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Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 5, no 101
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1899, Collections de BAnQ.

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per p-26 ex.2 s E PASSE-TEMPS MUSICAL, LITTERAIRE et FANTAISISTE ABONNEMENTS: Pour l'AmCriquo : Un nn.fiM : Ux mol», 78e.nl» ( Ponr I'Europo : Un nn.10 frs : six mob.5 frs 1 FATAM.* D'aVAKCB AdrcftK» touto communication • le passe-TEMPS, Doit» rosTAi.» 2109.Moktbial, Oa>.SAMEDI, 4 FÉVVIER 1899 ANNONCES : Vol.V—No 101 Le Numéro, S cents Conditions libérales pour annonce» à long termo Le* annonces sont mesurées lur l'agate.A dresse i touto communienttou LS PASSE-TEMPS.BoiTg POSTALK 2100.M"\TIi«Al.Osg.J.E.BELAIR, EDITEUR-PROPRIETAIRB Bureaux kt Ateliers : No 58, rue Saint-Gabriel, Montréal a Imvorsno.Montreal) MJ'lStlA a (CHANSON DE l'LORIAN) Al.tKOBKT-r(l.| II Si porta toir Indra rt vtuintite Il énorme l'écho dawoebvie.Si la accrut, de ron haulboie Itendent ta beroère peuêipe Cea encor lui, rtndrs-le moi ! J'ai .,.„ amour, U a il nous a paru qu'elle avait un respect scrupuleux de la prononciation ot do la véritable valeur attachée a chaque syllabe.Qu'ollo avait aussi beaucoup do naturel at pas du tout d'oxagération, et uno gesticulation sobre, manquant peut-être un peu de variété, mais toujours à propos.Et puis, Mademoiselle Yvonne Jacqnos possède aussi uno très jolio voix, — peut-être pas uno grando voix, — mais uno très jolio voix, amplo suffisamment pour dire la romance dans l'intimité ; ot e'ost ici que son talent d'éloeuliouiste lui sert davantage.Sa grande facilité d'assimilation lui permet do profiter autant d'une simple audition que de touto une euite ¦io leçons.Noua no doutons pas ici, quo son bon goût ne lui fasse prendre qne ce qu'il y a de bon ct rejeter tout ce qu'il y a de taux ou de défectueux chex le» autres.Le public assidu dos Soirées dc famille a pu apprécier Mademoieollo lac-qncs en plusieurs circonstances.Ello a débuté dans les Vivacités du capitaine Tic, puis ollo a continué dans la Mendiante, les Bonlinard ot le* Petite oiseaux.M.Eltéar Boy, lo vaillant dirocleur do nos amateurs canadiens, a-t-il eu la main heureuse eu choisissant Mademoiselle Jacques pour jouer les " première amoureuse " t Nous préférons laisser la réponse au public, eertain que nous sommes à l'avance, qu'il pensera comme nons.Gubtavr Comte.langage de la canne Tenir sa canne horizontalement — Suivci-moi.Tenir sa canno de la main droite — M'aimez-voua t Tenir sa canne de la main gauche — Je désire voue connaître.Tenir sa canne entre aea doigta — Etes-vous fiancée.Tenir sa canne par le milieu—Je voua aime.Tenir sa canne à deux mains — Vonex vous promener.Tenir sa canne eu érniUibro sur un doigt — Je suis célibataire.Tourner sa canne bien vite — Etee-vous mariée f Frapper eon pied droit avec sa canne —Je suis timide.BENJAMIN OODAKI».sen - sible et char - mint." qu'on ch.- ris» »n pro- mler mo-ment.Qu'on Mme cn- III Si j.i '.'m prié de ea ekoumisr.Le pauvre, on vouant eon troupeau.On demander un agneau a ouït ot.ti-nne eneor la nt'r.(m / c'emt bien lui.rendez le moi / J'ai eon amour, it a ma loi.LA MÊME, avec accompagnement de piano, 50c, réduite à 85c, chex Ed.Archambault, 1080 rue Ste-Cathorine, Montréal ne Frapper son pied gauche avec sa can-— .le suis fftebé."* Lire l'article intitulé " Explication des songes" sur la seconde page du Supplément illustré. .1 Lb Passe-temFb LE PASSE-TEMPS ¦irai MUSICALE, LITTERAIKR it FANTAISISTE Paraitaant tout fa quinxe jvttr.% ABONNEMENT POUR L'AMERIQUE; Un nn.«.*1 M|6lt ¦*.75 eU POUR L'EUROPE : Un nn.10 frs | SU molt.5 frs r»v uii.k d'atahoi annonces i Premiere insertion .lOctsIa lijcn Insertions subséquente».0 Conililioni libérales pour annonces à Ion» i-rn.Les annonoei sont mesurées hut 1'ag-ate.Toute demande de ehangeinentd'adressc doit être accompagnée de l'ancienne adresse.Pour discontinuer de recevoir oe journal, il faut avoir pavé tous ces arrérages.Lea manuscrits publies on non ne sont pas ren-dn*.Toute remise d'une piastre et pins devra être faite par niaudat-poete, mandat d express, cheque a oc* i lté payable au pair à Montréal ou lettre enregistrée.Le dernier numéro paru se vend cinq cents: les vieux numéros se vendent dix cents chacun.Nous acceptons les timbres-posto dn Canada et des Etats-Unis.Adresses touto communication LB PASSE-TEMPS, Boite postale 21*39.Montréal, Can.MONTREAL, 4 FEVRIER 1891) NOTRE CINQUIEME ANNEE lr passe-temps commence, avec, co numéro, sa cinquièmo année d'cxialcn-co.Aucun journal de musiquo jusqu'a co jour, n'a pu s'enorgueillir d'une aussi grando longévité; tons ses prédécesseurs n'ont jamais dépassé deux ans.I« but do notre journal, comme chacun a pu lo voir, —et nous tenons A le répéter do nouveau, — est des plus louables : C'ost: lo De vulgariser les ohof-d'couvrra des maîtres et do rehausser le gout musical au Canada.2o De rendre accessible A toutes les classes do la société, l'étude do la musique, a cause même de la modicité du prix d'abonnement, et du choix des morernux cpie uous publions.Ho Do renseigner lo public sur les prinrijiHtix événements artistiques du monde entier, sur los progrès que font les nôtres, qui vont étudier a l'étranger, ot de faire connaître a nos lecteurs les jounes talents destinés a percer, parmi la pléiade des amateurs canadiens.Nous avons jusqu'a ce jour fait notre possible pour suivre fidèlement ce plan, et nous avons acquis la certitude de n'y avoir point failli.l'encouragement quo nous avons revu du public nous l'a prouvé amplement, et ce même encouragement nous est une sure garantie de succès pour l'avenir.Chronique de Quinzaine Ixis entreprises théAtralcH poussent, a Montréal, comme los champignons après une nuit d'orage.Do lous côtés, dans toutes les sphères, on n'en tend parler que de nouvelles salles de spectacle, nées ou a naître.Co n'est pas un mal, après tout, car le commerce do détail sera lo premier a profiler dc ces aubaines multipliées, cl l'on sait que lorsque lo petit commerce prospère, tout lo monde se ressent do sa prospérité.!*• avanlages.du théAtre, du théAtre français surtout, sont nombreux ct variés.Il y a d'abortl l'intérêt philologique et musical do la plupart des representations ; puis il y a la curiosité éveillée parcertains spectacles empruntés A l'histoire, lesquels provoquent, ches los jeunes gens studieux, dos recherches faciles Ct intéressantes.Il faut encore fairo entrer on ligno do compte les leçons de diction que l'on peut y puiser et l'attrait que la mise en scène exerce sur le rogard, ot qui forme lo goût en communiquant A l'esprit une tendance A mettre toutes choses on harmonie solon uno rsthétique fantaisiste ct gracieuse.Tout cela est en quelque sorte métaphysique, ot échappe à un contrôle immédiat ct exigeant.Mais co qui est visible, ce qui est tangible, ce sont les transactions multipliées ot avantageuses auxquelles lo théAtre donne lieu, car il n'est pis une seule personne allant au théAtre, assidûment ou ado longs intervalles, riche ou pauvre, qni n'ait A faire une dépense spécialement occasionnée par le théAtre.• Combien d'h mimes se font confectionner des habits dc soirée?Combien do femmes renouvellent leurs robes de gala?que do mautilles, de mantelets, do manteaux, dc capuches, do fourrures, de plumes, de Heurs, de bijoux, de chaussures, de gants, d'éventails, de jumelles, de dentelles, de chapeaux, de lingerie, do cravates, de rubntiB, etc.etc.etc., sortent des magasins, ct qui resteraient chez les marchands si le théAtre ne provoquait poinl cette émulation naturelle dc luxe si profitable au bien-être général ?Que dc gens, grAce au théAtre, directement ou indirectement, peuvent passer la dure saison d'hiver sans être contraints dc se livrer A un labeur pénible et aléatoire?Et les cochers.Combien de profits supplémentaires peuvent-ils réaliser?Et les petits soupers iutimes au foyer, A la rentrée do Monsieur ct de Madame, n'augnionteront-ils pas les alfaires des marchands de commcstiblcs, des pAtissiers, des marchands do vins fins?N'est-il pns charmant ct tout naturel, au retour d'une représentation théAtra lo qui est pour nous une fêle souvent imprévue, d'échanger nos impressions autour d'une table délicatement servie?Lc théAtre permanent est uno source do transactions si favorables au coin mer-ce du détail, c'tst-A-dire au levier du bien-être matériel public, quelcs municipalités des pays européens s'imposent des sacrifices pour s'ussurcr, par une subvention raisonnable, l'cxiston-ce d'un théAtre dans leurs villes.Mais il y a mieux quo des profits pour 1rs commerçants dins l'habittido que l'on prend d'aller nu théAtre.J'ai connu des jeunes gens, A l'époque nil rOpérafrauçais charmait nos longues soirées d'hivor, dont le budget était mince et qui, pour satisfaire leur désir d'assister A deux représentations par semaine, avaient renoncé aux parties de jnker dominicales, dans lesquelles ils perdaient habituellement une somme supérieure A celle qu'ils cotisa- ACCORDSdePIANOS Par M.J.RIVET, premier accordeur de pianos de la maison Pratte - accohdeuh oiikz- M.Holirer, Professeur dc Piano au Dominion M.J.O.Dussaull, Organiste de Noire-Dame College of Music.M.J.A.I-'o«der, Organiste dc Sl-l'atrice.M.G Couture, Maître de ChapeUe h la Ca M A.Letonilal, Organiste chez les VI'.du thédrnlc et Directeur de la Société Philar- St-Sacremcnt.moniqiie.M.R.O.Pelletier, Organiste de la Cathé-Mlle '.'ailier.Organiste «le St-l.ouia de Fian- (lralc.ce.Dm Ou vents du Facré-Cieur, de ViiU Ma-M.D.Duchorme, Organiste du Gésu.Ma, d'IIochelsga, Six., &c.S'adresser chez C.O.LAMONTAGNE, marchand de mu sique.au No 1615 rue Notre-Dame, ou par téléphone Bell, Main 3172.Les commandes seront exécutées avec diligence.craient A l'achat de leur place au théAtre.Ainsi leur goût pour un plaisir relevé les avait engagé A renoncer A une habitude que des gens, peu Bévères ce pendant, qualifient do perverse Il ne faut doue pas s'effrayer do l'ai'-llueiice des thêAtrcs qui s'annoncent.Il en est do cela commo des moyens de transport : cn les multipliant on multiplie les voyageurs, ot cn multipliant les spectacles on mulitpliera île même les spectateurs.Co sera un bienfait, surtout si ces spectacles, comme nous eu avons la certitude, s'attachent A ne blesser aucune des règles de la morale.SILVIO.Theatres, Concerts, Etc.montréal Lundi, Ui janvier, quelques ccnl per sonnes se pressaient dans In vaste salle St-Joan : : 1.-lune A l'angle des mes Chnmbord et Mario-Aune, pour assister A uno soirée récréative et musicale, donnée par les demoiselles dc la paroisse de l'Immaculée Conception, sous le patronage do la société fuint-Vinccnt de l'aul.Avant lo lever du rideau, uno touto petite fille est venue remercier gentiment et d'une voix bien timbrée, au nom des pauvres de la paroisse, les personnes présentes de s'être rendues si nombreuses A cotte soirée, ct d'avoir contribué ainsi au soulagement des malheureux.Inutile de dire que la mignonne fut applaudie.l.e program nie de celle séance comprenait une comédie La meunière du Moulin Joli, ot deux opérettes La Prima Donna et Une Tasse dttht.La majorité des personnes présentes a trouvé que la meunière et la Mère Cri vet ont remporté les honneurs dc la soirée, dans la comédie, et la Prima Donna ct lo petit ramoneur dans lu première opérette.La meunière a rompit son rôle avec beaucoup de naturel ol In Mère Urivet s'est montrée le type parfait de la vieille paysanne un peu vivo et brusque d'allures mais au cieiir d'or.Quant A la Prima Donna et au petit ramoneur Claudia, ils semblaient si bien pénétrés do leurs rôles respectifs, où ils ont maintes fois fait couler les larmes dc l'auditoire.Dans l'opérette bouffe, Mme Fihish a provoqué l'hilarité continuelle des auditeurs, en leur faisant entendre son langage alsacien.Pendant les entr'actes, nous avons eu le plaisir d'entendre chanter Aille Kegina Rondeau, notre jeune cantatrice ot M.Joseph Saucier, lo maître de chapel- le de lTmmaeuléo Conception : ils ont été chaleureusement applaudis et rappelés.Une jeune lille nous a dit ensuite, d'uno voix vibrante et avec binucjup de chaleur, un magnifique morceau dc déclamation.Il est bon de remarquer ici que la plupart des jeunes actrices affrontaient pour la première fois les feux de la rampe.AiiBsi lo passk-tkmph est-il heureux de leur oITrir ses félicitations, ainsi qu'aux autres domoisellesqui ont contribué au succès do cette soirée.Elles font honneur A la belle et prospère paroisse do l'Immaculée Conception : car, n'en déplaise A certain correspondant, si laparois8ode l'Immaculée Conception a ses pauvres, qu'elle soulago par tous les moyens en son pouvoir, elle n'en est pas moins bcllo ct prospère ol il y a lieu dc se munir plutôt d'admiration que d'indulgence.Lorsqu'on vu écouter ces jeunes débutantes, mettant autant degénérositêqucde savoir, au service des pauvres, leur incontestable talent.C'est ce dont le correspondant auquel je fais allusion, après épreuve personnelle, s'est vu forcé dc convenir.* Les BouUnard ont fait salle comble I nu Monument National, le 19 janvier, i I.e public assidu des soirées de famille ¦ admiré une fois déplusses acteurs favoris dans uno comédie où des caractères essentiellement modernes sont aux prises avec des situations inattendues et qui l'ont rire aux larmes.M.Rodrigue Duhamel qui a créé lo rôlo d'Aristide Boulinard, mérite des félicitations particulières pour son naturel ct son excellente diction.Mme Chapdolaine ct > 11c Yvonno Jacques ont recueilli do légitimes succès.Et MM.Elzéar Hoy (Paul Godard, — un Bous-préfet trop jeuue et bien nature), Bugèno Morin (.lean, — un domestique que nous avons fort goûté), et MM.lié-dard, Tremblay, Keiverc et Barré Qu'il nous a été donné d'applaudir avec franchise et conviction.Entre les actes, il nous a fait plaisir d'entendre l'A tie Maria de Gounod, chanté par Mmo Jules Gingras.Cette dernière a une voix chaude et sonore, une diction nette et sans affectation, de la grAce dans lo maintien ct beaucoup d'assurance dans le débit.Elle a superbement chauté malgré l'insuffisance du violoncelle a qui ou avait confié uno partio obligée.Des applaudissements prolongés T'obligèrent A revenir sur la scène.Ello chanta alors Rose do P.La-come, ct obtint un vif succès.Qu'il nous soit permis do manifester publiquement un désir que chacun A déjA formulé en particulier: celui d'entendre souvent encore Mmo Gingras, dans des occasions où l'on fait de la musique.M.Raoul Barré, notre sympathique dessinateur et élocutioniste, a forte ment contribué au succès de cette soi- ^at^^Tum%{ Fusez que l'Huile de Pin Parfume } produits krauçhi.ouronnea par l'Académ » de Farts- LE PARSE-TEMPS réc, avec Bon monologue Le Souffleur.BravoI qu'on none aervc Bouvont de l'inédit comme col».Dans notre prochain numéro, nous donnerons uu compte-rendu dc la dernière soirée de famille, au Monument National.On jouait alors Lee petit» oi-Monta de Labiche, avec une forte distribution.Entre les actes, il nous a fait plaisir de_ réentendre l'orchestre de l'Union Sainte-Cécile.Jeudi, 2 février, au Monument National, trois comédies : la Sourit.la llrmn-maire ct le.Voyage à Boulogne tur-mer.* M.Antoine Gauthier, avocat ol ancien président du chœur du Gésu, est décédé ces jours derniers A l'âge de 42 ¦ins.C'était un mélomane doublé d'un appréciateur impartial.Il avait un grand ceetir ; et ses amis pleurent sa perte.Le ch'ctir du Gésn a passé des résolutions dc condoléances.ik Au moment où nous allons sous presse, a lieu au Cabinet dc i .-i-t l:t soirée ou l'honneurde L.Niederneyer, Eugène Gigoût, César Franc!:, et Léon Boëllmann.M.l'abbé René Labelle, 1*.S.8.a fait uno conference, avec audition d'œuvres.Compte-rendu au prochain numéro.* Le concert d'élèves de M.Dominique Ducharme aura lieu prochainement.* Le concert du 26 janvier, au théAtre Her Majesty, fut un énorme succès artistique.L'espace nous manque pour faire une critique qui no saurait être quo très louangeuse A l'endroit des excellents artisti b que sont Mme Marcella Sembrich et Ruth Ilcimann; MM.Pol Plançon, Campanuri et .Sulignuc.Il n.us a fait plaisir dc constater que la plupart di b morceaux que l'on a chanté à cc concert, faisaient partie do ceux •tue nous avons publié eléjâ.I1b figurent tous à notre catalogue, et lo public peut se les procurer A nos bureaux.* Lundi, le 30 janvier, un drame en trois actes : Le proscrit a été interprété par le Cercle Saint-Louis, A lu Balle St-Jcan Bcrcbnians, coin des rues Marie-Anne ct Cham bord.L'orchestre Hébert a élé engagé pour la circonstance, et un quatuor bien connu e'est fait entendre.Lo Cercle jouera â son profil, le 20 janvier, à la salle de Tempérance.On répétera le drame du 10 décembre dernier: Vhantepie.* ottawa A une assemblée des membres de l'Orphéon Canadien-Français d'Ottawa, tenue lo 2s décembre clans lessallis de l'Institut Canadien -Français, ruo Ri-deau, les élections des olliciers ont en lieu avec le résultat suivant : Président, M.Nap.M.Mathé ; secrétaire, L.E.Tremblay ; trésorier, Éd.Cusson : directeur musical, M.Amédé Tremblay, organiste de la Basilique; -comité de Régie : MM.C.O.Sénécal, F.X.R.Saucier, J.Alban Laferrière et Géo.Mercure.L'Orphéon fut fondé le 14 décembre par le Trio Choron qui avait été organisé par M.Amédé Tremblay, le directeur de l'Orphéon.• é1kanukk A New-York, dimanche lo 22 janvier dernier, Mlle Marie Terroux, de Mont réal, qui fut élève de M.Alex Clerk, professeur de ehant.u qui étudie actuellement bous la direction do M.Victor Capoul, — a chanté en compagnie île MM.Pol Plançon el de Retzke.* t.'X tT î.À.— On.annonce poiirlc mois de janvier au théAtre dis Artsdc Rouen la i rentière représentation de Jahel, le nouvel ouvrage de M.Coquord.— M.Terry, qui avait épouBé il y a un an Mlle Sibyl Sanderson, ret mort dernièrement, laissant une fortune colossale.— La Société d'Emulation vient de donnerait théAtre do Verviers Judith.tragédio lyrique de M.Ch.Lefebvre.— Inauguration, A Pau, des concerts classiques, sous la directiou de M.Brunei, et à Lyon, des concerts Bymphoniqiies fondée par M.Jenniin.Parmi les maladies qui pèsent sur l'enfance, Lu coqueluche joue un rôle capital.Pour guérir vos onfants de leur dure souffrance, Employez sans retard notre 7 Baiimk Km mai.MONDANITES Mlles O'Loary recevaient chez elles, rue Saint-André, dimanche le 22 janvier.* Mlles Desnoycrs recevaient chez leur pèro, l'Hon.juge Desnoyers, dimanche le 22 janvier.* Jeudi, le_ l'J janvier, Mlles Charpentier recevaient chez elles, rue Saint-Denis.* Mlles Dacier recevaient chez elles, murdi le 17 janvier, rue Saint-Denis.* Dimanche, le 23 janvier, Mme L.A.Mongonais recevait clioz elle, riieChcr-rier, de ô A 7 lires p.m.* I-a mascarade du Montagnard, qui eût lieu le 23 jauvier, fut Io succès le plus énorme dc la saison.Au moins 71,100 personnes se sont réunies dans l'encoiiilo si vitBtedii patinoir, pourtant trop petite pour ce soir-lA.Une temperature des plus clémente avait permis A tous les figurants de se rendre en grand nombre.Aussi, dès huit heures moins un quart du soir, ln rue Saint-Denis était clic sillonnée par une longue suite de dominos aux coulours diverses, de costumes de tous les pays et de toutes les époques.A boit licuriset quart, l'harmoniode Montréal, sous la direction de M.Ed.Hardy, attaquait une marche très brillante, et toute la mascarade au grand complet se mit A défiler, sous les lumières, aux yeux de la foule grotipéesur la galerio circulaire.Quelques clous pris sur lo vif: Le Dr Du Plessis personnifia la galanterie macabre; M.Arthur Savignno, une charmante boiileviirdière ; M.Léon Fréchon, une ravissante petito veuve; Mlle Eva Plouflc, une éblouissante Miss Klondy-ke; Prochaine mascarade, le 6 février.* Le reporter du Passk-Tkmi's a pu so procurer uuo liste des personnes présentes à la soirée de début de Mlles Deniers, filles dn Dr Deniers, rue Berri, lo 18 janvier dernier.Ce fut un succès mondain saiiB précédents dans les nu-i m h s du carnaval : Mlles Antoinette Ilclhroner, Antoinette William, Alice Maitloux, Alice Plamondon, Thérèse Lefebvre, Clara et Yvonne Décary, Mario-LoiiiBe et Emma Archambault, licina Archambault, Joséphine et Emélic Normandin, Joséphine l'Espérance, Alice l'Espérance, Robortiuo et Maria Normandin, La-montagne, Mélanio Boivin, Diane Choquettc, Zéphirine Hénault, Alice ot Yvonne Lcsuge, Alice Diipuis, Orphise et Eva Demers, Alida LtACruix.Rosan-na Pou part, Elimina Oontu, Letitia Pou-part, Maria Rivet, Irène Duchcsncaii, Renée Gauthier, Jeanne Julien, Bernadette et Blanrho Leclairc, Bernadette Pépin.AniHinciudo Paqiuttc, Berthe Gravelle, Bertha Archambault, Laura Oagnon, Ilortence ot Hectorino Mail- loux, Mélina Benoit, A very Deniers, Clara Oalihert.Alberta Emard, Berthe et Clorinthe Lcmicux ; MM.A niable Curon, Art.Surveyer, Oscar Loisello, Armand Ixiiselle, Raoul Sarmw, Mich.Ilelbrcnner, AIp.Décarie, avocat, Ern.Dé-carie, G.Bcuuchunip, M.D.dentiste Gravel, dentiste Kent.Dr Trudeau,Geo.Bachand, Louis Félix Beauchamp, Ë.I.la., Dupont E.ET.M.II.Gravel, H.Cboquelle, E.E.M., Alex St-Pierre, E.E.M., II.Choquette, E.E.M., Alf.Cho quolte, E.E.P.J.C.Cartier, E.E.Lé-pitic, Gagné, Bratilt, F.Z.Benoit.L.Auger, Lefebvre, Virolle, M.D., A.Wilson, avocat.Kuhala, J.Archambault, Dépocat, Khéaume.R.Lacroix, Eel.Po-liquin, Dr Lesuge, Olivier Demers, Ca-lixto Galibcrt, IL Demers, V.Archambault, Ed.Brossant, .\lf.Lespéraucc, Aur.Lemieux, Arm.Lavergnc, Roméo et Eddy Paiiuette, dis.Emard, Fr.Le-uiicnx.Sév.Lachapellc, Alf.Demers, A-ristido Deniers, Jules Leclerc, avocat, Albert Gagnon, M D.« Mlle Alice Belcourt recevait chrz sa mèro, ruo Saint-Denis, mardi 24 janvier.* Dimanche, le 15 janvier, avait lieu chez Mlles Lalonde, rue Albert, une agréable soirée.Remarqué parmi les invités: Mmes Labelle, Locbanee, Majeau, Moll et Simoneaii ; Mlles B.Bilodeau, H.Boucher, A.lirais, Demers, Germain, Majeau, Payelto, M.Boucher, M.Brais, Kavanacb, Sansfnçon.B.Germain, Fournier, Moll ct Eugénie Mercier.MM.Charbonneau, Archambault, Boucher, Bninot, Charron, Cluvel, Do-mers, Théo.Fournier, Galarneau, Germain, Giguèrc, Jnckson, Lubollo, Lachance, I-ccours, Lavigne, Art.Lalonde, Mercier, Mérinos, Moll, F.X.Ouel-lelte, secrétaire du Cercle ne la Gaieté, Patoine, Payette, Renaud, Raymond, Sansfaçon, Simoneaii, Sénécal et F.A.Sauvageau.Le quatuor Laçasse fit tic la jolie musique.MM.Arclminbiuilt, photographe, Simoneaii ct J.B.Lalonde furent des plus courtois.» Samedi soir, on a célébré joyeusement le 25ièmo anniversaire do mariage do M.et Mme J.O.Brunet, A leur résidence, No 120 rue Shaw.Il y a ou présentation de cadeaux avec accompagnement d'adresse enluminée par Bornéo Bratilt.Les musiciens ont su lai rc passer le temps agréablement, entr'autres, nous avons remarqué, Mlles A.Blnnchurd.G.Benoit, V.Brunei et Mme G.Brissctlc; M M.S.Maud, pianiste, E.Délagc, violoniste, RoearioBaycur et Raoul Brunei, Les organisateurs étaient MM.Roméo ct Raoul Brunei dont lo travail a été généreusement Becondé par M.Ernest Botirgeault, chef expéditeur dc malles à La Preste.* Le janvier courant, A l'église do Saint-Louis de France, M.Tuncrète L.Mongenais, pharmacien, fils du Dr Mungcnais.d'Ottawa, conduisait A l'autel Mlle Angelina Trcstler, fille ainée de M.lo Dr T.1".Trcstler,dentiste.Ia bénédiction nuplialcaété donnée par le Rcv.M.Adam, curé dc la parois-ae du Sacré-Cœur, qui lit uno allocution fort bien appropriée à la circonstance.Parmi los personnes présentes étaient M.lo Dr Trestlcr, père do la mariée, Mines Trcstler ol nattier, M.A.Wat-lier, do Chicago; M.le Dr Mongenais, d'Ottawa ; l'hon.C.A.Gcollriou ot Mlle Geoffrion, MlleJeanne-Nanon Wilson, Mlles Piché, Mme Jos.Masson, Mlle Ephéginie Trestlcr, Milo Dorion, Cousines de la mariée, M.et Mmo Hcrt.Mlle Blanche Boivin et autres amies do Mlle A.Trestlcr dont nous n'avons pu nous procurer les noms.Nous romar quions aussi M.le docteur C.Trcstler, le Dr François de Salle Prévost, MM.Lecours, pharmacien ; Brodeur, de la Cie Cuddy ot Brodour, J.M.Mercier, E.E D., St-Denis et autres.De nombreux et superbes cadeaux ont été envoyés i Mlle Angelina Trestler tant du côté de_ la famille que de ses amies.Nos meilleurs souhaita les accompagnent.Mme T.F.Mongenais recevra chez sa mère, Mmo Trestler au No 786 nie Saint Denis, du 22 au janvier.Dimanche, 8 janvier, Boiréo intime chez M.Albert Pay fer, rue Notre-Dame, A l'occasion du 21ièmo anniversaire de naissance do Mlle Alherttnc Pay-fer otdu 24ièmei do son frère Albert.Adresses, abondance de cadeaux, discours, chant, musiquo et danse.Remarqué parmi les invités : MM.et Mmes L.A.Gauthier, L.Payfer, A.Boiss;au, Jos.Pinault, S.Pnivost, S.Granger ; Mmes Bcauchamn, Rédard ct Boucher; Mlles F.et Al.Unglois, E.Pinault, E.Boisseau, B.Dorion, !.Julien, C.Goulet, R.Dubois, A.B.iirnn, D.Beaudry, P.Lumoiircux.E.Galaisc, S.Dagenais, E.David, G.David, Aug.etE.Baillargeon, A.Tsillofer, E.Gi-gnac, I.1-ofrançois, F.Labrecque ct M.Cousineau; MM.vV.David.G.Bastien, E.Lefebvre, I.Boiron, J.Beaulieu, R.Villeneuvo, K.Ouimet, A.Dcsaultcls, A.Lupion, II.Liiuton, M.Boucher, Ch.Drapeau, h.Gloring, G, Savard, H.Sénécal, J.Cousineau, Alb.Gosselin, J.Richard, David, Th.Beauchamp, A.Guindon et J.Gauthier E.E.M.* • Réunion intime ehoz M.E.L Ethier, 88 rue Saint-Denis, A l'occasion delà féte des Rois.Chant, musique, ot déclamations.A 12 lires, un copieux réveillon fut servi aux invités qui lui firent honneur.Remarqué parmi les dames : Su Ma]' sic la I ici ne.On.(«vigueur.E.L.Eiliier.Théo.Landry, Jos.Galarneau, J.l-'i .i u ruiilt, Riiolle, Mou kins, Galarneau, Garent, W.Ilélislo ; Mlles Gra-ziella Ethior, Anna Landry, Aurore Martin, Lemoinc, Bertrand, B.Bélislo, Mlles Garent, M.Alexandre.Parmi les Messieurs : Sa Majesty le Roi, Théo Landry, E.L.Ethier, O.Lavigueur, Fi-liatrault, Bernier.Garant, J-—¦ -iV .Pour qu'un belango do ton rô • ve En dé-roulant son long fil erete./==- rail.P -1 d'or.En - fant.per - met - te qu'il s'a - chô - « tempo.vol Dors I Dorel.Le jour A peine a lui! m Vior - ge Bain - te, veil - loz sur.lui I // Soiu l'aile du -rigueur loin du bruit de la foute Et comme un flot tacri on réel talent, non- unu* sommes attiicbé ce perron -nage, qui désire garder l'unonytnal.et nous sommes maintenant en mesure du satisfaire la curiosité dc nos loctrlccs «t de nus lecteurs qui désireraient faire interpréter leurs songes.Ponc.à daterde ce jour, nous réserverons uno colonne spéciale pour toutes nos abonnées qui nous (im«tti>n- de» .publions relativosauxsouges.ct nous y répondrons aussi rapidement que lu chose nous sera possible.Nous n'ignorons pas qu'une certaine partie du publie va rire et hausser les épaules de pillé a la lecture do noire proposition.A ce?sceptiques implacables, non» répondrons que nous no prétendon* nullement faire acte de sorcellerie ot que nosi prédiction* ne m-rout guère autre chose qu'une innocenta ct intéressante récréation.Kt si le rire continuait, nous ^jouterions que lei songes son 1 constitués pnr certains actes Intellectuels, certains mouvements .automatiques qui so reproduisent pendant le sornmell et qni se lienturdimiircmcnt aux impressions el Aux habitudes do l'état de veille.On peut donc, dans bien îles cas, regarder les rêves comme indiquant 1rs étal* du corps et de l'Aine, surtout quand ils n'ont rien de commun avec lesoocupatioiiS tlu joui.Ceci admin-' on comprend qn'un homme Imbile puirse ns*c« facilement donner unu explication plausible u ! - - songes qui lui sont exposés nvcc uu certain luxe do détail*.Ou reste, tant pis pour les incrédules.Uuunt aux autres, ou simplement aux esprits ni-mal.le* qu'une agréable récréai .un ne tirrill" point, ils |k>urront s adresser au P*s*g-T- urs pour l'aire interpréter leurs songes.l.a Mnis oonditioti ù remplir o'cft d'écrire lisiblement les phases completes tlu songq sur lequol on veut consulter et do n'écrire pni moins d'une nage, autant que possible.Nous répondrons dans une colonne spéciale aux noms, lutoadonymes ou numéros que l'on nous Indiquera: < '"iii m-) li plupart drs songes ne fournissent d'In-dications'quc sur des objets très vitguos, U ne faudrait pas exiger de nous la révélation du passé et de l'avenir ; cela n'est pas en notre iwmvoir et nous no nous proposons nullement la chose.Que nos aimables Icctrwc* en fassent une récréation, c'est mut co qu'on neut désirer de part el d'antre.nain tenant, lorsqu'une ci m su Uni ion très sérieuse pourra être donné*-, nos lectrice* doivent être assurées que notre mystérieux devin ue manquent pas de les satisfaire, Comme ce nouveau servico entraîne i«uiritou* des dépenses assex senslblns, nous prions le*consultants de joindre 10c a leur ileiunnde.pour reflo-volr la ré(h>nse par le journal, et a'iô -i — ir.ot une réponse par lettre contldeutlulle.M.J.IIMiutoiranlilc 1 s.Allc'IIAMII.UM.T i,, - r - - - A Lav.rano, MoutrOah M.Archambault étudia ensuite la science du droit à l'Université Laval, oh il obtint ses dogrésdeL.L.B., mais cela no l'empêcha pas d'occuper les loisira que lui laissaient sa cléricuturo.Il a fait du théâtre ot s'est fait applaudir tant à Montréal qu'à Snint-Lau-ront oh il a vite conquis l'admiration de tous ceux qui l'ont entendu.Il compte plusieurs pièces à son répertoire.Citons entre autres : L'enfant prodigue, dramo biblique, où il tigurait avec la troupe do M.Elzéar Roy ; les Piastres rouges, de do Villars ; Martyre, de d'Knuory — il y jouait lo comte Koger, et il parcourut toutes los villes de la province et plusieurs villes îles Etats-Unis, avec ln troupo du Monument National- Sa diction est très remnrquablc ot son geste est so-bro ct naturel.La note pathétique qui existe dans le timbre même de sn voix semble l'avoir poussé irrévocablement vers le drame où il excelle.11 a cependant joué la comédie nvoc succès, c'est-à-dire qn'il n'a jamais connu l'insuccès, le public l'ayant toujours applaudi, ohoyé, nimé.il nous a fait plaisir do présenter à nos lecteurs co bravo camarade, qui, nous osons le dire est uno véritable mascotte pour lo théâtre dc3 Variétés.Albert Sabouri.n.abordable aux.ca- —II faut entendre de ses oreilles et voir de ses yeux quand il s'agit do décider sur la réputation do quelqu'un.GRAPHOLOGIE PARIS — les I'll IMP* Éb\j>*ttw' VOILA LA RAISON La cauBedu.8uccet.du IUumk Hiiumai.est connue de'tous ceux qui en ont fait usage: il guérit promptenient et radicalement.9 Le graphologue ne répondra qu'aux lettres accompagnées de l'envoi d'un coupon de primes du paashtimps.Nos correspondants el correspondantes ne doivent pas s'attendre k ce quo nous leur disions la bonne aventure.Leur caractère est tout ee que nous pouvons connaître à l'aide de la graphologie.Nous leur recommandons instamment découcher sur du papier non réglé lenr échantillon d'écriture, et d'écrire couramment.comme pour un ami intime à qui l'on n'a rien à cacher.I« signature complète — nom et paraphe — ne doit pas être omise, tu sa grande utilité pour l'analyse graphologique.Loulou.—Imitatrice, très bon et aimable caractère, ne s'emballe point mais a leearactèretéricux et réfléchi, beaucoup de volonté, de sens pratique et d'amabilité.lté hé.—Beaucoup «l'ordre, carnet ère calme avec sang froid* point d emballement, amour du sentier battu, économie bien entendue, curnetère impatient et même un cm colère, volonté.Capitaine Marin.—Prolixité, nn pende bavardage, bien équilibré, beaucoup d'ordre, imagination, amonr des entreprises, bon et aimable caractère, eherche à plaire ot y réussit.Champion.—Caractère des plus singuliers, tan tôt à «se gatté folle, tant At d'une profonde tristes se très économe, caractère froid, a sec s d'ordre, amour dn travail sans volonté.U.A.U,—peu observatrice, économe, bien en-tcudne.sang froid ct caractère sérieux, ordre, a-inour dn travail, nn peu d'amour de soi-même, lion et aimable caractère, bien équilibrée."ctavic—Générosité, Imagination, amour du sentier buttu, un pou de méchanceté, sans énergie, crédulité un peu naïve, bon cl aimablo onractère, aime i\ plaire ct y réussit.Kspéranee.—Beaucoup d'imaclnatlon active et agissante, amour «lu sentier battu, aime à faire ce que font les autrea.bon caractère, amabilité, sens artistique.* Alberta.—Voir réponse k A.P.D.0.V.la.—Très économe et travailleuse, sang froid et esprit sérieux, beaucoup d'ordre, amour de soi-même et satisfaite de son nut.sens pratique- originalité et peu do volonté.Hosane-—Caractère froid et impétueux, an pen colère, bienveillant, grande» dispositions à Peser- Seet l'amour de soi-même, volonté et sens pra-¦St, À.V-—Caractère très froid, méticuleux at très calme, un i»eu do disposition* mélancoliques, gêné-roalté : mais calculant tottlai ses actions ot no li* vrant rien nu hnsnrd, sen* pratique ot beaucoup de volonté.S.K M.Amélie.—Ecrives avoc une plante.S.K.M.Cl susse.—Esprit calme et froid, sens pratique, caractère entreprenant, sans emballement, marche droit à son bat avec beaucoup de volonté.s.U.M.Flore at Inc.—Beaucoup d'Imagination, active et agissante.di*|mm~itloui généreuse*, beaucoup d'ordre, caractère entreprenant, s'emballe facilement et volonté faible.Maria Barbeau.—l'n bon et trè* aimable caractère, très généreux, caractère Irrégulier.na sachant pas toujours ce qui veut, un peu de crédulité naïve, bien équilibrée, mais un peu frivole, volonté facile a diriger.—Noos répondrons dans le proehaln numéro à plusieurs lettres qui nous sont parvenues trop tard.PATCI8— LE uoih i>e BOIHXX1NE Voir l'annonce de no* I'himra à la page 15. P p moUo rit.â '- mes en - vo - lé • es 8'u - nia • sent ton • dros 6 - poux En ¦ dor- niez • vous, en-dormez- rant vos ten - dres ¦ ses, Puis au - près de votre è - poux, En • dor- mez - vous rant vos pau - piè - res, Fe-ront vos ro - ves plus doux, En - dor- mex -vous, rit.eu - dor-mez-rii - dor-mer- «lis; 3.3?3- —FF*—-Ft -4=*- " m t \ l -f^S-,-w ¦ te" 1 P ier et 2me couplets.a tempo.FF 3=»=*=* vous ! vous I te a tempo m.I fMsrdendoti.-*=î v*i-.H5—«f- ni.a tempo.63^ ppp Z»~tT dim.P U I __w Pour finir.' i ¦ 1 si—^fr 2.Vite ô- vous, 8.Pour vous en- Sa, —J-i.m 1 — b- 3HS ±Jf, ffi pp 3S£ dor PP 3_st -mr»*» pp _ jl 5Ç 3 -h—A-1 PP -k-1- W**-0 jmrpen- ~5> " pp /T. BARCAROLLE («unique de C.8AINT-SAENS.Andantino quasi Allegretto.piano LE PAB8E-TEMP8 111 PAROLES A VOIX BASSE " Per Mond 1st nufffecaiiKen " Vnil uberrtrahlt ille Wclln *' Hr.lMUCn Hkinr.IVndnnt '|tie mon le aux doux lo soir su Mil vi Houx, Lalsse-ino! me oouchert amlo a Ici genoux.Ainsi : cinchanl sur loi mun frotit a la renverse.IVur que ton cher parfum a.«*oupisfaut uio berce.Laissons uiourîr le Jour, laissons grandir la Nuit.Kt lo divin lemueil calmer l'Aine «lu bruit.Et restons là.pareil* aux vioux Salnla 'lrn eftUm,**.Bans mouvements.Surtout n'allumons pa* tes lampe*.Heltons A quoi bon voir les traita, lorsque lo «sur Sana distinguer lea yeux, sont si bien lour douceur?Ne parlons pas non plus.Que pourrions-nous entendre Que des mois» et si vieux, si froids à l'Ain* teudre T Laissons jaser d'umour et rire les Amants (Jalehautent.ncuvo encor, lu ohansun des Sonnent*.Xiiub.qui sommes si bien uiolungls l'un a l'aulro Que ma vie et to vio cn font une : " la nôtre, " Kcoutonssoupirer ln mOnio IWve on nous, Amie, ot laisse-mol dormir \ tes genoux.OaUBIKI.TKAltlll'.x.MELIE Adorée! dit la comtesse Christiane, jo suis sûro do l'avoir été uno fois dans tua vie.Nou pas pnr vous, messieurs, quoique plusieurs mn l'aient dit : car jo suis que c'est uuo façon do parlor et que o'est déjà fort joli d'êtro aimée.Mais, étant tout enfant, j'ai été adorée par uno petite fille de mon âge, qui était bien la plus misérable potito HUe, la plus mal lavée ct la plus souillon qu'on pût voir, et qui s'appelait Mélie.Oui, adorée : ct jo vous prio de donner uu mot tout son bous.Il n'y on a pas d'autre pour exprimer lo sontiment quo j'inspirais à Mélio.lu comprends maintenant que j'étais sa seule pensée, sa seule joio au monde, sa seule raison de vivre ; que rien n'existait pour elle en dehors do moi ; qu'elle était réellement ma chose ct qu'ollo m'appartenait absolument.Où cela se passait! Là-bas, dans la vieille maison dc province oii jo suis née.l'ue rue il.'-.i t" ot claire, à pavés pointu-, bordée do façades grises et do longs murs de couvents.Une grando maison sonore à hautes fenêtres et à boiseries, avoc un vaste jardin, traversé dans toute sa longueur par uno tonnollo tapissée do vignes, où il faisait sombre ot frais comme dans uno église, ot qui donnait chaque unnéo trois ou quatre pièces do vin blanc.De chaquo côtés de la tonnelle, de grands carrés d'arbres fruitiers, très vioux.Au bout du jardin, une porte do bois à clairo-voie s'ouvrait sur la campagne.De là, on voyait le soleil se coucher ; et, en se retournant, on apeieovait le chovol de la cathédrale ot ses dorniers contreforts, tout dorés par lo soir.L'umble imago do Mélie est liée pour moi au souvenir de co coin de terre, d'une paix profondo et presque solennelle.» * * Toutes les fois quo ju songe à Mélie, ju revois une fillette de dix à douze ans, laide, assez grsnde, très maigre, ciibléo do taches de sou, les yeux luisants à travers dos cheveux en broussailles j les pieds dans dc vieilles bottines à élastiques, écu-lées et crevées ; des haillons sans couleur, un corsage boutonné de travers, et toujours quelquo pli do chemise passant par la fonte de la juge.Ilrof, un parfait guenillon.Co qu'elle avait do mieux, c'était uuo grando bouche avoc des dents do jeuno chien, qu'elle montrait continuellement, — à moi, du moins, car elle ne pouvait me regarder sans rire do béatitude.Moi, il parait que j'étais une petite fillo nsseï jolie, mais surtout très blancho, très délicate, avoc de longs cheveux couleur do marron d'Inde.Mun frère, un peu plus âgé que moi et très taquin, appelait cola des chovoux carotte, pour mo fairo en- rager.Ou bion il los comparait à la queue du Petit-Blond (le Petit-KIond était nn percheron rougeaud, solido ct onlûté, uu compagnon d'enfance, qui nous promenait dans la belle saison ot qui prenait visiblement plHisir à nous secouer le plus possible dans sa charrette,.Enfin,et qu'elle qu'on fût la nuance, c'étaient des cheveux que mon père aimait beaucoup et dont on avait grand soin.Avne cela, dos yeux verts très singuliers et, dans toute tua personno, quoique chose de maladif et d'exalté, .l'avais l'air d'une petite fillo uu pou irréelle Jo rapporto co qu'on m'a dit.Il ost évident quo, pour Mélio tout au moins, j'appartenais à un tnondo supérieur, au mémo monde que les figures diaphanes d'angOB et do saints qu'ollo voyuit duns les vitraux d'égliso.* * Comment uvais-je fait la cuunaissancode Mélie 1 Je ne sais plus.8es parents étaient do pauvres gons du voisinage.Ce qui est sûr, c'ost qu'ils no s'occupaient guère de leur fille, que je m'étais accoutumée à la voir partout sur mon chomin, et qu'ollo vivait dans mon ouiliro.Je no doute point qu'un commencement mon père n'eût essayé d'éloigner dc moi cotto petite sorcière.Car, vraiment, co n'était pas uno compagnie pour uue petite fille de riolio bourgeoisie, comme j'étais.J'imugiuo qu'il avait élé vaincu psi la persévérance do Mélie, par sa souplesse de couleuvro à se glisser, ' paraîtra ot disparaître, ot peut-être aussi pnr mes prières.Je sontais bien, en effet, quo j'étais pour Mélio une espèce de petite ii!.;,loue ; ct uno madone no s'irrite point quo les gueux lui fassent leurs dévotions, du fond de la chapelle.Elle était si peu gênante, ln pauvre Mélio ! Elle ne me .demandait quo de la supporter, non pus mémo à côté do moi, mais derrière.Le matin, quand ma bonne me conduisait au couvciit, Mélie, embusquée nu coin de la porte, guettait mn sortie Ello prenait lo cartable où étaiont mes livres et uous suivait à quelques pas do distance.Jo lui diesis : " Merci, Mélio ! " Cela lui suffisait.Elle savait bieu quo mon père n'eût pas soulfort qu'elle marchât à mos côtés, et qu'il n'eût pas trouvé convenable quo jo lisse la conversation nvec ello dans la rue ; ot elle était elle-mfimo tont à fait du cet avis.Elle avait, d'ailleurs, sa dignité, cello quo conserve, sans lo savoir et sans y tâcher, tout amour désintéressé et profond.Ainsi, quoiqu'elle fût bien pauvre, jo no lui donnais jamais dosons.Une fois quo j'avais voulu lui on donner, ollo avait ro-fit8é en secouant énergiquement sa têto do loup.Seulement, quand j'uvuis quelquo friandise, des crottes de chocolat ou do macarons, jo lui en offrais derrièro mon dos, tout on trottinant auprès ijo mn bonne ; ct elle venait les prondre.Les bonbons, cola s'accepte.Jo mo demande quelquefois pourquoi Mélio était si loqueteuse, oar, certuiuonieut, on devait lui donuer, à la maison, do violles bardes ot de quoi so vêtir proprement.Jo lui faisais honte, quelque fois, do ses cheveux jamais peignés, do ses boutons arrachés, dc ses taches oc de ses accrocs.Alors, ollo baissait la tête, très confuse, el ne disait rion.Et ollo reparaissait lo lendemain, aussi minable quo devant.C'était, sans doute, plus fort qu'ollo.Il finit dire qu'Bveo lu vin qu'ollo meuait, il lui eût étédifiloilo d'êtro tiréo à quatre épingles.Tout lo temps qu'ollo n'était pas avec moi, ello le passait, soit ii se buttre dnns la ruo avec des galopins, soit à courir les champs, ii grimper nux arbres, à cueillir les Heurs, à dormir dans les fuins.Une vraie petite faunessa ! Elle uo savait pns lire, n'étant jamais alléo à l'école, mais olle connaissait très bion les herbes, celles qui - nt bonnes pour les rhumes, cellos qui guérissent lus doulours, colles qui cicatrisent les plaies.Elle en apportait souvont à la cuisine, et aussi des mâches, du cresson, des pissenlits, et d'énormes bouquets de violettes, dc perceneige, de coucuus, do marguerites, do coquelicots, do bluets.Autant de prétextes pour se glissor dans lu mai- son.Ou hion elle rôdait autour de la cuisine, épiant l'aubaine d'uno commission à fairo : le pain qui manquait an moment du déjeuner, le boucher qui n'envoyait pas la viande.Mélio courait, était do retour on un clin d'œil, ot alors ollo no s'en allait plus, se dissimulait dans les coins, passait pur les portes entro-bâillées, mo chorchait, et finissait pnr mo rotrouver.C'était le plus souvont au jardin.Klle se montrait d'abord de loin, timideinout.Je lui faisais signe do s'approcher.Et ollo accourait, uno joie do paradis dans les yeux.—Oh I mademoiselle ! madunioiscllo ! Nous nous installions sur un bano.sous lu tonnelle, et là, bien cachées, nous causions à l'aise.Co quo nous disions, je l'ai oublié ; niais jo me rappello très bion ce quo nous faisious.Mélio était très ingénieuso.Ello m'appronnit à fiire des sifflets avec dos brnnchcttos do saule, dos entions avoo du sureau, dus balles avec des coucous, dos couronnes aveo toutes sortes do fleurs, et dos pompes avec dos pailles enfoncées dans les trous d'uu noyau d'abricot (mon Diou ! c'ost bieu sim-plo : on fait les trous en usant lo noyau contro du grès, et, pur ces trous, on rotiro l'aumndo avec uuo épingle).Quand ollo avait reçu quelques sous pour ses commissions, elle su-bet ait chez uno cou-turièro du la ville, dcs/oii/e», c'est-à-dire dos rognures d'étoffes ot des bouts de rubans, et, roulant et cousant ensemble ces chinons multicolores autour d'uno poignée do foin ct de quatre bâtonnets, ollo en fabriquait des poupées bion plus vivantes— Ilourget n'hésiterait pas ù dire: plus suggestives — quo celles qu'on achète chez les marchands.Melie était aussi très généreuse.Un jour on sortant, je lo vis qui m'attendait, accotée contre uno borne et tenant une longue tartine sur laquelle fumait uuo couche de pommes do terre écrasées et assaisonnées de ciboule et d'autres herbes.Il y avnit beaucoup plus épais do pommes do terra que de pain, ct cola sentait bon, mais bon ! Jo n'y pu tenir : —Ça ne doit pas être mauvais, ça, Mélio ' Tout de suite, ello me tondit la tartine, où ses dents de loup avaient découpé dos demi-cercles, comme à l'omporte-pièce.Et moi, si chétivo ot quo l'ou grondait toujours parco quo jo ne mangeais point, jo dévorai la tartine on mu barbouillant de pommes do terro jusqu'au bout du ne/.Et Mélio me regardait d'un air drôlo, où il y avait du ravissement, do lu fierté, de voir quo j'appréciais si fort sa cuisine, ot aussi, tout au fond, uu peu de rogrot.A partir do co jour-là, toutes les fois qu'on faisait quoique fricot chez elle, elle m'en apportait dans du papier.Kilo tirait cola de sa poche avec des miuos mystérieuses.Mais oela n'était plus la tartine do pommos de terre ! C'étaient des mangeailles do pauvro qui sentaient décidément trop fort.J'essayais d'y goûtor : mais coin no passait pus ; jo lui disais quo je n'nvais pas faim, ot ello en était toute triste.En somme, Mélio m'inspirait, par certains côtés, uno sorte do considération.Sa forco, sou agilité, sa hardiesse étonnaient mn timidité du f'tllolte fréta, recluse el surveillée.Jo l'enviais dc pouvoir courir partout ot de no rien craindre.Parfois ello ¦¦en; lit lo foin où elle s'était rouléo, ot ello en avait encore dos brins dans los chevoux.Elle mu faisait r over de vio libre à travers champs, à ln Kobinsou.Quand nous étions bion sûres d'être seules, ello grimpait aux arbres du vurgor, secouait los blanches, faisait pluuvoir les fruits mûrs, arrachait los autres à poignées.Ello aimait beaucoup los pommes vertos, et surtout les abricots verts, durs commo des balles.Klle m'affirmait, ou les croquant, que c'était très bon.ot j'eu croquais aussi, par amour propre, et pour fairo commo olle.Mais tout do mémo, j'aimais mioux les fruits uu peu mûrs.Nous n'avions quo oos cerisiers très tardifs.La suite nu prochain numéro.Nos abonnés de la ville qui veulent bénéficier des primes doivent payer leur abonnement directement au bureau du Passe-Temps.SI VOUS TOUSSEZ prenez le BAUME RHUMAL. u le passe-temps SEULE!! Par A.D'ENNERY TROISIÈME PARTIE {tuile) —Oui, si longtemps même, que je n'y ni plus pensé, cerluin que j'étais que mon voleur ne se dessaisirait pas J.B 2|> S|g D|' S.r l- ir ¦» t'| Cotto nouvelle méthode bc compose d'une simple baguette sur laquelle sont marquées toutes les clefs de la musique.Al'aido do cotte nouvelle méthode, nous garantissons qu'uno personne peut apprendre tous les accords saus l'aide d'un professeur, et cela, dans quelques jours.Il n'est pas nécessaire do connaître la musique, l.a baguette est marquée de signes qui permettent déjouer à promièro vue et sans études préalables.On ost prié, en ordonnant, do dire si l'on désire une baguette pour piano droit ou carré, ou harmonium.Prime No i DIX ANCIENS NUMEROS DU " PASSE-TEMPS " A choisir dans la liste do la Musique déjà parue (voir dernière page).Cea anciens numéros se vendent 10c chacun, ot notre coupon ne peut être utilisé en ordonnant dos anciens numéros.Prime No 6 LE DICTIONNAIRE COMPLET ILLUSTRE DE LA LANGUE FRANÇAISE Par P.Larousse, 1143 pages, 2000 gravures, 35 tableaux encyclopédiques, 27 cartes géographiques, dont 7 spéciales au Canada, 260 portraits de personnages célèbres du Cannda et des autres pays, 5,000 articles géographiques et historiques concernant lo Canada ; fort volume relié.Prime No 6 SIX JOLIS ROMANS MODERNES 1.Mon oncle et mon curé.— 2.Lo roi des voleurs.—3.Toujours ti'toi.— 4.Père et fils.— 5.Jeanne Mcrcœur.— 6.La femme du fusillé.Pour s'abonner, il suffit do nous retourner le bulletin ci-dessous après avoir rempli tous les blancs.Adressez Le Passe-Temps, Montréal, Can.ISP?BULLETIN DE .189 J.E.11ELA1R, éditour-propriétoiro du Passe-Temps, 58 rue Saint-Gabriel, Montréal.Monsiour,—Veuillez trouver ci-inclus la somme de fl.50 pour un an d'abonnement au Paeee-Temps.Vous commencerez mon abonnement avec lo No.et commo prime vousm'enverrez.Nom.Adresse.Nous acceptons les timbres du Canada et des Etats-Unis.N?300l(uE SI DENIS ru.ku/2as.MONTREAL./ • w«KHâH0MJ IMPRIMERIE «a» usique impressions DC musique cn gravure ct typographie Klccoteo, à curt délai at à bu prix j.e.belai* 58 St Qabriel .MONTREAL .LE .BRULEUR-SOLEIL 111 PLUS DK GLOBES, PLUS DE NETTOYAGE, PLUS DE CASSE.Lomièiik Hum i.ams À Flamme Libre Tout* lampe n l'halle de ebnrboD transformée en lampe a f as en â minutes au moyen du If râla ur* Soleil.Lo secret de la composition à employer eaten-voyé à tout acheteur fans augmentation de v U.Cette compoiitiod peut «tre mélangée par un enfant dan» une unlrtre a l'huile ordinaire avee des matériaux bien connus one l'on peut obtenfrchei n'iraportequel" groeer '.Deux grandeurs est venta : Nol.prix.75e No2.prix,$1.00 8ur réception du prix indiqué on enverra franco: lo Le Brûleur (No 1 ou2solon demande): 2o l n collet d'ajustage permettant de l'adapter à n'importe quelle lampe : So Le secret de la oompoeitior.et Instructions complètes pour s'en servir.Adresses tonte commander E.HARTMAN, Chambre .1, NoSSrueSt Gabriel.Montreal, Can.BIBLIOTHEQUE CHOISIE DU" " PASSE-TEMPS " r„„,„¦,,.-„.,/.fnmeoëttr r/rr&lon u - eto/; ccal* en ¦tôt a*.OUVRAGES UE Mme LA B ABONNE 8TAFFE LES VSAURS I>TT MONDK.-Reglcs du savoir-vivre dans la société moderne.lj'te édition.Naissance.1* baptême.La premiere communion.I-e mariage.Les visites.La conversation.Lr* Dîners, liais, soirées.La carte de visite.La correspondance.Les présents.La jeuno te usa.Le véritable gmtleraan.La jeune fille.Lettres de fair* part et d'invitation.1* deuil.L'ho» pitalité.I)ivsrs.1 fort volume, élégante reliure.il.io LE CABINET I>H TOTLETTE.-I^snnctuairedo la femme.Atcnrciueut et ameublement.Soins corporels en général.Conseils et recettes.Bijoux, chiffons et dentelles.1 bean volame.relia.$1 10 la CORRESPONDANCE dans toutes les eireons-tar.ee de la vie.1 beau vol.relié.$110 la MAITRESSE DE MAISON, l'Art do recevoir chea sol.Direction du inéna-c.lUceptii.ns.Eti-quetto mondains.1 boau vol.milo'.$1 10 TRADITIONS CULINAIRES KT L'ART DI M.\Nédiqe*.P.Ihe Manbaltan Bal ah.P Aux 3 Suisse* (polka).39 C.Le» (rois chansons.C.Chanter el eoufl'rlr.g L'hôtel du No3.P.Premiers rayons (raise).40 C.A lluuarnenesfii Bretagne.C.Lo Bain dn Modèle.P.Kn aient ifalop).P.La promenade! mande).41 C.Pourquoi Ja rais triât*.( .La chanson da semeur.P.liane* of brownies.P.Plaie d» r«*»'bluett*).42 f.Ne dosa* pa* Ion eosur.C Coimu» le* autres.P.Le premier réveil du oosor.48 0.A-tusouffen,»*-tu plauréT (Mignon).C.Imposons l'planu.P.lloiuoresqae 44 C.Los deal grenadiers.C.L'Knroiiibremonl.P.En atteiidaul tpulka).4T> C.L'enlèvement d» la Toladad (duo).C.Panure*.0.U Moulin.P.llourlda Irais»).46 0.N"*l des oise*ux.P.Polk* ln d* attela.47 C.Le Jourde l'an 'aeéne enfantine).C.L» Jag» d'inslrwtlon.P.Jours de foie ¦ polka*marcha).48 C.Eioi • da malin.C L» Rhin allemand.P Oaroii* du Joune tn.49 C JeaDito- aiu ons-nous toujours.P.Bobéuie-l'olke.r.Marcha-Promenade.50 C.Hoa cosur t*oavr» h ta roll (Samson el Dalila).'¦i C Pourquoi rêverT P Priskattc (lelse).62 C- L.Mou lard».C.Dora m» charmant*.63 C* vîv*"l* RaqaelU (eheenr).P.Bon royal» 'polka).V.Olealbaroout-I.34 C.L* timbre d'argent 'oaralln*).O.Maria** bleu.v.0.Duo 0 Adam »t lr» (L* Paradis Perdu).P.G» volt*.V.Polka d'Arioojtdn.M 0.Air d» Triompha ' Le Paradla Panlnl.P.Anémon»imMorha).V.Mon ré.oinereeMol.67 u.Ro-e»ot balson.C.Le drapean P.Nooos do diamant 'marche).P.Le cheraller d'il arm*nth*l (air d» dans*).M C.Chanson ans étoiles.P.1/Auberge du Tohu-Bohu (ouverture).» t: Le chimin d* ion eau.P.Valse expreasive.80 C.Le champagne- P.Marche Turtooa.V.Kanial.ic orientale.61 C.llymne à la Prance.?.Chanson d* l'enfant.Valsa des mooche*.63 CLea nooe* de Madeleine.P.Par amour ponr elle (polka).63 C.Chanson pour elle.M .,j P.tin sourira tvalee)."Js! M 0.Ai temps da» molMons.Maniloline.-.jsdrhE^ P.Heban*ra-8*r*neta
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