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L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal.
L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal est une revue publiée à Montréal par les prêtres sulpiciens, animateurs du Cabinet de lecture paroissial. Le Cabinet faisait suite à l'Oeuvre des bons livres, fondée pour s'opposer aux mauvaises lectures, occuper les loisirs des familles et parfaire leur instruction chrétienne. [...]

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal, d'abord bimensuel, est une revue publiée à Montréal par les prêtres sulpiciens, animateurs du Cabinet de lecture paroissial. Le principal responsable de la revue est l'abbé Louis Regourd. Le Cabinet faisait suite à l'Oeuvre des bons livres, fondée par les sulpiciens pour s'opposer aux mauvaises lectures, occuper les loisirs des familles et parfaire leur instruction chrétienne.

Conçue comme contrepoids conservateur à l'influence libérale de l'Institut canadien de Montréal, l'Oeuvre des bons livres est fondée en 1844 par les prêtres de la maison Saint-Sulpice. L'association culturelle, qui offre essentiellement les services d'une bibliothèque, prend de l'expansion en février 1857 avec l'ouverture du Cabinet de lecture paroissial, fondé pour accueillir les dissidents de l'Institut canadien.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal est d'abord un organe de diffusion des conférences données au Cabinet. Le Cabinet accueille de nombreux conférenciers sulpiciens venus de France, ainsi que des jésuites. Les conférences sont souvent prononcées en réaction aux idées poussées par les libéraux; le Cabinet devient donc un repaire pour les intellectuels ultramontains de Montréal. Philosophie, religion, vie politique, arts et littérature font partie de la panoplie de sujets au programme des conférences.

On aménage dans le Cabinet une chambre des nouvelles, où les membres peuvent consulter les journaux et les revues d'ici et d'ailleurs qui sont conformes à l'esprit catholique. Les conférences du Cabinet qui paraissent dans L'Écho sont aussi diffusées en partie dans les journaux conservateurs montréalais La Minerve, L'Ordre et La Patrie.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal offre un contenu qui s'adresse à trois groupes de lecteurs : les conférences pour les étudiants et les hommes instruits, les fables pour les enfants, et les romans-feuilletons pour les femmes. Les textes littéraires proviennent principalement de France.

Avec le temps, les conférences perdent de leur popularité et la concurrence provenant d'autres publications comme Les Soirées canadiennes, Le Foyer canadien et La Revue canadienne détourne le lectorat de la revue. À partir de janvier 1867, L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal passe tout de même d'un format de publication bimensuel de 20 pages à une publication totalisant mensuellement 80 pages. Sont intégrés à la revue des articles plus longs, provenant principalement de France. On y trouve toujours une chronique des événements locaux et internationaux, couvrant principalement les questions religieuses. Une grande attention est portée aux questions pontificales.

L'Écho du Cabinet de lecture paroissial de Montréal jouit de l'appui du clergé pour sa diffusion locale et nationale dans les maisons d'enseignement et les bibliothèques paroissiales. La revue est tirée à 1300 exemplaires en 1860, puis à 2000 exemplaires pendant les trois années suivantes.

LAJEUNESSE, Marcel, Les sulpiciens et la vie culturelle à Montréal au XIXe siècle, Montréal, Fides, 1982, 278 p.

LEMIRE, Maurice, « Les revues littéraires au Québec comme réseaux d'écrivains et instance de consécration littéraire (1840-1870) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 47, no 4, 1994, p. 521-550.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1859-1875
Contenu spécifique :
Revue scientifique
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Annales du Cabinet de lecture paroissial de Montréal
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Références

L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal., 1870-09, Collections de BAnQ.

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LES AJ’PAREILS D’iiNVESTIGATION SOUS-MARINE.Certaines industries, telles que la pêche des perles, (lu corail, des éponges, exigent parfois que l’homme séjourne assez longtemps sous l’eau ; cette nécessité est encore plus absolue quand il importe de s’assurer du bon état ou des avaries d’un navire, de visiter les fondations de travaux hydrauliques, etc.Il est des individus qui possèdent la faculté de rester au fond de l’eau un temps relativement très-long avant de venir respirer la surface ; néanmoins, dans le plus grand nombre des cas, ce temps est de beaucoup insuffisant pour les diverses opérations dont nous avons parlé.On a donc du rechercher de bonne heure les moyens de permettre aux plongeurs de séjourner sans danger au fond de l’eau beaucoup plus longtemps qu’ils ne peuvent le faire naturellement.Le premier appareil inventé dans ce but est la cloche plongeur, dont l’idée première paraît remonter Ma plus haute antiquité, puisque Aristote raconte que l’on peut faire respirer les plongeurs sous l’eau, en les faisant descendre dans une cuve d’airain renversée.On sait que la construction de la cloche ü plongeur est basée sur ce principe que si l’on plonge verticalement dans un liquide un vase renversé, ce liquide ne pénètre pas dans la partie supérieure de l’appareil, cause de l’impénétrabilité de l’air.Sans noua occuper des divers perfectionnements qui, depuis Aristote, ont été introduits dans l'installation de la cloche ü plongeur, celle dont on se sert aujourd’hui représente un tronc do pyramide quadrnngulaire, un peu plus grand ifc la base qu’au sommet.Elle est toute entière de fonte et coulée d’un seul jet.Le jour y arrive par deux fortes lentilles incrustées dans le plancher supérieur, et les ouvriers y voient suffisamment pour pouvoir travailler une profondeur de trente ompc foulante placée sur le bateau, et au moyen d’un tube qui, partant do cotto pompe, aboutit au sommet de I appareil où il est fortement vissé.Cette cloche plongeur, telle »|ue nous venons de la décrire, est celle actuellement en usage en France ; elle a cependant été perfectionnée en Amérique sous le nom de mutila», par les ingénieurs llallet et Wil-liamson ; le principe est toujours le même.Le Scaphandre est un appareil qui permet à l’homme qui en est revêtu de se mouvoir et de travailler au fond de l'eau comme il le ferait à la surface du sol.Lo premier appareil de ce genre dont nous ayons connaissance est celui dont Léonard de Vinci nous a laissé 1e dessin et qu’il dit être employé dans l'Inde pour la pêche des perles.Il consiste en une espèce de vêtement qui entoure la tête et une partie de la poitrine : un tube flexible, dont l’extrémité supérieure est soutenue hors de l’eau par un flotteur, le met en communication avec l’air intérieur.Halley nous apprend que de son temps, on se servait d'un vêtement imperméable composé en partie d’une armure dont les joints étaient munis de pièces de cuir.Deux tuyaux le mettaient en communication avec l’atmosphère, et l’on y établissait un courant d’air au moyen d’un grand soufflet placé à l’extrémité de l’un d’eux.Cet appareil donnait d’assez bon3 résultats jusqu’à des profondeurs de dix à quinze pieds, mais, au-delà, la pression arrêtait la circulation du sang dans les membres.C’est seulement depuis une trentaine d’années qu’on est parvenu à résoudre le problème.Les appareils aujourd’hui en usage varient quand aux détails ; mais tous se composent essentiellement d’un vêtement imperméable, terminé par un haut de cuirasse métallique sur lequel se visse un casque également en métal.Ce casque est muni d’un masque de verre pour permettre a; plongeur do voir autour de lui, et d’un tube à air qu’on alimente à l’aide d’une pompe disposée sur le rivage ou sur un navire.Depuis bien des années on se sert du Scaphandre-Cabirol qui a l’avantage d’être beaucoup plus léger que tous les autres, puisque son poids excède à peine 105 livres.Le vêtement est d’une seule pièce depuis les pieds jusqu’aux épaules, où il se termine par une pèlerine do cuir.Il est fait de coton croisé ou de forte toile, rendue imperméablo par une épaisso lame de caoutchouc.Des anneaux également de caoutchouc le ferment hermétiquement autour des poignets, et une ceinture do cuir le serre autour de la taille.Un casque se visse sur la pèlerine métalliquo qui so joint par des boulons à celle de cuir.C’est dans le casque qu’aboutit lo tube destiné à donner de l’air au plongeur.Celui-ci, «fin de pouvoir s’enfoncer facilement, est chaussé de brodequins à semelles de plomb, et il porte, l’un devant et l'autre derrière, deux blocs do plomb en forme do cœur qui lui servent de lest.La corde que l’on foit au côté droit du plongeur lui aertà faire dos signaux extérieurement.Quand les recherches sous marines doivent se fiiro à uno certaine profondeur, lorsque surtout il est nécessaire pour ces recherches d'employer plusieurs hommes qui doivent être dirigés par un chct, la clocho à plongeur et lo scaphandre ne suffisent plus.C’est lo cas qui s’est présenté récemment dans les travaux entrepris pour le sauvetage de vaisseaux naufragés dans la baie do Vigo.Uno fois les épaves des galions reconnus, leur position et leur degré d’envasement déterminés et balisés, et avant quo Ica plongeurs commençaient leur oeuvre d’investigation, il importait quo l’ingéuieur pût lui- même constater les travaux à exécuter.C’est dans ce but que M.Basin a fait construire un appareil que nous appellerons un observatoire sous-marin.Cet appareil se compose (l’un cylindre en tôle à l’épreuve des plus fortes pressions atmosphériques, ayant à la partie inférieure une ouverture circulaire qui sert de porte d’entrée que l’on ferme par de solides boulons.Une lentille d’une forte épaisseur adaptée à l’appareil permet de voir ce qui se passe au dehors.En outre, la personne renfermée dans l'observatoire est en communication avec l’extérieur à l’aide d’un fil électrique et d’un conduit acoustique.L’air y arrive, comme dans les autres appareils, par un tuyau aboutissant à une pompe foulante.Un éminent dessinateur, M.Durand Brager, a eu l’idée et le courage de se faire descendre dans cet observatoire.“ Le patient, dit-il, qui entre dans cette boîte pour la première fois, éprouve tout d’abord une impression des plus désagréables : c’est celle du retentissement de la fer-mature de l’appareil, mais elle n’est que passagère ; elle est remplacée par lu sensation que lui fait éprouver, au commencement de l’immersion, un bouillement imperceptible, une espèce de cliquetis métallique que produit le cylindre en s’immergeant; c’est l’affaire de deux ou trois secondes ; puis l’œil inquiet fouille curieusement à travers l’objectif dans les profondeurs glauques de la mer.Ou descend toujours ; enfin un léger mouvement d’oscillation vous laisse deviner que l’observatoire touche le fond ; alors une plus forte sensation, celle du silence absolu, vous écrase.Ce silence est inexplicable ; c’est le néant.Si les plongeurs sont au travail, c’est une autre affaire.Au silence succède un murmure rauque et intermittent, dont on ne peut se rendre bien compte ; c’est un frôlement qui paraît se produire a la surface extérieure de la tole, tantôt au-dessus, tantôt sur la paroi latérale, tantôt au-dessous.L’œil inquiet interroge à travers l’objectif les profondeurs de la mer et finit par distinguer, comme au milieu d’un épais brouillard, des formes étranges, fantastiques, qui se meuvent lentement et maladroitement ; leurs énormes têtes oscillent pesamment de ci, de là, laissant briller par intervalles les larges facettes de leurs grands yeux atones.Tantôt elles paraissent armées de trois bras, mais alors ils n’ont qu’une jambe, tantôt trois jambes et un bras ; ces membres semblables aux tentacules d’un poulpe monstrueux, se raccourcissent et s’allongent jusqu’à se perdre dans les profondeurs de l’obscurité sous-marine ; puis 011 ne voit plus qu’une masse sans forme ; elle semble s’avancer vers l’observatoire : alors paraît, à toucher la lentille de l’objectif, la tète caparaçonnée d’un plongeur.Cet intrépide travailleur d’un monde sous-marin vous souhaite la bienvenue dans ses Etats, mais d’une voix si caverneuse qu’elle semble d’outre-tombe. On comprend qu’à une profondeur de plus de soixante pieds, la lumière du soleil traversant cette épaisse muraille liquide, ne soit parfois pas suffisante pour éclairer le travailleur, et dans ce cas, M.Basin a recours à une lampe électrique sous-marine entretenue par une puissante machine magnéto-électrique.Toutefois, quand il 11e s’agit que d’une profondeur qui n’excède pas trente pieds, on donne la préférence à la projection des rayons de la lampe électrique sortie de la lanterne et dirigée sur la surface de la mer.Avec de pareils moyens d’investigation, il est permis d’espérer que les efforts des chercheurs de Vigo seront couronnés de succès.Il nous reste encore à dire quelques mots des bateaux à ah' et des bateaux sous-marins.Proposés par Coulomb en 1778, les bateaux à air ne paraissent avoir été employés pour la première fois qu’en 1815, dans le port du Croisie, qu’il s’agissait de débarrasser des rochers qui gênaient la navigation.Ils consistent essentiellement en une grande caisse ouverte par le bas et fer.mée par le haut que l’on maintient vide d’eau à l’aide de l’air comprimé.Le bateau Payernc, qu’on a vu fonctionner il y a une quinzaine d’années sur la Seine, est un bateau à air perfectionné, qui permet de descendre à de très-grandes profondeurs sans inconvénients et de rester longtemps sans communication avec l’air extérieur.Ce qu’il y a de curieux, c’est le moyen indiqué par Payernc pour maintenir à l’état respirable l’air renfermé dans le bateau.Ce moyen consiste à faire passer cet air à l’aide d’un fort soufHet dans une dissolution alcaline.La tuyère du soufflet est munie d’une pomme d’arrosoir qui, divisant l’air en petits filets, le met en contact intime avec la dissolution.Enfin, nous mentionnerons les bateaux sous-marins qui peuvent naviguer entre deux eaux, soit en faisant provision d’air respirable, soit en restant en communication avec l’air extérieur un moyen d’un tuyau surnageant ù la surface de l’eau.Inventés et employés par Stunnius pour la première lois en 1787, puis par l’américain Bushncll, ils ont été depuis cette époque considérablement perfectionnés, et donnent maintenant les meilleurs résultats.Les services que tous ces appareils sont appelés à rendre dans la guerre actuelle sont immenses.Espérons qu’un jour ils ne seront utilisés qu’au profit de l’humanité et de la science.
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