernail protégés, comme les nionitors et comme les navires proposé?.III.Les nombreuses et fatales collisions qui ont eu lieu dans ces dornicrs temps ont vivement ému l’opinion publique et attiré 1 attention sur 1 insuffisance de l'éclairage actuel à bord des vaisseaux.tj Comme c’est une haute question d’humanité qui domine ici avant tout, et qu’il ne s’agit pas seulement d’arracher à la mer les richesses qu’elle engloutit avec le coulage des navires, mais de sauver les milliers de vies qu'elle dévore quand ces trop fréquents abordages arrivent, il ne sera pas inutile de revenir sur une question traitée déjà plusieurs fois et de démontrer l’efficacité de la lumière électrique lorsqu’il s’agit d’éviter les accidents dont nous parlons.Et d’abord, disons-le avec empressement, on peut considérer cette lumière comme entrée dans le domaine de la pratique, la période d’essai étant complètement terminée.Les expériences faites ont été aussi décisives et aussi concluantes que possible, à ce point que M.de Bocandé, commandant du Saint Laurent, do la compagnie générale transatlantique, n’a pas hésité à dire que les navires ne pouvaient se passer de cette lumière, et que la llevue maritine et coloniale et presque tous les journaux politiques et scientifiques ont été unanimes à déclarer qu’elle était à la veille de se naturaliser sur les bâtiments de toutes les nations.Eu effet, 1 appareil qui la produit n’est autre que la machine magneto-électrique de la compagnie Y Alliance, que le gouvernement français a adopté pour l’éclairage des phares, celle qui fonctionne avec tant de succès aux phares de la liéve, près le Ilavre, et qu’on vient d’installer récemment encore au cap Oris-îsez; son usage a été reconnu aussi pratique que celui de la machine a vapeur; sa mise en œuvre n’exige que les connaissances d’un simple mécanicien.Son entretien est des plus simples, et les frais en sont pour ainsi dire nuls, car elle possédé 1 avantage incomparable de ne s’user et de ne se détériorer jamais, parccqu’il n’y a pas de frottement, et que les aimants, dans leur fonctionnement, gagnent plus qu’ils ne perdent.Dans son application à l’éclairage des navires, voici ce qui se passe.Une lanterne munie d’un puissant réflecteur et mise au haut du mât de misaine remplace le feu réglementaire ; sa lumière se projette à une distance telle, que le navire peut être vu de 35 à 40 milles en mer.De plus, grâce à la lunette mouvante qui est établie sur le pont, on peut éclairera volonté tous les points de l’horizon.Les rayons de cette lumière illuminent les ténèbres les plus profondes et percent les brouillards les plus épais.Ils révèlent la marche du navire à une si grande distance^ qu on a largement le temps nécessaire pour changer de direction.Tout le corps du navire sur lequel on dirige cette lumière est éclairé ; on estime comme de jour la distance qui vous en sépare, et on fait la manœuvre qui \ous en éloigne.Tout est devenu simple, net et clair instantanément; on manœuvre comme le jour.Le mauvais temps est impuissant, et plus 1 obscurité est grande, plus sa clarté est vive ; elle atteint alors l’éclat du soleil levant.Il en résulte donc quïi l aide de cette lumière, toutes collisions deviennent impossibles.Quant a la question du prix de l'appareil, si l'on considère tous les avantages qu offre son emploi, l’augmentation de vitesse qu’il procure, et, par suite, l’économie du temps, d’argent et de combustible ; la facilité qu’il donne de faire escale la nuit comme le jour dans les différents ports dont les entrées sont si difficiles, de faire les embarquements et débarquements de passagers et de marchandises la nuit ; si l’on tient compte surtout de la réduction considérable qui devra résulter pour la prime d'assurance de ce lait que, grâce a 1 emploi de la lumière électrique, les collisions ont à jamais disparu, que les échoucmcnts et les relâches forcées seront plus rares, que beaucoup d’autres accidents et fortunes de mer que l’assurance a pour objet de garantir seront conjurés, on en conclura que, pour les paquebots, en général, 1 achat de cet appareil, au lieu d’être une dépense, sera la source d une véritable économie, tout en leur procurant les bienfaits inappréciables de la lumière électrique.Enfin, a l’égard des petits navires et des caboteurs, il leur suffira d’acheter des machines d’une plus petite dimension, et par conséquent moins coûteuses, qui, si elles ne présentent pas tous les mêmes avantages (pie celles dont on s’est servi jusqu’à présent, leur rendront encore d’immenses services, tout en leur fournissant un éclairage incomparablement supérieur à celui dont ils font usage en ce moment.Donc, à tous les points de vue, l’emploi de la lumière électrique est la solution la meilleure et la plus complète du problème dont nous avons parlé plus haut, puisqu’on même temps qu elle assure une question d’humanité, elle donne à la navigation des garanties incontestables de sécurité et lui permet de réaliser d’importantes économies.E.Y.
de

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