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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 3, no 72
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1897, Collections de BAnQ.

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S'il LK PABSK TEMPS KO» PRIMES UNE PIASTRE DE CADEAU Aux ni.„nr.;*.— Anx personnes gui paient un an d'avance non» d( nnona comme l'HIMhS, pour UR DOLL*K de m n* oh a' dit» : murceaux Je musique, monologues.rh»n* r nier* cl livrvs divers qu'un pourra ehoiilr dan- la I rt» c -dessous.Se lt In abonnes d'uti an.ont droit aux pr me- ^Nai leetVwra.—Nr* lecteur* qui achètent le journal au kuméro peuvent aussi bénéficier da ces PKl.MBHen utilinant le CoppoS dr PatHBS, qui se »ave »ur U dernière pace du journal.1* prix de que arttrU » ira diminué de 5 cents, il la commande sa* aeermpitfnée de notre coupon.Nom acceptons les timbre s-postt b do Canada «t des Etats-Unis.Nots.—Prière de désigner chaque article par ron numéro d'ordre, tel qu'inséré d-dtjssoiu.MUSIQUE Cm morceau «ont envoyé* franeo sur rfeeption du prix marque.Aveo notre i o i'in di r ru m km.5 eenta en mors*.GRANDS MORCEAUX 1 F.deSuppé—L'amobb, g'bst l'kspbbakcb i£oe-enct) (ebanaon).25e : E Lav lune—Vi va la Franc*! (avec choonr ad libitum) 'te édition.25e 8 O.©oublier—La Crido pu Patbak,romance.25o I J.Maeeenet—La Bophait.mélodie.25e 6 6.Maquia—.Vukn bapbll pLtialeh.comique 25c 8 Ch.Lecocq—Tbbb jui.ik, r ar FOLin (1a Bile do Mme AnBOti.Î5e 7 Léonce (Jra*-L'AvanaLB, romanre.25o t L.tiuhbeerta - M'AUfBB-vonaT Valae élégante pour piano.35e 9 j.Closest—La Ca»»di*kk«.ehanaon populaire.25c 10 Milo~~LK Lacbibb,chanson.26n u 1.Vamer—Ça fait Tonjonna nuisis 'La/tmmi à ifeWMeV), cbanaon.2.V 12 Zi< brer—La rLRua nu bal.volka ponr piano, tac' 13 A.Petit—La Cbaxbob pbb Ciu.l«b (mélodie pro- vennelo).25o 16 A.de Vllleblchot - Ekbbmblb : 'projeté d'avenir).25e 17 V.Ratto—Aix>n>8 (marche pour pfaro).25p 18 Lucien l'ollin—L'Fmfant chantait la Mab- «IILLAIBa I 35c 19 TaBliafico—La chanbok i>a Marikkttr —conve- nir, fine CO A-1 ontant—Vivb Ladbibb! (march, brillante psurplanoi.60e 21 i'.Fhuip- l.« Papiiuu it Lt Flbdr (ro- mance).26o 22 K.L-vivne —La Flbck du Socvinib tio- matcei.59e 23 Ch.Paurny—Tout b» sosb, (Chansonnette).2So lOo-OHANBONS NOTÉES—lOo AIRS D'OPÔBA8 loi 102 IU3 104 ios 106 107 108 109 110 )>¦ 112 113 i 116 .17 118 119 120 121 22 13 (M 19 27 2S 29 130 131 132 133 134 135 136 La Fille do Tambour-Major—Le ! mit défendu.Carmen—L'amour aat enfant de Bohême.Le Jour et la Nnlt—Ce qu'on appelle aimer.Le Cceur et la Main—Cbanaon du Claque.LaOrand M"Bol—Chanson du KinKtribl.Le* Cloche, d.Ccrnevilie-La léiendadea eloebea.-Lee Si Jnura de Clairette—Attention I ma petit'' eoeotte.Gillette de Narbonne-Souvenln dea jeune, ana.La belle Hélène— l!n mari aace.Le* anaj .le Corneville—Chanaon du Cidre.Mlle Nilouche—Ilabet et Cadet.Le Petit I>uc-L'ftR-e de l'amoor.Oillolte de Narbonne—Le Paradis de la Franco.La Princesse de* Canarlea—Mon petit mari enérl Le* Cloche* d* Curnevllle-H'inrdea par ci, r'aa/de.parla Le.Mnu.quelaire* de la Heine-Ab I Messieurs La Clajale et U Fonrmi—Pwlt Noél.La Ma.cc.tte—Ce*envoyé* du Paradis.Fleur de thé—Ituvon» encore.81 j'étais rel—Slvoua croyei avoir r*ré Le» drnt'-n.de Yillars- - Ne parle pa*.Ri»*v Le aonte d'une nuit d'été—On eons* béla.1 Kiclctto—Femme varie, fol qui a'y fie.Carmen—Cbanaon du toréador Mme F»,.tl Ouand il cherche datii sa oerrol le.Fleur d.Thé—j* - ni- né dan* le Japon.La timbale d'arc I—Couplet, tlo la timbale .l.a Fille du Tamb-'ur-Maior-Petit Francale.La M a.ctle—Couplet* de* Priante*.1a Fa.orlU — Romance eitralte du duo.(lullle.ime Tell-Sols Immobile.La Péficbole— On aalt aimer quand on eat eapa Miai in-Connala-tn le p»yat La* Clœhaad* Corneville—Chanion dn Marquu Boeeaee—L'amonr, c'eat le anlell.La Trouvéi»—Dl*u qn* ma voll Implore.CIIANHONNETTKP, Wl'f.201 Fala -mul la Charité—Grand aneeéa parlalen.202 Ça m'a fait bien plaisir—Chanaonnette.¦ L*Pére" W 21» 209 Zln 211 212 213 214 215 216 217 218 21 g 720 221 n :::: m BOB ï.2" V*.H no H M H M M M ï I M 270 271 m m 274 B.276 277 m M m I « 8» :S-.2n7 2-h isg S Q BI m m m &8 in 3 m I^fie Kta«e—Charaon.i^s Méflcri de Paris—8e|e d'afellaf.Il Pleut de- Caraascs—CbiD'on-Valsa.Elle a Ion ans la Marseille.»•—Chanson.Verses du Pleeolu-Chanson ft boire.C'est Ferdinand—Chansonnette.Le conducteur d'omnibus—Chansonnette.Il eat permis d'être sensibli -Chansonnaita.Avec BufAne—Italançoir» militaire.Ah 1 Jo-eph-RmiBaina.Trou la la—Chanson eomrqoe Arrétci-le—ChanaonneiU-M c os' ac bas - po 1 k a — Ch an son - p« I k a.Les fonds d'magasins— Déballage comique Jem'sens (ont mal—«UlToiasrrie.TtoIs pour un soo—l'oetto.Mi gn>e"e Julie—Chansonnette.Ks famille—ail des morceaux que nous offrons eu primes, uous avons considérablement augmenté notre bibliothèque des ouvrages les plus nouveaux et les mieux écrits (voir la 2e page du journal).Nos abonnés, nous en svons ln ferme conviction, ticntlrous compte de nos efforts.C'eat surtout par les abonnements réguliers et faits directement qu'un journal peut se maintenir et progresser.Nous demnndous donc à tous los amis de notre entreprise, dn vouloir bien s'abonner directement au journal.Pour le prix d'un abonnemout, on recevra polir tin dollar de musique, livres, etc., on outre du jour nal pondant l'année entière.Si tous nos amis nous trouvaient chacun un UOUiel abonné — ce qui peut se faire sans grand effort — notre cir-culatiou doublerait et uous pourrions ainsi doubler les moyens que nous possédons de développer, parmi notre population canadienne, le gout de la littérature, de l'art dramatique et do la musique.' Voir la listo do la Musique dkjà pahtk dans le Passe-Temps, page 411.NOEl.Trois et quatre ans.1st sieur aines).Kn chemise, hier soir, a mis Dans t'humblo el froid* cheminée, Deux brodequins bleus dévomis.Voici l'nubo de la journée 06 los auges du paradis, (juaud n.; a fait sa tournée.Vontévolllor los toul petits.Rites grelottent, tes miettes.En quittant leurs pauvres cuncbettci.Pour courir vers l'aire, suns bruit.Itéla* 1 tes bottines percées Sont rneur vides ct glacées 1st mere est morte duns la nuit.AL«XA»n«s PlSDiossl.Chronique de Quinzaine LU NOUVEL AN Encore une année qui va faire la pirouette ! Kt j'espère que 1897 ne regrette ra poinl de s'abîmer dans los profondeurs du'néant et do disparaître à jamais après avoir servi d'époque aux plus hideux événements qui ie soient vus depuis,-pent-l'i re.le commencement du monde.Évidemment, ce siècle est un mauvais moment ! s'écrierait, de nouveau Musset si, par hasard, il quittait la chère ombre légère que projette sur son tombeau lo saule éploré, s'il avait pu voir nos guerres injustes et la coalition éemurante dos gros contre s petits ot les faibles, s'il avait vu le spectacle de millions d'hommes atteints de la pesto el de la famine envoy-éos nn moude par le ciol qui a ses manié-Té»'1 particulières d'admonester les humains, s'il avait ressenti la terre par deux fois se secouer pour tâcher do se débarrasser du mnl qui nttire sur elle les colères Célestes, s'il avait entendu les gémissements déchirants de pures victimes, sacrifiées duns uoe hécatombe horrible pour la rémission des mauvais, s'il avait vu, en un mot, tout ce que nous avons vu durant l'an qui se sauve, épouvanté.Evidemment, l'annéo fut un mauvais moment ! Elle a été féconde cn événements néfastes ! Aussi, me garderais-jc bien, h l'occasiou du Jour de l'An, de vous souhaiter " une bonne et heureuse annéo ", parce que, ma parole, on dirait que tous ces souhaits hypocrites, binais ot ridicules attirent la malédiction plutôt que les bénédictions.Et comme Arthur Buios — à celui-là je serrerais volontiers la main — je vais passer le .Tour de l'An dans ma chambro bien close, aveo un dogue à ma porte, pour ue pas être étouffé par la foule des malotrus, dos intrus, des inconnue, des parvenus, do tout ce qui finit cn u, de tous ces idiots qui vous connaissent au Jour de l'An et qui ne peuvent vous roncontrer sans vous faire craquer les phalanges de leur poignée de souhaita.• Un des événements qui marquent le " bout de l'an ", comme disent les Hro tous, est la récente course des bicyclistcs au Madison square, à New-York.U fallait naturellement quo cola so passât chez les Américains qui ne Iambiueul jamais, lorsqu'il s'agit d'échanger une vie d'homme contre lo dollar ! Voyez, un peu.Les pays civilisé» emprisonnent et stigmatisent d'opprobre nn miséreux famélique qui, affolé dp f.iitn et de désespoir, tente de s'enlever la vie.I.es Yankees mettent sur pied toute la police dont ils peuvent disposer eu pareilles circonstances—deux cent cinquante constables—pour empêcher les badauds de gêner en quoi que ce soit nne douzaine d'idiots < 111 ¦ ont entrepris de tourner pendant six jours et six nuit» dan» nn circuit restreint.I ••- Américains ont été épatés do la géuiale idée, et les acrobates ont tourné six jours, ils ont tourné six nuits ; ils ont accompli plus do " dix-neuf millo tours " et ils sont devenus fous.Et les Américainsont crié t Bravo ! nons sommes le plus grand peuple de l'univers ! Si nous n'avions la consolation île nous dire que ces bicyclistos étaient fous avant do commencer la courso insensée qn'ils ont faite, ce serait bien lamentable.?La lin de décembre a vu mourir Al-phouae Daudet, penl-étro lo pins Kn etle plus correct romanoier du siècle.Au lendemain de ln mort de l'illustre écrivain, on voyait le fait annoncé sur les bulletins des grands journaux qui ea-ehent leur bourgeoisisme en pariant de temps à autre d'un grand homme, d'une lumière qui s'éteint.Passent doux avocats.11* aperçoivent tour à tour le nom de Dandot sur les bulletins de la " Presse ", du " Star " et de la " Patrie ".—tyuel est donc ce Daudet dont le nom est écrit partout ce matin I —Un fameux historien ! (aie) —De Montréal 1 —Non.Jo no lo croi» pa».Et tous deux étaient aussi sérioux que vous aile;, croire quo je le suis peu en ajoutant la suivante à la perle que vous venez do voir.C'était au commencement de mai.On annonçait la prochaine arrivée à Montréal de l'académicien français Hrtinetière.Deux étudiants de Laval jettent un coup d'oeil sur un imprimé, en faisant U pied de gruo devant la pharmacie Karidon, et l'un demande à l'autre : —Bronetière vient à Montréal, Tu vas sans doute aller l'entendre.—Probablement.Sur quoi pirle-t-ill —Sur HosBiiet.- llossunt t Ah I vois lu.j'ai déjà moi même traité ce sujet an collège.S'il parlait d'autre chose, je ne di* pas.Héla» ! héla.! * Noël ! Je voudrais oublier cn que je viens de raconter et prendre un ton joyeux pour parler de Noël, do cette belle féte si simple, si poétique et »i belle quo sont en train do déguiser, de prostituer ot même de faire disparaître complètement no* populations émancipée», avec leur» m.—,- de minuit o* vont le* dame», en toilette comme au «petitsele, entendre de In musique qu'elles ne com- LA CrlANSON DE MARINETTE Parole» et musique de D.Tagliafico.Nouvelle el jolie édition.Prix.60 et», avec notre coupon, 45 ou. m le passe-temps prennent point, mais qui lee fait oe pâmer quand même ; on le directeur qui s'essouffle à faire danser sa baguotte pour faire s'accorder des virtuoses à longue crinièro qui font racler à leurs instruments des accords aussi savants qu'incompréhensibles.Oh I les bonnes nuit* de la Noël d'autrefois I les vraies messes de minuit aveo leurs chants de paysans et leurs accords de hautbois et de musette, avec les " 11 est né le divin enfant", les " Les anges dans nos campagnes ", les " (,'a, bergers, rassemblons-nous ".Oh I les vrais réveillons avec les tourtières, les jambons fumés à la maison, le boudin à l'oignon, le rOt à l'ail, lo pichet de vin do raisin sauvnge, lesucro du pays aux " noix longues" ! Oh ! les vraies nuils de Noël avec leur arbre coupé le matin d'un coup de hacho dans la savane, fleurant bon la santé otla joie, planté dans un Beau de sable, au beau milieu do la " salle d'entrée ", ct poussant dons une seulo nuit des cornets de bonbons, des poupées ot des tambours pour les marmots.Braves paysans, restez à la campagne ! Etouffez vite le germe d'ambition qui vous a fait regretter la ville ! Restez aux champs ! Aveo le blé vous semez le bonheur ; c'est des sillons tracés par vos I»- of" quo viennent la tranquillité et la paix.Allez & la messe de minuit comme on y allait nutrefois, fillos et garçons la raquette au pied, en bandos joyeuses, sous les étoiles du paradis, Avec, dans la poche de l'alné, lo traditionol flacon de rhum que vous ne laisserez pas tomber en désuétude.Et surtout, oh ! surtout, n'allez pas oublier do prendre '• un coup" a la mienne, en pensant à moi qui donnerais, je voua en passe mon billet, dix années de ma chétive vio de ville pour me voir avec vous ce soir.Eunv d'Els.ALFRED DESLOGES Il avait vingt ans quatre mois.La phtisie, l'impitoyable, a moissonné Ra jeunesse blanche.Maintenant qu'il est mort, et puisque la douleur est le dernier témoignage d'estime qu'il nous soit permis de lut rendre, avec des rosées de pleurs, mettons sur sa tombe une fleur qui ne périra point avec l'hiver : un souvenir.Camarades, vous dont il fut l'ami, faite-lui une couronne poétique,sinon d'immortelles I Plantez sur sa tombe un sanlo qui pleure, car il doit le chérir encore cet arbre triste qui garde la mort tendre du poète, il continuera d'aimer ce feuillage éplo-ré de votre regret, do votre amitié.Mrs cher* nmU, quand Je mourrai.Planter un paulc au cimetière ; J'aime eon feuillage éploré, La pâleur m'en eora chère Et aon iimbre sera légère A la terre oh je dormirai.Alfred Desloges était le fils du docteur J.A.Desloges, qui mourut à Pembroke, P.O.Il n'avait alors que dix-huit mois.Veuve, sa mère se vit obligée de foire un long voyage pour sa santé, ot ce fut une bonne tante qui prit sur elle d'élever Alfred, ainsi que son frère Hector, actuellement médecin ù Lawrence, Mass.Le NOEL AUX QUATRE VENTS, docteur Desloges est le bcu! enfant qui reste .a madame Desloges.Co fut chez les Jésuites, au collège Sainte-Marie de Montréal, que le cher disparu continua ses études commencées an High School de la rue Manslield.Dès son jeune Age, il eut do beaux succès dans le drame Louis XI, de Caaimirdo Lavigne, dans Athalie, de Racine, et dans plusieurs au 1res représentations de moindre importance.A lfrcd s'acquit une renommée de discorde vers, et l'ode qu'il récila à l'occasion de la mort du clarinettiste Xbrouet causa une émotion qui ravit beaucoup de larmcB.En septembre 1893, il commença sa rhétorique au collège do Montréal, où la Fille de Jtofaw/, de M.Henri de Bomior, lui servit dp prétexte a l'admiration de ses condisciples et du publia.Deux années plus tard, le jeune Alfred quittait le petit séminaire pour suivre le coure de sciences naturelles et de philosophie do M.Le-l'iuiid de Brumath et Ronin.L'examen qu'il dut subir pour l'admission A l'étude du droit fut le.plus remarquable ; notre jeune ami s'en tira avec le plue grand nombre de points ct surpassa scb camarades qui nel'envièrent pas, sachant queco triomphe mérité était dû au travail et au talent.Alfred Desloges obtint donc son brevet, en janvier 1896; et c'est ici que son talent littéraire se montra sous un jour qui, certes, promettait de beaux succès.Dans l'espace de six mois qu'il lui fut donné de se compter membre de l'École littéraire du Montréal, il nous lut comme pièce d'épreuve, une étude sur M.Paul Bourget, où se devinaient son esprit de lino observation, son ironie délicate, aa philosophie solide ct son style correct.Il était aussi le plus lin et le plus satirique causeur que nous ayons entendu.S'il n'a pas écrit des volumes, ses amis lui en ont entendu parler plusieurs! Après deux mois de droit et alors qu'il commençait A créer tant d'admiration parmi ses camarades en littérature (combien sévères et difficiles, pourtant), il les quitta, forcé par l'horriblo maladie qui le minait depuis longtemps peut-être.A aller quémander la santé qui flotto dans l'air si pur des Alpes et des PyrenéeB.Mais l'événement devait se consommer, la volonté du ciel devait s'accomplir! ! Oh, oe départ en novembre ! ie m'en souviendrai toujours.Il faisait un temps bien lugubre lorsque nous lui serrAmes une dernière fois la main dnns la cabine du " Greta Holmes ", II soufflait une brise tueu-sede malades, il neigeait, il faisait triste.A minuit, un officier quelconque commanda l'extinction des feux.En hftte, Alfred nous servit un verre de cognac (il me souvient que nous ne pûmes nous empécherde proclamer son excellence, malgré la tristesse de l'occasion j, et de sa voix un peu éteinte et étrangement mélancolique, en grimaçant nn sourire, il nous salua en disant: " Maintenant, mes amis, à la mienne ! " Et notisnouBséparAnies le cieur gros, voyant comme un mauvais présage dans cette neige blanche qui tombait sur le navire noir.Pauvre Alfred ! ! ! Il était bon.A tous il donnait l'aide fraternelle, et c'est dans uno poignée de main que se partageaient sa bonne et 8a mauvaise fortune, au hasard de la rencontre! Et si franc' Lorsque quelqu'un lui déplaisait, il no se gênait pa» de le lui dire : "Tiens, toi, tu m'embêtes, veuille donc me laisser tranquille." Mais A crux qu'il aimait, son cœur était large ouvert, il pormettaitd'y lire jusqu'au fond! Et toute sa correspondance datée de Paris, Nice, Cannes, Menton, Haute-Savoie etc.nous montre comment il aimait ses amis 111 On peut suivre ici laraarcho do la maladie : plus elle s'aggravait, plus il semblait rechercher les climats méridionaux et l'air si fortifiant de la Méditerrannée, aur le littoral de la Côte d'Azur.8a dernière lettre A l'adresse de l'un de nous disait ; " La science ne reetueeitepoint les morte." C eel fini I Je n'ai Qui bien long-tempe remplit mon cœur dé.moi J'ai vu t'en.Fuir me* rs/.ves de ^ru .née .ie Sêpe.rons-nous; je ne crois pins en toi Brû.le pe.ti - le let .tre Mes sou.ve.nire d'à.iuf d« c i .(,.!„ Rc!,.i» pe-tl - te lei tre Les sou.ve.nire r» mour _ .mour.Bien.tôt vont dis - pa.rat .tre Sans re V tonr.Ne peu.vent dis.pa.raî - tre Sans re .tour Brû.le pe.tl .te In , .r.Res.te- p#».ti .ie !»¦ .r.Mes sou.ve.nlrs d'à .monr- BlerutCt vont dis.pa.raî .tre Sans re .„¦ lour.Les sou.ve.nlrs d'à.mour__N» peu.vent dis.pa.rai .tre Sans re .tour.1* COOP LIT.Je t'ai .me .rais me o et». LE P APSE-TEMPS 407 caresses Is réjouissaient ; elle riait main tenant nux éclats sous les chatouilles des grosses moustaches en lesquelles, tout à coup, ses doux petits doigts fuselés s'enfoncèrent, ce qui ravit le général : —Est-elle forte,—dit ii.—et que j* l'aine ! 11 Fendant trois mois, Jean Iléric vécut dans une sorte d'enchantement.Chaque matin il épiait le réveil de sa Marguerite pour avoir son premier regard, son premier sourire et la mignonne souriait toujours, eU elle!.à Cette vielle tigu IV silloU née de rides ot de cicatrice, hérissée de poils drus et blancs mais toujours rayonnante do tendresse ct de joie.Le Srand-père voulait assister uu lover de la Uette, dont il admirait le corps potelé.—Est-ce ferme et frais,—disait-il, en baisant les chairs roses,— et savoureux ! On en mangerait.Puis il suivait ln mère ot l'enfant au jardin, les abritant soi2nousoment d'une ombrelle, s'assovant anprès de sa bru qaand celle-ci allaitait lo bébé.Je vais voua étonner, mais je vous jure quo jamais je n'avais regardé un si boi enfant ; et cela est tout simplement adorable ! Voyez un pou cotte gourmande.Son grand chagrin était do no pouvoir porter Marguerite à cause de son bras amputé.—Je n'aurais qu'à U laisser tomber ! s'écriait-il en tremblant à cette idée d'un accident.Pourtant il s'enhardit au point de la prendre sur ses genoux tt on le vit alors roetor assis durant ries houros entières, amusant lo bébé pnr ses grimaces ou lo berçant avec de vieux airs militaires : " En avant Eanfan-la-Tulipe." "T'en souviens-tu, disait un capitaine ".—La voilà endormie ! Surtout ne me la réveillez pas.Et il n'osait plus bouger, retenait son souffle, voulait garder son chor fardeau, —Mais vous vous fatiguez, mon pèro ! —disait la maman.—Vraiment non et si vous saviez comme je suis heureux ! Sacrebleu, je ne me serais jamais douté du bonheur qu'on é-prouve a.bercer un enfant ot celui-là m'ont fort étonné qui aurait prédit que moi, Jeun Héric, je ressentirais si vivement co bonheur.Il ost vrai qu'il n'y a pas deux enfants nu monde comme ma petite perle I.Le général no se fût pas endormi tranquille s'il n'oût d'abord assisté au coucher de sa " chero Margot " commo il avait assisté à son lovor, et s'il no se fût assuré, avant do so retirer, qu'ollo dormait d'un calme sommeil, soigneusement couverte, en son beau berceau de dentelles.Cependant le congé du coinmendant allait expirer, il fallut songer à retourner en Afrique ; ce départ fut uu rude coup pour Jean Héric qui voulait reconduire ses enfants jusqu'à Marseille Peut-être même les eût-il accompagnés en Algérie, tant l'idée do quitter sa petite Margot lui était pénible, insupportable, mais il se résigna à une séparation qui devait être do courte durée, car Jacques LA GrlANSON DE Ml lui promit de demander sa nomination aussi prochaine que possible dans un régiment do France.Le général revint donc seul on son château qu'il trouva bien grand et bien triste, maintenant que ses enfants—et surtout sa petite-fille,—n'étaient plus là pour l'animer.Il ne put se faire à cet ossoulement.—Retournons dans notre nid de hiboux,—dit-il à Pierre,—cette cage-ci est trop vaste et trop bolle pour de vieux oiseaux commo nous.On recouvrit les meubles de leurs housses, on forma les persiennes, les portes, les domestiques furent congédiés et les deux vétérunts se réinstallèrent dans 10 caduque manoir isolé au milieu des bois de sapins.III C'est là que, six mois plus tard le général apprit presque on mémo tomps le «.«sage de son fils dans un régiment de rugons et la déclaration de la guerro de Crimée.Cette doublo nouvelle le remplit d'aise , il allait donc revoir sa Margot tant chérie, la revoir et l'avoir, car il espérait bien quo si lo commandant,—comme la chose était très probable,—faisait partie du corps oxpéditionnaire,sa bru et sa petite lille viendraient passer auprès do lui le t.-mps que durerait ln campngno.C'est co qui arriva.Avant do partir avoc son nouveau régiment, Jacques alla embrasser son pèro et lui oonfier sn fom-me et son enfant.—Va, mon garçon,—dit le général, —jo ne puis malheureusement t'accompagner, jo ne suis qu'un vieil invalide, et 11 y a belles lurettes qu'on ne veut plus do mos services.Enfin !.Toi tu ost plus heureux.Sacrebleu ! les rudes coups quo vous aller frapper là-bas ! Ah le boute-selle, la charge ! Escadrons en avant !!! Misère de moi ! les grondes batailles vont être encore livrées ot lo général baron Hério n'v assistera pas.Mais le commandant Héric y sera, mille sabro-tachos ! et il fera vaillamment son devoir.Le mion est do veiller sur les chers ô-treB que tu me laisses ; pars tranquille, je le remplirai.— Et si je ue revenais pas, mon père, dit Jacques, vous veilloroztoujours 1.—Tu reviendras, garçon.Vois, je suis bien revenu d'Austorlitz.d'Iéna, d'Eylau, d'EssIing, de Moscou, de Leipsig, de Champaubort et do Waterloo.—Revenu un peu avarié, il est vrai.—Tu reviendras donc toi aussi, j'espère, ot avec les epaulettes de colonol.Mais si par malheur tu restais là-bas, ta femme et ta fille ne resteraient pas seules au monde Le commandant Jacques ne devait pas revenir !.rv ., La délicieuse fillette ost devenue une belle jeune fille ; ollo a grandi ontro sa ¦ère et son aïeul en co château de la Sar-tho qu'entourent dos bois do sapins, et, dans cette ambiance sylvestre et balsamique, Marguerite s'est développée superbement.C'est une robuste, mais char- PIMFT TP Paroles et muBique de mante demoiselle d'onviron dix-huit ani, soigneusement élnvée par une mére instruite et distinguée et par un grand-père idolâtre.La vie s'écoule calme et heureuse pour ces trois êtres qui s'adorent, et si bien souvent la veuve du commandant Jacques, revivant par la pensée les belles, mais trop courtes années de son mariage, sent des larmes gonfler ses paupières au souvenir de l'époux enlevé prématurément à son amour, elle se hâte de les sécher pour ne pas attrister son beau-père et son enfant sur qui elle n reporté toutes ses tondrosseB.Un matin de juillot 1870, le général se promenait au bras do sa petite lille sur la terrissc qui s'étend devant lo château, quand un domestique lui remit son courrier contenant des journaux do Paris.—Mignonne,—dit Joan Héric,—asaoy ons-nous sur co banc et tu me liras lee nouvelles.J'imagine qu'elles sont bonnes, j'entends par là que la Chambre a voté la guerre.Mille bombes ! nous allons donc rire un pou.Knut-il que j'aie quatre-vingt-quatre ans et un bras de moins ! La jeune fille avait rompu la bande du journal ot lisait à son grund-père le compte rendu de la séance du corps législatif dans laquollo, on effet, la guerre avec la Prusse venait d'être votée.—Enfin !—criait lo général, en frappant le sol du bout de sa canne,—enfin ça y eet ! L'empereur va faire payer à ces mangeurs de choucroute la défaite de Waterloo; et la faire payer cher! Dans un mois l'arméo française entrera a lin lin Vivo la France, vive l'Empereur ! —Oh, grand ¦ pet e, c'ost terrible la guerre I —Terrible 1 Oui, je te comprends, mignonne.Mais si ton pauvre père i tait encore de ce monde ; il se réjouirait comme moi,corn me va se réjouir mon vieux Pierre que je vois là-bas en train de chauffer ses rhumatismes au soleil.—Eh, l'iorro ! avance à l'ordre.Plus vite, mille carabines ! Tu ne sais pas la grande nouvelle 1 C'ost la guerre, conscrit, la guorro contre la Prusse ! Holà, mon vieux, si nous avions vingt ans de moins ! —Vive la Franco ! crin Pierre d'une voix frémissante.V Chaque matin Marguerite apporte elle-même los journaux au général qui ne tient plus on place lorsqu approcha l'heure du courrier de Paris.La nouvelle de nos premiers revors l'a d'abord trouvé incrédule, puis il s'est efforcé d'en atténuer la gravité : sans donte dos fautes ont été commises, mais elles seront si promptemont réparées et alors on reconduira ces gueux de Prussiens la baïonnette dans le dos.de l'autre côté de la frontière.Hélas ! après Wissombourg o'est Reis-choffen, c'est For bac h !.Sacré tonnerre ! l'ennemi a envahit l'Alsace et la Lorraine, Uazaine est rejeté sur Metz ! Chaque jour le général devient plus in- D.Tàgliafico.Nouvelle et jolie édition.Prix, 60 cte, aveo notre coupon, «0 ots.P d LE PASSE-TEMPS qniot, il ne mange plus, parle à peina, ('enferme durant de longues heuros danB son cabinet do travail où, penché sur une carte d'état-major, il suit anxieusement les progrés do l'invasion.Mais Mac-Mahon vient de rassembler uno nouvelle armée ; lo vainqueur do Magentn ramènera la victoire sous nos drapeaux.Que diable ! tout cela »e peut durer plus longtemps 4t puis l'Empereur est là.Sedan !.— Il' in I J'ai mal entondu, mignonne, relis un peu,—s'écrie en bégayant le vioux général à sa petito-tillo qui, ainsi que chaque matin, depuis un mois, lui donne lecture des journaux de Paris.— Tu dis quo l'Emporenr a capitulé et qu'il a livré l'armée 1 —Hélas ! grnud-père.—Lui, un Napoléon !.Pierre, Pier- te !—Clame Jean Hério, et commo l'ordonnance accourt à cet appel do son gé-¦éral, il trouve celui-ci debout marchant à grandB pas dans son cabinot, l'air fou, malgré les supplications de Marguerite qui s'efforce vainement de lo calmer.—Pierro, mon vioux camarade, tout est perdu, nous sommes truhis ! Oh lus (fishes, li1 s infâmes i.Et cet homme Ue fer s'écroule daus sou liuleuil et pleure à chaudes larmes.VI Le château est devenu solitaire.Marguerite et sn mère ont quitté la Sarthe tour se retirer à Nantes où Jean Héric a ancuru quelquos paronts.C'est sur son •rdre formel qu'elles sont parties : vainement ont-elles pleuré, supplié pour qu'il les accompagnât.Lui, qui n'a ja-aiais résisté à un désir de sa petite-tille, s'est montré cotte fois inébranlable.—Le département peut être envahi, Jo vous ordonne de partir.Quant à moi, je reste avec Pierre.Mille bombes i il serait nouveau de voir le général baron Héric fuir devant les Prussiens ! Les deux vétérans se sont retirés dans la vieille gentilhommière C'est une •onstructiou du commencement du seizième siècle, moitié ferme, moitié manoir : deux corps de bâtiments en équer-re percés de rares et étroites fenêtros et flanqués d'une grosse tour dépendant é-vidommont d'un château plus ancien ot ¦¦lus important.Lo logis s'élève au fond d'une cour carrée dont il forme deux côtés, les deux autres étant défondus par «n mur solide, assez élevé, percé d'une porto charrotièro accostée d'uno poterne.La facade extérieure donne sur un étang, dont les eaux stagnantes et profondes bai- Îlient le- pieds de l'antique donjon, sut autour, des bois de sapins.La guile au prochain numéro.HISTOIRES NATURELLES LA POULE Pattes jointes, elle saute du poulailler, des qu'on lui ouvre la porte.C'est une poule commune, modestement parée et qui ne pond jamais d'oeufs d'or.fcblouio do lumière, I Ile fait quelques pas, indécise, dans la cour.Elle voit d'abord le tas de cendres où, chaquo matin, elle a coutume de s'ébattre.Elle B'y roule, s'y trempe et, d'un rapide battement d'ailes, les plumes gonflées, elle secoue ses puces dc la nuit.Puis elle va boire au plat creux que la dernière averse a rempli.Elle ne boit que de Veau.Elle boit par petits coups etdresae le col, en équilibre sur le bord du plat.Ensuite elle cherche sa nourriture épar- B6.Les fines herbes sont à elle, et les insectes, et Us graines perdues.Elle pique, olle pique, infatigable.De temps en temps, elle s'arrête.Droite sous son bonnet phygien, l'oeil vif, le jabot avantageux, elle écoute de l'un ot de l'autre oreillon.Et, sûre qu'il n'y a rien de neuf, elle se remet en quête.Elle lève haut ses pattes ru id es comme ceux qui ont In goutte.Elle écarto les doigts et les pose avec précaution, sans bruit.On dirait qu'elle marche pieds nus.nil- renard.Choses a dire le now kl an Encore un berceau ! oncore un enfant ! Toujours les cris et les grimaces de l'entrée dans la vie' Voyons le mioche : rose et dodu, potelé, charmant comme ses aînés.Tous les enfants se ressemblent.C'est plus tard qu'ils se mettent A changer.C'est alors qu'on ne saurait les reconnaîtra.Voyex-vous ce nouveau-né ?11 promettait d'être blond, il est brun ; d'être grand, il est petit; d'être fort.il est chétif; d'être beau, il est laid ; d'être intelligent, il est borné ; d'être bon, il est mauvais ! Hélas ! c'est le soixantième enfant que je vois naître ainsi au milieu ties vœux et des sourires, dos jouets ot des bonbons.Je te salue, bel enfant, Nouvel An I Que seras-tu ?_ Énigme i Que feras-tu T Mystère ! Que laisseras-tu ?Problème ! Ce qu'on pout diro assurément, c'est que U vie, si fragile ct si brève, n'apparaît pas une sinécure.Tu es comme l'éphémère nui natt, danBc ct meurt dans un rayon de soleil.Mais, pour toi, ce n'est point de danser qu'il s'agit.Jamais, peut-être, Nouvel Au comme toi n'eut phis do devoirs A remplir et de droits à défendre, de réformes à tracer, d'abus à rayer, dc misères A soulager, de caractères a relever, de fautes A réparer, d'injustices A redresser, de tristesses A effacer, de hontes A laver.Sois honnête ot vaillant, cher enfant.Nouvel An.* Sois sévère aux drôles, aux acrobates, aux farceurs masqués d'importance et de dignité ; et sache bien que tous les polichinelles et les pantins ne se trou vont pas autour de ton berceau.A ceux-là casse les bras, brise le Kl, vide le ventre plein de son, le ventre orgueilleux bondé de son et d'or.Sois doux au faible et au petit, au travailleur et au malheureux.Protège la grappe et l'épi on songeant A ceux qui ont faim ; épargno les glaces et les neiges en pensant a ceux qui ont froid, et ne fais pas couler de nouvolles larmes en voyant tous ceux que tes frères ont fait pleurer.Sois juste et bon, cheronfant, Nouvel An.Mais voilA, énigmatique enfant, que je te regarde ct to considère sans te com- prendre.Il y a loin, j'imagine, A la réalité, et le souhait n'est pas toujours l'événement.VoyonB ! seras-tu la paix ou la guerre?La misère ou la richesse?L'impuissance ou la fécondité ?L'abaissement ou la grandeur?Le deuil ou lajoie! La tristesse mi la gloire ?Ne seras tu qu'un chiffre banal dans la liste monotone dos calendriers, ou bien seras-tu une éclatanto date dans l'histoire où tu viens d'entrer avoc la vie ?Ta vie n'est pas longue : trois oent soixante-cinq jours en no comptant pas les nuits, qui comptent quelquefois I Douxe mois, un éclair dans le ciel des siècles! Mais c'est assez pour le bien ou pour le mal, pour la ruine ou pour ln fortune, pour l'osclnvage ou pourla liberté, pour la honte ou pour lagloire.Seras-tu égoïste et pédant, vaniteux, .jouisseur, incapable, imbécile ?Faudra-t-il que l'on to mouche jusqu'à ton adolescence, que l'Histoire te coiffe d'uu bonnet d'Ane on bien qu'elle t'applique sur le dos un coup de fouet, mauvais garnement, Nouvel An.* Non! Tu seras sage et bon.studieux, ardent A la besogue ct dévoué A la Patrie.Et quand tu expireras, à la Saint-Sylvestre (c'est bien sûr), on n'aura pas à effacer des taches sur ton linceul rayonnant.Mais, en vérité, tu n'as point dc tomps A perdre, cher petit enfant, l^esmois s'écoulent comme les semaines, ces semaines passent comme les jours et los jours s'envolent commo los heures.Tu nais et tu meurs.Mais c'est encore assez pour commettre des crimes ou léguer une reu vre géante.Viens donc, que je te sourie, et que je te caresse, que je te prenne sur mes genoux pour te bercer, doux enfant.Nouvel An.* Ah ! je sais bien que l'on a pas toujours de la chance et que l'on natt souvent sous une sombre étoile.De mauvaises fées, peut-être, ont soufflé sur ton berceau, stérilisé ton avenir.Ce n'est pas le même soleil qui luit pour tous les tomps, qui rayonne dans touB les cieux.Il en est des siècles et des ans comme des hommos : les uns heureux, les autres malheureux : A ceux-ci Iob ombres, A ceux-là les rayons ; Pourquoi serais-tu, pauvre mioche, responsable de ta destinée et coupable dc ton in-fortune?Combien do fronts nobles et purs n'ont jamais ou d'auréole I Tes efforts, vois-tu, n'en seront que plus louables etpluB beaux ; ton dévouement n'en sera que plus doux ot plus cher.Sois ferme et résigné, pauvre enfant.Nouvel An.* Maintenant, cher petit, laisse-moi me pencher sur ton beroeau de neige que l'hiver a brodé de givre- Il faut qu'A ton oreille mignonne je murmure uno prière.J'aime, sais-tu bien, cette terre où j'ai souffert, où j'ai lutté, où j'espérai toujours ; j'aime la mu u re, que j'admire, et l'étude, qui me charme ; j'aime ma famille ct ma Patrie, j'aime l'humanité.Je voudrais vivre encore ; je voudrais voir Be relever la France et grandir_ mes beaux petits-enfants ; je voudrais assister, vieillard étonné, A de nouvelles découvertes, aux progrès féeriques des sciences et des civilisations.Fasse, je t'en prie, cher Nouvel An, que tu ne sois paa mon dernier An ! FULBERT-DUMONTEIL.LE BAUME RHUMAL est le roi des GUERISSEURS. LE PASSE-TEMPS UNE PAGE DE JOURNAL 24 novembre 1896.M» chère mère, Quand voua recevrez cette lettre je serai déjà loin.Vous saves que depuis longtemps, je n'ai qu'une idée, celle de faire le voyage d'Europe.Cette idée m'a obsédé et le jour et la nuit ; j'y ai rêvé plue souvent au'un fiancé à sa promise.Enfin aujour-'bui je pan.Je vous embrasse bien fort et vous dis adieu.Alfred.Et voilà comment, quelques heures après avoir affranchi ma lettre, jo me trouvais A bord du Greta lltilmii, grand naviro qui allait quitter le port dans la nuit.Me voyez-vous, jeune étudiant imberbe, sans expérience, la téte remplie do chimères, avec quelques cents dollars dans mon gousset et m'apareillant, sans métaphore cette fois, A me lancer sur la mer du monde ?Je me reposai bien peu cette première et.nuit, loisque le lendemain je me trouvai dans la salle A manger, au milieu de cette foule bigarrée do commerçants anglais, de sportsmen américains, d'industriels de tous pays.j'hésitai un moment, j'eus peur de ma témérité.Pus un ami, pas même une connaissance parmi tout ce monde ; n'ayant que vingt printemps A mon actif ct peu ou point dans la boule.Là 1 j'oublie parbleu queje sais par cœur la moitié du deuxième livre de VÉntïde, une épltro d'Horace et dix vers d'Aristophane.J'ai fait un cours.Or donc j'étais dans cette salle à manger, regardant do tous côtés avec un air craintif, et livré i des réflexions presque aussi émouvantes qu'A la lecture d'un roman de Dumas.Ma nature de jeune exalté reprit bientôt le dessus.Etait-ce pour rien que j'avais lu Fenimore Cooper, Gustave Aiuiard, Ponsoti du Terrail, Paul Fé-val, Alphonse Daudet et Paul Bourget" Je fis un geste â la Tartarin et je vins m'asseoir auprès d'une longue Anglaise.Autour de moi c'étaient des Anglais, puis encore des Anglais.Je me sentais mal au milieu de tous ces gens qui aboyaient et hennissaient A qui mieux mieux la langue si euphonique de la blanche Albion.Je voudrais être physiologiste el psychologue comme Bourget, ou, du moins, autant que ce dernier a réussi A vous faire accroire qu'il l'était, pour vousdonner une idée du ridicule profond caché dans toutes ces redingotts et ces faux-cols.J'étais jeune quand je fis oe voyage, plein d'espérances et d'illusions ; eh bien ! en voyant toute cette crasse d'Anglais sec-toires, j'avais en vie, comme Coppée,de vomir mon Ame.Les jours passaient.Nous avions depuis déjà longtemps perdu de vue la terre, lorsqu'un soir, fatigué de rêvasser sans cesse aux mêmes cl, .e- appuyé sur les bastingages du navire jo descendis au salon tout illuminé par des centaines do qnin-quets électriques.Il n'y avait ni musique ni lecture ce soir IA, ct quelques An- Slais s'étaient mis A jouer aux cartes, par ésteuvrement.Je m'approchai, cn simple curieux.Il y avait de l'or sur le tapis vort de la table octogonale, il y avait beaucoup, beaucoup d'or: on jouait gros jeu.Dehors, il souillait une brise sinistre.Plus je les regardais jouer, plus jo sentais mon œil dovonir brillant, mon cou se tendre; et à un certain moment, si j'avais pu m'observer, j'aurais eu peur de moi-mê- me, j'aurais eu pour de ce regard d'hypnotisé que je fixais sur l'or.Je n'entendais plus rien, je ne voyais plus rien que le cliquetis et la couleur de cet or maudit tout jaune ct lançant des reflets comme les flammes de l'enfer.Un .tienr se lève.Je n'y tiens plus : je prends sa place et l'on commence une nouvelle partie.Je risque vingt dollars et je gagne ; pttie vingt autres, et je perds, et puis viiiKi autres et je perds encore.Je n'ai plus d'argent.Je vends ma lettre de chance, jo iouo encore ot je perds.Dehors le vent continue do souiller ébranlant jusqu'au cieur le navire qui porte notre folio.J'avais vaguement entendu parler de Monaco où l'on joue jusqu'à son râtelier.Je sortis ma montre, un Bouvenir do famille.|o la jouai , t j< lu perdis ; je jouai mes boutons de manchette, ma bague, mes binocles et ie perdis tout.Jo me retournai.Je cherchais Mépbislo pour lui vendre mon Ame et la jouer.Derrière moi ne Be voyaient que quelques Anglais qui regardaient, stupid, s d'impassibilité, la fin de la partie.Avec leurs monocles, qui leur donnaient de gros yeux mon s, et leur ncx en patte d'aigle, ou aurait dit des bilioux.soiib un soleil de midi, regardant le spectacle le plus horrible sans le voir.Je me levai et m'en fus danB ma cabine.Je cherchai inoii revolver: jo tn'apperçus que je l'avait joué nt perdu.Je montai l'escalier qui mène au pont.J'avais des idées noires et cet or taisait comme de grue pleurs jaunes sur mon esprit sombre e.mm.- des tentures de douil.Je songeai A la mort.Je m'ensevelissais dans ma propre pensée.J étais fou, je voulais mourir! J'arrivai près du bastingage et m'y appuyai.Un cable goudronné me séparait de la mort libératrice.Je n'hésitai pas un instant.Je m'élançai et donnai violemment do la tête contre la paroi de mon lit.Pour la huit-centième fois, peut-être, je venais de songer A ce voy ago d'En rope qui m'obsédait tant.Al.FItKD Dbslours.DÉLAISSÉ F.Mil huit cent quatre-vingt-dix-sept est sur son déclin : pendant cette dernière nuit de décembre, la neige et le vent font rage et contraignent les passants, chargés d'é-trennes, A rentrer au plus tot chex- eux.Dans un appartement faiblement éclairé par les lueurs mourantes de l'Aire, une femme (kt a wise, près de la fenêtre.Quoique jeune encore, sa chevelure laisse voir de nombreux lils d'argent ; ses yeux sont entourés d'un cercle bleuâtre et l'incarnat de ses joues a disparu.C'est qu'elle a bien sou (fort, la malheureuse! Et, a cette heure où chacun se prépare A accueillir joyeusement l'an nouveau, elle songe A l'absent, à celui qui, un an auparavant et A pareil le date, lui promettait de l'aimer toujours.Leur union s'était accomplie, peu de jours après ; un mois se passa et rien no venait démentir les promesses de l'être aimé, quand, au bout de ce laps dn temps, la trop conflanto enfant vit qu'elle avait été diitiv d'un indigue.Son époux l'abandonna lAchement.Que de larmes furent akirs répandues par la jeune femme, car elle l'avait aimé de toute son Ame.Aussi, A partir de cejour, nul ne la vit plus sourire.Aujourd'hui, surtout, elle ressent, plus cruellement encore son isolement, en re- voyant, comme dans un rêve, lee quelques jours de bonheur, sitôt envolés.Comme pour rendre sa peine plus cuisante, on regardant au dehors, elle apperçoil un jeune couple qui, malgré l'heure avancée et le mugissement de la tempête, ne se presse pas de regagné son logis.Ils ont, tous deux, des jouets plein les bras et, pensant à lajoie de leur chérubin, le lendemain, ils se regardent, avec attendrissement.Et l'infortunée les voit s'éloigner, avec un serrement de ceeur.Ah ! si, pour tempérer l'amertume de sa douleur, ellcavait, comme ces heureux époux, un petit être A choyer et à caresser' Mais, non ! elle doit boire jusqu'à la lie le calice qui lui a été préparé, sans espérer aucun adoucissement.Douze coups sonnent au cadran placé sur la cheminée; c'en est fuit : lu nouvelle année, fratche et pimpante, vient de sortir de l'inconnu.L'affligée, succombant sous le poids des émotions qui l'ont agitée, cette nuit, s'est endormie, dans son lautetiil.Sons l'influence d'un beau songe, elle voit son mari, repentant, lui prodiguer les plus tendres soins, lui murmurer A l'oreille de douces paroles, pour la dédommager de ses souffrances passées, puis cette vision s'eflaco, pour fuir- place A une autre, dans laquelle il lui semble qu'ils n'ont jamais été séparée et qu'un gracieux bébé, fruit de leur chaste union, s'extasie devant les étrennes de papa Santa Clans, tandis que ses parents le contemplent, émus et ravis.Dors, pauvre désabusée do la vie : que ce sommeil, entremêlé de riantes images dure encore longtemps ; tu rentreras assez tôt dans I'nllrcuse réalité.Makii AymoNO.ORAPHOLOOIE Le graphologue ne r-1¦¦ .n.int qu'aux lettres amnnna* Ïiôes de ï'fldvui d'un coupon do primes du I'askk-tups.No» correspondants et correspondantes no doivent pu l'attendra à oe que nous leur disions la bonne aventure.Leur caractère est ttmt co une nous pouvons connaître à l'aide de ln gra1 hol >gii .Nmisleur reoominundons instamment de coucher sur du papier non renié leur échantillon d'écriture, ct d'écrire couramment comme pour un mut intime h i ni l'un n'a rien à cacher, lea surnature complète—nom et paraphe— ne doit pas otro omise, ru sa grande utilité pour î'ana-¦¦¦¦¦ graphologiqao.Mélomane.—Es prît très pratique, bonne écriture, caractère aimant- délicatesse.vivacité, prudence, économie, volonté fenne, sentiment artistique.Minerva.Lotbinière.—Ordre, beaucoup (l'irangiua tiofli volonté soumise n In raison, économie, amuur du travail et de l'étude avec amour du bien ot du beau.Aimé.—Bou ot aimable caractère t doux et prévenan-te.rove au bonheur et l'attend ; esprit d'ordre et d'é* oonomle.boauooup de volonté.Alien D.—Esprit cultivé peu de sensibilité, énergie.bonté docteur, économie, franebire.ordre- délicatesse-Rai»té.gofll du beau.Uric-à-Brac.— Honnêteté, reserre» prudence, bon raisooneinontt Idéalisme, douceur, bienfaisance, esprit cultivé.Shenord.—Esprit pas très sérieux, courant très volontiers d'un sujet h un autre, générosité dans les actions et dans lof paroles amour du sentier bnttn- pns d'originalité, imagination un peu a U débandage, beaucoup de bonté et d'amabilité.I,;.Canot lire.—Intelligence de premier ordre, juge-m.nt sûr.beaucoup d'ordre avec économie bien entendue, esprit sérieux et solide, amour du bien et du beau, un pou de gourmandise.(ïranby.—Jugement de premier ordre, esprit defn-millo très sérieux et très solide, volonté soumise à la raison, économie, persévérance et amonr du foyer.VALSE THEO AYEZ CONFIANCE Confiance ! Les poitrinaires peuvent ro-prendre confiance.Leur sauveur sera le BAUME rhl'MAii.Procurable dans toutes les pharmacies et les épiceries.Deuxième édition.Prix, 60 cts, avec notre (pour piano), par Eva Plouf.coupon, 45 cts.Adresse, Lk Pahbk-Tkhps, Montréal, (,'an. 41it LE PASSE-TEMPS Theatres, Concerts, Etc.M U'i' Mil l>K MUSIQUE Cette semaine : The Foundling.Semaine sui vante : Shamus O'Brien.queen's THEATRE Cette semaine: The Heal Widow Brown.Semaine suivante : A Gay A'ev-.YorAV.theatre iv v i Otto semaine: Hopkins' Transoceanic.Semaine suivante: Amerinin Beauties Burlesque Co.theatre français Cette semaine : I.iltle Kni'ly.Semaine suivante : Auguste Va,n Biene.* M.Cli.Ë.A.Hmule, professeur tie musique bien connu il Montréal, vient de sési-uner sa etlSTgS d'organiste i l'église de Haisonneuvepotir aller prendre cellede Saint-Louis, du Mile-End.* Le merer di, 11 du courant, avait lieu i Saintes1 lanégi iule, la clôiurc dclarctraite drs jeunes filles.A celle occasion le chœur de chant, sous la direction dé Mlle 1).Lnuriatili, i rctidu plusieurs morceaux choisis.Ij** Sil nomei) Ifomine benedietum, de Giovanni Ciagliero, rlmuté en (|uatuor pur Mlle.- I'.ludins.Lan ri au II.Diimont et .luiienii.lut t rès bica réussi.Mlle Marie-Louise Dosjordint aussi chanté avec une admirable précision, l'Are Maria, de Mil-lard.Les su istes do la circonstance étaient Mill's P.Ubollo.A.Uuriault, A.Ladoucetir, A, ( luellotte.L'orgue était tenu par Mlle J.Couture.* Ou prépare, avec une grande activité, i Saint - lï.>i-li de Richelieu, une grande soirée dramatique pour le janvier.* Le cercle Snint-Uiuis a donné uno soirée intime, le 8, dans sa salle d'exercice, rue Plessis./ -, femmes qui pleurent ont donnérnccsslona MM.Maroean.Ouimond et Oilberl, ainsi qu'à Mlles Broke pt' Mar-oeaa de.se révéler artistes et de faire rire leur auditoire.Les chansonnettes de MM, A.C.Giroux, 1.Kiendeau et A.Baziuct, de mémo que les monologues dc M.Ch.Giard ont été vivement gofttés.Cette soirée a fait honneur à sis organisateurs.MM.Xarboiino et l.ussier.Fier de ce succès, lc cercle Saint-Louis donnera, le l< janvier prochain.A ses salles, nie Plessis.482, un drame en 3 actes de M.Ch.Ho' t.Itobert l'iusassin.Cette soirée sera tout intime, et n'y seront admis que les parents et «mis des membres du cercle, porteurs de leur carie.* La Société I Ihorals de Montréal, sous la direction de M.Alex.Clerk, répétera ta Vierge, au Monument National, le 15 janvier prochain.L'émulo d'Edouard do Heské, Pol Plan con, la coqueluche de New-York, sera à Montréal à la mi janvier, avec lu célèbre violoniste Y save.Ménageons nos sous, car il parait que ces messieurs ne viennent pas ici pour des prunes, ni même pour nos lieaux yeux.* La Sopho, de Massenet, vient d'être jouée pour la première lois A l'Opéra-Co inique, quelques jours avant la mort du célèbre romancier qui fournil A MnsBenot le libretto qu'il a mis cn musiquo.Avec Carmen el tfsMon Lescaut, Sapho forme une sorto tlo trilogie dramatique qui est du plus grand effet.Mlle Emma Calvé remplit lo rôle de Sapho dans le nouvel opéra du maestro.MONDANITES montreal A tous ses jeunes amis le Pasw I'kmi'.-souhaite une année dorée sur tranches, a-vee un chic mariage en octobre ou n,.vembre.* Mlles Brunet recevront tous les dimanches do janvier, A leur résidence 'le View mount.* Un jeune avocat du New York Life doit épouser dans le prochain mois la fille d'un médecin dc la rue Saint-André (autrefois de la rue Saint- Antoine), qui a fait soupirer plus d'un Coeur, A Sainte- Kose, oft plie A passé la vacance, ces années dernières.* Melle Shanan a reçu, mercredi dernier, à Maisoiineuvc.• Par bs tempe froids qui courent, un jeune étudiant on pharmacie, qui fait sa olé-ricature ruo Notre- Dame, est on train de s'erroner fortement en attend ml chaque soir, A quelque angle de la rue Dubnrd, une jeune héritière vraiment gentille qu'il courtise avec une ardeur qui conviendrait bieà i l'étude de ses auteurs.Nous l'en av.rtissons dans l'intéret dc sa santé.Melle Odile Lahhé recevait dimanche, rue Saint-Hubert'.?Melle Antoinette Desjnrdius recevait mercredi chez sa Sœur, Mme Massou.rue Berri.» Très bien réussi la réception du lieutenant colonel libelle et d.- Mme Labelle, à la Salle d'Exercice, mercn di dornb r, à l'occasion do la distribution des prix du dernier concours de tir.Remarqué parmi l'assistance, le major Hébert et Mine Hébert, lo major McKay et Mme McKay, le lieutenant Lionel Dansereau el Mme Dansereau, le lieutenant Hubert 1> sjurdins et Mme Desjardins, ainsi que les autres officiers do bataillon.Parmi lis invités se remarquaient lo lieutenant colonel Gordon.O.C.D., quelques anciens offiricrB, le lieutenant colonel Provost et les capitiiinis Arthur Koy et Henri Labelle.M.et Mme Morrissoii, Melle Luccttc Olivier, Mlle La belle, etc.Cinq jolies coupes lurent présen téee aux cinq plus forts tireurs par Mmes Labelle, Gordon, Hébert, Roy ot McKay.Après la distribution di-sprix, les officiers ont enlevé leurs éperons pointus et la soirée s'est terminée d'un lourde valse.• On jouera la comédie chez Melles Des-jardins, riieSninl-Denis, aux premiers jours de janvier, Melle Mario Dcsjardins, MM.Raoul Masson ot Ferdinand Floury tiendront les premiers rôles dans uno charmante opérette L'amour médecin ".tirée de Molière.• De retour d'un voyage eu Kurope, M-AI-pboiisc Lavnlléo Smith, élève de M.Eugène Gigout, do Paris, est actuellement professeur d'oiyne A Montréal, recevrait à sa réridenco.No .1.17 rue Saint-Denis, un gratifie de ses nombreux amis.On remarquait entre autres, MM.Bruyère, Poliquin, Duplexais, M.D., Créneau, N.P., Bernard, Dan- sereau, Trahan, Bissonnette, Payette, Du-fresno, Blondin, fJravol, Laliborté, Comte, etc.Inutile de dire qu'il y eût de la mqsi-que, ot de la bonno surtout._ » Uno joyeuse réunion d'amis chez Mlle Desjarditis.Saintt-Cunégonde, le 1!» Coil-rant, A l'occasion de son £te anniversaire.Il y a en beaucoup d'ontrain ct la gaieté rayonnait sur toutes les ligures.Remarqué parmi les invités : Mlles M.L.Lamarre, dé Québec, E.Ixiranger, M L.tluol-lettc, D.L.-clair.N.Jolv, B.l.emieux, Roy, B.Boucher, etc.; MM.Albert La moureux.Marcotte, l.cclair.Roy, Millette, Trudel, Déziel, etc.Ernest.quebec Les universitaires viennent do fonder lc " Laval Hockey Club ".I^s offlclefs élus sont MM.Ernest Lapointe.Eugène Frsel, Erroll Languedoc, Thomns Carbray, etc » M.Abel Turcotte passera l'hiver A Montréal ct s» propose d'étudier soils LMritthd de Rrumalh pour le brevet de dentisterie.* Mlle l.éopoldine Richard a fait mercredi dernier sos adieux au monde et A sa famille pour entrer au cuvent des Seiirade la Charité.' » Le club "Glee and Banjo" do l'université McGill, adonné samedi soir un magnifique concert, que tout Québec a apprécié.Les étudiants de lj»vnl so son! min très enchantés de la visite de leurs confrè frères et étaient représentés dans une loge parleurs officiers: MM t Y.Iras Portier, Robert Bergeron, Richard Le>ue, Eugène Làoèrte, parie Lemtéùi, Bfroil Lanquedoc ct par MM.G.Tascheroaii.Napol, l.alibér-té.Fiset.otc, etc.» echos he la kermesse Mcllo Marie Terreux, de la rue Suint-Denis, si populaire dans los salons do Mont réal, a été très admirée dans un concert qu'elle a donné A la KermcSBo.* Milo Corinne Simard recevait, samedi après-midi, dans les salles de In Kermesse.Ln grand nombre de iiorsonnes sont allô saluer Mlle Simard qui ne contribue pas peu A la réputation qu'ont les Québec-quoisos d'être charmantes.* Mlle llila Haillargeon, du Sto Anne, est en ville chez l'honorable L.P.Pelletier, son oncle La Kermesse a donc un attrait de plus pour les ieunes gens.* Aux élections, Mlle Eva Evanturcl l'a emporté sur son adversaire, Mlle Anna Marie I,ehol.Jean Pique Partout.IL FAUT AIDER LA H VI 1 RE Il faut aider la nature.Si vous toussez prenez le iiaume iihumai., il provoquera ot aident la giiérisoU.AVIS AUX ABONNÉS Au Canada, on peut s'abonner chez tous les maîtres de poste et chez tons les marchands qui vendent le Pabse-Tkmi-s.Aux Etats-Unis, les marchands qui vendent le Passe-Temps sont seuls autorisés A percevoir le prix des abonnements.Voyez, i.'assonck \
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