L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal., 1 novembre 1869, Chronique du concile
CHRONIQUE DU CONCILE.Adresse de Coblentz.—Attitude définitive des Gouvernements.—Opposition persistante du Synode Allemand.—Réponse des Théologiens de Bavière et de Mgr.Nardi au Ministre de Bavière.—Association des Catholiques Allemands.—Lettre des Evoques d'Allemagne.—Les Ministres Anglicans.—Lettre de Pie IX en réponse au docteur Cumming.Les puissances infernales se débattent et s’agitent davantage à mesure que le Concile approche, pour empêcher l’Œuvre que Pie IX veut accomplir.Tandis que Satan convoque les libres-penseurs à l’anti-concile de Naples, il essaie en même temps de pousser contre Rome les hordes de Garibaldi, et envoie dans la Ville sainte, des émissaires disposés aux plus horribles attentats.Il pousse aussi les schismatiquos et les hérétiques à rejeter l’invitation maternelle de l’Eglise, et inspire à la Russie un redoublement de fureur contre le Catholicisme et la Pologne.D’un autre côté, il sème la division parmi les Catholiques, intimide les faibles et les pousse à des démarches et à des protestations qui, si elles réussissaient, aboutiraient à l’apostasie.Le Concile, ainsi que toute œuvre divine, va donc être posé comme un signe do contradiction, de résurrection ou do ruine ; mais l’arbre ne tombe que du côté où il penche, et ceux qui tomberont révéleront le3 secrets de leur cœur, et l’orgueil de leur esprit qui aura donné plus de foi à leur raison qu’à l’autorité infaillible de l’Eglise.Tenons-nous donc fermes dans l’obéissance au Saint-Siège, et dans notre confiance dans le Concile.Ce que le Concile, convoqué, présidé, approuvé par le Tape, aura décidé, sera la vérité, sera le bien.“ Soyons donc avec le Concile, avec lePapc, avec l’Eglise qui a Dieu avec elle.” Los préparatifs de la grando assemblée se poursuivent avec une merveilleuse activité ; les Evêques arrivent à Home «les points les plus éloignés du monde.Tout le Clergé, tous les fidèles sont en prière, tous les hommes sont attentifs, le monde est ébranlé, l’oeuvre divine va s’accomplir.Et pendant ce temps Pie IX, toujours calme, toujours doux à l’égard de ceux qui s’égarent de bonne foi, mais toujours ferme vis-à-vis des ennemis de l’Eglise ; intrépide en face des menaces ; vigilant contre l’erreur et le mal, continue de tenir d’une main assurée le gouvernail du Vaisseau de l’Eglise.Il le dirige sans trembler, parmi les écueils, au milieu dos tempêtes, le regard tourné vers l'étoile de la Mer, vers la Vierge dont il est le plus grand serviteur, et il le conduit ainsi vers le port où les flots s’a-paissen‘, où se trouve le salut.Admirable spectacle qui devrait montrer, aux yeux les plus prévenus, la divinité de l’Eglise et l’impuissance où so trouvent les hommes de renverser ledifico bâti sur le roc par la main de Dieu môme.i.Une certaine Adresse des Ldi que s de Coblentz' à l’évêque de Trêves, et l’adhésion qu’y a donnée par écrit M.de Montalembert, ont fait quelque bruit dans le monde catholique.Cette lettre, sorte de protestation du parti libéral contre le futur Concile, a été diversement appréciée, approuvée par les ennemis de l’Eglise ; elle a été refutée par les journaux catholiques les plus dévoués au Saint-Siège, et ce qu’en ont pensé les Feuilles historiques peut guider nos lecteurs dans l’appréciation de cette lettre qui ne portait du reste qu’un petit nombre de signatures.“ L’Adresse, disent les Feuilles historiques (1), adopte sérieusement pour point de départ la supposition, que la correspondance française de la Civiltd révèle le plan de la Compagnie de Jésus; elle croit que cet (hdie tient le chef de 1 Eglise sous son influence toute-puissante, et que si la voix du parti opposé ne se fait pas entendre de la manière la plus éclatante, le Concile tombera dans le piège, érigera en dogmes l’infaillibilité du Pape et l’Assomption de la Vierge, et transformera en décrets les propositions négatives du Syllalus.11 existe sans doute des hommes sérieux qui n acceptent pas ces suppositions, et qui pensent que, par son caractère, le Concile est au-dessus de tout danger de tomber dans le piège d’un Ordre ou d’un parti.L’Adresse convient elle-même qu’il existe de ces hommes, lorsqu’elle parle de l'hésitation lamentable qui fait reculer tant de personnes qui ne le devraient pas devant une franche opposition.Nous ne sommes pas de ceux qui refusent aux laïques tout droit de s’intéresser et de participer aux affaires du Concile.Les laïques n’ont pas une position officielle ou une mission dans le Concile, mais ils ne sont pas réduits au silence.“ L’Adresse ne se contente pas de rendre témoignage de la conscience îeligieuse du cercle dont elle émane.11 n’est pas prouvé que M.le professeur gymnasial Stumpf se serait tu, s’il n’avait été provoqué par la Lmltà.Les demandes et les affirmations de son Adresse dépassent de beaucoup l'opposition aux prétendus projets des Jésuites.11 les aurait formulées lors même que la Revue romaine et les Jésuites n’eussent jamais existé.J “ L’Adresse demande et formule un système de transformation complète des institutions ecclésiastiques et politiques ; elle se place ainsi sur (1) Analysées pur le Monde. un terrain très-douteux.Scs demandes et ses affirmations ne sont que des axiomes du libéralisme moderne, en partie d’un caractère très-restreint et applicable seulement à certains territoires ; d’autre part, elles sont vagues, peu claires et susceptibles d’une interprétation variable.“ A cela il faut ajouter que cette pièce accuse le style péremptoire des journaux ; qu’elle attribue à l’Eglise la cause des dissensions religieuses du seizième siècle ; on ne s’étonnera donc plus du succès de l’Adresse de Coblentz auprès dos organes et auprès des gens qui n’ont jamais passé pour être sympathiques au catholicisme.N’écrivait-on pas de l’Italie-une
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